Les Débats, 20 mai 1900, dimanche 20 mai 1900
[" LA SOCIETE ANONYME DES DEBATS LOUVIGNY de MONTIGNY ADMINISTRATEUR ET DIRECTEUR DE LA REDAOTION LFV NUMER»! DEUX SOUS, 1\u2019 ABONNEMENT : $100 par année.oy -Les abonnés recevront le journal par la malla.Les manuscrits noñ insérés seront rendus sur demande, \u2014 Les articles seront signés et les auteurs responsables.\u2014\u2014\u2014 Ni JOURNAL POPULAIRE vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT \u2018 LE DIMANCHE ler ANNEE No 25 20 MAI 1900 REDACTION ET ADMINISTRATION : Z1, rue Saint-Louis, 71 MONTRÉAL, P.Q.TELEPHONE Brett, Main 3840, \u2014 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.\u2014_\u2014 Réolames, taux spéciaux.a Ta \u2014 \u2014 { tar \u201cnat Ne vous laissez pas étourdir par les hurlements de triomphe de vos fanatiques concitoyens.heureux compatriotes de Hull ct d\u2019Ottawa n\u2019ont pas cessé de demander du secours.dominer au milieu des hourrahs anglais et des ineultes À notre race.== Canadiens- Francais Vos mal- Leur prière doit Canadiens-français, LEs DEBATS vous invitent À venir secourir vos frères, à venir applaudir à leur nom, durant la soirée de la fête de Victoria, alors que les Canadiens vendus ou À vendre feront rougir notre beau ciel par les protestations d\u2019un loyalisme écœurant.Toute la jeunesse cunadienne-française de notre ville, tous les jeunes ayant de l\u2019orgueil au front, ont mis la main À cette organisation patriotique et continuent de travailler au succès de notre entreprise.Nous voulons que les écoles incendiées de Tlull et d\u2019Ottawa se reconstruisent, que les livres détruits soient remplacés, que les enfants retournent aux classes, qu\u2019ils s\u2019instruisent avant tout, parce que c\u2019est bien ct seulement par l\u2019instruction qu\u2019ils doivent grandir et apprendre à chérir la liberté.' ê .a + .* * 3 + * .Notre soirée, jeudi prochain, sera un succes, NOUS ne crmgnons pas de l'affirmer, tant au point de wue financier qu\u2019au point de vue artistique.Ce sera de plus un rendez-vous patriotique.Les artistes des Soirées de Familles ont choisi, pour cette circonstance, la pièce de leur répertoire qui s remporté le plus incontestable succès.Les entr\u2019actes sont confiés à des artistes qui n\u2019ont pas besoin d\u2019autre recommandation que celle de la publication de leurs noms.Voici donc le programme de la soirée de jeudi : \u201cUn Chapeau de Paille d'Italie \u201d PERSONNAGES : FERDINAND, rentier, MM.Emmannel NONANCOURT, pépiniériste, R.-H Duhamel BEAUPERTIUS, Ern.Tremblay VÉZINET, sourd, J.-A.Naud, TARDIVEAU, teneur de livres, J.-H.Bedard BOBIN, neveu de Nonancourt, Jos.Lemay.EMILE TAVERNIER, lieutenant, Elzéar Roy.FELIX, domestique de Férdinand, Eugène Morin.INVITÉS, GENS DE LA LE QAPORAL CHAOAL, AOHILLE DE ROSALBA, ensersusenese ve JEAN, domestique de la Baronne, J.Ducharme.HELENE fille de Nonancourt, Melles.Estelle Lévy.ANAIS, fille de Beaup rue, Calder.LA BARONNE DE CHAM IGNY.Clara Reid.OLARA, modiste, RR: Beaupré.VIRGINIE, bonne chez Beaupertius, Alice Croteau.NOCE, GENDARMES, Etc.SYNOPSIS.Ier ACTE, chez Ferdinand.\u20142e AOTE, chez Olara.\u2014w AOTE, chez la Baronne de Champigny.4e AorE, chez Beaupertius.\u20145e ACTE, Place Beaudoyer.La scène à Paris, de nos jours._.Ouverture.: Orchestre Sainte-Cécile.Co.Entr\u2019actes.MoNoLOGUE : L'affamé, (accompagnement d'orchestre) M.Henri Hubert.CHANT : Le-Régiment de Sambre et iféiise, M.Gustave Comte.VIOLON : Adagio, (Ferdinand David) M.J.-J.Goulet.OHANT : (a) Chanson à boire, (Saint-Saëns)\u2014(b) Les deux Grenadiers, (Schumman).MONOLOGUE : Un Souffleur, 8.v.p., M.Raoul Barré.AU PIANO D'ACCOMPAGNEMENT : Madame H.-0.Saint-Pierre, Mademoiselle Blanche Duquette.M.Comte chantera : Le Regiment de Sambre et «Meuse Paroles de Paul Césuno.Tous ces fiers enfants de la Gaule Allaient sans trêve et rans repos ; Avec leurs fusils sur l'épaule, Oourago au cœur et sac au dos ! La gloire était leur nourriture, ©\" Ils étnier.t sans pain sans souliers, La nuit, ils couchaient sur la dure Avec leurs sacs pour oreiller.Le Régiment de Sambre et Meuse Marchait toujours au cri de liberté, Oherchant la routo glorieuse Qui l\u2019a conduit à l'immortalité ! Pour nous battre ils étaient cent mille, < A'leur tête Îls avaient des rois ! À Le général, vieillard débile Tr Faiblit pour la première fois ! Voyant certaine la défaite, Il réunit tous ses soldats, Puis il fit battre la retraïte Mais eux, ne l'écoutèrent pas | Le régiment de Sambre et Meuse & 4j, Musique de R.Planquette.Le choc fut semblable à la foudre, Ue fut un combat de géants, ©.Ivres de gloire, ivres de poudre, < Pour mourrir ils serraient les rangs ! Le régiment par la mitraills \u2019 \u2018Etait assailli de partout, ~ 1 Pourtant la vivante muraille _ Impassible, restait debout, Le régiment de Sambre et Meuse & Le nombre out raison du courage Un soldat restait ; \u2014 le dernier ! Il se défendit avoc rage Mais bientôt fut fait prisonnier ! En voyant ce héros farouche L'erñinemi pleura sur son sort ; Le héros prit une cartouche, - Jura, puis se donna la mort ! Le régiment de Sambre et Meuse Reçu la mort aux cris de liberté, - \u201cMais son histoire glorieuse * \u201cfui donne droit à l'immortalité ! Lo & M.J.Saucier chantera : (a) COMEDIE EN CINQ ACTES.CHEF\"-D'ŒEUVRE DE EE.LABICHE \u2014 TT TY Chanson a boire.Paroles de Nicolas Boileau.Philosophes réveurs, qui penrez tout savoir, Ennemis de Bachus, rentrez dans le devoir : Vos esprits s\u2019en font trop accroire.Allez, vieux fous, allez apprendre à boire ! On est savant quand on boit bien : Qui ne sait boire ne sait rien.(b) Je les ai vus ces deux grenadiers Qui s'en revenaient vers la France ! Et qui, des Russes longtemps prisonniers, N'avaient plus qu'une espérance ! Soudain, autour d'eux, co bruit va grandissant : La France est vaincue et succombe ; Ses fils ont pour elle épuisé tout leur sang.L'Empereur est captif ! le dieu tombe ! - Tai vu des pleurs s'échapper de leurs yeux, Car Is nouvelle était vraie; ; L'un dit alors : Je suis trop vieux, \u2018Je sens se rouvrir ma plaie Et l\u2019autre dit : \u201cAdieu, chanson ! «La mort fait mon envie ! \u201cMals j'ai, là-bns, femme et garçon, \u201cA qui je dois ma vie! \u201cFemme et garçon, amour, enfant! \u201cPour moi c'en est fait, rien ne vibre ! Peuple ouvrier, en aidant à re- es Musique de Camille Saint-Saëna.S'il faut rire ou chanter au milieu d\u2019un festin, Un docteur est alors au bout de son latin : Un goinfre en u toute In gloire.Allez, vieux fous, allez apprendre à boire ! On est savant quand on boit bien : Qui ne sait boire ne sait rien.Les deux Grenadiers.Musique de Robert Schumann.\u201cLui, mon Empereur, toujours triomphant, \u201cLui, mon Empereur, n'est pas libre! \u201cAmi, je m\u2019eu fie à tes soins, \u2018Mon cœur brisé t'en prie! ; \u201cSi je dois mourir, que mon corps du moins, \u201cRepose dans ma patrie ! \u2018Mn croix tu me l\u2019attacheras, \u201cPure et de sang trompée! \u201cQue mon fusil reste à mon bras, \u201cEt dans ma main, l'épée! \u201cJo serai de l'éternel sommeil \u2018La sentinelle muette, _ \u2018\u2019Et, les canons sonneront mon réveil, \u201cAvec In joyeuse trompette ! \u201cQue mon Empereur sur mes 0s passe alors : Tambours, faites-vous entendre ! \u201cArmé, je me lève et de terre je sors ! - Shi mon Empereur à défendre ! .\u201cFu secours ! vous pouvez faire aux misé- construire tes écoles incendiées, rables incendiés autant de bien que vous tu-auras-fait une-œuvre profon- éprouverez de plaisir en assistant à la représentation organisée par \u201cLes Débats\u201d.\u2018Jémêht himanitaire. 2 _ ES Lu ECHOS ee es Mane sraigs| | LADERNIERE LETTRE = |66f1 Mooney, i Quéy a te * L\u2019acquittement de ia femme La Vérilé bec, a causé un émoi facile à comprendre.apprécie comme suit le verdict: \u201cNous avons eu trois procès pour meurtre, à Québec, ces jours derniers.Les prévenus étaient : le ser- zent do ville Cazes, accusé du meurtre de sa femme, ubé et la femme Mooney, accusés du meurtre du mari de cotte dernière : deux Caundiens-français et une Anglaise, Irlandaise ou Kcossaise protestante.Les deux Canadiensont été justement trouvés coupables et condamnés à la peine capitale.Ju femme Mooney u été acquittée.\u201d : Pourquoi les jurés se géneraient-ils ?Le gouvernement d'Ottawa n\u2019a-t-il pas, en commuant la sentence du meurtrier Shortis, ouvert la porte à toutes les licences judiciaires ?Dieu merci, il y a encore au Canada deshom- mes dont les yeux se tournent vers autre chose que lu mangeoire ministérielle \u2014 celle d'aujourd'hui ou celle de demain.Le Club de l'Indépendance de Windsor (Ontario), qui fait un vigoureux et intelligent travail dans cette partie du pays, s\u2019est affirmé une fois de plus 1e 3 mai dernier à une assemblée générale où il a choisi ses officiers pour l'année courante.Les élections ont donné le résultat suivant : Président, Alex.McNeil ; secrétaire, E.Gignac ; trésorier, .T.Mury ; ler vice-président, Alex Laforge ; 2me vice- président, E.Bénétenu, 3me vice-président, M.Mayer ; Ame vice-président, M.Man ; conseillers : Dean, McNally, F.Meluche, G.Parent, D.UOdonnal, J.Robson, Les élections ont été suivies de plusieurs discours sur l'indépendance et autres sujets que li jeunesse doit s'habituer à envisager, si elle ne veut pas voir tomber le Canada dans la position qu'uccupe aujour- d\u2019hui la malheureuse Irlande.La civilisation anglo-saxonne continue à s'affirmer: Le New York Freeman's Journal, numéro du 12 rai, publie une lettre de M.l'abbé J.-M.Gleason, de In paroizse de Sainte-Rose, Sun Franscisco, confirmant amplement tout ce que l'on a dit sur les profanations et les vols sacrilèges commis par les volontaires américains dans les églises catholiques des Philippines, L'abbé Gleason est aux Philippines depuis le mois de septembre dernier, en qualité d\u2019aumoénier tempo vaire.Parlant bien l'espagnol il est venu en contact avec les Philippins, et a pu entendre leurs plaintes, Parlant des régiments de volontaires, il dit : *\u2018Tlsont volé, pillé, brûlé,comimne s'ils ne connaissaient ni loi,ni ordre, ni conscience.L'église de Guadeloupe, détruite par la batterie de l'Utah, est un monument qui proclame bien haut les idées rudimentaires qu\u2019ont les volontaires au sujet du droit de propriété.Avant lu guerre, c'était la plus riche église des îles, au point de vue de l'architecture et de l'ornementation.Maintenant, c\u2019est un monceau de décombres ; plus d'autels, plus de dallage, plus rien.Et même l\u2019on pilla les tombeaux des prêtres dans l'espoir d'y trouver des objets précieux.On brisn les sarcophages, et l'on jeta par terre les cadavres à moitié décomposés de rêtres.J'en ai vu deux moi-méme,et je les ui fait in- wmer de nouveau, en faisant un rapport de In chose à l'officier commandant.J'aurais pris une photogra- shie de horrible scène, mais il n'y avait pas assez de umière.Notre jeunesse n'est pas morte.Elle vit, et c\u2019est du bon sang qui coule dans ses veines.Jugez-en à la lecture de ia lettre suivante qui nous arrive avec un grand nembre d\u2019autres offies aussi généreuses: Montréal.16 mai 1900.Monsieur le Rédacteur, Nous sounnes un groupe de jeunes, au cœur ardent ct à l'ame vibrant aux nobles données patriotiques si bien exprimées dans votre journal.in conséquence, monsieur le Rédueteur, nous avons l'honneur d'offrir tuitement les services de l'orchestre de l'Union Sainte-Cécile pour lu soirée du 21, courunt donnée au Monument National pour venir en aide aux écoles incendiées de Hull Acceptez, monsieur le Rédacteur, nos félicitations les plus sincères pour la généreuse idée que vous avez eue d'organiser cette soirée et veuillez nnus croire, Vos tout dévouds J.-E.Gagnon, Secrétaire-trésorier.J.-N.Fournier, Président et directeur.Un colon français établi dans le Nord, canton de Montigny, depuis bientôt trois ans, M.Pierre Perrier, vient d\u2019être dépouillé de 87 acres de terrain, après qu\u2019il y eût travaillé avec toute l\u2019ardeur que lui donnait l\u2019espoir d'en devenir un jour le propriétaire.En le dépouillant ainsi, l'agent du gouvernement lui avait donné à entendre\u2014(pourquoi, je vous le demande ?)\u2014qu\u2019il pourrait rentrer en possession de son bien au moyen d\u2019une requête.Sur ses demandes réitérées, une enquête eu lieu mais elle eut lieu précisément alors que M.Perrier était cloud sur un lit d'hôpital, à Montréal, et incapable de fuire valoir ses revendications.On ne lui à pas rendu son bien, le fruit de son labeur, et il se trouve aujourd'hui à peu près ruiné, Cette affaire nous paraît bien mys- téricuse, et il pourrait bien se trouver au fond de cela une injustice criante.Les Irlandais ont toutes les déveines.A peine 5e s0nt-ils remis de In douloureuse surprise que leur ia causée lord Salisbury, que ln presse s\u2019emparo d\u2019un autre incident bien propre À les mortifier.Le dernier-né de la duchesse d'York, celui-là même qui devait s'appeler Patrick, n été baptisé Henry-William- Frederick-Albert.11 ne reste plus nux conjointsirlan- dais qui ont, durant la visite de la reine a Dublin, haptisé leurs enfants Victoria, Chamberlain, Roberts, Buller, etc, qu'à débaptiser les pauvres mioches.La scene représente une charmille ombreuse à Bloemfontein, Lord Roberts et lord Kitchener y prennent le frais, voluptueusement, assis sur des fauteuils de jardin, doublés d\u2019une étoile qui n'est nutre que le drapeau anglais.Leurs deux casques sont posés sur une malle, et il y nsi longtemps qu'ils ne les ont mis sur leurs têtes guerrières que des essaims d'abeilles s\u2019y sont installés et en ont fait des ruches, ** Quel charmant endroit, Kitchener ! dit lord Roberts.Il n\u2019est guère plaisant de le quitter.Si l'on pouvait s\u2019y établir tout de même, comme les réservistes ?Co Pretoria, ça doit être un pays surfait.\u201d Tel est l'irrévérencieux dessin qui se trouve, non pas dans une feuille caricaturale française, berlinoise, ou américaine, mais à la première page du Punchde Punch, lo journal d'ävant-garde de l'impérialisme anglo-saxon ! Les ouvriers des industries textiles de Fall River vont tenter bientôt l'exécution d\u2019un projet de tout temps caressé par les unions ouvrières.Ils ont organisé une compagnie coopérative, vont.prélever entre eux les fonds nécessaires, et ouvrir une grande manufacture où ils se livreront, pour leur compte, à ln fabrication du coton.C'est un commencement de socialisme.Que l'épreuve réussisse ou non, elle aurn de bons résultats.Si elle réussit, les ouvriers verront enfin sc lever pour eux le soleil de Ia justice économique ; si elle échoue, on saurn également à quoi s'en tenir sur le système social que les agitateurs ouvriers, aux Etats-Unis, font miroiter aux yeux du prolétaire.L'idée de lu fabrique coopérative est généreuse, soubaitons-lui plein succès.A la rigueur nous comprenons que lu chanson des \u201c\u2018 Déformés \"ait choqué les orcilles de Trudeau, chastifiées pur ta prières alors que leur bedeau de propriétaire se e solennellement dans la grande allée de Notre-Duimne, - gr Mais Trempe ?Trempe est-il toujours à l'église ?Il venait de jurer sur la Bible qu\u2019il allait dire la vérité et rendre un témoignage impartial.Il a dit: * Je suis entré par occasion (lo) avec un monsieur (gic) à l\u2019Eldorado.J'ai vu les accusés sur la scènes pariniont des seins et se mettaient les mains des deux côtés, comme ça, en disant qu'ils étaient plats, qu'ils étaient gros, ou qu'il n'y en avait pas.J'ai dit À mon voisin : C\u2019est écœurant, ça 1.c'est dégoûtant ! allons-nous en 1\u201d Comme il avait l'air indigné ! Quantum mulatus ab illo.41 toute l'adu:iration que l'humanité doit aux héros de ce brave peuple, il serait dificile de dire sil n\u2019a pas produit encore plus de traîtres que de héros.Le nommé O'Connor, qui s\u2019est fait espion pour le compte du Daily Express, de Londres, ct a surpris la bonne foi des envoyés boers en se faisant passer pour un Américain et un amide leur cause, est le digne successeur des hommes qui pour de l'or ont fait échouer tous les mouvements tendant à lu libération de l\u2019Irlande.Faut-il que le sens moral soit émoussé chez les Anglais pour admirer une parcille saleté ?Espérons que les Irlandais d\u2019Amérique, qui ont pour la plupart conservé intact l'amour de la liberté, recevront comme il le mérite ce mcuchard aux gages du cabinet Salisbury, qui ne rougit pas de proclamer son acte honteux dans un des plus grands organes de l'opinion britannique.Le \u201cMont Blanc\u201d de la ligne Franco-Ca- nadienne, qui vient d\u2019entrer dans notre port, est plus qu'une masse inanimée de bois, do fer et de cordages, destinée à porter de la France au Canada et du Canada en France du fret et des passagers.C'est un messager de civilisation qui contribuera à rapprocher l'Âme de la France nouvelle de celle de la vieille France.M.Alphonse Christin, au cours d'une appréciation qu\u2019il a donnée lundi, dans la Patrie, d'un drame historique canadien récemment représenté au Mont Saint-Louis, nous a mis l'eau à la bouche.L'œuvre du \u2018cher dramaturge anonyme \u201d nous a intrigué au point que nous avons mis notre chroniqueur Suint-Hilaire en quête du chef-d\u2019œuvre avec ordre de ne point revenir les mains vides, Il est revenu avec un drame en cinq actes, intitulé Dollard, et portant en note au régisseur : \u2018\u201c Si les changements de décors peuvent se faire en peu de temps, effet du drame y gagneruit en intervestissant l'ordre des actes troisième et deuxième.