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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 2 juin 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1901-06-02, Collections de BAnQ.

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[" \u2019mo ANNEE, No 719 Annonces, Réclames, Faits-Divers s'adresser dircotement A l'Administration des \u201cDEBATS\u201d 25, Ilue Saint-Jacques, MONTREAL, P.Q.Tot.Bell: Main 3840.Boite Postale 2188.REDACTION Tous les jours de 10 hes à.m.à 6 hes p.m.Le Samedi jusqu\u2019à minuit.-\u2014 Les manuserits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront sigrutés elles auteurs responsables.JOURNAL INDÉPENDANT Le Numéro: 2 JUIN 1901 2 Sous ABONNEMENTS MONTREAL, (À domicile, par poste ou par messager s\u2026\u2026\u2026.\u2026.$t.50 par an CANADA ET ETATS-UNIS.1,00 ETRANGER .\u2026.>.ss00c0erconcau0s 1.50 Atolier : Mo 36, RUE SAINT-LAURENT Tel.Bell : Main 2256.Parait le Samedi à 8 hrs p.m.le Dimanche à 6 hrs a.m.À nos Lecteurs Le journal LEs DEBATS parait en deux éditions.La première est mise en vente le samedi à 8 heures du soir : la deuxième le dimanche matin à 6 heures.L'édition du samedi soir con- \u201cent les nouvelles de la æ journée : dépêches, faits divers, sport, etc, Celle du dimanche donne les dernieres nouvelles de la soirée, les télégrammes de la nuit, le compte rendu complet des sports.Le journal LEs DEBATS est vendu a Montréal dans 500 dépôts et dans toute la province de Quebec.LA LOI DU MEURTRE Dans un court et élégant article publié dimanche par le Pionnier, M.Germain Beaulieu s\u2019apitoiesur le sort.des oiseaux, que des gens réduits pur le désœuvrement au rôle de chasseur massacrent sans utilité.Lau protestation de M.Beaulieu m'a rappelé la curieuse requête présentée dernièrement par le sénateur Iour, à In Chambre des députés de Etat de Massachusetts.Il s\u2019agissait de faire adopter une loi pour interdire l'usage des uiles et des plumes d'oiseaux dans lu parure fémiuine.De cette façon, lu gent uilée ne serait plus livrée au massacre.Celu part d\u2019un bon cœur, évidemment, mais n\u2019indique pas un grand sens pratique, ni une connaissance parfaite des lois de la vie.H n\u2019est pas un être vivant, petit vu gros, qui ne consomme à tout instant de son existence, soit par besoin, soit par instinet, une somme incalculable de meurtres sur des êtres qui, pour être parfois microscopiques, n\u2019en ont pas moins uutant de droits à la vie qu\u2019un mastodonte.Dès que la fatalité de cette loi est reconnue, à quoi bon verserdans le sentimenralisme et fabriquer des décrets impuis- sauts pour protéger quelques iuu- tiles colibris envers lesquels la nature s\u2019est montrée prodigue.Ce bijou offert à l\u2019homme par Dieu lui-même, des hommes le dédaignent, et, au nom d\u2019une sensiblerie excessive, prétendent interdire le port de sa gracicuse dépouille à la plus belle moitié du genre humain.Ce n'est pas que le plumage de ces oiseaux soit indispensable au bonheur de l\u2019humanité, sans doute ; mais comme il fait \"objet d\u2019un important commerce qui concourt à son bien-être, il semble étrange que des hommes chargés de veiller à la prospérité d\u2019un pays travaillent à en supprimer un élément.Et si, du moins, cette grande pitié des êtres s\u2019étendait à tous les animaux, y compris l\u2019homme, on parviendrait peut-être, sinon à partager cette pitié du moins à la comprendre.Mais il n\u2019en est pas ainsi.Les grandes dames sujettes aux pâmoisous et les grands hom- ucs, sénateurs ou autres, qui tiennent à leur éviter les émotions fortes que leur cause ln vue d'un chapeau orné de gorges d\u2019oiseaux- mouches, n\u2019ont de tendresse que pour ces petites bestioles, Et les ortolans, et les grives, et les bee- flgues, ot les cailles, et les perdrix dont ces dimes se régalont 1 Croiton que ces oiseaux viennent s\u2019enfiler d\u2019cux-mémes au tournebroche ou se placer voluptueusement dans la casserole?Et les potits poulets, et les canards domestiques, et les dindons à qui on fait goûter toutes les douceurs de l\u2019engrais pour les immoler ensuite, avec préméditation, à la délicate gourmandise de ces dames ou à la goinfrerie de ces messieurs, croit- on, S'ils avaient un législateur dans leur jeu, qu\u2019ils ne réclameraient pas, eux aussi, le désarme- meut des chasseurs ou des éleveurs ?Oh ! je sais qu\u2019on me répondra que ce sont là des animaux comestibles, et qu'il faut manger pour vivre.Ce n\u2019est pas une raison, attendu qu\u2019il y a sur toute la surface du globe des millions de malheureux qui n\u2019ont jamais mangé de ces oiseaux délicats et qui vivent tout de même.Passe encore, cependant, pour les nnimaux comestibles, puisque la gourmandise a une excuse que n\u2019a pas la coquetterie.Mais combien d\u2019autres pauvres petites \u2018bêtes n\u2019immole-t-on pas, dont on pourrait épargner la vie ?Le chevreau, par exemple, qui fournit des gants et des chaussures de luxe avee sa peau.Est-ce que celles qui frémissent à la vue d\u2019un colibri empaillé ne devraient pas aussi frémir à l\u2019idée de glisser leurs menotes ou leurs petons dans la peau souple d\u2019un innocent animal ?pas à se nourrir de bœuf ou de l\u2019abattoir.Mais quand ces personnes ont le cœur et surtout l\u2019estomac dispos, elles ingurgitent itvec volupté de ces petites truites blanches et bleues qu\u2019on sert toutes contorsionnées parce qu\u2019on les a jetées toutes vives dans l\u2019eau bouillante.L'homme est futalement destructeur, et, quoiqu'il tente, il ne Se corrigera pas de cette fatalité.Les bons végétariens qui s\u2019abstiennent de toute particule de chair, ignorent sans doute qu'à la fin de leur carrière le nombre des morts dont leur conscience sera allégée apparaîtra duns une proportion parfaitement ridicule, en comparaison de l\u2019effroyable massacre dont ils auront fait inconsciemment leur vie d\u2019hyperesthésique bonté.