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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 5 août 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Les Débats, 1900-08-05, Collections de BAnQ.

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[" LA SOCIÉTÉ ANONYME DES DEBATS LOUVIGNY de MONTIGNY ADMINISTRATEUR ET DIRECTEUR DE LA REDACTION LE NUMER-! DEUX SOUS.L'ABONNEMENT : $1.00 par année.Les abonnés recevront le jouraal par la malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.es Débats JOURNAL POPULAIRE Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique PARAISSANT LE DIMANCHE £) ler ANNEE No 36 5 AOÛT 1900 REDACTION ET ADMINISTRATION : Z1, rue Saint-Louis, 71 MONTREAL, P.Q.TELEPHONE BELL, Maik 3840.Annonces commerciales ou demandes d\u2019emploi, 10 sous Ia ligne.\u2014 Réolames, taux spéciaux, CAPRICE Moi, si j'étais femine et si j'étais belle, Je serais rebelle À tous les amours ; Me souciant peu d'aimer ou de plaire, Je serais légère Comme mes atours, Légère come un nuage.comme une Caresse de lune Par un soir de mai; Légère comme un flot de mousseline, Cumme la bruine D'un ciel parfumé.Je seruis l\u2019oiseau qui, rasant la plaine, De sa cantilène Trouble l\u2019horizon Sans se demunder si, LA, sur la route _ Unie oreille écoute La douce chanson, J'aurais pour chacun de l'insouciance.Vive la science D'être toute à soi ! Ju pascerais flère au milieu du monde, Tant pis si l\u2019on fonde Un espoir sur moi.Je ne voudrais pus, pour une caresse, Jeter ma jeunesse Aux brus d\u2019uu vainqueur, L'amour est un feu qui vite s'allume Et trop tôt consumie La flore du cœur.Je voudrais n'avoir que robes nouvelles, \u2019 Chiffons et dentelles, Corsets de velours, Etre & tout propos d'une gaité folle Pour que l'on raffolle De moi tous les jours.Quoi de plus charmant qu'une femme blonde, A la taille ronde, A l'œil vif et clair, Qui, dans les grands bals, coquetteet gentille, Rit, valse et babille, Libre coiume Yair ! Mais si l\u2019on venait me dire à l'oreille Qu'en se faisant vieille La figure preud Des plis sur lesquels, ainsi qu\u2019une embâche, La beauté trébuche : : En chémin courant ; Que la jeune fille est comme une source Qui file sa course Au petit bonheur, Et finit toujours par aller se prendre A quelque méandre D'un fleuve enchanteur ; Que le rire, au coin de sa bouche rose, N'est pas une chose \u2018l'rès assurément Qui doive, en dépit d'amoureuses flèvres, Se figer aux lèvres Eternellemient ; J'aurais, j'en conviens, une grande envie De règler ma vie Sur ces beaux sermons, Et de me ranger avec la sagesse, Tant pis si j'y laisse Mes noms et prénoms.Car on a beau dire et l'on à beau faire, C'est toute une affaire Après tout, l'amour, Et je ne crois pus enfin que l'on puisse Garder son caprice Pendant plus d\u2019un jour.O'est pourquoi si moi, j'étais femme et belle, Je serais rebelle Pour un jour ou deux, Et puis si quelqu'un revenait me dire Que son cœur soupire Pour mes jolis yeux, Je ferais un peu, par accoutumance, De lu résistance Jusqu'au lendemain, Mais serais au fond la plus désireuse Et la plus heureuse De donner ma main.GONZALVE DESAULNIERS.Vers le suicide Il Le Star de Montréal disait au commencement de la semaine : .10.Qu\u2019à part Honoré Mercier et Golwin Smith, aucun personnage influent au Canada ne s\u2019est occupé de l'émancipation du Canada.20.Que l'envoi des contingeants canadiens en Afrique a enterré définitivement cette question.30.Que les partisans de l\u2019émancipation canadienne n\u2019osent pas manifester ouvertement leurs préférences.1.The only distinguishsd Canadian names that .Glen associates with the mouvement are those of the late Honoré Mercier and Mr.Golwin Smith.Now it would bu a great enco ement to American members of the league if Mr.Glen were in a position to publish the names ot a few influential living Canadians who waut to have Canada \u2018\u201c emancipated.\u2019 2.We cannot help thinking that the mouvement for the * emancipation\u201d of Canada is progressing backwards.\u2018When Canada s nt its three contingents of volunteers to South Africa it settled the fate of ** emnnci- pation,\u201d 80.There are men in Canada who objected to sending the Cunadiau contingents, some even who sympathized with the ennemy, and these may sympathize with the emancipators ; but those among them who have anything to gain or lose by the operation of public opinion are afraid tostand up and be counted.(LE STAR).En faisant abstraction des contradictions qu'implique le rapprochement des deux dernières propositions dn Sfar, je crois qu'il est facile de démontrer 10.que Mercier et Goldwin eurent de nombreux prédécesseurs ; 20.que loin d'enterrer la question de l'émancipation, l'envoi des contingents la ramène sur le tapis, et 30.que le nombre des partisans de cette émancipation sont de beaucoup plus nombreux que semble le croire l'organe de M.Hugh Grâham.Je serai cependant très court, et me contenterai d'indiquer les grandes lignes à ceux qui voudront approfondir d'avantage cette jolie question.I Disons tout d'abord, pour remonter au déluge, que l'espérance de recouvrer l'indépendance date, pour le Canadien-français, du jour même où l'indépendance lui fut ravie par la force des armes Le Sfar pas plus que l\u2019Angleterre ne s'imagine sans doute le contraire et ce serait mal connaître la race qui se multiplie sur les rives du Saint-Laurent que de la croire susceptible de demeurer à jamais la vassale d\u2019une couronne étrangère.Et c\u2019est ici le moment de rappeler le mot de l'honorable Th, J.J.Loranger : \u201c Il n'y a que les imbécile qu'on n\u2019émancipe pas.\u201d C'est d'ailleurs ce que n\u2019ont cessé de comprendre les hommes d\u2019Etat les plus francophobes de la Grande Bretagne et lorsqu'après quelques essais d'anéantissement, on s'aperçut que nous avions la vie dure en diable, on prit le parti de nous garder comme nous étions et de faire la part du feu.Le Sfar pour se convainere de celte vérité n\u2019a qu'à se rappeler l'histoire canadienne du dernier siècle.Les envoyés qui, à l'époque où les Etats-Unis s\u2019affranchissaient de la tutelle de l\u2019Angleterre, vinrent nous inviter à partager le sort des colonies voisines ne nous donnèrent pas le goût de l'indépendance : nous l'avions déjà ; mais nous savions que l'heure n\u2019était pas venue encore et les Anglais crurent prudent de nous accorder, à la suite de cette aventure, différentes concessions dont le S/ær connait sans sans doute les détails.Plus tard, des complications survenues entre les Etat-Unis et la Grande Bretagne remirent la question sur le tapis cl en 1870, l'Angleterre elle-même se déclarait favorable à la réalisation de ce rêve séculaire.Par malheur, la Colombie, Terreneuve et l'Ile du Prince Edouard ne faisaient pas encore partie de la confédération et c\u2019est à cette particularité surtout que nous devons d\u2019être encore sujets britanniques.Le Star n'a qu'à examiner ses propres collections de juin-juillet 1870 pour retrouver les comptes rendus des meetings que convoyaient à Montréal les Orangistes de l\u2019époque pour protester contre l'indépendance qui \u201c menaçait \u201d le Canada.Au reste, la Confédération elle-même fut en grande partie réalisée en prévision de cette émancipation des colonies du Dominion et le journal de M.Graham pourrait remplir plusieurs de ses colonnes en citant les discours qni furent prononcés en faveur de ce mouvement par les hommes d'Etats à qui nous devons la constitutions de 1867.On voit donc que Mercier et Goldwin étaient en bonne compagnie et que le Star fait preuve d'ignorance ou de mauvaise foi en leur attribuant exclusivement l'honneur d'avoir rêvé pour la patrie canadienne une existence politique conforme À ses constantes aspirations.11 Je crois en second lieu, que la question de l\u2019émancipation canadienne, loin d'être enterrée par l'envoi de trois contingents en Afrique s'inspire au contraire exactement de cet événement pour reparaitre avec plus d'acuité que jamais à l\u2019ordre du jour et voici qu'elle se présente spontanément à ceux qui cherchent un réactif pour combattre les pernicieux effets de la propagande impérialiste au Canada.Or, les adversaires de l\u2019impérialiste sont dans le Dominion, (comme en Angleterre, d\u2019ailleurs) beaucoup plus nombreux qu\u2019on semble le croire en certains lieux et si tous ceux d'entre eux qui lisent le S/ar retiraient soudain leur abonnement, le confrère aurait probablement plusieurs tonnes de vieux journaux à vendre au bout du mois.Le Canada, je veux bien le croire, n'est pas encore activement lancé dans le mouvement, mais on peut être convaincu d'une chose : c\u2019est que se s aspirations tendront d'autant plus constamment de ce côté qu'ou s'efforcera de l\u2019attirer plus directement dans le casse-cou impérialiste.; Ankylosé dans l'habitude du statu puo, il resterait peut-être encore ce qu'il est aujourd'hui pendant de longues années si on le laissait tranquillement jouir des bienfaits relatifs de la constitution de 1867, mais si on le tire de là pour le lancer vers l'inconnu, il est à peu près certain qu\u2019il choisira l'émancipation de préférence à toule autre combinaison parce que l'émancipation lui paraîtrâ nécessairement plus enviable, plus sûre, plus noble et plus conforme à ses séculaires aspirations On aurait pu, peut-être il y a quelques mois, mettre à profit l'enthousiasme factice provoqué par les flatteries habiles de Chamberlain pour ravir à la Confédération un consentement dont elle eut, comme l'Irlande, maudit à jamais l'anniversaire, mais, il est aujourd\u2019hui trop tard : les onéreuses lenteurs de la guerre transvaalienne d'où nos contingents reviendront pas mal démolis, les événements de la Chine oû le triomphe de l'impérialisme nous aurait forcés d'expédier de la nouvelle chair à canon, les complications qui surgissent de toute part sous les pas de la Grande Bretagne et vont exiger d'elle d\u2019énormes sacrifices de toutes sortes, vont de plus en plus faire réfléchir les partisans les plus ardents du Grgater Britain et nous croyons que l'honorable M.Borden s\u2019est un peu trop hâté de déclarer à Halifax que l'énvoi des contingents constituait un précédent dont l'avenir devait tenir compte.Le fait est que le Canada reconnait avoir été mis dans un vilain pétrin par les ministres qui avaient mission de veiller au grain et les dangers courus vont sans doute le déterminer à se tenir de plus en plus à l'écart, à repousser toute proposition d'impérialisme et à se préparer plus activement que jamais pour le jour où, devenu majeur, il se séparera passiblement de son tuteur pour chercher à gagner sa vie tout seul II Tl ressort assez clairement de ce qui précède que le Star fait encore fausse route en s\u2019imaginant que les partisans de l'indépendance sont très peu nombreux au Canada et qu'ils se recrutent exclusivement parmi les quelques pro-boers canadiens dont les convictions ne sont pas assez fortes ponr s'affirmer carrément au grand jour.Je ne relèverai pas ici l'accusation indirecte que décoche perfidement le confrère : il suffit de constater avec l'honorable W.Schreiner, ancien premier ministre du Cap, qu'on peut être pro-boers sans cesser d'être loyaux et qu'une cinquantaine de députée anglais ont même, par deux fois consécutives déclaré en un vote de non confiance, qu'il faut être adversaire de M.Chamberlain pour être british to the core.Le désir dé parler d\u2019une foule de choses fait parfois lâcher des boulettes aux mieux intentionnés, et dans son numéro de Juillet, Je Lectivre pour lous, revue universelle de Paris, nous en donne un exemple qui n\u2019est pas piqué des vers, dans une étude intitulée +* LA LUTTE CONTRE LE FEU\u201d.Après avoir parlé de qu'il connait, l\u2019auteur de l\u2019article se lance dans ce qu'il ne connait pas et décrit de Ia façon suivante l\u2019orgiuni- sation de notre service des incendies à Montréal : \u201c Les services les plus curieux sont ceux du C'unn- du\u201d, dit d'abord La Lecture,et olle prouve ensuite que cette précaution oratoire n\u2019était pas inutile : * A Montréal, ln ville, construite en bois, a été divi- séa en plusieurs districts.L'église Notre-Dame, qui en occupe le centre, u été désignée comme le point de réunion des fils télégraphiques, et duns sa tour on w installé le service central des pompiers (?1?1).A tous les coins do rue se trouve un poteau supportant ces file télégraphiques qui aboutissent à La cathédrale.A ces poteaux sout appendues des boîtes en fonte fermées à clef.Elles contiennent un appareil de tisuns- mission au dessous duquel est expliquée en français et en anglais ln manière de donnerle signal et d'indiquer le numéro de la boîte.Ceo signal arrive instuntiné- ment dans lu tour de l\u2019église où urt gardien veille sans cesse, prét à mettre en branle wne des ÿrosses cloches Et voilà ! Nous savions déjà qu\u2019un officier de lu municipalité cumulait en méme temps les fonctions de bedean de a paroisse, mais nous ignorions que le sus-mentionné bedeau-policeman avait encore la chance d'être bedeau, policeman, chef de pompiers, locataire de lu tour Notre-Dame, aboutissant des flls télégraphiques de Montréal et agitateur de elcche d'alarme.Pour du cumul, en voilà et il n\u2019en faut pans plus pour convaincre les abonnés de La Lecture que les anadiens sont de drôles de citoyens.Depuis cinq ans s'est écrié John Burns, l'orateur du parti socialiste anglais, dans un grand dis- riage cours qu'il vient de prononcer 2 Battersea DPurk, sur In politique impériale, nous nageons dans la joie de lu sonquête, nous nous enivrons de l\u2019alcool de I'.bus de uvoir, et le delirium tremeens est notre état d'âme.ous dansons In gigue, nu son dela musette belliqueuse, mais à mon avis, nous fevons li grimace quand le cornemuseux demandera son dû.T'impéi ialisme nous coûtera, au bas mot, 150 millions de livres sterling.Déjà, le inalheureux contribuable paye, chaque semning, 2 shillings de plus qu'il ne payait, il y a cinq ans.Que fnudra-t-il payer bientôt si la folle danse continue!\" Une proclamation chinoise, aftichée sur les murs de Shnngaï, à l'adresse des lPrançais : Vous n'êtes que des bêtes et des brutes, Aussi n\u2019avons-nous plus qu\u2019un seul moyen d\u2019en finir avec vous : c\u2019est de vous ma- sacrer tous.Vos iniquités accumulées ont atteint leur dernière li nite.vos crimes atteignent les cieux ; mais le ciel suprême est en rage et il nous a ordonné, a nous peuple, de vous détruiren vec l\u2019artillerie cles dieux.Lorsque la rage du peuple aura éclaté spontanémer:t, vous vous trouverez tous assaillis ; vous serez égorgés et ne Îaisserez derrière vous que des vestiges.Oette proclumution date de 1851.Un exemplaire existe au inusée de la Oolléginle, à Toulouse.Rlle:pourrait être d\u2019hier.Cette mort du duc de Suxe-Cobourg a lussé froide notre population que les sentiments irmy-éviatlis- tes de nos autorités nuraienl cependant dû faire s'émouvoir un brin.A peîne les drapeaux ont ils âté hissés en herne sur quelque édifice.C'est que ce prince royal n'était guère populaire ct ne s'est pus bennu- coup efforcé de faire avantageusement connaître son nom dans les colonies.Les journaux qui se piquent de loyalisme ont tapes Un peu sur ln grosse caisse, muis le sentiment de regret populaire n'a pas vibré, bien qu'on se soit appliqué à montrer les qualités du prince.Aucun journal n\u2019a reproduit en effet cette dépêche du Courrier des Etats-Unis auquel nos journalistes sont cependant abonnés : Berlin, 31 Juillet.\u2014Le bruit court dans les cercles polit i- tique de Berlin que la mort du duc Alfred ddit être attribuée à ses habitudes d'intempérance; on dianit couraur- ment à Cobourg qu'on avait l\u2019habilude du lu poiter duns son lit le soir sous l'empire des boissons alcooliques.On a beau faire mousser un nom, les sympathies populaires ne viendront À lui que s'ils les mérite.La loi Mercier, qui favorise l'accroissement des familles en dotant d'un terrain chaque douzième enfant, n suggéré des mesures variées à plus d\u2019un gouvernement ireux de voir se multiplier les habitants du pays.Pendant qu\u2019en France l\u2019on cherche des lois compliquées et des avantages budgétaires pour inciter le contribuable à produire une nombreuse famille, aux Etats-Unis on a trouvé du premier coup le syslè- me révé, A South-Haven.petite ville du Michigan, on a fondé une compagnie de bateaux à vapeur qui, pour la modique somme de neuf dollars, se charge de procurer tout ce qu'il faut pour convoler en justes noces ; permis vil, cérémonie religieuse, trans rt, allor et x ; | retour, de Chicago à South-Haven, lunch ap a cé- geste au {monte & Maio or Ln up char qui rémonie et même une excursion sur le lac de Michi- \u2019exiger qu\u2019on le trausporie à Green Avenue, sans gon changer de voiture et sans être déposé au coin d\u2019une rue.Nous prétendons également que les henres de fone- tionnement sont les mêmes pour tontes les lignes et que le char de In rue Berri manque au lems.nt et nu publie, quand il cesse de fonctlionaer A § heures, Lks DEBATS ne veulent persécuter personne ¢t ne tiennent nullement à forcer la Compagnie à fuire rouler un char de ln rue Oraig au bateau de I'lle jusqu'à 11 heures du soir, mais ils demandent que cette voie de la rue Berri fonctionne nu moins jusqu\u2019à l\u2019arrivée du dernier bateau de l'île Sainte-Hélène.Cette petito ligne est un véritable bienfaib pour les familles qui vont à l\u2019Ile ; pourquoi cesse-t-elle de fonctionner aux heures lea plus nécessaires quand les fn- milles reviennent fatiguées ?Les échevins de l'Est augmenteront leur popularité en s'intéressant à celte question.Ce dont le Sfar ne se doute pas, c'est que les évé- nements se sont suc-édés depuis Ie jour où il poussait nos compatriotes anglais au massacre des french men et que les plus intransigeants de l'époque commencent 4 s'avouer tout bas qu'ils se sont emballés.Je he serais même pas surpris d'apprendre que Sir Wilfrid lui même déplore son enthousiasme des premiers jours et plus d'un des députés qui votaient récemment contre la motion de M.Bourrassa feront probablement assez triste figure au jour où l'électorat leur demandera des explications catégoriques et leur fera sentir qu'il lui faut des hommes et non des marottes pour le représenter au parlement.Et s'il est vrai que la question de l'impérialisme doit-être inscrite en tête du programme de plusieurs candidats qui se présenteront aux prochaines élections, le Star aura, je n\u2019en doute pas, uee fameuse occasion de compter ceux qui, dans Québec et même dans Ontario sont hostile à l'impérialisme et du même coup fovorables à l'émancipation du Canada.G.de MONTIGNY.Chez \u201cConcordia\u201d Les P'tits Chars\u2019 sont sur In défensive : jamais ils n'ont été aussi menntés'que fmainienant et tout falt espérer que les Montréaluis vont enfin jouir des béné- flces de la concurrence entre deux compagnies : celle qui nous honore actuellement de son monopole et li ontreal Terminus Railway Co, vulgairement connue sous le nom des Tramways du Bout de l'Ile.La procédure est lente mais enfin elle marche et, mardi, le comité des Chemuins doit indiquer quelles sont les conditions qu'il entend imposer à la nouvelle compagnie ponr lui permcttre de poser ses rails en ville.En attendant la compagnie des P'tits Chars continue à fnire des siennes et À se moquer du public.La compagnie répare sa voie et ces travaux la forcent à changer certains de ses itinéraires.Il n'y a un cas de force majeure auquel le public doit se plier.Mais ce À quoi il ne doit se plier c'est au sans-géne de la Compagnie.Il serait pourtant très simple de prévenir le public des changements de circuit, soit pnr les journaux, soit par des écriteaux, affiches, soit enfin, et celu serait aussi efficace que peut coûteux, par des placards mis sur les chars passant sur les lignes modifiées.La compagnie accommoderait ainsi le public sans g'incommoder.Au lien de cela, ln Compagnie laisse les gens se morfondre sur les trottoirs et semble prendre plaisir & opérer ses changements aux heures les plus génantes de la journée pour les employés ot les ouvriers.LEs DÉBATS prétendent que même pour répnrer sa voie ln Compagnie n'a pns le droit de changer ses parcours sans la perinission des autorités municipales et que ces derniêres ont le devoir de veiller à ce que le ublic soit prévenu À temps des changements pro- etés.Nous prétendons également, pour les mêmes raisons, que les conducteurs n'ont pas le droit de modifier les parconrs, de revenir au point de départ avant d'avoir attiut l'extrémité de leur parcours.Un voya- C'est vraiment donné.Benucoup de jeunos Américaînes se Inissent volontiers tenter par cette petite fo- te champêtre.On sait toujours comment cela commence et l'on devine aussi comment cela finit.Et les heureux couples en ont pour leur argent.Il n'y à encore que nos cousins pour savoir rapprocher les distances.Une heureuse innovation est celle qui vient de se créer à New-York.On n déjà raconté les an- oisses du citoyen qui prend le matin si canne quand fi doit pleuvoir, et son parapluie quand le temps se met au beau ; si bien qu'il finit par prendre, pour lus de sûreté, canne et parapluie, et par oublier lo ut dans le train ! Avec la nouvelle compagnie américaine, aucun do ces inconvénients.De nombreux dépôts sont organisés dans New-York.Pleut-il ?Pour la modique somme de cinq sous, le promeneur, surpris par l\u2019averse, ut louer un élégant parapluie de soie À manche d\u2019é- ne numéroté,qu'il lui suffira de déposer, une fois la pluie cessée, duns une succursale sur son chemin.L'inuvvation est d\u2019autant plus heureuse, qu'elle peut so renouveler pour bien d'nutres objets d'une nécessité passagère.ue Dieu nous préserve des professeurs de vertu, dont les remèdes sont toujours pire que le mal! Les habitants d'un village hollandais ont d\u2019étranges façons pour venger une femine trompée par son mawi.Ayant ces jours derniers trouvé In complice de celui- ci'cachée dans un lit, ils In jetèrent en bas de l'escalier lui lièrent les bras, dénouèrent sa chevelure et lui fl- vent faire le tour du village.Puis on l\u2019uttacha À un arbre eton la fouetta jusqu\u2019à ce que son corps fût fhondé de sang.Ensuite, ces gens pratiques lui firent payer une somme de quatre-vingt-dix francs à ln femme trompée.Ce n'est pas tout.Les nobles vengeurs In tratndrent de cabaret en cabaret, afin qu\u2019elle leur payât à boire.L'ivresse s'empara naturellement de ces champions de la morale outrngée.et îls attelérent leur victime à une charrue enla frappant si fortement ECHOS Nous sommes heureux de constater que l'exemple donné par LEs DÉBATS ne demeurent pas infructueux et qu'un certain nombre de journaux s\u2019inspirent de nos innovations pour soigner davantage leur toilette.O'est ainsi, par exemple, que La Patrie n adopté, depuis quelques jours, notre habitude de rédiger des \u2018* Échos\u201d et que d'autres confrères s\u2019ingénient A marcher sur nos brisées.oo Nous les en félicitons et nous espérons qu'ils continueront, car nous ne sommes pas flers au point de prétendre au monopole, Et bien qu\u2019on-aît, en certaines usines, adopté ln résolution de nous laisser dans l'ombre et de ne jamais nous citer, l'empressement avec lequel on y copie et imite LES DÉBATS nous laisse croire que nous ne sommes pas absolument dépour vus d\u2019une certaine valeur et ça fait toujours un p'tit | au moyen d\u2019un fouet qu'elle roula évanouie sur le sol.ours.RNRY LD'ELS 2 NOTES DE LA SEMAINE Une troisième ou quatrième étape dans lu journalisme m'a conduit,il y a plus d\u2019un mois, dans ln Capitale.J'ai subi, comme bien d'autres exilés, la nostalgie du pays, des petites habitudes, de la famille et des amis ; mais tant il est vrai que l'on se guérit de tout, même de la poésie et de la jeunesse, je me suis suffisamment acclimaté pour me dispenser de vous raconter mes érémiades, ce dont vous devez rendre grâce au ciel, ecteurs, ainsi qu'à l'ami Montigny à qui il n'a pas pris fantaisie de m'inviter plus tôt.Autrement, je vous aurais littéralement soporifiés.