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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 2 mars 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1902-03-02, Collections de BAnQ.

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[" 3me ANNEE, No 119 Annonces, Réclamés, Faits-Divers S'adresser directement A l'Administration des \u201cDEBATS\" 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q.Tel.Bell, Main 3840- Boite Postate 2188 REDACTION Tous les jours do 10 hrs am.A 6 hrs p.me Samedi jusqu'à minuit.as manuscrils non insérés sont rend avr demande.Les articles scront signés us et les auteurs responsables., JOURNAL INDEPENDANT 2 Mars 1903 Le Numéro : - - - 2?Sous ABONNEMENT> MONTREAL, (à domicile, .par poste.$1.50 par an OAMADA ET ETATs UNIS.1.00 ETRANGER.220 0000 c00c0u0se 1.Atelier : 1798 rue Sainte-Catherine Tei.Bell, Est 1121 Parait le Samedi a 8 hrs p.m.Le Dimanche a 6 hrs a.m.CHARLATANS ET EXPLOITEURS Le 12 janvier nous commencions une étude sur les marchands de drogues qui exploitent notre bon ublic canadien et lui font avaler, : grands coups de réclame dans nos journaux, un tas de pilules multicolores qui ont pour résultat final d'emplir les poches de cos charlatans.\u2026 .Les élections municipales, puis l'affaire de l\u2019Union Franco-Cana- : dienne et de Robiliard ont pris tout notre temps et la plus grand psrtie de l'espace de notre journal | depuis aix semaines.Mais aujour- d'hui nous nous mettons sérieusement à l\u2019œuvre, et nous espérons bien n'abandonner notre tâche qu\u2019après avoir éclairé complètement nos lecteurs aur les divers produits médicumenteux, qu\u2019on veut esrayer de leur vendre pour abuser de leur bonne fui.11 nous a suffi d\u2019indiquer l'objet Cela ne porte préjudice, la plupart du temps qu'au porte-monnaie, parce qu\u2019on achète 50 centins ou une piastre ce qu'on peut se pro- ourer pour cinq sous chez le pre- moier pharmacien venu.\u2026_: latans ont la prétention de tout guérir avec leurs pilules qu'ils commencent à se moquer du peu- le et À se livrer à l\u2019exercice illégal e la médecine.(\u2018ette dernière faute est ln plus dangereuse pour 'le public car elle peut avoir des conséquences (rès graves eur Ja santé des personnes qui ont eu conflance aux réclames des oh ur- latans.À Suivre.Echos Accidents de chemins de fer.\u2014 On vient de publier la etn- tistique des accidents de chemins de fer survenus en Russie pendant l\u2019année 1901.Ilÿ aurait eu 4,447 accidents, ayant entruîné la mort de 1,186 personnes.Ces chiffres s\u2019appli Félix Magloire, de la campagne,que nous vouliuns ' entreprendre,pour nous attirer des | observations de nature bien différente.Des médecins et de simples citoy(ns nous ont écrit pour nous féliciter et nous encourager.Un rand nombre de personnes de: fontréal.de Trois-Rivières, de Québec, de Sore!, nous ont adressé des prospectus ou des réclames bizarres publiés dsuns notre province et nous les en remercions.D'autre part les Compagnies ou les simples particuliers qui exploitent les pilules ou les sirops ont essayé de nous intimider ou d\u2019acheter notre silence.Des amis sont intervenus et nous ont demandé de ménager telle ou telle marque.Un ou deux intéressés ont crié comme! des putuis et nous ont menacé des tribunaux ei nous o-ions parler de leurs pilules ou de leur airops calmant.| Sans noue ocouper des crinille- ries et fort de l\u2019appui qui aous est donné par un grand nombre de | médecins ou de simple citoyens, nous allons esgeayer d'éclairer nos lecteurset amis en consacrant quelques lignes chaque dimanche aux pilules, sirops, onguents, ceintures ; électriques, remèdes patentés di- ! quent seulement aux accidents survenus aux trains, et ne comprennent pas les agents des chemins de fer ou les particulier tués ou blessés sur les voies.Quand pubiiera-t-on la statistique des accidents sur notre Intercolonial ?Téléphones chinois.- Le bureau \u2018es postes et télégraphes de San-Francieco a décidé d'employer aux téléphones quelques demoiselles chinoises.San-Fran:isco à une forte colonie de ln race jaune, et il arrive souvent que l\u2019un de ces fils du Cé- leste-Empire fusse l'appel télépho- pique dans ça langue maternelle, Dans ces conditions, on a trouvé (utile d'adjoindre au eervice quelques demoiselles chinoises.Le premier essai a dunné des résultats satisfaisants.Beurre de Sibérie.\u2014Une nouvelle concurrence aux beurres canadiens, depuis que le Trans-Sibé- rien a ouvert un des pays les plus fertiles de l'Asie.On a plusieurs fois annoncé que la Sibérie commençait à exporter ses beurres en Suède et en Danemark, pays essentiellement pro- ucieurs, qui envoient le u eilleur C'est quand messieurs les char- | d vers dont on chante les bienfaits : de leurs propres beurres en Angledans nos grunds quotidiens.i terre, pour consommer à leur place !le beurre aibérien, beaucoup moina a | cher.Il y a cinquante ans et même: plus, des charlatans anglais et; français ont fuit des fortunes colo- sales en vendant des pilules qu'on baptisait alors du nom très sug- etif de \u201c\u201c grains de santé.\u201d Les rank, les Holloway et d\u2019autres grands aanonceurs ont réalisé des millions, en écoulant beaucoup d\u2019aloëèr, de rhubarbe de gomme- guite ou de séné, le tout enveluppé dans de In gomme asdragante et revêtu finalement d'une petite couche de papier d\u2019argent ou plus simplement de poudre de réglise.Ces premiers grands lanceurs de, pilules vendaient 50 et 80 cents, ce qui leur revenait à 8 ou 4 sous la botte.Vous comprenez maintenant qu'avec un bénéfice pareil il ne leur fut pas difficile de s'enrichir rapidemaunt.Leurs marques existent encore aujourd\u2019hui du reste ct ceux qui les exploitent réalisent toujours de beaux profits.Les pilules dant nous venons de parler étaient du moins vendues sans que l\u2019on cherchât à masquer leur rôle dans l'économie.C'est encore du reste aujourd\u2019hui sous le nom de ** pilules contre la constipation et ses conséquences\u201d qu\u2019on les annonce dans les jour naux ou les revues médicales.wu Ia fortune réalisée par ces vendeurs de purgatifs a tenté, dans tous les pays, un grand nombre d\u2019indusiriels En Lurope et en Amérique, Frank ot Holloway ont eu des imitateurs.La matière première à vendre et la fabrication ne coutent pas cher.Ce qu'il faut obtenir tout d\u2019abord c\u2019est de l\u2019argent pour lancer le produit dans le pubic, par la voix Tetentiseante des journaux.Si l\u2019on peut se procurer un nom bien ronflant pour baptizer sa pilule et 1a mettre sons la protection d'on savant, peu importe ce qu'elle renferme.La base générale de toutes ces drogues, c\u2019est un drastique plus ou moins énergique que l'on do-e de façon à en faire un purgatif léger ou violent.ue les fabricants de pilules emploient les vieux médicaments anciens comme le monde, ou qu'ils somparent des inventions de ln chimie moderne et des nouvelles découvertes des propriétés de plantes ou de racines, il est établi neuf feis sur dix qu\u2019une pilule renferme avant tout un purgatif, Jusqu'ici il n'y a pas grand mul À vendre des pilules purgatives.Or, voici que le beurre de Sibérie pénètre même en Angleterre, qui cn aurait acheté, l\u2019année dernière, plus de 400,000 quintuux.Il va fulloir que nos éleveurs soignent la qualité du bétail s'ils veulent lutter contre le beurre de Sibérie.Mouilleurs de lait.\u2014 Puisqu\u2019on s'occupe toujours des mouil- leura de lait, signalons un \u201c\u2018 truc \u201d ui n'est peut-être pas inconnu es vendeurs de leit parisieus, mais que nous trouvons décrit dans les impressions de voyage d'un Américain À Athènes.Les Athéniens font fi, parait-il, u lait de vache ; il n\u2019y a pas plus e deux vacheries à Athènes pour les besoins des étrangers et de ceux qui les imitent.C\u2019est le lait de chèvre que préfèrent lez Grecs modernes.De grands diables, vêlus confme les bergors, d\u2019une bloure qui descend aux genoux et de jaumbières, promènent par les rues leur trou- eau de chèvres laitières.\u2018\u201c Gala ! ala 1\u201d Et la ménagère prudente fait traire son lait devant elle.Mais le lnitier \u2018athénien, digne fils de l\u2019astucieux Uiysse, porte sous le bras, dissimulé par la longue blouse un gac de caoutchouc plein d\u2019eau, qui communique par un tube le long de la manche jusqu\u2019à la paume de la main.A chaque pression des doigts sur le pis de la chèvre correspond une pression du bras sur le sac de caoutchouc et l\u2019eau coule dans !e vase en même temps que le lait.La fortune de M.Rockfeller.\u2014- Une indiscrétion d\u2019un em- loyé du fisc n permis à un journal 6 New-York de doriner À ses lecteurs, le relevé exact et complet de la fortune de M.Rockefeller, le \u201croi des huiles.\u201d Le capital de oe digue monarque s\u2019élèversit exactement à 8250,000,- 000 rapportant 812,500,000 par an.En outre, il possède 20) steamere, 70,000 fourgons de marchandises ot 3,600 wagons de chemin de fer.Il a 27,500 hommes sous ses ordres et contrôle le revenu de près de 300,000 personnes, dont la fortune varie depuis 5,000 piastres jusqu\u2019à 5 millions.Il est propriétaire de la plus grande compugnie de chemin de fer américain et est intéressé dans toutes les autres, Il possède trois cent mille kilomètres de conduite d'huile.La grace et le gibet.\u2014Les jolirnaux des Eta nis rendent compte d'une exévulion \u2018eapitale qui a eu lieu dernièrement à Jefferson City, dans le Missouri.Le récit contient des détails horribles et se termine de bizarre façon.L.Craft, qui subissait dans le pénitencier de cette ville une peine e quinze ans de travaux forcés, a été pendu dans la cour de la prison.Craft a été non pas pendu, mais étranglé, après avoir luité pendant vingt minutes contre;la mort.Le nœud coulant, pris dans le bonnet noir, n\u2019a pas glissé assez vile pour briser la colonne vertébrale.Craft, enfermé dans le pénitencier de Jefferson City, 8\u2019Gtait enfui le 9 mai 1899, après avoir revêtu des habits civils dans l\u2019atelier d\u2019habillements où il travaillait.I! s\u2019est réfugié chez un fermier auquel il avait volé une carabine \\Winchester.Lorsqu'un détachement d- gar- liens et de policemen 1a décon- vert, il a tué l\u2019un des gardiens du pénitencier.Muis, blessé lui même, il fut repris et ramené à la prison.Avaut la pendaison de Craft, le gouverneur du Missouri a dû remplir une formalité très étrange, mais requise par ln loi de l'Etat.Il a dû gracier Craft et lui fuire remise complète de ses quinze ans de travaux forcés, sinon le con- \u2018lamné n'aurait pu monter sur l\u2019échufaud.Craft eût préféré no pas être grâcié.A.Favreau.Feu * Le Pionnier \u201d Nous n\u2019avons pas désiré 1a mort du pécheur.Elle est venue, que la volonté du Très Haut soit accomplie ! Nos lecteurs n'ignorent pas toutes les ignominies dont a voulu nous couvrir Le Pionnier, sous la direction des Rubillard et des Denault.On nous a traité de \u2018\u201c petite feuille méprisable dont on ne voulait pas dire le nom par respect pour \u2018les lecteurs du Pionnier ! \u201d tout ce que les sous-Denault ont pu remuer de boue n\u2019a servi qu'à ls galir davantage.Aujourd\u2019hui le journal Les Débats continue - modos.emert sa petito existence, sans faire plus de bluf qu'au mois de mai dernier, quand le Pionnier de Sherbrooke vint se fixer à Montréal, pour y mourir, hélas ! Chaque dimanche, Les Débats s'effurcent d'affirmer davantage leur indépendance et d\u2019accoutumer leurs lecteurs à entendre de bonnes et salutaires vérités.Nous persévérerons dans cette voie aussi longtemps que nous nous sentirons soutenus par nos amis dont le nombre B'accroft chaque semaine, nous sommes heureux de le constater.Une dernière larme le Pionnier.Requiescat in pace! | Les DÉBATS.Mgr Rozier et la loi des Associations Les journaux à idées étroites, et Dieu sait qu\u2019il y en a dans notre chère Province, ont représenté la nouvelle loi des associations en Frace, comme une attaque directe contre l'Eglise.Un représentant de la Gazette de Montréal a ou, il y a déjà une dizaine de jours, une entrevue avec Mgr Rozier, l\u2019éloquent prédicateur de Notre-Dame, et voici ce que le distingué prélat dit de cette loi.À une question posée par le reporter Mgr a déclaré que quelques Jésuites et quelques Bénédictins seuls en France n\u2019avaient pas demandé d'autorisation au gouvernement.11 a ajouté que cette loi s\u2019appliquait à tous les genres d\u2019association et qu\u2019elle décrétait qu'aucune association ne pouvait exister sans le consentement du gouvernement, seul juge de son utilité.\u2014Oroy ez-vous, qu\u2019en demandant cette autorisation, les ordres reli- gioux perdent de leur prestige et e leur dignité ?: \u2014Je ne le crois pas, a ajouté Monseigneur.Nous prions les journaux ultra- montés de bien vouloir rentrer leurs indignations.Maitre Corbeau (ui attachera le grelot ?Personne à Québec n'a encore ensé à interpaller le gouvernement Parent au sujet de l'impression et de la reliure de \u201c Mon premier livre.