À ue considérer que la vie et la uiort, le destin d\u2019une salade ou d\u2019un haricot n\u2019est pas beaucoup moins tragique que celui d\u2019un coquillage.Je consens que la souffrance, ou, zi vous aimez mieux, le malaise de l\u2019individu soit fort atténué dans le végétal, mais qui nous dit qu\u2019un plat de petits pois ou un simple morceau de pain ne représente pas, par voie d\u2019accumulation, une plus grande somme de torture qu\u2019une huître subitement engloutie avant qu\u2019elle ait eu le temps d\u2019y penser.Que signifie alors cette pitié incomplète ou hypocrite.N\u2019a-t-on déjà pas vu mainte fois de bonnes mes s\u2019indiguer contre la vivisection.A les croire, il faudrait liuisser l\u2019homme en proie à tous les maux qui le torturent, plutôt que d\u2019inciser un lapin ou un cobaye.Encore une fois, il faut tuer pour maintenir la vie, pour guérir la maladie, pour la prévenir, et même pour jouir de l\u2019existence dans les mesures permises par les règles sociales ot par la morale.Un seul devoir s\u2019impose à notre altruisme : supprimer ou tout au moins abréger, diminuer dans la mesure du possible la souffrance des êtres qui nous doivent le tribut de leur vie.Ce devoir, la plupart des vivisecteurs le pratiquent, et presque toujours le bistouri n\u2019avance que précédé du chloroforme.La raison et le sentiment se trouveut donc d'accord en ce point, et, par ses anesthésiques, la science supprime d\u2019une main la plus cruelle partie du mal inévitable qu\u2019elle accomplit de l\u2019autre, en vue d\u2019un bien qui ne pourra profiter à l\u2019homme sans se répercuter sur la bôte.La mise à mort de certains animaux, même non comestibles, est assurément plus défendable \u2014 je n\u2019ose dire plus légitime \u2014 que le coup de fouet du charretier sur l\u2019échine pelée de la bôte à bout de forces.Tâcher de ne pas causer la souffrance, et, lorsqu\u2019elle s\u2019impose, la faire moindre, voilà la seule recommandation que le philosophe soit en état d\u2019adresser aux êtres de son espèce, tant la plus innocente vie n\u2019arrive au terme de sa course que chargée d\u2019un prodigieux amas d\u2019exécrables forfaits contre les vies ambiantes, Disposuns donc librement de la vie des âtres inférieurs sur qui Dieu nous a donné la royauté ; épargnons-leur d'inutiles souffrances, mais ne nous montrons pas ridicules au point de dédaigner les trésors \u2014 même futiles\u2014 qu\u2019ils nous offrent.Henri Roullaud.\u201c ECHOS L\u2019afifnire Droytus.\u2014On s'attend prochainement à la reprise de l\u2019affaire.Le major Estorhazy ayant décla- 16 au consul français à Londres qu\u2019il était l\u2019autour du bordereau qui a fait condamner le capitaine Dreyfus, on se trouve en présenoo d\u2019un fait nouveau qui autorise In réouverture du procès.Le doaumant Estarhazy vient d\u2019être publié.Il gccupe quinze colonnes du journal Le Sièc/e.Déjà les journaux nationalistes et anti-Dreyfusistes s\u2019ompressent de renier le fameux major.La Patrie de Paris l\u2019exécute ot déclare que \u201c individu lai a toujours paru indigne de porter l\u2019épaulotte.\u201d O'est un pou tard de jetor par dessus bord Esterhazy, l\u2019auteur des \u2018\u2018Lettres du uhlan\u201d, mais cela prouve que la réhabilitation complète de la victime pourrait bion être prononcée avant peu.Nous de bapteme.\u2014 Nous disons, sans nous rendre compte, des Il y a de ces fimes tendres qui, | par grande charité, ne consentent | mouton, à causo des dégoûts de i choses fort aimables aux jeunes fllles en les appelant par leur nom.Ces noms ont parfois, par eux- mêmes, une signification ansez claire : Béatrice, Angélique, Constance et Aurore, par exemple.Point n\u2019est besoin d\u2019avoir fait des études très poussées pour comprendre ce que ces Vocables-là signifient.Il suffit 6gale- mont d\u2019être tant soit peu frotté de rec pour savoir que Oatherine veut ire la Chaste, Sopuie la Savanto et Doris la Bien lPourvue.Mais voici des noms féminins dérivés do I'hébreu et dont la signification est généralement moins connue : Anna signifie In Chèra, Aline la Maestueuse, Elisabeth celle qui est ouée de Dieu, Gabrielle la Divine, Jeanne celle qui est chère à Diou, Esther la Brillante, Sarah la Dominatrice, Suzanne la Pure, Sidonie la P6- cheresse, Ruth l'Aimable et Rébecca la Bien Nourrie Peu connue également, la signification des noms suivants, d\u2019origine germanique : Albertine lu Fameuse, Berthe la Lumineuse, Brigitte la Rayonnante, Emma l\u2019Amie de la maison, Mathilde l\u2019'Héroïne, Mina la Gracieuse, Gisèle ln Compagne, Henriotte la Bonne Mattresse de maison.Maintenant, du moins, vous baptiserez vos filles en connaissance de cause.Cens économes La Gazette de Cologne donne les curieux détails suivants au sujet des divers souverains d'Europe.Le plus économe de tous les souverains ouropcens est certainement le tzar Nicolas, bien que sa fortune soit immense.On peut évaluer les éco- nomics qu\u2019il a faites depuis son avènement à 50 millions do roubles déposés à la Banque d\u2019Angleterro.Le sultan est un grand spéculateur.Il a oussi de grandes économies, placées à la Banque de France ; car il ne dé- posc que do petites sommes, et pour peu de temps, à Constantinople.L'empereur d\u2019Autriche économise également de 4 à 5 millions de francs par an.Georges, roi de Grèce, et Léopold, roi de Belgique, spéculent beaucoup à la Bour:e, et avec succès.Et ils ont d'autant plus de chance que leurs revenus annuels ne leur sufliraient pas.Les rois de Prusse ouront beaucoup d\u2019argent dans les banques anglaises ll est avéré que le vieux roi Guillaume I\u201d ne dépensait quotidiennement pas plus de 3 piustres pour ses frais personnels.Mais son petit-fils, Guillaume I[, qui aime la pompe et le fuste, consacre de fortes sommes i ses voyageset d sa famouse garde-robe qui compte plus de 1,000 costumes.Lo plus économe dus souverains serait le papo, qui ne dépenserait que $1.50 par jour Uno ex-reine.