Les Débats, 29 juillet 1900, dimanche 29 juillet 1900
[" LA SOCIÉTE ANONYME DES DEBATS LOUVEGNY de MONTIGNY ADMINISTRATEUR ET DIRECTEUR DK LA REDAOTION LE NUMER >»?DEUX SOUS, L'ARONNEMENT : 81.00 par année, -Les abonnés recevront le journal par la malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.CS JOURNAL POPULAIRE PARAISSANT LE DIMANCHE at Ni vendu ni a vendre a aucune faction politique = ler ANNEFE No 35 29 JUILLET 1900 REDACTION ET ADMINISTRATION : 7t, rue Saint-Louis, 71 MONTRÉAL, P.Q.TELEPHONE BELL, Main 3840.Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.Réolames, taux spéciaux, Dans le lointain À celle qui se reconnaîtra.Je sais combien vaine est l'image Que l'illusion du décor Prête au fantastique nuwge, Dans le lointain des couchants d\u2019or ; Je sais pourquoi la lune est pâle EL pleure des bonheurs enfuis, Ainsi qu\u2019une larme d'opale, Dans le lointain des tristes nuits ; De l\u2019abîme écartant les voiles, Je puis live, en lettres de feu, Qu'il n'est pus de fin aux étoiles, Dans le lointain du pays bleu ; Mais je n'ai pas compris votre dme Et ses frissons anyatérieux, Quand j'ai voulu lire, Madame, Dans le lointain de vos beaux yeux.OuanLES Gian Vers le suicide En se tenant au courant des complications internationales et des surprises que menacent de provoquer les évènements de l\u2019Extrême-Orient, le lecteur n\u2019est pas sans se demander si le Canada pourra traverser les crises de demain sans en ressentir les contre-coups formidables, et le devoir s\u2019impose à chacun de prévoir l'avenir afin de concourir, si possible, à le rendre moins sinistre.l'Angleterre surtout s'engage dans une voie tout hérissée de périls, et d\u2019écueils et nos destinées sont trop étroitement liées aux siennes pour que nous puissions assister impassiblement aux progrès de cette politique nouvelle, En guerre avec le \u2018Transvaal qui lui coûte déjà près de cent mille hommes et qui n\u2019a pas dit son mot suprême, aux prises avec la Chine où des milliers de tombes sans doute se creuseront avant que le vainqueur puisse dicter ses conditions, menacée dans ses colonies de l'Afrique orientale ainsi qu'aux Indes où la famine hideuse avive au lieu de les éteindre les redoutables passions d'un fanatisme doublé de désespoir, la Grande Bretagne se demande anxieusement d'où lui viendront les soldats qui com- Lattront pour maintenir l'éclat de son prestige.Et voici que, pour répondre aux exigences d'une situation qui se complique, les hommes d'Etat des bords de la l'amise veulent appliquer un grand remède aux grand maux qui les menacent et songent à couler toutes les colonies anglaises dans le moule d'un impérialisme intégral en ressuscitant l'époque liberticide où l'antique cité de Romulus s'arrogeait, en échange du titre platonique de citoyen romain, le droit de recruter ses légionnaires, ses gladiateurs, ses belluaires, ses eunuques et ses esclaves dans tous les hameaux de la Gaule, de la Bretagne et de la Germanie.Or, au point de vue britannique, l'impérialisme peut- être le salut ; mais au point de vue canadien l'impérialisme est le suicide, et les peuples, non plus que les individus, ne peuvent commettre la lâcheté de se suicider sans transgresser, de la façon la plus irréparable, les lois les plus transcendentales de la morale humaine et divine.Malheureusement, l'habilité vraiment machiavélique avec laquelle les partisans de l'impérialisme s\u2019y sont pris pour faire mousser leur beau programme a fait, au Canada, de nombreuses victimes, car il se trouve toujours des moutons qui marchent gaîment à la boucherie lorsqu\u2019au préalable on a le soin de les enrubanner.Le peuple en lui-même, chez qui l'instinct et le bon sens des âmes simples n\u2019ont pas été suppléant par une intellectualité factice et par un raffinement de serre-chaude, le peuple, il est vrai, demeure essentiellement hostile à ces modifications constitutionnelles et la gangrène n\u2019a guère envahi jusqu'ici que les sphères politiques ; \u2014 mais le péril n'en subsiste pas moins parce que l'indolence de la race canadienne est déplorablement grande et parce que les appetits malsains de certains agitateurs peuvent faire se précipiter les choses et nous lancer en de entreprises dont l'avenir subirait lourdement les irrémédiables conséquences.Il faut donc se mettre en garde.Or, la meilleure manière de réagir contre cette trahison, c'est d'adopter un programe politique qui sert carrément la contre-partie de l'impérialisme.On veut nous engloutir dans le Greater Britain : tendons vers l'Indépendance, demandons l\u2019Indépendance, agitons la question de l'Indépendance : il en restera toujours quelque chose, et si nous ne parvenons pas à nous émanciper complètement d'une tutelle qui déjà menace de se prolonger au delà de notre majorité, nous inoculerons du moins au peuple cet amour de la liberté politique et cette indépendance de ca- Tactère qui le vaccineront contre l'épidémie et l'empêcheront de s'ankyloser davantage en des expectatives de servitude éternelle et de suicide impérialiste.Il ne s'agit pas ici d'évoquer les devoirs de la reconnaissance, non plus que de la générosité.En politique, la reconnaissance qui ne rapporte rien est une sottise et la générosité sans bénéfice est une ânerie.Ce principe peut sembler brutal, mais nous l'avons appris à l'école même de l'Angleterre et ce n\u2019est certes pas M.Chamberlain qui.pourrait nous blâmer de faire passer les questions de \u201c business \u201d\" avant les questions de sentimentalisme et de sympathie.1} ne s\u2019agit plus non plus d'examiner toutes les objections futiles que peuvent aligner devant nous la peur des uns et la soif des autres : il s'agit d'appliquer énergiquement un antidote au mal qui nous envahit et de dire aux complices de l'anéantissement national : « Le Canada veut demeurer ce qu\u2019il est; mais, s\u2019il faut nécessairement qu\u2019il s'embarque dans une galère nouvelle pour voguer vers l'inconnu, nous voulons que cette galère s'appelle l'/rdépendance, au lieu de s'appeler la Mort, lu Déchéance ou l'Impérialisme, Espérons donc qu'au cours de la prochaine cam- irlandais, écossais et voire Anglais chez qui le jin- goïsme parle moins haut que le \u201c common sense \" sauront réagir énergiquement contre la tendance que nous venons de signaler, et qu'urifiés par l'appréhension du danger qui menace la patrie commune, tous les partisans de l'autonomie canadienne sauront, dans Québec, dans Ontario et dans les autres provinces, se choisir des députés dont le caractère sera suffisamment trempé pour demeurer invulnérables en présence des promesses ct des cajolerics qui pourraient venir de Westminister, Et nous croyons suflisammemt pressentir état d\u2019ame des populations canadiennes et deviner la réaction que provoquent jusque dans Ontario les lenteurs onéreuses de la campagne transvaalienne pour affirmer Qu'en rédigeant son programme d'aprés les principes que nous venons d'analyser, un parti politique serait assuré de remporter une victoire retentissante el de répondre aux aspirations nationales, non seulement dans la province de Québec mais encore dans les provinces où l\u2019Impérialisme espère le plus facilement pouvoir s'implanter.G, de MONTIGNY.Mauvais socialistes ; Il y n donc de bons socialistes, diront les gens timorés que ce mot effrnie et qui, imitant les autruches, se cuchent In téte chaque fois que ce nom upparait dans la discussion.ertainement qu'il y « de bons socinlistes.Te Pape, le pape des ouvriers, comme on a fort heureusement appelé Léon XIIT, après son Encyelique sur les relations entre les patrons el les ouvriers, n été traité de socialiste.Le comte de Mun et ses adeptes ne sont-ils pas qualifiés de socialistes chrétiens ?L'enipereur Allemagne, cel autoritaire, protecteur des lois ouvrières qui ont fait tant de bien aux travailleurs de son empire, n'a-t-il pas, lui aussi, été traité de socialiste ?Mais s\u2019il y a de bons socialistes, il y en a aussi de mauvais, et nos gouvernants d'Ottawa peuvent être classés dans cette dernière catégorie.La subvention exagérée des chemins de fer ; In gratuité presque complète de nos canaux : la construe- tion de glacières pour le Lransport du beurre, des œufs, du fromage ne leur suffisent plus, Les voilàmnin- tenant qu\u2019ils s\u2019ingénient À améliorer aux frais de l'Etat, du peuple, In ventilation des navires de notre flotte commerciale.Il paraît que nos pommes et nus fromage s.anvoyés en Angleterre souffrent de In chaleur et que les expéditeurs de ces produits s\u2019en sont plaints au gouvernement.Empêcher les pommes et le fromage de sucer est, on ne s\u2019en sernit jamais douté, un des devoirs du gouvernement, et notre gouvernement, anxieux de remplir toutes ses obligations, s\u2019est empressé de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette transpiration.Il vient de décider qu\u2019une prime de $100.serait accordée À tout navire qui prendrait les mesures nécessaires pour ventiler convenablement les chambres dans lesquelles les pommes et le fromage seront installés pour faive ln traversée.Cette scllicitude fait suer rien qu\u2019à la mentionner.Les ouvriers du port suent, et fortement, et le gouvernement n\u2019a jamais rien fait pour les en empêcher, pour rendre leur travail plus confortable.Les émigrants suent et le gouvernement n'a jamais rien payé pour faire ventiler leurs cabines.Le peuple sue à travailler pour payer ses tiuxes ct le trésor fédéral encnisse des recettes plus fortes \u2018que par le pussé.; On n\u2019est pas des pommes ! dirait cet humoriste à froid d'Allais, et c'est regrettable : car on aurait alors droit, comme le fromage, à tonte in sollicitude, aux rafraîchissements du gouvernement.Quand un de ces mécréants de journalistes demande l'intervention des pouvoirs publics dans les questions d'épargne, d'assurance, de réglementation de la journée de travail et dans bien d'autres questions, on le voue à lu malédiction publique en l'accusant de socialisme, : Mais quand un ministre intervient dans une transaction commercinle pour la rendre plus profitable, avec l'argent du peuple, on l\u2019encense et on le traite de grand homme.De quel droit le ministre de l'Agriculture dépense- til l\u2019argent des citoyens pour améliorer le transport des pommes et du fromage ?Î Si cette amélioration est nécessaire, les compagnies sauront bien la réaliser elles-mêmes.Il y vn de leur intérêt., Meilleure sern In condition dans laquelle elles délivreront, de l\u2019autre côté de l'Océan, les produits canadiens périssubles, plus grande on serm la quantité qu'elles transporteront et les bénéfices que ce transport leur donnera.; Ce transport est une affaire purement commerciale, relevant uniquement de l'initiative privée et c\u2019est faire dn socialisme À rebours que fnire interve- uir l'Etat dans son anélioration.; Le bon socialisme est celui qui s'intéresse À l\u2019amélioration de lu condition morale et matdrielle des travailleurs, des humbles, des petits ; le mnuvais socialisme est celui qui s'emploie à empêcher les pommes et le fromage de suer pour le seul bien de ceux qui tirent des bénéfices de leur transport.C'est ce qu\u2019a fait le gouvernement fédéral ct c\u2019est pourquoi il a mérité, une fois de plus, d'être clnssé parmi les mauvais socialistes par tous ceux qui s intéressent au sort des classes ouvrières.PAUL BERTIN Chez \u201cConcordia\u201d Sortira ! Sortira pas!\u201d est un petit jeu auquel.se livrent l'Association de Réforme municipale el échevin Jacques, dans le quartier Saint-Gabriel.J Jusqu'à ce jour les électeurs du quartier se tiennent Yon une expectative légèrement gounilleuse.L'Association de Réforme municipale, qui ne doute de rien, avait invité l\u2019échevin Jacques à venir lui remettre son mandat vendredi soir, devant une Asblée publique.SC on ne es t 6t1e plus poseuse, plus hypocritement use.Ces choses-là se font ordinairement en petit comité, sous le manteau de la cheminée.On envoie un comité demander à l\u2019élu de remettre son mandat ur des raisons qu'on lui donne ; mais, jamais, avant \u2019avènement au pouvoir du parti de la Réforme on pagne électorale, rouges ct bleus, Canadiens français, | to \u2018| sont n'avait cru demander à un élu du peuple de se condamner lui-même et de venir rendre son tablier en public.L'échevin Jacques a refusé, prétextant qu'il n'avait de compte à rendre qu'à ses électeurs ct non à une association plus ou moins étrangère au corps élec- ral.L'échevin Jacques était dans son droit ; en disant cela LEs DÉBATS n'ont aucune intention de prendre parti pour lui ou même de le défendre.Loin de là : nous le tiendrons en suspicion jusqu\u2019au jour où il aura donné des explications dont la clarté fora voir dans les considérants du jugement du juge Desnoyers autre chose que co que le publie y a vu.L'échevin Jneques nurait tort de croire qu'il jouit de l'admiration et de It confiance du peuple ; mais le \u201c\u201c british fair play\u201d, cette famouse équité anglaise dont on parle tant, semble ne pas avoir été inscrite dans les statuts de l'association de Réforme municipale.Si ce qu'on reproche à l'échevin Jacques était une faute, un délit, un crime électoral, tel qu'un vote dangereux, contruive aux intérêts du quartier et dela ville, ou une abstention des séunces du Conseil et des comiter, ou un manquement aux obligations légales et illégales qu\u2019un représentant du peuple doit ae- uittés, on comprendrait qu\u2019une demande de démission puisse être faite pur lu majorité des électeurs.Mais il s'agit au contraire, duns ce cas, d'un délit de droit commun, presque d\u2019un crime, car cette affaire de bonus ressemble pas mal à du chantage, et les électeurs, pas pins que la Réforme, n\u2019ont le droit de déclarer l\u2019échevin Jacques coupable et surtout de commettre la fumisterie de lui demander de se condamner publiquement.L'affaire de l\u2019échevin Jacques relève des tribunaux et non de l'électorat.Si l'association de Réforme est réellement convaincue de la culpabilité de cet échevin elle peut, nous dirons plus,elle doit le faire poursuivre par un de ses membres électeur de Montréal.C'est là, la seule mesure digne, légale, courageuse qui puisse être adoptée.Son seul tort est d\u2019être légèrement dangereuse et coûteuse et tout le monde suit que la Réforme s'éearte prudemment de toute lutte où il faut montrer son courage ot son porte-monnaie.Elle préfère l'agitation stérile, les discours échevelés ne coûtant rien ou peu de chose.Le parti de la Réforme, qui fait de la réforme comme les conseilles abattent des noix, ne semble nullement se douter que cette demande de déinission introduit dans nos mœurs électorales, déjà assez cor- vrompues, le mandat impératif c'est-à-dire la forme In plus vicieuse, lu plus dangereuse pour le bien public.qu'on ait jamais donnée aux relations qui doivent exister entre mandants et mandataires.JEAN On n\u2019est pas des pommes Une erreur du \u201cdiable\u201d de l'imprimerie des DEBATS m'a permis de jeter un coup d'œil sur l'article de mon ni cb collègue Paul Bertin, : * On n'est pas des pommes \u201d, estun eri ourgaient adopler tuns ee NTL que Fabre de bains publics empêchent de se rafraichir pendant ces jours caniculaires, Notre bonne ville de Montréal devrait bien se montrer aussi soucieuse des sueurs de ses contribuables que le gouvernement fédéral des sueurs des pommes et du fromage.Si empêcher ces intéressants produits de suinter est une bonne chose, empêcher le peuple de suer en serait une meilleure.C'est, sous une autre forme,l'idée émise parle Recorder Weir serefusantàcondaunner quelques jeunes gens amenés devant lui pour avoir commis l'énouvantaole délit d'une baignade dans le canal.Le magistrat n\u2019a pas mâché ses critiques à notre bonne municipalité qui, depuis un demi-siècle, n'a pas trouvé de fonds pour construire des bains publics où les citoyens qui n'ont pus le moyen d'aller à la Malbaie ou autres places d\u2019eau, pourraient se baigner tranquillement sans courir le risque de se voir appréhender par leur calegon de bain, Franchement, on s'occupe trop des pommes et du fromage et pas assez des humains dans nos hautes sphères gouvernementales.Un peu moins de sollicitude pour les choses qui se vendent et un peu plus d'attention pour les êtres qui vivent et dont ln vie, toute de travail, est la plus grande richesse du pays, fernient plus pour la gloire e nos gouvernements quels qu\u2019ils soient : ministres, députés ou échevins, que les discours et les promesses avec lesquels on englue les électeurs aux grands jours d\u2019élection.Après tout, In fauto en est aux électeurs : un peuple, avec le suffrage, n'ayant jamais pour maîtres que ceux qu\u2019il mérite.MIGEON.STANISLAS PRUDHOMME \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"- memes LA MORALE ANGLAISE \u201c 11 est humiliant pour un juge de la Cour suprême \u201cd'avoir à -révoquer un solicitor coupable d'avoir * détourné 15 shillings, quand il est rvéré qu\u2019il en est \u2018 d'autres, dirigeant des études de premier ordre, qui \u2018ont volé 500,000 livres sterling, et contre lesquels \u201c aucune plainte n\u2019est déposée.