Les Débats, 27 avril 1902, dimanche 27 avril 1902
[" Tr \u201c.aix a 3me ANNEE, No 127 Annonces, Réclames, Faits-Divers S'odresser directement A l'Administration des \u2018\u201c DEBATS\" 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q\" Tel, Bell, Main 3840: Boite Postale 2188 REDACTION Tous les jours de 10 hirs am.À 6 bre p.m.Lo Samedi jusqu'à minuit.Les manuscrits non insérés sont rendus sur demande.Les articles soront signés les zuteurs \u201cesponsables.et + JOURNAL Ty = = Ha a û ss es.RE be A ay .INDÉPENDANT t \u2014\u2018 Le Numéro: - - - OAN4nA Er ETATS-UNIB.\u2026.ÉTRANGER 2.0 0000000 27 AvriLligoa 2 Sous ABONNEMENTS Monrræau, (à domicile, ».$1,50 par an 1,06 \u2014 par poste.Ftelier : 1595 ¢t 1597 rue Ontario \u20acoln Avenue Hotel-de-Viile Tel.Bell, Eat 1181 Parait le Samedi a 8 hrs p.m, Le Dimanche a 6 hrs a.m.AX {UNION Ng R - UN DROIT NATUREL Des cruintes bien puériles s\u2019emparent de certaines Ames timorées.Notre époque est caractéristique, et de grandes questions s'agitent dans le cerveau de lu foule.Que quclqu\u2019un esgaie de zonder les immenses espérances qui couvent dans le cœur du peuple, qu\u2019il ¢metie des idées politiques, autres que des idées touchant le remaniement du tarif, qu\u2019il parle de l'avenir \u2018Je notre pays, qu\u2019il dise que l\u2019évclation la plus naturelle pour nous, c'est l'indépendance, voire mêzne l'annexion à la République voisine, qua nous ne pouvons pus comme pearle nous com plaire dans l\u2019iumobilité, aussitôt nous voyons des chiens de garde montrer les dents, des gendarmes loyaux, des Don Quichotte ridicules, commander des cordes pour pendre haut et court les misérables qui discutent de l'avenir d'un peuple.Chose drôle, se donnent la main dans cette campagne d'indignation, des individus qui généralement sont aux antipodes, Ce sont les doctrinairee, les ultramontains, les exagérés des deux races, qui se donnent le baiser de paix, sur une place publique.Chez nous.c\u2019est la gente castor.Repus et salirfuits, ces vestiges du moyen-Âge acceptent notre système politique actuel comme pis- aller.Mais leur ambition suprême, leur terre promise À-ces sémiter du XXe siècle, c\u2019est la fondation d\u2019un d\u2019un gouvernement semblable à celui qui a épuisé à l\u2019origine ces pauvres républiques de l\u2019Amérique du Sud.Admirons d'ici leur sainte colère quand ils voieut des citoyens indépendants rêver pour leur patrie, une place, sous le soleil, au banquet des nations libres.Chez les Anglais ce sont les ultra- loyaux, les jingoes, le: farouches impérialistss dont l\u2019idéal est la sujétion la plus complète de cette colouie à l'Angleterre.Le peuple, le vrai peuple, ne marche pas avec ces Cervaux Imesquirs ec étroits.Ses aspirations sont plus hautos.Les vues larges, élevées, exhubé- rantes d\u2019espérances, sont le propre des esprits fers et vigoureux dont la vitalité n\u2019a pas été diminuée par les obstacles que l\u2019obscurantisme et le jingoïsmie jettent sur les routes de ir liberté.Le peuple est sain, et ses aspirations sont fières et vigoureuses.Le siècle que nous venons de laisser derrière nous a fait des nations.Il n créé ou ressuscité la Grèce, la Belgique, l\u2019Italie, l\u2019Allemagne, la Serbie, les Républiques de l\u2019Amérique.Voilà sa marque distinctive, son originalité.Mais il a fait plus.L\u2019esprit révolutionnaire en proclamant les droits de la nation, a fait surgir chez les peuples la conscience nationale.Voilà sa gloire.Le XXe siècle fera plus.Un droit nouveau va surgir dans le monde.Ce droit nouveau s'appellera le droit naturel des nations a existence internationale.En vertu de quel principe un groupe d'hommes peut-il s\u2019arroger l\u2019autorité de peser sur la conscience d\u2019un peuple pour Ini imposer son joug, sa politique, sa manière de voir ?artout où des individus se réunissent pour vivre ensemble sous les mêmes loie, avec les mêmes gentiments et les mêmes passions, cette existence collective ert légitime, elle est auguste, elle est sacrée, elle est inviolable, et aucun ouvoir n\u2019a reçu mission du ciel © poser sur l\u2019organieation que se donnent librement ces individus.Chaque patrie doit le respect à toutes les patries.*\u2018 Le plus grand des crimes contre l\u2019humanité, di- suit Ernest Lavisee, c'est de tuer une nation ou dela mutiler.\u201d Ajoutons : encore un plus grand forfait c'est de tuer une nation qui est sur le point d\u2019éclore.a génération actuelle ne veut pas luisser de lacune dans l\u2019histoire.Elie ne veut pas que l\u2019on dise d\u2019elle qu\u2019elle a fait l\u2019œuvre des vautours qui brisent des œufs pleins de vie dans le nid de l\u2019oiseau.Elle veut affirmer, ot olle g'affirme en s'enivrant de l'idéal de la foule.Voilà pourquoi elle ne craint pas l\u2019œuvre de l'ultramon- tiame et du jingoïeme.i Caporal Bélair.Reponse au \u2018Journal\u2019 Le rédacteur de la feuille de MM.Forget, Beaubien et Cie a voulu lui aussi cire son mot à propos de la lettre de Mgr Bruchési au Journal des DÉBATS.: ous ne ferons pas à M, Dumont l\u2019honneur de discuter sa prose.Qu'il retourne encore quelques années sur les bancs de l\u2019école et NOUS vorrons ensuite s\u2019il a fait assez de progrès pour que nous puis- Siang .entamer une polémiquo aveo ui.rp \u2014r - Soldats ou Bourreaux Encore une de mes illusions qui s\u2019envole.Après avoir vu et entendu les Américains et les Australiens s\u2019ériger pendant des années en redresseurs de torts, en vengeurs des opprimés, je ne pouvais m'empêcher d\u2019admirar ces gens-là, que je trouvais, je l'avoue, bien supérieurs au reste de la terre.Quand les Américains s\u2019embarquèrent pour Cuba et les Philippines, ce n\u2019était pas dans un but de conquête, tout le monde le sait, mais simplement pour secourir les pauvres Cubains, et punir les Espagnols des iniquités commises.Et les Australiens, vous souvenez-vous de ce boycottage en règle cle la grande Exposition ; ce peuple décidant en bloc de ne pas aller à Paris de crainte de £e galir au contact des persécuteurs de Dreyfus.Oui je les admirais et j'avoue que maintes fois j'ai été sur le point de transporter mes pénates là-bas dans ce sanctuaire de toutez les vertus, où je ne pouvais manquer de davenir un bon sujet.Et voilà que d\u2019un senl coup le télégraphe vient jeter l\u2019idole par terre.Nous apprenons que ces purs Austral:ene, des soldats | ont commis au Transvaal les pires forfaits et déshonoré l\u2019armée anglaise ; qu\u2019aux Philippines, les Américains, ces ineffables moutons qui pleuraient plein leur chapeau, sur les misères de l\u2019humanité, ont torturé violé, assassiné, et fait les mille et cent coups.Rt pensez-vous qu\u2019il a fallu qu'ils en cowmettent d\u2019horribles choses là-bas, pour que nous en ayons ici l'écho.On ne saura jamais tout ce qui s\u2019e:t passé aux Philippines et à Cuba.Le télégraphe a caché tout ce qu\u2019il a pu et il a fallu que le vase débordât, pour que nous sachions enfin quelque chose.Bien des infamies hélas! se sont abritées sous le drapeau étoilé.Et aujourd\u2019hui l'humanité entière ra- çoit Une belle leçon, par la découverte que tous ces braves gens-là sous le manteau do la vertu cachaient les pires vices.Si la .Krance voulsit se venger, elle aurait aujourd\u2019hui beau jeu de cracher à son tour, sur tous ceux qui l\u2019ont abreuvée d'injures, elle, la nation chevaleresque par excellence, À qui dans ses conquêtes de Madagascar et du Tunkin on n'a pu rien reprocher ! Trop grande, trop au-dessus de ses détracteurs, elle continuera sa marche, et la presse française en général, est restée dédaigneuse et d'une nbeolue correction en pré-| sence de tout ce débordement d\u2019injures.Le destin des peuples en étalant les misères de chacun, goul la venge ! Après les faits honteux des soudards australiens au Transvaal, les crucutés des bourreaux américains aux Philippines ; c\u2019est dans l\u2019ordre ! C\u2019est le bloc des v_-tueux et des puritains qui dégringole de aon piédestal daus la boue.P{jouissons - nous! nos conci- toyeus canadiens qui ont toujours été au premier rang et à l'honneur du feu, ne se cont pas trouvés à la curée.En braves soldats, ils ont faii noblement leur devoir, amoureux de la gloire et du danger, mais refusant de frapper lâchement dans l'ombre.Le soldat canadien a pris la noble devise: \u2018* Terrible à l\u2019assaut, doux après la bataille ! \u201d L'honneur en rejaillira sur tout le Canada, qui serait aujourd\u2019hui dans la désolation, si l\u2019on avait reproché à ses enfants, le quart des infumies commises par les Américanins et les Australiens.Francis Fieury.Echos Les timbres anglais et la phrénologie.\u2014 Un savant phrénologue anglais est vivement ému de la \u2018açon dont la tête du roi Edouard VII est représentée sur les nouveaux timbres-poste.Tel qu\u2019il est dessiné, le crâne du souverain indiquerait pour tout phrénologue un individu de basse sun.sualité, égoïste, brutal et d\u2019une bestialité, sana bornes.Cependant on connait les grandes qualités d'esprit et decœur d'Edouard VIT.TI serait donc nécessaire de remanier lo dessin et de changer quelque peu les contours.Téléphonie internationale.\u2014Paris est\u2014Ile centre des princi pales lignes téléphoniques interna tionales du continent curopéen.Les lignes qui rayonnent de la capitale de la France ont leurs extrémités à Bruxelles, Londres, Hambourg, Cologne, Berlin, Turin et Milan.La ligne de Paris-Berlin est la plus longue, plus de 1,000 kilomd- mètres.Celle de Faris-Ham R.C.4 \u2018eh t sensiblement aussi étendue.+ Abourg Mais, dans certains cas, on peut échanger des conversations téléphoniques sur une distance encore plus grande.C\u2019est dans le cas d\u2019interruption du fil direct de Parin- Cologne.Alors, on se sert de l'itinéraire Paris-Berlin-Cologne, d\u2019une longueurtotale;de 1,600 kilomètres.Les transmissions se font très clairement par ce long paropürg et n\u2019occasionnent aucune perk; \u2018 de temps appréciable.Les Nouveautés donrent la semaine prochaine \u201c Jonathan,\u201d comédie en trois actes de Gondinet, et \u2018La Sauterelle\u201d de Gronet Dancourt.C\u2019est dire que nous verrons la répétition du succès qui a marqué la représentation de ** Divorçons.\u201d Ce sera exhilarant au possible.Pour les rousses.- Un riche négociant du Kentucky, dont nous regrettons de ne pas savoir le nom, car il méritait certainement de passer à la postérité, vient de mourir aux Etats-Unis, donnant toute sa fortune\u2014un million de dollars, disent les gens bien informés\u2014a sa ville natale, sous la seule condition qu\u2019elle devra doter chaque année, d\u2019une rente de 3,000 francs, cinq jeunes filles américaines ayant ia chance d\u2019être rousses, Il paraît, c\u2019est du inoins ce qu\u2019on raconte au sujet de cette originale donation, que le testateur, mort célibataire & l\u2019âge de soixunte-dix ans, aurait jadis demandé la main d\u2019une miss aux cheveux d'or, la quelle se serait montrée insensible à Bes avances sous le singulier prétexte qu'elle ne voulait épouser elle-même qu\u2019un homme roux ! Très dépité, mais sang ranoune contre les rousses, notre Américain prit alors le parti d- rester garçon et, pour montrer l'affection w'il gardait, malgré tout, aux * reddish old hair girls,\u201d assez nombreusas ñ bas, il institua le prix annuel dont nous venons de parler.Seules, les jeunes miss sans fortune ¢t honnéios pourront concourir.Les barmaids de Glasgow.