Les Débats, 15 mars 1903, dimanche 15 mars 1903
[" FMC AAUNEE, No 173 ] Annonces, Réclames, Faits-Divers i S'adresser directement 15 Mars 1903 \u2014 Le Numéro : - - - 2 Sous A l'Administration des \u201c DEBATS\"\u201d x ABONNEMENTS 25 Rue Saint-Jacques ONTREAL, (à domicile, .2 RE TR\u2014 ee ce te AAC ARABE par poste.$1.50 par an MONTREAL, P.Q OANADA Er ETATS-UNIS.1.00 Tel.Bell, Main 3840 Boite Postale 2188 EÉTRANGHB.00000000 00000000 1.60 REDACTION Atelier: 1595 et 1597 rue Ontario Xous les ours de! i hrs a.m.2 § brs p.m, + Coin Avenue Hotel-de-Viile © Samedi jusqu\u2019à minu \u2018 I © Tel.Bell, Est 1121 Les manuscrits non insérés sont rendus JOU RNAL INDEPENDAN Parait le 8 di a 8 hr rdemande.Les articles seront signés et arait 1e Samedi a B pm: es auteurs responsables, Le Dimanche a 8 hrs a.m.ON HONNETE HOMUE Vendredi dernier, dans le prêtoire de la Cour d'assises, alors S'instruisait le procès intenté à notre directeur, M.Arthur Beauchesne, rédacteur en chef du\u201c Journal)\u201d est venu spontanément et simplement déclarer qu'il était l\u2019auteur d'un article dont la Couronne faisait grief à AL Ed.Charlier.Cet article, essentiellement politique, mettait en cause Mer Bruchési ét prétait, pour les esprits malveillants, a certaines équivoques qui n'auraient pas manquê d'impressionner défavorablement q le jury à l'égard de notre directeur.manœuvre machiavélique pouvait Comprenant combien cette nuire moralement à M.Charlier, bien que cet article m'ait aucun lien avec la cause, M.Arthur Beauchesne n\u2019a pas hésité à en revendiquer la paternité.C\u2019est là un acte de haute probité morale qui a provoqué l\u2019admiration sans mélange de la foule qui assistait à ces débats acharnés.Cette noble action, qui a jeté une douce émotion dans tous les cœurs droits, a valu à son auteur, quelques heures après, sa mise à la retraite du \u201c Journal\u201d Ce petit roman, poignant dans sa bridveté, se termine 12.Nous ne féliciterons pas M.Arthur Beauchesne de son courage et de son honnêteté : Il doit porter en lui, dans le plus intime repli de sa conscience, la récompense de ce bel acte ct la compensation du châtiment injuste qui l'a suivt La Rédaction EXORDE du plaidoyer de Mtre G.Désatilniers dans la cause de notre : directeur.Voici, recueilli sténographiquement, l\u2019exorde du suporbe plaidoyer de notre ami Désaulniers : Les premiers mots qui vont sortir de mes lèvres, messieurs, seront pour réclamer votre indulgence.Ce procès a été long et fatiguant et me voix se tessentira naturellement des efforts que j'ai dû lui im\u201d poser depuis trois jours.Et puis, vous le dirais-je, je me sens un peu ému devant vous.C'est la pre- sité pui sont en vous.la probité les gônaît, le droit indéniable, que dis-je ?Vous avez l\u2019impérieux devoir de n'écouter que la soule voix de votre conscience et do vous mottre au-dessus de la loi même, si vous croyiez que la loi, appliquée dans touto sa rigueur, froisserait les sentiments d'équité et de généro- Il Tut un temps où les puis- gants de la terre n'avaient qu'à lever leur petit doigt pour envoyer pourrir dans les cachota ceux dont 11 fut un temps, pas bien éloigné de nous, où le simple souriro d'une courtisane équivalait à un arrêt de mort, Le peuple, dont vous êtes et dunt je suis, finit par se lasser, et de ses dit: \u201cVoyons ! est-ce que je vais, moi, pour garder la place que j'ai au \u201cJournal\u201d de rédacteur-en-chef ; est-ce que je vais, moi, même au détriment de l'argent qu'il me faut pour nourrir ma femme, pour me nourrir moi-mêmé, est-ce que je vais faire porter à un autre la responsabilité d\u2019un article qui pourrait lui faire du tort dovant la Cour et devant le jury ; au risque de perdre une situation qu'il a perdue,n\u2019est-ce pas, le \u201cJournal\u201d I'annonce lui-même ce malin ; au risque de perdre Ba situation, cet homme vient dans cette boîte, et quand on lai demande qui a écrit cet article, il répond: \u2018C\u2019est moi.\u201d Quand un homme a cette honné- teté et quand cette honnête homme dit qu\u2019un autre homme est honnête, est-ce que vous ne devez pas le croire, je vous le demande ?À Propos de Bibliothèque L'on parle depuis assez longtemps de la fondation d\u2019une Bibliothèque publique, à Montréal.C'est moéme de l\u2019histoire ancienne.Il paraît, toutefois, que, on dépit de toutes les intrigues, nous l\u2019aurons enfin, et ce, dans un avenir assez rapproché.Les personnes désireuses de s\u2019instruire s\u2019en réjouissent ; celles qui ont à cœur l\u2019avancement intelleotuel de nos compatriotes ne cachent point leur satisfaction.Et pourtant, certaines gens sont moroses, mécontents même.\u201cNous avons la Bibliothèque Paroissiale, disent-elles,\u201d ne suffit-elle pas 2 nos besoins et A nos aspirations intellectuelles ?Pourquoi donc vouloir nuire à une œuvre éminemment nationale et respectable?Les raisons invoquées me paraissaient plausibles quand, l\u2019autre jour, je rencontrai un mien ami.Il paraiseait furieux.C'est pourtant un pacifique, ct de mœurs douc:s, sinon austères.\u2018Tu arrives bien, me cria-t-il.Jai suivi tes conseils, et j'arrive de la Bibliothèque Paroissiale, où je me suis Le Procès des \u201cDébats \u201d PAS DE VERDICT La journée d'hier a été remplie par les plaidoyers de la dé- le résumé du juge.jurés sont entrés en délibéra- qu\u2019ils seraient prêts à se prononcer à 10 heures.prenait place à son banc redoutable, et le jury, introduit, dé- damnation.Le juge alors renvoya le jury d'accord.Les Crimes de I'0r \u2018* Dis-moi qui tu fréquentes\u2014ou qui tu lis\u2014et je te dirai qui tu es.\u201d Ce proverbe n\u2019est pas d\u2019une application rigoureuse, car je lis assidûment les publications farouches sans, Dieu merci! partager leurs dangereuses théories.Au nombre des organes \u2018\u2018 partageux \u201d qui me récréent périodiquement, se trouve Le Peuple, journal sociaiiste belge, acharné contre l\u2019infâme capital.Voici en quels termes il eignale ot flétrit son dernier méfait : La lutte contre la Tuberculose UN DON DE 35 MILLIONS Le milliardaire yankeo \u2018John Rockfeller, le roi du pétrole, vient de donner sept millions de dollars, soit exactement trente-cinq millions de francs, à l\u2019œuvre destinée à la recherche de remède contre la tuberculose.Un institut de recherch:ss sera créé à l'hôpital dépendant de Université de Chicago.: Cette esso colossale ne ruinern pas le roi du pétrole : en effet, sa fortune de un milliard ot detni lui 1ap- orte le scandaleux revenu de 120 mil- ions par an.fense, de la Couronne, et par A huit heures ct demie, les tion, après avoir averti le juge A l'heure dite, l'honorable juge Wurtele clara qu\u2019il ne pouvait tomber d'accord au sujet d'une con- dans son lccal, lui accordant jusqu'à lundi\u2019 pour se mettre MAL, qi LAFOND fits Trop\u201d S AR 5 +20 H N I [J Ro de pain, les Colonies scolaires, les Dépôts de mendicité, les Refuges de nuit, les Crèches, les Maternités, les Hôpitaux, les Asiles, les Maisons de convalescences,.ce sont des bourgeois qui expient leur péché originel.Voilà, n\u2019est-ce pas?de saines doctrines à prêcher aux ouvriers.L\u2019ingratitude élève et épure le cœur de l'homme.Nome dites pas qu\u2019en mettant en paralldle les bourgeois qui souscrivent aux bonnes œuvres avec M, Rcckfeller, qui, d'un beau geste, jette sept millions dans 1'eecar- Souscription publique Pour aider Les DÉBaTs dans le procès qu\u2019ils ont à soutenir contre \u2018* La Métropolitaine.\u201d Le désarroi qui règne dans nos bureaux par suite de l'abgence forcée de notre rédacteur en chef et de notre administrateur ne nous à pas permis d\u2019encaiseer les sommes offertes par divers, Nous remercions ces généreux cousorip- teurs, dont nous irons recueillir loffrande aussitôt que possible.Nous avons regu : CROQUIS D\u2019AUDIENC \u2014 Croquis d'actualité pris hâtivement par le dissinateur des \u2018\u201cDébats\u201d \u2014_\u2014 \u2014_\u2014\u2014 tout lo monde et gravit avec une rapidité étonnante le grand escalier du château, toujours en montant deux ou trois marches à la fois, de sorte que ea suite avait peine à le suivre.Il résulte donc des constatations du général russe que Napoléon était balourd, enflé et qu'il se remplissait malproprement le nez de tabac.Un mufie, quoi | M.Thiers ne nous avait pas raconté cela.Les personnes obèses met- rent jeunes.\u2014C'est un fait reconnu gne si les personnes obèses ne sont pas frappées de bonne heure par l\u2019apoplexie, elles euccombent toujours jeunes à l\u2019une des nombreuses complications qu\u2019entraîne ; [ olle do la charité et de la vraie| Un amido Québec.00 | toujours l\u2019obésité.midre fois que je plaide devant cet- | révoltes qui étoufldrent le patriciat |.it comme abonné ,_À ce compte, son cadeau n'est qu\u2019une o il do à enat wr o a vraie Vertige de In Metropolitaine.25 Dos expériences faites ces der- te Cour.Je n'y suis venu que pour | romain, qui brisèrent l'aristocratie er ht bien I lui dis jo toute petite restitution, pat nn ai je ais une compa- 4 bas les fraudes sassncncca usa 000 .2 nières années dans un institut de , ; .\u2014 ! -Je.: .raison forcée., rendre loyaux.\u2026.\u2026.