\u201d On juge du reste par ces deux lignes ; et l'on peut compter sur une intéressante analyse du drame donné en modèle aux élèves du Mont Saint-Louis.ENRY d\u2019ELS.NOTES D\u2019ART La maison Karn vient de perdre, en Cour supérieure, un proçgès assez curieux, et le jugement rendu dans cette cause servira sans doute de leçon aux marchands de pianos qui veulent forcer leurs clients à avoir les mêmes vues artistiques qu'eux.Voici les faits.M.Juies Clément, un des principaux représentants de la maison Nelson, achetait, il y a quelque temps un piano Karn.11 avait stipulé, comme premiére condition, que si le piano ne lui plaisait pas, il aurait le droit de le remettre aux vendeurs dans les dix jours.La chose arriva et ces derniers furent priés de reprendre leur piano.Ceux-ci refusèrent ; d'où le procès ufin d'en obtenir le paiement.Ils alléguèrent entre autres choses que M.Clément s'était laissé influencer par un prétendu connaisseur en pianos.Cet argument Lien qu'il ait été contredit, nous a paru en tous points idiot.Comme si un momnsieur quel- congue, mélomane et non musicien, n'avait pas le droit de s'éclairer sur la valeur artistique d'un instrument dont il à l'intention de devenir possesseur.La maison Karn a perdu le sot procès quelle avait intenté à M.Cléinent, et c'est bien fait.Ce n'est pas ainsi que l'on parvient à prouver la\u2018supériorité de factures de sia marchandise.De nos jours surtout où ln concurrence met l'acheteur À même d\u2019être difficiledans son choix.- Jeudi dernier, le professeur J.-J.Goulet, directeur de la Symphonie, donnait une audition d\u2019éléves à lu sulle Karn, L\u2019inclémence de la température avait empêché la plus grande partie des auditeurs de s\u2019y rendre, mais, l\u2019auditoire relativement restreint a manifesté plusieurs fois son enthousiasme de chaleureux applaudissements.Le jeune R.Kellert, un bambin pas plus haut que ça, nous a détaillé avec grand sens le huitième concerto de Rode.Il a un coup d\u2019archet suffisament large et vigoureux et il joue avec une grande justesse.Melle L.McLaughlin a fait preuve de beaucoup de tempérament dans une Ballade Polonaise de Chopin.Elle a eu plus d'assurance ue les autres et n'a pas eu le trac à la vue du public.Melle M.Tooke nous a également fait plaisir avec un Concerto Romantique de Godard.elles Décary, Blout, Hanson et Leinoine, et le jeune McDougall ont aussi fait honneur à leur professeur malgré une certaine timidité presque insurmontable.Les pièces d'ensemble ont été rendues avec respect de la tradition et de la volonté de l\u2019Auteur ; à y noter quelques rares faiblesses dans les attaques.Le chœur de chant de la chapelle du Saint-Sacre- ment, dont M.Goulet est le directeur, a exécuté la messe de François Riga.Mardi, Mme Bennati donnera son grand concert dans la grande salle des spectacles du Monument National.Plusieurs membres de l'orchestre symphonique ont promis leur concours.Mine Bennati chantera le nd uir du Prophète de Meyerbcer ; puis M.Occellier chantera, avec permission spéciale de MM.Lavigne et Lajoie, directeurs du Parc Sohmer.Si l'on considère que plusieurs autres artistes distingués ont promis leur concours, nous espérons pouvoir enregistrer un succès de plus, dimancke prochain, au crédit de la charmante artiste quest Mme Bennati.L'Aiglon ne sera pas publié avant les premiers jours de juillet ; il est écrit que les fervents admirateurs de M.Edmond Rostand devront encore suspendre leurs enthousiastes applaudissements.Pourvu, toutefois que messieurs les éditeurs nous fussent parvenir leur livre quelques jours avant l\u2019arrivée en notre ville de Mme Sarah Bernhardt et M.Coquelin.C'est tout de même décourageant d\u2019avoir à souffrir de cette déplorable lenteur, alors que cette œuvre qui fait tent de bruit a déjà été traduite et publiée en anglais, à Londres et à New-York.+ + - Les poûtes aiment la solitude pour travailler.Voici ce que nous dit un correspondant du \u2018\u201c Heraldo \u201d de Madrid.Il à eu une entrevue avec M, Richepin qui est installé à Palma, capitale des îles Baléares.Richepin a déclaré qu\u2019il aime beaucoup les Baléares, dont le climat doux convient À sa santé, et il ajou- 3 \u2014Je visus de commencer à écrire un drame.Son titre sera: \u2018\u201c La Dubarry.\"Ce sera une pièce très mouvementée ; elle mettra en scène 120 personages en dehors de In favorite de Louis XV ; elle sera divisée en trois actes.Le premier et le troisième actes se passeront à Paris, le deuxième à Versailles.La première représentation aura lieu à New-York, après que lu pièce aura été traduite en anglais.Je ne travaille à aucun autre ou 6 qu'à ce drame.Quand je ne m'en occupe pus c'està-lire dès midi, enr je ne reste devant ma table à écrire que quatre houres, de huit heures du matin à jusqu'à midi, je me promène.Les environs de Palma sont trés pittoresques ; jaime aussi la cuisine majorquaise que j'ai adoptée.Du reste, vous pouvez voir que même par mon costume, je suis dovenu un indigène de ce pays- ci.Je parle mieux le majorquin que le castillan, parce qu\u2019il à plus de ressomblance avec le français.Cela n'empêche pas que je pioche tous les jours pendant une heure l'espagnol.J'admire beaucoup les classiques : Cervantes, qui est une merveille ; Lope, Calderon, Tirso, de Molina, Quand je parlerai couramment l'espagnol, j'irai à Madrid- -Pourquoi avez-vous choisi les Baléares pour votre retraite ?\u2014Je n\u2019en sais rien.Le nom me plaisait, je m'y rendis, fuyant le bruit de Paris ; je trouvais que ce pays- ci était trangnille et bon pour y travailler ; je m'y installai, et je suis enchanté de mon séjour.GUSTAVE CONTE, Les enfants de vos frères croupiront dans l'ignorance si voüs ne leur venez en aide.Villebois-Mareuil On publie, de _Villahois-Mareuil, une lettre datée des environs de Kroonstad, le 18 mars, et qui contient le passage suivant : \u201c J'ai suivi la retraite, coopérée de nouveau à des opérations ou plutôt & des prises de position que je désapprouvais et vu fondre les Boers comme neige au soleil, au point que j'aurais eru tout perdu si je n'avais trouvé chez les présidents Steijn et Kruger une volonté indomptable de résister et de reforimer leurs troupes, Seulement, cette fois, bien tard, hélas ! c\u2019est la tactique de guérilla et de partisans, que je réconisais, qui a Yassentiment général.Chucun, ailleurs.m'en fait honneur, et les témoignages d\u2019affection et d'estime que j'ai reçus des deux -présidents et du général Joubert m'ont forcé de mettre mes conseils en pratique.Je prends le commandement d\u2019une légion européenne renfermant tous les étrangers en corps constitués ou non, et avec les pleins pouvoirs et le titre de général du Transvaal.Je suis en train de procéder à l'organisation de cette légion assez hybride, dont j'espère tirer pourtant qnelque chose.C\u2019est une lourde mission, inais je suis venu ici pour jouer toute la partie contre l'Angleterre et, tant qu\u2019il me restera un moyen de Lui faire du mal, je ne remettrai pas l\u2019épée ou fourreau.\u201d On publie également une adresse signée par les Français habitant Jassy et un certain nombre de Roumains, et envoyée à Mlle Villebois-Mareuil : \u2018 Mademoiselle, Dans la lutte inégale d\u2019un peuple de paysans contre un puissant empire, un Français a soutenu, avec ces paysans, la cause de sa liberté et la mort pour elle, conduite de votre père, le colonel de Villebois- Mareuil, a cu des admirateurs dans tous les pays civilisés, Sa mort lesa profondément émus, et, réunis aujourd'hui dans nne commune pensée de deuil et de regret, les Français habitant l\u2019ancienne capitale de la Moldavie tiennent à vous faire parvenir l'expression de leurs respectueuses condoléances.Si quelque chose pourrait adoucii votre douleur, ce serait de penser que des milliers d\u2019inconnus ont pleuré avec vous ln mort de votre père et que sa mémoire sera gardée comme le symbole de dévouemeut et de l\u2019héroïsme.\u201d TOUTES CHOSES EN TEMPS.\u2014Le BAUME RHU MAL guérit les maladies de poitrine ; il faut en prendre aussitôt que l'affection se manifeste.Les Profits de la Guerre Il y à, en ce Uns monde, certaines ironies qui soufflent sur les prévisions les plus justifiées, comme le vent sur des châteaux de cartes, qui semblent des défis à la raison et des insultes au bon sens.Sait-on, par exemple, depuis que la guerre du Transvaal est ouverte, quelle est celle des industries britanniques qui a le plus souffert, celle dont le chiffre d'affaires est le plus sensiblement inférieur aux années précédentes ?Eh bien, c\u2019est l'industrie des marchands de gereueils, nous apprend une correspondance de Lon- \u2018es.Le journal anglais qui, l'autre jour, fit cette découverte, et qui en établit l'authenticité avec chiffres à l\u2019appui, s'évertue à démontrer à ses Jecteurs qu\u2019après tout le fait était des plus naturels.Il y a, en effet, à l'heure actuelle, dans le sud de l'Afrique, tant en troupes qu\u2019en services auxiliaires, tant en soldats qu'en journalistes, télégraphistes, muletiers, cabaretiers, mécaniciens, marins, vétérinaires, curieux, plus de 300,000 Anglais qui ne s\u2019y trouveraient pas en temps ordinaire.enest mort une vingtaine de mille de blessures, de maladie ou de fièvre, et tous ont eu pour corcueil la terre inculte et brûlante du veld ou les eaux verdâtres de l\u2019Océan, Pour les entre - preneurs de pompes funèbres, c\u2019est là une perte sèche.Si, au contraire, ces 300,000 hommes étaient restés en Angleterre, avec l\u2019influenza qui, l'hiver dernier, exerçait des ravages terribles ; avec l\u2019infiuenza qui, pendant les six semaines qu\u2019elle n duré, atteignait en moyenne dix personnes sur cent et en tuait eux sur dix atteintes, il y aurait eu, sur les 300,000 Anglais, un minimum de six mille individus emportés par la pneumonie, représentant un nombre égal de cercueils ! Et voilà comment la guerre est une ruine pour ceux qui trafiquent de la mort de leurs semblables.11 est vrai que, par contre, elle est une source inépuisable de profits pour les commerces les plus variés et les plus pacifiques.Les papetiers, par exemple, sont assez florissants ; le courrier qui, chaque semaine, quitte Southam ton pour le Cap, emporte, en effet, une moyenne Ne trois à quatre cent mille lettres, représentant autant de feuilles de pa; \u2018>r et d'enveloppes.En outre, les commerçants intelligents ont su habilement exploiter la fibre nationale, en fabriquant du papier à lettres couleur khaki, ou du papier & lettre avecs des petits drapeaux britanniques gravés dans l\u2019encoignure, ou du papier à lettres avec des photog:aphies de généraux illustres comme en-tête, ou du papier à lettre avec des gravures de la guerre.Il y a un nd Inagasin au West End, qui, dernièrement, eut l\u2019idée de mettre en vents du papier A lettres couleur khaki, fubriqué avec les vêtements hors d'usage des soldats actuellement dans le sud de l\u2019Afrique.On pense si, par patriobieme, tout le monde s'est rué sur ce pa- pier- à ! Le magasin a dû ouvrir une annexe, doubler son personnel et avoir une escounde de policemen à sa porte, pour organiser le service d\u2019ordre ! Mais ceux qui réalisent encore les plus beaux bénéfices, et qui, la guerre finie, pourront se retirer du commerce: avec fortune faite, ce sont les marchands de vivres et de fournge qui recoivent des commandes du War Office.A eux incombe, en effet, le soin de nourir quotidiennement 220,000 hommes et 90,000 chevaux, et le soldat anglais est celui qui, de toute les armées du monde, consomme le plus.Le résultat est que les abatoirs marchent jour et nuit,que les fabriques de biscuits triplent leur personnel \u2014 et leurs prix par la même occasion \u2014qu\u2019un marchand de confitures a reçu dernièrement.une commande de cent quarante-quatre mille pots de marmelade d'orange d\u2019un seul coup, et que les docks et entrepôts ne gardent pas plus de quarante-huit heures les char- goments de thé, de café, de sucre et de rhum.Tout est enlové par les commerçants, avant même d'avoir été débarqué ue.P.L M LE SOCIETE NATIONALE DE SCULPTURE.mai 1900, au No Le prochain tirage aura lieu le 25 175 rue Saint-Jean, Québec.OUVRAGES D'ART.1 Lot.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.$15,000 .us 315,000 1 Lot .\u2026.\u2026\u2026.caves 000 sovvnunnn.vee.4,000 1 Lot .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.2100 .\u2026\u2026 2,000 1 Lot .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1,000 Leur ssc sun 1,000 2 Lots .,.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.-.500.1,000 5 Lots :.:., 200 .assacneuss 1,000 25 Lots.su 00 L.ssccc0e00000e 1,600 66 Lots .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.25 027008 1,680 100 Lots .40 .reas 4,000 200 Lots .ea D Less eee sena nee 4,000 800 Lots .12.\u2026.8,600 500 Lots .BL csrenscanau0e 4,000 LOTS APPROXIMATIFS.100 Lots .\u2026.\u2014.$ 20 .8 2,000 100 Lots .ve 2.creuse 1,000 100 Loes .BLsssessenaceuse 800 LOTS TERMINATIFS.90 Lots .B 4 iii.8 3,000 909 Lots .Cd, 3,029 8,500 Lu.js sa sen ues .\u2026.\u2026.953,627 $1.000.\u2018En vente par ull Chapeau DE Paille d'Italie\u201d Comedie en Cinq Actes de Labiche Avec le charitable concours des artistes des \u201cSoirees de Familles\u201d et de l\u2019hor- chestre Sainte-Cecile ; Madame H.-C.SAINT-PIERRE, MM.J.J GOULET, JOS.SAUCIER, GUSTAVE COMTE, RAOUL BARRE et autres, etes ee Au Monument > National Jeudi, le 24.Soiree de la Fete de la Reine ; me Billets en Vente : CENTRE\u2014 Pharmacie Baridon, angle Suin- te-Catherine et Saint-Denis.OUEST\u2014ernier et West, angle Universite et Sainte-Catherine.EST\u2014Pharmacie Picotte, angle Dufresne et Sainte-Catherine.NORD\u2014Pharmacie Prévost, angle Roy et Saint-Denis.SUD\u2014Cadieux et Derome, 1608, rue No- tre-Dame.SAINT-HENRI\u2014 J.Charbonneau, 1962 rue Saint-Jacques.Le dépôt central des Soirées de Famille, la librairie Ville-Marie, étant fermé Joudi prochain, nous avons déposé le plan de la Salle du Monument National à lu Pharmacie Baridon.Prix Populaires 3 00, 35 el 25 Sous Ouvriers, aidez vos Freres .Tapiset Prelarts Vous qui venez de démenager et qui n\u2019avez pu trouver ailleurs des marchandises a votre satisfaction, allez au Magasin a un seul Prix de Leon DAGENAIS 1101 tari 1101, rue Ontario REET Vous serez étonnés du bon marché que vous pouvez y trouver.Nos Tapis, Prélarts, Rideaux, Nets à Rideaux, Cretonnes, Mouseelines, Pôles, Toiles décorées, Bordures, Franges, Dentelles, Toiles à rideaux et autres articles du genre vous émerveilleront par leur qualité et leur prix modique.Notre Dernière Garnd : Vente a été un SUCCES PHENOMENAL.Nos nombreux clients on eu le BENEFICE de nos importations.Nous n\u2019avons pas de compétiteurs, nos prix font révolution dans le commerce d\u2019Epiceries.Demain, LUNDI et MARDI, Grande Vente des Articles suivants : Valeur | Lundiet Mardi Thé Japon.80c 15e Thé moyen.b0c 300 Sucre d\u2019érable, 10,000 livres, &.dc Fleur O'Gilvie.\u2026.20 Sucre blanc granulé.41-% BIERE SPECIAL 90c 14 doz.650 doz.T.