Les Débats, 15 février 1903, dimanche 15 février 1903
[" ame ANNEE, No 169 Annonces, Réclames, Faits-Divers S'adresser ditteeterment A l'Administration des \u201c DEBATS\u201d 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q! Tel.Beil, Main 3840- REDACTION Boite Postale 2188 Tous les jours de 10 hrs a.m.3 6 hrs p.m, v Samedi jusqu\u2019à minuit.Les manuscrits non insérés sont rendus sur demande.Les articles soront signés les auteurs responsables.ot JOURNAL INDÉPENDANT \\ CANADA ET ÉTATS-UNIS.ÉTRANGER.0 0000000000 15 Février 1905 .Le Numéro a.- = 2 Sous ABONNEMENTS MoxTrRAL, (A dumicile, par poster.,.$1.50 par an 1.00 .\u2026.1.50 Fltelier: 1595 et 1597 rue Ontario Coin Avenue Hotel-de-Ville Tel.Beli, Est 1121 Parait ls Samedi a 8 hrs pm, Le Dimanche a 6 hrs a.m.La Metropolitan à \u201cLes Débats\u201d Tous les Trucs sont Dévoilés L'histoire du complot.\u2014Comment on tente de faire tomber notre journal dans un guet- apens.\u2014L'avocat détective Claxton.La Metropolitan veut baillonner \u2018\u2018Les Débats.\u2019 \u2014Elle essaye à deux reprises d'obtenir du tribunal qu\u2019on nous condamne au silence.Nous irons devant la Cour du Banc du Roi où nous aurons toute liberté de faire notro preuve au nom de l\u2019intér&t public.La guerre ost déc'arée entre La Metrojiolitun Lite Insurance Co.et le journa! Lrs Dénars.Les hostilités sont ouvertes, les premiers coups de canon ont été déjà tirés et toute Ja population de la province de Québec ent attentive, se demandant qui deg deux lutteurs gortisa victurieux de ce combat inégal.Avant que la môlée ne devienne générale, donnons le tableau des forces qui sont en présence et qui vont se heurter dans cette lutte Bans merci et sans pitié.D'uri côté une puissante compa- nie d'assurance, riche À millions de dollars; de l\u2019autre un petit journal de quatre pages qui n\u2019a pas un sou de capital, ui un sou de dettes.Du côté de la grosse compagnie, l'influence que donne la fortune, Por qui permet de s\u2019nssurer les services des meilleurs avocats et de les choisir méme parmi les procureurs de la couronne ; du côté de la petite feuille, lx pauvreté qui n\u2019attite pas beaucoup de sympa- thier, maïs qui n\u2019a pas découragé deux vaillants lutteurs Maîtres Lucombe et Rocher, auquel au dernier moment est venu ee joindre un redoutable combattant, celui qui a déjà gauvé tant de fois Les ÉBaTs et qui a fuit sauver Gaspard Robillard, M.Gonzalve Desaulniere.Ici ln force, l le droit.Ici les gens-qui vivent de la misère et da l\u2019ignorunce du peuple, là les dé- noncisteurs des honteux procédés de ces vampires.D'un côté Goliath et son armée de Philistins, de l'autre David et ea fronde.Un immense sac d'or contre une plume.La canaillerie, le menson- e, la rapacité contre l\u2019honnêteté \u2019un écrivain qui se faitseul le défenseur de milliers de pauvres victimes, trompées, pillées, dépouillées par des hommes sans scrupule et sans vergogne.Les DÉnars n\u2019ont pour eux que la justice dela cause qu\u2019ils défendent ; la Mdropolitan à pour elle dans cette lutte contre un journaliste, même l\u2019appui conecient, évident des autres journaux qui trompent lu population par des rapports mensongers et d\u2019une partia- itô qui révoiternient des âmes moins bien trempées que la nôtre.Comme spectateurs nous avons la fon!e nombreuse des victimes de la Metropolitan.Comme juge nous avons li loi rous 1'égide protectrice de laquelle nous nous plagons pour crier justice! au nom de notre pauvre population mise en coupe réglée par ces exploileurs venus d\u2019Amérique pour tondre nos bons moutons du faubourg Québec«t de toute notre province.Commencement de la lutte Ls Dinars ont reçu depuis en- Viron quatre mois des plaintes nombreuses d\u2019assurés à la Mctropolitan qui protestaient contre les procédés de cette compagnie à leur égard.D'anciens assurés de La Canadienne avaient été victimes d\u2019infamios, que nous dévoilerons tout au long quand l'heure sera vonue, pour les engager à abandonner leur police d\u2019azsurance et i passer & la Metropolitun.Le nombre des polices annulées sous de faux prétextes par la compagnie était gi considérable que NOUS avons commencé une enquê- to pour nous assurer de la véracité de ces plaintes.A mesure que nous pénétrions plus avant dans nos recherchez, les cas devenaient plus nombreux et plus ecandaleux.Nous avons constaté que la Metropolitan s\u2019enrichissait non seulement sur le dos du pauvre peuple sans expérience, mais encore nux dépens de ses propres agents qui eont les premières victimes de la puissante compa- gnio.L'agent général de la Metropolitan à Montréal, l\u2019ermite américain de Sainte-Marguerite, le nommé Stansfield fut mis au courant