Les Débats, 19 mai 1901, dimanche 19 mai 1901
[" 2me ANNEE, No 77 fu J.P-PRLLRTIER, - Administrateur.25, Rue Suint-Jacques, ; MONTREAL, P Qel.Bell: Main 3840.Boite Postale 2188.;, Annonces, Réclames, Faits-Divers ! s'adresser directement l'Administration des \u2018\u201cDEBATS\" REDACTION we les jours de 10 hrs am.À 6 hrs p.m.Le Samedi jusqu'à minuit.Les manuscrits non insérés seront rendus ar demande.Les articles seront sigués et les Impérialisme ou Indépendance Le Canada est le plus jeune des Etats civilisés Ceux de nos pères qui ont travaillé à l\u2019union des provinces sont sinon tous vivants, du moins tous présents dans nos souvenirs, Quelquesuns des hommes politiques qui siègent daus nos assemblées ont été leurs amis ou Jeurs collègues.Les cendres de ceux qui ont disparu sont encore chaudes.La Confédération date d\u2019hier.Nous avons dit, ici même, que le Canada, malgré, ses apparences de pays libre, n\u2019était pas une nation mais bien une colonie.Quelques liens presque invisibles, il est vrai, nous rattachent au grand empire auglais et la majorité de la population de nos inmenses régions appartient à la race anglo-saxonne qui rêve d\u2019im- périnlisme à outrauce.Quelquesuns de nos compatriotes Cana- diens-Français considèrent même que la réalisation de ce rêve serait utile aux intérêts généraux du pays.M.Benjamin Sulte n\u2019est pus réfractaire à cette idée et il a dit publiquement \u2018\u2018 que nous aurions tout à gagner de resserrer les nœuds qui nous réunissent à la Grande Bretagne,\u201d Ce qui cest évident c\u2019est que nous passons par une époque de transition et de tâtonnements qui est inhérente à la formation d\u2019un grand pays, Nos hommes d'Etat cherchent leur voie.Seront ils résolument pour l\u2019Impérialisme ?Conserverout-ils le statu quo, ou bien, regardant plus loin, ayant des visées plus hautes, tendrou!- ils À réaliser les aspirations de quelques-uns des pères de la Confédération, voudront-ils conduire le Canada jusqu\u2019à la liberté absolue, jusqu\u2019à l\u2019indépendance ?Trois grands courants peuvent partager nos gouvernants, sans compter celui qui entraine les partisaus de l'annexion à la Répuhlique voisine des Etats-Unis.Je me propose d\u2019étudier chaeu- ne de ces aspirations et je com- mencorai aujourd'hui par l\u2019Impérialisme.Certes cc projet est grand et nous devons admettre que nos compatriotes anglais, par leur attachement naturel à leur mère- atrie soient portés à en accepter réalisation le plus tôt possible.communauté d\u2019intéréts, de senti- monts, de nationalités et de patriotisme, Lout les invite à se grouper aux autres colonies angluises pour former un vaste empire sous un sceptre unique.Mais les circonstances présentes nous permettent de comprendre ce qu\u2019il pourrait en résulter pour le Canada si ces vastes desseins vennieut à s\u2019accomplir.Nous vivons dans un siècle trop pratique pour que la question d'intérêt ne soit pas d\u2019un poids très lourd dans la balance qui doit peser nos destinées.Si nous ne devions avoir que des rapports industriels et commerciaux avec l\u2019Angleterre, nous aurions peut- Cire tout à gagner à nous unir davantage à l'empire.Mais l\u2019Angleterre entraînée par ses relations avec toutes les puis.sauces, n\u2019est pas seulement une nation commerçante, Elle nous a bien fait voir qu\u2019au moment où l\u2019on devrait compter sur la paix, elle est prête à fuire la guerre sur tue partie quelconque du globe.Elle peut envelopper dans son gigantesque orbite toutes ses colonies ct les fuire purticiper à des conflits que nous Canadiens nous n\u2019aurons ni voulus, ni désirés, Quelle sera notre participation dans ces guerres ?Compensera-telleles bénéfices que nous pourrions retirer de notre union commerciale.Nos contributions en hommes ct en argent seraient-elles payées par des avantages commer- claux réels et palpables 1 Là est In question.Restons sur le terrain pratique ct rendons-nous compte de la situation financière actuelle de 1\u2019A ngleterra, A la suite de ln guerre du Transvaal.Le budget présenté le mois der- bler au parlement anglais par le chancelier de la Trésorerie, sir Michael Hicks Beach, comporte Dour la guerre une dépense de 800 millions de pinstres, Ce chiffre ne représente pas les bertes indirectes causées par la tampagne du Transvaal, Mais je Yais essayer de les énumérer.6$ exportations de la colonie du Cap qui s\u2019élevaient avant la guerre à 115 millions de piastres, tombaient à 40 millions dans l\u2019année 1900.Les exportations du Natal qui abtoignaient 90 millions de piastres sont tombées à 30 millions.La destruction du bétail, la suppression de l\u2019industrie dans le Transvaal et le Vrystaat pendant ces derniers vingt mois représen- tehtune perte de 100 millions de piastres.Les pertes du commerce anglais par l\u2019achat des canons, des selles et des chaudières en Allemagne, des chevaux, du fourrage, des voitures et des tentes en Amérique et d\u2019autres articles dans plusieurs pays, se chiffrent par plusieurs millions.La baisse sur les valeurs d\u2019Etat, sur les actions de chemins de fer et des industries diverses, atteignent un total énorme, Les Consolidés anglais qui étaient cotés à 1133 en 1897 sont aujourd\u2019hui à 944, soit une perte de 250 millions de piastres.En 1899 les chemins de fer anglais représentaient en actions une valeur dè un milliard cent cinquante-trois millions le livres sterling.Par suite de ln guerre, les titres sont tombés de 10 à 20%, amenant une perte de 580 millions de piastres.Depuis le commencement de la guerre, 200,000 hommes ont été envoyés dans le Sud Africain.Ils ont été privés d\u2019un emploi productif et en comptant leurs gages À un minimum de $2 par semaïne pendant vingt mois, nous constatons une nouvelle perte de 430 millions de piastres.Si nous supposons que le travail de ces hommes aurait pu produire des marchandises d'une valeur de $3 par semaine, sans compter le coût de la matière première, nous arrivons au chiffre de $64,500,000.Quant aux frais de la guerre jusqu\u2019à fin mars ils se sont élevés 1 $740,000,000, qui doivent s\u2019ajouter au nouvel emprunt de guerre jusqu\u2019au ler août prochain formant un total de $316,500,000 y compris les intérêts.Les capitalistes anglais ont perdu des sommes énormes dans les mines du Sud-Africain.Des indemnités de plusieurs millions de piastres \u2018devront être payées au Natal et dans la colonie du Cap, aux citoyens anglais, pour les dégats causés par les Boers.Je crois done que la guerre a coûté directement ou indirectement 500 millions de livres sterling, soit Z milliarde 500 millions do piastres.Pendant que cette soinme énor- we se dépensait, l\u2019Allemagne, la France cet surtout l\u2019Amérique profitaient de l\u2019inactivité commerciale anglaise pour augmenter leur iudustrie et accroître leurs débouchés, Qui pourra jamais apprécier les pertes éprouvées de ce côté et qui pèseront sur l\u2019Angleterre pendant plus de dix ans t Voilà ce que nous aurions à partager peutêtre un jour, si jamais le Canada faisait partie de la Confédération impériale.Si ceux qui rêvent d\u2019Impérialisme réfléchissaient à ce que nous aurions à perdre en réalisant leur utopie, ils comprendraient sans doute que notre jeune pays doit se développer avec ses propres ressources, sans se lancer à l\u2019aveugle dans une aventure qui peut retarder de plus d\u2019un demi-siècle notre éclosion et notre développement national.Jean CADOT.ECHO Une statue à Garibaldi.\u2014Gari- baldi va donc avoir enfin son monument.César Zocchi, l\u2019artiste italien à qui est confié lo soin de couler dans lo bronze les traits du héros de l\u2019indépendance italienne, va se mettre de suite à l\u2019ouvrage.Le monument sera élevé à Naples, sur un soubassement de granit rouge ayant deux statues latérales de deux môtres, qui représonteront Romo et Naples et la rencontre avec Victor- Emmanuel à Teano.Lao statue de Garibaldi, on bronze, aura une hauteur de six mètres.Tout le monument sera haut de dix- huit mètres et devra être achevé dans trois ans, II coûtera 250,000 francs.Education de princesses sin- moises.-\u2014-Une nouvelle école a été récemment onverte à Bangkok, par une damo anglaise, et possède, comme élèves, quinze princesses de la famille royale de Siam.Ohaque jour, elles roçoivent des leçons de lecture, écriture et musique, mals cette triple étudo leur prend un temps moindre ue celul consacré à apprendre à evenir de bonnes femmes d\u2019intérieur.