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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 26 octobre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1902-10-26, Collections de BAnQ.

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[" ; | Bme ANNEE, No 153 | Annonces, Réclames, Faits-Divers | S'adresser directement À l'Administration des \u201c DEBATS\u201d | | 25 Rue Sant-Jacques te MONTREAL, P.Q: Yel.Bell, Main 3840.REDACTION Boite Postale 2188 Tous les jours de 10 hrs a.m.4 8 hrs p.m, Le Samedi jusqu\u2019à minuit, Los manuscrits non insérés sont rendus es auteurs responsables.Jor demande.Les articles seront signés et JOURNAL INDEPENDANT, MoxTazar, (à domicile, = 26 Octobre 1903 7 j Le Numéro: - - - 2 Sous ABONNEMENTS par poste.$1.00 par an CARADA Xr ETAT8.UNIS.1.0\" ETRANGER.00 r0vensssasene coos 1.50 Fitelier: 1595 et 1597 rue Ontario Parait le Samedi a 8 hra Coin Avenue Hotel-de-Ville Tel.Bell, Est 1121 Pete .Le Dimanche a 6 hrs a.m, Cf \u2018 NIQI ze De bons colons M.le ministre Sifton, en ez qualité de surintendant général des Sauvages, nous a fait cadeau, moyennant finances, d\u2019un lot de Doukhobors impossibles à gouverner.L'administration a moins de _peine avez les Sauteux et les Cris qu'avec cette horde venue de Ruspie et qui chez nous, sur la terre de ln liberté, n\u2019est satisfaite ni de nos lois, ni de nos coutumes.L'expérience tentéo en grand par M.Sifton découragera peut- \u2018être le gouvernement de faire ve- jpir au Canada des groupes com- ypacte de nationalités étrangères.{Mais si M.Sifton a eula main malheurevse, il ne faut pas en conclure qu'aucun autre effort ne doit ôtre tenté pour nous assurer de bons colons.l!yadans un coin de la Tur- Quie d'Asie, des familles Armé- :niennes qui devraient être attirées chez nous.Ce sont des colons mo- idèles qui ne demandent qu\u2019à vivre et qu\u2019on massacre sans pitié parce \u2018qu\u2019ils sont chrétiens.: Ils viennent encore une fois d'envoyer aux gouvernements anglais jet français une pétition pour exposer leur déplorable situation et crier au secours, # Cinquante mille Arméniens pourraient venir au Canada peupler notre Nord-Ouest et même une onne partie de notre province de Québec.HW Nous croyons que le gouvernement devrait considérer cette ques- fFtion avec toute l'attention qu\u2019elle | comporte.; Onésime Martin dl croit que c'est arrivé f On a gouvent fait remarquer la acilité avec laquelle M.Laurier, epuis son arrivé au pouvoir, shange d'idée et même, au besoin, e conviction.\u201c Peu d'hommes politiques, en Êoffet, possèdent à un tel degré féètte faculté d'auto-suggestion qui Méoit si singulièrement contribuer à \u201cla paix de la conscience.t C'est un fait acgez connu qu'avant la guerre du Transvaal, M.Laurier, comme tous secs cotapa- triotes, bl\\mait fortement l'attitude de l\u2019Angletrre : le £eul nom de Chamberlain lui faisait horreur.Qu'on en demande des nouvelles À ceux qui, à cette époque (les temps sont bien changés Ÿ, jouissaient de l'intimité du premier ministre.La guerre déclarée, M.Laurier Btait forcé de faire publiquement Æa profession de fol; il la fit.{pour l\u2019Angleterre, sans toutefois y meltre d\u2019enthousinsme.Deux ou trois mois après, à la Chambre, il parlait avec chaleur de la justice de la guerre.Six mois après, il s\u2019indignait qu'on osât contester à l'Angleterre fle droit de s'emparer du Transvanl.Un extrait du compte rendu de &on récent discours de Liverpool va nous montrer jusqu'où il en est rendu aujourd\u2019hui dans cette voie.