\u2026.25 tépondre à la demande d\u2019un ami, |anglaise, qui firent disparaître une \u2014Eh ! bien, je n'y retournerai Pour un article vongeur, voilà En effet, si c\u2019est \u2018\u201c peu \u201d\u2019 pour un | Justice vous soit rendue crreensers 25 Toronto ons prouvé que les (meurs M.Charlier, qui a cru avec raison, [royauté qui, en France, avait usé lus! +d un sriicle vengours milliardaire de donner d'un coup A nos Cum hiane de rea 5 autres.Il y vit encore nctuelle- j'ose l'eapérer, que la connaissance] et abusé de tout, naquit cette ins- | nt : Le Peuple à bien raison.1] ne : : ; Pour punir Iinjustice .20|ment un vieux bonhomme de 75 pe lle j'avais dela droi- |titution\u2018du jury par laquelle tout Diable ! Et pourquoi ?(laut pas encourager de pareils ex- | UNe pareille somme, qui constitue rsonnelle que j'avais - ture de son caractère me ferait trouver des accents qui iraiont juges et non plus de les subir, citoyen a le droit do choisir ses \u2014 Voici en deux mots, mon aventure : l'autre jour, un catalo- emples.Un don de sept millions de dol- soixante-dix fortunes moyennes, on dira qu\u2019il est \u2018\u201c mesquin \u201d de la Vive les braves ans pesant 220 livres, qui espère atteindre sa centidm e année.oth b J.B.Costin Comme on lui demandait an : Bibliothèque me tombe ivorai ! tier d d our 10 CAUS jour & quoi il attribuait sa longé- droit à vos cœurs, sinon par leur| Vous êtes ici en vertu de cette gue do ta SI En nu fouilletant, je 1818?Une université nouvelle?Un part d'un rou dollars PE Pour la bonne cause.hit, 1 Ginit par avouer qu'il avait éloquence, du moins par leur sin-| institution que ln civilisation con- vois les noms de Jules Lemaître et remède cherché contre une calami- charitable Listes précédente So fumé gdepuis longtemps uns boîte ¢ * oms : \u2026 Misère' .is cédentes.| cérité.| tomporaine a gardée debout parce! 4e Brunetière, à côté de coux do 16 universe ° re que tout! an peut, en suivant lo raisonne- \u2019 = qu'il D dora ue.par jour, et Je n\u2019ai jamais si bien compris| qu'elle a été et qu'elle sera le pre-|yeuiliot et de Pontmartin.Juste-| °° 5\", trant \u201cpeignes | ment de ces organes si dévoués au Total a co jour.$71.15 qu'en ce moment, mersieurs les|mier et lo dernier rempart dela Bi c'est en se montrant \u201c\u2018peignes, jurés, l'importance du don précieux de la parole, et il m'en fallu l'absolue confiance que vous m\u2019ins- iriez et la conviction préalable de l'innocence de l'accusé pour m'\u2019en- ager à accepter une tâche dont le Blccès, en dehors de toute autre considération, pouvait dépendre de moi.Avant d'entrer dans le mérite de cette cause, messieurs, avant de vous faire toucher du doigt les \u2018invraisemblances et les contradic- \u2018one des témoins do la Couronne, Pour l\u2019intelligence du verdict que vous allez rendre, laissez moi vous dire pourquoi vous êtes ici ; lais- gez-moi vous rappeler par quelles Gélections sociales la loi vous a placés en face des gouvernements, en face des magistrats, on face des puissantes compagnies dont les capitaux se chiffrent par centaines de millions, pour leur dire, à un moment donné : \u2018\u201c Haite-là | L'homme jusqu'ici réputé honnête dont le père, après avoir versé généreusement son sang sous les murs de Sébastopol, à regu des décorations des souverains de Franco et d\u2019An- Bletorre, que vous êtes venu chercher dans mon miliou, que vous Avez arraché à sa femme, à ges amis, à son journal, sur les dénon- clations d\u2019un Américain aux affaires louches ct d\u2019un avocat sans honneur, vous no l'aurez que lorsque vous m\u2019aurez prouvé hors de tout doute qu'il n'est pas digne do jouir de sn liberté.liberté.qu\u2019on appelle la \u2018\u201c Métropolitai termè.EE \u2014\u2014>e\u2014\u2014 APUSTAUPEL paroles suivantes : Nous vous avons choiris\u2019 pour nos juges, messieurs, parce que vous êtes des hommes au cœur simple, honnête et bon ; nous vous avons choisis pour nos juges parce que vous n'êtes pas dominés par des antipathies et des intérêts personnels ; nous vous avons choisis pour nos juges parce que vous n\u2019avez pas été étouffés dans les tenta- oules de celte pieuvre visquouse ne \u201d ; nous vous avons choisis pour nos juges parce que, a des Ames loyales comme les vôtres répugnent ces finasscries d\u2019avocat que l\u2019on trouve dans les gros volumes pour baillonner la défense, tristes héritages qui nous viennent des rhéteurs de Bysance et d'Athènes et que l'humanité traîne encore à ses pieda comme un boulet; nous vous avons choisis commo nos juges, messieurs, parce que nous avous Pnltima conviction que vous ap.porjeres dans votre verdiot cet os- prit de sagesse, de modération et d'humanité qui vous a caractérisés depuis le commencement de ce Au cours de ça plaidoirie, Mtre Gonzalve Désaulniera,faisant allusion à la belle conduite de M.Arthur Beauchesne, a prononcé les ment, j'avais à consulter Lemaître, et, no l\u2019uyant pas en ma possession, je m'en fus tout droit verser mon prix d'abonnement, eoit 1 dollar au caissier, ou plutôt 2 la caiesid- re do l'institution.Après m'être ainsi conformé aux règlements, je jetni les yeux sur les rayons.Il y avait là de l\u2019histoire de l'Eglise, up peu de Guizot, et des romans à n\u2019en plus finir.Tous ces romans étaient excellents, quant au fond, du moins.Je m'en réjouis sincère- menti.Il n\u2019y avait là aucun volume dont 1a mire ne permit la lecture À sa fille.J\u2019y découvris un ouvrage do Léon de Tinseau.C'est un auteur délicat et charmant; au surplus, très moral.Je demandai À l\u2019une des demoisolles préposées à la distribution des volumes, de vouloir bien me lsisser emporter co roman.L'on me répondit, très poliment, du reste, que de Tinseau ne sortait pas de la bibliothèque.J'en fus surpris, mais jo mo résignai.Ce n\u2019était qu'un roman, en somme | Mais, Lemaître m'était nécessaire et je priai la même personne de me donner un volume des \u201c Contemporains.\u2019 \u2018\u2018 Lemaître ne gort pas, monsieur,\u201d fut In réponse courtoiss et catégorique.- Jo tournai les talons, et m'en allai commo j'étais venu.Ainsi, continua mon ami, l'on appelle cola une bibliothèque publique.Faut-il donc lire les volumes qui nous plaisent, sous l\u2019œil vigilant des censeurs, et faudrait-il sauter pardessus un passage de Lemuftre qui ne sera pas jugé tout à fait orthodoxe par les commis ?L\u2019on ne nous permettait pas la lecture de mauvais livres, au collège, n'est-ce pas ?Pourtant, l\u2019on y consultait Lemattre et d'autres.Ce à ce point que les capitalistes espèrent désarmer le peuple souverain, ils se trompent.On le leur fera bien voir au jour de la liquidation générale.Ah ! quand les tribuns qui pré- chent ces mâles doctrines pourront dire\u2014parodiant un mot connu : \u2018* C'est nous maintenant qui sont les milliardaires, \u201d on ,n\u2019assistera plus À de pareils epectacles, Il est certain que le parti politique auquel appartient cet excellent Peuple ne donne ot ne donnera jamais à l'humanité le spectacle do de ces désolantes faiblerses.Il existe dans le monde entier des fondations charitables, qui, sans avoir coûté sept millions l\u2019unité, représentent cependant un capital assez confortable.Les mul- tipiesinstitutions charitables, acien.tifiques, sociales, rappelant les noms les plus aimés des bienfaiteurs de l\u2019humanité, et qui doivent l\u2019existence aux générosités des braves \u2018\u2018 bourgeois,\u201d religieux et laïques, qui, sans ostentation, sans arrière-pensée de gloriole ou do récompense terrestre, ont fait largement part, dans leur fortune, à ceux que le sort a déshérités.Nous avons l'habitude de considérer ces hommes comme des êtres bons, dévouée, sincère?, désintéressés.Nous avons tort.Grace aux journaux philanthropiques dont Le Peuple est le protolypes nous savons mainienant que ce sont des coupables gui, hantés par pauvre peuple, prétendre que le simple employé qui envoie un dollar annuel à l'hôpital Notre- Dame, par exemple, se rédime à bon compte de la tare qu\u2019il a d\u2019être \u201c budgétivore.\u201d Ah ! lesaustères tribuns qui donnent do telles leçons à l\u2019 \u201c\u201c égoïsme\u201d capitaliste ce garderont bien de tomber dans de tels excès.A part certaines exceptions\u2014 doit-on les appeler honorables ou regrettablos ?\u2014les censeurs de la bourgeoisie ne se rencontrent pas en foule dans les œuvres humanitaires.Je mo suis laissé \u2018dire pourtant que, parmi les *\u2018 tombeurs \u201d du capital, il en est pas mal dont la situation de fortune\u2014 sana être rockfellerienne, si j'ose ainsi dire\u2014est cependant très acceptable, Les œuvres bourgeoises, quand elles les spllicitent, se heurtent A une énergique abstention, \u201c Je n'en fais, du reste, pas grief À ces prudents citoyens.Evidemment, ils vivent de privations, acoumulent leurs revenus, pour faire plus groese la part du partage des biens\u2014lequel arrivera, sans aucune remise, à la prochaine semaine des quatre jeudis.Mais me trouvant dans un pays où la liberté de la presse n\u2019a pas de bornes, je me permets de ieur demander un peu d\u2019indulgence pour les \u2018\u201cjouisseurs \u201d de la bour- gooigio qui, en attendant le paradis collectiviste, font une part, souvent large, de leurs jouissances Nous renouvelons à nos généreux amis, connus et inconnus, l'expression de notre reconnaissance, et nous les prions de nous continuer leûr sympathie sous forme d\u2019offrandes.Nous leur rendrons cela au décuple, d\u2019une maniè:a ou d\u2019une autre.Les Débats Echos Un portrait.