\u2019 Ces paroles, prononcées, il y a quelques jours, par le juge Grantham, vont attirer l'attention publique sur In condition scandaleuse des solicitors en Angleterre.Dans l\u2019espace de neuf mois, plus de quinze ont été révoqués et condamnés pour détournements, faux en écriture et autres délits.Lau cnuse du mal est facile à deviner.Ces fonctions sont une carrière libre, comme ln médecine, et quiconque ayant servi cinq ans d'apprentissage et subi un examen dérisoire peut devenir solicitor moyennant une patente annuelle de 15 livres.Leur banqueroute, à moins d'être frauduleuse, n\u2019entraîne lu révocation, et actuellement Jus de quarante d'entre eux exerçant à Londres son nqueroutiers.Isanceurs d\u2019affaires véreuses, agioteurs sans scrupules, usuriers et entremetteurs, ils même, dans l\u2019exercice de leurs fonctions, de terroriser les fnibles pur le chantage et d'entraîner leurs clients dans des procès coûteux qui permettent a ces hommes de loi de mener grand train, sans que leurs malheureux créanciers aient In moindre chance do jumais rentrer dans leurs fonds.Le solicitor anglais cumule les charges de l'avocat et du notaire ; il plaide au tribunal de première instance et instruit en police correctionnelle des affaires qui se dérouleront en Oour d'assises ; il fait prêter serment, rédige des testaments, des contrats de mariage, d'achat st fe vente.11 est, en plus, l'intermédiaire entre l'avocat et son client, car aucune affaire ce peut être instruite sans son aide.C'est lui qui paye les honoraires de l\u2019avocat et qui le choisiL.là sa puissance énorme, car le barreau est à sa merci.Le premier devoir du conseiller de In Reine lui-même, comme du plus jeune membre de l\u2019ordre est de \u2018soigner le golicitor\u201d\u2019, car c\u2019est par là seulement que peut venir le succès.Autant l'étiquette du barreau est sévère autant celle du solicitorat est relâchée ; l\u2019avocat n'a même pas le droit de discuter ses honoraires avec le ; A à solicitor ; c'est son clerc qui se charge de débattre la question d'argent, et qui reçoit une commission sur tout ce que gagne son maître.Le clerc de sir Edouard Olarke se fait en moyen dix mille dollars par an, on le dixiéme du revenu de l'ancien solicitor général.Ce système permet au patron d'effectuer un profit énorme, de complicité avec le clerc qui, moyennant une commission Lriple, vend souvent les services de l\u2019avocat À moitié prix.Trois mille solicitors environ exeicent A Londres, et cette concurrence explique comment cette carrière admet des ggens tirés qui font feu de tout bois pour continuer la lutte.Une centuine d'études se parta- ent le gros des afluires administratives ; chaque amille titrée a un solicitor salarié qui n'a pasd'autres clients ; il en est de mêmie des grandes compagnies de chemins de fer qui, en moyenne, payent leur chargé d\u2019affaires à raison de 50,000 dollars pur an.Ye conseiller légal du duc de Westminster en reçoit autant.Inutile de dire que ces quasi-fonctionnaires, ainsi quo leurs collègues dont les services sont acquis aux grandes banques et compagnies d'assurances, sont au dessus de tout reproche.Malheureusement il reste un t1ds grand nombre de solicitors sans capitaux ni relations socinles, ancions clercs dévorés d\u2019ambition qui, n\u2019ayaut aucune chance de réussir par des moyens honorables, ont recours à tout avant de sombrer.C'est à cette classe qu'appartient le sieur Hallam, révoqué pour un détournement de 15 shillings ! La somme en question est sans doute sussi mesquine quo les affaires traitées pnr le pauvre tabellion, appelé dorénavant à deveniï lanceur d'affaires.P, Le M.ECHOS Emoustillé par son correspondant montréa- lais, le Toronto World exploitait dernidreinent unac- te de La Presse pour revenir à son dada et manger une tranche ou deux de Canadien.\u2014 La chose ne nous étonne guèré : nous savions que, trop froussard ur dire carrément sa francophobie, le Z'oronfo orld intiltre néanmoins volontiers son cannibalismie en des entrefilets flelleux, et nous savions aussi qu\u2019à Montréal, certains crêve-fain du journalisme exploitent savamment, pour se payer quelques stenkes éphémères,les sentimer.ts sanguinaires de quelques fouilles onturiennes comme ils exploiteraient, en Chine, les sentiments anglophobes des Boxeurs ; ais nous ne savions pas que La Presse pousserait la naïveté jusqu'à s\u2019effaroucher de cet état de chose et se lançerait en deux colonnes d'explications our prouver qu\u2019elle est plus british que la Tamise.Oes courbettes ne nous attireront jamais que de nouvelles cinglades et nous sommes d'avis qu\u2019en appelant carrément les choses ar leur nom et ense servant,en hommes, de leur intel- igence pour jugersainement les évènements politiques qui se déroul ent en Angleterre, au Transvaal ou en hine, les journalistes canadiens-français parviendraient plus aisémient à se faire respecter qu'en faisunt croire à des accusateurs perfides que leurs balivernes bilieuses sont prises au sérieux.Le réglstre des actions intentées nous fait voir que M.Alphonse Roy a pris, devant la Cour au- dérioure, à Montréal, une poursuite en donnnages au montant de $5,000 contre M.J.-E, Bruyère.Comme le défendeur est le vicaire de 1x paroisse de Saint- Eusèbe,dont il à été récemment question dans la presse, nous réserverons nos compientauires jusqu\u2019au nio- ment où le défendeur aura la parole en ce débat qui promet d'être intéressant.Si l\u2019MAbit fait le moine, le moine ne fait pas toujours à l'habit.Nous en fournissent une preuve cocasse les amis de certainsconducteurs de tramways, qui revôtent l'uniforme à boutons jaunes pour entrer gratuitement dans les parcs où l'on s'amuse.On le sait, ou on ne le sait pas, mnis le fait est que les automédons électriques, gvâce suns doute à l'électricité des puissauces qui les emploient, entrent comme des oi- serux dans ces lieux d'amusements.Ils ne seraient qu'à féliciter s\u2019ils se contentnient de bénéficier personnellement du privilège.Mais ils passent l\u2019uniforme à des nmis plus ou moins ventrus que les vrais propriétaires, ce qui laisse penser aux étrangers que In Compagnie des tramways achète, pour ses employés, des habits d'occasion.C'est surtout le principeque nous voulons sauver en cette affaire.Et si nous dénongons cette substitution de pelure, c\u2019estque nous ne voulons pas qu\u2019un premier venu emprunte quelque jour la redingote d'un ministre pour aller faire des discours officiels à quelque exposition universelle.Les vidAngeurs me semblaient devoir être des personnages si blindés que je n\u2019ai jamais hésité à leur reconnaître une conscience aussi inrouillable que les yachts dorées du prince de Galles.Je me suis trompé.Sans doute par le contact, les chevaliers des poubelles se gâtent.lus d\u2019une plainte nous est venue de citoyens envers lesquels les cure-rues se sont montrés d\u2019un rigorisme ordurier.Ils exigent maintenant le pourboire, comme de vulgaires cochers.Je sais même un avaricieux marchand de inswqui a juré de semer des radis dans la cendre que lui refusent d'emporter les vidangeurs, plutôt que de verser entre les mains de ces messieurs le pourboire exigé.Du train dont vont les choses et avec in vulgarisation du pourboire en notre bonne ville, on re sait plus s'il sera possible aux malheureux fonctionnaires d'être promus suns qu'il leur soit besoin d'offrir un pourbol- re aux échévins.Mis en humeur par les évènements de In Chine, des turbulents des États-Unis se sont imaginé faire preuve d'une haute culture intellectuelle en assaillant des buanderies et en boxant de pauvres Chinois que la misère a fait venir en Amérique.Ces rixes donnent peut-être à In bôte humaine l\u2019occnsion de se dégourdir et de secouer ln torpeur dans laquelle les lois l'obligent de dormir, mais nous ne voyons pnhs trop quel résultat pratique peuveut avoir ces brutales échauffourées.Puisque les gouvernements trouvent qu\u2019il est profitable d\u2019ouvrir les portes des pays civilisés à l'invasion jaune, les immigrés chinois acquièrent du inême coup le droit d'être protégés contre les brusqueries des casseurs de vitres et ceux qui provoquent ces tapages se rangont délibérement parmi les citoyens que la police fait bien de surveiller.80 fraises, Bo francs ; voici, d'après les dornières nouvelles, un aperçu de ce que coûte le dessert dans un des grands restaurants de l'Exposition de Paris, Il n\u2019y à pas à le nommer ; ce serait lui faire de la réclame, car le voyageur riche, ou qui veut le aître, le Canayen quelque peu humecté d\u2019impérin- isme se précipite volontiers là où il est certain d'être volé, histoire de faire l\u2019Anglais.Les gargotiers de l'Exposition, affolés par les prix exorbitants que leur a coûté la location du terrain, offrent à leurs clients des notes fantastiques ; le millésime, l\u2019âge de la caissière, la hauteur baromérique du jour prennent rang dans l'addition.Le client fait la grimace, mais il se tait, sans murmurer, surtout s\u2019il est accompagné de dames.Oar, on ne l'ignore pas, * on ne doit jamais marchander en présence d'une dame, \u201d ENRY D'KLS Est-ce pour rire ?Les electrogenes naturels Le très pondéré jeune honune à qui de multiples qualités ont mérité In gloire de diriger Lis DÉBATS vers l\u2019immiortalité m'ayant, In semaine dernière, fuit entendre que ma chroniquette intitulée © Vers la paix\u201d était trop longue de quatorze à dix-sept pouces, je crois devoir rétablir aujourd'hui les choses en leur normale assiette on vous en bâclant une qui soit de quatorze à dix-sept pouces trop courte., J'en profiterai pour vous révéler simplement qu'un de mes amis \u2014 un savant, naturellement \u2014 vient de découvrir le moyen d'utiliser 1'électricité qui réside dans le poil des chats, dans la chevelure de certains bi-pieds, les peignes de caoutchouc et les bouts d'nm.bre des pipes en écume de mer.11 y a là, (chacun le pressent, avec le frisson que fait courir sur l\u2019épiderme ln subite perception d'une merveille), une inépuisable mine dont l'exploitation ne manquera pus de rendre plus tolérable l\u2019existence de la gente humaine et les plus sceptiques, nous y comptons, ne s'aviseront jamais de contester à l'inventeur de ce procédé, lu part de gloire que son génie lui mérite surabondamment.(la suite au prochain numéro) GASTON, NoTA.\u2014Rien, d'ailleurs, ne vous empêche de rigoler comme d'habitude.GLOIRE ET KHAKI Les grauds journaux de Montréal publiaient, mercredi dernier, (sans commentaires, naturellement) In dépêche suivante : Toronto, 20.\u2014L' Evening Telegram publie cette dépêche de Londres : * Quatre Canadiens invalides venant du Sudafricain, nanquant complètement d'argent ur se payer un logement, sont obligés de coucher à la belle étoile dans Hyde Park.Ce watin deux d'entre eux n'avalent pas assez d'argent pour acheter leur déjeuner, Et c'est ninsi que M.Chanberlnin traite, à leur retour, les Argonautes qu\u2019il a lancés à la conquête d'une toison d'or dont lui seul, apparemment, compte hériter., Lorsqu'il s'agit de recruter des troupes et d'embaucher de lu chair à mitraille, ok ! c'est une autre alfaire, el le brav'secrétiire, qui connait gon monde, n bientôt trouvé le moyen d'atteindre le core des enjohnbullisés dont s'agrémente le personnel des administrations coloniales.LL I1 suit, en eflet, que pour frapper juste, il faut frapper à la tôte et que l'enthousiasme a plus de chunces de pénétrer l'atelier lorsqu'il descend des ministères.Aussi, voyez ! Les enblô-grammes parcourent les myriamêtres, tout bondés de douceurs capables de transformer en limonade l'amertume des eaux de mer: les meetings se multiplient, les saltimbanques du husting égrènent leurs boniments, les dé arts s'organisent dans lo délire, les banquets se précipitent, le champagne pétille aux muins des purleurs plastronnés d'empois chinois, les onguirlandements de papier chiffon s'allongeut en théories polychromes, les cotonnades tapageuses s'enserpentent aux piliers rugueux de fourches caudines qu\u2019on décore du nom d'arcs de triomphe, les fanfares à base de cuivre provoquent chez les garnins et les feminclettes des crises nerveuses que le journalisme empoche comme de l'enthousiasme de 18 carats, les officiels déballent lours pompons, les sabres de parade, les panaches et le cliquetis des batteries de cuisine pour faire brasiller aux yeux de moriluri les magnificences d'une gloire immortelle.Et le bateuu part.Les spectateurs agitent une dernière fois les mouchoirs, fos organisateurs, que de nombreux devoirs retiennent infortunément au rivage, vont prendre ensemble une derniére larme de consolation, puis, chacun retourne à sa chacune.Cependant, l'absence s\u2019éternise, les balles de fer et de plomb fauchent, les tombes recouvertes de cailloux, quisontles fleurs de là-bas, se multiplient sinistrement au flanc roux des montignettes du Cap, de l\u2019Orange et.du Vaal; et le soleil de fou, les nuits malsaines, I'eau croupie, l'odeur des cadavres pourrissant en pleine air, la fringale qu'apaisent mal les aliments frelatés par une spéculation sans cœur, les marches forcées, les surprises d'un ennemi toujours aux aguets, les boulettes commises par des chefs sans expérience allongent férocement la liste des sucrifiés, des amputés, des éventrés et des assassinés.Puis, après avoir subi toutes les tortures que pou- vent endurer, sans claquer, des fièvreux, des dyssen- teriques ct des bles privés des soins les plus élé- mendaires et des médicaments les plus primitifs, quelques uns d'entre lesplus robustes \u2014 un sur contreviennent, hâvres, exsungues, enguénillés, sombres, à jamais vounés à l'invalidité douloureuse et voici qu'après avoir rafraîchi In pourpre de ses chrysantèmes étranges dans le sang de ces martyrs, Chamberlain n'a Même pas, pour accueillir leur maladive indigence, une caluune semblable À celle que le bourgeois de Piccadilly tamponne de paille fraiche pour abriter la délicatesse de ses chiens et de ses chiennes.Les héros du Vaal dorment à Ia belle étoile, parmi les mendiants que la police tolère de force sur les squares de Londres lu brumeuse ou dans les ruelles sales où les prostituées se vautrent dans la vermine de leur abject paupérisme, C'est benu la gloire ! Et voici qu\u2019en Inissant ainsi se confondre avec la poussière des squares et le crottin des chevaux de fin- cre, cet uniforme khaki dont nos compatriotes s\u2019étaient revôêtus pour combattre désintéressément les combats de la Grande Bretagne et en miettant le parlement canadien dans In nécossité d'expédier quelques piastres à ces dénudés pour leur permettre de se louer une paillasse afind'y étendre leuranémie, Chamberluin flanque à la face du Dominion la plus formidable claque qui puisse rotentir sur les joues d\u2019une nation.Nous offrons à l'Evening Telegram de Toronto l\u2019expression la plus cordiale de notre reconnaissance :.en publiant la dépêche précitée le confrère a fuit beaucoup pour disciller les yeux des gogos et des candides et nous espérons que les entichés d'impérinlisme finiront par se convertir ou tout au moins pour aller se faire casser la margoulette sans soupçonner de déloyauté ceux qui prétendent n'avoir rien À faire en cette galère.JULES VERNIER DE L'HUMOUR M.G.de Lautrec vient de publier (librairie du Mercure de France) un nouveau recueil de Mark Twain.Nous en détachons un petit conte où l'on retrouve l'imagination bizarre du célèbre humoriste américain., L'INFORTUNÉ FIANCÉ D'AURÉLIA Les faits suivants sont consignés dans une lettre ue m'écrit une jeune fille habitant In belle ville de un-José.Elle nrest parfaitement inconnue, et signe simplement Aurélia-Maria, ce qui est peut-être un preudon me, Mais, peu importe.La pauvre fille a e cœur brisé par les infortunes qu'elle à subies, Elle est si troublée par les conseils opposés de malveillants amis et d'ennemis insidioux, qu'elle ne sait à quel parti se résoudre pour se dégager du réseau de difficultés dans lequel elle semble prise presque sans espoir.Dans son embarrns, elle n recours à moi ; elle me supplie de la \u2018diriger et de In conseiller, avec une éloquence émouvante qui toucherait le cœur d'une statue.Ecoutez sa triste histoire.Elle avait seize ans, dit-elle, quand elle rencontra et aima, avec toute l'ardeur d\u2019une Ame passionnée, un eune homme de New-Jersey, nommé Williamson reckinridge Caruthers, de quelque six ans son aîné.Tis se flancèrent, nvec I'assentiment de leurs amis et parents, et, pour un temps, lour carrière parut devoir être caractérisée par une immunité de malheur au delà du lot ordinaire de l'humanité, Muis, un jour, la fuce de la fortune changes.Le jeune Ouru£hers fut atteint d\u2019une petite vérole de l\u2019espèce lu plus virulente et, quand il rc \u2018rouvn la santé, sa figure était troude comme un moule à gaufre, et toute sn beauté disparue pour toujours.Aurélia songen d\u2019abord à roipre son engagement, mais, par pitié pour l\u2019infortuné, elle se contenta de renvoyer le mariage d une autre saison, et laissa une chance au malheuroux, \u2019 La veille même du jour où le mariage Jevait avoir lieu, Breckinridge, tandis qu\u2019il étirit occupé À suivre des yeux un ballon, tomba dans un puits et se cassa une jambe qu\u2019on dut lui amputer au-dessus du genou.Aurélia, de nouvenu, Ft tentéu de rompre son engagement, mis, de nouveau, 'nmour triompha, ot le mariage fut remis, et elle lui laissa lo temps de se rétablir.Une nouvelle infortune tomba sur le malheureux flancé.M perdit un bras par la décharge imprévue d'un canon que l'on tirait pour ln Féte nationnle, el, trois mois après, eut l'autre emporté par une machine d carder.le cœur d\u2019Aurélin fut presque brisé par ces dernières caliumités.Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une profonde nilliction, en voyant son tunoureux la quitter ainsi morcem par morceau, songeant qu'ivec ce système de progressive réduction il n'en resterait bientôt plus rien, et ne sachant comment l\u2019arrêter sur cette voie funeste.Dans son désespoir affreux, elle on vennit presque À regretter, comme Un négociant qui s\u2019obstine dans un affaire et perd duvantage chaque jour, de ne pus avoir accepté tsreckinridge tout d'abord, avant qu'il eût subi une si alarmante dépréciation.Muis son cœur prit le dessus, et elle résolut de tenter l'épreuve des dispositions déplorables de son fiancé encore une fois.e nouveau se rapprochait le jour du mariage, et, de nouveau, se rassemblèrent les nuages de désitlu- sions.Oaruthers tomba malade de l'érysipèle, et perdit l\u2019usage de l\u2019un de ses yeux, complètement.Les amis et les parents de la jeune fille, considérant qu\u2019elle avait montré plus de généreuse obstination qu'on ne pouvait raisonnablement exiger d\u2019elle, intervinrent de nouvenu et insistèrent pour qu'elle rompit sou en- agement.Mais, après avoir un peu hésité, Aurdlin, dans toute la générosité de ses honorables sentiments, dit qu'elle nvuit réfléchi posément sur la question, et qu\u2019elle ne pouvait trouver dans Breckinridge aucun sujet de blame.one, elle recula de nouveau la date, et Breckinridge se cagsa autre junbe, Ce fut un triste jour pour In jeune fille, que celui où clle vit les chirurgiens emporter avec respect le site dont elle avait appris l'usige par des expériences précédentes, et son cœur éprouva cruellement qu\u2019en vérité quelque chose de sou fiancé avait encore disparu, Elle sentit que le champ de ses affections ditminuait chaque jour ; mais, encore une fois, elle répondit négativement aux instances de tous les siens, el renouvela son engagement.Enfin, peu de jours avant le terme fixé pour le mu- ringe, un nouveau malheur arriva.\u2014M n'y eut, dans toute l'année, qu'un seul homme scalpé parles Indiens d'Owen River ; cet homme fut Williamson Breckinridge Caruthers, de New.Jersey.Il accourait chez siu fiancée, aves In joie dans le cœur, quand il perdit sæ chevelure pour toujours.Et, dans cette heure d'amertume, il maudit presque In chance ironique à Inquelle il dut de sauver sa vie.À \\n fin, Aurélia est fort perplexe sur la conduite à tenir.Elle aime encore son fiancé, m'\u2019écrit-elle, \u2014ou, du moins, ce qu'il en reste.\u2014 de tout son cœur, mais sa fmmnille s'oppose de toutes ses forces au mariage ; Breckinridge n'a pas de fortune ct est impropre à tout travail.Elle n'a pas, d\u2019autre part, des ressources suffisantes pour vivre à deux confortablement.\u2014 Que dois-je faire?me demande-t-elle, dans cet embarvas cruel.C\u2019est une question délicate.C'est une question dont la réponse doit décider, pour la vie, du sort d'une femme et de presque les deux tiers d\u2019un homme.Je nse que co serait assumer une trop grave responss- ilité que de répondre par autre chose qu\u2019une simple suggestion.k combien reviendrait-il de reconstituer un Breckinridge complet ?Si Aurélin peut supporter Iu dépense, qu\u2019elle achète à son amoureux mutilé des jumbes et des bras de bois, un œil de verre et une perruque, pour le rendre présentable.Qu'elle lui accorde alors quatre-vingt-dix jours sans délai, cb si, dans cette intervalle, il ne se rompt pas le cou, qu'elle coure la chance de I'épouser.Je ne crois pas que, faisant cela, elle s'expose À un bien grand risque.De toute façon, si votre fluncé, Aurélia, cède encore à lu tentation bizarre qu\u2019il a du se casser quelque chose chaque fois qu\u2019il en trouve l'occasion, sa prochaine expérience lui sera certainement fatale, et alors vous serez trun- quille, mariée ou non.Mariée, les jumbes de bois et autres objets, propriété du défunt, reviennent à su veuve, et ainsi vous ne verdez rien, si ce n'est le dernier morceau vivant d'un époux honnête et malheureux, qui essayn sa vie durant de faire pour le mieux, mais qui eut Fans cesse contre lui ses extraordinaires instincts de destruction.\u2014 Tentez In chance, Aurélia, j'ai longuement réfléchi sur ce sujet, et c'est le seul parti raisonnable.Certninement, Cnruthers aurait sugoment fait de commencer, à sa première expérience, piur se rompre le cou.Mnis puisqu'il a choisi une autre méthode, décidé A se prolonger le plus possible, je ne crois pas que nous puissions lui faire un reproche d\u2019avoir fuit ce qui lui plaisait le plus.ous devons tâcher de tirer le meilleur parti des circonstances, sans avoir lu moindre amertume contre lui.MARK TWAIN er \u2014\u2014\u2014\u2014 ~~ mr CONSEQUENCES FATALES, \u2014 Un simple refroidissement peut avoir les plus tristes conséquences, si l\u2019on n'a pas recours au BAUME RHUMAL pour combattre ses effets.LES EUROPEENS JUGES PAR LES CHINOIS Les Annales Politiques et Littéraires, de Paris, publient, de leur collaborateur, Michel Delines, un curieux document.Oe sont quelques passages extraits du Si-Chi-Lei-Bian, pir Chen-Soui-Chen.Ce titre signitle exactement : Recueil des connaissances sur les apaires occidenlales.C'est un résumé des opinions gue les Chinois professent à l\u2019égaurd des Français, des nglais ot des Allemands.Voici ces notes: LES FRANÇAIS Les Français ont In passion de tout ce qui est élé- ant et brillant.Les fils de tnaisons riches ne regardent pas à donner de cing a six laws (25 ou 30 fr.) pour une paire de bas de soie ; ils sont, parleur nature, avides de futilités qui lattent Pocil.Ils n\u2019achètent leurs habits (que dans les magasins A la mode, paient le triple de ce qu\u2019ils valent et ne regrettent jamais leur ar- ent.5 Les habitants de In capitale de lu France aiment la sromenade et la ripaîlle.Dans leur mise, ils donnent préférence à tout ce qui est frais el brillant.vs habitants d'autres pays viennent en masse à Paris pour y mener joyeuse vie, et je n'en ni pus encore rencontré un seul qui n\u2019ait pus été enchanté de la vie parisienne.Tous les étrangers se trouvent si bien dans cette ville, qu\u2019ils oublient de retournez chez eux.Ce panégyrique n'empêche pas un autre mandarin de jeter à la moderne Babylone le reproche suivant : A Parvis, dans les magasins, il ny a que des employées, et toutes de très jolies femmes.Elles savent enjôler les clients pur des sourires et en les appelint mo-si-eu, ce qui veut dive grand seigneur.Si vous achetez une paire de gants, elles vous les essaient elles-mêmes et à chaque main, Mais elles ne négligent pas de demander, pour une bagutelle qui coûte vingt francs, trente ou quarante francs.Quand on leur donne le prix qu\u2019elles ont dernandé, elles sont dans une très grande joie.Mais une particularité à surtout frappé le mandarin : Les jours de fête, on peut choisir les plus jolies de ces employés et faire, en leur compagnie, une partie de plaisir.Les magasins qui n'auraient pas de jolies femmes comme employées ne vendraient rien de toute l'année.; LES ANGLAIS Les Anglais se distingue parleur dissipations ; leurs femmes et leur filles aiment les dépenses extravagantes ; une robe de dame qui cofite cent laws n'est portée que deux fois, puis clle est considérée comme fripée et on la remplace par une neuve.Les Anglais dépensent aussi beaucoup pour les chevaux, le vin et In table.Cette viet haute pression a pour résultat des mariages de raison et li crainte des enfants, phénomène tout à fait inconnu en Chine.Les Anglais se soûlont comme le loup dévore et comme la baleine ongloutit.Hs boivent jusqu'à perdre connaissance, et, souvent, ils dépensent toute leur fortune pour du whisky.LES ALLEMANDS Les Allemands sont des gens cérémonieux et ont beaucoup de déférence pour les notables, Quand un Allemand en rencontre un autre, il soulève son chapeau ; aussi, les Anglais disent que le cha- pean de I'Allemand ne reste pas cing minutes sur sa tête.L'Allemand est très fier quand il peut entasser, sur si carte de visite, une longue liste de Litres et suspendre, sur su poitrine, un long collier de décorations.Il y a souvent quatre ou cing titres pour ln mime personne et de quarante à cinquante décorations, Quand ils s'adressent aux dates ou aux messieurs, les Allemands ne doivent jamais oublier de leur donner leur titre.Les Allemands appellent les hommes man-in-hanner, les dumes ma-dairiou ct les jeunes filles ma-da-mai-si.Cependant, ce n\u2019est pas encore assez respectueux.Pour se faire agréer parles Allemands, il faut leur donner leurs titres, ainsi qu\u2019à leurs épouses, en les appelant : madame l'Académicienne, où rmnäame le Juge! CHEN-SOUE-CHEN.Sr rt ee me C'est une nouvelle eau de Javelle supérieure, dit-on, à toutes les autres.Par son emploi, le blanchissage est encore plus facile, et le linge devient blanc comme la neige.\u2018La Vigaudine\u201d enlève les taches ct désinfecte tout.Par ces temps de maladies contagieuses et surtout à l'approche de la picote, c\u2019est une excellente précaution À prendre que d\u2019employer cette nouvelle eau de Javelle qui contient des propriétés hygiéniques qu\u2019on ne trouve pas dans les autres.I$xi- gez-la de votre épicier.Prix 6 cents In grande bouteille, N'oubliez pas que c\u2019est la plus économique.G.Vignud, fabricant, 515 avenue Mont-Royal, Mme A.BESSETTE, Modiste de Chapeaux, Robes et Manteaux, Vous (rouverez un assortiment complet de Chapeaux garuls avec le pins grand soln.Une Académie de Coupe est attachée Al'établissement 215, RUE SAINT-LAURENT.MONTREAL.Compagnie du PACIFIQUE CANADIEN Service amélioré des stations balnéaires et de la Nouvelle Angleterre, en vigueur depuis le 25 juin, 1900.Le Pacifique Canadien organisé comme suit service des trains qui desservent les plages de la Nouvelle Angleterre.STATIONS BALNEAIRBS Quotidien excepté Quotidien le dhnunche Départ de Montréal.9,00 n.mi.8.00 p, my Arr.à Portland.7,25 p.m.(4.50 a, ni Arr, à Old Orchard.8.20 p.un.7.30 a.ni, Départ Old Orchard.S100.om.8.00 p,m Dépurt Portland.8.50 it.mi.8.50) p.me Arr, Montréal.9.10 p, in.8.10 a, m.CHARS PARLONS ET DORTOIRS PENDANT TOUT la: VHA- JET ENTRE MONTREAL ET OLD ORCHARD SERVICE DE LA NOUVELLE ANGLETERRE Quotidien exce .le dimanche Quotidien Dépare de Montréal.1,00 a.wm.8.00 p,m, Arrivée à Boston B.00 p.im.Arrivée à Springfield.Départ de Springfield .\u2026.0.15 a.mn.Dépurt de Boston.10,00 :1, mn.Arrivée a Montréal.8.10 p.m, 7,30 n.mu.7.30 a.un.8,00 p.mu, Sod pao, 8.10 a.1, Les trains de nuit se rendent directement de Montréal à Springfield et vice vessn, sans Lransbordement et cela À part le train direct de Montréal à Boston.Trains directs de à Boston.Pour location de places dans chars palais où dor- toirr, renseignements, billets, ete, s'adresser au bureau des billets, No 120 rue Suint-Jacques\u2014à côté du Bureau de Poste\u2014Telephone Mnin 3732 et 37348, ct à la gare Windsor.WF EGG, Agent pour les passagers, Montréal, Hotel du Bout de l\u2019ésle Sous la direction de J.-B, Bureau No re ERE TN A ED oy oY Lu > Site enchanteur, accommodation de première classe, canotage, pêche, chaloupes, service de tramways de la Belt Line, de 7 heures a, m.à 11 heures p.mn.de l'avenue Lasalle.Bonne table, petits diners, une spécialité, Prix réduits pour diners à In carte le dimanche.Prix spécinux pour pensionnaires.Louez des chambres maintenant, pour la belle saison, à l'hôtel Bureuu, Aucune place d\u2019été n\u2019égnle en benuté Le Bout de l\u2019Isle.C'est l'endroit par excellence pour le confort des familles.Hotel Commercial Coin des rues Notre-Dame et vel, F.X.SAUVIAT, Prop.Repas à toutes heures du jour servis avec promptitude, et 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de faire la guerre aux Chinois en été, La chaleur est alors insupportable.À cela.Il faut ajouter le manque d'eau potable, A Pékin, les étrangers ne boivent, en été, que des eaux minérales.On comprend aisément qu\u2019une précaution pareille est inap licable à une armée.Un autre fléau est in dyssenterie qui sévit terriblement à cette épouue de l'année et finit Lrès souvent d'une façon mortelle.La dyssenterie est tellement répandue en Chine que mê- ine Jes matelots des stationnaires européens en sont atteints, I en col de même à Port-Arthur, où tout le monde souffre de cette maladie, quoique les conditions climatériques de la ville soient très avantageuses au point de vue sanitaire.On peut donc dire que les troupes européennes auront daus le climat un ennemi dix fois plus redoutable encore que l'armée chinoise, Le prelude, Londres, 28, \u2014 La déclaration faite au Parlement par sir Brodrick annonçant que l'uiniral Seymour a repris le com- mandemment de la flotte anglaise est considérée comme le prélude d'une action isolée de l'Angleterre, Les fluttes.Paris, 28 \u2014 Une information nssez sérieuse, mais que nous n'avons pu contrôler, dit que lu flotte anglaise de Chine aurait reçu l'ordre de s'emparer de la flotte chinoise qui se trouve actuellement dans Ju rivière de Canton.Et Jes Etats-Unis ?Paris, 29.\u2014 Oh télégraphie de New-York que le gouvernement américain laisse er une certaine tendance à se retirer de l'accord des puissances dans la question chinoi- su.Une conference.Paris, 23, \u2014 À Berlin, les bruits d\u2019une prochaine conférence internationale ayant pour but de rêgler l'action des puissances commencent à circuler de nouveau, Duns l\u2019occan Iadten Marseille 23, \u2014 Une nouvelle invraisemblable et que nous hésiterions à reproduire si elle n'était annoncée d'une façon très sèrieuse par le Secolo, de Milan : æs transports de guerre envoyés en Chine par l'Italie seront l'objet d'une protection spéciale en cours de route.Le ministre de la marine a ordonné que des croisseurs cuirassés les escorteraient depuis Ader, cur, d\u2019après certaines rumeurs les Chinois auraient formé le projet d'attaquer, à l'aide de cuirassés et de torpilleurs, les transports européens dans l'océan Indien, quand ils voyageront sans protection.La jole de l\u2019Ixtam Vienne, 28.\u2014 Les mulsulmans apprennent avec une joie féroce le rôle Joué par les Chinois mahométans contre les chrétiens dc Chine.On interprète les massacres comme une vengeance de In divinité, laquelle nuruit prédestiné la Chine à la croyance du prophète.Une défaite de l'Europe en Chine raviverait certainement l'espoir du monde musulman, et il ne se fait pas impossible que la question d'Extrême-Orient ressusel- Lat, [ous des aspects redoutables, In vieille question d\u2019Orient.Le soulèvement de lu Chine, si les puissances n'y mettent rapidement ordre, pourruit aboutir À un bouleversement du monde, Signlticntif Paris, 28.\u2014 La Patrie publinit récemment une note de son correspondant de Londres annonçant que l'amirauté anglaise à ordonné aux commandants des escadres de n\u2019ac- vorder aucun congé annuel aux officiers de la marine, De son côté, le Morning Leader déclare que cette mesure a une signitlention trés Lupo: tante et ce journal njoute : \u2018Il se peut que les évènements de Chine ne soient pus étrangers à cette mesure, œals, d'un nutre côté, il est admis que la véritable raison dérive des manœuvres navales françaises qui vont avoir lieu sous peu à Cherbourg, la flotte active française de la Manche étant en ce moment supérieure en forces 4 l'escadre active anglaise.\u201d > Londres, 23.\u2014La reine Victoria a eu un long entretien avec le nouvenu ministre japonais, qui lui a affirmé que le uassacre était certain.sentiments Turcs Constantinople, 23.\u2014 Dans plusieurs mosquées, des prédicateurs démontrent le bon droit des Chinois dans leur action contbre-les étrangers.\u2014 Terrible resolution Londres, 28.