\u201cNous traduisons du Herald (joux- - dal lnuriériste) : Les orateurs précédenis ont été assez bons de parler du Canada en termes fort -aimables.Ils ont fait allusion à la part 1 prise par ce pays A Ia guerre.Le Causda a fait très peu de chose, mais ce très peu, il l\u2019a fait parce qu\u2019à ses yeux la guerre, doiu d'avoir Été provoquée par la Grande- ! Bretagne, lui avait Été imposée par un \u2018ennemi qui méditait et complotait de- ypuls longtemps d\u2019asservir tonte l\u2019Afrique Australe à une seule race.Pour l'Angleerre, le but de la lutte n'était pas la sou- veraîneté d'une race, mais l'égalité de toutes les races.Quand on peut se faire accroire de pareilles blagues, on a tort de 86 laisser gêner par les principes.* B.Fortier 2 = { 3 \u2014\u2014 tes e\u2014 Le Buste de Victor Hugo Carli, avec la plume de Fréchette, ou Louis Honoré sous la signature de Carli, afirme en termes pompeux et indignés que le busto de Fréchette n\u2019a pas été fait d\u2019après la photographie de Victor ugo.Pourquoi crier si fort ?Ai-je dit quo le buats fut fait d\u2019après photo- aphie du maître ?Non monsieur, e ne l\u2019ai pas dit.J'ai dit seule.\u2018ment que jo le oroyais.et je le orois encore.oy Etvous?- \"Je n'ai pas dit, non plus, que .Ær6chette se soit laissé pousser la : AW : barbe pour ressembler À ce portrait bien connu du vieux maître ?\u2014Et pourtant je le orois.Car Louis Honoré était très fier de =a beauté réelle, quoique commune, alors qu'il portait seulement moustache, ot il ne l'aurait pas sacrifiée eir do s\u2019enlaidir.Car en essayant do rossembler à cette vieille têle si belle du poôte penseur, il s\u2019est simplement enlaidi.Sa tête est toujours commune et le reflet du génio ne l\u2019illumine pas.Je n\u2019ai pas dit que Fréchette ait demandé à Carli de \u2018* l\u2019idéaliser\u201d ; estimant très justement que sa reproduction \u201c\u2018 nature \u201d ne donnerait aucunement l\u2019impression d\u2019un poète ni d'un penseur.Et, n'est ce pas, cher lecteur, vous tavez que l'Idéal de Louis Honoré, c\u2019est Victor Hugo.N\u2019est-il donc pas raisonnable de croire que Carli, pour plaire à Fréchette, ne pouvait rien chercher de mieux pour l\u2019 \u201c\u2018 idéaliser \" que de lui donner une certaine ressemblance avec l\u2019Idéal ?Mais pourquoi discuter plus longtemps ?Il y a un buste, n'est- ce pas ?Et bien que ce bon gros monsieur Carli l\u2019expose ce buste à la grecque, le cou nu et le peplum sur les épaules, le front couronné de lauriers, et je vous laisse à jugar, cher lecteur, ai l'intention d'attraper une vague ressemblance du poète n\u2019y est pas évidente.D'ailleurs, je suis loin de blà- mer Louis Honoré de vouloir laisser à la postérité un buste peu rossemblant.Et même, plus il ressemblera à Victor Hugo, plus il sera dans la note.A quand l\u2019exposition du Buste, monsieur Carli ! Et, en attendant : votre serviteur.Pierre Lafleur Echos Saint-Zola.\u2014 L'auteur des Pougon-Macquart avait \u2014 qui s\u2019en fût douté\u2014un saint dans ses ancé- tres.Et ce saint est tout à fait authentique.Il appartenait à la branche de Brezcia, où un Zola est encore coneeiller à la cour d\u2019appel.\u201d 11 s'appelait Jean-Baptiste et, d\u2019après d'officiels documents retrouvés dans In Sentinella bresciana, il devint membre dela Compagnie de Jésus, vers l\u2019an 1600.En 1602, il se rendit aux Indes portugaises et s'établit comme missionnaire d\u2019abord à Goa, puis à Macao.En 1606, il partit pour le Japon, où il mourut martyr, brûlé sur un bûcher en 1620.Enfin, en 1860, apres qu\u2019on eut procédé à toutes les enquêtes nécessaires et rempli toutes les formalités requises, Jean Baptiste Zola fut canonisé par Pie IX.Le trust des Cirques.