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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 11 mars 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Les Débats, 1900-03-11, Collections de BAnQ.

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[" ire ANNÉE No.15 DIRECTEUR-PROPRIÉTAIRB : Paul LeMoyne de Martigny LE NUMERO : UN SOU L'AHONNEMENT : 75 SOUS PAR ANNÉT.Les abonnés recevront le journal par ja malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.Nous regrettons vivement d'annoncer à nos lecteurs, la mort de Madame LeMoyne de Martigny, mère de notre directeur.Les funérailles auront lieu à Varennes demain matin.Le convoi funèbre quittera la résidence du Dr.A.de Martigny, No 406, rue Sherbrooke, à 7 hrs.du matin pour se rendre & la gare du G.T.R.Un train spécial est à la disposition des parents et amis de la famille.Tout le personnel des \u2018\u2018 Débats\u201d prend part au deuil de la famille de Martigny.PCa TEEN ER X JEUNES L'UNION Rerueillons - nous, mettons- nous la main sur ja poitrine ; mettons-la du bon côté et demandons - nous si, conservn- teurs et libéraux, nous n\u2019avons pas les mêmes intérêts ; de- mandons-nous si nous ne pratiquons pas la même religion et si nous désirons pas tous ensemble le triomphe des grands intérets nationaux qui feraient notre force si nous avons les défendre comme des patriotes ; et je suis sur de la réponse qui sera donnée.Honore Mercier, Nous sommes ménacés d\u2019un bouleversement à brève échéance.Sous le masque de figures symboliques, de protestations d'amitié envers Albion, on y voit lu Fédération impériale, encore hypocrite, mais servie à souhail par l\u2019obéissance servile et deshonorante des députés ; on y voit la fin de notre autonomie, on y contemple avec un profond chagrin la faiblesse et l\u2019imbécilité wrésentes, comportant pour demain les plus grands orfaits, ._ .; Certes, ce qui se passe aujourd\u2019hui inspire la tristesse, mais ne saurait étonner l\u2019observateur.Il suffit de se rendre compte de l\u2019état d\u2019esprit pour tout comprendre.Les uns veulent jouir ; les autres ménager leur intérêt propre ; les mieux disposés attendent un signal, mais n'osent pas le donner., Aussitôt qu\u2019un événement passionne, remue une nation, cet événement rapproche les hommes ; l\u2019individualisme disparait pour se confondre avec l\u2019association.Les cris d\u2019orfraie poussés par l\u2019orphéon des impérialistes a produit par tout le pays une émotion bienfaisante.Il serait insensé, il serait criminel, dans cet état d\u2019alarmes de se désintéresser, de ne rien prévoir, de ne rien préparer.Les impérialistes multiplient ieurs actes et nous ne leur opposons que des paroles ; nous nous contentons d'afficher une coquette cranerie.i Certaines affaires ne comportent pas que , des plaidoiries ; elles se résolvent par une question d\u2019attitude.Acta non verba.Si les anti-impérialistes veulent agir efficacement, il faut qu\u2019ils commencent par 'union ; car la guerre de tirailleurs ne suffit pas contre un ennemi massé et discipliné.Des milliers de bonnes volontés s\u2019éparpillent sans programune, sans but précis et la déperdition de force qui en résulte nous réduit à néant.Nous avons pour nous, le public que nos appels ont fait frémir, nous avons pour nous la jeunesse héroique et dévoué, prête aux combats et aux sacrifices.Et pourtant, personne n'ose prendre en main le drapeau de la résistance patriotique, pour faire obstacle à une misérable politique étrangère qui nous livrera à l\u2019exploitation et à la ruine.Î .Le mul parait consommié ; cependant, il pourrait se conjurer par un acte de beau désespoir., ; L'ère des grands mouvements populaires n\u2019est pas crmé ! Le gouvernement est condamné par le fait même de son origine.C'est une vague patriotique qui a Lorts Laurier au Capitole, et aujourd'hui, esclave \u2018influences étrangères, qui lui imposent une politique anti-canadienne, son existence précaire est infectée du mal le plus terrible pour un gouvernement : le mépris ublic.P Cependant, ln gente ministerielle marche avec des iirs de triomphe qui trompent les imbéciles et intimident les peureux ; elle nous fait l\u2019effet de ces tru- A \u2018intérêts d\u2019un autre pays.JOURNAL POPULAIRE Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT LE DIMANCHE ands, de ces maraudeurs dont parie le bon Lafontaine, et qui, affublée de la peau du lion n\u2019aurait besoin que dun coup de botte Au bon endroit pour la mettre en uite.Le caractère platonique de nos protestations, qui ne nous attirent que des sourires moqueurs; est leur unique sauvetage.Les coups de feu des guérilleros ne sont que poudre perdue.À.toute autre époque de notre histoire, les actes et déclarations des deux clans politiques eussent provoquées de solennelles protestations.L\u2019agression est brutale et le sommeil volontaire.Pourtant, si une opposition compacte et solidement organisée se dressait devant eux, sur la route, la désagrégation des deux partis politiques\u2014dans Québec surtout\u2014serait certaine.Un peu de cohésion donnerait aux anti-impérialistes une force morale contre laquelle rien ne prévaudrait Pour cela, il faut établir une base d\u2019action assez large, pour ne pas froisser aucune conscience et qui réunirait tous ceux qui sont disposés & rompre avec les partis politiques déjà existants, pour former un grand parti national CANADIEN.Ce qui a toujours empêché l\u2019union des patriotes des deux partis, c\u2019est que les tentatives de fusion se faisaient sur des questions d\u2019ordre purement politique.Dans la crise actuelle, il n\u2019en est pas ainsi.Voici l\u2019idée générale qui domine : le Canada est menacé de décomposition, il est en danger de mort.On propose froidement de cesser de nous appeler CANADIEN pour nous appeler BRITON ; on veut déchirer notre charte constitutionnelle et nous noyer dans le grand tout britannique.Donc.aujourd\u2019hui la question patriotique domine la question politique.et j'en conclus que l\u2019union est réalisable et sera effective, car les patriotes sont, grâce au ciel, en grande majorité.Les éléments seraient peut-être disparates au début, nntig D se faisant contrepoids, ils s'équiliberaient et la besogne commune amènerait bientôt l\u2019unité.À ceux qui nous objecteraient, que nous ne sommes qu\u2019une minorité, et que nous serons nécessairement écrasés si nous parlons trop ferme, nous répondrons : \u2014Vous ne parlez pas là le langage d'hommes de cœur, mais bien celui des lâches.Et puis, il serait insensé de croire que tous les Anglais sont prêts à sacrifier notre commune patrie à la politique criminellement fantaisiste de Joe Chamerlain.On nous objecterait peut-être encore, que les élections législatives sont trop peu éloignés pour que nous puissions faire une opposition effective, et à cela nous répondons également.