\u2014 Depuis gue les mémoires sur le premier Empire ont surgi de toutes parts, les portraits de Napoléon abondent.En voici um, tracé par un général russe qui eut l\u2019occasion de voir de pris.11 ost d'impression assez nouvelle : A Sohœnbrunn, raconte le dit général, j'assiatai A\u201d line grande revue, qui eut lieu dans la cour du château de Napoléon, en présence de toute sa maïson et du grand état-major.Je vis enfin cet homme oxtraor- dinaire, et j'avoue qu'il ne fit point sur moi l\u2019impression que j'avais cru éprouver en l'approchant.Sa figure m\u2019étail connue par des portraits très rossemblants, que \u2018avais eu l\u2019occasion de voir ; mais jo lui trouvai plus d\u2019embonpoint qu'on ne lui en donne ordinairement dans ces portraits.Sa démarche est peu gracieuee, son maintien manque de dignité.Tel que je le vis, il était dans un mouvement continuel, ne restant pas une minute en place, parlant très peu, prisant besuceup de tabac et agi\u20184 par une impatience Le chien de la rentiére.\u2014 Mme Hougret, rentière à Paris, possède un amour de petit chien, gros comme le poing, qu\u2019elle affectionne beaucoup.Souvent le gentil animal, en raison de sa petile taille, trouve place dans.le manchon de sa maîtresse.Celle-ci ne se sépare jamais de son fiddle com pagnon.: fercredi matin, la rentidre, te nant on laisse Kiki (c\u2019est lo nom du chien), suivait l\u2019avenua de Clü chy.Ello e'arréta devant un mn» gasin de modes pour contempler un délicieux chapeau exposé à la vitrine.À ce moment, deux voyous s\u2019approchèrent doucement, côupè- rent la laisse, s\u2019emparèrent de Kiki et attachèrent à l'extrémité do la cordeletto un os de côtelette ra- mansé dans le ruisseau.Mmo'Hougrét ne s\u2019était apcrque de rien.Tout à coup, elle ressentit une violente sccousse : un énorme danois venait de se jeter sur l'os, l\u2019engloutissant net.La pauvre forme poussa un ori terrible : : \u201cI vient d\u2019avaler mon petit Kiki.Ah! mon Dien! mon cher mignon.Ah 1.Ah 1.\u201d émotion de la rentière avait été telle qu'elle s'évanouit ot tomba dans les bras d\u2019un lieutenant d\u2019artillerie qui passait à ce moment.Pendant quo l\u2019officier, avec l\u2019aide d\u2019autres passants, portait Mme Hougret dans une pharmacie, un gardien de la paix, qui, de loin, avait assisté à Îa scène, se mcitait à la poursuite des voleurs, les rejoignait et les conduisait au com- miesariat.Mme Hougret est rentrée en possession de Kiki.Pou e\u2019en est fallu qu\u2019elle ne s\u2019évanouit de nouveau, maïs de joie, cette fois.Co A.Favreau.À ceux qui ne se contentent pas,sur | gig; ; Ed Beauclreene ! cet homme qui n\u2019a | ne sont pss les employés qui sont le remords, ont vouluracheter leur cette ere terre, \u2018d\u2019aspiratio na visible, arapprochant porontôt es mo Son, Févell, ot durant Joute Ia Vous êtes mes juges, messieurs, pas craint de venir dans cette bol.|) blâmer.Sans auoun doute, ils | ©rime de ne pas être collectivistes.| vers l'Eden social.mes seuls juges, nul ne peut inter- Vonir entre vous et moi; nulle Pression autre que cette pression te prendre la responsabilité d\u2019un article qui fait que ce matin il a été obéiesent aux instruotions reques ; c'est dono Ja haute direction.Tout cela nerait ridioule, si ce n\u2019é- millionnaires {qui agissént de- la.Il n'y a que les milliardaires, les |.Et puis\u2014 pour tout dire \u2014 l'opinion des journaux du clan colleati- \u2018| iste sur 1a générosité de la bour bientôt après sur la poitrine.tait ce pour imiter le grand Frédério, ou encore une suite de son impa- Ausel pendant le déjeuner, son lui dit d\u2019un ton sévère.Je connais un petit garçon qui n\u2019a pas été sa n \u2018 g tience, mais je le vis souvent pren-| Silence de Totocette | on[rényoyé de ses fonotions dè rédac-|, s sorte.: |geoisie est de celles dont les gels 1t \u20140 arsuit lo pd tu } Morale qui résulte dé\u201cl'apprécis-|teur-en-chef du \u201cJournal.\u201d Beau tait pitoyable PU saroute.Ey| Msisn\u2019admironspas] .|sensés doivent \u2018prendre le parti One ES en Poche, sans nals Bubs: venx-tyl bis 1b omer tion impartiale de la preuve me chesne | Cet homme qui vient dire je m\u2019en allad, pensif.Saint-Vincent de Pal, l'Œuvre| très sage de se passer._.(ea botte.\u201c=\u201d Mais Toto, près « al ine i .pout être faite sur vous.Vous sves| franchetnignt, sans peur.qui-se LC Justitia [du vétement, celle de Ja Boucliée - Henri Roullaud, .En quiltant ,la revue, il salua Ja table.a pas parler # 2 \u2014 prs wm\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Chronique Ioternatonaly | Foca\u201d 350% L'Europe assiste en ce moment aux préliminaires d\u2019une nouvelle orise en Orient.Cette foin, ce ne sont plus les Arméniens qui sont los victimes désiguéos de ln barbarie turque ; les Mucédoniens vont» à lour tour, démontrer avec dépens les atrocités du régime gou- rernemental du Grand-Seigneur et an méme Lemp \u2014c'est triste A dire ~I'éguisme des autres puissances tontinentales.La Macédoine, pro- rince importante de l\u2019em pire turc, tonstitue en quelque sorte la partie tentrale de ln péninsule des Balkans.Autour d\u2019elle se groupent la Roumélie orientale, la Bulgarie proprement dite, 1a Serbie, le Montenegro, l\u2019Albanie et la Grèce.Ba population purticipe de ces divers peuples ot races; elle appartient aux diversea religions qui dominent chez les petits Etats voisins.C'est In grande cuve, lo gigantesque alambic où viennent se confondre, enns s'umalgamer, les résidus des nations les plus variées.Tous les habitants de ln Macédoine, quelque différentes que soient leurs origines, s'unissent ce\u201d pendant dans la haine commune du Turc, du joug séculaire qui pèse sur eux, et lo souvenir des atrocités qu'ils subissent sans parvenir à obteuir jusqu'ici de l\u2019Europe d\u2019autres résultats qu'une sympathie platonique.Les sentiments de révolte de ces mallheureuses populations se sont trouvés surex- tités et encouragés le jour où le Congrès de Berlin Ctabtit, nprès la guerre russe-turque de 1878-79, l\u2019état de chose actuel dans les Bul- Lans.Les préliminaires de paix signés à San Stephano consecraient la politique russe qu\u2019Ignatiew, ambassadeur de Ruasie 3 Constantinople, avait suivie avant la guer- te.Une grando Bulgarie était oréée, al.ant du Danube à l'Olym pe ot de la mor Noire nu Pinde.A Berlin, Beaconsfield et Bismark déchirè- tent le traité de San-Stephano, y subatituèrent ln Buigario réduite actuelle, et zeplncèrent la Macédoine sous le joug du Sultan.Ce dernier pays se trouro donc tou- joura opprimé, vivant à côté d'une Bulgarie sauvée des abominations turques, assale nominaloment,mais en réalité indépeadante et heureuse, Fa Los conséquences morales et matérielles de cet état do choses, on les aperçoit aisément.La situation satisfaisante des Bulgares ne sert qu'à persuader chaque jour davantage les Macédoniens de leur propre malheur.La Bulgarie, pays eune, vivant, syant conscience de 1a mission, semble le libérateu, providertiel attendu, espéré par les compatriotos, des frères dans ane position désespérée.Tous les Macédoniens qui le peuvent émigrent en Bulgarie, où ils sont ac- sueillis, choyés par un peuple en sommunauté de culture, de reli- rion, d\u2019espérance avec eux.Beausoup, naturalisés, deviennent des Bulgares influeuts dans le gouver- aement de leur nouvelle patrio, lont ils couvertissent les habitants \\ leurs idées, à la haine du Turc surtout, le sentiment unique et do- ninateur de leurs Ames passion- ites.Dans l'armée bulgare, le \u201cTemps\u2019\u2019 le rappelait hier encore, ur deux mille cinq cents officiers, 1y on a au moins milie d'origine macédonienne.Ce sont là des faits jui démontrent qu'au jour d\u2019une veu: venus \u2014 tresso l\u2019aide de deux grosces maius rouges qui eemblent mieux faites pour remuer les casseroles quo pour nouer des rubans.Mme Rabillaud, très agitée \u2014 Eh bien ! Isidore, es-tu prêt ?précurseurs do cts des formiers dos dimes ont umené des désordres dsns beaucoup de villages; les gendarmes turcs envoyés par les valis, traitent la population en pays Les ex conquis, d'autant plus qu\u2019ils n\u2019ont as reçu da solde depuis des temps immémoriaux.Les paysans s\u2019or- ganirent pour la résistance.Les gouverneurs turzs alors, pour venir à bout dus révoltes comnmençantes, lachent les bachi-buuzoucks sur la contrée.Ceux-ci n'ont d\u2019sutre sy:- tème de répression que les exécu- Lions sommaires, les visites domici- liairea, los recherchos d\u2019arm es, avec le cortège habituel de vols, de viols, d'incendie, commis par les troupes turques, et que les correspondants du * Daily News \" nous décrivaient cette semaine avec une si révoltanto précision.Les Macédoniens ainsi traqués ço forment en bandes,fuient vers les frontières des pays où le Turc n\u2019assassino pag, y racontent les horreurs dont 1ls sont les victimes, et ces récits atroces oxaltent jusqu'au délire le patriotismo des frères des victimes.x, own Voilà où l\u2019on en est lA-bas.Que va-t-il arriver ?Il est bien certain que la Bulgarie ne saurn résister, maigré ses protestations et ses promesees de neutralité actuelles, à la pression entraînanto du peuple, de l'armée, si les Macédoniens ge lèvent réellement.L'Autriche aura beau faire