-Ranavalo l'ex- reine de Madagascar qui est internée en Algérie n\u2019a pas eu la permission de visiter Paris pendant l\u2019Exposition.Le gouvernemeut français à craint que les Malguches qui étaient dans la division des colonies, no se montrassent trop empressés ruprès de la souveraine déchuoe.Mais Ranavalo veut voir la France et scs lioux de plaisirs.Elle ne peut se contenter éternellement de sa pe- tito villa d'Alger ot deson parcoùelle se livre aux douceurs de la bicyclette, Aussi le ministère lui a donné l\u2019autorisation de séjournor un mois à Paris et quelques semaines aux bains de mor d\u2019Arcachon.Dos culottes a Apollon.\u2014 L'école normale de jeunes filles d\u2019Ada, établic à 15 milles de Findlay (Ohio), est en proie à une grande agitation ; il vaudrait mieux dire une véritable révolution.Il y a quelque temps, cotte école a décidé de faire l\u2019acquisition d'une siatue représentant un sujet classique; un comité fut choisi A cet effet Celui-ci a résolu d'acheter une statue de l\u2019Apollon du Bolvédère.Il a envoyé le montant, indiqué par io catalogue, à une maison de New-York.Dernièrement, la statue est arrivée à l\u2019école normale ct le déballage a eu lieu, en grande solennité, devant los membres du comité.Lorsque la statue fut entièrement débarrrssée de ses enveloppes, les jeunes fllles du comité se sont sauvies eu poussant des cris de paon.Oh! horreur: l\u2019Apoilon était nu.outes ont déclaré qu'elles avaient 6t6 grossidrement insultées, et le directeur do l'école dut aviser au moyen de leur accorder une honnête réparation.Pris d\u2019une inspiration sublime, il est allé trouver le tailleur de la localité et lui a commandé, pour la statue, des culottes en volours rouge.Apollon est maintenant culotté ; il est présentable.Un homme de 134 ans.\u2014 Il existe à Novotcherkassk (Russie méridionale) un vieillard du nom de Matféi Jorobtsoft, qui porte allègrement le lourd fardeau de cent trento- quatre annévs.C\u2019est un bon paysan vivant sur les terres de M.Robrikoft, propriétaire foncier.\u2018Dans ma première jeunesse, raconte familidrement Je vieux, régnait lo \u2018tsar Oatherine?\u2019, dont l\u2019époux était \u2018 Potxo\".et qui avait pour alde-de-de-camp le fameux \u2018\u2018 Potemkin\u201d.Et il rapporte, sur le môme ton familial, une foules d\u2019événements plus ou moins fantastiques qu\u2019on ro- trouvera difficilement dans toire.A l\u2019époque de l'invasion du Napoléon I\u2018, en 1812, Matféi était déjà marié ot avait cinq enfants.Le vieillard se rappelle encore les temps éloignés où l\u2019emplacement actuel de la ville de Novotcherkassk était une lande déserte.Malices de chiens.\u2014Il existe dans I'tle de Madagascar des troupeaux de chiens qu l\u2019ennemi du chien, qui est pour lui un vrai régal.Les chions daus leurs excursions vagabondes, ont constamment à franchir les rivières de l\u2019île marécageuse.Là los attoudent les caïmans.Les chiens, qui ne sont pas bâtes, ont trouvé le moyen du dépister les caïmans.Un certain nombre de chiens se groupent, forment une petite meute et vont se poster au bord de la ri- ils vidre en donnant de la voix; I'His- |p circulent dans une agréable liberté.Le caiman est aboient tant qu\u2019ils peuvent.Aussitôt les caïmans accourent de tous côtés, se poussent les uns les autres, ot l\u2019on voit leurs horribles gueules s\u2019élever à fleur d\u2019eau.Quel bon diner en perspective | lorsque tous les caïmans du voisinage ont été appelés ainsi à son de trompe sur le même point, les chiens détalent tous ensemble au galop, remontent la rive, ils se jettont à l\u2019eau à 300 mètres en amont et traversent la rivière.Les caïmaus arrivent toujours trop tard.\u2019 La manceuvre est curicuse, d'après ce qu\u2019en disent los ténoins oculaires.Les chiens sont de véritables stra- tégistes ! Fourrures \u2014Si nous en croyons l'explorateur allemand Grundermann, les citoyennes les plus richement habillées du globe sont les demi.sauvagesses de la tribu des Inoits, au Groënland.Ce voyageur rapporte qu\u2019il a rencontré plusieurs de ces dames revêtues de fourrures que nos \u2018\u2018toutes plus belles\u201d n\u2019hésiteraient pas à payer de quinze À vingt mille francs, Certaines de ccs toilettes furent même estimées plus cher par M.Grundermann, entre autres une sorte de manteau en renard argenté, entièrement doublé de loutre et bordé de zibeline russe, d\u2019une valeur com- mercialo de cinquante mille fraacs.Un praticien.\u2014M.J.C.St.Pierru, chirurgien-dentiste, gradué du Collège dentaire de Philadelphie.à Installé son caninet 60 rue St-Denis.A.FAVREAU.DE CROQUIS CANADIEN QUÉBEC Huit heures du soir.Pan d\u2019amphithéâtre aux gradins pointés d'étoiles, tel est Québec, le soir.Les cloches de l\u2019antique Basilique chantent mélancoliquement.Sur l\u2019esplanade, avec un bruit de foule, des ombres humaines passent et repussent.Le «* Châteuu-Frontenac\u201d' se délachant per à peu sur le fond noir de son horizon local me transporte à l\u2019aire de Bouillon (souvenir d'Europe) d'où l\u2019aigle des croisades prit son vol pour la conquête de Jérusalem.La vieille ville, la basse, celle de la rue des quais esl silencieuse, comme ensevclie dans son linceul de fer.Les quelques fenêtres ça et là illuminées sont les yeux de celte morte, brillant encore dans la tombe.Audessus d'elle, la gaîté jrançaise mariée à l\u2019activité suxonne, rit, s'agite et passe.En bas, c'est notre moyen-âge ; en haut, l\u2019ère moderne.Québec, le- vieux Québec, est la fidèle image de la race dont il est le cœur.DENYS._\u2014 AQUARELLE La Montagne Il fait soleil.Le ciel radleux nous montre son bleu limpide, avoc de tout petits nuages ouatés, légers comme des œuts À la neige.Tout nous invite A lâcher les tracaz pour aller humer l\u2019air pur, boire les effluves «.u renouveau et se griser des parfuns subtils qu\u2019exhalent les bois et les prés.Ah ! le beau soleil, qui met du lâle sur les (lgures énergiques, du rose sur los joues des enfants, de petites taches rousses dans la peau laiteuse, veinée de bleu, des blondes fillettes ; on dirait du lait caillé sau- oudré de sucre du pays.Le bon so- eil qui met un sourire aux lèvres des plus misérables | La veille, en tirant les rideaux de moussoline des petites couchettes, la mère avait dit à mi-voix avec de grandsairs de mystère : Dormez bien, meschéris, demain, s\u2019il fait Leau, nous irons faire la dinette eur la montagne.Les petits s\u2019étaient endormis, avec un sourire figé sur leurs bouches roses ; toute la nuit des oi- scaux avaient voltigé dans leurs raves.Aussi dès l'aurore ils sont sur pieds, leurs regards anxieux interrogent avec une muctte prière le ciel incertain : \u2018 Maman il va faire beau ?Quand même le soleil ne paraîtra pas, s'il y a du bleu nous irons, dis ?