\u2014Si nous soulevons l\u2019opinion contre l\u2019odieuse cam- agne impérialiste qui fait éclater l'indignation dans bien des cœurs, nous serons bientôt de force à propager nos idées et à défendre nos libertés politiques.Pour cela, il nous faut travailler légalement, mais ouvertement à l\u2019organisation militante.Nous ne devons pas nous laisser surprendre par l\u2019événement, qui joue toujours un si grand rôle dans la politique.Nous unir pour dénoncer au pays la politique trai- tresse de l'heure présente, pour préparer le pays à la olitique de l\u2019Indépendance : voilà ce qu\u2019il nous faut aire.Pour cela, une grande campagne de propagande est nécessaire.Patiotes réveillez-vous et à l\u2019action ! GUY SAUCIER, LOYAUTE vs.PATRIOTISME Le vrai patriotisme est disparu, on l\u2019a remplacé par la loyauté.On sacrifie les intérêts de son pays aux On préfère l\u2019Angleterre au On fait passer la mère-patrie avant la Canadapatrie.Trouvant que le assez loin, on veut, que soi-méme.CL Il y a trois siècles, au temps des guerres de religion, on était catholique on protestant avant d\u2019étre chré- bien.Aujuurdhui, dans nutre pauvre pays, on est British avant d\u2019être Canadien.Les questions nationales s'effacent devant les considérations politiques.Qu\u2019importent les principes, qu\u2019importe l'avenir du pays, quand il s'agit de conserver ou d\u2019enlever le pouvoir.i Nos politiciens nous jettent dans la Fédération Impériale, arrêtent notre machereversl\u2019Indépendanc récepte évangélique ne va pas ï tout prix, aimer les autres plus 11 MARS 1900 RÉDACTION ET ADMINISTRATION 1 7i, rue Saint-Louis, 71 MONTREAL, P.Q.YELEPHONE BELL, MAIN 3840 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.Réclames, taux spéciaux.en resserrant le lien colonial qui nous étouffe et gêne notre développement national, et tont cela pour un portefeuille de ministre, pour une position de juge, pour un emploi de fonctionnaire, pour un morceau de fromage.Si, encore, ces compromissions et ces faiblesses devaient assurer le pouvoir au gouvernement ! Mais on pourrait bien, au prochain scrutin, constater beaucoup d'abstention dans la province de Québec sans rien gagner dans les autres provinces.Quand donc se formera-t-il un parti favorable à l\u2019Indépendance ?C\u2019est là un mot qui a le don d\u2019effrayer les timides.Parlez d\u2019Indépendance, aussitôt on nous montre le spectre de l\u2019Annexion.Comme si la sécurité dont jouit le Canada était due à la protection de l'Angleterre.Mais, si les Etats-Unis n\u2019ont pas encore pris le Canada, croit-on vraiment qu\u2019ils en ont été empêchés par la crainte de l\u2019Angleterre ?Les Américains pourraient venir planter leur drapeau sur nos murs en moins de temps qu\u2019il ne leur en à fallu pour couler la flotte espagnole.La protection de \u2019Angleterre ! Ah ! vraiment elle est puissante ! Chaque fois que nous sommes venus en conflit d'intérêts :wvec les Etats-Unis, invariablement nous avons été sacrifiés par la mère-patrie.Du traité d\u2019Ashburton, en 1842, qui nous enleva un gros morceau de notre teritoire au profit de Etat du Maine et que lord Palmerston, alors chef de I\u2019'Opposition, dénonça sous le nom de Capitulation d\u2019Ashburton, \u2014aux difficultés présentes au sujet des frontières de l\u2019Alaska et qui ne se régleront pas à notre avantage, soyons-en sûrs, la liste en est longue des sacrifices de nos droits et de nos humiliations nationales.L\u2019 Angleterre a toujowrs trop besoin de 'nmitié des Etats-Unis pour s\u2019exposer à la perdre à cause de nous.D'ailleurs les colonies, c\u2019est fait pourles mère-patries .Les Etats-Unis n'avaient que trois millons d\u2019hoinmes lors de la déclaration de l\u2019Indépendance.Ils sont aujourd\u2019hui soixante dix-sept millions.S\u2019ils étaient restes accrochés aux jupes de la mère-patrie, ils seraient encore, comme nous, à l\u2019état d\u2019enfance.L'Indépendance ferait disparaître et adoucirait les animosités de races.Le drapeau du Canada ferait oublier l\u2019Union Jack ou le tricolore.Les manifestations de la semaine dernière ne se seraient pas produites si on avait eu & arborer qu\u2019un seul-drapeau, celui du Canada.Avec I'Indépendance, il n\u2019y aurait plus ni vainqueurs ni vaincus.Canadiens-francais, vous avez entendu bien des fois des vôtres, les placides, les satisfaits ou les repus, proclamer béatement le Canada le pays le plus libre du monde.On l\u2019iu tant répété qu\u2019on a fini par le croire.C\u2019est une moquerie ! Comme si la condition de dépendance et de tutelle n\u2019excluait pas de soi l\u2019idée de liberté ! Et nos nationraux sont deux fois sujets : sujets des sujets de l\u2019Angleterre.C\u2019est ce qu\u2019on » voulu leur montrer par les manifestations de ces jours derniers.Allons ! pourquoi maintenir plus longtemps un régime qui engendre tant d\u2019humiliations, pourquoi ne pas rompre une bonne fois ce lien colonial devenu un anachronisme choquant?Nous sommes d'âge à être hommes ; pourquoi vouloir toujours rester enfants ?Au lieu de voter des millions pour la défense de l\u2019Angleterre, pourquoi ne pas organiser la notre?Avec la rupture du lien colonial, on verrait disparaître ce servilisme qui a fait tant de mal au pays.N\u2019ayant plus à attendre de titres ni de faveurs de l\u2019Angleterre, nos hommes politiques trouveraient le temps de s\u2019occuper des intérêts publics.Laissé à lui-même, dites-vous, le Canada ne serait pas de taille à résister aux Etats-Unis.Certainement, mais rien ne porte à croire que les Etats-Unies désireraient s\u2019'emparér du Canada plus que du Mexique.La chose a été tentée déjà deux fois, en 1775 et en 1812.Mais il ne faut pas perdre de vue que c\u2019est précisément sa condition de colonie qui à valu au Canada ces amabilités de la part des Américains.On s\u2019est battu sur son dos, ni plus ni moins.Survienne une une autre difficulté entre les Etats-Unis et l'Angleterre, la chose se répétera.En tous cas, allons-nous, en prévision de difficultés POSSIBLES avec les Etats-Unis, nous priver à jamais des avantages CERTAINS que nous procurerait l\u2019indé- endance.S\u2019il fallait attendre, pour rompre avec \u2019Angleterre, que le Canada fût devenu assez fort pour se mésurer avec la République voisine, il faudrait se résigner À rester des siècles encore sous tutelle.Allons ! un acte de courage, un effort viril ! ! Le soleil dun XXème siècle devrait, sur ce sol d\u2019Amérique, n\u2019éclairer que des peuples libres.usqu\u2019à ia petite ile de Cuba qui l\u2019a compris ! PRECOURT. NOTES DE LA SEMAINE On entend souvent dire que les anglais ont de l\u2019ar- gent; parfait, mais nous avons les bras avec lesquels on en fait.Sans nos bras que feraient-ils de leur argent?Donc, ouvrier, employé ne courbez jamais la tête; l'Anglais ne t\u2019'emploie que parcequ'il a besoin de toi, et son choix n\u2019est dicté, crois-le bien par aucune considération sentimentale.i ., Si l'Anglais annonce dans un journal français c\u2019est, neuf fois sur dix, à contre-cœur, et il ne le ferait pas si ça ne le payait pas.LL .] Je vais maintenant plus loin, et je dis ceci: que si la population canadienne-française de Montréal et de la province boycottait, mettait en quarantaine, les maisons anglaises, celle-ci dégringoleraient en un clin d\u2019œil.La clientèle de Carsley est aux trois quarts fran- caise, la moitié de la clientèle de Ogilvy, de Murphy l\u2019est aussi, un bon tiers forme celle de Morgan pour ne citer que les grands bazars; mais combien d\u2019autres tels que May, Caverhill et Kissock, Coristine, etc., etc.Que demain la population française se refuse d'acheter dans ces maisons et, de préférence, se porte dans les maisons françaises et nous verrons alors qui des deux a le plus besoin de l'autre.Si à la Presse ou à la Patrie il y avait quelqu\u2019un qui sache penser et compter, un mouvement de ce genre eut été lestement mis sur pied et alors, c\u2019eût