-H.LESAGE, Coin des Rues de Montigny et Cadieux.Mme A.BESSETTE, Modiste d\u20ac Chapeaux, Robes et Manteaux, Vou: trouverez un assortiment complet de Chapeauxié} is avec le plus grand soin.' Une Académie de Coupe est attachée à l'établissement Prix des billets ; 250, 600 ot tout.: & 215: RUE SAINT-LAURENT.MONTREAL, a « s \u20ac CE QUE NOUS VOULONS Par une attitude indépendante, dans les questions litiques, par une canipagne aussi ardente que convaincue, contre les abus administratifs, les préjugés religieux et les travers sociaux, dont la patrie canu- dienne \u2014 pas plus heureuse en cela que les autres pays \u2014 souffre comme l:u bonne chair sous le microbe qui In ronge, les DÉBATS se sont fait des amis de tous les reformateurss sincères, et des adversaires ou même des ennemis, de toutels crapuleuse catégorie des gons qui vivent aux dépons ou avec l'argent des autres \u2014 bref à même la bôtise humaine.Nous sommes heureux de lo constater.L'heure était arrivée pour un jourpal indépendant d'allare et d'opinion : le champ était prot pour ln semence des idées progressives, de ces idées fécondes qui engendrent la réforme morale, politique et sociale.Les DÉBATS, encore tout jeunes, regardent l'avenir, avec lu certitude que leur œuvre auva été utile à l\u2019élément canadien-français, non pas à l\u2019élénent dominant, qui comprend les riches, les opulents, les exploiteurs, mais aux classes travaillantes, aux classes laborieuses, dont les suours et lo sang fécondent le sol, sur lequel nous vivons.Les plus chaudes sympathies nous ont été témoi- nées.Pour bien marquer In faveur que nous gagnons © plus en plus, parmi les nôtres, nous pourrions, à l'instar des journaux à réclame, citer l'accucil très amical que nous font généralement les journaux canadiens des Etats-Unis et du Canada \u2014 du moins ceux, qui n\u2019ont pas comme les journaux de Montréal, à craindre notre concurrence, et notre transformation en journal quotidien.| Mais les DÉBATS n\u2019ont pas besoin de réclnme.Que les journaux de Montréal nient fait la conspiration du silence contre les DÉBATS, peu nous importe.Quant aux autres, nous les remercions de leur appui.C'est un renfort de plus à nos sûres fondations.Et nous nous en remettons entièrement au jugement du public sur l'utilité et lu valeur de notre publication.Il est cependant un point sur lequel bon nombre de nos amis ont attiré notre attention.On nons demande une déclaration de principes, une formule, un programme.Des esprits timorés, paraît-il, nous croient engagés dans une œuvre de démolition pure et simple.Nous serions une sorte de comumunards, de nihilistes, décidés à détruire pour le plaisir de détruire, ou pour tirer des ruines, notre propre fortune.Pour dissiper cette erreur, pour la satisfaction de nos amis, et pour In confusion de nos ennemis, nous nous expliquerons aussi catégoriquement qu\u2019il est possible.Ce que nous ne sommes pus.Les DÉLATS ne sont pus bleus.Les DÉBATS ne sont pas rouges.Les DÉBATS ne sont ni rétrogrades, ni révolutionnaires.Les DÉBATS, ni pour le sourire, ni pour l'argent, ne veulent brûler de l\u2019encens devant les réputations sociales, littéraires, politiques ou religieuses, surfaites.Ce que nous sommes.Les DÉBATS sont l'ennemi du parti.du clan, du monopole, de l'exploitation, sons quelque forme qu'elle se présente.Notre devise, celle qui prime toute autre considération, chez nous, la voici : Aucun parti ne devrait exister en Canada.L'affiliation à une organisation politique détruit chez la ersonne, l'initintive, la réflexion et l\u2019opinion individuelles.Elle abatardit l\u2019intelligonce, comme Ia volonté.Je parti est l'ennemi de la liberté.L'électeur et le député sont à la merci des tireurs de ficelles, au haut et au bas de l'échelle.Si nous attaquons plus souventle parti au pouvoir, d'est que ses actes sont les seuls tangibles, C'est lui qui administre, c\u2019est lui qui nous doit compte.Le rô- le de l'opposition est négatif ; et lu bétise des journaux ministériels est précisément de remuer les cendres du passé pour combattre l\u2019opposition.Les partis sont les mêmes.Au pouvoir, ils font tont le contraire de ce qu'ils ont promis dans I'opposition ; dans l\u2019op sition, ils promettent tout le contraire de cé qu'ils Teront une fois au pouvoir.Le pouvoir, c\u2019est le présent ; l'opposition, c'est le futur ; et le futur échappe à la discussion.\u2019 Que nos lecteurs se mettont donc darts la tête que los DÉBATS n\u2019ont pas plus de sympathies pour les conservateurs que pour les libéraux.Ce quo nous voulons c\u2019est la destruction de l'odieuse machine politique.Ne serait-ce pas à l'avantage du pauvre, de l\u2019ouvrier, du cultivateur, de l'artisan de quelque métier que ce soit, ne vaudrait-il pas mieux pour eux, de substituer A In machine, où leurs légitimes révendications sont broyées, ancanties, comme verre, le gouverne- inont né du vote libre de l\u2019électorat, le gouvernement des meilleurs hommes, n'ayant pour mandat que la charge de veiller au bien de tous.Ce n\u2019est pas là démolir, c'est réformer.Les DÉBATS sont ennomis du clan et du monopole.Le parti, pour se soutenir, s'appuie sur ces monstru- cuses associations de chemins de fer, de 1nines ; sur les syndicats du pétrole, dusucre et autres objets nécessaires.Ce qui rend la vie si chère, si lourde au travailleur, ce sont ces funestes combines, qui s'emparent des marchés, asservissent le travail, règlentle prix de notre boire et de notre manger.En tuant le parti, le peuple aura tud les trusts.oo ; Pas de monopole, pas d'exploitation, ni au nom du arti, ni au nom des Personnalités sociales, ni au nom es personnalités religieuses.Que valent de plus que vous, ces grands de ln société, ces dieux de chair et d'os comme vous, qui s'étalent, aux yeux des naïfs, dans tout l\u2019apparat de riches vêtements, ou de réputations bâties par In réclame ?Pourquoi le peuple n\u2019ac- corderail-il pas son estime qu\u2019à ceux qui servent loyalemont ct modestement In pauvre humanité | gardez derrière tous les dominateurs de ce monde, vous leur verrez un appendice : c\u2019est l'ambition, Yorgueil ou la cupidité : .Les DEBATS sont pour lu liberté de raison, pour ln liberté de conscience, pour la liberté du vote, et pour la liberté de l'existence.Respect aux convictions personnelles, mais guerre aux trafiquants de titres, de gloriole, et de colifichets sociaux ou religieux.Qu'on le remarque, il n\u2019y a dans cet exposé de notre plan d'action, aucune trace du socialisme, dont les utopies gâtent l'œuvre et lesintentions, ni aucune idée de révolution, miirque vous acceptons nos institutions, sauf à les rendre pures, libres, et_correspondantes A notre situation, selon le progrès du temps.Nous ne portons nucun défi à l'Angleterre, nous ne Ussons pas à la révolte, nous combattons seulement « politique, qui, d'une nation aspirant à la liberté, à l'autonomie, veut faire une parcelle du tout impérial, et cherche à empêcher notre évolution naturelle, par les ficelles dorées des honneurs et des dignités offertes à nos chefs.t impérial Pas de parti, il n\u2019y aurait pas d'impérialisme ; pas de parti, ify hurait pas d'exploitation, ni d'aventures, comme notre tolls équipée du Transvaal, Aucun gouvernement n\u2019est parfait ; les hommes sont les hommes.Aussi longtemps que l'instruction « ligatoire, pour lnquolle les DÉBATS sont cœur et Ame, n\u2019aura pas éclairé nssez les masses pour leur permettre de trier, d\u2019une manière absolue, le bon in de l'ivraie, nous sovons exposés aux défail- P ances et aux e:rements des gouvernements.Mais où nus en sommes, Nous pouvons améliorer notre conÿ\u2018tion, rendre meilleure l'existence des classes, qui\u2018'veinent et qui gagnent leur pain, on leur donnant vo:x prépondérante.L'intelligence popu- lnire est assez développée pour que le pouple profite des armes que lui fournit le sutfrage.I est capable sans le secours des avocats ot des politiciens, e choisir ses mandataires (1).se \u2018Done, au parti, au olan, au monopole, aux factions sociales.O'est la délivrance du peuple que nous voulons, Le N, CARON.= Vous qui jouissez, n\u2019oubliez pas que \u2018d\u2019autres souffrent ! \u2014\u2014\u20140 AUCUNE ERREUR.\u2014OCherchez un remède qui fait du bien Imm ement, qui guérit atrement eLqui goute très peu; vous ne trouverez que ¢ BA TEMPS DE MER.Le Montreal Street Raiho les fantaisies imaginables, mone les ps \u2018Pourquoi se gênerait-elle ?N'est-elle pas riche, faire démocratique pa; avoris de Dame Fort, dit vulgniromont, une, 2 ceux qui ont, comme on ar un raffinement très explicable, c\u2019est : du pauvre citoyen de Montréal que a ploutocrat que compagnie s'amuse et se procure la i \u20ac satisfaction de extravagants caprices.do ses Encore une fois, elle priver de ce plaisir, action.mordu ol, gu effet, ménager cet imbécile de public Pourquoi avoir des é , vo nee gards pour ces nigauds de epuis ln première heure de son existence superbe institution rie vessé de traiter le toe a ent, comme s\u2019i it sa bôte de - dogleur, « Ba tête de turc.sole, son souffre us elle s\u2019ingéniait à le mal servir, plus elle lui rendait désagréable l'usage de ses véhicules, plus elle inventait des tracasseries nouvelles, plus aussi ce brave public montrénlais s'obstinait à l'enrichir, à la gorger d'argent, \u2019 Nous nesistons au spectacle le plus incroyable, le plus fantustique qui se puisse imaginor.oici une compagnie qui fait tout au monde pour eimbêter, chasser sa clientèle, ot celle-ci s'acharme à vouloir la favoriser, A lu faire prospérer.BL est indéninble que si, au licu de devenir la plus riche, ln plus florissante institution du genre, en Amérique, (comme elle en est aussi la plus atrocement organisée) la fameuse compagnie était tombée en faillite, avait mal réussi, il D\u2019y aurait eu qu\u2019un \u2014 Est-ce étonnant ?Elle faisait tout et môme plus que ce qu\u2019il fallait pourarriver à pareil résultat ! Cela evait arriver, c'était absolument inévitable ! Voilà ce que tout Montréal et l'étranger, ayant fréquenté notre ville, aurait dit et il ne serait entré dans la pensée de personne de chercher ailleurs une cause à la débacle.\u2019 Ce résultat mirnculenx était évidemment pour encourager les entreprises les plus étourdissantes de In Strest Railway.Hé bien ! Elle en profite.| Obligée de renoncer A dégofiter les citoyeuns, de l'emploi de ses chars, pur les moyens, dont on se plaint un peu partout, mais assez timidement, elle vient de s'imaginer de leur donner le mal de mer avec le vague espoir de les écœurer.Le mal de mer ! Vous vous recriez ! Jueques Lamise ne budine pas, c'est comme il vous i Au moyen de quelque combinuison, ingénicuse autant que drôle, lu Street Railway est arrivée à nous présenter un char, si confortablement suspendu, qu\u2019il onne l'illusion la plus complète d\u2019un délicieux potit temps de tangage, par un gros coup de mer, Jusqu'ici, le tangage à manqué de produire ses effets ordinaires et naturels sur l'Océan.Celu viendra peut-être ! Si toutefois par le plus épouvantable des malheurs, cela n'arrivait pas, lu chère compagnie n'est pus en- barrassée pour si peu de chose, elle trouvera, soyez tranqailles, le moyen d'y faire ajouter un petit mouvement de roulis dans les grands vrix.Si tangage et roulisrestentimpuissants à provoquer le mal étrange autant que mualpropre, on fourreru, uelque part, sous les banquettes, un récipient plein e goudron et il faudra bien alors que les voyageurs ent, qu\u2019ils v ou bien le \u2018\u2018 conducteur aura des ordres stricts\u201d .de les expulger (eject) nbsolument comme de vulgaires cracheurs, Si vous désirez vous payer un temps de tangage bien réussi, lecteurs mes amis, prenez la voiture Ne 112 fermée et remontez, avec elle, lu rue Amherst, depuis la rue Oraig jusqu'à la rue Ontarioous serez servis à souhait ct en direz des.nouvelles à votre ami, Jacques.aurait grandement tort de se de se rofuser cette douce satis- le crease JACQUES LAMISE, co \u2014\u2014 GASCONNADES AMERICAINES 0:00 Autrefois, il n\u2019y a pas bien longtemps, Gnscons et Marseillais se disputaient In palme de l\u2019égazérationgne et nul ne songeait à entrer en lice contre eux.Tantôt la victoire restait à la Cannebière,tantôt elle passait à la Garonne, mais il n'y avait bonne blague, vantardise réussie en dehors de la gasconnade oude la marseillade.En cette fin de siècle agonisant, tout le monde s\u2019en mêle et le nouveau monde, plus spécialement, parait vouloir rivaliser avec les méridionaux de la vieille France.Un échantillon, assez bien réussi, ramussé au hasard prouvera surabondamiment cet axionne.L'amiral Dewey, le héros de Cavite fêté à Chicago ni plus ni moins qu'un demi-dieu qui aurait sauvé la patrie des plus terribles désastres et victorieusement repoussé un envahisseur formidable, à débité au banquet traditionnel, entre la poire et le fromage, lu gi- ntesque gasconnade suivante : \u2018Alliés, les Etatsnis et l\u2019Angleterre peuvent battre le monde entier.\u201d Quand on est consacré héros de Cavite pour nvoir eu la gloire incomparable d\u2019incendier les vieux sabots de la ine Régente d\u2019Espagne et s'être ensuite isolé très tranquille, loin du danger,en fumant des cigares exquis de la Havane et savourant, dans une béate oisiveté, le délicieux nectar de l\u2019adulation versé à grandes r es un journalisme affolé et délirant, il est évidemment is de se lancer dans I'hyperbole.Encore, faudrait-il choisir intelligemment son hou- re pour servir de pareilles hourdes au monde.n'est guère douteux que le dernier des petits-fils de John Bull, aussi bien que l'arrière-petit-neveu de l\u2019Oncle Sam, n\u2019applaudissent à tout craquer à cette tirade tintamaresque que l\u2019on dirait empruntée à quelque scène du role du Capitaine Fracasse, mais il y a dans le reste du monde des hommes sérieux et ces hommes ne s'emballeront pas, ils réfléchiront.Dès le premier instant, ils songeront à ces Philippins contre lesquels l'Oncle Sam lutte, depuis deux ans, sans pouvoir les réduire.Comment?Ces vantards sales ct superbes armées de l'Allemn dela Russie et ils ne peuvent venir & bout d'une poi- gnéo de Tagalos en majeure partie armés d\u2019arcs et de èches ! rient do battre les colos- C'est de la démence, de Ia pure folie ! Et leur allié, à ces Marseillais du Nouveau-Monde, qu'est-il donc?.Lui aussi avait confié la conduite de son armée dun autre Gascon de bonne race qui s'imaginait aller au Transvaal enfoncer des portes ouvertes, faire une pe tite promenade d'agrément j\u2019usqu\u2019à Pretoria, où, bien préparé ce salutaire exercice, il aurait mangé de na pétit son oie de Noël ! .Noël est loin, etle vantard est non moins loin de rétoria.Albion, I'allide de Sam, lance dix hommes pour attaquer un soldat improvisé, elle met en batterie six canons pour réduire au silence un de ces engins, serré wr les Boers.cette supériorité numérique rasante, chacune des mesquines victoires, dont elle se vante et se réjouit, équivaut p ue À une défnite.Et ce duo de tristes sires, cotte paire Fracasses, qui Jarle de battre le monde entier ! Il y à de quoi crever de rire ! .Vraiment, céla dépasse les bornes de la permission, cela éclipse tout ce qui a été inventé en fai bles.Il est indubitablement dre coupable d'une aussi burlesque mareeillade.Stanislas Prud'homme.2 5 State, est temps encore | £2 a - paye toutes olles.scandaleusement riche ?Dans ys tout n\u2019est-il pas permis aux e, dela France, | de Capitaines de gascon- nâdes abracadabrantes, fanfaronnes et invraisembla- lus d\u2019un hôte de l'asile de la Longue-Pointe assez intelligent pour ne pas se ren- O bon peuple, sois grand, il en ADRESSEZ-MOI CE COUPON Avec 60 cts en timbres-poste et en retour Jo vous enverrai une préparation qui activers ln pousse de vog cheveux, les empêche ra de tomber, les rendra à leur couleur naturelle, détruira les pellicules ot les démangeaisons, sm \u2014 reréatid Nom et adresse Pharmacie Saint-Denis, J-H Levesque, Pharmacien, 119, rue Saint-Denis, t'Une remise de 20% sern fnite aux ucheteurs de Hull et d'Ottawa.=A.DELISLE Magasin 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ot de contentomont dont je jouls malutenant griico A votre remédo.\u2014Je seral heurenx en tout temps de louanger votre traitement A tous ceux qui voudraient s'adres- sor à moi comme référence, si vous le dé- slrez, car Je considéro votre rerméde comme ln plus grande bénédiction qui ait Jamais été accordée à l'humanité.LAA AAAIAAAAAAAAAAAAAAAAA VV VN VEY V VV WAI Pourquoi ne cessez-vous pas de boire ?Poux plus amples informations s'adresserà Ou au J.B.LALIME Cun Co., Dr MACKAY, 812, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL, BELMONT RETREAT, QUEREC, Toute comutunication est strictement confidentielle.1 AAAAAAAAAAAAAAAAANAAAAAA VV VY VY lent aller a Paris gn 1900 Nous tenons à faire connaitre aux gens qui désirent aller & Peris, les avantages qu'il y à à prendre, avant leur départ, une Police d'Assurance duns ¢¢ L'INTERNATIONAL REÉGISTRY CO.?\u201d Cette assurance procure À ses assurés un prompt secours médical dans le cas d'accidents ou de maladies, soins, attention, et une identification immédiate, avertil les parents et les amis du lieu où ils se trouvent s'ils sont incapables de parler ou de se mouvoir, leur procure l'aigent nécessaire pour revenir d\u2019un voynge, si ils sont victimes de'voleurs ou de pertes d'argent.