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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 7 juillet 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1901-07-07, Collections de BAnQ.

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[" Annorcus, Réclames, Faits-Divers oo.s'adresser directement A l'Administration des \u201cDEBATS\u201d 25, Rue Saint-Jacques, 8 MONTREAL, P.Q.\u201cTel.Boll : Main 3840.Boite Postale 2188.REDACTION Tous les jours de 10 hrs 1.m.À G hrs p.me Samedi jusqu'à minuit.| Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.JOURNAL INDÉPENDANT 7 JUILLET 1901 - - 2 Sous ABONNEMENTS MONTREAL, (à domicile, par poste ou par messager 2000000000 P1.50 par an CANADA ET ETATS-UNIS.1,00 \u201c\u201c ETRANGER «+c00vesssrossocn0oss 1.50 ¢ Aotlier: No 36, RUE SAINT-LAURENT Tel.Bell : Main 2256 Le Numéro: - Parait le Samedi 3 8 hrs p.m le Dimanche 3 6 hrs a.m.JULIEN Le dessin est la loi première de tout art.VicrorHuuo.\u2019 Le dessin n\u2019ost pas du tout ce qu\u2019un vain peuplo estime.A quoi faut-il attribuer que la plupart d\u2019entre nous n\u2019aïent d\u2019yeux et de suffrages que pour la couleur ?Pourquoi la vaste majorité n\u2019accorde-t-elle souvent qu\u2019une nttontion distraite aux œuvres du dessin qui est, sclon l'expression de \"Théophile Gauthier, la mélodie par opposé à ln couleur qui est l\u2019harmonie Ÿ HW\u2019apercevons là qu'une lacune dans notre éducation.lille nous fait voir dans lo dessin, d'abord nn art indus- | triel\u2014le prosaïque linéaire, \u2014puis un auxiliaire d\u2019agrément.ici, comme { longtemps eu France d\u2019ailleurs, on n\u2019a voulu découvrir dans le dessin que la reproduction servile, le calque de la réalité, quand, à la vérité, \u2018\u201cc\u2019est uno interprétation, un artiflce, qui, parle moyen de lignes savamment comnbinées, figure sur une surface plaue, dos saillies, dos élévations, des profondeurs.\u201d , Diderot : s'élevrit énergiquement contre cotte injustice.Il commença par sa famouse proposition : C\u2019est le dessin qui donne la forme aux êtres.une campague qui ne contribua pas pou à mettre sur le piédestal qui lui appartenait cet art trop longtemps méconnu, et, un jour, Gustave Doré, déposant son crayon, put s\u2019écrier : Aujourd'hui les dessins sont conservés comme les peintures.Dans notre pays, il s\u2019est fuit, cons- tatrons-le, Une certaine réaction en faveur du dessin.Ce mouvement qui a revêLu divers aspects, selon les milieux ot les moyens d\u2019appréciation, n\u2019a pas été l\u2019œuvre des écrivains, mais celle d\u2019un artiste canadien- français.Né avcc l\u2019intuition de son art, il a développé, mûri, poli et perfectionné sa merveilleuse aptitude dans des circonstances qui tiennent vraiment de l\u2019incroyable.Nous sommes là en face d\u2019une évolution étonnante pur sa rapidité et sa sûreté.Bien que jeune encore, on\u2019 a souvent cru, sèus vouloir l\u2019en diminuer, que sou dernier mot était dit, que l\u2019originalité de son style et de son oxécu- tion avait tout donné.Puis, comme si c\u2019eût été l\u2019opération la plus naturelle au inonde, notre crayonniste se langait par une orée nouvelle, exploitait des champs insoupgonnés, créait des genres.Qlest i cet artiste di primo cartello que je veux consacrer quelques li- gnos aujourd\u2019hui.I appartient à l'histoire de notre race comme Albani, Falardeau, Hébert, Lavallé, et nous ne ssurons jamais trop faire Gonnaître à la génération qui grandit les noms ot l\u2019œuvre do ceux qui, sur une terre aussi peu propice.aux beaux- arts qu'est la nôtre, ont pu, non seulement vaincre los difficultés du début et l\u2019apathie chronique de leurs concitoyens, mais atteindre à la note génialo.Julien n\u2019a que quarante-huit ans, âge auquel beaucoup d'artistes ne fout que commancer à être quelqu\u2019un, À sortir de la cohue.lest néa Québec.Il fit ses premières études à T'oronto ; il ferma sa carrière scolaire à Ottawa et on le retrouve plus tard factotum à l\u2019atelier de gravure et do typographie de Burland & Desbarrats.C'était déjà bien du mouvement.A l\u2019école, son goût our lu dessin jota son premier évolu sur la murgo des livres et des cahiers,et je ne doute pus quo bien des \u201c binettes ?