\u2014La viile de Glasgow est duns la désolation.Songez donc, on la menace de la priver de ses barmaide et qui douce ignore qu\u2019une demi- pinte de bière ou un whisky and soda est cent fois meilleur quand il est présenté au consommateur par une aceorte barmaid f Muis 1\u2019ad ministration de Glasgow est morale.Elie a décidé que les barmaids sont trop dangereuses pour les hommes mariés\u2014la vertu des célibataires ne la regarde pas \u2014et, lorsque le tribunal qui, en Angleterre, accorde aux débitants leurs licences, se réunira, elle demandera, au nom de la tranquillité des ménages de Glasgow, la suppression des barmaids.y a dans cette ville 1,700 tem- mes ou jeunes filles qui vivent de cette profession et n\u2019en ont jamais eu d\u2019autre.On re demande si, privées de leur gagne-nain elles ne geront pas beaucoup plus dangereuses qu'à l\u2019heure actuelle pour Ja vertu et la bourse des hommes mariés à Glasgow.La même mesure appliquée à Londies serait une véritable cala mité publique.Il n\u2019y a pas moins de 7 barmaids dans la capitale du Royaume-Uni et la statistique, impitoyable, nous apprend même leur âge.Deux ont dix ane, 1,440 quinze ans, 3,260 vingt ans, 2,256 vingt- cinq ans, 303 trente-cinq ans, 832 quarante-cing ans, 24 cinquante- cing ans, 4 soixante-cing ans.Une, enfin, la doyenne, a soixante-quinze ans, Ce n'est certes point celle-là qui sera dangereuse pour la vertu de ges clients | Parrain de Cecil Rhodes.\u2014 Un détail dela vie de Cecil Rhodes qui semble avoir été plua ou moins laissé dans l\u2019ombre, c\u2019est son intimité avec Edouard VII: La preave la plus éclatante de cette étonnante amitié fut la présentation par le roi, alora prince de Galles, de Ceoil Rhodes au Traveller's club (club des Voyageurs).Le club blackboula le complice du raider Jameson, malgré son parrainage royal.Aujourd\u2019hni, Edouard VII est acolamé ceux qui le mettaient alors en échec ; et l'Angleterre est en deuil, parce que l'homme qui a fait, aves Chamberlain, la guerre du Transvaal, ne sera pas là pour en voir la fin.A.Favreau.Nouvelles à la Main \u2014 Déclaration d\u2019un membre de la Société protectrice des animaux : \u2014Mol je suis incapable de faire da mal à une mouche; mais ai je voyais un charretier brutaliser son cheval, je le tuerais veer comme un chien.\u2014Des plantes qui marchent?c\u2019est de ln blague ! \u2014Permettez, il y en \u20ac au moins une, \u2014Rt c\u2019est ?.\u2026.\u2014La plante des pieds ! Mme Dufournean et son époux : \u2014J'ai xèvé cette nuit que tu m'avals acheté un beau chapeau, \u2014Allapss possible! Eh! bien, ma chère,\u2018 tü vas rêver où je pourrais bien trouver l\u2019argent pour acheter, [911 Les ¢ Débats\u201d et \u201cLa Presse\u201d On a confié à M.G.A.Nantel la direction du journal La Presse durant l'absence du propriétaire M.Berthiaume, du directeur M.Dansereau et du rédacteur en chef M.Helbronner.À lui seul M.G.A.Nantel va remplacer cette trinité.§ Lreteurs de La Presses inclinez- vous, M.Nantel perle, que dis-je il a parlé! Le premier article qu'il a rédigé vise |.rs DÉBars et son directeur.Que d'honneur nous fait M.Nante Il s\u2019agit, comme nos lecteurs le savent, de Ja loi sur les Associations votée en France le 1er juillet 1901, Nous avions exprimé dans notre numéro du 13 avril une opinion au sujet de cette loi et nous n'entendions parler que des associations civiles ou politiques.Nous avons reçu de Monseigneur l'Archevêque une lettre dans la- uelle il blâme notre attitude.ous nous sommes expliqués, comme il est toujours permis de le faire en termes convenables, et nous pensons l'incident clos puisque Monseigneur n\u2019a pas fait suivre notre lettre d\u2019obgervations subséquentes et publiques.M.G.À.Nantel, lui, n\u2019est pas satisfait.Il épluche notre lettre, il épilogue, il ergote, pour un peu il B'arrogersit le droit de parler er- cathedrd au nom du Saint Pdre en personne.Le cauteleux M.Nantel voudrait nous faire tomber dans un piège ou tout au moins nous entraîner £ur un terrain dangereux, celui de la discussion même de la loi des Associations dans son texte intégral.Nous ne lui procurorons pas cette douce joie.Comme nous le déclarons dans notre lettre à Sa Grandeur, Les DÉBATS n\u2019eat pas un orgare de po lémique religieuse.La Vérité de Québec euffit à cette tâche et chacun sait aseu quelle imprudance elle s\u2019en .cquitie.\u2019 Nous ne voudrions pas nous rendre ridicule en tombant dans la même erreur (ue M.Turuivel.oar - Nous ne donnerons dunc pas notre opinion personne:lesur cette fameuse loi des Associations, dont on a déjà trop parlé au Canada et où elle ne peut avoir aucune portée puirque cette loi bien.française nest fuite que pour la france.Nous ne comprenons même pas qu\u2019on s\u2019en occupe de ce côté-ci de l'Atlantique.Il ne peut y uvoir ue les juurnalistes comme MM, ardivel et Nantel, désireux de jeter du diecrédit sur le gouvernement de la République française, qui éprouvent le besoin, après bientôt dix mois, de rabâcher encore les mêmes critiques à l\u2019adresse du |?ministère Waldeck-Rousseau.Pour en finir une bonne fois et afin de dégager complètement LEs DÉBATS, nous nous contenterons de citer à M.Nantel les paroles de Monseigneur Rozier, empruntées à l\u2019entrevue qu'il & accordée à la Gazette, Monseigneur Rozier, I'éminent prédicateur, 3 a préché le car@me A Notre- Dame de Montréal, & accordé un interview au représentant de la Gasetle, sur les affaires de France.La France, dit-il, est prospère, et son peuple a conservé ses habitudes d'économie.Dans les campagnes, il y & peu de grandes fortunes, mais il n'existe pas de nations au monde dans lesquelles les pauvres soient en si petit nombre.La fièvre de la spéculation ne s\u2019est pas encore emparée du peuple français, qui vit satisfait de ses économies.C\u2019est grâce à cette condition de vie que les emprunts du gouvernement de la épublique sont couverts par le paysan, dix, quinze et souvent vingt fois.; \u2014Fanut-il en conclure, demande le re- orter, que les Français soient contents u régime actuel?\u2014Je ne sais, répond Monseigneur Rozier.Yt I'on entre ainsi de plain pied sur le terrain des questions politiques.: \u2014Le prélat dit qu\u2019on ue parle pr ue plus en France de là fameuse loi sur les Associations, qui a fait sortir tant de personnes de leur caractère et qui a révélé 1e mauvais côté de l'esprit de plusieurs.Elle ne fait plus causer, ajoute Monselgueur Rozler, c'est une question morte, \u2014Y a-t-il beaucoup de religieux qui ont quitté la Fren :e?Pas du tout, répond vivement le digne prêtre, A l'exception de quelques Jésui tes et de quelques Bénédictins, toutes les communautés ont demandé l\u2019autorisation.Ju loi visait les associations POLI TIQUES, RELIGIEUSES ET AUTRES et elle décrète qu\u2019ancune association ne peut exister légalement sans l'autorisation du gouvernement de la République, Celui-ci se constituant juge de l'u ité des associations en question.\u2014Croyez-vous donc qu\u2019en tenant leur autorisation ou leur t légal d'exister du gouvernement républicain, ces divers Ordres religieux soient atteints dans leur dignité ou dans leur prestige ?\u2018Je ne le pense pas, & répondu Monselgueur Rozler, \u2014Pourquoi, alore, &-t-on fait à la loi tant d'opposition en q era ?Le distingué prélat dit en réponse, qu'on a fait beauconp de tapage, mais qu\u2019au fond il devait y avoir dans ces pro testations une préoccupation politique, Telles sont les paroles de Mgr Rozier, de cet éminent prélat qui a préché le caréme 3 Notre-Dame et dont nous avons suivi avec des LES MANGEUX DE FOIN Dessin de Basiti.ih IL \u2014Âs-tu remarqué cette manie qu\u2019ont les hommes de manger du foin ?\u2014ÂAh ! ma chère, il y a plus de bêtes qu\u2019on ne croit par les rues de la ville.milliers de Canadiens l\u2019admirable enseignement.Ces paroles ont été reproduites par plueieurs journaux catholiques du Canada.Aucune autorité religieuse ne les a condamnées avant, pendant ou après le carôme.Voici d'autre part ce que nous lisons dans La Presse du 11 mars: Un de nos représentants a en, ce matin, une interview avec M.Léopold Mabillean, le grand économiste et littérateur français.\u2019 .\u2014Que pensez-vous de la loi des associations ?\" demanda notre représentant à l\u2019élogquent économiste français.- \u201c Vous me faites marcher, dit-il, *\u201c dans le feu.D'abord, je dois vous dire que je suis venu sur le sol américain en mission spéciale, afin de créer uuc haute école industrielle, où se perfectionneraient les ingénieurs.Ainsi donc, je ne veux pas paraître critiquer le gouvernement.Ceci étant posé, je dois dire que je ne crois pas que la loi des assoclations soit bien comprise à l'étranger.Dans la pensée du gouvernement, cette loi était une loi nécessaire, puisque cette loi crée un élat régulier 14 od il était arbitraire.Excepté les associations religieuses autorisées par le gouvernement, aucune n'existait que tolérance.Le gouver- ment était zueÎtre de les dissoudre.dlaintenant, il ne peut les dissoudre que quand elles refusent de demander l'autorisation d\u2019exister.C\u2019est um- loi d'apparence et nou de fonds.Il n\u2019y aura pas ov presque pas d'associations religieuses attaquées.C'est M.Waldeck- Rousseau lui-même qui a dit aux Chartreux et aux Dominicains : \u2018 Restez, vous êtes nécessaires à la France.\u2019 Quant aux Jésuites, l\u2019opinion publique a Été ameutée contre eux.Ils sont hors la loi, mais non contre la loi ; ils ne sont as interdits, mais ils n'existent pas, Un jour, quand l'opinion publique sera calmée, {ls auront le droit d\u2019exister.Le gouvernement de Waldeck-Rous- seau est un gouvernement modéré.M.Waldeck-Rousseau lui-même est uu mo- dére.Il fallait que le gouvernement apparut être le maître, Le premier ministre prie lui-même les congrégations reli- gleuses de demander l'autorisation, qui est accordée d'avance.Done deux Français éminents un prêtre et un laïque ont donn leur avis sur cette loi, dix mois après son application et ces deux Français qui no sont pas des exal- Rousseau.Si nous ajoutons que sur quatre- vingt-douze évêques français, cinq seulement ont protesté contre la loi, on nous permettra de remarquer que ceux qui approuvent le ouvernement français sont en onne compagnie.Quatre-vingt-sept évêques, Mgr Rozier et M.Mabilleau valent bien ce nous semble M.Tardivel de {Québec ot M.Nantel de La Presse, et nous préférons de beaucoup la aociété des premiers à celle des seconds.Et maintenant, quoiqu'on dise ou quoiqu\u2019on fasse, nous ne re viendrons plus sur ce sujet, sous aucun prétexte.\u2018 Rd.Charlier.\u2014\u2014Fremmt \u2019 Le Pape et les Elections en France C'est demain qu\u2019ont lieu en France les élections législatives.Le ministère Waldeck - Rousseau est assuré d'avoir la majorité, mal- 6 les efforts de tous les partis hostiles à la République.