\u201d Tout à coup l\u2019astre déchire un grand morceau de brume et se montre souriant.Les enfants battent des mains, trépignent de plaisir.La mère est impuissante à calmer cette effervescence ; il faut les attrapper au vol, ces lutins pour leur débarbouiller le nez et peigner leur chevelure rebelle.Bébé, effray6 dece tapage, pousse des crls de paon, se raidit, se Ame, tandis qua l\u2019on se hâte à sa toi- oette, Le pére s\u2019arr8te terrifié, soupèse le panier à provisions, qui s\u2019arrondit toujours et prend des proportions alarmantes de fourgon à victuailles.\u2014Rajoute encore un pain !- Oh! Les couteaux, le sel, que j'allais ou- er.\u2014Mais on v& nous prondre pour le quatrième contingent d\u2019Afrique ! \u2014D'abord on n\u2019en a jamais assez : le grand air creuse l\u2019ustomao ! \u2014Enfin le bataillon empesé est sous les armes et la caravane se met en marche.Le chef de famille on tâte, avec son précieux fardeau, ma- jostueux eb grave comme s\u2019il portait \u2019arche d\u2019alliance.Le gentil Totou tout fler d\u2019être convié, fait des bonds prodigleux et se roule dans l\u2019harbe ébé est épanoul depuls qu\u2019on lui a mis son bonnot sur la tête.11 com- rend qu\u2019on va faire prom-prom! Et es bambins ont déjà de gros bouquets de ces fleurs qui balancent leurs cassolettes d\u2019or le long des trottoirs.Oe bonheur de tous les Êtres chers à son cœur, se reflète sur le front de la mère et la rend radieuse et belle, *.La Montagne se dresse à nos yeux Comme sombre sur le ciel bleu, tandis que le funiculaire monte et descend dans un mouvement rythmé et gracioux, avec son ruban gris, qui semble flottor dans l\u2019air, comme la ceinture d\u2019une belle.La fratchour deo la torôt déjà vous brise au front, la forte senteur de sapin caresse l\u2019odorat de son parfum sauvage, caresse l\u2019esprit de sa douceur pénétrante.L\u2019herbe où s\u2019enfonce la cheville a le moelleux d\u2019un tapis de Turquie, c'est le péristyle du temple du bon Dieu.Les petits inconscients y p6- ndtrent bondissants comme des cho- vreuils, mais nous que le tourment de l\u2019infini obsède, nous devonons, sans savoir pourquoi, recuelllis ot respectueux, avec une prière qui monte de notre cour ànos lèvres vers Celui que célèbrent le murmure des fouilles, lè0 chant de la source, les soupirs des oiseaux amoureux, le bourdonnement des insectes, harmonie mezzo-voce qui ne trouble guère le grand silence de la montagne Toutes ont promoné leurs ombrelles dans le large chemin crayeux coupé dans le roc.Mais connaissez-vous ses ravins profonds, scs potits sentiers ombreux, où flottent dans l\u2019airles serments d'amour de nos ajeux, ses rochers en saillie recouveris de mousse et d\u2019églantine, les flaques d\u2019eau où le soleil flitrant à travers lo feuillage met de grands ronds d\u2019or ?Voulez-vous uno sensation plus délicieuse encore?Pronez le funiculaire, installez-vous commodément dans lo petit wagon, bannissez tout sentiment de frayeur, car vous êtes aussi en sécurité que dans votre boudoir.Fermez les yeux, puis ouvrez- les tout à coup.Quelie féerie! un splendide panorama 60 dérouleà vos regards éblouis.Il semble qu\u2019il vous est poussé subitement deux grandes ailes ot que vous planez au dessus do la ville, paignée dans uno mer de lumièro On dirait Un immense jardin où la brique des maisons dessine de grandes fleurs rouges comme des coquelicots.Les flèches des églises scintillent de mille feux, les toits écrasés de saint Jean-Baptiste, et de la cathédrale ressomblent à des mosquées ; les cheminées des usines s\u2019estompent vaguement et leur pâle fumée se noie dans l\u2019atmosphère uriflée,à mesure qu'elle monte vars eshautours.Et là-bas dansunebrume noire, Notre-Dame élève au ciel ses bras déseapérés Le grand fleuve qui descend et flâne tout le long de l\u2019île, la campagne d'un vert tendre, les petits monts d\u2019un bleu cotonneux, qui s\u2019égrennent en chapelet tout autour, voilant le vague des horizons .Restez là des heures, vous serez toujours charmés, car la coquette ville change souvent d\u2019atour.Dès l'aurore, enveloppée d\u2019un foulard de gaze rose, elle étale À midi la splendeur de ses charmes.non voilés ., Parfois sous le réseau d\u2019une pluie fine, comme une vieille, elle montre ses attraits pâlis.Le solr enveloppée do sa mantille sombre À travers le velours noir du loup, ses youx brillent comme des diamants.Même en dormant, la belle dégage une buée chaude et luminiuse, ui Sete la pêleur froide de l\u2019astre es nuits.Etincellante à l\u2019automne sous'sa parure de rubis ot de topaze, pure comme une blanche prétresae au temps des neiges dans sa robe do lin constellée de paquorettes de ivre, notre ville est bien réellement a perle de l\u2019Amérique!.Et quand votre prunelle s\u2019est om- plie de lumière, laissez vagabonder laissez échapper de votre Ameo ces confidences qui la soulagent.Mais le jour tombe, rentrezvosailes, revenez mettre votre cou dans le carcan.Les pique niqueurs désertent la montagne.Tous s'en vontlourdement comme à regret, les jambes rompuces, mais l\u2019Âme rajeunie, comme retrem- péc dans un bain de soleil.Un bruit do vaisselle, des plours d\u2019enfants qui ont sommoil ; le petit bataillon;n\u2019est pas aussi brillant, aussi bien astiqué que ce matin, quelques pen- talons ont des acerocs, une a perdu aon chapeau : Prends-moi Papal\u2014 Et moi aussi.Et les voilà s\u2019agrappant après le pauvre homme qui n\u2019en peut mais.Hi, hi maman, j'ai.mal.au.cœur.Bi vous ôtos célibataire, vous vous félicitezde n\u2019avoir que vous à voiturer et do vous sentir los bras légers.Pourtant, si vous l\u2019aviez vu ce père jouer à la balle, à sauto-mouton avec ses enfants, diner avec oux aur l\u2019herbe, sefaire potit, pour les amuser, se laisseor tatouiller par bébé et rire aux larmes de sou joli gazouillis! Comme vous auriez souffert de votre solitude, car il u'est rien de plus Lristo uc de toujours penser seul, et écouter los battements de son cœur tomber dans le vide.