$L.00 par année pour $500.00 dans lo cas Ge mort par accident de bicycles, de voitures, de chars électriques ct à vapeur, et une indemnité de $5.00 par semaine durant § scmaines quand I'nssuré ne fpeut travailler par suite de tels accidents ou do maladies telles que le typhus, les fièvres scarlatines, ln picote ; ou $2.50 par semaine durant 5 semnines dans le cas de maladies, telles que les flèvres typhoïdes, ln diphtérie et $50.00 si In mort résulte d\u2019un incendie dans un hôtel ou un théâtre.$2.00 par année pour $1000.00 dans le cns de mort, tol que dit ci-dessus et $5.00 par semaine durant 10 semaines quand les assurés ne peuvent travailler par suite de tels accidents ou de telles maladies ; ou $2.50 ar semaines durant 10 scinaines quand les assurés souffrant de ln diphthérie ou des fièvres typhoïdoes, et $100.00 en cas de mort par suite d'incendie dans un hôtel ou un théâtre.$3.00 par année pour $1500encns de mort tel que dit ci-dessus et $5.00 par semaine durant 15 semaines dans le cas de tels inaladies ou accidents ; ou $2.50 par semaine durant 16 semaines dans le cas de maladies telles que les fièvres typhoïdes, ln diphthérie, et $150.00 si In mort résulte d'accident arrivé à la suito de l'incendie d'un hôtel ou d\u2019un théâtre.85.00 par année pour $2500.00 dans le cas de mort tel que dit ci-dessus et 815 par semaine durant 15 semaines dans le cas de tels maladies ou accidents.Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser personnellement ou par lettre à INTERNATIONAL REGISTRY CO.J.A.LEBEUF, Gerant.97, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.ON DEMANDE Dt BONS AGENTS.A roux qui veu 1 H, REYNAUD 1528, rne Sainte-Catherine, LE RENDEZ-VOUS DES GAI& LURONS \u2014: CLINIQUE NATIONALE \u2014 Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez de la 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Les petits enfants n\u2019ont plus faim, (Angle de la rue Panét) «» Mais l'ignorance les guette | $ 4 CHEZ \u201c CONCORDIA\u201d Les jours, les semaines, les mois se suivent avec Une monotonie désespérante.Toujours des dénoncin- tions, toujours des enquêtes, toujours des scéances de nuit qui, jettant la pertubation dans le sein des familles des reporters, seront responsables de bien des misères morales et physiques.us Les échevins encourent là une grave responsabilité.Après tout, ce déluge de séances nocturnes ne dé- plait peut-être pas À quelques uns de nos édiles heureux ainsi d'échapper à l'uniforinité de Ia vie de famille.Pour être conseiller municipal sans peur et sans reproche on n'en est pas moins homme.Donc nous avions l'enquête Snint-George, \u2014\u2014sAN8 compter les causes Lacroix et Tessier passées de l\u2019autre côté de In statue de Neptune,\u2014 nous allons avoir de plus l'enquête Duboisn sait que ce sous-chef de la brigade du feu est nc- cusé d'avoir fait donner par le pornpier Naud une somme de $50 à un entremetteur, en vue de lui assurer une augmentation de salaire.- Que sortira-t-il de cette nouvelle enquête 7 Si les faits avancés par le pompier Naud sont vrais, il devra en sortir le renvoi de deux pompiers de la brigade.Le sous-chef pour avoir fait verser les $5U, et le pompier pour les avoir versés.Le tentateur est plus coupable que le tenté.LL.A Iu police le remuemnage continue; les démmissions pleuvent dru ; les éliminations suivront pour le plus grand bien de la sécurité publique.L'opinion publique est favorable à cette épuration, et resteru favorable.si toutefois cette réforme est exécutée avec équité et sans être rendue trop cruelle pour des serviteurs auxquels on n'a qu\u2019à reprocher le nombre d'années qu'ils ont consacrées nu service de la ville.Quant à l'enquête Saint-George, celle se déroule lentement sans donner aux contribuables la véritable clef de cette affnirve extraordinaire.Attendons,nous ne sonnnes qu\u2019au début de In comé- dic.Les actes à venir seront peut-être plus explicatifs.Pourquoi par exemple, ne pas porter au programme de l'enquête du comité des chemins la question de savoir sides ouvriers etdes jardiniers du pare Logan ont été, à Une époque quelconque, travailler sur la propriété d\u2019un employé du département des chemins et sussi la question importante de savoir comment et par qui ces travailleurs auraient été payés 7 L'attention de l'échevin Laporte est spécialement attirée sur ces questions.JEAN M[GEON- LA SEMAINE POLITIQUE UN VOTE Après une séance ininterrompue de 15 heures, le parlement s\u2019est prononcé, vendredi matin, à 5 heures n.in., sur la motion du député Burden, demandant la réouverture de 'enquéte, devant le comité des privilèges et élections, propos des fraudes électorales de Huron-Ouest et Brockville, Ontario, Comme on s'y attendait, la majorité a décidé qu\u2019il n\u2019y aurait pas de nouvelle enquête parlementaire.Le vote s\u2019est divisé, sur lu motion Borden, en 86 ministériels eL 43 opposit\u2018onnistes, soit une majorité de 43 pour le gouvernement.Mais, fa preuve prima facie soumise un parlement par opposition était trop forte pour permettre au gouvernement de refuser l'enquête, purement et simplement.Jamais, depuis l'affaire de la trappe de Sainte- Anne, scandale pareil n'avait ét\u201c dévoilé.Aussi le gouvernement, pour ne pis oter toute possibilité de contenance à ses partisans, lorsqu'ils auront à solliciter les suffrages de leurs électeurs, a promis de nommier une commission royale, composée de juges.Cette commission pourra connaître lu manière d'opérer, chez les \u201cmachinistes\u201d d'Ontario.Quand cette commission siégera-t-clle, personne ne lo sait.Ce sern à Pâques ou à la Trinité.N'importe, les apparences sont sauvées.Soyons francs.Si de cette scandaleuse affaire parlementaire, relative aux fraudes monstrueuses de ses anis d'Ontario, le parti Libéral ne s'est guère tiré avec honneur, et a, par la force brutale du nombre, empêché toute la vérité de se faire jour, ses adversaires, les torys, ont encore moins gagné, dans l\u2019opinion.Précher la morale politique, l'honnêteté dans la conduite des élections P Il n'appartient pas plus aux conservateurs qu\u2019aux cambrioleurs de donner des leçons de vertu.Des gens qui ont à leur charge le scandale du Pacitique, l'affaire des Tanneries,et, plusré- cents, les tripotoges Langevin-Connolly et MeGreevy, no peuvent bénéficier, devant l'électorat, de la répulsion que peut inspirer le crime de leurs adversnires.Les chefs torys, dans les incidents du dernier scau- dale, nous représentent passablement les déluteurs, les informers ou les \u2018\u2018crown witness\u201d qui,pour couvrir leurs propres turpitudes, découvrent, chez d\u2019autres, les machinations criminelles qu'ils ont pratiquées eux-mêmes.En la dernière circonstance, les libéraux, nu moins, peuvent se dirent qu'aucun de leurs chefs n'a été compromis par les révélations des voleurs d'élections, pendant que, dans les scandales conservateurs, l\u2019ori- gino des crimes politiques a bel et bien été retrucée, commne remontant à In tête du parti.Voilà Ia différence.Elle est en faveur des libéraux.Les scandales de Huron-Ouest ct de Brockville ne mo- dificront pus le verdict que le peuple rendra bientôt dans les élections générales, très prochaines, comme vient de l\u2019annoncer sir Wilfrid Laurier.GARE A L\u2019IMPERIALISME Lundi dernier, au parlement de Londres, Joe Chamberlin, le secrétaire impérial pour les colonies, autrement dit le plus jingo parmi les jingos d\u2019Albion, Chamberlain, 'nmbiticux sans entrailles, qui au nom de ln civilisation\u2014par l\u2019Angleterre, bien entendu\u2014a déchniné les furies de lu guerre contre deux vaillants petits peuples, dont tout le crime est d\u2019aimer leur pays, s'est clairement exprimé sur les intentions de la politique anglaise à l\u2019égard des colonies.Plus de doute imuintenant sur le sort réservé aux nations qui se sont fiées à In bonne foi britannique.La bonne foi britannique, c'est aujourd'hui ln foi punique, la foi carthaginienne.* Lo sang versé, les manifestes chauvins des grands ournaux des colonies, les courbettes de nos ommes publics, À genoux devant l'ogre britannique, jamais repu, pas plus d'aleet de porter que de chair humaine, n'ont pas compté dans la balance de nos destinées.Nous sommes sujets, et nous resterons sujets, s\u2019il n'en tient qu\u2019à Chmnberlain.C'est l'arrêt qu'il a prononcé.Lord Salisbury, devant une assemblée de la Ligue de la Primevére, (la Primrose League), anathématise, par une sorte de pronunciamento ministériel, le parti du home rule en Irlande, qui démande, depuis plus d'un siècle, su liberté de gouvernement ; Chamberlain, lui, vout briser toute velléité d'indépendance, de liberté, chez les coloniaux, Les Australiens, sur le chomin de In fédération coloniale, avaient stipulé dans leur pacte d'union que leurs tribunaux nurnient juridiction finale, c.a.d.excluant l'appel au Oonseil privé d'Angleterre.C'était une sage disposition.Nous du Canada, nous savons i quoi nous en tenir sur le compte de cette servitude judiciaire.A Iaquelie le lien britannique nous astreint.Nos avocats peuvent nous dire que plaider une cause canadienne devant ces juges à perruque poudrée,dont l'ignorance de nos lois est, égale à la présomption et à l\u2019outrecuidance, ne vaut Pius comme garantie de justice, que le coup de dé jeté à In loterie.Et cependant les Australiens voient le monstre impérial sc dresser dovant, eux, pour barrer In route à our mnanoipation.Du coup; Chamberlain détruit ce qu'ils ont biiti avec tant de peine.L'autonomie judiciaire leur est refusée ; le vaste édifice national qu\u2019il allaient ériger par l'union de toutes les colonies antipodéennes tombe en pièces.Et tout _ceis Parce que M.Chamberlain va créer une cour impériale, où siègeront : un canadien, un Australien, un Sud-africain, un Hindou,et une dizaine de lords anglais, , Te principe de M.Chamberlain, c'est que la souve- rnineté perdrat da ses attributs, si les colonies ces- suient d\u2019être justiciables de l'Angleterre.Voilà une première cuvée d'impérialisme versée, comme une mauvrise lessive, non seulement sur la tête des Australiens, mais par rejaillissement sur toutes les colonies soucicuses de leur avenir.Après ce début chamberlanesque,quene doit-on pas craindre pour les privilèges et le siinulacre de liberté que nous accorde l'acte de l'Amérique Britannique du Nord ?.Puisque le gouvernement anglais, mugré les sacrifices accomplis, et les expressions de Joynuté sans réserve fuites par les colonies nustraliennes, met entrave à leurs projets de self-yovernment,que ne tentera-t- il pas, s\u2019il sort triomphant de la guerre, pour absorber toutes les parties de l'empire et les fondre duns un grand tout, qu'il pourra pressurer et suigner, selon le besoin et In cupidité de John Bull ! | ; Quelle cruelle ironie pour nos ministres aplatis, pour tous les \u2018* British to the core,\u201d du pa+ti ninisté- riel et de l\u2019opposition ! LE PARTIET LE SCANDALE Toujours devant les yeux, la fin de la session s'éloi- comme l'ousis aperçu par effet de mirage.On comptait sans les incidents.Et le Parlement a consacré toutes les meilleures heures de la semaine à la question des fraudes électorales des comtés de Brockville et Huron-ouest, Voilà deux comtés qui resteront fameux dans l\u2019histoire, parce qu'ils ont été le théâtre des exploits de lu plus cynique bande d'escrocs politiques que Ia terre ait juinais portée, Î La province d'Ontario,où fleuritla ruce supérieure\u2014 lu race anglo-saxonne s.v.p.\u2014esu devenue, depuis trois ou quatre ans, une sorte de Babylonne politique, où tout peut s'acheter à prix d'argent, conscience, honneur, position, ete.Jamais corruption semblable n'u été dévoilée devant les tribunaux.Des 94 élections b'ovincinles tenues en mars 1898, chez nos voisins du it ** race supérieure, \u201d70 ont été contestées.Les juges,en entendant le récit des achats de votes, des manipulations de bulletins,etc., ont poussé un cri d'indignation contre lu perversion de mœurs qui règne par l Vains appels, vaines reniontrances.Au lieu de décourager la fraude, le vol des élections et le scandale, le pouvoir a protégé les opérateurs, Preston, l'inventeur de la \u2018\u2018 hugging machine,\u201d soit de ln machine a fulsifler les bulletins dans l\u2019urne, et à attirer, par lu cupidité, le bétail électoral, 1 reçu d'Ottawa une commission d'agent d'immigration en Hongrie.Pritchett, un complice, s\u2019est esquivé, grâce 4 la connivence de l'autorité.Il recevait jusqu'à ces derniers jours $100 par mois, pour garder le silence.Ainsi des autres, Mais les opérations de la bande ne se limitèrent pas à la politique provinciale.Des élections fédérales artielles eurent lieu, et les bandits de la machine s\u2019y Jetèrent, commes des bêtes dévorantes.Brockville et Huron-ouest furent enlevés par les mêmes gens, pur les mêmes manœuvres que West Elgin, South Onturio, et d\u2019autres comtés, l'avaient été dans les élections provinciales.Le parti alors battu n\u2019eut cependant pas d'abord lu chance de se procurer assez de preuves pour recourir aux tribunaux, dans les délais utiles.Restait In ressource parlementaire, qui, si elle ne pouvait amener l\u2019invalidation des élus, devait du moins avoir pour conséquence, la divulgation de l\u2019œuvre ténébreuse.L'opposition fédérale, par l'entremise du député d\u2019Halifax, M.Borden, demanda une enquête, durant lit session de l'an dernier.Le gouvernement se déclara prêt à faire la lumière.Mais les anis de la machine eurent peur.Ils agirent vite nuprès des chefs de leur parti.Par une rocédure dilatoire, par des subtilités parlementaires, \u2018investigation traîna, et la question fut renvoyée à Ia présente session, undi, le député Borden, était muni d'affidavits du fameux Pritchett lui-même.Ce Pritchett est le magicien de Ja bande.C\u2019est lui qui apprenait aux ** officiers-rapporteurs \u201d les tours de main à executer, pour changer, sans que les représentants s'en aper- cussent, les bullletirs déposés.Or il arrive que Pritchett,qui n'est plus soutenupar l'argent dela clique, et espère sans doute trouver une compensation dans le parti opposé, se déboutonne à nu, et dévoile tous les mystères, toutes les scandaleuses machinations, toutes les turpitudes, employées par lui et ses copains, pour tourner les défaites de son parti en victoires et et en triomphes.M.Borden, muni de ces armes, a demandé la rou- verture de l\u2019enquête.Muis l\u2019esprit de parti, mais l\u2019alliance, du haut jusqu'en bas de l\u2019échelle, Ja solidarité entre tous les membres, cunailles ou honnêtes, comme on l\u2019est en politique, ont été plus forts que la justice, que l'honneur, que la conscience.Le gouvernement refuse l'enquête.\u2018 Eh bien, les DEBATS n'ont-ils cent fois raison de faire la guerre au parti ?Ici le déni de justice fuit Hon seulement tache d'encre sur notre réputation, mais donne lieu & une discussion de quatre ou cing jours, interrompt le travail sessionnel, et coûte une soinme considérable au peuple.Que le peuple en tienne compte ! L'autre jour, siégenit le comité de l'agriculture.Le suvrindendant de l'Immigration, un certain Pedley, a demandé ou plutôt suggéré la suppression du crédit de $5,000 affecté à l'immigration française.Ce doit être un joli pistolet que ce M.Pedley, qui par haine nationale préfère les Doukhobors à nos frères de France.LES SHAVERS SEN MOQUENT en est l\u2019un des plus beaux ornements, croient avoir vaincu nos \u201c\u2018 shylocks \", nos \u201c shavers \u201d pour parler en canadien, ils sont naïfs, ces crystalisés de la chambre haute.D'après le bill, amendé lundi dernier, les \u201cshavers\u201d ou J teurs à la petite semaine n\u2019auront plus droit qu'à un intérêt de 12 p.c.Mais qui empéchera ces sangsues de se procurer des intermédiaires, capables de figurer en cour, disposés à prêter tous les serments possibles ot impossibles ?L'opération pour eux resto toute simple.Le \u2018 shaver\u201d pourra préter a 100 p, C., s'il le veut ; et il n'aura qu\u2019à transporter son billet avant échéance.Le tiers, ou l'acquéreur, sera toujours de bonne foi, n\u2019en doutez pas.Et la victime ne pourra se défendre contre l'acquéreur de la note.Les \u201cshavers\u201d, et les vendeurs de whiskey, le dimanche, ou sans licence, ont trop de cordes a leur arc, pour être pris par les ramollis du Sénat, comme le Journal à M.Tarte, à l'époque du Drummond désignuit nos augustes inainoviDles.CARON.Un discours de M.Brodrick M.Brodrick, parlant l\u2019autre soir à Portsmouth, a dit que l'Angleterre, mettant à profit les leçons de la guerre actuelle, sera capable dans cinq ans d\u2019entre- rendre et de mener à fin la mobilisation et le ravi- illement d\u2019une armée double de celle qui est actuellement dans ajout du Sud.\u201c L'Angleterre, u-t-il afouté, sortira du conflit actuel plus forte que jamais.