À propos des élections, un évé- ue français, Mgr Lacroix, a prié a Sainteté Léon XIII de vouloir bien lui dire qu\u2019elle devait être l\u2019attitude du clergé.Le Pape a répondit ainai : Le prêtre, en raison même de 1a mission toute spirituelle qu'il a reçue du cle), tous les partis, En tant que citoyen, il a le droit et le devoir de voter pour celui des candidats qui lui t lé plus capable de servir les intérêts religieux et patriotiques de som pays, tés n\u2019ont pas blamé M.Waldeck- |?doit se tenir en dehors et au-dessus de | d.Mais, puisqu\u2019une expérience souvent répétée a démontré que chaque fois que le clergé mettait son influence au service d'un groupe politique, il s\u2019attirait fatalement des représailles, il agira, cette fois, plus sagemert, en ne s\u2019inféodant À ancun parti ni À aucnne fraction parlementaire.Etre loyalement et franchement républicain, mais républicain sans épithète, voi- JA quel doit être, à l\u2019heure actuelle, le programme des prêtres français.Conseillez donc aux vôtres, mon cher fils, non pas, certes de se désintéresser de la tutte électorale, mals den \u2019y prendre part qu\u2019à titre de citoyens privés, et toujours avec la réserve et la iscrétion que commande leur caractère sacré.Il faut \u201cqu'après la bataille le prêtre ne puiese être classé ni parmi les vainqueurs, ni parmi les vaincna, Ces sages paroles du chef vénérable de Ia chrétienté seront entendues du clergé français.Julien Verronneau\u2014 ewe { Un cri d'alarme Les anciens étudiants du McGill ont formé certains clubs dont les noms sont tirés de l'alphabet grec.Il y ale club Alpha Delta, Phi, le Psi Kappes, \"Upsilon et quelques autres.Les Anglais ont bien le droit de se conduire en crétins ; mais je me suis toujours demandé pourquoi ils ont fondé un si grand nombre d\u2019associations récréatives lorsqu'ils ont tant de clubs sociaux.Que font-ils dans ces clubs à conson- nance grecque ?Jeudi soir, l\u2019un de ces derniers a tenu une grande réunion dans laquelle on a discuté les moyens à prendre pour diminuer l'influence canadienne-française en Canade.Parmi les personnes présentes, se trouvaient MM.les avocats MeGib- bon, Fleet, Mitchell, Cooke, Robertson, Macfarlane, Falconer, Ryan, Devlin, de Hull, Mackey, un M.Thompson, agent d\u2019assurance et, pans doute, plusieurs autres.Le sujet de la discussion a été que les Canadiens-français deviennent trop embarrassants pour la ropagande de l\u2019impérialisme.Il faut partir un mouvement pour assurer la suprématie anglaise môme dans la province de Québec.On a suggéré que la meilleure marière de réussir serait de corfner toute la population canadienne-française dans la région sud de la province.Les Anglais, eux, dirigeraient leur immigration vers le nord et l\u2019ouest.On voudrait ainsi porter nos compatriotes vers les Etats-Unis et, aveo le temps, se débarrasser de nous d'une manière complète.M.Maokey, avocat, a proposé que les Anglais formassent une puissante association dont le but serait de diminuer l'influence française au Canada.M.Fleet a fait remarquer, avec beaucoup d'a-propos, qu\u2019il faut agir bien diplomatiquement avoc nous, que nous sommes susceptibles et très attachés à notre nationalité.On se réunira bientôt pour jeter les bases de cette importanté société dont le but est de nous anéantir.Ce sont les membres de ces clubs, et autres hypoorites anglo- Saxons, qui viennent prôcher l\u2019union de toutes les races au Canada, quifdemandent publiquement d\u2019avoir des idées larges, d'être conoi- liants.Si l\u2019un des nôtres élève la voix pour dénoncer leur fourberie, ils le traitent de fanatique et le proclament mauvais canadien.Les Anglais commencent à s\u2019apercevoir qu'ils, ne peuvent pas nous assimiler à leur race et que nous n\u2019entendons pas nous en laisser imposer par leur outrecui- ance.Qu'iis ne soient donc pas surpris de voir nos journaux travailler à l\u2019avancement de notre nationalité et mettre celle-ci en garde cuntre \u2014\u2014 leurs empiètements.La grande différence entre eux et nous, c'est que nous ne sommes pas hypocrites, nous leur faisons ouvertement la lutte tandis qu\u2019ils essaïent de nous endormir par leurs manières mielleuse pour mieux nous égorger dans leurs réunions secrètes.Ils font ce jeu-là depuis un siè- ole, et malheureusement ils trouvent trop souvent quelques Canadiens-français qui tombent daus le panneau et leur aident à nous dénigrer.es Anglais s\u2019abusent s\u2019ils croient que nous les laisserons agir ainsi ; ile ne nous connaissent pas s\u2019ils se figurent prendre le dessus dans la province de Québec.Ils ne devraient pas oublier ce qui leur est arrivé dans les Cantons de l\u2019East où ils sont aujourd\u2019hui en minorité.: Jean Aspiroee er re Donnons à César.H.le Rédacteur, J'ai lu, avec un bien vif intérêt, dans les DéBars de dimanche dernier, l\u2019article de M.Beauchesne sur les Protestants Canadiensfrançais.Dans cet article, 1l nous accuse de briller par notre absence dans les célébrations de ls Suint- Jean-Baptiste.Eh bien, je ne crois pas cette accusation fondée.La vérité vraie, c'est que, chaque année, nous nous associons, sinon commie corps.au moins comme individus, à nos compatriotes catholiques - romains pour célébrer la fête que nous aimons à appeler, nous aussi, notre féte nationale, Plusieurs pasteurs, 3 ma connaissance, ont fêté, l\u2019année dernière, et d\u2019une façon publique, la Saint- Jean-Baptiste.J \u2018sjouterai \u2014quoiqu'il soit désagréable de parler de soi\u2014que le soussigné se fit un devoir de marcher dans In procession et que £es coreligionnaires l\u2019en félicitèrent chaudement.Oui, M.Beauchesne, nous sommes fiers d\u2019être Canadiens-franguis, et c\u2019est pour celte raison que nous repoussons avec énergie 1\u2019assertion mensongdre \u201cqu'un Canadien qui cesse d'être catholique-romain perd par ce fuit sa nationalité.\u201d Qu\u2019il ait parmi nous des \u2018\u201c Sulte,\u201d c\u2019est possible, mais je suis persuadé _.qu\u2019ils sont l\u2019exception.M.Beauchesne, que je n\u2019ai pas l'honneur de connaître, mais que je lis toujours avec plaisir, nous suggère de célébrer, nous aussi, la Saint-Jean-Baptiste par un service religieux dans nos églises.Excellente idée! Nous en ferons notre profit.Veui.lez, M.le Rédaoteur, agréer l\u2019exprassion cemplèts do n lités distinguées.L.Massicotte, pasteur.Montréal, 25 Avril 1932, \u201d Pacaud, Sulte and Co- Il ne manque plus à M.Pacaud que de se mettre à jeter de ln boue sur Crémazie.Ce serait complet et il pourrait tendre la main a Sultedirecteur du Soleil vient de donner raison au magistrat O'Keefe, celui qui exige des Canadiens-frangais ia connaissance de l'An lais.ulte avait déjà approuvé M.O Keefe.M.Pacaud To nohérit.nl retarde son sirage de quelques années, car encore une fois les Anglaïs n'aiment pas les aplatissements.Cyrille Trudeau.Messieurs, venex voir nos jolies- man L200 importations du Printemps.B.A, \u2018Kepcohen ot Cle, 1637 Notre-Dame, oivi= 3 : ir Le LES DEBATS, 27 AVRIL 1902.Mer l'Archorague de Montreal of \u201cLas Deke\u201d LETTRE DE SA GRANDEUR SUR LA LOI DES ASSOCIATIONS REPONSE DE NOTRE DIRECTEUR Le 15 avril, M.Ed.Chariicr, directeur des DÉBATS, recovait de Monseigneur Paul Bruchési, Archevêque de Montréal la lettre dont nous donnons le texte ci-après.Pensant que cette communication de l\u2019Archevêque avait un caractère privé, M.Ed.Charlier a répondu par une lettre particulière à Monceigneur et le numéro des DénaTs, du 20 avril, par courtoisie pour l\u2019Archevêque ne fuisaït pas mention de cet incident.Mais lo journal La Semaine Religicuse, contrairement À tous les usages, à publié ln lettre de Monseigneur, sars en prévenir le des i- nataire, et la presse quotidienns reproduit cette lettre sur l\u2019ordre de l\u2019Archevêché.1 .1 avertiscement de Monseigneur étant devant le public, il était tout naturel que M.Charlier demsndAt i la direction de La Patrie et de La Presse la faveur de publier ga réponse.Cetto publication fut méme autorisée à La l\u2019atrie par Mgr Bruchési auquel, par déférence, on s'était adressé.; Voici les deux lettres qui ont été rendues publiques.LETTRE DE MGR L'ARCHEVEQUE DE MONTREAL Au Directeur du journal LEs DÉnars.Archevêché de Montréal, 15 avril 1902, M.le Directeur du journal Lus DÉBATS Monsieur, Dans le dernier numéro de voire journal se trouve une phrase particulièrement malheureuse, au sujet de la loi sur les associations qui a été votée le 1er juillet 1901 par le gouvernement francais.Voici cette phrase.Je l\u2019extrais textuellement de l'article intitulé UN ULTRAMONTAIN, 2 \u2018\u2018Quant à la loi sur les nssocistions votée le 1er juillet 1901, tout le monde reconnait aujourd'hui qu'elle n consolidé In situation du clergé français, gue cette lol était nécessaire, qu\u2019elle n débarrazsé le pays d'un tas de sangsnes qui le rul- matent et qu\u2019enfin elle restera comme une des meilleures qui alent été adoptées par la législature.\u201d (LES DABATS, 13 avril 1902).Il est de mon devoir de blimer ce langage.Votre journal s'est donné comme une publication catholique, il est lu par des catholiques.Je ne puis comprendre qu\u2019il méconnaisse si ouvertement les principes les plue sacrés de notre religion, et qu'il se plaise À jeter l\u2019insulte sur toute une portion des meuibres les plus méritants de l\u2019Eglise.; Vous ne pouvez ignorer le jugement si formel et si précis porté, en cette grave affaire, par notre chef à tous, fidèles et prélate.I,n loi que vous louez sans ré serve et dont les conséquences funestes vous réjoulssent évidemment, n été en effet stigmatisée et dénoncée au monde catholique à plusieurs reprises par le Souverain Pontife lui-même.Au lendemain de son adoption, Léon XIII déclarait cette Joi contraire nu ** droit naturel,\u201d contraire au *\u2018 droit divin,\u201d contraire à la \u2018\u2018 tradition évangé- Jique,\u201d contraire au \u201c\u2018 droit absolu qu\u2019a l'Eglise de fonder et de régir des instituts religieux exclusivement soumis à son autorité.Dans le même document public adressé à tous les supérieurs généraux des ordres et instituts religieux, le rape montre Également le caractère Baleux de la législation que votre journal approuve si fort.C\u2019est une \u2018\u2018 loi d\u2019exception,' dit il, qui lui \u2018* cause une profonde douleur \u2019\u2019\u2026 et dont \u2018\u201c l'Eglise gémit, parce qu'elle se sent tout À ia fois blessée nu vif dans ses droits et sérieusement entravée dans son action, qui, pour se déployer librement, a besoin du concours des deux clergés, séculler et régulier.\u201d \u201c En vérité, ajoute le Saint-Père qui touche aux prêtres ou aux religieux, touche l\u2019Eglise à la prunelle de l\u2019œil.\u201d Cette faute, vous l'Avez commise, monsieur, eu traîtant comme vous l\u2019avez fait, les communautés religieuses de France, et en appréciaut d'une façon qui confine presque À l'impiété leur rôle civil et social, \u2018On a beau, en effet, écrit encore Léon XIII aux religieux français, multiplier contre vous les prétextes d'accusations pour vous abalsser, la triste réalité n\u2019en éclate pas moins À tous les yeux.\" Les véritables motifs qui ont inspiré les lols promulguées contre vous, c\u2019est la \u201chaine de l'Kglise catholique,\u201d Ja \u201c* volonté bien arrêtée \"\u201c de ruiner l'action restauratrice du Christ \u201d dans ln société et daus les fimes ; c\u2019est, en résumé, le \u2018\u201c dessein préconçu dans les loges maçonniques \u2018\u2019 de pouser les nations catholiques à l\u2019apostasie et au puganisme, La parole du chef suprême de l'Eglise ne pouvait être ni plus claire ni plus catégorique.Le caractère imple de la loi du premier juillet sur les associations est hautement roclamé ; l'action si universellement sa- utaire et blenfaisante de Ces congrégations, au double point de vue religieux et social, est parfaitement mise en lumière, comment après cela des journalistes ayant quelque souci de respect et de soumission vis-à-vis du vicaire de Jésus- Christ sur la terre, peuvent-ils de boune foi s'obstiner à trouver nécessaires, utiles et bounes, les mesures perséoutrices dé- crét\u20aces en France contre les religieux et les religieuses?Comment peuvent-ils, saus prévarication, injurier jusque dans leur malheur ces fils et ces filles privilégiés de l'Eglise catholiques ?\" Certes, il suffit pour employer encore une expression de Léon XIII, de n'être pes aveuglé par le pession, pour voir comblen c\u2019est montrer peu de révoyance et de noblesse que de frapper des hommes jui se dépensent tout entiers au service e la société,\u201d soit dans les asiles, soit dans les hipitaux, soit dans les Écoles, soit \u20ac gana les œuvres de, missions et de retraites, soit dans la chaire sacr Lee ée et les En terminant sa lettre aux religieux, 1e pape leur adresse ces paroles : \u2018* Vous avez avec vous Ic Vicairede J Gus-Christ, vous avez avec vous fout le monde catholique, qui vous regarde avec affection, respect et reconnaissance.