\u201d Lo Est-il vrai que M.Pacaud aît fait exécuter son ontreprite dans des ateliers de Toronto Kat-il vrai que l'impression et la reliure ne correspondent aucunement aux spéciñoations préparées par le gouvernement ?Mais n\u2019y a t-il pas un conservateur au Purlement de Québec pour demander à M.Turgeon de faire un pou de lumière sur cette affaire ?.Pacaud tient-il l\u2019opposition sur dans sa main Le Consocyateur - ous -# L\u2019Hopital Civique Deux journaux de Montréal, le Journal et la Presse recommencent leur ecie de 1\u2019an dernier & propos de l'hôpital civique.Nous ne pouvons pas en obtenir un seul, depuis le temps qu'on le réclame, mais cela n'arrête pas les messieurs qui croient parler au nom de l\u2019opinion publique et qui en réclament deux.Nous négligerone et pour cause ce qu'écrit Te ournel.M.Dumont, qui vit à Québec et qui ne connaît rien de nos besoins à Montréal, parle de l\u2019hôpital civique comme un aveugle-né discute des couleurs.Quand cette belle intelligence, qui s'inspire de l'Univers de Paris, du Correspondant et de la Vérité de Québec, a distillé quelques phrases lus ou moins cagdtes pour nous démontrer qu\u2019il fant un hôpital civique pour les catholiques et un autre pour les protestants, elle s\u2019admire sans comprendre qu\u2019elle a mis les pieds dane le plat.Ce qui pourrait nous étonner c'est de lire dans la Presse lu théorie chère au Journal.Mais les gens de la Presse opt tellement le désir de ge mettre À quatre pattes devant l'autorité ecclésiastique, qu\u2019ils s'y précipitent avant même qu\u2019on leur uit fait un signe.Lu Presse s'appuie sur l\u2019autorité de l'Archevêque de Montréal pour demander la conetraction de deux hôpitaux civiques.La Presse retarde, et de beaucoup, car elle ignore qu\u2019avjourd\u2019hui Mgr Bruchési n'intervient plus dans la construction d'un hôpital civique et qu\u2019il laisse pléine eb entière liberté aux échevins de construire un seul hôpital, sous le contrôle du bureau de santé.L'an dernier, les intervections maladroites de ceux qui voulaient deux hôpitaux nous ont privé du bénéfice d\u2019en avoir un seul.Allons-nous recommencer cette année et écouter les élucubrations de ceux qui font du fanatisme sur une question hospitalière ?ll s\u2019agit d'éviter des fléaux re- doutubles & Montréal et La Presse nous parle de \u2018\u2018suwurs\u201d ou de \u201cnurses\u201d de ** cutholiones \u201d on de \u2018* protestants,\u2019 de consolations, de la religion, etc.Toujours la même chose.Les Canadiens-français reprochent aux Anglais leur fanatisme et leur intolérance et c\u2019est leur grand journal La Presse qui est cette fuis à la tôle des intolérants.Un pou de bon sena ne serait pas déplacé pourtant dans cette question de l'hopital.Depuis l\u2019an passé, pont ne pas remonter plus haut, hôpital civique, delabré mais unique, a fonctionné sous la sur- veilance du Bureau d'Hygiène.Il a donné asileà des catholiques et à des protestants.Qui s\u2019est plaint d\u2019avoir été mal soigné et d'avoir 616 privé des secouradela religion?Personne.T) nous faut un hôpital civique unique, non pas pour y introduire des \u2018\u2018aœurs \u201d ou des \u2018\u2018 nurses,\u201d des \u2018* prêtres\u201d\u2019 ou des \u2018\u2018 ministres protestants,\u201d des \u2018\u2018oatholiques\u201d ou des \u201c mé\u2018hodistes,\u201d\u2019 mais bien des ma- MALADES et des MÉDECINS, La liberté dont nous jouissons permettra à nos familles de veiller sur la conscience des malades.Cela suffit pour assurer à fout le monde que les religions sont respectées à l\u2019hôpital civique, Notre population eat plus sage heureusement que le Journal et La Presse et elle s\u2019étonne qu'on soulève encore ces questions de races, de religion et tout ce fanatisme, quand il s\u2019agit de la santé des habitants d'ane grande ville comme Montréal.Nestor, Tirez le dernier.Monsieur le Magister En lisant, dans le dernier numéro de l\u2019Oiseau-Mouche, les vantardises du nommé Abner, je me suis soudain souvenu de la victoire rem- ortée par Don Quichotie sur ce fon qui répondit a ses provocations ar un bAillement et une volte- ace.Il a trouvé sus quelques auteurs à spécialité catholique que M.Thiers est apparemment fats- lite, que Guizot eut le tort de naître protestant, que Villemain n'aime pas les Jésuites, que Sainte- Beuve fut parfois trop partial et trop personnel, et il persiste à dire ue tout cela le justifie d\u2019avoir donné le coup de pied de l'âne à ces écrivains qui ont contribué à la réaurreotion de l'histoire et qui ont créé de la oritique littéraire.Il exige que je démontre (comme si le monde entier ne se composait que de poseurs et de faiseurs de son calibre) que les catholiques intelligents aiment Guizot, Thiers, Villemain, Sainte-Beuve, et sur ma réponse que cea choses ne se prouvent que par leur évidence, il fait le Jean Lévesque et m'acouse de lâcheté ! On ne discute pas avec de pareilles gens;car il n\u2019y à guère, parmi - les catholiques réputés instruits, qu'un professeur de littérature au collège de Chicoutimi pour juger les hommes et les choses de la France d'il y a trois-quarts de siècle avec les lunettes dont se sert Mgr Labrecque pour éplucher un article du Soleil.Pour ignorer que Guizot, s\u2019il eut le malheur de naître protestant, gouverna cependant la France durant dix ans du consentement des catholiques, à cause de sa droiture et de eu largeur de vue, et rendit à l'Eglise, dans son ouvrage sur les origines de la France politique, un hommage dont bien des catholiques n'auraient pas été capables ; Que si Sainte-Beuve fut un coquin, on ne trouverait pas ses écrils chez tous les hommes qui se piquent de prendre, intellectuellement parlant, au moins un bain par année; Que si Villemain n\u2019uima point les Jéauites, il en fut moins res- onsab\u2018e que son époque, qui vit galement en guerre plus ou moins ouverte contre los \u2018\u2018 noirs,\u201d le futur cardinal de Bunnechose, le Père Ventura, Mgr Dupanloup, et, the last tonis pas le plus petit agneau de la troupe, l\u2019aventurier politique Rosai, mort peu de temp3 après au service de Pie IX et dans le sein du Seigneur ; Que si ler ouvrages historiques de Thiers ne laissent pas de choquer le sens religieux des catholiques qui voient la main de 1a Providenco jusque dans la nomination d\u2019un policeman et l\u2019écrasement d'un caniche, cet auteur n'est pas reuse pour la jeunesse, puisque dans les divers collèges de Chicoutimi dont notre province est afili- gée, on interdit aux élèves la lecture du grand Ruberbacher et de Coutu, deux auteurs catholig ies.Bi, par malheur, le funatisme et l'ignorance qui sévissent à Chicoutimi déborduient sur le reste du monde catholique, dans cortaines muisnns d'éducation classique on ne lirait plus Mgr Dupanloup, arce que Veuillot a dit de ce pré- ut cent fois pis qu'il n\u2019a jamais dit de Guizot, le protecteur de ges débuts politiques ; dans certaines autres on ne lireit plus Veuillot, parce que Montalembert, duns un moment de mauvaise humeur qui 8c prolongea plusieurs années, écrivit à Mgr Dupantoup que l\u2019Uni vera était la \u2018honte du journalisme.\u201d CLateaubriand lui-même, l\u2019auteur d\u2019Attala, René et autres ouvrages où il y a plus de génie que de christianieme, serait com- rares les écrivains français du commencement du siècle, même parmi les mieux intentionnés et les plus droits, qui n\u2019aient pas subi l\u2019m- fluence de ce milieu et de cette époque sceptiques.Voulvir juger ces hommes d'après nos opinions et nos préjugés, c\u2019est de ln démenca pure et simple; autant vaudrait faire un crime à Platon de n'avoir pus obtenu pour son Bouquet ou pour sn République l'imprimatur d'un évêque.Voilà pourquoi, au lieu de rai- senner avec la tête de linotte qui chante dans le nid de l'Oiseau- Mouche, je me contenterai de lui citer, à titre de curiosité, ce qu\u2019uu avocat et homme politique catholique, M.Chauvin, disait, le mercredi soir, 20 février, à l\u2019université catholique de Montréal, au cours d'une conférence sur notre furma- tion intellectuelle : : \u2018La France, & dit M.Chauvin, nous off.e l'exemple de ces hommes à culture élevée et générale.Guizot, Thiers, Muntalembert et, de notre temps M.Hanotaux \u2014 hommes politiques et hommes de lettres, laissant la tribune et sa fié- vieuse éloquence, pour se renfermer dans leur cabinet de travail avec leurs livres, leure études et leurs manuscrits impérissables.** Ce sont les modèles nos hommes publics.\" Je pourrais mener le magister DeGagné joliment loin dans cette polémique, car ce n\u2019est pas encore, de ma part, me coter très haut que de me mettre au-dessus de lui par l\u2019intelligenco et le savoir ; mais, je m'\u2019arrête, de crainte que, le présent numéro ded DEBATs atleignani le monde civilisé, on ne se demande par,là dans quelle partie de l'Asie, de l'Afrique ou de l'Océanie, se trouve ce pays où l'on discute en- coresi Sainte Beuve, Guizot, Thiers et Villemain ne méritent pas le carreau, le pal ou le bucher.Messire DeGagné, comme le lion de Cervantès, et moins à cause de ma force que de votre ineptie, je vous tourne le postérieur : vous uvez à votre nise y diriger les oudres de cette intelligence que le Ciel semble vous avoir mise non pus dans la tôle, mais dans les pieds.qui s'imposent à Narcisse Meunier\u2014 pl rere.Un bohême vient rendre visite à un même pas une chaise à lui offeir.Z.\u2026 est très diatrait.d'ell sur les journaux : \u2014J'ai vu 3 Journ de X.sur une liste les décorés on purmi les arrôtés, 0 le seul dont la lecture est dange-|.pris dans le ma-sacre, car ils sont comment la chose avait pu arriver.jusqu'à la rhétorique.ami qui, ayant été saisi la veille, n'a \u2014Excuse-moi, mon pauvre vieux, lui dit ce dernier, de te recevoir ai mal, mais, comme tu le vols, je loge en\u2026 dégarai ! N disait hier, après un rapide coup LE DISGRACI Types de la rue Saint-Laurent Boy EUX RAGLAN Dessin de Basibi.\u2014J\u2019ai hâte d'être rendu à c'printemps pour me débarrasser de mon \u201cRaglan\u201d ; c\u2019est venu assez commin, ma chère, tout'les filles de la rue Saint-Denis en portent.ORAYONNAGES PARISIENS Pipe=en - Bois (Pour les DÉBATS) I Il naquit blond plutôt que brun, dans I\"6tude bleue plutôt que rougè d\u2019un gros notaire de province.Sa mare, lignée de bailli ou approximativement, et cousine de monsieur son époux, d'ailleurs corpu- lencière comme lui, déposa le poupon rondelet et bigarreau, tel qu\u2019un from .ge de Hollande, au coin de la bibliothèque noire et vontre ln fenêire ensoleillée sous laquelle les villagcoises de la quarantième année, ses conter po- ruines, se demandèrent, ébahies, A Monsieur Homais fut le parrain et balança ses incertitudes philola- tines entre les prénoms de Tiburce et d'Ilorace.Madume Bo>vary, la marraine, poétisa le laideron en le surappelant Frédéric._ Depuis, Pipe-en-Bois jeune grandit, parmi les bocaux prismatiques du mata- graboliseur apothicaire qui l\u2019appela Tiburce et lui citait Horace en transvasant du laudanum, et parmi les romans de Lamartine où la marraine de Frédéric instrui-it son filleul À la minauderie.Pédant chez Homais, poseur chez Bovary, restait À Pipe-en-Bois de tourner au cagot chez Vautrin où il étudia Trois pâtes à pétrir, pour achever un notaire modèle.Mais où seraient la huche vaste et l\u2019ouvrier émérite, pour la triple incarnation ?Il était ba- chelies, lorsque M.Pipe-en-Buis père ordonna d'atteler Patachonne et de trimballer l'étudiant ju-qu\u2019à Paris, le long des routes claires où la sonnée des dix-huit ans tintinnabulait avec les sonnailles de la cocotte.I Il vit à Paris, moins brun que blond, dans un taudis plutôt qu\u2019en chambre, la pipe de mériser au bec, \u2014 cette pipe plus fumeuse que le Sinaï de Jéhovah et dont les nuées bleues prétèrent au culot- taur la mante de l\u2019apothéose.\u2014et, aux pieds, ces pantoufles fanées ue lu première Mimi Pinson broda entre ses Inrmes amoureuses et ui, depuis, roulèrent sous tous les te d'hôtel du Quartier Latin, in- constamment, pendant dix ans.Œar il y.eut des époques dans l'envahissement de Pipe-en-Buis, comma il y sut des stades dans les élévations métamorphiques de Kronidès.Tl débuta au Quartier Latin par trois années de sagesse qui lui valurent la licence et un supplément de pension.Par celui-ci, M.Pipe en-Bois pere reconnaissait la valeur accrue de son fils, et l'autre Pipe-en-Buis eu dédommages les exigences de sn dignité veuve.Modeste par nature, par préconisation de l'Université il s\u2019était pris, dès la lic nce, À se considérer.IL 88 compara au Paris savant et artistique et s\u2019en jugea l\u2019égal.Or, à quoi bon l\u2019étude, quand on sait ?Il ferma ges livres.Et 4 quoi bon les livres, quand on peut en écrire ?11 les vendit.Il commenga les promenades dans la cohue de ces dix mais je ne me rappelle plus si c\u2019estéparmi sars le Cipitole.Dans le coudoiement de la fou'e, il heurla quelques princes pales de la radieuse intelligence, les toisa au pair des ouvrierset fit \u2018pfeuh!\u201d derrière eux, 11 en vit qui pénétraient dans les brasseries et d' ins les assommoirs, du pas libre qui porte les bons élèves aux écoles.Il entra avec eux.Et ils étaient loin dans leurs déductions artistiques, nu fond dan ateliers et des cabiuets d'étude, uand Pipe-en-Bois, bistré d'absinthe, chauffait depuis des ans, la mê-ne place au fond du bar, faisait des mots près d\u2019une fiile rousse, couronnait son génie des cercles bleus du brûle-gueule.Lâcheur du travail, il fut lâché d\u2019abord par son péro, lâché ensuite par les copains, et, le besoin de vivoter le tenant seul au ventre, finalement il lâcha son honneur.Du taudis où il loge et où les mystérieuses Sœurs-de-Charité de la vie de bohé- me le visitent, il descend quelquefois.Il reprend par le soleil du Boul'Mich sa Vie Sacrée, éta!e en pleine poitrine le gilot fulgurant, on d'une main charmante, escalade le Panthéon, envahit les affiches qui proclament l\u2019œuvre d\u2019un opiniâtre artiste récompensé par un petit succès, ne comprend rien À cetle décision qu'il n\u2019a pas sanctionnée, harangue la foule, passe en tête, descend, en général, vers un théâtre À assiéger, toujours beau dans le gilet radieux, sous son chapeau fendant, parmi ses cheveux de blond, envolés.: III Il mourra blond plutôt qus\u2018brun, -et peut-être blinchi par les sages années, dans le notariat correct de feu M.Pipe-ca-Bois père.Et le souvenir de Mimi, qui lui brodait ces boaux gilets de générai quand ils descendaient, lui et 568 pareils, chasser de la scène une jeune fille laborieuse qui n'opposait à leurs airs de lampions que les couplets délicats de Lakmé et à leur brutalité révolutionnaire g'ie la dignité des reines d\u2019autrefois qui partaient pour 'exil,\u2014ce souvenir de Mimi généreuse sera peut-être alors aussi lointain que celui de la douce artiste insultée.À moins que, le soir môme où le quartier des Ecoles aux abois, pour une faute de français, devant la porte d\u2019un théâtre demondait réparation d\u2019honneur à une femme, T:burce Pipe-en-Bois, détaché de la foule, Q\u2019eût réparé lui-même l'injustice de son phalanstdre, en s'empoison- nani par amour pour quelque sasur de l\u2019outragée, doux pas plus loin, dans un café du boulevard, devant un grog américain\u2014dosé de cyanure.Saiut-Golfrol, PQ.11e Hecande\u2014_\u2014\u2014\u2014 Aujourd\u2019hui à quatre heures et demie, M.le baron d'Estournellesde Constant, député français, prononcera un discours dans ia grande salle du Monument National sur.\u2018\u2018 Les résultats de la Conférence de la Haye ot lo role du Canada\u2019daas l\u2019œuvre de la paix.\u201d : Ls public est gracieusement invité à assister À cette cenférence, Nous espérons que l'assistance mille dieux qui montent ehaque jour le Bout Mch, somme des sera nombreuse pour entendre à y\u201c Monument National Péemiment homme d\u2019Etat français.