Élle so montrera magnanine envers s0s onnemis ; mais si Ja magnanimité ne donne pns les résultats qu'on en attend, il faudra avoir recours à des mesures de rigueur.M.Brodorick peuse que la guerre sud-africaine tendra à la consolidation de la paix européenne, car elle a prouvé que des troupes, se tenant sur la défensive eb armées d'engins modernes, peuvent résister longtemps à des adversaires beaucoup plus nombreux et leur infliger des pertes écrasantes.puissances les plus agressives réfléchiront à deux fois avant de se lancer dans toutes les difficultés d'une guerre, Le Times commentant ce passage, dit que, si telle est l'idée générele dans les cercles ministériels, le réveil sera terribl ui , de M.Brodrick, Four ceux Qui partagent l'opinion P.L M Si le Sénat et le jeune inamovible Dandurand, qui | LETTRE DE FEMME \u201c A Propos de Gantsuelle différence y at-il entre des sauvages qui se trottent le nez and | ils s'abordent et des civilisés, comme nous, qui se serrent lu main quand ils se rencontrent, ?.Aucune, à mon avis, si les mains qui se touchent sont aussi nues que les nez qui se frottent._ 11 me répugne autant de serrer la main non gantée d\u2019une personne qui n'est pas de mon intimité,qu il me répugnerait de frotter mon appendice nasal contre celui d'une de mes contemporaines.J'ai quelque peu voyagé, ct n'ai constaté la stupide excuse de : * S'cuse my glove\u201d que sur ce continent et dans des mondes dont le raffinement n\u2019était pas arrivé à maturité.: A quoi servirait le gant si ce n\u2019est justement à protéger ln main contre fout contact impur ou malpro- re ?Loin d'ôter son gunt pour serrer la main, méme d'une amie, il faudrait le mettre par politesse.* S'euse my glove \u201d a dû naître dans un pays où le gant était un outil de travail qu\u2019on ne pouvait décein- ment offrir à ln main qui se tendait vers vous.J'ai horreur de ce rapprochement des épidermes qui se sont frottées à un tas de choses insoupçonnées ; j'ai le dégoût de ces contacts secs, humides, chauds, froids ; de ces étreintes molles ou brutales qui pendant quelques secondes vous lient à des êtres qu'on méprise ou qu'on ne toucherait qu'avec des pincettes si on connaissait les dessous de leur existence.Avec des gants passe, encore ! Ce n\u2019est qu\u2019un mor- cenu da peau de chevreau ou de chien qui se souille, quand souillure il peut y avoir., Méme avec les amis, les parents, le gant n'est pas gênant, n\u2019est pas éloignant ; alors pourquoi ne pus le arder ?& J'ai connu des gens qui auraient cru manquer à une femme en lui présentant la main dégantée ; et des femmes qui croyaient avoir largement acquitté de érieux services rendus en serrant,dans leur main non gantée, celle de l'ami qui les avait obligées., O'étaient des Latins et non des Saxons ; car c'est des Saxons que nous avons contracté cette habitude du \u2018\u2018 shake-hands \u201d que nos ancôtres ignoraient presque, réservant les serrements de mains à leurs amis les plus intimes.Quel étonnement aurait éprouvé un de nos anciens a la vue des jeunes qui se donnent la main 2 la hauteur des épaules ou qui secouent les bras des jeunes fille avec des mouvements de pompe.Et nos bonnes grand'mères, que diraient-elles en voyant le spectacle grotesque qu'offrent ces cavaliers tenant leurs danseuses en appuyant sur leur taille une maîn non gantée mais garnie d'un foulard : juste protecteur de la fragile fraîcheur de la toilette de In jeune fille ?Ce foulard, tampon destiné à protéger la robe de la danseuse contre toute tache de sueur\u2014il faut avoir le courage de l'écrire\u2014est tout simplement écœurant.Et l'autre main, qui est en contact avec la menotte de la danseuse ?Elle n\u2019a pas de foulard et pourtant elle est dans le même état que l'autre ! A moins de sauter en famille, j'ai toujours préféré me priver de danser qu\u2019accepter pour cavalier un monsieur \u2018\u2018 foulardé.\u201d On ne danse pas, on ne devrait pas danser sans gants ; c\u2019est inconvenant ct malsuin.je n\u2019admets pus qu\u2019une jeune fillle, quelque peu délicate, puisse, dans une soirée, mettre ses mains en contact avec celles d'une demi-douzuine de messieurs plus ou moins sudorifiques.Le gant est plus qu\u2019une élégance, c'est un article de toile\u2018te médicale, c\u2019est un préservatif contre tous les microbes avec lesquels les formes de ln politesse nous forcent à entrer en contact.C'est presque une barrière mise entre nous et les importuns, les géneurs et tous les gens que, pour une cause ou pour une autre, on veut {tenir a distance.Gardons nos gants ; et gardons-les surtout pour danser, que ces messieurs en mettent ou n\u2019en mettent pas.LUCETTE.SCIE DE BOIS ET SCIE DE PAPIER Deux des grands journaux de notre ville sont, depuis quelques temps, tout ce qu'il y a de plus grotesquement amusant, comme organes de publicité.Dans l'un : Za Patrie, on semble ne pouvoir imprimer le titre du Journal sans que les presses éclatent et causent mort d'hommes.Dans le second : Le Journal, un des rédacteurs parait ne pouvoir écrire le titre de La Patrie, sans être soudainement pris de quelque mal aussi aigu qu'étrange et terrible.Comme ces deux officines à publicité et réclame vivent comme chien et chat et sont par conséquent fréquemment obligées de faire allusion l\u2019une à l\u2019autre la chose devient du plus haut comique.La première ne désigne son adversaire que par les périphrases : l'édition française du \u201c Star\u201d, Vorga Cela n\u2019est pas absolument remarquable comme invention et ne fera jamais la réputation de son inventeur.Si Godfroid (le Brouillon) y.compte pour passer à l'immortalité sa dite immortalité paraît lamentablement compromise.Au très grand maximum, la trouvaille Méritait, par indulgence, les honneurs de la répétition et après cela, un enterrement clandestin, sans\u2019 tambours ni trompettes.; Mais en faire une scie ?Ho ! Ta ! La ! - .Une scie de plomb alors ! Aïe | Aïe | Mes côtes ! Mes-côtes ! aurait dit feu Cyprien de l'ancienne Patrie, celle des vieux jours, celle d'avant Langlois.L'autre boîte à annonces imprime parfois le titre de Za Patrie,mais il y a là un ou plusieurs imprudents qui s'obstinent à ne faire allusion au journal libéral qu\u2019en le désignant sous les qualificatifs : Organe à la merci du Drummond ; rejeton du Drummond ; trompette du Drummond etc.Quant à l'invention, elle vaut son pesant de moutarde tout juste comme celle de Za Patrie, et la scie est en papier mâché, comme l'autre est en plomb.Il est vrai que la frompette furlutue parfois, ce qui permettrait de croire que l'influence de Hugh Graham se fait non seulement sentir dans l'imagerie et les dispositions anglolâtres de ce journal, prétendument canadien-français, mais influe en outre, et très fortement, sur la correction grammaticale et lité- raire des élucubrations de ses rédacteurs.Une trompette qui turlutute | je me permets de recommander celle-là à M.Louis Fréchette qui au besoin pourra avoir recours à noble dame Françoise ; pour un supplément de lumières.Pour les rédacteurs du Journal ily a un léger détail d\u2019une toute autre gravité dans le montage de leur scie de papier mâché.Sans le savoir, probablement, ils mettent les pieds dans le plat et la sauce s\u2019en va éclabousser l'habit et le jabot d'un futur ministre, du futur cabinet conservateur, sans parler de l'administrateur-gérant du Journal \\vi-même et sans mentionner un défunt ministre du défunt ministère Tupper, personnage célèbre par une ruade historique, le bo/fage sur la question des écoles.Chaque allusion au scandale du Drummond atteint en pleine poitrine le député de Compton, Rufus H.Pope, et une fraction notable de conservateurs de la région de Sherbrooke.Or, Rufus H.Pope est un grand ami de l'organisateur en chef du parti conservateur, M.MacDonald M.P.P.pour Bagot, et il n\u2019y a pas bien longtemps ils banquettaient côte à côte en l'honneur de Sir Charles Tupper.Meme qu'en cette circonstance, Rufus a prononcé certain discours, qui a colossalement ahuri ses amis, les fanatiques de Compton.Et ce même Rufus H.Pope, qui soit dit en passant, n'a hérité de son père que le nom et la fortnne, estun partisan déclaré de la transaction du Drummond.Feu William Bullock Ives, le gendre de feu John Henry Pope, ministre conservateur, tristement fameux pour la frasque connue sous le nom de A0//age aurait, lui aussi, approuvé le marché du Drummond, absolument comme, et pour les mêmes motifs que son beau- frère Rufus, si la mort n'était venue l'exempter de se prononcer.Et si quelqu\u2019un affirmait, que le député.actuel de Sherbrooke aux Communes, John Maclatosh, est Drummondard, j'en serais encore moins surpris, que du lever quotidien du soleil ou que de voir M.Mac- Donald rendu à ses chères études agricoles, aux prochaines élections, > pO = Err WOE\u201d .° SU em EMMA CLAVE dit : \u201c Le délicieux Vin Ma- A tot la \u201cen ; yy 8 Io = AP A be 1 y] riani a été cause de mon triomphe dans Carmen.\u201d À MARIOLLA SEMBRICH : \u201cJe veux donner un nouveau témoignage public à la supériorité de ce tonique merveilleux.\u201d VICTORIEN SARDOU : Le Vin Mariani est irréprochable, il donne la santé et chasse le spleen.\u201d EMILE ZOLA : Le Vin Marian, c'est l\u2019élixir de la Vie.C\u2019est la seule fontaine de Jouvence, dispensatrice de la vigueur, la santé et l\u2019énergie.\u201d Le VIN MARIA NT est tont spécialement recommandé pour l\u2019anémie, les troubles dans le système nerveux, la mélancolie, la faiblesse des poumons et de la gorge, l\u2019insomnie, la consomption, ete.Avez-vous Essaye ND Se \u2014 Cet Insconstestable \u2026RégénérateuR?æTous les Pharmaciens en sont Depositairse LAWRENCE-A WILSON, Agents pour le Canada, MONTREAL: © re) \u2014 \u2014 CROQUIS HEBDOMADAIRE UNE DEIL-DOUZALRE Des curiosites de la ville de Montreal Première curiosité : Un médecin de la rue Saint-Denis, célibataire, portant tube ct redingote, gants beurre frais, ex-élève des facultés de Paris et d'ailleurs, très geand, l'air distingué, grand conuaisseur en musique, se permet de placer dans l\u2019école italienne Paderewsky,suns doule ur l'excellente raison que sun nom flniten i |! oujours d'après lui, Beethoven représonterait l'école allemande ct Mozart l\u2019école française.Les gens bien renseignés sont convrineusque ce jeunemédecin mélo- Inane nous donnera prochainement une conférence sur son dadu, dans les salles du Cercle Ville-Marie.Deuxième curiosité : Un membre de lu commission de police qui joue à la réforme et n\u2019en est pas moins l'avocat d\u2019uneloterie.Troisième curiosité : Un ancien président de ln Société Suint-Jean-Bap- tiste, ancien «vocat occupant actuellement une autre position, portant crânement un nom aux bibliques origines, mesurant 5 pieds, 4 pouces et une fraction, moustache délicate, avec sur lu tôte 74 cheveux, déjà prononcé 177 discours sur les patriotes de 87-38, L'énumération des divers endroits où se sont produits les accidents, nous est impossible ; causes : longueur, compilation, oubli.Quatrième curiosité : Un monsieur actuellement à Paris,où il représente tout ce qui est susceptible d\u2019être représenté, d'un tonnage ordinaire \u2014 (800 livres environ), \u2014 portant, I'été, un habit do toile blanche ; l'hiver, un habit bleu ; l'automne, un, habit bleu, et le printemps, un habit bleu ; ayant sur sa tête un feutre datant de sa pre- midre communion, propulseur du mouvement porcin dans lu province, vient de nous expédier, par câble, un nouveau projet d'agrandissement du marché Bonsecours, Cinquième curiosité : Des journnlistes qui vont s'amuser le soir dans les coulisses de l\u2019Eldorado, et le lendemain louangent la sévérité des magistrats à l'endroit des acteurs par trop débraillés du même théâtre.Sixième curiosité : Un membre du conseil de ville qui passe ses dimanches à jouer au blwf) a cing minutes de marche du poste de police, dans un établissement connu de tous, excepté des boutons jaunes.JEAN DE MONTREAL.FAITS DIVERS TEMPÉRATURE : Beau et plus chaud.\u2026.\u2014 I fera beau jeudi soir soir.N'hésitez pus à retenir vos billets pour le Monument National.TROIS MEURTRES \u2014M.Félix Lanthicr, de lu Côte Saint-Michel, a rapporté au coroner MacMahon, hier soir, que son enfant avait été trouvé mort dans un fossé.L\u2019enquête aura lieu lundi matin.\u2014Le détective McCaskill, chef de la police provinciale, est parti pour Gatineau où il est allé s'enquérir des faits relatifs au meurtre d\u2019un fermier de la localité.On attend des nouvelles à sentation de minute en minute par rapport à cette affaire.\u2014Un Ilalien a été trouvé mort dans un fossé avoisinant la voie du C.P.R., prés de Beaconsfield.Hier, un Italien qui était en compagnie du défunt, est venu raconter au coroner une histoire qui sera le sujet d'une enquête cette semaine.\u2014Les membres de la fanfare de lu police se plaignent que certains officiers se sont approprié les profits-de-cette-association-en achetant de l\u2019avoine pour les chevaux de la municipalité.\u2014Edniond Rhean, rue Sainte-Elizabeth, a reçu une affreuse blessure À la tête, à la suite d\u2019une bagarre hier soir.En même temps, James Mansfleld, Edward Chisholm et Fred wen, matelots, ont été rièvement blessés.Ils étaient au nombre des com- ttants.- \u2014L'on se demande en ville comment il se fait que des plaintes ont été formulées contre des officiers qui ont ouvert les enveloppes des constables et que le comité ne s\u2019est pas enquis des faits.\u2014Le nouveau vapeur Saint-Laurent fera son premier voyage ce matin.Les propriétaires ont envoyé des cartes de faire part aux journalistes de Montréal.\u2014On annonce le prochain mariage de M.Alfred Marchand, de La Patrie, avec une jolie brunette.\u2014Jaines Ryan, M ans, demeurant à lu Pointe Saint- Charles, a été assailli, hier soir, par deux individus sur lu rue des Commissaires.lls lui ont enlevé sa montre et une sonune de $4.\u2014M.Godfroid Réné, de Plattsburg, N.Y., en visite d\u2019affaires en notre ville, est à la recherche d\u2019une de scs tantes qui porte le nom de Joséphine Ward, mariée & un nommé Juneau, il y a une vingtaine d'années, à Montréal.Un oncle mort au Dakota a Inissé une fortune évaluée à $10,000, et il s\u2019agit de savoir si Madame Juncau est encore de ce monde où les écus chatouillent les ambitions, ou si elle est dans l'autre, où, parait-il, on se contente de rire des humains qui s'entretuent pour lu possession des richesses.\u2014À l'enquête Saint-George, ln semaine dernière, deux individus se sont ntés comme faisant partie du Conseil Central du Travail.Or, nous appre nons que les ouvriers intelligents qui ont déjà appartoau & ce conscil so sont fusionnés avec Conseil Fédéré.Les ouvriers on tirent la conclusion que les deux personnages en question ne sont ni plus ni moins que des blagucurs, \u2014La fin justifie-t-elle les moyens ?Ily a quelque temps un individu se présentait au département des licences, à l\u2019hôtel de ville, et, les larmes aux yeux, implornit Ia pitié du chef de bureau, le priant de lui accorder un permis sous prétexte qu'il était le père indigent de quatorze enfants.Le fonctionnaire nota l'apitoiement du malheureux et promit de lui venir en aide.L'individu réussit à obtenir une licence.Or, dernièrement, on s\u2019est apereu que le pétitionnaire n'était autre qu\u2019un célibataire n'ayant même aucune velléité de goûter, de près ou de loin, aux douceurs de la famille.Un truc habile, qui est passé parmi les roués, consiste à emprunter des cnfants pour apitoyer des personnages influents.Il est triste et pénible, en effet, de voir ces pauvres petits (choisis parmi les voisins) vêtus pauvrement, lu larme à l'œil, l\u2019air timide, faisant noble escorte nutour de leur prétendu père et renant des poses à faire fondre en pleurs une statue | B dernièrement tenu une assem énergiquement contre cet état de chose.\u2014Un citoyen, du nor: de Larivière, était arrêté dernièrement.Rous accusation d\u2019avoir incité des femmes à quittor la ville pour Chicago, dans un but d\u2019immoralité, Au cours de l\u2019euquête, les plaignantes ont avoué sous serment qu\u2019elles étaient des Hlles de mauvaise vie.Depuis ce temps, aucune plainte n'a été déposée contre cer flller, quoique les autorités aient eu connaissance de leurs actes.Elles sont domiciliées rua Oharlotte et exercent leur métier dans la vénération de la police et la paix de la réclusion.\u2014M.Edouard Saint-Onge, de Saint-Edouard, a Se Mers ou de Jupiter.Les colporteurs de fruits , ont et ont pro rdu un porte-monnaie contenant $67, rue Saint-|Brady.0 1 .Mieses.1 0 ues, hier soir.Il était duns une buvette avec Barn.crane 2 9 ih 2 2 plusieurs Joraqu'il n pordu son argent.Janowski.2 0 Rosen.0 1 LE PASSANT.