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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 24 février 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1901-02-24, Collections de BAnQ.

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[" 2me ANNEE No 65 LA SOCIÈTE ANONYME BES DEBATS (INCOBPOLÉES Directour-Qérant ALEXANDRE DuciLos Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articlos sevont signés ot les autours responsables.ANNONCES, RECLAMES, FAITS-DIVERS S'ADRESSER DIRECTEMEN A l'Administration des \u2018\u201c DEBATS ?* JOURNAL INDEPENDANT 24 FEVRIER 1901 LE NUMERO : 2 Sous AB-NNEMENTS : MonTn#ar, (à domicile, par poste ou par messager) $1.50 par an ANADA BT ETATE-UNIS ETRANGER 1.00 «« 150 ¢ REDACTION ET ADMINISTRATION 25, RUE SAINT-JACQUES TELEPHONE BBLL : Montréal, P.Q.MAIN 3810 Parait le dimanche matin LES MAGASINS © A RAYONS Les journaux quotidiens anglais et français de Montréal qui se déclarent toujours prêts à soutenir hautement les causes justes, à défendre le faible contre le foit, l'opprimé contre l\u2019oppresseur, n\u2019ont pas encore dit un mot en faveur des petits commerçants dé- tailleurs et de is lutte qu'ils ont entreprise contre les magasins à rayons oudépartementaux.leurs lecteurs ignorent où en est actuellement cette importante question et pourquoi les marchands spécialistes protestent au nom du droit et de la justice commerciale, contre la concurrence inique qui leur st faite par les privilèges accordés aux magasins à rayons.Les journaux quotidiens ne veulent pas risquer de perdre, en intervenant dans le débat, les annonces et les réclames tapageuses des maisons qui savent acheter lc silence des grands organes par de bons contrats annucis de publicité.Nos confrères n'ont pas compris que le public voit clair dans toute cette affaire et que les lecteurs jugent sévèrement la conduite de ceux qui se font les complices des magasins à rayons pour ctrangler le petit commerce, Leur rôle eut été plus beau de parler au nom du droit ct de la justice et cela ne leur aurait ricn fait perdre car les grands magasins ont besoin quand même de leur publicité, pour attirer chez eux la clientéle.Ainsi le petit commerce de détail de Montréal, n'a pas une seule feuille dans la ville pour défendre énergiquement ses intérêts.Mais le journal Les Devas, avec son indépendance en matière commerciale comme en politique, lui offre ses colonnes pour expliquer ses doléances, pour grouper les forces nécessaires au triomphe de l\u2019idée juste qu'il soutient et pour faire une campagne contre l\u2019oligarchie des magasins départementaux.Les législateurs de Québec, à qui sera présentée une requête des commerçants montréaiais, ne pourront pas ailéguer que la question soulevée n\u2019a aucune importance puisque personne ne s'en occupe à Montréal.Nous nous pronïettons de parler souvent de cette question,de l\u2019étudier avec le plus grand soin et de faire assez de tapage autour de cette idée pour attirer l'attention, même de ceux qu: voudront par intérêt ou indifférence, sc boucher les yeux et les oreilles.Ceci bien établi, venons immédiatement à notre sujet.Et d'abord, que veulent les petits commerçants et qu\u2019ont-ils à reprocher aux grands magasins à département ou à rayons ?Le commerce en général, à Montréal est taxé d\u2019après le chiffre du loyer des locaux utilisés pour les transactions commerciales.C'est donc, en réalité, sur l'estimation de la valeur immobilière que les cotiseurs imposent la taxe.Au premier abord rien ne parait plus juste.Siun commerçant occupe une grande maison c'est qu\u2019il fait beaucoup d'affaires et la taxe ne lui semble pas lourde ; si le boutiquier n'a besoin que d'un petit magasin, il paiera une taxe minime proportionnelle au chiffre de ses affaires commerciales.Mais où commence injustice ct la concurrence déloyale, c\u2019est quand un négociant groupe, dans les différents étages de sa maison, cinq, dix, vingt Genres spéciaux de commerce ct paye toujours la même taxe, quel que soit le chiffre de ses affaires.Sile même commerçant avait été obligé de louer en ville cinq, dix, vingt magasins pour y vendre des spécialités comme : Chaussures, chapeaux, bonneterie, lingerie d\u2019homme et de femme, habillements des deux sexes, mercerie, Jouets nt Limbeloterie, draperic, tapis ct riCeaux, papetcrie, épicerie, ferronnerie, bijouterie, articles de cuisine voisselle et vertcrie, médicsments, librairie, conserves alimentaires, fourrures, articles de carrosserie et de peinture, ameublements et literie, ustensiles de chauffage, outils ct instruments de précision, ctc, etc ; si ces commerces distincts, au lieu d'être groupés par rayons dans un grand niagasin, étaient dispersés dans des boutiques séparées, pense-t-on que la ville ne re- Uterait pas des ressources plus grandes sur le montant des taxes imposées au commerce ?Le chiffre total des dix ou Vingt loyers ne serait-il pas plus élevé que celui d'un grand magasin unique, par swic la taxe ne serait-elle pas plus forte et les revenus de la ville augmen- \u2018ès ?Un grand magasin à départements, d'est pas autre chose que la réunion lous une seule direction de dix, vingt \u2018ommerces qui n\u2019ont aucun rapport tntre eux, aucun lien commun.C'est \u20ac Groupement, l\u2019entassement de mar- *hangises qui Ont ajlleurs l'objet de \u2018Transactions séparées dans les différents magasins de la cité.C'est la :entralisation du commerce entre les mains d'un seul homme ou d'une seule lciété, au détriment des intérêts par- culiers cr chagu: sommergant spécia- ; pa > liste et des intérêts généraux d'une grande ville., Le propriétaire d'une boutique spéciale de cordonnerie qui ne vend que ce seul genre de marchandise, paye Une taxe pour son commerce ; le grand magasin qui possède un rayon de cordonnerie vend souvent plus de chaussures que le spécialiste et pourtant, il ne verse à la Corporation aucune taxe Four ce genre d'opérations commoer- ciales.L'épicier qui paye une licence, un loyer, une taxe d'affaires, l'eau de la Corporation, des frais généraux considérables, est l'objet d\u2019une concurrence déloyale de la part du grand magasin qui a un rayon d'épicerie et de comestibles, avec lequel il attire sa clientèle par des réductions dc prix savamment annoncées dans les grands journaux quotidiens.L'épicier n\u2019a que sa maz- chandise spéciale à offrir ; le grand magasin sait qu'à côté de son rayon de denrées alimentaires, la ménagère serr tentée par les chaussures,les belles étoffes, les plumes, les chapeaux ou l'article de cuisine qui lui manque.Le pharmacien, après avoir étudié pendant des années à l'école et à l'Université, obtient le droit d'exercer sa profession.Ila englouti un capital important pour son iustruction scientifique et professionnel, mais il espère regagner toutes ses dépenses quand il aura laboratoire et boutique à son nom Le grand magasin d'en face, dont le propriétaire n\u2019a suivi ni cours de chi- inic, ni enseignement pharmaceutique, fait le commerce des spécialités et de tous les produits de Ja droguerie que le pharmacien se croyait seul autorisé à vendre.N'est-ce pas encore une concurrence doublement déloyale ?Nous pourrions donner d'autres exemples par dizaines ; ils prouveraient tous la même chose, à savoir que le commerçant spécialiste est combattue par le magasin à rayons avec armes inégales.Que faut-il donc pour rétablir l'é- quilible et faire disparaitre cette concurrence préjudiciable à l\u2019ensemble du commerce de détail ?Que demandent les négociants qui nc venden' qu\u2019un seul genre de marchandises ?Tout simplement l\u2019égalité devant la taxe.Si la Corporation est autorisée à imposer sur chaque rayon particulier des grands magasiss une taxe équivalente À celle que paye à la ville lt moyenne des détaillants de l'article, l\u2019équilibre sera, non pas rétabli tout à fait, mais du moins la concurrence sera rendue moins facile au gros commerçant avec son magasin départemental.Nous savons bien que la mode et le progrès commercial ne peuvent pas être entravés et les commerçants de détail sont trop intelligents pour réclamer la suppression des grands magasins.Mais ils veulent que la loi soit égale pour tous et c\u2019est pourquoi ils s'adressent à lu législature de Québec pour prouèger leurs droits.Nous espérons que les représentants du peuple comprendront, en cette cc casion quel est leur devoir.Avec nos institutions larges et libérales, il serait étrange de voir se lever quelqu'un à la Chambre pour défendre le véritable monopole des grands magasins ct écraser le petit commerce, Nous dirons dans nos prochains articles pourquoi il y va de l'intérêt des finances de la ville, de la société et de la morale, de ne pas encourager par des faveurs imméritées le développement des muagasins départemestaux.Louts HOS YU ECHOS Pas de statuc.\u2014Lord Strathcona a déclaré, au comité désireux delui Ciever un monument, qu'il renonçait à cet honneur.Quelle idée aussi d'élever un monument à un citoyen avant fa mort! Lord Strathcona s'est souvenu de la phrase du philvsophe antigue: ** Attendez pour juger un , homme qu\u2019il ait disparu de ce monde\u201d.Co en quoi il s\u2019est montré plus sage, à lui seul, que tous les membres du \u201ccomité réunis.L'ile d'Anticosti.\u2014 Les journaux anglais ct les dépêches des agences jaunes viennent cncore de lancer an ballon d'essai à propos de l\u2019île d'Anticosti.Cette île qui appartient aujour- d\u2019hui en toute propriêté à un richo industriel français M.Ménier, empêche de dormir quelques anglais Si on pouvait \u2018a racheter ot même Ia confisquer sans bourse délier, comme co serait facilo! | Vous comprenez c\u2019est une position stratégique.M.Ménier pourrait y établir sa base d'opérations militaires pour le jour où il préméditera de s'emparer du Onnada ?.T1 y n des geus qui sont durs ; le vi- dicule no parvient pas à les tuer.Petits profits d'artistes.\u2014 Bien des gens no se font pus unc idée des sommes énormes quo peuvent gagner les grands artistes, dans lours tournées.Voici quelques chiffres qui sont par eux-mêmes assez éloquents.; Ln célèbro chanteuse Adelina Patti, dans uno tournée comprenant : Buda- Pesth, Vienne, Prague, Bucarest, Paris, Nice, Barcelone, Valence, Madrid et Lisbonne a fait un total de : francs 819,200.15 co qui fait environ $100,841.ou le juii total de $3,500, par représentation.La grande Sarah daus une soule tournés comprenant : La Belgique, Hollande, Hongrie, Roumanie, Kussie, Pologne, Allemagne, Franco, Espagno et Bortugal, cut pour sa part le La i joli montanb do sopt cent mille francs.C'est à diro cent quaranto mille piastres de notre argont., Coquelin, (Constaut-Benoit) recut da l'impressario Hermann Ia somme de dix-huit mille piastres pour une tournée de deux mois on Russie, Allomagne et Autriche.Ceci tous frais Payés.,On dira muintenant qu'il est impos- siblo de faire de l'argent au théâtre ! Pour le refage de nuit.\u2014 Mardi prochuin, 20 févrior, graude soirée de ala au Monument National au bénéfice du Refuge de nuit.donnera le * Mariage de Lucette\u201d comuute bouffe en trois actes, la pro- mière du genre écrite sur notre pays.Le sujet en est désopilant et prête aux situations les plus comiques.Madame J.Bennati s\u2019est chargée de la direction artistique, Nous ne doutons pas un instant que la salle du Monument National ne soit entièrement occupée par l'élite de no- tro société Canadienne-Francaise qui voudra, tout en contribuaut à une bonne œuvre, applaudir des nutours de talent, el des artistes de grand mérite.Nous donnous duns notre chrouique théâtralo, la distribution ce rôles du \u2018* Mariage de Lucetto \".Gaston Deschamps.invité à occuper la * chuire de conférence françaises\u201d récemmentfondée aux Etats-Unis d'Amérique, fera en fév:ier et mars, une série de conférences à l'Université Harvard, sur le ** Chéatre contemporain\u201d, Il traitera les sujets suivants : I.Les muîtres du théâtre contemporain : Augier, Dumas fils, Meilhac et Halévy, Becque, Sarauu.Il.La question du rinriage ct le théatre contemporain, Paul Hervien.HE.Le théatre satirique, Henri Lavedan, Maurice Donnay, Abel Hermani, Alfred Capus.IV, La vie de fainilie et le théatre contemporain.La Révoitée, de Jules Lomaitre.