parvenir tous les avis qu'elle voudra à Sofia, on n\u2019étouffe pas un fou remblable qui couve depuis tant d'années.De leur côté, les Tures prennent leurs précautions.Malgré les démentis de Constantinople, il est cerlsin que les réserves dea corps d'armée d'Andrinople et de Salonique ont été rappelées.C'est une mobilieation partielle qui peut mettre à la disposition du Sultan cent trente batuillons de rédifs, musulmans exaltés, venant des provinces d'Asie, qui, envoyés à Macédoine, y feront Ja même besogne d\u2019assassins et de brigands qu\u2019en 1596 contre les Arméuions.L'Europe ne bougera pas ou plutôt, si les vépres macédoniennes ont lieu, elle laissera faire.Le programme des réformes qui occupent lee chancelleries, dout lo voyage de M.de Lamsdorff à Vieune a quelque peu activé la préraration, no servira À rien.Les Turca en rient gous cape, Ilsravont fort bien ue la ganction cœrcitive nécessai- ro à l'application de ces réformes ne saurait ge manifester, parce que l'Europe est divisée profondément par les difficultés du problème ture lui-même.Ni ln Russie, ni l'Allemagne ne veulent toucher à l'intégrité actuol- le de l'erppire ottoman.La Russie ne voudrait pas voir l'Autriche s\u2019étendro vers Salonique, et cette dernière puiszance ne consentirait jamais à voir refaire, pour le plus grand profit du panslavisme, la grande Bulgarie de San-Stephano.Les sympathies franç ises sont urdentea pour les Mac(doniens.Muie Feule, que peut faire la France?Elle est, du reste, rivée à lu politique russe, pour qui le massa- cro des chrétiens de Macédoine est au fond chose absolument égale, Les-Macédonien: resteront donc seuls.SI, comme tout l\u2019indique, les Bulgares se môlent de la petite fête qui se prépsro, l'Europe trou vera assez d'énergie pour leur enjoindre de rentrer dans leurs frontières, de respecter le traité de Borlin qui a consacré l\u2019intangibilité de ce qui resto au Grand-Turc et de laisser celui-ci massacrer lea chrétiens pour la plus grande gloire de Mahomet.L\u2019Angleterre a pris l'Egypte parce qu'il lui fallait mettre la main sur le canal de Suez.La Franco a envoyé récemment ses cuiraesés à Mytylène parce qu'Ab- dul-Hamid refusait de payer MM.Lorenzo et Tubini, des Frangais de vieille souche.Mais fa France no fera rien pour los Macédoniens arce que le Tear ne veut pus.quant à\u2019 l\u2019Angleterre, Gladstone est mort.= x.Er reemms.UNE OHANCE, \u2014Une chance de gud- rison egt offerte aux malndes atteints de consomption.Ic BAUME RHU- MAL est lo remède recomusandé par les médecins.tévolte générale en Macédoine, il d\u2019y aurait pas àSofia un gouvernement nesez fort pour contenir l'opinion publique déchainée.Bien loin le rester neutres, d'adopter dans te conflit une sorte de complicité avec la Turquie, les Bulgares, d'instinet, voleraient aux armes et feraient tout pour leurs frères, * x Les préliminaires des convulsions orientales sont toujours les mêmes.Les atrocités d'Arménie en 1894 et 1896, qui ont platoniquement soulevé l'indignation de l\u2019Europe, avaient eu les mômes commencements que l'insurrection qui se répare aujourd'hui en Macédoinees comités révolationnaires B'agitent depuis de longs mois à Sofia et le gouvernement hulgare ost impuissant & les coulenir; ces comités, dont le prince Ferdinand a plusieurs fois déjà prononcé la suppression nominale, ce reforment immédiatement, sont cncourag(s par la population entière et com- prennont parmi leurs membres les représentants les plus actifs, les plus décidés d\u2019une politique d'ac- don énergique contre le despotisme intolérable que Constantinople fait peser sur la Macédoine.Des bandes bulgares opèrent souvent des incursions sur le territoire de cette province, pour activer les passions, prouver aux Macédoniens .Qu\u2019on pense à eux, qu\u2019on travaille pour eux.Dans la L'INVITATION I M.Rabillaud, sous-chef du contentieux de la Banque des Deux- Mondes, entre timidement, et non sans avoir discrètement frappé dans la chambre do Mme Rabillaud, son épouse.heures,\u2014 il est en grande tenue : chapeau hauto-forme soigneusement lustré, redingote des grands jours, cravate blanche et souliers vernis ; il tiont À Ja main un petit paquet contonant des gants gris- perle qu\u2019il ne mettra que plus tard.Mre Rabillaud est encore dans ani gua cotte toilsils intormédiaire n\u2019est plus le costume de nuit et n'est pas encore celui de sortie.Un jupon do dessous en flanelle rouge, une camisole blanche, des pantoufles ; sur aa téte une armée de bigoudis et de papillottes transforment sa choveluro légèrement grisonnante en une forêt hérissée de pointes d'acier.Sur le lit s\u2019étalent une robe vert-pomme couverte d\u2019agréments noirs et un chapeau de transformée + .4 \u2018 À \u201d = dt ee are PRN Macédoine même, s'acou-\u201c Malgré l'heure matinale, \u2014 neuf imensions (normes, surchargé de cerises, de roses, de fouilla es, tout un jardin où plusieurs couples d'oiseaux pourraient faire leurs nids.Justine, la bonne- 2 - tout -faire our le moment en femme- de-chämbre, prête à sa mate M.Rabillaud, très calmo.\u2014Com- me Lu voie, chérie; je suis prôt autant qu\u2019un homme peut l'être, ot si nous étions en retard, ce qu\u2019à Dieu ne plaise ! ce ne serait pas de wa faute.Mme Rabillaud.\u2014 Ce qui vont dire que ce serait la mienne ?\u2026 Tu comtmonces la journée par des amabilités ?M, Kabillaud.\u2014 Je n\u2019ni pas entendu te blesser.Je me suis borné À constater que je suis prêt long- temus avant l\u2019heure, comme tu me l'a recommandé, Là ! es-tu con- tento ?Toujours soumis, docile et obéissaut à ea potito femme.Isidore i.Mme Rabillaud, haussant les épaules.\u2014Ah ! c'est qu\u2019il s\u2019agit de u0 pas manquer le train ! Invité à déjouner 3 la campagne, en intimité, en petit comité, par le directeur do la Banque des Deux-Mon- des ! C\u2019est ton avenir assuré I.'u reviendra de ce château do Valcreuse, \u2014 dire que nous nllons déjeuner daus un châtoau ! \u2014 tu reviendras chef de bureau, c'est certain !.J'entends déjà le directeur te l'annoncer au dessert.Six mille francs au lieu de tes pauvres malheureux trois mille aix ! Toute notre vie changée ! Qu'est-ce que nous pourrons faire de tant d\u2019urgent ?Justine, \u2014 Si madame voulait bieu augmenter mes gages.Mmo Rabilluud, d\u2019un ton rogue.\u2014Je vous ai déjà dit, Ju-tine, qu\u2019u- ue Fervante bien appriso ne duit pas se mêler de la conversation de ses maîtres.Allons! Otez-ruvi mes papillotes I.JIé ! JA I.plus doucement !\u2026.Vous avez des mains d'une lourdeur !.Ieidore, ouvre le secrétaire.dans le deuxième tiroir à gauche, aveo mes bijoux.la lettro du directeur.C\u2019estcelu |.Relis-la moi.M.Rabillnud, prenant la lettre avec ie mêmo respect qu\u2019il ferait d\u2019une relique.\u2014 \u2018* Mon cher colla- boratour, vous seriez bien aimable ot mo forice plaisir en venant déjeuner 3 Valcreuse dimanche prochain, avec Mine Rabillaud.Nous serons entre nous et tout-l-fait ans façon.Je tiens à vous parler d\u2019un projet qui vous intéressers.Prenez vos billets à la gare Saint- Luzare pour Saint-Hiluire-Valcren- so.Trois quart d'heure de route.I! y à un train à 10 h.45.Ne le manquez pas, parce qu\u2019il y en a pas J'autre avant quaire heures et demie.\u201d Mme Rabillaud.\u2014 Est-ce assez aimable ?Et e-t-ca nussi assez clair | \u201cUa projet qui vous intéressera.\u2019 Ah! non, certes, nous ne le munquerons pus, le truin de 10 h.35 1.Tu entends, Isidore 7.Il s'agit de no pus le mauquu r ! M- Rabillaud.\u2014C'est ei peu mon intention, chère amie, que je suis déjà rous les armes à 9 b.10.Il faut dix minutes pour nller À ln are en fincre, 9 h.20, de 9 h.20 à 10 h.45,1 L.25.Je suis prét 1 h.25 avant l\u2019heure ! Mise Rabillaud.\u2014 C'est ce qu'il faut ; uno heure trop tôt vaut mieux que cing minutes trop tard.M.Rabillaud.\u2014Mais toi-:néwme?.Mme Rabillaud.\u2014 Ohl moi.il n\u2019y a pas de danger\u2026 Je suis l'exactitude même ! Tu m6 counais\u2026 Dans cing minutes.dix au plus.(ML.Rabilloud ne paraît pas très convaineu ; pour passer le temps.il s'asseoit sur l\u2019extrême bord d'un fauteuil &t so met à lire un jour- al).Mmo Rabillaud.\u2014 Prends garde de-ne pas froisser ta redingote.Ta ferais mieax de restor debout.Fais attention À ne pas casser lo plastron de ta chemise en to p-iant pour lire.(Toujours docile, M.Rabillaud ae lève et {it le journal à bras tendus.) I Mme Rabillaud.\u2014 Faites donc attention, Jimtèra | Vous m'\u2019arrachez les chrveax ! Mon Dieu ! que cette fille est bête | Justine.\u2014Muis, madame.Mme Rubillaud.\u2014Je vous dis que vous êtes stupide, là !\u2026.M'avez- vous entendue ?Justine.\u2014 Si c\u2019est comme ça qu'on me traite, j'uimo mieux m'en aller '\u2026 d\u2019abord, Madame m'a arré- tée pour faire In cuisine et le ménage, et pas pour la coiffer.Quand j'étais chez nous, je n'ai jamais su étriller 1.Mme Rabillaud, furieuse.\u2014Ingo- lente !.Sortez I.Allez faire votre malle I.Je vous chasse.& I'instant méme I.(Justine s\u2019en va).M.Rabillaud, à mi-voix.\u2014Auré- lie, voyons, un peu de calme I.Ce n\u2019est pas le moment où tu as basoin de cette fille.Songe nu train de 10 heures 451.Il est 9 heures 40.Mme Rabillaud.\u2014Si ce n\u2019était pas cela! Justine !\u2026.Eh bien! voyons, viendra-t-elle ?.Justine l.OQ diable étiez-vous ?Justine, pleurant.