été, ce nous semble, le meilleur moyen de rabattre le caquet du maitre-chanteur le Star.On a aux DEBATS, de la panse & revendre MM.de la Presse et de la Patrie.Le refus des étudiants de l\u2019Université Laval de participer d\u2019une façon quelconque à la dérnonstration de lundi les honore infiniment.C\u2019est une façon fière, et très digne, en même temps que très significative de répondre à l\u2019indigne conduite tenue, le jingoïsme haineux du McGill, insufflé par le Star.Aprèstout, que nous importe, à nous, cet étalage carnavalesque d\u2019un patriotisme criard et tapageur, et qu\u2019avons-nous à fêter des gens enrôlés surtout par l\u2019appât d'une bonne paie.Ces étrangers qui demain eut-être noustireraient dans le dos.Que notre popu- ation canadienne s'abstienne et proteste par un silence aussi dédaigneux que hautain.Si ces gens-là veulent partir, c\u2019estleur affaire et bon voyage, mais nous n'avons que faire de les fêter ou pour eux dépenser notre argent.Quel service nous ont-ils rendu à nous ou À notre Canada ?Laissons Mossieu Préfontaine, \u2014 un maire pourtant nommié par nous \u2014 parader s\u2019il le veut dans nos rues à la tête de tranchemontagnes.Il a Mossieu le Maire des intérêts, des entreprises où les capitaux anglais lui sont absolument nécessaire.Laissons le donc et souvenons-nous en, pour, lors de la preinière élection, le renvoyer à ses pénates, car ce qu\u2019il nous faut à la ville, c\u2019est un homme de caractère, un homme d\u2019une dignité absolue qui ne s\u2019en laisserait imposer par personne.Maître Préfontaine, n'a jamais été de ces hommes-là.Donc, restons chez nous, soyons calmes, mais vigilants.Il peut très bien se faire que les scènes disgracieuses d'il y à quinze jours se renouvellent ; on ne sait jamais, et il ne serait pas mauvais de prévoir et de s'organiser un brin.Si vis pacen para bellun.Les optimistes, ceux qui ne croient au mal qu'\u2019autant qu\u2019on leur a fichu un coups poing sur l\u2019œil feront bien de lire le Star de samedi dernier.Ils y verront les exclamations échappées lors de l'appel de la milice, par certains hommes d\u2019un certain regimentanglais de Montréal, -\u2014 Enfin! nous allons donc taper dessus ! \u2014 traduction littérale.Cet article est à lire, et surtout à bien niéditer.Organisons-nous il en est teraps, l\u2019avenir est gros d'orages, des menaces ont été proférées, des coups échangés ne l\u2019oublions pas.Mr.le Dr.Rodier dans sa harangue aux étudiants de Laval à rappelé qu\u2019il y avait à Montréal six regiments de milice anglais contre un canadien-français.Pensons bien à ce que contient cette remarque et vite erganisons-nous, ne nous laissons pas surprendre par les événements.Forts et organisés, on nous respectera, l\u2019anglais a peur des forts et il y regarde à deux fois avant de commencer le feu.C'est à Laval, à notre jeunesse directrice de prendre l'initiative, et de frayer la voie.En cherchant bien, nous trouverons ici tous les éléments.Montréal regorge d'anciens soldats et d'officiers français et allemands, nous aurons là des instructeurs choisis qui nous feront une organisation tellement forte qu'elle pourra braver l\u2019union de six Ontario.Apprenons la boxé anglaise ct française, la savate, Te baton, le maniement de la dague, du sabre, du usil.L'entraînement anglais ne vaut pas l\u2019entrainement français ou allemend.Le premier est un sport d\u2019a- mateur, un jeu de plaisir, le second fait des hommes, les bronze en les endurcissant à toutes les luttes, à toutes les privations._ Rappelons-nous 1837.Pour nous, Canadiens, ce pays est le nôtre, c\u2019est notre terre, notre bien ; nous sommes et voulons rester canadiens, purement et simplement canadiens: l\u2019anglais, même celui né dans le pays, est et reste anglais \u2014 au moins tant que le Hangleterre il sera très fort \u2014 conséquence : N'ivban- donnons rien de notre race, rien de nos droits; mais avec l'anglais l\u2019on n\u2019a et ne détient que ce qu\u2019on à la force et le courage, d\u2019avoir et de détenir.Organisons-nous et soyons forts ! DOM REMI.À TRAVERS FRECHETTE PAR LE DICTIONNAIRE ET LA GRAMMAIRE CORRIGEONS-NO Us: (Article du 2 novembre\u2014suite).SECOND ÉPLUCHAGE NoTA.\u2014En relisant le \u2018\u2018 Corrigeons-nous\u201d\u201d du 25 novembre que nous avons contre-corrigé la semaine dernière, nous y découvrons de nouvelles fautes plus ou moins pommées et Monsieur Fréchette, sans doute, nous saura gré de ne point les laisser dormir en un silence indéfini.Les voici donc.Fréchette dit: Pour les jeunes journalistes, \u2018Trois fautes signalées hebdomadairement (!12?!) lo Parce que les Anglais nomment une revue de troupes \u201ca parade\u201d, il ne s'ensuit pas qu\u2019on doive dire une \u201c parade\u201d au lieu d'une \u201crevue\u201d.Cependant, il est bien rare que nos journaux ne tombent pas dans cette faute.Tou- Jours la traduction de l'anglais par à peu près, ou d'après la similitude matérielle (?)du mot.\u2018 Parade\u201d, en termes militaires français, est une espèce de revue que l\u2019on fait passer aux troupes qui vont monter la garde.Quand les troupes sont appelées à défiler ou à parader devant un officier supérieur, cela s'appelle une \u201crevue\u201d.NorA.\u2014La \u2018\u2018 parade\u201d militaire est une revue en plein air, en tenue de service, faite par les propres officiers du corps qui parade lorsqu'elle a lieu au contraire devant un officier supérieur ou général, avec défilé, fanfare, etc., la parade devient une revue.Ainsi donc, lorsque M.Fréchette fait savourer ses vers à quelques intimes en son boudoir, c'est de la parade etlorsque M.Fréchette proclame via \u201c La Presse,\u201d par exemple, que la \u2018\u2018 Légende d\u2019un peuple\u201d est un épopée\u2014on peut assimiler la chose à une revue \u2014puisqu\u2019il y à fanfare et défilé.\u2026.Le tout, sans rancune, naturellement.Fréchette dit: Réponse à A.F.\u2014lo \u201c Paramatta\u201d s'écrit avec deux \u201c\u201c t\u201d.C'est une étoffe légère en laine et soie grège ou coton.Cette étoffe s'appelle aussi \u2018\u201c orléans croisé \u201d, NoTA.-\u2014Soie grège ?Hum! Le mot grège vient de l'italien \u2018\u2018greggio\u201d qui veut dire \u2018\u2018brut,non travaillé.\u201d On appelle donc grège la soie brute telle qu\u2019on la tire de dessous le cocon.C'est lu matière première.Une fois tissée, la soie n\u2019est plus grège puisque la soie grège est celle qui n\u2019est pas tissée.En disant donc que le paramatta est en soie grège.M.L.F.dit que c\u2019est une étoffe tissée avec de la soie non tissée, Nous savons bien que M.Fréchette n\u2019est pas responsable de cette erreur : la définition qu\u2019il donne est, en effet, copiée mot à mot du \u2018Nouveau Dictionnaire National\u201d de Bescherelle, ainé (Paris, 1887), IIIe volume, p.787, 3e vol, 10e définition ; mais nous en profitons pour répéter à notre lexicophile qu\u2019on ne joue pas plus impunément avec les dictionnaires qu'avec les allumettes chimiques et nous espérons qu\u2019à l\u2019avenir, M.L.F., aura du moins la prudence de citer les auteurs qui l\u2019inspirent, afin de déga er son infaillibilité rerscunelle et de ne pas se surcharger des péchés d\u2019Israël.M.Frechette dit : Réponse à Militia.