\u2018 MUSETTE.La Langue Française A L'UNIVERSITE BISHOP Nous possédons à Montréal trois grandes Facultés de médecine : McGill, Laval et Bishop qui sont fréquentées par un nombre respectable d'étudiants.Jusqu\u2019a cette année, l\u2019enseignement s\u2019est donné exclusivement en français à l\u2019Université Laval et en anglais aux deux Universités McGill et Bishop.Les directeurs de cette dernière Université viennent do prendre une décision qui est appelée à bouleverser notre système d\u2019instruction et à nous lancer à pleines voiles, sur lu route du progrès, en matière d\u2019éducation.Une branche de l\u2019Université Bishop, la faculté de Médecine, ouvrira à la rentrée, des cours an langue française, alternativement avec les cours en anglais.Quelques professeurs canadiens sont déjà désignés et parmi eux, notre compatriote le docteur Louis Laberge, médecin du bureau de Santé de la ville de Montréal, a accepté lu chaire d'Hygiène, à la fuculté auglaise.D\u2019autres éminents praticiens, de notre nationalité seront aussi appelés à faire, en français, des cours qui s\u2019ouvriront à l'automne prochain.A première vue, cette nouvelle peut puraître sans importance, mais il suffit d'arrêter un instant son \u2018 esprit sur les résultats qu\u2019amènera lu modification projetée, pour comprendre tout ce que contient votre imagination, laissez la folle so perdre dans le bleu, pendant qu\u2019éten- entrez dans uno demi-somnalence, vour avez conscience de votre rôve.Créez de toute pièce un idéal quo vous ornerez de la poésie qui est en vous, devenez en amoureux fou, faisant une large tache d'un vert u paresseusement sur l\u2019herbe, vous en germe cette réforme impatiemn- ment attendue.Elle va forcer tôt ou tard l\u2019Université McGill à introduire dans | plus douce que le sommoil, puisque son enseignement des cour on français et peut-être l\u2019Université Laval à demander le concours de professeurs anglais pour son faites-lui de brûlantes déclarations.| enseignement médical.au temps de l'Aigle (Dessin de BASIBI) \u2014 Parait que depuis l\u2019affaire du Shamrock II, Edouard VII va pas en toute.\u2014 Laisse done faire, Laurier est assez smart pour mettre i\\ sa place un bon rouge, on cas de malheur.Qu\u2019on ne crie pas à l\u2019impossible ! Les nécessités de la vie ont ame- ué et amèneront encore bien d\u2019au- changements.Celui que nous entrevoyons ne peut qu\u2019ôtre utile au rapprochement et à l\u2019intimité des hommes de science de nos deux nationalités.Il contribuera en outre à la diffusion de la langue française chez nos compatriotes anglais et co progrès à lui seul suffirait pour nous porter à applaudir les directeurs de l\u2019Université Bishop.Pendant la durée de leurs études classiques, nos jounes cana- diens-français, fortement imprégnés de grec et de latin, n\u2019apprennent pas suffisamment l\u2019anglais pour être à même de suivre avec fruit les leçons des professeurs des facultés anglaises.D'ailleurs, à l\u2019Université Laval qui donne l\u2019enseignement supérieur et prépare aux professions libérales, les cours étant donnés en langue française, le besoin no se fait pas sentir, parmi nos écoliers, d\u2019apprendre Ia langue de Shakespeare.Au sortir de l\u2019Ecole, leur diplôme obtenu, les jeunes médecins ne peuvent développer leur clientèle que dans les centres canadiens-français, moins riches que les milieux anglais, L'université Bishop va tenter de combler la lacune qui existe à Laval ct à McGill.En prévision de la réciprocité médicale inter- provinciale, l\u2019enscignement qui y sera donné, dans les deux langues, sera d\u2019un grand avantage pour les étudiants.Les jeunes docteurs qui sortiront de Bishop pourront S\u2019établir soit dans les centres canadiens du Dominion et de ln Nonvelle Angleterre, soit dans les provinces anglaises de notre pays.Ils auront ainsi une supériorité évidente sur leurs collègues des deux autres facultés, surtout si l\u2019on songe 1° que les diplômes de Bishop permettent aux médecins d\u2019exercer leur profession dans toute l\u2019étendue du Royaume- Uni ; 2° que leur champ d\u2019observations et d\u2019expériences est plus large que dans les autres facultés par les laboratoires ou les salles de dissection mieux outillées, par les cliniques de l\u2019hôpital Victoria, de l'hôpital Général et du Western Hospital od les installations sont plus parfaites qu\u2019ailleurs.Il faudra nécessairement que McGill et Laval suivent le mouvement dont Bishop vient de prendre l\u2019initiative.Laval surtout doit pouvoir former des jeunes docteurs capables d\u2019aller exercer leur profession dans les centres canadiens des Etats-Unis.Si NORS Rte voulons pas voir diminuer notre influence au-delà des frontières, il faut dire adieu à la vieille routine, aux idéesétroites, à l\u2019enseignement suranné et avoir les yeux constamment fixés sur le progrès qui va uous laisser en arrière si nous ne nous décidons pas à le suivre à grandes enjambéos.NESTOR. Pacman 2 H AU TRANSVAAL Notes inédites sur la guerre dans le Sud-Africain Le bétail des Boers Depuis que lord Kitchener commande dans le Sud Africain, il ne se passe pas de semaine saps que les rapports ne fassent mention de mil- Tiers de têtes de bétail enlevé aux Boers par l\u2019armée d'occupation.Il peut paraître surprenant que le pays qu\u2019on