\u201d de professeurs sorvirent tout d'abord d\u2019objectif à son crayon né malin.À l'atelier il trouva le moyen d'apprendre In gravure tout en s'acquittant des cent et une beso- gues du devil,ce qui comporte une variété de choses ludélinisables auxquelles se prôtaiont admirablement sa bonue humeur à triple blindage ot sa puissante musculature.Car, on le sait, Julien est l\u2019image la plus frappante do l\u2019homme swoliue, robuste, fait à chaux et À sable, Quand l\u2019Opinion Publique parut, Julien se trouva tout armé pour ses débuts.Ce journal qui fut toute une révélation pour notre population et dont on retrouve dans nos chaumières les gravures-primes aussi reli- glousement conservées, qu\u2019en France es portraits du Petit Oaporal, ce journai fournit à notre joune compatriote le premier échelon.En ces temps-là, aussi, ln mode aux réclames à jolis dussins s\u2019affermissait.Les meilleurs crayons n\u2019hésitaient pas À prêter leurs plus gracieux lavis In publicité que chauffaient certains industriels.La littérature, elle aussi, ne s'estelle pas de tout temps, mise au service de l'annonce ?Et un de nos bons potes français ne so plaisait-il pas descendre des sommets pour tra cer des alexandrins comme oeux-ci : Pastilles pour laver le tube intestinal A prendre avec du lait au réveil matinal ! La réclame agrémentée de dessins artistiqiies est aujourd'hui une source de revenus cousidérables pour les artistes les plus férus de leur dignité.Pas plus tard que ces jours derniers, plusieurs établissoments de Montréal où l\u2019on é8t consé avoir des dessinateurs dans le personnel, recevaient d\u2019une maison de la Havane uno exquise brochure contenant une douzaine de dessins-primes à un concours pour fournir l& plus jolis com- osltion destinée à orner des paquate © cigarettes.Le gagnant du premier prix avail regu $2,000, et on nous annonçait l\u2019ouverture d\u2019un second concours pour une autre marque de produits.- En 1873 ou 1874, on trouve Julien dans les Montagnes Rochouses, attaché au corps d\u2019expédition de French, chargé de mettrs fin au trafio des boissons enivrantos, ot envoyant des croquis à l\u2019Opinion Publique.O'est A Pembina qu\u2019il traça ces admirables croquis des paysages, des chasses, des vrals nomades des plaines : les -buffles, croquis qui restont le classique du genre.- Au retour, il collabora au Jester, u Farceur, et à d\u2019autres fouilles hu- oristiques, trouvant pour la carios- re das traits qui déoelaient, à ) is, l\u2019aouité d'observation, Pinime : - : A a \\ d\u2019ambition,.perception du travers humain et un onheur inoui & bien rendre sa conception.Je ne douteral pas qu\u2019il ait offusqué plus d\u2019une sotte vanité, et ramené à juste mesure bien dos grenouilles qui voulaient se gonfler.| d Vous savez la fable.Bah ! c\u2019est dans la note et le code de l\u2019humoriste.Et puis .+++ Les oreilles des grands Sont souvent des grandes oreilles.Ontario a pendant quelque temps opposé Bengough, \u2014 vous vous rap- olé le Grip ?\u2014à notre Julien.Mais engough s'est vidé rapidement ; il a dû se répéter et, un bon jour, il sortait de l'arêne pour n\u2019y plus revenir ue par intermittences.A la même époque Julien faisait que rentrer dans la belle période de sa production : la fécondité engendrait In fécondité; le travail ne semblait ne trouver de repos que dans le travail; une inaltérable fraicheur d\u2019interprétation était plus que jamais au service d'une inaltérable puissance d\u2019idees.C\u2019est alors que M.Hugh Graham du Star l\u2019attacha à son personnel avec des émoluments de ministre.Je connais assez Julien pour assurer que ce n\u2019est pas de lui qu\u2019on pourrait répéter avec e poète : L'artiste cst ouvrier, le Dollar est son maître.Je sais qu\u2019on lui a offert de l\u2019autre côté de la frontière, des appats très rondelets et que bien des amis lui ont reproché son manque d\u2019ambition\u2014 jy reviendrai;\u2014mals son entrée au Star, Il y a quatorze uns, dans les couditions où cela fit conclu, constituait uno belle récompense à son talent, à