@Ëlles sont loges À l\u2019école, et ap- rennent la cuisine, le ménage, le lavage, à faire le pain, onfin chaque nécessité domestique qu\u2019une bonne ménagère ost supposée connaître.Elles ouisent les repas ct pendant que chacune alternativement s\u2019en occupe, les autres mettent le couvert, avrangent les fleurs ou rédigent les menus.Elles ont de dix à quinze ans.Dans TER id hE A cu LR! pie ASIE y AZ ae £ \u201ca IK JOURNAL INDEPENDANT le Siam, à quinze ans une jeune fille est généralement mariée quelquefois même avant cet Âge.Aussi est-il certain que quelques-unes des princesses les plus âgées quitteront bientôt l\u2019école paur aller chez leurs maris.Toutes nos canadiennes devraient être élevées d\u2019une manière aussi pratique que les princesses sinmoises.Couvents et pensionnats privés pourraient avec avantage introduire d\u2019utiles réformes dans l\u2019éducation de nos futures mères de famille.Recette de benute.\u2014 Los journaux anglais font parfois des révélations bien inattendues : ainsi voilà le Daily Hrpress qui nous apprend que Sarah Bernhardt s\u2019éponge tous les jours des pieds à la tôte avec la solution suivante qui, dit le journal Anglais, lui permet de conserver son charme apparemment éternel : alcool, un demi-litre; camphre, deux onces; sel d'ummoniaque, eux onces ; sel marin, cing onces et un litre ef demi d\u2019eau bouillante, Le tout doit être agité vigoureusement et l\u2019on doit se frotter la peau pendant le bain, pour faire pénétrer la solution dans es pores.Avant de se décolleter, se frotter les épaules et la poitrine avec la même solution.Le Daily Express oublie de dire que cette composition combat aussi La speculation.\u2014 Dans notre numéro du 21 avril, sous le titre la Spéculation @ New- York nous avons signalé à nos lecteurs le mouvement financier qui s\u2019étrit produit dans Wall street.Nous disions: \u201c Si cela continue \u201c\u2018 nous allons assister prochainement \u201cdun Krach phénoménal Déjà le \u201c* département du trésor à Washing- \u2018* ton s\u2019est ému de l\u2019excès de spécula- \u201c tion dane Wall street et redoute un \u2018* désastre.\u201c Méfiez-vous Canadiens.Le dan- *\u201cger n\u2019est peut-être pas pour de- \u201c main, mais il est imminent.\u201d Nous ne voulons pas poser au pro- poète, mais les renseignements sérieux que nous avions, nous permet- {aient de joterce cri d\u2019alarme.Nous ajouterons qu\u2019il est dangereux de toucher aux valeurs américaines en co moment.La formation des trusts a complétoment bouleversé les marchés et il se prépare quelque gigantesque catastrophe, si le gouvernement américain n\u2019a pas le pouvoir d'intervenir pour arrêter les créations de nouveaux trusts.Si cela continue il y aura bientôt des combines sur tont ce qui se veud ets'achèle.Etunt donné que nous sommes à une époque où les trusts fleurissent et où ils\u2019en constitue en Amérique au capital de plusieurs milliards pour monopoliser la fabrication de l'acier ou l& production et le commerce du cuivre, rien ne m\u2019étonnerait d\u2019apprendre qu\u2019un trust vient de naître qui se propose d'accaparer le fromage canadien et d\u2019en réglementer la vente à Londres.Nous aurons sans doute un jour le trust du lard et celui des cornichons.Je ne sais pas si nous serons, de co fait.plus heureux ; il faudra voir.Guillaume Ic taciturne.\u2014Il ne fait pas bou être monarque par le temps qui court.De nouvelles lettres de menaces arrivent presque chaque jour à l\u2019adresse de l\u2019empereur Guillaume.Plusieurs vionnent de Londras, d\u2019autres d\u2019Italle et quelques-unes, rares, paraît-il, de grandes villes alle- mendes, Le Berliner Tugeblattditque I\u2019Empereur aurait presque renoncé au voya- e qu\u2019il voulait faire en Italie vers la fr e mai ci en juin.En Allemagne même, les déplucements annoncés dans les montagnes de Harz et dans la forêt de Thuringe n\u2019auront pas lieu ou ne scront pas de longue durée, malgré la passion de \u2019Empereur pour la chasse ans ces régions boisées.D\u2019après le même organe, l\u2019Empereur est très attristé, très surexcité ar ces menaces, qui lui arrivent de ivers côtés.Ses médecins lui conseillent de partir pour un long voyage dans le Nord, dès que la temp rature le permottra.En attendant, l\u2019Empereur a manifesté son intention de quitter Berlin et d\u2019aller s'installer au nouveau château do Potsdam, od il croit être plus en sûreté.Une bonne nouvelle.\u2014Nous ap- renons avec plaisir que notre ami M.J.O.St-Pierro, dentiste gradué du collège dentaire de Philadelphie vient d'ouvrir son cabinet dentaire au No 60, rue St-Denis.Un bourrenu pendu.\u2014Un uom- mé Patrorski, bourreau d'une petite localité russe, Czentokan, avait dû pour obéir à la loi pendre un criminel.Les parents du pendu résolurent de so venger du bourreau.Ils l\u2019attirèrent dans un guet-apens.Petrorski fut invité à un dîner auquel il so rendit sans méfiance.Vers la fin du banquet il fut saisi par surprise, garroté et pendu sans même le simulÂcre d\u2019un jugemont.otto pendaisen va trds probablement en amener d\u2019autres, car la police russe a arrôté tous les coupables de co lynchage d\u2019un nouveau gonre, Une somnambule devant les tribunaux.\u2014Une diseuse de bonno aventure anglaise, avait été condamnée pour avoir essayé de tromper un constable sous le prétexte de lire dans son avenir.Elle vient de faire appel par devant la cour du Banc du Roi ui a confirmé simplement la décision prise par les premiers juges.\u201c La loi, à ajouté le lord juge , ne reconnaît pas la profession de diseuse de bonne aventure.\u201d Avis à toutes celles qui travaillent à Montréal.Qu'elles ne tombent pas sous l'œil de nos détectives.A.FAVRTAU.Avis à nos Correspondants Tout article envoyé au journal LEs Di.BATS, devra porter le nom et l'adresse de l'auteur, non pour publication, mais comme garantie de bonne foi.Aucun manuscrit ne sera lu s'il n\u2019est signé.Les correspondants pourront faire usage d'un pseudo- myme.| ENCORE UN MARIAGE NUL Canadiens catholiques, se sont mariés clandestinement il y aura dix ans à lu fin de juin prochain.Des années coulérent sur leurs Amours.Au commencement de janvier 1900 \u2014 lougtempe après le lever de la lune de miel, on le voit \u2014 lu jeune épouse, assistée de son père, intenta une uction en nullité de | mariage.Au point de vue religieux, il est évident que le mariage n\u2019avait jamais été contracté, puisque su célébration, purement civile, avait eu lieu hors des limites de l\u2019action ecclésiastique du pays, par un ministre étranger à la religion des deux conjoints.Au point de vue civil, selon nos lois, il n'avait pas plus de valeur qu\u2019au point de vue religieux, puisque les conjoints, mineurs tous deux, n\u2019avaient pas, semble-t-il, l\u2019assentiment de ceux à qui, par la nature et par les lois, ils étaient subordonnés.Ils vécurent cependant longtemps ensemble \u2014 huit ans et demi.Puis, un beau jour, l\u2019un des époux \u2014 la femme \u2014 s\u2019écria : \u2014 J'en ai assez ! Et elle s\u2019en alla disant à l\u2019autorité ecclésiastique : \u2014 Je me suis mariée, moi catholique, avec un homme catholique comme moi, devant un pasteur protestant.D'où nullité absolue de l\u2019union.Ce qui, du reste est canouique- ment légal, logique et raisonnable.Puis elle s\u2019adressa aux tribu- nuux civils, disant : \u2014 Ni mon mari ni moi n\u2019étions capables de contracter mariage, puisque tous deux nous étions mineurs, et que le consentement de nos parents faisait défaut.Sentence inévitable : \u2014 Mariage nul, sans valeur æucune, liberté pour chacun des soi-disant époux.Tout cela est régulier ; tout cela est légal ; nul ue le conteste.Mnis est-ce morgl 1 Ne serait-il pas temps pour les tw'empécher ces concubinages déguisés, prolongés et quasi-légaux, qui prennent fin au gré de l\u2019un ou de l\u2019autre des intéressés, quand ce n\u2019est pas au gré des deux ! terme à cette scandaleuse duperie qui autorise deux sujets à vivre maritalement, saus être mariés, le sachant parfaitement, et qui, un beau matin, par caprice, par Jassitude ou par dégoût, brisent légalement un lien illégal et rentrent purs dans la société, le front haut, passaut avec arrogance et cynisme devant les honnètes pères ot mères de famille qui besognent si durement ct si courageusement pour élever leur nichée.Cela plus est que scandaleux, cela est odieux.Et la loi qui tolère un pareil état de choses est une loi qui encourage, la dissolution des mœurs.Etienne HENRIOT mes \u2014 CHRONIQUE En face d\u2019une feuille blanche où j'avais écrit en grosses lettres: Chronique, l\u2019œil au plafond, le bras levé, j'attendais l\u2019inspiration, quand deux potites mains satinées se posèrent sur mes yeux.\u2014Devine ! \u2014Cette voix d'oiseau ce froufrou, ce parfum d\u2019iris, allons pas besoin de voir.Ça une robe de mousseline, c'est rose, c\u2019est ébouriffée, ça s\u2019appelle Jeanne ! \u2014Sorcière, va ! Oui c\u2019est moi! Mais ¢'aurait pu être un volenr.Est-co qu\u2019on laisse les portes ouvertes quand On s6 promène dans les nuages ?Mais À un autre jour la gronderie.La situation est trop grave, si tu savais.Mets ton chapeau : nous sortons | \u2014Que veulent dire ces airs mysté- rieox ?Ohut ! je te conterai ça dehors.Astu tes gants.Bon ! Tu es jolie ainsi ! Arrive donc! La porte à peine refermée, la charmante enfant me prit les mains.