\u201d : ous applaudissez, monsieur, à l'œuvre de persécution entreprise par le gouvernement frarçais ; loin d'avoir de l'afec- 1, du respect et de la reconnaissance Pour les persécutés, vous accordez tontes \u201c Vos louanges À leurs ennemis, Vous ne voulez donc être ni avec les vrais catholi- gue, nl avec le chef antorisé, le Souve- -Pontife.Vous vous rangez du côté des: adversaires de l'Eglise et des conteurs de ses institutions divines, \u2018est un scandale grave que vous don.Ma eharge m'impose le devoir de vous cn avertir et de prémunir les fidèles contre le danger qu'ils courent en lisant votre journal.Même si vous cherchiez À vous dérober derrière certains proposattribués à tel prélat, À tel prédicateur de renou, mon devoir n\u2019en serait pas changé.Dans les ques- tons qui touchent aux intérêts de l'Elise, nous relevons tous de l'autorité un même chef suprême, le Souverain- Pontife.I.e Saint-I\u2019dre s'est prononcé.Nul catholique n\u2019a le droit d'opposer son jugement, en une pareille matière, au jugement de celui qui ** pait les brebis et les pasteurs.\u2019 Nul catholique n'a le droit d'en nppeler du pape au jugement d\u2019uu personnage ecclétiastique quel qu\u2019il soit.Tels sont les principes qui auraient dû vous guider daus vos appréciations sur la loi des associations.Vous les avez malheureusement méconnus.Et ce n\u2019est pas l'unique circonstance où vous m\u2019syez donné le droit de me pluiudre de vous.J'aime à croire que vous ne continuerez pas dans la vole oll vous êtes entré, et que vous ne me forcerez pas à prendre contre votre journal des mesures :Évères et toujours pénibles.Dans cet espoir, je vous ptie d'agréer l'assurance de mes meilleurs sentiments.PAUL, Arch, de Montréal.Le directeur des Dinars a répondu à Monseigneur en les termes respectueux suivants: Montréal, le 15 avril 1902 Monseigneur l'Archevêque de Montréal.Monseigneur, C'est avec le plus profond respect pour votre Grandeur que j'ai reçu l'avertissement que veus avez bien voulu me donner daus votre lettre du 15 avril, J'en ul médité tous les termes et je comprends que le paragraphe signalé particulièrement par vous ait pu vous émiouvoir, en tant que chef du diocèse de Montréal, si vous avez estimé que je voulais parler uniquement des Assoclations RELIGIEUSES, Je prendrai la respectueuse liberté de vous prier de remarquer que je n\u2019oi jamais eu l'intention de discuter ou de laisser discuter dans mon joursal la loi des Associations votée en France, le rer juillet dernier, et VISANT LES RELIGIEUX.J'ai simplement tenu à répondre aux articles publiés dans le journal de M.Tardivel, qui sc montre fort injuste envers mon pays, la France, et surtout très agressif À l'égard de plusieurs per- sounalités du gouvernement de notre République.Sans aucun doute, comme tout bon catholique, j'ai le devoir de m'\u2019incliner devant les paroles de Sa Sainteté Léon XIII, lorsqu'il parle des Associations RELIGIEUSES, mais je ne peux oublier un seul instant que si je suis établi au Canada depuis plusieurs années, mes sentiments, mes affections et men dévouement sort entièrement avec l'admirable gouvernement qui préside aux destinées de la France depuis plus de trois ans.Comme journaliste catholique, je m'abetiens de toute controverse religieuse.Comme Français, patriote et répu- bHicain, je me dois à mol mame et surtout À nos amis qui sont au pouvoir, de ne pas laisser attaquer leur méthode de gouvernement, en taut qu'il s'agit de In Loi des Associations visant aussi les LAIQUES et régissant les clubs, cercles, réunions ouvrières, syndicats financiers et en Eénérnl les ASSOCIATIONS G@IVILES, Je n\u2019ai peut-être pas fait jurqu'icl une d@marcation assez tranchée entre les paragraphes de Ia loi qui visent les associa- tlons religieuses et ceux qui traitent des associations civiles, munis si cette confusion existe malbeureusement dans tues écrits, elle n\u2019est pas dans mou esprit.Je texte même des puroles de Léon XIII parlant de la Loi des Associations m'est inconnu.J'ai présumé toutefois que le Souverain Pontife n'avait pu dénoncer comme impie cette partie de ln lol qui vise les Associations PUREMENT CIVILES.Le législateur français n eu en effet deux choses en vue : les associations reli- gieures et les autres, Les premières je n'en parle pas.Elles dépassent la compétence d\u2019un journaliste lnïque, Tout ce que je sals, C\u2019est qu\u2019un nombre assez grand d'Associatious RELIGIEUSES se sout soumises 4 cette loi et sont aujour- d'hui en règle avec elle, Sont-elles blâmahles d'avoir obél à la loi ?eont-elles excusables ?je n'al pas qualité pour trancher ces questions, :- Blais Je tiens à maintenir le droit qu'a tout journaliste d\u2019approuver cu de blà- mer, en des termes convenables, la conduite du ministère Waldeck-Rousseau à l'égard des Associations CIVILES, Ces explications qui vous sont très franchement données par moi, Monceigneurs modifieront, je l'espère, vos idées l\u2019égard du journal \u2018 LES DEBATS.\" Notre pctit groupe de rédacteurs et d'atnis n'a nullement l'intention de faire de la polémique religieuse dans les colonnes du journal, Quartà moi, j'ai déjà ez dans mou existence de journaliste l'occasion d\u2019être agréable à plusieurs prélats et particu- lèrement à un Légat du Saint-Siège dont je possède un précieux témoi nage.Mes rapports avec les autorités refigieu- ses ont toujours été emprelnts de cordialité et je suls surpris de vous avoir donné l\u2019occasion de vous plaindre de moi.Il doit y avoir JA un malentendu qu\u2019il me serait facile d\u2019expliquer si je connals- sais les motifs de votre mécontentement, Je croyais que le journal \u2018\u201c LES DE- BATS,\u201d loin d'avoir a redouter vos foudres épiscopales, ne vous était pas désa- Bréable.C'est, il est vrai, une feuille assez frondcuse, qui dit son fait Indistinetement à chaque classe de Ja société : trds jeune, elle n\u2019a peut-être pas toute la pondération et le calme des vieux jour- maux du pays, mais très désintéressée, elle est foncièrement honnête et elle n'a eu vue que le bien public, Quant à ne jamais pêcher, hélas ! nous n'Avons pas cette prétention.Mais nous comptous sur la miséricorde divine et sur votre bienveillance.Je vous prie de vouloir bien sgréer, Monseigneur, l\u2019hommage de mor plus profond respect.EDOUARD CHARLIER.En ce qui regarde Les Dipaws et Mongeigneur PArchevéque, nous avons lieu de croire que la question est close, les explications qui ont été données étant de nature à satis- taire Se Grandeur, Mais quelques journaux quotidiens ayant-pris la cause en main et s\u2019étant offert lo plaisir de discuter la lettre du directeur des DÉBATS nous leur répondons dans une autre partie du journal.Nous ne voulons pas méler les deux causes, Ia Rédaction oy essa van cn oe FANTAISIE Nos Bas-bleus La petite graine a franchi l'Océan ! Bleue de nature, elle sait aimer le firmament et les flots dont l\u2019azur l\u2019enchante ; c\u2019est dans cetta immensité qui lui fournit un idéalisme sans fond, qu\u2019elle puise &es principes et ses amours, .A son arrivée, des mains charitables l\u2019ont accueillie.En terre bleue, on la planta dans un petit pot bleu.La petite graine a poussé et donné bientôt des fruits.Aujourd'hui, c\u2019est un grand arbre dont les puissantes racines enrichissent toutes les couches de notre sol.Sous son ombre on danse et l\u2019on saute, en chantant victoire.Le DBas-bleuisme a vaincu, il existe.Qu\u2019allons-nous en faire, ou plutôt, que va-t-il faire ?Jadis, la femme re contentait d'être bolleet charmante.Aujourd\u2019hui, à peine de perdre ce sceptre de reine, elle en veut un autre.Le vent du siècle n pussé ; des immortels principes de \u201c\u2018\u2018l\u2019égalité politique cf civile,\u201d elle veut £a part ; elle l\u2019a en tête sinon en bouche.Les temps monarchiques ne sont plus.Kn ces jours de démocratie, les petits marquis sont rares dans les galong, de plus en plus rares.Les courbettes cérémonieuses et les romanesques \u2018\u2018 déclarations de feu\u2019 menacent d'entrer pour n'en plus sortir dans les annales galantes.Les hommes de nos jours sont d\u2019affaires et partant gens pressées ; c\u2019est pourquoi, Madame est montée sur sa tour, comme autrefois ln Sœur Anne, et regarde l\u2019horizon sgo- litaire.Cependant, Madame a l\u2019in- Stinct de la royauté, et elle ne prétend pas régner dans un salon désert.Madame sortira ; elle ira trouver la foule,et Madame est sortie.Des badauds stationnaient au coin, bAillant aux corneilles de l\u2019humanité ; ils la saluèrent pré- cieusoment, et les voilà partis, elle, devant, eux, derrière, en chasse de gibier.Porteurs de bonnets carrés, ronds ou pointus, prenez garde; Madame cherche les sommets.Où s\u2019arrêtera-t elle?Aux limites de la bétise de l'homme.L'huile est répandue, la tache s\u2019étend.Le Bas-bleuisme n ses clubs et ses fervents sont légions; on en trouve partout en ville et à la campagne.Ses fervents sont mâles et femelles ; les premiers portent tràs- bien le jupon; il leur sied à merveille.Il manquait au Bas-bleuisme un clairon pour sonner la charge ; il l\u2019a.Malheur à ceux qui ont une oreille en dessous du temporal, une cellule au cerveau et qui vivent aux alentours.La voix de Madame est criarde ; le son du clairon pro met de l\u2019être plus encore.ttention, drumnturges ; nous vous demanderons bientôt une seconde édition des *\u2018 Femmes Savantes,\u201d ou des * Bas-bleus\u201d de Byron.Sachez que vos noms seront gravés dans un bronze éternel, si vous renvoyez nos fillettes à leurs poupées.Québec, 22 avril 1902.N'ATTENDEZ PAS \u2014 Sans attendre ue le mal ait fait des progrès et soit plus ifficile À combattre, guérissez toutes les affections de la poitrine, des bronches, des pounions et de la gorge avec le BAUME RHUMAL, 2scts la bouteille.Partout HOS OISEAUX CANADIENS Sous-ordre : Oiseaux crieurs.Genre Tyrannus.Cuvier.Le Tyran de 1a Caroline Lanius tyrannus, Linné, Tyrannus intrepidus, Vieillot.Muscicapa tyrannus, Bonaparte.The tyrant flycatcher, Audubon.Kingbird ; Bee Martin, en anglais.Ce charmant oiseau est de couleur cendrée noirâtre en dessus, avec la queue noire, terminée de blanc ; les ailes sont brunes, et les vectrices sont bordées de blanc et de jaune; la tête est noire ot porte une tache d\u2019un beau jaune orange brillant, entremêlée de blanc, entièrement cachée au centre de la couronne ; le dessous est d\u2019un blanc pur, avec la gorge cendrée ; bec et pieds noira; la mandibule supérieure du bec est brusquement courbée à son extrémité, et garnie de soies à sa base.Longueur totale 8 pouces; envergure 14 pouces; queus carrée de 3% pouces.Le Tyran est très répandu dans tout le Canada.On le rencontre partout dans les bois, dans les jar- ins près des habitations, sur les clOtures ou encore dans les champs.On le nomme vulgairement: 7Tri- Tri et Batailleur de Corneslles.Tl ne chante pas, mais il fait entendre un petit cri qui n\u2019a rien de désagréable.Il se nourrit presque arclusivement d\u2019insentes qu\u2019il attrape au vol.Il ne dédaigne pas non plus les framboises et les bluets, mais son mets de prédilection, c\u2019est les abeilles.Il se perche sur un arbre près d\u2019une ruche, et dès qu\u2019une abeille passe à ga portée, il fond sur elle et la happe au vol, puis revenant à son poste, il attend l'arrivée d\u2019une nouvelle proie.Ce qu\u2019il