\u2014 Les journaux publient Un message de Shan ghuï, 14 juillet, disant que pendant la retraite de la colonne Seymour, au moment où elle était serrée de près par les Chinois, l'amiral, les larmes aux yeux, demanda aux hommes grièvement blessés ce qu'ils préféraient, ou d'être achevés par leurs camarades ou d'être laissés à la merci de l'ennemi.Les blessés répondirent tous qu'ils nimaient mieux lu mort Immédiate que les tortures, L'espionnauge en Extreme Orient Hanoï, 28 juillet.\u2014 Voici des détails sur une allaire assez grave.En rendant comple à ses lecteurs des bruits qui courent sur les prochains mouvements de troupes vers la frontiére, le Jornal de I Indo-Chine francaise faisait allusion & des ** bruits graves \u201d qui circulaient dans le monde militaire.Le correspondant de Le Patrie à pris des renseignements et voici de quoi il s'agit : * 1) y n plusieurs jours, un plan d'opérations militaires, réparé par l'état-mujor général de l'Indo-Chine aurait brusquement disparu des cartons et n'aurait pu être re- wouvé.Ce plan, d'une frès grosse importance, concernait, dit-on, la défense de nos Frontières françaises du Yunnan et du Quang-Si.\u201c+ Notre confrère sa.zjonnais dit que M.le général en chef, actuellement au cap Saint-Jacques, travaille sans relâche à sa construction.\u2026 \u201cCe fait prouve deux choses : d'abord qu\u2019il y à un plan d'invasion du Yunnan et du Quang-Si par notre corps 'observation du nord du Tonkin ; ensuite qu'il existe des ma- nœuvres hablles des Chinois.ou des autres étrangers.qui ont su dérober nos plans stratégiques.* Ce que je puis vous affirmer, c\u2019est que la disparition de ces plans a causé une vive émotion daus le monde wilitaire \u201d.Confirmation Londres.20\u2014Le correspondant du Daily Mail, à Shangiaï, dit : \u201c Un banquier russe, qui a qu tté Pékin le 7 juillet et qui est arrivé à Shanghaï le 25, rapporte qu il est parti de la capitale chinoise alors que toutes les légations venaient d'être rasées et les ambassadeurs assassinés.Se 1endant compte du sort qui les attendaient, ajoute le banquier russe, les ambassadeurs ont eux-mêmes donné lu mort aux membres de leur famille, et sir Robert Hart, en proie au désespoir, s\u2019est suicidé.: New-York, W\u2014Un cablogramme, arrivé simultanément hier au Conseil presbytérien des Missions étrangères et à In American Bible Society, confirme les nouvelles qui ont annoncé le massacre des missionnaires de Pao-Ting-Fou.Destruction d'un village Saint-Pétersbourg, &W\u2014Une dépêche officielle de Prjetensk, datée du 27, dit qu'un détachement de Schwerine parti pour prêter iuuin forte À celui de Blagovestchenskà pris et brûlé le village de Mocho, qui est 8 tué vis-à-vir du port russe d\u2019Ignaschins, sur l'Amour.Les habitants du village ont pris In fuite.Saint-Pétersburg, 23 \u2014L'état-mnajor | 8 d'Algun sur le fleuve Amour, la nouvelle de l'incendie, pa les Chinois, d\u2019un campement occupé parles Russes en cel endroit, - Des dépêches adressées aux journaux affirment que le: troupes chinoises sont apparues sur le territoire russe, dans un rayon de cent verstes de Stretinsk, sur la rivién Shilka, Lo bruit court que les forces de toutes les provinces du nord seront mobilisées et mises sur le pied de guerre.néral russe à reçu Troupes americaines San Francisco, 20\u2014Le transport Hancock léveia l'auare ce matin à destination de Nagaski, avec quatre batteries d'artillerie, cinq cents hommes de l'infanterie de marin et trois cents recrues.Ces troupes vont servir sous l'aml- ral Kempft, Guillaume implacable Berlin, B\u2014L'emporeur Guillaume à adressé, hier, la pe role nu Hétachément expéditionnaire de la Chine et lui u réitéré son desir de ne volr épargner- aucun Chinois.Ce: remarques impériales sont I'ohjet de toutes les discussions.Elles sont condamnées partout, surtout par la presse.Plusiours journaux mettent en parallèle ces paroles d'hic avec celles prononcées en 1806, lors de la dédicace di l'église de Jérusalem, alors que le Kaiser prêcha la con: corde et la paix entre les nations.Nouveau massacre Shanghaï, W\u2014On rapporte Jue neuf missionnaires ont été massacrés près de Hung-Chow.; Trois nouveaux vaisseanx de guerre sont arrivés au- 0 wai.Tl y n Actuellement 2500 hommes de troupes à Wou- évêque de Pékin, après lesqn i bi difficile de continuer à soutenir de moe Ent français n'avait pns été avisé à Letnps des symptômes de catustrophes prochnines qui s'accumulaient en Chine et que, conséquemment, un clairvoyance ne saurait être mise encause.Ln première de ces lettres vat datée du 28 muni ; mois elle à été, pour une grande parts écrite avant le 10.Son auteur y constate d\u2019u- rd que dès son départ de Paris, c'est-à-dire fin murs au plus tard.\u201cIl avait l'intuition que de graves évenements se préparaient en Chine et qu\u2019une tempête pouvait s'élever\u201d, Ce sentiment d'un danger fin- minent était si fort chez le prélat qu\u2019il lu décidé à rejoindre son poste sans plus de retard.* En cns de cyclone, le commandant doit être sur ln passerelle \u201d.Canadiens Vs Chinois Fall-River, 29 \u2014 Les jeunes gens qui se sont battus avec les Chinois À Steepbaok; auront à répondre de leur conduite devant les tribunaux.Hier, William Leclair et Joseph Chabot, de Bowenville, ont été arrêté sur la plainte de Charlie Wong, un des Chinois qui ont été maltraités.La Guerre en Afrique Les Intentions du prestilent Kruger Paris, 23.\u2014On télégraphie de Lourenço-Marques que les personnes qui ont visité le district de Lydenburg le crolent mprenable aussi longtemps qu'il y aura des provisions et des munitions.inte président Krujer cet plus que Jamais dans les mêmes T s à outrance : \u201c* guerre ne fa ue commen: cer\u201d, répète-t-il volontiers, 5 a od teljn, Reitz ct Smuts partagent l'avis du président ger.Le bruit se répand qu'au cas où les Anglais viendraient à bout dela résistance désespérée des Boers et annexeraient purement et simplement le Transvaal, le président Kruger se rendralt en Europe.Muis le présidenL interro- Ré, à déclaré que ce bruit est sans fondement.\u2014 Au cas, at-il dit, où nous serions acculés à Ja reddition complète, je partagernis le sort de wes braves Burghers.Nos adversnires ine trouveront au milieu des derniers con- battants de l'indépendance, si d'ici là les balles anglaises n'ont pas fait leur œuvre, que le gouvernement Le feu aux prairies Paris, 28, \u2014 Le Daily Eupress veçoit une dépêche de Rlieit-VIei, disant que les troupes anglaises souffrent beaucoup du froid qui devient de plus en plus vif.Les hommes manquent de chaussures et de vêtements.Le général Clery annonce que dans la région de Waterval les Boers, pour couvrir leur retraile,mettent le feu aux prairies.Tout le pays n'est plus qu'un vaste désert.DEPECHES DE PARTOUT Mnanoeavre suspecte Calais 28.\u2014 A bord du yacht Osborne, qui amenuit à Calais le khédide Abbas IMlimi, se trouvaient de nombreux officiers et soldats de marine anglais.L'on a remarqué, alors que l'Osborne virait de bord dans l'avant-port pour reprendre le large, que deux mmatelots se tenaient sur les tambours des roues de tribord et de bibord et procédaient À de continuels sondages que des officiers notaient au fur et à inesure que leurs hommes donnnient les résultats des coups de sonde.Or, l'Osburne est un buteau de faible tonnage, dont le Li rant d\u2019eau ne dépasse pas douze pieds, alors qu'au méme moment des navires de trois mille tonneaux évolunient à côté du yatch royal.Ces sondages ne s'explique donc pas autrement que par le besoin qu'éprouve l'Amirauté anglnise de connaître minutieusement le régime des fonds des ports français.Ln Peste à Bombay.Londres, @.\u2014 On écrit de Bombay nu Daily Express : \u201cDans le courant de Ia semaine qui a pris fin le 26 juin, il y a cu, dans la présidence de Bombay, 20,689 cas de peste et 12,333 morts.\u201d A Mudagasear Paris, 28,\u2014Le correspondant du Petit Bleu, à Madagascar, écrit : \u2018* Par suite des droits excessifs de mnugasinage que subissent les pétroles à Tamatave, ce produit devenu très rare sur le marché, atteint un prix tel que sa consom- mution est considérée comme un véritable luxe et que l'éclairage de la ville, pris en régie & 600 francs, revient actuellement à plus du double.: 808 passeports ont étédélivrés aux indigènes, à Tamatave, endant le mois dernier, La situation générale des terri- ires inilitaires s'améliore tout doucement et l'on à guère à signaler que quelques razzius de buufs et quelques agressions de bandes sakalnves, Les plantations donnent d'excellentes promesses \".Famine cf cholern Londres, 28.\u2014Le secrétaire d'Etat nux Indes n veçu la dépêche suivante, datée du 14 juillet : Une pluie bienfaisunte est tombée dans les provinces du centre.I) y à donc espoir que Ja disette prendra fin ; mais le nombre des personnes secourues s'élève encore à plus Je 6 millions.\u201c En outre, le choléra sévit.6,500 ont été mortels \u201d.L'agitation au Maroc.Madrid, 23, \u2014 À ln suite de l'assassinat du négociant is- ruélite américain Essagim, le Libéral de Madrid raconte qu'il règne à Tanger une vive agitation.Tous les Isrnélites menacés se sont enfermés chez eux et n\u2019osent plus sortir pour vaquer à leurs affnires.Le gouvernement des Etats-Unis a télégraphié à son ministre à Tanger ordre de se mettre d'accord avec le ministre de France pour réclamer énergiquement du sultan du Maroc une réparation pour l'assassinat d\u2019Essagim.RRevolte nu Mexique \u2019 Nouvelle-Orléans, 28\u2014Des runeurs qui tendent à s\u2019accentuer nous apprennent que des trou mexicaines, comptant 3,000 homines, ont eu un terrible engagement avec une bande de 6,000 sauvages Yucatans.Les soldats mexicains auraient été Lattus à plate-couture par les In diens que personne ne pensait nussi bion armés.Mort d'un artiste San Francisco, 23\u2014Le célèbre paysagiste américain, Richard D.Yelland, à succombé à In pneumonie.Il était âgé de 52 ans, Sur 10,000 cas de choléra, Traversee terrible Londres, 20\u2014Le stenmer anglais Assyrian, capitaine Dingle, qui est parti de Montréal À destination d'Anvers, à fait une terrible traversée.L'équipage a été obligé de jeter par dessus bord la plus grande partie du bois dont se composait la cargaison.Le shah Paric, 20\u2014Le shah de Perse, Muzafar-Ed-Din, est arrivé à Paris, hier après-midi.Le président Loubet est allé à sa rencontre.Au Consell Prive Londres, 0.-\u2014Le Conseil Privé à renvoyé l'appel sur la décision de la Cour du Banc de In Reine du Bus-Canada dans la cause de la Banque d'Iochelaga contre Stevenson.L'appel sur le ju coment de la Cour du Banc de la Reine, dans la cause de la * Montrenl Gns Co.\u201d contre Vasey,n été accordé en ce qui concerne le «édit de $10,000 pour refus de renouvellement de contrat, mais le premler jugement est maintenu sur les autres considéiants.Laventr de Cuba Washington, 23\u2014On annonce que le gouvernement américain, tout en prenant des mesures pour donner à Cuba l'indépendance qui l'ai n été promise, a l'intention de garder la direction de ses relations étrangères, de la méme façon que la Grande-Bretagne dirigeait celles du Transvas) avant la guerre duns l'Afrique du sud.Un projet qui n été publié comme provenant de source officielle embrusse les points suivants : 1, Les relations étrangères de Cuba seront dirigées par l\u2019intermédinire du gouvernement américain à Washington.2.Cuba n'aura pas le pouvoir de déclarer la guerre sans le consentement des Etats-Unis.3.Le gouvernement des ltats-Unis aura le droit de véto sur toute loi de nature À augmenter la dette cubaine au delà de certaines limites à fixer dans la nouvelle constitu- n.vor Les Etats-Unis auront une certaine survelllance bien définie sur les finances cubaines.5, Les Etats-Unis conserveront pendant an certain nom bre d'années,sinon indétiniment, in garde des fortifications qui commandent le port de la Havane et d'autres villes importantes de In république.Touristes Au nombre des hôtes qui se sont inscrits la semaine dernière à l'hôtel Richelieu se trouvaient plus de deux cent cinquante touristes venus des Etats-Unis pour , à 16 milles de Shanghaï, aur le Yong- Sung, aux forts 5 milles de ghaï, fs mille hommes sont à.l'arsenal, des dé e- visiter Montréal et le Saguenay- al IA CROSSE LA JOUTE D'AUJOURD'HUI Cel après-midi, au Pare Dolorimier, il ble attraction.Le club de Crosse, \u2018le inaugure ses séries do a une dou- elorimier, } lu \u2018* Ligue Indépendante du dimanche\u201d par une grande partie avec Valleyfield.Les amateurs du jew de crosse qui n\u2019ont pas vu une grande partie, hier, vu qu'il ne s'en est pas joué à Montréal, feront bien du se reprendre cet après-midi.Ils seront témoins d\u2019un spectacle nouveau : les deux Équipes seront composées exclusivement de joueurs canadiens-françuis, et pa des jounes, encore.Sur Véquipe de Valleyfield se trouve LaHeur, un ancien Cornwall ; Pitre, un ex-National ; et sur ** le Delorimier figureront : Ménard, le fameux gardien des buts ; Michaud, Larocque, Henri Valois et autres non moins bons joueurs.Le club Délorimier est un club canadien-français qui ne pousse que des Athlètes canadiens-français, Cela seul devrait lui attirer le patronage, mais en plus \u20ac cela nous pouvons assurer qu\u2019il joue de superbes parties, Avant que les deux clubs de crosse en viennent aux prises, les populaires et invincibles Mascottes II joueront leur partie de ligue de Montréal aveu les Villemarie, champions de Ste-Cunégonde.le premier évèvement du programme est inscrit pour 1.30 hrs.Les tramways \u2018Craig et Centre\u201d conduisent au terrain.NOS CLURS MONTREALAIN DEFAITS Deux parties ont été jouées dans la vieille ligue de cr.sse hier pros midi.Deux de nos clubs montréalais y ont pris part.A Cornwall, les Montréal ont dû causer une surprise aux braves gens de la petite ville manufacturière,carils ont non seulement fuit bonne ffgure, mais ils n'ont été battus que par un point.Ils jouaient si bien, à Ia fin, que si In Joute se fut prolongée un petit quart d'heure de plus, le score aurait été renversé, Les Cornwall ont dû travailler ferme pour compter leurs points, ainsi qu'on s'en convaincra par In longueur des parties, dont voici le sommaire : ière \u2014Cornwall RE 15 minutes Zème-Cornwall.\u2026.\u2026.\u2026.10 minutes Zéme-\u2014-Cornwall.minute 4éme\u2014Montréal.14 minutes déwe\u2014Montréal.11 minutes À Toronto les Shamrochs ont moins bien fait que les Montréal à Cornwall.Les Torontos les ont battus par un score de 5 à 2.Lors de ln dernière visite des Torontos à Montréal, ceux qui les ont vus aux prises avec les Shamrocks n'ont pas hésité À promettre une défaite à nos Irlandais lorsque ceux-ci se rendraient dans In ville reine.La chose est arrivée, et In victoire des Toronro n été complète.Les Shamrocks ont lutté avec ardeur au commencement, is bien qu'ils fussent en bonne condition les Toronto 1'étalent apparemment encore plus qu'eux, ainsi que le prouve le résultat suivant : lère partie\u2014Toronto.\u2026 \u2026 3l min.22 sec.Zéme partie\u2014Shamrock .1 win.30 sec.deme partie\u2014'Loronto.7 min.4éme partie\u2014Toronto.4 min, 52 sec, sème partie\u2014Toronto.1 min.58 sec.6éme partie\u2014Toronto.15 min, 53 sec, 7ème partie=-Shamroek 4 min.46 sec, Ligue Interprovinciaie les Nutional Il se sont fait servir un bon houillon à Queen\u2019s Park, hier après midi, les Puintes St-Char- les gagnant la partie de ligue interprovinciale par un score de 7 à 0.Au terrain des Shamrocks, les Québec ont failli également subir le sort d\u2019une déroute complète.Ils n'ont compté qu'un point contre les Shamrocks 11 dix, BASE-BALL MASCOTTE vx IOCHELAGA Cet après midi, au terrain de ln rue Moreau les Mascot- Les et les Hochelngu en viendront aux prises pour la seconde fois de la saison, dans une partie de ligue provinciale.La première rencontre de ces deux clubs qui eut lieu au terrain des Mascottes fut fatale aux Hochelaga, mais ceux- ci se sont armés d'une nouvelle batterie pour la revanche.Les nouveaux joueurs qui la composent O'Dea et Brennan sont arrivés à Montréal vendredi.La partie se jouant sur le terrain dey lochelaga augmente encore chances de ces derniers.Les amateurs de baseball nvides d'émotions devraient assister à cotte partie.UNE PARTIE DE 12 INNINES Si les amateurs de base-ball avaient prévu ce qui est arrivé hier après-midi, Îls se seraient rendus par milliers au terrain des Mascottes où s\u2019est jouéc l\u2019une des plus excitantes parties qu'il soit possible de rêver.Il n fallu jouer trois innings supplémentaires pour en décider, et avec cela le jeu fut brillant au possible, Les Mnlone l'ont emporté, mais ils doivent remercier l\u2019étoile qui leur à souri à la fin.