\u2014Ma chérie, si tu savais comme j'ai du chagrin, ne ris pas, du vrai, cette fois.Impossible ! qui donc voudrait te faire de l& pelue, tol ni Loue, ça prendrait un monstre.\u2014Hélas le monstre est un joli garçon, depuis que ses moustaches ont repoussé.Tu te sonviens du vilain tour qu\u2019il m\u2019a joué et de ma grosse colère d\u2019alors.J'étais furieuse, quoi ! Oomme je ris aujourd'hui de ces petites misères.Ce qui m\u2019arrive est si triste ! Mon Paul si gentil, si spiri- tuel, qui me jurait hier encore un eh bien |! Georgette l\u2019a vu so ballader sur la rue avec ung oteau de télégraphe.Il avait l\u2019air de son petit amour éternel femme, haute comme ce garçou, paraît-il, et l\u2019horible créature riait comme une folle.\u2014Tiens, \u2018avais tonue.\u2014Voyons, voyons, calme toile moins! Ton Paul, Aussi innocent bon M, de Lafontaine.Est-ce législateurs d\u2019aviser aux moyens uno jolioflllo,sans commottre un crime de lèse-fidélité ?La belle promeneuse j'était, qui sait, une petite cousine de la campagne et ton galant flancé lui Deux jeunes gens mineurs, deux ; servais de cicerone à travers la ville, | On Svoquait des souvenirs d\u2019onfance lorsque shez grand\u2019mare ou jouait au petil mari ot A ln petite femme, et la cousinette de rire, de rire.Mais au fait, où me mènes-tu ?Nous entilons depuis vingt minutes des rues sombros et tortueuses.Je commengais a ôtre inquiète des | allures de conspirateur de ma potito i jamie et de l'étrangeté du quartier que nous traversions.La rue était | mal pavéo, coupée en deux par une une mare, et les maisons bâties «avec des toits écrasés.Commo le :jour comn.ençait à brisser, do loin en loin uno lanterne tremblottait semblable à Un papillon jaune, qui ago- \\nise en battant des ailes.Le tintamare de la ville, le sifilet | des locomotives, le roulement des elourdes voitures allaient s\u2019affaitlis- sant, pour s'assoupir, confondu dans un vague murmure comme lo chan- tonnemont lointain des chlites.On 8e sorait cru À dix lieues de Montréal, duns quelque tranquille petit village.Les gens s\u2019intorrogenient sur le seuil des portes avec une intime familiarité.Ecau temps, n\u2019est-ce pas ?-Mais la pluie ne tardera prs.\u2014Comunent va ln petite ?Ci ot là de jolis jardinets donnaiout la note gaie; do blanches maisonnettes, disparnissaient sous la ver- i dure, des enfants s'ébattaient sur l'herbe i | \u2014Que c\u2019est beau ! m\u2019écrini-je, ga- |gnée par l'admiration ! Oroirait-on qu'on puisse ignorer de semblables | coins de paradis! Maisentin me diras- \u2018tu ?.\u2014O'est juste, tu te laisses conduire avec une docilité d'agne&u qu\u2019on mône à la boucherie.Mais nous arri- ;vons.Vois cette masure à la veille de s\u2019écrouler entre ces doux gros arbres, c\u2019est l\u2019intre d'une sorcière, \u2018d\u2019une cartomancienno en renom, Elle \u2018dit le passé, le présent, l\u2019avenir., Nous allons la consulter, elle va lire : dans le cœur de Paul comme dans un ilivre, je vais pouvoir sonder cet | abîme de perfldie et d\u2019hypocrisio et | et savoir le mot de l\u2019intrigue, où se {joue mon bonheur.;_ \u2014 Mais, tu crois en ça, toi Jeanno.| Le Seigneur aurait écrit le destin des rhommes sur des as, des valets, des rdames, ete-, de pique, le cœur; de carreaux ou do tréfle et il aurait chargé cos mégères d'être le médium de \\ses clesseins providentiels.\u2014Tais-toi.attends de voir, fit-elle | en posant un doigt sur mes lèvres.Nocs cscaladons un escalier gluant, où des marches manquent: il faut avoir de remarquables dispositions ucvobutiques et une forto démangeaison do connaître l\u2019avenir pour risquer de se rompre lo cou en sautant les espaces; uno clanche grasse roule dans nos mains et nous laisse la Le Numéro : CANADA ET ETATS-UNIS.ETRANGER so.0o+mossoscanca006 19 MAI 1901 2 Sous ABONNEMENTS MONTREAL, (A domicile, par poste Où par messager eevee.$1.50 par an 1.00 1.50 a Atelier: No 36, RUE SAINT-LAURENT Tel.Bell : Main 2256.Parait le dimanche matin | L'INSTITUT CANADIEN ; \u2014 À MADAME Jostrit DOUTRE, Et le phare avancé de nos libertés saintes, | Institut Canadien, de nos droits le rempart | La lyre de Pindare, au pied de tes enceintes, Pleure sur les débris de ce temple de l\u2019art.Quand pour la haute mer le grand navire part, Montés sur le gibet.Ses voiles, sur l'azur, d'or et de pourpre teintes Ët son panache noir font de telles empreintes, Qu'on les voit longuement, bien après son départ.Tels, pour vous, o ! Lanctot, Papin, Doutre et Dessaules, Nos cœurs vibreront-ils de par delà les saules Où vous meélez vos os À ceux de nos grands Morts Et grâce à vos efforts, L'auguste monument de ln Côte des Neiges, Dit lu plus pure gloire et les plus vils manèges.PriLEAs LANCTOT.facondo, c\u2019est à peino si l\u2019on pouvait la suivre.Oe qu\u2019olle m\u2019a dit, gentilles lectrices, il me faudrait une autre colonne pour vous le raconter: De l\u2019amour ! .encore de l\u2019amour, toujours de l\u2019amour! .avec Pépilogue des romans honôtos: le mariage.Mais je me garderai de commander ics lettres de faire part, A moins que je ne trouve un bon courtier pour m\u2019avancercoentdollarssurles millions qui doivent me revenir en héritage.\u2019étonnante révélation que j'ai eue et qui vaut bien mon tronte-sous, c\u2019est quo la cartomancio est une fumistorio dangorouso, indigne de gens sérioux : puisque l\u2019avenir est et restera le secret de Dieu.Autre chose sont In télépathie et le somnambulisme qui permettent à \"Ame de briser ses liens, de s'échapper de sa prison ot do pénétrer danr le domaine spirituel.Ainsi le ballon s\u2019élève ot plano dans les nuages à mesure u\u2019il se débarrasse du lost qui l\u2019alour- ssait.Les sybilles, les prophètes, les ascètes chrétiens et Indiens, un vénérable prôlat dont le nom est béni | par tous les cœurs canadiens, rogu- rent du ciel ce précioux privilège de lire dans les pensées ot de s'élover tpar 'extuse au-dessus des tristesses \u2018de cotto misérable palndte, mais \u2018cette favour est 1a récompense d\u2019une \u2018vie pure, d\u2019nctes dn charité héroiques tet surhumains, Voyons ma petite Jeanno, es-tu cunvalueue do la faussobé de cette croyance populaire aux aberrations des diseusos de bonne aventure ?A défaut do clairvoyance, Dieu a {laissé un prisme lumineux qui dore sensation d\u2019une caresse de coulouvre.jla banalité et lu vulgarité des êtres L'on pénètre dans uno salle basse et [et des choses : la charité.Pourquoi fumeuse, espèce d\u2019anti-chambre, où \u2018Jeannette, ne pas supposer bonnes e& les patients attendaient leur tour pures les pensées et les intentions d\u2019admiasion au sacrum-sanctuarum.que nous ne connaissons pas ?La vie 11 y avait là des jeunes filles, dos serait si belle, si douce, un avaut- Ne devrait on pas mettre un | jen frémis, je l\u2019aurais étrangiée, si je Oh! les amies ! Qu'avait-elle bosoin de te faire ces révélations exagsrées pour jé parie, est ue l\u2019agneau de notre u\u2019on ne peut faire un bout de conduite avec founmos, quelques représentants du sexe fort, un vieillard à cheveux blancs, je souligne pour qu\u2019on ne les confonde pas avec les vicillards à cheveux noirs ou blonds, à l\u2019îimo blasée qu\u2019on rencontre tous les jours.Je me demandais ce que co vétéran de la vie vouait chercher là: à cet âge est-co qu'on ne sait pas l'alpha ot l'omega de toutes choses?Y aurait-il dans cette cendre des tisons qui flamboraient encore ?Sous la neige des hivors quelques fleurs quelques flours printanidres qui défie- raiont les froidures ?.On causait en attendant : \u201c*\u2014Moi, tes les semaines ot je ne regrette pas les cinquante centins que ça me coûte chaque fois.Elle dit des choses, mais des choses!.O'es Aussi je no voudrais entreprendre | aucune aflfairoimportante sans l\u2019avoir consultée auparavant.\u201d \u2014Je crois bien qu\u2019elle est extraor- dinuire cette femme .la preuse, c\u2019est qu\u2019ello a réussi à faire intenter un procès en séparation à ce mauvais arnoment de X, en révélant A sa emmo ses turpitudes, qu\u2019ello était seulo à ignorer.O'est triste tout de mOme pour les petits : les deux ainés ozt suivi leur père, les trois derniers, on n\u2019a pu les arracher à leur mère.Un grand eflanqué d\u2019anglifié poursuivit la litanie d\u2019une voix nasillarde « Moi de demeurais dans le New York State ot jo roomais avec uu chum sur la flfte avenue.Je travaillais à la Secret Agency company, voyez ma badge.Je ne pouva:s réus- air à mettre la main eur un fameux pick-pocket quand un copain me dit: va dono te faire tirer aux cartes.Je suivis son conseil et m\u2019en suis bien trouvé : la vicille m\u2019a dit d\u2019aller au | humain de parler comme ca.capturorais mon homme.