\u2014J\u2019avais 616.faire, Ma mallo.\u2026 comme Madame l\u2019a dit\u2026 Mme Rabillaud.\u2014 Allons ! c'est bon ; je vous pardonne cette fois |.M.Rabillaud, bas à Justine.\u2014Je vous augmente do dix francs par mois | (Le sourire rovient sur les lèvres de Justine).Mme Rabillaud, à part.\u2014 Attendes, toi !\u2026.Quand nous reviendrons, ce soir, et que je n\u2019auroi plus besoin do toi I.(Haut) Donnez-moi le cold-cream ! Justine.\u2014 Quel col Madame a- t-elle dit ?Mme Rabillaud.\u2014Quelle patien- cel Jo vais lo prendre moi-méme,.| Co eera plus tôt lait ] ACADEMIE Matinée spéciale Mardi, Féie de St Patrice.LES DEBATS, 15 MARS 1903.© TOUTE CETTE SEMAINE 8 Matlinée: Samedi, M rryriF 5 | \u2014\u2014\u2014\u2014 Prix des Mutinées : 10.20, 28 et 35¢ L'UNIVERSELLEMENT FAXRUX HERMANN Dans un prozzramitie monstre de_nouveaux phénomèues mugiques, accom pagné parles MUSICAL GOOLMANS.Prix 1 25, 50, 75, $1.00, [Acanème LE Not EL 3 # Semaine prochaine : Lord Rosslyn et sa compagnie dans VOUNG AIrs DASA AAA AAAS EP ARO AAS NN BAAD BASRA BAA RAS ARAMA RARAAAAA NANA ARAN ARAM AAA SA PR LB GRAND ŒUVRE DE TOLSTOI RESTRICTION Reproduit avec une scène spéciale À chaque acte.Drame d'un mérite extraordinaire.a Bolrécs: x0, 30, 35, 35, SOC { Pas plus élevé.Semaine du 23 Mars\u2014-FPOURQUOI FEMMES PECHENT.x TZRIINMREININ WMI Comimençant Mercredi, le 18 Mars Matinées Vendred! et Samedi Cette semaine x Quatre Soirs a Seulement ; 3 (Ælle s'oint le visage et les ganins do la pâte onctueuse ; soudain elle s'arréte au milieu de cetle importante opération et resto perplexe, r(fléchiesant).Mme Rabillaud.\u2014 Isidore, je pense À une chose ! M.Rabillaud.\u2014 Eegaelle, m'amie ?J .Mmo Rabillaud, \u2014 Est-il bien convenable que ét viennes À la cumpagne en redingote de cérémonie, (n c¢ravate blanche et en bottines vernies 1 Le directeur n écrit : ** Sans fuçon 1\u201d Si tu allais mettre ton complet gris et un chapeau de paille ?: , M.Rabillaud, un peu ennuye.\u2014 Tu crois?C\u2019est toi-même qui m\u2019avois dit\u2026 peut.changé Mme Rab:llaud.\u2014Çn so Mair, à lu réflexion, j'ai , d\u2019avis\u2026 LI n\u2019y a que ies boin 3 qui ne changeut pas ! M.Rabillaud, avec un soupir.\u2014 J ; \u2018y vais.Mie Rabillaud.\u2014Et dépiche-toi surtout ; ne vas pas nous mettre en retard ! M.Rabillaud.\u2014 Cinq minutes.Mais tei 2.Mme Rabillaud.\u2014Oh! moi, je serai toujours Frêse 1.Justine, passez-moi ma robe.Doucement, 8'il vous platt Ÿ.\u2026 .Prenez garde de ne pss défairo ma coiffure.(Justine s'attelle À agraffer le corsage de la robe ver:-porniume ; mais c\u2019est une opération extrêmement difficile, le vêtement datant de deux ans et Mme Rabillaud ayant pris un notable emtonpuini.Heureusement, M.Rabillaud, transformé, rentre et préte eon nide.Au bout de dix petit:s minutes d\u2019efforts, le corenge finit par 66 fermer).Mme Rabillaud.\u2014 C\u2019est étonnant comme ces étoffos do taffetas rétré cisseut !\u2026.J\u2019étouffe duna cette robe qui autrefois était trop large.Jus une, boutonnez-moi mes bottines |.M.Rabillaud, insinuant.\u2014T1 faudrait peut-être te press-r! \u2026 bobonne ; il est dix heures cinq.Mme Rabillaud.\u2014 Ma presser |.w.e presser !.Dirait-on pas que je veux manquer lo train ?M.Rabillaud.\u2014Oa! non .pas précisément.mais tout de meme.en ne le voulant pas.Mmo Rabillaud.\u2014T'u trouves que je mets trop det-mes à ma toilette, W\u2019est-ce pas ?\u2026 C'est cu que tu veux dire.Parle done, franchemesst\u2026.Est-ce que jo peux all:r déjeamer nu chiieau de Valcreuse, chez ton directeur, mie comme un souillon ?.Et, à ce propus, plus je te regarde, moins je suis satisfuite de ton costume.Celn ressemble à celui que tu mets tous les jours pour alijer à ton bureau .Encore si tu avais un gilet blanc ! M.Rabilaud.\u2014 Les deux que j'ai sont au blanchissag-.Mme Rabillaud.\u2014Oui.Non.Décidément, ce n\u2019est pas possible !.Quand on reçoit un honneur comme celui que te fait le directeur, il faut'se prézonter dans une tenue corvenable.Et puis, avec ton ve-ton, auelle figure feras-tu auprès de ma robe et de mon chapeau ?.Vite, vite, va remettre ta redingote et ta cravate blanche |.M, Rabillaud.- Oh ! encore ! Mme Rabillaud.\u2014Encore ! en- cors !\u2026 Pourquoi les as-tu quittés ?M.Rabillaud.\u2014 Mais c\u2019est toi qui m\u2019ss dit.Mmo Rabillaud.\u2014On peut se tromper\u2026 Allons | un peu d\u2019activité.ou tu nous ferns manquer le train |.Quand je pense que tume reproches d\u2019êtro en retard !\u2026 Je suis prête, moi, bien avant toi I.Attention, Justine, vous me pincez la chevillo!.Cracl.Qu\u2019est-co que c\u2019est ?Justine \u2014Un bouton qui a sauté.Mme Rabtillaud.\u2014 Vite, cu fil.des aiguilles, Ah! quel malheur d\u2019être servie par une ole | Justine, se rebiffunt.\u2014Je ne guis pas une oie, madame.Et puis, écidément, flûte ! j'en ai assezl\u2026 On ne m\u2019a pas engagéo pour raccommoder des bottines.C'est pas mon métier.Donnez-moi mes huit jours ; je m'en vas ! Madame Rabillaud.\u2014Vos buit jours I.Lille est forte celle-là !\u2026.C'est vous qui vousen allez et vous voudriez ?.Ah! non, mais vous on avez un toupet | Justine.\u2014Nous irons devant le juge de paix.Mme Rabillaud.\u2014Allez au diable ! M.Rabilland rentrant en redin- ote, comme au début.\u2014 Bon ! u\u2019est-ce qu'il y a encore ?.Mme Rabillaud.\u2014C'est cette dinde qui fait sauter tous les boutons de ma bottine ! J ustine, pleurant.\u2014On me dit des injustices tout lo temps ct on m'a, opise d\u2019outragos dans ma dignité 1.\" train .Il est dix heures vingt- cing.(Bas a Justine).Ja vous augmente doe ¢ nt gous | Justine.\u2014Comme ¢u je veux bien être une dinde, mais pas une vie ! M.Rabillaud.\u2014AHlez chercher une voiture ! Mme Rabillaud.\u2014 J'ai encore bo- svin d'elle pour mettre mon chs- peau.M.Rabillaud.\u2014Cest bon, j'y vais woi méme ! III (Le mouu:nent qui porte le nom de chavean est placé sur la tote de Mure Rabillaud, qui se contemple Un certsiu temps dans la payché).Mme Rabillaud.\u2014Tusiiue.ineli- nez uu peu ; lus 4 droite.Nun, 4 gaucho.¢a ne Va pas comme celn.Un peu plus en avant.Non, c'était mieux tout & l'heure\u2026 Là, à présent ça y est |.Dette z lea épingles.Doucement douc !.Vous me le: enfoncez daus la tête I.Yous voulez donc m'\u2019assus-in E ?(M.Rabillaud rentre essoufllé).M.Rabiliaud.\u2014 Vite ! vi'o ! Dépéuhons ! La voiture est Ià ! Mme Rabillaud.- Avec un cheval ?M.Rabillaud.\u2014Naturellement ; co neat tas un automobile ! Mme Rb'ilaud.\u2014Je.veux dira : ** Avec un bon cheval ?\".Car nous n'avons que le temys.M.Rabillaud.- Si môme nous n'arrivons pas en returd ! Mine Rabillaud.\u2014Dame! avec tous tes changements de costumes !.Il y n ure heure que je suis prête, mi! (M.Rabillaud ouvre la bouche, imais il renguiLe co qu\u2019il allait dire).Mme Rabillaud.\u2014Eh bien | que fai=wu 7.Voyons, je t'attends ! M.Rabillnnd \u2014Partons | Mme Rabill «ud.arrivé À la porte.\u2014Ah | mon Dieu !.Mo: mouchoir que j'oubliais I.Justine, un mou- ch-ir ! \u2026 lt.le gec:éteire que jo n'ai Das fermé i.dies brucelets I.(Seco:.d« sortie).Mon éventail.mon orubrelle\u2026.et mes gants |.Cetie filie no pense vraiment à rien |.1! faut qua j'ais ln (Cle d tout | M.Rabillazé.- Zamais nous n\u2019arriverons §.2 cher, quarante sous de pourbe776 si uous sommes À la gare Suint-fszare pour le train de 1U heures 45 | Le Cucher.\u2014 Soyez tranquille, bourgeois ! On y sers.Hurdi.l'2n- flasminé ! (La voiture file comine le vent et eutie dans la gars comme l'horloge waraue 16 heures 40).Le Cocher.\u2014-Hein ! patron, qu\u2019e:t- co que je vous avhis dit ?(M.Rabillaud pousse un soupir de joie, remet 3 franc: 50 au cocher bution des billets).Mme Rabillnud.- Eh bien! od vas-tu ?M.Rabillaud.\u2014Au guichet, naturellement ! Mme Rabillaud.\u2014Maiïs co n'est pas là ! C\u2019est dans la grande enlle du premier.Vite ! M.Rabillaud.\u2014Je (\u2019assure, ma bonne.Mme Rabillaud.- Il n\u2019y n pas de : ** Ma bonne ! \u201d qui tienne ! Je sais co quo je dis peut-étre! Je n\u2019en suis pas À apprendre à connui- tre la gare Saiut-Lazare I.Clest atu premier |.Et puis, nous n\u2019%- vons pas lo iemps de nous digpu- ter, n\u2019est-ce pas ?(Tous deux gravissent quatre à quatre le grand escalier.Sur les guichets on lit \u2014Ceinturo \u2014 As- nidèree\u2014Saint-Cloud.\u201d Nulle part le nom désiré, M.et Mme Rabillaud se précipitent vers un employé qui ne répond rion, puis vers un autre qui passe rapide en disant: \u2018\u201c\u2018 Jo n\u2019ai pas le temps ! \u201d Engin, un troisième daigne s'arrêter).L'Employé.\u2014 Valcreuse-Saint- Hilaire ?.Service des grandes ligues.Au rez-de-chausséo ! .M.Rabillaud \u2014Là ! qu'est-ce que je disais ?Mme Rabillaud.\u2014Courons.nous discuterons après ! M.Rabillaud, au guichet du rez- de-chauesée.\u2014Deux secondes, s\u2019il vous plaft, pour Valoreuse-Saint- Hilaire ?L\u2019Employé.-Trop tard ! Le train s\u2019en va l.Il y en aura un autre à 4h.830! (Un coup de sifflet strident ponctue celte phrase terrifiante.et Mmo Rubillaud, sans respect pour la redingote de cérémonie et la robe vert-pomme, tombent affalée sur un banc.Long silence.Enfin, tout-à-coup Mme Rabillaud se redresse pleine de courroux).Mme Rubillaud.\u2014Voild comment on manque sa carrière |.Jamais tu n'as au être vne fuis prêt à M.Rabillaud.