\u2014 lo Vous veuve ou Dame veuve (en abrégé çais que l'autre.uvez écrire: Madame e); l\u2019un est aussi fran- NoTA,\u2014Ne confondons cependant point la vrillette avec la punaise des bois.Dansfune letttre, un livre, une pièce littéraire, etc.on dit mieux: Madame veuve, et dans une pièce de procédure ou dans un acte notarié on dit facultativement : Madame veuve ou dame veuve.Fréchette dit : 4o Les noms de famille, comme les noms où àl entre le mot \u2018\u2018 saint \u201d doivent s\u2019écrire M, Saint-Pierre, la ville de Saint-Louis.géographiques, tout au long: NoTA.\u2014lo Nous aurionsdit, sans doute erronément : les noms géographiques où entre le mot \u201csaint\u201d, et non : où \u2018\u2018il\u201d entre le mot \u2018\u2018saint\u201d.\u2018\u2018 Les noms de famille, etc., où entre le mot \u2018\u2018saïnt\u201d\u2019, doivent s'écrire tout au long\u201d.Phrase ambigüe.Des coprits retors comme ceux qui se fourrent dans la rédaction des DÉBATS, peuvent,en effet, en conclure que les noms de famille, etc, où n\u2019entre pas le mot \u201csaint\u201d ne doivent pas s'écrire tout au long.Et la confusion est d\u2019autanl plus facile que M.Fréchette lui-même, dont le nom n\u2019a rien d'hagiologique, se contente de signer ses \u2018\u2018Corrigeons-nous\u201d d'un modeste L.F.Fréchette dit: To \u201c Type-writer\u201d n'a pas encore de traduction bien arrêtée.En France, on a essayé \u2018\u2018 dactylographe \u201d, mais le mot est si baroque que le public ne l'accepte pas ; on préfère la périphrase \u201cmachine à écrire\u201d.Au Canada, on a accepté \u201c clavigraphe \u201d, et je crois qu\u2019on a bien fait.NoTA.\u2014Les journaux français emploient le mot \u2018\u2018dactylographe\u201d, ce qui indique, sans doute, que ça dégénère en usage, et que la traduction de \u201ctypewriter\u201d, après avoir été longtemps \u2018\u201c\u2018suns être Dion arrétée\u201d, commence a s\u2019apercevoir qu'il ne sert derien de galvauder.Il est, sans doute, regrettable que notre mot \u2018\u2018clavigraphe\u201d n\u2019ait pas fait, en France, aussi facilement sa marque qu\u2019au Canada.Il est vrai que le terme est hétérogène et voire hétéroclite; mais dans nos campagnes canadiennes, où le bon sens s\u2019attarde en une longue villégiature, ne dit-on pas couramment qu\u2019à défaut de crêpe au lard on mange de la galette de sarrasin ?M.Fréchette devrait done utiliser le bon vouloir que M.Louis Herbette manifeste à l'égard du Canada pour faire transplanter notre clavigraphe dans le terroir français et nous n\u2019hésitons pas à croire que cette démarche ferait frissonner d\u2019aise les cendres déjà refroidies du grand Victor Hugo (nous parlons du Victor français et non du canadien, dont les cendres, Dieu merci, se portent encore bien), En attendant, on dit en France \u2018\u2018 dactylographe\u201d, et si ça s\u2019enracine, nous nous demandons ce que cette divergence vi nous enfanter.Une souris, peut-être.mais si c'était une montagne?Allons nous rompre le pacte fédératif qui nous attache moralement au boulevard Saint-Germain, à la Butte, à la tour Eiffel, et ordonner à M.Fabre d'évacuer le no.10 de la rue de Rome?Nous traversons un époque tant agitée que tout est motif à complications internationales et nous croyons servir la cause de la paix et de la tolérance en suppliant M.L.F.de ne pas insister.CROYEZ.\u2014 Le rhume, la toux, les étouffements et par suite la souffrance et l'insomnie.Le BAUME BHUMAL seul remede a tout cela.CHEZ NOT\u2019 MAIRE UNE MAUVAISE THÉORIE L'échevin LeBeuf n\u2019est pas encore très fort sur la loi et les réglements de la bonne ville de Montréal ; mais il a une théorie, s\u2019il faut en croire les comptes rendus, donnés par les journaux quotidiens, du discours, après la bataille, prononcé par le chef suprême de notre brigade.\u2018* Si, pour une raison ou pour une autre, a dit M.LeBeuf le chef refuse, néglige ou devient incapable d'agir, c'est au comité d'agir var l'entremise de son président, qui représente le comité, Voilà ma théorie.\u201d La théorie est mauvaise ; après le chef il y a les sous- chefs et tout ce que le président peut faire en l'absence du chef est de s'entendre avec les sous-chefs.En dehors de cela il ne peut donner aucun ordre direct a la brigade de police.Le maire seul peut assumer une pareille responsabilité.Nous ne chicanerons pas sur ce point ; l'échevin LeBeuf acru bien faire ; il faut bien en tenir compte, meme si comme nous le pensons, ce qu'il a fait officiellement à été mal fait, Par contre ce qu'on ne peut, ce qu'on ne doit, ce qu\u2019on ne saurait lui pardonner c\u2019est sa conduite vis à vis notre confrère Marchand de La Patrie.I l'a fait arrêter, ce qu\u2019il n'avait pas le droit de faire ; il l\u2019a tenu quinze heures dans les céllules sans porter de plainte, ce qui est contraire à la loi ; il s\u2019est fait remettre un aveu de culpabilité qu'il n'avait pas le droit de demander ni de recevoir, et, enfin il l'a fait élargir sans aucune autorité.\u201cTout cela est très grave, surtout provenant d'un homine aussi impressionnable que M.LeBeuf.Il y a dans cette affaire un abus de pouvoir monstrueux ; un mépris dangereux des garanties accordées par la loi aux accusés et une atteinte aux prérogatives du tribunal.Il n\u2019y à plus de liberté ni de sécurité pour les citoyens de Montreal si M.LeBeuf peut, sur un simple mouvement de l'index, les faire enlever par la police, les garder toute une nuit en prison et les relacher le lendemain après s'être fait remettre un petit papier compromettant.De semblables erreurs de jugement de la part du président du comité de police ont également pour effet de porter atteinte à is discipline de la brigade.L'homme de police qui & mis la main au collet de M.Marchand savait qu\u2019il devait en l'écrouant entrer sur le régistre la plainte portée contre son prisonnier.Ine I'a pas fait et mériterait pour cela d'être puni.Il ne le sera pas : personne au cornité de police n'ayant le courage de demander une enquête sur cette application de la théorie de l'échevin LeBeuf.Cette théorie est dangereuse pour notre repos, pour notre honneur même ; elle permet à l\u2019échevin LeBeuf de se payer le luxe de faire enfermer, sans accusation aucune, tout être qui lui déplait, le gêne ou ose lui adresser la parole.Avec les anglais notre sympathique président du comité de police changerait de théorie et de manière de procéder.On l'a vu à l'œuvre sur la rue Saint-Jacques.Canadiens, méfiez-vous des théories de l'échevin LeBeuf ; elles sont faites pour vous et surtout contre vous.ae Plan sur plans.On a reparlé cette semaine du marché Bonsecours ; pour en causer nous attendons que nos trente quatre échevins aient fourni chacun leur plan.On dit même qu'il y en a qui en ont deux.Le en a bien eu trente six, sans compter celui de la partie Est qui n'est pas encore commenc L.CIPAL tO MIEUX QUE LE DIAMANT.L'or est moina la santé qui ne s\u2019achete pas.Te BAUME RHUMA que le diamant qui coute si chor.récieux quo vaut mieux LES AFFAIRES La Bourse des valeurs industrielles et financières, de banques et autres.n\u2019a présenté qu\u2019un intérêt absolument secondaire depuis huit jours.Il n\u2019y à pas lieu à spéculu- tion de ce chef.Haussiers et Baissiers sont au repos.Néanmoins, la Bourse des mines offre plus d\u2019attraits ; il a du mieux dans l'ensemble des valeurs offertes aux ncheteurs, et pour cause.La production en or, en cuivre, en cuivre argentifère des régions du nord de la Colombie Anglaise, du Yukon et du \u2018ap Nome s'annonce comme très profitable pour