£t c\u2019est arrivé, comme elle l\u2019avait dit!.\u2014O\u2019est votre tour mademoiselle ! Jo me levai anxieuse, le cour un peu serré.et je franchis le seuil de la caverne du Walpurgis .La sorcière assise à une petite tablo battait les cartes fébrilement, affectant do ne pas regarder l\u2019arrivant.Grando, maigre sans gorge, ni hanche, rien en elle ne rappelait la femme.On ne pouvait lui donner d'âge, elle avait peut-être soixante ans, peut- être quarante.Le visage jauno, quadrillé de rides, plissé comme du crépon.Dans cette face parchem?- née s'allumaient deux yeux d\u2019un bleu froid d'acier, incisifs, fouilleura dont les paupières comms la bouche marchaient, constamment agitées d'un tic nerveux.Ello était inquiétante par le recul de ses regards soruta- teurs et de sa bouche éduntée qui s'ouvrait noire comme un four, .\u2014Prenez donc un sidge ! .et coupez, trois fois avec la main gauche! Mon calme m'était revenu, je suivis en amateur les évolutions dé la cartomancienne : ces questions adroites lancées sans on avoir l'air, le regard à demi voilé pour ne pas pordro le jeu do ma physionomie.n sens énétrant et subtil, une prodigiouse abileté À saisir une furtive rougeur, un signe affirmatif ou négatif, uno ruse de sauvage pour découvrir une piste.ot une fois lancée, quelle disait une commère, je viens ici tou- dipot À la rentrée de la traîne que je, | gob du paradis ! COLOMBINE.| } me Notre commerce avec | la France Un instant on a pu croire que |les communications directes avec la France, qui avaient commencé (lan dernier, par lo service de | bateaux de lu ligne Franco-Cann- dienne, ne seraient pas reprises cette année.Il n\u2019en est rien heu- -reuvsemeut ct môme la simple ipetite ligne va se développer, \\s\u2019élargir, grâce à une combinaison qui assure son succès définitif.; Un groupe de Canadiens, à la \u2018tête duquel se trouvent des personnalités marquantes de notre \\commerce et de notre industrie, {demande l\u2019incorporation d\u2019une (société de navigation dont les bateaux navigueront sous pavillon anglais.La compagnie recevra une subvention du gouvernement canadien.Un second groupe composé des éléments français de lu compagnie dirigée par M.Poindron \u2018formera ;une nouvelle société avec siôge \u2018social à Paris.Le gouvernement français lui accordera le bénéfice de la prime de tonnage attribuée à ls mariné marchande, prime idont le montant sera suffisant pour assurer le succès de la coim- pagnie franco-canadienne.Donc nous aurons une double ligne de navires de commerce qui feront le service entre le Canada et la vieille France.Tout porte même à croire que la ligno fonctionnera durant l\u2019hiver avec tête de ligne A Halifax ou à St, Jean.L'attontion du gouvernement français a été appelé sériensement sur ces projets.M.Jules Siegfrid, \u2018ancien ministre du commerce, \u2018viendra prochainement au Canada, en qualité do délégué du gou- | vernemeont de la République, pour idiscuter avec le ministère Laurier, la possibilité d\u2019étendre ie cadre du traité franco-canadien.Nous sommes persuadés que la | ligne de navigation qui va réunir {les ports frangas à nos centres commerciaux, sera d'un grand poids dans la conclusion des arrangements, Jos.LABRECHE.Entre Protestants.Les rationalistes disent et croient que nous avons le monopole du fanatisme ct de l\u2019intolérance.Ils se trompent volontiers : l\u2019église d\u2019Angloterre vient de décrocher la timbale.Que le Rév.Pro.Steen nit enseigné une doctrine quelque peu risquée, nous l\u2019ad- meltous, mais il demeure en conformité avec lo principe fondamental de l\u2019orthodoxie anglicaine: le libre examen.L\u2019évêque Bond a-t-il un code d\u2019interprétation infaillible à opposer aux débordements philosophiques de son ini- uistère ?S'il permet À la raison indomptée de vagabonder à l\u2019aventure, sans frein ni mors comme la fière cavale du désert, doit-il S\u2019éluuner de voir ses Darrières brisées, les plates-bandes de son jardin piétinées, les jeunes arbustes joncher le sol ÿ De quel droit ce pasieur d\u2019Ames vient-il endiguer le flot qu\u2019il u lui-même de- chainé, ct lui crier : \u2018\u2018tu n\u2019iras pas plus loin !\u201d Il n\u2019est pas de demi-mesure.Il faut ou soumettre la liberté on la constituant vassale d\u2019une autorité supérieuro, ou lui donner an plein essor duns l\u2019espace sans limites.Dans ce dernier cas, c\u2019est l\u2019éclectisme de Victor Cousin, c\u2019est l\u2019incursion de l\u2019Âmo sur tous les terrains philosophiques, pour y découvrir le beau, lo vrai, le bien, dégagés des théories convention- nolles, des sophismes accrédités, qui nous voilent les splendeurs de la vérité, comme les brumes mati- nnles, la vision do l\u2019astre du jour.L'archevêque Bond le prend de haut.\u201cIl faut, dit-il, respecter l'intégrité de ln doctrine.Autrement dit, l\u2019éloquence, l\u2019érudition, la popularité, du professeur évolutionniste crispent les nerfs de l\u2019épiscopat anglicain.Il faut reléguer daus l\u2019ombre ce météore dangoreux, qui noie dans sa clarté les pâles étoiles du clergé protestant.M.Steen détie l\u2019autorité de tou- to sa hauteur ot proteste contre les accusations de son supérieur, lesquelles ne reposeraient sur aucun fait direct, certifié par une si- gnalure responsable.L\u2019émotion est À son comble, car lo ministre hétérodoxe a annoncéson intention de préchor ila Saint John Church et de confondre ses détracteurs au désespoir de l\u2019évêque Bond.Le fait esl\u2018averé, le schisme déchire le sein de l\u2019église d\u2019Angleterre : une nouvelle église point à l\u2019horizon.C'est vrai que les accidents de cette nature ne sont pas rares.Mais les choses d'habitude Se passeut plus paisiblement ; on à bien garde de nous laisser assis- tor à ces luttes intestines qui amoindriraient l\u2019orgueilleux prestige dont ils aiment à s\u2019envelopper, Pour l\u2019amusement du parterre les deux jouteurs descendent dans l'arêne et consentent à donner uno pelite performance qui n\u2019est cortes pas sans intérêt.L'un des combattants est armé des textes, des théories, des subtilités de- l'enseignement protestant.L'autre, souplo, agile, nerveux, personnifie lu science.Qui sortira vainqueur, l'archevêque anglais ou le professeur Steen 1 Le public doit être lo juge définitif, celui qui prononcers en dernier ressort, Nest-co pas lui qui examinera librement l\u2019exposé des doctrines, qui les rejettera ou les accepters quoique puisse dire ou faire l\u2019autorité supérieure ?La raison d\u2019ôtre du protestantisme est la libre disoussion, Le professeur Steen récolte cc qui a été semé avant lui.\u2019 Pour nous autres catholiques » nous sommes à ln fenêtre.Nous regardons ce qui se passe et nous pointerons les coups.Julien VERONNEAU.= LES 2 AU TRANSVAAL Notes inedites sur la guerre dans le Sud-Africain L'exploit de Zecrust La malle vient de m'apporter vue lettre de Zecrust (Transvaal) datée 15 Avril ct envoyée en premier lieu un amen ami Paris.4 LU.J'y lis les lignes intéressantes suivantes La ville de Zeurust ust LouJOUrs assicgee.Et quoique tout ÿ soit organise à la maniere anglaise, quid la tête de J école publique, où un Hollandais a tonctionné pendant de longues années, un Ecossais instruise maîn- tenant la jeunesse, et que de l'ancien pers sonnel il ne reste plus quiune dame pour enseigner le hollandais, la situation n'est rien moins que paisible._ On ne sait à peu près rien de ce siege par les journaux.La détresse commence à y être grande.Les vivres sont == com me autrefois à Mafeking mis en commun : bourgevis et soldats reçoivent par Jour une once de sucre,ving onces de quin et un pen de mis, et deux ois par sencune de la vrande de buwuf.i _ Je pense qu'on peut maintenant se livre, à Paris une idée d'un village transsaulien, Donc, un beau matin, il y à de veta dix jours, les assicgeants se teurireat au nord de Zeerust et parurent vouloir faire de ve vôté une attaque sérieuse.Naturellement alors les Tommies se portérent tous de ve côté pour repousser l'attaque.car les vil lagges sont complètement ouverts.li veut une escarmouche,etles Fonimiesarciverent À quelques centaines de verges hors lu village, Is ne sedoutaient pas le moins du monde que pendant ce temps quelques\u2018 douzaines de Boers entraient À Zecrust par le côté sud, ces derniers prirent toutes les pièces officielles, entre autres les listes pour le paiement des soldats 7 ils emmene- rent toutes les voitures milititires, une grande quantité de marchandises et un grand nombre de bêtes de boucherie, Quand la ruse fut découverte, i Csi ma tureHement trop tard .oo.Le general French elles Prisonniers Hy a quelques semaines je vous disiis, que le général French n'avait jamais daigné répondre À la lettre qui lui fut envoyée par le Comité de Bienfaisance de Jehannesburg À propos des mauvais traitements infligés aux femmes et aux enfants prisonniers dans les camps de Johannesburg, On vient de m'adresser une copie au thentique de ta lettre quele général French à envoyé six semaines après avoir reçu la réclamation du dit Comité.Elle est ainsi conçue : Johannesburg Au secrétaire du Fonds d'assistance des\u2019 Eglises réformées hollandaises.Monsieur, l'ai Phonneur de vous accuser réception de votre Tote du 13 deceni re, Je ne puis | en réponse, que Vous dire que, duns tous | les rangs de l'armée de l'Afrique du Sud, | on fait tout ce qui est possible pour souls ger les souffrances, inévitables dans toute gucrre, auxquelles sont malheureusement exposés les femmes ct les enfants.l\u2019ermettez-moi de vous faire remarquer que votre comité pourrait les aider et les assister de la manière la plus simple et la plus facile, en usant de sa puissante influ- encu sur ceux qui sont responsables de La prolongation de lu guerre, pour les engi ger à renoncer à cette vaine et coupable continuation des hostilités.J'at l'honneur d'être.