par ses inspecteurs du travail que nous faïisions pour recueillir les noms Wes familles qui avaient ét6\"dépouillées par ces tristes exploiteurs.2 Sachant bien que nous n'hésiterions pas un instant À commencer la lutte des que notre dossier serait complet et rempli de cas indiscutables, Slanefield 3ésolut d\u2019arrêter notre campagne avant que nous ne l'ayons entreprise.Sur les conseils de l\u2019avocat-détective C:axton, mêlé à tous les honteux tripotages de la vente du vortefeuillo do la Canadienne A la Metropolitan, le valet Stansfield, le digne agent des exploiteurs en chef de Now-York.voulut protéger sn proie, la mied- re populaire, et empêcher qu'on ne ju lui arrache en démasquant les cunailleries de a compagnie et le systéme épouvantable mis en pratique pour pressurer les c'asses ouvrieres sous le nom de : l\u2019Assu- RANCE INDUSTRIELLE.Une première tois Stansfield eut l'audace de me téléphoner pour me demander uu rendez-vous, et m\u2019inviter à passer à son bureau.Comme je ne me dérange pas d'habitude pour voir des vampires, jo refu:ni naturellement d\u2019aller voir celui-là.Mais j'envoyai l\u2019agent des DEnars, M.Willems, pour qu'il put con- tem pler dans sa tannière une hâte de proie et ge rendre compta de la frous:e qu\u2019elle éprouvait à l\u2019annonce que nous allions la piquer au vif ot la forcer à avouer ses méfaits et peut-être à-rendre gorge de l'or qu\u2019elle a fait auer à no:re classe laborieuse.Stansfield et Claxton comprenant que je les méprisais trop pour me commettre avec de pareils exploiteurs, changèrent leur batterie.Îls surent qu\u2019ex-rédacteur A Lu Pa trie, je me rendais souvent À ce journal pour visiter mes anciens chefs et mes ex-collègues.Et c\u2019est alors qu\u2019ils complotèrent et cons; irèrent pour me faire tomber dans un traquenard.L\u2019avocat-détective, la gloire de notre barreau montréalaie, le désormais légendaire homme nu carreau cassé, murit un plan qui aurait pu réussir avec un journaliste moins en garde que moi contre la canaillerie de certaines natures d\u20196- lite.mais sang aucun ecrupule, La Metropolitan ayant toujours besoin d'appui auprès du gouvernement, nyant toujours besoin de jeter do In poudre aux yeux du public, avait senti ln nécessité de se fuufiler à Lu Patris du temps où Phon.Ministredes Travaux Publics était encore au pouvoir.Contrat d'annonces, impressions, relations personnelles, amitiés particulières, Claxton mit tout en œuvre pour capter In confiance: des jeunes directeurs de La Patrie.Je dvis diro très franchement que j'ai toujours eu ct que j'ai beaucoup d'iulmiration pour mes anciens directeurs MM.L.J.Tarte et Eugène Tarte et que j'ai souvent tenu compto de leurs conseils, de leur expérience des affaires et de leur compétence en matière d'administration de journal.Le policier Claxton sut-il ce détail ?c\u2019est probable | Quoiqu'il en soit il demanda à M.Eugene Tarte d'user de son influence et de ses relations pour arrêter les D&Bars dans leur voie dangarouse\u2026 pour In Metropalitan.Se cervant de In complaisance inconsciente et d\u2019autant plus dan- ereuse pour moi d'un intermé- inire que j'estime, Ciaxton voulut mo faire fixer un rendez-vous par M.E.Tarte.Lo.A moi qui ne demandais rien, qui n\u2019ai jamais laissé entendre que je pourrais me taire pour une considération quelconque, on me parla de compensation, d'annonces et on m\u2019engages à plusieurs reprises à mo rendre au Lureau du détec- tive-uvocat.\u201c\u2026 Jo n\u2019ei jamais rien promis, j'ai toujours déclaré au contraire que j'ignorals Claxton, que je ne savais pas qui il était et que je continuerais a l'ignorer.Un jour que j'étais dans le bureau de M.Eugène Tarte, ce dernier téléphona à M.l'avocat Claxton, que je ne savais pas alors dé- teotive, et lui demanda de venir immédiatement \u2018à son bureau où j'étais présent.Je m\u2019empresai de prendre la porto, ne voulant rien avoir à faire avec un agent quel- \u201c conque dela Métropolitaine.J'avais en ce moment en poche toutes mes preuves contre la puissante compagnie, j'aurais été bien sot de livrer À ceux que j'allais attaquer, toutes mes munitions.Je dis geu- lement à M.E.Tarte et devant son jeune secrétaire, comme témoin : *\u2018 Si vous parlez des Dépars à M.Claxton, dites-lui bien que ce n\u2019est pas un journal de chantage et que si nous faisons une lutte contre la Metropolitan, ce n\u2019est que dans l\u2019in- térét public.\u201d Claxton dut être surpris de trouver l'oiseau envolé.Ainsi l\u2019avocat abusait de la con- flunce que M.E.Tarte avait en lui pour me tenter de me faire tomber dans un piège et compromettre ma réputation et mon honneur de journaliste.M.T.Tarte insista encore et me demanda d'écouter M.Claxton.