la prochaine saison.La Bourse des mines est très vigoureuse, lès valeurs montent par petites fractions; mais sûrement, Hier, à midi, les ventes minières ont enregistré 91 à 911e sur les valeurs \u201c Virtue \u201d; 130 à 1304 sur les \u201c\u201c War Eagle \"3 180 sur les \u2018\u201c Payne\u201d; et 30 sur les \u2018\u2018 Montreal & London\u201d.En détinitive, la Bourse, en dehors des valeurs minières en hausse, passe par une période de calme.La Nouveauté en modes, cette semaine, à fait de magni-' fiques ouvertures de saison, à partir de lundi dernier.Il n'y à que des succès À enregistrer chez Caverhill et Kissock et chez D.McCall et compagnie où les représentants cauadiens-français ont soutenu leur bonne réputation de gens de progrès et de bon goût.Les épiceries générales sont tenues fermes.Il y acepen- dant à marquer un rabais de 5 sous par 100 livres dans la cote en gros des sucres ; une menace de 1 sou par gallon en plus sur les melasses ; un prix très dur sur les thés et les cafés, avec cependant des qualités meilleures que par le passé chez le détaillantes détenteurs de quincailleries de Loute provenance qui, la semaine passée, pouvaient espérer pouvoir acheter, pour assortir leurs articles de tablette (shelve goorls) A prix Jus faciles, vont éprouver une déception.Les prix vont hausser encore, au lieu de baisser.Il y aura au moins cinq pour cent à ajouter à toute la liste d'ici à un mois.Dans les Viandes, il est utile de marquer que la boucherie paie, depuis deux jours, environ 20 pour cent plus cher au producteur de bœuf et de lard.Le consommateur ne devra donc pas manifester sa surprise si son fournisseur en détail lui demande 20 pour cent de plus cette semaine ; c'est dans l\u2019ordre.Les bouchers ne font pas d'exploitation illicite ; nous leur devons ce compliment.Le fromage est rare iciet en Europe, et les fabricants, tout compte tiré, sont justifiablos de demander aujour- d'hui 13 cents la livre pour les qualités choisies, Comme le fait remarquer un journal de commerce de cette ville, le marché des beurres n\u2019a pas de nom.IL n\u2019y a pas de beurre sur le marché !! Et les ménagères doivent s'attendre à payer, même pour des qualités qu\u2019elles ne soupçonnent pas, jusqu'à 35 cents par livre au moins.Élles devront s'ingénier à trouver au beurre trop couteux, un substitut plus abordable.La perspective est que, de ce jour, à l\u2019ouverture de la navigation, les prix vont être très élevés et presque hors de la portée des pauvres.Les farines et leur dérivés sont à prix solides.Les bois de charpente et de menuiserie vont peut-être, marquer une nouvelle avance de cinq pour cent d'ici à une quinzaine.C'est un marché À suivre de près au jour le jour.L'argent s'obtient facilement chez les banquiers réguliers au taux de six à sept pour cent, sur le papier négociable.Très anglais Pratique ce bon régiment d'Iverness, au dire du correspondant londonnien du Freeman Journal.Le colonel, à à tête de ses hommes, au nombre de 11,000, était rendu à Aldershot et prêt à s'embarquer.Mais un rayon lumineux traversa le cerveau de ces braves à six poils.Ils refusèrent de s'embarquer à moins qu'on ne leur donnât un certain nombre de valeurs dans les mines du Prand.Ce qui fut fait.Si les Irlandais, les Canadiens et autres avaient fait preuve du même patriotisme pratique, Rudyord Kipling n'aurait pas eu occasion d'écrire son \u2018* Absent minded beggar.Au Consulat \u2014 Signe des temps! L'écusson de la République française, qui, à venir jusqu'À samedi matin, était suspendu Aux fenêtres du consulat français de Montréal, a disparu soudainement.Cette action a soulevé des commentaires sérieux dans toute la ville.Des gens qui prétendent s'y connaître en matière diplomatique, affirment que c\u2019est là une protestation tacite contre les insultes au drapeau français par les étudiants du McGill; d'autres, aussi bien renseignés, ne voient là qu\u2019un acte de prudence en vue des démonstrations patriotiques anglaises qui doivent avoir lieu lundi à propos de la visite dans notre ville de la garde Strathcona, Selon ces derniers, le consulat aurait jugé a propos d'agir ainsi afin de ne donner aucune occasion aux manifestants d\u2019'accumuler de nouvelles injures sur les emblèmes françaises.D'un autre côté, la rumeur nous arrive, qu'une très vive correspondance s'échange en ce moment avec le Consul Klesckowski, de Montréal, et les représentants du gouvernement français.Au consulat, le représentant e Lis DÉBATS n\u2019a pu recueillir aucun renéeigne- ments.\u2018 Personnel \u2014 Nous apprenons avec plaisir que notre sympathique ami, le docteur Ward, vient demeurer dans notre Quartier\u2014 Les Débats offre ses condoléances i son collaborateur, M.Raoul Burré, artiste, qui vient de perdre sa mere.- C'est à tort que les journaux de la semaine dernière ont annonce que notre ami, le capitaine Alfred LaRocque, allait en garnison à Halifax.LA REACTION.La réaction nationaliste est le nom générique, sous lequel il conviendrait de classer l\u2019ensemble des mouvements multiformes qui agitent la Province depuis quinze jours.ous des qualificatifs divers et des physionomiès changeantes, toutes ces ébauches de mouvements semblent avoir le même but : celui de nous sauver de la Fédération impériale, qui s\u2019insinue dans la politique au Fédérale et tend à déformer les deux partis., Que ces mouvements s'appellent le nationalisme, l\u2019annextionalisme, ou l\u2019autonomisme de la Province, ils témoignent chacun à leur façon et selon la tournure d\u2019esprit de leurs propulseurs de cette préoccupation, la peur de la Fédération impériale.Lt elle éclate encore dans le culte instinctivement ravivé des énergies nationales, personniffées en Papineau, LaFontaine et Mercier.Chez ceux dont le patriotisme pratique s'attache moins au présent qu'au futur, elle se traduit par la recherche des courages à soutenir (de coux entre Autres qui croyaient à Bourassa par exemple), et des stimulants dans le souvenir et lareligion des ancêtres.Que si franchissant nos frontières, l\u2019appréhension nationale se précipitaient avec un visible soulagement, dans les bras entr'ouverts de la grande République américaine, ce serait toujours pour obéir à cette pré- Occupation unique, à ce pressentiment persistant, que las Canadiens ont un impérieux besoin de se ressaisir s\u2019ils ne veulent pas disparaître.Cela est triste à penser : Les Canadiens ont certainement l:u sensation qu\u2019ils ne sont pas compris par le gouvernement.