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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
Les Vrais Débats
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1900-10-14, Collections de BAnQ.

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[" + \u2018que, de tow .nis et d\u2019Europe > attendront à la semaine prochaine pour en cone naître les termes.Etats-U Le numéro, 2 sous \\ DIRECTEUR-PROPRIETAIRE Quant aux abonnements, les lecteurs de Montréal, de la campagne, des LOUVIGNY de MONTIGNY os JOURNAL POPULAIRE vendu ni à vendre à aucune faction politique PA RAISSANT LE DIMANCHE rN LE e Ces FE J L-) = eu à 2 SEs FE 03 i: BET 286$ $59 22=w FR S 0 5:08 1\" 83 28 \"423 Enso EF : = = FEE IRED 8: 50 8 z fps i 28 8g 7 r= |B 8 = si 3 PEE = LES VRAIS DEBATS\" sont le numéro transitoire entre LES DE- BATS que notre rédaction a évacué à l'approche du tartisme et de I'*AVENIR,\u201d qui qui sera le titre de notrè nouveau journal, devant faire son apparition dimanche prochain.L\u2019AVENIR ser& la continuation des DEBATS, l'organe \u201cni vendu ni a vendre\u201d des jeunes gens au cœur droit et à l'esprit large qui entrent dans la vie avec la prétention de ne pas s'en laisser imposer par les meneurs politiques.Nous avons décidé ia fondation de L\u2019AVENIR sans d\u2019aucune cunaire, comptons de notre œuvre pour naître.Si cette \u2014aine n'arrive pas, nous tomberons sans honte et nos confrères nous ferons, de bon ou de mauvais gré, cette épitaphe : lls ne se sont pas vendus.disposer nous ressource pé- sur les amis CHAPELLE DE LA MORTE La chapelle ancienne est fermée, Et je refoule à pas discrets Les dalles sonnant les regrets De toute une ère parfumée.Et je t'évoque, Ô hien-aimée! Epris des mystiques attraits: La chapelle assume les traits De ton âme qu'elle a humée.Ton corps fieurit dans l'autel seul, Et la nef triste est le linceul De gloire qui te vêt entière.Et dans le vitrail tes grands ycux M'illuminent ce cimetière De doux cierges mystérieux.EMILE NELLIGAN.Lettre Ouverte 4.M.Louis-Joseph Tarte Monsieur, 0 J'ai trop entendu parler de vous depuis deux semaines.On me fait subir un interrogatoire à chaque coin de rue, et cela m\u2019ennuie\u2018 st- profondément que je veux mettre un terme à toutes les discussions qu'a suscitées l'article publié daus votre \u2018\u2018 Patæie\u201d\u2019 de lundi dernier.J'ai été le premier à dévoiler l\u2019odieux arrangement par lequel vous vous disposiez à abaisser LES DEBATS au service de vos maltres.Vous sentant pris, Vous avez, sans vergogne, étalé les détails dece tripotage et vous avez terminé : \u2018Iln\u2019y a rien de déshonorant ni pour moi, ni \u2018pour M.Duclos dans ret arrangement.\u2018 Le déshonneur est donc à ma charge.Souftrez que je vous démontre le contraire, en face du public dont j'ai reclamé la confian- £e lorsque j'ai fondé LES DEBATS, ni vendus ni à vendre à aucune faction politique, \u20acb auquel, plus qu\u2019à vous, j'ai à rendre compte: de mes actes.Si j'étais propriétaire d\u2019un journal vendu, ou entremetteur d\u2019un parti Lout-puissant où seulement fils d'un illustre ministre des Travaux publics, je ne ine soucicrais peut-être ns du crachat m'arrivant avec tant d'au- res.Mais je suis pauvre, je débute dans la carrière difficile du journalisme ; mon seul Rvoir est :e nom d'un père qui a toujours été honnête et je ne vous permettrai point d'ac- coller ce nom au vôtre ou de le traîner dans vos mascarades.Je dois dire toute la vérité pour protéger mon nom ct celui de mes collaborateurs.Tant :pis pour vous, qui me forcez à la dire Vous avez opposé, à votre façon, la ré- fonse des faits à la dénonciation que je n'ai pas craint de publier, sous ma signature, lans LES DEBATS de dimanche dernier, et U'a reproduite avec indignation la plupart es journaux de notre province et d'Ontario.Je procèderai de même .Vous déclarez n'avoir jamais eu l'idée d\u2019a- eter ce journal du dimanche ; que M.Alexandre Duclos, le propriéiaire des DEBATS, vous a assiégé chaque jour pour Vous faire prendre son journal, désirant à tout prix en fécupérer les débours, s'en débarrasser, parce son propre aveu, il avait perdu F,000 ou 6,000 dollars dans cette entreprise.J ignore et veux \u2018ignorer toujours ce qui s'est passé entre M.Duclos et vous.Vous ftiez à deux de jeu ot je n'ai pas voulu être la dupe de vos manigances.Tout ce que je Sais, c'est que, à ma connaissance, vous âvez, vous-même, durant ces deux dernières semaines, Léléphoné au moins dix fois sux DEBATS et prié mes e\u2018nptavés de courit apts M- Duclos et de ui eajvindre Jc se ren- auprès de vous pour AFFAIRE TRES IMPORTANTE.Ce que je sais, et ce que m'ont rapporté vos amis, c'est qu\u2019à plus d'une reprise vous BV@z déclaré qu'il vous fallait LES DEBATS à tout prix, cependant même que votre frère et votre collaborateur, M.Eugtne, n'estimait pas l'acquisition d\u2019une grande importance et ne cessait de vous retenir dans vos démarches vers l'accaparement de ce journal.Ce .Yue fe sais encore, comme administrateur de à Société Anonyme des DE- BATS, c'est que M.'Duclos a réellement investi 5,000 ou 6,000 duilars dans la fondation des DEBATS, mais qu'il n'a pas perdu somme, attendu que l\u2019entreprise, loin - de péricliter, était entrée dans la voie d'une -Prospérité qui vous surprit au point de faire Bermer dans votre esprit la détermination de Yous en emparer.toy Yoilh ce que je sais.votre tour, sachez que les démarches qu'a faites M.Duclos pour vous vendre ou vous louer son journal, m'ont tellement écœu- ré, que le jour où vous me les avez a rises, pat \u201cLa Patrie, * j'ai jugé à Propos \u20ac rom- re Carrément avec M.clos.Je me auis: 6 de ce monsieur qui n'a pas respecté notre devise qui, jusqu' À Donna don.3 jusqu alors, avait été notre gens d'affaires l'approuveront d'avoir tenté une avantageuse transaction, d'avoir of- uA6 marchandise au début de d'époque © 01 x.\\ .\u201cceci: électorale, alors que les 4 enchérisseurs sont ordinairement généreux.Moi, pauvre journa- .liste, je l'en méprise de toutes mes forces et de toutes les forces de mes collaborateurs.Chez les rédacteurs des DEBATS, il u'y a pas eu de défection et aucun n'a hésité un seul instant, 2 la découverte de vos co.nhi- naisgons, à s'éloigner des DEBATS qui ont été contaminés par votre or.Monsieur Tarte, je vous assure que nous étions heureux dans nos humbles bureaux, avant que vous n\u2019y missiez les pieds ! Sans aucune invitation de notre part, vous êtes venu, duraut l'après-midi du samedi, 8 septembre dernier, CL vous avez prié notre administration d'accepter UNE ANNONCE devant occuper une colonne et dont vous devrez payer l\u2019inserion $25.00.M.J.2.Pelletier, comptable aux DEBATS, me communiqua votre désir.Je lui répondis : \u2014N'\u2019acceptez rien de M.Tarte, sans que le vois ce qu'il demande de faire publier.Je sortis de mon bureau et vous demandai quelle était cette annonce que vous désiriez insérer.Vous répondites = \u2014C'est une circulaire que nous devons distribuer, demain, dimanche, dans les rues de Montréal pour détruire l\u2019elfet de la visite de Hugh-John Macdonald.C'est une reproduction de certains articles de l\u201d\u201cEveniug Tclegram,\u201d de Winnipeg.us Je repris, en plaisantant :! \u2014Une bombe, alors ?Vous appuyâtes à \u2014Une véritable.Je coupai au court : \u2014F'aites-noi voir cette circulaire.Vous reprites : \u2014 Je n\u2019ai pas en ma possession ce travail qui se trouve à mes ateliers de la rue Saint- Gabricl où mes typographes travaillent à sa composition.Venez avec moi rue Saint-Ga- briel et vous pourrez juger de la circulaire, l'accepter ou la reluser.Nous allâmes à vos ateliers où ic pris connaissance de cette .circulaire.Et je vous donnai ma réponse + \u2014Si l\u2019insertion de cette circulaire vous est, à vous, une annonce, elle nous est, à nous, une superbe nouvelle.C'est évidemment, pour un journal, une intéressante nouvelle que la publication d'une circulaire que vous jugiez si terrible et dont l'apparition inattendue allait être signalée dans LES DEBATS, avant même que nos porteurs l'aient distri- bude.Et je me rappelle avoir fait cette réflexion.\u2014Je suis certain que \u201cLa Presse\u2019 aurait payé $25.00 cette primeur.L'affaire était conclue.LES DEBATS du 9 septembre publiait la circulaire, comme vous le dites sans mentir, \u2018\u2019avec plaisir.\u201d Mais vous vous écartez de la vérité en affirmant: \u201cM.de Montigny lui-même venant chercher la \u201ccopie au bureau da \u2018La Patrie\".Car vous devez obscrver que si je n'ai pas, comime vous, un secrétaire pour agrémenter de fautes d'orthographe et de barbarismes les lettres que je puis dicter, j'ai tcut au moins un garçon pour faire mes courses ; et vous devez aussi observer qu\u2019en ma qualité de rédacteur en chef, je ne quitte mon bureau, le samedi, que pour des raisons sérieuses, comme par esemplè pour juger si une annonce à nous destinée ne doit pas causer de préjudice à notre politique.Je ne suis jamais allé chercher de la copie chez vous.LES DEBATS n'ont jamais reçu de \u201cLa Patrie\u201d aucune copie destinée à notre rédaction.La copie de la circuiaire Macdopald a été expédiée du bureau de M.votre père, en présence même de votre ami, M.Rodolphe Lemieux, député de Gaspé, qui duit bien s'étonner aujourd\u2019hui de m'enicndre- l'appeler en témoignage d'un fait qu'il croyait, j'en suis sûr, m'être absolument inconnu.Non seulement vous avez menti en cette affaire, mais votre conduite, comme homme, comme directeur de \u2018\u2018La Patrie\u2019 est celle d'un lâche.Je veux vous le prouver par votre journal même.Nous avons publié la circuinire en question, la faisant précéder des seules lignes qui suivent : UNE CIRCULAIRE Bien que les libéraux persistent à nous cacher Ja date des prochaines élections, leur activité semble démontrer qu'elles viendront plus vite que les journaux rouges le Inissent comprendre.Les orateurs sont en campagne et les cireulaires sous presse, M.Laurier ne dira plus que nous lui en voulons, puisque nous offrons à l'électorat mont- réalais Ja première circulaire que publie un club qui lui est aussi cher qu\u2019attaché.A peine per- mettons-nous au premier ministre de reprocher l\u2018indiscrétion d'un de nor roporters qui a mis la main sur cette circulaire avant les distributeurs officiels : Rouges, plmez-vous d\u2019aise: bleus, convertis- Kez-vous : Aucune erreur de provenance n'était possible.C'était une circulaire, rien autre.Le lendemain, lundi, 10 septembre, \u2018La Patrie\u2019\u2019 publiait, sous des titres monstres, le contenu de cette circulaire sans mentionner que c'était une circulaire, ni de sa distribution.Vous comunettiez J'infamie d'en couper les deux derniers paragraphes et de les faire précéder de ~es lignes : Les \u2018\u201cDébats\u201d' citans hier ces articles oxtrême- ment provocants, ajoufait : Et, \u201cLa Patrie\u2019 mettait ainsi à notre compte ces deux derniers paragraphes de la circulaire.Quand vous avez fait écrire cela, monsieur Tarte, vous saviez que LES DEBATS n'avaient rien ajouté à la circulaire et que ce que vous nous attrihuiez, nous avait été envoyé tout prêt, tout mâché, de l'appartement du inistre, du Bureau de Poste de Montréal.C\u2019est vous qui avez reçu et imprinx cette circulaire.C'est vous qui l'avez fait distribuer, le dimanche matin.Et par peur de je ne sais quoi, \u201cLa Patrie\u2019 cite les articles que la circulaire contient, sans dire qu'ils provenaient d'une circulaire, et les attribue, aux DEBATS.Nous ne fûmes pas lents à Vous rappeler au respect de la vérité.car vous avez dû lire, dans notre numéro suivant, du 16 septembre, * ps CETTE CIROULAIRE A 4 Nous avons publié, dimanche dernier, \u2018à seit titro de curiosité,\u201d la circulaird publi6o ot din- tribuée par un clud rouge de notro Ville pour dâtruire, par anticipation.l'effu® do la-tournée du citoyen \"Hugh-John Macdonald.tte cireu- iaire à fait'nasez de potin dans l'élocterat pour justifier un journal L.dôpondant do 1a publier, nous le répétons, à seul titro de curicesté.a La gi AR Wn conclusion tt VY \u2018\u2018AntÉriourement à ln publication de O3 arti-« cles, M.HughJohn Macdonald avait.donné | - 2 vo] As.A Ky oY | WAR avis publie, par uno circulaire signée de son nom, qu'il avait obtenu le contrôle du \u2018Telegram, II avait également garanti i la banque le compte de ce journal, \u2018Puisque M.Macdonnd nous fait l'honneur de nous venir voir dune la provinces de Québec, fl est bon que nos concitoyens et nos compatriotes sachent & «qui ils ont affaiie et qui leur parler.\u201d va Cette conclusion est celle de In circulaire que nous avons publiée en entier ct aucunement une appréciation de notre journal, cemme \u2018Lu Patrie\u201d l'a annoncé lundi.Lu feuille des MM.Tarte devait être assez informée pour ne pas mettre notre signature aux remarques de cette circulaire rouge.A bon entendeur, salut, Résumons.Vous avez menti en disant que j'étais allé chercher, aux bureaux de \u2018La Patrie\u2019, la copie des articles de l\"\u201cEvening Telegram.\u201d Vous avez menti en disant que LES DE- BATS avaient reproduit et commenté ces articles alors que nous n'avons fait que repu- blier une circulaire.Vous avez commis une lAcheté en cherchant à vous cacher derrière LES DEBATS pour empêcher le public d'apprendre que c\u2019était vous qui aviez imprimé et distribué cette circulaire dont l\u2019auteur semble avoir eu honte dès qu\u2019il l'a vue imprimée.C'est moins pour vous dégager de l'apparition de cette circulaire qui pour tenter \u2018le m'\u2019arracher la direction, le contrôle des DE- BATS que vous avez commis cette misérable fourberie.Dès le commencement de septembre, vous saviez que vous n\u2019auriez jamais le contrôle de la rédaction des DEBATS tant que j'y serais, et cst pour tenter de mc compromet- Lre que vous avez attribué à la rédaction des DEBATS la publication, en annonce, d'une circulaire rédigée, composée, imprimée el distribuée par vous.Et ce mensonge vous le répétez sous votre signature, lundi dernier.Vous ne m'avez pas compromis, monsieur, ne pourrez jamais me compromettre.Nous sommes jeunes tous les deux ; vous êtes mon aîné.Bien que je n\u2019y tienne aucunement, nous aurons probablement l\u2019occasion de nous rencontrer quelquefois daus la vie.Or, rappelez- vous, une fois pour toutes, que je suis de \u2018ceux qui tiennent à leur réputation, au respect de leur nom ; rappelez-vous que je ne laisscrai jamais fausser impunément mes intentions ou forger ma signature.Vous comprenez?Continuons à étudier votre réponse, et vous n'avez pas perdu patience.