\u2014Brieux, V.La question socizle.François de Curel ; le théatre Antoine.VI.Le drame héroiquo : François Coppée, Jean Richepin, lionri de Burnier, Edmond Rostand.VIL Conclusion, L'avenir du théatre en France.Si nous ne pouvons pas retenir à Montréal M.Gaston Deschamps, aussi longtemps que nous le désitons, il est à souhaiter que nos Universités nous offrent l\u2019occasion d'entendre l\u2019éloquente parole d'un des premiers critiques d\u2019art dont s\u2019honore la France.In monarque dans le train.\u2014 Le parlement bulge n interdit les jeux pu- lics à Spa, Ostende ct autres Villes, ou les tripots fonctionnaient avec la permission du gouvernewent.On dit que Je roi Léopold était quelque peu intéressé dans un des casinos les plus achalandés des plages belges.Du coup la cagnotte étant supprimée, Popaul se trouve dans l'embarras.Mais le monarque à de l'imagination.Il va se lancer dans le grand comimser- ce en Chine.T1 y à peut-être quelques casinos à installer sur les plages de l'océan Pacifique et pour une fois, sais- tu, les affaires sont les affaires.Massacres inutiles.\u2014 Dans les vallées de l'Ottawiu, de la rivière Rouge, du Lièvre et de la Gatineau, on détruit les chevreuils comme le grand Turc massacrait les Arméniens.Si les gardes-chasso ne mettent pas un terme à cette tuerie, les chasseurs auront des regrets plustard.Dans la vicille Europe on dépunse des milliers de piastres pour peupler les forêts.Chez nous n'exterminons pus nutre gibier pour rien, pour le plaisir.Les incendiaires.\u2014 Les coquins qui ont été surpris au moment où ils se préparaient A incendier une maison ot pout-être tout un quartier font triste figure devunl lo juge.Maisilnyua pas de pitié à avoir puur de pareils criminels et plus I justice fe :montrera sévère moins ils auront d'imitateurs.Le Saint Perc.-Le vingt-troisiè- me anniversaire de l'élévation au trône pontilicale de S.S.Léon XII, n été ¢élébrd dans nos éghses par une oraison.Le Souverain Pontife a regu de toutes les parties do lx chrétienté les félicitations des souverains, des présidents dv républiques et d'un inunense concours de fidèles.En pisote.\u2014 Voilà qu'on recom- meuce à nous effrayer avec la picote.Les journaux quotidiens, qui n'ont rien À se mettre sous lu dent, déclarent qu'elle est ici, qu\u2019elle est 1à, qu'elle est partout.Laissez-nous donc tranquiiles avec toutes vos histoires.Co sont des trues pour faire adopter le plan de l'hôpital civique de l'échevin Ames.Oui ou non, avons nous un Burenu d'hygiène avec un bon docteur qui possède du bon vaccin ?Si oui, vaccinez tout le mondo ct ne nous rompez pas le tympan avec votre picote.A quoi bon etfrayer la population inutilement.Les médecins veillent.Picoto prend garde à toi.Passe nu large ! Washington.\u2014Les Etats-Unis ont célébré vendredi l'anniversaire de leur livérateur le grand Washington.A Montréal la colonie américaine s'est romimo los années précédentes réunie dans un banquet où l'enthousiasme « été général et débordant.Canadiens, songez-vous quelquefois à Washington ?Deces.\u2014 Nous apprenons Avec regret le décès de Mme Zoe.Tremblay, veuve de Camille Lanctot eb mère de l'Honorable TJ.Lanctnt conseiller légis- Intif et de M, Husmer Lanctot avocat de Montréal.Voir nos annonces de décès pour la date ot l'heure de In cérémonie.A.FAVREAU MOTS DE COMBAT Le suacès durable n\u2019est fait que de la leçon des échecs dont il n été précédé ; ct lorsqu'on laisse s'effacer le souvenir de l'adversité la réalité n\u2019est pas loin de reparaître.Louis HERDETTE.x Dans une cité bien conduite, chacun vote aux assomblées ; sous un mauvais aouvernement, nul n'aime à faire un prs pour s\u2019y rondre, parce que nul ne prend intérôt à co qui e\u2019y fait, et qu'on prévoit que ln volonté générale n\u2019y dominera nes |.J.-J, Rgasszau, ed | a 45 = Vers l\u2019incertain À uno amie Lorsque ls nantonler gu'éa sa voile au port, Et glicse sur Is mer, en chantant se romance, Le veut qui lc conduit, et dirige le set, S'il le pousse sans beurt, dévivus sou espérance.Mais que l'onde s'uugouffre, en déchatnant le flat, Lt quo lo ciel s'enfiamume,aux bruits sourds des tourmentos, La carne iasoumniso au bray du matelot, La jotters sans vie aux vagues écumantes.Parcilà ce voilior, mon cœur dans ls souffrance, Erre aur Yocéan des oublis, des wiystéres Mais dann son awmertune, il craint sa confiance, Ses rôves innensés et l'appas des chimères.Car lo vent du salut, IA bise de printemps, Qui doit le diriger vers Ia plago flenrle, Où nalesent les amoura, ct meurent ice autans ; C'est lo souffle divin do votre Ame benio.Qu'importe ma fortune, et dans l'ombre des nuits, Si votre Souvenir, un jour, doit disparaître, Pris des saules ploureurs, dauy les forite de buts, C'ost là quo dormiront les douleurs de mon être.Ludovic VERAER, Moutréal, 20 févrice 1901.LES MAITRESD'ECOLE Si les promesses que vient de faire M.Parent ne sont pas de vaines paroles, nous pouvons espérer que le sort de nos maîtres et de nos maîtresses d'écoles sera amélioré dès cette année.I ne s'agit pas seulement de fournir gratuitement aux écoles, des livres de classe et des cartes géographiques ; il faut songer aux maitres qui enseignent, aux institutrices qui se dévouent et qui sont rétribuées d\u2019une façon dérisoire.Si le gouvernement libérai cest bien disposé comme lc déclare M.Parent, à faire l'impossible pour amélivrer le systè- mé éducationnel, il doit trouver des ressources afin de relever la profession d'instituteur.Le meilleur moyen pour réussir est en cffet de payer convenablement les maîtres, et pour cela, de distribuer chaque année des subventions importantes aux écoles de grarçons et de filles.les municipalités qui n'ont pas de ressources suffisantes pour donner aux maitres d'écoles des traitements convena« bles, sont en droit d'attendre d'un gouvernement libéral l'argent qui leur manque.Cc qui est dépensé pour l'instruction n'est jamais perdu.C'est en améliorant le sort du personnel enseignant que nous aurons des maîtres et des mai- tresses capables d'instruire nos enfants et d'en faire des êtres utiles au pays.L'ignorance est le pire des asservissements, et l'homme n'est vraiment libre que lorsqu'il est instruit.Mais il faut que les instituteurs de notre jeunesse soient des hommes capables.Payons les bien et la carrière de l\u2019enseignement sera, chez nous, aussi honorée qu'en France, cn Suisse et cn Allemagne.La province de Québec est en retard, au point de vue de l'instruction.Nous ne cesscrons de le répéter jusqu'à ce que le gouvernement ait fait tous les efforts nécessaires pour la mete tre au premier rang des provinces du Canada.Ce n'est pas l'argent qui nous manque ; les excédents de recettes sont là pour prouver l'état florissant de nos affaires.Instruisons notre peuple avec de bons maîtres.Nous le pouvons et nous le devons.Jean CADOT \u2014\u20142>e mm CHEZ \u201c CONCORDIA \u201d L'étude que Nestor a publié dans LEs Denars, dimanche dernier, sur Un hôpital civique, à ou un grand.retentissement dans les milieux où l\u2019on s'intéresse aux questions municipales.Notre collaborateur a été fèlicité par plusieurs échoevins pour avoir posé la question d'uno manière aussi nette ot pour avoir exprimé, sans détours, l\u2019o- piuion do In majorité de notre population canadienne-frangaise.Nous combattor.s de toutes nos forces le plan de doux hopitaux de l'échevin Ames ct nous Bommos heureux de constater que cette semaine, les échevin Lamarche Quimet, Wilson et Lespérance ont rcpoussé les Buggestions et les combinaisons de lour président de comité M.Ames.Ilya quelque chose qui n'est pas clair dans lo projet de l'échévin Ames ot c'est npurquoi ses collègues du comité d'Hygipho ont sa- grment agl on n'appuyant pas do leur vots un projet qui offre des dangers.Quand nous voyons un protestant con\u2019 vaincu, nn méthodiste venir nous prô- cher la création d'un hopital canadien Qui reva dirigé par des Sœurs catholiques, mal ré toute l\u2019intelligence, l\u2019hon- nêtelé et les hautes capacités de l'échevin Ames, nous avons le droit do penser qu'il y a quelque chose In dessous, une combinaison, un \u2018\u201cscheme\u201d qui nous échappe et nous devons nous tenir sur Ia défensive.Nous soinmes persundés que la théo- ried'un seul hopital civique soutenue par Liea DÉBATS prévaudra nu Conseil.Soit qu'on répare celui qui existe, soit qu'on en ccnstraise un nouveau, Montréal n\u2019a pas le moyen de so payer un hopital civique pour les catholiques el un autre pour les protestants, Quoiqu'en dise La Presse qui a décidément la main malbeureuse dans les affaires inunicipales, l'hopital civique de la rue Moreau peut s'unéliorer, par la construction de pavillons, séparés en attendant que nous soyons plus riches pour faire du luxe.Le comité des Chemins a enfin com- ris qu'il fallait étudier sérieusement e projet d'établissement d'une nouvel- 10 compagnio de traniways à Montréal, Li concurrence entre les deux sociétés nous fern du bien et les améliorations modernes de ln Montreal Terminal Railway nous débarasseront des Potits Chaise où l\u2019on gèle dès qu\u2019on est A cinq pieds du poéle.La population demande qu\u2019on aille vite en besogne.Un échevin qui n'a certaiuement pase | l'intention de se représenter aux prochaines élertions, c'estl'échevin Smith.Il n\u2019a pas craint en effet de se mettre à dos tous les propriétairesd'imimneubles, en demandant qu\u2019ils soient à l'avenir responsables de la taxe d'eau des locataires.C'est logique, la mesure serait excellente et ln Corporation n\u2019aurait qu\u2019à y gagner, mais essayez de toucher AUX Vieux UGAges et vous allez en entendre de belles À ia séance du Conseil.En attendant la ville perd des milliers de pinaties chaque année.Mais nous préférons passer pour une ville pauvre, une ville de quêteux.Nous finirons par aller tous au Refuge do Nuit si cela continue.Demain lundi Ja séance sers très mouvemantée.On s'attend à une sérieuse attaque de l\u2019échevin Jacques contre le président Laporte ot 'ndmi- nistration dus finances de lu ville.Paul MIGEON ee rel m= ein Utilisation du Fonctionnaire Sous lo titro : \u2018* Utilisation du Fonctionnaire\u201d, l\u2019éminent écrivain français, M.Paul Adam a, naguère, écrit dans le Journal de Paris, Un très remarquable article préconisant une idée nouvelle et dont les résultats seraient à première vue d'un effet admirable.\u201cNul, dirait lu nouvelle loi, ne peut briguer un poste dans les aciministin- tions de l'État, s'il n\u2019est murié, s\u2019il n'a su par avance accroître lo nombre du peuple et la vigueur de la patrie.A mérites égaux, le père de plusieurs enfants sora toujours favorisé par les jurys d'admission \".Et, ajoute, l\u2019intelligent économiste, \u2018 mieux qu\u2019un impôt trop minime pour engager le contribuable à l'éluder en modiffant l\u2019essentiel de sa vie, mieux quo lu prime d\u2019une détaxe dérisoire, celle espérance d'honoraires viagers et fixes incitera les jeunes hommes au goût des unions fécondes.\u2026.\" Ce que Paul Adam prêche aux Francais ne serait pas déplacé ici, non plus.Evidesssnent les vertus proliliques de nos jeunes canadiens pourraient nous dispenser de cette originale munis intelligente loi nouvelle, Cependant, comme dans nos villes le nombre des enfants tend à diminuer, il ferait œu- vre patriotique, celui de nos députés qui se lèverait au Parlement pour préparer semblable loi.Quand verrons-nous le fonctionnaire du gouvernement être obligatoirement le père d'une nombreuse famille qu'il B'efforcerait d'augmenter chaque année ?LA Arthur GRAVEL FAIBLESSE DE ANGLETERRE AL.Chamberlain a prononcé cette sc- maine, au Parlement anglais un discours assez violent pour essayer de soutenir et de justifier sa politique d'annexion brutale dans le sud de l\u2019Afrique.Comprenant qua le petit grou- e des humanitaires qui s'agitent dans a presse anglaise ct à la Chambre des Communes, pourrait bien faire, avant peu,la boulo de neige et devenir redoutable, le ministre des Colonies s\u2019est attaqué à lui et s\u2019est effored de jeter sur les homunes éminents qui le composent un soupçon de déloyauté.Toute In politique de M.Chamberlain dans cette malheureuse guerre du Transvnal tient en la formule chère au prince de Bismark : * La force prime le droit \u201d, avec ln différence pourtant quo le chancelier do fer avait derrière fui une armée redoutable pour appuyer sa politique, {andis que M.Chamberlain a épuisé les ttssources de son pays.Les deux petites républiques qui luttent en désesp\u201crues, depuis dix-sept mois, contre lus meilleures troupes et les généraux les plus habiles do l\u2019Angleterre, tienneut encore ln campagne, peut-être sana eanoir de triomphe finul mais du moins, on gravant à grands coups dans l'histoire une immense auréole de gloire el de patriotisme qui brillera À jamais lumineuso sur les noms des défenseurs héroiques et sublimes de l'indépendance du Transvaal et de l\u2019Etat libre du Fleuvo Orange.De l'aveu des orgænes les plus autorisés de la presse anglaise, de ceux qui ont une influence non seulement sur le monde do In politique, mais aussi sur les gens d'affaires, la situation nc- tuclle au Sud-Africain est moins brillante qu\u2019elle ne l\u2019étaitaprès la déjivran- co do smith et la priso des deux capitales de Prétoria ct de Bloemfonter.Il y a un anlestroupes anglaises étaient pre de resque sur toute laligne.Aujourd'hu elles ué peuvent prendre l'offensive sur un seul point 1uais sont contraintes de défendre péniblement les villes côtières de la colo- nio du Cap.