son tact, à son travail ; une Eg consécration de sa réputation.Je veux ouvrir ici une parenthèse, je viens d'écrire le nom do Hugh (Graham, le propriétaire du Star, celui qui na été le Mécène de Julien quand ce dernier, magréson morveil- lieux talent, ne recovait, après tout, de ses compatriotes que des applau- dissemonts, sonores il est vrai mais un peu trop immatériels Il ne suffit pas pour amener à la pleine ébullition les facultés artistiques d\u2019un homme, que :s souci du lendemain disparaisse.Il faut plus: que le souci de l\u2019avonir soit autant que possible relégué aux antipodes.11 faut plus encore: se savoir apprécié sûrement, à juste titre et non à la gräce d\u2019un hasard ou d\u2019un intérêt.Que m'importe la Lhéorie sur le stimulant que l'écrivain ou l\u2019artiste doivent trouver dans la gêne, dans l'impératif que posent devant oux les incertitudes du lendemain.Il est essentiel, on thèse générale, très g6- nérale, que l\u2019esprit puisse se eeutir indépendant de l\u2019enveloppe et de ses exigences.Or, dans la personne de Hugh Graham, notre compatriote a trouvé l\u2019appréciathur avisé, 18 patron sachant mettre dans l\u2019autre plateau de la balancé la rémunération à la fois honorante, adéquate, progros- sive Hugh Graham est mal connu des Canadiens-Français.Ceux qui, pour des flus politiques, l\u2019ont représenté comme un francophobe ne le counuissent pas ou bien A6 sont mis sur la couscience un gros péché d\u2019ingratitude.Que de Journalistes de lungue française et connaissant suflisamment celle de Shakespeare se sont vus chaleureusement ascueillis par le Star eu nommés à des emplois payants et respousubles.Il y a quator:o ans que Julien occupe la position d\u2019artiste-chef au Star, et c'est lui qui pourraip dessiller les yeux à bien des gens à l\u2019endroit de l\u2019homme qui s\u2019est constamment mou- tré ami dévoué et patron magnifique.Jo tenais À intercaler cette digression ; c\u2019est au double titre de reconnaissance et de réparation.Est-il nécessaire de parler ici du travail de Jalien au Star ?de ces dessine gi lumineux, si précis et en même temps si gracioux ?de cette manlèro si personuelle qui révèle l\u2019origine de l\u2019esquisse saus qu\u2019il soit nécessaire de sauter à la signature ?de ces croquis parlementaires qui furent l\u2019évonement d\u2019une session et en dirent autant que lu toxto des discours des débaters?de ces impromptus comme l\u2019admirable page consacrée aux Struthoona Horses, uno création qui s'étuleit sur le papier sans trahir une seule hésitation dans la pensée et sans un seul écart de crayon Ÿ Non, cette œuvre est toute vivante dans notre mémoire : elle fuit désormais partie de notre bagage artistique comme race : nous la considérons comme portion intégrale de ce tout dont nous sommes flers de nous prévaloir quand il est d\u2019urgence de prouver que nous ne sommes-pas des inférieurs.Entre temps, Julien envoie à d\u2019autres journaux quelques compositions : L\u2019Illustration de\u2019 Paris en a demandé : le Graphic de Londres en & reproduit : le 24 juin dernier, Le Journal, de Montréal, avait de ui un médaillon qui faisait de la pre re page de son numéro spéoial une haute attraction pour les connaisseurs, I] peint à l\u2019huile avoc un art remarquable et il a dans ses cartons des lavis que se disputeraient les connaisseurs les plus difficiles.Et dire que, sauf l\u2019Abbé Ohabert, our la partie rudimentaire, ce dia- Ble d\u2019homme n\u2019a eu pour professeur que lui-même, pour guide dans le méandro de l\u2019art- que l'étinceile ap portée en naissant, que le goût épuré par l\u2019observation et la rectitude naturelle.Sa science du décor, de la charpente des êtres et des choses, de l\u2019accessoire et, j'oserai dire, de l\u2019eth- nologle est renversante quand on songe aux -uilieux et aux oircons.tances oll son talent, son style et sa verve se sont développés.Il n'ap- artlent 4 aucune école : & chacune la su prendre ce qu\u2019elle avait de mieux et en Composer à son usage un ensemble qui constitue tout un ays- tème original, complet, absolument équilibré, Les modèles ?quantité négligeable.Il les trouve dans