\u2018\u2018Croyant rendre service à la cause libéra- \u201cCroyant rendre service à la cause lihé- raie durant la campagne électorale,\u201d comme vous le confessez, vous avez enfin cédé aux supplications de M.Duclos et vous avez signé un engagement par lequel vous vous obligiez à verser chaque semaine, À la Caisse des DEBATS, la summe de $50.00.En reconnaissance \u2018de cette main secourable que vous ien- diez à M.Duclos, celui-ci vous faisait le cadeau du contrôle politique complet et absolu des DEBATS.Mon cher monsieur, je me serais empressé de m\u2019extasier devant lant de candeur, si vous n\u2019eussiez ajouté : \u201cM.de Montigny avait concouru à crt arran- Bement et m'avait même dit: \u2018Ne soyez pus trop exigeant, vous serez satisfait de moi et, dés à j'ai, tout prêt pour dimanche, un article intitulé \u2018Judas-Bergcron.\u201d\u201d En fait, cet article fut publié dans le numéro du 16.\u2018 Permettez-moi, cher monsieur, de vous dire que vous excellez à dénaturer les choses et que vous surpassez l\u2019habilité de l'abeille qui distille en un mici enivrant la sève la plus anodine.Je n'ai malheureusement pas la patience de vous répéter suffisamment combien Vous avez menti et de calcuier la dose de venin dont vous avez fuit dépense en dictant cette phrase qui serait ma condamnation, si je n'avais une plume et un journal pour vous montrer, à vous-même, toute Votre méchanceté, toute votre astuce, toute votre audace, toute votre énergie à détruire les réputations, et je rapporterai l'entretien que vous résumez si bien.Vous en souvient-il ?C'était le 15 septembre, un samedi après-midi.{Par parenthèse, vqus vous êtes assez pro- fondémen* fourré le nez dans nos ateliers, ces temps derniers, pour savoir qu'avec notre modeste attirail, nos typographes doivent commencer le mercredi la préparation du jour- nul, que les articles de fond sont composés le jeudi ou vendredi, et que \u201c\u201cJudas-Berge- ren\u2019 était effectivement prêt le samedi soir mais pas du tout par votre ordre.Vous sa- | vez aussi que le samedi après-midi un journal comme le nôtre est presque complètement composé et que la soirée cest exclusivement consacrée à l'insertion des dépêches, des nouvelles locales et des notes sportiques.) Or, ce samedi, 15 septembre, à trois heures de l'après-midi.DM.Duclos entra chez moi et me dit : \u2014dJe viens -de prendre un engagement avec M.L.-J.Tarte.Moyennant $50.00 par se maine, je Jui abandonne le contrdle politique du journal.Je pris mon chapeau et jo courus a votre burean \u2014 la seule et unique fols que j'eus cet honneur.J'arrivai tellement cssoufflé que,\u2014 vous en souvient=il ?\u2014 je vous offris une cigarette pour trouver l'occasion de me remettre de ma course.Et je vous tins précisé ment ce langage : : \u2014 Mon cher monsieur Tarte, dites-moi donc À quoi vous voulez en venin avec cet arrangement que vient, paraît-il, de bâcler avec vous M.Duclos ?Je devine votre but.Vous voulez nous Stouffer et vou: prenez le hon moyen.Vous vous récriâtes avec une grandeur d'a- me que je n\u2019admirai pas du tout, el je repris : \u2014 Pourquoi voulez-vous ainsi vous accaparer de notre journal, qui, par l'exaltation qu'il fait de l\u2019idée française et nationale, par Sa campagne systématique contre la persécution britannique, à toujours fait l'affaire de votre parti, autrement plus que celle des conservateurs, qui, eux, entreprennent une iutt& Scus le commandement {de chefs dont lo on de guerre est .\u2018Mort pay.FRENCH- WEY.NE SNYEZ dont PAS ainsi EXI- ! GEANT.Laissez-nous, tivréot VOUS SE- \"FEZ SATISFAIT.L'argent que vous pourrez nous donner ne vous feta aucun bien.Annulez l'obligation que M.Duüclos vient de contreeu ot vous cn aurez fout ausnnt.Comme pâr fait-aypes, LES BEBATS qui para:tront demain critiquent avec la plus gras \u2018sévérité le parti Conservateur et doi- veut, Ge par leur politique, le œitiquer, puisque ses leaders ont rempli toute cette se maine du.bruit de leurs -démonstrations au Windsor Mall, au Mcadument National et uil- leurs.Je vous recommande même la lecture , .mo LA A .Rt d'un article, INTITULE \u201cJUDAS-BERGE- RON\", qui est déjà mis en page eb qui suffira amplement à votre avidité de manger du bleu.Vous restâtes impassible à mes supplications.Vous prites même la pose de Napoléon figeant de son regard la malheureuse sentinelle qui s\u2019est sendormio À sa faction ; vous Croisâtes vos bras sur votre poitrine ; vous enfonçâtes votre tête dans vos épaules et vous pronongdtes : \u2014Ce qu\u2019il me faut, c'est le contrôle absolu du votre journal.; À quai ie répondis - \u2014Ce contrôle, il ne passera pas entre vos mains tant que je serai directeur des DE- BATS.M.Duclos, impatient et intrigué de ne me voir pas revenir, avait fait son irruption dans votre bureau cL vous demandait ce que nous avions réglé.\u2014Ce de Montigny, répondites-vous, est d'une obstination sans égale.Il ne veut rien concéder, quand cependant ce serait si facile d'accommoder toutes choses.Je vous déclarai : \u2014Je ne signerai pas cet engagement.M.Duclos 1'accepta et je retournai aux DE- BATS oli aucun article ne se fit sous votre dictée, où aucun manusc:it n'arriva de la \u2018\u2018Patrie,\u201d où la rédaction, en un mot, se fit, comme d'habitude, avec le plus entier mépris des intérêts de l\u2019un ou de l'autre parti.Le lundi suivant, paraît-il, vous payiez à la caisse des DEBATS In somme de $50.00 pour ce numéro du 16 septembre, dans lequel, en premier-Montréal, les chefs libéraux, et notamment M.votre père, s\u2019entendaient dire leur fait aussi crûment que se l'ait entendu dire M.Bergeron que, pour la circonstance, nous avions prénorumé JUDAS, tous simplement.Et dans votre \u2018\u2018Patrie\u2019\u2019 de lundi dernier, vous publiez le libellé du reçu que vous aurait remis notre comptable, M.J.-E.Pelletier, lequel libellé \u2014soit dit entre nous, \u2014 M.Pelletier me prie de déclarer être FAUX.Voilà, daignez le croire, toute ma participation à cet arrangement que j'ai refusé de bâcler avec vous.Ou plutôt non, elle ne s'arrêté pas là.Vous m\u2019aviez dit, en présence de M.Duclos, le samedi, 15 septembre, que vous ne vouliez pas autre chose que le contrôle absolu des DEBATS.En face de votre détermination, je songeai à me rendre auprès de M.votre père, afin de le prier de vous faire entendre raison.Il n'était pas à son bureau durant cet après-midi.Je frappai chez lui le lundi ou le mardi suivant.Je fus reçu par M.Henri Hains, son secrétaire particulier, qui m'honore de son awmitié et de sa confiance.J'exposai à mon ami le cas de notre rédaction menacée et je le priai d'employer son influence aupres du ministre des Travaux publics pour que le marché fait entre vous et M.Duclos soit, de par la volonté paterneiie, annulé.M.Haÿns pénétra chez le ministre et sortit en\u2019 me commbniquant le désir exprimé par l'honorable M.Tarte de me causer.M.Hains assista à notre entrevue.dis au ministre ce qui suit : \u2014 Je viens, au nom de mes amis et collo- borateurs, vous supplier de conseiller à vus fils de mettre fin à un contrat (je lui en dtablis la nature) qui assasine l\u2019indépendance de notre journal.Reconnaissez l'honnêteté de notre œuvre en faisant une simple démarche auprès de vos fils et en les empéchant de fournir de l'argent.à M.Duelos L'honorable M.\u2018Tarte me félicita, me don- ha une poignée de main et me fit entendre qu'il en ferait ce qu'il pourrait.Je pris congé, enchanté.Le samedi suivant, 24 septembre, à la fin de la semaine qui avait été consacrée Loute, celle-là, aux manifestations libérales, un peu artout ct notamment au Parc Sohmer, no- re journal se préparait à critiquer les orateurs rouges avec, exactement, la méme sévérité que nous avions déployée à analyser les discours conservateurs prononcés durant la semaine précédente.Vous vintes à nos bureaux, ef durant mon absence, M.Duclos vous laissa voir le manuscrit d'un article intitulé \u201c La fin d\u2019un météore'\u2019, dans lequel s'enrégistrait la décadence de votre chef Laurier.Vous donnâtes, paraît-il, des ordres pour que cet article soit supprimé et, de fait, sa composition fut suspendue jusqu\u2019à mon retour de diner.Je re- primandai notre prote, comme il l'avait mérité, et le blAmai sévèrement de ne pas vous avoir mis à la poete, vous et M.Duclos.Malgré vos ordres.\u201c La fin d\u2019un météore\u201d pazut, pimpant, en belle première page.Vous fites votrey petit démon dans l'eau bénite ct pressurdtes plus que jamais M.Duclos de vous céder son journal, puisque seule la vente des DEBATS pouvait nous faire taire.M.Duclos se disposait en effet à conclure le marché ; notre administration discutait, chuchotait, et inventoriait en sourdine.J'entendis les rumeurs de la transaction juste à temps pour publier, dans le numéro du 28 septembre, In déclaration de foi de ious mes colloborateurs qui reconnaissaient comme moi que LES DEBATS ne vous étaient pas vendus ni loués, et que notre journal devait rester pur et Loute compromission tant que leurs noms ot le mien figureraient dans les dits DILBATS.Malgré cette détermination de notre part, vous continuâtes les tentatives ; vous vintes À mon bureau ; vous m'offrites de me maintenir dans mes fonctions de directeur des DEBATS passant entre vos Mains; vous m'offrites un emploi à la \u2018Patrie\u2019, et de vant mes refus réitérés vous dites dM.Duclos : \u2014 \u201cPuisque M.de Montigny ne veut rien entendre, nous allons le mettre à la porte.Vous fites rédiger l\u2019acte de vente où de location des DEBATS ct M.Duclos me pria de lui remettre le titre de son journal, qui avait été cnrégistré en mon nom pour mettre le réel propriétaire à l'abri de toute poursuite, et que je m'étais engagé à lui rétrocéder contre la somme nominale de $5.00.Devant Ia trahison qui allait s'accomplir je refusai de rendre le titre ; je résistai même à la me nace d\u2019un procès, afin de gagner une semaine et trouver l'occasion d'essayer à nouveau de vous faire honte en dénongant votre achat.C\u2019est ce que j'ai fait dfmanche dernier.Et malheureusement vous n'avez pas eu honte puisque le lendemain même de la publication de votre lettre que la presse non servile de toute notre province et d\u2019Ontario a reproduite avec indignation, vous demandiez encore à M.Duclos de consentir à vous vendre son journal.\u2018Votre \u2018article de lundi, mon cher monsieur Tarte, demande beaucoup d\u2019encre pour cn réfuter les moindres détails.Votre rédacteur à réussi à faire des accusations terribles en défigurant les plus simples circonstances, et vous avez certainement pensé me porter le dernier coup en dévoilant que j'avais exigé $500 de M.Diclos pour me \u2018\u2018dédommager.\u2019 Je Vous avez parfaitoment arrangé vos NOS EDILES DESSIN DE BASIBI M.JOS.LAMARCHE Père des marchés perfectionnés et membre des comités de l'Aqueduo, du Feu et de l\u2019Hygiène.phrases pour faire entendre que c'est peut- être le peu d'importance du prix qui a ré veillé mon orgueil et que pour $500 j'aurais consenti à ne pas vous dénoncer comme je l'ai fait.Vous me forcez, mon cher monsieur Tarte, à donner des explications fort peu intéres- santespour le public, à allonger cette lettre que j'aurais voulu écrire aussi courte que votre flair, A désespérer presque de me faire lire jusqu\u2019au bout par mes lecteurs qui m'ont cependant Loujours témoigner beaucoup de patience.Mais, ma foi, dussé-je n'être lu que par vous, jo trace encore quelques -lignes pour vous élucider ce point.Vous savez \u2014 ou vous ne savez pas \u2014 qu'il y a six mois, j'avais à la \u201cPresse ' un pos- tc de confiance que vous n'occupiez certainement pas A mon âge.J'étais, pour vous servir, surintendant de la rédaction : admirable situation qui est, à la \u2018Patrie,\u2019 personnitiée par M.Chs Robillard, un bien plus gros personnage que votre humble serviteu.je le concède.J'avais alors fondé LES DEBATS, de concert avec M.Paul-L.de Martigny, et j'avais plus ou moins abandonné mon enfant, lorsque M.de Martigny trouva le tour \u2014 le veinard ! \u2014 d'aller vivre à Paris.M.Duclos vint me trouver à la \u201cPresse et me proposa la direction de son journal.J'acceptai de quitter la \u2018\u2019Presse\u2019\u2019 à la condition que me seraient garanties deux années de traitement ct que me serait confié le contrôle absolu du journal.Tl déféra à mes conditions.Je laissai \u2018\u2019La Presse,\u2019 emportant les vœux de mes patrons et de mes camarades et la satisfaction non dissimulée de ma famille à qui j'allais pouvoir offrir une aide plus efficace.Après six mois de travail aux DEBATS, alors que tout marche à merveille, vous .ve nez faire de la bisbille ; vous prétendez me mettre à la porte, cependant que M.Ducios est tcnu de faire face aux obligations qu\u2019il a Contractées onvers moi.Un procès en ré clamation de $1500 s'impose.M.Duclos me dèmande une composition quelconque.La meilleure composition, lui dis-je, est de me chercher un emploi qui me permette de ne pas priver ma fanille de l\u2019aide que je lui ai jusqu'ici apportée.Je vais à \u2018\u2018La Presse,\u201d demande de l'emploi.I n\u2019y a pas de vancan- ce.M.Duclos veut s'écarter d\u2019un procès qui lui tombe sur le dos.Je lui demande un dé dit, de $500 pour faire cesser toute réclamation contre lui et pour me permettre d\u2019attendre qu\u2019un journaliste me rende le service de crever et de créer ainsi une vacance dans un journal respectable.Voici, mor cher monsieur Tarte, la vérité sur l\u2019histoire des $35, des $50, sur celle des $500, sur mes prétendus droits au titre des DEBATS et sur votre canaillerie touchant Ia circulaire Macdonald: cinq tournants où, ne voyant pas précisément clair, vous vous étiez aposté dans l'espérance d'y trouver l'occasion de me donner un bon coup dans le dos.Malheureusement, un peu de lumière découvre vos chausse-trappes et votre seule satisfaction est de m'avoir forcé à écrire ces quatre colonnes dans le brouhaha de !a fondation récipitée de notre nouveau journal ol, je l'espère bien, vous ne viendrez pas vous mettre le nez.; Je termine en vous priant cordialement de ne pas répondre à la présente explication.Si quelques-uns de ses détails vous surprennent invitez-tnoi, devant.les tribunaux, à vous faire voir toute leur simplicité , Agréez, cher monsieur \u2018Tarte, avec l\u2019assurance de inon profond mépris pour votre besogne, les hommages officiels de ma confraternité journalistique.LOUVIGNY DE MONTIGNY.ECHOS UN DESACCORD règne entre \u2018\u2018La Presse\u2019 et \u201cLa Patrie\u201d sur la question des conditions du travail à Montréal.\u201c\u2018La Patrie\u201d dit que le syndicat Conners ne peut pousser ses travaux faute d'ouvriers, \u2018La Presse\u201d alfirme qu'il y à à Montréal assez de sans-travail pour encombrer les chantiers du syndicat.La vérité est avec \u201cLa Presse,\u201d il y a des ouvriers sans travail en quantité dans la ville, mais \u2018\u201cLa Patrie\u201d est également dans le vrai, quand elle dit que le syndicat Conners ne peut en trouver, attendu que, pour être admis à creuser la terre concédée à ce syndicat, il faut : lo.Etre électeur dans le quartier Sainte- Marie et être reconnu comme franc tartiste.20.Fournir son pic et sa pelle.De la condition politique, je ne dirai rien, mais j'appellerai l'attention de l'officier des \u2018salaires raisonnables\u2019 du gouvernement sur le fait que les journaliers doivent recevoir $1.25 par jour, sans fournir leurs outils, et qu\u2019ils ont droit à un supplément de salaire, s'ils sont appelés à se servir de leïrs propres outils.OUVRIERS prenez garde ! Ja période électorale est commencée ct on va voir surgir de tous côtés des hommes qui parleront en votre favour, qui permettront en.votre nom et qui, dans les coins obscurs où les affaires louches se se brassent, encaisseront le prix de leur trahison.