+ ete.(Sigrné) French, lt.gén.Commandant du District de Johannesburg et de la division de cavalerie.Lo chef d'accusation, admis dans cette réponse du général French, est anormal et monstrueux.Il démontre à tout homme impartial, qu\u2019au nom do la civilisation chrétienne de notre nouveau siècle, une nouvelle forme de torture, lente et ellicace, à été instituée ; et que ce renouvellement des procédures de nos ancêtres, appliquées dans ce cas à des non-combattants innocelits, est approuvé par les ministres des différentes religions, résidant là-bas, puisque nous n\u2019avons encore entendu il est en bonne santé et prond actuel- emo ses vacances à Durban, malgré les rapports officiels de Lord Kitchener et do Sir Alfred Milner, déclarant le contraire.Il y n encore des gens, qui s\u2019étonnent du rappel de ce dernier.; Voici ce que Kitchener phiait dernièrement.| .Le commissaire de Kroonstad m\u2019informe: \u2018Trois agents du Comité de Paix ont été fait prisonniers par io Gén.DeWet le 24 janvier; un sujet anglais de la colonie du Cap, M.Andries Wessels, à été fouetté et puis fusillé et deux burgners ont 6té fouettés sur les ordres exprès * du cién.DeWet.?; (à suirre) MAN.Nos Informations Nos confrères, particulièrement ceux de province, nous font guelquetvis le grand honneur de reproduire nos articles, Cela nous tte beaucoup et surtout nous mon tre que notre journal est lu par des profes- siontiels du journalisme, Mais nous aimerions que nes amis prissent l'habitude de certes Débars quand ils © font d'a- hondantes coupures.\u2018 Le Lenifs MO nous à empeunte \u201cJandi dernier deux bonnes colonnes de nou- \u201cvelles dont ila orné su première page, | Loin d'indiquer Lu source de ses informa- Ltheus, ila laissé croire ses lecteurs que ! vet article hui était parvenu de Paris, Cher contrere, les informations (ue gous aveus dounées ont étérédigées à Montréal, | par un de nos collaborateurs ; elles sont linédites, prenez en note pour l'avenir, D'autre port nous avons donné anos lees frees en dépêche, dunanche mitin na mai, {la primeurs d\u2019un discours prononce à Londres par l'éditeur Stead, discours qui i fait une profonde sensation dans Jes | sphères politiques anglaises.Orles jour- j nus de Montréal, 7e Presse, Ta Patric et fe Foaornal n'ont reproduit que le mardi 14 mai, notre télégranmmie qui leur Sait reves nu d'Ottawa par Vintermédindre du Zem ps, Les DEEvES étaient en avance de 48 heures au mucits sur les journaux de la lo- \u201ccatité, Nous croyons qu'il est bon d'instruire nos amis de ces petits its pour leur mons trer que nos intornntions ne sont pas à dédais tôlégra- | i t oer, Notedo ta Redaction GUERRE AUX PORNOGRAPHES A différentes reprises, les journaux de Montréal ont protesté contre les atliches malpropres des spectacles américaing, contre la vente etsurtout l\u2019étalage des publications pornographiques françaises et anglaises, Ces protestations vnt été inutiles, et l\u2019indifférence de nos fonctionnaires n\u2019a pu s'émouvoir pour si peu de chose : le cri d'alarme de la presse.Fa fallu intervention active de Mgr Bruchési pour tirer ces jgens-là de la léthargie administrative dans laquelle ils étaient plongés.Grâce à cette heureuse intorvention, les agents chargés de veiller à l\u2019ordre public se sont mig en campagne avec zèle, ct des poursuites ont été intentées contre quelques délinquants.C\u2019est fort bivn, et l\u2019on ne saurait trop GCuergiquement proscrire toutes les sulet(s que nous offrent si abondamment la littérature ct l'iconographie exotiques.Mais n\u2019est-il pas Acraindre que ces agents manquent de discernement, et surtout que, pudiques par ordre, ils ne tomibent en des exces fichoux en imitant sous des formes variées la premier polisson venu et l\u2019exposition publique, soit dans les vitrines, soit sur les comptoirs des magasins.Et In loi est très sage, très préservatrice et srès saine.Tous les honnêtes gens protestent contre l\u2019étalago indécent do ces publications polychrômes qui n\u2019offrent que des nudités, des dési abillés Buggestifu, des tableaux d\u2019intérieur représentant l\u2019apothéose de la prostitution, le triomphe de l\u2019adultère, la ri- diculisation de toutes les vortus domestiques.Çn, de l\u2019art! Allons done! De la cochonnerie, pas autre chose.; Et ce sont justement ceux qui aiment la France qui se réjoulssent ue l'envoi aux ordures de ces publications ordurières.Car il est lamentable d'entendre des hommics intolli- gonts ct sincères déplorer les ten- | dances de la France à versor dans les marurs infmes du Bas-limpire.On a beau protester; on a beau aflirmer gue cette Ignoble manitesta- tion de Art français n\u2019a aueune ai- gnitication, que l\u2019Art véritable s\u2019insurge contre ces œuvres dégofitinces produites parlesstercorairesde l\u2019Art, peu do gens se laissent convaincre.Et pourtant il ne manque pas, en France, dv publications véritablement Artistiques ct honnêtes, de livres intéressants soumis aux règles les plus étroites de l\u2019art littéraire et qui ne s\u2019écartent pus de la probité morale et intollectuclle.Ces ouvra- yes, malheureusoment, sont inconnus ou peu conaus.Ils restent au vieux paysetne font qu\u2019exceptionnellement partio des articles d'exportation, KM en est, semble-t-il, des produits littéraires français comme des liqueurs de méme provenance.La l\u2018rance n\u2019oxpédie guère les unes que montées en alcool, et les nutres que pimentées de pornographie.De toute façon c\u2019est du poison.Reste à an- voir maintenant si cette sophistication générale n\u2019est pas le résultat de la demande des Consommateurs.Quoiqu\u2019il en soit de ce problème, il fautespérer que l\u2019acte de l\u2019archovô- | de von clef, la Corporation est _responsi- DEBATS, 19 MAI 1901 .; | .teur.Il parait qu'on soupçonnait son tdt meilleurs, car la vertu finit honnêteté.Le sousinspecieur, sur l'or-, toujours par y triompher et la dre de l'inspecteur prépara deux lettres | 5024, ., appelées * lettres-pidiges.\" Il mit de Par.| victoire des bous sur les méchants, gent dans ces lettres, et en adressa une À | Y est presque toujours à l\u2019ordre Mlle W.E, Grenier, 463 rue Sanguinet ;! du jour.et l'autre À Mile Caroline Dupré, 3 ave | Le théâtre dramatique, tout le nue Laval, Ces adresses étaient dans la : ; division que le demandeur avait À parcou- monde lo sait, est un foyer de rir comme facteur, cependant le No.35 bonne éducation, qui donne aux de l'avenue Laval n'existait pas, Lu lettre |OuVriers, le goût des belles et adressée à Mlle Grenier fat délivrée régu- bonnes choses, et grandit le cercle lidrement, mais celle adressée à Mlle Du-|.van ; 4 pré ne fut pas retournée le jour où elle de- sous ent rests eint de la pensée, .vait l'être, vÔ que l'adresse n'existait pas, Tous les citoyens nous l\u2019ont dit, et comme c'est la règle du département.