\u2018* Le Manchester Guardian \" appolle cette campagne \u2018\u2018uno humiliation nationale \u201d.ous ne serous pas plus sévère que notre grand confrére anglais, dont le patriotisme est plus aticint quele nôtre.Mais nous essayerons de montrer à nos lecteurs ue la guerre du \u2018Transvanl à affaibli l'Angleterro et l'a mise dans un état dnngereux d'inféricrité parmi les grandes puissances de l'Europe ou en face des Etats-Unis d\u2019 Amérique.Legouvernementanglaislecomprend et s'en inquiète.Cette vérité est si palpable qu\u2019elle l'en aveugle.Jamais en cifet l'Angloterre, pays de la liberté, n'a adopté des inesures aussi tyranniques que celles de bnillonner la presse et de supprimer les journaux dont lu patriotismo éclairé & oppose à la conti- nuaation dela politique de Chamoctlain, L'homme néfaste qui a entrainé son pays dans cette lutte ott l'Augleterre n'a rien d gagner, se couvre de ridicule en _applaudisennt à l'interdiction des feuilles sympathiques aux Boers, abaissant ainsi sn patrie, le grand empire britannique, au rang du royaume d'Espagne ot de l'agonisante Turquie.Il ne faut pas se dissimuler que le discours de M.Chamberlain n'ajoute rien à la puissance de l'Angleterre.C'est de la poudre inutilement jetée aux yeux des aveugles, lorsque le peuple réclame de ln lumière et toute la vérité.Personne en Europe ne sera dupe de cette fantasmagorie.Les hommes d'Etats qui consultent les nations avec autant desûreléqueiesmédecinatâtent le pouls des malades, ne se trompent pas sur in forco et lu vitalité actuelles do l\u2019Angleterre.Son armée est épuisée par dix-sopt muis de luttes en Afrique, pendaut lesquelles la fleur de ses plus braves officiers n disparu, faucliée sous les halles des burghers, Tous les défauts du rilitarisme anglais ont apparu dé- sastroux dans les plus petits engage- monts qui ont sigualé cette guerre.L'impression générale en Europe est que l'armnéo de terre britannique serait à.peinorapatlodeluttercontre les'Tures qui manquent de tout le luxe militaire anglais mais quidu moins, ont en abondance des homines et des chefs.La marine anglaiso jouit d'une réputation universelle.C'est l'espoir de l'Empire, sa défense.et son salut.Mais quelles surprises peuvent nous at- teudre de ce côté encore?Jamais les flottos anglaises n'ont livré un combat naval important, depuis l'invention des bateaux à vapeur, des cuirassés, des torpilleurs et des sous-marins.Le bombardement de quelques villes ouvertes n'est pas un fuit de guerre suffisant poux établir Jan supériorité incontesta- le de la flotte anglaise qui n'a jamais été aux vrises avec celle des Etats-Unis, de lu franco ou de l'Allemagne.Au point de vue financier, la Grande Bretagne se ressent fatalement des dépenses énormes qu'entraîne la guerre du Transvaal.Sa situation et son crédit commencent & être discutés ; les Consolidés ont baisséoubaissentencore ot déjà les marchés de Londres ne suf- tisent plus pour émettre les emprunts anglais, Il faut frapper aux portes des banguiers de New-York.de Paris et de Berlin pour envoyer de l\u2019or dans le sud de l'Afrique.Engagée en Chine avec leconcert des puissances, obligés de faire circuler ses navires de guerre sur tous les océans pour protéger ses colonies, forcée de continuer une guerre ruineuseauTrans- vaal, jamais I'Angleterre n'a offert uno proie plus tentante à celui de ses ennemis qui voudrait lui chercher querelle et lui porter un coup dont olle so relèverait difficilement.L'Exposition de Paris est terminée.Ii faut toule In sagcessc des hommes d'Etat français pour ne pas tenter l\u2019aventure, Lu Russie qui al'œil fixé sur {er Indes, reste frémissante, l'arme au ied, n'attendant qu'un signal pour franchir les montagnes qui la séparent des plaines du Gange et de l'Indue.L'ANlemagne qui lutte pour étendre son commerce au détriment des manufactures anglaises pourrait bien se croiser les bras, tandis que les adversaires scraient aux prises ct profiter d> la lutto pour affirmer sa supériorité industrielle aux quatre coins du monde.L'Angloterre est isolée.Klle cherche desalliances,carellecomprendsafaibles- se prétente et c'est aux colonies qu\u2019elle s'adresse pour appuyer l\u2019Empire.Nous ne refuserons pasnotre concours ou du mcinsnotreneutralité,encnrs do conflit, mais sur le terrain pratique, nos hommes d'Etat du Cannda sauront obtenir des compensations tangibles et profiter de l'occasion pour acquérir des avante- ges palpables que l'Angleterre eilu- mme en pareille occasion, so garderait bien de laisser échapper.NESTOR \u2014\u2014\u2014_\u2014_ {0 Nouvelles a la Main Qu'est-ce qui différencie le plus les hommes entre cux ?\u2014 C'est, je pense, d'aimer des choses différentes.\u2014 Non pas; c'est d'aimer différemment les mêmes choses, x trois fois do suite.de changer la nourrice de son petit dernier.A la fin, le père navrd et inpatient g'éerie : \u2014 C\u2019est À ne plus savoir à quel sein se voucr ! à © CHRONIQUE * Le carnaval, le roi des fous est mort ! Que les admirateurs conventionnels des majestés défuntes calment leur indignation prête À éclater, car sen cendres.sont bien froides, allez ! Depuis quelques années, le favori des peuples périclitait ot finalement, il s\u2019est éteint tout doucement sans convulsions, sans agonie.On a tenté de lui infiltrer un sang plus jeuno ot de lui injecter le sérum du bon sens ct de lu modéretion, mais tous: Irs secours de Un jeune ménage viout d'être obl tuelles.\u2014\u2014 la philosophie sont restés impuissants à combattre le germe morbide déposé dans son sein, aux époques du pagauis- me et du moyen âge.Il est mort !.que les bonnes gens avides d'émotions s'entraînent à verser des larines sur cette carrière si bien rempliv que le temps dans oa marche impitoyable, vers I'Eternité vient de faucher sana pitié (style nécrologique de nos quotidiens).Lo défunt roi était de fort bella noblesse et sur sou blason, on peut voir lo diable, déguisé en serpeut tenant dans sa gueule une pomme sur fond d'azur avec cette devise : la folie est mon droit ! L'etupiro romain ct l'empire grec se disputent pourtant la paternité de cet enfant terrible.Il préside aux saturnales, aux fêtes de Bacchus : les pro- tresses, couronnées de fleurs les bnc- chantes, armées de thyrses enguirlandes de pourpres et de lierre,célebraient le retour annuel du Carnaval, en so promenant par les res revêtues d\u2019une simple peau d'ours, criant, chantant, dansant, ivres de vin et de guité.C'était par des réjouissauces analogues que les Egyptiens fêtaient leur dieu Apis et les Gaulois, leroleil.Les nations chrétiennes adoptèrent avec en- thousiastue ce fils du paganisiue ot le porttrent sur le pavois.Le mignon fut choyé, caressé, adulé en France, en Espagne, pur larigide Albion et surtout on Italie, yron chanta, dans une de ses admivables odes, les spien- deurs du carnaval italien.Mais depuis, hélas !.sa gloire ne fit que décliner, ses déboidetents honteux, ses ignobies débauches, lui attirèrent le inépris universel.1! allait mourir d'ennui, quand le Canada hospitalier lui tendit les bras, il s\u2019y jeta éperdument.Qui n\u2019a entendu parler do ces festins pantagruéliques,des bals légendaires qui Auraient trois jours : un cavalier émérite, beau dæanseur devait rester sur la brèche sans faiblir, commencer à sauter le dimanche gras, ot no finir qu'au dernier coup de minuit lo mardi gras! Quelle hécatombe de dindes, do poulets, de rôtis, de pâtés, (de tourquéres comme on dit chez nous) de beignes, ete., arrosés de bon whisky canaéien ! Car il fallait s\u2019em- pilfrer comme des canards, en prévoyance du carême.Songez donc, quarante jours saus se graisser la tri (comune on disait) sans manger d'œufs, de beurre ! Brr lL.Brr Ll.nous frissonnons & ce bléme fantdme, qu'invoquent nos grand'méres.Ils devaient être d\u2019un propre, los joyeux convives, au lendemain d\u2019une pareille noce, pour alier recevoir les cendres.Jo les vois les cheveux encore ruides, les yeux bouffis, la marche titubanto, oh ! la mine fripée des jeunes filles.Et la voix grave du pretre : \u2018\u2018 Souviens-toi que tu n\u2019es que poussière et quo tu retourneras en poussière\u201d.C'en était assez pour calmer leur offervescenco et les dégriser du coup.La victime do plaisir.bourrelée de remords croyait entendre la voix même du Dieu vengeur, et le repentir descendait dans son Âme contrite et humiliée.Les carafes, la mangeaille, la pipe, la tabatière.les violons, les sacres étaient mis en pénitencu pour quarante Jourit dans notre bonne ville, l'excitu- tion n'était pas moins grande! Les processions de masques, les hula travestis, les voitures regorgeant de fé- tards, qui jetaient aux quatre vents, les cris nssourdissants des trompettes et les éclats de rire de leur gaits bruyante, Les courses en raquettes auteur de la montagne, à la lueur des torches.Et les gliesades.oh ! les glissades en traînes sauvages, toutes emboitées los unes daus lee autres Un! Deux! Trois L.Et ia file s\u2019ébranlait comme un train de plaisir, avec des cris, des rires, des piaulements.L'on allait glissant comme duns unréve.Quand, rusquement, un gros glagon faisait chavirerl'embarciation et tousroulaient pèle-mèle, contusionnés, meurtris, aux applaudissements frénétiques de lu galerie.H fallait rengainer sa lippe et rive quand même sous peine d'être hué, car le mat.d\u2019ardre était de tout trouver drole, mene un nez qui saigne ou uno hanche décrochée ! Mais le clou de la fête était le palais taillé en glace vive, élevé à sa Majesté folichonne et le déploiement de pièces prrotechniques, qui en illuminaient la priec de possession.Quelle fécrio, les raquetteurs en blancs uniformes, montaient à l'assaut de cette citadelle fon dante, qui \u201cipostait par un feu bien nourris.Le Ciel éclairé par le flamboiement de la poudre lnissait retomber des gerbes d'or, des pluies d'éme raudes et de diamants qui incendinient toujours quelques toupets, voire méme des plumets, crevaient quelques que nwils, estropiaient des gamins, ete.Et les chevaux alfuiés prenaient la peur eb eu lançaient dans cette cohue humaine, qui se pressait, s'étouffait\u2026 les jolies coiffures déchiquetéos, les tournures aplaties se confondaient dans une omelette do cranes défoncés, de cervelles palpitantes\u2026 ot d\u2019entrailles ensanglantées !\u2026 L'on soupire après ces bienhcureus temps! Et les énerves, les faisours de pathos ;.déclament cmphatiquement que la poésie s\u2019en vu\u2026 Eh bien, non encore, vous ne nl'Arracherez pas une larme hypocrite! Je galuo l'humanité qui s'échappe enfin de ses lunges.el ui briso les hochets de sa puorile en ance.comme le soleil radieux, le pére de la vic.s'éléve vainqueur des bru mes et nous donne ses premiers sourires printanniers.Il faut à son esprit, qui s'éveille, des jouiesances intellec Elle élève les ycux au ciel et lui demando le secret de ses plnnôtes.