y a de plus étonnant dans cet oiseau, c\u2019est son dévouement pour sa progéniture.Etant monogame, chaque couple vit seul et se bâtit un nid aveo des petites racines, du la laine, de la mousse, à .te * ?.des fouilles sèches, le tout fermement ajusté à ia bifurcation d\u2019une branche d'un grand arbre ou bien d\u2019un pommier.C\u2019est dans ce nid que la femelle pond ses 5 œufs blanc de crême, tachetés de brun.Pendant la durée de l'incubation, le mâle pourvoit à la nourriture de za femelle, et se tient constamment près du nid ; et alors gare à l\u2019oiseau qui passe À proximité de son bec! Le Tyran ne souffre la présence d'aucun oiseau dans son canton, quelle que soit leur taille ; et il sembe avoir voué une haine inextinguible aux corneilles, car dès qu\u2019il en aperçoit une il s\u2019élance À sa poursuite et étant doué d\u2019une grande facilité de vol, il l\u2019atteint aisément ; alors il se jetto sur son dos, lui enfonçant ses ongles dans la chair, et à coups de bec redou blés il lui perce la tête juequ'à ce que n\u2019en pouvant plus, il revienne près de sa compagne.Quiconque à assisté À ces combats de tyrans et de corneilles, a pu remarquer de quelle bravoure et quelle ardeur le tyran fait preuve en cette occasion ; ses plumes se hérissent avec un mouvement nerveux, et son courage est poussé jusqu\u2019à la frénésie ! Le tyran est un oiseau que ncus devons protéger.Malgré les légères déprédations qu\u2019il puisse ge permettre, il n\u2019en est pas moins vrai qu'il rend des services incontestables, à l\u2019agriculture surtout, en dé- truieant un grand nombre d\u2019insectes nuisibles, et en protégeant nos basses-cours contre les oigeaux de proie, les corneilles, etc.On le voit fréquemraent au-dessus d\u2019une rivière par exemple, rasant la surface liquide, et engouffrant dans son large bec tous les insectes qu'il rencontre.Il se baigne souvent, principalement le matin et le soir.Il fait ordinairement deux pontes dans la saison.Les petits ressemblent aux adultes, mais la tache de la couronne n\u2019apparaît qu\u2019à In deuxième année.; Arrivé depuis quelques jours #eulement, il va passer l\u2019été parmi nous pour nous quitter vers le 15 septembre, temps de la migration.Ces oiseaux n'émigrent pas en troupe comme la plupart des pns- sereaux ; ile se réunissent en groupes de 5 ou 6 familles, et voyagent par petites étapes, presque toujours durant la nuit.Armand Lefebvre-\u2014\u2014 ec ma\u2014 ota- Some de Déouvre Tout pelerin devrait visiter le Cyclorama de Jérusalem et du Crueifiement, Commandez vos vêtements de saison à la maison B.A.Leprohon & Cie, tailleurs, rue Notre-Dame, No 1687.Les Propos de Tante Rosalie A cette saison, il est bien difficile, pour une ménagère, de varier les plats de légumes frais.Ou évolue forcément dans un cadre très restreint qui va des choux anv ealades cuites en passant par les carottes et les pommes de terres.Une cuisinière ue peut se tirer d\u2019embarras qu\u2019en variant la maxière d\u2019accommoder ces légumes.Voici une recette pour préparer les choux blancs qui est excellente et qui pourra vous servir pour renouveler vos menus.Emincez et faites blanchir des choux bien blancs dans de l\u2019eau et du sel ; lorsqu'ils fléchiront sous le doigt, vous les rafreichirez et presserez.Ensuite, en- tr'ouvrez-les avec un couteau ; mettez-les dans une casserole avec du beurre, du sel, du polvre ; faites revenir le tout, ajoutez un peu de farine, mouillez avec de la crême, laissez réduire &l servez après avoir lié avec un jaune d'œuf, Si vous aimez la muscade, sjontez-en un soupçon, - * ® Il faut parfois que les maîtresses de maison qui habitent la campagne se montrent ingénieuses pour inventer des desserts faciles 6t nécessistant peu de frais.Voici d'excellents petits fours qui vous platront sûrement Prenez des biscuits À la cuillère décou- pez-les en Carres ou en losanges égaux.artinez la partie plate de confitures, de marmelades de pommes, de beurre fin battu avec du sucre ou du chocolat en poudre.Réunissez les morceaux deux r deux À la façon des sandwichs et isposee-les dans nn compotier, ou C'est en seignant ses affaires qu'on les éternise et vous savez le proverbe : \u201c Le premier économisé est le premier Tenez je vais terminer en vous donnant 18 manière de laver les calicots et les indiennes de couleurs fragiles de façon à conserver ces couleurs les plus longtemps e, Epluchez et coupez, douze ou quinze pommes de terre et faites bouillir dans cing ou six quarts d\u2019eau.Paseez l\u2019eau à travers un tamis de crin et quand elle est assez refroidie pour que vons pulssiez y mettre les mains, lavez-y le caficot sans savon.L'amidon emprunté par l\u2019eau aux pommes de terre nettoiera l'étoffe ct l'empèsera, même malgré le rinçage à l'eau claire qui devra suivre.S°il entre du vert dans les Couleurs du calicot, faites dissoudre un morceau d\u2019aluu, gros à peu pits Comme ia moitié d'un œuf dans un sean d\u2019ean, cela ravivera la conleur.S'ily a des taches de graisse, il fant passer un fil tout autour avant le lavage, afin qu'on puisse y porter une attention spéciale à la place destaches.Si le lavage ne les enlève pas, faites usage d'éther, e chlore ou d'essence de térébenthine, Tl y en a qui se servent de fiel de bœuf pour empêcher les couleurs de se faner, Le procédé est bon, mais l'odeur du fiel est désagréable et se perçoit toujours à moins qu'on n'ait eu soin d\u2019en mettre très peu, Une cuillerée de fiel dans un sceau d'eau de savon suffira.Mettez ce qui reste de fiel avec une cuillérée de sel et bouchez hermétiquement.Le fiel est très utile pour enlever la graisse des laines at nettoyer les cola des habits.\u2018Taute Rosaîle.Co UNE VERTE REPLIQUE Lundi, 21 avril, M.Charlier a communiqué à La J\u2019atrie et à La Presse sa réponse À la lettre de Mongeigneur Bruchési.La Patrie a demandé et obtenu l'autorisation de publier cetteréponse, en s'adres- aant directement à l\u2019archevêque.Mais à La Presse veillait M.G.A.Nantel qui, ayant une dent contre Les DénaTs depuis les dernières élections municipales, s\u2019est empressé d'interdire la publication de cette réponse.Le lendemain, le même M.G.À.Nuntel, voulant faire d\u2019une seule La Patrie dans sa fameuse élucubration politico-religieuse À notre adresse.Mal lui en prit, car La Patric lui adressa la verte réponse suivante : + UNE CANAILLERIE DE LA a, ** PRESSE\u201d & Presse d'hier commettait à l'égard de la Pañrie un acte de canaillerie que nous ne pouvons pes ue pas relever.Lisez : \u201c Monsieur Edouard Charlier eat parti, dans La Patrie, en guerre contre Monseigneur de Montréal.\u201d Or, voici les faits.I.a direction dela Patrie a reçu de M.Charlier, avec prière de publier, une lettre en réponse à celle de Mgr Bruché:i.Nous avons dit à M.Ohariler que nous ne pourrions neus rendre à son désir que si les autorités n'y avulent pas d'objection.Les autorités nous ayant fait savoir qu\u2019elles n'avaient pas d'objection, nous avons publié la lettre en question, eu la faisant même suivre d\u2019un commentaire qui indiquait assez clairement notre façon de penser.£st-ce là partir en guerre dans la Patrie contre Mgr de Montréal ?Le procédé de la Presse ne montre-t-il pas toute la mauvaise foi dout on est Détri dans ses bureaux.Si c'est là le commencement, l\u2019avant- goût de la direction nouvelle que M.Nantel doit donner À la Presse, On va en voir de belles.Comme quoi un directeur d\u2019un grand journal doit oublier ses rancunes persornelles pour parler à ses lecteurs et avoir des vertus de métier que malgré sa longue pratique du journalisme, M.Nantel ne nous paraît pas encore posséder.J.Vv-~ ARRETE ls TOUX, SUPPRIME te RHUME Les Tablettes \u2018Laxnlitves Bromo-Quinine\u201d qué rissent un rhume en un jour, Pas de guérison, pas de paiement, Prix 25 cents, Gin Canadien Croix Rouge \u2014_\u2014 Notre Théatre apprécié en France Nous lisons dans un des derniers numéros du Figaro de Paris, les notes suivantes qui témoignent de l\u2019intérêt que prend la presse fran- gnise au mouvement artistique qui ge développe chaque jour à Montréal.n°4 La Papillonne de Sardou,a été jouée À l'Académie, au bénéfice de l\u2019Œuvre du Refuge de l'Union française.Salle très brillante qui a applaudi les artistes amateurs et principalement nos compatriotes, Mme de Gonzague et M Maurice de Périgny, un Parisien qui villégiature sur les bords du Saint-Laurent.v*s Mlle Jeanne Meryem, qui devait débuter au théâtre Antoine, est actuellement à Montréal.Elle y a, dâ& son arrivée, remporté un très vif succès au théâtre des Nouveautés.Ses camarades MM.Dane, Turcan et Darcy font les délices des Canadiens.Aux deux notes ci-dessus, le correspondant du Figaro adjoint une lettre dont nous croyons de voir extraire ces deux passages: On fait de grands efforts à Montréal pour nous doter d\u2019une bonne scène fran- saise, afin de rivaliser avec les inepties monde.Les artistes français sont fort bien accueillis et nous voudrions leur faire savoir, À ceux du moins qui accepteraient des engagements pour Montréal, qu'ils trouveront chez nous un public connais- eur, fort capable d'apprécier leur talent, Notre éminent confrère, M.Serge Basset du Figaro ajoute: * Voilà qui est très encourageant et nous pensons que ces renseignements ne manqueront pas d\u2019intéresser le monde des artistes.\u201d Furet.La coupe élégante.les étoffes de choix et de la dernière nouveauté, se trouvent chez le tailleur B.A.Leprohon & Cie, 1687 rue Notre-Dame.Gin Canadien Croix Rouge ee rt BIBLIOGRAPHIE L\u2019ETAU Le roman que vient de publier M, Charles GUIRRSI sur l'amour chez les hystérigues, avec pour titre l'Etau, est une des œuvres les plus troublantes qu\u2019on ait jamais écrites.La passion déchaînée précède la chute irrémédiable d\u2019un être qui sobre, avec des soubresauts navrants, daus l\u2019abîme de la folie.Ce livre, est d'une vigueur, d\u2019une acuité d'observation saisissante : il donne, tour 4 tour, des frissons, des sensations inédites et nous fait pénétrer daus des états d'âme inconnus.Une partie du romen none initic à ln vie intime et fort amusante des internes de la Salpétrière : les hyatériques, prises aur le vif, y Évoluent avec leurs élans troublants, et dans ce cadre fantastique passe la grande silhouette de Charcot.Ce n'est Certes pas Jà une œuvre d'ima- Bination pure ; on sent dans chacune de Ces pages vibrantes passer un souîfle de vérité.Il fallait, pour les- écrire, avoir réellement vécu cette étrange existence, blen faite pour donner le vertige.Eu somme, /'Æ(ass est un roman d'un intérêt poignant où se heurtent des cris de passion, de douleur, de joie, où les cœurs Éperdus de désirs souffrent d'un amour qui broye et qui torture.2 L'ETAU,\u2014Roman Charles GUIRR- Prix: 3 pierre deux coups, mettait en cause | & nméricaines qui attirent encore trop de | \u2018 CADEIVIIE : SAMEDI CSSS MATINEE \u2014 rem {np Toute ce À i Le premier comédien d'opéra JEFFERSON DE ANGELIS Et sa troupe dans le uouvel opéra comique PRIX : 25, 50, 75, $1r.00, S1.50.