\u2014 C'était inévitable par ce temps.de \u2018\u2018 true- ti:mo \u201d\u2019 à outrance : après le syn- diocat théâtral, le trust des cirques! On annonce en effet, et de source officislle, que les quatre plus grands cirques du mondo, À Eavoir : le \u2018\u201c Wild West \u201d de Buffalo Bill, la Société Barnum and Bailey, le cirque Forepaugh et le cirque Sell viennent, selon l\u2019argot financier, do se consolider entre eux.Cette combinaison, la plu: formi- Jable qu\u2019ait eu À enregiatrer jusqu\u2019ici l\u2019histoire de \u2018\u2018l\u2019industrio théâtrale \u201d avait donné lieu à de longs pourparlers, qui se sont enfin terminés.La nouvelle a son importance, puisque le nouveau * trust\u2019.annonce carrément son intention de \u201c contrôler \u201d les affuires de cirques non seulement aux Etats-Unis, mais même en Europe.Il est probable que cette puissante organisation doviendra bientôt maîtresee du Crystal Palace de Londres et d\u2019un des grands établissoments ai- milaires de Paris.Le Thé de Bœuf Bourbonnière est en vente à $6.50 le gallon ct a $8 la douzaine de bouteilles comptant sur livraison ou $9.50 la douzaine à trente jours.Téléphonez Bell Est 1122, Une moisson historique.\u2014 On me peut appeler nutrément lu moisson qui viont d\u2019être faite dans une petite commune du dé parte- ment de laSpnime, nommé Naours.Au mois de novembre dernier, uelques paysans .découvrirent dans les eouterrnins de cette localité, une grande quantité de blé en fort bon état de convereation.Cos souterrains sont bien connus dans Ja région.Vers la fin dos uerres du règne de Louis XIV, ls furent occupés par les troupes anglaises qui en avait fait une sorte de magasin d'approvigionne- ments.Après la bataille de Malplaquet, en 1709, les Anglais se retirèrent, laissant dans ces souterrains une grande quantité do marchandises et fe denies.wlimontai.res.Le bl décoivert 'aunée der- nidro date évidemmient de ce époque.Il ge trouvait dans une dans le seul but, pour le seul plai- | bl Balerie dont l\u2019entrée était complètement obstruée.Les paysans eurent l\u2019idée d\u2019ensemencer ce blé, sans toutefois fonder de grandes espérances eur Bon révoil germinatif.Or, les grains de blé ont poussé admira- ement ct la récolte vient d\u2019en être faite.Elle a été superbe.Voilà qui démontre victorieusement la persistance indéfinie du pra voir germinatif du grain de Machines à écrire.\u2014Le gouvernement hongrois a fait procéder À une enquête d'où il résuite qu\u2019après une dizaine d\u2019années les caractères des machines à écrire s\u2019effacent.Il a, par suite, été décidé que l\u2019emploi de ces appareils sera proscrit pour les documents destinés à rester aux archives.Mais combien innombrables pourront cncore se calligraphier de cette façon les pièces d\u2019un jour, qu\u2019emporte le vent de l\u2019actualité.Plus fort qu\u2019au Canada.