À In onzième, {ls voulurent abandonner la lutte, le score était alors 949.Les Muscottes insistérent pour jouer une Inning de plus, et mal leur en prit car cette douziéme leur fut fatale, Les Malone débutérent on ne peut mieux en envoyant voler de tous côtés les balles de Hardy.Ils comptèrent trois points avec cinq basehits, à la première inning.Les quelques partisans nmenés par le club étaient dans la jubilation et offrnient de parier de forts montants lorsqu'arriva lu quatrième inning dans laquelle nos hommes rendirent le score égal.Miron, le premier au bat, fit un home run, les autres suivirent si bien l'exemple què tous nos joueurs firent.face À Wilder dans cette inning qui nous donna quatre points.L'inniug suivante vit les Mascottes prondre une avance de trois points qu'ils gardèrent jusqu'à la neuvième, alors que des erreurs d\u2019Ashton et de aucher permirent aux visiteurs de rendre le score encore une fois 1.Il s'ensuivit alors une lutte très vive.Les joueurs rivalisant_ d'adresse In prolongèrent pendant trois innings.Les Mascottes avalent changé de pitcher, mais Alex.Hardy, dans In douzième, donna un passeport qui fut précédé et suivi de beaux coups par Pattes, Gray et Bolding, et les visiteurs comptèrent trois points.points saillants de la partie furent des balles saisles d'une seule main par Gray et Tomkins, puis le jeu de Miron, de Poirier, de Prowse et de Patteespectateurs qui étaient au nombre d'environ 500, s'accordent i dire qu'on ne voit guère de plus belles par- tirs dans la ligue de l'Est.A la dixidme inning, alors que le score était égal, un des ofliciers du club de lons offrit de parier $200 contre S150 que ses joueurs battraienu les Mascottes dans une nouvelle partie, samedi prochain.Son offre fut acceptée, et le résultat final n'a fait que raffermir les Mascottes dans leur désir de jouer de nouveau, car ils prétendent bien gagner cotte fois.L'une des conditions du match posée par le club Malone fut, que * Tip * O'Nelll serait l'arbitre de cette partie.MALONE AB R H PO A O'Brien, cf.7 1 2 0 1 Pattee, ss.7 2 3 2 6 Wilder, p.1 2 3 2 4 Prowse, 3b 7 1 3 4 3 Whittmore, c.6 1 3 7 4 ray, 2b.6 2 2 4 1 Belding.1b.6 2 815 0 Washburn, rf.4 11 2 0 Griswold, it.6 0 0 0 0 9 Total 56 12 2 96 19 2 MASCOTTE PEU aE Miron, ss, c.: Tomkins, 2b 0 1 2 8 2 0 Bourdeau, rf.5 1 1 1 0 2 Kirssane, «.3 1 0 3 0 0 A.Hardy, ss, p.2 11 4 01 Ashton, 3b, 5 11 8 0 1 Poirier, 1 6 0 1 18 2 0 Lépine, of.s 1 2 6 20 0 Faucher, If; 5 1 1 1 0 1 E.Hardy, p.6 0 ¢ 1 1 0 Total 49 98 38 8065 inning.Malone TC Pr Inning 301020012003 12 Mascotte 002043000000 4 SOMMAIRE : Buts volés, Bourdeau (2), home runs, Miron, Prowse,, + deux buts : Tomkins.Buts sur quatre balles dé À.Hardy 1, de À.Hardy 1, de Wilder 3, struck out parE, Hardy g, par Wilder 4, basehits de E.Hardy 16, de À.Hardy 3, lancement illégal, Wild Durée doa partie : 2.40, Umpire M.LIGUE DE L'EST er.Arthur Gauthier.Les Montréal qui, soit dit en passant, jouent très bien par le temps qui sourt, sont très malochanceux.lis perdent se-socec-oH car ll\u2018n\u2019y à pas beaucoup de In faute des joueurs s'lls perdent, chacun jous de son mieux.Ca ne peut pas durer longtemps comme ça, notre club va se mettre bientôt à er, Get aprèg-midi, Montréal et Hartford seront encore aux prises au terrain des Mascottes, coin des rues Ontario et elorimier.Cross ou Felix sera le pitcher des Montréal, Il a fallu dix innings au Hartford pour triompher hier.ments arrivent d'heure \u20ac » x paisible à © ent à heure en heure.On rapporte quo tout est C ° ue toutes Jeura partles par un point soulerert, Hier encore les Hartfo nt emporté par un score de 5.; Avant le mussacre ht omque es pol iS Le public continue tout d¢ méme & oncourager le club, Pars, 20.\u2014On_ vient de publier deux lettres de Mgr Score.R II E Hartford 0000301002 & 10 | Montreal 0101001011 5 11 5 Batteries : Flaherty et Fleming, McFurlun et Phelps.A TORONTO Dans la partie d'hier à Toronto, les joueurs du club local, Lynch.Carr et Roach ont \u2018\u201c enfifrewapé \u201d trois joueurs de Worcester dans un triple jeu sensationel, La balle frappée par Blake fut saisie au vol par Lynch ; celui-ci prompt comme l'éclair l'envoya À Carr qui fit mourir Pittenger qui s'était éloigné de son premier but, Carr renvoya à \u201cRonch faisant mourir Bean qui entrait au home.Score par inning.a H E Worcester 200101001 5 10 2 Toronto 101000000 3 2 3 Batteries : Pittenger et Kittridge ; Duggleby et Roach Umpire Lyndon, A SYRACUSE Syracuse 01004002 x Springfleld 100000010 2 Batteries : Altrock et Smith, Smink, McBride et Toft, Umpire O'Laughlin, A PROVIDENCE H E Providence 000030000 3 # : Rochester 00100400x 5 7 8 Batteries : Friend et Leahy, McPartlan et Dixon.Umpire Hunt.LIGUE NATIONALE A PHILADELPHIE R HE Chicago 000004220 3% uv 2 Philadelphie 020000020 1 8 5 Batterie : Callalian et Chance, Bernhard, Donahue et McFarland.A BROOKLYN R Saint-Louis 0000606000 6 à Brooklyn 22110200x 8 16 2 Batteries : Powell et Criger, McGiunity et Farrell, A NEW-YORK H R II E Cincinnati 002000000 2 6 3 New-York 000100011 3 5 0 Batteries : Newton et Kehoe, Carrick et Bowerman.A BOSTON Boston 110000000 2 6 3 Pittburg 111002040 9 18 Batteries : Nichols et Sullivan, Leever et Schriver, REGATES A LACHINE LES FRERES HURTUBISE VICTORIEUX Les régutes du club Nautique de Lachine qui ont ou lieu hier après-midi ont été favorisées par une température superbe.Peut-être le vent soufflait-il un peu fort, mais pas trop cependant pour rendre les courses pénibles pour les rameurs, L'assistance était Lrès nombreuse et l'édifice du club ainsi que le rivage étaient couverts d'une foule de spectateurs parmi lesquels un grand nombre de dues en tol- lettes claires.Les yachts à vapeur et à voiles, ainsi que les embarcations de tous genres se trouvaient en grand nombre dans les environs du parcours.Plusieurs yachts même ne se gênèrent pas de sé mettre en pleine ligne des coureurs, leur barrant le passage et retardant le départ, je ne puis condamner en terme Assez forts cette manie de s'exhiber et de s'étaler devant le public.Celu dénote benu- ses frères Hurtubise se coup de fatuité et d'orgueil.distinguêrent, gagnant facilement la course à quatre rumeurs en canot, distance d'un demi-mille.Ils battirent les représentants des clubs Saint-Lambert et Grand Tronc.Voici le sommaire des courses.Course en canot à volle, ouverte, environ un mille : \u2018D.J.Bentley, Grand Tronc B, C.1, R, Laing, Grand Tronc B.C.5, Temps 37 minutes.Quatre concurrents.Course à un seul rameur en canot, ouverte, demi-mille avec retour : F.À.C.Bikordike, Lachine As.et C.C.1, C.W.McPan, Grand Trone B.C, 2.\u2019 R HUE Course a quatre rameurs, club, demi-mille av tour : Mnnson, Davidson, Robert, Snow, 1; Edward,, ,, Mc- Hugh, Strathy, 2 Course à quatre rameurs, en canot, demi-mill ec retour : Louis Hurtubise, Léon Hurtubise, Gabridl Hurtubise, Léandre Brault, Longuell B.C.1, W.C.MeLean, H, Veary, C.N.Marshall et A.L.Marshall, Grand Tronc B.C.2.L'équipe de Saint-Lambert à aussi couru, Course à huitrameurs,1} mille en ligne droite: Bikerdike, R.Howard, Baird, C.Howard, Troutbeck, Manson, Bale 2 ngor, Balfour, Lachine B.et GC, C.1, l'équipe de xie Un constable de Montréal s'annonce publiquement comme étant capable de lever un poids de 280 livres, dix fois, sur le bout du bras, Il lancera prochainement un défi aux professionnels.JOS, MARIER.Palmes académiqués Le ministre de l\u2019instruction publique et des beaux- arts de Paris, vient de décerner les palmes académi- ues À deux de nos compatriotes des Etats-Unis, M.J in Guillet, avocat, de Lowell, et M.Alphonse Gaulin, fils.avocat de Woonsoket et ancien élève du collège Sainte-Marie, de Montréal.Nous offrons aux deux nouveaux décorés nos félicitations les plus cordiales.Klondyke Music Hall Un superbe programme attend cette semaine ceux qui visiteront le café-concert de M.Poiré, situé au coin des vues Sninte-Catherine et Montcalm.Dixhuit numéros de vaudeville sont inscrits ninsi que la charmante comédie française : \u2018* Le divorce de Duchaudfroid \u201d.Représentations quotidiennes de 2ù 6 et de 8 à 12.D.BLEAU, gérant.Admission : 5 sous.LA VIGAUDINE La VIGAUDINE est la meilleure eav de Javellemet le linge plus blanc que la La VIGAUDINE met Je linge p a La YIGAUDINE enlève toutes les taches.La VIGAUDINE est le meilleur désinfectant.En employant in VIGAUDINE on chasse bien loin 1a picote et toutes les maladies contagieuses.6 cts la bonteille En vente chez tous les Epiciers.CSSS SSAS ASS SSL L MM.les marchands, qui ont compris l'importance de l\u2019annonce pour l'avancement des affaires, sont priés de nous confier les Cartes, Circulaires, Livrets d'annonces ou toute autre impression dont l\u2019exécution parfaite est assurée par notre nouveau\u2019 matériel d'im primerie qui nous autorise à promettre satisfaction aux plus exigeants.Nous sommes également en état de nous charger de ces ouvrages aux prix les plus raisonnables.Nous sollicitons une commande d'essai, \u201c LES DEBATS » NOTES D\u2019ART Le Soleil de samedi dernier nous donne des vers de Victor Hugo le long desquels M.Lorenzo Prince a déposé do In musique.C\u2019est intitulé ** Pluie d'Eté\u201d, et c'est dédié, respectueusement il est vrai, au directeur du Soleil, Pauvre Hugo ! pauvre directeur ! pauvre mol qui dois I'analyser, cette pluie.de fautes ! Allons-y.Le morcesu cest dans le ton de ré minour, et la ritournelle est, soit en gi bémol, soit en mi bémol, soit en sul majeur ou mineur, en tout ce que l'on veut enfin, excopté dans le ton du morceau.Cependant à la Ze mesure je trouve un accord de 7e dominante (3e renversement) du ton principal, mais hélas ! précédé de l'accord de 7e dominante du ton de sol, ce qui est excessivement dur, et puis, le ton de sol n\u2019a rien à faire ici.La mélodie est pleine de fautes d'orthographe et de syntaxe.Voici les principales : de et de me- - Sures, deux octaves entre la busse et le chant : Ge et ie mesures, deux guintes justes entre la basse et le ténor ; Te et 8¢ mesures, deux secondes par mouvement direct entre le ténor et l'alto ; 10e mesure, lo chant est en sol, l'accompagnement en fu ; 13e et lie mesures, deux octaves entre le chant et In basse ; 17e mesure, In basse est en sol mineur et le chant en ré (probablement) ; 22e mesure, un saut subit du soprano, de l'alto et du ténor qui reviennent à leur place à la mesure suivante.La prosodie est faible : notes accentuées sur des syllabes muettes, syllabes longues sur des croches, brèves sur des noires, etc.Ln mélodie est mal construite, à partir de Ia 10e mesure, quatre vers sont placés sous des notes qui ne veulent rien dive ; le reste est boiteux.Je comprends qu'on écrive de Lelles choses pour s\u2019amuser, mais alors, on les garde dans ses cartons.Lo Que M.Prince fasse quelques études d'harmonie, il Verra qu\u2019on ne s'improvise pas compositeur mais que cet art, comme les autres, demande des études assez arides et assez longues.Ceci soit dit pour prouver que les vaches ne sont bien gardées qu'à la condition que chacun s'occupe de sæ propre affaire.; Il vaut mieux pour M.Prince être au premier rang comtne journaliste qu'au dernier comme compost- teur.de inusique.* * * Pourquoi écrit-on presque toujours : le chœur de chant, le chœur de l'orgue ?En disant tout sitaple- ment le chour, on ne peut faire d'équivoque.le chœur, endroit où se tiennent le prêtre, le clergé, ne peut certainement pas chanter, ni aller en excursion, ni donner un concert, etc ; il n'est donc pus nécessaire de prendre ses lecteurs pour des imbéciles au point de leur faire remarquer que ce n'est pas un plancher exhaussé de deux ou trois marches, enclos d'une balustrade, qui a chanté telle messe, tel motet.Autre remarque : on dit le chant et lu musique, comme on dirait : Ia tuile et l'arbre dont elle provient.Pourtant, du chant c\u2019est aussi de ln musique.Qu'on dise alors : musique instrumentale et musique vocale, ou les voix et les instruments, ou tout ce qu\u2019on veut, mais qu'on ne paraisse pas faire de différence entre le chant et la musique.* * * La deuxièuie séance du Congrès de la musique à eu lieu sous la présidence de M.Vincent d'Indy, assisté de MM, Muhillon, le célèbre facteur belge, et de M.Dureau, ancien chef de musique de l'armée, vice-présidents et de tous les membres du comité.Plusieurs questions ont été traitées et discutées à fond, surtout par M, Schmitz, chef de musique du te de ligne, qui s'est étendu sur la composition des anusiques d'harmonie et de fanfares, sur l'appellation logique de certains inetruments et sur l'emploi judicieux de plusieurs d'entre eux.Les saxhorns ont eu tort, et si le nom de M.Sax mérite encore considération, c'est uniquement par l'invention du saxophone, n'en déplaise à M.Ponchon qui avait fait une fort belle apologie du grand inventeur.Plus générale a été la question de l\u2019eruploi du din- pason nortmual, dont M.Lyon, le sympathique directeur de ln maison Pleyel, à été le grand \u2018\u2018leader\u201d.Il à fait appel à tous les moyens en notre pouvoir pour ob_enir l'adoption générale du \u2018\u2018ln\u201d normal à 870 vibrations, réprouvant les fabricants qui émettent des instruments à diapason variable, allant jusqu'à demander que les harmonies et fanfares qui n\u2019ont pas adopté le \u2018\u2019la\u201d normal, agréé et reconnu aujourd'hui par l'Etat, soient exclues de tout concours.Et, naturellement, sa proposition a été votée d\u2019ne- clamation.Les facteurs ont protesté de leurs bonnes intentions et assuré le bureau de leur résistance à toute demande contraire au vœu qu'on venait d\u2019émettre.Mais que feront-ils quand un instrumentiste avide d\u2019une sonorité plus éclatante, leur demandera un piston de tonalité élevée ?Refuseront-ils fabrication ?\u2018out est là.L'emploi des instruments à pistons ou chromatiques à été sgnlement préconisé et un desideratum a été formulé À l'égard du trombone qui demeure encore réfractaire À cette addition.x x * L'Acudémie française vient de décerner les prix Montyon, destinés aux ouvrages les plus utiles aux meeurs (19,000 francs).T1 y avait sept prix de 1,000 francs et vingt-quatre de 300 francs chacun.Les su- jeta au concours étaient : histoire et biographie, vo- Yoges, études littéraires, études de mœurs, romans.otre gouvernement provincial qui, lui aussi, organise des concours, devrait bien prendre exemple sur cette classification, et ne pas faire concourir pêle- mêle toutes sortes d'ouvrages entre lesquels il n\u2019existe pus plus de points de comparaison qu'entre une charrue et une noix.À ln même séance furent donnes le prix Toirac (4,000 francs), réservé à l'auteur de la meilleure comédie joude en 1509 au Théâtre français, et le prix Mnillé Latour Landry (1,200 francs) pour la meilleure étude politique.x % * M.R.-Oct.Pelletier, organiste de la cathédrale, s\u2019embarque vendredi soir pour un voyage de deux mois en Europe.Il à pour compagnon de voyage M.Samuel Cusavant, le facteur d'orgues bien connu, de Saint-Hyacinthe.Nous leur soubaitons bon voyage.\u201c> x M.Ch.Laverndde, un abonné des Annales Politiues et Littéraires, à transmis à Sergines une pièce inédite de Victor Hugo, écrite sur une feuille jnunie.L'auteur des \u2018\u2018 Echos de Paris \u201d ne croit pas à l'authenticité de ces vers et demande à ses lecteurs de donner leur opinion.Les fervents de Victor Hu 0, ot ils sont nombreux parmi ceux qui lisent LE: DE.BATS\u2014 voudront bien se joindre À cette enquête.Voici cette \u2018\u201c vrientale \u201d inédite : Remets ton épée à sn place, car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée.(Etengile.) Ali Kaïr Eddin, commandeur des croyants, Couché eur un divan, effeuillait une rose ; Chrukaiia, l'esclave aux gestes languissants, Balançait l\u2019évantail sur le maître morose.Le palais resplendit tout blanc sous le ciel bleu Où l'oiseau voletant au loin fait un int sombre.Sur le dôme éclatant dans le soleil de feu, : Le drapeau du sultan semble une tache d'ombre.Ali Pacha est morne et fler comme In mort ; Suzerain du Maroc, ischah d'Arabie, Il vainquit Odhorgul, Soleïman le Fort : Il est roi de l'Afrique, empereur en Asie.De Byzance à Bagdad, de Cadix au M , Son étendard frémit au souffle du déserts De Beïrouth la Blanche aux rivages du More L'éperon de ses nefs s'enfonce dans lu mer ; Dans le harem obscur, mainte belle sultane Brigue le doux honneur de lui tendre les bras ; Les plus beaux étalons de Tyr et d'Ecbatane Hennissent en rongeant leur frein dans ses haras.Dans le réduit obscur que garde un muet sombre, Cing cents coffres d\u2019airain veillent sur son érésor.Le diamand, la topaze, étincolient dans l'om Sur le fowreau d'argent du sabre à garde d'or, Or, ayant pris Mosoul, ville de faux prophètes, Grave, sur son cheval, passait cet empereur.Sur le pavé sanglant où pourrissniont des têtes.» Le vaincu prosterné disait : \u2018Gloire au vainqueur ! S'arrétant à l'écart, il vit, dans la poussière, Un jeune enfant assis qui, d\u2019un air attentif, Crachait sur un caillou, et puis, sur cette pierre, Tout songeur aiguisait la lame d\u2019un canif.\u2018 Oh ! oh ! dit le sultan, quelle est cette ee traire ?