- CRE A Bâtons Rompus à travers l'Univers \u2014\u2014 ! seulement en Afrique Ce ae Le John Bull éprouve lo trale que pa de mettre des entraves à la » de la presse._-\u2014 ME Indes, dame Censure paraît faire un non moins fréquent et itu- itovuble usage de ges Ciseaux Pour supprimer jes nouvelles qui puurraient alarmer cet intéressant John et troubler sa digestion.S'il laut en croire le Journal rus à Odidrski Listok.publié à 6 érieuse aurait Odessa, une révolte sérieu éclaté aux environs de Nasirabad.Une colonne anglaise chargée de rétablir l\u2019ordre et ls paix, a attaqué les rebelles dont le nombre était «de 10,000 environ, mais elle n Été repoussée avec des pertes graves.Cotte nouvelle, reçue de Hom- 7, possède, dit le journal russe, pol es caractores d\u2019authenticité désirables.oir fait de liberté, John Bull semble appliquer le principe bien connu: \u201c Il suflit d\u2019en parler souvent, d\u2019en reparler sans cesse el d'en escalader les beautés, douceurs et avantages, et sous ce couvert, impunément, pratiquer la tyrannie la plus sanguinaire et la plus effréuée.Quel admirable type que ce cher John Bull ! * x x Lord Curzon de Kedleston, vice roi des Indes, donne au gouvernement britannique d'assez désagréables nouvelles, en dehors de celle de l\u2019insurrection du Nasirubad.La famine, dit le vice-roi, menace de sévir dans la grande colonie des Indes.; La pluie a fait défaut, ce qui se traduit par récoltes mauvaises ou même parfois absence comylète de récoltes.à De plus, d'innombrables bandes de rats ont détruit le peu de récoltes que le Eoleil n'avait pas rôti et grillé, dans les provinces du Gujerst, de Rajpoutana et du ventre.Les secours s'organisent rapide- nient ajoute le représentent de Sa Majesté.; Des économistes ang'ais, n'ont pas hésité, dans le temps, à faire \u201cLes Bcoles du Nord-Ouest Lebret, P.O., Assa., 12 Féb, 1902, Monsieur le Rédacteur, L'inspecteur Larocque m'envoie votre No.du 2 courant où vous publiez un article signé F et intitulé : \u201cL'Anglicisation des Métis, les Pères O.M.1.\" Cet article contient, à ma surprise, une lettre que je n'avais pas écrite pour ia publicité et qui, quoique correcte et véridique, n'est pas assez complète pour ceux qui ne connaissent pas l\u2019ouest.Les considérations dont PF.la fait précéder et suivre prouvent que ses connalssances de nos métis et sauvages sont incomplètes.Elles sont de nature À induire vos lecteurs en erreur et à préjudicier l\u2019œuvre du Rév.P.Lacombe, un de nos plus dévoués mis sionunires ; aussi, je me vols obligé de ompléter ma lettre et de réfuter ce qu'il va d'lucorrect dans les considerations qu\u2019elle a fournies à l'auteur de l'article.M.F.dit :i*\u2018ce qui n\u2019est pas douteux ** c'est l'anglicisation systématique, rapi- \u2018de et sure des Métis par les Mission- \u2018* naires O,M.I.\" et comme preuve il cite ma lettreoù je parle des sauvages de cette école au sujet desquels l'Inspecteur Larocque m'avait écrit.Ily a une vaste différence entre les métis et nos aauvages, ceux-ci sont de purs indiens :ppartenant à quatre tribus et parlant quatre langues différentes.Notre école n\u2019est que pour les sauvages, il est vrai que parmi eux il y à quelques métis qui sont considérés comme sauvages par le Département Indien, mais le plus souvent il n'y a que le père on la mire qui soit métis.Le nombre des métls sur les réserves sauvages est très petit car la plupart de ceux qui y étaient d'abord en sont £ortis pour recevoir des scrips.Loin d\u2019angliciser les métis, nous leur procurous au coutraire deu Écoles fran.cafses; 4 deux cents verges de notre école sauvage !l y a deux écoles pour les métis, une École journalière et une école pensionnaire tenue par des Sœurs venant de Lyon et où on enseigne le français de France.M.F.est dans l'erreur qu.nd il conclut de wa lettre que \u2018les dix mille mé- \u2018* tis frangale sont déjà desanglais formés \u2018* parles enseiguements de ces bons pe- \u2018\u2018res\u2019\u2019, car nos métis apprennent le français, parlent le français dans des écoles comte l'école pensionnaire ci-dessus établie,et entretenue par les l\u2019ères Oblats de la Mission de Qu\u2019 Appelle qui sont d-s Pères Canadiens.Mème nos sauvages apprennent beaucoup de français dans nos écoles industrielles quoique l\u2019enseignement s\u2019y donue en anglnis vu sa nécessité et la trop grande difficulté d'apprendre aussi le français qui ne leur serait que peu utile ici.Mr, F.en disant qu'il livre à vos lecteurs le téusolynage de l\u2019uu d'eux (Pères Oblats}, directeur d\u2019une école industrielle, aurait dû dire: \u2018école industrielle sauvage\u201d comme l'indique l\u2019en-tête de ma lettre et aussi explicitement le con- la Taco des Lurviers-bourreaux : Olivier Le Daim, cher au sangul- naire Louis XI.rm Espérons que la révolte anar- shiste pourra s'apaieer, Bans recours aux moyens extrêmes préconisés par le général Weiller.*« * = On pourrait faire un volume de: wentures et malheurs du chef- l\u2019œuvre du sculpteur frangai- Bartholdi la literté éclairant le monde.Le grand artiste avait offert gon œuvre, à la ville de {New York, où il désirait qu\u2019elle {servit de phare, À l'entrée du port.Les anicroche+ sans fin, lea ncci dents, qui accompsgnèrent et retardèrent le coulage de lu statue sont devenus légendaires, mais n'étant imputables à personne, sent le fait d'un malheureux hagard.Il en est tout autrement des niisdres, que l\u2019œuvre eut à subir quand re présenta In question du viédestal à ériger à Dame Liberté \u201certaut an torche.Un comité avait été nommé pour veiller à ces travaux et pourvoi: aux frais.Le nerf de Ia guerre manquait.Le gouvernement fédéral ne voulait re mêler en quoique ce soit de cette affaire.Aux demandes d'argent du comité, la vilie de New-York répondait catégoriquement, qu'elle n\u2019a- jouteruit pas un liard au subside qu\u2019elle avait voté, quoiqu\u2019i] puisse 1 paraitre me-quin au comité.Des mois s'écoulèrent À faire de la vaine paperasserie et les choses en étai-nt toujours au même point.On avait décidé d\u2019ériger la statue sur une fle 4 'entrée du port, mais il s\u2019agiesait de l'ucheter, de l\u2019ay- proprier et d'y construire un pitdestal.Et avec quoi payerait on?Le comité passa cutre et fit l\u2019acquisition de l'île.Qunn t sonna le quart d\u2019heure de Rabelais, ces Messieurs se regardaient mutuelle ment, comme persuadés que le voi sin portait les funds dans les goussets des on gilet et allait s\u2019exécuter.Mais personne ne soldant la note, il devenait urgent de pourvoir aux besoins.On s'avisa nlora d'avoir recours À la souscription publique.Le croiralt-on, dans cette ville, où les richards abondent, où il y |tenu.a, au ni0ins, une cinquantaine de| Mr.F.dit : \u2018\u2019Oneaureit dû nous le dire remonter au gouvernement la res- punssabiité toute entière des horreurs de la famine.La pénurie, la disette même pouvaient n'être pas inévitables.disaient-ile, c'était là une question à étudier plus en détail, mais la c«pitulistes, auxquels il n\u2019en aurait |\u201c tout de suite et ouvertement avant de relativement pas coûté davantage, |\u2018 commencer la collecte\u2019\u2019, comme si la de puyer tous les frais d\u2019installa- collecte était faite pour les enfants de 1 1 1 à notre École, ce qui n\u2019est pas du tout le tion, du phare monuniental, qu\u2019à | cas, car notre école sauvage est soutenue moi de me payer un nouvel hn- ] 1 per le Département Indien, tandis que billement, au printemps proclinin, | les métis n\u2019ont pas d'école supportée par duns cette immense mine d'or, il |!e Gouvernement, fut impossible de réunir la son mo , Si les Métis, dit-Il encore, travaillent conduite des grands.des riches commerçants.des planteurs.devait | fataiement amener la famine, la ruine et la mort.Quelques-uns allaient plus loin, et n bésitaient pas, à :ccuser John Bull d'être enchanté de l\u2019apparition de l\u2019horrible fléau qui décime les naturele, et finira par détruire complètement la race hindoue.» Les infortunes militaires de l\u2019Espagne n'empéchent pos une partie de sa populution de susciter; des troubles et des revolutions, dont ia conséquence immédiate et fatale, «st la ruine de la patrie, si patrie il y a pc ur ces tétes chaudes, qui au nom de l'anarchie fomentent lu grêve des ouvriers de la 2Ône ém'nen ment industrielle et commercisle de Barcelone.On & brûlé, saccagé, pillé, dé truit.sasurFiné, tout crla sous prétexte de donner le bonheur au peuple.Puis l'armée est interve- nne.Chargée de rétablir la paix.aile L'a trouvé rien de mieux À Inire, que d'envoyer quelr Ues onces de plomb dans les ventres et les crâne de ces sffamés de bien être collectif et particulier.Le c:1me n'étant pour ce'a com- plétement rétahli, le fameux géné Ta) bourreau Weiller demande au gouvernement de lui donner carte- blanche pour traiter les anarchistes À ea façon, c\u2019est-à-dire sans pitié, ni miséricorde.Vous n\u2019avez sans doute pns oublié ercore les accusations de cruauté que dans sa philunthropi- que indignation Ja preese anglaise lançait à pleines colonnes à la tête du général espagnol à peu près à Pépoque où le lord bourreau Kitchener se préparait À fuire des hécatombes de blessés dans la région d'Omdurmana différence entre les deux hommes se réduit à ceci: Weille: déclare hautement que les ineurgés culains sont des brigands, dont on ne viendrsit jamais À bout sans la rigueur.Kitchener ne parle que de ees opérations militaires, il semble prendre les derviches en pitié et pendant ce temps il donne A seb soldats des ordres secrets pour Ja miee à mort, eans pitié, ni merci, de tout ennemi A terre.Une légère blessure à la jambe, dont de bons coins auraient eu raison en quelques jours, peut être en quelques heures, était, pour la Viotime, qui ne pouvait fuir, une cordamuation à mort.Diter, lequel de Weiller ou de Kitch: ner vous semble le moins coupable ?Je n\u2019spprouve ni l\u2019un ni l\u2019autre, raair j'aime mieux le militaire Weiller, cruel sanguinaire, repons- sant, mais qui à du moins le courage d'affirmer, qu\u2019il tient son syrtéme pour reu) efficace.J'ab- \u201c horre le Kitcheuer, qui prépare en cachette son ignoble, son atroce cuisine, qui en rougit le premier, et, ommé d\u2019y attacher ton nom, hésite, proteste, cherche mille excuser pour ge soustraire à cette \u2026: Tesponsabilité.; : remier, a duns les veines le \u2019 + \u201d; de 530000, «1 Tai bon couvenir |\u201c EEE AS Targen ot ct angie que l'on demandait primit ivement.| pour ceux qui sont dispersés armi les Dans la métropole, la plupart Blancs pour travailler que le Rév.P.Lades sourcripteurs étaient des fran- | combe demande des secours, mais pour guis et dez -uropeens, honteux de | CEUX qui veulent former un établissement : ; exclusivement métis.à pingrerie.de la ladrerie des yan- | « On veut faire des catholiques anglais kee, \u2018 avec les descendants des anciens trap 11 fallut frapper à toutes les | peurs canadiens, dit-il.\u201d Or, ceux à qui portes.On vint jueque chez nous, | Dous enseignous ici l'anglais ne sont pas les descendants des trappeurs, mais blen des Cris, des Sauteux, des Sioux et des Assiniboines, su Canada.quémander la mi-é- rable obo:e et un ne la refusa pas À la très grande honte de l\u2019opulente | L'auteur de l\u2019article semble croire que ville de New-York.c\u2019est par plaisir et sans nécessité que Les vaukees semblaient s\u2019fver- [nous enseignous 1'anglais.Nous sommes tuer 8 prouver au monde gu'ils mé- | frarsais four la plupart, et nous aime.ritaient bien réellement le titre | ous beaucoup mieux enseigner le fran.cas , \"\u20ac | çaie que l'anglais, même aux sauvages d'ingrats que leur illustre prési- Les protestants détourrent même plu- vent Gr.nl leur avait si noblement | sieurs petits psîens de nos écoles en leur conquie en 1870, par ses légendai- in sop iaie veu enscignons le français ou rez et imumoriels télégrammes au : roi de Prusse et a Pempereur d\u2019Al- jon publier cette lettre dans votre lemagne.Tout A vous, La colonie française de New- York, par ea générosité, son acti- J.Hocoxarp, O.M.Ivité et son ingéniosité a inventer | Principal de V'/ndian Industrial School des moyens pour accumuler les de Qu' Appelle-ommes nécessaires, prouva qu\u2019el- _\u2014 ie 0'avait rien d envieraux yankees RECLAME DES MENAGEMENTS sous aucun rapport, et se chargeait mad pg réclame der me même de voiler les bévues, les | cunise contre toutes les affections de la grossitretés, dont ceux-ci se ren- | gorge et des poumors, est facilement assi- Uaient coupables.milé et n\u2019exige pas un régime spéciz) Enfin, l\u2019aménugement de l\u2019île est | 75 \u20acts partout.complet le piédestul est construit, le phare-statue mis en place éclai - re l'entrée du port de New-York On pourrait croire que les tribulations du chef-d'œuvre sont arrivées à leur fin.Hélas ! I: n\u2019en est rien.Les yankees ont toujours une dent contre la superbe statue, et, que:que juur, snns doute, ils en ordonueront le déboulonnage.En attendant, le congrès a éteint la torche de la liberté, en refusant de voter le crédit demandé pour l'entretien du phare et de son feu ! Purions, qu\u2019en France on passera l\u2019éponge eur cette nouvelle insulte et qu\u2019on n'en restera pas moins en admiration devant le yaukee et tout ce qu\u2019il fait.Ur Pancrace.