\u2026 la conque qui lui chante la plainte de l'océan In fait rôver, elle découvre une harmonie inconnue dans les voix bour donnantes do la création.Autrefois, seuls, les poètes, les visionnaires, les prophètes avaient ontrevu l\u2019Infini, Sans comprendre encore, elle pressent lout : ellu réalise je video du plaisir, aux ivresses mensongères,elle soupçon- no l'éternité d'un sentiment unique : l'amour avec ses ramifications, la pitié, la charité, l'abnégation, lo devoir.Er vain, quelques porturbateurs, quelques oxaltés, ont voulu réveiller ses ancien nes folies lo bruit de grosses caisses, l'étourdissement des fanfares.Ello est rostée froide.Polichineil Arlequin ne la font plus rire.Ou l'humanité s\u2019éveille de sa torpenr, ses yeux se dessillent, elle interroge in.quièta lc savant penché sur en cornue, cherchant le secret de la vie : l'astronome, braquant son télescopo sur ls nue.pour savoir les secrets de sa mystéricuse destinée.MUSETTE pn - 2m ame + RH + se CSST US ~ abot uetdiehl] mises sh 2 $s jp \u2026 Nue de tous les écrivains, mais inp Be for A TRAVERS NOS CONFRERES Mgr Têtu n enfin terminé dans In Patrie In longue série de ses Notes do voyages, Nous nous réservons de les aualyser quand elie paraitront en vos Junie.Nous no voulons relever au- jourd'hui quo deux où trois phrases de au dernière rettre ur Paris et la France.Saviez vous qu'il y avait encore dos brigands à lai .4.capables d'arrêter un omnibus comp.t, à dix houres du ma- fin, dans un des quartiers le plus pruisi- ble de Ia Capitulo ?Mgr Têtu nous Tuppred.l'est vral qu'un peu plus loin, le grand homme d'Etat Jules Ferry est ualifié de Lrigand, par Mgr Têtu, rigand, le doux Jules Ferry ! Voilà comment on éerit l'histoire.À ce compte là, Monseigneur « du prendre un des inspecteurs de la compagnie des omnibus pour un brigaud.La pauvre France, În viville mère patrie est bien mal menée dans les notes de voyages do Mgr Tatu.Les lecteurs de la Patric doivent avoir une belle idée de la fille ainée de l'Eglise.À signaler, une fois n'est pas coutume, dans la Patric de samedi, un bel article de M.Hector Garneau.L'auteur y apprécie comme elle le mérite, une étude d'un jeune écrivain françris, sur lo Canndn.\u201cQuel dommage que M.Garneau n'écrive pas plus souvent dans la Patrie.11 nous roposcrsit des ennuyeux rabâchages que son rédacteur nous sert à jet continu, en un français qui cest au-dessous de toute analyse.La Presse va essayer de résoudre le problème de Ju navigation d'hiver dans le bas du fleuve.Les confrères de notre grand quotidien Lrouvent que ce n'est pus difficile ct ils frappent à bras raccourci sur l'auteur du projet.Tout le monde s'en mêle ; même un savant évêque arrive à la rescousse et déclaro que l'hiver est trop ivancé pour faire une expérience qui ne nous rouvera rien.Nous na sommes pas ¢ cot avis, La seule chose qui nous aurait fait plaisir nurait été de voir l'amiral Suisse prendre In direction de l'expédition do la Presse.Quelle plus belle occasion d'utiliser les capacités et l\u2019expérieuce du fameux amiral : Les journaux de province ne sont pas ce qu\u2019un vain peuple pense.On y trouve en les parcourant Une certaine dose de philosophie qui n'est pasà dédai- daigner.Le Saint-Laurent de Fraserville écrit ce qui suit sous le titre : Un cardinal Canadien.De temps en temps pirait une nouveile à sensation, disant : \u201c* On apprend de Rome que Mgr un tel vient d\u2019etre nounné cardinal: c'est un grand honneur pour nous, ete,\u201d 11 faut se défier en général, de ces informations \u2018* venues de Rome\u201d.Lnissons fuire le Saint-Père : il pait ce qui convient le uieux à chaque peuple et ne demande point À être forcé, Attrapez les bons confrères et proti- tez de la leçon ! La Patrie nous parle cette semaine du blé à macaront que l'un va semer dans lo Montana.Ce blé ne vient pas d'Italie comme on pourrait le crore, M.Parent elegiaque Le discours prononcé par le preraicr ministre de In province de Québec, à l'ouverture de ln Législature à été publié, in extensn, par les journaux de Montréal, dane lo courant de la semaine écoulée.; Comme morceau d'éloquence je suis obligé d'iuvouer que M.Parent ne nous a pas donné une haute idée de ses facultés d'orateur.Le début de son discours cst plutôt macabre avec sa lou- gue énumération des tentatives d\u2019as- sissinats qui ont été perpétrées contre feue notre bonne reine.Cela vous donne froid dans le dos.Le premier ministre tombe dans l'élégie quand il nous parle de \u201cla main sure de Ia mort qui a couché dans la toinbe l'illustre femme qui ornait le trône d'Angleterre depuis soixante- quatre ans\u201d.A moi les classiques ! Le vieux poète Malherbes avuit déjà dit avent M.Parent, muis beaucoup mieux : La mort à dos rigucu- à à nullo autre pareille.Ou n bean la prier, Ls cruello quelle est se bouche les oreilles Lit ous laisse crier.Le pauvre, en sa cabane.où le chaume le couvre, Est met À ess lois, Et la garde qui veille nax Darsières du Louvre N'en défend point iiux rois t M.Parent est in homme d'affaires, nous le savons, mais entre deux opéra- Lions finuncières, nous lui recommandons de se réconcilier avec les bons auteurs.On aime l'éloquence, chez nous et nul n\u2019est sacré grand homme au Canada ai aux qualités pratiques et rofessionnelles no se joignent cellesde \u2018urateur, Oncslme MARTIN \u2014 ee SANS CONTREDIT.\u2014 Vous no tousserez plus, si vous prenez du BAU- Mis RHOMAL, le meilleur spécifique dans Je monde entier.\u201cLe Journal\u201d 11 y adeux semnines Le Journal publiait une petite note agressive contre LEs DénATS à laquelle un de nos colin- borateurs à répondu lestement du tac au tac.Notre grand confrère priten- dait que nous déprouvions quelques difficuités 8 nous maintonir debout et à continuer Ia lutte frondeuse que nous avons entreprise contre tous les abug et toutes les médiocrités, Nous montrons sans tapage, par notre existenco même toute notre vitalité ct notre énergie.Nos amis qui nous suivent ev nous soutiennent n'ont pas besoin d'autres démonstrations.La ligne indépendante que nous suivous dans ln politique, le commerce, In littérature ct les arts, nous a atiird sans doute des inimitids, mais, griice & Dien, nous avons aussi cegu des encouragements et nos lecteurs deviennent chaque ditounche plus nombreux, À mesu- ro que nous affirmons notre ligne de conduite inébranlable.Le Journal qui croyait pouvoir nous lancer un regard déduigneux parce que NOUS He paraissons qu'une fois par semaine, pour le moment, voudrait bien uvoir autant de lecteurs que nous, Mais il ne suffit pus de jeter ie l'argent dans un sac pour faire une gazette iu- téressante.Il faut que les fondateurs s'entoureut d'hommes capables, rompus au métier de journaliste et sur- mais bien de Russie, Du blé à macaroni, ce n'est, pas banal ; cela nous rappelle les mines do chocolat du comté de Jolietto et les carridres de poivre de St-Jérômue.Les constables peuvent se vanter d'avoir d'excellents amis dans le Jouwrnal.Toutce que nos nimables gardiens de ln paix disent et font, trouve un écho sympathique dans les colonnes de notre cunirère.Si l'un d'eux donne sa démission il est glorilié par le Journal ; si un autre est puni par la commission de police quels coups de boutoir contre ces pauvres échevins ! C'est benu l'amitié qui unit les constables aux reporters du Journal, Oreste et Pylade n'étaient pas plus amis.La Presse, parlant du marché Bonsecours termine son article par cette phrase : \u201c Sile Conscil ne peut nous doter du marché qu'il nous faut, il devrait étudier 1a question de l'affermage et en trouver la solution.\u201d In cauda venenum! Tes Américains qui veulent exploiter le marché Bonsecours ont-ils un plan que la Pressc voudrait appuyer ?Le jeune lauréat des concours du professeur de Labriolle s'en prend à clombine dans un des derniers numéros de la Putrir.Travaillez jeune homme, l'avenir est.À vous, Mais lisez dans LEs DÉBATS In réponse que nous publions à votre élucubration.Elle est instructive et ne peut manquer do vous être utile.Gnétane de Montreuil n quitté la rédaction de la Presse où elle avait uno jolie pose destinéo aux dames, C'est un rédacteur barbu qui l\u2019a remplacée.monsieur, ce n'est pas facila de pondre sa petite colonne quand on n\u2019a pas l'habitude de s'adresser au beau soxe.Jo vous plains, Vous vous époumonez.C'est In conviction qui vous manque, cela se comprend, Toutes les jeunes chroniqueuses des fronds journaux fe plaignent des fau- 8 de typographie qu\u2019un luisse dans leur articles.Ce sont des attendrisse- penta À n\u2019en plus fluir, Ce serait aucoup plus simple do corriger vos épreuves, Mesdames.Tout le monde y gagnerait.Hier, samrdi 23, le savant Viator La Patrie publinit une lettre qu'il se adressé lundi 18, (nous connaisons lo truc) pour répondre a ma petite critique de la semuine dernière, Viatop nous conte aujourd'hui qu'il n\u2019y a pas de poussière dans la mer muis au-dex- sus de la mer, Nous savons bien que la poussière dansla mer ne serait autre chose que de la boue.Qe qui nous pa- ralt absolument invraisemblable, re sont les 24 burils de poussière recueillis sur votre uoilier ! Quant à nous renvoyer aux journaux de savants américains ou français, cela ne nous fernit pas croire aux 24 barils, vous lisez bien 21 barils de poussière de Viator, pas plus qu\u2019à la fameuse sardine qui bouchait l'entrée du port de Marseille.Té aion bon Tartarin ! Un de nos lecteurs me dema l\u2019on doit dire \u2018\u2018 Au Canada \u201d rade Ea Canada \", Je crois que ia réponse est bien con- ; ur sa- à, Sisfaire mon correspondant, je tai don- ¢, Rerai quelques exemples afin do justi.la locution ** Au Canada ™, qui est Ia seule exacte, On dit ** en \u201d pour tous les noms de pers dont le genre est féminin : en nce, en Angleterre, on Allemagne, en Buisse, en Russie, en Italie etc ç\u2014 on dit * au \u201d quand il s'agit d'une contrée dont le nom cst du genre masculin : au Transvaal, au Maroc, au Brésil, au Japon, au Natal, au Guatemala, au Exception pour aux #hdes.\" Cyrille TEUDEAU tout qu'ils aient un directeur tout à la fois Loume de lettres et homme d'af- fuires ce qui ne court pas les rues à Montréal.Le Journal n commencé à paraître le matin, nous renonçous à dire avec quelle perte pendant douze mois.Espérant que sa publication faile dans l'après-midi lui permettrait, fol espoir, de joindre les deux bouts, Fadministration u décidé de faire paraître in feuille chaque soir, à quatre lieures.La tentative n duré un mois justes et elle a suill pour montrer zu comité de direction que le changemont n'étiit guère profitable aux bailleurs de fonds.Lo grand organisateur de la brillante défaite du parti conservateur, M.Milton MacDonald qui s'obstine à diriger Le Journal, en est réduit à revenir au tirage du matin.Et c'est avec \u2018ees changements répdtds, cetto inexpérience du besoin de notre population canadienne qu'on espère faire rovivre un grand parti et grouper les forces conservatrices éparpillées dans tous les comtés de notre province.> Jamuis Le Journal sous In direction du trio de nullités qui le gouvernaieht n'a tant contribué au succès dos libéraux que pendant In périude électorale, On auruit\u2018payé ces gens pour faire triompher les rouges quils n'auraieni pas mieux compromis les bleus.Ils ont tout accumulé pour perdre ls bataille ; calomnies, mensonges, excitation à la haine entre concitoyens, guerre de races, mépris des convenances les lug élémientaires entre les parties, inures, etc.Ceux qui hésitaient encore rejoindre les libéraux, en présence de co débordement d'insanités, n\u2019ont plus attendu.| L'écœuremert les a gues.M.Milton MacDone ii ct avec far ice vieux débris de La Minerve peuvent se vanter d'avoir fondé un hôpital pour les journalistes impotents du parti conservateur, mnis un journal digne d'être l'organe officiel des bleus, jamunis ! Ceux de nos amis qui ont mis de l'aizent duns cette entreprise, ceux qui sont dévoués au parti conservateur protestent contro l'incompétence de ces médiocrités.Ilsvont même plusloin, ils ne l'ecunnaissent pas aux bailleurs de fonds du Journal le droit de compromettre plus longtemps le parti des iéritiers de la politique des Sir J.A.MacDonald, Sir John Thompson, Sir Charles Tupper, Chapleau, Boucherville, Taillon, ete.C'est beau sans doute de mettre des capitaux dans une entreprise de journalisme conservateur, mais encore faut-il ne pas s'adresser à M.Milton Macdonald pour diriger ua organe dont on veut faire le journal officiel du parti, Itendez l\u2019orgunisateur de la dé- fnite conservatrice aux douceurs de Ia vie champêtre et à l\u2019élevago des bestiaux pour lesquels il parait avoir une réello compétence.Que M.Beaubien, comme autrefois le philosophe Diogène allume saJan- terne et cherche ce qu'il nous faut: un homme 1 UN BLEU Revue de la Semaine Nous a-t-on assez blagué avec les ga- meux élévateurs de l\u2019'amérizain { ners?