|Lasker.2.+0 Boelechter 0 1 Marco.s 9 à Showalter 9 1 SES BIENFAITS.\u2014Quand on pense au bi le BAU-|M RE ng .ME RE Oa a oe ee de Da [Marchal à 0 Tachigorin © 1 riltolres, on né peut s\u2019empécher de ir ce reméde pré- | Mason.0 1 oleux IP yi: mm _\".RAPEARL OVIMET; Le Sport BASE BALL LIGUE DE L'EST Les Montréal succombent Environ deux mille personnes assistaient hier à la partielde base ball Worcester-Montréal, qui fut, sans contredit, la plus excitante que nous ayons eu cette année.Ene et, le club visiteur ayant pris l'ayanta- ge dès la première inning le conserva jusqu'à la sop- ième, alors que grâce aux coups redoublés du nos nommes, on put égaliser les chances, pour de nouveau se faise passer i ne la huitième.Plusieurs erreurs ent, mais, étant donnée la très mauv condition du terrain, elles sont à a bles ur ceux qui | t faite Le ! \u2019 A es ont f .À Mo réal, q s.zotte, du coté est distingué en faisant deux courses et deux \u201ctwo baggors We Le point saillant de la partie fut la course sans arrêts autour des buts faite par Bransfield des Worcester.Suit le résultat : MONTRÉAL R a Bannon, I f 3 BE PO > 5 Od 1 1 2 0 0 Lezotte, r.2 4 0 00 Johnson, 2 b 1 1 1 1 0 Schebeick,ss 0 1 0 2 1 Dooley, 1b ° 2 I 3 : M 0 2 38 0 0 Cross, P- 0 1 0 6 1 Raub, r.f 0 0 1 0 0 *Remplace Lezotte dans la 3e.- Total.33 7 16 24 12 2 WOROESTER AB R B > 5 Sharritt, r.f.persan se 4 1 H T9 4 x OUI, Be B.vivrnvnnnrnnnnn., 5 1 8 1 2 1 Connaughton, 2h.4 0 0 2 6 0 Bransfie d,l1b.5 2 2 15 0 1 Ricrert, Lf.6 1 2 2 0 0 Kithedge, c., 4 2 3 4 80 Sheehan, 8b.4 1 3 1 1 0 lobedanz, c.f.3 0 1 1 0 1 {i + JON 4 0 2 0 2 0 Lo.Total.38 8 17 27 14 8 Score par innings ; Montréal.PR 201103000 7 Worcester.500001011 8 BOMMAIRE 2 base hits, Cross, Bannon, Lezotte Henry, Sharratt, Rickert, Kitredge, run, Bransfield.Buts sur 4 balles Cross (2).Struck out: Dooley, Cross, Bransfield, Rickert.Laissés sur les buts, Montréal 11.Worcester, 9.Buts volés : Bannon, Bransfield, ler but, Odwell.Johnson, Connaughton, Kittredge, Sheehan, a, Schiebeck\u2019 agee : home de Magee (2), de Klobedanz.Umpire M.S.Griffin.Temps 2.08 A TORONTO R H E Hartford.5600010100 7 10 4 Toronto.Pa sss nee sance» 100100111 5 10 2 Batteries : Hill, Miller et Steelman, William et Bernis.A ROCHESTER R HE Rochester een wo.100000000 1 5 6 Sprin eld.\u2026.\u2026\u2026 005006100 12 12 3 Batteries: Bowen, Morse et Smink, Woods et Phelps.Umpire Egan, A SYR AQUSE R HPF Syracuse.000001100 2 7 2 Providence.200000010 8 10 3 Batteries : Altrock et O'Neil, Baun et Leahy, Umpire Hunt, LIGUE NATIONALE Aucune partie, sauf celle des Boston avec Chicago ne fut joué hier, la pluie I'empéchant, A CHICAGO Boston.ee.000000004 4 11 2 Obicago.santa s senc 00000 21110001x 6 7 8 Batteries : Dineen et Olements, Taylor et Donohue.Aujourd\u2019hui au terrain des Shamrocks.A 3 hrs cet après midi Worcester et Montréal, les deux plus forts clubs de la ligue de l\u2019Est, se rencontreront de nouveau.Les Montréal feront un effort surhumain pour vaincre leurs adversaires.Le sort de cette partie sera entre les mains de Dan McFarlan et de l'ex-fameux \u2018\u2018pitcher\u201d du club Boston de la ligue National, B.Klobedanz.Les hommes du champ rivaliseront de zèle entre eux, et coux qui n'ont pus eu l'avantage d'assister à ln partie d'hier pourront en profiter en se rendant au terrain des hamrocks aujourd\u2019hui Connaugton et Sheshan, deux ex-fameux joueurs de la ligue Nationale joueront au champ de droite et au centre.Lizotte pour les Montréal, qui s\u2019est si distingué depuis quelque temps, sera aussi sur le terrain mal, sa légère indisposition d'hier après midi.M.D Griffin agira comme umpire.Pour ce qui concerne le tramway tout a été arrangé pour que le public ait satisfaction.MASCOTTE vs CUBAN GIANTS C'est cet après-midi que nous aurons l'occasion de voir les fameux joueurs Cuban Giants.Pour ceux qui ont eu l'avantage d'assister à une de leurs parties, ils savent que le jeu vaut la chandelle.En effet, du commencement à la fin de la partie, le public est pris d'un fou rire.A lor.il ne faut uoîque leur présence porte A rigoler, il ne faut pas croire qu'ils sont inférieurs aux Muscottes ; ils sont tous d'habiles frappeurs, et il ne serait pas étonnant de les voir triompher.La partie commencera à 8 heures nu parc deLori- mier.LA CROSSE PREMIERE PARTIE DE LA SAISON Le club DeLorimier, dont l'effectif est entièrement canadien-français, doit, ce matin, inaugurer la saison de la crosse, la rencontre des Valleyfield sur leur terrain.Le départ, à la gare du Grand-Tronc, aura lieu à 9.80 heures.Si nous comptons sur les billets déjà vendus par les membres du club, il y aura foule, et l'excursion sera un succès.LE NATIONAL Une pleiade de joueurs s\u2019est rendue hier sur le terrain de l'association afin de so préparer aux luttes à venir.On remarquait sur le terrain : Valois, Marcellin, Brennan, cHugh, L'Heureux, Michaud, Foley, Blanchard et nombre d\u2019autres.NOTES New-York 20,\u2014Une ligue de sportamen vient de se fonder A New York, dans le but de propager tous les Etats-Unis, l\u2019art de ln boxe.Les instigateurs de ce mouvement sont G.Considine, B.Madden, T.O'Rourke W, A, rady, A.Smith et autres.Ce mouvement a déjà pris une extension considérable, et les promoteurs s'attendert à ce que d'ici À quelques mois le nombre de membres se chiffre à trois cent mille.Aujourd'hui doit avoir lieu, A Saint inthe, la pre- mire partie deligue entre les Farnham et le club de l'en- t.ement les Montagnard, de Montréal, doivent ren.contes les Marieville en ce dernier endroit.\u2019 Cet après-midi sur le terrain des Shamrocks, au Mile End A trois heures, Worcester vs Providence.LES RCRECS A venir u'à présent, le résultat connu du grand tournoi pL dui a lieu à Paris, est celui-c&} GAGNE PERDU GAGNE PERDU DEPECHES DE PARTOUT UNE FILATURE COGPERATIVE Fall River, 20, -1) est Intdressant de constater à Fall River la naissance de Ja \u201c American Cotton Company \u201d, com- pagnle coopérative dont les directeurs sont pour la plupart des officiers des divers syndicats textiles, et dont les ou- Vriers composeront In masse des actionnaires.Le bureau dedirection de lu nouvelle compagnie est ainsi composé : M.le congressman W.S, Green, président ; M.James Whitehead, secrétaire du syndicat des tisseurs, vice-président ; M.James Tansey, secrétaire du syndicat des cardeurs, secrétrire ; M.Arthur S, Philipps, tréssrier pro lerapore + directeurs : MM.John McCarthy, secrétaire d u syndicat des Téparatours de métiers À Joseph G.Jacknm, J du syndicat des enhéle O'Donnell, du syndicat des fleurs.curs, et Thomas Compagnie ze propose de prélever parmi les ouvriers un capital de 1,000,000.Ses actions feront de 825 cha- C'est M.ArthurS.Philipps, anclenfprocureur municipal qui est le père de ce mouvement ; cest lui qui n persundé aux syndicats ouvriers de faire l'essai qu'ils vont tenter.Les chefs ouvriers paraissent enthousiusmiés de la pers- ctive qui s'offredeux.Interviewé hier, l\u2019un d'eux a éclaré que la nouvelle compagnie avait trois choses en vue; d rd prouver que la fabrication du coton,méme en tenant compte de In législation ouvrière du Muassachusette, est une industrielucrative ; secondement, offrir à l\u2019ouvrier un nouveau placement pour ses économies ; troisièmement, donner aux travailleurs l'expérience dans la fabricu- \u201c\u201c Nous voulons nous rendre compte de ce que coûte au juste une verge de coton\u201d, n dit le chef en question.Quel ues personnes à Fall River ont des doutes sur le succès de l\u2019entreprise, mails les directeurs de la compagnie semblent plus certains de leur affaire.Ils y intéresseront uon seulement l'ouvrier individucliement, mais les corporations textiles même, dont les fonds sont très considérn- bles.Ainsi les fleurs ont un actif de U00 en banque ; les cardeurs ont un dépôt de ban ao de Su ou les tisseurs sont riches de 840,000; et l'actif desenhéleurs s'élève ,000, C'est, en chiffres ronds,$100,000, bien passer dans le {capital-actions qui pourraient fort de la nouvelle compa- Les Canadiens aux Philippines Worcester, Mass., 20,\u2014Paymi les noms des héros\u2014 dont 20 sont morts\u2014qui ont tenu 400 Phill pins en échec à Catubig, on remarque celui du caporal W xite\u2014Leblanc,\u2014 blessé grièvement.M.Geo.F.White où Leblanc, 199 rue Cambridge, croit que le blessé doit être son frère du 43e.I] se propose d'écrire à l'adjudant-général pour avoir des renseignements.n n\u2019a pas encore reçu de nouvelles des : canadiens de cette ville.les autres soldats Parmi ceux qui sont morts, est le soldat Dumas, Les citoyens de South Worcesterse demandent si c'est Adélard Dunas, de cette ville, Le soldat Trefité Muir écrit de Presidio, Californie, qu'il est arrivé aux Etats-Unis le ler wali, de Manille, et qu'il arriveru chez son père, M.J acques Muir, vers In mi-juin.Les volontaires reviennent des îles en grand nombre.Il en arrive 500 par mois.Les autorités ne les Inissent partir des hôpitaux avant qu'ils ne soient guéris.Un grand nombre d'entre eux sont malades, Ce reglement Now-York, 19,\u2014L'amiral turc Amed Pacha était hier à bord du Augusta Victoria, de la ligne Hambourg-Améri- caine.Il vient à Washington dans l'espoir de régler cette réclamation qu'ont présentée les Etats-Unisau sultan,dont les sujets Ont massacré les missionnaires américains.Une statue au general Grant Washington, 20.\u2014Ou a procédé hier au dévoitement d'une status du général Grant, présentée à la nation par la Grande Armée de la République.Le dévoilement eut lieu dans In rotonde du capitol et ln cérémonie se termina dans la salle des représentations.Parmi l'ussistance nombreuse on remarquait ln veuve, In fllle ct les descendants du héros d'Appomotox, des centaines de ses compagnons d'armes, des ofliciers et des membres du comité de In G, A.R.ct une foule de sommités des cercles politiques et ml- litaires et du le monde artisttique.Les bons Tzignnes Paris, A \u2014Le tziganc Rigo n fait école.On snit que depuis Je jour où il fut pêché par la princesse de Chimay ens un restaurant du boulevard, où il râclait du violon en roulant des yeux ronds, tous les tziganes du beau Danube bleu et de Montinartre révent d'enlèévements, de princesses chimériques, oiseaux bleus, constellés de diamants, se sant sur leur archet.Il y cut une.suited Rigo, C'est nvraisemblable, mais c'est comme ça, La comtesse de Raime, jalouse des lauriers des Chimay, jeta ses fllets nu café de la Paix, et le tzigane Bakiy fut pris.On partit pour faire un voyage en Europe.Un beau jour, Baki ne se contenta plus de I'amour décoré de confortable que lui offrait Ia comtesse de Ralme, et il manifesta le désir de toucher un peu de galette sonnante et trébuchante.Il lui failait une misére, un rien : 70,000 francs pour acheter un domaine en Hongrie.On se retirerait là pour roucouler À l'aise, Les tziganes ne chantent bien que dans leur pays.La comtesse lâcha la forte somme.Le tzigane, lesté de ce viatique, partit pour ln Hongrie ; mais il y avait sans doute beaucoup de domaines en vente, car ilse perdit dans les terres.la comtesse de Raïîmie, dégrisée, partagée entre les vestiges de son amour et l'amer souvenir de son argent perdu, se décida cufin à déposer une plainte.Le tzigane infidèle \u2014 de toutes fnçons \u2014 fut condamné par contumace À trois ans de prison.Or, il ya six mois, la comtesse de Raime apprenaît que son amant habitait Budapest avec sa femme et ses enfants ; elle introduisit une plainte contre lui, et les juges ont condamné le tzigane 4 deux ans de prison.L'aventure du tzigane, banale en soi, devient exquise ct caractéristique par ce détail : Baki habitait Budupest avec sa femme et ses enfant\u201d ! Il était revenu tranquillement au foyer conjugal.Baal est un homme de famille, au fond ; bon père, Lon époux, bon violoniste.Il avait été à Paris chercher fortune avec Loutes les ressources qu'une nature généreuse lui avait prodiguées, ct son affaire faite, il regagnuit son logis et retrouvait sa niche.La Peste à San Francisco San Francisco, 20.\u2014 Le bureau d'hygiène a déclaré que la este existait dans cette ville.Les autorités disent cepen- ant qu'il ne s\u2019y trouve aucun cas semblable.1) y ena six mais depuis les derniers trois inoîs on à résolu de prendre des précautions pour empêcher le developpoment de cette terrible calamité, \u20ac areve Winnie , (Man) 20\u2014 L'Union des Peintres et Décorateurs de Vinnipez a enjoint hier à tous ses membres de se mettre en grève.Leopold a Londres Tondres,20\u2014Léopold, roi de Belgique, est arrivé à Londres, en visite.Le Monument Gladstone Londres, 20.\u2014En présence des principaux libéraux anglais, compris lord Kimberley, le marquis de Ripon, lord ussell de Killowen, M.Asquith et sir Edward Grey, le monument Gladstone a été dévoilé hier par le chet 1i- béral, sir Henry Campbeil-Bannerman, dans la salle centrale de la Chambre des Communes.Lord Rosebery, sir William Vernon Hartcourt et M.John Morley étaient absents.La modestie du major Marchand Paris, 20\u2014Le major Marchand, le héros de Fashoda, ambitionne de remporter tous les lauriers français.Il a demandé au bureau colonia! de l'envoyer dans une nouvelle mission en Afrique.Depuis son retour en France, il s\u2019est modestement tenu à l'écart et s'est soumis volontairement à tous les moindres désirs du gouvernement ; il a refusé toutes les chances de devenir un second Boulanger, alors que cela lui aurait été facile.Il désire aller dans la région du lac Tchad,dans le but de recueillir les fruits d'une expédition récente ct de consolider l'influence française dans le Sud-Africain.Le Maroc eleve la voix Paris, 20\u2014Uno guerre sainte vient d'éclaterà la frontière sud-est du Maroc, suscitée par un certain nombre de tribus concontrées dans Tafilet, territoire voisin d'une oasis réceminent occupée par une expédition française qui en avait expulsé les arabes.Français craignent cotte erre sainte, parce que | rocains réclament ce terri- fire, comme leur propriété.Les troupes françaises ont été renforcées et le gouvernement maure a dit qu\u2019il ne repousserait aucune agression.Pour les affames New-York, 20\u2014On n expédié encore $100,000 de New- York, aujourd'hui, poux les affamés de l'Inde Grevintes americains Buffalo N.Y., 20.\u2014Tous les employés de main d'œuvre sur les chemins de fer New-York Central, entre Buffalo et Rochester, sur le Lakawanna, entre Buffalo et Elmira, et sur le Luke Shore, entre Buffalo et Erie, se sont mls en grève hier matin.Ils demandent une augmentation de salaire.Le Passe-Temps est une superbe revue musicale, littéraire et sociale avec texte et musique, qui paraît tous les quinze jours.Intéressante et utile pour professeurs et élèves ; 8 pages de texte et 14 pages de musique cholsie; musique de plano, d'orgue, de violon, de mandoline, duos, etc.Une magnifique prime LA GUERRE Mafeking \u2018Laurenco, Marques, 20.\u2014C'est mcreredi qu'a été délivrée Mafeking.La dellvrance de Mafeking Londres, 20.\u2014 Une dépécie de Cape Town, datée d'hier soir, dit que la délivrance de Mafeking t:'u pas été diflicile attendu que la colonne de secours est arrivée après que les Boers eussnt levé le siège.Cette colonne de secours aynnt secrètement quitté Kim- Lerly, traversa les districts de Taung ct de Vryburg sans rencontré de rs.Elle se composait de quinze cents hoinmes de_la police du Cap, du Diamond Field horse, de I'Imperial Yeomanry, et de l'infanterie à cheval de Kimberly appuyé de trois maxims.La colonne attelgnit la rivière Manitznu, À vingt milles ru sud de cking, le 11 mai.Le colonel B, T.Mahon qui, dit-on, commandait cetle colonne, a servi en Egypte, sous le général Kitchener.Sonnez, Toealns Rossland, (Colombie) 20.\u2014La délivrance de Mafeking a, comme danses autres villes du Dominion,ouvert l\u2019écluse à l\u2019enthousiasme des citoyens.La nouvelle nous est arrivée à minuit ; aussitôt le maire a réveillé les bedenau et leur a donné l'ordre d'affoler leurs tocsins.À la voix des cloches en délire, la population, croyant d'abord À une contlagra- tion, s'est soudainement levée et n noyé sa peur première etensultesa réjouissance dans.du scotch à In santé deBaden- Pawell, l\u2019incontestable héros du jour.Buller avance + Londres, 20\u2014Le bureau de la guerre a regu le télégramme suivant du général Buller,dnté du 19 mal, 4 Newcastle: * Le général Cleary est entré à Ingogo aujourd'hui, et Dundonald a marché sur Laing\u2019s Nek.Nous avons presque rattrapé l'ennemi,f et lui avons pris plusieurs hommes et plusieurs fourgons.J'ai quitté Ladysmith le 10 mat et suis maintenant à 138 milles de là.La cinquième division s\u2019est distinguèe.