disait ruiné et dôvasté puisse alimenter un aussi grand nom- re d'animaux.La vérité est qu\u2019on u exagéré le chiffre des bœufs pris aux burghers et que la seule explicu- tion plausible est ln suivante: Il arrive qu'un régiment ou unc brigade, traversant uno région, rencontre un troupeau de 5000 animaux.Le commandant informe le qartier général et continue su marche.Mais après un jour ou deux ne pouvant trainer A sa suite un aussi grand nombre de ba-ufs, il les abandonne, Quelques jours plus tard une autre colonne anglaiso passe dans Jes mêmes parages, trouve le troupeau et s\u2019en emparo en prévenant le quartier général.Après en avoir choisi les animaux nécessaires A Palimentation, le commandant fait encore rela- cher les bœufs.Et ainsi de suito jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin les Boers avertis, gient envoyé des hommes pour conduire le trou- puau dans leurs réserves.Encore l\u2019affaire Coivilio En réponse à une question du memn- bre du parlement Dillon, À propos de l'incident Colville, le sous-secrétaire d\u2019Etat de la guerre communiqua dernièrement à la Chambre des com- muues une lettre de Lord Roberts au général Kelly Kenny, dans laquelle il donne à co dornicrl'ordre d'arrêter ln marche du corps de Cronjé.Lord Roberts ajouta, à la suite de son ordre ; \u2018\u2018 Si nous pouvons porter un coup sensible à Cronjé, ce sera vraisemblablement la fin de la lutte dans l'Etat libre.\u201d En février 1900, le commandant en chef de l\u2019armée britanique pensait que Ja résistance des burghers de! l\u2019tat libre serait pour tout de bon briséo par la prise de l'armée de Cronjé, ; Quinze mois se sont passés depuis | que ces paroles historiques ont Cté, écrites, et In luttoest encore, dans V£tat libre, aussi acharnée que jamais, ; Ainsi se trompent les autorités anglaises, qui ont toujours estimé à | un chiffre trop bas les forces de leur! ennemi, Ne se trompent-ellés pas encore maintenant, en pensant que la résistance des Bocrs est inutile et que l\u2019indépendance des républiques est définitivement anéantie ?: Quelques faits inconnus Lo journal ¢ De Telegraaf\u2019 4\u2019 Amsterdim a eu un entretien avee M, 11, Jd.Louw, veldkornet bien connu de Johannesburg, arrivé depuis quelques jours de l'Afrique du sud.M.Louw est regardé par de tous les habitants de Johannesburg comme un vrai Africain, Dans cet entretien il confirme In manière scandaleuse dont sont traités les femmes et les enfants des Boers duns les camps de la Ville de l\u2019or, et certifie l\u2019inétbran-' lable patriotisme de cesfemmes, malgré tout ce qu'elles unt A soutlrir.Ce qu\u2019il raconte de la visite de : nos eultivateurs ct ces charmeurs des bois.so HISTOIRE D\u2019UN LILAS.choisi chacun une pierre, et rovenus pourformer unnouveaumon- veau, et chacun, cn y mettant sa rierre, fit le serment de combattre uequ'à la mort, aussi longtemps que eur indépendance ne serait pas assurée.\u201d Les prisonniers Boers M, Vaughan Nash répond duns le Daily News nu gouvernement anglais qui à déclaré au gouvernement par l'organe des ministres Brodrick et Chamberlain qu\u2019Amednagar ne peut être une localité malsaine puls- qu\u2019un régiment anglais y a été mis en logement.\u2018Mads, dit M, Vaughan Nash, ce n\u2019est pas une garantie pour la salubrité de cette localité.\u201cLes troupes qui y sont campés dans la saison chaude ne s\u2019y trouvent pas très bien, c\u2019est tout ce que je puis dire, mais elles sont en tous cas protégées contre la chaleur brulante par de bons bâtiments ; elles ont des serviteurs indigènes pour les soigner : les bâtiments possèdent des punhale qui produisent do |.fraîcheur, où qui sont nuit et jour en mouvement.\u201cMais les prisonniers boers sont enfermés dans des huttes rites de minces plaques de fer (hutted in sheets of corrugated iron, C'est ce qu'on peut lire dans la Bombay Cazctte du 6 avril.Ils n\u2019ont probablement pas de serviteurs indigènes pour les servir et ne disposent d\u2019au- eun des moyens de produire de lu fraicheur, sans lesquels un Anglais pense que c'est un vrai inartyr d'habiter la plaine pendant la saison chaude, ; ** C'est pourquoi j\u2019affirme qu\u2019il ne peut être salubre de vivre dans une hutte de fer, dans le désert autour d\u2019Ahmednagar, quand le thermomé- tre marque environ 160 degrés Fahrenheit, même si les prischniers échappent à la peste et au choléra, et reçoivent une nourriture couvent ble et de l\u2019eau pure.\u201cC'est à mon avis une forme de châtiment absolument inhumaine et sans miséricorde.+ Et je demande en outre pourquoi on envoie les prisonniers de guerre aux Indes ?Qui est responsable de cela?Le ministre de la guerre ou cetui des colonies ?Pourquoi :a-t-on choisi pour les y reléguer, la province de Bombay, qui ressent pour lu quatrième fois les étreintes de lu famine, et qui est, de tout empire britannique, la contréela plus misérable, la plus exposée à toutes les contagions ct à toutes les pestilences ?lourquoi choisir ce liou, comme Jeu de chutiment pour ces pauvres gens, si ce n\u2019est parecque M.Chamberlain avait formé le plan d'avoirun Cayenne pour les Boers ?À sttivre) AN.- TOUTES CHOSES EN TEMPS, - Le BAUME RHUMAL.\u2014purit les maladies de poitrine: il faut en prendre aussitôt que l'affection se muni- feste.RE, + - _ Causerie Scientifique.Voici les beaux jours revenus et avec eux les promenades à la campagne, Ne pourrait-on pas profiter d'une belle journée, où le soleil se montrerait sérieusement, pour con-! duire dans les champs les élèves de nos écoles ot 14, sur place, leur montrer les plantes utiles qu\u2019il faut conserver ot avoir dans In maison; les vénéneuscs, celles qu\u2019il faut éviter de porter à la bouche ; les insectes nuisibles où utiles à l\u2019agriculture ; les viscaux, ces précieux auxiliaires de On montrerait à nos écoliers * Dieu ! lamentable destinée, l\u2019ex-président Pretorius.