| 1MeTT 48 4858 FE Nous nous sentons gouvernés par deux groupes d\u2019hommes qui n'ont ni nos traditions, ni notre foi, ni notre esprit, et la Province est sensiblement entrai- née à la dérive de quelque chose qu\u2019ils croient être la Fédération impériale, mais qui est \u2018\u2018la révolution,\u201d car jamais nous, Canadiens, nous ne vivrons pour voir ce spectre.Il faut préciser, et je dirai que nous sommes gouvernés par deux groupes qui sont imprégnés d\u2019un esprit anglo-saxon.On me dira, suns doute: Où prenez-vous que ce mnâle de Laurier, ou ce brave de Monet, ou ce fourbe de Tarte aient l\u2019esprit anglo-saxon ?Ce sont là des objections plaisantes, pui n\u2019ont que la valeur d\u2019une plaisanterie.Il ne s\u2019agit pas de tel ministre, ou de tel député.Il s\u2019agit de l\u2019esprit général qui a été la force motrice derrière le gouvernement, qui lui a inspiré l\u2019Impérialisme, et de la poussé à voter des nmmes folles pour l\u2019envoi des détachements au Sud-Atricain.Une partie des ministres et des dépulés n\u2019ont été dans tout cela que des exécuteurs ou des comparses.Ils ne sont venu nous dire au prix de quels arrangements et de quelles affiliations ils ont acquis leur nomination.Et pour aller au bout de ma pensée, je dirai que le parti libéral lui-même, dans son ensemble, n\u2019est ici que l\u2019instrumeent de cette tentative d\u2019assimilation aiuglaise par l\u2019impérialisme.Seul, le nationalisme revivé avec Mercier, parce- qu\u2019il avait trouvé ses assises et son berceau dans l\u2019idée simple de la patrie intégrale, avait réuni spon- tanement, sans l\u2019omnbre d\u2019un effort apparent, comme une réaction natureile de la race, tous ces élements qui se sont fractionnés depuis et qui se cherchent maintenant à tâtons, sans pouvoir rencontrer leur point de concentration.: Ne faudrait-il pas s'appliquer à le trouvez?Qu'on s\u2019ingénie donc de part et d\u2019autre à faire la clarté, Il est probable que l'initiative canadienne trouvera la plateforme unique sur laquelle tant d\u2019élements en apparence opposés et malfaisants, parcequ\u2019ils sont distincts et dissociés, deviennent tout-à-coup des remparts de conservation nationale et de progrès démocratique, dès qu\u2019ils ont découvert la formule que les réunit.- L\u2019autonomie de notre Province et ensuite notre Indépendance est notre idée de patrie et demeure notre idée mère.ALBERT PETIT.Bénédiction Pontificale A l'occasion du 90ème anniversaire de S.S.Léon XIII, les zouaves lui ont envoyé leurs souhaits et ont reçu le cablegramme suivant : \u201c Rome, 10 mars, «¢ Monsieur Alfred LaRocque, \u2018 Montréal.\u201c Saint Père remercie Zouaves Pontificaux Canadiens de leurs vœux et accorde de tout cœur sa bénédiction apostolique.M.Card.RAMPOLLA.TEMPERATURE.Toronto, 11.\u2014Temps beau et froid.FAITS-DIVERS .\u2014 Comment se fait-il que le magistrat de police Choquet ait refusé d'admettre M.Alfred Marchand à caution, le soir de son arrestation, alléguant pour raison le refus formel de l'échevin LeBeuf?La charte de la ville dit ponr- tant: \u201c A prisoner must be brought before a magistrate without delay\u201d.Cependant, & 10.30 heures du matin, M.Marchand était encore entre les mains de la police.Les magistrals siégeaient et aucune pluinte n\u2019avait été formulée contre l'accusé.N'est-ce pas là de la tyrannie.\u2014 Un homme de police haut placé a regu dans le courant de la semaine, pas moins de six demandes d\u2019information par téléphone, concernant des individus qui, pour des fins philantropiques, prélèvent des souscriptions parmi les manufacturiers et les industriels en général.L'un d\u2019eux prétend représenter dix mille ouvriers.Il a obtenu des sommes de 100 à la fois.Il roule carosse et vit largement.\u2014Questionné au sujet du notaire Daigle, le faussaire arrêté vendredi à Bay City, Michigan, un avocat distingué de Montréal, a déclaré que l'accusé pourra contester les procédures d'extradition, avec succès, à cause de l\u2019action au civil intentée par le plaignant, le banquier Demers.Selon le savant juriste, ce procédé efface complètement la faute criminelle.Une autre accusation a été portée hier contre le notaire Daigle.\u2014Ala Pointe St-Charles, la paroisse Saint-Gabriel est en ébulition.Les Irlandais ont leur église, les Canadiens veulent la leur.M.le curé Bonin se rend à St-Albans et engage des ouvriers pour travailler à la construction de son église.D'où, indignation bien legitime des tailleurs de pierre résidant à Saint-Gabriel, qui auraient voulu du patronage.Protestations auprès du curé qui regrette la faute sur les marguillers, ces derniers sur le curé.Bref, c\u2019est toujours la petite histoire de Caliphe et Pilate.\u2014M.À.Gravel, marchand de la rue Sainte-Catherine, à communiqué une lettre à la presse de Montréal annonçant que sa clientèle ne veut plus lire le Star.Cette attitude des Canadiens-français fera comprendre à SIR Hugh Graham qu\u2019il ne provoquera pas impunément les bouledogues anglais à venir envahir nos foyers.\u2014 John Smith, Charles Smith et Charles Landrose ont subi leur procès hier, à la Cour du banc de la Reine.Ils étaient accusés de tentative de meurtre sur M.Loranger, de Sainte-Cunégonde.Les deux Smith ont été acquittés, tandis que Landrose a été trouvé coupable d\u2019assaut grave seulement.La punition de ce cas est de trois ans de pénitencier au plus.\u2014 Les Canadiens-français n'en seront pas.Le capitaine Bond a commencé l'enrôlement des soldats qui doivent aller à Halifax remplacer les troupes impériales qui sont allées en Afrique.Jusqu\u2019à présent, pas un seul Canadienfrançais ne s\u2019est présenté.On attribue ce fait à l'absence d'officiers de notre race ou encore à la répugnance qu'ils éprouvent à vêtir l\u2019habit rouge.: \u2014 La conséquence des événements de la semaine der- niére à été le BOYCOTTAGE de La Patrie par plusieuas maisons de commerce anglaise, notamment Morgan et Carsley.D'un Autre côté plusieurs marchands canadiens-français ont fait la mème galanterie au Star.Espérons que cette guerre de retraite d'annonces se continuera.Nous n\u2019avons rien à y faire.A onze heures hier soir, un nommé Edouard Leblanc domicilé rue Saint-André, a été frappé nar un tramway a l\u2019angle des rues Craig et Sanguinet.L'individu a été précipité dans la rue et a reçu des blessures assez sérieuses.Ila été transporté à l'hopital général où ses plaies ont été pansées, Hier soir, a dix heures, le constable Daignault a arrêté un nommé William Skinner sur l'accusation d\u2019avoir brisé un sleigh, à l'angle des rues Craig et Saint Dominique.L'individu était dans son sleigh et conduisait sen cheval a une allure immodérée quand il est venu en collision avec le conducteur de l\u2019autre sleigh.Il a été conduit au poste No 6 où il a passé la nuit.Un Cultivateur de Sainte Scholastique en visite à Montréal s'est fait voler la somme de $175.dans un tripot de la rue Saint Laurent, vers 5 heures samedi soir.Un individu bien connu de la police est soupçonné d\u2019être l\u2019auteur de ce vol.La victime a donné son nom Adjutor Fauteux.Une dame nommée McCallum e'\u2019est fait chipé une bourse contenant $35.00, au coin de la rue Craig et St Laurent vers 7 heures samedi soir.La police est informée.ESCOMPTES : 4 Sie-Gatherine ei Université, DANS TOUS LES gS OVO 00 Departements ! \u2014\u2014CHEZ\u2014 BERNIER & WEST ANGLE DES RUES NEANT Après une lecture de Pascal.Pourquoi veux-tu sonder l'insondable mystère ?Et plonger tes regards dans le gouffre béant ! L'énigme que tu veux trouver dans le néant, Dieu la garde à jamais, 6 savant de la terre! Tu passas bien des soirs assis sur ton séant, A chercher le secret de ta vaine chimère ; Mais la déception à détruit pierre à pierre, L'édifice incomplet de ton rêve géant.Comme toi, j'ai creusé l\u2019insoluble problênre ; Et l\u2019esprit absorbé dans ce travail suprême, Le tourment de ton cœur fut bien longtemps le mien.Mais, me sentant vaincu, je crois que l\u2019imvisible Abime du néant est un mot si terrible Qu'à force d'y penser, il ne nous dit plus rien ! Jean Charbonneau, NOTES D\u2019ART Nous conseillons fortement à tous ceux qui préparent des auditions d\u2019élèves ou des concerts de faire tambouriner un peu partout, que la fête commencera à sept heures du soir.Comtne cela, dès huit heures