À en croire les promoteurs, la prospérité de Montréal était liée désormais à cet industrie) et À ses vastes rojets.Notre port allait être trans- ormé ct on devait nous amener tout le commerce des grains de l'Ouest.Va-t-on voir s\u2019ils vionnent! Le maire Préfontaine nous a fait des discours dans lesquels il était question de mil- Israel Tarte renchérissuit.O'étaiont des proinesses à n'en plus finir : les minots de blé allaient nous déborder, les Américains s\u2019inquiétaient et parlaient de faire une lutte désesy pour nous empécher d'avoir le trillc ; SEE le - beat = Rs = lions de minots de bié.L'honorable | la LES DEBATS, 24 FEVRIER 1901 « Tout cela n\u2019était que du * bluff\u201d et Conners nous laisse aujourd'hui avec dos fondations d\u2019élévateur sur les bras, Les journaux dévoués nous parlent bien d\u2019un gros monsieur, millionnaire de l'Oucat, qui va reprendre la construction.Mauls uous en avons assez de ces histoiresd dormir debout, Avons nous oui ou non un ministre des tra vaux publics qui veut s'occuper de antre port.Sioui qu'il pulse dans le coifro où vont s'engloutir nos plastres et qu'il en construise des élévateurs, Celi nous coûtera mieilleur marché et les élévateurs seront à nous.Lo ministre de In milice, l'honorable M.Borden, étudie en ce moment un projet d'établissement do clubs do tir eur toute In surface du Canada.Nous souhaitons la plus complète réussite à notre ministre.Le Canada jouit à l'étranger de la réputation de posséder les meilleurs tireurs du monde.Tous les romanciors qui ont derit sur notre pays ont contribué à propager cotte vérité.C'est à nous d'en maintenir l\u2019exactitnde en entretenant le goùt du tir parmi notre population, .Nec perdons pas de vue ce qui se passe en Suisse, ou chaque année les sol dats volontaires sont exercés au tir d : la carabine etdu fusil de guerre.L'ur- ganisation des tirsen Suisso est une des plus parfaites qui existent.On ne sait jamais ce qui peut arriver.Le Onnada est un prys pacifique, mais si jamais nous étions obligés de défon- dro nos frontières, du bons tireurs nous rondraient de grande services.Soyons prêts à toute éventunlité.Ce qui nous paraît un sport aujourd'hui, peut trouver demain son application pratique.Multiplions chez nous les tirs ot conservons la vieille réputation d'adresse dont nous jouissons dans le monde.On parle beaucoup depuis quelque temps d'inspection de la viande et du pain à Montréal.Le bureau d'hygiène à déjà nommié un fonctionnaire chargé de surveiller la vente de la viande daus les différents marchés de la ville.Notre alimentation va s\u2019en ressentir sans aucun doute et nous ne serons plus exposés à manger de la viande d\u2019animaux atteints d'actynomicose ou de tubereu- lose.Mais ce n\u2019est pas euffisunt.Le pain, plus que la viande, est l'aliment Universel et nous espérons que le bureau d'hygiène se déciders concurremment avec la commission de police à choisir un où deux fonctionnaires qui auront les yeux ouverts sur les boulangeries.La composition du pain, sa préparation et su vente intéréssent trop notre population pour qu'on n'exerce pas une surveillance intelligeute sur les ditfé- rentes manipulations par lesquelles passe cut aliment indispensable aux riches comme aux ouvriers, Nous avions un inspecteur du pain ; sa fonction a été supprimée, muis il est plus que temps de lu rétablir et d'appeler à In remplir un hiomme competent et honnête.Lus plantes que nous entendons clique jour sont trop nombreuses, rien ne serait plus facile que de les faire cessor.Le due et la duchesse de Cornwall se préparent à faire le tour des colonies anglaises afin de connaître l'étendue de l'empire sur lequel ils sont appelés à règner un jonr.S'il est vrai quo l'on s'instruit en voyageant, 'hdcitier de la couronne britannique et si femme vont suivre un cours pratiquede géographie qui leur servira dans l'avenir.Les vis- tes possessions de l'Angleterre éparpillées sur tous les continents ont chacune Ges tuours bien différentes qui tiennent à lu nature de leur climat et aux races diverses qui les linbitent.Il est ben que le fils d\u2019IPdAouard VII fassecon- naissunce avec ceux qu'il devra gouver- uer et g'initie aux coutumes dé ses sujets qui ne sont pas tous Anglais, Nous en savons quelque chose au Canada.Les Altesses princières viendront à Montréal.Malgré la pénurie de notre trésor civique, la Corporution trouvera les ressources nécessaires pour les re- la métropole de notre pays.L'accueil que nous pv ons fait au princede Galles vellern avre son fils.Une politesse n'engage à rien.Nous entendrons des loynuté des Canadiens et sur le dévouement au trône, mais Celn ne nous empé- pays et aux destinées qui lui sont réservées quand il sevn assez fort pour raul BERGERON ,\u2014\u2014\u2014 ee Prefil d\u2019Artistes IX M, J.J Goulet ct Il est incontestable, qu\u2019au point de vue purement 1ousical, un orchestre La preuve en cest, quo presque toutes les villes du Vieux-Continent en possèdent par la masse des citoyens, mais encore subventionné par la cité.conscils municipaux n\u2019encouragent pas les arts, et mdine neleurdonnent aucun us par lui-mêrue, par l\u2019énergie de ses crvents et par la générosité de quel- Pourtant un orchestre est comme In base de toute entreprise artistique et la majorité des chofs d'œuvres de la musique, sont écrits pour l'orchestre.rendee bien compte des œuvres des grands maitres, s'il ne les a pas enten- être par un bon orchestre.En effet pouvons-nous contprendre les beautés cevoir dignement comme il convient à quand il nous a rendu Visite, ge reuou- discours et \u2018es mots ronflants sur la chera pas de songer à l'avenir de notre voler do ses propres ailes.l'Orchestre Symphonique est de toute nécessité daus une ville.un, quiest non seulement encouragé Ohez nous, nos gouvernements et appui moral.Au Canada, l'art ne vit ques citoyens.musicale d'une grande ville D'abord Il est impossible à un dilletante de se ues exécuter comiue elles le doivent des sympdhonies de Beethoven ou de Schumann par les réductions quo piu- notent toutes nos pensionnaires ?Non, our bien se faire une idée dus beautés e l\u2019art musical, il faut de toute nécessité avoir un orchestre pour les rendre.Les concerts d'orchestre sont pour l'élève inusicien, co que le Palais de Justice est à l'étudiant en droit et l'H6- pital au carabin.C'est avec l\u2019orchestre qu'il apprendra à connaître lce maîtres et leurs œuvres, qu'il comprendra les nuances oxistantes entre chaqus école et se roudra bien compte du colori de l\u2019œuvre, Oar cn musique, il en est comme en peiature.Une pidce musicale est grande, en tant que le colori harmoni- gue en cat riche.Ici le peintre, parcourant sa palette, donne un coup de inceau pour produirs un effet brillant; à le inusicien ajoutant une note À l'accord, exprime une nuanoe on donnant une tonalité plus forte à tel ou tel instrument.Alors comment pouvons-nous reproduire cos effets au piano ?L orchestre seul, peut donner à l'élève musicien, La isation complète de l\u2019idée de l'au- ur.En plus, un orchestre est un ornement pour une ville, et je dirai même *\u201dn ornement dont les citoyens doivent âtre flers.Non seulement au point de Vue artistique-mails aussi au point de Vue matéridl.Caxfhux;yeux des étran- Ss = : | gers, un bon orchestre qui donne das concerts fréquents est toujoursle signe de In prospérité d'une cité même cou- merciale.; Depuis longtemps du vaincs tentatives avaient été faites & Montréal pour fonder un orchestro sans donuer lo résultat désiré.Jo no parlerai pas de ces essais, ce qui pourrait, soit réveiller des vieilles haines, ou rouvrir d'anciennes blessures.Toujours est-il qu'à l'heure actuelle Montréal possèdo un orchestre, qui depuis tantôt trois ans marche de progrès eu progrès.Il est vrai que ce progrès est plus artistique que financier, la fondation existe cependant et doit être signalée.C'est à un Lelge, à un Wallon de Liège, que nous devons la réussite de cetto entreprise, c\u2019est à sun énorgie que nous devons d'avoir un orchestre.Il est curieux de constater combien les artistes belges ont ici, comme ailleurs, contribué aux progrès de l\u2019art musical, N\u2019avons-nous pas eu lrantz Jébiz-Prutse et Jules Hone, qui sont un pou les fondateurs de l'école du violon à Montréal.M.J.J.Goulet est arrivé à Montréal dans un temps où le développement de l'Art prenait chez nous uno grando extension.Grâce uux entreprises de M.Ernest Lavigne, de nombreux musiciens venaient de France ot de Belgique.Puis arrivèrent les différentes troupes d'opéra qui nous laissérent encore des instrumentistes de valeur, M.Goulet n'eut donc qu'à réunir les éléments qui se trouvaient autour de lui ot À les grouper.I fallait cependant lutter contre l\u2019appréhension du public, contre des rivalités professionnelles et entin contre le manque d'argent, Car il ne faut pas se faive illusion, cela coute cher de monter un orchestre et voici trois ans quo notre Symphonie existe malgré le déficit qui augmente graduellement.Cependant l\u2019œuvre persiste, et je dirai même est à l'heure actuelle plus forte, plus ancrée que jamais, Oecci est, n'est-ce pas, un tour de force, et M.J.J.Goulet doit cu être chalenreuseruent félicité.Quoique jeune encore, ce violoniste a su go faire ici une jolie situation.I est ancien élève du Conservatoire Royal de Liège et obtint son premier prix dans la classe de Désiré Heynbergqui fut aussi le maître de Ysaye, de Thompson, de Parent et d'une foule d'autres grands violonnistes européens.Nous souhaitons à M, Goulet et Ares valeureux musiciens tous les succès possibles et à l'œuvre de l'Orchestre Symphonique, lougue vie et prospérité.Nous espérons aussi, que le public, comprenant l'utilité et Ut nécessité de cet orchestre ; lui donnera l'ençouvra- gement qu'il mérite.JENIN PRUNE \u2014\u2014 Nouvelles de la Vieille France UNE ATTENTAT CONTRE COQUELEN Les cantwades du grand com/dien Coquelin ont été heureux d'apprendre que leur iuni avait échappé à la Lentative d'un four gui voulait l'assassiner au Grand Opéra de San Francisco, Californie.L'auteur de T'attentat, Coleman Knigert, a été arrêté et eu- voyé dans un hospice d'aliénés, TU ne muanquait plus à In gloire de Coquelin, roi sue la scene, que d'être l'objet d'une agression réservée d'ordinaire aux wonargues de Ia vieille Eu- rope.Quelle réclame ! La grande Sarab n'eu\u2019 nurait pas inventé uue pareille ! LE NOM D'ESTERIAZY Dernière.évho de l'affaire Dreyfus.Christian Esterliazy qui a joué un rôle assez louche pendant le procès et qui n été la dupe du son fameux cousin, le commandant Nisterhazy.vient d'être autorisé par le Conseil d'Etat à changer son nom en celui de Christian, UN JEUNE SA tait Nous appronons avec plaisir que notre compatriote et ami M.J.B.A.L.Leymarie, professeur d'histoire naturelle à Montréal, vient d\u2019être noem- mémembrecorvespondant de ln Societé d'histoire naturelle du Loiret Cher (France) pour le Canada.TUN EMINENT PREDICATEUR Mgr Rozier nous a quittés pour se rendre au Ounada où \u2018| va précher le carbine dans une des églises de Montréal.La température de votre beau pays n\u2019étounera pas l'éminent prédicateur.Né dans le Dauphiné, aux pieds des grandes Alpes, dont il à contemplé les sommets couverts de neiges éternelles, Mgr Rozier nn sera pas surpris de trouver chez vous l'hiver dans toute su beauté.Nous ne doutons pas qu'il ne reçoive parmi nos frères du Canada un nc- cueil des plus chaleureux.Les succès yn'il a remportés, dans nos plus gran- es églises de Paris, le placent au premier rang des orateurs do la chaire.On se pressura à l'église Notre-Dame de Montréal pour eptendre son dlo- quonlo parole comme on accourait en fouleà LaMndeleire,et à Saint-Plhilippe du Roule quand Mgr Rozier préchnit durant le caréme.Jor.LABRECUE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Encore a propos dela Reine I\u2019 Avenir ayanc saspendu sa publication, jo prie les DEpaTs de m'accorder l'hospitalité, afin d'y insérer cette ré- pouse à Mademoiselle Angeline Milette, qui s'avise de me chercher noise dans La Patrie, à propos d'un certain aragraphe, où je reproche à la Rcine Victorin do n\u2019avoir pas fait rayonner sa générosité eur les Canadiens français.À entendre mon rimable anta- oniste, je s:rais presqu'un monstro, j'aurais profané la sainte majesté de la mort comme si j'avais parlé d'exhumer son cadavre, do le jetor à la voirie, ou de le brûler en effigie.Maintenant que le cercueil est bien formé laissons les vers (encoro des profanes) achever leur œuvre destructive, éloignons neus de ce charnier, il en est temps! La reine appartient à l\u2019histoire ; sea actes sont là, libre à chacun de les appréeicr comme bon lui semble.D'abord il ne faut pas so lais- sor emballer parce concert de louanges universel, dites vous, qui monte vers l\u2019idole de la flère Albion ; il n\u2019est pasle violon obligato de la vérité, il en est ainsi quandle plus humble d\u2019entre nous part pour l\u2019autre raond» : * Quel dommage I.Un si brave homme ! Honndte | Affable ! Pas fler I.Et charitable !.