\u2018 Savez-vous ce qui s'est passé au dernier Congrès ouvrier à Ottawa ?Des hommes à la solde d\u2019un i, recevant $2.50 par jour vaut «tenté de fausser les discussions du Congrès en votant pour ceux qui les payaient.rtains d\u2019entre eux avaient poussé l'audace jusqu'à se présenter au Coïavec de fausses lettres de créance et à- ÿ siéger frauduleusement.a Ouvriers, demandez au.Grand Tronc combien il à donné de passes pour:@ttawa à ces -faux délégués ouvriers et à M.Louis-Joseph \u2018Tarte, combien et 2 qui il les a distribudes.Si on vous répond, vous connaftrez los noma des vendus.\u201cEn attendant, méfiez-vous des orateurs, des cabaleurs politiques, quels-qu'ils soient, -à quelque parti qu'ils appartiennent ; déno! publiquement coux qui parleront sen re nom sans y être autorisé; et donnez toute votre conliance aux seuls hommes que vous au- mis à votre tôte.XL : ENBYD{ELS.mp TT MP.Aig Choquette = Comoro \u2014 1 itale, par dépêche spéciale que M+ ge C oquette.d'Arthabaska, Vas 4 \u201cporter va (candidature, dés our comté de Montimagay, >, > .: vi ; Re a oN rèz choisis, vous-mêmes, conuue dignes d'dlre FF Québec, 18-octobre.\u2014 On ntande 16 In HPPRES :.4; == J © &% w ~ + + LES VRAIS DEBATS.DIMANCHE, 14 OCTOBRE 1900 - LES ELECTIONS Nous sommes en pleine effervescence électorale.gouvernement ne laisse aux électeurs que le temps justemènt nécessaire pour se former pinion finale.a quatre semaines de luttes constituent un délai awplement suffisant à cette fin.La diffusion des journaux, la facilité des communications, les relations plus suivies entre députés el constituants, tout cela a rendu iuu- tile les longues périodes de discussion et les interminables semaines de bavardages.Les électeurs n'ont plus rien à apprendre sur Ja situation politique ; ils en connaissent les détails.\u2018 ; ; Il leur importe auiourd'hui de savoir Je nom du candidat qu\u2019on leur propose et surtout de prendre une décision, de savoir pour qui voter.Peut-être pouvons-nous leur donner un coup de main dans la circonstance, un coup de main désintéressé ct impartial.Nous n'avons ni homme ni parti à soute nir, nous ne æelevons d'aucune allégeance, et nus mains ne sont ni liées ni souillées, Dieu merci ! Lo ie parti libéral demande au peuple de ie maintenir au pouvoir et pour motivar cette demande il prétend avoir fait de grandes choses dans le court espace de temps qu'il a oc- cup le pouvoir en assurant qu il fera bien mieux encore si on lui Inisse pendant cing ans de plus continuer à diriger les alfaires.Le parti libéral prétend avoir reglé la question des écoles du Manitoba , avoir fait disparaître cette difficulté du champs des questions immédiatement brûlantes ; enfin il dit avoir contenté la population Catholique ct le clergé du Manitoba.; Ceux qui croient que ces prétentions sont fondées n'ont qu\u2019à voter pour le candidat libéral.; Le parti libéral prétend que notre intérêt est de nous resserrer aussi près que possible de la Grande Bretagne.de faire cause commune avec elle au prix de sacrifices d'hommes et d'argent et il dit.que notre avenir est de nous identifier autant que possible avec le mouvement impérialiste en abandonnant toute idéè d'indépendance et de relations avec 11s Etats-Unis.Les électeurs qui professent cette opinion devront voter pour le candidat libéral.Le gouvernement fédéral croit que nous devons faire les plus grandes dépenses possibles pour nous outiller de ports et de canaux capables de faire concurrence aux Etats-Unis et que nous ne devons pas nous en tenir aux principes sordides d'économie qui entravent les grands travaux sous prétexte d'épargne improductive.Tout électeur qui partage cet avis doit Voter pour le candidat libéral.Le parti libéral juge que notre domaine est trop étendu pour que nous puissions le mettre en exploitation avec nos propres ressoure ces et que nous devons [aire à tout prix aj- pel aux étrangers, quels qu'ils soient, pour nous aider à défricher, convaincus que nous avons en nous une puissance d'assimilation suffisante pour en faire plus tard de bons citoyens canadiens.À ceux qui croient cette prétention fondéè dc voter pour le candidat libéral.Maintenant le parti libéral avant adopté les grandes œuvres du parti conservateur comme la protection, les transports frigorifiques et l'encouragement à la production du lait et du beurrre, affirme que ces œuvres nationales sont aussi sûres entre ses mains qu'entre celles de ses adversaires.Votez pour le candidat libéral, si vous croyez cela.Enfin, les libéraux attestent modestement que la Providence est de leur côté puisque, depuis leur élévation au pouvoir, il s'est produit dans le pays une ère de prospérité indiscutable et ils demandent aux électeurs de n'être pas plus sévères à leur égard que ne l'est la Providence elle-même.À ceux que cette attestation satisfait de voter pour le candidat libéral.Et puis, par dessus tout, les libéraux de mandent à leurs amis présents et futurs décidés ou à décider de voter pour le parti libéral, parce que son chef est un Canadienfrançais.Si cette raison le candidat libéral.Voilà, bien comptés, sept chefs de crédit sous lesquels le parti libéral demande l'appui populaire.Maintenant qu'invoque teur ?it dit : Que la question des écoles du Manitoba n'est pas réglée, que l'arrangement conclu est bâtard et incomplet, ne satisfait ni les catholiques ni le clergé et que ce n'est pas la somme entière de justice à laquelle les plus hauts triluzaux de l'Empire ont \u2018ugé que nos compatriotes dépouillés du manitoha avaient droit.Que l'accroissement actuel des revenus n'est peut-être que temporaire, que des années maigres peuven* suivre les années grasses et qu'il est de bone comptabilité dc faire dans celle-c: des réserves pour celles-là.Que l'immigration ne doit pas se faire avec des étrangers ni au moyen de dépenses insolites ; mais économiquement et en cherchant surtout à ramener les Canadiens qui nous ont quitté et dont 1- \u2018\u201c\u201créacquisition\u201d est bien pré- fre hle à l'importation d'individus plus ou n \u2018s recommandables provenant de contres plvs ou moins propices.Que nos relations avec la Grande Bretagne sont suffisamment intimes : que nous avons assez fait de sacrifices cn construisant de notre arçont le Pacifique et qu\u2019il est préférable vous convain, Votez pour le parti conserva- de s'e tenir avec la métropole au principe du donnant donnant, c'est-à-dire rien pour rien.Qu'il est nuisible de faire des dépenses excessives pour les ports, les canaux et les chemins de fer sans avoir adopté une politique déterminée et qu\u2019il ne faut pas gaspiller l'argent à des travaux successifs dont le seul £f- fet est de se nuire et de se faire concurrence réciproquement.Que la protection est plus en sûreté entre les mains de ceux qui l'ont fondée et établie dans le pays que dans celles des hommes politiques qui se la sont vu imposer.Que la prospérité | résente résulte de circonstances incontrôlables quoique fort heureuses et que la Providence n\u2019a sûrement pas marqué de son doigt le front de premier ministre actuel au détriment de ses successeurs.Finalement, ils affirment que diens-français peuvent autant, et même mieux se faire respecter et surtout avantager avec un premier ministre qui n'est pas de leur xace qu'avec un chef du Dominion auquel on semble accorder ces bénélices contraint et forcé.Voici la positiun.Voici les opiniois qu'expriment les deux partis, les préceptes dont Is se réclament et les avantages qu'ils ol- frent au peuple.Nous voulons être impartiaux jusqu'au bout et nous avons décidé de ne pas nous départir de l'idée-mère de cet article ; cependant, nous avouons que la campagne libérale à grande allure, qu\u2019elle est faite avec macs- tria, avec béaucoup de chic et qu'elle doit frapper le peuple.Après l'affaire du Parc Sohmer qui, en dépit de gon énorme succès.fut une immense lague au point de vue de la sérieuse politique, de la rencontre vraie du peuple et de commandant ; après Québec, le Pont, Saint- Sauveur, toute la lyre! Après cela nous allems avoir Toronto avec trois assemblées marchant en même temps.C'est du grand cirque, mais du bon cirque électoral Tal.\\ - Ah ! si Laurier ne traînait pas à sa suite son boulet, cé pelé, ce tondu d'ou vient tout ï les Cana- THIBAUDEAU 7 a Nome oo as 7 Me 05 Chez \u201cConcordia\u201d Montréal n\u2019a plus rien à envier à Paris, il n\u2019a pas les merveilles de l'Exposition, mais par contre, il a des Pires de la Pudeur tn plus grand nombre que la Ville-Lumitre.Nous n'avions peu.de ceneure théâtrale, les hâtons du comité de police veulent nous en donner une.Reste à savoir s'ils pourront introduire dans nos mœurs cet instrument de torture intellectuelle qui n\u2019est pas dans nos lois.; | Le comité de police a la prétention de vou- loi examiner, juger et exécuter toutes les prt- ces, chansons et dialogues qui devront figurer sur nos théâtres.Autant fermer de suite nos salles de spectacle ct de concert.Avec l'organisation de notre système théâtral, il faudrait soumettre les Tivrète au romité de pollee zvant d'engager les troupes, ce qui est d'une impossibilité matérielle.La police est suffisamment = armée contre la littérature immorale , qu\u2019elle poursuive avec vigueur ei rigueur les propriétaires «ie salles et les acteurs jouant ou laissant jouer des choses immorales et l'épuration se fera immédiatement sans que les membres du comité de police courent le risque de perdre leur vertu en lisant des choses obscènes.Le théâtre semble être la bête nuire de dus échevins, policiers ; en attenhant qu'ils les ré dimanche.Ils veulent, sous prétexte de moral, tous mener au temps, où le dimanche, nos bars étaient cnenmbrés de buveurs et nos rues sillonnées d'ivrognes.Les amusements du dimanche.les pares et les théâtres où les travzilleurs qui peinent pendant six jours de la semaine vont s'atnuser en famille, ont plus fait pour diminuer l'al- coolisime à Montréal que toutes les armées du Salut, les sociétés de tempérances et les comités de police les pius vertueux.S'il est défendu, si c\u2019est un péché de s'amuser le dimanche, après avoir rempli ses de voirs, il doit être aussi défendu de faire de la bicyclette, le iour du Seigneur, que d'aller au théâtre.Chacun prend son plaisir ou il le trouvei si celui qui s'amuse avec sa hé- cane le jour du sabbat est aussi coupable que celui qui va au théâtre.Conclusion, il faut que le comité de police passe une ot- donnance pour empêcher son président de pédaler le dernier jour de la semaine.Enfin, quelle nécessité y a-t-il de hrusquer les choses au point d'empêcher la loi de sut- vre son Cours normal.les théatres parisivis pour avoir ouvert leurs portes le dimanche en ont appelé pour soustraire leurs causes à la Cour du Recorder, pourquoi passer outie ?Pourquoi .rsui£re ces braves gens avec ane rigueur et des procédés qu'on n'oserait pas employer vis-à-vis de criminels ?La vertu n'a pas de ces façons ; elle les abandonne aux hypocrites cL aux fanatiques dont le comité de police a le tort de subir l'influence.L'histoire nous a appris que Caton le Q'en- seur n\u2019était vertueux qu'en public.les ouvriers commencent à se fAcher, als trouvent qu'on reçoil un peu trop facilement les délégations qui, sans la moindre recou- mandations, se présentent au nom de eu- vriers, parlent au moins des ouvriers, alors que les délégués représentent non les ouvriers Mais ceux qui les ont employés pour soutenir leurs intérêts.[La dernière délégation, Rodias Ouimet avec ses cent hommes, a mis le comble à la mesure.On en raconte de beles sur celle-là.Gn dit qu'il n'y a pas la moindre délégation dans cette affaire, que M.Ouimet «st tout simplement à ,'emploi de la Compagsiie des Patits Chars, qui fait largement dous les frais de ce petit montage de coups, que la grande majorité des cent hommes en -juestion était composée de malheureux stuns-tra- vail, que M.Ouimel avait convoqué au bureau de placement et qu'il avait entrainés à l\u2019Hôtel de Ville en leur disant qu'il allait :eur procurer de l'ouvrage.On dit encore que la Compagnie des Petits Chars oblige, contraint ses employés à signer la pétition Ouimet.Il faut que cette compagnie ait une = rude peur de sa rivale puur se livrer à ce genre d'exercice et Loute cette mise en scène doit enccurager le comité des chemins à favoriser l'entrée à Montréal des tramways du Bout de l'Iis.JEAN MIGEON.\u2014_\u2014 ee LES DETECTIVES MANQUES Un fait des plus révoltants.et comme il s'en produit malheureusement trop souvent avec notre système d'administention de la justice, s'est produit il y a quelque temps à Sainte-Anne des Plaines.Un employé de la Compagnie du Pacifique Canadien à cet endroit ayant un soir malmené et bousculé sans raison les gens qui se trouvaient par affaire sur la platelorme de la gare à l'arrivée au train, un nommé Napoléun Leclerc ayant été plus rudoyé que les autres a fait de justes remontrances au grossier et l'a menacé de le mettre à sa place.Trois jours plus tard, ce dernier accompagné d'un «détective privé s'est rendu vers les minuit à la résidence de Leclerc et l'a cous- titué prisonnier, tout comme si co dernier eit été un meurtrier où un faussaire.Conduit à Sainte&-Scholastique, Leclerc clerc à été obligé de payer v42, poux se faire remettre en liberté.Cette arrestation a causé la plus vive indignation à Ste-Anne, où M.Leclerc est considéré comme un parfait honnête homme.Tout le monde dit que c'est un abus criant contre le droit des gens, attendu que le détective qui l'a arrêté n\u2019a pas plus d'autorité pour arrêtæ les gens que le premier venu.Les droits qu'ils s'arroge sont fictifs et lorsqu'il s'introduit dans une maison, au nom de sa prétendue mission, il viole le domicile privé, considéré sacré par les lois an- gluises.11 est grandement temps que le régime sous lequel nous vivons change un peu.Montréal regorge de ces détectives privés qui terrorisent les citoyens paisibles exercent le métiar de maltres-chanteurs.Le public est fatigué de ce régime et proteste vigoureusement.Les \u2018\u2018 VRAIS- DEBATS\"', sont décidés à prendre la défense du public victime de ces faux agents de police, et ils publieront dimanche prochain les preuves établissent l'in- digue conduite de ce détective privé.STANISLAS PRUD'HOMME.