= re re ARRETE Is TOUX, SUPPRIME le RHUME Les Tablettes \u2018\u2019Laxntives Bromo-Quinine** gué- rissentun rhume en un jour Pas de guérison, pas de palement.Prix 25 cents.Gin Canadien Croix Rouge + BIBLIOGRAPHIE L'Année, par Albert Guillaume, x joli album in 8, de plus de 200 dessins, Prix : 1 franc, H.Simonis Ewple, éditeur, ar rue des Petits-Chamys, Paris.Sous une ravissante couverture en couleurs, avec ce simple titre ** L' Année,\u201d Albert Guillaume publie un charmant petit album de plus de deux cents deans, Rien de plus amusant que cette sorte de revue des actualités de l'année que le spirituel artiste à semées dans d'inénar- rablescr quis.La vérité vient s'ajouter à la drôlerie des dersina, car, À côté d'une trentaine de prondes planches, vous avons dans L'Année d'Albert Guillaume, d'innom- , brables petite tableaux soulignés de très ironiques réflexions, Voilà une manière blen attrayante de repasser eon histoire contem el \u2018est au prix exceptionnel de 1 franc que la maison H.Simonis Emple offre an Public ei nombreux qui suit asaidûment Gin Canadien Oroix Rouge AU TRANSVAAL LE SUCCKSSEUR DU GÉNÉRAL BEN VILSOEN Parmi les Hollandais qui sont dans les commandos de Ben Viljoen, de Jong est le plus connu.Il est originaire de Johannesburg, où uvant Ja guerre il était commis de magasin.Il remplit maintenant les fonctions de commandant, et les Boers ont une si graude con- flance en lui qu\u2019il sera prohable- ment nommé pour succéder à Ben Viljoen.Les Allemands se tiennent rigoureusement à l\u2019écart.L'un d'eux que je préfère ne pas nommer, arce que je ne sais pas si en amillo a été informée de son triste sort est l'inventeur du moyen connu de faire eauter des trains avec un eanon de fusil chargé de dynamite.Cet Allemand a été fait prisonnier par les Anglais dans une circonstance où une légère blessure à la jambe l\u2019empêcha de s\u2019échopper À temps.Les Anglais l'ont fusillé sur place.Parmi les Atricains se distingua surtout le lieutenant, actuellement cepitaine, Du Toit de l\u2019Artillerie de l'Etat, qui a été autrefois biessé a Nicholsons Nek.Il est à la tête d\u2019un corps d'éclaireurs.Pur suite d'ure blessure, il a une jambe encore raide et un peu plus courte que l\u2019autre.Il re peut 56 mettre en selle qu'avec beaucoup de peine et généralement on l\u2019y aide, On célèbre encore le oulte chaque dimanche dans les camps.Le commandant ou le veldcornet fonctionne comme aumônier.Les Boers ont renoncé à eur trop LES DEBATS, 2 MARS 1902.Viljoen 6tait sur ce point un juge gévere, Mais il avait trop de sensibilité pour assister à une exécution, et il ne permettai pas que d\u2019autres y nssistent, quand leur présence n\u2019y était pus nbsolument nécessaire J Le général Ben Viljoen n'avait, dans ces temps difficiles que de courts moments où il perdait sn gnieté et son entrain bien connua, il était et il restait le joyeux Ben absolument convaincu de ln victoire des armes africnines.Les B'ockhaus ne sont pas des obtzcles si infranchisanbles que les Anglais le di-ent.(\u2018Quand un commando à régolu de furcer une ligne de Blockhaus, il la force comme nous le voyons d\u2019aill-urs par les dépé chas anglaises.Les toits de zinc des Blockhans.quoique protégés par une couche de sable, ne sunt pas à l\u2019épreuve des ba les.Il n'y avait plus d'artillerie régulière dans les commandos de Ben Viljoen; de temps en temps on prenait un ou plusieurs canons à l'ennemi ; et on les tournait iin- médiatement contre les Anglais, car dans cette guerre tous les Burgers out appris À servir lez différentes pidcea.\u2014_\u2014 Gin Canadien Croix Rouge JOSEFH NOLIN Docteur en Chirurgie Dentaire 531a rue St-Denis.Tel.Bell, Est 764 Le Petit Commerce le Dimanche Nous ne saurions frop encoura- er les intéressés à ne pas s\u2019endormir eur leurs deux orvillee.Ils doivent user de toute leur intluence possible de gignatures sur la pétition qui sera envoyée au Conseil- de-Ville.Les fanatiques ne s'endorment pas.Ils n\u2019ont qu'un but: tout fermer le dimanche et si l\u2019on ne se met pas en travers de leur projet, ils réussiront.Tous les moyens leur sont bons: pétitionnement, prédication, appel au clergé catho- liquo - comme Robillard \u2014 calom- rnies répandues sur les petits com- mercçants.Le R.Edgar ILill, ce fanatique ignorant, prétend gouverner notre ville, Il à dû s'apercevoir pourtant, au banquet Laporte, que nos échevins et leurs amis ne voulaient pas être des intolérants.Aussi il s'est bien gardé de prendre la parole et de soutenir sa thee favorite.Ces fanatiques, qui veulent nous enfermer le dimanche, sont plus royalistes que le roi.Edouard VII.Lisez, en effet, ce que dit le Daily News sous ce titre: Li Ror ET LA REINE AU Concert pu Dr- } MANCHE : \u2014_\u2014\u2014 Le wouvement en faveur des concerts du dimanche a reçu un grand encourage- » .Précisons ment, le 2 février, par la présence du Roi, Lo dela Reine et de la princesse Victoria, [au concert de M.Newman, au Queen's Hall, Sa Mujeste et sa suite sont entrées À l'ouverture du concert et sont restées jusqu'à la fin.Près de l'orchestre, À gauche, un certain nombre de fauteuils avaient été enlevés et l'espace ainsi obtenu avait été décoré de fleurset de verdure au milien desquelles étaient assis le koi, la Reine et la princesse Victoria, I,2s program.mies étaient placés sur une pettie table.Nous n'inventons rien.Le Roi et la Reine vont au concert le diman - misere.\u201d che.Ils en ont assez de la tristesse Comme ln fort bion déclaré M.de Londres et ils estiment qu\u2019ils Waldeck-Rousseau dans son dis- \u2018doivent donner l'exemple des amu- cuura de Saint-Ftienne,les Assomp-\\sements honnêtes.tionnistes sont au nombre de ces| \u2018Qu\u2019en disent le R.Edgar Hill et associations qui s'occupent \u201c plus;ses preebytériens?Ils demande ( de politique que de charité.\u201d iqu'on ferme le parc Sohmer! Ils C'est l\u2019opinion générale en Fran- ; demandent la fermeture des petits ce, mais ce n\u2019est pus l\u2019oyinion de | magasins le dimanche ! la Croir, dont s'inspire surtout la] Par quoi veulent-ils remplacer Verité de Québes.tout cela ?Gin, Whisky, Brandy a domicile.C'est plus moral.+ Dieu nous délivre des fanatiques ! Nous avons quelquefois emprunté À La Vérité de Québec des articles publiés par ce journa!, lorsqu\u2019il voulu it établir que les écoles du Nord - Quest pour les Métis étaient des écoles anglaises.Mais nous sommes loin d'être d'accord avec La Vérité, surtout quand elle dit que \u2018\u2019 les Assom ptionnistes s\u2019occupent uniquement en France, au su de tout le pay-, à secourir la Gin Canadien Croix Rouge ee Jules Guenette.Rétractez = vous, Ou se demande parfois ce que sont devenus les députés de la Convention, qui out voté la mort du roi Louis XVI.Ils étaient quatre cent treate-cing sur sept cent quarante-neuf députés.De ces quatre cent trente-ciuq régicides, trente-sept cat Été guillotinés par la Révolution.Ce sout : B-rbaroux, B:zire, Biroteau, Boileau, Bourbtte, Boyer-Fonfrède, Brissot de Warville, Carra, Carrier, le capucin Chabot, le Prussien Auacharsis Cloots, \u2018\u2018l\u2019ami du geure humain \u201d* ; Couthon, Daztou, Delaunay, Camille Desmoulins, qui le premier avait prêché la Révolution ; Ducos, Duprat, Duroy, Fabre d\u2019Eglantine, Geusonné, Graugeneuve, Guadet, Hérault de Séchelles, Huguet, qui était évêque coustitutionnel ; Javoque, La Croix, La Source, ministre protestant Lesterps- Beauvals, Osselin, Philippesux, Robespierre aîué et Robespierre jeune, Saint-Just, Simond, vicaire général de l'évêque coustitutionnel de Strasbourg et guillotiné avec Chaumette et Gobel, 8véque constitutionnel de Paris, comme afhées;, Soubrany et Vergniaud.Dix se sont suicidés : Brunel, Charlier, Coudorcet, Duquesnoy, Lebas, Maure, Rome, Ruhl, Tellier et Valazé qni se poignarda devant le tribunal après avoir entendu sa condamnation à mort.3 Sep! ont Été assassinés : Audrein, | 5 M.Denault, pomme, de con- nommé évêque constitutionnel de Quim- aance © - Robillard, est le per et tué par les chousns ; Bonnier|\u2018\u201cNoble et vaillant défenseur du d'Arco, tué en sortant de Rastadt ; [drapeau canadien-français.\u201d Chambon tué en ze défendant contre) Je collabore depuis assez long- ceux qui venaient l\u2019arsêter par ordre de i la Convention ; Féraud tué par la popu- temp nx DEmaTs.Somme iN ~y luce qui moutra sa tête À Boissy d\u2019An- A \" 8 ) glas ; Lepelletier de Saint-Fergeau tué|8uis canadien-frangais.Je déiie au café par le garde Paris ; Lidon tnéen|qui que ce soit de prouver que se défendant contre ceux qui voulaient | nous ayons critiqué personne autre Van ter, ct Marat, tué dans sa baignoire que les faisenrs comme Robillard ar Charlotte Corday.?P Gusset à été fusifié en 1796 que les quêteurs comme le Père Cinq sont morts de mioit violente ou | Lacombe, \u201c) que les onctueux po- inexpliquée : Bayle, trouvé étranglé|seurs comme M.Jetté; que nous dana sa prison, 4 Toulon, après la reprise avons eu d'autre ambition que celle de battre en brèche le mensonge et la tyrannie.de cette ville ; Buzot et Pétion, trouvés mors dans un champ, près de Libourne, À moitié dévorés par les chiens et les corbeaux ; Fabre tpé daus un combaten| Si M.d\u2019Ivry n\u2019est pas un lâche, il va relever le gant.S'il est un homme d\u2019honnour, il va nous faire des excuses, de nous Espague, et Rebecquy qui, étant accusé et poursuivi, se réfugie À Marseille et avoir mis au-dessous des Robillard et des Denaults'y no; a.Pierre Vieux Temps.Uu nommé Jacques d\u2019Tvry publie dans l'Æcho de Charlevoix deux colonnes d\u2019injures À l\u2019adresse des rédacteurs des DÉBATS, parce qu\u2019ils se sont permis de demander queis services M.Jetté à rendus À sa race et À son pays.D'après ce monsieur d\u2019Ivry, les DfBaTs, ne seraient qu\u2019uve feuille \u201ccosmopolite et enjuivée,\u201d rédigée \u201c\u201c par des insulteurs venus d'outre-mer, qui s'estiment en pays conquis et répandent sur nos hommes les plus distingués Uinsulte et la calomnie \u201d\u2019 ** Nous s:rio 1s des bretteurs de la plume, fraichement importés daas notre pays et dont le seul but est de calomaier 1\u2019Eglise et ses saints ministres, de ne respecter aucune de nos institutions les plus chères et de terminer de leur bave immoade la réputation de nos gloires nationales.\u2019 Le Pionnier, au contraire, est np- pelé par M.d'Ivry : ** La sentinelle vigilante qui monte si patriotiquement la garde autour du patrimoine national de notre race,\u2019* Cinq ont Été déportés à Cayenue et sout morts auisérablement: Aubry, Billaud-Varennes, François Bourdon, | Collot d'Herbois et Fonviclle.C'est un total de soixante quatre mem - bres de la Convention dout la fin a été tragique.Deux sont morts, dit-on, de chagrin : Aubry et de Sacy.Quatie sout devenus fous: Beauvais, Despréaux, Delmas, Gaston et Lecointre Ces deux derniers renseignements nous sont fournis ug petit livre assez rare, Intitulé le Livre Rouge et publié à Paris en 1816.(1) Deux prêtres qui ont vécu dans le Nord Quest ont convaincu, dans la Vérité, le P.Lacombe de n'avoir pas déclaré que les Ecoles du du Nord Ouest étaient des Ecoles anglaises.na: Vous des Cheveux nig | Avez-vous des démangeaisons ?Avez vous des I Furet.M.J.C.St-Pierre, chirurgien- dentiste, diplômé dy Collège dentaire de Philadelphie, 60 rue St- Denis, Montréal.Tel.Bell Eat 2879.Nouvelles: à la Main \u2014Ts (vois, ce grand type à barbe noîre?ut.\u2014Eh bien ! c\u2019est; un veinard dans les grands prix.cs dartes farineuses.Vos cheveux cassent-lls, fen- \u2014?dent-lls ou tombent-ils?8X OUI, faites donc \u2014I) avait demandé ma femme en-me- | l'essai de la prodigieuse rlage quelque temps avant mol.Bt on la lui a refus\u20ace pour me la donner! \u2014 CHEVLURINE Plaisantin, parcourant les nouvelles des | de Paris.Une seule bouteille à soc ramènera tous vos che veux blancs à leur couleur de jeunesse et Rtats-Unis : \u2014Décidément, oh ne compte plus les Be n'importe quelle autre préparation en ver | Bracieusetés que le président Roosevelt | Sne pour obtenir le plus grand nombre | Ê THE \u2014\u2014 Créer ee TETE RE SR EE Em Te) = ACADENTE : \"rte Semaine MATINEE SAMEDI FV YY vv rey vy vv AMELIA BINGHAM Présente sa troupe daus le plus grund succès de Clyde Fitch E CLIMBERS PRIX: 25, 50, 75, $1.00, $1.50.Semaine prochaine : The Eugene Cowirs Operatic & Concert Co, A J = LE a i ee ere Nw rere ow | AAA A hy) ) SEMAINE | .Commencant Matinées : Mercredi, Jeudl, Vendredi et Samedi K | ( TROUPE EXCELLENTE.DECORS BLABORKES Tel que représenté par Julia Marlowe pendant toute une saison au L FRANCAIS | Lundi, 3 Mars ; \u201cBarbara Frietchie\u201d i Am AN eae en AA As > Prix: 10, 20, 30, 35 et s0c.( Semulne prochaine : DEVILS AUCTION, ( RAA RAS an io ao an a CA AR ARR Rr SHREARCARA Nad Bd SAR Bai as pi Le \u2014_\u2014\u2014\u2014 Tous les nprag.i midis et Soirées > THEATRE ROYAL Sue La troupe de T.W.Dinkins surnommée THE INNOCENT MAIDS Présenteru deux pièces burlesques hilarantes intitulées \u2018\u2018A Wooden Woman\u2019 et \u2018A Lottery Ticket\u2019 : Une mise en scène et «les décors superbes.VOYEZ\u2014Jos.Madden ct John W, Jess, cumédiens irlandais.L.Rich, dans une scénette illustrée.Market Kitty Hart, comédiens.Joe Morris, daus une parodie.Annette Yale et Rose Carlin, duettistes, Nellie Sylvester, chanteuse de ballades 30 artistes charmantes.10 nauméros musicanx.Prix : 10, 20 et 3oc.Semaine Prochaine : THE NEW CITY'S SPORTS.3 MARS Mark Bennett, Albert lose © ae 28 Pe Be dra PB AO fn BB Be Bo Bx 2 3 Ba x Bet 0e HEATRE RAT] EN FRANCAIS Coin Ste-Catherine et Beaudry.Tel, Bell, Est 1736.| George Gauvreau, Prop.Tel.Marchands 520.Semaine du 3 Mars DRAME MILITAIRE Monsieur NANGIS dans le réle de Georges.Mme B.de la S.A- BLONNIERE dans le rôle de Jeanne de Moissac, Matinée tous les jours à 2 15 hrs Tous les soirs à 8.15 hrs.PRIX : Soirées : 10, 20, 30, 40c Matinées : 10.15, 20, 25¢, Semaine prochaise\u2014LE COURRIER DE LYON.| @ NTI NE NW WR IE NE NE WERE NEE REN ERP YY fecsecssessconsorsss asocamencenancen eee | \u20ac d ; LA FIN DES REGICIDES - a | monsieur Ty So Fv CP IL ~~ ATRE des NOUVEAUT 1861 RUE STE-CATHERINE Tel.Bell, Est 13935 - Semaine prochaine, 3 Mars 1902 Une Agence Matrimoniale À À Comédie en 3 actes, de Georges Feydeau ; NOUVEAUX DECORS.COSTUMHS, SUPERBES ) MATINEES : Jendi et Samedi, 10 et 200.Soirées, ges, 50 cls.Soirée de Gala : Jeudi.SA i a ano a a a = \u201ciE Sal TT ro tr tr ii ibid Ad, ( 4 406, 25\u20ac: et 40c.Lo- \u201c CEPA rr ~~ AA 0 On AA) N oA fA 0 ali Din BN Olle a Bh ON, { Theatre Palajs Royal \u2014-DU\u2014 A COIN LAGAUCHETIERE ET SAINT-LAURENT Tel.Bell, Bat 2067.Matinées : Mardi, Jeudi et Samedi à 2.15 hrs.PUISE CE SRMAINE DU 3 FEVRIER ; TAILLEUR POUR DATES comes HARMANT dau: Moulineau LES JURONS DE CADILLAC AVEC PRAD, ETHEL, PRIX DES PLACES\u2014Soirs : x8, 25, 40 ct loges 5oc./ en 3 Actes de Georges Feydeau.En lever de 3 denn DE PIERRE BERTON Matinées t xo, 13, 25 et 35c.GSES COIN NOTRE-DAME ET SAINT-JEAN Représentations aujourd\u2019hui, Dimanche, à 2.15 p.m.et 8.15 p.m, RETOUR DE L'EXILE SEMAINE COMMENCANT ns i PAPINEAU { Grand drame vatriotique par notre populaire poète canadien Louis Fréchette & s#-PRIX POPUTAIRES.or Bo a, e 2-25 NT na PARC SOHME APRES-MIDI À 3 Hrs.SOIR A 8 Hrsrv eve vv Programme Extraordinaire Aujourd\u2019hui (Geo.C.) LBS RAYMONDS (Leola Duettistes.DICK THOMAS, omédien.Coméd Uas.) LESLIE & HHLSTON (Kittie), Chant et danse.MAMIE PLKEMING, Danse (Buck), etc.GRANDE PANTOMIME .