| Voilà une manière comme une autre de s\u2019attirer l'indulgence.LE FOU Comme tout étranger qui se pique de dilettantisme, je cominençai sans plus tarder ma chasse aux impressions que je voulais m'efforcer de rendra plus complètes que celles d\u2019un simple touriste, étant donné que je venais bel et bien de m'ancrer dans la Capitale, et que j'avais tout le temps nécessaire pour en trouver.Britannin-sur-Baie, Rockliff, Aylmer!! Leurs grands arbres, leurs flots mourants, leurs clairs de lune si piles, leurs essaims de jolies inconnues, leurs musiques militaires, ne m'ont fourni que de vagues impressions de déjà vu, déjà entendu.Où done # Je cherchai ailleurs.Ce soir-là, je pris le tramway qui me conduisit au ont des Chaudières.Je 1n\u2019y engageni pédestrement.Lu châte mugissait sous mes pieds, m\u2019envoyait en pleine figure les fines gouttelettes d'eau de ses tourbil- ous.Cela me stimulnit et me fnisait accélérer le pas.J'avais hâte d'atteindre Hull en ruine ; j'avais hâte de marcher dans lu poussière et dans la cendre, de toucher des pierres calcinées, Te crépuscule tombait rouge sur la poussière grise lorsque j'atteignis la triste avenue qui s'appelait, avant le feu, lu rne Principale.O tnes ginis PS vous saviez ! Quelle désolation ! Kasée.Complètement rasée, cette ville judis si active.À peine çu et là, quelques cheminées de pierres s'élevant toutes droites, et quelques cabanes en planches, provisoirement jetées li, une dizaine, tout au plus, toute la population s'étant réfugiée dans l'arrière ville.Lo , Je marchai, Je marchai longtemps, loin, jusqu\u2019au bout de l'avenue Laurier, seul avec mes réflexions.Lorsque je veviens, il faisait nuit.Une nuit noire.sans étoile et sans lune.Et, comme je ne voulais pas me perdre dans ce dédale de ruines, j'avais résolu de suivre la route du chemin de fer électrique.Arrivé derrière l\u2019église paroissiale-(seule construction restée debout) \u2014 une ombre se précipita vers anoi.J'eus peur.L'incounu, \u2014 (c'était un homme), \u2014 marchait à mes côtés, silencieusement.Combien de temps cela dura- t-il 7 Je l\u2019ignore, mis cela tne parut bien long.M'\u2019en défaire 7 Il n'y fallait pas songer, c'était un hercule, et puis, il pouvait avoir une arme cachée.Alors, je crus voir dans les cheminées et dans les ruines, autant de fantômes menaçants, autant d'embuscades où se cachaient d'autres êtres mystérieux.A la fin, je lui tendis ma bourse, mais il la refusa d\u2019un geste.Nous étions seuls eb nul autre bruit que la chanson monotone et lointaine de la chûte ne rompail le calme effrayant de cette nuit duns Inquelle je m'enfonçais.F me touchn du doigt et me força à m'asseoir sur ut quartier de roc.Puis alors il me dit d\u2019une voix très basse qui augmentait graduellement : \u201c Ecoutez ! LàA-bas!.ces cris de désespoir !.ces \u201clueurs !.La ville brûle | Châtiment, vous dis-je.* Dieu m'n vengé.I donne parfois de ces exemples * terribles aux indignes humanités.et alors, qu'im- \u201c porte l'épreuve qui les frappe, si cette épreuve en * vaut la peine ?ils m'ont ctu fou .Ah! Ah! Ah.\" Son rire éclata, sinistre, dans la nuit.in\u2019esquiver, muais il reprit : \u201cNe partez pus, je vous le défends.Vous avez \u201cpeur ?.Ne craignez rien, je ne fernis pas de mal à \u201cun enfant.Le malheur est que cette ville à payé pour les crimes de tout le monde, sans avoir * rien fait pour mériter ce châtiment.Mais, ç'a n\u2019en ** est, pus moins une preuve de la puissance de Uelui \u2018* qui peut briser tous ceux qui méprisent Sa loi.\u201c Le monde est corrompu et les hornmes sont faux,.* Les talents incompris crèvent de faim.et les nul- \u201clités, les ratés et les fruits secs se vautrent dans de \u2018** sardanapalesques jouissances.Les peuples s\u2019é- \u201c gorgent entre eux.Is veulent absolument civili- * sur la Chine, alors que ce pays pourrait leur rendre \u201cdes points au sujet du respect dû aux institutions, \u2018* pieux héritages légués par d'ancestrales sollicitudes.: l'Anglais à voulu écraser le Boer, mais celui-ci s'est redressé et, dans douze mois, il n\u2019y aura plus d'An \u201c glais.la poussière de tous leurs ossements seru ** balayée par feu cyclones africains.* Les monopoles tentent de gangrener le pays.\u2018* A la bourse, baissiers et haussiers se chamaillent, * bears and bulls, \u2018ours et teaureaux\u201d en tradue- \u2018tion littérale.On peut y voir de beaux combats de ** bêtes févoces.ils s'étouffent gentiment et les os \u2018craquent.J'adore ces divertissements publics.** Ces histoires-là, sivez-vous ce que ça fait?Non?*\u201c Eh ! bien, ça crée des socialistes, parce que le peu- \u2018*ple finit par voir clair duns toutes ces cochonne- \u2018\u2018ries.La corruption électorale! ah! mince.\u201cTenez, écoutez un exemple d\u2019une déclaration de ** député : ça se résume et ça se prononce ainsi : Lo- \u2018\u201c ynuté.impérialisme.gouvernement digne de ** ce nom.question des écoles.réformes.iumé- ** liorations.toute notre volonté, tout notre cœur, \u2018* toute notre force.basles masques.il faut être \u2018\u201c franc.etc.Aujourd'hui, j'ai composé trois ques- ** tions et réponses À l\u2019usage des députés.les voici : * Pourquoi êtes-vous député ?\u2014 Pour cnser mes *\u201c unis.\u2014 Quand démissionne-t-on ?\u2014 Lorsqu'on se \u2018* fuit mettre à la porte.\u2014 Qu'appelle-t-on promesse ?** \u2014Oe qu'on ne tient pas.\u2014Et le mandat ?\u2014Ce qu'on \u2018tient.* Il y a des gens qui se font une spécialité (dans le ** but de parvenir, suns doute), de brûler leur encens \u201cdevant tous les dieux, et qui ne reculent pas, quand \u201c gronde au loin l'orage, de briser toutes ces idoles\u2026 * Ce sont des lâches el il faut les mépriser.On tue *\u201cles souverains,.c\u2019est un malhour et c'est mal fait.\u201c* Mais, il faut que les rois disparaissent et que le siè- \u201c*ele qui s'ouvre soit celui de In démocratie.L'anar- \u201c* chie devra disparaître à son tour parce que c'est une \u201c* plaie sociale.Et quand, plus tard, dans des millions \u201c d'années, les hommes auront fini de s'entre-dévorer, *.alors que la fraternité préchée par le Christ se- \u2018ra comprise dans toute sa splendeur véridique,.\u201cles étoiles tomberont sur ln terre et la pulvérise- \u201cront.Ni vous, ni moi, ni nos arrières-enfants ne \u201c verront ces choses parce que le germe malsain qui \u2018ronge les cœurs humains doit les ravager davanta- \u2018ge avant que de disparaître à jamais.° Et l'inconnu poussant un hurlement fauve s\u2019engouffra dans l'obscurité.Un frisson d'épouvante me glaça jusqu'aux wmoëlles et je me frottailes yeux.\u2018avais rôvé dans mon immense fauteuil, alors que j'y étais tombé moulu, la veille au soir, après mon excui- sion de Hull.Je voulus GUSTAVE COMTE, Dans le prochain numéro: NOTES DE LA SEMAINE, par ENRY D\u2019ELS.LE PUPITRE! Son influence sur les destinés des peuples Ce n'est pas Pour marcher sur les traces de l\u2019immortel auteur de l'ouvrage traitant : De l'influence du radis noir sur Ia cavalerie anglaise depuis l'entrevue du Camp du Drap d'Or jusqu'à nos jours, que j'ai donné à cet article le titre qu'il porte.Tout au plus avouerai-je que ce titre est une réminiscence de la lecture, souvent renouvelée, de cet ouvrage remarquable, Sous une forme blagueuse, railleuse, gouailleuse, il fait entrer dans le cerveau des idées saines sur Parme de la cavalerie et des critiques justes sur les actes des gros bonnets qui la commandent.Puisse mon faible essai sur Le pupitre avoir le même résultat ! Le pupitre dont je veux parler n\u2019est pas la table de bois sur laquelle lu jeunesse se tient courbée pendant ses plus belles années.Il faut avoir murs dans In vie, perdu nes illusions et la juste notion du bien et du mal pour recevoir de ses concitoyens le droit de s'appuyer sur ce meuble dangereux pour la paix des nations, Le pupitre dont je vais parler est le pupitre parle- mentuire que des gouvernements, peu soucieux de leurs clevoirs, mettent, dans leurs parlements, nu service des élus du peuple.e Ce pupitre est l'obstacle lo plus formidable qui ait été mis sur In route du progrès, de lu paix publique et d'une bonne administration.Pourquoi le régime anglais a-t-il toujours été cité comme le modèle, le type, l'étalon du régime constitutionnel ?Pourquoi les délibérations du parlemeut anglais sont-elles considérées comme les plus sages, les plus utiles et les plus sensées de toutes les chambres parlementaires ?Simplement parce qu'il n\u2019y à que des hanquettes et pas de pupitres dans les Chambres anglaises, Qu'on donne des pupitreskux représentants de !a Grande: Bretagne et on supe par ln base ce Conservatisme britannique qui a fait le bonheur de l'empire sur lequel flotte l'Union Jack, comme, par contre, ilafrit le malheur du royaume du Fils du Ciel, ou plutôt celui des gens qui ont voulu voir ce qu\u2019il s\u2019y passait Pourquoi avons-nous, à Ottawa, des sessions inutiles de six mois ?Pourquoi les lois importantes n'arki- vent-elles qu\u2019à Ia fin des sessions ?Pourquoi, surtout, nos députés prononcent-ils des discours qui n\u2019en flnis- sent plus, que personne n'entend, que personne ne lit et dont le peuple paie l'impression dans le Hansard ¢ Parce que nos députés ont des pupitres ! des pupitres sur lesquels ils peuvent écrire à leurs dulcinées ; des pupitres sur lesquels ils peuvent s'appuyer, se reposer, s'endormir.Sans ce pupitre malheureux le député-notaire ne pourrait vérifier, corriger les actes de son étude ; le député-avocat ne pourrait préparer ses dossiers ; le député-commerçant envoyer ses instructions à ses employés.Il leur faudrait alors s'occuper des affaires de l'Etat et écouter les discours de leurs collègues.Enlever le pupitre c'est écourter de moitié les harangues, c\u2019est restreindre la discussion nux choses utiles ; c\u2019est ramener le chiffre des orateurs au nombre des gens qui sauvent manier In parole.Enlever le pupitre c\u2019est empêcher les députés de s'occuper de leurs affaires privées au détriment des affaires de l'Etat, du public.Quand les Chambres canadiennes n'auront plus que des banquettes, comme à Londres, les sessions seront moins longues, les discours moins nombreux, les débats plus suivis et plus sérieux, et les séances su ter- mincront à des heures honnêles.La crainte de la fatigue fern que les députés fatigueront moins le public.L'ennui qu\u2019ils éprouveront en étant forcés d'écouter leurs collègues, au lieu de vaquer à leurs affaires, leur fera prendre les mesures nécessaires pour imaintenir les bavards dans des limites acceptables.En France le pupitre sert surtout, grâce à son couvercle, à couvrir In voix de l\u2019orateur qui déplait.C'est par lui et avec lui que commencent les grands chabannais.En Italie, le pupitre est l'arsenal dans lequel les dé- nités enferment les hunitions qu\u2019ils se préparent à nncer à Ia tête de leurs adversaires.En Hongrie, c'est la borne, la murche, le piédestal dont on se sert dans les grandes occasions pour tenter de dominer son voisin, Partout où il figure le pupitre est un instrument de désordre, un élément de mauvaise administration.Plus de pupitres ! A bas les pupitres, dans nos parlements! Avec eux disparnitront les plus grands maux du régime parlementaire, c'est-à-dire les discours pour la galerie et l'inattention des députés à In discussion des lois qu'ils votent el aux questions qu'ils décident.a PAUL BERTIN Politique Etrangère REGICIDE La mort du roi Humbert a véveillé les révolutionnaires italiens de leur torpeur ot voici que les ministres et le nouveau roi nu savent trop comment les choses vont tourner.Il ne faut pas se dissimuler que le républicanisme est devenu très populaire en Italie depuis ces années dernières et les impôts lourds que Îles exigences de lu Triplice ont fuit peser sur le prolétariat ont indisposé les foules contre une royauté qu'elles rendent responsable de lu misère nationale.jen qu\u2019exngérés À dessein par les meneurs, ces griefs n'en reposent pas moins sur des faits indénin- bles et Hurnbert, en se hâtant trop de créer une marine et une armée permanente qui devaient placer son royaume à côté des grandes puissances, n'atteignit guère son but qu\u2019aux depens de son peuple dont es l'EVenus ne pouvaient rencontrer d'aussi formidables dépenses.11 s'en suivit des crises industrielles, agricoles et commerciales déplorables, l'émigration penpla d\u2019afn- més les pays plus cléments et les mécontentements se groupèrent bientôt en associntions dont les tendunces tnient catégoriquement hostiles au roi Humbert.Je n\u2019en conclus pas que l'assassin Bresci ait été poussé par les républicnins à perpétrer son crime ignoble ; mais j'en conclus que les républicains pouwraient bien profiter de ln mort d'Humbert pour essayer de substituer À lu monarchie même constitutionnelle une forme de gouvernement dans laquelle un grand nombre d'Italiens pensent trouver le bonheur et ln prospérité.LES CAUSES DU CRIME._ Le (lobe de Londres, insinuait, au lendemain du meurtre d'Humbert, que le Vatican pouvait bien être l\u2019instigateur de ce régicide.Mais l'accusation, qui suinte l'antipapisme, est trop niaise pour avoir ln moindre chance de faire fortune et nous ne l'enrégistrons que pour faire voir avec quel cynique dévergondage quelques gratieurs de papier anglais savent lancer un mensonge lorsqu'ils espèrent en bénéficier pour servir leurs rancunes et lours ignorances.Si Humbert était In seule victime royale tombée depuis quelques années sous les coups sassinat, la calommie du Globe pourrait peut-être ébranler les convictions de quelques cerveaux assez faibles pour adopter aveuglément toutes les opinions éinises par le confrère londonnien, muais depuis les derniers lustres, le nombre est déjà grand des chefs d'Etat ou des tôtes conronnées qui ont succombé ou failli succomber aux tentatives meurtrières et Carnot, l\u2019Impératrice d'Autriche, un premier ministre d'Esne, le prince de Galles, Humbert, le roi de Serbie et le Shah de Perse démontrent suffisamment que le mal réside ailleurs que dans les intrigues des cardi- nsx romains et que la conspiration ourdie contre Vautorité civile a pris naissance ailleurs qu'auprès du représentant de l'autorité divine.1 est donc aussi stupide d'accuser In cour romaine du meurtre d'Hurmbert qu'il serait stupide d'y voir une vengeance inspirée par Ohbamberlain lui-même, anxieux de faire payer à l\u2019Italie son refus d'envoyer des soldats réprimer In rébellion des indigènes égyp- ons.Le wal ne provient pas non plus, en dépit do ce qu\u2019en pense lord Salisbury, de Ta sim, le soit de faire parler de soi gui consume quelques détraqués et devant la fréquence des attentats commis, les spécialistes les plus «éterminés à voir des maniaques un peu partont doivent reconnaître qu'ils ont affaire, ici, à US Bulls qui agissent, non par égnrement ou pai passion, mais avec tout le sang-froid d'individus qui obéissent à un programme déterminé.Et Brusci lui-méue, on disaut \u201cqu\u2019il voulait moins ui fat e l\u2019as- wer Humbert que le roi\u201d a dit le mot qui donne la clef de l\u2019énigme.L'anarchisme, né des spasmes et des angoisses du paupérisme moderne, en veut en effet à i'autorité rce qu\u2019il voit en elle le complice dela Haute-Banque, u Monopole et du Parlementarisme coalisés ensem- bie pour pressurer les foules et les garder sous un joug de fer ot d'infamie \u2014 et s'il est Vrai que l'assassinat soit de lui-mêmie un crime qu'aucune morale ne pent légitimer, il est non moins vrai que les douleurs et les injustices dont s'sbreuve le prolétarint de certains pays expliquent bien des haines, ; Nous ne sommes d'ailleurs probablement qu'a l\u2019aurore des surprises que nous réserve l\u2019anarchie conten- origine car à mesure que se définira davantage ln igue de démiurcation que sépare ceux qui jouissent et ceux qui peinent, les haines grandiront, les affamés conspireront plus activement, les meneurs avmeront plus froidement la mnin des exécuteurs des vengenn- ces sournoises et les cottes de maille, ln police et les fabricants de lois seront impuissauts à protéger les rois, lex reines, les princes eb les premiers ministres contre un adversaire qui choisit son heure pour frapper et que la peur de l'échafaud ne peut empêcher de viser juste, à la tôte ou au cœur.EN CHINE Les gouvernements de l'Europe sont, en Extrême Orient, menacés par les deux cornes d'un dilemme dont l'acuité n\u2019est pas vulgaire.; Si les troupes alliées ne marchent pas sur Pékin les légations sont irrémédiablement flaumbées ; mais si, d'autre part, les secours s'expédient, In Chine se soulève comme un seul homme et les légations sont non moins inévitablement anéanties, .Il y a là, je l'avoue, de quoi faire jongler les diplo- mites, .On peut, en effet, prévoir qu\u2019en dépit des factions chinoises dont les noms et les tendances faisaient d'abord croire à l'existence de deux ou trois Chines dans In Chine, les Célestes prouveront qu\u2019ils sont au contraire très unis pur la méme répugnance pour toute ingéramce étrangère et par un même attachement aux traditions ancestrales.Les aspiratians des partis hostiles disparaitront devant l\u2019urgence de défendro le sol natal, l'anarchie fuc- tice dont l'Europe s\u2019est momentrnément rejouie concentrera ses forces vives pour entraver les empiète- ments des envahisseurs et les différentes provinces adoptevont sans doute un eri de guerre unique pour soustraire la patrie chinoise aux profanations dont la menacent les diables à peau blanche.Les hésitations des puissances soi-disunt civilisées se légitiment donc par l'appréhension de voir un soulèvement général de Empire répondre à l'invasion du territoire chinois et d'aucuns se demandent si, en persévérant dans ses projets de morigéner l\u2019Extrême-Orient, l\u2019Europe ne va pas, comme l\u2019Angleterre au Transvanl, manifester aux prétendus barbu- res à fnce jaune que la suprématie des armées blanches est une vaste blague.Les * conquêtes\u201d de ln civilisation moderne sur les \u201c\u2018 Sauvages\u201d nous montrent effectivement que tout ne se passe pas anssi anodinement qu\u2019on le présage d'habitude duns l'enceinte des parlements ou des war offices ct lu campagne encore récente des Anglais contre les Zoulons dont la race se porte aussi bien que jamais, la brossée que l'Italie s\u2019est fuit payer par aMénélik, le fil burbelé que Chiunberlain ne peut suffire À retordre au Transvaal, l'éreintement des Etats-Unis aux Philippines vont sans doute finir par éveiller les anxiétés blanches et par faire craindre que les civilisés n'aient perdu en vigueur physique, en pluck militaire et en génie stratégique ce qu\u2019ils ont conquis dans le domaine de la mousqueterie et de l'artillerie à répétition.Ironie des proverbes et leurre des mots ! C'est exactement à l'époque où la force brutale, affublée du masque de lu civilisation, est le plus puissamment outillée pour primer le droit des nations réputées barbares que lu barbarie résiste le plus efficacement aux assauts de In concupiscence et que le patriotisme des races hivsutes se révèle plus robuste que n\u2019est meurtrière ln fauchée des balles explosives et des mitrailles ! x Bien que la vérité, submergée sous une avalanche de mensonges habilement voulus et de rumeurs nini- ses, ait bezucoup de peine À se dégager, il semble aujourd'hui admis que l'Angleterre est, en grande partie, sinon seule responsable des complications survenues en Chine et que son ingérence trop active dans la politique de l'Empire Céleste ii provoqué In réaction dont les premières manifestations ne nous promettent rien de bien comique.Le procédé, d'ailleurs, n'est pas d'hier et depuis belle lurette déjà, les commis voyagours diplomatiques d\u2019Albion s'exerçaient, à Pékin comme ailleurs, de diviser les forces vives de la nation jaune pour se créer des alliances nvantageuses et se payer, une fois de plus, le sport lucratif de pêcher en eau trouhle.La séquestration d'un jeune prince qu'une marâtre ambitieuse trouvait bon d'ignorer pour diriger elle- même le pousse-poussede l'Etatétait un trop beau prétexte pour que l'Angleterre ne snisit pas l\u2019occasion ar la natte, et plutôt que de lnisser ces braves gens blanchir leur linge en famille, elle se range, suivant les saines traditions de la morale divlomnti- que, du côté qui lui semblait devoir âtre le plus puissant, Elle se fit done l\u2019âme d\u2019une conspiration.de palnis que devait tout ingénûment détrôner l\u2019impératrice au profit du jeune interdit.N\u2019eût été In trahison d\u2019un chef de troupes, l\u2019aifnire se bâûclait en un tour de main et l'Angleterre, du mé- me coup, acquiérait une influence officielle dont le commerce et l'industrie britanniques auraient volontiers profité pour s'implanter définitivement sur les vives du fleuve Jaune el fermer les portes du Céleste Empire aux autres trafiquants européens.La découverte du pot aux roses fut d'autant plus préjudiciaile aux Anglais que leurs aventures du ransvaal étaient maintenant connues des Célestes et, ue ceux-ci ne croynient plus guère en ln réputation \u2018omnipotence et d\u2019invincibilité dont Albion se revêt modestement à l\u2019étrangor, et l\u2019Impératrice, qui n\u2019était int d'humeur à se Inisser bluguer plus longtemps Ut toute aise de trouver duns ces bons Boxeurs des n- gents prêts à servir son fanatisme de Chinoise, ses ri ges de vieille dyspeptique et ses rancunes d'Impérnrice.Et comme, aux yeux des Chinois, les Blanes passent indistinctement.t pour être pus mal anglais, il ne faut pas trop s'étonner de voir que les représentants des différentes races européennes ont étopé tout comme s'ils fussent nés sur les bords de ln brumeuse Tamise, AU TRANSVAAL Si nous en croyons les dépêches officielles (et une longue expérience démontre qu'un dépêche officielle n'est pas nécessairement parole d'Evangile) quelques détachements boers, commandés par Prinsloo, Crouther et Villiers, ont fléchi devant le nombre et se sont rendus aux généraux Hunter, Clément, Macdonald, Rundle, etc., ete., etc.Les premières nouvelles portnient le nombre des Boers pris an piège À 5,000 _\u2018\u2018au moins\u201d et le Star, de Montréal, qui à le lyrisme facile, s'écriait en grosses lettres, en racontant l'aventure, que le coup de main était un second Panrdeburg.Le confrère, pour justifier sa comparaison, rapporte quo les vaincus ont remis au valngneur \u2018des couvre- pieds semblables à coux qui furent trouvés dans le camp du général Cronje \u201d.De fait, ce fut bien comme à Paardeburg ; dans la vallée de Ouledon aussi bien qu'a In Modder, les Anflais, trente contre un, s'attondaient à faire des milers ot.des millions de prisonniers, et puis fttt ! presque plus rien.Le Star, dans ses reméviecences et ses rapprochements, est décidément snrvcastique et si c'est pour se f.de ses lecteurs qu'il agit de ln sorte, In méthode me parait bonne, n adoptant une moyenne raisonnable et en 6va- luant à 2500 le nombre des Boers qui ont déposé les armes en cette rencontre, on rnnetate que cette perte trois ou quatre semaines; mais pour savoir jusqu\u2019à quel point cette reddition pourrait influer sur ju paci- cation définitive du pave, il faudrait connaitre les effectifs dont disposent encore les chefs des armées rs ot c'est ce qu'on ignore.On ne peut donc en venir à aucune conclusion sérieuse.Au lendemain de lu capture de Oronje, on criait aussi que tout était fini, et le soleil pourtant égale à peu près celles qu'ont subies les Anglais depuis\u2019 s\u2019est levé sur bien de nouvelles tombes depuis le jour où ie hérinson de In Modder sen allait sous escorte à 8 Hélèneest donc permi de croire qu\u2019on continue à faire plus de potin que de besogne.Par malheur, ça ne rend plus guère et l'opinion publique a été si souvent Jaguée que les victoires les plus authentiques n\u2019éveillent plus d'enthousiasme.L'adimiration des fouiesest habituée aux lauriers que ln censure accumule sur le front des généraux an- glnis et les sceptiques ss disent volontiers que çà n\u2019aboutit pas vite.La crise qui depuis quelques mois menace le minis.tore de Salisbury se fait de plus en plus imminente et l'heure arrivera sans doute bientôl où Chumberlain et ses coopérateurs seront appelés à payer les pots CILSSÉS.Voici du reste en quels termes le Gaulois de Paris décrit la situation telle qu\u2019elle existe à Tondres : * De toutes les informations que je recueille, dit le correspondant du «onfrère parisien, de toutes les conversations que j'entends, ce qui ressort de plus clair C\u2019est que le puissant empire brittnnique est réduit par In guerre du Transvanl À une relative impuissance et quil s\u2019en rend compte.Les ministre de la Reine ont démandé au général Roberts, commandant en chef de l\u2019armée de l'Afrique da Sud, combien d'hommes it pouvait leur Luisser prendre dans son armée pour les envoyer en Chine.