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ra Cent quarante mille hommes, cent quarante mille mineurs\u2019 bravent la faim, le froid, la mi- familles une pitance un peu moine affamante sère, la plus noire, pour assurer à leurs que celle que leur travail leur permet d\u2019ap- parter à la maison.\u2019 Ce n'est pas une lutte du travail contre Je capital ; mais celle des contre les jouisscurs.C'est ce qu'un prêtre courageux a cru de- C'est a qu'un prêtre courageux a cru devoir.dire eh pleine chaire dans une des églises les plus aristocratiques de New-York.Le prêtre est le Rév.Père Ducey, l'église Saint- Je cite, en le traduisant avec toute la fidélité possible, cet admirable sermon qu'aucun de nos lecteurs ne pourra lire sans admiration pour le ncêtre sans peur qui l\u2019a pro- honçé sans se sentir ému jusqu'au plus pro- on \u20ac -son our les malheureux qui ont inspiré?a \u2018L'étude de l'Homme qui manie \u2018ie pic, u aile R.P.Ducey est triste, mais cest ire > gentent ils veulent les empêcher de jouer le._ te étude qu\u2019il faut faire pour la justice et la vraie religion.\u201c\u201c Son évolution de l'enfance à la maturité est pour tout serviteur de Jésus, pour tout être humain, un appel au Ciel.\u201cC'est le cri d'une Ame pour la justice ct si le cri de l'Homme qui manie le pic n'est pas entendu ici-bas, il sera entendu de Dieu \u2018La vengeance de Dieu brisern les cœurs sordides des riches, des hommes responsables des injustices des présentes conditions sociales.\u2018Toute personne capable de ressentir quelque chese, qui étudia la vie de l'Homme, qui manie le pic, reconnaîtra franchement les profonds griefs justifiant la présente attitude des mineurs et la position qu'ils ont prise contre les \u2018opérateurs\u2019 de la région minière.\u201cMais ils civ plus particulièrement en commun avec ies opérateurs de profonds gricis contre les vrais coupables\u2014les premners responsables de l'oppression de l'homme qui manie le pic\u2014comre les chonins de fer miniers qui travaillent contre les opérateurs en Lveurs des grandes compagnies de chemins c fer.: \u201cCes hommes et les compagnies qu'ils représentent sont les plus grands ennemis de tout le peuple de cette vaste région et ils sont d'une façon honteuse les oppresseurs de l'Homme qui manie le pic, du pauvre mineur écrasé par ces avares.\u201cLe \u2018l'out-Puissant & voulu que tous ses enfants jouissent des bonnes choses qu'll a créées pour le confort de ses enants ics Lra- Volilèurs ; Mais ces corporations veuwlent les fruits de la terie, se les approprient, nun pour le bonheur de leurs semblables, suivant les préceptes de Jésus-Christ, mais pour les garder et frustrer les intentions du Seigneur.\u201cCes capitalistes pervertis cherchent à amasser de grandes richesses afin de pouvoir posséder la terre, ses fruits et le travail qui le fait pousser, afin de péuvoir satisfaire leur sensualité et priver l'Homme qui manie le pic des choses nécessaires à l'existence.\u201cLa religion et la justice peuvent-elles voir de telles choses sans élever la voix contre l'oppression de l'Homme qui manie le pic, le mineur?\u201cSi les combines, les monopoles, les grands rois de la finance peuvent fouler aux pieds l'Homme qui manie le pic, c'en est fait du pays.\u201cCes hommes d'argent peuvent acheter des chiens de S1,000 ; des chevaux de S10,000 à $15,000 ; je crois que l\u2019on a dit que l'un d'eux avait donné $100,000 pour un cheval.Ils construisent des yachts qui valent S500,- 100 et plus, les domiciles des jemmes et des enfants de quelques-uns de ces hommes sont aussi splendides que le Versailles de Lows XIV.Je dis que de tels caprices ne sont pas conformes aux enseignements du christinnis- me.\u201cCes caprices ne s'arrêtent pas IA.L'âme de la femme rachetée par le Christ, est viciée, perdue par ces hommes Ils sont au- dessous des Mahométans.Comme les grands pachas, ils couvrent leurs victimes de xoic, de satin, de dentelles, de bijoux payés avec le sang de l'Homme qui manie le pic, qui ne peut vivre décemment malgré son travail de dix heures par jour.\u201cEt cet état de cheses existe dans notre .il- le, comme dans toute grande ville; des millions de gens le savent ; pourquoi cela existe- til?Je n'ai pas besoin de citer des noms ; les oppresseurs des pauvres se reconnaîtrent.\u2018Trente-deux ans de travail dans cette ville m'ont appris à quoi s'expose un homme parlant comme je le fais.Ce que j'ai dit est une peinture fidèle de ce que j'ai vu.De elles conditions ne devraient pas être tolérées par des chrétiens ou par un gouvernement chrétien.\u201c0 Dieu! quelle joie peut réjouir le cœur de l'homme qui manie le pic, si ce n'est celle que lui donne la contemplation du nimbe du Christ-Enfant reposant dans l\u2019étable de Bethiéem.\" Je ne mme sens pas le courage d'ajouter un mot a cette magnifique et gourageuse défense de l'Homme qui manie le pic, si ce n\u2019est celle damnation de la plutocratie américaine qu écrase le peuple pour se faire des rentes.La lecture de ce sermon, m'a fait comprendre la grève, son pourquoi et la ténacité des grévistes auxquels j'envoie l'expression de ma prolonde sympathie.PAUL BERTIN.\u2014_\u2014 a NUS VOLONTAIRES chgagés au Transvaal continuent d'expédier au pays natal leurs impressions africaines, mais nos Journaux loyalistes se sont lassés de publier ces lettres ou nous sont relatés \u2014 par eux-mêmes.\u2014les exploits des Canayens, sur le sol des Boers.Nous autorisons le \u201cSatr\u2019 et le \u2018Witness À reproduire cet extrait d'une lettre adresse % sa mère par un officier montréalais, actucilement à Prétoria, et dont nous Laisons le nom pour ne pas le faire lyncher pre les loyalistes, à son retour à Montréal.Ce passage de lettre rassurera les âmes tendres qui s'inquiètaient du peu de bruit entourant le nom de Kitchener et tendant à faire croire qu'il lui est arrivé un \u2018accident\u2019.Au contraire, l'ex-sirdar est fort bien vivant, Oyez : \u2018* L'honume le plus détesté parmi les soldats qui ont combattu cn Afrique est lord Kitchener que les pious-pious ont dénommé: \u201chéros of Cartoon\u2019.11 faut la cause personnelle de Ja mort de milliers d'hommes.\u201c Près de Vinburg, Kitchener habite la -seule maison qui reste d'une région dévastée.Cette habitation comprend tcois pièces dont une lui sert de chambre à coucher, la deuxième de cabinet de travail et la dernière de garde-robe pour ses CINQUANTE-HUIT uni- ormes.\u2018\u201c\u201c Un médecin a un blessé à opérer, mais il ne sait sous quel abri placer le patient pour pratiquer en paix l\u2019npération.Il ose aller trouver Kitchener et lui demander une chambre pour faire l'opératton que la pluie et le vent rendent impossible à | pratiquer sous la tente, Kitchener refuse, Le chirur- Bien Je supplie an nom de l'human\u2018té, et dit que le blessé est sur un brancard, à la porte, et qu'il va crever si on ne fait pas diligence.Kitchener se fâche et condamne le chirurgien aux arréts.Ce dernier opère quand même le blessé ; au milieu de l'opération, le verit emporte la tente, le blessé est culbuté avec tous les instruments et le contenu de la ten- te.Je blesse meurt, le médecin est mis aux fers \u2026 \u2018\u2019 Oremus ! MICHAUD.\"2 M.Jérémie Décarie, candidat libéral dans le comté de Jacques- Cartier, mérite d\u2019être au nombre des élus de 7 novembre prochain.C'est un jeuno avocat de talent, un orateur convaincu de toutes les idées de progrès moral et Cconomique., H faut du sang nouveau dans le prochain Parlement.Nous espérons que les ** libres et indépendants électeuxs\u201d de Jacqués-Oartier cumprendront cetle nécessité et agiront cn consequence.La présence d'un jeune de la nouvelle école aux Communes aura pour effet d'introduire un regain de nouveauté au milieu des vici,les rengaines qui remplissent les colonnez du \u201cHansard, M.Décarie, a juste titre, est le candidat qui peut le mieux représenter Is beau comté de Jacques-Cartier, vu qu'il y est né, qu\u2019il connait ses besoins et les aspirations de ses habitants, et qu'il a prouvé en plusieurs cir- Cunstances avoir le talent et le caractère des rai sommes dolitigues.ll a hésité en ce- a, des qualités de.sa famille, honorables et des p;us cis ge oy PIS Contre l\u2019Impérialisme \u2014 Nous avons annoncé daur LES DÉBATS de in sétnaine dernibre Jo publication prochaine d'un pamphlet de M.Gnston de Montigny et aous en avons publié un oxtrait.Nous sommes heureux du pouvoir donner nouvel &chantillon de Le vigoureux ouvrage : Ces deux messieurs\u2014Laurier-iupper\u2014 savent parfaitement que tout le Dominion est intéressé dans cette question de l'impérialisme ct qu'une affaire de cette nature, qui se rattache directement notre constitution éoutaque, doit être discutée loyalement, longuement et prudemment pur les intéressés.Or, le premier intéressé dans la question de l'impérialis.ne, c'est le peuple Canadien.12t pourtant, je cherche vainement, dans les discours prononcés par les deux chefs, dans les circonstances les plus solennelles, l'ombre d'une explication qui puisse catégoriquement servir de criterium ou de point d'appui et qui soil de nature à dissiper les méfiances populaires.On s\u2019injuric ferme dans les deux camps, on se provoque, on se houspille, on s'engueule comme d'habitude \u2014 mais rien de plus.On avoucra que ça manque d'originalité.\u2014 Au Monument National et au Parc Sohmer, en présence de plusieurs milliers d\u2019électeurs convoqués pour entendre les \u2018\u2018leaders\u2019 con- servareurs et les fibéraux développer leurs programmes: respectifs, MM.Laurier et Tupper n'ont pas parlé de l'impérialisme de manière à renseigner définitivement l'électorat sur cette question brûlante.M.Laurier, que nous n'avons pas eu le bonheur d'entendre depuis 1896, n'a pus crû devoir, le 20 septembre, nous parler des 1e- lations qu\u2019il eut avec M.Chamberlain en 18497.11 n'a parlé guère de son voyage qu'à propos du taril préférentiel ct il l'a fait en une phrase ou s'incruste un dilemne dont les professeurs de dialectique ne manqueront pas d'apprécier la savante profondeur \u2018* J'allai en Angleterre, a-t-il dit, et j'é- \u201ctais à peine débarqué que je m'emparai de \u201cla question de commercé et définis notre \u201c\u201c position en ces tormes : \" OU L'ANGLE- TÉRRE DOIT AVANCER.OU LE CANADA DOIT RECULER \u2018\u2026.Voilà, la position que j'ai prise.(la\u201c\u201c Patrie, 21 septembre 1900).Il a parlé aussi du port de Montréal et a annoncé aux électeurs que les travaux du hâ- vre allaient incessamment recommencer, mais n'a pas cru devoir faire remarquer comment, par une bizarre coincidence, ces grands tra- | ax populaires recommençait généralement Ï aux époques électorales.Il n\u2019a pas ajouté non plus quil avait confié la construction des élevateurs \u2018Mt.des entre- | pot} de la Pointe Moulin à Vent à l'américain Conners alors que des conspagnies va- { nadiennes auraient pu tout aussi bien faire ce : travail pourtant canadien.L'orateur s'est aussi déclaré de l\u2019école de Lafontaine.Mai: il n\u2019a pas daigné rappeler qu'il s'& tait auparavant déclaré déia de l'école des Cartier, de l\u2019école des Viger, de l\u2019école des Duvernay, de l'école des Baldwin, de l'école des Mackenzie, de l'école des Blair, de l'école des Papineau, de l'école des Munroe, de l'ézole des Lamennais, de l'école des Monta- + Junbert, de I'école des Gladstone, de I'école des Chamberlain, de I'école des Cobden et de quelques autres encore et qu'après avoir fr& quenté toutes ces écoles avec une assiduité «uffisant pour en rapporter des prix, des accessits et des médailles, il n'avait pu ré gler définitivement \u2018not\u2019 question des (co- es.\u201d M.Laurier nous a aussi fait entendre que incontestable prospérité du Dominion depuis quelques années dépendait de sa présence au ministère, mais il ne nous a pas dit s'il \u2018ul- lais attribuer à son voyage en France l'étonnante récolte de raisin que les vignerons de la Côte d'Or font faire cet automne.Cette facilité qu'ont certaines personnes de s'attribuer tous les mérites me fait songer aux belles coutumes de certaines tribus notres de l'Afrique où, quand survient une naissance dans un ménage, nous voyons le père du nouveau-né prendre le lit, se tisaner, faire le malade et recevoir les félicitations pendant qu'à peire relevée de l'aventure la vraie mère s'en va, dans sa naïve pauvresse travailler dans son petit champs de maïs ou de sorgho, tout comme si ça n'était pas de ses affaires.M.Laurier, de plus, a parlé des contingents, Mais nous savions déid que, quand ils le veulent, les Canadiens peuvent aller se faire décerveller pour l'Angleterre et qu'un prermer re en cette occasion : se Conformant au désir national quand ce désir se manifeste clairement et de nc pas s'emballer au point de transgresser tous les règlements du parlemes- tarisme canadien.Or, la première obligation qui s\u2019inpose à un ministre élu par le peuple pour exécuter la volonté du peuple est de ne rien entre prendre d'extraordinaire sans consulter les représentants du peuple.On prétend que le peuple canadien voulait l\u2019envoi des deux contingents .c\u2019est parfait ; Mais que pense-t-on de la nouvelle suivante que les journaux français et notamment \u201cLe Petit Journal\u201d, de Paris, ont publié le 5 mars dernier : LE MESSAGE DE M.CHAMBERLAIN Londres, 4 mars.\u201cL'annonce de 1\u2019envoi par M.Chamberlain au gouvernement de I'Australie et du Canada d'un message \u201cqui n\u2019a pas été communiqué au public\u201d a produit dans les milieux ct M.Lyne premier-ministre de la Nouvelle- Galles du Sud l\u2019a hautement, déclaré, que ce message est de la plus haute importance.\u201cDe son côté, le premier ministre du Canada a pris les journalistes d'Ottawa à témoin de l'importance du message qu\u2019il venait de recevoir.Il a laissé entendre que M.Chamberlain demandait \u2018\u2018coïmbien le Canada prouvait mettre d'hommes à sa disposition pour le Sud de l'Afrique.\u2018\u2018dans le ces où les troupes impériales devraient être employées ail- curs.\u201d ¥ \u201cLe premier mivistre { sir Wilfrid Laurier )- aurait répondu sans hésiter : 12,000 hommes ! et aurait offert, en outre, une garnison pour Halifax et une pour les Bermudes.\u201cLe fait dela demande de nouveaux et importants contingents est certain.Le point mystérieux réside de leur destination.