et quart, tout le monde sera rendu, installé à sa place, et le ianiste,\u2014si c\u2019est un pianiste qui ouvre le feu,\u2014aura avantage, ou le désavantage, d\u2019être écouté.Audernier concert de mademoiselle Marie Terroux, M.Emiliano Renaud a eu à souffrir de tout le potin causé par l\u2019arrivée des retardataires.Un chef-d\u2019œuvre de chapeau se trouvait devant moi.Il y avait de tout sur ce chapeau-là, et après l'avoir étudié jusque dans ses plus intimes détails, je m\u2019étais résigné à entendre sans voir.C\u2019était toujours à; mais jugez de ma guigne.Derrière moi, deux emmes du monde dialoguaient, et malgré mes efforts pour n\u2019être pas indiscret, j'ai appris que la toilette de madame X.avait coûté trois mois de salaire à son mari; que le petit Athanase Chantefor, âgé à peine de 17 mois, avait fait su première dent, etc.Alors j'adressai à sainte Cécile une fervente prière et je la suppliai d\u2019éloigner de mon esprit et de mon cœur ces profanes distractions.Et je fus exaucé.J\u2019eus la soudaine inspiration de placer mes deux mains en cornet derrière 1nes oreilles et de les laisser là pendant toute la durée du concert, Je ne voyais pus grand\u2019chose, mais j'entendais très-bien, et j'eus l\u2019amer regret de n\u2019y avoir pas songé plus tôt., x * Maintenant, causons un peu du concert de Melle Terroux, il en est grandement temps.Comme appréciation générale, il nous a paru que les quatre premiers numéros du programme, n\u2019ont pas été d'un choix très heureux.Nous ne contestons pas leur mérite de facture puisqu\u2019ils étaient signés Chopin, Rubenstein, Massenet et Flégier ; mais nous prétendons que ces pièces n\u2019étaient pas d\u2019un genre assez enlevant pour réchauffer ia safle du premier coup.Nombre de pièce de la dernière partie du programme, d\u2019un genre beaucoup plus léger ont obtenu de vigoureux applaudissements.Mademoiselle Terroux n'est pas un soprano vigoureux, mais elle possède une jolie voix d\u2019une étonnante flexibilité, puis sa diction est avant tout à peu près parfaite.Chose extrêmement rare en notre pays.Si mademoiselle Terroux songe bien, que Mme Calvé elle-même ne possède pas une grande voix et que tout ce qui fait son charme, c\u2019est sa diction ; elle n\u2019aura garde de se formaliser de notre assertion.Par exemple, nous lui reprocherons une légère tendance à laisser monter sa voix dans la Valse de Cendrillon et dans la Chanson provençale, toutes deux de Massenet.Nous expliquons ce fait en accusant madame Turner, l\u2019iccompagnateur, de n\u2019avoir pas suffisamment soutenula voix.Cette dernière à de grandes qualités et sa réputation comme accompagnateur n\u2019est plus à faire ; mais elle a pu avoir une istraction ; peut-être même ne s\u2019est elle pas rendu compte de ce qui pouvait facilement être corrigé.Enfin, nous avons.retrouvé Mlle Terroux vraiment chez elle dans l\u2019aiv de Micaëla de Carmen et dars l\u2019'Agnus Dei de Bizet.On dirait que la musique de Bizet a été écrite spécialement pour cette dernière.Elle nous « tout simplement charmé.Nous venons de prodiguer des louanges à Mlle Terroux et elles sont à ce point iméritées que nous voudrions avoir plus souvent l\u2019occasion de l\u2018entendre.M.Renaud ne nous a pas semblé aussi en verve qu'aux auditions passées ; cependant, il s\u2019est noble- blement acquitté de sa tâche.Ce qui nous plaît en lui, c\u2019est qu\u2019il s'attache moins à faire poudroyer les arpèges et les gammes, exercises devenus de virtuosité courante, qu\u2019à s\u2019inspirer de la pensée qu'il a à traduire et à s\u2019identifier lui-même avec l\u2019auteur.M.Desève, violoniste, nous a,un tantinet massacré le Concertstuck de Vieuxtempé, mais il s\u2019est racheté dans les autres pièces plus brillantes et plus faciles d\u2019allure.La partie obligée de l'Agnus Dei de Bizetnous a fait l\u2019etfet d\u2019être un peu tourmentée.Enfin, mademoiselle Lucie Taschereau possède une voix de mezzo soprano bien timbrée.Elle chante avec goût, mnis elle n\u2019est pas exempte de froideur et elle à parfois de certaines molesses d\u2019articulation.ote Dans mes dernières notes sur le dernier concert Plançon, il s\u2019est glissé une coquille que je m\u2019empresse de rectifier.Le fypo condamné à déchiffrer mes hiéroglyphes m\u2019a fait dire que Plançon était avant tout un chanteur de variance.C'est romance qu\u2019il faudrait lire.A propus de ce concert, je veux constater en outre de ce que j'ai dit, que si M.Plançon avait chanté dans une autre ville que Montréal, le répertoire qu\u2019il nous à servi, il auvait été fortement blâmé pour un choix aussi terne.Nous ne sommes pas aussi ignorants que ça, après tout, et lorsque nous nous en apercevons, nous le disons.D\u2019un autre côté, on nous assure que ce piètre choix était dû à l\u2019insuffisance de l\u2019accompagneur, madame Abbott.Alors, pourquoi n\u2019a-t-on pas remédié à cela en remplaçant cette dernière?C'était si simple.ww Le 19 mars, plusieurs de nos amateurs bien connus dans le monde où l\u2019on chante, se feront entendre à la salle Karn, lors de l\u2019aucition des élèves du professeur Alex.M.Clerk.* La soirée au bénéfice de la maison de refuge fran- caîse de Montréal, à l\u2019Académie, a été un succès sur toute la ligne.Les Pattes de Mouche, cette comédie si spirituelle de Victorien Sardou et si difficile d\u2019interprétation pour des amateurs, a été rendue d'une façon inattendue.M.Arthur Laramée dans le rôle de Prosper Block nous æ fuit voir toute la souplesse de son talent.Nous croyions ce rôle d\u2019accès trop difficile pour un amateur, mais nous avous dû chan er d'opinion.En scène, M.Laramée a beaucoup d'aisance, son jeu de physionomie est d\u2019une précision remarquable et sa diction est nette, et sans avoir peut-être ce chic extrêniement parisien, chose introuvable chez les canadiens, elle ne s\u2019écartait pas de la dignité.Mme de Gonzague, dans le rôle de Suzanne a fait preuve de beaucoup d\u2019habileté et descience.Il nous a fait plaisir de constater que nous avions parmi nous des amateurs pour qui les secrets de l\u2019art dramatique ne demeuraient pas absolument inpénétra- bles.N'oublions pas de mentionner parmi ceux dont les rôles étaient consciencieusement étudiés MM.Pierre Beullac, dans Vanhove, Marcel Beullac, dans Thirion et Louis Martin, dans Busonier.Pour ce qui est de M.Louis R.de Lorimier qui a personnifié l\u2019'amoureux Paul, il nous a donné une bonne idée de ce que peuvent faire les collégiens, lorsqu\u2019ils se mettent en tête de s'enflammer ; cependant il a péché par excès de mièvreries.Du côté des femmes, mesdamies Trouillard, Prax et Jourdain méritent une mention.Les autres interprètes avaient de solides qualités artistiques, mais n\u2019ont pas été exempts de faiblesses dans le dialogue et dans l\u2019action.Mme J.Bennati, qui a été répétiteur et qui a droit à nos félicitations ; Melles Terroux et Taschereau, ainsi que MM.A.Payette et L.Sohier, ont prix part aux entr\u2019artes.On doit répéter sous peu les Pattes de mouche.+ * + Le directeur du théâtre des variétés a résolu de faire de nombreuses et efficaces améliorations, Nos critiques passées sur ce théâtre, bien'qu\u2019un peu sévères, n\u2019ont fait que confirmer le grand cas que nous faisions du seul théâtre français de Montréal.Nous ne modifierons pas du tout nos appréciations futures tant nous avons en horreur les réclames frelatées ; mais nous encouragerons fortement tout le public 1nontré- alais à se montrer favorable à la louable tentative que font nos vaillants artis£es pour implanter à jamais une scène française permanente, au Canada.