\u201cle général Roberts n fvoncé son épais soureil et.au répondu d'un ton sévère : \u2018* Pas un de plus! Pas un seul ! on je ne réponds plus de rien 1\u201d Les ministres de In Reine ont.posé à sir AP.Palmer, commandant en chef de l'armée des Indes, Liu mêure question.Sir AP.Palmer a répondu qu'il avait déjà donné une division comprenant dix mille hounmes et une batte- vie d'artillerie et que si on lui prenait un houmne de plus, un seul, avant que le contingent de l'avmée indienne qui se trouve actuellement dans l'Afrique du Sud ne soit revenu, lui non plus ne répondait de rien, * Non seulernent il ne veut pas donner de nouvelles (roupes, nutis il insiste pour qu\u2019on lui envoie d'urgence d'Angleterre des tusils qui lui permettent d'en armer de nouvelles.Ce sont là des fuits positifs, matériels, indéniables.Ce qui est certain aussi, c'est que l'Angleterve a offert au Japon de jouer en Chine le rôle auquel elle-même est obligée de renoncer et que le Japon «a décliner l'honneur, l'Angleterre n\u2019a plus dans le monde aucune nation :unie, pas même les Etats-Unis, dont le gouvernement est obligé de compter avec les Irlandais, avec les Allemnnds et avec fe courant auto-impérialiste qui chaque jour gagne du terrain.\u201c En ce qui concerne l\u2019Allemagne, les rêves auxquels l\u2019entrevue de l'empereur Guillaume avec M, Chamberiin, à Windsor, avaient pu donner lieu sont depuis longtemps évanouis.L'Angleterre pourra discuter, crgoter sur le choix du commandant en chef, sur tout autre point, mais, au fond, corume jo disais au commencement de la crise chinoise, elle acceptera tout ce que décideront les autres puissances.Un fait, d'ailleurs, semble prouver qu'on ne tient pus beaucoup À négocier avec elle : c'est que les ambnsen- cleurs de Russie et de France ont précisément choisi pour s'absenter le moment de cette crise.L'ambus- sudeur de Russie, M.de Staal, a, depuis quelque temps déjà quitté Londres, Inissaut lu gestion de l'unbissade au chargé d'aifuires, M.de Lesser, ot l'ambvnssadeur de France, M.Paul C:unbon, part en congé.\u201cLa guerre du Tranvaal se trouve done avoir été en fin dy compte le plus faux des caleuls.Entreprise pour montrer au monde.combien l'Angleterre était redoutable, elle n seulement prouvé combien sa puissance était surfaite, combien ses généraux étaient médiocres, et combien ses homes d'Etat étaient à ln fois outrecuidants et aveugles.\u201cQuant & M.Chamberlain, il n'avoue aucune de ses erreurs, de ses fuutes, ni de sescrimes, Il regarde toujours ses adversaires A travers son monocle d'un air aussi suffisant et il répond à ceux qui le questionnent itvec plus d'insolence que januris.Peut-être, au fond de sun cœur, lord Salisbury, qui jamais n'a paru aussi mélancoliquement et aussi désespérément résiné qu'aujourd'hui, maudit-il Ia politique de sun col- ègue des colonies, mais & part cela, jamais ce compromettant collègue n'a pu être aussi en faveur.A lu garden-party de Buckinghaum-Palace, In semaine dernière, on à remarqué que les deux personnages auxquels lu vénérable Reine avait accordé les plus (longs eutretiens, en présence des 7,02) personnes qui se pressaient dans la partie réservée de Green- Park, étaient M.Joseph Chamberlain et Pambassadeur de Chine.M.Chamberlain joue sa dernidre carte, il In joue audaciensement.Il sait très bien que le jour où lu nation anglaise nuvr retrouvé son suneg- froid, si jamais elle le retrouve, il ne sera plus bon qu'à jeter aux gémonies.On lui demandera ce qu\u2019it a fuit des soldats, des millions, du prestige, de l'influence dans le monde de la Grande-Ilsretagne.Aussi insiste- til désespérément pour que les élections générales aient lieu en automne.T1 espère qu\u2019en faisent revenir en septembre et en faisant défiler dans les rues de Londres quelques milliers de soldats ayant pris part dans l\u2019Afrique du Sud aux combats les plus populaires, il pourra provoquer une recrudescence de cet enthousinsine qui pendant plusieurs mois à Ébranlé les muvs des music-halls et obtenir ce qu'on a appelé des élections khakis, c'est- à-dire des élections univnistes.Mais il faudrait pour l'éxécution de ce beau plnn quelord Roberts consentit au retour de quelques régiments et lord Roberts n° consent pas, ussi les élections n\u2019auront-elles vraisemblablement lieu que l'année prochaine, quand la politique de M.Chamberlain, définitivement percée À jour, n'aura plus aucune chance d'être approuvée par © suffenge populaire.G, DE MONTIGNY LE DROIT DES GENS ET LA GUERRE BOER Le docteur Von Rohland, professeur à Fribourg, en Brisgan, publie, duns In Derefsche Juvisien-Zeitung, un article sur In guerre hoer an point de vue du droit des gens, \u2018* La convention de 1881, dit-il, à supprimé de fait In suzernineté, C'était In, du reste, ce que vou- Inient les parties contractantes.C'était le désir des Boers et c'étuit également le désir des hommes d'Etat angluis.Li chose n été de nouveau confirmé par le discours prononcé, au mois d'octobre de l'année dernière, par lord Edmond Fitz-Maurice, discours dnns lequel il déclare qu\u2019il était en fonction en 1884 au moment de lai conclusion de lu convention et qu\u2019à son Avis tous les membres du gouvernement avaient considéré alors lu suzeraineté comme aboli.Te fait est que lu convention d'alors répondait à In situation politique du moment : L'Angletarre n'ayait qu'un inl 8b minime au Transvaal.\u201d .M.le docteur Von Rohland enrnctérise aussi le droit de passage à Boïra, accordé par le Portugal aux Angluis, comme une violation grave de In neutralité.\u201c Le Transvaal aurait le droit de considérer le Port gal comme ennemi, \u201d En ce qui concorne l\u2019eifot moral de ln guerre boer, elle n porté un coup très grave à In conception géné rale du droit.Il est possible qu\u2019au point de vue politique, l'attitude passive des grandes puissances soit excusable, mais ls fait éthique n\u2019en reste pus moins, et Ia chose donne d'autant plus à réfléchir que l\u2019im menso majorité des peuples a tourné ses sympathies du côté des Boers.Toute victoire de In force sur le droit réagit sur l\u2019autorité même du droit, et rien vi peut être plus funeste, pour l'ordre politique en gén ral, que d'ébranler In foi dans la maxime que la just ce est le fondement des empires : Justicia fondamen- tum regnorum.MENRY DESORMAIUX.J L.=C.de TONNANCOUR Marchand=Cailleur # 8 Cote Saint-Lambert = MONTREAL mt Le dernier livre de Bourget viens de lire le dernier livre de M.Paul Bourot, Drames de Famille.our Cumme tous ceux qui ont suivi l'auteur dans ses différents ouvrages, j'ai été frappé une fois de plus du | d changement opéré duns l\u2019œuvre du grand psychologue.Depuis quelques unnées M.urget a laissé voir chez lui une tendance marquée vers les ductrines religieuses et un soucieux désir de corriger dans ses ouvrages ce que les critiques lui avaient sans cesse reproché.; - Ou n longtemps regretté de trouver sans diversion, dans chaque intrigue des romans de auteur, ces éternelles scènes d'adultère, ces milieux de luxe exceptionnels, ces types d\u2019oisifs, d\u2019svistocratiques viveurs, tous ces côtés extraordinaires et non habituels de cette vie réelle que son talent inquiet d\u2019observateur cherche à peindre, à disséquer, à analyser et presque tou- iours à corriger.C'est uniquement grâce à son brillant talent fortifié pur de solides et universelles ébudes que M.Bourget conservait cette réputation d'écrivain à In mode, quand les sont qu\u2019il traitiuit, à cause de leur trop grande \u2014 toujours trop grande \u2014 ressemblance, ne Jouvaient en soi que flnir pur lasser le lecteur le plus nenveillant.It cependant, grâce à sa prodigieuse facilité, grÂce A sn puissance merveilleuse de créer une intrigue, de photographier fidèlement le type qu\u2019il a choisi, de « émontrer, pour ainsi dire, tout le mécanisme intellectuelle et moral de son héros, M, Bourget, sans touir compte des critiques pendant de longues années, « pu, néunmoins, dominer le monde des littérateurs et des peuseurs français.Je dis penseur, car il faut remarquer que l\u2019auteur de Drames de famille est plus qu\u2019un romancier, c'est un \u2018romancier à thèses\u201d, Un jongleur d'idées, qui joue avec elles, les manie avec beaucoup d'adresse, les divise, les subdivise, les multiplie et semble les créer.Déjà Outre-mer, Un Saint, \u2014 ces délicieux récits, avaient souduinement étonné le lecteur.Dans son étnde sur l\u2019Amérique, l'auteur d'Un crime d'amour, dévoila tout un groupe d'idées, d'opinions, d\u2019hypothèses, d\u2019aperçus sur les doctrines religieuses, qu\u2019il[ n'avait jamais luissé soupeonner chez lui.C'était un rapprochement marqué vers nos croyances religieuses, rapprochement plus sensible encore duns Un Saint, et presque complet aujourd'hui dans Résurrection, charmante nouvelle qui termine son dernier ouvrage.Cette évolution, dans l\u2019œuvre d'un des plus grands écrivains de France, n fhit sensation dans tous les imi- lieux oùon s'intéresse auxidées.L'auteur psychologue a donc tenu compte d'un genre de critique, le plus douloureux peut-être pour son (une désireuse de véri- 14, critique longtemps dirigée par l'Eglise.En 1898 parut ce délient recueil d'études d\u2019observations : Voyageuses.Ce fut une révélation d\u2019un autre ordre.Dire que les livres de M.Bourget ne sont pas tenus en hante estime dans les couvents, les pensionnats, c'est dire une naïveté digne de l'immiortel La Palisse, et cependunt il fallut bien admettre sans discussion que Voyagyeuses étaitun ouvrage sans reproche.Aussi il fallut constater combien grand était le nombre de nos jeunes filles recherchant ce livre.Plus d\u2019adulte- re.plus de descriptions risquées, mais avec talent, quelques études délicates et cependant puissantes, charmantes en mème teinps que sérieuses, M.Bourget avait une fois de plus réfléchi aux remarques des critiques, il en avait vu la justesse et il eut l'adinirable énergie d'en tirer profit pour ses lecteurs.Ft voici qu'aujourd'hui, duns Drames de famille, l'éminent acudémicien, le serupuleux chercheur de vérité, vient corriger lu dernière critique sérieuse qu'on lui à si souvent faite.Ses héros, ici, ne sont plus des princes, ces désœuvrés du grand luxe, types en dehors des données habituelles de l'existence, mais c'est maintenant un journaliste qui a tant de mille francs par an ; 81 femme qui dérense follement ces tant de mille france péniblement, laborieusement acquis, C'est un portrait de la vie, de cette vie réelle du Paris, aussi bien que de Montréal, de Muscou et de Rome.C'est aussi Eugène Corbières, dans I'Echéance, jeune étudiant en médecine, qui prépare modestement, pauvrement ses examens, sa thèse ; puis, devenu médecin, tente de trouver sa direction, de faire sa trouée dans cette cible énergique ment qualifiée de \u2018 struggle for life\u201d, mais laborieusement, graduellement, comme quatre-vingt-quinze sur cent font dans la vie.Drames de famille est véritablement une photogra- phio de l\u2019existence, de In vie habituelle, générale : ce l'est plus cette existence d'exception, d'individualisme, d'exclusivisme que mous avons regretté voir se répéter si souvent dans ces romans, pourkaut si beaux, si puissants : Un crime d'amour, Mensonges, Le Disciple et surtout cet admirable livre Une Idylle tragique qui demeurerail peut-être le plus beau roman du sièele si on y trouvait ce résultat de correction que nous rencontrons dans Drames de famille.Et ce dernier vuvrage ne prouve-t-il pas qu\u2019un auteur, même à notre époque, peut être intéressant toul en étant moral et digne, si, comme M, Bourget, il à du talent et de l'étude?Duns Le Lice des autres, compris dans Drames de fumille ces délicieuses amours de Charles Huguenin et de Reine Le Prieux, grâce au talent de l\u2019auteur, n'offrent-clles pas un vif intérêt au lecteur, bien que ces amours soient bien connues \u2014 peut-être aussi parce qu\u2019elles sont bien connues ?O'est la vie réelle ; l\u2019histoire de tous les jours ; mariage de fortune et mariage de sentiment.La move, femme de luxe et de mode, dépense tout\u2014 même plus, \u2014 ce que le mari, laborieux journaliste, acquiert avec peine.; .Reine, délicieux portrait de ln jeune fille intelligente ot instruite, simple avec un brin de naiveté charmante, pure et sérieuse.Elle aime Charles Huguenin, pauvre et jeune avocat, son consin, qui l'adore.| Mme LePrieux, l'orgueilleuse madame LePrieux, tombal ces amours ; elle rêve pour su fille un mariage riche, brillant, pour lui donner el surtout pour se continuer à elle-même une existence brillante de luxe, d'oputence, de frivolité.LePrieux, l'homme droit, le mari dévoué et escluve, le père bon et désireux du bonheur de sa fille, comme il le fut de celui de sa femme, permet a sa fille de suivre les dictées de son amour, ' Il préfère pour elle la vie heureuse de province où Huguenin exercern sa profession à l'existence opulen- to et vide de la grande ville, que réve Madame Lerieux, Histoire lanale, n'est-ce pas ?Conte de tous les jours, mais conte de la vie réelle, de la vie universelle, eb parfaitement, Adèlement reproduit dans Drarnes de famille.wnais M.Bourget ne s\u2019est rapproché davantage de son maftre Flaubert et du grand Maupassant par In puissance et l'exactitude de description d\u2019une existence simple dans la vie récile., Jamis le grand peychologue ne s'est montré plus rand moraliste.Car, il ne faut pas l'ignorer, M.Bourget est plus qu\u2019un psychologue, ilesten même temps profondement moraliste.ême dans le pire de sus ouvrages, il y a une grande leçon de morale, mais qui n'a jamais été aussi puissante que dans ce livre que je viens do lire et que je recommande À mes amis.; Le judicioux auteur des Essais de psychologie contemporaine, croit fermement que pour atteindre la foule, il ne suffit pas de l'inviter et de l\u2019attondre, mais qu'il faut allerà elle.Il sait qu\u2019à notre époque, le journal et le roman sont le grand théâtre où se rencontrent, so combattent, se discutent et s'éclairent mutuellement les idées.11 fait du roman le moyen le plus sû.de faire parvenir dans les foules ses idées, de es fuire gormer, se développer ct étendre profondément leurs racines dans les et la une pu epuis quelques.anndes, il a entrepris une cam gne dontre ce ouvement envahisseur de centralisation dont souffrent tant aujourd'hui les vieux pays d\u2019Europe et surtout la France.* Tout pour la ca i- tale au préjudice de la province, descampagnes,\" te le semble tre la devise qui dirige les mouvements suro- ns.' En patriote convaincu et prévoyant, M.Bourget a vu, le mal et à aussitôt commencé sa campagne de décentralisation pour empôcher le mal de se répandre, pour empêcher cette plale des sociétés d\u2019ompirer, - Dans Drames de Famille, cette idée éclate d\u2019ûne \u201cmanière assez vive et exercera, espérons-le, une influence salutaire.3 er au roman ses grandes idées qui, dans l'ordre moral ou politique, devront produire d\u2019excellents effets.dernier ouvrage du célèbre académicien, avec ses réformes, ses corrections, nous permet d'espérer Qu'il s'ouvre aujourd'hui, dans ln col ection de ses œu- vres nombreuses et supérieures, une ère nouvelle ouvrages sérieux et agréables, honnêtes et puissants.L auteur de Drames de Fanille est un grand et fidèle ouvrier de In pensée et de ln plume, an vigoureux talent qui s\u2019affer mit chaque jour par un cons- clencleux travail, un des généraux'de cette brillante phalange qui continue à conserver À cette belle lun- gue française\u2014notre langue à nous\u2014cetle place d\u2019é- ite qui en à fait lu langue diplomntique à cause des trois grandes qualités qu\u2019elle réunit : la richesse l\u2019élégance et In vigueur.' LE JOU Le journalisme canadlen est à l'étude aux DénaTts.L'an- noblissement de la profession est au programme de notre journal et nos lecteurs ont déji donné raison à nos remarques.Chnque semnine nous arrivent d'intéressantes cor- respoudances sur le sujet, Nous les publierons à tour de rôle.La suivante devait parnitre la semaine dernière, mais les \u2018* Notes \u201d de M, Charbonneau rte titre, en à retardé In publication.: portant le même EDORARD BIRON NALISHE J'ai lu avec intérét le sanglant article de P.L.Msur le J ournalisme et le Barrenu.Cet article renferme des vérités très crues, très vraies sans doute, munis pénibles à publier dans un journal diri .en journn Rates.journal dirigé et fait par.C'est vrai qu'aux DÉBATS, on ne cache pus la vérité.Mais, puisque, en toute chose sérieuse, on doit commencer par le commencement, je me demande encore Pen P.L M, n\u2019i pus défini le véritable rôle du ournalisme, les mérites inappreciables de cette profession noble on soi et qui exige de ses membres non seulement la science de In philosophie, des connnis- sances universelles, mais aussi l\u2019art de bien dire et d'exprimer lestement leur pensée.ly a euet il y n encore de bons, de vrais journalistes, des hommes supérieurs ; il importe de ne pus les ignorer mnis nu contraire de proclamer leur talent, leur sagesse et les services qu'Îls ont rendus aux nations.P, I.M.eût pu montrer ensuite notre profession outragée, déshonorée, traînée duns la boue par de misérables bigots et des journalistes d'ocension, des rates.Aux Dénars, on n\u2019est \u2018\u201c ni vendu ni À vendre \u201d, ni exploiteurs ni adulateurs, ni valets ni commerçants ; mais on y fait retentir dans la société, chez le bon peuple que l\u2019on respecte et chez le mauvais que l\u2019on accable, les échos fidèles d'une jeunesse ardemment patriotique, assez éclairée pour connaître le bien et le mal, et pour comprendre que ceux qui, de nos jours, veulent nous diriger, ne sont que de grossiers égoïstes, n'ayant ni cœur, ni honneur, ni patrotisme, Lravaillant uniquement pour leur profit personnel.Aux DÉBATS, on connaît l\u2019histoire des peuples qui ont été guidés par des honnnes de bien, franchement patriotes, ou exploités, tyrannisés par des saltimbanques et d'infâmes spéculateurs, corrompus pus les minsmes de la gloriole et l'unour des écus.Aux DÉLATS, on connait l\u2019histoire de notre pays, de nos ancêtres, de notre clergé et de ceux de nos hommes d'Etat qui ont mis au service de notre race ce qu\u2019ils avaient de dévouement et de générosité : mais on connaît aussi ce qui se fuit nctuellement dans notre pays ; on prévoit ce que nous serons demain, si nous continuons à suivre In direction de nos prétendus hommes du jour, et l\u2019on ne veut pas se laisser exploiter, humilier, abaisser, sans protester avec énergie et revendiquer fièrement nos droits, notre liberté, notre honneur.Aux DÉsaTs incombe donc l'inpérieux devoir de travailler d'abord pour relever le journalisme, de dénoncer ceux qui le trahissent, de faire valoir ses mérites et de démontrer su noblesse.C'est un vice d'organisation qui avilit la presse ; et c\u2019est ln presse avilie qui fait jouer si triste role au peuple.Que faut- il fuise pour déraciner le mal ?Fonder une association de journalizles, comme le Barreau s\u2019est constitué en Conseil, etc, une associn- tion qui aurait pour objet de n'admettre a ln pratique que des gens de mérite et de bonne réputation : de ouner a la presse son rôle prépondérant et réclamer pur elle et pour ses membres le respect que lui doit a société, de flétrir les journaux qui sa vendent à la crapule politique, aux grosses compagnies, aux conseils, etc, et qui, par intérêt pécuniaire, cachent les fraudes les plus gigantesques et favorisent le vol des deniers publics, de réclamer pour le journaliste une osition plus lucrative et plus enviable ; de dénoncer fos propriétaires de journaux qui, chaque année, accusent d'énormes bénéfices, et qui donnent à leurs employés de salaires dérisoires.Ah! ces grands propriétaires ! Ils ont été, eux aussi, à la peino de gagner sitluire, Ils se plaignaïent peut-être alors qu'ils ne gagnaient pas assez pour leur famille.fis protestaient contre l\u2019ingratitude de leur patron.Ils sont devenus patrons, et ils traitent leurs emplo- és de In façon dont ils se plaignaient d'être traités.ls ferment l'oreille aux réclamations de leurs ouvriers et préfèrent gorger de faveurs des amis inutiles, et même les amis et les connaissances de leurs amis.Je ne suis pas partisan du socialisme radical.Je reconnais aux patrons des droits que l\u2019ouvrier n\u2019a pas.Je ne refuse pas À ces propriétaires l'ambition naturelle de s'enrichir, mais Je leur demande le respuct envers des employés qui remplissent bien leur devoir et dont In conduite est honorable à tous les points de vue.J'exige des propriétaires de journaux qu\u2019ils récompensent justement leurs employés ct qu'ils ne les renvoient point pour les remplacer, sous prétexte d'économie, par des coureurs de rue.J Le prestige, l'honneur de ln profession et le bien- être, la satisfaction légitime de ses membres réclament ces droits.Et c\u2019est justice.Ah! chers confrères, il me semble, moi, que si j'étais riche propriétaire d\u2019un grand journal, avant de faire benuconp de dons sonores par ci pur là; avant d'entretenir des chevaux, de rouler carosse, de distribuer à la mipulice des boutons à l'effigie de Roberts ou de Kitchener, avant de faire transpirer de In philanthropie et du patriotisue, je tâcherais de faire naître en mon cœur cette philanthropie et ce prtriotisue, je m'efforceruis de présenter un journal convenable à mes concitoyens et do permettre à mes collaborateurs d'espérer l\u2019amélioration de leur condition : je me rappellerais que, parmi mes employés, il ya des jeunes gens de cœur et de talent qui veulent travailler et qui ont raison de travailler pour se faire un bel avenir, et qu'il y à aussi des pères de famille qui ont besoin d\u2019un salaire plus rémunérateur pour élever honorablement leurs enfants.reçu généralement une aussi bonne \u2018ducation que son mari, à droit à plus d'aisance.ues.plume nous serait alors d'un grand prix.tre profession est entre les mains des commerçants.fossion.UN JOURNALISTE \u2014\u2014 ~~ \u2014 eee licates sont particulièrement exposées aux effets des varia GRANDE EXCURSION $1.50 aller et retour.Billets bons pour 8 jours.Billets à vendre au Bureau de Colonisation, 1516, rue Notre-Dame.TE a siaiaaiaaaaisaataa tia dias aba aad AAA LLAL ALY E AVOCAT 156 © LAUS T nerrien Notre.