\u2014 Une Italienne qui a bien mérité de sa patrie, c\u2019est le signora Maddalena Granatta, en faveur de laquelle circule, en ce moment, une pétition à Naples et aux environs.Cette respectable matronne, qui vit à Nocera, un village situé non loin de Naples, n'a pas eu, pendant les dix-nouf ans qu'elle a vécus avec son mari, mois de goixante- deux enfants,\u2014vous avez bien lu - soixante-deux, \u2014 dont cinquante- neuf garçons et trois filles seulement.Onze fois de suite, en neuf ans, elle a donn6 le jour À trois jumeaux ; trois fois elle a accouché de quatre garçons et une fois de cinq garçons et ure fille, Les douze autres naissances ont été normales, quoique très rapprochées.Ls fait, absolument extraordinaire, unique en son genre, que nous signalons, est attesté par deux ou trois mille signataires qui demandent au gouvernement,dans leur pétition une pension viagère de 1,800 lires pour Maddalena Granatta, aujourd'hui âgée de cinquante-sept ans et incapable de gagner sa vie.Les malices du clavigraphe.\u2014Un jeune homme do nos connaissances s\u2019en est fait jouer une bonne par son clavigraphe, l'autre jour.es lettres u et y étant voisines sur le clavier, il a, de distraction, terminé une lettre par ces mots: Votre tout devoyé serviteur.Il en est furieux.Toute vérité n'est pas bonne à dire, A.Favreau.Tirez les premiers C'est un secret de polichinelle qu\u2019en voyant sortir M.Tarte du cabinet, un certain nombre delibé- raux se réjouissaient déja de l\u2019attitude agressive qu'il ne manquerait pas de prendre envers ses anciens collègues.Il leur fallait ce prétexte pour partir en guerre.La tête qu\u2019ils ont dû faire, en lisant la lettre de M.Tarte à ses concitoyens ! L'ancien ministre des Travaux Publics n\u2019a attaqué personne.Si l'on en juge par le ton de sa lettre, il n\u2019entend attaquer personno.- I1 proche la protection tout en appuyant, sur lea autres points, le gouvernement Laurier.Le gou- vernemient Laurier sera forcé de réviser lo tarif.It alors, le parti libéral se demandera pourquoi les collègues de M.Laurier ont insulté M.Tarte, et pourquoi M.Tarte est gorti du cabinet.Tout vient à point à qui sait attendre.M.Tarte sait aitendre.Aladin La générosité d'Albion Le London Daily News à publié récemment le texte de Ja loi martiale en vigueur au Transvaal.Le Rév.D.W.Drew attire l\u2019attontion sur la ciroulaire suivante : \u201cVous devez faire avec le plus \u201c grand soin la distribution des \u2018 vivres et ne pas permettre qu\u2019une +t geulo famille ait pour plus d'une \u201c semaine de nourriture.Aucun \u201c boer de votre district ne pourra \u201c recevoir davantage même s'il \u201c doit faire cent milles à pied pour \u201c\u201c recevoir cette provision.\u201d Signé H.B.C., commandant du cercle No 1\" Dana l'état de misère où ze trouvaient les Boers après la campagne, il semble que les Anglais auraient pu se montrer plus humains avec oux.On comprend que les généraux Botha, Delarey et de Wet soient venus en Europe alin de recueillir des fonds pour venir en aide à leurs frères malhourgux.Ils savent qu'ils n'ont pas à compter sûr la générosité des fils d\u2019Albion.J.V.Le Général Booth J\u2019aime l\u2019armée mais seulement dans les toiles de Detaille et les dessins de Raffet.J\u2019admire les généraux, mais seulement lora- qu\u2019ils sont peints par Gros ou signés par Meissonnier.Même, j'en suis venu à me persuader que les guerriers ne sont vraiment utiles à l\u2019humanité qu'après leur décès.Ils servent alors de \u2018\u2018 motifs \u201d aux poètes, aux peintres, aux sculpteurs et leurs défroques font l\u2019orgueil des musées et la joie des amateurs.Imbu de ces tristes principes, je ne pouvais manquer d\u2019aller voir Master Booth, le vieux général d\u2019une nouvelle armée ei différente de toutes les autres et dimanche vers trois \u2018heures, j'envahissids la salle appelée Windsor en compagnie de mon fidèle nègre, Cléo- 18, P Nous entrons.Salle comble.Un jour pâle éclaire une imposante collection de crânes chauves et de chapeaux demi saison.