(A Country Terro) SEXTUOR, Par Geo, If.Adams, Tonia Ad Mlles Fleeming, Helston, Raymond i [am n core, MM.Thomas, Raymond ct Moore.! | Lilly Adams ct john B.Moore.YY YY TY YY vv Vv vv Vv rr vv La Musique du Paro.Admission, 10 cts ROTO OT GE QE GO gage Tw PROCTOR\u2019S Rues Ste-Oatherine et Guy LUNDI APRRS-MIDI, A 2 HEURES Réprésentation spéciales de 3} de BRONBON HOW ARE n grande pièce The Banker's Daughter Tous les Acteurs favoris sur la scène, Mardi soir prochain, 1e 4 Mars Célébration de Gala du gt de l'euverture du Proctora © er aunlversaire Jolis souvenirs nux Damen.Entre les actes-\u2014 CLARICE VANC chants nègres et BILLY 110K, vo eioans des Dames, ie, tows len après-midi, excepté le Bs rar ae » C.Robillard & Cie FABRICANTS DE Ginger Ale, Soda, Cidre, Ginger Beer, Mexican Cream Soda, L Dépot de l'Eau St-Léou 209 rue St-Andre, Montreal Tel.March.280.Bell Est 1602.ne ESS NÉS des das da A.C.LACHANCE Samedi MANDOLME qui de 0 L- C.de Tonnancour: || \"Fnnorme.\\eurerre.snngo Collège Bte-Marie.Conditions raisonnables.Marochand-Tail.eur ; | A randeclémence enversl-s traitres.Tous ceux quien font usage ainsi les plus sa- sang Som dondottidre de la trempe pete nuit de do paper qe bien parisien, Four eux il n'y & plus de grâce à | 227 nègres - vante\u201d médecins attestent.\u201cQuel qu'en dira d'an Wa ensiein, © second appar- l'format in-octavo.= espérer; la mort est le châtiment | \u2014Ne vient-il pesencore de décider la | d'autre ration et adretees-vous à ie Cher tient Jusqu'au bout des ongles, à Colombier, 'qui les attend.Le général Ben | démolition ae la Maison-Blanche | riurine ME Com 1437 Notre-Dame, Mont- = G fes, a is ' ES ae i ; 3 ; 3 %, 25 2 = a t-.\u2019 = Lo = a ba 9 181 rue St-Hubert.8 Cote N-.8mb.M, Moutréal a At ne LES DEBATS, 2 MARS 1902.CAUSERIE PARISIENNE (Pour Les DÉBATS) \u2014 a ligne des grandes dames.\u2014 Souvenirs F historiques.\u2014 Interviews des grands coutursers.\u2014lrs sont trop verts \u2014 Quelques feuillets d'histoires.Ce sont les femmes de l'aristocratie qui peur le moment font parler d'elles; ces dames du blason ont fermé nue Ligue annonçant qu'elles suspendaient leurs fêtes, les grandes soirées, les commandes de leurs toilettes sfin de réaliser des économies et d'en verser le montant A In caisse électorale conservatrice Ayrès \u2018es élections, si les fournisseurs ont é.é hic: sages, s\u2019ila out nommé des députés couveuant À ces dames, on reprendra les fêtes, on allume:a de 1 ouveau les lusireset ou consentira à se décolleter ; jusque IA le commerce de luxe sera boy- cotié.; Tout cela n'est pas bien grave et reldve À peiue du vaudeville ; cette fameuse Ligue des grandes demes de France, qui veulent obliger les négociants à vendre leurs votes en même temps que leurs marchandises, n\u2019aure et ne peul avoir aucune portée.L'idée v'est pas nouvelle et les belles dames du XXe siècle n'ont même pas le mérite del'invention ; leurs arrières-grands'mères, en des temps autrement troublés, en 1789, avaient essayé des mêmes moyets pour obliger ces impertinents patriotes, qui aouteusient les députés du Tiers, à capituler.Vous savez ue le moyen réussit assez mal aux élégantes d'alors, il ne se sera pas plus favorable aux arislocsates d'aujourd'hui, En 1789, les marquises et les baronnes qui avaient eu cette idée baroque, appartenaient sutout à ce monde de l'aristo cratie génée, pour qui les économies étaient plus qu'une question de politique, mals surtout une mesure de- prudence pour leur pauvre bourse obérée et pour leur budget besogneux.Une couturière de la rue des Gapticines apprenant qu'une de ses clientes ne voulait plus commander de costumes par amour des pouvoirs royaux endommagés par les décrets de l\u2019Astemblée nationale, s\u2019écriait : ; \u2014Çatombe À merveille, je ne voulais lus lui faire crédit et je vais lui réclamer les douze mille Livres qu\u2019elle me doit.Mails la marquise, toute au zèle de sa campagne royaliste, n'avait pas les moyens de payer sou arriéré chez la cou- turlère sa \u2018\u201c douloureuse,\u201d\u2019 comme nous diso:s aujourd\u2019hui, et jugement Atuit pris contre elle ; l'Émigration mettait du champ et tre la débitrice et ses créanciers Quelques jours plus terd, une autre de ces grandes dames qui re voulait pas comprendre que ses fuurnisgeurs n\u2019ont qu'une obligation | vir-à-vis de leurs clients, vendre de la boune mars handise, pastaut dans le jardin des Tuileries fut reconnue ; ou l\u2019empoigua, on la plsça sur la table d'un marchand de gâteaux, une sorte de tribunal s\u2019improviss, on fouetta la malheureuse aristocrate et on la jeta dans le bassin d\u2019uù cu eût de la peine à ln retirer.\u2014-Ça lui rafraîchirn les idées, dit une marchande de fleurs.\u2014 Mais ce n\u2019est pas les idées qu'elle re rafrafchit, fit un passant facétieux et sans itié.> \u2014(C'est 1d que les comtesses ont leurs idées, répliqua un peu galllardement une femme du peuple.+ * Xx Mais si ces dees écheppent au danger des jugetnents sommaires de la place publique, elles ne peuvent échapper à le malignité des enquêtes habiles failes par des reporters avisés autant qu\u2019indiscrets.L'un d\u2019eux a parcouru les salons des grands couturlers et psrtout il n'a trouvé que l'indifférence la plus complète et même une pointe de raillerie mondaine.\u2014Mels, Cher monsieur, qu'est-ce que vous voulez que ça nous fa: 62 ; Ces dames qui ont sigué le manifeste ne sout pas nos clientes ; elles ont, À coup sûr, toutes lez qualités.du moins je le euppose, mais enfin elles ne sont pas inscrites sur nos livres.Voyez.vous, chez nous, nous ne livrons pas uc robe convenable, un numéro soigné et sigué, 4 molus de deux ou trois mille francs; or, les protestataires, p Ur la plupart, sont trop.com.meut c iraie-je, en del ors du mouvement mondain pour aborder ces chifires.La plupart se fournissent chez la conturière en chambre, ancienne première qui s\u2019est établie à son compte, mais qui ne saurait avoir ni noire coupe, ni surtout notre nouveauté.\u2014Cependant, objecte le reporter, ces dames de l'aristocratie sont bien mises ! \u2014 Où avez-vous vu ça ?Tenez, pas plus tard que ce matin, j'ai expédié à New- Yo'k quatre robes, dont une de dentelle, la facture atteint soixaute dix mille francs pour les quatre, Mais sl ces dames avaient voulu 5e payer cette fantaisie américaine, elles auraient dû hypothé quer le restant de leurs propriétés\u2014celles qui en ont.- Alors, le fameux manifeste ?Le grand coutnrier baoussa dédaignen- sement ies épaules : \u2014 Lafontaine a fait une bien jolie fable : \u2018* Le renard et les raisins.\u2019 Et cemme le reporter, probablement par malice, insistait, le grand couturier lui donne d'auties détails plus précis.\u2014II est blen entendu, dit-il, que je ne arle d'aucune des dames de 1a Ligue, leu m'en piéserve, je n'en ai jamais vu aucune dans mies salons, mais d'autres de leur monde se sont aventurées parfois chez moi et elles ont péniblement choisi de petites robes b'en aimples de trois cents francs, puis elles ve sont plus revenues ; quelques-unes ont voulu te donner un peu plus de luxe et il a fallu consentir un long crédit, avec des payements mensuels péniblement versés\u2014 je n\u2019ai pas osé refuser, songez donc, des dames qui portaient des nome qui remontent aux Croisades, à ce qu'elles disent.Mais je n'ai pas encouragé cette clientèle, fort diffi cile.Vous comprenez.Oh ! elles peuvent rester chez elles, ce n\u2019est pas mol qui courrai après, allez.lilles peuvent, tout À leur sise, Comme elles en ont l'habi tude, neuf sur dix, se faire habiller par une conturièse en journée qui vient tailler chez elles, pendant que la femme de chambre aide à ln couture.Ces dames 1à ont des vêtemente, parbleu, mais ce ne sont pas des costumes ! ** \u2019 * x %x Evidemment, ce n'était pas la peine de tant faire de tapage pour s\u2019entendie dire des choses plutôt pénibles pour la su prême élégance à laquelle certaines tien- ment par-dessus tout, Payei ses robes trois cents francs, même les payer par acomptes, et faire travailler une tailleuse à la journée, n\u2019a, en somme, rien que de très bouorable, et je cornais de très honnêtes femmes qui n\u2019agissent pas autrement, mais ce ue sout pas celles-là qui te mettent en tête de diriger les Clections et d'imposer des votes réactionuaires aux commesçants.Je parlais de tout ceci avec un coutu- tier de la rue de la Paix, à qui des polémiques récentes ont donné une sorte de notoriété, \u2014Mais enfin, lui al-je demandé, pour être habillée avec l'élégance que vous prônez, quelle somme u-e dame du grand monde dépense-t-clle chez vous?-\u2014\u2014Mals, cher monsieur, cela varie avec les étoffes, les fournitures, les fourru- \u2014J'ai des clientes qui, en dépeusant chez moi vingt-ciug mille francs, sont couvenablement mises, Moins somptueusement cependaut que Mme S., de Chicago, qui ne dépense pas moins de cing cent mille francs.Et comme je m'étonnais sur ce chiftre : \u2014Tenez, voyez-vous cette demoiselle ià-bas ?\u2014Celle qui passe en portant un jupon de tole rose aur le bras ?\u2014Péifaitement.Eh blen ! elle a exactement la mêine ta'lle, la même poitrine, le mênie teint que Mme S.Je lai prise à cause de Cette ressemblauce parfaite ; jela paye deux mille cinq cents france par an, rlen que pour essayer les costu- mies qui me sont commandés par ma cliente de Obicago.\u2014Et 81 Mme S.vient A augnienter ou votre moddle vivant 4 malgrir?\u2014Je flanquerai, blen entendu, le mannequin 4 la porte.Sa raison d'être est la constitution physique exactement pareille à celle de ma cliente.Ce simple détail vous doune une idée du soin que nous apportons à nos travaux qui, je m'en flutte, sont des œuvres d'art.Aussi, elles peuvent se lguer à leur aise, Jes dames des comités électoraux, ça ne peut priver de quelques commandes que des petites couturières à la fagun, Pour le grand comuwerce c'est un coup de bâton dans l\u2019eau.Jean-Bernard.+ UNI; EXPERIENTE CONCLUAN.- TE\u2014Elle résulte de plusieurs milliers d'observation ; c'est que pour toutes les affections de la gorge et des poumons, le seul et unigne remède c\u2019est le BAUME RHUMAL.Eu vente partout.Gin Canadien Croix Rouge MENDICITE ET MISERE La mendicité à Montréal est à l\u2019état d\u2019épidémie.Comme uoegigantesquo pieuvre, clle étend sos bras et s'infiltre partout.Pour une grande et riche ville comme Montréal, c'est une calamité profondément regrettable.C\u2019est une des rares cités où la mendicité est tolérée.Vous ne pouvez plus entrer dans un hôtel, dans un restaurant ou dans un magasin, sans être assailli.C\u2019est une situation terrib e pour les malheureux, de ge voir ré tuits à aller de porte en porte quémar- der le nécessaire pour vivre, mais c\u2019est fort ennuyeux pour le chel d'établissement d'êtie obligé de donner cinquante fois par jour à cinquante mmiséreux.Ses moyens généralement ne sont pas À 1a hauteur de eatisfaire tous ceux qui demandent ; il est obligé de donner à l\u2019un et de reluser à l\u2019autre, ans pouvoir discerner lequel des deux est le plus malheureux.C\u2019est triste à dire, mais nous gavons tous qu'il y a de faux mendiants plus riches que celui qui donne.La rue S.inte-Catherine est privilégiée; à presque toutes les encoignures des rues, des malheureux sont là qui tendent la main, accroupis sur la glace.Le cœur se feud de pitié, et l\u2019on donne, l\u2019on donne toujours ! Quand lu ville de Montréal aura- t-elle À ça disposition assez d\u2019établissements pour recueillir les infirmer, et assez d\u2019asiles pour ez vieillards des deux sexes ubandon- nés ?Quand enfin arrétera-t on la mendivité dans les rues et à domi- cils, en soulageunt plus eflicace- ment les ouvriers sans travail ?C'est chose navrante de voir tous les jours la terrible alternative qui se dresse devant nos recorders, d\u2019être obligés d'envoyer en prizon des gens qui n\u2019ont que le malheur d\u2019être pauvres, et qui sollicitent comme une faveur du juge d\u2019être envoyés À l'abri pendant les mois d'hiver.Les journaux nous ont révélé ces derniers jours des cas d\u2019affreuse et imméritée détresse.La plus grande misère, en effet, n'est pas toujours cellequi s\u2019affiche dans la rue ; celle-là rencontrera toujours des âmes charitables pour lui donner l'obole nécessaire à l\u2019achat de bois et d\u2019ulimente.Lu plus grande misère est au logis du pauvre honteux, de celui qui ne sait jas demander, et qui, privé de travsil, tombe daus ie plus profond dénüment ; quelle torture pour le père ot la mère, qui voient leurs petits pleurer, l\u2019estomac vide et le corps bleui par le froid.La société doit moralement un compte terrible aux larmes versées par les enfants qui souffrent.Les bureaux de bienfaisance et les institutions charitables font bien ce qu'ils peuvent, mais hélas | leurs moyens sont limités et ne euvent suffire à enrayer la misère.Ÿ faudrait qu'ils soient mieux soutenus qu\u2019ils ne le sont.Le luxe ef fréné nous éclabousse dans la rue.Ne pourrait-on mieux concilier la coquetterie avec la charité, et chacun ne pourrait-il mettre un peu du sien pour soulager les souffrances d'autrui ?Que ne suis-je millionnaire ?Dédaigneux de la grands réclame, je laisserais à d\u2019autres le çoin de doter les grandes universités.Il y aura toujours par le monde \u2018Assez de philantropes aimant la gloriole et ies honneurs pour ne point laisser chômer ces institutions-là.Plus modeste, je chercherais autour de moi la vraie misère, celle qui ee cache et pleure en silence.11 me semble que ma vie serait belle, et qu'il serait doux le sommeil qui viendrait après la bonne œuvre accomplie; avec la pensée que des vieillards et des petits qui avaient froid le matin, ont maintenant ce qui leur faut, et que sur des lèvres, où il était figé, à reparu le\u201csourire, et avec lui les caresses de lu bonne fée qu'est l\u2019espérance.evans * +0.0.Quand lu cité s\u2019occupera-t-elle rem, etc.© \u2014Mais encore ?a \\ sérieusement de oréer des refuges aux infirmse et aux vieillards sans 2 ?ressources, et quand le public secouant son apathie donnera-t il plus largement aux bureaux de ienfaisance et aux institutions charitnbles ?C'est en travaillant de In sorte u\u2019on arrivera à supprimer lu men - icité, À soulager les grandes souffrances du pauvre et à chuseer des cœurs des (nères les angoisses terribles de voir souffrir leurs chers petits.Un peu moins de laxe et un peu plus d'humanité.Francis Fleury.Gin Oanadien Croix Rouge \u2014_\u2014\u2014\u2014 GUERIT LE RHUME EN UN JOUR Tablettes \u2018Laxative Bromo-Quinine.