Ë : : Dame.RARLASAAAAASHANS SARABSASSAASAAAS ALAAMAMSAMLAAAMS AMMA 484 5353533553532235222222222322222 332333323222 22: & A 100 dor de Bua valaut 30 pour LE QC d 50 ** Chemises de couleurs, valant $1.pour 30c¢ 25 * Chemises en soie, valant 7&e pour 25e L.-lP.Lebe 7>>9D2333D233532D353333253323339, Etudiez bien votre affaire avant d\u2019acheter Nous vendonsà 15% 25% et 50% de réduction la balance de nos marchandises d'été.Chez + æ 1633, rue Notre-Dame (Près de la Cote S.-Lambert) + eee » le > ESS ARARANAANANRAHNANAAANAARANRAAAANAANA VY V VV V VV VVVVVFVVFVY VY A Pourquoi ne cessez-vous pas de boire ?Pour plus amples informations, s\u2019adresser à J,-B.LALIME, SES A, 572, rue Saint-Denis, Montreal 9 Dr MACKAY, Belmont Retreat Québec.ses.Yen suis très satisfait, car à un seul verre de boisson.Vo .8i votre désir pour les liqueurs est plus fort que votre volonté, prenez In \u2018\u2018 Cure Dixon, ?\u2019 elle vous dé- | barrassera de ce terrible désir.Voyez ce qu\u2019elle fait pour les autres, elle fern la méme chose pour vous.E garantie dans tous les cas.Lisez la lettre suivante.T.R.5 mal 1900, J.-B.LALIME, Gérant de la DrxoN CURE Co, Montréal.MONSIEUR.\u2014Ayant suivi le traitement au \u2018 Gold Cure \"et n'a; été guéri, jo me décidai à suivre le traitement de In \u2018* Dixon Cure\u201d et uis 18 mois je n'ai pas eu le godt de prendre , te.\u2014S.Lu guérison ant.L'Institut dOptique Americain.CERTIFICAT Jours Ayeo difftculté, lorsque es SPÉCIALISTES ont fabr De Mme KETTEY MacFARLANE, * Dress-Maker ©, 23, Mackay St, City.A l'Institut d'Optique Américain.Depuix longtemps je faisais usage de Lunettes comme modiste, minis tou ar bonheur, je me rendis A l'INSTITUXT ; là, qué une paire de VERRES OPTIQUES spé- cinlement pour na vue.après exnmen, et depuis le 8 juin dernier, je recon- nals avoir les youx de 20ans plus jeune.Ete.Kerry MAcPFARLANK, 1856, rue Sainte-Batherine, (coin Cadieux) LA BONNE LITTERATURE (Montr, al, 10 juillet) ress-Maker.(SS DS LITT T TTI TTI IST STIL fd SAS SS TTT TA TA LUE CE Publie tous les mois un roman illustré de 200 pages.Ces romans sont des meilleurs auteurs et tout le monde, enfants comme vieillards, peut les lire.\u201410 sous le numéro.\u2014En vente dans tous les dépôts.LA CIE DE LA BONNE LITTERATURE, 618, Drolet ll = \\Z Le Monde Illustré Nouvelle Rédaction < C'est maintenant un journal de famille sans égal Nouvelles Aspirations 4 .ep Le LS Lan zi - veus Sur ue st ie aman = 33 \u2018 tude du coup de feu, en sont réduit a imiter le glo- MOTS D E COM BAT Deuxième partie 1 MONTREAL rieux Tartarin de Tarascon, en emportant aux bols ment AB R H PO A E)leursvieux feutres et leurs bérets,pour les trouer want ds Ç Ç ange \u2014_\u2014\u2014\u2014 Odwell, ex.5 1 2 2 0 9 que fuire se peut ot satisfeive l'ivascibilité que ln dé- 3 0 1 4 0 | veine greffe sur leur caractère.\u2014 \u2018to radon rasons gu | ARLE PLL Lh |Lumion ie chun pos ln phosphide .: Ju C p- H n'y à que les passions, et les ndes passions, qui zotte, rJ.: 2 ; satisfair ) s ; JX.A quoi a servi le test case fuit par In Sou du Recor paissent aver l'éme aux | andes choses, Sans elles, Doales.1b.2 : ! W 4 o un camarade de college, qui, aprds avoir taté un peu der Poilité bte PC l'opinion de Le priéluire En immeu- | plus de sublime, soit dans les mœurs, soit dans les ou- Shiebeck, ss.4 0 £& : 5 à de tous les métiers a fini ur échouer Ten ; Pres e poursuivre : .8, , » 0 afétait en villéginture chez les parents de sa dulciné.Ils le dans lequel le locataire tient une maison malfu- | vrages DipkroT Phelps, 4 0 9 EO ea À art, Tauro some Sols mée ?ç onriétaire était \u2019 MeFarlan.\u2014 \u2014 = \u2014 \u2014 \u2014|lu chasse et lo soir venu s'en revint bredouille, (cela va La Cour d'Appel à déclaré que Ke prob ire ue le IT a 50 9 7 14 1|de soi) enr les amoureux virent maletno sont guère una : ; a 8 ie coir ibier locataire ot \"mal ré ce jugement de la Cour d'Appel, Un acte de barbarie n\u2019en autorise pas un autre.PROVIDENCE heureux A tous los Jo Narenaitees ans Jha nombre de locataires oo Dit rsuivis ob onda te SAINT-MAKC GIRARDI, AB u i ro à E Il court au poulailler et tord le coun deux poulettes sans qu'un seul propriétaire soit 4 \u2019 II Walters, rf.ef.; 1 4 0 | qui, de fit, ressemblnient assez singulièrement à des d'eux.; » avoir, longtemps , nad _| Conners, AL.3 > 2 ) 3 0 perdrix ; quand tout à coup si future belle-mère, s'en- Nos lecteurs savent que c'est pour ave titiée par ce Quand les délateurs sont récompensés, on ne man Cassidy, 1b.2 0 0 1 0 0[goutfre dans In grange, aitiré par les cris de ses vo- na ou d'Appel Om strateur d'alous a été | Que plus de coupables.MALESHERBES Patate ef.1 0 ) A 0 0 lailles.Notre avocat surpris In main duns lo sue, ivri- our i \u2019 & .2 0 mr les horions accompngne ¢ nombre coups trainé devant ls Cour du Recorder pour mépris de IV Parent ps 4 1 I ! 1 \" de Balai, luisse tomber ses pseudo-perdrix, empoi he our.says ine .Smith, \u201cIb.4 2 à ) 2 ar le chignon la dame qu'il ne reconunit pas.Une Eh bien ! au risque de faire retrain er mon direcieur Le peuple français se démoraliserait faute d\u2019une McAuley.4 ) 2 5 ! ; utte de cos s'engage et ne ke termine qu'à l'arrivé actuel \u2014 il a dès maintenant toutes me: > Phi je | idée.Friend, p.z 2 0 2 v|du futur heau-père et de la fille qui reconnaissent |.devant le même tribunal sur 4 lé den MAISONS PROUDHON Dunkle, p.2 0 \u2014 \u2014 ~\u2014| Tableauttdemanderai pourquoi les propriétaires des or 3 4 1 2 10 2] 8 Lamoureux fut éconduit, et le marisge rompu dont les locataires et les visiteurs ont #1?récemment Vv ~ Encore une fois voiln qui prouve que de grands et LA am n'ont pus été, eux wuss, produits devant Une nation se sauve, inuis ne se venge pas.pores tuning : 01020100 1\u2014\u20145[sont amenés par de petites cnuses.La Cour n dit, en envoyant pour la premiere es DANTON, Providence uv 2 vo y 2-4 CYCLISME les visiteurs en prison, sans option, «| VI * Le point décisif fut compté alors qu'il n'y avait pas un maisons n'existeraient pas.0.Je ne discuterai pas ce point, ni le jugement du magistrat ; plus respectueux en cela que les cochers qui se sont permis de faire sur les jugements de In Cour du Recorder des réflexions qui, si elles avaient paru dans LEs DÉBATS, nous auraient valu une exccution aussi sominaire qu\u2019exemplaire ; car on nous guette, nous le savons.2.Mais je deruanderai pourquoi on à obtenu l'opinion de la Cour d'Appel, si on ne voulait pus sen servir \u2018 pourquoi le ministère public, qui fuit arrêter le locataire et ses visiteurs, ne fait pas arrêter également le propriétaire ?2, .Pourquoi le Recorder qui a dit que sans les visiteurs il n\u2019y aurait pas de ces maisons, na pas ajouté qu'il y en aurait encore bien moins sans les pro priétaires qui les louent connaissant la destination réservée à leur immeuble ?JEAN MIGEON On n\u2019est pas des pommes ! Oh ! non, et cette semaine l\u2019a bien prouvé.Il nous est arrivé un bateau, un bateau appartenant À une ligne grassement subventionnée par le gouvernement, sur lequel une émeute, une révolte, causée par le manque de nourriture, à éclaté.; ; Il y avait sur ce bateau subventionné un empilement tel d\u2019émigrants que deux cents d'entre eux, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont dû coucher dans les passages et sur le pont.; On leur à donné une nourriture plus qu'insuffisante et ce qu\u2019on leur en a donné était avarié, pourri, mangé aux vers.Co Il y à eu des batailles ; les affumés se sont jetés sur l'équipage pour lui arracher les vivres des mains ; des coups de poings, de barres et de couteaux ontété donnes, Le gouvernement montre plus de sollicitude pour les pommes que pour le bétail humain que certaines compagnies traitent moins bien que les bûles à cornes.- .Encore une carrière qui à couté la vice » un enfant, Ah! eu, croit-on que s'il existait sur les quais de Montréal un trou dans lequel les pommes venaient tomber, toutes les autorités ne se réunirnient pis sous le même bonnet pour mettre fin i ce massacre pomologique ?Où comblerait le trou, ou on l'entourerait pour empêcher qu'une pomme, qu'une seule aille s\u2019engloutir.qu'on ferait pour des pommes, on ne le fait pas pour les enfants, voilà pourquoi chaque semaine, les carrières découvertes cnusent la mort de quelque enfant.IL y à une section du Code Criminel pourvoyant a la punition des propriétaires de ces Lrous, qui négligent de les enclore de façon à en rendre l'accès iinpossible et Les DÉBATS se demande quand on mettra ln loi à exécution et qui doit la faire appliquer, En attendant, les enfants se noient.Si c'étaient des pommes on ferait agir la justice : mais ce ne sont que des enfants et on \u2014 quel que soit ceux que ce on désigne \u2014 ne s'occupe pas de ça ! STANISLAS PRUD'HOMME, ee LES AFFAIRES Les affaires durant la huitaine terminde hier soir n\u2019ont enregistré qu\u2019un volume modéré.Toutefois on remarque un peu d'anxiété dans toutes les branches de commerce.I y w des hésitations un peu partout nu chapitre des achats, et les prudents ne s'aventurent pus à l'aveuglette.Dans la nouvenuté en tissus, la rayons sont chargés outre mesure de fantaisies invendues et invendables À la présente suison ; aussi, au mois d'octobre prochain va commencer une série de faillites qui étonners probablemeut le monde de In finance.Le détail en marchandises sèches n\u2019a pas encore appris à calculer les besoins probables des con- sommuteurs, ce quiest tout aussi important que de calculer leurs goûts et leurs fantnisies actuelles si l'on veut no pas être débordé par des surcroits de inar- chandises à un moment donné.Les lninages et les cotonnades sont encore à prix durs et les indications de l'extérieur portent à croireau maintien de prix très fermues pour les prochuins six mois, pour les tissus importés et indigènes.Dans le commerce des comestibles, le marché des lards en salaison de l'Ouest exige 5Üc au moins en plus, le marché local est très ferme pour les viandes de bœuf, de lard et de mouton, avec perspective de hausse d'un moment a l'autre.Les fabricants et les fournisseurs en de viandes en conserves et de viandes fumées, ne font pas la moindre concession au détail.La liste générale des prix tend plutôt À hausser qu\u2019à rester stationnaire.En épiceries le mouvement local et pour le dehors ne semble pas relentir, en tant que ventes ; mais par contraste les détaillants paraissent payeurs moins empressés que d'habitude, Il y à À marquer cette semaine, des prix plus durs sur toutes les W es de thés, des prix indécis sur les sucres dunt il faudra se défier.Une hausse à courte échéance sur le riz, le gingembre, le clou girofle, le poivre, In canelle etc., en plus de ce qui n déjà été noté, Dans les fruits séchés, les quantités sont relativement rares.Les corinthes en baril sont à peu près invisibles et commandent un prix nominalement très haut depuis une semaine.Les conserves de légumes sont en voie de devenir lus cher.Les fabricants canadiens de conserves en roites ont haussé lours prix dans la moyenne de 2 à 56 la douzaine.Les poissons, saumon, hareng, maguereau, sardines sont augméntés de 3c à 2c suivant les quantités achetées.Les farines sont abordubles dans le moment pour les bons acheteurs qui peuvent se procurer la farine à boulanger à moins de & le baril et In farine de fantaisie & beaucoup moins.L'avoine et les pois, à flot, funt In première À la moyenne de 304 par 33 Ihe, et les pois 704c à 71e.Le sarrazin vaut 570 à 58c, Les sons, es grus et les moulées menacent de prendre un peu d'avance.à dise vous dans le > moment un marché de Fromage c c pour les produits de noti'e province, et de 9jc & 10c pour ceux de l'Ouest.wre \u2019 Toutes les lignes de ferronnoaries \u2018sont À la baisse à l\u2019exception des plombs et produits de plou;ox, A In Bourse on ne note des affaires que pour lu fantaisie.Les valeurs sont indécises plus ou moins.L'argent est abordable sax banguez ai taux do 6 ul 7 pour cent à terme, et de 5 à 54 p.c.à vue.cs Nous ne devons jamais oublier qu'affaiblir le point d'honneur, ce n\u2019est pas seulement abaisser les âmes, mais ébranler le dernier fondement de la société et de l'Etat.PrÉVosT-PARADOL.Chronique des Sports [A CROSSE Les National défaits les Montréal par un score de 5 à 1.Le National III battu par les Shamrocks.Une joûte idéale, telle est l'appréciation que l\u2019on peut faire de In joûte de crosse Montréal-National, quia eu lieu hier après-midi au terrain du National, Le jeu a été fort brillant des deux cotés.mais la formidable défense du National s'est montrée beaucoup trop forte pour le home de ses adversaires et par suite Le National a triomphé par un score de 5 à 1.Cette victoire est une belle revanche de la défaite que ce club avait subie il y a quelque temps aux mains des Montréal.La température était splendide, ce qui n fortement contribué à attirer les amateurs A Maisonneuve, L'assistance était par suite d'environ 3,000 personnes.Le referee M, Quinn a donné satisfaction aux deux clubs et chacun u fnit son éloge.Le jeu n'à pas été rude à proprement parler, et un seul joueur a été envoyé au repos.Marcellin, qui avait fait faire une chute à son adversaire.I) serait difficile de faire une mention spéciale pour suelqu'un des joueurs de la défense du National car tous ont fait une besogne de géant, repoussant coup sur coup toutes les attaques des Montréal.Ce fut une glorieuse joute.Le National triompha, mais les Montréal ne se découragèrent pus, et firent des efforts désespérés pour mettre quelques points à leur crédit.Leur persévérance fut en partie couronnée de su:cés car Porteous apres une belle course parvint À placer la balle dans le filet des National évitant ainsi à son club la honte d'une écrasante défaite.Lamoureux et Brennan furent les étoiles du home du National et Todd et Christmas, celle des Montréal.Donnelly de ce dernier club joua jusqu'à complet épuisement et le médecin dut lui ordonner de se retirer.Le National mit Lachapelle de côté pour égaler les avantages.[Le Nationni prit la première partie en quelques instants, mais la seconde qui fut gagnée par le mètne club dura audelà d\u2019une demi- heure.Conta que les joueurs du National démontrérent leur admirablo qualité d'endurance.rent comme suit : Les équipes s'alignè- MONTREAL NATIONAL Hamilton, Gardien des buts L'Heureux Taylor.Point Jos Valois Murphy, Cover point Blanchard Haynes, Défense Kavanagh Moore, s Alp.Valois Mackerrow, Saint-Aubin W, Christmas, Centre M wreellin E.Christmas, Home Brown Porteous \u201c+ Cousinenu Dr Irvine \u201c Brennan Todd Outside home Lachapelle Donnelly, Inside home Lamoureux Mat Murphy, Capitaine P.Brophy Murphy, Urpires Hoobin P.Quinn, referee; Sommaire : Partie Club Scorer Temps 1 National Brennan 1-30 m.2 se Brown 81.35 m.3 » Lamoureux 5.25 m.4 6 Lamoureux 6.50 1m.5 Moniteal Porteous 9.15 m.Û National Brenuan 8.Cette partie fut suivie d'une rencontre entre les Shamrocks III et le National III, qui ne ressembla en rien À la première.Les quelques spectateurs restés sur la grande estrade furent témoins de plusieurs exhibitions de boxe fort excitantes.Le jeu ne prêta guère à l'admiration.Le National fut défait par un score de 4 À 0.Poirier et Germain des Delorimiers figuraient sur l'équipe du National, La joute Cornwall vs Capitalest remise à lundi ; demain étant fête civique « Ottawa.BASE-BALL Les quelque 200 personnes qui ont assisté aux denx parties de baseball jouées hier apres-midi au terrain des Montréal, ont été bel et bion enchantées de leur après-midi.Notre club a gagné les deux parties d'une façon tout à fait sensationnelle.La première à duré dix inning, la deuxième à duré juste le temps réglementaire.Les Joueurs de Providence ont tenté d\u2019intimider l'umn- ire au cours de l'après-midi, wails celui-ci les a vite mis à ordre.Murray, le gérant du club visiteur fut envoyé hors du terrain durant la première partie, et Stafford fut inis hors du jeu vers Ia 3lème inning de la deuxième partie, Il y eut plus d\u2019un coup sensationnel au cours de l'après- midi, Odwell, Delahrnty, Davis et Jud Smith se distinguant.Notre infleld cependant se fit particulièrement remarquer.Johnson, Shicbeck et Henry faisant maints coup d'éclat, Les \u2018 home runs \u201d de Dooley et de Lizotte sont au nou- bre des points saillants de l'après-midi, Première partie : MONTREAL AB R H PO Odwaell, ef.4 0 1 1 3 = Henry.3b.4 0 2 1 5 0 Delahanty, ef.+ 0 0 4 0 1 Lizotte, rf.4 1 1 0 0 0 Dooley, 1b, 3 1 1 13 2 [0] Shiebeck, ns.4 1 1 2 4 1 Johnson, 2b, 3 1 1 2 2 0 Raub, c.4 u 1 6g 2 0 Souders, p.4 1 1 1 1 0 H 5 8 MW 16 2 PROVIDENCE AB R H PO Walters, vf, 5 0 0 82 > E Conners, 2f.5 2 3 4 0 1 Cassidy, 1b, 6 1 2 138 0 0 Davis, ef.5 0 2 1 ë 1 Stafford, ef.5 0 0 1 0 9 Parent, ss.5 0 2 1 2 2 Smith, 3b.2 1 2 3 5 1 McAuley, de.3 1 1 à 0 0 Braun, p.4 0 0 0 5 o 30 4 13 *28 12 5 * Le point décisif fut compté alo: \"il n° , hommnie de mort.P a Ty avait qu'un Score par innings.Montréal 0202000 \u2014_\u2014 Providence 102000010045 SOMMAIRE cous volés, Parent 2, Smith 2, Davis, Home run, » pan pour 3 huts avis ; cou > > sily, Johnsons sacrifice hit ; Davis Smith POdivell Décies Johnson.Bula sur 4 balles : De Souders $, struck out pr Souders 5 ; doubles jeux : Shiabeok à Dooley a Raub; dence 8, Mont réul à.les buts : Provi- Durée Swill & Conners a Cassidy, Laissés sur ORI de la partie, £15, Assistance, 2,500.Umpire, seul homme de mort.SOMMAIRE But volé : Davis, home run, Lizotte ; coup bon pour trois buts : Odwell ; coups bons ur deux buts: Delahanty, Smith 2, Parent ; sacrifice hits : Shiebeck, Dooley, Davis.Buts sur 4 balles : De Friend 3, de Dunkle 1, de McF nrlnn 2.Doubles jeux : Johnson i Dooley ; Parent & Cassidy.LIGUE AMERICAINE Detroit: + + = À Chicago \u2026 - - - 3 Buffalo - .- t Kansas City - - 7 Milwaukee - - 3 Indianapolis I Minneapolis - - 4 Cleveland - - 1 LIGUE NATIONALE A PITTBURG R HE Pitthu 10000020001 1 14 2 Hhiladeiphie UV100UV0U0200 3 12 3 Batceries : Phillips et O'Connor, Fraser Orthet Douglas.A CHICAGO Pp HE Chica, 100001001 3 7 2 Brooklyn 10300002 6 13 1 Batteries : Callahan et Chance ; Kitson et Farrell.CINCINNATI A CINCINY RU Cincinnati 000000000 0 4 3 Boston 100000010 2 7 0 Batteries : Scott et Peitz, Willis et Clark.Saint Louis 9 New-York 8 \u2014Les joueurs de l\u2019équipe de Syracuse ont refusé de jouer alléguant que leurs salaires n'ont pas été payés.L'arbitre Hunt accorda la partie aux Worcester à raison de 9 à 0.Le gérunt Leonard cst en pourparlers avec les joueurs pour les faire consentir à jouer les parties subséquentes.Au terrain des Shamrocks cet après-midi, Montréal et Providence en viendront de nouvenu aux prises.Comme les Providence n'ont joué qu\u2019uné seule partie, lors de leur première apparition, au mois de juin, et qu'ils prétendent en finir ici cette fois,leux parties seront jouées find, au Montréal Baseball Park, In première à Z heures.AU TEMRAIN DES MASCOTTES Ily a double attraction au terrain des Mascottes cet après-midi, Les Saint-Hyacinthe viennent ici dans le but de tenter de s'approprier le championnat, wais nous pouvons dire quecene sern pas chose facile.Avant cette grande partie, les clubs Montagnard et Turcot auront une prise de corps.d'avance.; En outre des ties de Baseball, il y aura présentation dn drapeau, emblème du championnat de la ligue provinciale, 1890, drapeau gagné pur les Mnscottes.Une fanfare sera Présente afln de rehausser l'éclat de In démonstration.NOTES Lajoie, le célèbre; frappeur canadien, joue maintenant avec les Quakers, cette acquisition semble leur avoir donné un regain de force, ils gagnent comme des endiablés, Le président Nick.Young, de In Ligue Nationale, est à faire une enquête, sur la conduite de Emslie, à Cincinnatisouvent.Les Montagnard se déclarent vainqueurs Il paraît que Einslie se cuite par trop Hart, le président du club de Chicago, travaille avec énergie pour abolir les règlements, qui permettent aux frappeurs de prendre un but lorsqu'ils sont frap- par la balle, Si M.Hart recevait quelques points \u2018orgue sur le clavier de ses côtes, peui-être chante- rait-il un autre couplet !\u2026.Zimmer, le catcher du club Pittsburg, posstde une fortune de $30,000 acquise par son jeu : c'est nn manufacturier de cigar qui a 60 employés à Cleveland.Le président de In Ligue Américaine, M.Franklin, dit avoir trouvé un véritable Klondike dans la personne de Kerwin, pitcher des Buffalos.Le gérant du Olub New-York cherche à fuire des économies sans doute, car il a décidé de ne pas payer de snlnire au pitcher Seymour, tant qu\u2019il ne gagnera pas une partie.LES ECHECS Vendredi soir, au cinb Saint-Denis, le fameux joueur joué simuftanément contre quatorze joueurs les plus renommés de Montréal, c'est-à-dire que chacun des quatorze joueurs avait Marshall pour adversaire et que celui-ci devait tout À la fois les intriguer de quatorze jeux.Le cham- plon > roulu imoins douze de ses adversaires, mais fl fut battu par M.Cameron et par notre ami L.J, Peltier, Assistant contrôleur de la corporation.Nous félicitons M.Peltier dont les aptidudes lui permettent de se distinguer de la sorte, et nous espérons qu\u2019il continura de plus en plus à cultiver un sport aussi intelli- Kent que les échecs.HFORT HIPPIQUE Courses à L'Assomption, mardi et mercredi, 14 et 15 août, Premier jour, mardi\u2014Cln-se spéciale, bourse 820.Classe 3 minutes, bourse $40.Classe 2.23, bourse $60, Deuxième jours, niercredi\u2014Classe 2,35, bourse $10, Classe } iuille, coureurs, Lourse $10.Classe ouverte à Lous, bourse $75, A NEW-YORK Le trophé Brighton & été facilement gagné par Ethel- , par une bonne longueur, A LONDRES Le prix de 200 souverains a été décroché le cheval bai Hervilla, propriété de M.R.Croker, Il n°5 avait que quatre concurrents.NOTES Sl'ORTIVES Aux courses du Pare Delorimier, une décision injusta rendue par deux des juges, MM, Bell et Rooney, apps l\u2019iadignation de l'assistance qui les empoigna ct sans autre formalité init ces messieurs hors du terrain, Ils ne l'ont pas volé.YACTHING La première épreuve de la course pour la coupe Seawanhaku ent restée { l'équipe canadienne, comumantiée par M, uggan Les deux yacths Red Coat et Minnesota n'ont pu a attelndre In bouée de retour À l'heure asssignée foute d'une brise suffisante.