âgé de 70] PAT Une leçon de choses prise sur le ans,donton vient d'annoncer la mort, | Vi lutilité de ne pas les tuer ridieu- A Louis Botha, est important.lement et cela pour contenter je ne \u201cJe le rencuntrai juste, dit-il lors.| FAiS quel goût sanguinaire, On pour- u'il revenait de son inutile voyage, | Fi leur expliquer lu diftérence entre Voizi comment la chose s\u2019est passée : | l©8 Vipères et les couleuvres si com- = .vn.+ .à sai - J a+ ° Protorius demeuraitd Potchefstroom.munes A la cote Saint Paul et A lio.Un beau jour Kitchener lui demanda | CHEMUEA, et que lon voit sans pitié do venir à Protorin, et y out avec lui écraser par des enfants de 10 à 15 ana \u2018 \u201cmanoir, situé au bord du luc de ce un entretien, à la suite duquel Pretorius se rendit auprès des comman-! dos.Kitchener lui donna un magni-; flque chariot traîné par six bœufs.; Le vicil ex-président arriva auprès: de Louis Botha et vit 1a un spectacle inattendu: il pouvait à pcine en croire ses yeux.\u2018Jo me sens plus jeune de 25 ans, dit-il : je n\u2019avais pas l\u2019idée que le Transvual'et l\u2019Etat libre aient tant d'hommes sous les armes.Et tous les hommes du commando sont de bonne et joyeuse humeur.\u201clls ne pensent pas à se rendre ;| lours affaires sont en trop bonne voie, | | eifrays qu'ils sont parln vue de ce \u2018serpent.\u2019 | Lo professeur aurait-là durant une journée l'uccasion de donner à ses élèves de nombreuses explications, i qui seraient certainement, dans l\u2019n- venir, d'une vrès grande utilité.i «vu M.Germain Beaulieu le distingué ebsympathiquo professeur de I'Aca- siter ses enfants aussi fréquemment démie commerciale du Plateau, de- ; mande,pour nus bois environnants on sa joie particulier, In création d'un corps de | re gardes-champêtres, Sans vouloir, ! Il J a chez ccs hommes quelque chose | nig livrer aux Gnormes plaisante- d\u2019Iincompréhensible, ot non soulement |ries lancées contre ce modeste chez eux, mais uussi chez les enfants.De jeunes garçons muanient le fusil avec adrese, sautont A cheval et partent au grand trot, comme s\u2019ils n\u2019avaient jamais fait autre chose.\u201d \u2014 \u201c Eb le messago que Prétorius rapporta d Kitchener ¢ \u2014** Botha s'était exprimé très clairement.Dites à Kitchener, avait-il dit, que j'ai des munitions pour au au moins dix ans et des vivres en abondance.Quand jen manque, je pronds tout simplement les trains qui renferment les provisions dont j'ai besoin.\u201cDites à Kitchener: Vous occupez les villes et les villages le long des | lignes de chemins de fer.J\u2019y laisse\u2018 arriver vos trains parce que jo veux que vous puissiez donner des vivres À nos hommes qui sont là.C'est pour cola seulement que je ne prends que ce qui m'est nécessaire, \u2014\u2018\u2018Les Boers prennent-ile réellement tant de trains ?\u2014 \u2018Vous ne pouvez pas vous on faire uno idée.Laissez-moi vous dire seulement co que je sais do sour- cecertaino.Les Boers ont pris nux Anglais tant de canons qu\u2019ils ne savent qu'en faire.Ils en ont entoui dans le sol, ils en ont détruit d\u2019autres et les Anglais se donnent la satisfaction de les reconquérir, \u201c On ne sait pus loi ce qui se passe.Uno somaine avant mon départ de Johannesburg, 100 blessés anglais y furent amonés en une nuit, et cela va ainsi partout.Avez-vous entendu parler du grand combat près de ooitgedacht ?Les Boers avaient formé, l\u2019année dernièro, le plan de se réunir, comme en Lemps do paix, à Paardekraal.Les commandos y arrivèrent de différents points, \u201cDeleur côté, les Anglais avaient entendu parler de ce plan; ils envoyèrent une forte colonne vers Nooitgedacht pour empêcher le rassemblement.Üe que cette colonne est devenue, peu de gens peuvent encore le dire, car jamais on ne vit pareille massacre.Tous les canons, quantité considérable de mnnitions, es vivres en abondance tombèrent entre les mains des nôtres.\u201cLescommandos furent donc à Paardekraal quatre jours aprds la date fixée.Là aussi la terrible dévastation avait passé: le monument était démoli et enlevé à moitié, le tas de pierres historiques renversé, Alors done e Trace avantages que pourrait nous serviteur des campagnes françaises, reconnaftrai avec plaisir les nom- proeuror lo garde-champêtre.ll empêcherait certalnoment, soît-il présent OU NON, Câr la seule crainte do son arrivée, pourrait parfuis arrêter ces \u2018* vandales \", les enfants de mot- À une vingtaine de verges, de distance, au ravage cius6 par les {lam- mes dans les arbustes ot les fouillos sdches.L'on ne verrait pas tous les cent pas un \u2018* sanguinaire ?pour om- ployer le terme do M.Germain Beauieu, tuer fauvette, virée, blue-bird, pie, pour le plaisir de tirer quelques coups de fusil,l'on ne verrait pas, oh! horreur ! un enfant d'une quinzaine d'année, ayant un pauvre pic bles- 86 et sanguinolanten main s'amuser à lo larder de coups do couteau, sous prétexto de le tuer complètement ; \u2018on n\u2019entendrait plus des cris plaintifs et douloureux faire suite au chant mélodieux do ces joyeux cnanteurs.Mais jo crains fort que le brave arde-champêtre de France exemple © dévouoment ne trouve pas au Canada, des confrères à son image, Nos gouvernants #locou pout des intrigues de couloirs et des potins parlementaires quo des petits détails qui sorniont utiles à l\u2019agriculture et À nos forûts.plus La nomination de M.Gustave Chanon, comme président du groupe fontréalais de la Société entomologique d\u2019Ontario, est uu réel succès pour les sciences canadiennos fran- ¢aises.M, Gustave \u2018Chagnon est le premier canadien français élevé à ln présidence de cotto Société composé Montréal presque exclusivement d\u2019Anglais, M.Gustave Chagnon s'occupe des diptères ot il fait dans plusieurs journaux dos sérics d\u2019études sur los différentes familles do ce genre d'insectes.Le dernier numéro du Nuturaliste Canadien publiait entre autres articles intéressants : Les syrphides do la province de Québeu, G.Ohagnon ; la carrière scientifique chez les Canadiens français ; les musées d\u2019Histoire naturelle do Montréal, J.B.A.L.Loymarie, ete, nos