\u201c Ça, répondit alors d'un ton grave l'enfant, C'est un poignard à moi pour tuer notre maître ! Mon grand-père m\u2019u «lit que c'était un tyran ! Il dit que c\u2019est un ogre avide de chair crue ; Moi, je suis trop petit ; aussi, je ne suis rien ; On à tué mon père et ma mère est vendue.C'est l'œuvre du sultan : nussi je le hais bien ! \u201d\u201d Depuis lors, le sultan n\u2019'entreprend plus de guerre.Courbé sur un divan, il effeuille des fleurs, Et lorsque le démon des combats lui suggère Quelque nouvel exploit, Ali pense aux vengeurs ! Nous pensons que François Coppée pourrait bien être l\u2019auteur de ces vers ; l'auteur du * Prssant \u201d à lui aussi versé dans l'orientalisme, et la facture de cette pièce ne lui est pas étrangère.* x * Le programme de mercredi dernier au Parc Sohmer était composé de morcenux d'un caractére plus léger que ceux des nutres mercredis.à part le dernier numéro.La Marche militaire de Bousquet ressemble à toutes les marches militaires, beaucoup d\u2019éclat, mélodie facile et suffisamment distinguée, tuttis brillants.M.A.Julien écrit mieux l\u2019histoire et la biographie musicales qu\u2019une partition.Ses volumes sur rlioz et sur Wagner, etc, resteront plus longtemps que son Ouverture de Concert.\"l'rès bien écrite d\u2019ailleurs, il n\u2019y a rien d'absolument nouveau dans cette pièce traitée un peu À lu manière des allegros de Mozart et de Beethoven dans ses premières symphonies.Le finale, cependant, est un peu banal.Ce qui sauve cette partition, c\u2019est l\u2019excellente interprétation que lui a donné M.Lavigne.Comme à l'ordinaire M.Boucher a remporté un beau succès avec ln Polka de Concert de Jullien pour petite flate.Rappel trés mérité, Après l\u2019intermission, le fameux caprice héroïque d'Apollinaire de Kontski : Le réveil du Lion.Ecrite pour piano, cette pièce, d\u2019une virtuosité très difficile, était le grand succes de ce merveilleux pianiste qu\u2019était Kontski, Transporté i l'orchestre, le thème, à peu rès unique, serépète un peu souvent et est coupépar es vugissements du lion qui s'éveille.C'est trés rén- liste; mais je dois avouer que je n'aime pas ce morceau ce qui ne veut pas dire que l'opinion contraire n\u2019est pas bonne.L'Andante ct Rondo Capriceivso de Mendelsohn a reçu une bonne exécution.et l\u2019auditoire l\u2019a chaleureusement applaudi.Des anciennes connaissances : Delaur et de Brimont sont reveus aveclu très gentille sœur de Mme de Brimont.Deleurs trois numéros, le Chœur des Soldats de **Faust\u201d n'a plus grand effet chanté en trio.Le duo du \u2018Roi Carotte\u201d, d\u2019Offenbach est bien dans la note des deux chanteuses et est très joliment dit.Li valse \u2018 Esbudiantina\u201d de Licôme est aussi très applaudie mais devrait bien faire place à autre chose, Elle est devenu un vrai cauchemar à force de l'entendre jouée au Parc par l\u2019horrihle orgue mécanique du Carrousel.ln rappel un duo de la ** Mascotte.M.Delaur ménage-t-il sa voix, l\u2019a-t-il perdue ?On voit bien ses lèvres s'agiter, mais on ne l'entend que très rarement, dans son régistre élevé seulement.J'ai mieux entendu Mlle Bertha Lloyd mercredi que les autres soirs : c\u2019est gentil.Je n'ai pas beaucoup d'habitude de parler des \u201cattractions\u201d, et cette fois-ci ce n\u2019est pas un compliment que j'ai A faire, Mardi soir, Montrell, jongleur, ayant raté plusieurs de ses tours avec les balles, fit un grand signe de croix.Si ce monsieur à cru faire un acte d'esprit, qu'il se détrompe le plus Lôt possible.Cette plaisanterie était pour le moins d\u2019un goût déplorable.Il y avait dans auditoire des gens pour qui le signe de In croix est une chose sacrée, ct ce n\u2019est pas à un jongleur à venir en rire.e + - Le peintre Jos, Saint-Charles vient de recevoir cette lettre de son confrère Henri Beau : Paris, juillet 1900, Mon vieux San Carlo, Je vouluis t'écrire avant pour le remercier de la bonne pensée que Lu nas eue de nous payer un petit gueuleton présidé par ton frère, mais j'ai été foile- ment occupé tous ces derniers temps et je n\u2019en avais pas encore eu le loisir, \u2018Ton frère n très bien fuit les choses.Nous avons désossé des homurds à ta santé et nous avons versé des larmes nu dessert sur notre vieille mmnitié.Il ne manquait qu'une chose à notre bonheur, c'était In présence de notre Amphytrion, Quoique dignement représenté par ton frére nous avons tous déploré ton absence.oyons, sa vieille branche! quand aura-t-on le plaisir de te serrer les halunges # Un bon mouvement.Situ savais les bel- es choses qu'il y a à l'exposition.Des Corot, des Daunmier, des Courbet, des Millet de toute benuté, sans compter l\u2019école moderne représentée par Lisley, Monet, Renoir, Manet.Tu te rincernis I'wil, mon vieux, Larose s'est décidé sur mes instances, et je crois qu\u2019il n\u2019en est pas faché.J'aiune grande machine à l'Exposition, je vais en faire faire des héliogravures.Sitôt tirées, je t'en enverrai une.Au revoir mon vieux, décide-toi à venir, rait te loger à l'œil, Bien des choses aux copains.on pour- Ton ami, H.Brau.M.Suint-Charles, qui ne soupçonnait pas la générosité de son frère,n été tellement surpris que, n'en voulant pas croire son ami Benu, il songe à aller voir ar lui-même tous ses cupnins.C'est In grâce que je ui souhaite, Nous pouvons expliquer le Sun Carlo de M.Beau, par le fait qu\u2019il vient de passer plusieurs mois dans es ateliersd'enfants du pays dove swono il si.* x * L'hiver prochain M.Godeau prendra In gérance du Théâtre de la Renaissance (ancien théâtre fes Variétés, rue Sainte-Catherine), et promet de nous donner de belles représentations.L'ancienne salle, petite comme un théâtre de Guignol, n'existe plus ; l'adini- nistration prend l'édifice sur toute In hauteur et y doit installer deux galeries, des loges, ete.L'amneu- blement, In ventilation, l'éclairage seront modernisés, et In scène, agrandie, sera truqhée de façon à pouvoir exécuter tous les effets de scène, tous les changements de décors nécessaires.M, Godeau doit engager des artistes en France et donner un très bon répertoire de drate et de comédie.Il sera heureux en même temps de donuer l'hospitalité à ceux de nos jeunes auteurs canadiens que tentera lu littérature de In scène.Si ce programme est fidèlement exécuté, le Théâtre de la Renaissance aura certainement de beaux succès, ll n\u2019est pas nécessaire d'engager des grands artistes qui exigent des jeux exhorbitants, des acteurs consciencieux et connaissant leur affaire suffiront.Il avait l'an dernier À ln Renaissance et aux Variétés des actours (?) qui ne savaient même pas articuler les lettres, oh! la prononciation à peine distincte et baroque \u2026 oh ! les cuirs ot les velours.supplice ! et les 300, rue CRAIG, en face du « TELEPHONE BELL MAIN Alexandre Duclos, Carre Viger.1499 æ LACKAWANA Chesnut et le Stove, la tONNe.\u2026.\u2026.\u2026.rrcrrensansen seen ere uss Egg et le Furnace, \u201d crcrsca sens EN sersreucre 5.50 COK E-Sr£ciar.Le Chaldron.\u2026sssssessrssansanen socranee errr ea Cerne, Cerrar, $ 3.15 Le VOYAGE.\u2026.ccrrsanasse ree reer, seven Go BOIS Bon Bois franc ex.sec, la corde.vaetaen den ann en se cac 000 vase esse nan sa se se nec ecran 00000 $6.00 \u201d mou \u201d \" Yee.FE ranean.sonssenesneuss cee 5.00 Erable, la corde.cerees sacre aucuns senssetre eau en a2 00000 socssssccus asssenuoes verve 7,00 Merisier, \u201d .Creer vessecnrs vasesren see rac een na0es sanase costess na an sauces srrssotuenceuv00 .6.50 Epinette, \"einen vancense sac ene retro sea non a n0 en a0000 Basse cree ace sue censessnncce \u2026 5.25 Slabs, \"es reenene RESTES EN .4.00 Slabs, au voyage.Ga reaaae rene en cne een a can senc ane 00 ferrari, sauces caca ce crc neue aan s .1.00 SPECIALITES : Bois SCIE ET FENDU, QUALITÉ EXTRA Bois mou, au VOyage.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.cansatescesencee vosanses sérsese see net een ere naar a sac 0e \u2026.$1.50 \u201d mêlé, franc et mou, au VOYAGE.PN vee 1.795 \"TAN, AU VOYAEC.tn irri trite aii sre eaens saneca canne ne cce0 0e Cerrreeerenna.\u2026.2.00 \" rognure de moulin, au voyage.Ceereee rrr, Cierra.vrssersssencen0e 1.00 OUVERT LE SOIR, (specialement le samedi.) \u201cLES DEBATS\u201d À tere cl.$1006 1.Séjour de 2 jours à Londres.Sejour de 6 jours à Paris.3.Voiture de la gare à l'hôtel et vice versa.4.Pension confortable dans hotel ou maison des N ditions ci-dessus énumérées.s.Visites à l'Expositionet à l'Exposition.8.Visite à Versaillestendu).10.Des voyages à forfait permettront à ceux qui avec ou sons guide, DEPART le 15 aout A bord du \u201cVancouver\u201d classées suivant l'ordre de leur réception.\u2018 ler reddréd a 4 Le billet donne droit aux avantages suivants : à 9 B.à.m.de Montréal à 6 b.p.m.de Québec PARIS .00 - Ze dl $145.00 Nota-\u2014Cette diffiérence de classe ne s'applique qu'au passage à bord des steamers.Hors de là, les touristes sont tous Lraités uniformement, c'est-à- dire en lere classe.plus recommandables.Nota.\u2014 Les repas pourront se prendre soit à l\u2019hôtel même, soit dans des restaurants dont la liste sera remise au touriste avec des conpons qui serviront Asolder In note.Le touriste pourra aussi prendre un repas par jour à l'Exposition même, aux con- 6.Visite générale de Paris, en voiture, avec guide.7.Service gratuit des guides, interprétes, courriers, aux gares et hôtels 9.Les billets de chemin de fer étant valables pour deux mois et ceux des transatlantiques pour un an, le voyageur pourra ne pas revenir avec l\u2019excursion et prolonger son séjour en Europe (à ses frais, bien en- le voudront de visiter différents pays de l\u2019Europe (Italie, Suisse, Belgique, Espagne, etc.) AN L'organisation du voyage, limitant le nombre des Louristes, les adhésions seront Toute inscription définitive devra ôtre accompagnée d\u2019un versement à comple de 810.00 à titre de garantie et la balance du prix du voyage sera payée avant le départ.LES S.MieHaup, DEBATS.gestes et In tenuo ! Certains ne savaient md pas s\u2019habiller.Que M.Godeau, dont Entre sons lo goût, corrige ces détails très importants au coinmencement de son administration, et fee DénaTs seront toujours heureux d'aider au succès de ce nouveau théâtre.J'aurai l'occasion de voir le gérant de la Renaissance, et je tiendrai nos lecteurs au courant du programme.En attendant l'ouverture, que la nouvelle administration reçoive nos vœux de prospérité.Nouvelle Direction a Nouvelle Rédaction « C\u2019est maintenant un journal de famille sans égal FRED.PELLETIER, e Monde Illustré EST CHANGÉ DE PROPRIETAIRES Nouvelles Aspirations pp 3 NOTES DE LA SEMAINE A PROPOS DE JOURNALISME J'avais justement conçu l'idée de vous parler de ouralistue dans lu série d'articles que j'écrivais dans le Dinars il y à quelque temps ; et voilà qu'un confrère s'est empard de mon sujet, bien involontairement, wen doutez pas.Je ne lui en veux nullement, bien au contraire, parce qu'il nn donné l\u2019occasion d'exposer ici, avec toute franchise, quelques opinions sur le journalisme au point de vue purement littéraire.J'ai l'habitude d'être un peu formaliste en matière de littérature, ct l\u2019on me pardonner de toujours revenir sur des questions de langage ; mais que vou- Jez-vous ?Pour me servir de l'expression connue et un peu banale : c\u2019est mon dada.Jo suis un épris de Ja Innggue et la défendrais au prix de ina vie.A res avoir beaucoup lu, l\u2019on se fuit des opinions sur les choses, et quand vous vous êtes fait une idée sur un livre, sur Un évènement, Où sur une époque, personne au monde ne peut plus vous en détourner.Mon opinion est que le XIXe siècle doit avoir pour nous une histoire déterminée dont les pages ne souf- front pus d'altération de ln part des er tiques envieux et jaloux dont les jugements servent les intérêts et les passions humuines.Les littérateurs de ce siècle ont, en effet, leur place dans notre esprit.Ceux qui ont étudié leur ont fnit une classification réfléchie et raisonnée.De même les évènements et les choses doivent nous apparaître ] avec une histoira précise et coordonnée.Celle-ci réalise pour nous le développement de In pensée, et l'homme n'est réellement grand que dans l'étude des choses ayant servi la cause de l'humanité, Parmi ces choses les plue puissantes, je nommerni le journalisme.Le journalisme a sa place duns l'histoire, tout comme l'imprimerie, tout comme l'invention du papier vt de l'écriture ; il marque une époque remarquable dans l\u2019histoire de l'esprit humain.H faudrait bien des volumes pour énumérer tous les hauts [nits qu\u2019il à accomplis an XIXe siècle.En effet, c'est surtout à des époques de luties héroïques qu'il s\u2019est révélé une puissance redoutable.Occupé d'abord à combattre pour lu liberté des idées, il a peu à peu envahi les sciences et l\u2019art, s'est immiscé dans les plus intimes préoccupations de l'hommie et est devenu le gouffre universel où se sont aveuglément jetées les intelligences de toutes les grandeurs.Le monde entier s\u2019est emparé de l'idée de journalisme, Pris de scribomanie, depuis que cbacun veut combattre par in plume autant que par l\u2019épée, les peuples encore À l'enfance de l'âge ont tourné les yeux vers In vieille Europe d\u2019où sortait leur civilisn- tion et ont donné à In presse une impulsion gigantesque.De nos jours, il n\u2019y a pas une race de couleur qui n'est ses feuilles imprimées.Cette extension prodigieuse, d\u2019un grand secours pour le progrès, n eu aussi, À diverses époques, des résultats funestes pour ln littérature.Dans la société, l'état du journalisme donne lieu à bien des opinions.Nous n'avons pas à en parler ici.Nous nous bornerons à en donner quelques unes au point de vue littéraire et de la langue.Déjà au X Ville siècle, Diderot, devant l\u2019encombrement des journaux, l'appelait \u201clu pature des ignorants, ln ressources de ceux que veulent parler et jupger sans lire, le dégoût et le Déau de ceux qui travaillent \u201d.Voltaire lui-mnême nous rap elle que vers 1780, dix mille journaux envahissaient l\u2019Europe.Dès que le journalisme se répandit ainsi, la première idée de ses adeptes fut celle de spéculation.le caleul et l'intérêt furent la base des opinions ex- wimées et la pensée daigna s'associer lu vil métal.Pes lors, In litérature est forcément livrée à des agioteurs, à des brusseurs d'affaires.On fait du sanctuaire de In littérature un pandémonium où des ratés, des erève-faim, des malfamés de l\u2019art, le plus souvent des existences manquées, se jettent à corps perdu, venant offrir le sacrifice de lu noble pensée en échange du morceau de pnin traditionnel.Toutes les intelligences médiocres se précipitent tête baissée dans le journalisme, se vendunt sans vergogne, ct.démentissent cette prôclamation d\u2019un grand poête du parnasse, Leconte de Lisle, à l'adresse de ceux fnisant peu de cas de livrer l'art aux risées de la foule : + Dans mon orgueil muet, dans ma tombe sans gluire, + Dussé-je m'engloutir pour l'éternité noire, # Je ne te vendrai pas mon ivresse ou mon mal, « Je ne livrerai pas ma vie à tes huées, \u201cJe ne danserai pas sur ton tréteau banal «Avec tes histrions et tes prostituées \u201d.Oui, ils ont prostitué lu pensée et ont jeté en pature A la foule leur cœur ensunglanté, je devrais dire leur cœur sali par In fange de l'hypocrisie.Hommes du journalisme, qui vendez vos idées et votre âme, qu'ivez-vous à répondre ?Quelque fois, ils se sont aussi restreints à tourner erpétuellement rutour d\u2019un système gui n'est pus le eur, et dont ils ne connaissent mêmie pas le principe.Esprits dévergondés, ils sont devenus peu à peu des hommes, je dirni plutôt das instruments, répétant tout ce que le monde dit, sans jamais se fixer eux- 1nêmes sur la nature des choses., , Leur champ d'investigation est évidemment incommensurable.Le journalisme s'attaque à tout.Il subdivise n \u2018anmoins sa tâche en divers ordres de luttes.Il donne loi au fanatisme comme à la modération.Art, science, religion, dogmes, politique, industries les plus variées, il n'oublie rien, pnsse en revue toutes les ambitions, les querelles, les évene- ments, l\u2019histoire.C'est ninsi que la presse nous apparaît sous trois formes : lu première, ln presse des Ames bien nées, se pare de la philosophie, discutant les grands problèmes, obtempérant, préchant In paix et lu concorde, ralliant les hommes de bonne volonté, ne cessant de recommander l\u2019amour sacré de lu patrie.Puis vient In presse de second ordre, plutôt personnelle ef intransigeante que consciencieuse et grave.Puis, en troisième lieu, In presse de bus étage, se contentant d\u2019exciter In curiosité irréfléchie du bus peuple, cherchant l'émotion, fe devrais dire In satisfaction de l'ignorance duns les menus faits que le reportage ne manque jamais d'amplifier outre mesure, Il faut bien avouer aprds celn que le journalisme est divisé en deux camps bien distincts, Les partisans de ln haute presse, perchés au haut de l'échelle da journalisme, président, en quelque sorte, nux destinées politiques, aux progrès scientifiques, au développement des arts d\u2019un pays.Même ceux qui le gouvernent, cherchent dans le génie intuitif des premiers la lumière et la prévoyance.Le peuple a les yeux tournés vers eux.Le vrai journaliste, étoile de première grandeur, semble guider l\u2019astvonome du cœur humain.Il ne dit pas un mot, n'exprime pas une idée sans qu'elle fasse le sujet de toutes les conservations.