(oull\u2019'on dit charitable cheznous 1) Vous n'avez qu'à consulter nos grands ournaux, ils sont remp:is de touchan- nécrologies où la naiveté le dispute âlezagération.C'ist:nne entente tacite, on donne aux morts l'absolution de leur méfait et checun feint d'y croire ! On brûle des pastilles turques, voire même de l\u2019encens pour étouffer l'odeur nauséabonde de chair corrompue, mais ceux qui ont le nes fin ne s\u2019arré- pe en contempla- floraux étalés da peur du imartinet qui le fait tenir Vous ignovez la politique dites vous.Allens, tant mieux ! Moi de méme.On peul se vanter de ça.Mais je constate, avec peine, que vous ns connaissez pas l\u2019histoire ot ju vous ongage à fréquenter nssidument les cours inter- resstnts que donne monsieur Philippe Demers sur l\u2019histoire, au Monument National.Vous y agprendrez que la royauté en Angleterre étunt constitutionnelle, l'autorité est purement nominale, parce qu\u2019elle est limitée, sous tous les >.zports.Le roi peut faire la guerre, mais l'assentiment du parlement lui est nécessaire pour obtenir des subsides.Il est le chef de l'Eglise, mis tl no peut changer un iota à la re- ligiva établie.Il est le chef des tribu- nauy, mais il nedoit.altérer aucun arii- cle de la loi.ln cas (ie concussion, d'abus d'autorité, ou de mauvaise conduite, il est cité devant lu chambre des lords et le svi He peut arrêter les poursuites, ni détourner la ccndamnation.En d\u2019autres terures, le souverain est un automate, dont le parlement fait mouvoir les ressorts en arrière du rideau, et les gogos se pment ct applaudissent croyant voir parler, danser, gesticuler, un vrai personnage en vie.Mais si habi- leiaent que lo true soit joué, certains finissent Loujours par s'en apercevoir et pour coux-là : d finila la comedia.à preuve, Mademoiselle, que lu feue Rein n'avait aucune part active au gouvernement dc son cmpive, c'est qu\u2019elle ne sut empêcher la guerre meurtrière et déshionoraute de sou peuple contro les Boers.et la preuve encors de sun peu d'influence sur le parlement c'est qu'elle ne put le forcor à fairs couronner soi d\u2019Angleterrs son Albert bicn-aiiné qui resta le prince ¢poux d'une guise, Poe vous cot.svler, je puis vous donner des preaosties fort rugsurants sur le futur roi de la Grande Bretagne.Edouard VII sera grand, sers glorieux seri bon comme [ut Madame sa Mere Hum ! il faut se tenir en respect sous la férulo du parlement, comme un deo\u2019 lier qui tremble sous le regard du wai- tre, mais il faut Favouer que ce n'est pas tant Pamir de la sagesso comme immobile surson Lane, le nez dans son livre ! Quand Edouard VII rendra son âme à Dieu, il so répændra autant de larmes que pour l'Ell:istre Victoria, lo mémo concert de lousnges se,chantera par les | memes gogos, les mémes tentures noi res tlolberont, les mémes drapeaux bu- lnieront les toits et dans les témuigna- ges de sympathies, venus de tous les points du giobe, ils n'y :u*_.que le nom de change ! Si le nom de notre regrellée souve- vaine ne sc tué ait frontispice d'aucun monument, il resicra profondément grave dans lve coeurs de ceux qui ont êté l'objet da su maternelle bienvetllan- ce.C'est fort joli, mais où trouver ces cœurs-là c'est précisément ce que jo cherche.Pas plus que moi vous ue pouvez crier : JÆircka ! Peurquoi écri- vez-vous ?Je lisais\u2026 lisnis et an\u2019attendais à vous Vuir arriver avec une belle el boune générosité que vous m'auriez jeté en pleine figure : Voilà! pour vous appreudreane puscalomniernotrereine b.en-uimee, Mais rien.** Pas un petit morceau-\u2014-De inouche ou de vermisseau.- Tenez, vous me fnites pitié, il faut nider à son frère à sortir sa charrette de l'orniére ot elle s'est embourbée, voici ce que j'ai trouvée ct qui servira au triomphe de votre noble cause : La reine, lu bonne reine, -iche de plusieurs millions, à fuit distr .buer des chocolats aux pauvre petits de ses soldats d'Afrique.La renomuiée iux cent bouches » jeté sur nos rives l'écho de cette prodigalité inouie.Les braves anglaises en ont plouré pendant un 1n0is.Shocking !.\u2026.Le Saint Lanrent à failli remonter vers sa source !.Lit voti:s ne dites rien L.Sérieusement parlant, la charité n'est pts ft Vescu des reinzs L'impératrice Eugéu'e constitue sa légataire universelle la ; vincesse Beatrice, fille de la reine Victerin, qi a hérité de la presque totalité des biens de su mire.D'où viennent ces trésors ?\u2014Des larmes, dus suours des peuples.S'il faut rendre à César ce que eppartient à Vésar, rendons au peuple ce qui estau peuple.On se souvent da mot tristement célèbre de Mariv-Antoimnette aux gens qui plaignaicnt, devant elle la misdre affreuse des paysuns: * Ilsn'ont pas de pain, qu'ils mangent des brioches 1\u201d Pensont-ils cou prendrola souffrance ceux qui n'ont jumais pleuré?connuis- sent-ils l'amour ceux dont l'âme est restée fermée ?savent-ils ce qu'endure le pauvre, les rois qui n\u2019ont jamais pé- netré dans le taudis humide ni entendu la plainte déchirante du petiot accroché ia jupe de sa mère: Maman j'ai fair» ! pendant quele père râle sur un grat.st.O reinu, s'il m\u2019échappeun mot ncerbe en songeant aux misères que votre or pourrait soulager, je vous plains plus oncore d'ignorer le bonheur dedonuer, et de voi.',# votre parole de consolation, un sourire l'espoir luminer des lèvres décolorées, uno laine chaude rouler sur votre minin, un ** Dieu vous bénis- 50° sorti de la profossdeur des entrail- le: et qui perce In voûte des cieux.ous ne voyez pas lerapprochemeut entre Colombitie et la reine Victoria, Il faut vous sn prendre a vos lunct- tes, qui ne valent rien.Changez les verres.Regardez dans le pur cristal de la philosopirie, qu'y voyez-vous ?\u2014 Une femme se distinguo d\u2019une autre.ni par sa naissance, ni par la richesse, mais par ses qualités du cœur et de esprit.Le lourd manteau d'hermine dans la balance éternelle ne l\u2019em- ortera pas sur le inodeste mantelet de l'ouvriène.\u2026.\u2014 Qu'observez-vous encore ?\u2014 L'tune que le suleil do la charité ne réchaulfe pas de sesvayons, produit des fruits maigres et &ns saveur, les bons sentiments s'y acrplient les nobles aspirations y sont étouffées par l'ivraie de I'égoisme.Si l\u2019on y voit poindre quelques rares fleurs, elles ressemblent À ces plantes etioidos, sans couleur sans parfum qui poussent dans les caves.Bien ! déposez vos verres et.réfléchissez.Quand le {ur du grand Niveleur viendua, qui sait, votro iitustre Reine sera peut-tire fort heureuse d'ôtre placée dans lc paradis du paradis.pendant yu'une bonne mére ca- nadionne, se prélassera voluptueuse- meut dans tune baignoire d'avant scène \u2014 car elie aurn trouvé moyen, tout en élovant sa nichée derecucillir les vagabonds, les mendiantsdelarue et de porter sccours à uno voisine malade.Tetenez bien ceci : cù n\u2019est pas lo trône qui ennoblit Ja vertu, mais Ia vertu qui ennoblit le trône.{Wrommixe CORRESPONDANCE M.Michel F, C.\u2014 Ia note que vous nous communiquez n déjà fait l\u2019objet d'une chronique p\u201cmmo dans LEs Dé- BATS du l0 février.\u2018Nous ne pourrions que nova répètor, - M.Fouis J.à Trois-Rivières.Nous ne connaissons nas \u2018la\u2019 Compaguie Nationale Ac Montréai comme institution financière.Nous verrons le directeur cette seniumnino et Juf.demanderons s\u2019il fait les opérations Gont vous p-rtez eu 2 pi Ca - en | 4 nL tt sty = Cntatre [hational Français + ENTREE PRINCIPALE : 1440, STE-CATHERINE T'éléphono Bell : Est 1736 Téléphone des Marchands : 329 AUJOURD'HUI : \u201c LE MEDECIN DES PAUVRES \u201d Semaine commencant lundi le 25 fevrier 1901 : \u201c L\u2019AS DE TREFLE \u201d Grand drame en 5 actes par l\u2019aul Decourcel.Décors soignés et splendide mise en scène TOUS LES SOIRS A 8.15 HRS.MATINEES : Lundi, Mercredi, Jeudi, Samedi Dimanche a 2.15.heures.et PRIX POPULAIRES : Semaine Dimanche SOIREES : 10, 20, 25, 30 cts.A DIMANCHE (Matinees et Soirees) \u201cDON CÉSAR DE BAZAN\u201d MATINEES: 10,13, (pourD.scul.) 25¢.10, 20, 30, 40 cts.in préparation : 8a oo 5 7 EE \u201c ELDORADO \u201d Semaine commencant le 25 Février \u201cLes LUTTEUSES?\u201d Vaudeville ca 1 acte.\u201cJa Grande Duchesse \u2026.de Gerolstein \u201d (2me ACTE) AVEC Mme CLARA DARTIGNY, MM.DARCY, SOULIER, MERY, ARAMINI, DUBUISSION, ETC.1 1 \u2019 4 uk LE NROERERF TL Grand Concert PAR TOUTE LA TROUPE LEE \\ § Wy More MARTIE TREMONT, MLLE ANGELE DARCY, M.BELVAL, M.SOULIER, ETC.e Grandes Soirées de Gala = Jeudi, 28 Fevrier \u201cLE GRAND MOGOL \u201d Opéra bouffc en 3 actes, d\u2019Audran, en entier.Jeudi, 7 Mars À la demande générale \u201c LES CLOCHES DE CORNEVILLE \u201d Opéra comique en 3 actes, de Planquette, en entier.vu Admission 25c.Sièges réservés 35c, Siège de loge 50c.Loge entière 82.00 MEARARASAARARRAD MALAI Théatre DELVILLE \u20ac 1452, RUE STE-CATHERINE AUJOURD'HUI : MATINEE ET SGIREE L\u2019Ordennance de Corizichon Les Trois Chapeaux UR (A OPERETTS COMEDIE EN 8 ACTES SEMAINE DU 25 FEVRIER 1901 UNE NUIT DE MARDI - GRAS LE BOURREAU DES CRANES Matinée tous les jours à 2 heures, excepté le samedi.Représentation tous les soirs à 8 heures, dimanche compris, Prix d\u2019entrée : 10, 20 et %5c.En semaine, aux matinées les Dames ne paient que 1Q cents.OPERETTE COMEDIE EN 3 ACTES LA période Ja plus dangereuse de La Grippe cst quand un malade est convalescent, À moins que l'on en prenne un soin oxtrême, la Pneumonie, Consomption et de sérisuses complications peuvent se déclarer.N6 manquez pas de vous procurer co RECONSTITUANT et RENOVATEUR do toutes les forces du Corps, du Carvenu et des nerts, VIN MARIANI Pendant cette période de faiblesse produite par la Gri les Fièvres ouAutres Maladies, ot pendant Ia Po Tatts I \u2019 faut, et les médecins pre rer uen, s'est a ment 08 qu'il ua taitde moi un nouvel homme.\"-MAX ORELI, 4 malades se rétablissant lentermant de La G TI faut ua re.Je vafs entisfait GIE MARI ANI qulest on ne pont plus approprié À cette fntienge À OAD WELL MB, Spécialement reco .dy on commandé ur les personnes épulsées eu surmenées, les nerveux, Personnes ples, oes des poumons et de Feabomee, Trou- stimule\u2014renforoit, & Chex tous Ies Pharm z Evitez les Subatitutions ne MARANE % 68.Paris, Londres, New- quel dito capital 3e'ln compa.le, À Sa 1 York, Montreal. SA, LES DEBATS.24 FEVRIER 1901 3 En Danemark, le divorce e t actuel- Nv i ; > : 9 A | lement réci , ivorce est actuel Nous causerons dans notre prochain C'était un fleuve de gens ivres, à i- \u2018ri i ; 5 > OZ + 2 ment vii pan To cole os Cog uct Nou: cra nis .| gens ivres, à moi- | dérider les lus difficiles.L'ordonnan- LAS IT PE OPREPEER EE EE PE Be Ee RE Cr Ad Notes ad rt IV (2*4) modifs légérement par \u201clo ae hu Jou rie nou due v ent tié fous, de brutes À oripeaux déchirés, | ce de Canichon n'est qu'un long delat pe R 5 ee Décidément nous assistons à une tempète d'art dramatique, C'est com me un mistral de comédies, un sirocco de drames.\\ Nos \u2018* canayuns \u201d çe lançent, ctaprès être rostéo dans l\u2019inaction, se décident tout-à-coup à produire dos œuvres théatrales qui ne sont pas sans mérite.En effet jeudi dernier, les Soirées de Famille, donnaient Antoinette de Mirecourt, drame Montréulnis, tiré d'un roman du Madame Docteur Leprohon, (Rosnna Eléonvre Mullins).Mardi prochain, toujours au Monument National, une autre production canadienne sera jouée, c'est une comédie cette fois, œuvre tout à fnitorigina- le, c'est-à-dire éclose de toute pièce dunslo cerveau de sus auteurs.Voici donc coup sur coupdeux pièces canadiennes, do Fenre diametralement opposés.On cut dit que leurs auteurs s'étaient livrés & un petit sleeple-chuse pour savoir qui, le premier serait re- présonté.à M, Ray et Lacnsse firent si bien que Anfoinctle de Mirecourt passa avant Le Mariage de Lucette.+ La représentation d\u2019Anloincite de Mirecourt aurn certainementune grande portée pour notre littérature dramatique canadienne.Ln pièce, tirée du ronmn de Mme Docteur Leprobon, par MM.Elzéar Roy ct Adélard Lucasse est un drame de salon en 4 actes.Les auteurs ont en quelque sorte tracé la ligne de conduite quo doivent suivre ceux qui parmi nos canadiens mnbitionnent le titre d'auteur dramatique.Comme ils le disent fort bien dans leur programme.