| le gros public se trompe peu souvent sur la valeur d\u2019une œuvre et laisse rarement échapper sans Dans l'après-midi du 5 janvier, le détective F.Vaughan employé par le Bureau les souligner les beaux passages des Postes, arréta le demandeur alors qu\u2019il était À faire sa tournée, et l'accusa d'avoir volée cette \u2018lei piège,\u201d adres- | d\u2019un drame ou d\u2019une comédio.sée à Mile Dupré, qui avait été délivrée L'esprit gaulois n\u2019:1 pas dégénéré sur les bords du St-Laurent, il y réside comme sur les bords de la Seine ; allez dans nos petits théâtres, Gaîté, National, Delville et vous vous en convainerez vite.Laissez-le donc se développer chez comme nous l'avons dit et qui aurait dû l'être le matin.Le détective conduisit M.Maillé dans une maison de la rue St-Donminique, où il le déshabilla complètement, croyant découvrir cette lettre sur lui, M one ln trouva cependant pas, et il le libéra ensuite, Par suite de cette arrestation et de cette | NOS ouvriers.accusation, M.Maillé a été suspendu Aussi ai-je l'espoir que la péti- le lundi suivant, et renvoyé du service quelques jours après.1! recevait alors un salaire de $32.50 par mois.Commeil avait été accusé de voi et renvoyé du service civil, il parait qu'il n'a pu trouver de position depuis et il réclama pour ces diverses cæœu- ses Ssuvo de dommages.Comme nous l'avons dit, le détective Vaughan a été condamné A $1000.Qui vit payer cette somme ?Est-ce la ville ou l'administration des Postes ?SiM.F.Vaughan à agi sur les ordres tion envoyée à nos édiles, sera prise en bonne considération, et que ces derniers rétabliront vite, pour le dimanche, cette école intellectuelle cf de bon godt, qu\u2019est pour les classes lnborieuses, le théâtre français.Dans tous les pays où la tolérance existo, j'entends dans une juste mesure, la moralité n\u2019eii est que meilleure.À vouloir trop assainir et en cherchant le mieux, d\u2019indiscrête façon, on crée le pire.Nos échevius, et je les en félicite, ont résolu de faire une guerre sans merci À tous ces lieux de criminelle débauche.ble, mais si le Bureau des Postes de Montréal l'a engagé spécialement pour cette surveillance il semble que les dommages doivent être payés pur le Ministre.Mais cette indemnité comme l'a bien dit le juge Mathieu est insuffisante.L'hou- neur d'un père de famille a été suspectée à tort, Sa place lui à été enlevée ot il est que de Montréal aura des résultats ! immédiats et satisfaisants ; que la loi.scra rigoureusement appliquée, aux Auglais comme aux Frauçais, et que l\u2019eilet bienfaisant do cette louable croisade sera de propager ici les on- | vrages do purs délassements qui peuvent pénétrer dans tous les foyers ; ouvrages ignorés qui doivent si heureusement concourir à la formation des cœurs et à la trempo des fimes.Alors on fera la différence entre le beau et le hideux, et, dans l'esprit de nos concitoyens, la France artistique | et littéraire prendra la placo qu\u2019elle occupe récllement dans lo domaine - de lu pensée et de l'esprit : ln première ! ; JEAN BADREUX.| -\u2014 .No 63-NOM PROPRE.\u2014Le BAU- ! ME RHUMAL est justement appelé : le grand remède français.Il guérit \u2019 toutes les affections de la gorge et des | poumons, } \u2014\u2014__.LE FUNICULAIRE DE LA MONTAGNE Les finances de la ville ne sont pas dans un état assez prospère pour lui permettre d'acheter et d'exploiter la petite ligne ferrée qui donne avcès nu sonuret de la Montagne.Ala dernière séance du Conseil, l'échevin Ames « déclaré que les contribuables voteraient avec plaisir $50.000 pour l\u2019êta- Cette affirmation est passablement aventurée et blissement d'un funiculaire public.Nous fe savons pas si l'échevin Ames a bégueu'erie de commande de Tartuffe abordant Dorine, suffisamment décolletée, ct lui présentant un mou-: choir pour suppléer à l\u2019étoife éÉcono- | misée sur son corsage.lénétrer dans un magasin et décréter d\u2019immorale telle où telle publication, telle ou telle gravure, cola suppose un tact parfait et des notions littéraires et artistiques tout à fait raisonnables, dout les agents subalternes sont généralement dépourvus.11 wy a riend'nmer dans cetto cons- tation, il n'y a que l\u2019expression d'une crainte motivée par l\u2019appréhension des chocs qui pouvent so produire aucune protestation jusqu'dl co jour.C\u2019est vraiment un triste commencement du vingtième siècle pour la fière Angleterre, que d\u2019êtré obligé d\u2019avoir recours aux mœurs des ancêtres barbares, ot de torturer des femmes ot des enfants pour dompter esprit d'une poignée de patriotes, qui s© sont imposés In tÂche de défendre leur pays contre l\u2019euvahisgeur.Les émigrés transvaliens à Lisbonne On se souvient que des combattants boers ont traversé la frontière de la colonie portugaise do Lourenço Marentre le pouvoir et les justiciables.Un homme instruit d'âge mûr et de sens rassis, à vitupéré devant moi l*Aphrodité \u201d, de Pierre Louys, jugeant ce livre immoral parce qu\u2019il ne pouvait Etre lu par une jeune fille innocente.C\u2019est aller bcancoup trop loin, et limiter la littérature françaine aux œuvres de Berquin ou de Mme de Ségur.ll ya de mauvais liVre=, sans doute, mais il faut convenir qu'ily a beaucoup plus de mauvais lecteurs, c\u2019est-à-dire des lecteurs non préparés À rocovoir cortaiues révélations, certaines impressions qui, excellentes pour les uns, sont détestubles et dé- sastreusces pour les autres.Croit-on par exemple qu'un Geolier ordinaire puisse impunémeut lire ques.Arrêtés par les autorités, ils cruront un instant qu\u2019on les laisserait libres dans la colonie, mais sur ln pression du gouvernement anglais, on décida qu\u2019ils seraiont onvoyés au Portugal.A propos du tranport de Louronço Marques au Portugal des émigrés Boers, le gouverneur de Lourenço Marques a publié à la date du 3 avril I.Les 6migrés seront transportés en Portugal aux frais du gouvernement portugais.II.Ils seront durant la guerre gardés en Portugal, et ne seront transportés dans aucnno autre possession vortugaise que de leur propre cou- sentement.LI.Duraut leur séjour en Portugal, le gouvernement portugais fournira À ceux qui en auront besoin un logement et des vivres.1V.Dès que la guerre sera terimi- née, ils seront ramenés gratuitement à Lourenço Marques ou dans d\u2019autres ports de l\u2019Afriquo du Sud.Signé : le Gouverneur M.do L.Machado.On voit par cet avis que l\u2019autorité portugaise prendra soin d\u2019uno manière suffisante de ces émigrés.On annonce en outre de Lourenço Marques que, sur les soixante-cing familles qui s\u2019étaleut refugiées sur lo territoire portugais, douze (femmes et enfants) ont été, sur leur demande, transportées à Lisbonne avec les hommes.Le gouvernement portu- ais aura également soin de ces amilles, parce que la Commission de bienfaisarce transvalienne de la baio ourvoit aux besoins des autres amilles africaines, qui sans cela seraient aussi à la charge des autorités portugaises à Lourenço Marques.Mensonges officiels démasqués Méapparition d'an envoyé de paix assassiné La vérité viendra toujoursà se fairo ; our.3 M.Andries Wessels, envoyé de paix du Gén, Knox n\u2019est pas morte Suétone, Apulée, Ovide, cote, méme dans les éditions classiques,sans s\u2019exposer à une perturbation cérébrale extrêmement dangoreuse pour lu pureté de ses mœurs ?On aura beau dire que l\u2019étude de ces auteurs fait partie des hiutos études de bolles-lettres ; si j'avais un fils adolescont ot si je le surprenais lisant ces ouvrages, je preudrais des précautions sévères pour empêcher le retour de cotte ré- éréation malsaine, Par contre, si mon fils se livrait à des études littéraires approfondies, je lui procurerais moi-même en temps opportunices auteurs en l\u2019invitant à les lire, mais dans le texts original.Pour les publications illustrées ce sorait la même chose.Je ne lui permettrais de feuilleter certains albums que lorsqu\u2019il aurait des connaissances esthétiques assez sûres pour pouvoir dégager ses sens duo la brutalité des tableaux.Lnisse-t-on un jeune hommo ou une jouno fille so délecter à l\u2019aide d\u2019un traité de gynécologie ?Evidemment non, Et pourtant les jeunes gens ot les jeunes filles se destinant à la pro- fossion médicale pou veut ct doivent, sans danger, étudier cot art à fond.L'intervention de l\u2019autorité est donc extrémement délicate en la ma- tièro, sauf pour ce qui concerne les afliches ou les images exposées, sur I'indécence desquellesil n\u2019estpas pos- siblo de su tromper.D'ailleurs, il y a uue loi, que l\u2019on à eu l\u2019insouciance coupablo do ne jamais appliquer sérieusement, Cette loi, datant de cing ou six ans, prohibe l\u2019ontrée de toutes ces saletés au Canada.Pourquoi ne pas y recourir en instituant A la douane un bureau de censours éclairés qui se pronceraient sans appel sur les publications non cataloguees dans l\u2019index administratif ?Cetto loi est fort sage ct fort prévoyante.Elle n\u2019entrave pas la liber- pas aux individus de s\u2019abonner directement aux choix ; elle en té individuelle, puisqu\u2019elio n\u2019interdit ublications de leur éfond seulement le pris la précaution d'interroger les contribuables avant de la lancer en plein Cor- | seil, ! Ce n'est pas un système excellent dad.