\u2014 Modes d'automne et crânes divers, murmure Cléophas, attendri.Au fond, derrière une espèce de tribunal tendu de serge rouge sit- gent les diguitaires de l'Armée et os invités de marque.Un colonel qui a la tête de Jaurès, moins les cheveux, récite un petit monologue qui ressemble à une prière et que la foule écoute tôte basse et puis il chante des choses sublimes mais incompréhensibles.Enfin le général ge lève et salue, cela va sans dire, pour ne pas faire mentir le nom de l\u2019armée.Le général Booth, c\u2019est Moïse en uniforme.Il parle.O surprise ! il a la voix de Choppart, le ténébreux cocher du \u201cCourrier de Lyon,\u2019 une voix forte, mais éraillée, aux intonations inattendues.À ce moment, Cléophas me désigne une pancarte rédigée dans la langue de Chamberlain.* Défense de sortir avant l\u2019arrôt complet du général.\u201d Hélas le gé- ral parle durant une heure avec aisance et facilité.Il est bien a plaudi de l\u2019état-major et semble vivement goûté du public.Malheureusentant Cléophas, mon fidèlo nègre, ne comprend absolument rien et dès lors le prêche est pour lui dénué d\u2019intérôt.\u2014 \u201cY a pas d\u2019Boot.h,\u201d susurre-t-il de temps à autre en regardant sa montre.Lorsqu\u2019enfin le général s'arrête nous n'avons que des idées très confuses sous la teneur de son discours, mais il an dû être très bien car personne ne dort sauf un adolescent affalé sur les tuyaux du calorifère.En effet, le général Booth n\u2019est point de ces prophètes hargnoux et raseurs qui cherchent à en imposer aux populations par des cheveux mal peignés et des anathé- mes furibonds.Il a le mot pour rire et s\u2019il lui arrive de rugir parfois, ce n\u2019est point de colère c'est d'enthousiasme.Ce paisible guerrier blanchi sous le harnois est un prince de la bonté.Il a jeté les bases du trust d\u2019après-demain, le trust des bonnes volontés et ccla n\u2019est pas l\u2019œuvre d\u2019un médiocre.On a ri, on sourit encore de cette armée bizarre en marche vers des Jérusalems inconnues et:il est vrai de dire que, dans cette société, si le fonds est excellent, la forme est souvent dérisoire.Sans doute, jouer de la grosse caisse et du cornet à pistons eat une œuvre agréable au Seigneur.Il est bien d\u2019ailer par les voies publiques et dans les carrefours chanter la gloire du Très-haut, il est beau de confesser ses erreurs passées sur un diapason très élevé.Mais il faut avouer que tout cela prête à rire et ce prêt-là, comme chaçun sait, nerapporte pas de gros intérêts.Ce racolage des âmes au son du fifre et du tambour ne me paraît pas devoir ôtre riche en résultats.Quelque idéaliste qu\u2019ils soient c\u2019est aux sens que s\u2019udressent les Salutistes pour convaincre.Pour eux, convertir c\u2019est vainore des oreilles par la suavité des chants et les accords du trombone ou par l'Apreté soutenue de voix en délire.Un prêche à l'armée du Salut est une lutte entre les conscichces de l\u2019auditoire et le gosier du prédicateur.Or ce n\u2019est pas en hurlant une doctrine qu\u2019on la fait comprendre et il est également vain do s0 livrer à des pantomines désordonnées pour enseignor la vérité aux nations.: Combien plus salutaires pour los âmes bien nées, sernient des conñi- donces sur l'au-delà, chuchotées dans l'intimité par des madeleines pas trop repenties ot très discrètement maternelles.C\u2019est du moins ce qu'afiirme Cléophas mais'ce vieux nègre chimérique est à moitié fou, triste conséquence d\u2019excès de boisson.Ce n\u2019est là qu\u2019une réverie d\u2019idéologue, car les amazones de l'Armée du Salut sont en général dénuées » de grâce et vêlyes sans art, mal armées par coñséquent pour la CE a - .toa ee = conversion des enfants du siècle.