*\u201c Allez le voir, c\u2019est un charmant homme que vous ne regretterez pas d'avoir conuu.No faites pas une campagne sans l\u2019entendre.\u2014Pour vous faire plaisir, j'enverrai nutre administrateur, mais je n\u2019irai jama*s moi-même.\u201d Je le demande au public, mon juge, qui a fait une pre-sion sur moi pour que je me rende chez Claxton que je ue connaissais pas, dont j'ignorais alorz les fonctions ?N'est-ce pus, M.Eugène Tarte ?parler ?Est-ce M.Claxton ?| Qui m\u2019a demundé d'aller chez ui.Est-ce M.Claxton ?Qui espérait acheter mon silence sans savoir sil était à vendre ?Eat-ce M.Claxton ?Qui m'a fait offrir des annonces et une compensation ?N\u2019est-ce pas Claxton ?Qui donc me faisait offrir douze heures avant de nous citer À comparaître dovant le juge, d'arrêter toute l'affaire et de me donner dans un délai d\u2019un mois un contrat de $200 d\u2019annonces ?N\u2019est ce pas M.Claxton ?Et j'afirme sur Phonneur que cette proposition me fut faite jeudi soir, la veille do l\u2019émission des mandats, qu\u2019il n\u2019eut tenu qu\u2019à moi de faire rentrer dans le néant.Qui a reiusé dette proposition ?C'est moi ! Mon téinoin, je le nommerai ai besoin s\u2019en fait sentir pour laver tout soupçon sur mon comple et j'espère qu'en son Ame et conscience, il ne refusera pas de dire la vérité.Mon ndministrateur a vu M.Claxton ; c\u2019est moi qui l\u2019ai envoyé chez co triste sire, avec mission d'écouter ce qu\u2019it avait à dire el uniquement pour faire plaisir À M.15.Turte.Je voulais offrir une chance à ces gens de se justifier s'ils avaient une eoule excuso à présenter au public.Que s\u2019est-il passé entre Claxton et ie serviteur dévoué du journal, l'homme qui m\u2019a été utile, indispensable même depuis deux ang, le collaborateur en qui j'avais mis toute;mn confiance ; que s\u2019est il passé daus sa prowidre et sa deuxième visite ?je ignore encore, n'ayant pas eu l\u2019occasion d'entendre l'interrogatoire de M.Willems, Mais si je n'ai pas A le détendre, je puis bien exprimer le doute que plus jeune que moi, moins journu- liste, moins averti, il so sera laissé entraîner par la conversation sans saisir le point précis où les explications qu\u2019il était allé chercher sur mon ordre, te chaugeaicnt en propositions.i La justice éclairera ce point.Cluxton crut tenir LEs DÉBATS dans ses griffes.Ii crut m'avoir sali, compromis et triomphant il se précipita chez M.\u2019l'arte après avoir menacé M.Willems de le faire arréter et de tout dévoiler dans les journaux du lendemain.Instruit de ce qui s'était passé je me rendis à La Patrie pour demun- der à M.Eugène Tarte quel était le rôle qu\u2019il avait joué dans toute cette affaire et je reçus cette réponse : \u2018\u2018 Je ne veux plus m\u2019oceu- per de cela, je ne tiens pas à être appelé comme témoin ! \u201d C'était charmant ! ! Pendant ce temps Claxton parlait avec M, L.J.Tarte qui me fit demandor, mais j'étais houreuse- ment parti, sauvé encore uno fois par ma bonne étoile.Qu'avais-je à faire ?Le temps ressait.Sans hésiter je me lançai Hans la lutte.Je résolus de porter Ja guerre dans le camp ennemi avant l'heure que j'avais fixée, C'était à Carthage qu\u2019il fallait frapper et je n\u2019eus pas une minute d'hésitation.Dimanche dernier j'ai donné les remiers coups, je continue au- ourd'hui autant que les loisirs des interrogations, des comparutions, dos accusations mo le permettent.Si je parle trop de moi aujour- d'hul j'en parlerai moins diman- cbe ot prendrai le taureau par les cornes.La guerre ne fait que commencer., Lo Metropolitan est 1a lion terrible qui rügit; Lre Dénars sont comme le petit moucheroun qui pi- uera.la grorss bête jusqu'au fond durtiééèau, Qui a tenté de m'empêcher de Une tentative de La Métropolitaine pour empêcher \u2018\u2018 Les Débats\u201d de continuer la lutte.Comprenant que la plainte portée contre moi ne reposnit sur aucune base et que la connexité entre les deux causes ne pouvait se soutenir en fait et on droit, qu\u2019a fait la Metropolitan ?Elle a demandé par l\u2019organe de son savantiesime procureur M.Cook, au juge Choquette d\u2019ordonner qu\u2019il y aurait-mépris de cour si Lrs DÉBArTs continuaient, pendant la durée du\u2018procès, à publier des attaques vontre la puissante compagnie.Comprenez-vous le jeu de la Jfetropolitan ?Si la prétention extraordinaire de M.Cook avait pu se soutenir, tout était gagné pour la Mitropolitan.Elle eut fait durer le procès dix ans et nous avions bouche close.L'avocat Cook demandait tout simplement, au nom de sn cliente, cette monstruosité d\u2019empêcher la liberté de la presse.C'était le rétablissement de la censure préventive à l\u2019usage unique et exclusif