| ministration municipale de consulter a chaque instant les citoyens sur les travaux que | la ville doit exécuter.Les contribuables ; ont nommé des échevins pour les représen- ! ter et diriger la Corporation.Sion à re- | cours à eux tous les huit jours pour leur ; demander leur avis et de l'argent, ils finiront par se lasser e( ils auront bien rai- | son, Le problème à résoudre est assez simple.Le funiculaire existe et if fonctionne tant bien que mal.It est utile à la population, À celle surtout qui ne possède pas les f rin- gants équipages de messieurs les richards .le l'Est et de l'Ouest.On ne doit pas songer à le supprimer pour le moment surtout où la promenade au pare Mont-Royal va devenir le lieu de délices de nos fiamilles.La ville ne peut ni acheter ce funiculaire ni en construire un nouveau.Alors, sans plus de discours, qu\u2019elle le laisse fonctionner provisoirement jusqu'au jour où son trésor sera mieux garni qu'aujourd'hui.La compagnie n'a pas gagné des millions de piastres en l'exploitant et, chose À noter, il ne lui est jamais arrivé d'accidents de- si elle ne réduit pas ses prix, c'est son affaire ; elle fera moins de recettes, la chose puis le commencement des opérations.est sure.Mais de deux maux il faut pré férer le moindre et il vaut encore mieux avoir un funiculaire que ne pas en avoir du tout.Que les échevins trouvent l'argent nécessaire dans leur prochain budget ou qu'ils s'entendent avec une compagnie de tramways qui nous donnera des correspondances pour lesommet de la Montagne.Les contribuables préféreront ce dernier système à la consultation qu'on leur demandera et au paiement de $50,000 d\u2019extras.La compagnie du funicuktire est prévenue que son Contrat est terminé ct que son exploitation n'est que tolérée.La ville n'a rien perdu de ses droits.En attendant des jours meilleurs qu\u2019on nous laisse notre funiculaire.Onesime MARTIAN \u2014 Arrestation Arbitraire M.Frank Vaughan, autrefois attaché au bureau municipal des détectives et actuellement chef de police de Rossland (Colombie Anglaise), vient d'@re condamaé À $1,000 pour avoir arrêté un employé de la Poste, M, Napoléon Maillé et avoir causé par cette arrestation arbitraire le renvoi de l'employé.En rendant son jugement, l'hon.JES Mathieu a considéré que l'indemnité de $1000 était modérée relativement au dommage qui a été causé à M.N.Mailléoici les faits brièvement rappeléa : M.Napoléon Maillé, marié et père de deux enfants, était employé au Bureau de commerce courant, la livraison au \u201ctention de M.Beausoleil qui- saura, nous Qu\u2019ils Ia fassent aussi, à tous ces bars ouverts le dimanche, au nez ct au su de lu police, où tant de malheureux ouvriers vont s'abrutir, et où trop souvent, hélas ! les ivrognes, à qui des femmes d\u2019énergie ne tolérent pas de boissons à la maison, vont engloutir une partie de ce qui reste de la paye du samedi.Nous autres, nous sommes de braves gens, messieurs de l\u2019hôtel de ville, laissez-nous uos jeux de base-ball et surtout nos théâtres du dimanche, et si vous voulez absolument supprimer quelque chose, supprimez ces bars, qui, | pour obéir à vos décrets, ferment par devant le dimanche et ouvrent id deux battants par derrière- Faites ln guerre à tout ce qui est immoral et de mauvais aloi, mais laissez-nous divertir À notre guise, dans les seuls établissements où un père de famille peut conduire sa fille.Faites lu guerre à tous ces mal élevés qui stationnent à tous les coins do rues, interpellent toute honnéie femme qui passe en lui lançant à oreille d\u2019insuliants propos et qui finiront par rendre lu rue inabordable si vous n\u2019y mettez boa ordre.Mais n\u2019enlevez pas à notre belle cité sed meilleures attractions.Et rappellez-vous messieurs, que laypudibonderie est lu fille chérie de l'hypocrisie.Rendez nous nos v.p.Un Le meurtrier du roi Humbert, le ré- gicido Bresci vient d\u2019être transporté À sa prison dernière,construite spécialement pour lui dans le bague de San Stefano.Un reporter du Courrier de Naples a donné A son journal les renseigue- monts qui suivent sur Bresci : | immédiatement, je me suis rendu à San-Stefano pour prendre quelques renseignements sur les lieux mêmes, interviewer le directeur et voir, s1 possible, le criminel célèbre dans sa cellule, Voici co que jui appris : Bresci fut embarqué sur le navire Messugero.Lié solidement à fond de cale, il fut conduit très rapidement à destination apras avoir horriblement souffert du nul do mer.Il était pâle et défait quand il monta sur un canot de la capivninerie.Arrivé à terre, il parait-il incapable de trouver de l'emploi ailleurs, Par suite de la maladresse, du manque de tact et de flair du détective Vaughan, M.Napoléon Maillé à perdu un salaire qui lui permettait d'élever sa famille.Nous espérons que l'administration des Postes réintégrera cet employé dans son service.C'est une question d'humanité et nous appelons sur ce point toute l'atten- n'en doutons pas, rendre justice À M.Napotéon Maille.JULES GUENETTE.| Un peu de tolérance svp.Tous les jours on entend dire que le Canada est un pays libre, et que nulle partailleurs les prin cipes «de liberté ne sont plus Jarges que dans notre Dominion.Au puint de vue des libertés politiques ct dela liberté de la presse, c'est parfait mais il n\u2019y «a pas que cette liberté là, il y a aussi celle des citoyens, qu\u2019on ne respecte pas toujours comme on le devrait.Nul plus que moi ne rend justice au zèle et aux bonnes intentions de nus édiles qui se sont promis d\u2019assainir notre ville, et d\u2019en faire un petit paradis de moraliste : mais il y n des limites en toutes choses, ct il ne faudrait pas toujours nous évoquer ce motif de moralité, pour vous faire revenir deux cents ans en arrière.Voici par exemple, qu\u2019on a pris la résolution de fermer von seulement les théâtres le dimanche, mais aussi les cafés concerts qui bordent les quais.Jo lisais hier sur le journal, qu\u2019un de nos échevius, homme; de bons sens, était d'avis de conserver iv M.Burdett, le droit de tenir son café-concert, invoquant qu\u2019il fallait un désennui quelcon- | que à vos marins, pour les retenir autant que possible près de leurs ; bâtiments.Je trouve qu\u2019il a raison de vouloir conserver, non seulement un, mais plusieurs de ces établisements.Mon Dieu ! loin de moi la pensée de préteudre nuire à la bonne réputation des marins.J'ai une profonde estime pour ces braves geus, mais tous, nous savuns que le marin habitué À vivre entre la théâtres, s.F.FLEURY.Régicide vie et la mort, aime à fêter le retour au plancher des vaches, suivant son expression pittoresque ; et que ce retour, pour peu que lu fut conduiL au bagne sous escorte de curabiniers et de gardiens de prison.J'ui été reçu par le directeur du bagne, qui a bien voulu me consacrer une courte audience, boisson s\u2019en mèle, il aime Ale f6- \u2014 Comune vous le savez, mo dit -il, ter d\u2019une manière souvent bru- lo régicide est arrivé ici malade de sa traversée.-ant De suite il « été ren- jante.formé dans une cellule qui a été con- Laissez donc à ces pauvres |atruite exprès pour lui et qui est iso- léo des autres.Dans cette cellule se trouve un potit lit de bois avec un matelas.Tous les jours 15 lit est relové contre la muraille, où il ost attaché afin d\u2019empécher que le prisonnier no 8\u2019 couche.Il lui est seulement permis de s'asseoir sur un petit banc qui cst l\u2019unique meuble.\u2014 Comment Bresci passc-t-il sn journée ?\u2014 Une heure chaque jour dès sun lever, à six heures du matin, on le conduit sur une petit torrasse où il prend l\u2019air, oscorté de deux gardiens et séparé des autres détenus.Après, il rentre dans sa cellule, où il reste toujours seul.~ Oherche-t-il A lier conversation avec ses gardiens ?\u2014 Souvent, mais ils ne lui répondent pas, suivant les instructions sé- vires que je leur ai données, le règlement étant rigoureux.Par pitié, je lui ai permis delire quelques livres de notre bibliothèque.\u2014 Quols livres a-t-fl choisis ?\u2014 Il demanda la Bible, que je lui fls donner.Après l\u2019avoir feuilletée, Bresci la rendit ot demanda d\u2019autres d\u2019autres volumes qui d\u2019aillenra, lan- nuyèrent bientôt.\u2014 Est-il fou, comme on l\u2019a dit ?~ Je no saurais vous le dire.Son attitude est toujours pensive; parfols il sourit.\u2014 Qu\u2019en dit le médecin ?\u2014 Je lui fais visiter chaque jour le prisonnier.L'entretiona pris fin là, le directeur ayant ajouté : \u2014 O'est fini, je ne vous dirai plus rien, vous on voulez trop savoir.Par exception, j'ai pu voir la collu- le du régicide: ¢ onduit par plusieurs gardions, j'ai descendu un nombre in- dinbles, quelques divertisements à leur portée.Ce ncsont pas après tont des petits pensionnaires de couvent, et nos programmes do cafés-concerts, ne les feront ni meilleurs, ni pires.Vous y aurez gagné qu\u2019ils se ré- pendront moins dans la ville, et va troubleront pas la tranquil- ité.