\u2018\u2019 Les pharmaciens rendent le prix, 15c, siclles ne guérissent pas.Signature E W, Grove sur chaaue boite.a \u2014\u2014 em tte Mes nièces continuent a me réclamer des plats malgres.On dirait qu\u2019e les ont fait le pari de ne plus mauger de viande.Eufin !,., puisque nous sommes en carême ! Je vais toujours les contenter, car voici uatre bonnes recettes pour accommoder es œufs, et du poisson, le tout très maigre, Commengons par une omelette] lyonnaise, Emincer finement quelques oignons et les mettre dans une poêleavec du beurre.Les faire cuire et les luisser prendre un peu de couleur ; puis casser dans un vase quelconque le nombre d\u2019œufs que l'on écire mettre eu omelette, saler et poivrer, les bien battre et faire l'omelette comme d'ordinaire avec le poiut de cuisson que l\u2019on désire.Un peu de persil haché, battu dans les œufs, ne nuit polut du tout À cette omelette, au contraire.* \u201c+ Connaissez-vous les œufs à la tripe ?Non.Taut mieux, car cela vous fournira un bon petit plat trés appétissant.Tout d\u2019abord faire durcir la quantité d'œufs que l'on désire, ensuite les rafrat- chir et les éplucher, d\u2019autre port, faire revenir au beurre une certaine quantité d'oiguons émincés le plus possible, en quelque eorte les faire cuire dans ce beurre, puis y ajouter une pincée de farine et mouiller avec du lait que l\u2019on aura soin de faire bouillir d'aborci, assaisonner de sel et poivre un peu de muscade et laisser cuire un peu, au moment de servir y mettre les œufs durs coupés en tranches, finir en ajoutant un peu de beurre frais, servir bien chaud.* & + Voici mainteuant un plat bien plus distingué \u2018Il s\u2019agit du brochet à la juive, une préparation exquise.Procurez-vous un beau brochet et un petit.Enlevez toutes les arêtes de la chair du p tit, hachez-là avre fines ber- bes, échalot«s, sel, poivre, Épices et deux œufs crus.Bourrez de cette farce votre gros brochet, cousez le ventre, bridez les Ouïes afin que la farce ne sorte pas en cuisant.- Cette premièse opération terminée mettre dans une polssionnière, oignon, thym, laurier, Carottes, persil, poivre, puis la grille etle brochet dessus.Muui!- lez le tout de vix blanc.Faire cuire À four doux, puis dresser le brochet sur un plat ; passer à la passoire le foud de la cuisson, le faire réduire à glace, ÿ ajou ter trois jiunes et le monter comme une holland 1se, puis eaucer Je poisson, le servir très chaud.Ce mets doit être très televé comme condiment, oh y ajoute une pointe de cayenue, Crest un juli et bon plat pour un diner de cérémonie.Je vous donnerui la recette d\u2019un déli cleux potage maigre.Après avoir mis à tremper pendant quatre heures une certaine quantité de pois cassés, ou les lave bien, puis on les met à Cuire mouillés d'eau avec sel, ca- roltes, oignons et bouquet, pendant deux heures.Pois On passe cette purée que l'on finit avec un peu de sucre et un ton morceau de beurre frais et au moment de servir l'on y ajoute de petits crofitons coupés en dés et passé au beurre et bien dorés.*« \u201c* Passons à notre cabinet de toilette, car tante Rosalie ne reçoit seulement des lettres de nièces friaudes, mais pas mal de neveux la consultent volontiers pour connaître de petits secrets de toilette.Bonne tante, mes cheveux tombent tant, j\u2019ai des pellicules ; bonne tante, je souffre de lémangealsons bien ennuyeuse sur toutes les parties du corps ; bonne tante, etc., ctc.Occupous -nous pour aujourd'hui de ces deux réclamations seulement.Pour les pellicules, voici une formule que m'a donnée mon vieux docteur, en me la recommandant : Chlorydrate d'ammouiaque, 60 centig.Glycérine pure.jogr.Hydrolat de roses.,125 ** pour une solution que l'on emploiera trois fois par jour, oy Quant aux démangesisons, la mei.the est nne des choses les plus hygiéniqies & employer contre les irritations de la peau, les effloresceuces de toutes les parties du corps.I alcool de menthe ayant une oleur extiémement forte qui incommode parfois, on le remplace par des cristaux de meuthe, vendus chez tous les pharmaciens.On em met la quantité voulue selon les goûts duns de l'eau ausi chaude qu\u2019on Ia peut supporter.Les démangeaieons se calment instantanément.Malgré la chaleur, la sensa- don de frefcheur se produit et la guérison arrive promptement.Tante Rosalie Nos Scenes Theatrales A L'ACADEMIF \u2018The Climbers,\u201d une nouveauté pour Montréal, sera donnée cette semaine a l'Académie: C'est une pièce de mœurs contemporaines, par Ciyde Fitch, qui nous vient directement du Théâtre \u2018\u201c Bijou \u201d de New-York après y avoir atteint sa deux centième représentation.\u2018The (iimbers ce sont des grimpeurs, pris dans le sens satirique da mot, des ambitieux sans scrupu'e eufiu, qui pour s\u2019enrichir, volent leurs connaissances dens le grand monde de New York.Un sujet qui, traité par la main de maître d\u2019un Clyde Fitch, ne peut manquer d'offrir des situations des plus intéressantes.Il nous présente un jeune bommerat sa famille continuellement Inquiete et troublés jusqu\u2019à la fin, quand le jeune homme s'empoisonne.La femme dc ce dernier, quui qu'ayant dé- convert les dessous de la vie de son mari lui reste fidèle, : Les Driucipales scènes sont un retour de funérailies, un diner de NgEl et une plage à la mode.Le Les artistes suivants font partie de la = Les Propos de Tante Rosalie Hustsace, Reams Hover, Oliverligne et des décors superbes.AU FRANCAIS moindre contraite au-dessus liaison de famille ou de patrie.cette semaine.troupe: Charles Kent, James Oavew, Beunett, Hurgis, Frédéric Peters, George P ters Hevens, Edmond Liston, Charles Master, George Kinard, Joseph Robinson, Harry Wright, Marguerite Hyoln, Jane Meabetb Barry, Marian Berg, Bthel Winthrop Marion Giroux, Maude Lilliap Wright, Malzle On promet une mise en scèue hors Le chef-d'œuvre du célèbre dramatur- Re américsin, M.Fitch, est sans coutre- dit ¢* Barbara Frietchie,\u201d\u201d 1a place dans laquelle il a su illustrer d\u2019une main de misître l\u2019amour inébraniable d'une jeune fille pour son premier amoureux, uù il a démontré que cet amour s'élève sans la de toute Cette pièce essentiellement américaine par son thème, et son dialogne sera au programme du Français pendant toute] La dietribution de trimoniale* cat fort judicieuse, Gevauda M.Dene Laure Mme Clara Dartigny S:iuphiu, du Bureau de Placement, M.Mèry Pluchene, de l'agence matrimoniale, M.Tremblay Frankel Morin Un groom Un demestique botteux Premier domestique Deuxième domestique Berton Michette Mle Perret Rachel, sœur de Saint-G+* ular ; Mme Vasti Léonie, fiaucée de Saint.Ga'mier, Mlle DeLière Domestiques, mélodistes, gardiens, etc.La scène se passe à Paris, de nos Jours.Sa cocasserie nous fera sans doute uous féliciter d'être exempls, au Canada, de ces institutions ou 1.sennant finan- Ces se combiuent des marisges d'occasion.Lintre les actes se fera entendre Mle Augèle D'Arcy.Demain soir, représentation extra- Ordinaire sous le patronage du \u2018* Montaguard,\u2019 PALAIS ROYAL Il n'est pas absolument nécessaire qu\u2019une\u2019pièce contlenne une tuése paycho- ofique ou morale, pour qu'elle soit bleu faite et qu\u2019elle obtienne uu :uccès éclatant.C'est ce qu\u2019a compris M.Harmant, le directeur blen connu artistique du \u201c\u201c Palais Royal,\u201d en mettant à l\u2019affiche pour la semaine prochalue, une comédie spirituelle, vivement disloguée, où l\u2019ac tion ne languit pas, et où l'intrigue bien YOU CERTAINLY ARE MAD TO THINK CAPT.TRUMBALL 15 UP-STAIRS .' On promet tne mise en scdne surpre- neste comme nouveauté.Le tableau final, quand les soldate défilent, suivis du peuple, criant, alers que meurt ls jeune fille qui a hisss le drapean uméri- caln, doit tre poignant.La pièce fut nu des plus grands succès de M.Chs.Frobman à New-York et elle sera représeutée ici avec ies mêmes soins et tous les décors ayant servi au (héâtre Criterion de New-York où elle fit une scène de 150 représentations.AU ROYAL La direction du Royal nous présentera cette semaine un spectacle nouveau, qui promet d'égaler !a succèe sans précédent de la troupe de la semaine dernière.La nouvelle troupe, * The Innocent Maids,'\u2019 nous offrira entre autres nouveautés une suite de tableanx, un panorama, unc procession, ete.Comme lever du rideau, on nous donnera une farce hilarante, intitulée : \u2018\u201c À Woolen Wums5,' où uu eextuor dou- et un chœur de fenimesseror tapnréciées.Uue autre farce intitulée \u201c A Lottery Ticket \u2018\u2019 fera les frais de la deuxième paitie du programme.Psrmi les principaux artistes nous citerons John VV.Bess et Jos.Maddeu comédien Irlandais.Bennett et Rich, dans une scène intitulée \u201c\u2018 At Oamp in the Philippines ; \u201d Anna Yale et Rose Carlin, duettisters ; Mark et Kittle Hart, coméillens ; Nellle Sy! vester, chanteuse de ballades Joe.Morrise, dans ces parodies.On nous annonce au Royal pour la semaine du 17 mars, la nouvelle produc | tion \u2018* À Gaimnbler\u2019s Daughter.\" THEATRE NATIONAL FRANCAIS \u2018\u201c DEVANT L\u2019ENVEMI \u201d La pièce de M.Paul Charton, \u2018Devant l'Ennemi,\u201d que l'on représentera au Théâtre National Français, la semaine prochaine, est un grand drame militaire dont un Émouvaut épisode de la terrible guerre franco-allemande de 1570 est le sujet.Nous essayerons d'en expliquer l'intrigue en quelques mots : Deux lieutenants de Mobiles, Georges Nellot el Jacques Massay, aiment ia même personne, Mlle Jeanne de Moissac, petite-fille d'un générel.Comme le devcir les ap: pelle devant l'ennemi, elle promet sa main à celui qui se sera le plus distingué.Pendant une bataille un commandant mortellement blessé, remet À Georges ses papieraet son drapeau, en le chargeant de les porter au général en ch:f Jacques, jaloux de la mission confié à un rival, le provoque en duel, le blesse traitreuscment et lui vole les papiers.Mais un \\bleesé, le sergent Bernard a tont vu.Après la guerre, Jacques revient couvert d'une gloire illégitime, Malheureusement pour lui il blease mortellement le fils de Berrard, dans une querelle, et le sergent dévoile toute sa conduite.La maison de Mlle Jeamne est donc, de drci, À Georges.\u2018\u201c Si tu as dee fils, lui dit le général, fais-en des hommes, des Français solides et bien trempés .Nous en avons besoin.\u201d Ceci est le mot de la fin.Les titres des tableaux, qui schèveront ds donner un idée de la pièce, sont : Les deux rivaux, chasseurs & pled et mobiles, devant l'ennemi, le retour, la lettre de \\Vcerth, dans le bois de Salliguy.Les décora, que l'on achève de peindre pour \u2018* Devant l'Ennemi,'\u2019 feront sensation.Ce mot d'abord, une fidèle reproduction.Un célèbre tablean de Neuville, * Combal sur ia vuie ferrée : \u2018* une nuit d'hiver, la nelge tombe, on sonne la charge et les chasseurs montent à l'assaut d\u2019un train.Un autre tableau représente une campagne à la nuit tombante.Vien nent ensuite la maison da garde-chasse, un heureux salon ct le bois de Salliguy.Les principaux interprêtes seront M à Filion, Soulier, Nangys, Palmiéri, Godeuan, Hamel, Leurs, Mme Nozidres, Chapdelaine et de la Sablonuidre, et de Mile Verteuil, AU PROCTOR La troupe permauente de ce théâtre présentera cetle semaine une pièce de Bronoon Howard, intitulée \u2018* The Banher Daughter,'\u2019 pièce choisie par Ia direction pour célébrer diguement le premier anniversaire de l'ouverture du théâtre de la rue Guy par M.Proctor.Les acteurs auront beau jeu dauces mélodraime, qui lounera une Chance à tous les Éléments de la troupe et où cha- Cou aura le rôle qui lui convient, Le rôle difficile de John Hebolon sera rempH par M.Alphome Ethler, l'artiste qui a su acquérir toutes les sympathies en bien peu de temps.Mmes Eleanor Browing, Vincent, Longfellow, Hayden, Harrington, Summer, et MM.Buchanan, Liston, Walker, Lenz, Radford, Jerrett, Cooper et Deiand cou- tribueront à rendre la pièce intéressante.Entre les actes, le public adwircra les chiens et chats savants de Goldman, Clurice, Vance, chanteuse de \u201c* Coon Songe \u2018 et Blily Link, un nègre qui dit des mon logues.A l'occasion de anniversaire, mardi le 4 wars, il y aura un programme spé cial et lea dames recevront des souvenirs.AUX NOUVEAUTES Cette semaine \u2018\u2018Une agenc: matrimc- niale.\" comédie vaudeville de Georges Feydeau et M.Davellières.Le prestige des auteurs suffit à assurer une excellente semaine.La pièce est d\u2019ailleurs en soi excessivement diôle.Une famille de provinciaux vient à Paris, vonlant faire affaiie avec une rgence matrimoniale On se trompe d'étage et l\u2019on s'adresfe à un bureau de placement.Les provinciaux sont placés en aærvice et passent pour idiuts, on Yes aonmet an système hydrothérapique, etc.a que peu banale est facile à aulvre.Cette comédie en 3 actes, n\u2019est \u2018\u2018 Tailleur pour Dames,\" une pièce quil a fait plus de 600 représentations consécutives à Paris en 1896.C\u2019est encore uu des meilleurs succès parisiens.Il s\u2019agit d\u2019ur jeune médecin qui, par des circonstances incontrôlables, est appelé à tailler des vêtements de dames du grand monde, au lieu de découper des estropiés dans les amphiihéâtres.Ce sont précisément ces circonstances et leurs conséquences que zous ne voulons pas cxpiiquer, pour en laisser toute la primeur ex public.Qu\u2019il uous suffiie de dir: que les situations sont véritablement tordantes, et que les imaginations même les plus fertiles ne peuvent en concevoir de telles.Lan distribution est très forte.Qu\u2019on en Juge : sloulineau, R.Harmant ; Bassinet, Delauney ; Aubin, Cartal; Etienne, Delville ; DMde Aigueville, Mmes Po pon- nette ; Suzanne, Etbel ; Yvonne, Rhéa- Harmant; Rosa, Meissonnier; Mme D'Horblay, Marie-Mercédès ; Poumpon, Dupiessis.Il y aura un lever de ridean très chic, intitulé \u201c Les Jurens d= Cadillac ** de Plerre Berton.Une (es perles \u2018Une ageuce ma-| pe 4 TES \\ YE pr gps REC AE A | Nos 65, 67 et 69 LN RE DECO ~~ RE NS ES JK aa À et que vous éprouvez un certain dég ÿ vous mouvoir, ENCANTEURS Et Agents d'[mmeubles à lag SEL xe] Rex rx De rx) SEAR RR aaa ala gu aa A D FOR DER |) rue St-Jacques x] EN oar CN ae out pour le travail, une répugnance à UN VERRE DE Mi et vous sentirez bientôt uu bien-être parcourir tous vos membres.Ce fameux tonique vous stimule, vous ragaillardit.