# Voyez plutôt la France du XIXe siècle, \u2014 je ne pourrais vous apporter ici d'exemple plus frappant et plus digne.\u2014 .pros pb ln voix éloquente de la révolution se fut éteinte, n'a-t-elle pas vu ses destinées défendues par des polémistes et des journalistes redoutables comme les Victor Hugo, les Lamartine, les Thiers, les Guizot, les Lucordnire, les Lamennais, les Courier et les Montalembert ?| C'est avec des voix aussi puissantes que 1x presse accomplit des merveilles incomparables dans tous les siècles, uvernant lu ponsée de ceux qui écrivent et les actions de ceux qui agissent.Mais d\u2019un autre côté, coux de la seconde catégoric, les gâte-papier, ont porté un coup mortel à la littérature de leur tomps, tant il est vrai de dire que le journalisme n influencé sur la marche des idées.l est vrai, comme le dit le confrère des DÉBATS, \u201cque le public aime son journal, que c\u2019est en lui que la bourgeoisie âche sa littérature, puise des idées, se forge uno opinion \"., Oui, c'est bien là en effet, que le peuple s'instruit, Mais le danger y est évidemment considérable.Il ne suffit pas d\u2019intéresser ses lecteurs, il faut de lus qu'un journal soit bien écrit si l\u2019on veut élever © peuple ct le diriger vers l'idéal etl'amour du Beau.Le peuple n'est pas seulement une machine dont la puissance motrice a besoin d'ôtre aveuglement réglée ; | est de plus une intelligence, ou si nous le vou ons, d une conscience dont la direction assume une res sabilité et des obligations.Le peuple, di-je, ne pas seulement vers des de sont en réalité, que les moyens de vivre au milieu de ses semblables, d'aimer la paix et d'abhorrer les dis- sentions: il à de plus une mission grandiose A remplir, un but à atteindre : celui du progrès par l'amour du Beau.C'est en lui faisant entrevoir l'idénl qu\u2019il compren- dra-mijeux ses fonctions ici bas.I uspiration vers l'infini, vers toul ce qui est graud et beau doit être l'unique préoccupation d'un peuple avancé.Jr, croyez-vous sincèrement que le journalisme puisse comprendre cette philosophie sublime en val- innt sous son étendard les demi-talents que le hasard lui envoie ?L'homme du peuple peut-il comprendre lui-même ces grands principes de lu raison par l\u2019influence néfuste de ces penseurs ratés, de ces naufragés de l\u2019art qui cherchent à Es prits vagubonds, l'effort de ces journalistes ne consiste pas à se savoir crées pour de grandes choses ; leur joie sera comblée quand par influence, ou antre- ment, ils seront parvenu à entrer dans un bureau de rédaction.A Finstar de ceux qui se croient nés poètes ou orateurs, ils se proclament des maîtres eu journalisme sans vouloir comprendre s'ils y seront à leur aise, y tripotant de toutes questions, livant ainsi en pâture les vains fruits de leur stérilité.Cette presse du second rang n\u2019a d'autre mission, elle aussi, que de lutter chaque jour pour gagner ln pitance ; elle batuilie pour augmenter sn circulation ; elle cherche les nouvelles à fin mode, fait des racontars, intéresse avec des pécadilles, Par ces inoyens, elle veut faire sensation, s\u2019accapurer les esprits, sub- uguer les intelligences peu équilibrées.les opinions istance pécuninire et stinées politiques, qui ne incertuines, vaincre toute rés vivre de la bétise humaine.Vile besogne que celle-là.Cela ne vous fait-il pas penser à ces marchands im- udiques que le Nazaréen chassait du temple à coups e verge ?Les amoureux de l'art n'aurnient-ils pus envie de cingler In face hypocrite de ces vendeurs publics et de les chusser à jumais du temple sncré de lu littérature ?Vous parlerais-je en outre de la troisième catégorie de lapresse, celle de basse \u2018extraction ?Celle-ci, non seulement est impuissante à élever les aspirations du peuple, mais elle se prostitue effronte- tément comme une fille publique, change d'opinion du soir au lendemain et ne craint pus de vendre ses colonnes à la réclume la plus injuste et lu plus vile.Personne ne l'ipprouve et cependant tout le monde suit ses progrès avec une curiosité avide, Que vous dirais-je de cette passion de curiosité, pussion offrénée chez le peuple, hydre au mille dents qui dévore et que personne ne peut détruire.La curiosité comme l'envie est un mal terrible ; elle disninue en nous le besoin de croire À des principes pour ne s'attacher qu\u2019à des improssions nouvelles, à es utopies, Elle rend l'homme inditYérent À tout ce que les conventions sociales ont adopté connne fuisant loi, pour ne demander chaque jour qu\u2019à tuer l\u2019ennui du cœur et des sens.Elle fait l\u2019homme insatiable de toute question d'in- térôt passager et néglige les côtés les plus essentiels de la vie.Elle ne préche aucune réforme séricuse : elle blague les circonstances et fait de l'esprit une espèce de bouffon, un clown qui, par des tours de force de l\u2019imagination ou par des efforts de jonglerie grotesque amuse les blusés, les dépravés de l'intelligence et du cœur.Croyez-vous qu'avec ces principes de civilisation morbide, In littérature ne se ressent pas d'une sorte de malaise indescriptible ?La plus grande lutte des siècles disparus a toujours été contre l'ignorance.De Loute part et de tout temps, se sont levés des esprits disparates, génies transcendants ou tranchés ayant échafaudé systémes sur systèmes, utopies sur utopies.Les philosophies se sont combnttues dans l'arène du doute et toutes ses attaques se sont dirigées contre l'ignorance, le plus terrible et le plus noir envahisseur de l'esprit populaire.Les hommes à système et la littérature ont donc un puissant adversaire duns ce journalisme contagieux, répandu dans le peuple comme un fléau destructeur.La littérature, esclave de toutes les basses intentions et de lu vénalité, à subi une déchéance profonde dont se ressent indispensablement la jeune génération.Depuis quelquet années, celle-ci se lance dans le journalisme comme poussée par une impétueuse et secrète volonté.Elle croit devoir commencer 1a son éducation, commune si \u2018l'on apprenaît la be du bon sens et de la logique à l\u2019école du journalisme, comme s'il ne devait pas accueillir dans son sein des hommes rêts pour la lutte, des éducateurs et non des appren- bis moralistes, des conducteurs d'intelligences et non des enfants dont lu voix trop faible se perd dans la foule immense.Jetons plutôt un regard sur Ia littératuré de ce dernier quart de siècle.Les nouvelles écoles n'ont-elles pas essayé de rompre avec les anciennes traditions par le journalisme militant ?Comment et par quoi le symbolisme de Mallarmé, de son école et des autres s'est-il affirmé ou public ?Tout d'abord connu que des initiés, n'ayant publié ancune œuvre remarquable, il devient l'admiration du snobisme, seulement le jour où on le lance dans les journaux.Des organes littéraires apparaissent bientôt, dont le rôle est d\u2019éblouir In foule avec une littérature \u201cposse\u201d, voule, entourée d'une sorte de inysticismo vaporeux, ce qui donne, d'après eux, plus de cachet aux œuvres.Des poètes chantent, braillards énervés, ne sachant point ce qu\u2019ils veulent, ni ce qu\u2019ils écrivent, nous jetant par centaines, des proclunations, des formules et des oracles, des prophéties À n\u2019en plus flnir.Aussi que n\u2019arrive-t-il pas ?Il arrive ceci ; c\u2019est que ce mot de symbolisme se Tépand comme un coup de foudre.La jeunesse Loujours ardente à la lutte, toujours prête à combattre pour les nouvelles idées se rue comme lu foule un marché public.Cent trente deux sectes apparaissent avec nutant de journaux batuilleurs, je devrais dire bretteurs, fendant l\u2019air de leur épée et produisant les mêmes bruits éblouissants, mais vides, que les coups répètés du Don Quichotte de Cervantès.La vieille génération eut avec raison quelque crainte.Elle avait d\u2019nbord fondé quelque espoir sur 'avenir de ces jeunes enthousinstes et leur dernandait à grands cris un chef-d'œuvre qui pat faire foi de leur énie ; munis elle s'apperçut bientôt que sn crainte tit fondée.Infailliblement, les nouvelles écoles se fourvoyaient misérablement, et le journalisme qu\u2019on avait voulu créer porta un coup mortel aux adeptes de lu littérature.La langue françnise défendue d'une manière si chevaleresque depuis cent ans, alluit être atteinte dans ses affections les plus chères : le cosmopolitisme allait tout envahir : les journaux devenaient le siège d'une littérature étrange, d\u2019un idiome composé de mots hybrides, d'expressions hétéroclites, d'un langage de boulevard, \u2018\u2018argotin\u201d et détestable.Mais ce qui surtout devenait plus à craîndre, c'était l'extension prodigieuse que prenait cette nouvelle langue antinationale.Rien n\u2019était plus déplorable, surtout quand l'on savait que ce mouvement funeste avait ur principe initinteur la presse, celle qui doit être le première À défendre les intérêts nationaux.a.* Voilà en quelques mots ln puissance du journalisme dont In mission est de détruire ou d\u2019édifier.Le confrère des \u2018\u201cDÉnaTs'\u2019 avait raison de dire : \u201cla presse est un sacerdoce\u201d.Plus optimiste que Je ne le suis moi-même, il nous a montré lo beau côté du journalisme, ses luttes de chnque jour, ses efforts incessants pour faire triompher uno idéo, le peu de récompense qu\u2019il doit attendre d'un labeur toujours suivi et toujours ingrat, le désintéressement complet, ln multiplication dellui-môme, la responsabilité incalculable qu\u2019il assume.La fonction de journaliste est un sacerdoce ! Oui, il est comme le prêtre et le médecin :il \u20ac l'homme au berceau et le conduit jusqu'à la tombe, i préside à nos destinées.Il assiste à la naissance d'un uple, il le voit grandir, l'exhorte de ses actes,dicute les ois qu'il promulgue ot qu\u2019il sanctionne.Il l'assiste dans ses jours de malheur, l\u2019exulte dans ges triomphes et dans ses conquêtes.Il le voit tomber sur fe champ de bataille, compose son oraison funèbre ou le conduit au champ de la gloire.Oui, le.vrai journalisme, incessunment stimulé par les factions politiques qui germent dans les cerveaux les plus puissants, soutient les intérôts d\u2019un rend yB, 80 de voix ulaire pleine de revendication fai ance.Du haut de la tribune, il harangue vau l\u2019eau l'épave du salut?|d les masses, fait vibrer les fibres de la conscience hu- tuaine et donne, par la solution d\u2019un problème social ou religieux, le secret de la civilisation et du progrès.Il fuit Tes révolutions, dresse les échaufnuds, exécute les volontés et les droits de l'homme.Par son éloquence et sn persuasion, il ramène le Lrivmphe de In lumière et de ln liberté.Il assigne au siècle sx responsabilité dans l'histoire, lui fait voir la dignité de son nom, In grandeurde son titre.Il clas- sifle les évènements, pondèreles faits, donne à chaque génie sa place d'honneur.Au jour de revanche, il trempors le drapenu de nos pères dans le sang ennemi et nous glorifiern les pro- photic de l'avenir! journalistes de race, vous êtes nos idoles Et vous, In jeune génération, défenseur de nos loits, Vous avez en ces jours quelque chose du prophète à In figure rayonnante ! Vous nous apparaissez dans une apothéose et l\u2019histoire de l'avenir vous fait Assumer une grande responsabilité.Soyez grands devant nos destinées ! Soyez flers dans ln lutte ! Ayez tonjours au cœur l'amour sacré de la patrie ! «« Soyez nobles, vaillants et loyaux parmi tous, * \u2018 Car vos noms sont si grands qu\u2019ils ne sont pas À vous ; \u201cTout passant peut venir vous en demander compte.** Ils sont notre trésor dans nos moments de honte, * Dans nos abaissements et dans nos abandons.*¢ C'est vous qui les portez, c\u2019est nous qui les gardons ! JEAN CHARBONNEAU, \u201c Vers composés pour les petits nn > + viens cou J esy s {ls du maréchal Ney par Dans le prochain numéro: NOTÆS DE LA SEMAINE, par GUSTAVE COMTE.SULPHUR SPRING HOTEL Rotel des Sources Sulfuriques 27, RUE NOTRE-DAME, VIAUVILLE, MAIS.FERD.CORRIVEAU, Prop.TEL, BELL ENT 731, Que désirez-vous boire ?La chaleur vous enlève jusqu\u2019au courage de penser à ce que vous désirez boire.Acceptez un bon conseil : buvez les eaux gazeuses de Sylvia et de Saint-Léon, si hygiéniques, le cidre et le ginger ale, si rafraîchissants.La fabrique Robillard s'applique à exclure de ces breuvages tout élément nuisible à la santé et peut garantir à ses clients l'excellence de ses breuvages d'été.C.Robillard & Cie De bons remedes préparés par un homme d'expérience ne peuvent que faire du bien aux malades.Ces conditions se trouvent à la Pharmacie D EM ERS \u2014==\u2014 2153, rue Notre-Dame IMPRESSIONS MM.les marchands, qui ont compris l'importance de annonce pour l'avan.ement des affaires, sont priés de nous confier ler artes, Circulaires, Livrets d'annonces ou toute aut impression dont l'exécution parfaite est assurée par sotre nouveau matériel d'im primerie qui nous autorise à promettre satisfaction aux plus exigeants.Nous sommes également en état de nous charger de ces ouvrages aux prix les plus raisonnables, Nous sollicitons une commande d'essai.L\u2019or Anglais Une dépêche de Lourengo-Marques au Daily News nous à informés que ** les généraux Dewet et Botha ont confirmé que le gouvernenient iinpérial leura fait offrir, r l'intermédiaire d'officiers anglais, une somme fo 250,000 francs à chacun, dans l\u2019espuir de les décider à se rendre\u201d.D'autre part, les Boers ont prétendu que \u2018 les Anglais auraient offert 40,000 fives sterling au général Lucas Meyer pour le décider à abandonner lu | igne de défense An Biggarsberg \u201d.Voilà qui est édiflant et qui explique bien des victoires anglaises ! A cosujet, un Français qui revient du théâtre de la guerre, nous disait l'autre jour : \u2014 Je ne m'explique pas, mais pus du tout, In conduite des Boers refusant de s'opposer par In force à la marche des Anglais sur Johannesburg.M.lingé- nieur Léon, interrogé à ce sujet, à pensé que ce refus devait être attwibué à des diverge:nces dans les vues des chefs burghers.Il ne saurait, en elfet, être question du découragement des troupes transvaaliennes ; les Boers ont une trop haute idée do leur valeur et trop peu d'estime pour leurs adversaires pour avoir pu désespérer du succès.Mnis les faits nous ont montré plus que des divergences .c'est À de véritables défections que nous avons assisté, à Kimberley, à Mafeking et sur les diverses lignes de défonse qui pouvaient être défendues de Bloemfontein à Johanneshurg.A Kimberley, le général hoer Ferreira a eu ln conduite In plus louche et sn mort reste entourée de mystère ; on n dit que, convaincu de trahison, il avait été fusillé par ses propres soldats.À Ladysmith, un commando s'est mis en retraite sans ordre et a rinsi permis le débloquement do la place.A Mafeking, le colonel Elof se serait emparé de vive force dela place, sans ln défection d'un chef de commando qui a refusé de le soutenir.Et si lord Roberts n'a rencentré aucune opposition à sa marche vers Johannesbur faut l'attribuer également aux défections success] il ves -qui se produisaient dans les rangs de ses adversaires au moment où le combat s'engagenit.Tout cela est extraordinaire et ne peut s'expliquer que par l'effet de l'or anglais, répandu à profusion parmi les Bœrs pour y produire Ia trahison.(De Le Patrie, de Paris) Babillez-vous légèrement æ Voyez nos 'Éweeds français et anglais, dans les couleurs pâles, nos Homespuns qui sont en grande vogue.Tout ouvrage est garanti.Nous n'employons que les meilleures fournitures elles plus habiles employés.N.LEV HILLEE MARCHAND-TAILLEUR 130, RUE SAINT-LAURENT Armand Doin § Fils 1584, RUB NOTRE-DAME Unc maison de commerce qui depuis trente-six ans n\u2019a pas cessé un seul instant de mériter la confiance du public, ne peut pas tout d'un coup perdre sa réputation et cesser de faire des importations considérables.C'est ainsi que la maison Doin, toujours dns le but de plaire à sa clientèle, vient de s'assurer l\u2019assortiment de Chapeaux de Paille le plus complet et le plus riche qui soit à Montréal.Il y en a dans tous les styles et les plus en vogue, tant curopéens qu'à- méricains.Venez voir.ARMAND DOIN & Fils \u2014\u2014 En face du Palais de Justice.N.B.