\u201d (Le \u201c\u2018Petit Journal\u201d, Paris, 5 mars 1000.) vivante pas que cette dépêche est instruc- ive ?Est-ce qu'au pare Sohmer, M.Laurier n'au- «alt pas pu jeter un peu de lumière sur ce coin sombre de son rôle de premier minis- re ?N'aurait-il pas pu, tout au moins, nous dire sur quoi se b«sait M, Chamberlain pour parler en maitre et demander combien d'hommes on pouvait mettre à sa disposition ?N'aurait-il pu, du même coup, nous dire sur quoi, lui-même, M.Laurier, se basait pour trancher la question en autocrate ct offrir 12,000 hommes d'un seul bloc ?Le public n\u2019a-t-il pas de solides raisons de croire qu'on l\u2019a blagué dans toute cette affaire et qu'il ne manquerait pas d'être ébahi s'il connaissait certains détails ?M.Laurier ne prend-il pas un peu son monde pour une bande de nigauds qu'on eudort avec des paroles et qu'on magnétise avec des gestes savamment arrondis ?U Au reste, l'honorable premier, en sou discours du Parc Sohmer, n\u2019a pas ignoré la guerre anglo-transvaalienne au point de pas- rer cet évènement sous un absolu silence.11 a même dit qu'il \u201cpourrait parler pendant une demi-heure de ce inalhemieux différent.\u201d Mais c'est à peine si pour lire deux fois le compte rendu de son discours publié dans \u201cla.comté de Jevqucs Bus aspects de.tout le Patrie\u201d le lecteur prend soixante secondes.es-Cart > à \u2018\u2018Prrsonnellement, je crois à, de justice de la § Bo Sb AP or a ~ TURE 5 up gent ministre canadien n'a que deux choses à fai-.\u2018\u2019couse de l'Angleterre.Je no pense pas que les \u2018\u2019frontièrek d\u2019un pays detvent toujours rotor les \u2018mêmes.Quand un pays ATTIRE (?) sar son \u2018territoire des étrangers CL der impuse des taxes, fl contracte le duvoir Me ler vraîtut com- \u2018ne! traite ses propres citoyens.Malhrurot- \u201csement, In diffizulté ne pouvait être ENS bar \u201cla diplomatie.Kruger AYAIT ORDONNE \u201cAUX ANGLAIS de quitter l'Afrique.\u201d Et voilà! Tout dépend, d'après l'orateur, de ce que les frontières d\u2019un pays ne doivent pas Luujours rester les mêmes.: Si cetle instabilité des [frontières suffit à légitimer une guerre, les Etats-Unis n'avaient-ils pas un \u201ccasus belli\u2019 tout naturel pour envahir le Dominion au commencement du siècle et l'héroïque de Salaberry ne fut-1l qu'un brigand lorsqu'il s'opposait, avec une poignée de braves, à ces envahisseurs \u2018\u2018qui ne croyaient pas\u201d\u2019 que les frontières d'un pays dussent rester toujours les mêmes?EL si la Russie s'avisait d'envoyer quel- quès milliers de carabines aux affamés des Indes ou d'envahir cette colonie britannique avec une armée de 500,000 hommes, M.Laurier approuverait-il la Russie de croire que \u2018les frontières d\u2019un pays ne doivert pas rester toujours les mêmes\u201d?Notre premier ministre se doule-l=} seulement que ses paroles contiennent plus d'iniquités que de letires alphabétiques ct que si le monde s\u2019avisait d'éleves cette sornctte au rang des axiomes diplomatiques, il n\u2019existerait plus un seul pays dans l'univers qui put compter sur un traité, sur Un compromis, sur une promesse où sur la bonne foi de ses voisins?Se dou's-t-il seulement que jamais un orateur, fut-i! six fois auarchiste, n\u2019a prononcé, dans un discours à base de dynamite, une phrase qui condainnpe pilus brutalement tous les peuples de la terre aux massacres sans motifs et aux érorgements sans justification?\u201cQuand un pays ATTIRE sur son territoire des étrangers ct lour impose des taxes, a dit l'orateur, :! contracte le devoir de les traiter corn ses propres citoyens.\u201d Sir Wilfrid aurait pu ajouter que ces étrangers doivent au moins se conformer aux lois et aux coutumes du pays\u2014sans quoi nous pourrions croire que le Dominion eut tort de s'indigner quand les Doukobors et les Ménonites impur- tés à nos frais s\u2019avisèrent, en février dernier, de brûler l'effigie dèà S.M.Victoria.; Et puis, M.Laurier a-t-il mis en pratique ce ioli principe ?; A-t-il, dès leur arvivée, accordé les droits de citoyens canadiens aux Américains qui viennent, sans renoncer à leur titre d' Améri- Cain, s'emparer de nos mines, de nos forêts, de gos industries ct des contrats les plus plantureux du gouvernement ?Leur at-il permis, dès le détatté, de lancer dans la politique à d'autre titre celui de bailleurs de fonds ?A-t-il menacé d'envoyer notre milice s\u2019emparer de New-York, de Bosten ou de Chicago parce que l\u2019\u201cAlienlabour law\u2019 des Etats- Unis ne donnent pas autant de chances aux Can.diens qu'aux Américains naturalisés 7 A-t-il accordé le droit de vote aux milliers de Chinois que des spéculateurs débarquent sur nos côtes et qui sont, en arrivant, soumis i une taxe de S100 ?N'est-ce pourtant pas lh un joli cas de \u2018taxation without representation\u2019 ?Et si l'impératrice douairitre de Chine ou le rusé Li Hung Chang menagait d'envoyer quelques milliers de Boxers envahir la Colombie Anglaise, M.Laurier se häterait-il d'accorder à ces nomades le droit d'envoyer un Chinois au fédéral, à côté de M.Sifton ou siéger » côté de M.Clarke Wallace ; ** Malheureusement, dit M.Laurier, la question (du Transvaai) ne pouvait être réglée par la diplomatie®\u2019.Qu'est-ce que M, Laurier peut bien en savoir 7 Ignore-t-il que, depuis le commencement de la guerre.c'est-à-dire près d'un an, le Canada serute minutieusement tous les comptes rendus qui peuvent l\u2019éclairer sur cette question sans avoir pu définitivement se faire une opinion raisonnée ?Et, si l'honorable premier possède des preuves irrélutubles,-ne doit-il pas les communi- yuer au plus vite pour calmer bien des ingui- études, et faire cesser toutes les trarasseries qui sont préjudiciables aux aspirations des élèves de l'école de Lafontaine ?\u201c Kruger nous répond : M.Laurier avait urilonné aux Anglais de quitter l'Afrique.\u201d Ut l'exateur dit cette phrase sans broncher, après avoir dit, dans la phrase précendente, que ce même Kruger devait traité \u2018ses hô- les convenablement, puisqu'il les avait at- trés\u201d.Sl les chasser ?S'il les chassait, comment pouvait-il les attirer ?H faut être au moins logique, morbleu ! Il faut surtout avoir la générosité de croire que l'électorat n'est pas un troupeau d'à- nes ! Nous voulons bien croire en la sincérité parfaite de M.Laurier, mais encore faut-il Me son argumentation ne repose pas sur des contradictions flagrantes.se que attirait comment pouvait-il les : a.faire : | \u2014\u2014\u2014 Mais passons ! ' L'orateur aborde enfin la de l'impérialisme.Voici ses paboles : >.gtande lestion \u201cVous avez entenfu air Charles * Montréal quo jo veux mponor à.Meet dire ä syatème de fédération impériale en vertus \u2018al un les affaires du Canndn seralont adumini duquel Loncres et le Canada devrait payer entres à millions de pinstres par année pour a Quante da l\u2019armée et de ia marine brit anniques soutien afusurdité ! N » Quelle ' 0 wy fail:de l'avocat d'un d'une miesrio nud Toile, avesi ahsroll p demanderals, mus compatriotes, da voter mot, Demande: & mettre lo Cenag- sou contrôle du parlement anglais ! Quule pus la té ! #ir Chariès \u2018Tupper.nu moment of pair: tait.contre mot estte accusation, nvait go por- Yeux une résolution que J'af mol-mêne pr oy su fait adopter À je asmonhite ter Premiere ministres des colonies à sOndres, \u20ac : ainsi tt qui ee yy \u201cLes premiers ministres, let réuni .vis que les relations actuelles entra IF gent d'a ct ses colonies sont absolument, satisfy] terre dans les circonstances présentes.\u2018 =» odlites Tojot, urcdo, fo vane Il ne suffisait pas ici de rêfuter les abau des exagérations de M.Tupper, dont person.nc ne méconnait la mauvaise foi dans cette il s'agissait de justifier les varoles que sir Wilfrid a prononcées jadis à Londreet qui ont permis à la presse conservatrice ; la presse libérale, à la presse canadienne et & la presse anglaise de conclure vuc Notre premier ministre était impérialiste \u201cto the core.\u201d La résolution passée, en 1897, par les pre, miers ministres coloniaux réunis à Londtes ne signifie qu'une chose : c'est qu'en 1897 les colonies n\u2019étaient pas encorc prêtes à se fu- siouner dans l'impérial sme.Or, il y à qua- rapte mois de cela eb depuis, l'Angleterre ot le Canada ont vicilii de quarante ans.= puis cette époque, en effet.M.L rier, en présence de ses vollèguer et du Parley ment, à Été solennellement accusé d'avoir, sans protester permis à M.Chamberlain dé s'ingérer dans la politique du Dominion et d'exercer une pression sur les décisions du conscil des ministres, et M.Laurier, en pré sence de 50,000 citoyens réunis au parc Soh mer, n\u2019a plus soufflé un traître mot qui pôt le rciever de cette accusation, l\u2019excuser d'une manière acceptable et l'honérer aux yeux og ses compatriotes de Montréal.Wl a, il est vrai, protesté de la pureté de ses intentions et nous l'avons cru : mais il ne doit pas ignorer que c\u2019est généralem ve d'excellentes intentions que des ministres frg prévoyants conduisent leur pays à culbute.M.Laurier ne sait-il pas qu\u2019en gardant le silence sur ce chapitre, il permet de conclure qu\u2019il a bien effectivement prono:icé les paroles qu\u2019on lui reproche d'avoir dites pendant son séjour à Londres ?Ne sait-il pas que ses avancés de l'hôt:1 Cécil, comportent des promesses implicites et des s«pirations d'autant plus dangercuses qu\u2019elles sont plus vaguement définie.?Ne sait-il pas que ces promesses vaporeu-es ont suffi déjà aux impérialités pour échafau- dr leurs rêves el qu'ils pourront s\u2019en autr riset encore pour mettre le Dominion au pied du mur ?Ignore-i-il que M Chamberlain est trop diplomate pour brusquer les choses et qu il attendra, pour agir, que l'évolution, impcus demment provogtiée jar une parole enthou- siuste ait sn:vez gagné de terrain pour dé votler complètement l'opinion publique ?1gnore-t-ii qu'avant de pouvoir contempler la marche de loré Roberts sur Prétoria, Ce ci} Rhodes a patiemment commencé par exploiter la bonne foi, le patriotisme ct la gé nérosité de l'Angleterre pour créer un courant d'opinion favoratle à ses projets sims tres et que ce NapolCon de l'Afrique atten dit que les armdes fissent aux prises pour se inoquer cynique:rent de la Grande Letagne, itsulte.les suldats anglais à Kimbitley et déciier Gui ses veux l\u2019Union Jack -n'était qu'en \u2018commercial assct'\u2019 dont il s'était servi jour faite ses aifaires jersonnelles ?M.Laurier 1gnore-t-il qu'un député qui sait mene: sa barque, M.Chamberlain surveille d'abord +ts iniéréis ce sa clientèle de Birmingham et que, pour cette clientèle, le mot sonore d'impérialisme est un autre \u2018\u201ccom- merciel asset\u2019 ?Lorsque notre premier ministre nous dé clare qu'il est sujet britannique, nous voulons, certes, croive qu\u2019il est sincère, mais croit-il lui-même que M.Chamberlain soit toute l'Angleterre \u201d N'a-t-il jamais songé qu'un ministre, {ut-il anglais ou canadien, ne peut parler au nom du peuple qu'en autant qu'il exprime exacte ment les sentiments du peuple libre et qu'il ne peut, sans forfaire, se prévaloir de son titre de ministre pour satisiaire des appétits particuliers aux dépens des intérêts véritables de son pays ?Je crois donc avoir raison d\u2019affirmer que le silence de l'honorable premier sur ce chapitre révèle des anomalies qu'il serait avantageux de connaltre et que'la vague dissertation du 20 septembre ne fut qu'une amère déception pour ceux qui voulaient, au parc Sohmer, entendre autre chose que des jhra- ses cadancées mélodieusement.GASTON DE MONTIGNY.SCAN A Re RTT à l'appui.Soulagemont immédiat.MALADIES PARTICULIERES AU Pales couleurs, le beau mal, périodes irrégulières, etc, Guérison assurée par les Pilules SANGUINES du Dr x FEMMES Jean.\u201c Extrait du sang frais,\u201d les seules véritables\u2014des milliers do cures véridiques 50 cents la boite.\u201c Traitemont 2 Boîtes 81.00.\" Envoyé partout franco pur la malle, sur récoption du prix, Adressez : Cio Médicale du Dr Jean,\u201d B.P.Boîte 187, Montréal, Qué.Et dans toutes los pharmacies.Cone sultations 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Chamberlain célèbre glorieusement le premier anniversaire «a celte dpopée qui pour lui fit fleurik tant de lauriers, l'Empire britannique se traîne aux genoux de ce hérus cù baise la poussière u'h foulée son talon.Tout le royaume a compris ce génie bienfaisant ; aussi en cet anniversaire de la declaration de guerre avec les deux républiques sud-africaines, en cet en- niversaires de pleurs dé sang et de honte, un vote compact, presque Ununime, sacrait bon, beau, grand ce qui avait été fait.Ce qui avait été fait! Qui, illustre Chasnberlain, sur ts couche de jauriers, couronné de l\u2019auréole dè ia bravoure et de la gloire, les épaules surchargées de conquêtes, tes palais remplis d'un précieux butin métallique, Lu souris gracieusement, l'esprit bercé par de doux rêves, de tendres souvenirs.; ; Te souviens-tu de ces deux républiques qui, peureuses et prospères, florissant saus de sages lois, libres de toute entrave, pleines d\u2019espérance er l'avenir, sont disparues, noyées dans le sang, dont les habitants sont tombés l'arme au point, luttant contre le: emnva- bisseurs, dont les villes ont été rasées, dont te nom même s'est effacé, où il ne reste plus que des jaquettes rattges qui frémissent au gévtissement du vent chantant la plainte des tombeaux ?* Te souviens-tu de 50,000 de tes [rères qui sont allés th-Las loin de la patrie, loin de la mère, loin de la femme, loin des petits qui embrassent si tendrement, mourir pour Lon ur, engraisser de leurs os le sol qu'à stérilisé ln poudre de tes canons ?Te souviens-tu de la Tugéla, de Modder- River, de Megersfontein où ton drapeau suuillé, tes frères morts, où Albion ta pauvre patrie tremblante de peur donnaient à l\u2019univers entier, à cct univers devenu pusillanime et lâche, le spectacle d\u2019une défaite comme n'en avait pas encore cnrégistré l'histoire.Te souviens-tu de Joukert le paysan vengeur dont l'ombre vit encore et reviendra pour épouvanter tes êves ; de Mareuil mar- tyr-de la juste cause, héros immortel, de tes autres victimes dont les veuves, les orphelins, les familles te maudissent ?Te souviens-tu de ces douze mois ?Tu souris ! Oui tu te souviens ! Mais prend garde, il y a l'avenir et tu n'en es pas le maître.Prends garde ! l'histoire cst remplie d'exemples terribles.Si la corde ne t'étouife, si le poignard ne te perce, si le poison ou la justice ne délivre ton pays du monstre est là et l'histoire est un vengeur.Angleterre, tu n'as plus rien à envier aux nations ! Elles ont leurs tyrans, leurs jer- sécuteurs, leurs assassins, leurs monstres, toi aussi, tu as ta tâche, tu as ta honte, tu as Chamberlain.JULES VEDRNIER._\u2014\u2014 NOTES D\u2019ART SoirCes de Famille : !* Les Rantzau\u201d\u2019 drame en 4 actes d\u2019Erckman\u2014 Chatrian.C'est un des plus grands succès, sinon le plus grand, depuis la fondation des Soiréesja distribution était extrêmement forte et presque tous les artistes ont joué d\u2019une fa- son à peu près impeccable.Est-ce bien la haine qui existe entre les feux frères \u2018Jean\u2019 et \u2018\u201cJacques Rantzau\u201d ?