Él ranime et ravive l'esprit, réveille l'imagination, éclaircit le cerveau, met le sourire aux lèvres et la bonne humeur au cœur.C'est le \u2018\u2018 Chasse-Spicen \u201d par excellence.BOIVIN, WILSON & CIE, Mortréal, seuls agents pour le Canada et tes Etats-Unis.du répertoire de la comédie française.Les persounages de ce lever de rideau seront : La Comtesse, Mme Ethel ; Cadillac, M.Prod; Un domestique, M.DuCastel.MADEMOISELLE MEISSONNIER Montréal a la bonne fortune de possé- dar une charmante artis\u2019e que nous te- uous À féliciter du grand sucrés quelle a remporté dans le \u201c Sursis\u201d qu\u2019on vient le jouer toute la semaine au Palais Royal.Mademoiselle Jane Melssonnier la jolie Provençale nous fait voir le midi, avec ses yeux de soleil et nous ramène à Paris avec le chle de ses toilettes.Son habitude de in scène 6t son interprétation irréprochable l'ont rendue l'en- ant-gâtée du public qui se presse en foule au Palais Royal pour la voir et l\u2019ap-: plaudir.Aux deux soirées de gala, sa chanson da l'Enfant et du Polichinelle nous a montré qu\u2019elle savait toucher la fibre sen- timeutale du public, comme elle saît le Faire rire dans ses chansons drôles.Dimanche prochain, nous doanerous la biographie de notre toute gracieuse compatriote et sa photographie, eu attendant de l\u2019applaudir dans Niniche qu'on va jouer incessamment et qui lui sera un triomphal succès, M.AU THEATRE SAINT HENRI Aujourd'hui à 2 hraet à 8 brs auront lieu les dernières rep:ésentetions du \u201cRetour de 1'Exile,\u201d qui a obtenu un suecès bleu mérité toute cette semaiue, A juger par l'affluence dea spectateurs, ui encombre ce théÂtre tous les soirs e la semaine, mais surtout le dimanche après-midi et soir, il est é&vident qu'il devient de plus eu plus populaire.La pièce à l'affiche pour la semaine, commençant demain (lurdi) est *¢ Papineau,\u201d le grand drame patriotique de notre populaire poète canadien, \u2018\u2018 Louis Fré chette.\u2019\u201d Nous avons assisté hier à une répétition et nous pouvons attester que ce sera la meilleure représentation, qui ait été donnée de ce beau drame depuis sa création en 1880, lorsgue des excursions ont été orgauisée d'Ottawa et de Québ:c pour y assister.Cette pidce a été devant le Comité de l\u2019Académie Français et n contribué à donner à notre poète national son titre de Lauréat, Nous conseillous à tous les Canadiensfrançais, qui veulent se remémorer les évènements de 1837, d'assister À ces représentations.La pièce sera montée avec un grand luxe de décors et tout promet un succès saus précédent.Comme nouvelle nous pouvons annoncer que le Théâtre de Saint Henri sera transferé le rer mai prochaiu dans sa nouvelle bâtisse sur la rue Notre-Dame.Le directeur M.R.Lapierre, trouvant que la salle actuelle était souvent trop petite,surtout ces derniers temps,a décidé de bâtir un nouveau tuéâtre rue Notre- Dame en pleiu centre du fsubourg Depuis quelques semaines les ouvriers sont en possession de la bâtisse et tout indique que le nouveau théâtre de Saint- Henri, n'aura prochainement plus rien à envler aux théâtres de la cité ; 1l y aura de \"accommodation pour 1,500 personnes et les confoits modernes pour tous les spectateurs.: Nous télicitons M.Lapierre de l\u2019esprit 4 | | T vous avez des glaces de / S devanture (plate glass) à faire assurer, veuillez, ; avant de signer votre contrat, demander les prix de la Transit Insurance Co.of Montreal Cette compagnie donne deg tarifs indépeudants de ceux de la combine et bien inférieurs.| Demandez des listes de prix et téléphonez Main 3394 pour des agents, ou No 20 R ST-ALKXIS.A.MILLETTE, Gerant.; [CF re ee RSE FAIR AU IN NN NRA ALU LAURE) 3 LIBRAIRIE FRANCAISE 1632 rue Ste-Catherine Suceursale du Journal LES DEBATS LISEZ LE \u2018 MONDE MODERNE * Paralt le 1er et le 15 de chaque mois z8¢c le Numéro, Sommaire du Numéro du 1er Fé- [vrier 1902 : Romst en supplément détaché : \u201cLE MAL D'AIMER.' par Danielle D'Arthèz.Soirée d'hiver, par Mme Elisa Orzeszko.Guillaume Tell à Alidorf, par Michel Delines, Les Prix de Rome à la villa Médicis, par Paul 3sell, La Procession de Furnes, par Camille Lemonnier, La petite Méditerranés française, par Constant de Toure, Une glacière naturelle, par Henri Coupin, Armies et marines des différentes puissances, par G.Marescnal Le monument littéraire, par Léo Clavetle.Chronique théatrate, par Mauricé Lefèvre.Le mouvement littéraire, ta Causerte scientifi.« que, la mode du mois, les articles réguliers de Statistique, de Timbres-poste, de Cuisine, de Vie pratique, de Jeux et Récréations, sont publiés régullèrement dans le numéro du ter de chaque mois.ne vol Femina, publication bi-mensuelle pour la femane et la famille, 15c le numéro Camps de Reconcentralion, par Miss obhouse, dernière édition, 15c le numéro.se r.tae (Par la Ligne courte) Quitte GARR WINDSOR g.15a.10., 4,00 p.1u.Arrive OTTAWA, 12.30 p.m., 7.15 p.m.(Par 1a Rive Nord) uitte GARE WINDSOR %9.10 a.m., *10.0§ p.m.quite Ja PLACE VIGER 8.20 2.m., 5 45 p.re,, sSQuotidiens, dimanches Inclus.Autres trains, jour de semaine seulement, Service Du Dimanche Pour Ottawa.Départ de la GARE WINDSOR, toco am.et 10.08 p.m.Arrive A Ottawa 1.20 pm., et 1.40 a., part d'OTTAWA (Gare Central), 6.25 p.m, Artive à Montréal 9.40 p.m.Montreal & Sprinatield, Mass.Service de chars et chars-dnrtoirs direct.De la gare de la rue Windsor 7.45 p.m.tous les jours, excepté le dimanche.Service du Dimanche A St-Jerome Départ de la Place Viger À 9.15 a.m., arivée à St-Jérome À 10.35 a.m, Au retour, départ de St- Jérome à 8.15 p.m., arrivée à Montréal à 9.45 p.m.Bureau des billets de la Ville et du Télégraphe a9 rae St-Jacques, À côté du bureau de ponte, LE GRAND TRONG The International Limited Quitte Montréal tous les jours à 9.00 a,u., arrivant À Toronto à 4.50 p m., Hamilton 5 50 p m., Loudon 7.42 p.m., D6- troit 9.4e p m.(temps central), et Ohicago 4 7.20 le lendemain matin.Un char café-palais est sur ce train et un repas à la carte servi à toute heure durant le jour À la convenance des pas- esgèrs.Express Rapide de Nuit Départ de Montréal à 10,30 p.m., tous les jours, arrivant à Toronto à 7.15 a.m., à Hamilton à 8.30 a m., 4 London A 11.00 a Chicago à 8.45 p.m.Des chars dortoirs-palais Pulman sont attachés à ce train.Montreal et Springfield, Mass.Ligne Courte\u2014Service Double Départ de Montréal $t901 a.m., *8.40 p.m.Arrive A Springfield 6,18 p.mn., 7.3.am Départ de Springfield 19.03 a.m., \u201c8.10 p.m.Arrive à Montréal 8.20 p.m,, 7.35 a.m.] ifie tous les jours.tTous les jours, excepté le dimanehe.Chars directs sur les trains de jour et de nuit, et des dortoirs Pulmau sur les trains de nuit dans les deux directions, Des Dortoirs de Touristes Partant de Montréal tous les lundis et mercredis à 10.30 p.m.pour l'accommodation des voyageurs ayant des billets de première ou de secon- e classe pour Chicago et à l'Ouest de cette place Jusqu'à la Cote du Pacifique.Un prix nominal est exigé pour les places dans ces chars-dortoirs.Lits réservés à l'avance.BUREAUX DES BILLETS DE LA VIE 7 Rue St-Jacques.Téléphone Maine de\u201d din, 461, où à la Gare Bonaventure.Core FT d'entreprise dont il fait preuve et nous |* ne doutons pas que le public ne w'y|3 reudra en foule pour applaudir les ièces populaires, qui se jouent sous sa Sirection, PARC SOHMER Les directeurs de ce lieu populaire d\u2019amusements, ont eu la bonne fortuns de s'assurer les services d\u2019une compagnie entière et célèbre partous les Etats-Unis et qui était de passege ici, de retour à New-York.Cette brillante compagnie a fait toute la saison dernière à la famense place le programme détaillé, douné dans uue autre coloune, convaincra les plus sceptiques de la distinction et de la vartété du prox:amme, J.PONY PE GE SN IE Wr ?» Alex.Desmarteau (Successeur de Chs.Desmarteau) Comptable, Auditeur, Liquidateur de Faillites PP 1898-1600 NOTRE - DAME à d\u2019eau Atlantic City.Un coup d'œil sur | ÿ + oli Ain afin aif 2x Bn ne Bln Bx i.MONTREAXL T0000 BEB LENGE B08 PED 1.010 Bt BY pet rosmd i W.H.D.Young u.0.8., D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTR 1694 Rue Notre-Dame, MONTREAL Tel.Main 2518.EEE GENDREAU @- DENTISTE | 22 rue St-Laurent, Montréal Ceux qui vout au Parc spécislement pour y entendre de la belle musique ne seron1 pas plus désappointés que d\u2019aabi- tude car de nouvelles et magnifiques sé- lectious ont été choisies pour aujourd\u2019hui.Somme toute : Programme brillant, va- ré, amusant et récréatif.Scaramouche.Etablie en 1868 Maison V.TERRIAULT .L.Theriault, Successeu: Entrepreneur de Pompes Funebres - 1634 rue St-Urbain.231 rue Centre Spécialité : Noureau procédé d'embaumement, LAVAGES EPARGNEZ 26 pour cent CHEMISES .8 cts A la Nouvelle Buanderie et Teinturerie Mireau \u201cModel Cash Laundry\" $89 rue Dorches Près de la rue St-Laurent ERNEST MIREAT, Ex-Prop.de la New-York Steam Laundry + lequel tous les ens Yous sont garantis, =\" Tel.Bell Main 2831, A VENDRE Chez G.VIGAUD 545 Avenue Mont-Royal Téléphone Bell, Kat 852 1,000,000 de dounzines de bouteil les de pharmacies et de parfumerie, des bouteilles à bière, à pickles, etc, etc, a4 | DEMANDEZ i IA à vendre chez tous les épiciers.À T Sc-la Boutellle > o VIGAUDINE, GG .¢ ee CPEYY | \u201c4 A - \u2018on domaine ?- EE ,- Tlyp là, un vice d\u2019admitilstration 4 LES DEBATS, 2 MARS 1902, ee ee DEUXIEME EDITION Un Diner Politique Chez l\u2019honorable Larry Wilson M.Lawrence Wilson, marchand de boissons, a dunué un diner hier en l'honneur du retour de M.Préfontaine.Il présidait ayant, à sa gauche, À ea droite, M Préfontaine, Hon, J.P,B.Cesgrain, M.J.A C.Madore, D.j.A.Drouin, M.Ach.Bergevin, M.F.X.Dupuis, M.Jos.Perrault, DM.J.Perron, M.Ë.& D.Morgan, M.Camille Piché, M.Ch, Archer, M.C, À.Datsereau, M, Rod.Lemieux.Le thème des discours a été la réorgarisation du parti libéral., Plusieurs orateurs ont paru tres embarrnssés nous dit-on, ; L'Hon.M.Casgrain a ; rédit de glorieuges destinées à M.Prétontaine.M.Danrercau a expliqué à l'ex- maire commer.t il était arrivé à le lâcher aux dernièresz é.ections wu- picipales.i On s'est Cpnré cans confiertoute- fois à M.Préfontaine In tâche de réorganiser un pani qu'il a contribué a déeorganiser.Il raudra pour cela un autre diner auquel coront conviés M.Laurier et M.Tarte.Gin Canadien Croix Rouge + Le développement du Nord-Ouest f Le chemin de fer du Pacifique fait aujourd'hui des recettes fornai- dables pur l'exploitation de en voie ferrée.Mais il ne faut jas oublier non plus le produit des ventes de terres ngricolegaux nouveaux colons.Ces ventes re doublent tout simplement d'année en année, Ainsi en 1900 le Pacifique vendait 432,000 acres au prix de $1,378,000.L'année dernière les vrntes c\u2019elevrient au chiffre tics important de 851,073 acrer au prix de $2,643,125, soit $3.30 l'acre.Et dire que le gouvunement leur a donné 50.000,000 ¢ acres de ces terres qui Jeur inp porteront avee le temps le prix coûtant du chemin du Pacifiquema Gin Canadien Croix Rouge - \u2014\u2014-_- AH! QUEL COUP! Dans le Courrier de Montmagny, qu\u2019il rédige avec un remarquable talent, M.E F.Pasrndie, ancien rédacteur de la Gazette de Québec, décoclie à ln vieille capitale uni trait cuisant, \u201cIl fut un temps, dit M.Paradis, où Québec était à In fois In capital- politique et le principal centre littéraire de Ja province : \u2018\u2018l\u2019Atbènes dn Canada\u201d, voilà Ja bonne vieille expression nu peu pédante Qui servait à désigner notre bonne vicilie ville demeurée la capitale.Voilà déjà longtemps qu'elle a perdu la zeconde de ses prépondérances.Sur le chemin de l'avancement l'itéraire Montréal bat au- jourd'hui la wurche et distance sa rivale tant et si bien que, par rapport à celle-ei, Québec n'est pus qu\u2019une ville de provir- ce.Montréal possède des cercles littéraires très actifs.une école littéraire très remuante, deu théâtres dont quelques-uns ne sont pas trop loin d'être excellents et, ce qui vaut mieux que tout le reste, une chaire de littérature qu'on lui envie de toutes parte.Québec n'a rien de tout cela et, horribile dictu, n'a meme plus de journaux.Si l\u2019on tient ahsolument a ce que le Soleil et l'Evénement en solent, es journaux, Ce ne sont toujours que des journaux de province, En \u2018vciià, de la décadence.cù je ne m\u2019y conuais plus ! * M.Paradis vivra peut-être nesez longtemps pour apprendre que la décadence inteliectuelle de Québec est une de ces vérités qu'il ne faut pas dire.Les Québecois sut den Tartarins généreux à l'excès pour ceux qui les pruclament les genu les plus étonnants de l\u2019Amérique du Nord, mais non moins vindicatifs envers ceux qui les critiquent : trait éminemment propre aux cam pagnards mâtinés de citadins.Auprès du coup de pied qu'ils donneront dans dix ou vingt ans à M.Paradis, cede la mulo du pape n\u2019était qu'une chiquenaude.Charles Dupré.Gin Canadien Croix Rouge + .CALME L'IRRITATION \u2014 L\u2019unique -noyen de guérir la toux est de faire usage du BAUME RHUMAL qui en même temps foitifle leB bronches, les poumons la gorge, en calment l\u2019Irritation.Seulement 25 cts la bouteille.LES LOTS GRATUITS Dana le rapport officiel des Torres de la Couronne de la province d\u2019Ontario, nous constatons \u201cque 1.867 familles de colons ont été lo- calisécs en 1901.Sur 148,122 Acres de lois gratuits et que de plus 43,701 Acres de terici nouvelles ont été loués pour des fins agricoles.On sait que duos le Nord Ouest les terres fertiles du gouvernement, dont le défrichement est tuut fait, visque ces terres sont en prairie, 6 colon rcgoit également un lot gratuit.Pourquoi alors dans la province de Québec, ou le défri- chement ert si pénible, ol les voices | G de communication manquent géné- Taement D'a-t-on pus adopt lesya- tème des lots gratuits au colon de bonne foi, défrichant péniblement © très sérieux et qui, à lui seul, pourrait expliquer comment il se fait, qu\u2019avec un domaine imomonse, des terrer excellentes, mais exigeant énormémeat de travail penible pour @ re mises en valeur, la popu- Intiou agricole reste stationnaire, et (migre en ai grand nombre dans Qutario, duns le Nord-Ouest et aux États-Uni- L'H-rorable ministre de la Co- \u2018onisation a reçu 350 lots à vendre récemment,c\u2019esi dejà quelquechose puisque,ju'qu\u2019ici,il Gtait impessib:e de s\u2019en procurer.Mais ce ne sont pas des centaines de luts qu\u2019il faut à la colonisation, mais des milliers «M surtout des lots gratuits pour faire concurrence À la province voisine, Ontario, qui est en bonne voie de se prupler aux depens de ln province de Québec.En effet le dernier recensement a bien cone- tuté qu\u2019il y avait dans Ontario une | augmentation de 60,270 Canadiens- Français depuis dix ans.Ce sont les fils de nos cultivateurs, qui, ne pouvant obtenir des terres gratuites chez nous, se dirigent dans lu haut deln rivière Ottawa, autour du lac Nipiseing, dans le nouve! Ontario, où ils obticnent en arrivant de superbes lots gratuits, sur lesquels i!s font fortune en peu de temps.Allons-nous continuer l\u2019en- cien cystéme ot affumer le colon, ou alions-nou- donner en prime à ce brave défricheur le lot de terre qu'il aura vaillament arraché à la foret vierge et couvert de moiseons productivez ?.Nous n\u2019nttendons pas moins du ministre de ls colonisation pour donner une vigoureuse impul-ion {it 1a mise en valeur du domaine provincia.Modus Vivendi \u201cQuel est ce Modus Vivendi ?me demandait un bon Canayen., Est-ce un Latin ?E-t-ce un Icalien ?Il y a déjà un Italien qui veut s\u2019em parer d\u2019une etation, une place stratégique.au sud de Terreneuve, pour son télégra;he sans fil, et voilà qu\u2019un de res compatriotes menacerait de res er éternellement en possession du nord de cette fle?