\u2014Pour l'été, casquettes desport et de voyage, de tous prix et de toutes qualités.1 H REYNAUD 1528, rue Sainte-Catherine, LE RENDEZ-VOUS DES GAI& LURONS Bpéc'allté de la maison : te mollleur vin canadien on ville Un verre d'une chopine pour 6 sous, 40 sous le gallon, \u201c LES DEBATS \u201d SB Liqueurs de choix ; 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12 ., ut, PARFUMKER'KE FINE arme, etc.IMmignot & Boucher, 19, RUM: VIVIENNE 1620, rue Notre-Dame, Montréal, LA SOCIETE NATIONALE DE Le prochuin tirage aura lieu le 15 août 1900, au No case a a sance es D Lecce ssaasuce es 100 Lots .3 12 Less sene seu ees ' Ton 100 Tes .8 800 LOTS TERMINATIFS.000 Lots .$§ 4.$ 3,069 909 Lots .4 3,929 SDUO LL.eee aa Lane na a anus ana u 00 sea nn es 863, Prix des billets , 25c, 50c et $1.00 En vente par- Germandrée en poudre et en feuilles, Parfumerie spéciale à ln Germandrée, Hélimnbre, Violettes de PARIS-FRANOCHK Représentants au Canada NORMANDIN & CIE, 1632, rue SAINTE-CATHERINE JULES PONY, Directeur A toujours à la disposition de sa clientèle le plus grand choix d'ouvrages littéraires de Paris.Vient de recevoir, entre productions nouvelles : FAmuseuse, Réné Maizeroy, 90 \u20ac Demi-Volupté, roman illustré, Cajeunesse, 90 \u20ac Lea, par Marcel Prévost.Le Panorama de l\u2019Exposition riche album reproduisant, à l'aide de la photogrphie, sur papier de grand luxe, les plus délicieux aspects de l\u2019E xposition de Paris.Grand choix de volumes à louer et à ven- dre\u2014Collections Dumas, Balzac, Comtesse Dash, etc.Succursale generale de \u201c LES DEBATS \u201d 1 AIT TE TS NET IT ETEEEYOO PYYTITTITEIITITT aes isa liissias Ë T AVOCAT 1560 OlLaus HERRIEN Notre.E Dume CAMAAAAAAMAAAAAAALAGALARMLAMABAAMAI ALAA LAALAALLLAMAALALAL baka MAL » Cette vente commencée il y a quelque plastrons en soie zéphir et bapti $1,50, nmintenant cette semaine seulement.goûts, à des prix ridicules.QU'ON SE LE DISE ! actuellement chez Notre Grande Vente A Sacrifice toute la semaine prochaine.75 doz.Chemises, devant empesé, valant $1.25 et $r.50 pour 1,00 Grand Job de magnifiques Chemises à Corps et Caleçons d'été en balbrigan, à 45e le complet pour Grande spécialité dans les Cravates les plus nouvelles.Tout notre stock d'Articles de choix et de Toilette, des derniers C'est du vrai Bon Marché et de l'Article à lan Mode qui so vend J.-A.DELISLE, 1545, Sainte-Catherine, 1545 temps et qui se continue encore durant LES PAROLES QUE SONT-ELLES?NOS SEULS PRIX EN DIRONT PLUS ! #1! 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Ad 8 \u201c Politique Etrangère Les dépêches qui nous viennent de la Chine continuent à mystifier l\u2019Europe et voici qu on n'en sait pas plus long sur le sort des légations de Pékin.L'opinion publique, mise en éveil par les nouvelles les plus contraditoires, ne sait à quelle hypothèse rattacher ses espérances ou ses craintes et les gouvernements eux-mêmes gardent une attitude de sphynx.Cependant, le temps passe, et s\u2019il est vrai que la Chine ait l\u2019intention d'en finirune fois pour toutes et de laver son linge sale, on conviendra que les retards et les hésitations des grandes puissances lui donnent amplement le temps de recruter des lawndrymen.Avouons aussi que Ia ligne de conduite, adoptée pur la Chine ou tout au moins par les Boxeurs en cette aventure, dénote une habilité remarquable.On isole Pékin en détruisant les fils télégraphiques et en interceptantlescourriers compromettants, et on ne laisse passer que les nouvelles dont ln révolte puisse tirer profit.Les Anglais n\u2019ont plus le monopole de ln censure.On dit que les dépêches annonçant que les légations n'ont pas été détruites sont fabriquées par les rebelles : c'est plausible et les Ohinois sont capables d\u2019en faire bien d'autres.Nous n'avons, d\u2019ailleurs, aucune raison de nous en étonner.On nous a servi, depuis une dizaine de mois, tant de canards que notre estomac doit être familiarisé avec l'absorption de ces intéres- gants palmipèdes.Un gaillard qui n'aime pas les demsi-mesures, c\u2019est Guillaume IT, et il vient d'en donner une preuve nouvelle en recommandant aux troupes qu'il envoie en Chine de massacrer impitoyablement tous les Chinois.* Si vous rencontrez l'enneuni, à-t-il dit, souvenez- vous de ceci : N'épargnez personne ! Ne faites pas de prisonniers, Sorvez-vous de vos armes de façon À ce que d'ici mille aus aucun Chinois n'ose regarder irrespectueusement un Allemand.Une fois pour toutes, ouvrez un chemin à la civilisation.\u201d Et dire que c'est au nom de la civilisation qu\u2019un empereur du X1Xe siècle profère ces paroles sanglantes ! Il est vrai qu'il y a loin de lu coupe au lèvres et qu\u2019avant de couper le cou aux 400,000,000 d'habitants que compte le Céleste Empire, le sabre du Kaïser à le temps de s'ébrécher.Mais ces paroles n'en sont pas moins significatives.Nous concevons que la mort du baron de Ketteler soit déplorable ct que des mesures soient prises pour protéger À l'avenir ln vie des citoyens allemands, mais l\u2019Allemagne pourrait au moins se demander \u2018 qui a commencé \u201d et nul doute qu'un examen de conscience, pour léger qu\u2019il soit, permettrait à Berlin de constater que les Chinois, en somme, ont, avant d'en venir aux grands moyens, fait preuve d'une grande patience et supporté avec beaucoup de magnanimité les tracasseries étrangères.Il est bien bezu de discourir sur la civilisation, mais il vaut encore mieux comprendre que le couteau ne vaut rien contre l'esprit et que toutes les baïonnettes du monde ne mettront jamais dans une tête de Turc la cervelle que peut contenir une tête d'Allemand.LEUR PROPAGANDE Cette prétention de civiliser le monde par la force des armes n\u2019est d'ailleurs pas circonserite dans les limites de l'empire germanique : et cette lubie hante un peu toutes les chancelleries.Le missionnaire contemporain, fils de lu Réforme et du Lutherianisme, ne baptise plus les barbares au nom du Père, du Fils et de I'Esprit-Saint, mais au nom du Kuiser, de Chamberlain et du roi Humbert.Jadis, l'apôtre de la vérité s\u2019occupait exclusivement du salut des unes : aujourd\u2019hui, sa sollicitude s'inquiète imêmie de l\u2019homme purement physique et s\u2019étudie à le vétir confortablement de tweeds et de chemises irmm- portés.Les médailles naïves, les chapelets et les scapulnires antiques ne se colportent plus : on distribue à lour place de l\u2019opium, des pétards, du whiskey et des pastilles aphrodisiaques.This, le missionnaire se faisait esclave pour apprendre la patience aux esclaves ; aujourd'hui, il fait\u201dde l'œil aux marchands d'esclaves et leur enseigne, moyennant une petite prime, les endroits nù pourra se vendre sa vivante marchandise.Le Christ avait dit : \u2018 Mon royaume n\u2019est plus de ce monde \".Et pendant des siècles, ses disciples parcournient l'univers pour recruler des volontaires du ciel : innis aujourd'hui, après avoir exploité 1a parole divine pour dépouillé le pape de son patrimoine, on estime que les concessions de territoire ne sont pus à dédaigner el qu'il vaut mieux tenir un cottage en ce monde que compter sur un château dans l\u2019autre.En un mot, le missionnaire antique était l\u2019agent d'uu Christ de lumière, de paix et d'amour, tandis que celui d'aujourd'hui n\u2019est souvent qu\u2019un espion diplômé, en fricoteur de protectorats et un vulgaire pedler chargé de distribuer aux sauvages les haluycuses des grands Inagasins de l\u2019Europe et du leur colporter toutes les prostitutions des villes civilisées.T1 ne faut donc pas s'étonner de voir que cette culture nouvelle donne des fruits nouveaux et que ces semences de discordes, d\u2019intrigues, de duplicité, de rapines, de violences, de mensonges et de viols ne puissent donner que des récoltes de huines, de colères, de vengeances, de guets-apens et de massacres.Et s\u2019il faut reconnaître que, dans leurs supplices, les Chinois font prouve d\u2019une cruauté révoltante, il faut aussi reconuaître que le droit naturel subsiste nussi hien pour los Chinois que pour Guillaume ou Ohanborlain et que, d'après ce droit naturel, tout homme, fût-il Boxeur ou charbonnier, est libre de mettre dans su soupe In quantité de poivre qui convient.à son palais, OU VA ROBERTS ?Après un stage forcé do plusieurs semaines, lord Roberts vient enfin d'abandonner Prétoria pour aller de l'avant.Mais où va-t-il?C'est ce qu'on se demande.11 était d'abord convenu que la prise de Prétoria mettrait fin à cette guerre dép orable et dès le mois de mars déjà, le Globe de Londres annonçait qu\u2019aussitôt maîtro de la capitale transvaalienne, lord Roberts n'aurait plus qu'à faire pendre Kruger et à passer tous les Boers au \u2018\u201cbobs\u201d \u2014 et voilà que Kruger se porte encore à merveille et que les burghers de Dewet et de Botha continuent paisiblement à faucher tous les jours leur nombre uccoutumé de soldats et d'officiers anglais, De sorte qu\u2019en dépit du Globe, les morts seront aussi nombreux en juillet qu'en juin, et qu'on ne voit encore le bout de ces massacres.Aussi prête-t-on à lord Roberts l'intention de demander encore 12,000 hommes de renfort À l'Angleterre.Et si on considère qu'en quittant Prétoria pour marcher vers le Nord, lord Roberts va allonger encore davantage les lignes de communication qui le relient au Cap et que ces lignes devront être d'autant mieux gardées qu\u2019elles seront constamment menacées par les burghers de I'Orange ; si on compte, en outre, que les pertes subies par l\u2019armée anglaise se sont élevées à 3,060 homuies pendant le seul mois de juin (102 honiunes par jour) ét que les invalides deviennent d'autant plusnombreux que les fatigues de la campagne ont déjà plus usé les troupes, on se demande s cet envoi de 12,000 hommes serait déf- nitif ou s\u2019il ne faudrait pas le regarder simplement comme un nouvel à compte.De leur coté, les burghors demeurent pleins d\u2019une confiance qui, dans les circonstances, à raison d'étonner, Kruger et Steyn espèrent, en dépit de toute espérance, et comptent pouvoir prolonger assez longtemps ls résistance pour qu'un reate de compassion détermine une puissance quelconque À offrir sa médiation.Avouons que c'est bien aléatoire et pourrait n'être jamais réalisé, du moins nière puisque les nations font aujourd'hui intérêts avant les questions de sentiment.Or, quel intérêt pourrait-il y avoir pour tel ou tel pays À se fourrer les doigis entre l'enclumie et le marteau ?Je crois plutôt qùe si jamais le salut doit venir aux le salut leur viendra de la Grande Bretagne me, ue ce rêve e cette ma- leurs EPST FRE LE FFF: IIT CFS TT Ff somme de \u2014_ dicnne du journal Les DxpaTs.LES DEBATS Le plus fort tirage des journaux du dimanche a Montreal 71, rue Saint-Louis, MONTREAL.VYTYYIYY TT TT EYY CI TOO TT TT TE TT OOTY TES TT YU YYYYY PYYYO TT TT YTETNTTYTTY CUS Y PET TT IT I YYTT PPT TTTYIPTTTTYTTTTTT LFÉEES CLERREÆSEFFPR Signature Débats (ou portant tout autre nom accepté par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil) la dollars représentant.action de ladite Société.CONDITIONS : Les actions de la LA SOGIETE ANONYME DES DÉBATS sont limitées 3 dix dullars ($10.00) chacune.Le premier dixième de chaque souscription sera prelevé sur demande du bureau de direction provisoire, qui en fera accompagner la demande d'incorporation de ladito Société au gouvernement.Le capital de In Socixra ANoxyMz bes Departs dovra être de quinze mille dollars ($15,000), susceptible d'étre augments ponr favoriser la publication qrioti- Du moment que la charts de In SocixTE Axonymx pke DEBATS sera obtenue, ct que le bureau de direction provivoire aura déclaré, pur résolution, que les netious souscrites appurtiennent aux souscripteurs, olles leur seront alloudes, et les souscripteurs seront responsables suns autres formalités ni avie.Le journal Les Dæsars soblige à vendre à la SOOIRTER ANONYME UKN DKBATS son imprimerie ct la propriété entière du journal ayant aujourd'hui une circulation ausurée de neuf mille exemplaires, avec contrats d'annonces, etc, au prix d'achat, qui seru fixé par des auditeurs experts.Profession.AN ESSE mu crrrcrrrecevcenervrn ~ C/o LT SI TS TA SA TTS fT TA PA + Ja Société Finonyme des Débats «= Je, soussigné, m'oblige de souscrire au fonds social de la Société Anonyme des Signez ce blanc de souscription, découpez-le et adressez-le à M.l'administrateur de la Société Anonyme des Débats, qui en accusera réception.(LOIS LIL LE LISE (CSSS LAS SL Montréal, ce ] OCCCCEECCECECCECESEGCESECECCCCECCEEA ACCESS ECESS EE § C\u2019est une honte.> = - SECTE > =] * pour nous de vendre de nouvelles marchandises à sacrifice, mais il nous faut faire de la place pour notre importation d\u2019articles de saison.Escomptes Extra HAccordés Pendant la Balance du Mois & \u2014 = CERES Pa > ce BERNIER & WE ANGLE DES RUES SAINTE-CATHERINE ET UNIVERSITÉ A3DDD3DDD32233332332DDD3929DDDDDDD232D9D9DD9DIDIS ; = = >>> DD 3 LONDRES MURMURE Londres commence à murmurer contre les lenteurs d'une guerre qui lui coûte déjà lc4 yeux de lu tête, et le peuple, trompé dans son attente, pourrait bien se demander s\u2019il n'a pus été égulement trompé sur toute la ligne.Or, le soupçon n'a qu'à chercher pour trouver des preuves et nul doute qu'au jour où l'opinion publique voudra connaître la vérité vraie, elleappren- ra sur les origines de In guerre transvaalienne des choses qui refroidiront joliment l\u2019enthousineme des premiers jours.Une centaine de députés ont déjà, ces jours-ci, censuré le gouvernement Salisbury et accusé carrément Chamberlain d\u2019avoir blagué son monde.Ie commerce et l\u2019industrie, de leur côté, souffrent considérablement des contre-coups de cette interrmni- nable guerre el lu crise, qui menace actuellement les Anglais, pourrait bien se terminer par In dégringolade d'un ministère par l'inauguiation\u2019 d'une politique nouvelle, plus conforme avec les aspirations et les traditions de ln Grande Bretagne, Le muriage du roi Alexandre de Serbie avec Mme Muschiu, dame de compagnie de la reine Nathalie, a provoqué de nombreux mécontentements parmi l'aristocratie serbe et plus d'un haut fonctionnaire a donné su démission.La bourgeoisie cependant, ainsi quefle peuple, se déclare très sympathique au couple royal et Alexandre gagnera sans doute en popularité ce qu\u2019il perdra dans l\u2019estime des collets-montés de 1a noblesse.\u2014 Banal en lui-même, l'incident n\u2019en indique pas moins un nouveau progrès des idées modernes sur es préjugés d\u2019un autre âge.Et rien n'empêche de croire que s\u2019il cst heureux en ménage pour avoir épousé une femme qu'il aime, Alexandre s\u2019acquitera tout aussi bien de ses devoirs de souverain que si on lui avait collé protocalemient une compagne pour laquelle il n\u2019aurait éprouvé aucune symputhie.Les vrais démocrates ne manqueront pns de se réjouir de l'aveu- ture ainsi que les poêtes amis des monarques qui s\u2019unissent à des bergores, GC.DR MONTIGNY Une emeute militaire Londres, 28.\u2014Des troubles sérieux vienneut de se produire dans les pliines de Salisbury, où sont campés le régiment royal de fusillers irlandais et le 3e régiment du Glowcestershire, À lu suite de rixes qui avaient lieu fréquemment entre les hommes de ces deux régiments, les officiers avaient été obligés de prendre des mesures pour empêcher les Irlandais d\u2019aller dans les cantines fréquentées par les Anglais, et réciproquement.Ces mêmes cantines furent fermées à neuf heures.Malgré toutes ces précautions, une véritable émeute éclata dans le camp.Les hommes du régiment de Glowcestershire venaient de se coucher quand les Irlandais se précipità- rent sur les tentes.Une lutte corps à corps s'enga- gen ; les officiers du régiment de Glowcester arrivèrent sur les lieux, mais ne purent rétablir l\u2019ordre.[e régiment gallois qui était campé également dans là camp dut intervenir pour séparer los combattants ; il n\u2019y réussi que difficilement.Une vingtaine d\u2019hommes furent plus ou moins grièvement blessés et transportés à l'hôpital, le matériel de campement et les Squipements du régiment de Glowcestershire out été détruits presque entidrement.Dr W.LYONS-GAUTHIER Spéclaliste pour les maladies des yeux, du nez, de la gorge et des orellles.Ne31l, Saint-Denis - - - Consultations gratuites.200 Chez L.-P.LEBEL, >>32233353533233255553322222553a, far = 3 SATISPAIRE NOS CLIENTS EST TOOT A NOTRE BEEFICK Nous continuerons cette semaine A vendre nos inar- y chandises d\u2019éte a réduction.Chemises de couleur valant $1.00 pour goc.Habits légers en Alpaca et Serge à 50c de réduction.la paire pour r3 cents.(Près de la rue Saint-Laurent) ee\u201d + EEE > > Ts > eee doz.de Bas en fil noir et brun, valant soc CREEL 1638, rue Notre-Dame ê AUJOURD'HUI ' Base | Hartford æ æ Ball | æ æ Montreal Sur le terrain des Mascotte, A 3 HRS, P.M.Coin des rues Ontario et Avenue Delorimier Blancheur de Bys EST LA COULEUR DU LINGE BLANOHI À NOTRE BUANDERIE LES CHEMISES ET COLLETS HONT SLRTOUT L'ORZET DE NOFRE PLUS GRANDE ATTENTION, LA BUANDERIEELDORADO 291, RUE CADIEUx JD SICARD Phone, Est 1519, Prop.$-10 W.-J.WILSON 4, rue Saint-Jacques, 4 LA LIBRAIRIE DU PALAIS Livres de droit ; 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