À 6ÿ hrs Îls carguèrent feurs voiles et le Meunesota fut remurqué à Dorvul.La deuvième épreuve est donc remise à lundi.LA CHASSE Bredouille Ceres .mine allongée et penaude, le fusil en sautoir, ln gibecière vide retombant flasque sur ln hanche ; rompu, disloqué et d\u2019une humeur de balle-mère : tel est à pou près l'état des chasseurs revenant de leurs courses, cette année.Je disais dernièrement que le isson est rare, mais la chasse c\u2019est encore pis.Pas moindre bécassine, pas le moindre cul-blanc, Et des canards?oh ! mais c'est un veinard que colui qui en peut rapporter un ; ceci est peut-être dû au monopole sans vergogne qu'en font, nos grands quotidiens.Bref ! pas le moindre soupçon de gibler, les corneilles elles-mêmes crôvent de faim en pleine moisson.enir Îles.Lar disciples de Saint Hubert, pour ne pas perdre l'habi- d'échecs Murshall, vainquenr de Lasker et de Steiulitz, a | fi Le charupionnat de France professionnels, (100 kilomètres) dent se courir aujourd'hui (dimanche) au Parc des Princes, Ce sera pour In France une des courses les plus tnouveimnentées par auile de lu grande valeur des coureurs engages.Il existe, dans le monde des coureurs des contlits assez séricux que nous avons indiqués il y a quelques temps en raison de institution du coupe-vent sur les vélodromes, Nous summes vt nous avons Loujours été d'avis que tous ces accessoires superflus dont on orne les machines d'entrainement ne servent qu'à Muusser le sport, L'entrafnement ruceatique est une erreur qui à farce de se perpétuer finir par se détacher les derniers admirateurs des courses de fond.Nous avons déjà exprimé notre avis sur lu question, el voudrions que ceux qui se prétendenten droit de régir les ports pauce- qu'ils s\u2019en sont institués les biunums, en vinssent à supprimer de l'entraînement Loul accessoire présentant une surface protectrice autre que le corps de l\u2019homme qui dirige lio machine.A PARIS MM.Giassou et Racicot du club de bicyclistes le Montagnard, qui doivent représenter lu C.O.À.à la convention internationale des cyclistes, sont arrivés à Paris le 20 juillet.x Deux journalistes français MM.Chiles Reiter ot Minio Galveni font en ce moinent le tour du ronde sur un tandem.Voilà déjà un an qu\u2019ils voyagent et sont actuellement à New-York.lls disent devoir prendre encure deux ans pour parcouriv la Chine, le Japon, les pays orientaux, l'Afrique et les Indes.AUTOMABILISME Le courreur Joyeux vient d'accomplir vue remarquable performance cn tricycle.Ia fait le tour de France, 4,000 killomètres environ en 11 jours et 19 heures, C'est battre l'ancien record de 2 jours.L'académie française à décidé d'attribuer le sexe masculin à \u2018 automobile \u201d.Voilà qui donnera une solution tout au moins théorique à un problème longtemps contruversé.le public @t désormmnis averti que l'on doit dire ** un automobile\u201d et non \u2018une automobile \u201d.LE PUSILAT Peter Maher, vient de battre O'Donnell en moins de deux minutes, La lutte fut un jeu d'enfant pour Maher qui appliqua un moulinet de gnuche, un autre de droite sur li cologuinte à O'Donnell et tout fut dit, Dins un assaut de boxe entre McPadden et Walsh, ce dernier se cussa le poignet, à lu onzième reprise, Incident regrettable, car tout promettait une lutte splendide.Fitzsimmons, consent à se battre avec Ruhlin et Sharkey, le 10 et le 25 respectivement.Tous les amis de Fitz sont confiants dans son habilité et son endurance.Il éprouvera plus de difficulté avec Rulilin que Sharkey, parceque le premier est beaucoup plus adroit et possède mieux la science de cette lutte, A dater de septembre le premier, il sera défendu, sous peine des chatiments les plus rigoureux, d\u2019organiser aucune lutte pugilistique, à New-York.Bref! le pugilat sera désormais considéré comme une cou- travention aux lois dans cet Etat.HOP A BOUCHERVILLE Jeudi 9 Aout Jeudi prochain, aura lieu, & Boucherville, le deuxième Bonnet Hop du select canadien sous le patronage distingué de madame H.C.Saint-Pierre, Le comité d'organisation formé de M.M.R.T.Leclerc, A.l'avte A.Beauchamp, A.Larente n'a rien négligé pour faire de cette excursion un événcinent digne du tout Moutréal.Le vapeur Saint-Laurent à été nolisé pour traus- porter les excursionnistes.Li réception aura lieu dans les salons dn Club.Un orchestre composé de musiciens émérites exécutera un programme magni- que.On dansera.Ficelles Quelque opinion qu'on uit de M.Chamberlain comme homme d'Etat, on ne peut pas dire qu'il soit mauvais parent, et si la guerre a fait beaucoup de mal à l\u2019Angleterre, elle à fait du bien à la famille du ministre des colonies, C'est une compensation.Voici, en offot, les faits édifinnts qui résultent d'une enquête parlementnire qui se poursuit en ce moment.H y a quelque tomps \u2014 (c'est-à-dire au mois de janvier dernier) \u2014 le gouvernement mit en abjudication la fourniture d'une considérable quantité de poudre dite \u2018 cordite\u201d.Sept fabricants soumissionnèrent, parmi lesquels la maison Kynochs se trouva demander le prix le plus élevé, Néanmoins, le représentant de In Compagnie Kynochs fut un des deux fabricants qui obtinrent des commandes, Il paraît que ce privilégié avait été auto- visé à présenter une seconde soumission après avoir été mis au courant de celles de ces conenrents.Cette préférence n\u2019étuit nullement justifiée par In supérior tè des produits de In maison Kinochs, attendu que l\u2019administration dut refuser 46 pour cent de In poudre fournie par elle.Nonohstant cette circonstance, lin même maison re- ut au mois d'avril dernier une nouvelle commande de 600,000 livres de coxdite, et au mois de mai, uneau- tre de 700,000 livres, Pour ceux qui désireraient un peu plus de lumière sur ces étranges transactions, NOUS Ajouterons que l'enquête n révélé que le président du conseil d'administration de ln compagnie Kynochs étaient M.Arthur Chamberlain, le propre frère du trop fameux ministre, et que six ou sept des principaux actionnaires étaient des membres de cette in- ressante famille Babillez-vous légèrement + Voyez nos Tweeds français et anglais, dans les couleurs pâles, nos Homespuns qui sont on grande vogue.Tout ouvrage est garanti.Nous n\u2019employons que les meilleures fournitures et les plus habites employés.N.[ EVEILIBE MARCHAND-TAILLEUR 1393, RUE SAINT-LAURENT st \u2014 ur.oe ammartnten 5 La guerre en @bine Len Chinois detruisent ien-Tsin, 2, vi Che-Fou-.4\u2014 On rapporte que les Chinois ont détruit le canal qui relie de commerco de Tien-Tsin a celui de Pékin.Trente milles Boxeurs sont À huit milles au nord de Tien-Tsin et on s'attend, de jour en jour, à Une terrille bataille, Bulaëllle Issminente mondres, 4\u2014Une dépêche de Shanghai dit qu'on s'attend a lonurune grande bataille se livre demain à Yung-Troun, entre les alliés et les troupes du général Ma.Les cortin- gents francais et russes gardent les communications des \u2018Américains, des Augluis el des Japonais qui vont de l'avant.suint-Pétersbourg, 5\u2014Une dépêche de Shanghai, datée ax dit qu'aussitôt qu'après que Li-Hung-Chang eut quitté Cuntou les troupes liupériales se sont jointes aux Hoxeursshanghai, 4 \u2014D'après des rapports tout à fait dignes de fui les Chinois s'occupent à fortiffer lefleuve Young-Tsè.À uu fort situé près de Nankin, deux canons de 6 pouces à tir rapide Ont été mis hors de service après une première .rence.spé autorités chinoises déclarent que ces canons ont été wis en place pour prévenir l'invasion des Boxeurs.Saint-Pétersbourg, 5\u2014On rapporte de Shanghaï que les Hoxeurs massacrent les missionnaires dans le Su In Chine ou, dans les ports de commerce, se rassemblent clandestinément des troupes nombreuses, Surle Young: \u2018sé les vicilles batteries se remplacent par des nouvelles et des pièces fraîches se montent à Won-Soung, en dépit des déclarations du vice-roi que l'armement ne sera pas -ontinué.conti dépêche accuse les Anglais d'une secrète intelligonce avec le vice roi, à cause de l'indifférence de la flotte an- yluise devant ces fortifications qui se multiplient.soint-lPétersbourg, 4\u2014Le général Grodekof! a expédié la dupèrhe suivante au ministère de In guerre : \u201c Khabarovirk, 3 heures du matin, sous le commandement des co- tonels Schwerim et Serkianoif.Elles ont attaqué les troupes chinoises et se sont emparés de ln ville de Sakhalien ; elles ont pris un canon ct Un grand nombre de cartouches Mauser.Le Silenyee à grandement souffert de Ju fusillnde, Le détachement de \u2018Transeisk, sous le colonel Pfotanhuuer, à boimbardé Aigun et a eu la réponse des Chinois.Un officier et 5 soldats ont été tués ; 15 ont été blessés.Quatre steamers Armés patrouillent sur l'Amour, Lu nouvelle Triplice orlentale Londres, d.\u2014D'après un télégramme reçu À Londres, les vouditions de l\u2019Allemagne dans se participation à une action contre la Chine sont les suivantes : lo Le centre de gravité des intérêts allemandes ne doit pas dépasser lu région de Chantoung : .do Aucune autre acquisition de territoire ne doit être \"on voitée ; \u2018 to L'Allemagne recoanaitra tout gouvernement chinols capable de vaiucre insurrection et de donner des réparations pour les outrages subis ; jo Les intéréts de l'Allemagne seront réglés d'accord avec la France et la Russie.; (Que fuit l'Augleterre dans cet accord des puissances ?) Traite Anglo-Japonais Bruxelles, 4.\u2014 D'après un journal belge, les Japonais se seraient engagés à fournir 75,000 combattants au corps ex- péditionnaæire en formation pour défendre les intérêts anglais en Chine.En échange de cette Intervention, l'An rleterre favoriserait la prise de possession de la Corée par e Japon.Cabottas Britanniques Des nouvelles de source anglaise aflrimnient gravement ces jours derniers que plusieurs représentants des puissances s'étaient réfugiés à l'ambassade angiaise \u2014 qui tenait encore.Comue si l'Union Jack avait plus de crédit qu'un autre drapeau auprès des Boxeurs ! La Guerre en Afrique OLIVIER S'ECHAPPE Londres,s.\u2014 Le Bureau de la Guerre a reçu de lord Roberts ln dépêche suivante, datée de Prétoria.\u2018Les Buers ont relâché lord Lennox, mais ils ont gardé prisonniers tous les officiers.\u201cle commandant Olivier a réussi à s'échapper avec 1.500 de ses camarades prisonniers comme lui, Il u imformé le général Hamilton qu\u2019il entendait continuer les hostilités, et qu\u2019il ne considérait sa responsabilité personnelle comme nullement engagée par la reddition du général Prinsloo.\u201d Les prisonniers Boers Fouriersbery, 4.\u2014I y à actuellement 2,500 prisonniers boers au caunp du général Hunter et 1,600, avec 9 canons capturés, à celui du général Hamilton, Il y avait d'abord 5,000 Boers dans la vallée de Caledon, mais un certain nombre ont refusé de se rendre avec le général Prinaloo et se sont évadés durant la nuit : ils ont ensuite demandé à ca- iituler.On ne saura pas le nombre exact des prisonniers foers avant quelques jours.Londres, 4.-Lord Roberts télégraphle au War Oflice : * Hunter rapporte que ses prisonniers sont en tout au nombre de 3,348 et qu'il a capturé en outre 3,016 chevaux et canons\u201d.Lord Koberts ajoute que le général Hamilton alivré bataille dans le défilé de Magadesbe jeudi.Le lieutenant-colonel Rhodes et le major G.-A.Williams sont au nombre des 41 blessés gue couts cette bataille sux Anginis, Les Bours ont laisse sur le champ 2 morts et plusieurs blessés grièvement.Jeudi soir, les Buers ont fuit dérailler un train à D milles au sud de Kroonstadt : 4 hommes sont morts ot 3 ont été blessés dans cet accident, , Un détachement boer à livré bataillo au général Knox près de Kroonstadt et n perdu 5 wagons de provisions et un troupeau de bestiaux.Une dépêche de Prétoria datée du Cap dit: \u2018\u2018 On rapporte que le général Christian de Wet à succombé à une .less ure que lui a fait umn éciat d\u2019'obus, Cetre nouvelle n'est pas confirmée.LETTRE DU PRESIDENT KRUGER Londres, $4.\u2014 On sait gue lord Salisbury avait, au début de In guerre du Transvaal, euvoyé au président Krüger une dépêche, le rendant personnellement responsable du bon traitoment des prisonniers anglais internés À Pretorin- M.Kriger à, de sn bonne plume, répondu à lord Salisbury par In dépêche suivante qui se trouve insérée nu Blue Book anglais communiqué au Parlement sur les affuires du Transvaal : *¢8i tous ceux ui nous ont imposé cette guerre injuste n'étaient pus en sécurité loin du théatre des opérations, nous pourrions également user de menaces envers oux parce qu'ils sont responsables du sang innocent actuellement répandu dans l'Afrique du Sud.Etant donné que les menaces de Votre Klxcellence émnnnent d'un endroit où Elle est hors du danger de devoir payer pour les erreurs auxquelles cette guerre est imputable et dans lesquelles Votre Excellence tient Une grosse part de respousablilité, nous laissons nos actes À l'appréciation du monde civilisé, dont les sympathies vienneut À nous lentement, maïs sûrement.Nous assurons Votre Excellence que ses menaces ne nous empécheront pus de faire notre devoir.Cette réponse si digue est iuxée d'impudente par les organes anglnis, naturellement; elle n\u2019est qu'une leçon justement méritée dont les Anglais n\u2019ont pas lieu d'être fiers.DEPECHES DE PARTOUT Angleterre contre France Marseille, 4.\u2014Le correspondant marseillais de La Patrie dit : \u2018* Un propos très ve a été tenu, ces jours-ci, par un officler d'état-major faisant partie d\u2019un bureau important du ministère de lu guerre.En présenco de plusieurs personnes, que nous pourrions citer au besoin, cet officier a déclaré : \u2014 Au ininistère, nous attendions la déclaration de guerre de l\u2019Angletorre \u2018 du 15 au 30 juillet \u201d.La situation dans l'Afrique du sud, loin de gèner son action, devait la facill- ter, nu contraire, car la paix aurait été signée précipitonr ment avec le Transv: ; et une armée de 200,000 à 250,000 hommes se trouvait disponibles à mi-chemin des Indes et de 1a Cochinchine, à proximité de Mad et Djibouti, Ous savons que les événements de Chine ont modifié les intentions du gouvernement anglais.La guerre avec la France est ie remise ; In décision a été prise À Londres, ily a peu de jours.Lu guerre des Achantis Londres, 4.\u2014Unu rapport soumis au Parlement anglais estime les dépenses de la guerre actuellement engagée contre les Achantis A 241,221 livres sterling.Aux Philippines Un message de Manille daté du 4 dit ; \u2018\u201cLe Général Mac- Arthur rapporte qu'un détachement américain est tombé dans une embuscade et qu'il a du se rendre pour n'être pas exterm n \u201d .FAITS DIVERS T-mpérature.\u2014 T 1 .i être de l\u2019orage et du tounerre vers Eu : peut \u2014 On traduit ordinairement \u201c strect-walker\u201d par \u201c\u201c inspecteur de pavés\u201d.Combien un pareil juxpiee- teur, un officiel \u2018 street-walker \u201d serait utile pour les pour les rues Vitré, Sanguinet et autres rues latérales ävoisinant lu rue Craig.Il pourrait procurer à nos concitoyens des rues propres débarrassées d'immondices, des trottoirs à surface unie ct régulière et surtout lavés, des trottoirs enfin où il n\u2019y à pus tout une colonie d'Israëlites qui jouent wix dunes et aux échecs du grand \u2018nnuis des pussate, \u2014 Le détective Uing-Mars, du Kevenu rovincin, est allé à Snint-Antoine de ln Baie, hier soir, afin d'opérer lu saisie de (rois alumbics.Les gens qui sont intéressés dans cette entreprise clandestine ue semblent guère émus de l'approche de M.Cinq-Mars.Hs ne sont nullement nerveux.Ils ont raison.Il existe le plus beau système de distillation de liqueurs clandestine que l\u2019on puisse imaginer- * Cherchezet vous trouverez\u201d, \u2014 Les journalistes savent tuant de secrets ! \u2014 Coitfé d'un turban et vêtu d'un costume oriental, un individu se promenait hier soir rue Craig.Les pas- sunts crurent à une réclame.\u2018Tout à coup l'individu sortit de sa manclietts un large couteau et menaça de frapper un pochard qui le suivait de près.Li scène allait tourner au tragique lorsqu'un cocher de fiacre intervint el menuen d'appeler ln police.L'individu, qui s'était mis en tête de se vétir à l\u2019oriental, est un idiot qui « assisté à une représentation théntrale dans liquelle figurait un mahométan.\u2014 La nouvelle est parvenue à Montréal hier matin que Willinm Prate l\u2019un des trois complices accusés avoir voulu extorquer la somme de $4,000 d\u2019un nommé Gordon, de Danville, n été arrêté à Malone, {N,Y.) quatre heures après sonadmission à caution à In Cour & police hier à Montréal), \u2014 Pourquoi aller au marché Bonsecours, quand vous avez les mêmes marchandises chez A.Renuud & Cie, bas de Ia côte Saint-Liumbert, côté Ouest\u2014 M, Bruyère, vicaire de lu paroisse Saint-lusèbe, a déposé devant le magistrat Lafontaine, une plainte contre M.Nicephore Pelletier, propriétaire de la Petite Revue, l'accusant de libelle criminel.Les journaux quotidiens ont rapporté lundi que M.Charles Cloutier, conducteur nu service du Pacifique a été victime d'un accident à Saint-Martin.Grâce aux bons soins qui lui ont été prodigués à l'hopital privé du Dr Ad.de Montigny, rue Sherbrooke, Cloutier est aujourd\u2019hui hors de danger, mais il ne pourra reprendre de longtemps l'exercice de ses fonctions.\u2014 Une panique, nous devrions plutôt dire une ba- arre, à eu lieu vers 6 heures, hier soir, rue Suinte- Elizubeth, près de la rue Craig.Deux cent cinquante Isvaëdlites, arrivés de Russie dans l'après-midi, ont cherché un refuge à l'Institut Hirch, situé au numéro 7 rue Sainte-Elisabeth.Mais voilà que lorsque tout ce monde fut rendu à l'institut on se rendit compte que ln maison n'était pus assez spacieuse pour recevoir les immigrants.\u2018Fandis que l\u2019on cherchait un moyen de sortir d'embaras, la foule des nouveaux arrivés crinib et faisait un tipage d'enfer, exprimant son désir d'entrer dans la maison ; les imigruants firent tant et si bien que les voisins enragés dexnundérent l'intervention de la police.L'apparition de deux constables n\u2019eut pas l'elfet désiré ; les Israëlites, croyant qu\u2019on en voulait à leur liberté, se pressèrent ensemble etse préparèrent à résister.On eut toute les peines du monde à leur faire comprendre qu\u2019il s'agissait simplement de maintenir l\u2019ordre et qu\u2019il n'était pas question de les arrêter.Enfin, après de longs pourparlers, on est parvenu à les renfermer dans une cour adjacente, et, durant Ia soirée, on leur a trouvé un gite.On annonce que 300 Israélites russes doivent nous arriver prochainenient, \u2014 Une fille nommée Maggie Murphy n été trouvée ivre morte sur le bord d\u2019un chemin, à Saint-Lambert.Elle a été, sur l\u2019ordre du chef de Police, conduite à Montréal pour y être internée en attandentson procès on se demande de quel droit la municipalité de Saint- Lambert oblige Montréal 3) recevoir ses prisonniers ?\u2014 Hier après-midi, au Pare DeLorimier, a eu lieu le premier pique-nique annuel de l'Association des laitiers.Il y avait foule.et ln fête a obtenu un succès complet.\u2014 La liste des passagers du Lake Champlain, qui doit entrer ce matin dans notre port, contient le nom de notre emi, M.Henri Hains, secrétaire particulier de I'Hon.M.Tarte.Un bon nombre d'nmis de M.Huins sont allés lui sohaiter la bienvenue à l'arrivée du paquebot.\u2014 La police locale est à la recherche d\u2019un individu du nom de O'Reilly qui à eu plus ou moins à faire avec Elliott, le confiseur, qui v été trouvé noyé dans le canal dans des circonstances que le bureau de sure- té s'efforce d'expliquer.\u2014 Le secrétnire privé du ministre de l'Agriculture a été trouvé dans une maison de prostitution.Il n été conduit au poste et, sans égard pour sn qualité et son rang, on l'a enfermé dans une cellule à coté des criminels de bns étage.\u2014 Le Cercle dramatique Saint-Jean-Buptiste donnera, jeudi prochein, à Boucherville, une séance dramatique pendant laquelle ses membres joueront Un drame de Levoy-Villurs intitulé : Les Piastres Rouges, IF y aura matinée et soirée, Le cercle s\u2019est donné tuu- tes les peines pour ubtenir le meilleur succès possible.LE FASSANT PARIS A MONTREAL À peine si l'exposition de Paris n eu le temps de montrer A ses visiteurs des deux hémisphères ses féé- riques merveilles, qu'un artiste françuis offre, au Parc Sohmer, les vues animées de tout ce que cette exposition sans pareille présente À ses admirateurs.Les vues animées sont sans pareilles et sans rivales.Il est impossible d'en faire valoir lu curiosité et l'inté- vêt en quelques lignes.Aussi nous y renonçons, lais sant à nos intelligents lecteurs le soin delesapprécier et surtout de nous remercier pour l'indication du nouveau plaisir des yeux que nous leur signalons.TA VGA | LA VIGAUDINE est supérieure à toutes les eaux de Javelle, LA VIGAUDINE met le linge blanc comme noige.LA VIGAUDINE enlève toutes les taches.LA VIGAUDINE est le meilleur désinfectant.LA VIGAUDINE asuninit les lieux malsnins.LA VIGAUDINE tue tous les microbes.LA VIGAUDINE chasse ln picote.En vente chez tous les Epiciers.6 cts la bouteille FAT IT FIZ FTI ILI EE L\u2019HOTEL RICHELIEU En devenant ln propriété de L.A Côté, a absolument changé de systéme.Tout s\u2019y fait maintenant dans un ordre parfait.Les repas sont excellents, et le service des chambres est le plus sévère de la ville.Avis aux voyageurs.Les Grévistes La grève des ouvriers aux fabriques de bouilloires est entrée dns une phase nouvelle hier.Deux représentants des manufactures sont arrivés en ville après une longue course dans le Huut-Canada et ont fuit l'apport aux différents directeurs qu\u2019il leur a été im- Pussible de trouver une quantité suffisante de munœu- Vres pour remplacer les grévistes., D'un autre côté ces derniers sout à préparer, parait- il, un système de défense mutuelle qui aura un certain retentirsement lorsque les compagnies éprouve- rout la nécessité d'ouvrir leurs portes au mois de novembre prochain.Les grévistes sont très puisibles, tutis comme le faisait remarquer un membre de l'Uunion, hier, ce cule est le terrible précurseur d\u2019une tempête prochaine.S'il faut en croire les organisn- tieurs de la grève, les troubles de Magog, que l'on déplore en ce moment, ne seront que des lauriers roses \u201cOInparés à ceux que In population de Muntrénl aura it signaler si les compagnies se metlent dans In tôte de reinplacer les grévistes par des \u2018 intrus\u201d.