\u201d Buller fait l'éloge de l'intendance et du service télégraphique.Roberts à 90,000 hommes Londres, 20\u2014Spences Wilkinson, le fameux critique wi- Jitaire, dit que les Boers n\u2019ont que 30,000 hommes à opposer aux 90,000 hommes du général Roberts, y compris les troues de Rundle, Buller, Hunter et Methuen.Le fait que uller a atteint Laing'& Neck sans rencontrer de resistance porte Wilkinson à croire que Buller pourra pénétrer dans e Transvaal sans coup férir.Son objectif est Heidelberg ou Middleberg, en territoire transvaalien.Les Irlandais-Americains Laurenço Marquès,320\u2014On rapporte que 80 soldats de In légion allemande ont péri dans les derniers combats livrés sous les mura de Mafeking.Le VolKstein, de Prétoria, nccuse Baden-Powell d'avoir attiré les Boers dans un guet-apens en hissant un drapeau blanc, et dit qu'il seraient maintenant justifiables de détruire les mines du Transvaal.On rapporte aussi que les Irlandais-Américains qui se sontenrôlés aux Etats-Unis sous le prétexte d'aller prendre soin des blessés sur les champs de bataille, ont été presque tous tués à Kroonstadt, Pour In l\u2019aix Berne, Suisse, 20\u2014Le comité de la paix internationale n décidé de faire un dernier appel aux 23 puissances qui ont signé les conventions de la dernière conférence de Ia paix tenue à La Haye, afin de rétablir le calme dans le Sud-Afri caîn.Lo comité attire l\u2018attention sur une clause de la convention qui regarde les règlements pacifiques des conflits internationaux.Suivant cette clause, tous les signu- taires s'engagent à faire tous leurs efforts pour amener une entente.ans les circonstances la Grande-Bretagne ne devrait pas considérer comme hostile une offre de médiu- on.La delegation boer Washington, W.\u2014Tn délégation boer,arrivée à Washington, donnera demain nu secrétaire d'Etat l\u2018exposé fidèle des motifs boers.Le colonel Osborne s'est entendu hier avec le secrétaire May pour que les exposés soient.soumis au secrétariat avant même la présentation des délégués.Ceci n\u2019est pas en dehors de l'usage qui règle la présentation des ministres étrangers.On s'attend à ce que Bruyn, le secrétaire privé de In délégation boer, fnsse connaître demunin ses exposés au département d'Etat.La, ils seront soumnis & un examen sérieux de In part de ce département, qui ne connaît présentement rien de leur caractère.Cape Town, 19.\u2014L'Argus dit que quatre-vingt soldats de la colonne de reconnaissance dirigée par Elotf ont été tués dans une rencontre.Il dit aussi que la brigade irlane daise-américaine à aussi subi de sérieuses pertes à Mnfeking et À Kroonstadt.Le journal termine son rapport en disant que les Boers s'indisposent de jour en jour contre leurs camarades français et allemands.Peuple ouvrier, en aidant à reconstruire tes écoles incendiées, tu auras fait une œuvre profondément humanitaire.PETITES ANNONCES : UY : Muinde, jeudi.Dorenavant jeudi; après neuf Quatre lignes .25 sous.| heures, Nora.TUDIANT \u2014 demande on mien.\u2014 Enchantée éga- chambre libre aux alen- lement.Avons décidé pas- tours du square Viger.Paie- | 5er l'été à Sainte-Rose.Quel ra bon prix pour avoir la |jour pourras-tu venir.Ta x \u2018adresser I.O.A.|tienne.he I TES = AT MARTHE, \u2014 Continue ce- à, établie, brune, pendant à écrire.L Vre 2 siég., t.moy., dés, mar.av.M.sér., 40 à 35 a, Ecr.Claire M., Lis DEBATS, -_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014\u2014 RT.M.\u2014Merci offre.Etesvous si jolie que vous le dites.Passerais par dessus votre horreur des Sports Envoyer photographie \u2014 M, .Jne hom., 24 a., Kai, dist., cherche conn.jolie jeune femme on veuve.J.B, 14 Les DErATS.ADRIENNE S.\u2014 Ai recon- ne.h.2 a, instr., ex.éd., b.nu votre photographie phis., dés.mar.une fille | grandeur cabinet, qui était de campagne de modeste | Placée dans le coin est de vi- rine de H.Richard, 1729, Sainte-Catherine.Cœur en- flam.enla voyant.S.v.p.rmet.que je me la procure, n amoureux pris d'une mour sans bornes, ES pAUL B.\u2014 Comme gage de la philipine que vous avez perdue l'autre soir chez Mile arie A., rue Saint-Hubert, + jo vous paierais de nous faire photographier toutes deux chez M.Chas, Desautels, 16- 02, rue Notre-Dame ; où nous condition.BATS.M., 7, b.Les Dk- Jolie mondaine, situation indépendante, dés.mar.M.riche.\u2014 Sam, Les DE-' BATS.S.P.R, \u2014 Article passera.ARMAND P.\u2014 Article trop long, manque d'actualité ct d'originalité.E.M.R.\u2014 Article \u2018\u201c Pour- L \" ser.certain d'A.comp.satis- eux du ujet ent » trop faction.Henriette.pAUL N.\u2014 Vera limcompré- | H.H.\u2014 Apportez au plus hensibles.tôt feuille musicale pour orchestration, Remise par maladresse.Cleat terne ici.Attendons jislte, Chartreuse où scotch?BOER CANADIEN.\u2014 Article manqué d'actualité et d'originalité.pERDu.\u2014 Un calepin, cou- verturc noire, contenant plusieurs papiers précieux Pour qu les ont perdus, un illet di 10 cents américain, A.L.V, \u2014 Quelle dot?Quel commerce ?À, M.Z.Fett possible A jne ferme, 27 a., jolie, intellig., de trouver mari ay.fortune.BD., 25, Les DEBATS, Frère do retourner à ES: OTAIRE, uel igy avez- re do retourner.- N voust Votre mabe ves nécal, 304, rue rivard.ment.C.D.V.de, LEGAULT Maréchal Ferrani Angle de l\u2019avenue Botel-de-Uiile et de la rue Ontario.Versez le baume consolateur sur les dés+ sespérances des pères de famille qui ne - donuée aux abonnés d\u201d En vente t, fo 1 .| pumére.Abognement 13 par anngs.§ ressor 4 JE | peiivent plus faire instruire leurs enfants.| BEAT Sear Sa alu betel, Montréal + \u201c \u20ac ° .do \u20ac \u20ac + 8 STANCES AUX ETOILES Etoiles ! tourbillon de poussière sublime .Qu'un vent mystique emporte au fond du ciel désert, A vouloir vous compter, notre calcul sc perd Dans le vertigineux mystère de l'abîme, Etoiles, tourbillon de poussière sublime ! Le puissant télescope ouvre son œil en vain.Vous n'avez pus livré le sccret de votre être, , Et vous vous admirons sans pouvoir vous counailre, Quand descend dans le soir votre réve divin.Le puissant télescope ouvre son œil en vain ! Feux d'or indifférents aux fréles destinées, Des peuples ont sombré dans le futal remous, Avant que vos rayons égarés devers nous Aient franchi la distance en des milliers d'années.Yeux d'or indifférents awa fréles destindes! Vous plancz sur la Mort, vous planez sur l'oubli.Le temps emporte tout, le siècle comme l'heure, Tout se per , lout s'écroule.et votre aspect demeure Tel qu'il le fut jadis pour maint enseveli.Vous planer sur la Mort, vous planez sur l'oubli ! Vous hantez le silence altier des solitudes.Comme les bruits d'en bas ne bourdunnent jamais Dans le glacial éther, hôtes des gouffres muets, Vous ignorez le cri des viles multiludes.Vous hantez le silence altier des solitudes ! Vous brillez dans mon can autant que dans la nuit.\u2014O merveille des cieux, tu tiens là tout entière !\u2014 Ty garde vos reflets comme en un sanctuaire, Lt plus d'un noir chagrin devant eux s'est enfui.Vous brillez dans mon cœur autant que dans la nuit! Phares de l\u2019Infini, rous éclairez mon âme! Votre immense problème atteint l'Eternité ; Vous me révélez Dieu par votre majesté : Je vois luire son nom dans vos disques de flamme.Phares de UInfini, vous éclairez mon âme ! ON ! guidez-vous les morts dans leur envol vers Diere } Mon esprit, délivré du fardeau périssable, S'englontirea peut-être en l'ombre irrerocable, Ignorant de sa route, après l'ultime adieu, Oh! quidez-vous les morts dans leur envol vers Diere 1 Je l'adore, 6 &plendeur des étoiles sans nombre! Llevant ma pensée à ton niveau géant, J'ai vu l'âme immortelle et nié le néant, Car, à te contempler, j'ai grandi dens mon ombre! Je l'adore, 0 splendeur des étoiles sans nombre ! CHARLES GILL, NOS TOMBES Les cimetières ne doivent pas forcément étre des endroits lugubres et dénués de tout aspect riant on artistique.Dans nombre de pays on s\u2019ingénie, au contraire, à leur donner des dehors agréables et à disposeret orner les tombes avec goût et avce art.A Montréal, au _cimitière de ln Côte des Neiges, il semble qu'on veuille, à l\u2019aide d'une réglementation récente, donner au chaunp des morts une apparence aussi terre à terre que possible.Défense d'élever la plus petite des clôtures, pas même une chaîne À quelques pouces de hauteur ; défense de planter un seul arbre ou la plus anodine des haies, De semblables dispositions ne pourraient avoir que des résultats navrants.Les emplacements soumis à cette réglementation ressemblent non à un cimitière entretenu avec la piété etle respect qu'on porte aux morts, mais n de vastes clos de marbriers commerçants de monuments funéraires.L'œ:il n'est arrêté sur rien, par rien ; il embrasse un lot de pyramides, de croix, de blocs de marbre jetés pêle-mnêle sur la plaine sans aucune symétrie, sans ln inoindre ordonnance.Heureusement que le sentiment artistique qui sommeille au fond de l'âme populaire a fait jeterça et là, autour de ces monuments funéraires, des fleurs dis- rosées avec ce guût sur carnetérisænt les soins que es mes aimantes apportent à l\u2019embellissement de la dernière demeure des êtres qu\u2019elles ont chéris.Il est utile,nécessaire de régiementer dans les cime- titres In dimension des monuments, In hauteur des clôtures, le style des inscriptions, le nombre des arbres,pour éviter les abus, mais cette réglementation ne devrait pas avoir pour résultat de nuire à l\u2019em- bellissnment du cimetière ct surtout de froisser les sentiments les plus intimes et les plus respectables.On uime, on chérit ses morts, au Canada, et cette promiscuité que crée entre les tombes l'absence de toute séparation froisse In susceptibilité des familles.Puis In foule aux grands jours, les ouvriers, les visiteurs ne se génent nullement pour \u201c couper au plus court \u201d et passer sur les terrains occupés sans le moindre scrupule.Dans presque toutes les villes du monde la faculté d'enclore les tombes est Inissée aux familles, sans qu\u2019il en résulte le moindre inconvénient pour l'hdmi- nistration des cimetières.Pourquoi en est-il différemment au cimetière de la Côte des Neiges ?PAUL BERTIN.ENCORE UN BON COUP Oui, encore un bon point pour l\u2019échevin LeBeuf.Ce n\u2019est pus le premier, puisqu'un collaborateur des DEBATS à signalé l\u2019autre jour le désintéressement avec lequel le président de la\u2019 commission de police avait renoncé à sa part des 8300,000 : et le public, vu l\u2019état de putréfaction avancée dans lequel se trouvait le po de police nu commencement de cette année, espère bien que M.LeBeuf ne s'en tiendra pas aux coups déjà portés.On à pu railler les excès de zèle qu\u2019il a commis au lendemain de sn victoire, alors que, tout grisé d\u2019un succès inespéré, il jounit le rôle de tambour-major a In tête des processions publiques ; mais son énergique répression des abus si longtemps tolérés avant lui duns lu police, est trop lounble pour ne pas faire le sujet de quelques lignes de félicitation, même dans un journal peu accoutumé aux salamalecs.Mais voilà ce dont nous voulons parler aujourd'hui: T1 paraît que l'agent de police Trudeau, qui a jusqu'ici cumulé les fonctions de bedeau à Notre-Dame et celles de la gendarmerie, devra opter entre ces deux charges, et suns délai.M.LeBeuf lui aurait nettement pose cet ultimatum : \u2018Mon ami, on n'est pas payé par \u2018a Cité pour aller cambrer son mollot partout où le cœur nous en dit.Soyez bedeau ou policeman, mais is no vous permettrai pas d'être à la fois l\u2019un et autre.\u201d On n\u2019a pas été non plus sans remarquer le peu d\u2019a- trait que semble avoir maintenant l'office d' ent, et même d\u2019officierde police, pour un certain nombre d'individus plus ou moins lettrés dont les boutons jaunes ont tenu Montréal en respect durantIn dernière décade.Les résignations s\u2019enregistrent avec un enpresse- ment qui en dit long, sinon sur l'esprit d\u2019indépendance de nos palicemen, du moins sur l'activité et le fair du président de In commission de olice.L'un d\u2019eux u prétendu dans les journaux qu\u2019il ne pouvait su porter les rigueurs du nouvenu régime.i LeBeuf lui a répondu en dévoilant certains côtés de la ne sont pas tout à fait à l'honneur du démissionnaire.Ce qui prouve que les officiers civiques obligés, par leur incompétence ou leurs malversations, de démissionner, feraient mieux d'accepter leur lot sans mot dire, que d'aller brailler dans In presse sur un ton d'enfant à qui on aurait injustement rabattuses chausses.CHARLES DUPRE uestion qui - Versez le baume consolateur sur les dé» sespérances des pères de famille qui jne peuvent plus faire instruire leurs enfants, # Que Penser ?Depuis lu conflagration de Hullet d\u2019Ottawa, une nuée de femmes étrangères a fondu sur Montréal.I n'y a rien d'anormal dans ce fait, minis ln manière dont ces femmes vivent nous donne à réfléchir.La ville(notreville)est devenue une Mecque où convergent toutes les vertus, mêine celle de In réclusion dans des chambres de tandis.Ce qu\u2019il y n de surprenant, c\u2019est que malgré les petites annonces dont formillent les grands journaux et qui, pour In plupart, offrent aux servantes des prix très élevés, on ne peut avoir de servantes.Faut-il en conclure qu'il y a des métiers plus lucratifs plus avantageux que celui de bonnes ?JULES CABANA.\u201cUne autre gasconnade En écrivant sa monographie des gasconnades américaines, mon confrère Prudhomme n\u2019a certainement pas pensé aux lettres parisiennes de cette bonne Franoise, ou il n\u2019en à pas parlé de crainte peut-être de nire du ressassage.Mais ces déclarations sur le beurre et les œufs de Paris ont plongé dans une telle frayeur mes braves concitoyens qui, jusqu'aux révélations de lu chroniqueuse de La Patrie, caressaient le rêve d\u2019un voyage peu dispendieux à l'Exposition, que j'ose reprendre le sujet et rassurer mes aumis À l'aide de chiffres établis par des personnes qui ne prennent pits des vessies pour des lanternes.ou pour des œufs.Cette bonne Françoise à trouvé la France un pays de Cocagne à rebours où ne peuvent vivre que les Vanderbilt et autres Crésus contemporains, ou que les délégués du gouvernement canadien.Il est vrai que pour vous remettre, Delle Françoise s'empresse de vous annoncer que votre ferninc, si vous l'enninenez avec vous dans la capitale de l\u2019élégance et du bon ton, n'y sera pas le moins du monde dépaysée ni déplacée, qu'elle fera excellente figure dans ce milieu choisi d'artistes et de célébritées, qu\u2019elle court même vne grande chance d\u2019être remarquée et citée, our su grâce, son bon goût ct toutes ses qualités féminines les plus raffinées.Quel est le mari, à moins que ce ne soit quelque beurre à 90 sous et d'œufs à 00 sous pour jouir du plaisir de voir sa femme admirée, choyée, adulée ?Mais pour lu prose de notre chroniqueuse et surtout pour ses renscignements, je me perinets de vous conseiller tyès hurnblement, mais très amicalement, de suivre l\u2019exemnple des gens sérieux, et comme eux de réfléchir une seconde.Paris n\u2019est pas habitée que par des millionnaires ! Qu'il y fasse cher vivre, surtout en temps d\u2019exposition, il faudrait être fou pour le nier, mais queferaient les ouvriers, qui gagnent des salaires que nous quali- flerions ici de misères, avec les œufs et le beurre à ces prix ?Dans Puris-Hachette ouvert au hasard, nous trouvons les salaires des ouvriers en pianos, qui ne sont pas des ouvriers vulgaires.Voici: les contremaîtres ragnent de $1.80 A $2.40 ; les scieurs de $1.20 à $1.80 ; es menuisierset faiseurs de pluques de $1.30 à $1.50 ; faiseurs de tables de $1.60 à $2.00 ; embnlleurs de $0.70 : $1.40 ; manceuvres de S0.70 à $1.00 ; ouvrières 30.50 garçons de $0.10 & $0.60, \u201cMontuge et vernissage : contre-maitres $1.80 ;monteurs en cordes de $1.40 4 $1.80 ; monteurs de caisse mémes salaires ; Inonteurs sur pieds de $1.80 A $2.00 ; finisscurs $1.40 ; poscurs de claviers de $1.00 à $1.80 ; égalisateurs de $1.00 a $2.00 ; poseurs de soie $1.00 : accordeurs de 50.60 à $3.00 ; caleurs $1.20; régleurs $1.30; 2esdégalisatenrs de $1.20 & $1.40 ; vernisseurs de $0.90 & $1.10 ; etc, ete.\" Voilà un métier distingué et certainement un des mieux payés de-Paris et les salaires de $2.00 par jour y sont l'exception rare.La moyenne In plus libéralement calculée n\u2019y donne qu'ur salaire de $1.39 par our.J Que feraient les employés des administrations pu- ments bien souvent ne dépassent pas de $18 & $20 par mois, dans une telle atmosphère de cherté ?Paris-Hachette nous donne encore des renseignements précieux au sujet du traitement des employés des ministères.