hommes se sont dispersés, ont © J.B, EIRAMY RL.tre le lou dans les herbes sur les cô- | ans, teaux d\u2019Hochelaga et d\u2019assister apris, LES DEBATS, 2 JUIN 1901 Raconté par lul-méme Le gai printemps est mon parrain: Ma marraine, la chaude brise.Je naquis derrière l'église, | Aux modulations de l'airain.Les pommiers jetaient des dragées Aux petits morts dans leurs berceaux : Dans les nids chantaient les oiseaux Balançant les branches chargées ! : Mais une mortelle langueur Glaçait en mes veines la sève, Mes pétales avec mon rève S'effeuillaient en leur pâle lear! L'aurore du dernier matin Tombuit dans le fatal clepsydre ; Li mert, ceuelle comme dl'hydre, Bavot Le rosée en mot sein! Je vis quaditre un biane vortègge \"Enfants de chau, prètre en surplis, Cercueil, enguiclondé de lis, Le geupillon.pieux manège.Qui vadmie 1 bénit Le douteux.On fit une fosse bézante, Et sur ma racine mourante, On couch le mignon dormieur, O Cee ema souche appa, de ntrôser || Orchestre - 506 (Orchestre ., , .28: < vés Tél Up 2428 Balcon , 28¢ |BalconetGalerle .106 > alerie ++ * » 100 |Sièges de Loge .« +.« BOC Q SEMAINE .Sièges de Loge .+, 81,00 > COMMENCANT LE Icr JUIN Adole Purvis Onri, jongleur Barr et EVAus, duo comique Taudo, équitibriste Thtrmnn, magicien L\u2019APRENS-MIDI A 2 houres 4 p Lundi Ie 10 Juin-LA TROUPE DE F.F.PROCTOR FREDERICK HOND, Régisseur Général.AO AAA, VOIS TTT, TEL.BELL, EST 1054 æ 1054 F.F.Proctor, Prop.nFynes Gérant Oénéral EDDIE HERON & CIE 3 Dans « UN AMI DE LA FAMILLE» Millet Wittaker, musiciens Le Iinlatochnoscope, nouveaux Vues do voyago yo xX AAA XIN Le Théatre Popu- 2 et Gérant laire des Familles Pa tableaux animés LE SOIR À $ Moures S 2 AL OL LNLLOL Théatre de la Gaieté Francaise Ë OPERA FRANCAIS RUE STE-CATHERINE Costumes brillants.Madame Clara Dartigny dans lo rôle de \u2018\u201cSerpolette\u2019\u2019 M.Darcy dans celui de \u2018\u2018Gaspard\u201d\u2019 AR brent, l\u2019alourdissent, lui oulèvent un, successives, par des gradations habi- .beu de cette impression de vie vécue lement ménagées, en des scènes tour | : dont je cherche à marquer tous mes ; À tour terribles et déliciouses, nous .de 2G 3 ?L\u2019attention do l\u2019Europe eb de OUV'ABCS- assistons À ce spectaclo de l'amour l\u2019Amériquo vient d\u2019être attirée de- Qu\u2019il se rassure ! | triomphant de la haine.jusqu\u2019à la nouveau vers la l'urquie.Le sultan 1 est i amirabl victoire finale, jusqu\u2019à l\u2019apothéose de i i Travail est un livre admirable, un Ia petite ville Lransformée par la joie, ' josnant, Jo fanatique Abdul-Humid, des mieux faits, des plus profonds.| réconciliée dans la richesse, sans rien | ; .ù il n° 15, trem des plus vivants.un des plus émou-i qui puisse, désormais, diviser les pour son trône où il n\u2019a pu monter vunts aussi qui soient sortis de son ; que par une série de crimes qui finis- Admission, 10e et 20c.Tous les soirs à 8L4 heures Matinee : le Jeudi seulement a 214 heures ER NR sièges Réservés, 30c et 40c hommes, puisque tous ont le môme ; sent par révolter son peuple.La semaine dernidre il à voulu mettre le main sur les postes étrangères établies à Constantinople en vertu de droits acquis depuis des siècles.Afin de découvrir des conspirateurs, il aurait voulu s\u2019emparor de toutes les lettres et les faire ouvrir par son cabinet noir.Les ambassadeurs de toutes les puissances ont protesté avec énergie el lesultan a du céder devant les menaces d\u2019envoyer des cuirassés au Bosphore.On commence à roparler du frère du sultan qui a 6té détrôn6 il y a vingt-cinq ans et enfermé dans un palais, où il est gardé actuellement sous la plus étroite surveillance.ENERGIQUE APPEL Un comité de Jeunes Tures, ami du progrès et désireux de régénérer l\u2019Empiro voudrait faire remonter sur le trône lo sultan prisonnier qui a été enfermé à cause de ses idées libérales.Ce comité vient d\u2019envoyer la lettre suivante au président de la imagination généreuse, de son fécond | et puissant génie.Emouvant, non : seulement par les qualités dramati- | ques dont il est rempli, par la vie ardente, passionnée, sans cesse créatrice qui l\u2019anime de Ta première à la der- ; \u2018niére page, mais encore\u2014et c'est là, À mon sens, la beauté nouvelle de ce livre extraordinaire\u2014par la mise en|toutes les admirations ot do Loutea ! œuvre, parl« construction forte et.logique d\u2019un idéal social: le bonheur i humain dans le travail réorganisé, : dæns le travail devenu, enfin, ce qu\u2019il - doit être, une joie d\u2019homme libre, au lieu de rester co qn\u2019il fut toujours, plus ou moins, une souffrance, une; .bjection d\u2019esclave, Glorification sublime, magnifique épopée du travail conquérant, peu à peu, avec toutes les résistances humaines, toutes les forces et toutes les richesses de lu nature, pour en faire, non plus le privilège de quelques-uns, mais lujouis- \u2018sance ct la propriété de tous !.Tis sont pou nombreux, eu n\u2019imporle \u2018quelle littérature, ceux qui dans une \u2018action dramatique, qui vous prend \"aux entrailles, au moyen de pérson- intérét.Ot qu'ils peuvent puiser, à pleines mains, eb À ploines bouches, ; Bi wd aux sources de vie !.Pour résumer tout ce qu\u2019il y a dans Travail, même d\u2019une façon bien insu- | Meante, il faudrait des pages.Mon | ambition est moindre, mais elle m'est douce.c\u2019est de mo faire l\u2019écho de les reconnaissances qui ne peuvent s\u2019oxprimer, envers un homme au génie toujours jeune et qu: n\u2019hésita pas À se jeter dans In mêlée pour faire triompher la justice.0.M._\u2014 NOS SCENES THEATRALES THEATRE NATIONAL FRANÇAIS Le Théâtre National Françaus terme ses portes après une saison des plus heureuses, et quand il les rouvrir, le 24 juin, il sera La semaine prochaine Retenez vos sièges d\u2019avance.: LA Semaine du $33 Juin La pièce à grand sueeds : Les Cloches de Corneville Opéra Comique en 3 Actes.Musique de Planquette Splendides décors.PERICHOLE ; Ig) ++
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