une espèce du secondo vision, Par une faculté tout à fait phénoménale il fait vivre, s\u2019agiter, parler les êtres qu\u2019il veut nous présenter ot cela dans lo temps qu\u2019il faut matérlellement pour l'exéchtion.Et par-dessus tout cela, patriote comme peu ot comprenant bien gus lo patriotisme ne doit pas être un vain mot, il est le père de dix-sept enfants.J'ai parlé plus haut de son manque J \u2018y jeux revenir;\u201d mails » $ + 5 \u2018en me mettant sur le terrain national, Ce n\u2019est pas oxagéré de dire que dans prosque tous les arts principaux, ct même dans leurs ramifications, notre race compte, vivante ou morte, es représentants dignes de figurer dans le Panthéon de l\u2019histoire.Et nous avons de ces artistes des œuvres qui sont des monumonts à notre gloire autant qu\u2019à leur mémoire.Or, qu\u2019il me soit permis de terminer cette esquisse hâtive mais de pensée sincère, en souhaitant que Julien efface ce péché d\u2019omission qui s\u2019appelle son ** peu d\u2019ambition \u2019\u2019en nous donnant un album où l'on verra s\u2019épanouir sur des sujets dignes de son Art si génial, les ressources de son imagination et de son crayon.Ses confrères de l'étranger lui en donnent l\u2019exemple, et pourtant, chez eux, ils sont légions.ici, il est le seul qui soit arrivé, dans son domaine particulior, à pareille altitude.Le sceptre est entre ses mains, incontesté.Ii so doit donc à lui même et il doit à son pays d'enrichir le musée de notre documentation nationale d\u2019une œuvre qui reste.Gonzalve DESAUI.NIERS.\u2014\u2014\u2014eee pme re ECHOS Simplification de l\u2019Ailemand.\u2014Guillaume Il est jaloux des lauriers du ministre français, M.Leyues.Il vient de s\u2019aviser que l'orthographe allemand avait besoin d\u2019être simplifiée.En conséquence, il & nommé une commission pour étudier les ré- fornies qui s'imposent.Il espère, à la suite des décisions prises par cette assemblée, obtenir \u2019uniformité de l\u2019orthographe allemande et supprimer les divergences qui existent entre la langue enseignée dans les écoles et celle écrite communément par les fonctionnaires, par les journalistes et par un certain nombre de littérateurs.L\u2019Autriche est roprésentée à cette conférence par un délégué du iminis- tère de l\u2019instruction publique.Duel Mystérieux.\u2014Lo Kleine Journal do Berlin, dit qu\u2019un duel entre le duc d\u2019Aoste et un grand-duc de Russie a eu lieu à Rome.Les témoins étaient le général de Renzis et le baron de Renzis pour le duc, le comte Obolenski et M.de Lagrénée pour le grand duc.Les causes de cette rencontre mystérieuse, dont le résultat n\u2019est pas connu, résideraient dans un scandaleux procès qui s\u2019est déroulé récomment à Naples.Le déménagement de l\u2019Irlande.\u2014 Il court depuis quelques jours en Californie un bruit assez singulier: il paraît que l\u2019Irlande serait sur le point de déménager.M.O'Donoghue, qui habite San- Francisco, se propose d\u2019acheter quatre grandes fles, dans le Pacifique, non loin de l\u2019Amérique du Sud.Ces quatre grandes Îles recevraient les noms de Ulster, Munster, Leinster et Connaught, d\u2019après les quatre provinces actuelles de l\u2019Irlande, et elles deviendraient la propriété exclusive de la nation irlandaise.En d\u2019autres termes, M.Joseph O'Donoghue, à ses frais et aux frais de quelques milliardaires intéressés dans son œuvre, transporterait toute la population irlandaise, de son ile actuelle dans l\u2019archipel en question.Il répartirait les terres, qui sont des plus fertiles, entre sos compatriotes ; il leur mettrait en mains tout ce qui est nécessaire tant commes instruments agricoles que comme objets de remière nécessité ; il los laisserait ibres de choisir la forme de gouvernement qu\u2019il leur plairait, de s\u2019administrer comme ils l\u2019entendraient.Les landlords vont-ils organiser la gardo dos côtes et mobiliser la flotte anglaise pour empêcher les Irlandais de déménager ?On n\u2019oublie qu\u2019une chose dans ces racontars, c\u2019est de nous dire où su trouve ce fameux groupe d\u2019tles.Le palais de Minos, \u2014 L\u2019archéologue anglais Evans, qui fait des fouilles dans l\u2019tle de Crète, a informé officiellement le Parlement crétois qu\u2019il a découvert le palais de Minos.M.Evans dit avoir des preuves indiscutables de la certitude de sa découverte, preuves appuyées par une inscription de haute antiquité.Il donne de nombreux détails sur la construction et l\u2019ornemontation du palais, ainsi que sur diverses inscriptions qui remonteralont à six cents ans avant l\u2019emploi des écritures cunéiformes par les Assyriens et les Perses Amours d\u2019Empereur.