des DEnarTs.La conscience du juge e* celle 6 16voltées d\u2019un pareil attentat et c\u2019est la loi on main que ln demande extraor- des auditeurs ont été dinnire a été rejetée.Nous parlerons, nous dirons tout et nous mettons au défi la Aletropolitan de nous fuire arrêter pour les accusations que nous allons porter contro elle, même mieux Nous New-Yo1k, ce repaire de juifs qui font l\u2019assurence à la petite semaine d\u2019après les procédés juifs et les méthodes juives, ces misérables qui fout plus de mal que les vils usuriers ct qui ne-iarderont pas à être honnis par notre bonne et honnête population-de la province de Québec.Edounrd Charlier.Gazette Rimée ON CANDIDAT, ENPINT \u201d A cause de son cmbonpoint Qui devient jornidable, Sir Jetté serail sur le poiut D'envoyes tout au diable.Fatiqué \u2014qui ne le serait ?\u2014 \u2014(Afoi !)\u2014 de ln vie oisive De Spencer Wood, 1 reprendrait Sa vieille vie active.Æn faisant du golf\" du patin, Un peu de bicyclelte, De longues marches le matin, Zant à pied qu'en raquette, Peut-être, \u2014qui sail ! \u2014 pourrait-il Devenir moins obèse Æt peser au prochain avril, Dans les.soixante-seize.D'ailleurs, son temps est expiré : Fuaisons-lui cet éloge Qui! s'en est galamment tiré.Maintenant, qu'il déloge ! Lt puisque de le remplacer Tout le monde refuse, Pourquoi diable tant jacasser ?Prenez-moi,\u2014ça& m' amuse.Je sens une vocation \u2014 Vocation énorme !\u2014 Pour remplir la position.Et je vous en informe.Comme lienlenant-gouvernenr Je ferais bien l'affaire, Croyez-moi, parole d'honneur ! J'adore ne rien faire, J'ai tout ce qu'il faut pour l'emploi : L'amour du jus de treille, Un appétit de don aloi\u2026 Quand je veux, je sommeille ! Je fus, parait-il, fait exprès.A la façon d\u2019un prince.Ou quelque chose da \u2018peu pres, Pour guider la Province, - Je ferais de tous le bonheur, Le malheur de personne, Etant lieutenant-gouverneur, Vite, qu'on me couronne Pourquoi tant et tant barguigner ?Bougre ! ça me dégoûte : Vous n'avez qu\u2019à vous renseigner «ST vons avez un doute ! Wilfrid Maheu \u2014 mme Les * Dardanelles sont: les préférées duclubman, Une cigarette égyptienne pure à un prix modique, Mises en boîte: avec bouta ou en argent, ou en llège, on unis.Vendues partout À 15 cis le paquet, _ - Nous dirons demnn- dons d'être arrêté sir ce chef pour nous permettre de faire éclater au grand jour, en pleihe salle des assises criminelles, toutes les turpitudes, toutes les hontes de la fu- MOUSO ASSURANCE INDUSTRIELLE tol- le qu\u2019el'e est pratiquée par.ln Metropolitan Life Insurance Company de 24 = es\u201d G y | of, TET pr = J\u2019 Poy | E B53 0 La volitique au Conseil de Ville Depuis que MM.Laporte, Ames et leurs omie, sont arrivés au pouvoir, ils n'ont cessé de faire des déclarations su sujet de la parfaite indépendance du Conseil de Ville eu matière politique.À entendre ces Messieurs, avant, pendant et après les élections municipales.les échevins congerva- teurs et les échevins libéraux do- vaïent parliciper avec équité à la distribution des présidences de comités civiques.Cette semuine, le parti de la Réforme, au mépris de ses anga«ge- mente, vient de démasquer ses batteries à l\u2019occasion des Laodifications qui ont été apporiées dans la composition des commissions municipales.Tous les présidents de comités sauf un, celui des Parcs et Tramerses sont des conservateurs.C'etsd-dire que sur neuf commissions huit sont présidées par des conservateurs.Qu'on vienne après cela nous dire que MM.Laporte et Ames ont tenu leur promesse de no pns introduire de politique au Conseil ! Qui pourra le croire ?Au moment des élections, les contribuables ont été absolument trompés par les paroles dee chefs de la Réforme.Durant la première année de l\u2019existence du Conseil, on a donné un semblant de justice aux doux partis politiques dans la formation des comités.Mais au début de la deuxième année, toutes les belles promesses ont été savamment oubliéez, On sait qu'à la fin de l\u2019année le Conseil doit être renouvelé.En donnant aux conservateurs tout le fameux patronage dont peuvent disposer les présidents de comités, on nous prépare un joli petit con- geil bleu el le tour sera joué au nez et à la barbe des contribunbles.Nous ne pouvons laisser passer actte manœuvre sans protester contre l'oubli desengagements qui ont été solennellement pris durant la campagne électorale.Puisque le parti de la Réforme a introduit la politique au Conseil, les contribuables ne l\u2019oublieront pas et le parti libéral ne devra pas 8e désintéresser de la lulte au lor février 1904.La main mise sur los présidences de comilés par les conservateurs est une déclaration de guerre au parti libéral, Toutes les explications, toutes les excuses ne pourront démentir les faits.Aux prochaines élections il ne peut y avoir de compromission possible de la part des contribuables libéraux.Qu'on s\u2019en souvienne.