-\u2014-\u2014 e@e POURQUOI CE SILENCE?Il se fait beaucoup de commentaires, ence moment, A propos de la conduite inexplicable de certains hopi- taux qui semblent disposés & jeter le voile sur les faits et gestes des manufactures de coton de In banlieue.ing ou six accidents ont été enregistrés dernièrement, mais pus un seul n'iu été signalé au public.Une célibataire, âgée do 49 ans, a été victime d'un acei- dent pénible, elle dut avoir recours À un chirurgien de l'hopital :ce fuit est incontestable, cependant le publie n été tenu dans l'ignorance des faits.Depuis or8, quatre autre cas ont Été enrégistrés.Cette semaine, les employés de la dite manufacture, sur ln sollicitation des représentants des propriétaires out forcé les employés à contribuer, légèrement il est vrai, Innis assez cependant pour prélever un fonds de secours aux différents ouvriers qui ont des griefs sérieux contre la Compagnie.Ilyn dans ce quartier, parait-il, une tyrannie systématique contre les pauvres ouvrières.\u2019 MALEDICTIONS Voici comment les DÉBATS, de Montréal, terminent un article intitulé : Sora Le botte de l\u2019Kmpériuilisme ; \u2018Les conservateurs, avec Cartier, nous ont placés dans l\u2019histoire sous la physionomie d\u2019e\u2018 Anglais parlant le français\u201d les libéraux, avec Laurier, ous représentent au tableau comme les Anglais jusqu'à la moelle, ** british to the core \u201d.Maudits soient les partis ! Dans les DÉBATS, journal indépendant, cette malédiction, très justifiée, ne détonne pas.Mais la Défense, dans son numéro du 26 juillet, reproduit cel écrit des DÉBATS, à la place d'honneur, sans commentaire et sans réserve! Maudils soient tea partis, qui aura pu croire qu'au tel cri serait nn jour répété à Chicoutimi! Décidément, nous entrons dans une ère de progrès et d'étonnements ! (La Vérité, 3 aout.) La Banlieue Les citoyens de Saint-Henri verraient avec plaisir les échevins accorder un bonus aux directeurs du parc Twin City.Ces messieurs ont fait de grands sacrifices pour créer un lieu d'amusements où nos ouvriers peuvent aller se reposer après une dure journée de labeur sans être obligés de prendre les tramways.Comme cela, l'argent, au lieu d'être dépensé dans les parcs de l\u2019Est de Montréal, resterait dans notre ville.x Un haut fonctionnaire de lu municipalité s'étonne de nous voir publier des renseignements qui ne lui font pas plaisir et 1} se demande oii nous pouvons bien nous les procurer.Je comprends son étonnewnent, un échevin lui ayant donné l\u2019ordre de ne rien dire aux journalistes.Je donnerai le nom de cet échevin en temps et lieu.Que ce monsieur n\u2019ait aucune inquiétude, je renseignerai bien mes lecteurs sans son aide.x Mardi dernier, le club des Citoyens a tenu à In salle Lenoir, rue Notre-Dame, une assemblée où se trouvalent au- delà de Z0U personnes, On n procédé à l\u2019élection du bureau pour l\u2019année courante, les messieurs que j'ai dernièrement nommés n'étant en fonction que pur intérim : Président, M.Adhémar Delorme ; vice-présidents, MM.A.Benoit et Dr.A.Bernard ; secrétaire archiviste, M.B.de Turenne ; assistant-secrétuire, M.J.A.Delisle ; trésorier, M.A.G.Leduc ; Commissalres-ordonnateurs, MM.A.Lachaine et D, Cléroux ; syndlcs, MM Jos.Trudel, J.Bélair, George Nicholson.J.Montpetit ; commissaires-enquéteurs, .N.Trudel.J.B.Trudeau, L.Doré, Alph.Legendre et Clément Lafleur.Les règlements furent ensuite adoptés et le titre officiel du club fut changé en celui de Ligue des Citoyeus de Saint-Henri.Tout électeur peut en faire partie, qu'il soit propriétaire ou locntaire.Les assemblées auront lieu le ler et le 26 jeudi de chaque mois, et In contribution sera de $1.00 payable 25 cents tous les trois mois.M.le Président a fait un très joli discours qu'il a terminé par l'éloge de notre journal.Nous sommes les seuls, a-t-il dit, qui ayons lancé le cri d'alarme ; aussi 1\"s citoyens de Saint-Henri doivent nous encourager tous les moyens ssibles.L'assemblée n poussé trois hourrahs en notre 10nneur.x 11 n'y à pas eu séance du conseil de Saint-Henri mercredi dernier, les échevins ayant probablement oublié que c'était le premier mercredi du mois, Pendant ce temps les citoyens attendent toujuurs les explications qui leur sont dues.x Le Conseil de Suinte-Cunésçuosls s\u2019est assemblé mercredi sous In présidence de M.le maire Ducrharme.Etaient présents : MM.les échevins Mont-briant, Roy, Lippé, Emond, Cypihot, Lymburner et Luttrell.Plusieurs pétitions y ont été lues, enl reautres une de M.Boisjoli demandant qu'on l'indemnise des pertes que lui causées le contrat des vidanges ; renvoyée au comité.L\u2019ingénieur de la ville fait remarquer que la compagnie du Gaz et celle de la Royale Electr que ont fait des coups dans les rues sans permission, M.ypihot blâme ces compagnies ét propose que dorénavant il faille avoir un permis a cet effet.L'ingénieui reçoit ordre de faire réparer les trottoirs et les chaussées: les rapports des comités sont lus et adoptés.On décide de faire servir un protêt aux com- pagn os qui font ainsi des coupes dans les rues sans permission.MM.Emond et Cypihot disent que plusieurs bouches d'égout ne fonctionne pas et on déciae de les réparer ou de les remplacer, Apiès une assez vive discution Il est décidé que la ville fournira aux médecins les pointes de vaccin pour les pauvres.La question de l'annexion à Montréal est nussi venue sur le tapis.Lo maire et les échevins prétendent que les journaux vont plus vite que nous et que c'est plutôt Montréal qui veut s'annoxer à Sninte-Cunégonde.Après d'autres affaires de peu d'importance, la séance a é sine die.M.le maire me prie de remorcier l'auteur de l\u2019article sur la banque Provincialeajournée x Des concasseurs de minerais mécaniques viendront blen Üt installer une usine à Saint-Henri.consetl s'occupe actuellemeat des moyens à prendre pour favoriser la fondation de cette nouvelle manufacture.AG.WAY PARC SOHMER Magnifique programme aujourd\u2019hui a 3 heures et 8 hrs P.M.ADMISSION 10 Gg 4 _ HY, L'HUMIDITE, \u2014 L'humidité est une cause de besucour U hum es uoour d\u2019enrouements guéris rapidement par le BAUME MAL PETITES ANNONCES: Quatre lignes.25 sous.VIS.\u2014Lez annonces expé- FA diées par la poste ne seront insérées que si le verse- tent en est effectué en timbre poste ou en mandat.or \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 mlle \u2014 Sur ta recommandation j'ai visité l\u2019établissement de Mine A.Robert, 1638, rue Notre-Dame et j'en suis revenue folle de l'envie d'une valse chantée de P.-E, Prévost, \u2018\u201c Echos du Cœur\u201d et d'une valse brillante de E.LaRue \u201c Mariani\u201d qui semble devoir faire un superbe effet avec son solo de basse.Paulinete BLUET\u2014Ai vu photographie chez Desautels, 1062, rue Notre-Dame.C'est bien toi tel que je t'aime.En veux une \u2014 Rosinette\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Exposition 1900, \u2014 Un Francals (de Paris) se chargerait à prix modérés, de gul- der, conduirc un ou plusieurs visiteurs et leur éviternit toutes les démarches nécessaires, pour chambre, repas, billets de chemins de fer, douane cte.S'adresser LEs DenaTs, M.R, Rmr G.\u2014 Sruoj uot, iot a tuosius te erodn\u2019t rac, tajorp nom a esnep aj siaimag euq sulp ; évirra tse iuq ec ed tnewit- nesserp slava! nodrap ; strot sel suot lom ennod, cfa uoc lucs sius : lot zehc tuotrus, enuosrep à olrap ne n lf'ug te, eriaffa cffuoté ll'ug eilp- pus : rerussar en ruop tom nu etiv?ut sucived eug?trapéd no-t-egixé ?eriaf ej siod eug : uof emmoc sfus ; areguarra'stuottnesid, etrap eud sap taeluev en : tne- icni tejus ua stnerad a tid tuot ia, chenmnid értuner to- tissua, wal 28.Iral Ste-Agatte courant sept.don- nouv, Amit.Rose, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 germain 110.Venez aujour- d\u2019hui, Mikado.» Vais bien.reçu deux cartes, merci.M.B\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 i t'écr.de par.p.une chaleur affr.rent.camp.ce soir, 8.t.triste q.j.pens.q.l'on sern nous et.ens, c.m.ci et qu\u2019il faut enc.att.deux m.av.d.t, rev.Soy.pat.nm.«h, jh.j.temb, ¢ 8.L àt.Gast.A .M.Désolé av.causé soupç.inj.Comme dev, souff.vs ui av.touj.cons.v.honn.Part, peine sup.pard.I\", \u2014- Merci pour bon souvenir, env.-moi long, lett.ucle.\u2014 Ser.heur.rec nouv.A, À.C.7, LEs DERATS.Gé V.Pas nouv.sinon p.Marinette 22.Encore absent demain.Vous atends vendredi 5 heures et demie endroit connu.Votre personnel étudie el et contrôle vos actes, Ne sortez pas sans étre Accompagnée.Léon.W.Pens.à toi toujours.s Tritby.Privé de t.nouv.triste inquiet, je t'env.du fond du cœur m.meil.souv.m.pl.aif, souhnits.ee, EY «M.D.32 Soul.hon, fête et mil.aut.ch, ene, Esp.Ante Lon.et env, il, amit, Er \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ise Lisette accepte offre de L M.Lis Liset et demande le mercredi nu lieu du inur- di ; remercie de tout son cœur Cyrano, Paupaul, Victor et plus que les autres M.L.dont la photographie sera conservée, er rm er 2?us, \u2014Jeune homme d'excellente famille et de position distingué, sérieux déni- re faire la connalssance u a- ne brunette aux yeux noirs, instruite, intelligente et amoureuse, pour compagnie puis mariage.L'aiglon, \u2014\u2014 rer ee Une jeune femme, 27 ans, nouvellement divorcée, désire faire la connaissance d'un joli jeune home qui lui fernit oublier l\u2019autre \u2014 Mme Grazielln\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 i C.I.\u2014 Vous al attendue endroit indiqué, mauxii sr.ne vous al point vue, Désappointé.Répondez dans DesaTs dimanche.Teurkauf.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 ous.31a.brun, physique, serieux, cherche p, wind.ouvriére blonde 20-25 uns bien s.tous rapports, tres jo- He atmant distraction ¢t voulant améliorer position, 14d- mond Cantusa érieux.J.homme tr.aisé et tr, affect, dés, mar, av, jolie femme du monde des, rene.affect.sinc, ct darable, de préférence pouvant.quitter Montréal.Il ne sern rép, qu'aux lettres signé» donnant adresse et cile seront renvoyées, Discrélion assurée, \u2014 Ecrire : Louis, burenu des DEBATS.J f.gent, dist.oc.dés.im.M.sér.ais.Nicettebur, 85, ol.f.du m.brune élég, dis- ting.et très affect, de m.M.sérieux, aisé, Mercedès LES DEBATS.M- 20 ans riche, part.proch.SE Old Orch, dem, mur.avec J.fille tr.gent.élég.Ecr, de Nelle.Lis DEsars.N AU n, dés.mar, du ne mû- re aisée.tr, sr, losimel, bur.LEs DEBATS, ne artiste, 23 aus, gr, beauté, dés.ép.M.riche, \u2014 J.R.178, Les Denarvs.M- tr.tisé, carr, lib.dés.p.I mar.négresse Inte ll.dist, élég.ggv.désint.1.N.Lis DEBATS.érieux.Au hasard je fais cette annonce! Puisse-t-il me favoriser! Affectueux, aisé, je dés.p.mar.une jeune fem.jolie, occupée si pos- le, pas demi-monduîne surtout, dés.Une Loune uf- fection, Cette annonce est très sérieuse.Rép.à S, R.Ti8 Les Denars \u2014 aient riel.\u2014 Merci let, tristes heures.Amitiés, id.Xjuf si où et.heure Vx ta 20-2] ou 23 ¢ Botel Peloquin\u2019 sac; cer AUJOURD\u2019HU Nous servirons aux promeneurs un Excellent repas à cinquante sous Les tramways électriques part du Mile End poor le Sault à toutes les 20 minutes.J.-M.DORAN, Proprietaire (Ci-devant du Théâtre Français) De midi a 3 h.et de 6 a 8 h.Læ tirage des lots de la lère série de ce mois au No 515 Avenue dela VIGAUDINE aura lieu le 11 Mont Royal à sept heures de l'après-midi.Empressez-vous d'acheter chez votre épicier une bouteille de ln VIGAUDINE si vous voulez participer au tirage des 10 magnifiques lots de vaisselle et de cristaux.« 6 cts la bouteille PHOCORAMA Ceux qui, comme moi, n'ont pas les moyens de so yer un voyage à l'Exposition de Paris, feront bien Te se procurer au moins ln superbe série du Photoramui de l'Exposition de 1900, 5 centimes le numéro, que la librairie Déom, 1877,rue Sainte-Catherine, vient e mettre en vente, Le Photorama parait bi-hedomn- dunirement avec six on huit magnifiques photogravares de l'exposition, sur papier de luxe, accompagnés de notes suffisantes à la connaissance des différents endroits, pavillons et sections.\u2019 Demandez un nunuéro spécimen \u2014 5 sous LES JEUNES VONT DE CL\u2019 AVANT ! MM.A.Renaud & Cie ont fait l'acquisition de l\u2019étal de boucher du coin de la Côte Saint-Lainbert et de lu rue Crai er ils tenaient déjà les provisions, fruits et légumes) ns le but de donner satisfaction à leur nombreuse clientèle, surtout dans la qualité des viandes, jarubons etc.On trouvera chez eux les fromages Rachefort, Gruyère, Limbourg, Oku, etc, el de la crû- me exeptionellement bonne.Encourager ceux qui luttent pour l'avenir, c'est donner aux jeunes une chance également profitable à l'acheteur.Ordres promptement exécutés (Tel Bal Main 3859).J 6 Le Compiot Rhodes-Chamberlain | Du nouveau volume de M, Jules Polrler, sur le Transvnal (Ed.Ch.Delagrave, Paris) nous détachons cet intéressant chapitre sur le complot Cecil Rhodes-Chamberlain qui fit naître le premier mouvement insurrectionnel des compagnies minières du Sud-africain.La fourberie du ministre anglais est ici historiquement dévoilée : La Chartered ayant procuré les moyens d'assurer le mouvement, c'était À elle quu revenait aussi tout l'honneur de le diriger.M.Cecil Rhodes trouva en M.Chamberlain un auxilixire dévoué.{1) Il fit connaître au ministre des colonies, par l'intermédiaire de MM.Fairfield et Harris, les grandes lignes du complot.Ce complot avait pour but de renverser le *\u2018gouvernement corrompu \" de Prétoria, le président Kruger, et de le remplacer par le général Joubert ou par tout autre Burgher progressite en vue (2).Cecil Rhodes avait mal calculé eninitiant M.Chamberluin à son secret.Celui-ci renversu la combinaison du premier ; il demanda que les troupes qui al- lnient marcher contre le Transvaal fussent placées sous le drapeau anglais, ot que le nouveau chef qui serait donné à lu né ublique sud-africaine fût nommé par le Colonial Oc, .M.Harris télégraphia dans ce sens à Cecil Rhodes : trois télégrammes furent échangés, le dernier et le plus important ainsi conçu : Harris a Cecil Rhodes 20 novembre 1895.Très confidentiel.C'est natutellement un grand plaisir de lire votre télégramme à J.Chamberlain.6 vous ai autant que possible prévenu des informations reçues ; sais qu\u2019il y a grand danger Philipps Léonard ; ils peuvent agir ou ngissent peut-être (ou bien on peut agir ou on ngit peut-être) sans l'aide de la British South African Company ot aussi_indépendamment du drapeau anglais, Cela nurait une sérieuse influence sur notre position ici, Je répète que ceci est très confidentiel.Vous devez télégraphier réponse au présent docteur Harris, sans faute.Cecil Rhodes craignit sans doute que cette façon d'opérer fit surgir à In place du président Kruger un compétiteur autre que celui \u2014 très probublement lui- même \u2014 qu'il avait rêvé.Il hésita : ce fut su perte et la ruine du complot.À Londres, on fut cruellement déçu pendunt quel- ues jours, lorsqu'on connut l'hésitation de M.Cecil todes.On ignorait absolument les raisons de cette hésitation, dont l'idministrateur général de ln Chartered était irresponsable.Dès que les Burghers ame- ricains et libéraux surent que la révolution devait aboutir à donner le Transvaal aux Angluis, ils retirèrent leur appui, .C'est alors que le Coloniul Office employa les services d'une femme, qui fait.un peu la pluie et le beau temps dans les antichambres de ce ministère : miss Flora Shaw, directrice de la partie coloniale du T'imtes, admise en conférence tous les deux jours, commu visiteur privilégié, avec le ministre ou ses chefs de service.Elle envoya à Cecil Rhodes une série de télégrammes qui montrent quel rôle M.Chamberlain remplit dans cette affaire, et de quel masque l'hormmed'Etat anglais se couvrit le visage quand il affivrma avoir ignoré le complot Cecil Rhodes et Cie.Voici trois de ces télégrammes qui convainquent du mensonge le plus fla- rani le ministre des colonics, comme ils jettent un Jour absolument nouveau suc la question.Migs Shaw à M.Rhodes 10 décembre 1895.Pouvez-vous me dire quand vous commencerez (de mettre à exécution) les plans ?Nousdésirons envoyer à lu plus prochaine occasion des instructions cuchetées aux représentants du Times de Londres dans les capitales européennes.Il est très important qu\u2019ils usent de leur influence en votre faveur.Miss Shaw à M.Rhodes 12 décembre 1805.Retard dangereux.Sympathie à présent complète.Mais dépendra beaucoup de l'action avant que les puissances européennes aient le temps de formuler une protestation qui, comme ln situation ouropéenne est considérée sérieuse, pourrait paralyser le gouvernement.Le sentiment général du Stock Murket est très soupçonneux.(1) Le 8 janvier 1880, M.Chamberlain, alors ministre du commerce, flétrit ences termes Ia campagne contre le Zululand et la campagne afghane : ++ Nous avons commencé ces guerres sous de faux prétextes, voulant cacher les motifs réels de notre but.Nous avions faussement promis notre amitié aux contrées que nous envahissons ; nous avons détruit tout l'ordre du système politique de ces tribus ; nous avons Inissé derrière nous l\u2019anarchie et le désordre, germes de nouvelles querelles.Nous, peuple chrétien, nous avons été cause de la mort de milliers de ces braves gens qui défendaient leur foyer et leur liberté \u201d.A quelque temps de là, il protestait contre la politique de lord Salisbury, à propos de la guerre dans l'Inde et dans l'Afrique du Sud, en lui répétant avec Shakespeare : « Voyez ! Quel assassin fieffé que ce Salisbury ! \" Ces paroles sont à retenir, car clles lèvent le masque du ministre des colonies anglaises.(2) Voici, d\u2019après la déposition de M.Cecil Rhodes, le rôle qu'il joua personnellement ; \u2018 J'ai prété au mouvement de Johannesburg l'assistance de ma bourse et mon influence, De plus, agissant dans les limites de mes droits, j'ai placé, pendant l'automne 1895, sur le territoire de la compagnie à charte qui confine au Transvaa!, un corps de troune commandé par le docteur Jamieson, et prét A agir contre ia République boer en de certaines éventualités.Je ne communiquai pas ces considérations au conseil des directeurs de la Compagnie, et quant à l'invasion Jameson proprement dite, je peux affirmer qu'elle eut lieu sans mon autorisation, \u20181 me faut admettre qne dans toutes mes ac ions j'ai été fortement influencé par ma conviction que la politique du gou- veznement transvaalien actuel avait pour but d'introduire l'influence d'une autre puissance étrangère dans le système déjà compliqué des Etats sud-africains et risquait de rendre plus difficile encore dans l'avenir l'établissement d'une union étroite entre ces Etats.* Je voulais modifier que le gouvernement de la République sud-africaine ; je considérais qu'aucun changement ne pourrait se produire tant que ce gouvernement serait entre les mains d\u2019une petite minorité, 11 m'est impossible de préciser le moment où l'en commença à parler d\u2019une action par la force ; IL EN FUT QUESTION, JE CROIS, FENDANT DEUX ANS.\u201811 est exact que, Jameson m'ayant demandé des renforts, je lui envoyai goo hommes de plus.Je le vis à Cape-Town en novembre, ct lui dis de porter à Mafeking (siège du gouvernement du Betchuanaland), J'ai fourni des fonds pour la révolte de Johannesburg, mais pas tous, «\u201c M.Charles Léonard vint me trouver à Cape-Town, me rapporta qu'il y avait à Johannesburg des personnes désireuses de voir le drapeau britannique flotter dans cette ville ; que d'autres se contenteraient de l'obtention de leurs droits civils.Je pensai que les Johanneshurgers résoudraient entre eux la question.Tout mon objet à moi, c'était l'unité, une union édérale pour les douanes, les chemins de fer, etc.; cela n'implique pas nécessairement la création d\u2019une assemblée siégeant à l'ombre du drapeau anglais.Il importait avant tout d'arracher le gouvernement aux mains d'une pelite minorité.Soyez sûur que je n'aurais pas joué ma position pour le seul plaisir de substituer au président Kruger quelque autre personnage.Je ne donnai pas d'instruction précise à Jameson.Mon idée était que les gens de Johannesburg refuseraient de payer les impôts et qu'alors Jameson marcherait à leur aide pour se placer entre eux et les Boers ; qu\u2019enfin il n\u2019y aurait pas effu- siou de sang.Si je n\u2019ai rien dit de tout cela aux directeurs de la compagnie à charte, c\u2019est que je renoutais un échec, et puis c'était un des plaisirs de l'affaire que personne ne fût mis au courant.«J'ai done voulu prendre la direction du mouvement pour l'orienter et le canaliser, Peut-être ai-je agi prématurément, maladroitement ; mais si j'ai eu des torts, j'ai souffert pour ces torts, Et j'estime que le temps est venu d\u2019effectuer au Transvaal le changement nécessaire \u201d, (Dépositions des 16 et 19 février 1896 devant la commission d'enquête, à Londres), Cc.Mise Shaw à M.Rhodes 17 décembre 1895, Al eu interview avec secrétaire Transvanl.Ai quitté ici samedi pour la Haye, Berlin, Paris, Ai crainte dans négociations avec ces parties.Ohamberlain sûr, au cas d'intervention des puissances européennes ; mais j'ai raisons particulières de croire qu'il désire que vous le fassiez (agissiez) immédiatement.On pourrait qualifier de louche le rôle que joua cette fomme, rôle qui n'ost pas exactement établi encore.Le 25 mai 1896, devant In commission d'enquête Jameson, elle déclara : \u2018 T1 estexnct que j'ai exprimé, en décembre 1805, à M.Rhodes ma conviction que le Colonial Ofios serait satisfait de l'explosion prochaine d'une révolution à Johannesburg, mais ce n\u2019est pus que M.Chamberlain personnellement efit rien dit qui pât me faire tenir ce lungage \".Le 3 juillet 1897, devant la commission d'enquête sur les acles de In compagnie & charte : Tout le monde sivait naturellement que lu révolution de Johaunnesburg éclaternit, et In question du jour c'était ; \u2018Quand éclntern-t-elle ?\u201d Dans une conversation avec un des sous-gecrdtuires (du Colonial office) je dis : \u2018* Mieux vaudrait que ce \u2018\u2018 fût tout de suite\u201d.Il est tombé d'accord avec moi.C'était M.Fairfiold (récemment décédé).A ln suite de cette conversation, je crus pouvoir dire que j'avais des raisons spécinles de croire que M.Chamberlain désirait que l'on agit de suite \".Mais alors comment expliquer ces Eux télégran:- mes, priant miss Flora Shaw d'intervenir auprès de M.Chamberlain, si In destinataire n'avait eu l\u2019occn- sion de s\u2019entretenir de Ia question avec le ministre : \u201c3U décembre : à Flora Shaw.\u2014 Informez Ohamberlain que j'en sortirai très bien s\u2019il me soutient, mais il ne doit plus envoyer de câble comme celui qu\u2019il adressa au brut commissaire de l'Afrique du Sud.Je veux vaincre et donner l\u2019Afrique du Sud à l'Angleterre ; aujourd'hui tout est 1a.\u2014 Harris, pour Cecil Rhodes \u201d.\u2018 31 décembre : à Flora Shaw.