\u2014 Depuis quelque temps, l'empereur d\u2019AIl- lemagne Guillaume II comble d'honneurs incroyables le comte Schouvaloff, ancien ambassadeur de Russie à Berlin.A la revue de Tempelhoff, il \u2018fit monter le comte et la comtesse dans sa propre calèche et défila devant eux Avec ses troupes on lour faisant le salut militaire.À la fin de la revue, s\u2019étant approché de la caièche, il baisa ostonuibloment la main de la comtesse.D'après son ordre, un bataillon de soldats passe tous les jours devant les fenêtres de l'hôtel où s\u2019est arrêté le comte Schouvalof et la musique joue l\u2019hyrano russe.Les Allemands sont scandalisés.La raison de cette extraordinaire amabilité s\u2019explique par un entrat- nement amoureux du kaiser qui fait beaucoup jaser.II paraît que Goillaume enp très, épris de lu fille du comte Schouvaloff qui est d'une beauté rare.\u2018De là les respects pro- dignés par l\u2019empereur allemand au comte.Los journalistes borlinois qui ne sont pas au courant de cette histoire expliquent l\u2019atuitude de Guillaume par une nouvelle orientation de la politique allemande.Et voilà comment on écrit l\u2019histoire ! urs indiens,\u2014Le der- nis?Oy oo qui vient d\u2019être opéré aux Indes anglaises a révélé l\u2019existence d\u2019une secte relativement très nombreuse et pourtant presque inconnue, les Jaïns, dont la prinoi- pale gocupation semble être.de ne + sh a si Ÿ .op eR J \u2018 * rion faire et de jeâner pendant les quatre cinguièmes de l\u2019année.Pour un Jaïn, rester six ou sept semaines sans prendre la moindre nourriture ne paraît pas tirer à conséquence : c\u2019est le jeûne courant, imposé d\u2019ailleurs par sa religion.Dans Certains cas et à certainos fêtes, co peuple hindou prolonge son abstinence pendant deux mois, sans être le moins du monde incommodé.Les Jaïns, quand ils mangent, sont tous végétariens, et jamais ils ne tuent un animal.Le club Laurier.\u2014La grande excursion annuelle du Olub Laurier aura lieu à Berthier aujourd\u2019hui 7 courant.Elle se fera à bord du vapeur Valleyfleld partant à 8.30 hrs u quai Bonsecours, Tous les amis libéraux du club sont priés de s\u2018y rondre.De hautes personnalités politiques doivent pren- dro part à cette excursion, entre autres : l\u2019hon.J.Tarte, l\u2019hon.Lomor Gouin.Son Honneur ie maire Préfontaine, tous les députés du district, les présidents des différents clubs libéraux et nombre d\u2019autres personnages éminents.| sera fait une démonstration à MM.Archambault et Chènevert, député du com!6 de Berthier, au fédéral et au local respectivement.Nous espérons que le beau temps va décider tous les habitants à se rendre à Berthier.Musique \u2014O\u2019est chez l\u2019éditeur, M.Louis Aerts, 1107 Ste-Oatherine, quo l\u2019on trouve le plus joli choix de chansons et de morceaux de musique.Signalons L\u2019Honneur et l\u2019Argent, paroles d\u2019Arthur Lamy, musique de Ch.Pourny, et les Mélodies de Jéhin- Prume.A.FAVREAU.MONOGRAPHIES.L\u2019Avoeat.La mission de l\u2019avocat est une des plus belles ; son rôle, un des plus nobles qu\u2019il soit possible d\u2019imaginer.On a souvent dit qu\u2019il était le défeuseur de la veuve et de l\u2019orphelin, et en effet il doit l\u2019être; il faut qu\u2019il sache la loi pour ceux qui l'ignorent, et les fausse profiter de sa science acquise.Au nombre des qualités indispensables à l\u2019avocat, ou doit placer avant tout la discrétion.Il à souvent à sa merci nou-seulement le sagret d\u2019une ou de plusieurs-persondos, mais anssi l\u2019honneur et le repos des familles: la discrétion lui est donc imposée par son caractère même.On est aussi en droit d\u2019exiger