- \u2018Paul Migeon ow .pb tas = Fs \u201c| nn al) A x 3 RACE 7 \\ Qi Adds = Pets 2 eo Lp (Ar LES .Eu N y) 2 x i Terrebonne \u2014Er\u2014 Deux-Montagnes A vec les deux élections partielles dane Terrebonne et Deux-Monta- gnes, notre monde politique va passor par une période d\u2019agitation qui intéressera fortement les électeurs des doux comtés et par con- tre-coup les bleus et les rouges do toute la province de Québeo.L'iesuo de la lutte ne peut faire de doute : les candidats du gouvernement seront élus.Aux dernières élections générales Terrebonne et Deux-Montagnes avaient nommé des partisans de la politique de M.Laurier nvec un mandat de cinq années.Les Glecteurs n'ont pas de raisons sérieuses pour modifier leur verdict, Lo pays, sous l'administration libérale, de l\u2019'aveu mômo des conservateurs, est dans une situation prospère.Sir Wilfrid Laurier a toujours la conflance des électéurs et In majorité dea représentants du peuple donne toujours son approbation au gouvernement.Sans vouloir s'immiscer dans les choses de la politique, LEs DÉBATS croient qu\u2019il est do l'intérêt de la province de Québec de soutenir le gouvernement.Toute défection à l'heure présente serait uno faute et les libéraux ne doivent pas commettre do fautes, surtout en pré- seuce de leurs adversaires qui reprennent coura go et se préparent à aire une lutte sans merci.\u2018Lattitude de La Presse est étrange dans cette -question des élections de Terrebonne et de Deux- Montagues, Ce journal qui,moyennant considération, a donné sans résorve tout son appui au parti li- Ldérai, pour les élections fédérales de 1900, fait maintenant la lutte en faveur du candidat de l\u2019opposition dans Terrebonne | - Comment La Presse de M.Dansereau pout-elle expliquer le besoin pour le pays, d'avoir un député conservateur dans Terrebonne et un libéral dans Deux-Monta- goes ?Est-ce que La Presse qui n\u2019est certes pas un organe de chantage politique, aurait voulu être payée par les bons rouges, pour ces dcux leotions partielles au taux de ce qu'elle a reçu pour les $loctions générales ?Le boss Dansereau, l'ami d\u2019enfance de Sir Wilfrid, la mouche du coche, le guguss de la politique, déclare aujourd'hui la guerre A Sir Wilfrid, pour fairela courbette devant les lecteurs conservateurs de La Presse.\"M, Dansereau ne se dément \u2018vas, La Vérité est en Marche ve CRY d ATL Es HOT sen Ie.Lt An hia 3 HI Le premier coup de fusil éclate sur le nez de nos adversaires.2 en cette occasion ; c'est bien l'hom« me que tout le monde connaît aus jourd'hui ; il est de tous les camps, de toutes les opinions.Lattitude de La Presse doit bien faire comprendre aux libéraux qu\u2019ils commettraient une grave erreur en mettant leur confiance ene tre les mains de M.Dansoreau.\u2018 Le boss n'a pas qualité pour administrer leurs intérêt.On de sért de lui quand le bosoin s\u2019en fait sene tir, mais la besogne terminée, on doit lui tourner le dos.Benjamin Fortier\u2019 Les élections au Nouveau-Brunswick \u2014 Il y a des amitiés gui sont dine gereuses dans les partis politiques.'nmitié de Pacaud ct de son Soleil effraient toujours le parti libéral, On se demande avec inquiétude dans les bautos sphères rougeë ce que cette mouche du coche québec- quoise va bien gortir pour comprés mettre le parfi et le tourner en\u2018fi dicule aux yeux desesadvyersairès.Non pas que le Soleil ait quelque importance dans les destinéés \u2018du parti libéral.Mais comme Pacaud s\u2019en va répétant sur tous les -tôñs qu\u2019il cst le seul porte-plume rouÿa de 1a province de Québec, quelques bonnes mes pourraient le oroire.C\u2019est pourquoi l'on - oraing- sés gaffes of non sans raison.Qu\u2019on on juge.= arlant des élections prochaines dans le Nouveau-Brunswick, 16 Soleil dit que le gouvernement \u2018da la province étant ami de Sir Wilfrid Laurior, c\u2019est une raison suffisañto pour mériter l\u2019appui des électeurs de la province.\u201c , Eh bien ! le Soleil à tort.La ma jorité des libéraux ne pense pas comme lui.Si le gouvornemont du Nouveau-Bruaswick a bien administré la province, qu\u2019on le gar- do au pouvoir.S'il n\u2019a pañ fait aon devoir, qu\u2019on le remplace par tn autre plus compétent.a Son amitié avec Sir Wilfrid Laurier n\u2019arion à faire dans la question des élections prochaines.ans la province de Québec, si le ministère Parent se présente devant le peuple avec son amitié pour Sir Wilfrid Jaurier, commo seul programme électoral, il n\u2019a pas besoin de se faire d'illueions, les électeurs ne se contenteront pas de phrages creuses, Que ceux du Nouveau-Brur- wick laissent dire Pacaud g»®9 Soleil.Qu'ils votent Colo ea 2 hommes.Ea fm CU Ceux de nos lecteurs qui ne pourraient sc procurer LES DÉBATS, le dimanche, dans nos dépots, sont informés que notre journal est en vente tou-! a te la semaine à notre suceur- sale centrale, chez M.