\u2014_ \u2014 £3 Semaine i comique de l'Amérique, ¥ | Charl :Ù A ROYAL ROGUE grins Klein, xa mur Meme production quan Broudivay_ Theatre New York M i ae) semaine procha.w =: E.H.SOTHERN, = ESS E31 K ) SS RSP à seme = ED ARIANE 5 Semimedu =o ( FRANCÇAI Matinces : Mercredi, Jeudi Vendredi et Samedi SES VS EN SEE { < Che Night Before Christmas « | Unie belle pièce morale et réaliste, Le grand succès de ce siècle A) VOYEZ\u2014Les diécors magnifiques, Les tableaux du vicux foyer, Les 0 TEZ : La musique ravissante.La conversa tion des enfants des robes (nntastiques.ECOU de la nature.Un quatuor À la campagne.Prix: 10, 20, 30, 35 \u20act soc.Semaine prochaine : THE EVIL EYE.DD TD Shi Sade Sa Nd AA on S ¢ Semaine du ] G 28 Avril Ye { comédiena dang « i THEATRE ROYAL ®t Co 28 AVRIL Tous les Rprèsmidis et Soirées LE NOUVEAU MELODRAME A Jolly American Tramp Une Série de Sensation.Une troupe nombreuse de premier ordre, Prix : to, 20 et joc.Scinaine Prochaine : A Ward of France, din.JB Bn 1S.site a Sx da.Bx Bn 20s 0 APN A 2% 2B.0 Be oh Be Be xe 2B: Be 2) NATIONAL EN FRANCAIS [RÉ Coin Ste-Catherine et Beaudry.Tel, Bell, Est 1736.George Gauvreau, Prop.Tel.Marchands s20, Semaine du 28 Avril Grand drame Une Caus Paul Cazencuve dans Jean Renaud.Mile B.de la Sablonnière dans Madeleine, Mlle Henriette Moret dans Valentine.Maguifiques Décors, Spleudides mise en scène.À sensation e Celebre Matinée tous les jours à 2,15 hrs, PRIX : Soirées : 10, 20, 30, 40c.Matinées : 10, 16, 20, 25c.WEITER NT WW ORE OE TI TR NO ES ~~ SEMAINE DU 28 AVRIL LA SAUTERELLE COMEDIE RN 1 ACTH Loges, 50 cls.dO alle Af 2x SO Be ee Pn Bx fx ifn 2.0 Ph 20a 2a fn 2 x of 2 2 Af 2B PN PARC SOHMER APRES-MIDI A 3 Hrs.AUJOURD'HUI! AUJOURD'HUI ! WALLEER MORRIS, C.DELVILLE, W.C.MILLARD, FOOPER & BURKK, ; Acrobates comiques Chant et danses Chanteur comique Trick Bicycliste La Musique du Para NUTR OG OE UE gC WERNER WT NRE IgE TIGR TR POST, THEATRE des NQUVEAUTE 1861 RUE STE-CATHERINE Tel Bell, Est 1395 ) SOIREES DE GALA : Mardi et Jeudi.MA TINEES « Jeudi el Samedi, ro el 0c.Soirées, rec, 25c, et 40c.a NE RE VS EEE Tous les soirs à 8.15 lra.vv A A ES SOIK A 8 Hrsvv vv FRED.C.MILLAR, Sifleur MLLEK SUZANNE MREISSONNIKR, Chanson de geure SPAULDING BROS., ; Chaises ct pyramides vv er Admission, IO cts 8 Cote St-La mbert.L.C.de Tonnancourt Marchand-Tailieur Montréal tes Cor 4e care tir x ( sL\u2014Un volume inad jesus, fr.so.\u2014H.SIMONIS EMIS, éditeur, a1, rue des Petits-Ohampa, Parisa.aaa ] MONTREAL CARPET BEATING CO, L'établissement le plus considérnble et le micux outillé en ville pour le netto age des tapis.6213 LAGAUCHETIR , en haut de la rue Coté, Montréal.Demandez nos prix par Tel, Malu 716.J > \u2018C.Robillard & Cie FABRICANTS DR Ginger Ale, Soda, Cidre, Gin, Beer, Mexican Cream , A Dépot de l\u2019Rau St-Léon 209 rue St-Andre, Montreal Tel.March.afo.Bell Kat 1602.§ gents « « « d\u2019Assurance Augmentez vos bénéfices en occupant ves loisirs à faire connaître La Transit = « Insurance Company ( De Montréal, Ganada.La plus importante et la meilleure compa nie d'assurance et d'identification y Canada.1 tre les acci es polices spéciales contre - dents et les maladiessont en grande demande.Une commission libérate est nilouée aux gente pour tout renouvellement .de police.; Un département spécial pour l\u2019assurance des OLACRS.Demandez tout de auite les prospectus, les conditions, etc , ainsi que des informations sur le district Que vous voulez ez- treprendre, BUREAU CENTRAL: 20 rue St-Alexis, Montréal Ë A.MILLETTE, Sec.PT EEE SSSR Rtablic en 1868 Maigon V.THERIAULT Li.Theriault, Succerseu\" Entrepreneur de Pompes Funebres 1624 rue St-Urbain, 231 rue Centre ; A Spéciailté : Nouveau procôdé d'embaumement | par lequel tous les Cas\u2018vous sont garantis. of 3 OX er LES DEBATS, 27 AVRIL 1902.rn - La CAUSERIE PARISIENNE (Pour LES DEBATS) Est-ce que Moraco n\u2019est pas uu peu loin pour y tenir un des grands Congi ès annuels de la Paix ?Quelques-vus l\u2019avaient craint.Mais ces appréhensions se sont vite ¢vanoules devant le succds qui est Cousacré par la présence de plus de trois cents congressisles.Au départ du train gare de Lyon, nous retiouvons les figures de connaissances rencontiées dans nos habituelles assemblées pacifiques ; on seeerre la ruain etet le voyage va être presque une réunion préparatoire en wagon, Ce qui n\u2019est pas banal.Sur le trottoir de la gaie règne une sorte d'effervescence qui n'est pas habltnelle ; le commissaire de surveillance, roulant les éÉvaules, va, vient, se multiplie, Jonne des ordres à une demi-douzaine d\u2019agents secrets qui évoluent avec prestesse.\u2018* Que va-t-il se passer ?\u2019\u2019 comme dit le personnoge du Vaudeville ?.Ce n'est pourtant pas le président de la République qui met tant de monde en l'air, puisque M.Loubet ne doit quitter Paris ue le soir, pour aîler passer quatre ou cipq jours jours, en simple bourgeois, dans ta ferme de Messane.C'est tout s'mplement M.Beaudin, ministre des travaux publics, qui s\u2019en va daus sa circonscription.C'est une occasion de cau- ger un bout de chemin, l'apéritif du jour ualiste avant le déjeuner.\u2014Vous allez faire votre campagne élec- \u2018orale, monsieur le ministre ?\u2014Mon Dieu, oui, comme tout le monde.\u2014 C\u2019est une simple formalité pour vous?\u2014Mes amis le disent.\u2014Ou bleu une coquetterle politique ?\u2014Que voulez-vous, quand on est au pouvoir, où À si rarement l\u2019occasion de causer avec ses électeurs, que loreque l\u2019oc casion se présente on est très heureux de la saisir.\u2014Et vous resterez longtemps Jans l'Ain ?\u2014Mals les trois semaines de la cam pagne.; ; \u2014 J'ai bien envie de vous interviewer, puisque là vous ne pouvez pas m'échap- er.P \u2014Ah! Vous suricz bien tort, car je ne pourrais rien vous dire d\u2019intéressaut ; vous connaissez la réserve extrême qui m\u2019est imposée.Avec l'ami, je Causerais volontiers, mais avec le journaliste, qui imprimera notre conversation, ce n\u2019est pas possible.\u2014 Pourtant, vous avez bien une opinion sur les prochaines élections ?.\u2014Je crois bien que tous les mini:tres soumis à la réélection peuvent escompter un succès certain.\u2014 Encore une dernière question ?\u2014 Décidément vous tenez À votre inter view?\u2014 Non, c'est une conversation à bâtons rompus.\u2014 Allez toujours.\u2014A près les Élections, on assure que le ministère restera ou poavoir ?\u2014Ceux qui prétendent cela en savent plus que nous.Mais enfin, si nous sommes tous réélus \u2014et je vous ai dit que je le croyais,- si d'un autre côté le pays envoie une majorité approuvant la politi- ue du ministère\u2014et c\u2019est vous qui m'en onnez l'essurance d'après des reuteigne- ments que vous croyez certains, \u2014qu'\u2019est- ce qui nous empêcheiait de rester au pouvoir?Mais je vous le repète, même en présence de cette double éventualité, la question n'a prs été envisagée et après les élections M.Waldeck-Rousseau, qui est le chef du gouvernement, prendra telle résolution qu'il voudra.À l'heure actuelle, il n\u2019en sait pas plus que vous et moi.La convereation dévie et nous causons des mille et un incidents de la vie de Paris et je retourne À nos compartiments où les congrestistes effilent doucement, dans d'amicaux propos, les discussions qu\u2019ils aprortent an Congrèsa A toute vapeur, le train file, côtoyant le Rhône débordé et dout les eaux gron- dissantes s'étendent en larges nappes, envabissent les campagnes, isolent des métairies et des fermes qui sont comme des îlots perdus ; de temps à autre on aperçoit des bateaux qui vont ravitailler les inondés, La nuit tombe, et les conversations pétillent de plus belle, mais le pittoresque du paysage est perdu pour nous.À l'aurore nous traversons-Toulon et mous sommes en pleine Provence gni sourit sous la tiédeur d\u2019uu printemps bâ - tif qui a fait pousser la verdure et multiplié les fleurs.Nous longeons la Méditerranée, d'un bleu d\u2019opale ; c'est bien la Côte d\u2019Azur enchanteresse et séduisante cù il doit faire bon se laisser vivre dans le recueillement de la pensée endormie, En traversant Villefranche-sur-mer, nous apercevons daus la rade le Celllc, le traneatlantique qui appartient À une société de navigation de Liverpoul ; c\u2019est un géant en son genre; 11 mesure 204 mètres de long sur 23 de large et ses ma - chines développent 21,000 chevaux.Vu de loin ce vaisseau ne se signale par rlea d\u2019extraordinaire, mais il paraît que \u2018est le steamer Eur lequel on a réuni le plus rand confortable possible et c'est le ellic qu'ont loué ces millionnaires américains qui vlennent de faire le tour du monde ou à peu près.La croisière s\u2019est terminée hier; la troupe s\u2019est disloquée et, avant de se séparer, ces messieurs ont fêté le succès de leur voyage, à Monte- Carlo, dans un bangest de quatre cents couverts, qui dure peut-être encore, On n'a pas dû s'ennuyer, Mais nous voici à 'a Turbie ; Monaco, les congressistent descendent et nous sommes sur ce point de terre où le climat vous encbante dès l'arrivée, où les villas sont enfouies dans les fleurs, masquées par d'épais rideaux d\u2019orangers et de citronniers, dont la verdure sombre est tachée par le jaune d\u2019or des fruits mûrs.Vous me pasrerc\u201d :à description cent fois faite de la principanté ; l'installation ressemble à toutes ces arrivées par bci- des dans des hôtels eù l'on est attenuu.Du reste on se met immédiatement à la Desogne el dès le mercredi matin, à 9 Veures, s'ouvre la première séance dans une des sailes 71 nouveau Musée océanographique, encore en covstruction et qui, bâti sur le roc qui domine la Méditerrannée, sera un monument unique eu son Zenre; on ménege de nombçeux laboratoires où îcs savants pourront venir travailler et auront À leur disposition les collections les plus coraplétes et les instruments les plus perfectionnés.La salle où on uols à installé» est À peine couverte ; les murs ne sont pas eu- Core recrégin et On en a masqué la nudité par des trépuées \u2018le drapeaux\u2014et au de- ors les stands euaps de maiteaux qui dansent sur la pierre, scandent les phra- Bts des orateurs.À l'entrée on a diatribué aux trois cents congressistes, parmi lesquels un grand nombre de dames, l\u2019insigne du XIe Con- Brès, qui est chquet et gracieux : Les AlIsues de Monaco, l'écusson au damier rouge et bleu castencadré dans deux branches d\u2019olivier et le tou: ert surmonté par un joli ruban blanc moiré, qui se détcche et fictte.Les séances\u2019vout commencer.Je ne vous en donnerai Ja le compte rendu car vos grands quotidieus ne manqueront pas de renseignements intéressants sur ce mjet.+ Jeau Bernard.Les Matous de Tante Luce (Poun Les Débats.) Tante Luce n\u2019était rien moins wune demoitelle de.Aoixanieix et qu'lques années, au front adorné de jolies papillottes blan ches dont la soie lumineuse brillait au long des temres.Dès l\u2019âge périlleux do ses quinze et vingt ans, sa petite Ame ingénue avait à pen près ignoré les mois de l'amour.Si, dans son salon, les mignardises fades de quelque visiteur au geste délicat et à l\u2019œil de ténèbre ardente avaient brusquement fait songer son cœur, le frisson était resté à fleur d'âme.Elle était si frêle, du reste, qu'ello ne pouvait guèze avoir de tempérament, Bi co n\u2019est un tempérament d'oiseau.Aussi,\u2014 orpheline de bonne hevre, \u2014 n'avait-elle connu, au long da sa vie, qu\u2019une seule passion : \u2018nz chats.Et aux amis ou prétendaxtu qui, à l'époque de son printemys.étaient venus lui faire des visites gulantes, olle avait, avec des sirs enchés et des mines contritaa, aissé tomber sur leurs ferveura iouvoyantes la douche de sa froideur rebelle et presque oXenséo.Elle ssvaît dit, en substance : \u2014 Venez me voir, mais de grAca, réservez vos mots les y-lus tar- dies, vos caresses les plus dou ces pour mes chats.Demandezmoi comment ils vont, sans vou inquiéter de ma santé.Dites-leubonjour, chapeau bas, et négligez de me ealuer.Je leur abandonne lu préséance en toutes choses, en matière de tendresse surtout.Ne l\u2019oubliez pas.Je vous en serai reconnaissante.Alors, on avait laissé tante Luce à ses matous et fait la solitude autour d\u2019elle.