\u2014\u2018 Est-il vrai que l\u2019A1gleterre u ur de ce Modeste Vivenai, et que Foo Chamberlain fait des efforts pour le faire charger par les indigènes de Terreueuve?\u2014C'est la France, lui dis-je, qui maintient le miodus vivendi, c\u2019est (ourquoi l'Angleterre craint de le déranger, Ce sont des arrangements acceptés, il y a longtemps, qui sent cause que des écumeurs de Terrenenve sont mécontents, ils 10 peuvent exercer leur métier la commo ailleurs.Sur quoi notre homme répliqun : -\u2014-\"* C'est tout de même étonnant que ce Modeste Vivendi puisse tenir tête à une population auvesi déterminée que celle de Terreneuve.\u2014 Ce Modeste Vivendi, soutenu par le traité d'Utrecht, nesera de long- tomps encore abrogé, à moins que ce ne soit ; our rendre aux Canadieng le Petit-Kequimaux ou territoire du Bras-d'Or \u2014 Détroit de Belle-Tale \u2014 qui faisait dans le témps partie de la province de Québec.C'est par un agent de l\u2019Angleterre (Hugh Palisser), que le traité a Été violé, malgré la foi jurée du monarque anglais, en annexant à Terreneuve le Labrador.Traité par lequel le Itoi de France voulait, en retenant le littoral nord de Tarreneuve, conserver, pour In province de Québce, \u2018a librs navigation de la route cunadienne, et par 13, empêcher les empiètements des sujets britanniques.Le Roi de France avait-il raison ?Hélas! nous le snvone.Je dis, nous le gavons.Combien de Canadiens connaissent ces faits?Combien de ceux qui sont appelés à les instruire connaissent ces points de notre Histoire ?Nos gouvernaats, eux-mêmes semblent n'y rien voir.Il est donc urgent que tous les Canadiens qui aiment leur pays s\u2019occupent de faire reconnaître la province de Québec dans ses anciennes limites.Que tous les patriotes se lèvent comme un seul contre cette politique d\u2019usurpation qui existe depuis trop longtemps.Ce n\u2019est jas Joseph Chamberlain, ce ne sont pas les armateurs de Tarreneuve qui sont appelés à régler cette question.Neon, cerlai- nement.C\u2019est nous, Canadiens, qui sommes, pour ninsi dire, une des parties contractantes, puisque c\u2019est pour nous que le Roi de France a voulu se réserver le littoral nord de Terrenouve afin de nous garantir de tout trouble avec les habitants de cette île.Le gouvernement de Québec a-t- il conecience ds la situation qui nous est faite?Si oui, va-t-il agir ?Va-t-il permettre plus longtemps que nous :oyons les victimes du ouvernem:nt et des habitants de \u2018erreneuve, une colonie anglaise (Terreneuve) qui semble avoir été jetée dans notre golfe pour être un perpétucl sujet de dilapidations et e vexations de tous genres pour nous Canadiens.Le traité d'Utrecht qui fixait la limite nord et nord-cet à 1a hauteur des terree, a-t-il étérespecté ?Non.Le traité de Paris qui n\u2019altérait nullement celui d'Utrecht, a-t-il été respecté?Non.La proclamation de Guorge ITI altérait-elle le traité de Paris?Non, puisqu'elle le confirmait, A'ore, de deux choses l'une, ou ie Roi connaissait violer la foi jurée dans ces traités, ou il a té odicusement trompé.Nous opinons pour cette dernière hypothèse, car la Proclamation de 1763 reconnait les propriétés des Cauadicne, données par le Roi de France.dans lu province de Québec et ordoune leur restitution.34.=, À ve Pourquoi ces propriétés n\u2019ont- elles pas été remises à leurs anciens ropriétaires ?Estce parce que ugh Pallisser, gouverneur de Terreneuve, dans «a proclamation, défendait aux Canadiens d\u2019exercer leur industrie, nou seulement sur le Détroit de Belle-Isle, mais encore sur la côte et dans le golfe.Et John Hamilton, lieutenant-gouverneur, chargé de faire ln chasse aux Canadiens qui osersient enjoindre les ordres de Palisser, était-ce en conformité des ordres du Roi d\u2019Angleterre, ou était-ce le bon plaisir de Hugh Palisser pour se rendre agréable au Roi ?.Nous croyons que Pallisser, à l\u2019exemple de Lawrence en Acadie, a voulu faire ces prises de possession pour le plus grand avantage des sujets britanniques de Terreneuve.Quoi qu'il en soit, les droits des Canadiens daus le territoire des Esquimaux, borné par le Détroit de Bell: -Isle et l'Atlantique, com - me la propriété privée dans le golfe et sur la côte, jusqu\u2019à la bau- teur des terres, ont été odieusement dilapidés, au mépris et en contravention de la foi jurée.Nous ne levons pas retarder d\u2019en fuire la demande.Canadiens, le temps est venu, s\u2019il nous reste un peu de patriotisme, en souvenir de ce qu'ont fait nos ancêtres pour nous conserver notre patrimoine, ie temps est venu de revendiquer nos droits, nos biens.Trop longtemps aux prises avec les tories, nous souvenant de notre rerment d\u2019allégéance, nous avons négligé de réclamer, le règne du Family Compact nous en empêchait.Maintenant, çà nous avons foi en l'avenir de nutrs paye, unia- sone-nous pour donner à la province de Québec ses limites consa- erées par le traité d\u2019Utrecht.Michel Parent.Les Emprunts Municipaux On a décidé au Conreil de Ville de faire une émission d'obligations j our une ecmme assez importante et les capitalistes étrangers sont invités par la voie des journaux à adresser leurs soumissions.S'il est presque impossible de faire appel aux capitaux anglais, il nous semble que l-8 marchés français et belges ne sont pas À dédaigner.Pourquoi se contenter des financiers américains ?Des annonces dans les journaux de Bruxelles et de Paris pourraient faciliter la cencurrence et surtout faire connaître le bon état de nos finances dans les vieux pays.Cela pourra nous être utile un jour.Que de pays d'Amérique ont émis des emprunts À Paris! Le Canada et la ville de Montréal en particulier, n\u2019auraient rien à perdre de voir leurs litres cotés à la Bourse de Paris.Seulement il faut s\u2019en occuper.Jos.Labrêche.Une Belle Réforme Les DÉBATS espèrent que la courageuse et opportune demande de ln Chumbre de Commerce auprès de la Chambre de Québec relativement à la commission scolaire sers couronnée de succès.La représentativon des diverses classes de la communnuté dans la commission scolaire est actuellement insuffisante et incompldta.Il y à trop d'apathie pour l'école et pour l\u2019enseignement.Nous voulons nous aussi un plus grend nombre de commissaires afin qu'un plus grand nombre de citoyens s'intéressent activement à l\u2019instruction publique, et qu\u2019on assure par là plus sûrement la réalisation de réformes indispensables.L'hostilité du Jourrzl et de M.P.E.Leblanc au projet de loi de la Chambre de Commerce devrait en assurer le triomphe.En avant, les amis de l\u2019école ! LA TRAÎTE DeS BLANCS M.Muurice Schwob coutinue dans son journal Le Phare de la Loire sa campagne contre les exploite du bandit Sullivan à Portland (Orégon).Ce Sullivan et ses complices ont pour professien de faire dézerter les matelots qui sont A bord des différents navires de commerce.Ils les revendent ensuite pour reformer des équipages.En une seule année Sullivan a fait déserter 778 matelots.M.Jules Cambon, ambassadeur de France à Washington n\u2019inter- vindra-t-il pas auprès du gouvernement des Llat-Unis pour faire cesser cet état de choses ?L'enquête du Phare de la Loire n mis au jour des faits épouvantables qui appellent l\u2019attention de toutes les nations civilisées.Le Bill du Barreau Un groupe d\u2019étudiants en droit nous demande si le Bill du Barreau aura un effet rétroactif et e\u2019il modifiera la situation des étudiants régulièrement inscrits dans les Universités.Désaulnier de nous donner son opinion à ce sujet et voici co qu'il NOUS à répondu : \u2018* En principe, une loi n\u2019a jamais d'effet rétroactif à moins que l\u2019exception ne soit clairement spéoi- fiée dans la loi même.\u201cPour le Bill du barreau vous pouvez rassurer les étudiants, il n\u2019aura pas d'effet rétroactif et Ja situation des futurs avocats ne sera.pas changée.\u201d Nous avons prié Mtre Gonzalve à M.d'Estournelles de Constant Hier, à 1 h.p.m., un dfner a été vffert, au club Saint-Jumes, à Md\u2019Estournelles de Coustant, député au Parlement français, qui est de passage à Montréal.Parmi les personnes qui ont assisté à ce banquet, nous siguius M.le juge Aldé-ic Ouimet qui présidait, ayant A sa droite l'hôte éminent, le lieutenaut gouverneur Sir Louis A.Jetté, !& consul général de France, M.KleczX:wski, Sir William Hingston,le: sénateurs Forget, Thibaudeau, Béique et Cusgrain, les juges Robidrux, Loranger et \\Wurtele, l'honcrmble M.Lomer Gouin, M.Victor Ceoffrion, Rodolphe Lemieux, l'écLe- vin Laporte, Godefroy, Langlois, L.E.Geoffrion, C.A.Dansercuu, docteur E.P.Lachapella, M.Blumhart.Des disc ours ont été | rononcés par le juge Ouimet, M.d'Estournelles de Constant, Sir Ls.A.Jutté, le consul de France et le juge Robidoux.UNION NATIONALE FRANÇAISE Hier soir, le baron d'Estournelles de Constant a été reçu à l\u2019Union Nationale Française, 55 rue Dubord, par les membres du burezi et les sociétaires.Le consul général et le chancelier du consulat, M.de Montrouge, accompagnaient M.d\u2019Estournelles.Le président, M.J.Helbronner.a souhaité la bienvenue à l\u2019éminent homrae d'iïtat françaie, qui a prononcé un discours empreint du patriotisme le plus vibrant.les salles de l\u2019Union étnient remplies d'une foule des plus élégantes.La soirée s\u2019est terminée par de la musique et des chants patriotiques.TELEGRAMMES LE \u201c DAILY NEWS.\" Londres, 1.\u2014Demain, lundi, le Daily News, grand Quotidien de Londres, changera de propriétaire.Il a Élé vendu pour la somme respectable de £636,090 4 MM.George Cadbury, fabricant de cha- colat, et Rilzema, éditeur du Northern Daily Telegraph.Les nouveaux propriétaires se sont eng2gés & ne pas changer la politique du grand organe liLéral qui continuera sa vigoureuse campagne contre M.Chanm:- lain et la guerre.AU TRANSVAAL Pretoria, 1.\u2014A la suite Ces mouvemeurs des commandos bees dans les environs de Pistersburyg, les autorit\u20acs militaires ont décidé de transporter le camp de re- concentration de cctte dernière ville à Colenso.Ce cauip renferme 3000 personres, hommes, femmes et eniants.Il reste excore au Trausvaal 18 camps qui renfernient eusemble 25 C00 enfants boers, UN NOUVEAU COMMANDO London, 1.\u2014 Wue déj êche du Lord Kitchener ccfirme le brnit que 15e prison- piers se sont échappés du camp de Pietersburg à la suite de l'attaque sur la ville par le Commandant Beyers, La dépêche ajoute que tous les jeunes gens sout pautis et qu'il n'y a que les vieillards qui sont restés au camp.LES ASSOCIATIONS DE BIENFAISANCE } Québec 1.\u2014 M.Bissonnette, M.P.F., a donné avis de motion qu'il proposers.la formation d'un comité pour faire une enquête sur le fonctionnement de toutes les sociétés de bienfaisence de la Province.IMPOT BIZARRE Madrid 1.\u2014 Quelques édiles de la municipalité de Valence viennent de proposer uu impôt sur les cloches des églises, Ce projet est vivement combattu.LX PAPE LEON XIII Rome 1.\u2014De grauds préparatifs sont faits au Vatican à l'occasion du 24e anniversaire de l'élévation au trône pontifical de Sn Sainteté Léon XIII et pour célébrer 1a gge année du pontife.De toutes les parties du monde chrétien, sont arrivés des cadeaux précieux et des adresses.Le collège des Cardinaux Ge rendra en grande pompe auprès de Léon XIII et lui présentera une adresse à laquelle le pape répondra, Un grand nombre de fidèles sont arrl- vés à Rome durant ls semaine.LA TRIPLE ALLIANCE Vienne 1,\u2014Dans les cercles politiques, le bruit se confirme que les premicra ministres d'Allemagne, d\u2019Autriche et d'Italie se rencontreront À Venise dans 1a semaine de Pâques pour échanger leurs vues au sujet du renouvellement de la Triple Alliance et de traités de commerce, LA VEUVE DE CRISPI Rome 1.\u2014Le rol a accordé une pension 18,00 lire 4 la veuve de l\u2019ancien ministre pi.\u2018 \u2014_\u2014\u2014\u2014 LA BOURSE Les transactions ;d'hier ont été assez calmes si l\u2019on en excepte le Dominion Coal et le Steel.Voici la liste des opérations qui nous est communiquée par la maison} L, j Forget et Cie.Can, Pac, xd x R.\u2014350 à 110%, Mon.Power.\u2014 25 à 97.R.et Ont.Com x r.\u201425 à 110.Tor.Ry.\u2014a5 à 116.Can.Pac.Cash.\u2014Io à 1155, Mon.St.Ry.-90 à 267%, 55 & 267%, 100 à 267 %.Do.Steel.Peo\u2014100 à 87, 10 2 874, 100 à 86%.Twin City.\u2014as à 1134.Mon.Cotton.\u20141$ À 130, 25 À 129%, 25 130.Do.Bteel.Bds.\u20147000 à 82.War Ragle.-2000 à I0.Do.Coal.Com,\u20141co à 881, 100 à 88, hong asd se as à 88%, 25 à 89, 150 125 .Du.Steel.Com.\u201475 à 334, 350 4 33, 350 À 33%.50 À 334.325 & 33%, 350 & 337.350 À 33, 100 À 33%, 275 À 33H, 25 à 33H.i Le vocabulaire de lous les jours finit dar imprimer à l'esprit sa marque: l'Ame d'un peuple sHive ou s'abaisse avec sa langue \u2019 OCTAVE ORMARD *% .FAITS=DIVERS Théatre dcs Nouveautés Le coquet théâtre des Nouveautés était littéralement comble jeudi sir.Les artistes avaient tenn 4 couroruer le buste de Victor Hugo, à l\u2019occasion de son ceu- tenaire, et jamais, nous devons le dire.plus impressionnante cérémonie n\u2019a eu leu sur une scène à Montréal.Madame Vasti a dit à ravir uve chanson du Maître, Dane a wis tout son talent\u2014et il en a à «evendre\u2014 dans l'apostrophe de Saint- Valier.tirée du Roi s'amuse, et Madame Clara Dartliguy, 1a charmeuse, a dit d'une voix cù l'émotion avait mis un tremblement, wes superbes vers de notre ami Chartes Gill, Quelle délicieuse soirée ! Tous les artistes ce jour-là c'Étaient surpassés.Ils nous ont donué uu avant-goût \u2018le la pièce qui se jouera aux Nouveautés, in eemaine prochaine, Une ager:ct
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