À.Yon, 1S92 rue Sainte.Catherine, et au magasin de M.J.Pony, coin des rues St-Jacques et Côte Saint-Lambert.L'ADMINISTRATION.A propos de Veronica Documents pour notre histoire littéraire M.Fréchette a publié, dane la Pressedu 30 janvier, une lettre dans laquelle il prétend avoir reçu un avis anonyme qui le prévient qu'on e-t en possession d\u2019une dépéshe, prouvant que Mine.Sarah B-rnhardt n refusé de jouor son drame Veronica.Personne n'a cru un instant que quelqu'un ait pris ln peine d\u2019écrire une jareille lettre.mais, par contre, tous lus intellectuels de Montréal qui savent ce que M.Turdivel a dit de Veronica it y n cinq ans, ont compris, que M.Fréchette a écrit dans la Presse une lettre pour amortir les coups qu\u2019il s\u2019attendait À re.evoir à propos de ex famcuse pièce.Il savait parfaitement quel danger il courait, mais comme il brûle incessamment du désir de faire parler de lui, il à cru, après avoir fait couronner son bu-te de lauriera pur l'Albun Universel, qu\u2019il devait encore braver les moqueries des personnes instraites pour g'assurer de admiration des badauds.Mais lnissons parler M.Fréchette : Après avoir écrit ma pièce florentine à lu demande de la grande tragédienne, j'informai celle-ci que j'avais une Autre pièce sur le métier, intitulée * L'Ivoquuise,\u201d dans lu prévision qu'elle préfèrerait peut-être un sujet cana- dicen, Elle me répondit par dépêche télégraphique, qu'en effet, elle nime- rait wieux \u2018* L'Iroquoise.\u201d Un des rédacteurs du Sole?me demanda la permission de publier cette dépêche et je ln lui passai\u2014une assez forte présomption n'est ce pas, qu'elle ue contenait rien qui me fût précisé- tuent défavorable.Sur ces entrefaites, La Vérité, fidèle À son titre et À ses traditions charitables d'organe religieux, en conclut et tumonça triomphalement que Mme Sarah Bernhardt avait refusé * Veronica \u201d puisqu'elle déclnrait préférer une autre pièce dont elle ne connait que le titre.Or voici ce que j'ai à dire à cela : Si l'on démontre que, suit l\u2019une, soit l'autre des deux pièces a été refusée par cette tête sanglante à son pari, dans une corbeille de linge blanc.\u201d Remarquez que les \u2018\u2018 Nouvenutés \u201d ont supprimé le nom de la duchesse Cutherino dans la donnée en question, et vous comprendrez plus loin lu raison de cette suppression, vous comprendrez aussi pourquoi M.Fréchette a remplacé uns son drame Catherine par Stellu Sfurzi.En attendant, je copie textuellement Lnrousse au mot Cybo : * Véronique Cybo, Florentine du X Vileme siècle, qui s'est rendue célèbre par ea jalousie et sa vengeance.llle appartenait à la famille des princes de Massa eb s\u2019était imariée à Jacques Salviati, duc de St-Julien, hoin- me fort & In mode sous le règne de Ferdinand IL Il y avait alors a Flore nee une fetnme du nom de Cutherine renomurée pour sw beauté et qui avait épousé un vieux gentilhomme.Salviati lui fit la cour et devint bien- tot son amant.Leura relations clan destines durdrent assez longtemps sans que Véronique CyLo en eût connais- sunce, mals elle s'en aperçut enfin, et son amour-propre fut profondément blessé, ete, ete.Cette citation de Larousse était nécessairo pour établir que M.Fréchettea supprimé le nom de Catherine pour essayer d'amortir les coups que quelqu'un pouvait lui porter en citant M.T'ardivel.En tout cas la Vérité du 2 janvier 1897 contenait l\u2019article que voici : \u201cIL y n quelque termpa M.Fréchette faisait publier dans les journaux une réclame conçque à peu près en ces ter- es M, Louis l\u2019réchette, le poète lauréat, à lu, hier ir, devans ua groupe de littérateurs unc tra- KCdie en cinq actes qu'il vient d'écr:re pour Satab Heruardt, C'est vue pièce en vers intitu- \u20ace : Foonua, Le drame se passe en 1633.lle sêta jouée au théfitre de la Renaissance, à Paris, Sarah Dernardt y ticadra le premier rôle.\u201cIt y a des gens \u2014 en petit nombre, nous aimons à le penser \u2014 qui su sont imaginé que l\u2019auteur d'Originauxr et Détraqués était de taille à faire un grand drame en cing actes ct en vers que l'on accepterait sur lu scène parisienne, \u2018Ou a fait bien des bêtises à Paris et Sarah a un front d'airain, mais la sottise et l'effronterie ont des limites, même à Paris, même en cette fin de siècle.Aussi la fumeuse réclame a-t- elle excité un fou rire chez tous ceux qui sauvent que, mmôme dans ce siècle dégénéré, il faut un peu de talent et un peu d'originalité pour réussir à faire représenter un dratno en vers devant un auditeur parisien.Un simple pasticheur n\u2019y parviendruit jamais.