de lui une probité sévère, de la rapidité, de l\u2019opiniâtreté dans le travail, un accueil affectueux et une parfaite impartialité d\u2019esprit.Telles doivent être, en ce qui touche à son caractère, les qualités de l\u2019avocat; quant à ce qui concerne son talent, ce qu'on peut lui demander c\u2019est la lucidité dans l\u2019examen des faits, la propriété dans le choix des termes, la déférence envers les juges et l\u2019urbanité à l\u2019égard de la partie adverse.Si l\u2019idéal que nous traçons ici se rencontre rarement, ne nous lâtons point pour cela de médire d\u2019une corporation aussi utile que respectable.On à fréquemment reproché aux avocats de soutenir avec une égale fucilité le pour et le contre, selon qu\u2019ils y trouvaient leur intérêt.Hélas!on ne peut contester d\u2019une manièra absolue la justesse do ce blâme ; mais le défaut qu\u2019il déplore n\u2019est pas im.patable à une classe particulière : c\u2019est un vice humain.De toutes les professions, celle d'avocat est, je ne dirai pas la wmeilleure\u2014car je doute qu\u2019il y en ait de bonnes\u2014mais une des moins mauvaises et une des moins déprimantes.Le cerveau du savant, de l'artiste, du fonctionnaire est plus menacé par l\u2019angoisse cérébrale ou la monotonie du bureau que celui de l\u2019avocat par les exercices de la barre.Bon honnêteté est moins exposée dans le libre choix de procès acceptables que celle de l\u2019homme politique dans le déchaînement inévitable des rivalités et des ambitions.Pourvu que l'avocat se défende contre les tentations de la sophistique, et qu\u2019il sache ne pas devenir rhéteur, il fera son métier en conscience.Mais peut-être quelques-uns trouveront-ils que ces deux conditions sont d\u2019uno réalisation bien difficile ; n\u2019est-ce pas justement vers ces deux écueils que les études, les traditions et les néces- cessités de la profession poussent l\u2019avocat ?Et presque chaque jour n\u2019est-il pas obligé de sacrifier plus ou moins à la rhétorique et à la sophistique pour satisfaire le client sl prompt à s'évanouir ?Au civil, l\u2019avocat plaide pour un individu qui n\u2019a probablement pas complètement raison, \u2014 les affaires litigieuses supposant presque toujours des torts réciproques.Mais la partie adverse cherchera à déguiser see torts, et il est bien forcé d\u2019en faire autant, sous peine de compromettre les intérêts qu\u2019il est chargé de défendre; car l'infirmité de nos ins- titations ne nous permet pas d\u2019at- teiñdre à la justico immanente.beau regarder autour de moi, je ne vois personne qui m'aime d'une amitié vraie.\u2026\u2026 à part toi.vieux Joson, crois bien que je n'ignore pas le dévouement, le désintéressement que tu as mis à servir ma cause ; toujours rendu avant les autres, tu as su trouver le moyen de me représenter partout, ct, toujours, avec une dignité et un aplomb qui l'ont créé des envieux, Mais, ça ne fait rien, va ! mon vieil ami, je t\u2019ai réservé une belle récompense pour l\u2019autre monde : je te laisserai \u201csoigner\u2019\u2019 le mouton.chose : l\u2019accusation ramasse toutes les preuves qu\u2019elle peut, grossit la présomption, aggrave la culpabilité.C\u2019est pour cela qu\u2019il ya un avocat de la couronne, homme doux ct bon dans la vie privée, mais redoutable et féroce dans ses fonctions.Ce terrible homme ne rêve que potences et ne veut rien écouter.Le défenseur fait ce qu\u2019il peut pour sauver de-cette fin ceux qui sont menacés de la cravate de chanvre.Il réclame l\u2019acquittement pour obtenir une atténuation ; et il arrive parfois que, grâce à son talent, il enlève cet acquittement saus l\u2019avoir espéré ni même désiré.De là chez l\u2019avoeat serupuleux des remords, des tourments de conscience que l\u2019an- goissuut succès d\u2019avoir fait libérer un abominable gredin introduit dans su vie.Cela est fâcheux, saus doute ; mais ce n\u2019est qu\u2019une erreur judi- caire en sens inverse,\u2014ct qu\u2019est- ce donc qu\u2019un acquittement immérité en regard d\u2019une condamnation injuste ! En réalité la faute n\u2019incombe point À l\u2019avocat, non plus d\u2019ailleurs qu\u2019à l\u2019accusateur