* Si l'on veut donner des œuvres qui \u201cne pâlissent pas tropdevant celles qui \u2018pousviennent d'Outre-Mer, il est pres- \u201cque nécessaire de s'appuyer sur des \u201cproductions qui ont déjà faitleur mar- \u201cque, soit comme roman, soit comme \u201cnouvelle.\u201d Aussi, ils ont inauguré d'une fnçon heureuse, jeudi dernier les théories qu ils proclament, .Anloinetle de Mirccourt était hien Ic drame le mieux approprié pour plaire à un public choisi.Comme les œuvres de Durnus, c\u2019est un drame tranquille, Il se déroule avec aisance et présente un intérêt soutenu.Il y n certainement beaucoup de mé- rito dans l'agencement do l'intrigue, Les auteurs ont rmio:tré une grande connaissance de lu scène.Les fins d'acte qui sont toujours si importantes au théâtre, ont été amenées nvec art.Le premier acte finit par un mariage secret, lu second acte, qui est surtout remarquable par les scènes très natu- rejles qu'on y représente, finit par une altercation entre le major Sterniield et Louis,que Lucile présente :le troisième acte se termine sur ln provocation de Louis de Benuchemne et du major Sternfield, enfin le quatrième acte représente la mort du major.H n\u2019y a pas dans cette pièce de rôle de pourfendeur.Comme tous les drames do ralon d'ailleurs, l'intrigue se déroule au milieu de personnages bril- Lants, cultivés, et qui ont des manières ndérées.Cependant l'émotion qu\u2019il nit naître n'est pas moins intense.On ne peut s'empêcher de sympnthiser protondément avec Antoinetle de Mi- Tecourt qui, tentée par les promesses du major Sternfleld et poussée par lex idécs x Imanesques de sa cousine, s'engage à l'insu de son père dans une union malheureuse.Depuis que les Soirdes de Famille existent, on peut ajouter qne jaimaison a vu un déploiement de costumes aussi riches et aussi brillants.La mise en scène de cette pièce est très difficile.Nous devons des félicitations A IL.Roy pour être parvenu à monter une telle oeuvre en trois jours, Il ne fault pas oublier, en outre, qu'on lui a rendu trois rôles à In dernière minute.Entreauires il a été obligé do remplacer M.Victor Dabreuil qui jouait le personnage de M.de Mirecourt.Ce rôle de Mirccourt avait été crée pour M, Dubreuil et il aurait pu en fnire ressortir toute la sympathie et tout le naturel.Ce changement à contribué à nuire à la pièce.M, Eugène Hamel qui, cependant, a consenti à ne- cepter le rôle à la dernière heure mérite des féiicitations pour l'effort qu\u2019il a fait dans la circonstance.Comme il l\u2019a déclaré en l\u2019acceptant ce n'était pra son genre, cependant ilera tiré un bon arti, P Somme toute, malgré les obstacles et les difficultés qu'il y a eu à surmonter, cette première a été un véritable succès, ot si par la suito on en donnait une roprise très soignée il est à présumer que l'oeuvre y gagnerrit encore, La semaine prochaine la direction des Soirées de Famille nous promet Madame la Ajaréchale, pièce de haute envolée, le pendant de Madame Sans Gène, * x Nos différentes scènes Montréalaises ont été très brillantes cette semaine.Au National dans le Médecin des pauvres, 1a troupe a obtenu un grand succès.Vraiment ce théatre est en veine de devenir une de nos scènes les plus en vogue.A I'Eldorado toujours la même gnité.Chez Delville, on marche pas do gcant,et certes je dcis dire que voici un théatre qui mérite toutes ns sollicitudes.- La issancedoittout prochainement rouvrire ses portes.Le Mariage de Lucette, comédio bouffe en trois nctes sera roprésentée mardi prochain au Monument National.Lu représentation aura lieu au bénéfice du Refuge de nuit, Parmi les artistes qui leur concours, citons : MM.Rodrigue, Duhamel, R.Doré, Jules Jéhin, Emmanuel, A del Vecchio, de Bellefeuille, Lanctôt, Marchand, ymarle, Côté, A.Trouillard, BE.Trouillard, etc.Miss Bianca Lyous, Nadamo Chapdelaine, Mlle Charlotte Bennati, Madanie Trouillard, ete.Mile Bianca-Lyons occupera le rôle principal, celui de Lucette.M.Rodrigue nous promet un Vadboneœur délicieux et M.Doré dans le rôle de Rivard, sera comme toujours des plus sympa- îques.La figuration sern considérable.__ Madame J.Bennati, ainsi quo M.Ruelland, chanteront dansles entr\u2019ac- .Cotte représentation sera sousle haut patronn 6 du Maire de-Montréal.MM.les Etudiants de l\u2019Université Laval y assisteront en corps.JERNIN-PRUME Le Divorce en tous Pays préteront Le divorce cst généra\u2019 chez lez peuples germaniques et anglo-saxons, En Allemagne la nouvelle réglementation date de 1875.Elle ne permet gas Ala femme de so remarier avant ix mois, ni d'éponser son complice.En Suisse, In 'u tédérale du 34 décembre 1871, cu vigueur depuis 1870, régit tous les cantons.Le divorce per cousentement mutuel n'existe pas en droit, mais lo Gode étant à ce sujet très tolérant, il est très fréquent.En France, l'apôtre du divorce M.Naquet, à fini par triompher de toutes les résistances.Le codo civil admet maintenant le divores sous certaines ndvfont, To Ce N nouveau code du 1850, En Norvège, les enuses de divorce re- sOtbues cont nombreuses et semblables pour l'homme et la femme.En Angleterre, In loi anghtise autorise et l'opinion oblige \u2014 le complice à épouser le conjoint contre lequel il est prononcé, , ln Hollande, In séparation de corps s accorde sur un consentement mutuel lorsqu elle dure depuis cinq ans, le di- \u2018orce existe de fuit, i > b la loi de 1838, \"My cs sigle per En Autriche, les catholiques ne peuvent obtenirque In séparation de corps, les dissidents obtiennent le divorce.En Russie, lo divorce s'obtient facilement, En Serbie, le code civil eat à cet égard À peu près semblable à celui dola France, En Espagne, 1a loi n'autorise pas le divorcee tout au plus permet-elle In sé- parativa de corps.L'Italie, n'a égulemont que ln séparation ds corps.1l en est de même pour lo Portugal, N'oublions pas que l\u2019Eglise ne reon- Nait pas le divorce.Les mariages peuvent être annulés, mais le sacrement de mariage est indélébile tant que la cour du itoimse n'a pas déclaré nuls les liens qui anissaient les conjoints.FURET \u2014\u2014_\u2014.La mort de Rowland L'indiscutable atavisme des races qui, trop souvent hélas ! fait des hom- Ines de sécalaires ennemis d'autant plus irréconciliables qu\u2019ils no raisonnent pas leurs farouchespassions, vient encoro de faire des siennes.Cette fois, le coup de mort a été donné par un des nôtres qu'attaquaiont trois ou quatre #snylais.Li victime?Rowland, voulnit, di- sait-il, * faire grillerlepetit Français\"; et, joignant l\u2019action à la parole, il le tint, en effet, \u2018au-dessus d'un poêle rouge de feu\u201d.Desrivierres sentit le sang lui monter & la tê( et, À son corps éfendant, il frappa mortellement l'individu qui, aux rires ds ses amis, voulait le martyriser.Mnintenant que le provocateur est mort, on accuse Desrivierres d'un meurtre qui n'en est pasun.Et, naturellement, tous les Anglais de crier haro! sur notre malheureux compatriote, Outario nous iccuse trop souvent d'être des intoiérants, nous Canadiens.Français ; Ontario ne se regarde pas assez, où elle fail ln sourde et Paveugle.I ne fait jamais bon pour qui que ce soit de réveiller cet atavisme toujours formidable et implacable.Pour Desrivicrres, dont In just: cause nour émneut, nous reparlerons, dans LEs BEBATS de tout co qui milite en sa faveur.Il est une loi naturelle que los hommes ne peuvent jumais condamner, parce qu'elle donno à chacun le droit ce se défendre contre toute attaque.Jean PARIS -\u2014\u2014_\u2014 > Chronique cientifique Si l'on employait en distillerie des germes de blé, l\u2019on pourrait réaliser de grandes économies, car ces germes ne reviennent qu'à un prix très modique alors que le malt est d\u2019un prixexhorvbi- tant.M.Lindet lors de In dernière réunion du In Société d\u2019Agriculture, le G février à Paris à prouvé par des expériences que ces germes de blé pourraient avec satisfaction remplacer l'orge dans ln saccharification et qu'ils fu- cilitent lu transformation en glucose des matières amylacées.Il scrait intéressant de répéter ces ossais hors d'un laboratoire.x Te semis en paquets possède une grande supériorité eur le semis en ligne ininterrompue : éconormnie très itnpor- tante de graines, rendemenbplusélevé, Pour la betterave l\u2019on peut en semant par paquet gagner environ $10,00 par 10,000 verges carrdes, x Divers appareils téléphoniques ont attiré l'attention des visiteurs de l'ex- osition de Paris, l'année dernière.\u2019armicecappareilsautocommutateurs, un système vient d'être mis en usage dans différents eudroits du graud Paris.- le nouveau système cst de forme semblable à l'ancien, mais il est d'un encploi plus simple.Mais dans tout l'automatique qu\u2019il contient il n'arrive pas À supprituer la Demoiselle Au Téléphone à qui l\u2019on devra tcujours avoir recoutrs.La simplification repose sur ce point qu'on no paiera plus les 5 centius ré- slementaires à l'employé, qui était en action devans chaque appareil ancien et demandait la communication pour la client.Celui qui aura besoin du téléphone pénètrera dans la cabine directement ct glissera dans une fente spéciale ln somme exigée.Voici d'ailleurs le règlement affiché dans chaque cabine : 1° Demander le numéro du corres- ondaut au burcæau central et, dès quo a communication est obtenue, introduire sur In demande des préposés, 5 centins dans la fente destinée à cet objet et pousser ensuite le bouton qui se trouve sous cette fente.2\u2019 Dès que lu communication ost terminée, accrocher le récoptour et tourner la manivelle, comme d'habitude, pour avertir quo la communication vst terminde.3 Dans le cas où l'on désirerait prolonger la conversation pendant cing autres minutes, Verser de nouveau 5 centins et pousser le bouton sans qu\u2019il soit besoin d'avartir le bureau central.Un cadran ost placé dans la partie supérieuro do I'apparel], et indique lec tempa écoulé duraut la conversation.ot si au: bout du temps légal de cing minutes une nouvelle provision de 5 centins n'a pus été glisséo dans In fente un déclanchement arrêters net la conversation., L'avantage de cet appäreil consiste dans la simplification do l'ouvrage pour ces Demoiselles du Téléphone, ct de ce fait dans l'espoir qu\u2019elles auront l'attention plus rapide.Dans lo cas d'erzeur ou de mauvais fonotionnement, lo bureau postal où sont installés les appareils aura une clef qui permettra de restituer la somme ainis où l\u2019intérêt so fera le plus sentir ce sara lorsque tous les abonnds auront cet appareil, car le prix sera do l'contin parconversation d'une minute.et la perception ss faisant automatiquement l'on ne paiera réeliement qe chaque fois que l'on fera usage du téléphone, ce qui diminuora beaucoup lus fais dans certaines maisons-de com.morce giz le téléphone no serb yuu dizaingde fois par jour.Cy de nous adresser d'agriculture à (Frauce).M.