\u201cAussi l'illusion a-t-elle été de courte durée pour les quelques fidèles que M.Fréchette à su conserver.Notre Louis à reçu, ces jours derniers, la dépêche suivante, qu'il s\u2019est empressé de faire publier duns les gazettes, étant trop bète et trop infatué de lui-nême pour s'apercevoir que lu comédienne vit de lui ; Paris, 23 décembre 18 4.Fréchetle, 405 Sherbrooke, Montréal.Mille thanks pour adorable letter.Contente ayez fini Porowsia, mais grand desir lire fru- yrone, Pense sera plus uttisyaut.\u201cll est facile de comprendre ce qui s'est passé, Pour se moquer de M.Fréchette, qui l'hébergeait, Sarah lui avait parlé de Véronique Cybo, de Florenceet lui avait demandé de dvamatiser cela pour elle.Maintenant que Lynn.ui que ce soit, eL même que l'une d'elles ait été sournise à Mme Sarah Bernhardt, je n'engage À verser S500 | dans lu caisse de Fhôpita! Notre-Dame.| Si les nobles cœurs qu\u2019une déconvenue À un compatriote aurait le don de réjouir si généreusement, veulent courir e mêlne risque que moi, la caisse est toujuurs ouverte.M.Fréchette prétend que Farah Bernhardt lui a demandé d'écrire pour elle Vcronics.Tl ne nous dit pas, par exempie à quelle époque | « chine est terminée, pour se dégager le sa promesse, elle lui dit, avec une mpudence incroyable, qu\u2019elle attend Jroquoise, Elle pense que ce sera plus ! attrayant.| \u201cEt ce pauvre Fréchette ne comprend pus qu\u2019il s'est fait rouler par son ; amie Sarah ! \u201cRouler, ce n'est pas le mot.Lisez cet entrefllet que nous trouvons dans le Gawlois du 7 décembre.« i 1 A la veille de la grande sanvifaxtation qui va voit lieu en *honncurde Mme Sarah Fernardt | otre cullaborateur M, Ange Goldemar a obtenu ! 2 elle lui a demande cette pièce.A | de villustre tragédience l'autorisation de repto- le lire, on croirait qu'il s\u2019agit d'une duire une des scénes capitales du drame qu\u2019elle demande récente.On verra plus vieut d'achever : la Duchesse Catherine.(Caire : Pet 3 .RINE KTAIT LA RIVALE UE V'ERONIQUE Cvhno) et loin que M.Fréchette a fuit dire dont la représentation aura lieu, paratt.il, dans aux journaux, il y a cinq ans.qu'il | un avenir prochain.La Duchesse Catherine ot écrivait un drame pour Ia grande | d'action contemporaine.La pièce, encing actes tragédienne.Or, il me semble que | += déroule à Ploreucedepuis cinq ans Veronica où l'Iro-| + Vous avez bien lu, M.Fréchette ?LES DEBATS, 15 FFVRIER 1903.qui lui a déjà été administré ru sujet de Veronica, a 0z6 confier le premier rôle de cette pièce à Mme d\u2019Arbelly, à une étrangère qui ignore tous ces détails si humiliants pour le prétendu poète national, à poussé l\u2019effronterie jusqu'à mettre sa première représentation sous le patronage de Sir Wilfrid Laurier.Quoi qu\u2019il en soit M.Fréchette admet admet im plicitement qu\u2019il a plagié Guerrazzi, puiaqu\u2019il dit ceci dans la lettre qu'il a publiée dans La Presse : S'il se trouve dans ma pièce quelque chose qui ressemble À lu nouvelle de M.Guerazzi, c'est qu'il a puisé a lu méme source (ue moi.Il est évident que Guerazzi a du plagier, en 1866, la Durhesse Catherine de Sarah Bornhardt, qui a écrit sa pièce en 1896.auvre M.Fréchette ! Une dernière citation empruntée à la lettre do M.Fréchette : Bien loin de craindre messieurs les la besogne des \u2018* nobles cœurs en leur manuscrit.Devant une pareille offre on ne eut s'empéchor de songer à ln jo- ferait à M.Charles Thibault, à M.Tardivel et à M.Chapman, s\u2019ils allaient demander à voir le manus- Un qui connait.- a - .\u2014\u2014 BON A SAVOIR.\u2014 On guérit un \u2018 rhume même opiniâtre en prenant du ! BAUME RHUMAL.D'autres remè- ; des ont été employés daus les mèmes cas, et ils n\u2019ont pas donné de résultats satisfaisants.Le BAUME RHUMAL \u2018 soulage dès Ia première dose ; il guérit toujours.La plus sûre minière d'acquérir une opinion sur les \u2018* Dardanelles,\u2019 les ciga- Barettes égyptiennes absolument pures, est d'en cssayer nn paquet.Mises en boîtes, avec bouts, ou en argent, on en liège, ou unis.Vendues partouc, à 15 cts le paquet.Lever de rideau de M.Gabriel Marchand aux Nouveautés Le Théâtre des Nouveautés soutient plus que jamais ie renom qu\u2019il s\u2019est acquis en donnant accès aux arlistes et aux auteurs qui méritent les encouragements du public de bon goût.C'est sa manière d'encourager le mouvement littérature et arlistique qui s\u2019accentue peut-être lentement maïs aûre- ment.