\u2014 A moins que vous ne puissiez induire Chamberlain à ordonner au haut commissaire de se rendre immédiutement de Cape- Town A Johannesburg, \u201cout est perdu.Le haut commissaire recevrait une splendide réception et pourrait encore fuire tourner les choses A I'nvantage de l\u2019Angleterre.Mais il faut qu\u2019il reçoive des ordres télégraphiques immédiats et les ordres bien nets, car il est faible et redoute les responsabilités.Signé : Stevens, pour Cecil Rhodes \u201d.JULFS POIRIER Suivent, parmi les pièces justifiables, deux télégrammes, échangés entre le ministre des Colonies et le président du Transvaal, sur la fin des troubles suscitées par Jameson, et qui montreront que l'Oncle Paul ne prétendait pas plus alors qu'aujourd'hui s\u2019en laisser imposer par Chamberlain., Télégramme Chamberlain à M, Kruger(à janv.1896).Le bruit court ici que vous avez ordonné l'exécution des prisonniers, Je n'y ajoute pas foi et je compte sur votre générosité à l'heure de lu victoire.M.Cecil Rhodes telegraphic ce matin qu\u2019il est faux qu'un corps de troupes se concentre à Boulouwayo.Réponse du président Kruger (8 janv.1896), J'ai reçu de Votre Excellence son télégramme daté du 4 courant.Je n'ai donné aucun ordre pour que les flibustiers faits prisonniers fussent fusillés.Teur affaire sera réglée en temps voulu, en conformité absolue avec les traditions de la République du Transvital, et nous voulons, par un contraste saillant avec la manière d'agir inouïe de ces flibuustiers, qu\u2019ils ne soient soumis à aucune peine non conforme à la loi.Tant de mensonges et tant de comptes rendus falsifiés sont répandus en Angleterre, même parles journaux les plus influents, que je crois opportun d'ajouter que les fhbustiers faits prisonniers ont été traités par nos Burghers avec Ia plus grande considération, bien que ceux-ci aient été obligés plus d'une fois de prendre les armes pour défendre l'indépendance si chèrement achetée de notre République.J'espère que Votre Honneur voudra bien ine pardonner la liberté que je prends, lorsque je dis, en faisant allusion à lu dernière partie de son télégramine, que notre confiance en M.Cecil Rhodes a été trop rudement ébranlée pour que nous n\u2019accueillors pas avec la plus grande réserve Ses désaveux et ses aéné ations au sujet de ce qui se passe à Boulouwayo.Nous apprenons même, à l'heure actuelle, qu\u2019une force armée est en train de se concentres sur nos frontières.Si cela est vrai, j'espère que ce ne sera pas la parole de M.Cecil Rhodes, mais bien l'influence du gouvernement de In Reine et celle du gouvernement du Cup qui suffira à empêcher de nouvelles incursions de flibustiers, quand bien même cette influence n'it pas réussi à permettre aux bonnes intentions du commissaire supérieur, sir Hercules Robinson, de se réaliser et d'empêcher M.Jameson de continuer sa marche en avant.Votre Honneur voudra- t-il arrêter In propagation de comptes rendus mensongers en nous faisant l\u2019honneur de livror notre télégramme à la publicité ?\u201d sr Une conference de Li-Hung-Chang Nous publions, à simple titre de document historique, un extrait de In conférence que fit à Paris, en 1886, l'ambassadeur Li-Hung-Chang : \u2014 Vous ne connaissez pus In Chine, dit le haut fonctionnaire chinois : elle est trop vaste ; nous-mêmes, les Chinois, nous ne la connnïssons pas tout entière.L'Europe, qui ne sait pas tout, qui salt mal le chinois notamment, a tort de parler à la légère de l'Empire du Miliou et de le traiter de oln comme une quantité négligeable, La Chine est un Les agricole et pacifique: grand réservoir do forces silencieuses et endormies.Chinois sont un peuple conservateur, l'Européen les traite d'arriérés : la poudre ; eux-Inêmes considèrent beaucoup d'Européens comme des barbares.et des intrus.Ils ne sont pas miliaires depuis des siècles ; Îls n'aiment pas eb lls ne songent pas à se battre ; inais qui sail 7?on verras peul-être, dans un avenir prochain, des choses étranges et Ia race jaune n'a pus dit son dernier mot.Le jour où elle négligera un peu ong-Fou-Tsé, que vous appelez Confucius, pour étud er, elle nussi, la théorie du service en campagne, où elle aura des instructeurs à V'européenne, on elle achètera, \u2014 ses moyens le lui permettent, \u2014 contre de l'oplum et du thé, des fusils à tir rapide, des canons Krupp, des culrassés, des torpilleurs, ou clle armern et poussera on avant toutes ses hordes, il faudra compter avec elle et.le compte sera suns doute long à régler.Qui vivra, verra ! FLEGME ASIATIQUE Un homme que les massacres de Pékin et les exploits des Boxeurs n'ont pas l'air d\u2019émonvoir beaucoup, dit le Cri de Paris, c'est le chargé d'atfuires de Chine en Angleterre, Ohe-Chen-Lo-Ting-Lu.Pendant gu'on supplicinit l\u2019ambnssadeur d\u2019Allemngne dans les rues de Pékin, cette excellence s\u2019est Lranquillement.mariée à Londres.I y aun an, Ohe-Chen-Lo (assez, n'est-ce pus ?) a erdu su première fomme, une sœur de Wen-Le e inspecteur principal de l'arsénal de Fou-lchéou.Ia nouvelle Indy Che-Chen, etc, est In fille d'un mandu- rin, décoré e ln plume de paon, la plus haute distinc.tlon chinoise.Elle est arrivée à ndres avec une nombreuse suite.Che-Chen avait fuit somptueusement aménager à son intention une maison dans Saint-John's-\\Wood, où à été célébrée la cérémonie du mariage, JEAN MITRON nem Motel Richelieu CSE Rue Saint-Vincent , MONTREAL L.-A.COTE, Proprietaire CHARLES-A.DROLET Geraat.Ootto inuison vient do r proudre us opérations ohbaugements qui la plasont aujourd\u2019hui sur le pied des metileures notes wprès avoir subi des américaines.La solution d'an (rand problème : Le confort et lo bem marche, Îls ont cependant inventé |.SATISFACTION GARANTIE Alexandre Duclos, \u2014 TTS 300, rue CRAIG, en face du Carre Viger, «+ TELEPHONE BELL MAIN 1499 « CHARBON SANS PIERRE NI POUSSIERE.-BOIS SAIN ET SEC PLYMOUTH CHARBON SCRANTON Chesnut et le Stove, la tonne.eaa0ss care sen see sea c enr c 00e ee rere, $5.75 Fgg etle Furnace, 7 ii ee ere cet 5.50 CO K E=-Srktcia Le Chaldron.\u2026.\u2026cscracceere see nan sec ec seen etree eee, casses vee ve \u2026$ 3.15 Le VOYAGE.\u2026.ssssscaceare sense rene nessasesasness cuve accuse cancseuss auesutescsse een es RA cireen 1,60 \u201cLES SN : Billet Jere 2.Sejour de C jours à Parisditions ci-dessus énumérées.s.Visites à l'Exposition.6.Service gratuit des guides, et à l'Exposition.Visite à Versaillesbd © ® transatlantiques pour un l\u2019excursion et prolonger tendu).10.avec ou sans guide.classées suivant l\u2019ordre de leur réception.j 2e cl Nota\u2014Cette diffiérence de classe ne s'applique qu'au passage à bord des steamers.Hors de là, les touristes sont tous traités uniformement, c\u2019est-à-dire en lere classe.Le billet donne droit aux avantages suivants : DEPART Te 15 aout A bord du \u201c Vancouver\u201d interprétes, courriers, aux gares et hôtels Les billets de chemin de fer étant valables pour deux mois et ceux des an, le voyageur pourra ne pas revenir avec Toute inscription définitive devra être accompagnée d'un versement à compte de $10.00 & titre de garantie cb la balance du prix du voyage sera payée avant le départ.S.Mienaop, DEBATS\u201d A PARIS d $196.00 $145.00 1.Séjour de 2 jours à Londres.3.Voiture de la gare à l'hôtel ct vice versa.4.Pension confortable dans hôtel ou maison des plus recommandables.Nota.\u2014Les repas pourront se prendre soit à l'hôtel même, soit dans dus restaurants dont laliste seru remise au touriste av Le touriste pourra aussi prendre Un repas par jour à l'Exposition même, aux con- ec des coupous qui serviront à solder la note.Visite générale de Paris, en voiture, avec guide.son séjour en Europe (à ses frais, bien cn- Des voyages à forfait permettront À ceux qui le voudront de visiter différents pays de l\u2019Europe (Italie, Suisse, Belgique, l£spagne, etc.) à 9 B.à.M.dé Montréal à 6 b.p.m.de Québes L'organisation du voyage, limitant le nombre des touristes, les ndhésions seront LES DEBATS.H.RBŸYNAUD 1528, rue sainte-Catherine, LE RENDEZ-VOUS DES GAIS LURONS 8Bpéc alité de la niulxon : le mellleur vin canadien en ville Un verre d'une chopine pour 6 sous, 4 sous le gallon.Br Liqueurs de choix ; cigares tmportés e£ domestiques .1 Hotel des Sources Sulfuriques 27, RUE NOTRE-DAME, VIAUVILLE, MAIS, FERD.CORRIVEAU, Prop.TEL.BELL EST 171, Hotel Commercial Co'» des mes Notre-Dameet a.F.«X.SAUVIAT, Prop.Repas à tontes heures du jour servis avec promptitude, et préparés sous la direction d\u2019un chef expérimenté.Cinquante chambres garnies.Le meilleur dîner à Montréal pour 35 cents.Babillez-vous légèrement + Voyez nos Tweeds français et anglnis, dans les couleurs pâles, nos Homespune qui sont en grande vogue, Tout ou © est garanti.Nous n\u2019employons que les meilleures fournitures et les plus habiles employés.N.LEVEILLBE MARCHAND-TAILLEUR * 1391, RUE SAINT-LAURENT v \u2014_\u2014\u2014\u2014,\u2014\u2014 eee Librairie Française 1632, rue SAINTE-CATHERINE JULES PONY, Directeur À toujours à la disposition de sa clientèle le plus grand choix d'ouvrages littéraires de Paris.Vient de recevoir, entre productions nou- vellés : A museuse, Réné Mezeroy, 90c Demi-Volüpté, roman illustré, par Lajeunesse, 90c Léa, par Marcel Prévost, Le Panorama de l\u2019Exposition riche album reprodüisant, À l'aide de la photogrphie, sur papier de grand luxe, les plus délicieux aspects de l\u2019Exposition de Paris.Grand choix de volumies à louer et à ven- dre\u2014Collections Dumas, Balzac, Comtesse Dash; etc, Succursale generale de \u201c LES DEBATS \u201d tm nets \u201cOPINION DE CHE-HAN-FOU Lorsque j'appris que les Pékinois avaient coupé ia tête au ministre d'Allemagne et projetaient de raz- courcir par le même procélé les autres diplomates européens, je mo rendis, le coeur gros, chez mon vieil ami le blanchisseur Che-Man-Fou, \u2014 Que In déesse Ohouan-In aux dix mille mains enfile sur ta natte les fleurs du lutus et les chrysanthè- mures, lui dis-je en manière de politesse (les Chinois sont très polis).Que penses-tu, espèce de vieux boxer, des horreurs que commettent en ce moment tes munours de compatriotes ?\u2014 Regols, 0 fils géninl de Kouang-Fou-Tcheou et de Lao-Tseou, I'humble expression de mes trente-six mil- je respects, répondit Che-Mun-Fou.Ah ya, que veux- vu que je le dise?Il est vrai que je suis membre de Ja très harmonieuse Association du coup de poing équitable et patriolique, munis il y à seize ans que je p'ai plus payé mes cotisations._\u2014 Je te reconnais bien là.Mais si, en ce moment, tu étuis en Chine, eur les Lords fleuris du Pei-Ho, au lieu d'étre occupé à boire du \u2018\u2018 cream soda\u201d dans une beunerie desMontréal, que ferais-tu ?Cette évocation du Pei-Ho fit monter des larmes nux yeux de Che-Man-Fou.Craignant une inondation (fe Pei-Ho est terrible sous ce rapport), je lui avançai le crachoir.\u2014 Réponds, petit-fils du ciel ! \u2014 Ah ya! Quand on a mille fois essayé de faire entrer une idée dans une tote et pe cette tête reste impénétrable, il faut la couper, O'est l'article 18 de notre règlemeut de désordre intérieur, \u2014 Et quelle est cette idée qui n'a pu entrer duns ln tôte des étrangers?\u2014 Qu'ils feraient bien de s\u2019en aller.\u2014 Che-Man-Fou, toi aussi es un étranger pour nous, Qu'arriverait-il si nous coupions In tête À tout ce qui est chinois au Canada ?\u2014 Vous désorganiseriez les administrations.\u2014 C'est vrai, Che-Man-Fou.Je n\u2019y pensais pas.Nous vidânies nos verres de \u2018\u201c cream soda \u201d el nous nous contempliimes pendant quelques instants dans un profond silence.\u2014 Cependant, insistai-je, céleste fils dieu Fô, avoue que les Chinois devraient respecter les blancs en Chine, comme les Chinois chez nous.\u2014 Descendant du Taï-ki, ta parole enbaume.Mais il faut observer les différences.Les étraugers viennent chez nous en maîtres ; ils nous construisent des chemins de fer que nous construirions bien nous mêmes, si nous avions, comme vous, le goût des déplacements rapides, dez voyages de noce et des excursions.S'il est absolument nécessaire de placer quelque part ces mécaniques, que n\u2019iullez-vous dans le reste monde, en quelque pays inhabité où elles ne géneraient personne ?- Les conditions d'exploitation ne sernient pas les mêmes.\u2014 Malheur à nous.Sommes-nous donc les seuls au monde qui nous trouvions dans les conditions néces- stires à exploitation?Par les quatres livres sacrés du Ssé-Chou, n'y a-t-il plus de place au Cunada ?Que diviez-vous si l'illustre prince Tuan, le noble Cheng ot le suave Li-Hung Chang formaicnt unesociété anonyme pour doter Terrebonne des tramways électriques qui fui manquent, et laisaient venir leur matériel do l\u2019usine céleste de Han-Yang ?\u2014 Par les quatre sacrés livres du Ssé-Chou, nous dirions que c'est de 'ontrecuidance.\u2014 Tu ns prononcé le mot, rosée de sagesse.Nous autres, Chinois, nous allons au contraire demander humblement, poliment, une petite plnce au foyer des autres places ; nous n\u2019allons pas jeter autour des nations des cercles d'acier ; nous ne faisons pas écraser par des monstres crachnnt le feu sur le sol où dorment paisiblement les ancêtres.\u2014 Che-Man-Fou, ils prennent bien de la place, vos ancêtres.\u2014 Ah ya! Nous les respectons, nous les enterrons ; nous ne les jetons pas, comme vous voulez le faire, duns les fours à crèmerie.\u2014 A crémation, Che-Man-Fou, \u2014 Oui, noble ami.Je ne connais pas \u2014 car je ne suis qu\u2019un pauvre coolie \u2014 ces puissants chefs qui font d-s cheming-de for.-Mais (que le grand on \u2018me digère si je ne dis pas ce qui est vrai), ils auraiont été respectés et protégés par tous, et l'Association du coup de poing patriotique les aurait Inissés tranquilles si, au lieu de locomotives, ils s'étaient contentés som te trni do blanchir les jaunes dans le Chi-Li et le oup.\u2014 Tu ns peut-être raison, magot de jade.\u2014 Ah ya, je le suis bien, fleur da poirier rouge.Nous restiines réveurs pendant une petite demi- heure réfiéchiesant à quoi tiennent les destinées du monde ct les têtes des diplomates.\u2014 Et tu crois, Che-Man-I'ou, que si nous n'envoyions dans ton pays que de modestes voyageurs de comnnerce et des vlanchisseurs polis, Les compatriotes cesseraient de nous traiter de barbares d\u2019Occident et d:: dinbles étrangers ?\u2014 Lis raison suprême, I-bi-wei, est triple, et elle seule peut dire ce que sera l'avenir.Croi-tu que si nous nous faisions encore plus humbles que nous sorn- mes, On cessernit de nous traiter, à Montréal de o peste jaune\u201d, à Londres, de \u201cJohn A la queue de cochon ?* \u2014- Tu mérites le bouton de cristal des mandarins.C'est vrai, les petits noms d'amitié qu'on se donne entre nations sont la chose du monde la moins significative et la plus inoffensive.Je n'ai jamais été volé par un Gree ; juinais je n'ai rencontré un Polonnis pochard, et je parie que les Ostrogoths étaient des gens bien élevés.Che-Man-Fou ne répondit rien.Il balançait la tête comune si elle avait été fixé À son faux-col par un pivot; le \u2018* creum-soda \u201d commençait à agir, et il avait évidemment sommeil, Je pressai l\u2019entretien : \u2014 Mon ami, tout cela n'est pas une raison pour que les Chinois massncrent les étrangers une fois que l\u2019envie leur est venne de s\u2019en aller.\u2014 Ils reviendrnient.\u2014 Vous tuez aussi les Chinois chrétiens.guerre civile! \u2014 Les Canadiens «n out fait bien d'autres en 1887.\u2014 Vous en êtes arrivés au point que vous ne savez plus au juste quel «st voire gouvernement, \u2014 ll sern d'antant plus difficile À renverser.\u2014 Il ne commande plas aux troupes.\u2014 Oclà lui est égal : nous sommes tous antimilitaristes, ri luis les troupes sont maîtresses de la route de n.Kin Très bien : In route aux militaires, Pékin aux pé- ins.\u2014 Che-Man-Fou, vous faites des calembours ; le \u2018* cream soda \u201d vous vend malade.\u2014 Le calembour est une importation francaise; le \u2018*sodn\u201d une importation anglaise.A bas les res étrangers ! \u2014 Fils de Han, revenez à vous.Cette intéressante interview est trop courte, et vous ne voudriez pas que je tirasse à la ligne.\u2014 Tirez À ln ligne, mais ne tirassez pas.L'exagération en tout est un défaut.LA dessus Che-Man-Fou bufouills une invocation au dieu FÔ et s'endormit profondément, J'essayai de no- C\u2019est, lu ter les caractères de ce sommiail d'abruti ; je songai un | Pari instant que si je réveillais ce Céleste à coups de pied, je verrais peut-être se reproduire, sur une moindre échelle, les sévices dont la Chine elle-même récompense les nations qui ont voulu troubler sa léthargie séculaire ; \u2014 mais In déesse Chouan-In ayant de ses dix nulle mains, allumé dix imille chandelles devant mes eux, je m'allongeai & mon tour en travers de Che- Man- \u2018ou et goûtai dans le sein de ce boxer un sommeil incomparable.o P, L M.\u201cViennent de paraître LE TRANSVAAL.1052-1899\u2014avec carte coloriée du EE Aa Cot in pro CLES POIRIER, Préface de pro: fesseur au Collège de France.\u2014Paris, Librairie Ch, \"Hata.rage, 15, rue boufllot, La librairie Chs Del pages, sur le Transvaal, par M.Ji 1 e vient d'éditer un livre de 330 ¥ ules Poirier, avec préface mais les a retardés.BERNIER & WEST ANGLE DES RUES SAINTE-CATHERINE & UNIVERSITE « « « À Couse de In Pluie .La pluie, comme nous l\u2019avons dit auparavant, n\u2019a pas gâté nos Bargains, En conséquence, pendant le mois d\u2019août, nous vendrons toutes les marchandises aux prix de la vente de juillet.MAAR ernier & Hngle des rues Sainte-Catherine et Université West ARARAARARAANARAR AR ARARANNYG Aa SPA EUR A VERT A, par M, Arthur Chuquet, professeur nu Collège de France., Après un coup d'œil jeté sur ln Eéograp Me physique, l'orographie, la géologie et In faune du pays, l'auteur en étudie ensuite le caractère des habitants.leurs mœurs et leurs coutumes, donne les grandes liynes de leur histoire, de leurs conquêtes, de leurs revers, de leurs progrès, de leurs démêlés avec les Angluis dont l'ambition convoite depuis longtemps l'héritage des Burghers et raconte les péripéties de cette lutte qui, comiencée en 1705 par une remière invasion de Saxons, se continue encore aujour- hui par les échecs de Roberts et les audncieux coups de mainde Botha et Dewet.Le livre se complète d'une carte très bien faite où se trouvent consignés les endroits dont nous entendons parler tous les jours, et.d'un recuell de pièces justificatives de très grande valeur.Ajoutons que M.Poirier tient à faire passer la vérite avant toute autre considération : c'est dire que la lecture de son livre apprendra de nombreuses choses à ceux qui, comme les Canadiens, n'ont jamais pu voir les évènements qu'à travers les lunettes de la censure anglaise et dû accep: ter comme parole d'Evangile toutes les niaiseries, les vantardises, les calomnies et les salctés que des journalistes, des correspondants ou des agents télégraphistes servaient à leurs clients avec un aplomb bœuf.À ceux donc qui veulent savoir le fin mot des choses rt se faire une juste idée des isgnobles procédés dont les Boers ont été les victimes de la part d'une politique d'accaparement, de viol et d'astuce, nous recommandons la lecture du \u201cTransvaal \u201d - a a RECREATIONS ARITHMETIQULES, \u2014 E.FOURNEY.\u2014 Un rolume utile, instructif et amusant, de 250 pages, in-8- Prix+ .h fr.\u2014 Librairie Nony & Cie, &3, boulevard Saint- Germain, à Paris.7 Les récréations mathématiques étaient fort en honneur chez nos pères et plus d'un savant éminent du temps passé na pas dednigné de leur consacrer une partie de ses recherches, La plupart des revues périodiques, en effet, et même la lupart de nos journaux quotidiens ont accordé une place mportante aux jeux d\u2019esprit et aux récréations scientifl- ues, Parmi ces dernières, c'est à l\u2019arithmétique qu'on s\u2019a- resse le plus souvent.Cette préférence est assurément due À ce que cette science est connue de tous, appliquée fréquemment et que Jes problèmes auxquels elle donne lieu offrent une infinie variété.Il n'existe cependant à l'heure actuelle, sur les Récréations Arithmétiques que des ouvrages trop savants, ou trop anciens pour être à la portée de tous.M, Fourrey a comble cette lacune.Sans rien sacrifié à la rigueur, il a seulement supposé chez ses lecteurs In connaissance des opérations et régles pratiques de l'arithmétique.Parmi les questions traités par M.Fourrey, un ud nombre sont inédites ou peu connues; I'nuteur en a simplifié autant que possible I'exposé, Il à divisé son travail en trois parties 1° Les nombres abstraits, les quatre opérations et les propriétés des nombres ; 2° Les applications, les pre blèmes : 3° Lez carrés magiques, dans laquelle partie l'auteur trouve matière À d\u2019'intéressantes applications.- .LES SAV ANTS MODERNES ; LEUR VIE ET LEUR TRAVAUX, \u2014 A.REBIÈRE.\u2014 d'aprés des documents académiques choisis et abrégés.Un beau volume de 450 pages in-8, orné de nombreux portraits \u2014 Prix 5 fr; rellure d'amateur, 8 fr.\u2014 Librairie Nony & Cie.17, rue des Ecoles, à aris.M.A.Rebière, l'auteur des intéressantes pensées sur les Mathématiques et Mathématiciens et des Femmes dans la Science, à résumé en ce nouveau volume la vie des principaux savants, et leurs travaux.Il a fait un travail simple clair et probant.M.Reblière commence à In fondation de l\u2019Académie des sciences, à la découverte de l'Attraction universelle et du Calcul infinitésimal.L'étude s'étend sur plus de deux siècles et réunit les savants modernes les plus illustres, fran- Çuis et-de l'étranger, parmi lex ncadémiciens morts.Et pour que les savants soient jugés par leurs pairs, M.Reblère a longuement puisé dans les travaux historiques de l\u2019Acaidlémie, afin d'appuyer ses propres remarques qui se classent d\u2019elles-mêmes parmi celles des meilleures nutorités.Le mathématiciens, les physiciciens et les naturalistes son chronologiquement rangés en trois grands chapitres.Chague notice commence par quelques lignes résumant la biographie, les découvertes et, ln bibliographie, et est suivie d'extraits académiques À l'aide desquels le savant est étudié dans sa triple vie intellectuelle, morale et physi- ue.9 Ces inorceaux choisis, de tons variés,sont tantôt frais et élégants, tantôt chauds et colorés, toujours très littéraires et d'une lecture charmante.M.Rablère a fait une œuvre excellente en réunissant ainsi en un beau volume, et sur plus de soixantes célébrités scientifiques, des connaissances qui exemplent de bien des recherches.- * L'HOMME ET LES ANIMAUX, \u2014 E.CAUSTIER, cours élémentaire de sciences naturelles; un volume superbement iHustré, in-18.broché 2 fr.25; relié tolle, fers spéciaux, 3 fr.\u2014 Librairie Nony & Cie, 17, rue des Ecoles, a s.Un livre que chacun devrait avoir en sa biblothéque et consulter avant dé parler d'anatomie ou dezoologie.C'est un livre qui intéresse les grands par sa condensation des principes de | histoire * naturelle, et les petits par le pitto- ue ex es espèces.L'HOM qui est étudié dans la première partie de l'ouVrage de M.Caustier, est présenté sous tous ses aspects anatomiques; chacun de ses sens, de ses muscles, de sesos, de ses organes est néparamient étudié, avec illustrations détaillées qui rendent compréhensibles au plus réfactaire cet exposé de l'histoire de l'homme.\u2026 LES ANIMAUX sont ensuite classifiés en vingt chapli- tres distincts, où se voient, aussi blen que dans des cages séparés du jardin zoologique, toutes les espèces qui vivent dans la nature.L'HOMME ET LES ANIMAU X contient en outre une foule de renseignements utiles à quiconque peut être tenu, d'un moment à l\u2019autre, de parler Incidemment d\u2019histol- re naturelle.Nos écrivains, aussi talentuoux que possible, se trouveralent peut-être em és de parler de la distribution des animaux à la surface du globe, des faunes marines terrestes, de Is nourriture apéciale de chaque.espèce, du cri ticulier de chaque animal etc.Un bouquin com- mej L'homme et les animaux s'impose donc à quiconque a souçi d'écrire ou de parler correctement, > | haits 6e bonheur, * ° A DEUX, ON EST PLUS FORT.DINCRETION PROFESSSIONNE E De 4 à 6 heures du soir.Pourquoi Vous mettre À la torture?Vous faut-il rédiger une lettre importante, une adresse, une invitation, des félicitations, des soudes condoléances, une requête, une brochure, un pamphlet, un discours, une circulaire, une pièce de vers, une annonce ?.VENEZ ME VOIR .NOUS ARRANGERONS CELA TOUT SIMPLEMENT.S.MICHAUD, LES DEBATS.x Les prepriétaires de ce * \u2019 puis l\u2019ouverture du pare.Que désirez-vous boire ?La chaleur vous enlève jusqu'au courage de penser à ce que vous désirez boire.