À force de renoncer aux pompes de Satan, plusieurs en viennent à ne plus se laver que tous les six mois ct l'observateur s'en afllige 8\u2019ila quelque gentiment des couleurs et des parfums.A la salle Windsor j'avais pour voisines deux galutistes d'incertain âge.Je suis porsuadé que des lye et des oranges fleurissent dans leurs cœurs et pourtant elles exhalaient uno odeur fade de pauvreté mal tenue.Ces créatures ont l\u2019apparence de nonnes excentriques ot défrai- chies ot quelques-unes méme, semblent plus propres à figurer dans un cerisier pour faire peur aux oiseaux du ciel qu'à mener pafître l'agneau pascal sur les fortifs de la nouvelle Sion.Il est permis d\u2019en sourire mais on aurait tort d\u2019oublier que c\u2019est par les humbles que commencent et que s\u2019achèvent les révolutions.Au fond les soldats de l'Armée du Salut préchent surtout par l\u2019intolérance et l\u2019étroitesse des idées malgré leurs excellentes intentions.Qu'ils niont l'Intelligence ot Île auront ln bonté, que la bonté de quelques-uns devienne lu bonté de tous et beaucoup de choses ignobles qu\u2019on révère , aujourd\u2019hui seront balayées de la face de la Terre.Voilà pourquoi, toute réflexion faite, je préfère le général Booth au général Bonaparte et son hum° ble armée À ces efforts splendides de la bêtise humaine quo sont les grandes armées de France, d\u2019Allemagne et d\u2019autres lieux.Johann ès.Le Thé de Bœuf Bourbonnière est en vente à S6.50 le gallon et à 88 la douzaine de bouteilles comptant sur livraison ou 39.50 la douzaine à trente Jours.Téléphonez Bell Est 1122.INCONVENANCE Certains personnages plus officieux qu'officiels, malgré leur prétention, ont la dangereuse manie de se faire auivre par leurs tendres épouses dans les grandes démonstrations populaires.Est-ce le chef de la communauté, qui pour des fins de haute politique, exige la présence de ss femme dans ces réunions d'hommes ?Est-ce la savante diplomatie de la femme qui juge nécessaire sa présence pour la réussite des vastes projets qui naissent dans son cerveau d\u2019ambitieuse ?Encore est-ce le résultat d\u2019une conformation cardiaque défectueuse, ou l\u2019oubli impardonnable de la plus élémentaire pudeur, qui permet à ces Dames de se lancer avec désinvolture dans le sillage de Sir Wilfrid, tout comme se lance avec volupté dans le sillage de la barque, l\u2019irréductible carpe de nos rivières quand elle fraye ?Qui le gait ?À tout événement, la génération actuelle n'est pas encore assez avancée pour voir, sans mot dire, des femmes talonner des hommes publics même sous le regard de la foule.Samedi -dernior, lora de la réception offerte à Sir Wilfrid, à l\u2019hôtel Place Viger, la présence encombrante de certaines femmes renommées par leur diplomatie occulte, et lours minauderies parfumées, était grotesque ot inconvenante, pour ne pas dire plus.La femme d\u2019un politicien, quand même elle a fait beaucoup pour la nomination de son mari, n\u2019a pas le droit d\u2019étaler aussi pompeusement ses charmes politiques et de salir son sexe dans des promiscuités de restaurant.Quand même la nomination de son mari n\u2019est pas étrangère à ses allées et venues empressées à la capitale, À ses cabales gentimenta- leg, uno femme doit aussi avoir de la décence.au moins devant la foule.Mari Michon +
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