[1 y a une semaine A peine une première de M.Louis Fréchette \u2018\u2018Voronica \u201d était accliumée À ce théâtro et cette semnine, à commencer demain, le public aura l'avantage d'entendre et d'applaudir une autre première intitulée \u201cLe Timide.\u201d C'est un gracieux lever de ridean dû à la plume alerte et vive de M.Gabriel Marchand, L'auteur, M.Gabriel Marchand naquit le 29 janvier 1559.Il est lo fils de feu l'honorable Félix Gabrie! Marchand, premier ministre de la province de Québec de 1597 à 1900, et de Dame Ilerselie Turgeon.Il étudia successivement au collège de Montréal, au collège de Saint-Hyacinthe et à l'Université Laval de Québec.M.Marchand fut admis au barreau en 1854.Il fut plus tard protonotaire nu gretfe du district d\u2019Iberville durant dix ans uoise aurait pu être jouée, si Sarah | Votre amie vous à dévancé sur le ter- ernhaidt eut réellement consenti | rain florentin, et vous à chippé votre : À en tenir le premier rôle.Et puis alfuire.Somprenez-vous fuaintenunt | aay a &5 sourquoi Sarah vous a télégrapié qu'el- ue ditea-vous des $500 que M.fe attend votre Iroquoise.\u201d Fréchette offre de donner à l\u2019hôpital Notre-Dame.Que dite:-vous, Lisons un au\u2018re article de la Ve- dis-je de M.Fréchette qui prétend | rité en date du 16 juin de la même qu\u2019il n'a pu eoumettre À Sarah Bernbardt une pièce qu'il a écrite À ea demande et qui e:t terminée depuis cing ans.M.Fréchette prend tous lea Montréalais pour des imbéciles, s'il s'imagine qu'ils croient qu'on ne peut pas envoyer à Paris une tragédie par la poste.En tout cas, M.Fréchetto ne fait pas un grand rieque quand il offre 8500 à l'hôpital Notre Dame.Effectivement, après Ja réception de la dépêche de Mme Sarah Bernhardt, il n\u2019a pas eu grande envie de lui soume:tre Veronica ou l'Iroquoise.M.Fréchette essaye aussi de faire croire dans en lettre publiée duns la Presse qu'il ne s\u2019est inspirée que de Larousse pour écrire Veronica, et il G\u2019exprime ainai : ** Voici tolle que, résumée dans le programme des \u2018 Nouveautés\u201d de cette semaine Ia donnée sur Inquelle mon drame est coustruit.Ou peut la litu plus au long dans le Larousse, au inot Cybo : * Veronica Cybo \u2018 qui a partenait à la famille des princes de Massa, avait épousé un homme plus jeune qu'elle, le duc Jacques de Sun Giuliano, un grand scigneur frivole mais Lrès à Ia mode, et qu par Pinilyence de sa femme, devint chambellan du grand duc de Toscune, Ferdinand II.s ¢ * Un jour, 1a duchesse apprit que sou mari avait des relations clondestr Des avec une fesmuie de Florence, re- nomnméo pour sa beauté, Prise d'une rage de jalousie À l'italienne, In femme trompée fit vonir de Massa, trois bravi décidés à exécuter tout ce qu'elle tour commandcrait.Ils s'introduisirent la nult, dans la demeure de la inaîtresso E du due, l'égorgèrent impitoyablement, { ment, PP.In décapitdrent, et apportèrent sa tête \u2018qu, à la duchesse Veronica.Le lendemain 1 No y n copy tesiesinat, celle-ci fit remettre unnée : \u201c Maître Ledieu, lui, # Lien vu que | la Juive st moquait de Fréchette, et il | n essayé d'atténuer le désastre en faisi- flant le cablegiamme dans le Monde Illustré du 2 janvier.Pour prouver notre assertion, confrontons les deux textes, celui que M.Fréchette lui-même à fait publier dans l'Electeur du 23 décembre et celui que M.Ledieu a donné dans lc Monde Mlustré du 2 janvier ; TEXTE DRM.FRE- TEXTEDE M.LEDIEU CHETTH aris, 23 décembre Fiéchelte, 408 Sher- Fréchette, 408 Sherbrooke, Moatréal.brooke, Montréal.Mille thanks pour ado- Mille thanks pour ade 1able letter.Conteste rable letter.Contente ayex finl Veronsa, mals ayez Gui Veronica, mais grand désir lre /ro graud désir Ure 7ro- quoise.Pense sera plus quoisé.Pense sera at- atirayant.trayaut, \u201cM.Ledieu a tout simplement re tranché le mot plus qui donne au ca- blegramine tout son sel et son piquant, Sans ce petit niot, la dépôche est d\u2019une affreuse platitude, tandis que ce que Sarah a réellement cablé à son ami est absolument délicieux.Grâce au mot plus, c\u2019est un petit chef-d'œuvre d'impudence de ghetto,\u201d M.Tardivel ignorait un détail que je tiens d faire connaître au ublic.M.Fréchette, pour écrire éronique, à plagié uno partie de la Duchesse Catherine dont Mme Sarah Bernhardt lui avait montré la charpente, a pris le reate de l\u2019intrigue de la pièce dans une nou- vello de Guerazzi, dont la Revue Britannique a publié une traduction en 1866, et il ne peut réclamer que le mince mérite d'avoir veraifié plus ou moins bien toute la machine.Lt dire que M.Fréchette, malgré tous les déboires que lui ont causés ses plagiats, malgré l'éreintement Par:s, 23 déc.186, BOU
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.