public: elle incombe à la conception inême que nous avons du \u2018\u2018 procès,\u2019 laquelle est imparfaite.Par le fait même de la façon dont nous comprenons les débats contradictoires, les parties sont presque forcées de jeter des poids douteux daus les deux plateaux de la balance de Thémis.Aux juges et aux jurés de les faire pencher du bon côté ! Eux seuls sont vraiment responsables : les plaideurs sont pour ainsi dire préservés de toute responsabilité de \u2018\u2018remords\u201d\u2019 par les conventions qu\u2019ils ont for- cémont acceptées, et dont les magistrats chargés de prononcer entre eux connaissent l\u2019existence.L'avocat qui plaide pcur un sujet accusé d\u2019un crime, met sa conscience à l\u2019abri de tout soupçon de défaillance ou de trahison lorsqu\u2019il à bien étudié le dossier, qu\u2019il connaît à fond non-seulement toutes les pièces de la procédure mais la vie intime de celui dont il tient I\u2019honneur et souvent l\u2019existence entre ses mains.8'il est convaincu de l\u2019innocence de son client, il sait rechercher les preu- veuves, découvrir des témoignages, combattre l'accusation et l\u2019an- néantir, puis s\u2019adressant au jury, il lui communique par le feu de su parole, par -l\u2019émotion de son cœur, cette conviction d\u2019innocen- cence que l\u2019accusation ne vent jamais admettre.Qu\u2019on me permette à cs sujet de rapporter une vive impression de Cour d\u2019assises.Un jour, M* Lachaud plaidait, à Paris, dans une affaire à sensation qu\u2019il serait trop long d\u2019exposer ici.L'accusé dont il avait assumé la défense était presque con- vaineu d\u2019an crime dont il se disait innocent.Ce malheureux, qui habitait une chambre voisine de celle où le crime avait été commis, prétendait n\u2019avoir point entendu le bruit de la lutte, les cris de la victime, Il était, disait-il au moment où l'assassinat s\u2019accomplissait, profondément plongé dans un travail qui absorbait toutes ses pensées, à tel point qu\u2019il en était devenu étranger à tout ce qui se passait autour de lui.L'avocat général avait déjà mis dans la conviction da jury que l\u2019espritd\u2019un homme ne pouvait être tellement absorbé que ses sens fussent pour ainsi dire m mentanément annihilés par Au criminel, c\u2019est en autre 4 \u2018 1 4 PE pensée; L'acousé se sentait perdu, ; i 1 5 - a - he 1.Dessin de BASIBI.M° Lachaud se leva et commença une de ces émouvautes plaidoie- ries doñt le Pulais a conservé la mémoire ; l\u2019émotion était un des plus beaux côté de son magnifique talent.La cour, le jury, l\u2019auditoire étaiont attachés à ses lèvres ; depuis plus d'une heure il les tenait sous lo charme, et lorsqu\u2019il arriva à la fameuse charge dont l\u2019accusætion se fuisait uno arme terrible contre sou client,les douze coups de midi venaient de sonner À la grosse cloche du Pulais de Justice.Lachaud continun quelques instants encore, puis, soudain, il s\u2019arrêta au milieu d\u2019une période et, s'adressant à l'avocat général : \u2014 Vous dites, monsieur l'avocat général, que dix, vingt témoins ont affirmé quo de lu pièce où se tenait mon client, on entend tout ce qui se fait dans la chambre où le crime a été commis, et je vous ai écouté raillant l\u2019excuse que vous donnait l'accusé :\u2014Jamals la pensée n\u2019est assez absorbé, dites- vous, pour que l\u2019on n\u2019entende pas le bruit ; eh bien ! ici, cinq cents personnes vont servir de témoins à l\u2019homme que vous voulez absolument faire condamner.Monsieur le président, messieurs de la Cour, messieurs les jurés, vous- même, monsieur l\u2019avocat général, tous les staginires pressés au banc des avocats, les journalistes dans leur tribune, enfin l\u2019énormo auditoire qui nous ontoure, tous ici, le- vez-vous et dites-moi si vous avez eutendu sonner les douzè coups de midi à la Tour de l\u2019Horloge 1 Vous me faisiez l\u2019honneur de m\u2019écouter ; Dieu m'avait donné au- jourd\u2019hui pour sauver une téte innocente, la force et le courage de lutter jusqu\u2019au bout et de vous amener au moment précis où je pourrais faire la preuve de cette innocence ; l\u2019attention que vous me