\u2014Allons, voyons Aurélie | Nous manqueross le fas aa T'heure | 8.Boucherit et s\u2019élanco vers le bureau dadistri- |\u2019 FRANCAIS | GE.MATINKES: MKRCKREDI, JEUDI ET SAMMDE Matinée sntclale Mardi, Jour de La St.Patrice.Le plus grand suçcës de la saison, vient directement do New-York THE PRICE OF HONOR i isti érite.Scènes New VYorkaises, Magasins de Scigel & Cooper.Le menteur de F'Etelise Trinity Salle de l'hôpital Bellevue.Enfants de chœur.Prix: 10, £0, 30, 33 \u20act 506.Sciualne 1 rochaine : Shore Acrea.BIII IIT LIX XX IZ IT TIT ILI ITNT XIII LEI IIIT ITI ZT] THEATRE ROYAL # hii ct snirées.L'EVENEMENT DE LA SAISON James Boys in Missouri i Eu quatre grands actes et un apectacle remarquable.Rematquable effct du train, Dlue Cut, dirigé par George Klimt et Alma Hearn.5 Prix: 10, 20 et joc, Semaine prochaine: New York Extravaganza Co.| TEI IIIT X SRT ITIL TY à PSP IN SPY PRY TY res THEATRE VATOVEL FRAGA Tel, Bell, Ha 1736.Semaine du 16 Mars George Gauvreau, Pred.) Tel, Marchauds 20.GRAND DRAME POPULAIRE LA GRACE DB Par À.d'Eunery ; Avec toute la Troupe du Théatre National Prix .Soirées, 10, 20, 30, 40c.at ; * Matinées, 10, 15, 20, 25c.nl Wr WW voi NOUVEAUTES DES.Téléphone Bell, Est 1395.CETTE SEMAINE Soirée de Gala Mercredi.Matinée Samedi et Lundi soir aux prix populaires, CAT ESV DE L'OPERA COMIQUE ANCIEN Palais Royal Coin St-Laurent et Lagnucheticre Tel.Est 2067.Direction : Leopold Clapin YTYYIVYOYYYYYYY yy OO Ty yy YT YY VY VI YU TTT YY IY VY Pr Orv oy rer srry Y py vy VIRY ITT SOOT CETTE SEMAINE AÉhAMIAAASAASAASAAAMAAMIAMAADAMS AAA GAMAAGALAAAAA A AALABAGAASGÈAGAGAAS GALASAAAGAAMALAA SLA RAGGA LA PERICHOLE Opérette en 3 actes.Musique d'OFFENBACH.Evgagement spéclal de Mine CLARA D'ARTIGNY Musique, chant, danses.Le plus beau spectacle de Montréal.Costumea Magnifignes.Décors splendides, Matinées Jeudi et Samedi.Soirée de Gala Jeudi.PRIX : Soirées, 40, 25et 15.Matinées, as, 15 et 10, Prix spéciaux pour dames, 10 et 20\u20ac.PARC SOMMER Après-midi à 3 heures, le soir à 8 heures.VV Very Vy Aujourd'hui ! BARRE et BEDARD, Equilibristes ct tours de force extraordinaires.M.et Mme SOULIER, Duettistes excentriques.ALPHONSO, Jongleur et équilibres sur boule Aujourd\u2019hui ! LES 3 POIRIER, Bxerciscs sur anneaux et barre.Double dis'ozution d épaules) M.Adolphe Poiri M.& DoRMEZ © Foires) Chant.La Cle Kinétographe de New VYoik Nouvelles vucs animées.VY CVT TTT vr rrr vvvr | Seteracion de Tas Uniones de Miabano ; las Estados Unidos v Canada, > NOTICE \u20140 Cette étiquette est émise par autorité de F.H U garantit que les cigares de cette boîte sont fabriqués RA ors te bac de oven et de Cuba, et qu\u2019ils sont faits à la mein exclusivement par J.Gonzalez, Tris, A.Sxarez, Sec.J étés ad, Ahad Xd Sadia As) à br a a) \u2014um PE A RE DPI DIX TT IITIIN SI ANIIIIEIS SPHOTOCRAPHEZ\u2014 À 1618 Ste-Catherine, Coin Statubseter N - Ste-Catherine 7 / y Grande a pendant le mols de Ë 4 A BE, TL Tt TX TOT SN IRE YT EEX ob Aa \u201d La a sx \u2014\u20140 >a.vl LETTRE PARISIENNE (Pour les DiBaTS) A l\u2019Odéon.\u2014 Une pièce aifilée.\u2014 M.Janvier de la Motte \u2014 Madame Tessandier \u2014Les fugitires.\u2014 Le souffleur de la Comédie Française.Il y avait bien longtemps que je n\u2019avais entendu siffler à l'Odéon et c\u2019est arrivé hier à la première da: \u201c Appeleurs,\u201d la pièce nouvelle do M.Ambroise Junvier de la Motte.Les sifflets ont été nourris ot pourtant l\u2019œuvre est remarquable, pleine de talent et écrite par un auteur consciencieux.Mais il faut reconnaître qu\u2019elle n\u2019est pas gaie.Ah |! pour ça non.C\u2019est une des somédies intimes les plus doulou- .reuses et les plus tristes qui nous aiont été données depuis longtemps ; nous étions pour un moment revenus À l'ancien théâtre libre.La thèse soutenue c\u2019est que la vie ne vaut pas la peine qu\u2019on se donne pour l\u2019affronter et que tout 2e résume par des souffrances et des douleurs.Pour soutenir cette désespérante théorie, l'auteur nous montre une famille de braves gens, très heureux, 4 qui tout a réussi, tt sur qui tombent tout à coup les plus gros malheurs : le fils oflicier, tat tué dans uno embuscade au Tonkin, la fillo est abandonnée par Jon fiancé qui cesse de l\u2019aimer ; ux vissgesrayonnants du premier icte succeédent les larmes, tes cris lécespérés.Le public s\u2019est fâché au douxiè- ne acte quand il a va un enterrement passer au fond du théâtre, » Let évidemment un apectacie peu lolâtre.Il y a bien l\u2019enterrement 1'Orphélie duns \u2018 Hamlet,\u201d me lirez-vous, à coup sûr, mais Shak- «penre nous représente d: 8 époques d lointaines aveo des héros d'un tomantique accentué que cela nous :hoque moine.Tandis qu\u2019un en- errement moderne avec des curés es bedeaux,.et le cercueil porté ar des paysins, tout cela a pro fuit un effet trop eombre.Ceux qui aiment Ia gaité sont mal servis.= x.L'auteur peut aisément so con- toler ; d'abord il a beaucoup de alent ; il a eu des pièces qui sont allées à la centième et il en prépa- te d'autres dans la rote olaire qui ui rodunneront les gros succes ruxquels il est habitué.Et puis, pour tout dire ces \u2018 Appeleurs \u201d tont uno fantaisie littéraire d\u2019un fcrivain qui se paie le plaisir de dross-r un tableau lamentable de iouffrances pour son agrément 1ans eouci des résultats qui l\u2019indit- rent.M.Ambroise Janvier de la Motte ist en effet un des auteurs drama- liques los plus riches de Paris ; il possède deux cent mille francs de tente, il e=t garçon et vit fort mo- lestoment dans un petit apparte- nent de douze cents francs.La juestion d'argent n\u2019existe donc pas pour lui et il peut à son aise, lonner cours À sa funtnisie sans touci de la recetto.Ceux qui connaissent M.de la Motte assurent qu\u2019il est de carac- ère plutôt sombre, très mélanco- ique et que cet auteur de comé- lies si gaies, ai pétillantes d'esprit, st dans eon privé un grand désa- dusé ou plutôt un pessimis'e, ce qui ne l\u2019a pas emj-éché do donner vu théâtre des œuvres d\u2019une ex qui- 1e fantaisie, très vives, alertes et umusantes au possible.Quand il 1 livré libre cours À sa maussaderie nous avons eu les \u2018\u201c Appeleurs\u201d ui n\u2019attireront pas le public, et ranchement le public n\u2019a pas tort ; on ne va pas au théâtre pour en- sendre chanter lé De profundis.» Si la pièce avait besoin d\u2019une ex- suse c\u2019est qu\u2019elle est écrite par un homme qui a le souci de notre belle langue française et jouée à ravir ; tous les acteurs sont excellents et Mrae Tessandier tout à fait remaiquable.Pauvre Mme Tessandier, chaque fois que jo la vois dans un rôle nouveau, je la plains bien sincère- mont ; elle devrait être à la Comédio Française et elle vagabonde de l\u2019Odéon à l'Ambigu, jouant tantôt ane pièce classique et tantôt un vieux mélorame démodé comme \u201c* Marie-Joanne \u201d qu\u2019elle & repris il ÿ à quelques mois.Ki Ah1 elle n été elle aussi Rue Richoeiieu et elle à quitté la Comédio Française pour un coup de tête; 8lle trouvait qu\u2019elle ne jouait pas rssez et elle partit un beau jour, ou plutôt un vilain jour.Depuis elle orro de théâtro en théâtre, créant cont rôles divers, mais regrettant sincèrement de ne plus appar- jonir à la première scène du mon- do ; clle a bion cssayé do rentrer, les circonstances no lont pas favorisée ; cllo n beaucoup de talent, mais ne retrouvern pas in pelle situation qu'vlle aurait eue si elle était reatée ld-bu-, à sa place.) Elles sont no:nbrouses les aotri- ces qui arrivées Ruo Richelieu trou- vont qu\u2019on ne leur fait pas la mesure acgez grande st qui nigries el impationtos s'en vont sans regarder dorridre elles, marchant à la tonquêto de la ronomméo brayan- te et de la fortune rapide et qui ne trouvent ni l'une ni l\u2019autre, regrettant mais trop tard une décision qui souvent ast irréparable.Il y a un mois Mlle Braudés partait ct Milo Moreno a donné sa dé- \u2018venir leur réserve.Les exemples norabreux d\u2019hier ne permettont pas les illusions et comme ce sont ces fugitives qui sont en somme seules 4 supporter les conséquences de leur imprudence, c'est un chap\u2019tre du roman comique coutemporain qui devient couvent le roman douloureux.Puisque nous parlons du Théâtre Français, notons un petit fait qui est bien significatif en lui-même.Le souffleur de In Comédie Fran- ¢alse vient de mourir ; il se nommait Léotaud et uvait 6t6 lauréat du Conservatoire.Cette seule indication n\u2019est-elle pas bien typique ?Quand le souffleur est un premier prix de tragédie ou de co- wédie cela ne devrait-il pas donner un peu de modestie à ceux qui ne trouvent jamuis de colonne us- fez haute, do rôle asgez long, de réclame assez bruyante ?À peine le souflleur est-il mort que l'administration a reçu plue de cinquante demandes, et parmi elles celle d\u2019un ancien avocat qui n\u2019ayant pu défendre les veuves ct les orphelins so contenterait d'aider la mémoire défaillante des comédiens.Jean Bernard \u2014\u2014 === UN BON ANTIDOTE.\u2014 Leffet du BAUME RHUMAL sur les poumons est merveilleux, O'est l'antidote le plus parfait contre la consumption, son action est immédiate.La gudrisun cst radicale.Dans toutes les pharmacies.CORRESPONDANCE NESLE-LA-VALLÉE (S.