ÂAc- ceptez un bon conseil : buvez les eaux ga zeuses de Sylvia et de Saint-Léon, si hygiéniques, le cidre et le ginger ale, si rafraîchissants.La fabrique Robillard s'applique à exclure de ces breuvages tout élément:nuisible à la santé et peut garantir à ses clients l'excellence de ses breuvages d'été.C.Robillard & Cie - PARC VIAU- populaire lieu d\u2019amusement ont engagé de très fortes attractions et le programme d\u2019au- jourd'hui est cerlainement le plus chargé qui se soit vu de- Citons.entre autres numéros : FRED MILLER, Champion danseur du monde ; THO.HALL, THO, THORNE'S, ROSSLEY & LEE, MISSA.ARROW, et enfin les fameux danseurs russes si excentriques dans leurs danses originales.Les rafraichissements sont servis dans le kiosque et dans toutes les parties du parc.« De bons remedes préparés par un homme d'expérience ne peuvent que faire u bien aux malades.Ces conditions se trouvent à la Pharmacie DEM ERS \u2014=zm 2153, rue NotrefDame Mme A.BESSETTE, Modiste de Chapeaux, Robes et Manteaux.Vous trouverez an assortiment complet do Chapeaux garnis aves le pins grand soin.| Une Académie de Coupe est attachée àl'établissement © 216» RUE SAINT-LAURENT.MONTREAL.ow - { NOIRCEUR Voila bien de tes coups ! Un compatriote nous envoie de Paris le compte rendu suivant d'une fête au Pavillon Canadien.Nos journaux ont laissé passer sous silence l'incident qui s'y es produit \u2026\u2026.\u2026., NOUS Nous demandons pourquoi ?- Cependant les choses semblent étre ici juste au point.suns exagération, sans mdme assez d'exactitude, car il pa- raft acquis à l'histoire de l'Exposition de 1900 que l'obseu- rité a fait de cette célébration canadienne le plus noir me- l-melo qui se doive enrégistrer dans les archives de M.Picard.Suns plus insister, voici ce compte rendu : Une soirée au pavillon canadien Nous avons, vous et mui, rencontré, hier soir, nombre de gens porteurs de fleurs, qui des bouquets, qui des plantes en pots qui \u2018\u201c durent plus longtemps\u201d, comme disent les braves gens : c'était Ia fête de saint Jean-Baptiste, le nom patronymique le plus répandu en France, je crois.C'était ln fête aussi des Cun diens-français.CL Or, pour la célébrer, M.J.-Israil Tarte, ministre des travaux publics du Canada, et eu même temps, commissaire général à l'Exposition, et Mme Tarte, avaient lancé 500 invitations pour une soirée au pu- villon canadien qui occupe, nous l'avons déjà dit, la plus impertante partie du groupe consacre aux colonies anglaises, au Trocadéro.; Cela devait être charmant ; In fête était préparée de longue main.Instruits par de récentes expériences faites avant eux, les organisateurs s'étaient, notumn- went, préoceupés nvec insistance de la question de l'éclairage ; et tant de belles promesses leur furent faites qu'ils ne pensèrent métne pas à se procurer, par avance, de lu bougie.Confiance imprudente, hélas ! car il fut de cette fête comme de toutes les fêtes de lixposition ! Vers huit heures, M, et Mme J.-I Tarte commençaient à recovoir.Il y avait là le colonel JekyH, commissaire général de la Grande-Bretagne, et Mrs, Jekyll : M.Spearman, commissaire général adjoint ; M.Herbette, conseiller d'Etat ; M.Hector Fabre, commissuire générale du Canada à Paris et M.Paul Fabre, secrétaire du commissariat général, et autour d\u2019oux lu colonie canadienne de Paris, au grand complet ; puis M.Levée, représentant le Conseil municipal, le que et la duchesse de Bassano, le comte et ln comtesse de Rohan, le vicomte de Semallé, MM.Alph.Blondel, Arthur Valois, Pilet, René Grivart, le comte et In comtesse Raouscet, des artistes, le peintre Paul Robert, le chansonier Jacques Ferny, etc, Et l'accueil était exquis, le buifet parfait, un orchestre excellent jouait des valses entrainantes qui déjà, faisant frétiller les jambes de lu jeunesse; il y avait aussi de ln lumière électrique, quand, brusquement, au coup de neuf heures, les lampes s'éteignirent.Toute joie s'éteignit avec elles.D'abord, on demeurn dans nne obscurité presque complète, atténué i peine, au huffet installé dans une cour, par la lueur de gros halons rouges accrochés aux branches d'un marronier, dans les salles par le reflet des lumières extérieures.On courut, de coté et d'autre, s'enquérir de ce qui mrrivait: Ia lumière de- vait manquer seulernent quelques minutes ; on le pro- p mettnit.Ou attendit, ainsi, dix minutes, une demi-heure, trompé, de temps en temps, par de nouvelles promesses, Puis il fallut y renoncer, revenir aux bougies, \u2014 en attendant le fluide, qui n\u2019en avait plus, toujours, que pour cinq minutes À faire défaut ; 11 ne devait plus revenir.Cette soirée qui avait si gniement commencé s'acheva dans la tristesse morne.JM.Tarte était.selon son tuvt, \u2018 très chagrin\u201d, Et je crois que cet comme d\u2019action n'a peut-être pns.dans sa vie, essuyé de revers qui lui aient été plus pénibles, en réalité que cette déconvenue.À qui revient In faute?Personne ne voulait le savoir.11 suffisait qu'on pat constater le fait.Et les suppositions, même désobligeautes venaient aux Ièvres de ces hôtes si parfaits, tant ils étaient accablés.* Dans mon pays, disait M.Tarte, le fonctionnaire coupable quel qu\u2019il soit, serait révoqué demain.\u201d ous étions tous nussi désolés qu'eux.Et nous pensions, à part nous, que vraiment les représentants du Canada étaient bien les derniers qu\u2019on avait le droit d'exposer à une avanie pareille.NOTES D\u2019ART M.Achille Fortier n quitté Montréal pour prendre à Ottawa une position qui lui assure le pain de tous les jours.Il est pénible de constater que notre ville, qui prétend aimer les arts, ne peut pas faire vivre ceux ¢ ses enfants que des talents incontestables et des études sérieuses devaient porter au premier rang.Pour un musicien qui se voue au professorat, il est bien difficile de se passer d'une place, soit de maitre de chapelle, soit d'organiste dans une de nos grandes églises, M.Fortier, pendant deux courtes années, avait dirigé la maitrise de Notre-Dame, et depuis lors s'était livré à l'enseignement et à la composition ; ses élèves, trop peu nombreux, sont avantageusement connus, et ses œuvres (17 numéros environ) sont presque toutes restées en manuscrit.Tout le monde se rappelle l'audition de ln Messe à 4 voix d'hommer donnée avec grandorchestre à Notre- Dune le 22 novembre 1897, (fête de Sainte-Cécile).Oette très belle œuvre méritait plus qu'une exécution et n\u2019est pas encore puhliée.Les seuls morceaux imprimés jusqu'ici sont : \u201c20 chansons populaires du Canada \u201d (Edmond Hardy, Montréal), \u2018\u201c\u2018Hnec Dies\u201d (Whaley, Royce, Toronto), ** Canadian Jubilee Hymn \u201d (The Montreal Daily Star, juin 1897) Souvenir de Bal\u201d (Le Piano-Canada, Brodeur).À part cela, je crois que tout le reste est dans les cartons du compositer, C'est.grand dommage ! La grande préoccupation de M.Fortier, quand il écrit, est d'éviter tout ce qui peut ressembler au déjà entendu.Il veut avant tout être original, et c'est bien là l'impression qu\u2019on rapporte d\u2019une audition de ses œu- vres.Par son style, il appartient bien à l'école française avec une légère pointe, cependant, del'influence wagnéricnne.Adieu la mélodie carrée, essouflée, avec un accompagnement en lunettes, comme disent les Italiens.Maniant son contrepoint avec l'aisance que seule peut donner une grande science, chants, contre- chants, et imitations s\u2019entre-croisent sans jamais se heurter et tout cela est revêtu d'une harmonie toujours distinguée.Les procédés harmoniques du compositeurs sont très simples et s'analysent avec une srande facilité ; même aux endroits, très nombreux Su reste, ou les dissonnances sont les plus hardies, on peut toujours trouver la génèse de l'accord.cet usage fréquent de la dissonnance, il n'y a aucune dureté, rien qui blesse l'ouïe, tant lu préparation ou In résolution est habile.Lu mélodie, jainnis bunale, est très chantante ; comme exemple, qu\u2019on étudie le Or do de sa messe solennelle.Les thèmes, À l'unisson.alternent du ténor à Ia basse et se fixent bien dans l'oreille à cause de leur simplicité empreinte d\u2019une belle distinction.Il est À espérer que les loisirs que donners à M, Fortier sa nouvelle position, lui feront encore créer beaucoup d'œuvres comme celles qui ont déjà vule jour,et qu'avec leurs ninées elles passeront chez le graveur.vvs avons d'excellents compositeurs au pays, mais tons ne publient pus et nous nous devons d'aider les nôtres à montrer aux étrangers qu'aussi bien qu\u2019eux nous pouvons créer.Nos peintres et nos sculpteurs sont déjà allés de l'avant, aux musiciens inain- tenant de faire connaître leurs œuvres.* * ® Le peintre parisien Edouard Chantalat termine en ce moment le portrait du colonel de Villebois-Mareuil L'œuvre est fort belle et digne de l'artiste; M.Ohantalat a décidé de l'offrir au peuple boer ; le poète Ogier d'Ivry a com un sonuet d'une vigoureuse émotion Qui sera ciselé sur le cadre.* x La créatrice du rôle de Marguerite Gauthier (La Dame aux Camélias), Mme Doche née Marie-Eugè- nie Charlotte de Plunkett vient de mourir à Paris à I'Age de 77 ans.Cette actrice, retirée de In scène depuis une vingtaine d'anuées, svait débuté au Vaude- 420 - YTTESTTANTTTEEITIT TEYYYTYYIYIYYYYYY vy sommede \u2026 \u2026.Les uctions de ln LA SOGIET dienno du journal Les Departs.I LES DEBATS Le plus fort tirage des journaux du dimanche a Montreal VOUTTTTTYTTTYT IUT TYYYTTYTITITOYY 71, rue Saint-Louis, MONTREAL.+ La Société Anonyme des Débats - \u2014\u2014\u2014 Je, soussigné, m'oblige de souscrire au fonds social de la Société Anonyme des Débats (ou portant tout autre nom accepté par le Lieutenint-Gouverneur en Conseil) la dollars représentant CONDITIONS : E ANONYME DES DEBATS vont limitées à dix dollars ($10-00) chacune.Du monient que la charte de lu SOCINTE ANONYME DES DEBATS sera obtenue, et que le bureau de direction provisire aura déclaré, pur résolution, que les actions souscrites appartiennent aux souscripteurs, elles leur seront alloutos, «t les souscripteurs seront responsables sauna autres formalités ni avis.Le journal Les Dxsars soblige à vendre à ln SocIrTE ANONYMK DKS DESATS sou imprimerie et la propriété entière du journal ayant aujourd'hui une circulation assurée de neuf mille exemplaires, avec contrate d'annonces, cte., au prix d'achat, qui seru fixé pur des uiaditeure experts & 3 Signature X ï Profession N È Adresse \\ | t Montréal, .Nombre d'actions \u2026 | È de ladite Société.Fr premier dixième de chaque souscription séru prélevé sur demande du bureau de direction provisoire, qui en fera accompagner la demande d'incorporation de ludite Société un gouvernement, Le capital du la SOCIXTE AXUNYME DXä OxpaTs dovra être de quinze mille dollars ($15,000), susceptible d'être augmenté pour favoriser La publication quoti- Signez ce blanc de souscription, découpez-le et adressez-le à M.l\u2019administrateur de la Société Anonyme des Débats, qui en accusera réception.SPIRITED IIR DTT ST TS TILL IT TD ville à l'âge de 15 ans.Elle parcourut ensuite ln province, puis revint au Vaudeville où alle épousale chef d'orchestre, M.Doche.Du Vaudeville elle passa au Gymnase puis revint au Vaudeville ou elle crén La Dame aw: Camdliasen 1852.Tous les critiques du temps sont unanimes à louer la grande artiste.Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils en parlent en termes qui vont presque jusyu'au lyrisme, Mme Doche avait alors le physique le plus propre à incarner I'héroine du drame de Dumas, ¢'était une blonde d'une beauté éthérée, aux traits idéalement fins que les contemporains ne pouvaient se lasser d'admirer.Du Vaudeville elle prsen à l\u2019'Ambigu, à In Guité, à l\u2019Odéon, puis vint à la Porte-Saint-Martin, etc.L'heure de la retruite sonna, et l'on ne vit plus Mme Douche qu\u2019à de rares premières.Te succès de Sarah Bernhardt,dans un rôle qui avait fait sa gloire, lui Inissait, arait-il, une grande tristesse, 1muis dépourvue de toute jalousie, Tous les ans, à la Toussaint, elle allait fleurir ln tombe de Marie Duplessis, l'original de Marguerite Gauthier, et, dans les dernières années, sa faiblesse l'en empéchant, elle nemanquait pas de déléguer ce soin à un ami.* * % Maintenant que Pautomobilisme annonce son arrivée prochaine en notre ville progressive, il convient de savoir au moins de quel genre est ce nouvel instrument\u2026, j'allais dire de musique.Doit-on dire un automobile ou une automobile ?La question vient d'être tranchée pour le genre masculin par l\u2019Académie française.Automobile est un adjectif devenu subsatantif.On a dit duns le principe wne voiture automobile, et l\u2019on doit écrire à présent un automobile, x - Pour Elle, d\u2019Amédée Rouquis, qui vient de paraître chez Ollendorf, (à Paris) est un recueil de strophes alertes et pimpuntes, réveuses ef.mélancoliques, qui sentent bon lu Jeunesse et où In vague idylle des vingt ans, avec ses espoirs et ses doutes, s'entremêle de fraîches impressions de nature.ll y à là de clairs paysages, de pittoresques coins de terre et de ciel, traversée de frissons d'humanité, comme Printemps, Soleils d'hiver, Au cluir de tune, ete.Voici, de cette dernière pièce, quelques vers qui donneront, trop brièvement, une idée du tilent très personnel de l'auteur : C'est un soir de clair de iune.Au son d\u2019étranges musiques Passent des formes cilines Et fuient des éclairs de nuques.C\u2019est une danse très lente, C\u2019est un froissement de ruches Et de voiles en volutes Et de longues robes blanches, Et dans une autre note, ce passage du Soir : Vaste paix ! Instant grave ct profond entre tofs 1 Où la douleur fait trève, où de vivre est plus doux.Où l'âme avec surprise et joie se sent meilleure ! Répit sacré ! Beauté simple ! Calme de l'heure ! Soirs solitaires de rêverie et d'étude ! Souvenirs ! Souvenirs ! Souvenirs | Heureux soirs | Oh ! lessoirs ! Qu'ils sont longs ! Les soirs de solitude Que ne réchauffe plus le désir d\u2019un espoir ! x * * On à inauguré à Paris In statue de Jean Macé.Ce fût un travailleur et un dévoué.D'humble origine, il fût d'abord surveillant dans un collége, puis journaliste et chassé pur le coup d'Etat du 2 décembre.Il donna alors des leçons en Alsace, puis fonda des bibliothèques populnires et g'adonna à l'instruction du peuple.En 1806, il fonduit la Ligue française de l'enseignement.Devant le monument qui vient de lui être élevé, furent récitées des strophes d'Edouard Franklin.Nous en détachons deux qui résument parfaitement l\u2019œuvre de Jean Macé : Les humibles, les petits, jusqu\u2019à ta dernière heure, Tu les as confondus dans un commun amour, Toi qui, voulant pour eux l'existence meilleure, Aimais à répéter : Ie peuple aura son tour.Et pour réaliser le rève magnifique : La revanche du droit sur l\u2019égoïsme humain.O Peuple, il te forgen celte arme pacifique, \u2014 Redoutable pourtant : \u2014 Un livre dans ta main ! * EE Excellent programme, merc.edi dernier, au Parc Sohmer.Je pnis d\u2019ailleurs dire ln même chose de tous les autres jours.Le premier numéro, la \u2018** Marche militaire \u201d de Wilimers est au dessus'Qu niveau ordinaire des marches militaires et a plu infiniment, Des nombreux opéras de Rossini (soixante-quatre, e crois), deux seuls restent au répertoire : \u2018* Le Barfer\u201d et 4 Guillaume Tell\u201d.Mélodie abondante et facile, traits hrillants, esprit endinblé, émotion communicative quoiqu'un peu factice, tout y est de nature à plaire À tous, musiciens ou simples amateurs, L'ouverture de ** Guillaume Tell\u201d avec son début par sept violoncelles solos (Basson, saxophone et clarinettes en harmonie), est d\u2019un beau chant large, bien phrasé par lu musique.Le Ranz des Vaches qui termine la, première partie de l'ouverture donne lieu, à un duo de légèreté entre le hautbois et In flûte.La seconde partie, d'un mouvement allegro, est très gaie quoiqu\u2019uu peu banal de thèmes ; mais le brillant, dans tout Rossini d'nilleurs, est plutôt de surface ct l'har monisation, non seulement par comparaison avec celle des modernes, mutis encore avec celle des contemporains de l'auteur, tels que Berlioz, Meyerbeer, ete, parait souvent un peu vide, La l\u2019olonaise Militaire de Chopin (No 5 en la) est us hymne guerrier d'un grand éclat que la inusique a rendu avec tous les effets voulus.À ce propos, M.Lavigne ferait un grand plaisir A une bonne partie de son auditoire s'il pouvait jouer la \u2018* Grande Polo- La \u2018Symphonie Militaire\u201d de Haydn, en quatre mouvements, n\u2019a pas beaucoup plu a 'auditoire: ce gui n'ôte pas un iota ï In beauté de l'œuvre et à sa bonne exécution.Les idées semblent vicillottes à beaucoup de gens, ilfait cependant plnisir d'entendre lamusique d'Haydn.Celn repose.Ces £ morceaux sont d'un militaire un peu conventionnel, une sonnerie de tron- pette par-ci par-là.Haydn est avant tout mélodique ; son entrepoint est toujours clair, chautant etempreint d\u2019un grand sentiment de repos, il est très rare de lui voir pousser les sentiments à l\u2019oxtrème.Mlle Agnès Barron a une très bonne voix et chante de façon à plaire ** The Holy City \u201d d'Adams, mais quel vulgaire morceau elle donne ensuite ! ; Succès coutumnier pour le trio Delaur et de Brimont, Faust, Juanita, Boccace ont fourni les morceaux de lu semaine.A part une réserve, qui ne regarde en rien l'excellence des chanteurs, je ne puis que tout louer.Lac partie de Faust, dans le trio final de l'opérn, étant chanté par un soprano, il s'en suit que certains intervalles qui devraient être des Tes deviennent des 2des, ce qui est très dur.En rappel, le duo du \u2018 Roi Carotte \u201d déjà entendu Lu semaine dernière.* x On s'est montré, jeudi, reconnuissant des efforts que les artistes du Pare ne cessent de faire pour donner d'excellents programmes et jamais, parait-il.cetto année, la musique n'a eu un auditoire aussi nombreux.* * % M.Jos.Saucier est l'organiste intériznire de ln cn- thédrale, pendant Pabsence de M.Pelletier, et entre en fonction ce matin, * » Un musicien allemand vient de faire un curieux caleul.Adaptant À son piano un dynumomiètre, il a trouvé que l'effort produit par chaque doigt sur une touche, pour faire vibrer une note, varie entre 112 et 130 grammes.le temps de pression étant court.Sur certains pinnos présente une effet de 100 livres.L'interprétation de In musique moderne demande un effort musculaire plus considérable.Ainsi l\u2019exécution du * Nocturne\u201d en \u2018* ut\u201d mineur de Chopin, ui ne dure qu\u2019un quart d'heure, exige une dépense e forces de 36,000 livres.Qu'on s'étonne de lu surexicitation sous l'empire de laquelle vivent perpétuellement la plupart de nos compositeurs ! FRED.PELLETIER, AUX POITRINAIRES, \u2014 Le BAUME RHUMAL soulage les poitrinaires et les guérit.Hrmand Doin & Fils 1884, RUE NOTRE-DAME Une maison de commerce qui depuis trente-six ans h\u2019a pas cessé un seul instant de mériter la confiance du public, ne peut pas tout d'un coup perdre sa réputation et cesser de faire des importations considérables.C\u2019est ainsi que la maison Doin, toujours d ins le but de plaire à sa clientèle, vient de s'assurer l'assortiment de Chapeaux de Paille le plus complet ct le plus riche qui soit à Montréal.Il y en a dans tous les styles et les plus en vugue, tant européens qu\u2019à.méricains.Venez voir.ARMAND DOIN & Fils >= En face du Palais de Justice.N.B.\u2014Pour l'été, casquettes de sport et de voyage, de tous prix et de toutes qualités.1 Hotel du Bout de l\u2019ésle Sous la direction de J.-B, Bureau Site enchanteur, accommodation de premidre classe, canotage, pêche, chaloupes, service de tramways de la Belt Line, do 7 heures a.m, à 11 heures p.m.de Vavenue Lasalle.Bonne table, petits diners, une spécialité.Prix réduits pour diners à la carte le dimanche.Prix spéciaux pour pensionnaires.Louez des chambres maintenant, pour lu belle saison, à l'hôtel Bureau.Aucune place d'été n\u2019égale en beauté Le Bout de l'Isle.C'est l'endroit par excellence pour uaise \u201d (op.58, No 8) en la bémol, e le confort des familles.Pour les dièzes, l\u2019énergie déployée est moindre, | neufs, le jeu des deux mains d'une simple gamme re- |; IMPRESSIONS MM.les marchands, qui ont compris l'importance de l'annonce pou.l'avancement des affaires, sont priés de nous confier les Cartes, Circulaires, Livrets d'annonces ou toute autre impression dont l\u2019exécution pariaite est assurée par notre nouveau matériel d'im primerie qui nous autorise à promettre satisfaction aux plus exigeants.Nous sommes également en état de nous charger de ces ouvrages aux prix les plus raisonnables.Nous sollicitons une commande d'essai.\u201c LES DEBATS \u201d LA SOCIETE NATIONALE DE SCULPTURE.Le prochuin tirage aura lieu le 15 noût 1900, au No 175 rue Saint-Jean, Québec.OUVRAGES D'ART RAA $15,000 .815,000 acc eut aa eee y caca eus 2 10022 4,000 Ps ass eee 0 0000 2100 .2000 erineeee bees LOO .1,000 etree.500 .LOW PE .200 222220000000.LODO ces e sr ee 0000 0 .220000000.1,500 RAR 25 ieee.LASU einen 40 A | | 1) rene.2 ieee.4000 RARE 13 Lecce s000000 34,600 Creer 8 ens 4000 LOTS APPROXIMATIFS, 100 Lots .$A.2 100 Lots .3 12 es aus» 8 100 Ioes .J Bu LOTS TERMINATIFS, 990 Lots .LR 3, 099 Tots .3 LR ¥ sas 3,500 LL.Lee eee eee reer rere 3,627 gobtix des billets , 25c, 50c ec $1.00 En vents paru PARFUMKCRIE FINK Germandrée cn poudre et en feuilles, Parfumerie spéciale À la Gerimnandrée, Héliambre, Violettes de arme, etc.19, RUE VIVIENNE Mignot § Boucher, PARIS-FRANCE Reprisentants av Canada NORMANDIN & CIE, 1620, rue Notre-Dame, Montréal, LE VAPEUR °° SIN T-LAUBRENT ** MONTREAL ET BERTHIER VOYAGES K EGULIERS : Les mardin.\u2014De Montréal à 1 p.im.Le mercredi \u2014De Barthier à 3.00 p.tn.Le vendredi.\u2014De Montréal à | p.m.De Berthier à 6.00 p.m.Le dimanche.\u2014Do Montréal 4 8.00 p.m.De Berthier à 3,00 p.m- Prix la semaine, 25 et 36 cents.Prix, lo dimanche, 60 cents.Aller et retour.LANGIA 8 & BEAUDRY, PROPRIATAIRES.N.B.\u2014 Les voyages réguliers du dimanche coramenceront le 90 de mal.W.-J.WILSON 4, rue Saint-Jacques, 4 LA LIBRAIRIE DU PALAIS Livres de droit ; Factums.\u2014Une visite est sollicitée.AUJOURD'HUI Base ; Montreal æ æ i Us Ball | + æ Providence Sur le terrain des Shamrock Rne snint-Denis.A 3 HRS, P.M.TEL BELL MAIN 1968 Paul\u2019s Restaurant 2284, RUH SAINT-LAURENT, 284 Porte voisine du Monument National V.-PAUL BOUCHARD, propriétaire, MONTREAL SALLES ROUR REUNIONS \u2014\u2014 Dr W.LYONS-GAUTHIBR Spéclaliate pour les maladies des yeux, du ner, de 1a gorf® et des oreilles.~ Nes2,,6inimé-Bents - - .Comaultations gratuites.æ "]
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