À bien analyser le drame, je ne le Crois pas.Un orgucil implacable d'un côté, l'horreur innéeé de toute l'injustice dc autre, deux sentiments que trente ans de voisinage rancu- cuneux ont = ancrés dans des cœurs\u2019 d'acier, voilà ce qui existe entre les deux frères.Mais, au fond, tout au fond, ecnt cufouies eux choses qui empêchent, à leur insu, Jean et Jacques de se haïr Jean a conservé ure profonde vénCration pour la mémoire de sun père et ne peut croire quo celui-ai, sux sen lit de mort, ait commis une injustice, et voyez comme son\u2019 orguell tient peu devant l'affre de voir mourir sa fillè adorée ; Jacques est dur, il est coulé en bronze, cependant, quand il parle de «a mère, du pèlerinage qu'il va\u2019 tous les ans faire sur sa tome, les larines coulent de ses yeux ct quand son fils George invoque ce souven:r chéri, il ne pe:t plus résister, les deux frères avec un élan se précipitent dans les bras l'un de l'autre.Croyez-vous vraiement qu'ils se haïssent autant qu'ils le disent ?Ces deux rôles ont été vécus avec une grande intensité par MM.Victor Dutreuil et Ernest Tremblay.Quel beau caractère que le vieux maître d'école \u201cFlorence* (M.J.H.Bédard) ! Sa femme, sa fille, ses deux élèves, ses ii- vres, Voilà ses amours.S'il a peur de la Cultre de Jean Rautzan, il ne sait pas résister aux larmes de Louise, et je ne sais pas ce qui lui fait le plus grand plaisir, de l'Histoire des Sciences Naturelles que lui donne Georges ou de la joie de sa femme qui reçoit de Louise la vache qu'elle désire tant ; il y a fort à parier que cest cette dernid- re chose.M.Bédard croirn à son «uccès, s'il sait que souvent il a ét4 cause que plus d'un s\u2019est essuyé les yeux.M.\u2018Raoul * Barré( \u2018Georges Rantzau\u201d) à donné un grand cachet à son rôle ct sa voix un peu faible a seule gAté certains effets.Cependant sa tirade du 4me acte a été \u201cde toutr beauté.MUG Mary Calder est une artiste d\u2019une ver- salilité étonnante.Après deux rôles de comédie très différents l'un de l\u2019autre, la voilà qui joue le drame avec un égal succès.\u2018\u201cLouise Rantzau'\u2019 n\u2019a pas hérité du caractère de fer de sa famille.Sa nature, à clic, est toute de douceur, d'amour, de bonté.Cependant, il ne faut pas trop s'y fier; dans son amour, elle retrouve l'énergie de sa race, mais c'est la force du roseau, non celle du chêne, elle plie mais ne rompt pas.Mlle Calder souflrait h\u2019une laryngite, mais c'est quet-ttre celn qui lui a fourni son plus Lel effet : ses deux \u2018\u2018nen rauques, gutturaux, trempés do larmes, mais ©èpendant si fermes quand son père dans un accès de rage, la frappe, l\u2019écrase à terre, sont d'une immense énergie.Mlle.B.Bernard (\u2018\u2018Marie-Anne\u201d) st Mme Denis ( \u2018Juliette\u2019 ), l'humble et dévouée femme de- Florence et.sa charmante fille, ant ti- Té un très beau parti de leurs rôles.Leur jeu a été vrai, sans ceimphase, sans recherche, bicn dans la note.\u201cNannettc\u201d et \u2018Justine\u2019 (Miles Laura - Cousin et Isabelle Plante) se sont bien ti- Tées de leurs rdlets, cependant un peu de timidité, peut-être, les empéchait de parler assez fort.} M.Emmanuel (Lobel) très ommeux, M.Duhamel (le médecin) solennellement noir et M.E.Morin (Daninique) ont très bien flue.' Les costumes (1829 )et si I'ameublement était un peu mo- erne, ne peuvent s'en choquer que ceux qui fournir un mobiller du temps.« Lès entr'actes sont comme d'habitude excellents.Mais pourquoi le \u201cQuatuor Rheinberger\" se donne-t-il le nom anglais de Quartett'', avec un seul t encore?Jeudi prochain, le 18, \u201cLe Voyage au Cauot pe mddio en 3 actes d'Emile Blavet et .rice Carré.La so sèra sous | - tronage des Etusiants en nt la Sxint-Luc, tombe ce jour- Salle Karn : Concert de Mile\u2019Béatrice: La- \u2019aime.Disôns tout de suite que ce nest pas l'artiste, mais 16: \u2018\u2019patron\u2019\u201d\u2019 du concert, \u2018lord Strathcona qui a été le plus applaudi.Pour- Le concert a 6t6 un beau succès.Mlle La- Palme a déployé une technique superbe ap- purée sur ah out.éclairé.0 eral pas _le programme qui était d\u2019un excellent chofk : \u201c \u201c10 & Notfe-Dame\" ds\u2019 Bodllfinen® corer to God jouée, je ne sais voprguél.l'excellentéut-.Rens = .tee .o à .to Ç.\u2014 étaient bien de l'époque Médecine, dont la.tiste et ses aldes ont donné ur beau fini l\u2019exécution.à A la meme salle, M.Edouard Clarke donnait un concert d'adieu, mardi dernier.Le succès financier est douteux, le succts arlisti- que a été bien franc.M.Clarke a une Louche un peu sèche, mails, d'autre part, il a une virtuosité étonnante.Son programme était très fatiguant d'exccution.Les pièces difficiles ne s'y comptaient pas mais l'artiste est arrivé à la fin sans fatigue apparente.Son jeu a toujours été clair, bien détaillé.Mille Landry, MM.Pruncau et Lamoureux ont uno excellente école, de bontics voix et un goût sûr.Leurs numéros ont tous ét rappelés.: Nous souhaitons tout le succès possible à M.Clarke dans les fonctions qu'il va remplir aux Etats-Unis.IMdorado : Concert ct les \u2018\u2018Cloches de Corneville'\"\u2019 2e acte.Excellent concert comme toujours.Le 2c acte des Cloches a été aussi bien joué que lc ler.Les premiers rôles sont de mieux en mieux tenus, les acteurs s'accoutument à jouer de l'opéra et le succès devient de plus \u20acn plus assuré.À citer ccite semaine la sc ne de la folie que M.Darcy (Gaspard) a donnée avec unc grande vérité.La semaine prochaine, débuts de Mlle Marguerite d\u2019Aliza, gommeure et de M.Belval, comique.La Renaissance et le théAtre Nationzl ont cette semaine donné un congé à plusieurs de leurs acteurs pour leur permettre d'aller iai- re une tournée à Québec.Ainsi réduiies, res deux troupes n'ont pu jouer avec tout le succès désirablel Cependant \u2018\u2019Fhérèse\u2019\u2019 à la Renaissance ct \u2018\u2018l\u2019Ouvrier\u2019\u2019 au National ont été bien interprétés.M.Joseph Saucier, le distingué chanteur, donnera A la salle Karn, mardi, le 28 octobre, son deuxième récital de chant avce l'aide de Madame Saucier.Le programme cst excellent et contient plusieurs nouveautés.Je souhaite trut le succès possible aux excellents artistes.M.Rodolphe Piamondon débutera au théâtre Zizinia, à Alexandrie et au théâtre Khédivial, au Caire, en décembre avec la troupe d'opéra français.Au nombre des chanteurs, sont Mmes Lina Pacary, Linette Korsoff, Charlotte Wyns, MM.jasset, Cossira, Dufour, Steinlein, Boussa.Le répertoire est celui du Grand Opéra.Je reçois d'un correspondant très autorisé la lettre suivante que j'inserre, sans pour céla engager ma responsabilité.Mon cher Pelletier, Je désire vous parler un peu de la semaine qui vient de s'écouler au Théâtre National.On y a joué, comme vous le savez, l'\u201cOuvrier.\u201d 11 y a dans ce qui concerne ia partie artistique de ce théâtre plusieurs anomalies dont l'élimination urgente se fait sentir davantage chaque semaine, Et pour exemple, le choix de \u201cL'Ouvrier\u201d ct la distribution absolument mal faite de cette pièce.M.George Gauvreau cst trop hon prince pour son pseudo-régisseur Daoust dont les décontitu- res antéricures ne sont pas un crédit pour le jugement, le tact que doit apporter tout directeur artistique.C\u2019est absolument regret4 table pour ce coquet petit théâtre que M.Gauvreau à tant à cœur de conduire a bien.Il ne manque pourtant pas parmi ses gens, d'artistes plus compétents que le ci-haut nommé.Enfin! pour qu\u2019on ne m'\u2019accuse pas de parti pris ; considérons les faits dans leur brutalité naturelle, tels qu'ils sont.La distribution de \u2018\u2018L'Ouvrier\u2019\u2019 comprends trois forts rôles pour femmes ; ch bien ! à part Mme Nozitres, qui est hien qualifiée pour interpréter \u2018Mme de Gtvres\u201d\u2019, les deux autres grands rôles de femmes sont tenus par Mesdames Morini et la \u2018\u2018blonde\u2019\u2019 Rhéa toutes deux n'ayant jamais fait autre chose que figurer ou jouer les utilités ; aussi, il faut voir comment ces Jersonnages ont joués cette semaine.Du coté des- nommes il y a quatre forts rôles : \u2018Lombard.de la Mouneraie, Rousillon\u201d et \u201cAuguste Lombard\".MM.Louis Labelle et.Elzéar Hamel, se sont Courbaturés pour donner un peu de poli et lutter contre le mauvais soutient - Seuls cesg deux artistes ct Mme Nozière méritent mentiqu pour avoir fait contre inau- vaise fortune bon cœur, car Daoust, infect dans son interprétation, jouait comme un acrobate, dansant, sautant et chantant plutôt que ne disant son rôle, et voilà ! Heureusement pour le théâtre, que M.Gauvreau, averti par des artistes consciencieux, doit faire un remaniement de sa troupe et avoir pour la semaine prochaine trois nouveaux artistes français qui débuteront dans la \u2018Cause célèbre\u201d! Nous sommes heureux de dire- aussi que mademoiselle Bé&- rangère chantera aujourd'hui, ct que la semaine prochaine elle mebtra la note gaie dans la pièce.Avec elle le public peut ces compter ic succès d'avance.L'orchestre de co théâtre tst un des meilleurs que nous ayons et heureusement que M.Raymond a compensé par de la bonne nrasique au fiasco artistique, T1 a donné : l'Ouverture Raymond de Ambroise Thomas et la sélection de fF'anhau- ser, de Wagner.Bien à vous.M.J.-B.Dubois a inauguré vendredi soir ses classes de suiiège au Monument National.Pris de deux cents élèves étaient présents.C'est de bon augure pour In saison qui commence.Il est possible que M.Emery Lavigne, l'excellent pianiste, soit chargé des cours d\u2019uccompagnement (piano et orgue ) que se propose de fondez la direction de l'Institut de Solfège.; L'œuvre que poursuivent messieurs les directeurs de l'Institut est trop belle pour que notre journal ne lui souhaite pas tout le suc- cts possible.Nous sommes heureux de pouvoir annoncer à nos ltcteurs que Rosario nous réviendra probablemert dans le courant de la semaine, après uvoir terminé une série u engagements des plus brillants aux Etats-Unis.Les derniers concerts où le jeune et distingué violoncelliste a été entendu ont cu lieu 2 New- York, au West J£nd Club, sous la direction de Nathan Francko, au Metropolitan Opera House, au Tuxedo Club, et & Pleasant Bay, N.-J., etc.Bienvenue et succès au jeune artiste.Le Théâtre Empire est un Bijou d\u2019archi- \u2018tecture, très confortable, ayant huit loges de chaquè côté, et de ameublés.L'entrée sur la rue Ste-Catherine, est spacieuse et donneximmédiatement dans les sa- ons.Les meilleurs artistes américains et curo- péens sont engagés à haut prix.et le publique en sort très satisfait.; XXX.FRED.PELLETIER.\u2014\u2014\u2014 ses salons superbement Démonstration Gouin Hier après-midi, à 1 heure, l'honorable M.Lomer Gouin à été proclamé député du quartier Saint-Jacques, par M.l'assistant-shérif Franchère.Cette élection avait été rendue né- cessaîre par la nomination de M.Gouin, au ministère des Travaux Publics.\u2014Hier soir, les nombreux amis du nouveau ministre se sont réunis au Club libéral de la Partie Est pour lui présenter leurs félicitations et leurs souhaits.Parmi les personnes présentes, nous avons remarqué l'honorable 1.Sydney Fisher, le ministre actuel de 1'Agriculture, l'honorable M.Tarte, l'hon.H.Archambault ; MM.les Lemieux, tDécarrie, Guérin ; Lamoureux, échevin J.Mdéputés Lacombe, NM.Daigle, Dr r marche, ex-échevin we Ravin Ropillard l'échacin Chavawn 4 Her, R.Rocher, E.Biron, L.A.Lapointe M.Clément, Em.Devlin, Dr de Gran ré: Dr Lemieux, ex : Que répondre?.1 ,avais-fe ne pas accepter?.Rien que :non silence attristait déjà le cœur de la fillette et faisait perler des larmes dans ses yeux.D'un autre côté, la commission n'était certes pas commode.A qui irais-je demander d'acheter ces pauvres petits objets?Je pris d'abord un binis.\u2014Si j'aocède à votre désir, que dira votre maman?\u2014Ne craignez rien; maman vout tout ce que io veux, du moment que cela me fait plaisir.La seule objection valable était détruite.Je cédal, et l'enfant, enlevant aussitôt le petit hijou de son oreille, me Je mit dans la main, puis, me présentant l'oreille droi- e: \u2014De ce côté, c\u2019est autre chose.Il me faut votre aide; mon pauvre bras paralysé me refuse tout service.Je dus obéir jusqu'au bont \" enievai donc la seconde boucle, pendant que la fillette disait joyeusement: -=Vendez-les bien cher; et demain matin, nous achèterons avec cet argent le beau cierge que j'ai promis en \u2018\u2018ex-voto\u2019'; puis nous le porterons à la Grotte.Après avoir tout promis, je quittai netite malade ct, en traversant la salle et les corridors de l'hôpital, je me demandais ce que j'allais Lien faire de ces boucles d'oreilles que je tenais toujours dans la main conune un véritable trésor.J'avais d'abord pris le parti de garder ces objets si noblement sacrifiés, de les payer un large prix, puis d'en remettre le montant à la pieuse enfant.Une rencontre inopinée me iit bien vite changer mon plan.Cette décision arrêtée, j'allais prendre les ordres de service pour le lendemain matin, lorsqu\u2019en traversant la cour, je me trouvai en présence de Mme la vicomtesse de M., qui venait chercher des nouvelles des malades auxquels elle portait un grand intérêt.\u2014Eh bien! Monsieur le Brancardier, comment se portent ce soir nos chers iniirmes?Ont-ils tout ce qu'il leur faut?Et notre petite Louise.\u2014Mademoiselle \u2018\u201cie veux,\u2019 comme vous l'appelez ici,\u2014n'a-t-clle pas été bien exigeante aujourd'hui?\u2014Pas trop, Madame, la pauvre enfant souffre tant, qu'il faut être indulgent à son égard.Elle vient pourtant de me donner une singulière commission.\u2014Lagquelle?sans indiscrétion.\u2014Je n'ai pas promis le secret et je sais, du reste, pouvoir vous le confier.En deux mots je racontai la chese à Mme de M\u2014, et lui fis voir les boucles d\u2019orcil- les.\u2014C'est trop joli\" Et que comptez-vous faire de ce dépôt?\u2014Le garder, Madame, et en donner un bon prix à l\u2019enfant.\u2014Je vous en prie, cédez-moi ces boucles d'orcilles.J'ai une fille souffrante, je les lui donnerai, et j'ai le pressentiment qu'elles lui porteront bonheur.J'ahandonnai volontiers les bijoux à Mme de M., qui me les paya généreusement.Le lendemain, aussitôt arrivé à l'hôpital, j'aliai trouver la petite malade.\u2014Les avez-vous vendues?interrogea-t-ellc, dès qu'elle m'eût aperçu.\u2014Oui, et un bon prix, vingi francs!.Tenez, les voici.\u2014Quel bonheur, je vais donc pouvoir tenir ma promesse! Vite, portez-moi dans ma voiture, et partons.Presque tcus les malades étaient déjà rangés dans la cour, les plus malades sur les brancards, les autres en voitures.Le signal du départ étant donné, je pris la tête du convoi, traînant la petite malade qui, toute joyeuse, tenait sa pitce d'or dans sa main valide.En roûte, la fillette acheta le cierge tant désiré, et en répondant au chapelet qu'un prêtre brancardier récitait, nous arrivâmes à la Grotte.Tout en faisant placer les petites voitures dans l'enceinte réservée aux malades, le chef de service aperçut le cierge de l'enfant et dit à celle-ci: \u2014C'est pour la Grotte, donnez-le-moi.