& 0.).France, le 23 fév.1903.A Moasieur Pierre Lafleur, rédacteur aux Dénars, Cher Monsieur, Jo ne sais si vous êtes le même Monsieur Lafleur que j'ai eu lu plaisir de rencontrer au \u2018\u2018Pen and Pencil Club,\u201d et dont j'ai conservé un agréable souvenir.ln tout çsa, perimettez moi de vous féliciter pour le boau courage que vous avez montré en écrivant un article sur un artiste conzcioncieux comme Cullen, .Il eat bon, il est nécossnire meme, que des hommes de votre talent a\u2019intéressent aux manifestations de l'art au Canada et essayent d'évetl- ler chez nos compatriotes le goût et la curiosité des belles choses.Cullen est un vieux camarade pour lequel j'ai toujours eu b-nu- coup d'amitié et d\u2019udmiration, et je ne suis que fort peu étonné du peu d'empressement mis par nos compatriotes à récompenser ses efforts.Chose tristo à dire, mais il faut bien le constater, nus com pa- triotos n\u2019ont pas la culture arlisti- que de nos concitoyens de langue anglaise.1 faudrait pourtant faire quel- sue chose pour secouer Ia torpeur de notre raco et lui donner lo compliment d\u2019éducation suns lequel il n'y a pas d'hommes distingués : mais je crains qu\u2019il n\u2019y cit beaucoup à faire ! Il me semble, cependant, que si vous vouliez consacrer un peu de votre talent à cette œuvre, nos compatriotes pourraient en bénéficier énormément.N'y aurait-il pas moyen, par exemple, de lutter cenro le faux goût qui consiste à faire oxécuter des copies plus ou moins bonnes des chefs-d\u2019ceuvre qui sont duns lea mueées d\u2019i£urope à Ce goût de ls copie qui est de mode chez nos compstriutes qui sea piquent do quelque goût en matière d'art, ou qui veulent encourager les jeunes taienta ¢st da pans aucun douteau manque de culture artistique: ne pouvant apprécier les œuvres modernes, ils se rejettent sur In peinture anctenge, qu'i!s n\u2019apprécient pas plus du 1este, mais qu\u2019ils veulent avoir pour attester qu'ils ont visité les prinei- pales galeries d'Europe.| Je me demande quel plaisir ils peuvent ressentir devant ces copies sans émotion et ans vie.S'ils veulent conserver le souvenir d\u2019une belle chose et réveiller l'émotion ressentie, ils n\u2019ont qu\u2019à se procurer une bonne photographie qui, plus fidèle ot plus complète qu\u2019une mauvaise copie, leur permettra avec le souvenir do renouveler lo plaisir qu'ils ont pu goûter.Qu'un marchand de cochons enri chi veuille so donner l'illusion d\u2019un petit Louvre à domicile, je le conçois ; mais que des hommes distingués sous d\u2019autres rapports : l'élite de notre race manquent aussi totalement de goût, je ne puis le omprendre.° Cu sont ces choses qu\u2019il faudrait dire ct bien d'autres encore que vous connaissez probablement mieux que moi et que le public prendrait on considération À cause de l\u2019autorité de votre nom.Moi nussi, d\u2019ailleurs, je me suis vu forcé de faire de la copie, mais je l\u2019ai toujours déploré: et la nécessité seule a pu me puusser à cette extrémité, ne pouvant faire accopter autre chose en échange de ces copies., On ne saurait aussi trop s\u2019élever contro ces ventes aux enchores de cargaisons de tableaux de commerce et leur faire comprendre que dans un pareil milieu, il est impossible qu\u2019une boune toile puisse se rencontrer.Si par goût îls sont portés vers cette peinture que lo raisonnement les arrête.Enün, cher monsieur, vous ferez ce que vous voudrez de l'idée que je vous soumets ; jo vous la donne miosion ; nous verrons ce quo l\u2019a- pour ce qu'elle vaus, et si vous pen- Telcphonez Bell Est 1122, CEE Parola £ez, comme moi, vous ferez plaisir à tous leu vrais artistes et vous aurez rendu un fier service À l'art au Canada.Espérant avoir le plaisir de vous revoir bientôt, je sais, mon cher Monsieur Lufleur, votre bicn dévoué, Henri Bean ARRETE IA TOUX, SUPPRIME lo RHUX Les Tablettes \u201cLaxatives Bromo-Quinine'* gué sisscent un rkusne en un jour, Pas de ruérison, pus de paiement, Prix 24 centa, Nos Scenes Theatrales \u2019 AU PROCTOR .À cause de la représentation de \u2018Robert Emmett \u201d qui sers donnée au Procior mercredi soir le 17 mars, par l\u2019Ascociation Littéraire et de Bienfaisance des Irlandais, cethéa- tre sera fermé lundi et wardi le 16 etle 17 mars.Morcredi soir avec matinées, vendredi et samedi sera joué pour la première fuis au Canada \u201c*Resurrcction,\u201d le grand succès Européen et New-Yorkuis.L'histoire de ce grand œuvre de Tolstui s'ouvre dans une prison où Maslova, l'héroïne, cst prisonnière Bous accusation de meurtre.Elle est l\u2019enfunt illégitime d'une bergère, employée dans une séné- cure de campagne en Russie.Maslova comurenç: À servir les propriétaires de la rucce-sion dds son bas âgo.Elle leur plat par ea beauté et ees manières engageantes, et eut une bonne éducation.Elle fut élevée par ses maîtres plus came enfant adoptive de ces propriétaires, le hard: lieuto- nant Prince Mekludor, vint leur rendre vi-ite et le sort do la jeune fille fut scellé.La jeune fille abandonnés par lui et l\u2019élendue de en générosité eu- vers la jeune fille consistu en lui donnaut cent roubles.Revenue an feu de son cnfauce, retetée par ses amis, elle desvendit rapidement.La rencontre suivante des jounes gens est dans la cour de juetice.Maslovs «&t accusée et lo Prince mit partio du jury qui condawne La jeune fille, pengant la libérer.Le Prinoe 8e rend à St- Pétersb>urg pour obtenir eon pardon.Il e«t Matmoné par l\u2019égoïsme et la stup.- dité des autorités et après avoir il la suit en Sibérie.Le Priuce veut :narier Ja jeune fille.Elie le refuse, pensant qu\u2019elle ruinerau sa vie.L'effet est fort, pui-sant et vivant.Maslova pardonne à l'homme qui « ruinéses espérances et il entro duns une nouvelle jé- riode do vie.Les matinées pour cette grande attraction auront lieu veulement vendredi et samedi.AU FRANÇAIS \u201cThe Price of Honor \u201d qui est an Français, cette semui.ie est un des plus beaux mblodrames préseutés à Moatréal.La scène re passe à New-York et toutes les phases typiques de la vie métiopo\u2019itaine y sont reprérentées.Tour & tour Yauditoire voit défiler devant ees yeux, de magnifiqu's scdnes représentaut l\u2019énorme ma- arin de Beigel & Coope, I'East side, l'Eglise Trinité, et uno salle de l\u2019Hôpital Bellevue.Les acteurs sont des artistes émérites.Mlle Elenore Biaconing qui remplit le premier rôle dans \u2018\u2019The Prica of Honor \u201d est très bien con- nuo à Montréal.Ellu recevra ss anciens et nouveaux amis eur la scène après chaque matiuée.Lo jeune Fred Santley et la petite Violet Holiday, les habil:s enfants qui remplissent si bi-n les rôles qui leur ont été assignés recevront aussi tous leurs admirateurs mardi, mercredi, jeudi et samedi après les matinées, THEATRE ROYAL \u201cLes James Boys dans Missouri\u201d est la plus nouvelle et la meilleure pièce qui sora jouée au Théâtre | Royal.C\u2019est une histoire d'amour \u201cet d\u2019aventures d\u2019un effet saisissant.1° y voit l'arrestation du train donné tous ges biens ct sa foriune ! | une: vomp-+ieu Offeubach.Cette opé- LES DEBATS; 15 MARS 1903.TE wt Se MB Gr cme EPA Me Acre Shem are: ada THEATRE DE L'OPERA COMIQUE * Ancien Palais Royal \u201c* ENGAGEMENT DE MELLE ChAua Dantiexy \u201d Le auccèa obtenw par les Noces de Jeannette et La Fille du, Régiment a ôté Énorine, et nous pouvons même certainement ajouter, zone être taxé d\u2019exagération, que jamais à Montréal ces deux ouvrages n\u2019avaient été nussi bien interprétés, où il faut prendre en considéra'ion l\u2019exiguité de la rcène du Théâtre du Palais Royal et l\u2019homongé- nité de notre troupe actuelle d'opéra comique et d\u2019opérette.Melle Jarrié, dans les rôles de Marie, do \u2018lu Fille du Régiment,\u201d et de Jeannette, des \u201c Noces do Jeannette,\u201d a 616 tout simplement merveilleuse.Son interprétation est au dessus de tout éloge, et eon digue partenaire, l\u2019artiste consciencieux qu\u2019est M.L.Vérande, lui a vaillamment donné ln réplique dans le rôle de Jean des \u2018* Noces do Jeannette\u201d et de Sulpice de \u2018 La Fille du Régiment.