\u2026ÔEt ma tante vieillit, comme vous et moi.Elle vit plusieurs générations d'angoras merveilleux naître, vivra «t mourir dans son salon, où lee meilleurs coussins leur servaient de \u201cdodo,\u201d et où ils étaient À psu près les seuls compagnons de 8: jours uniformément égrenés en patenôtres ternes, songes creux et caresses monotones.lls étaient toute sa joie, comme ils étaient tout son chagrin quand, par exemple, une chatte innocente, risquant que'que cuurse vagabonde jusqu\u2019à la ferme voisine où l\u2019invite polissonne d\u2019un matou l\u2019avait attirée avec des intentions vilaines, restait une heure absente ou ne rentrait qu\u2019à la nuit.Parfois aussi, l'instinet de libesté sauvaga un instant éveillé et l\u2019emportant sur les paresces et les ronronneries voluptueuses au creux des velours roses, un mâle s\u2019en allait dans les meules de paille chaszer les souris \u2018ou dans le fourré proche étrangler quelque oireau.Alors, mes amis, c'était, sur ces absences, des inquiétudes phlissantes et, sur le retour de ces * gros chéris,\u201d dee legons grondantes de décence et do tenue ouatées de caresses heureuses dont la vieille servante Cadichonne pouffait de rire en cachette : \u2014Eh quoi ! petits voyous, vous chassez les souris dans les granges comme de vulgaires chats de ferme, et vous étranglez les oiselets dans leur nid comme des minets faméliques de gouttières ! C\u2019est dégoûtant, ma parvle ! Voyez, monsieur, comme vous êtez propre avec votre robe aiguillée de pailles et votre queue haillonnée de feuilles mortes | Hou ! hou l.Et vous, mademoiselle, d\u2019où vensz-vous ainsi toute chiffonnée ?Je parie que vous vous acoquinez avec ce gros paysan de chat de la ferme voisine.Ah ! vous pouvez compter que vous nurez du fouet si vous me faites des petits d\u2019une telle lignée.Elle levait son martinet en l'air; mais la menace restait suspendue.Pensez donc ! battre ses chats ! ces fourrures précieuses | ces caresses vivantes ! Mais =n coul :niqulement douloureux eùt pâmé tante Luce de désespoir entre les | bras de Cadichonne ! *« x * Avec le temps, tante Luce s\u2019était 1atatinée, réduite, comprimée ; les nerfs, les os, les tissus s\u2019étaient retirés et roidis comme des cordages golés ; elle était maintenant une petite vieille sèche et inconsistante, un peu rigolotte d'aspect, à peine un peu plus grosse que le poing, avec une peau de parchemin ambré et des cheveux de lumière si blanche qu\u2019ils éclairaient tout son visage d\u2019une pâleur affinée par l\u2019ombre et la solitude de son intérieur.Et plus que jamais elle était toquée de sa demi-douzaine de matous.Elle ne les conduisait pas à la nicese du village parce qu'elle avoit encore un peu conscience du ridicule, mais elle les associait meintenant À tous ses menus actes journaliers.A table, elle leur faieait mettre un couvert partiou- lier ; et la servante les devait installer devant leur assiette, en fer à cheval, bien en face de tante Luce.La nuit, ils dorinaient, trois A su droite, trois A sa gauche, sur Ll'oreillar, le nez de la vieille fille dans leur fourrure.À la promenade, elle !es conduisait en laisse comme des roquets, habitués qt'i:s étaient À ce manège bizarre.Tante Luce affectionnait d'autant plus passionnément cette génération de chats qu\u2019elle les avait plus maternellement élevés dans les gâtories de toutes sortes et qu'ils énéficiaient de toutes les tendres- acs accumulées sur les quatre générations disparues dont ils étaient le prolongement intact.Aussi, loraqu'assise à sa fenôtre, elle tri- cotait ses laines noires et que-tou- te la bande \u2014 ses enfants, disait Cadichonne,\u2014venait se pelotonnsr sur ses gonoux, s\u2019allonger sur ses épaules, Denveloppant d\u2019une tiè- deur ronronnante dont la chanson la berçait comme un bruit de rouet, elle pleurait de joie naïve, la sainte demoiselle.Ah! ils étaient si beaux, les six angoras de tante Luce, avec leurs robes d\u2019ombre et d\u2019er, leurs queues traînantes ou flottant en panaches, et loura longs yeux où brûlaient des rôves mystérieux et câlins ! te Mais la vieille Cadichonne\u2014serve docile et empresgée des six matous \u2014 était morte ; et Julie, la jeune rustaude qui l'avait remplacée, n'était guère assouplie aux manies et exigences de tante Luce à l'endroit de sa gent féline.Son humeur s'était même un peu vinaigrée au contact de.sa famille.Car c'était une vraie corvée que de servir six chats à table, de les promener, de les peigner, de las coucher, que sais-je | sans compter qu\u2019ils ne se gênaient pas, conscients des complaisances de leur maîtresse, pour prendre leurs aîses les plus naturels, mais les moins délicats, sur les velours et les parquets.» n jour, Julie rumina un \u201ctruc our se débarrasser de ces \u201c sales ! bêtes \u201d et trouva son affaire.C\u2019était lumineux et infaillible, étant don-! né que la bonne vieille était dévo-] te, bigote et cagote,et qu\u2019elle allait s\u2019absenter pour un pèlerinage de trois jours au petit sanctuaire de Notre-Dame-des-Landes.Avant de partir, tante Luce l\u2019avait gergée de recommandations attendries à l\u2019endroit de ses chats.\u2014Oui, oui, soyez tranquille, mademoiselle, je les dorloterai comme des bébés, avait dit l\u2019astu- tieuse paysanne.Ma tante partie et l'heure du déjeuner venue, les chats se rangèrent sur la table, selon leur vieille habitude, la moustache dans l'as- sgiette, comme de petits bonshommes.J'ulie fit : \u201cNounousse ! nou- nousse !\u201d pour attirer leur atten-| tion gourmande.Les félins poin-, tèrent leur museau vera l'appel familier.Aussitôt, Julie se signa d'un long signe de croix dont le reflet trembla dans les douze prunelles d\u2019or.Incontinent, ss main droite s'urmait d\u2019un fouet qui, dans un vol rapide de !anière, sifflait sur les dos déteudus des matous.Et ceux-ci de sauter À bas prestement et de s'entusser dans un coin, ahuris, hérissée, crachant, hurlant des blasphèmes.Le soir, néanmoins, ils se remi- ient à table.Julie recommença l\u2019exercice.Le lendemain encore, même procédé d\u2019entraînement.Le lendemain, au premier signe de croix, la bande dégringolait de la table dans une rumeur de miaous et de marnaous diaboliques sans que le fouet y fût pour quelqne chose.J \u2014 Bon, se dit Julie, ça va bien ; le truc aboutira.Tante Luce arriva des Landes le soir du troisième jour, avec des gestes plus onctueux et des airs « ( e songe mystique.Tout d\u2019abord elle s'informa de ges \u2018\u2018gros chéris.\u201d \u2014Al ! mademoiselle, quel mal- neur ! exclama Julie en mettant le couvert des chats.J\u2019en tremble encore.Figurez-vous que.vos chats.\u2014Quoi 7.Pas possible I.Qu\u2019est- ce que c\u2019est ?Parle vite, vite ! \u2014Eh bien.\u2014Ah! mon Dieu! qu'\u2019ont ils ?\u2014Ils ont\u2026 Depuis trois nuits, c'est un vacarme infernal.Tout danse ; les lits se renvarsent ; on plus penchés, comme ermmitouflée [ Nos Scenes Theatrales A L'ACADÉMIE Les nombreux admirateurs et amis de pris avec plai- ien populaire a été en- agé pour cette semaine, par la direction de l\u2019Académie.A l\u2019sffche il y a \u2018\u201cA Royal Rogue,\" l'opéra comique qui a fait salle comble à chaque représentation la saison dernière, C\u2019est que cette pièce n'est pas unc de ces comédies musicales \u2018* qu\u2019on s\u2019est plu à baptiser du nom d\u2019opéra comique, mais qu\u2019en réalité ne sont qu\u2019une série de numéros de vaudeville.Aussi, le public n\u2019a pes tardé d'apprécier la valeur réelle des représentations données par la troupe de M.Jefferson Angelis.Jefferson de Angelis.ont a sir que ce com Mlle Adine Boucier On se rappelle saus doute que \u201cA Royal Rogue\u201d sec \u2018passe à Paris, covs le premier empire.Les costumes de J Époque ont Été apé- ae clalement faits pour cette pièce per zleu et les décors sortent de la maison Frank Dodge, du Casino de New-York.Les principaux artistes qui seconderont les efforts de M, De Avgelis sont Adine Poole, Adsils Boucier, Alice Maude Barker, Henri Normau, Frank M.keloy Cherles Duffan, Edmond Lewrenoe, John Dudley, Knight Logaa, George Rolland, J.Conduit et Gertrude MacKenzy.En autre il y aura un chœur féminin très Nous apprerons que M.de: puissant.Angells a pris des enyaguments pour nue tonrnée prolongée cu Angleterre, où il ouera ¢ The Jolly NMuskei.>\" * A oyal Rogue '\u2019 et \u2018* The Wadding vay.\u201d AU FRANÇAIS 4 M- Hall Reid, l\u2019auteur de \u2018\u2018 The wightl before Christmas,\u2019 est un des rares auteurs dont toutes les productions ont obtenu une grande popuierité.Sa dernière création est l'histci-e charmante de la vie pastorale, dans un petit village d'Ohilo, son village natal.Les journaux des Etats-Uuls nous apn:eu- nent que c\u2019est une pièce parfaite jusque daus ses moladres détails, br2f, que c\u2019est DON'T TELL SANTAL un vrai chef d'œuvre.La production est donnée icl sous la direction de MM.Bart et Nicolaï, qui ont engagé une troupe cx- ceptionnellement forte.Il y aura des \u201c6 cors magnifiques et aucun effort + été Épargé pour faire de cette nièce au des clous de notre saison théâtrale.On nous announce pour la semaine suivante \u201c\u201c The Evil Eye.\" AU ROYAL Après une semaine de vaudeville la direction du Royal nous présente un non- entend des blasphêmes courir au long des corridors.J'ai failli! mourir de peur.Mes dents cla- quentencore.Ah! mademoiselle, vos chats, vos pauvres chats I\u2014 Tu mo tenailles le cœur.Qu'ont-ils ?\u2014Batan, Lucifer, le diable, en- tendes-vous, le diable lui-même dsas le ventre.On leur a jeté un ** sort.\u201d \u2014 Tu veux me faire mourir, Julie ! \u2014 i pelez-les, mademoiselle, ap- pelez-les.Je n\u2019ose plus, moi \u2014-Nounousse | nounousse | glapit tante Lues suffoquée de frayeur sainte.Les chats accoururent et se ran- gèrant en fer à cheval sur la table.ronronnants, le dos en arche, rassurés par la présence de leur mat- tresse.Î \u2014Tenez, reprit Julie en jouant la peur haletante, faites un signe de croix en même temps que moi.Voue allez voir.Les deux femmes se signèrent.Aussitôt, les six matous de bon dir en pelottes élastiques et de hurler, \u2018\u201c\u2018socrer,\u201d\u2019 jurer à donner lo frisson.\u2014-Jésus-Marie-Joseph ! râla tante Luce glacée d'horreur, appelant le ciel tout entier À son secours.Le soir même, cetté canaille de Julie ficelait lâchement les six an- oras dans un sac de lin bleu et es portait à la rivière.C'est ainsi que moururent \u2014 elle en mourut aussi, la pauvre sainte demoiselle ! \u2014 les beaux matous de tante Luce.Emile Escande.8t-Sodfrey, P.@.ON LE TROUVE PARTOUT.\u2014 Aucu remède ne possède l'efficacité du BAUME RHUMAL, pour la guérison prompte et radicale de latoux, quelle que soit la cause qui l\u2019ait provoquée.Eu vente partout, 25\u20ac la boureille.Gin Canadien Oroix Rouge Cri d\u2019un mari en acqaittant une note de conturière qui attelut un chiffre fantastique: \u2014Décidément si l'homme est un roseau nean mélodrame.