prêtiez vient de sauver l\u2019accusé, tous vous êtes à préseut ses témoins à décharge.Je m'assied, ma tâche est finie, je n\u2019ai plus rien à ajouter.A ce moment l\u2019assemblée se trouva dans un moment d\u2019agitation extrême, ct M° Lachaud vit bien qu\u2019une salve d\u2019applaudissements allait éclater : \u2014 Non, uon, criu-t-il, respectez cette enceinte, mais toutà l\u2019heure, lorsque dans leur conscience messieurs les jurés aurons rendu le verdict que mon clicut attend, que nous espérous tous, le verdict d\u2019acquittement que nous conuais- sous déjà presque, dont nous sommes certains, ah ! jeunes stagiaires qui alliez applaudir mes paroles, rangez-vous sur le passage de l'accusé devenu libre, acquitté, et tendez-lui la main : vous aurez serré celle d\u2019un honnête homme ! Et le malheureux accusé, qui était d\u2019ailleurs réellement innocent, fut acquitté aux acclamations de la foule.N'est-ce pas que dans de telles conditions le rôle de l\u2019avocat a quelque chose de providentiel, et que cette profession est deux fois uoble quand celui qui l\u2019exerce est un homme de talent doublé d\u2019un homme de cœur.; Henri Roullaudrr tots seaman \u2014 AU TRANSVAAL Lisez en ze page le rapport complet-de l'entrevue du général Botha et _ de lord Reminiscences de la Saint-Jean-Baptiste Joson Perreault\u2014 Ainsi, tu as remisé tes bannidres, tes oriflammes, tes \u201cSoyons Unis,\u201d tes \u201cNotre Pays, notre langue et nos lois \u201d ct le reste, pour au moins douze mois ?Saint-Jean-Baptiste \u2014 ZN ! oui, que veux-tu, mon bon Joson, les Canayens ne se souviennent de moi qu\u2019une fois l\u2019an, le 24 juin.et encore.Oh ! ils n\u2019ont pas l\u2019air de l\u2019aimer beaucoup notre beau pays.Mercier aima son pays: il est mort dégoiité, bccuré; c'est l\u2019apathie des siens, de son entour- rage, de ceux qui aurqient pu le le seconder qui l\u2019a tué.Mais le peuple, lui,qui n\u2019oublie pas, à conservé dans son cœur le culte du grand homme ; et les harangueurs de hustings, ( fallait voir ça le 24 juin), savent si bien cela, qu\u2019ils ne manquent jamais de prononcer son nom pour provoquer des ap- plaudissemnents.qui tardent souvent à venir Eh bien, là ! franchement, j'ai Ah ! mon À PROPOS DE \u201c QUO VADIS ?\u201d Au sujet de l'article que notre collabora- tour an Badreux à publié ici dimanche dernier sous le titre ** Quo Vadis ?nous avons requ une quinzaine de lottres d'approbation et plus de deux cents félicitations verbales.Ajoutons que pas un semblant de blime ne nous à été adressé.Nous craignons seulement que bon nombre de ceux qui ont applaudi à cet article n'en aient pas parfaitement compris la portée, en confondant une critique raisonnée avec une attaque systématique.On est si peu accoutumé à Ia vérite en matière de compte-rendus, que quand par hasard un article de cette nature exprime autre chose que des éloges exagérés et coulés dans un moule invariable, le public y voit une manifestation anormale qui, dans l\u2019esprit de la foule, cache un mobile sordide vu une rancune inassouvie.Pour détromper ceux de nos lecteurs qui paurtu- geraient celte opinion, nous croyons devoir faire ici une déclaration catégorique et exposer notre manière de voir au sujet des appréciations artistiques qu'à l'avenir nous serons parfois ob/igés de faire en conscience.D'abord l'article de Fran Badreux n'était nullement hostile au Théâtre National Français.Nous avons avec cet établissement des relations agréables que nous ne désirons pas voir cesser, ct nous estimons de plus que son existence et sa prospérité toujours croissante constituent un précieux agent économique au sein de notre bonne ville.> Notre collaborateur n'a donc reçu d'autre inspiration pour la confection do son article que celle d\u2019un groupe respectable de spectateurs et de spectatrices, choqués de la façon nébuleuse dont ce drame était présenté, et plus encore de la façon déplorable dont le premier rôle était rempli.À cet égard, il n'est pas une personne de bonne foi, parmi les quatre ou cing mille personnes qui ont assisté aux représentations, qui puis
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