\u2014Ah! mais non! \u201cje veux\" l'offrir moi- même.L'hospitalier sourit, et moi: \u2014Contentez cette enfant, si vous le vonlez bien.Ja pris la petite malade dans mes bras ct la portal à la Grotte.Elle eut ainsi la joie d'a se tournant vers lumer elle-même son riche cierge et de le placer devant l'autel.En sortant de la Grotte, Ia fillette versa tout le reliquat de la vente de ses boucles d'orcilles dans le tronc de la chapelle, et levant son regard d'ange vers la blanche Madone du rocher, je l'entendis murmurer : \u2014Merci, bonne Mère, vous avez exaucé mes prières, en \u2018\u201c\u2018guérissant ma compagne.\u201d Maintenant, fuites \u2018de moi ce qu'il vous plaira.\u201d ; J'étais, sans le vouloir, en possession du grand secret: la généreuse enfant, oubliant ses souffrances, n'avait songé qu\u2019à celles de sa voisine d'hôpital, et la Vierge de Lourdes avait daigné exaucer la prière désinté ressée de la petite malade.De fait, la jeune fille qui oocupait le lit placé près de celui de Louise, s\u2019était levée lu veille, miraculeusement guérie, au passage du Saint-Sacre- ment.\u2014De pareils traits, qui son journaliers à Lourdes, révèlent avec une puissance de vérité irrésistible, que rien au monde ne saurait remplacer la charité chrétienne, que cela s'appelle philanthropie, solidarité, fraternité humaine, altruisme, ete, ctc., si jamais elle venait à disparaître!!\u2026.Et c'est contre cette charité, filie du ciel, également délicate, généreuse ct désintéressée, que journellement on conspire, multipliant les ciforts pour en discréditer le nom, en Contre-carrer les œuvres et en détruire les derniers vestiges.rm rer Mort subite d\u2019un prêtre \u2014 Le Rév.Joseph Apollinaire Blais, curé de St-Quillaume d'Upton, est décédé subitement mercredi à une heure du matin.ll était Agé de 66 ans.M.l'abbé Jos.Apollinaire Blais naquit le 18 mars 1836, à Ste-Anne de Yamachiche.11 était fils de Jos.Blais ct de Lucie Gerin- Laijoie.11 fut ordonné à Nicolet, In 20 septembre 1860.En 1887 il fut nommé curé à St-Guillaume d'Upton, en 1890.LIBRAIRIE FRANÇAISE 1632, rue Sto-Catherine.JULES PONY DIRECTEUR Les commandes sont remplies à trois semaines d'avis.; Toutes les publications et journaux français.Un grand choix de livres en tous genres.NOUVEAUTES: d\u2019ALPHONSE DAUDET : SSAPHO.«ov re ceseosronsonvenersencense \u2026uvee 33C Lettres de men moulin ve Numa Roumestan., .She L'Evangéliste.\u2026.\u2026.sue \u2026 40 Femmes d'Artistes.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ssccessseccuce 15 DE GYP: Balancez vos dames (illustré )\u2026 \u2026.vesssnes 90c DB PAUL BRULAT.eyen.- 276 THe postes setéth even comme oo la r soirées de Famille Sairées de Famille * +.\"MONUMENT NATIONAL .\u2019 &NUS LE PATRONAGE DES ETUDIANTS EN MEDECINE (Fête de la St-Luc.) \u2026 SEULY, LE 18 OCTOBRE 1900, A 8 HEURES P.M.\u201cLà VOYAGE AU CAUCASE\u201d { Comédie en 3 actes par EMILE BLAVET ET\" FABRICE CARRE.Eatr'actes par les Etudiants Billat= ar, vimte au magasin de pianos Hurteau, No 1680 rue Ste-Catherine.PRIX: FOPULAIRES.\u2026.oo.Lwrrcsariesserrersenerrrtes verres vasves venmrenresrenenes 25 et 35 CENTS eo Theéatie de Ia Renaissance\u2014pma-\u2014\"LA SEMAINE PROCHAINE.GRAND DRAME PATRIOTIQUE EN CINQ ACTES \"Le forgeron de Chateaudun\u201d PAR F, BEAUVALLET.M.Filion, - - dans le réle du Forgeron Mde B.de LaSablonnière, dans le rôle de Suzanne M.Palmieri, - - dans le rôle de Daniel meer ds creer THEATRE DE LA RENAISSANCE Rue Ste-Catherine.NE ELDORADOU | Mesdames Marthe Trémont Angèle d'Arcy Pomponnette Les Dubuisson Messieurs Valhubert Darcy Méry em Aramini \u2026LES CLOCHES DE CORNEVILLE.3me ACTE Débuts de Mile Marguerite d\u2019Aliza, Gommeuse.M.BELVAL, Comique.À.LECOURS, Gérant.Empire Theatre 1873 \u2014RUE STE-CATHERINE\u20141873 PROGRAMME : SEMAINE DU 15 OCTOBRE 1900 10.\u2014Orchestre.20.\u2014J.Frankel.So.\" Ned Prentice.ae comique 4o\u2014F, Delville.L.srresesrssnensentanseassss vue a.entre eee evens Chanteur comique 5o.\u2014Alton Chandler.\u2026 .\u2026.usereeeeseeesense vee van areas cr eran Duet tiste 6o.Cartal.mosrrseenees wae .Chanteur comique 70.\u2014~Wm.Tessier.vee Trapeze 8o.\u2014Modesta.rena - Le Chanteuse D0.\u2014Ned PrENtiCE.\u2026.\u2026\u2026-vsercerseeemensennneennnnen ae aoe ere a eons Danseur 100.\u2014Marcelile Ducas.\u2026\u2026\u2026\u2026sseeseeses esters tes see ves seesneessenneen Gommeuse 150-\u2014Orehestre.120.\u2014Robillard et Hébert.\u2026.\u2026rorossccrenseecr vee vus Laure .13o.\u2014Frankel\u2026.\u2026 \u2026 \u2026\u2026.ane 140.\u2014Alton Chandler.\u2026.\u2026.\u2026cocsrecerencenceneassescenre vus vus vervncocenrecceanea nee .Ducttjste 150.\u2014CATtAÏ.co cerns on ee eee ero .Chanteur * 160.\u2014Modesta.Chanteuse 170.\u2014Delville et DUCAS._._\u2026cvroreererreressenantennte ee vos saseranceasencacsuree ot Duettistes e 180.\u2014Wm.Tessier.\u2026.\u2026.L\u2026\u2026svecss poesia, we ere vhesscnceeumes Marcheur sur''Fil de Fer hos a\u201d Roland Furieux PERSONNAGES : a N 200-VIVE LA CANADIENNE.tre MM.J CT TTT TN i Mercredi soir, lutte ras-le-corps entre .Jas.P champion Light- 1 Welght, de Perth, Ontario.et René Robillard, chamoion Feather Weight du Ta _, ad nada.POUR UN ENJEU DE $200.EE ADMISSION.\u2026\u2026 soe -\u2026\u2026.varscess.corvntrross covste ann \"0 vervrcccersenenmreeuanen.OS CONES L.J.A.SURVEYERFR 6, Rue Saint-Laurents \u201d .Co GRANDE VENTE, CETTE SEMAINE, D'ARTICLES- DE Ferronneries, Peintures, - Etc, Etc.\u201d Spéclalité : Balais à Tapis Bissell, les mellleurs et les plus améliorés, Couteaux aux Huïtres, Chaudières à Charbon .: Assortiment d'outils pour Ingénieurs-Mécaniciens, Et une foule d\u2019articles agri grand marché, rela > L.J.A.SUF & DIR SAINT-LAURENFs* \u2026 4,25\" i.- - CE D, 3 .a - & \u201c .a : RVEYER,= ° la \u2018> LES VRAIS DEBATS, DIMANCHE, 14 OCTOBRE 1909 LES VRAIS On nous adertit charitablement que les r/dacteurs des DEBATS, le journal 3 vendro aux Tarte, déguisent les signatures que nous avons su faire apprécier au public.L'indélicatesse se commez, naturellement, dans le but de frauder les Itcteurs et de leur fa re croire que LES DEBATS conservent lour rédaction.Nous affirmons que toute l'ancienne rédaction des DEBATS cost passe aux VRAIS DEBATS, puisqu\u2019clic n\u2019a pas voulu se vendre.D'ailleurs, nous verrons demain à inspirer un peu de probité à ces riessieurs ! tn een freee aie Lord Roberts Se prépare à dévolier de jolis tripotagei à : Londres | HILOV Londres, 14.On attend avec anxiété le moment où lord Roberts reviendra d\u2019Afrique pour prendre le commandement de l'armée anglaise.On dit tout bas dans les cercles militaires que le héros de Kandzhar se propose de faire un remaniement complet.Plusieurs généraux de salon.arrivés au puste important qu'ils occupent.à force d'intrigues, scront déplumés et remplacés par d'autres ayant gagné leurs épaulettes sur les champs de batailles.11 y aura certaîfnement du grabuge, mais Roberts n'est pas homme à s\u2019en laisser imposer par les criaillertes des insignifiants gulonnés qui font actuellement la pluie ct le heau temps, dans l'armée anglaise.\u2014_\u2014 La Convention des Mineurs Scraton, 14.\u2014 La convention des mineurs grévistes à continuar de siéger, hier.La discussion s'est faite sur la question de l'augmentation de dix pour cent offerte par les exploiteurs de mines.Les mineurs ont décidé de nommer un comité chargé de présenter à la Convention un rapport détaillé des griefs des mineurs, tant sur la question des salaires que sur celles des heures de travail.Il semble que la plupart des grévistes sont prêts à accepter l'offre faite par les mineurs.\u201cSi ces propositions ne sont pas acceptées at les exploiteurs nous rc\u2018ommandons que es questions en litige soient soumises à un oureau d'arbitrage juste et impartia,.\u201c Nous recommandons de plus que sous aucune circonstance, le travail ne soit repris dans aucune mine, avant que les exploiteurs n'aient donné leur réponse aux propriétaires de la ~onvention, et avant cue vous soyez officielement notifiés que la grève cest terminée \"* Scranton, 14\u2014Plus tard.\u2014La convention des mineurs a adopté la résolution suivante, hier el s'est ensuite ajournée, sine die.«Nous recommandoerons que cette convention accepte l'augmentation de 10 pour cent, pourvu que les exploiteurs continuent cette augmentation iusqu'en avril, 1961 et abolis- \u201cent l'échelle de diminution dans les régions de Lehigh et Schinyikill.L'échelle des salai- ves dans ces deux derniers districts devra res- \u2018er stationnaire à 10 pour cent au-dessus de 12 bose actuelle des gages et les compagnies te rent s'entendre pour faire droit aux au- \u2018res griefs des mineurs.EN CHINE Départ suspect Paris, 14.Ure dépêche de Shanghaï dit que le géné \u2018=! Lue, cheis des Pavillens Noirs, est parti \u2018it Canton à la tête d'une troupe considéra- ale, et qu'il traversera la province de Husi, pour rejoindre l\u2019impératrice dounirièris à Sian-Ku.CHRONIQUE DES SPORTS | GOT BALL \u2014 POSITION DES CLUBS Gagné Perdue Montréal.overs vere Za Brockville\u2026.\u2026 \u2026 \u2026 2 à } Britannia.\u2026 0 3 Coliège d'Ottawa.\u2026.\u2026 vee oo.0 3 NOUVELLE VICTOIRE DE MONTREAL LES BRITANNIAS DEFAITS PAR UN SCORE DE 6 à 22.Le club Montréal a triomphé hier, des Britannias dans la partie la plus rudè ct la plus brutale jouée ici cette saison.Le score a été de 22 à 6 en faveur des Montréal, mais ces chiffres ne rendent pos justice aux vaincus et ne donnent pas une id£e exacte de ce que fui la joûte.H est en outre certain qu'avec un rcieree impartial le score aurait été fort différent de ce qu'il est.Drinkwater enleva en effet, aux Britannias cing points bien mérités.1! fut en outre, d'une révoltar- te injustice quant à ce qui concerne les puni- | tions infligés aux joueurs.Il eut deux poids | et deux mcsures ; il mit par exemple, Stra- | chan hors du jeu pour dix minutes pour une | légère offense, et lorsque plus tard, ce joueur qui n'était pas en possession du ballon, et s'en trouvait mème éloigné, fut frappé délibérément en pleine figure par l'un des joueurs de Montréal, le referee néglirea même de dire un simple mot au coupable.Il arriva aussi que lorsque deux joueurs des deux clubs étaient aux prises, le referee au lieu dé les mettre tous deux hors du ieu comme l'ordonnent les règlements, se contentait d'envoyer un seul horime au repos, cet c'étais toujours ælui des Britamnia.Il tit même ! mieux que cela et l'un des membres du club Britannia ayant été renversé et lancé sur le dos par son adversaire, Drin!vater mit celui qui avait été malmené hors du jeu pour le reste de la joûte et cela quand les Britanmia AVaient besoin de tous leurs joueurs.En un mot, Drinkwater se montra le plus injuste et le plus incompétent umpire que j'ai encore ja- Mais vu à une joûte de \u2018oot-ball.Le jeu fut très rude et les batailles entre joueurs furent très fréquentes, il faut dire cependant que les Montréal furent les plus grands coupables.McKenzie des Britannias joua une partie phénoménale et fit à lui seul la besogne de quatre hommes.Rattbra, une nouvelle figure sur l'équipe et est une précieuse acquisition.Billey Chritsmas joua tune excellente partie com- ré toujours.Le point marquant de la partie fut la superbe combinaison de Christmas MacKenzie et Ratthra qui gagna 35 verges iux Britannia.\u2018Le score à la fin du premier mi-\u2018emps était de 6 à 4 en faveur des Montré#1.Pendant le deuxième mi-temps les Montréais firent 16 autres.points et les Britan- airs 2.\" ; gry equipes se compusaient comme suit : ¥ Britannia, Ie McKenzie (Cap) IT \u2026.W.'Christanas y À.Christmas \u2026.Rothera er Master | A°Név-York :\u2014 ABIES vr ve enue Alles .B.Strachan Réserve \u2014Montréal, Reid et Williams ; Britannia, W.Strachan et Marshall.McGILL VICTORIEUX DE \u201cVARSITY' Le Club McGill a battu hier après-midi lo Varsity de Toronto par un score de 15 À 4.L'équipe intermédiaire de McGill suivit 1 exemple se ses aînés et triompha des Britannias Il, par un score de 8 à 1 dans une partie jouée au Montréal Rase-ball Park avant la rencontre Britannia-Montréal.DEUXIEME DEFAITE DU COLLEGE D'OTTAWA.\u2014 Brackville, 13.\u2014 L'équipe du Coliège d'Ot- tawa, a subi ici une écrasante défaite oet après-midi, aux mains du club local.Le score a été de 45 à 0.Brockville cumbta 4 points dans le premier mi-temps.McGILL III vs MONTREAL III.Equipes :\u2014McGill \u2014 arrière, McDonald ; demis, Graham, Andrews et Hamilton, quart Wurtele Scrimmage; Crosshy, Graham et Intsetter, ailes ; Donaldson, Johnson, Jenkins Cameron, Wilson, Grey et Church.Montréal III Arrière, Walsh; demis Hager Spry et Massey, quaris; Bryson, Scrimmage; McEddie, Hawman, Kemp, ailes ; Seougall, Johnson, Wardle, Power, Gilford, Gerst, Russell.\u2014Arbitre \u2014 M.Brooks .Score \u2014 13 à 6 cn faveur de Mcuill.PARTIE McGILL vs 5 ONTO SV ARSITY McGill\u2014 avridre, MclIvee; demis, Caldovell, Savage et Johnson ; quarts, Kenny, Scrimmage; O'Brien, wnampson, McKay, ailes , Curran, Nagl¢, Seifert, Molson, Beek, Graham, Cowans.TORONTO-VARSITY \u2014 Arrière, Beal, de mis, Brown, Ayglesworth, Baldwin, quart ; Chorou, Scrimmage, Douglass, Boyd, Butter, ailes; Me Leman, tiunt, Meredith, Harrisson, McCallums, Gibson et Armstrong.Arbitres M.L.cucrington.SCORE, Premier mi-temps Penalty Kick\u2014 2 Rouge 1.Knock in goal ! .Varsity, 4.McGill.©.Deuxième mi-temps Rouge 1 Essai 3.Essai 3.Essai, 1.Safety Touch 2.McGill, 13.Varsity, 0, Résultat 13 2 ten faveur de MeGill.Pritannias III vs Pointe Saint-Charles .: Score \u2014 Brits ; 1 P.S.C., 8.Ligue Intermédiaire Sbamreek 1 vs Montréal 11.Fquipes.Shanrock I\u2014 Arritre Callahan, demis, Young, McBriarthy et \u2018I'ri- her | quart, H.Bisaillon, Scrimmage.Doran.Hall, Dobby; ailes; ailes I>.Bisaillon.Slattery, Keenan, Coolican, Hoerner, Powell Martineau.Montréal II arridre, Hagar.demis Gunter, Ferguson, .assay, Stewart, quarts, Owens, Dowd, Smith, Simon, Glimour, Eaves, Matthews, Yule, Rownt, Dawson.Arbitre \u2014 M.Brooks.SCORE.Premtier mistemps : Montréal LL 12 Shamrock \u2026\u2026\u2026.0 Deuxième mi-temps : Montréal .4 Shamrock .7 Résultat \u2014 Montréal 16\u2014Shamrock \u2026 \u2026 7 A Ithaca Cornell, 16; Washington et Jefferson, 5.A Ogdensburg, Ogdensburg, 12; Potsdam, Tech, O.A Durham, N.-Y.New Hampshire (\u2018oll.Agriculture O; Mass.Inst, of Technology.6.A Canton, N.-Y.Watertown, 22; St Lawrence Univy.A West Point : West Point 28 ; Trinity Call, O.A Washington : Carlisle Indians, 16 nia.2.A Philadelphie : Pennsylvania, 12; Brown, OU.A Indiauapoiis, Md.: Navy 0; Princetown, A Newton, Mass.: Yale, 17 ; Dartmouth, 0.A Elmira : Elmira Free Academy, 10; Starkey Seminary.; University of Virgi- J.A Syracuse : Syracuse, University, 12, New-York, 0.A Cambridge : Marvard, 24; Columbia, 0.Salle d'armes Chartrand, 738a rue Saint- Laurent.A Schenectady: UNION.serccecerranercennrescacrecone c0c0see LA Rochester Unitry\u2026 \u2026 se se.Q A Milwaukee: Wisconsin Unitry.\u2026\u2026.\u2026 +.11 Beloit Coll.ue i crv.0 A Minneapolis: Chicago Unitry.\u2026.L.