\"Fézin, professeur Blois, Loir ct Cher Le BEIRAMYEL HISTOIRE DU CARNAVAL Nos Mascarades sont finics pour cette anode, du moins.Nous sommes entrées dans la période du jeune et du Carêuie dont Mgr Bruchési a bien voulu adoucir les rigueur par un mande- mont spécial.Pour ceux de nos lecteurs qui aiment à remonter aux sources originales de nus fêtes et de nos amusements con- temporuins, nous voulons raconter nu- jourd'hui les diverses transformations par lesquelles & pisré le joyeux Carnaval dans notre vicille mire patric.L'emploi du masque remonte aux temps les plus anctens.Les Grecs metlaient un wasqne sur la scène et c\u2019est pour imiter les histrions de Thespis que Nos premiers farceurs se masquaient, s'enfarinnient.Cet usage persista longtemps.C'est seulement dans la seconde moitié du XVIIIE siècle qu'on supprima les masques dans les ballets de l'Opéra, à Paris.Les mascarades populaires (Cherubs des Egypticns, Brechanales de In Grèce, Salurnales à Rome) eurent contre elles le clergé dès leur apparition dans In Grule franque.Lo précepteur de Charlemagne, Alcuin, s'est violemment prononcé contre elles.Dans ce temps c'étnient les déguisements en bêtes qu'on préférait.Des cerfs et des hœufs couraient par les rues aux calendes de janvier.Le concile d\u2019 Auxerre (585) et le premier éve- que de Noyon interdirent ces divertissements, Lu date Ju ler janvier choi- sic pour cette fete était come un pro- longermuent des cérémonies du culte de Janus.Aussi l'Eglise cssaya-t-elle de tous les moyens pour la faire disparaître.Elle avanga Punnde de huit jours; Mais on se dégriiss en bœufs ct en vaches, sans quo l'Eglise put protester puisqu'on célébrait ainei les bêtes de l\u2019étable sainte où était né Jésus, Longtemps les mascarades populaires su mdlangdrent avec les fôtes de l'Ane et des Fova ; puis quand celles- ci disparurent, clles les remplacèrent, Même au connuencement du XVIIe siècle, le carnaval était confiné à Noël et au prernier jour de l'an.Cependant, le 52c arrêt d'amour de Gilles d'Auriguy, ajouté au recueil de Martini d\u2019Aàvergne (1528) contenant les Ordonnances sur le faict des masques, nous apprend que les gens déguisés parcouraient les rues depuis Ia veille de lu Saint-Martin d'hivee jusqu\u2019à la semaine sainte.On ne pouvait, il est vrai, 80 musquer et se déguiser que Ia nuit.Des masques accompagnés de porteurs de torches, de ménétriers, se présen- taieut dans les maisons et avaient le droit d\u2019y danser une heure avec les daies et les demoiselles, On trouve cet usage noté par La Bruyère (Des esprits forts), Les seigneurs aimaient beaucoup ce genre de divertissements.Et les rois eux-mêmes ne dédaignuient pas d'y prendre part.Henri 111 battit le pavé de Paris toute Jn nuit, avec ses mignons, en 1583.I£n 15SU, il recummença.A cheval et masqué, suivi de su bande de fu- voris, il bâtonna tous ceux qu'il rencontrait musqués, parcequ\u2019il voulait se réserver à lui seul ct À ses amis le droit d'aller sous le masque ce jour-là, comme avait déja tenté de le faire par des ordonnances, François ler en 183, Charles 1X en 1561, En 1595, le Carnaval, un instant interrompu par le siège de Paris, reprit avec une ardeur bruyante.Charles de Lorraine, rallié à Henri 1V, courut toutes les rues en compagnic de Vitry, avec * dix mille insolences \u201d, disent les chroniques.La coutume des momons, c'est-e-di- re des visites faites dans les maisons particulières par les masques, était, comme nous l'avons dit, encore trèa répandue au XVIIe siècle.On essaya de la restreindre en ne Inissant entrer quo sur présentation de billets.Cela fut cause qu'on refusa un jour l'entrée d\u2019une fête à Louis XIV qui se plaisait à courir les bals incognito.Le terme momon avait plusieurs ac- ceptiors, Il désignait Ja mascarade, les cadeaux et le jeu aux dés qui en étnit l'amusement casentiel.Le jour du Mardi-Gras, après l'audience du grand conseil, In Cour jounit aux dés, sur le bureau du greffier, devant le public.Molière a mis on scène un Momon dans l'Etourdi et Regnard dans le Bal.C'est vers la fin du XVIIo siècle qu'il ne fut plus permis do se masquer publiquement qu'à une seule date : pendant les jours gras.Sur les tableaux ct les estampes que nous avons de ce temps, est représentée la lutte symbolique entre Mardi-Gras et Cardine, Mardi-Gras vaincu est noyé ou bralé en grande pompe, avec nccompagne- ment de casseroles, de beuglements, tio bolements, de mugissements, do grognements, de piaulements, de co- guericos, ete, En 1628, le Cours-la-Reine fut lo théa- tre des exploits du Carnaval.Sous la régence, le Carnaval devint une féte extraordinaire, Les plus Lauts persounnges y prirent part et les réjouissances les plus folles s'organisèrent.Cw ; La police de Louis XV fut ensuite chargée de procurer au peuple la joie d\u2019exhibitions bruyantes et brillantes, I fallait bien laisser croire au peuple attristé par sn misère croissante, que la joie n'avait pes quitté le royaume.n peu do véritable gaieté revint nu débutdu règne de Louis XVI La Courtille et les porcherons présentaient le spectacle le plus insensé qu\u2019on puisse imaginer, On disnit que Mavie-Antoi- nette s\u2019y laissait conduire incognito par le comte d'Artois.En 1782, ce futun délire.Mais plus le carnaval avait d'en- traiu, plue e\u2019y glissaïiont de grossièreté et du brutalité.Les niches et les at- {rapes les plus triviales ayaient cours.C'était la plupart du teinps stupide et obscène.-Souvent inêmo cruel.Par exemple : on jetait à terre des morceaux de fer brûlant, ou sur les femmes de la boue, de l'eau grasse, des ordures., La Révolution défendit les mascarades.; Et quand l'année 1789, ressuscita le Carnaval, ce fut avec un éclat incroyable.Bo nparte, consul, favorisa cette fête.\u2018fl\u2019voulut amuser le peuple.Les\u2014mascarades historiques datent do la restauration.O'est la duchesse de Batéy qui en eut l'idée.Elledonna uno grande fête travostiv, où était re- résentée l'arrivée de Matie Stuart aux Ruileries pour dpouser Irancols, le dauphin.Lo 14 février 1831, les badauds qui erraient sur les quais purent voir d'un côté de Paris l'émeute et de l\u2019autre les Masques._ Louis-Philippe laissn aûx masques touta la Ilberté possible.Ils le pares allèzant lui ct ses ministres sans être ingecétés, La grande -Voguo de la des- veutu de la Courtille date de cette épo- queue à volx avinées, à visage meurtri, à fu ces souillées, qui coulnit tumultueux, le matin du métcredi des Cendres.On hurlait, vociférait, infuriait ; on chan- tail des chansons ignobles.On avait une joie hideuse.C'est vers 1880 que lord Henry Seymour, baptisé Altlord Arsouille parle peuple parisien, atteignit au plus haut degré de sa renommée d'excentrique épris de plaisirs très plébéiens du plus mauvais goût.Dans les salons Denoyers (Belleville) il s'amusa toute uno nuit à distribuer des cigares détonants ; puis, en descendant ln Courtille il jeta un jour à In foule qui entourait sa voiture, des pièces d'or brû- luntes.Depuis, le Mardi-Gras a déciiné.second empire n\u2019a guère vu d'autres cortège que telui du Bœuf gras, On donne à ln procession du Bœuf gras plusieurs origines.Dulaure à cru y voir le taureau sacré de l'équinoxe du priniemps.D'autres, un restant du culte du bœuf Apis.On y voitencore, le symbole natu- vol du carnaval: la preuve que la corporation des bouchers avait sn fête luste avant lo carémo ; un prolongement des auciennes *éiemoutes druidiques.On nosaît pns exactement a date de l'apparition de celte coutume.Ravelais en patle.11 nomme le hœuf viold ou viellé ou villé, c'est-à-dire promené par In ville.Au xVitIe siècle on promenait le bœuf le jeudi gras, pour ne pns le tucr le mercredi des Cendres, premier jour du carême.Pendant ln Révolution, pas de bœuf gras.ln 1805, il reparaît.Fier suite d'une ordonnance du 23 février.En 1811, il se rend aux Tuileries pour être présenté à Marie-Louise.1) était alors conduit par l\u2019Ammour, quelquefois par le dieu Mars, Sous In Restauration, sous Louis- Philippe, le beœnf gras continue ses visites nux Tuileries.Jin 1818, nouvelle absence.En 1851, rentrée éclatante.Deopvis fut augmenté lc nombre des bœufs, On en promenn trois, quatre.En 1570, le cortège tout entior pénétra nux Tuileriesgrand triomphe.Il y à quelques années on tenta de le faire rénpparaître.Malgré tous les efforts faits pour redonner quelque éclat au carnaval, malgré l'invention inoffensive des serpentins et, des confetti, Mardi-Gras s'en va.TH n\u2019en restera bientôt plus que la légende.Hector DUGFETTE, 1,0 Ce fut son dernier \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014- TOUTES SAISONS.\u2014 Dans toutes les saisons une bouteille de BAUME RHUMAL est un trésor inestimable dour la famille.FRANCE.D'ABORD Les amateurs de talont qui, l'an dernier ont donné ia comédie de Sardou, ** Les Pattes de Mouche \u201d, avec le succès que l\u2019on suit, se sont, cette année, de nouveau m's à !x disposition de l'œuvre de lu Maison de Refuge de l\u2019Union Nationale Française, La pièce choisie est le magnifique drame patriotique de Henri de Bornier, ** Franced'abord \", qui a soulevé Paris d'enthousiasme.Rien n'a été épargné pour faire de cette roprésentation qui aurn lieu le 2 mars nu Monumient National, une fête artistique de premier ordre.Les billets se placent depuis quelques jours et sont très demandés.NOS SCENES THEATRALES Theatre Nakioval Francais Dernières représentations du \u201c Médecin des Puutvies\u201d, aujourd'hui, au Théâtre National Fran-ais.La pièce si animée, si_ éinourante.charpentée do Xnvier de Montépin ct Jules Darnys a atti: = chaque représentation, depuis inundi, un public nombreux et choisi qui a applaudiavec un enthousiasme bizn i'tifié les principaux artistes.M.Dacust, superbe d'entrain et d\u2019énergio ; M.ZIamel, très applaudi dans sa scène avre le cardinal de Richelieu ; XI, Plion qui a cu des accents très pathét:ques ; MM.Labelle, Petit Jean, Bouæili, Gedenu, Palmiéri, Valhubert, Mrue Benzelli, excellente dans son double rôle de Marguerite et de Magui : Mme do la Sublonnière, comme trnjours Lrès symphatique : Melle érangére, pleine de vivacité el de gaîlé \u201cL\u2019As de Trèfle,\u201d un grand drame de l\u2019un des dramaturges les plus célèlnes de France, M.Pierre de Courcelles, l'auteur des * Deux Gosses\u201d, dont le succès au Théâtre National, a été si vif, sera a l\u2019affiche à partir de lundi.On nous promet une une mise cn sedue parfaite et de trée heaux ta- \u2018eaux pour lesquels de nu-«veaux dé- rovz ont été peints.Pain les scènes los plus intéressantes cou! l'assassinat de Julia et le vol.l\u2019arrestztion de l'innocent, puis la découverte des assus- sins et la réhabilitation du condamné.On peut s'attendre à une excellento interprétation, les principaux rôles ayant été confiés à Mine de la Sablon- Dière, Mclle Rhea, Mme Maziére, Melle Bérangère, MM.Filion, HamelDaouat, Petitjean.Labelle, Bouzelli, Palmiérie, Godcau et Valhubert, Eldorado Lo ler acte do In \u201c\u2018Græzu-te Uuchessc\u201d ñ été rendu par l'excellente troupe de l'Eldorado avec un entrain et une perfection digne des plus grands éloges.Le rôle de la Grande Duchesse est admirablement bien rendu par Mme Dartigny et M.Darcy, dans Fritz, lui donne la réplique avec son isient ordinaire.Melle Angèle D'Arcy fait uno très gracieuse Wanda.M.Goulier ost un nécal Boum des micux réussis.M.Méry est trés bier dans Ile Caron Puck ct M.Arnmini est un prince Paul tout à fait dans la note.Les chœurs marchent d\u2019uno manière parfaite.Ln semaine prochaine, programme excellent.D'abord, \u2018Les Lutteuses\" un vaudeville 4 dérater les plus mo- zoses, Puis uno excellente gartie de concert où nous entendons les plus jolies romances de Melle Marthe Trémont ; le duo du Pré aux Cleis, chanté ar Molle Angelo d\u2019Arzy et Mr Gouier ; Mr Belval, dans ses Acrnières créations, ete.Et enfin, comme piène do résistance, 1e 2ème acte de la ** Grande Duchesse\u201d avec Mme Olara Daitigny et MM, Darcy, Soulier, Méry Ammii, Dubuissou, etc.Jeudi soir, grande représentation de gala.On dunnera \u201cen entier\u201d un des plus grands succès de la saison : Le * Grand Eogol\u201d.Nul doute qu\u2019il y aura salle comble toute là semaine.Theatre (Monin 1 alae Pour succéder à ntréal n cloche) la rovuo fantaisisté de Delville.il fallait un pregramme bien choisi pour tisfaire le public, (Eh ! bien.avec Bordonnance da Owighon cot ler Trois Chapeaux, ity a de guui awmuser et si fortement - i de rire, lr musique est charmants et colte opérette ost Lrès bien rondue par Mrs, Ç Delville, Curtal, Marion et Mello Rita de Santillane.Lies Trois chapeaux, la fine comédie de Hennequin n'est qu'une série do quiproquos tous plus drôles les uns que les autres ; il fallait pour obtenir un parcil succès que les rôles soit aussi blen interprétés qu'ils le sont.Tous les acteurs rivalisent de finesse et d'entrain Mrs.C.Delville, Cartal Marion, Terdié et F.Delville ainsi que Mines Marcelle Ducas et Rita de Santillanc.Pour lu semaine prochaine, comme les frères Delville inaugurent l'entréo de lent Théâtro sur la rue Sainte Catherine 1552 ils ont choisi A cot effet Ut programme tout à fait nouveau et e lon goût, d'abord (Une nult de Mardi gras), opérette en lacte et Le Bourreau des CrÂnes, comédie en 3 ac- | tes do Siraudin où il y a des]situations des plus cocasses, Enfin les Delvilles ne négligent rien rien pour satisfaire le public, aimant le spectacle du famille grict de bon goût.VENTES DE PIANOS D\u2019APRES UN NOUVEAU SYSTEME Nous gardons constamment en ma- gusin des instruments neufs de $35.00 A $2,500.00 ainsi gue des instruments d'occasion pris en échange, dans tous Iss prix ; mais, au lieu fe les vendre payables danas 3, 5 ou 6 nns nous les vendons quo pour argent comptant ou payables dans un an, Achetant pour argent comptant et les vendant à court délai nous permettent de vendre 1 beaucoup moilieur marché quo les nutres 1nisons, Nous n\u2019employons pas d'agents ni do collecteurs : nous D'AYONS pas de grandes dépenses ni de pertes pour les wauvaises dettes qui, duns les autres inaisons sont payées nécessairement par lee clients qui pehèterb au comptant ou À court clé- ni.Les 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