* * A l\u2019audition d'élèves du professeur Alexis Contant, qui aura lieu à la salle Karn, au commencement d\u2019avril, M.J.-B.Dubois, violoncelliste, et madame J.Benneti, chanteuse, prêteront leur concours.- * * A l\u2019Eldorado, on a demandé, lundi dernier, à M.Milo, le chef d'orchestre, de jouer la Marseillaise.Celui-ci a refusé sous le prétexte que M.Boiron, le ropriétaire-gérant, le lui avait formellement défendu.ne question, M.Boiron :\u2014 Votre clientèle, dans votre établissement où il ne se dit ou chante que du français, se compose-t-clle d\u2019Anglais ou de Canadiensfrançais ?Pourquoi donc avoir voulu faire preuve de loyalisme, alors que cela n\u2019était pas nécessaire ?Il aurait bien mieux valu faire plaisir aux Canadiens qui ont du sang français dans les veines, et non pas du jus de pruneau.* * * Dans notre dernière appréciation de la troupe des Soirées de famille, nous avons omis par mégarde le nom de M.Ernest Tremblay.Nous nous reprendrons ; que ce dernier prenne courage; il aura son tour comme les autres.Vu l'abondance des matières, nous ne parlerons pas du Chapeau de paille d'Italie.Les élèves du Mont Saint-Louis, sont à préparer une séance qui aura lieu, le 13 mars, dans leur salle académique, Mgr.D.Falconio, délégué papal, présidera cette séance.Accusons réception de \u2018ls Valse espagnole écrite spécialement pour piano, par M.Em iano Renaud, alors qu\u2019il était à Vienne.Notre appréciation se bornera à constater qu\u2019elle n\u2019est pas banale et qu\u2019elle peut faire très bon effet dans un concert.Elle est difficile d\u2019exécution et nos :umateurs sérieux devront s'escrimer assez longtemps avant de donner la vélocité voulue aux descentes d\u2019octaves qui se répètent souvent et sont d\u2019un effet pittoresque: L'édition n\u2019est pas mal réussie au point de vue lithographique et artistique.- * J A cause de l\u2019abondance des matières nous sommes forcés de parler le plus brièvement possible du dernier concert de la Symphonie.Le programme était bien choisi et à été serupuleusement rendu.Nous croyons cependant que la symphonie de Haydn, celle appelée \u201cThe Queen\u2019s,\u201d n'a pas eu tout le succes qu'elle méritait, tant au point de vue du rendu qu\u2019à celui de la facture.Il y avait peut-être là trop de délicatesse d'exécution et de composition, pour le dilettantisme encore bien jeune de de l'auditoire.Mme Ives, dans le ler concerto de Mendelssohnn, pour piano et orchestre, n\u2019a peut-être pas eu toute l'ampleur et la sonorité d\u2019un virtuose, mais elle à joué avec précision et à fait preuve de bon goût.elle Sadie Dowling, n\u2019est peut-être pas un contralto extraordinaire au point de vue du timbre et de l\u2019ampleur, mais elle chante juste et avec goût.Au prochain concert de la Spmphonie, qui aura lieu le 23 mars À 8 heures du soir, nous entendrons le célèbre violoniste Henri Marteau.Le directeur, M.J.J.Goulet, ira jeudi prochain à Ottawa, avec son orchestre.Gustave Comte.ECHOS La Revue des Deux Mondes publie un travail du journal de LaRocque sous le titre : \u2018\u2019 Esquisse d\u2019un programme naval en 1900.\u2019 Il l\u2019établie en vue de l'offensive, et dela résistance aussi.L'offensive doit avoir pour but définitif des débarquements, une invasion sur un point de l\u2019empire britannique considéré comme vital.Cette offensive est depuis longtemps prévue en Angleterre.Chaque fois que se fait sentir le besoin d\u2019un supplément au budget de la marine, cet épouvantail s\u2019agite aux yeux du parlement anglais.Le général, nous le eons- tatons est le premier, à notre époque, qui ait saisi l'opinion publique de cet audacieux projet.Ce travail est paru à un moment trés opportur\u2026 Si,en effet, tout le monde est d'accord sur la nécessité pour la France, d'avoir une forte marine, il n'est pas moins vrai de constater que la marine française (c'est le journal La- Rocque qui parle) est dans un état déplorable.Dans ces circonstances, il est vraimeut recomfortant pour notre patriotismes alarmé de constater qu'il ne reste rien de toutes ces assertions alarmantes, après les déclarations du journal de LaRocque.Tout ceux qui sont troublés par les attaques dirigés contre la marine française ; tout ceux qui cherchent avidemment un peu de lumière dans cette confusion de théories développées depuis si longtemps déjà sauront gré au journal de LaRocque d'avoir remis les choses à point.L'histoire pourra enrégistrer la reddition de Cronje comme le fait le plus extraordinaire qui ait illustré ses pages.es anglais eux-mêmes sont les premiers a reconnaître le mérite de ce petit peuple Boer qui travaille pour son indépendance.Pour nous qui savons priser ce mot si grand de liberté.nous sommes pris d'admiration au récit \u20ac la résistance de Cronje.Les Français au Transvaal.Une preuve que les français ne sont pas neutres dans la guerre du Transvaal, c'est que leurs canons, par leurs précision\u2018 étonnante jettent In consternation dans les camps ennemis, À cette occasion M.Villebois-Mareuil fait l'éloge de deux ingénieurs français, directeurs de l'artillerie et du génie dans l'armée Boer : MM.Léon et Grumberg.Voici ce qu'il dit ; \u201c Les Boers prêtent à Léon un pouvoir surna- tures ; toute l'autorité du généralisme lui à été déléguée en ce qui touche l'artillerie, et l\u2019on doit reconnaître que cet ingénieur aura mérité la confiance et la gratitude du Transval.Grumberg est plus humanitaire.Ila pour lui la tâche n Prétoriaet a Johannesburg.On lui envoie le matériel blessé et il fait des cures merveilleuses.Les deux représentants du Creusot mettent à profit la bellle installation et le dévouement de la Compagnie de chemin de fer hollandais pour la réfection du matériel déterioré.Il ont, en outre, une fabrique de projectiles qui fonctionne à Johannesberg, et qui a résolu d\u2019une façon inespérée une des ques tions les plus inquiétantes de la guerre, celle de l\u2019approvisionnement des munitions.Le\u201c Herald\u201d à pris dans les évènements de la semaine dernière urie attitude qui lui fait le plus grand honneur, Il avait tont à perdre à ne pas flatter les préj ugés de l\u2019élément anglais sur lesquelles le \u201c Star\u201d a battu monnaie depuis 186.Cependant, il à stigmatisé la conduite des étn- diants de l'université McGill à l'égard- de la presse française et de l'université Laval.L'Argousin Lebeuf à prononcé l'autre jour un mot à la Mirabeau.La commission de police était en séance, quand le sous- chef Lapointe vint avertir M.Lebeuf.que le lieutenant- gouverneur Forget, des Territoires du Nord-Ouest, désirait ui parler dans le bureau des magistrats de police.\u201c Dites au lieutenant-gouverneur,\u201d répondit fiérement le successeur de M.Rainville, \u2018\u201c que je donne toujours au devoir préséance sur le plaisir.Je le verrai après la séance.S'il ne peut m\u2019attendre, eh bien, tant pis ! \u201d Que diable, on est rigide ou on de l'est pas ! Et puis, qu'est-ce, après tout, que le lieutenant-gouver- peur du Nord-Ouest, si ce n\u2019est un chef de police à che va Dormons en paix.Il y a des gens qui veillent sur la di gnité de Montréal avec un soin jaloux
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