\u2026ecererrse ours 00 nas 6 Minnesota.oo.Lerccrrssencecensenseneraes + + canrsscnres 6 A Springfield: Wittenberg.\u2026 \u2026.erersrersensere crovanses 18 Ohio, Normal Univry ere 0 A Anchor, Mich: Mich.Univry.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 \u2026.Lurrcrerensssers nee 24 Case School of Cleveland.6 A Cleveland: Yosterw Reserve University.15 Reidelberg University.0 voa fe re BASE-BALL MASCATTÉ vs FASNEAM Demwin uura lien au Parc Maocutto la der- nicre partie de baseball en'ce les deus: Éqatpes qui ont In plus ri*sliss durant la saison.C'est un événemert.cui.ne manques -par d\u2019attirer tous les Inrvents de ce jou ; aticatu qu'il en seront priés rout l'hiver.Les deuk Cquipe \u2014 se sunb soumises à ur entraînement 7 ¢X par une prètique cops- tante.Les inæ,rx Sont on ne peut mieux: dispusés à conitérir de nouveaux lauriers, nous attendons besticuur de notre équipe le- cale QUE nous vAnzidérons comme ayant le plus de cFarce de vainera.La joûte commencera à 4 1-2 heures.5 NOUVELL\"S SPORTIVES Une dépéuhs \u2018de Rochester nous apprend que le Royal Curadian Yatch Club a lancé un autre défi pour \u20182 coupe Fischer et le championnat des Grands Lavs.Le yaich qui concourra pour le Canada sera cnusbruii d'a - près les dessins de H, Mcleod qui fit plans du \u2018\u2018Minota\u2019\u2019.L'équipage sera sous le direction du capitaine Aemilius Jarvis.LIQUE NATIONALE .RHE Brooklyn.vo use +11.0000U10- 1 6 1 New-York.\u2026.\u2026 \u2026.0000000\u2014 0 4 1 Batteries : Howell, Farrell; Taylor, Grady.7 + Ll TR K PA Pittabu se 77 A tisbutg, sie: 1420000005.STE Antal >», 0 Batteries : Tannehill ot J.Donohue ; Menetee et T.Donohue.À Philadelphie :\u2014 RHE Philadelphie.1400102\u2014 8 10 3 Boston.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 .0100300\u2014 3 7 2 Batteries : Beenhard, Jacklitz, Lewie, Sullivan.\u2014\u2014 A St Louis :\u2014 RHE 20000010x\u2014 3 10 4 0C0090101\u2014 2 10 3 Batteries :1 Jones, Criger; Halim, Kahae, et Peitz.NOUVELLES SPORTIVES La Garde Napoléon a réuni ses membres ot nombre d'invités à des agapes frateinelles *dans ses nouveaux quartiers de la rue Clark.Le draine de Verne, Michel Strogoif, à été bien interprété par le cercle dramatique Franco-Canadien.H va eu outre un assaut au fleuret, pour championzi$ entre MM.Laporte er Bourdon.M.Laporte soutint fort bien les premières passes, mais il iai- blit et la victoire alla à M.Bourdon.M Reeves était l'arbitre et s'est bien acquitté de sa tâche.Une magnifique médaille en or a été présentée au vainqueur M.Bourdon.Corbett à réintégré le domicile conjugal et est au mieux avec sa femme.11 es est de même de McCoy, mais lui ne a'ên est tiré qu'après plusieurs prises de bec.Jim Jeffries et Sharkey doivent se rencontrer dans une lutte de six reprises, à Philadelphie, pour une bourse de $L0,000.Geo.Siler, l'arbitre ordinaire des batailles importantes, vient de [aire ure banqueroute, de S15,000, Tom Sharkey se marie et en se rendant à la gare, rosse son \u2014 cocher qui jouait du \u2018\u201c\u201cRuine Babine'', sur son sitge : comme quoi la musique adoucit les mœurs.E.Gardner défait Reeder en six reprises.Gans eut lutte nulle avec McFaden dans une lutte de d x reprises.Gans eut l\u2019'avantage en dépit des dires de l'arbitre Masterson.\u2014\u2014\u2014 een.M.Chartrand, le populaire mattre d\u2019armes, vient d\u2019ouvrir une salle d'escrime ou tous les adeptes de ce sport pourront aller ferrailler.et boutonner à leur goût.Il y a déjà plusieurs poules d\u2019organisées pour un concours qui commencera lundi le 5 novembre et qui ne se terminera qu'à Noël.Ce concours est pour le titre de champion.ERNEST-L.TREMBLAY.\u2014\u2014 eee Mlle Marguerite Dufault, rue Saiat-Charles Borromée, a été attaquée par trois individus sur la rue Côté, près du Théâtre Royal, à une heure avancée hier soir.La police est intervenue à temps.\u2014_\u2014 er Beau tonps devenant peu A peu nuageux.Pluie et orages.\u2014\u2014\u2014 Sabre d\u2019honneur On est quelquefois très embarrassé quand on veut faire un cadeau.On sc demande avec inquiétude si l'objet plaira; on craint de ne pas dépenser assez; l'embarras est encore plus grand si l'on ne connait pas ls goûts de la personne à laquelle on veut être agréa- e.Ou peut aussi commettre une maladre:- se.M y à bien un moyen qui permet de jamais se tromper, c\u2019est de ue pas faire cadeau.Le conseil municipal de Vachery-le-Sec était erplexe; le capitaine qui commandait les huit pompiers de la commune, l& brave caps taine Laridelle canme on l\u2019appeluit, venait d'avoir trente ans de services.ne se les- | Ex-brigardier dans le train des équipages ; militaires, il avait dd au prestige qu'exercent _ les galons, galons qu'il avait acquis après : Cinq ans de présence sous les drapeaux, l'in- : signe honneur d'être placé à la tête de la ; compagnie de sapeurs-pompiers, | Un tringlot, cela sait pomper.La commune n'avait pas cu à se repentir \u2014 Non, pus de vint \u2014 Y c:oila qu'on le prend pour un ivrogne remarqua l'adjoint.° \u2014 J'veux donner mon avis, dit un coy.soiller.\u2014 Donne-le, dit le maire.\\ \u2014 Quoi do plus utile qu'un bon fauteuil 2 Y faut en acheter un, mon gendre est tm.chand de 1eubles, cn pourra lo lui commander.\u2014 Un fauteuil, jamais de ln vie! s'éceva rent les conteillers.\u2014 Cela donnerait à cutendre qu'il est molli, dit l'adjrius.\u2014 Moué, dit le conseilter Joseph Rabaudor, j'fais une motion.\u2014Quelle motion?demanda le maire.\u2014Je propose d'offrir au capitaine sov es tatue.CL \u2014On ne peut point.dit l\u2019adjoint.\u2014Pourquoi?\u2014Parce qu\u2019il n'est point mort.\u2014Qu'est-ce que cela fait?\u2014On élève d'estatues qu'aux morts.\u2014J 'maintiens ma motion; on la placery sur la fontaine de l'abreuvoir.\u2014Je n'svon: point d'estatue, dit un conseiller.A Fouilly, ils en ont une.\u2014Je n'avons point de pont, reprit Voiret; j'vote pour un pont.-C'est y une maladie\u201d dentanda 1\u20ac mas ©.\u2014Laissez-nous donc tranquilles avec vote Ta- Jeas peut, reprit l\u2019adjoint; ur: estatue, cels Cox © W@ les yeux de la tête: la commun point aosez riche ; \u2014On demandera vne \u201cubvention au gouver- nerient, dit Joseph Rabaudot.\u2014 \u2014Le gouvernement, j'ie connais, observa le maire, i! ne wonnera rien.\u2014Point d'estatue, opinèrent les conseillers, \u2014Y faut cependant se décider, reprit le maire.\u2014Je demande la parole, dit l'adjoint.\u2014Prenez-lu.( \u2014Y faut donner au capitaine un obiet qui lui rappelle nes fonctions.\u2014Bien parlé! \u2014Y faut y acheter une pompe, dit un Conseiller.\u2014Qu'est~ce qu'il en ferait?demanda l\u2019aq\u2026 joint.\u2014Il la donnerait à la commune.\u2014Alors ce ne serait plus un cadeau qu'on lui ferait.\u2014J'vote pour un pont.\u2014Jean Voiret, j'vous ie maire.\u2014Le sabre est I'insigne du commandement reprit l\u2019adjoint.Je propose d'offrir au cal pitaine un sabre d'honneur.-\u2014Très bien.dit le maire.\u2014Bravo! bravo! crièrent les conseillers.\u2014Un pont serait plus utile, grogna Jean Voiret.; ; La proposition, mise aux Voix, réunit majorité des suffrages.\u2014Maintenant que le sabre est voté, dit un conseiller, je propose nu'avant de l'acheter on demande au capitaine, si cela lui fera plaisir.\u2014C'est seillers.; \u2014On va nommer une délégation qui ira trouver le capitaine Laridelle, dit le maire.Il fut décidé que le maire, accompagné de deux conseillers, se chargerait de cette mission.Le lendemain, la délégation se rendit chez le capitaine.\u2014Capiiaine.dit le maire, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'en = récompense de vos loyaux services, le conseil munitipa! vous a voté hier un sabre d\u2019honneur Laridelle, flatté, envoya chercher une bouteille de vin et des verres.Il remercia en termes émus.\u2014Le conseil a décidé, reprit le maire, que n'est, ôte la parole.dis, la une idée! s'écritrent les cone es.Hotel Com am Coin Notre-Dame & St-Gabriel._ Table de Billiards et de Pool anglais.Repas à Tél.Bell Main 27:36.\u201c_e-s\u2014\u2014F.X.SAUVIAT, Pros.l'on vous demanderait votre avis; Si vous préférez un autre objet, on pourra l'échanger contre le sabre.nit Laridelle chit.oo oo J'en ai déjà un, dit-il, j'aimesais mieux autre chose.\u2014Quoi?demandbrent les délégués.Laridelle se gratta l\u2019occiput.\u2014Si on vous offrait une- belle pipe, délégué, une pipe en écume de mer: | \u201cie ne fume plus, dit Laridelle; à présent, e prise.| ! A cetle révélution, les déldgués curent la même pensée: 4 \u2014Si HA vous donnait une tabatière?\u2014En argent, ajouta le maire.\u2014Cela ho flatterait davantage.dit Lari iclie, ; \u2014C'est entendu, dit le maire, la commune achètera une tabalitre; elle vous pe la bravoure avec laquelle vous avez #0ul conduit les pompiers au feu., _ Le conseil municipal fit emplette d pme a hatière en argent sur le couvercle de laque il fit graver cette inscription: Vous pouvez man tout ce.que vous dési et la digestion se feri cilement si vous buve: Café-Santé aux repas, tin, midi et soir : c\u2019est fait reconm- \u201d, dit un tipation où l\u2019on boit Café-santé.Demandez chez les pharmaciens épiciers.\u2018sonner offert par la commune de vachery-le-Sec ; 2.capitaine de pompiers Laridelle Services exceptionnels Trente ans d'incendirs.Sure N'oubliez pas que | Café-santé est délicieu qu\u2019il excite l'appétit et qu c'est un fortifiant san égal si on le boit aux À pas, matin, midi et soir, JEUNES ET ViIEUL Reuforcés et Reconstitues Soulagement immédiat.G Assuréu de perte de vitaite ans moire, 1inpotencu, faiblesse, arb dnsomnie, ab.is, excès, « succès un Lo cacité garantie.Europe PASTILLES DU DR.Jr, $! -00te flacon, pur In malle,cact ranco.Adroessez: Cle Médi du Doctenr Jean, B.P.Botte que \u2014Et toutes pharmacies.Eor ivre * Mouimes faibles et fotigu TfL i + 14 ci Depiils, voilk pourquoi le brave capitaine Laridelle prise dans un sabre d'honneur.GEORGES LEBRUN LES PLUMES D'ACIER 13 YDS Dusty splint Agents degros: BROWN BROS, (Ltd.) 51 Welligton St.West, Toronto.Montréal, our notre mandes notre bl d gratis sur demande 0 © consultation.H.JOHNSON et Exportateur de Lu do Peaux Orues, \u201cayeie haut prix du soar- nen nde des consigua- tions, Express payé vd, RUE ST-PAUL, QUEENS RESTAURN Montréal.\u2014_\u2014 Kite 8E [46 Rue Saint-Jacques 4 a I ORIGINAL Belfast Ginger Ale PEUT £rne RECONNU PAR L'ÉTIQUETTE BLEUE PORTANT LE NOM DU FABRICANT KENNETH, CAMPBELL & CLE,, B= UX ST-URBAIN \u201484 1 CS Horr Cette signature est sur chaque boîte des vraies Tablettes LAXATIVE BROMO-QUININE, le remède qui œuerit le rhume en un Jour.COIN ST-LANBERT 66 Bell Telephone 2106 Main Ou les meilleurs vin français sont détaillés des prix populaires.M.Poulin à en -autr une tabie d'hote où vou sont servis les meille viandes, légumes et fruit suivant la saison, pour 25 cents.Une visite à son éta biissement est sollicitée.1.POULIN Prop, mr À \u20ac mercial.-\u2014- William (\"Brien la Carte de 7 hrs a.m.& miauit.Tapisserie ! \\ BARK HOUSE RESTAURANT Tapisserie ! ! de son choix; le capitaine Laridelle avait / dignement commandé ses huit hommes \u201cpen rs 428 fue St Laurent dant trente ans, maintenant la discipline qui, \u2018 PRES ERBRBROOKE, comme on le sait, est la force des armées, AORDIN ee mn rma \u2014\u2014 -t sachant garder ses distances Juns le service, E E TR IRE POUR CETTE SEMAI ~ » sans raideur, ayant ses hommes nans la Mercaries ! main: il avait conquis toutes les sympathies: \u2019 oT - pour lo tecomipencer le conseil municipal CHEZ | N D E N i S .avai idé de lui offrir un cadea m \u201cEH - \u2014 A de tous les habitants de la commune.non u = ae TE Flerceries ! Le conseil municipal s'était réuni en séance \u2019 .extraordinaire pou s tl a ET ETE Oyquestion.por CeHibrer sur cette grave Willie 3 /hite, 180 St-| 1 es avis étaient partagés: les uns voulaient Gea > : un objet d'art; les autres, un objet d'utilité: Un rand Job 20,000 PIECES DÉ TAPISSERIE Laurent Derniers choix d'autres encore opinaient pour ume distinc 1 ; d ; d Jon honorifique.» 3s pt d Le maire, Ysidore Grosdos, cultivateur aisé La balance d he manulacturg achetée it 25¢ dans la plastre.de Ci avates, a a mode A 8 Tous les membres.du conseil sont-ils URE CUANCE EXCEPTIONNELLE ! ) Newr- Yourke Sous- vête- sents?t-il, : Si oe _ présents?demanda-t-l PEINTURES PREPAREEs, FERRONNERIES, ETC, mexis deptiis soc.3 $5.00 I ~Y ne manque que Séphyrin Rommier, dit- A DES PRIX PLUS Bag QU\u2019AILLEURS, OHEZ S| e morc wu = .z .\u2014Sa femme l'a battu hier, y ne peut point \u2018 |.aq.venir, dit le guide champée croit | L, N.DENIS, 3133 RUE ST-LAURENT, |\" Nuus sollicitons une vi- \u2014Sa :tnime le bat ben souvent, observa le Près de la rue Ontario.| .d CTL.maire.e ~ anne: .On peut remniencer, repriv-il; vous savez >\u2014\u2014 | site \u20ac Ne amis tous pourquoi nous sommes convoqués.\u2014 Per - \u2014C'est-y pour le pont?interrogea Jean IN EW R K | - Meloen Fondé en 1859 voirets qui ne savait jamals de quoi il s'a- YC \u2018 H ob G ons on c'est, Jour décider ce que nous al AT wie we BRGUE, ei > Cae Tg, , ECO a | - Onstor-fn,, F@r \u201cpour les cheveux, Je propasc-que la conbsune achète à re, re Que =.2 orande ay |.PE doz, ne de poufe iatwles quo jo rr'ongage taire, démontr it lle JE donné tne grande satisfac \u201cjf.Wafie Rose.Linchn Oreum da Gray, inurnir.- - > rt Sr bee TET se Æ 10 fat nt + te ; * = Noni non! pzibrent ies ongeilins ; {107 a tous ses clients.NUCL, swirls pean.te ££; qui viren \u20ac Maire vouiait In venit, pus \u2018 2 EE a Chl = , ee ca rage de.ls., de poules! PE .£ ; Eu., 1.Billy O'Brien\u2018a cic 9 age do.= - Pas de poudes, ais l'adjoint: de carstairs 1° = Un, ordre par le téléphone Eaat Es Lo dr, : Hh une: ea faint-Jaoquene ee Einar % pourrait croire au'un le pren 2 Fe Ll eon ad 1 {cli ; À ES a ECS OS SS 1 aly ure $8 10 +H \u201c ie mouiiee, A TEE MON 2 Ep ednonse immédiate du messager \u201cfifi-empérter idincke où N'a foire, grendes\u201d \u2014 Très hien, dirent les conséitlers.1, SNE Glad pe SI GT Cer ellorations poutsiracovelruent,7A dites ce que voulez point de poules?eh hay, iingeret le rapportera à domicile, Ge STE E anis SAA gs SEA » vous voulez.= : , Er, ES \u201cai .ae.: \u2014 Je demande ln pacole, dit un copsai?ler i > : 5 x i ; En il tient en main 1e ES eee qui était marchund de vins.LT : .CL vins ot liqueurs.imp; Glin si \u2014 Je vous la dénke, dit le mairo, JW | Co ; Sas je a Gétaille a des p;1x popuit:1508:A26, «i \u2014Qu'est-ce:qu'ily a de plus utile?47 reprit 4.: iW or 7 aly.y La propreto regne Jans Jun & eu le consciller; c\u2019est de boire.\"mia.F ea UE, snent et les clients sont.Ted Les visages g'épanouirent, - ee pe., 8 hilsse e Le BIC Le = TE a PEOPUSS qu On offre au capitaine-une | .eme T ; \u2018 3 Darrique de Vin, d'éb-al justement du très 9 R S |) b ss.EE A mme se 1191, RUE Saini-Urbain, ssi wise 3 © ac Xs To cx "]
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