° Ces sortes d\u2019établissements, existent dans tous les ports de mer de l\u2019univers, et les wmunici- palités de tous pays ont compris que ces cafés-concerts, où les marins vont passer leurs soirées, étaient de nécessité publique.Ne soyons donc pas plug intolérants qu'ailleurs, ot faisons fi des idées d\u2019une poignée de puritains qui après tout, ne valent pas mieux que les autres.Jo suis partisan de la bonne observance du dimanche, et pourtant je suis loin d'approuver la fermoture de nos petits théâtres, ce jour là.S'il est dans notre bonne ville de Montréal des endroits où l\u2019immoralité n\u2019a jamais pénétrée, c\u2019est À coup sûr, daus nos théâtres dramatiques, comme par exemple le National Français.T1 était pour les ouvriers, qui ne peuvent guère s\u2019amuser la semaine, un lieu de saine récréation pour le dimanche ; et loin de blesser la moralité, oes bons vieux | Faiculable de marches, traversé des Poste de la cité de Montréal, comme fac- mélos, qu\u2019on y joue, rendent plu- | corridors plus noirs et plus sombie Importateur J.PON ) en librairie 1632, rue SAINTE-CATHERINE, 1632 DERNIERES NOUVEAUTES LE PHOTORAMA DE DE l'EX POSITION 50 NUMÉRUS : $2,00 À travers l'Exposition du Siècle.Magnifique volume contenant 400 gravures $3.00 Grand choix des dernières nouveautés parisiennes illustrées À sue 75\u20ac et goc, En vente les journaux suivants : Le Petit Journal, 3c ; le Petit Parisien, 3c; le Rire, 5e ; le Sourire, sc : le Bon Vivant, 5e ; L'armée-marine, 15e ; le Théatre, soc ; L'illustration, 20\u20ac ; ete, etes Aussi tous les journaux de mode, français et américains, Grand choix de volumes à BFC.Les commandes par la poste sont remplies avec soin et promptitude, Elles doivent être accompagnées du montant de la commande.Tous les périodiques français.Escompte au commerce.succursale générale de ** LES DEBATS \u2018EMMAGASINAGE ET CHARROYAGE Lxcellents avantages pour cmmagasiner les pianos, meubles et eflets de ménage.Meubles, pianos et articles fragiles déménagés par des hommes d'expérience.Nos prix sont extrèmement modiques.! KINC'S CARTAGE & STORAGE 1 Burenu : 350 RUE ST-JACQUEN Entreopot; 39, 31 RUE WILLIAM que dos catacombes et enfln je suis arrivé à la cellule de l\u2019assassin du roi Humbert, Cette cellule est entourée de murs d'enceinto très élevés ct très épnis, Entre les murailles et le cachot so terrasse où Bressi fuit sa promenade quotidienne.te ferrée, j'ai pu apercevoir le prisonnier.Il était assis sur son banc et re- ardait A terre d'un wil £tone.J\u2019y ai u clairement la folie,une folie morne ot hôbétée.De temps à autre, il avait les yeux en l\u2019air eb souriait avec égarement.En réalité il a l\u2019aspect d'un cadavre.sago ossetlX, la poitrine creuso, il ne n\u2019a pas semblé destiné à vivre longtemps.fn sortant du bagne, encore sous j'ai vu un marin du Messagero, 1l m'a dit qu\u2019en débarquant, Bresci avait murmuré : \u2018\u201c\u2018 San Stefano sera ma liberté ! ** SYLVIUS \u2014-\u2014 Conte Arabe (POUR LES DÉBATS) Mahomet se rendant À Médine rencon- trit sur sa route une caravane de chameaux que leurs conducteurs ne pouvaient plus faire avancer, Coups, vociférations, injures, rien n\u2019y faisait.| Les Arabes se lamentaient et invoquaient : inutilement Allah qui restait sourd à leurs ! plaintes.Mahomet s'avança vers les chameliers tet leur demanda ce qui causait leur peine, \u2014 Seigneur dit le chef de la caravane, je ne peux plus rien comprendre à ce qui nous arrive, Nos chameaux sont arrêtés et ils ne veulent plus faire un pas.Nous allons à ta Mecque avec des marchandises qui sont attendues par Ahmed aga et j'ai peur d'être obligé de camper dans le désert, exposé aux attaques des nomades pillards.\u2014 Retirez-vous dit le prophète je vais parler à vos chameaux, Dès que les hommes se furent éloignés, Mahomet réunit les animaux en cercle autour de lui et leur demanda pourquoi ils refusaient de marcher.Un des chameaux s'avança et dit ; \u2014 Seigneur, nous sommes bien malheureux ci nous ne voulons plus servir nos maitres.Ce qu\u2019il nous font subir est trop pénible, nous préférons périr ici, nos maux seront terminés.\u2014 Eh bien, voyons dites ce que l\u2019on vous fait et je pourrai peut-être vous souta- ger.\u2014 C\u2019est impossible, maitre, notre souffrance est trop grande.Ayez confiance.Je m'adresserai à Allah, si je ne peux rien moi-même, \u2014 Seigneur, reprit le chameau nos mai- tres ne se contentent pas de nous frapper sans motif.Ils nous font porter sur le dos des outres pleines d'eau et ils ne nous donnent rien À boire quand nous périssons de soif dans lu désert.Hs nous chargent de fardeaux que nous avons de la peine à Supporter ; ils nous font mettre à genoux pour nous accabler sous le poids de lourds ballots et ils nous frappent quand nous ne pouvons nous relever.Si encore nous étions bien nourris.mais ils ne nous donnent que des ronces À man- rer ou l'herbe sèche et rare que nous trouvons à la halte dans le désert, Tout cela ne serait encore rien et nous pourrions le supporter., \u2014 \u201cComment s'écrin Mahomet, il y à encore quelque chose de plus terrible.\u2014 Oui, Seigneur, et c'est ce que nous trouvons de plus dur.\u2014 Dites, par Allah ! je ferai pour vous ce qui sera en mon pouvoir pour vous soulager.\u2014 Pour tout vous dire Seigneur, nos maîtres nous attachent les uns À la suite des autres, par la queue, ils nous font marcher en file sans qu'un de nous puisse jameis s'arrêter et ce qui nous torture abominablement, nous les créatures d'un Dieu bon et grand, c\u2019est d'être conduits par un Ane que les chameliers placent devant nous comme notre chef.\u2014 Un âne ! dit lc prophète vous êtes conduits par un fine ! Cela ne peut durer.Vous avez raison mes amis.Allah est grand, il m'a envoyé vers vous pour réparer cette injustice.Je vais parler A vos chameliers.Il envoya les chameaux paître les quelques brins d'herbe qui recouvraiant lau re- chers de ces lieux déserts puis il alla retrouver les conducteurs.Tout en s'acheminant lentement vers eux il songeait que la plainte des chameaux aurait pu être poussée par un grand nombre d'hommes.\u2014 \u201cCombien y en a-t-il parmi nous qui sont en effet dirigés par un_ incapable, par un Âne,\u201d disait-il en hochant la tête.Mahomet fit comprendre aux Arabes que leur conduite avait révolté ces nobles animaux du désert.Ils lui obéirent aussitôt et iis mirent l'Ane Ala queue.La caravane reprit lentement sa route, s'avan.sant dans la profondeur du désert.Bientôt on entendit le chant joyeux du chamelier en chef et la longue Ble se - dit dans le lointain horizons per ALADIN a £ trouve un corridor qui mène sur la\u2018 Par un judas pratiqué dans une por- Muaigre à fairo peur, le vi-.! l\u2019impression de cette visite funèbre, | THE UNDERWOOD Permettant à l'opérateur de voir l'écriture.Augmente de 25 p.c.la rapidité, Empêche les erreurs.Et rend l'exécution des factures praticable, \u2018Creelman Bros Typewriter Co, 97 Rue St-Frangois- Xavier Phono Maln 23003.Spécialiste Beaumier Médecin et Opticien Gradué aux Etato-Unis.=D À l'institut d'Optique Américain {854 Rue Ste-Catherine, MONTREAL Est sans conteedit le mcilleur Fabrleant de Verres Optiques.Lunettes, Lorgnons vt Yeux Artiliciels de Montréal, pour bien | voir deloin ctde prèu, renforce les Nerfs | Optiques e£ Guérison d\u2019Yenx A: Les Che difficiles et même d sont sollicités de venir nous Voir.Consultations et examens de la Vue, Gratuitement.Duvett de 8 am.do pan, Le dimanche de ; à 4 pou Qualité et'Ernvail Garnutis, Bas Prix.Venez ct Voyez, ; AVIS-Nous n'avons pas d'agent soe le chemin : Prenez garde ! 1 REECE 2 IS Ce I rer ge pc \u2018GLORIA\u2019 \u2018wei .MEILLEURE La weilleure Lumière La plus économique pour gaz 8 5 C | 1 F Coin Cndienx 36 porte Est À abandonnis Bruleur No 1.Poste sur 1e bec à Ghz, prête n servir.Nouveaux mnutenux, 200 BA Tous nos manteaux portent estampé le mot GLORIA, ce sont les meilleurs qui soient faits.Pas de secondes qualités.Chois dans plusieurs modèles.i The United Incandescent Light Co.In 24 SQUARE VICTORIA Tl Bell Main 1621 ara, + Tel, Bell, Main 1267 Marchands, 257 | Residence, Bell E.1313.\u2018ALEX.DESMARTEAU Sucesseur de Chs.Desmarteau Comptable, Auditeur, Liquidateur de Faillite 1598-1608 Rue Notre-Dame MONTREAL Etablic en 1865-79 Maison V.THERIAULT L.THERIAULT, .Successeur Entrepreneur de Pompes Fantbres 164, Rue St-Urbain, 231, Rue Centre Spécialité : Nouveau procédé d'embaumement, par lequel tous les cas vous sont garantis.POUR Plantes décorations de Maisons, Parterres, Paniers rustiques et Corbeilles en broche suspendues une Spécialité G.de LORIMIER, Fleuriste 250.Rue St-Denis Tel.tell, 1584 Est.ES et De bons remedes préparés par un homme d'expérience ne peuvent que faire du bien aux malades, 5 des Ces conditions © at + Cle Médicale oa van \u2026 Peintre-Decorateur 9 Tel.Bell, Main 2390 ragées par l\u2019excès d'un travail sédentaire trop M assez fréquents, = Guérison assurée.réception du prix.=\u201c + + + à à + +++
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