\u201c Le ministre des affaires étrangères touche $12,200 ; les directeurs de $4A 5,000; les sous- directeurs et chefs de divieion de S2,200 à $3,000; les rédacteurs de $600 à 51,400 ; les attachés de $4100 à $900 ; les Zes attachés $300 ; les expéditionnnires de $300 & $400, ct il en est ainsi dans tous les ministères, \u201d Comment tout ce monde a $3, 4, 6, et 900 vivrait-il avec du beurre et des œufs aux prix fantustiques donnés par Françoise ?La vie serait impossible pour eux.Or ils vivent, donc il y & une autre impossibilité, ct c\u2019est la susdite cherté de vivres.Non.Mademoiselle Françoise étant à Paris, il lui a semblé nbsolument indispensabled\u2019épater ces badauds, ces nigauds de Montréalais.C'est une forme de gns- connade assez commune.Elle s'est imaginée que le public allait gober cette absurdité.Par malheur pour la célèbre chroniqueuse, les badauds sont rares duns sn patrie.Elle semble l'avoir vite oublié.On y réfléchit, on y raisonne.ALBERT THIRAUDEAU, NOTES DE LA SEMAINE L\u2019Exposition Universelle A ceux qui veulent un résumé de Ja civilisation au XIXe siècle, est donnée la solution de ce vaste problème à l'Exposition Universelle de Paris en ce moment.La France a voulu, pour affirmer su suprématie, montrer coiminent le progrès lui avait assuré la première place parmi les peuples de la terre ; et pour nous prouver qu'elle domine, elle nous ouvre toutes grandes les pages de l\u2019histoire à une époque, Ia plus grandiose de son immortelle renommée, Cela est incontestable ; tous les rayons lumineux de ln science et des arts convergent sur Paris en cette année dix-neuf cent.Notre infime planète, avec ses habitants, ses mœurs, ses créations intellectuelles et ses produits industriels, s'estdirigée vorsla VilleLumière pourexposeraux yeux de l'univers les prodiges de l\u2019intelligence du passé; et, comme prélude à l'hymne du Xe siècle, elle chante les prophéties de l\u2019avenir plein d\u2019enchantements et de rêves.Oui, il y n 1A un\u2019 sublime résumé de l'histoire de l\u2019humanité, et il faut à la pensée de larges coups \u2018le plumes pour arriver à namer dignement l'incommeusurable effort de notre siècle uns ses luttes pour s'affranchir de l'influence du passé et devenir grand et fort par lui-même : lutte de In nouvelle avec l'ancienne génération décrépite.Qu'il me soit permis, chers locteurs, d'entrer avec vous dans ce sanctunire sacré où la pensée seule est admise, et où nous pouvons contempler nos rogrès dans le miroir sublime du travail et de ln persévérance inaltérabla, S'il nous était donné de franchir les portes d\u2019un siècle comme il nous est loisiblo de pénétrer dans l'enceinte d\u2019une exposition, In première pensée que nous aurions serait cello de faire la synthéso du passé et d\u2019établir par des vues comparatives des proportions entre les hommes de lu génétion présente et ceux de l\u2019ancienne.Ce rêve est pleinement réalisé quand il nous est donné de voir une exposition comm celle Oe xo sibel Xe siècle nous y apparaît comme une époque de transition.A tous les points de vue, il est ooo) révélation puissante.chi presque eu naissant de l\u2019influence du , il bâtit sur le granit l'édifice impérissable des libertés et des droits de l'homme : c'est à son plus beau fleuron.L'on serait porté à croire que, l'incertitude dont il est hanté, il ira à tätons, incor- tain, et cherchera longtemps la route à suivre.Oomme l'aigle poussé par un divin essor et déployant l\u2019ampleur de ses ailes vers la lumière\u201c du vu son jeune Âge et soleil, il a déjà l'envolée des Inrges aspirations et I'in- vilain et odieux jaloux, qui ne se paiernit le luxe de | ¥ \u2018jet l'état des esprits.bliques et privées, les buralistes, dont les appointe- pyré tuition des grandes.découvertes.Il est voyant À l'instar des génies à qui le ciel a donné lu force divine, in lyre d'un ange, ou la pensée d'un dieu., Il est indubitable qu'avec de pareils moyens d'ne- tion, le XIXe siècle devait mener bien loin encore ct presque suns obstacle les investigations des siècles E nssds À travers les champs des problèmes de l'inconnu.Pour arriver à ces hauteurs, qu\u2019il semblait impossible à l\u2019homme d'atteindre, il commence par so créer une ,philosophie : la liberté des croyances et de lu pensée,qu\u2019il arbore comme un préambule à ses recherches, comme un prodrome à son épopée., Cette philosophie lui vaudra de grands inconvénients, mais lui donnera nussi de fructueux résultats.Il voit dans le triomphe de l'absolutisme un danger pour l'avenir : il ledémolit avec une énergie indomptable, Il voit la science du passé s'égarer dans de vains calculs dont les solutions gaffirment par leur obscurité et leur néant : il détruit le vieil édifice sans broncher.Il voit lu philosophie, Attachée aux problèmes spéculatifs de l\u2019Ame et de Dieu, se perdre dans l'abstraction : il veut connaître l'âme et Dieu dans In nature par l'étude de l'humanité, et sur les ruines fumantes des anciennes doctrines, il fait revivre lu matière depuis si longtemps endormie.Voyez plutôt l'orientation visiblement déterminée de ln pensée.Elle s\u2019acharne à concilier les systèmes et les idées avec l\u2019éclectisme de Victor Cousin.Après avoir subis l'influence de lu jeune Allemagne et de presque toutes les philosophies étrangères, encore sous fe coup de l\u2019étonnement devant les génies transcendants des Kant et des Hégel, elle préconise l\u2019altruisme de Comte, saisit au vol les utopies de Schopenhauer, se heurte aux rêves gigantesques, mais chimériques de Renan, pour s'arrêter au positivisme ou au matérinlisme, si vous l'uimez mieux.Elle base su philosophie sur la vérité des fuits ; elle \u2018* donne au jugement un fondement objectif\u201d ; elle ne veut plus que le palpable, quë la nature viviflée par l'humanité.Son rêve sera réalisé parle triomphe de la matière sur l\u2019abstraction.Et cependant, dans cet indicible mélange de système où toutes les philosophies sont comparées à toutes les sciences, une seule religion reste debout inajes- tueuse et fière, victorieuse dans Ia lutte : le christianisme.Mais la science ne doit pas en rester là.1e Encouragée par les sciences abstraites, la physiologie, lu physique, la chimie, les sciences exactes, la éologie, la 1médecine font dans cette [période un pus immense dans l'étude de l'organisation humaine et terrestre.Bientôt, c'est l'électricité qui nous appa- rnit, éclairant le monde et dont la puissance motrice complète et divinise la force brutale.Puis enfin, comme jadis Pascal remportait un triomphe scientifique en réduisant en une machine humaine un problème qui n\u2019avait existé jusque là que dans l'entendement humain, Pasteur par cette seule formule : \u201c*dissymétrie moléculaire,\u201d fait la synthèse de l'humanité, passe à l'analyse des organes, met en préseuce l\u2019élément de vie et l\u2019élément de.mort et réaffirme irrévocablement le principe : ceci tuera cela.Par ses expériences bactéréologiques il opère la plus grande révolution scientifique de l'époque et détruit pierre à pierre l'édifice des anciennes croyances médicales.Que de progrès ! que de lumière ! Nous sommes éblouis à la lecture du récit de ces fabuleuses découvertes.Nous tombons en extase devant tant de géniales productions ! Mais que sera-ce donc quand nous aurons parcouru le champ si vaste des arts et des lettres ! Tl est un fait certain : les arts ont contribué pour In lus grande part à lu civilisation moderne.Ils ont ait subir au monde comuine In philosophie elle-même, une transition, nécessitée du reste par les évènements Voyez plutôt la musique, toute classique avec ses anciennes formes, ajoutant une autre corde d'argent à la lyre d\u2019Irphée et trouvant dans les flots intarris- sables du rythme et de l\u2019harmonie des accents divins.Pleine de fougue, \u2014 cela est dû au tempéramment tout romantique de notre époque \u2014 la inusique au XIXe siècle a quelque chose de ln mythologie païenne : elle a l'ampleur et lu majesté des demi-dieux de la fable et ses modulations nous viennent de l\u2019Eme, Et la peinture ! Ne s'est-elle pus appliquée à ressusciter les idées latines et grecques dont la tradition et l\u2019exemple ont fourni tant de chefs-d'œuvre ?Ne s\u2019est-elle.pas, en outre de cela, affranchie d\u2019une sorte de mysticisme génant pour g'attaclier aux choses de la nature plus Aln portée du génie humain que les chimériques abstractions de la peinture classique ?La nature, la grande nature,a généreusement servi la cause des peintres du XIXe siècle, car avec In pensée dominant leurs créations, celle a fait vaincre la vérité dans la forme, cet inséparable appara de la Benuté ! Mais là où le romantisme influe surtout, c\u2019est en littérature,et le XXe siècle lui sera reconnaissant d'avoir tracé une ligne de démarcation entre in vieille et la nouvelle générations.\u201cCe siècle avais deux ans, quand apparut le grand prêtre de l'école romantique : Victor Hugo.Ce fut un enfant précoce comme presque tous les génies.À peine avait-il quatorze années que Chateaubriand le qualifiait \u2018\u2018d\u2019enfant sublime\u201d.l\u2019âge où les autres jeunes hommos commencent à pcine de vivre, il avait déjà l'intuition de l\u2019avenir.\u2018 L'intuition, s\u2019écriuit-il plus tard.c\u2019est le génie.\u201d II disait cela en écrivant a fameuse l'immence édifice qu'avait élevé Chateaubriandse for- tiflait par In mise à exécution des ambitions profondes qui nous ont valu l'école moderne.D\u2019un autre côté, la littérature anglaiseavait fasciné l'auteur d\u2019 \u201cAtala\u201d.; puis ce fut Mme de Staël, nous initiant aux secrets.de l'art allemand.La jeunesse de 1829, pleine d\u2019une.sève.nouvelle et emportée par l\u2019enthousinsme, inspirait en môme temps aux.chefs- d\u2019œuvre étrangers : le moyen-âge renaissait dans toute sn splendeur, Il fallait qu\u2019un coup de maître vint affermiir les croyances déjà fortifiées par In liberté dans l\u2019art.Victor Hugo porta ce coup et fut le Jupiter de In pléiade.XIXe siêcle littéraire avait dicté ses lois.: Tour à tour, la pensée et le style prennent la forme ogivale de l'architecture au moyen-âge.L'on se croit en plein XVIe siède, en présence d>s vieilles cathédrales gothiques, tant la phrase est * couleur locale, \u201d Les métaphores s'entre-choquent avec le cliquetis des épées ; les antithèses luttent ; les contrastes s\u2019inte sent.Le roman orne ses pages du feutre pannché des personnages envèloppés du \u2018\u2019sombrero\u201d à l\u2019espa- nol, héros d'aventure et de In bohôme.Pendant que umas père et George Sand emportent l'imagination, Alfred de Musset éhante l'amour, Alfred de Vigny, enfermé dans \u201csn tour d'ivoire,\u201d poétise In mélancolie hautaine et_matétinliste ; Leconte de Lisle fait de l'exotisme, Balzac prêche l'idéalisme, Dumiuas fils transforme le théâtre et.Gustave Flaubert impose à l\u2019univers sa réputation indiscutable de psycho ogue trans: cendant.Et de Lous ces écrivains le \"XIX sfecle littéraire surgit dans toute sa majesté : c\u2019est le Romantis-\u2018 me avec Hugo; c'est l\u2019école Parnassienne avec Leconte de Lisle, Gautier, Baudelaire et Théodore de Banville; c'est le Naturalisnie avec Flaubert, Dumas fils, Maupassant,les Goncourt et Daudet ; c'est le Déendentisime\u2019 avec Verlaine et Mallarmé ; et c'est, bientôt après, la fusion de toutes les intelligences tendant par un:suprême effort vers-l'unique Bauté avec la génération qui se lève ! ne L'on sent quedans ln fournaise des cœurs enflammés, les charbons ardents de la pensée échauffent l'esprit populaire.De littérateurs qu\u2019ils étuient, les hommes e la plume, écrivains à théories, deviennent les moralistes de la société, c'est-à-dire des hommes d'action et sur le piédestal gigantesque de ln civilisation, le XIXe siècle resplendit d'un éclat.incomparable \u2018par ses poëtes ot ses ponsetirs.S'il est vrai do dire que sa littérature vst le resumé de ce qu'est une nation, In France nous donne une preuvo manifeste de cette vérité, quand elle nous ouvre les portes de son Exposition Universelle.C'est une idée généreuse et magnanimo de convier le nations de la terre À vénir faire un dernier adieu au siècle mourant, comme À venir sal r « au siôcle mou comme nir uer l\u2019aurore de cle que la gloire n'a pas encore consatré à l'immortalité.Et voilà, pour terminer, chers lecteurs, les réflections que vous ferez avec moi \u2018quand vous mettrez, pour première fois, le pied dans l'enceinte de l'Exposition, e Paris.rs Cet Il nous est donné à tous, d'emnbrasser d'un coup d'œil ce passé ritdièiix que je viens de vous mettre réface de son drame \u2018\u201c OCromwell\u201d, où | mons d'un amour filial et sans borne.Oui, nimons le avec un enthousiasme sacré ce XIXe siècle ; aimions la surtout cette France qui nous prouve en ce moment tout l\u2019intérêt qu'elle porte au progrès de ses fils et des peuples de la terre.Saluons ce Paris, aui, avec Rome et Athènes résume pour nous lu civilisation humaine ! > Saluons ce Paris lumière, le champ des vastes conceptions et des pensées sublimes ! saluons le respectueusement parce qu\u2019il est le cœur de la France et que le cœur de ln France est celui de notre mère ! JEAN CHARBONNEAU, Dans le prochain numéro : NOTES DE LA SEMAINE,par LOUVIGNY de MONTI- GNY.[exportation des oeufs rt la semaine e, a amend a Le Fremona, qui est entré dans notre dernière après une heureuse trave: Montréal un Anglais du nom de Raph Spedding,riche commerçant de beurre et d\u2019œufs.Spedding est à faire fabriquer chez un ferblantier une boîte frigori- flque de 6 pieds de hauteur sur 5 pieds de largeur, dans Inquelle sont pratiqués des trous de 6 pouces de largeur, s: bouchant herimétiquement au moyen d'un mécanisme tout à fait nouveau.M.Spedding à raconté hier, qu\u2019il n'avait jamais réussi à exporter des œufs du Canada sans en perdre la moitié.les vend aux hôtels, et aux grands restaurants.Il a signé un contrat avec ses clients par lequel il s'engage à leur livrer les œufs au gallon.Les œufs, achetés frais sont cassés et vidésdans les compartiments de la boîte.Cette dernière, une fois remplie, est scellé,et tous les interstices bouchées avec de la cire.M.Spedding peut de cette manière exporter du Canada plus de cent mille douzaine d'œufs à la fois, en employant autant de boîtes qu\u2019il en a besoin.3 «L \u2014\u2014\u2014 Après le pain, l'instruction est le premier besoin du peuple.Les incendiés ont du pain : ils n\u2019ont pas de livres ! LE VAPEUR °° SAINT-LAUREXT °° FAIT LE SERVICE ENTRE MONTREAL ET BERTHIER VOYAGES KEOULIERS : Les mardts.\u2014De Montréal à 1 p.m.Le mercredi \u2014De Berthier à 8,00 p.mn.Le vendredti.\u2014De Montréal à 1 p.m.De Berthier à 6.00 p.tp.Le dimanche.\u2014De Montréal à 8.00 p.m.De Berthier à 3.00 p.m.Prix, le dimanche, 5u ceuts.Aller et retour.LANGLOIS & BEAUDRY, PHOLHIÉTAIREE.B.\u2014Len voyages réguliers du dimanche commencuront lo 20 de inal.Hotel Richeligy Rue Saint-Uincent MONTREAL L.-A.COTE, Proprietaire CHARLES-A.DROLET Gerantl\u2019rix la semaine, 25 et 35 cents.N.Cette maison vieut de reprendre scs opérations après avoir subi des chauçements qui la placent aujourd\u2019hui sur le pied des moilleures notes nme ieaines.La solution d'un grand problème : Le confort et le bon marche.Librairie Française 1632, rue SAINTE-CATHERINE JULES PONY, Directeur A toujours à la disposition de sa clientèle le plus grand choix d'ouvrages littéraires de Paris.Recevra prochainement le chef-d'œuvre de Edmond Rostand L\u2019AIGLON Retenez d'avance votre exemplaire.nombre en est limité.PRIX: 90 CENTS Vient de recevoir le premier volüme d\u2019une délicieuse collection illustrée, à 50 sous le volume.L\u2019OTAGE par René Maizeroy.Le Succursale generale de \u201c LES DEBATS \u201d tre ar, tn rer tre alleen, le reir sla tr lB i.lt a 0 THEO.FOURNIER Photographe (Ci-devant employé de Laprès et Lavergne) 1329, RUE SAINTE-CATHERINE (anglo Plessis) SPECIALITE : Photographie imitatant Gravure suraclier, papter mat.fio TE wr Ww gr wr rr gr ! - \u201cTel, Bell Est 1561 Tel.JOS.HOOFSTETTE Maitre-Charretier et Entrepreneur de Pompes Fanebres Chambre garnie, Cercueils et Corbillarde de Ire classe 3838 241, RUE VISITATION Voitures doubles et simples de 176 classe.Marchands 273.LA, beatin geane Soirées déFamille «2 MOVEMENT En préparation - æJEUDL 31 MAI» \u201cL\u2019ABBE CONSTANTIN Comédie en trois actes par : LUDOVIO HALÉRY Melle Blanche Dubois, M.Raoul Dionne et autres prendront part aux entr'actes, \u2018 © Prix populaires 256 et 35c.« - - Billéis én Veate sous les yeux.Nous serons tous rtés à contempler ce XIXe siècle qui nous a vu naître et que mous.ai- \u201cA la librairie Ville-Marie, 210 Rue SAINT-LAURENT "]
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