\u201cA Jolly American Tramp '\u2019 est une pièce américuine typl- que, qui fait ressortir d\u2019un bont À l\u2019autre l\u2019énergie, l'impulsion d'un ouvrier hou- nête qui, par la force des circonstances, est devenu un vagabond.La pièce contient une morale: c\u2019ést quan homme qui est parvenu à s\u2019élc ver \u20ac sa modeste position dans la vie, ne devrait jamais oublier ses compagnons d\u2019autrefois.Quoique très sévère par mouients, la pièce abonde en situations provoquant l\u2019hilarité.Quelques numéros de vaudeville occupe le temps des cutrlactes.Parmi une troupe nombreuse nous trouvons les noms bien connus de Jack Allen, le rôle du vegabond, Miles Kitcy Bingham, Maggie Meridith, Carrie Guât-en, MM.Barry Clifton et Charles E.Graham.AU PROCTOR .La tronpe permanente du Proctcr ang- mentée de Quelques nouveaux artistes, annoncés avec grand fracas, n\u2019a pas paru satisfaire le public cette seninine, Nous croyons aussi que la cause en est plutôt à la réputation surfaite des artistes.Un de nos confrères a voulu excuser le fiasco en disant que \u2018\u2018 Our Boarding Hbônse est une comédie saus \u2018\u2018rime ni boa sens ?; mais c'est le défaut d'un grand nombre de comédies, qui ne manqueat pourtant pas d'être applaudis chague fois qu\u2019elles sont jouées par une troupe de premier ordie, Bref la troupe du Proctor a transformé en \u201cun four\" une pldce qui a en un grand succès aux Etats-Unis, Ajoutous que Jea tableaux humains, qui d\u2019aprés a Presse sont \u201ctrès imparfaits \u201d ne nous rappellent en rien les véritables œuvres d'art représeniées ps: jean Marcel l'année dernière.Sour Ia dire:- tion de son nouveau gérant, le théâtre de la rue Guy ne doit pas rapporter plus de bénéfice à son propriétaire, mais de plus c\u2019est un fait incontestable que le public comumenee À se fatiguer des élémouta d'ordre inférieur qu\u2019on nous y débite.Rapérons que la direction s\u2019apercevra à temps que le public de Moniréal se contente aussi peu de médiocrités que le publie de ls métropole des Etats-Unis, On nous annonce pour cette semaine ¢* Locked out at 3 a.m.\" et ¢ The Bells.\u201d \\THRATRE NATIONAL FKANCAYS' * UNR CAUSE CRLREPR\" \u2018 La semaine prochaine, 16 grand dinnie de d\u2019Rnnery célèbre,\u201d sera à l'affiche Au Théâtre Nu- ; tional Français.Montée avec ur grand luxe de décors et de Costumes, cette pièce dont le succès a été éclatant en Europe et aux Etats-Unis et dunt \u2018ous pouvous nous dispenser de faire l\u2019Éloge, atlirera certainerzent des anditolres conaldézables.Elle aura, d\u2019ailleurs, en outre de an ma- :Srinte-Céclle, \u2014 Accompagnateur, et Cormond, \u2018\u2018 Une causer! lui de Jean Renaud, la victime d'une erreur judiciaire, a Été confié à'M, Paul Cazeneuve, au Théâtre National et sur lés grandes scènes américaines où il l\u2019a joué nombre de fois, ce rôle a Été pour Cazeneuve un véritable triomphe, Les scènes profondément Émouvantes et les situations qui empoignent le spectateur aboudent daus \u2018\u201c Une cause célèbre\u2019! L\u2019assassinat de Madeleine pas Lazard, l\u2019arrestation et la condamnation de Jean Renaud, le défilé des forçats parmi lesquels Adrienne reconnaît son père, l'arrestation et le châtiment de l\u2019assassin Lazard, puis la réhabilitation de Jean Renaud produisent toujours le plus grand effet.\u201c\u2018 Une Cause Célèbre n'est pas une pièce à grand spectacle, mals comporte de très beaux tableaux tels que le camp VENEZ VOIR NOS JOLIS IMPORTATION DU PRINTEMPS.\u2014\u2014\u2014 : = Derniers Modèles DE PARIS, LONDRES ET NEW-YORK.* français après la bataille de Tontenay reproduction de la célèbre toile d'Horace Vernet, le parc du château d\u2019Aubeterre aux environs de Toulon et plusieurs salons très luxueux.A part M.Cazeneuve les interprètes du drame seront MM.T.Hamel, Fillon, Nangys, Petit-Jean, Soulier, De la Barre, Godeau, Leurs, Villeray, Mme de la Sablonnière, Melle Moret, Mme Nogière, Melles Verteuil et Brémont, Mme Souller et la petite Eva que le public montréalais a déjà eu le plaisir \u2018applaudir et [qui est toujours uu pro- g-ès.THÉATRE DES NOUVEAUTÉS La direction du Théâtre des Nouveautés réserve à ses nombreux habitués un autre régal pour la semaine prochaine, Après le succts de \u201c Divorgons,\u201d quia fait salle comble toute cette semaine, on aura une comédie de Gordinet, précédée d\u2019un lever de rideau de Grenet Dancourt, La comédie de Gordivet a pour titre \u2018\u2018 Jonathan.\u201d On n\u2019imagine rien de plus désopilant.C'est, en trois actes, débordant de situations cocasses, de perplexités abaurdes, et de péripéties folichonnes, l'histoire d'un mariage retardé indéfiniment.3 Mlle Meryem et Mlle Ethel, M.Daue, M.Prad et M.Turcan y tiendront les principaux rôles, C'est une garantie de auccès.Comme lever de rideau, M.Turcan et Mlle Meissonnier nous donneront \u2018\u2018 La Sau'erelle,\u201d par Grenet Dancourt.Voi)à certes deux pièces qui réjouiront grandement notre public.Tous les soirs, en outre, on entendra Mille Meissonnier et Mlle Angèle d'Arcy.Aux soirées de Gala, nous aurons, outre des excellentes chanteuses, ME\u2018lcuard T.aberge, qui fera ses débuts aux Nouveautés la soruaine prochaine.PARC SOHMER Il va sans dire que les programmes du Dimanche au Parc Sohmer, sont toujours amusants et intéressants.Celui qui y sera donné aujourd'hui, ne le cédera en rien à ceux dont nous sommes acccoutumés, Par un concours d\u2019heureuses circonstances, la Direction a pn s'assurer les services de tont un essaim de sumnités daus la profusion du Vaudeville.Ne citons comme preuve, que l\u2019engagement des 3 Millards, et des [frères Spaulding dont la réputation est déjà célèbre pour tout le continent.Les amateurs de bicycles surtont ne devront pas manquer d'aller constater jusqu\u2019à quel ss.point l'on peut devenir expert dans la manipulation de ce véhicule.En un mot tout le programme est diver \u2018sant au possible, Comme toujours la musique du Parc se fera entendre dans de jolies &élections.AU PENSIONNAT MONT ST-LOUIS On nous annonce pour mardi, 29 avril, À deux heures, une séance dramatique et musicale, donnée par les élèves et anciens élèves du pensionnat.On jouera un drame patriotique intitulé ** Une Conspiration ou Obamplaiu,\u201d Monsieur Cleczhowski, le consul général de France, présidera la séance.Scaramouche.Voulez-vous l\u2019adresse d\u2019un bon tailleur ?Allez 1687 rue Notre-Dame, chez B.A.Leprohon & Cie.vin Canadien Oroir Rouge La Soirée des journalistes \u2014 C\u2019est aujourd'hui qu\u2019aura lieu, au Monnment National, la dernière soirée organisée par les journalistes de Montréal su profit de l\u2019œuvre des écoles pour les enfante des colons du Nord de Montréal.C\u2019ert l\u2019œuvre patriotique par excellence et s\u2019il faut en juger par l'entrain avec lequel les biliets s\u2019enlèvent, la grrade salle du Monument sera trop petite pour contenir les amis de la colonisation, qui tiennent À encourager et de leur argent et de leur présence cé monvemeut g néreux et spontané mL faveur des en- feats \u201ce ceux qui bravent tout pour uyrar ir notre domaine national.T sci le programme varié qui sera exécuté à cette soirée : PROGRAMME 1.-Ouverture-Orchestre Sainte.Cécile 2.-Récitation-M.Paul Cazeneuve, directeur artistique de Théâtre National rançais.| 3.\u2014M.R.Harmaut, directeur artisti- Que du Palais Royal.Scène d'imitation : \u201cLes Bonjours\u201d Deranne.Matelote.\u2018* La boîte de Chine * Thécdore Botrel.4.-\u2014-M.Prad-\u2018* Vive iv France,\u201d Fréchette.5.- Violon-Airs canadiens, Alfred De- Seve, 6.-Chœur des Etudlsta de Laval\u2014 \u201c O Canada, terre de nos sieux\u2019 (A.B.Routhier.) 7.\u2014\u2018 Je vous aime ! \"\u2014 Broderie de raison sur un thème d'amour, par Louvigny | de Montigny.Maitre Grandefoy\u2014 M.Nangys.Maude \u2014Mme Moret.8.\u2014Monologue comique\u2014M.G.Dane, directeur artistique du ThéAtre des Nouveautés.9 \u2014 Mlle Ethiel\u2014Le roman champêtre ==De Royer, Le Drapeau anglais\u2014Fréchette.10,\u2014Allocution \u2014 M.Godfroy Langlois, président du Comité des Journaates.11,-\u2014\u201c Le Patriotisme canadien,\u201d M.Henri Bourassa, député d+ Labelle aux Commuues.12,.\u2014Ohaut-Le Drapeau de Carillon \u2014 (Octave Crémazie), par E, Dugrette.13 \u2014 L'Extra Lucide \u2014 Birazrerie en une scdne de Gecrgas Cor-teline, par Mlle Ethel ot Bl.Prad.14.\u2014Salut A nos gloires canadiennes\u2014 Galerie atéréoscopique offerte au Comité dea journalistes par la direction du Musée en, _- 15\u2014Vive 1a Canadienne |\u2014Orchestre M.Xraery Lavigne., Les portet seront ouveftes À sept beuree et la représentation.ccim.i*uncers à huit fienures précise.TLE v me ; \u201c Gin Canadien Uroix Rouge Ni Sm On parle de Mintelligeuze des chiens, \u2014Moi dit & son tour 12 Marseillais Capoulade, j'sl un caniche qui va me chercher mon journal tous les matins.Et il pensant, on peut dire que la fenure est La ropeau.dépersant i A nifique mise en scène, une interprétation i premier erdre.Le 1éle principal, co- lève la patte contre le kiosque lorsque 1a © Derière heure '\u2019 n'est pas intéros- san rit Filex.Desmarteau chic.$3 Emmagasinage de fourrures tre lea mites, RUE] AF NINN CEN Nos 65, 67 Ox] OD DCN LS 3 i ENCANTEURS Et Agents d\u2019|mmeubles \u2026\u2014 et 69 rue St-Jacques Vente pour le commerce tous les Mercredis Attestation du Docteur P.CARLES L'un des médecins les plus en renommé de l\u2019Europe.Nous exhibons tout ce que la chapellerie moderne fabrique de bon et de NOS PRIX SONT CONNUS DE TOUS | ARMAND DOIN 1584 rue Notre-Dame, Vis-à-Vis le Palais de Justice durant l'été.Garantie eon- BAS PRIX.a Sa NE I SEE IE RDEUTIES Professeur- Agrégé do la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux ; Ex-Préparateur de Chimie, do Pharmacie et de Toxieologio 4 I'Ecole de Phar macis de Paris.Chimiste- Expert des Triburmnn cas de constat modifier Je l'ai administré couramment nvec un traitement approprié, dans des htfyte puimonaire, de chlore-anémie, d'atonie nerveuse, CL j'ai A contr.tué puissomment À relever les forces vitales et À varablement ces états morbides A a Pai expérimenté a Tat fe Br tr un 7 vinauxe( agréable que tonique (8igné), Dr P.ARLES SOOOCOOOL! 1632 rue Ste-Catherinc Suzeursale da Journal LES DEBATS LISEZ Le Monde Mode.ue, revue Française Illustrée bi-mensuelle, 15c le numéro Fémina, publication bi mensuelle pour 1a femme et 1a fatnille, 1 Sc le numéro JOURNAUX ILLUSTRES La Vie Illustrée, roc.L'Armée et Marine, 15¢.L'Iluatratton, zoc.i Le Petit Journal, Le Petit Parisien, L'Illustré Natioua], 3 cts LR NUMERO Le Soviire, i.e Bon Vivant, Le Journal des Voyages, s cts LE NUMERO renons des abontiements pour ous 124 journaux français.J.PONY Le Rire, Noun iene - de ARR RU EU CE A I UO EUR REE UE: \u2018Tel.Bell Main 1603.March.520 Hotel Riendeau 58e 60 Place Jacques-Cartier, J.A.TANGUAY, Propriétaire.J.N.TRUDRAU, Gérant, A proximité des Bateaux de la Cie Richelleu, ÿ es garcs de chemin de fer, du Palais de i Justice et de l'Hôtel de Ville.È 83, par Jour i 2 3 Taux : 81.50 à Lau FF EE OEE gE (Buccerseur de Chs.Deumiarteau) Comptable, Auditeur, Tiquidateur de Faillites P 1898-1600 NOTRE - DAME MONTRRAL le 0e 00e 2 Ph se a aS.lB A VENDRE Chez G.VIGAUD 545 Avenue Mont-Royal Téléphone Bel), Ral 452 1,000,000 de dowaines de boutei les de pharmacies et de parturuerie,\u2019 des bouteilles à bièra, à pickles, etc, etc, = BOIVIN, WILSON & CIE, Moatréal, seuls agents pour Je Cannds et jee Btats-Unis., DEMANDEZ Id YIGAUDINE, © i & vendre chez tous les épiciers g $ .60 1a Bertellle | TRAINS ADDITIONNELS A STR-AGATHE, LABELLRE, ct les stations intermédiaires.(De la Place Viger): 1.25 p.m.les samedis, à partir du 3 mai.Au retour, part de Labelle les lundis à 4 30 a.m., arrive A Montréal A 8.40 a.m, 9-13 A.1N.les dimanches à partir du 4 mai, au retour, part de Labelle à 5 p.m., arrive à Montréal à 0.45.A STR-AGATHE ct les stations intermédiaires.! 9.00 a.m.Les jours de semaine, À partir de lundi le 5 mai.Au retour, partde Ste-Agathe À 4.15 pme arrive à Montréal à 7.05 p.mate n sc rend A Labelle et en revient les jeudis.A PLANTAGENET ot les stations édiuires.interm (De la rue Windsor) 6.14 p.m.Les Jours de semaine, à partir de undi, 1e 5 mai, au retour, part de Plantage net les jours de semaine À 7 15 a.m.arrive À Montréal à 9.35 a.m.Ces trains son en sus du service actuel.SERVICE DE TRAINS DR QUEBEC (De Ia Place Viger) $3.30 asm.fa p.m., 43.30 P.m,, 11.00 p.m.*Tous les jours, #T
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