\u201d La voix chaude et généreuse, çon jeu scénique et dramatique dans ce dernicr role lui ont valu À plusieurs reprises des applaudissements repétés.M.Vérande mérite certainement toutes les féiicitations du public amateur d'opéras, car pour faire revivre ce genre de représoatations il a toujours mis touts son activité et ron talent poucarriverd impian- ter définitivement l\u2019opéra et l'opé- relte À Montréal ; et bi il y arrive, il aura, certes, fait faire un grand vas à art lyrique à Montréal et comblé une lacune.M.Clapin, le directeur actuel du Théâtre do l'Opéra Comique, ancien Palais Royal, a droit nusei 2 tous nos remerciements pour la façon dont il suit dr ger sun théâtre et attirer de plu< on pus ies fumillas et los cuauis-eurs dans son Éétablisse mend, To jours dé-\u2018ireux de plaire et connais nt [su goût de son pu- btie, M.Coamin à imis À l'affiche tour li =\u2014espèce nouvelle avec des machoires hileus-3, saillantes, convulgées,crispées dunz un rictus sarlon\u2018que.Au lieu do l'atmosphère de prière, d'.nrens, de flaur , de rcciuei lement qui plane dais'es chnnbres mortunires, cette odeur nuages flous qui montant en spirale vers le plafond.Ce qui prouve | gr'en attendant le muitre, les Clèves pourraient bien gril er une cigarette, tout en cau:ant médecine, droit,ou d'autres sujets moins gra- vos, ln traversant l\u2019enfilale de grande8e salles q :i nous conduisent aux labsrutoires, aux musées, à In nauséaboade, le parquet couvert de moulure de ecie, un jour triste et blafard qui tombait du ciel gris! Mou cœur s\u2019emplit de Fi ié pour sans un ami pour leur fermer les espérance, salle «le di-section que j'avais eur- tout l'intention da vi-iter, le son d\u2019un piano nous arrive en même l'ondant que je faisais ces tristes + .réflexions, M.le d-c\u2018our Chartrand | avait lentement retroussé 828 1nan- temps que les pas d\u2019une danso j chez.S'armant d'un scalpel, par ébouriffante.d\u2019étudiants durant les entr'nc'es s'amusent à exécuter des fantaisies Un certain nombre | Un coup rapide, il ouvrit In chair de l'avant-bras.L'instrument glissait sous les chuirs qu'il fouillait chorégraphiques, sur un parquet en tous sens.Du ux lacets apparu- ciré, tandi- que d'autres jouent au rent, deux cordes puissantes du billard.Certains plus sérioux en- | mécanisme humain.Sous la ten- core charment leurs loisirs par la: lecture, car l'Université Laval pos- \u2018 sède deux superbes bibiothi.! gues, une d\u2019ouvrages sur in Médecine, la plus complète, l\u2019autre, d'ouvrages sur le Droit.C'ost dana | pette atmosphère de serre chaude, ! sous l'égide du la ecionco, dont | Pastre radieux commence à ver- i Xer de ges rayons bienfaisants duns Letto imposante enc cinte,qua la jou- Resse étudiante doit se fortitier ct Parmer pour les grandos batailles do la vie, batailles qui cessent de devonir des :uttes brutales commo Autrefois, mais des joutos intellec- Amelles, où lo vainqueur sora celui Qui aura abattu le plus de préjugés et de superstitions.Honneur au siècle de lu lumière ! L'arbre do Bcienco est au milicu du jardin, il Offre à tous ses fruits sucalents, À ceux qui ne peuvent attoindro aux plus hautes branches, des échelles vionnent au secours da lours petites taill .a malidiction divine n'é- crese plus l'afumé qui mord à belles dents dans In Lranaparence juteuse du fruit défendu.\u201cSi vous ! en mangez, vous vivroz de la vio : dmmortelle d: la pensée.Nous assistons en notre siècle à la Vulgarisation de la science, laqu.1- le était autrefois la propriété exclusive d\u2019un petit nombre d\u2019adop tes, qui travaillaiont dans l'ombre Awmm?des sorciera et des ma!fai- teurs.Aujourd\u2019hui le temple o:t grand ouvert, les prêtres oflisiont en plein jour.Nous sommes témoins de morveilloura transubstantiation.La matière inerte s'anime.Lez clinses ont une mo vibrente qu\u2019elles n'avaient pis hier, et que es sn/unts ont arrachée du sein éterno'lement féconl de la Nature: Il y a dans cet acte hardi d'uu hom n: qui soulève le myatère de la ors ion, quelque chose de sur- «in qui nous empoigne l\u2019âÂme d'aue émotion intenso.Quand tous 8 agitent au dehors à la pourauito de 1a folle chimère,dos honneura et de Aagloire,doshommes organisés cam- mo les autres font abstraction de leur personnalité, oablient le printemps, la vie large, lo farniente, pour vonir vivre ici d\u2019une vis fac- 7 tice, eouflrir, peino, so nourrir d'infini, de dézilivsione, fin de \\découvrir un sérum - qui soulage xJ'humanité souff:: nte, une vérité =} sion que leur imprimait le praii- cien, les muscles s\u2019animèrent d\u2019une vie fac:ice, les doigts se crispèrent.L'habitude cette grande éducatri- co des sens et de esprit m'avait domptée, je suivais d\u2019un œil impassible la démonetration anatomique du savant professeur.Je n\u2019avais plus de crainte que le mort no ço levÂt pour çe venger does mutilation.Je m\u2019attachais avec uno anxiéié fidvreuse A lu marche du ecalpel.J'aurais voulu, moi aussi, fouiller cetto chnrir inorta pour lui arracher sea secrets, suivre la marche de la mort, cet vampire, dans les arières, das le cœur, savoir comment elle s\u2019y prend pour faire de la brillante Cclosiou vitale cetle (triste fleur de charnier, dont l'œil ne pout supporter lo spectacle.Le brouhalia des chansons d'étudiants s'était apaizé, le bruit des pas de dango, lo battement des portes s\u2019étaient éte'n's, je n\u2019entor- dais quo le s.fflenent du scalpe, qui cotoyait les os du cadavre L'opérateur, comme un prêtre antique, se tenait ponché sur sa victime, cherchait dans les entrailles ! quelque mystdro d'occullisme.Son front pâle s\u2019irradia comme au reflet d'un iuvisible Thabor.Je domeu- rai saisie de respect devant cette gublime matérialisation de la science.Une nouvelle compréhension do la poésie se fit en mon fime.Je vis que le beau réol est celui qui ne repozo pas sur les {un- tnisies de la fiction, mais eur le vrai.Dissèquer le corps humain c\u2019est détruire sa beauté, pourtant par cette dissection l\u2019on arrive a y reconnaître une beauté, une harmonie d\u2019un ordre supérieur, qui nous remplit d'amour et d\u2019admiration pour la nature.Depuis que j'ai vu des tortionnaires lacérer l\u2019Ame humaine pour en faire jaillir des cris d'agonie, depuis que j'ai vu la méchanceté fouilier la chair vive et boire le sang des crânes, jo ne vous plains plus, pauvres \u2018\u2018 macchabées.\u201d On ne met en pièce qu\u2019un vieux vôte- ment usé dont vous n'avez que faire dans les étoiles, tandis qu\u2019une blessure faite à vos sentiments les plus chers, saigne à jamale.Joffre mes remerciments à M, | Biron, notre aimable cicerone, car cette visite est marquée d\u2019une étoile d\u2019or sur le calendrier de mes joura.Une bouffée d'orgueil me monte à la figure en songeant que nous aurons mis, nous aussi, notre pierre à l'édifice de l'avenir.Le progrès accompli jusqu'ici n\u2019est que la préface d'une œuvre infinie que nos petits neveux paracheveront |.Colombine \u2014\u2014 Àw LA SANTÉ DES VIEILLARDS.\u2014 Le remède des vieillards niteints de 1hurne, toux, grippe, bronchite, c\u2019est le BAUME RHUMAL.Il ne fatigue pas l'estomue.25 cts le flacon.Une Prédiction En 1825 Brillat Savarin fairait une prédiction, et comme cette dernière se rapporte À une question des plus intéressantes, dont tout le monde s\u2019occupe et qui, aujour- d'hui, attire l\u2019attention des pen- seura de tous les pays, je crois devoir la signaler.Je cite d'abord textuellement les paroles de l\u2019auteur dont je parle : ** Je connais plus ou moin3 bien cinq langues vivantes, ce qui m'a fait un répertoire immense de mots de toutes livrées.Cjiaud j'ai besoin d'une expreseion, et que je ne la trouve pas dans la case française, jo prends dans la case voisine, et, de là, pour le lecteur, la nécessité de me traduire ou de me deviner : c'est son destin.Je pourrais bien faire autrement, mais jen suis empéché par un esprit de syz- tème auquel je tiens d\u2019une manière invincible.Je euis intimement persuadé que la langue fran- caise, dont je mo eers, est comparativement pauvre.Quo faire en cet état ?Emprunter ou vel-r.Je fnis l\u2019un et l'autre, parce quo ces emprunts ne sont pns sujets À re- titution, et que le vol de mots n'est pas puui par le Code pénal.On aura une Idée de mon audace, quand on saura que j'appelle vo- \u2018ante (de l\u2019espagnol) tout homme que j\u2019envoie fuire une commission ; ot quo j'étais déterminé à franciser ces imorts d'hôpital expirant seule» \u2018le verbe anglais sip, qui signifie boire à petites reprises, ei je n'uvais ; yeux, pour \u2018eur jeter dans l'oreille | exhumé le mot français eircter, ac- en partaut un udieu qui est unol quel on donnsit à pau près la | même significatien.Jo im'attends bien que les eévères vont crier À Bossuet, à Fénelon, à Racine, À Juileau, à Pascal, et autres du siècle de Louis XIV; il me semble les entendre faire un vacarme épouvantable.À quoi je réponds pusément que jo suis loin de.disconvenir du mérite de ces auteurs, tant nommés que rous-cntendus ; mais que suit-il de 1a ?.Rien, ei co n'est qu'ayant bien fait avec un instrument ingrat, ils auraient incomparablement mieux fait avec un instrument supérieur, C'est ainsi qu\u2019on doit croire que Taitini aurait encore bien mieux joué du violon, ti son archet avait été aussi long que celui de Baiilot.Je suis donc du parti des névfo- gues, et méme dos romantiques ; ces derniers découvrent les trésors ce- chéa ; les autres sont comme lcs navigateurs qui vont chercher au loin les provisions dont on a besoin.Les peuples du Nord, et surtout 1 8 Anglais, ont sur nous, A cet (gard, un immenee avantage : le génie n\u2019y est jamais géné par l\u2019expression ; il crée ou emprunte.Aussi, dana tous les sujets qui admettent la profondeur et l'énergie, nos traducteurs ne font-ils que des copies pâles et décolorées.J'ai autrefois entendu, à l\u2019Institut, un discours fort gracioux sur le danger du néologisme, et eur la nécessité de s\u2019en tenir à notre langue telle qu\u2019elle a été fixée par les auteurs du bon siècle.Comme chimiste, je pasgai cotte œuvre à la cornue ; il n\u2019en reste quo ceci : Nous avons si bien fait, qu'il n'y a pas moyen de mieux faire, ni de faire autrement.Or, j'ai vécu nssez pour savoir que chaque génération en dit autant, et quo lo génération suivante ne manque jamais de s\u2019en moquer.D'ailleurs, comment les mots ne changersient-ils pas, quand les moœurs ct les idées éprouvent des modifications continuelles ?Si nous faisons les niêmes choses que les anciens, nous no les faisons pas de la même manière, et il est des pages entières, dans quelques livres française, qu'on ne pourrait traduire ni en latin ni sn gros.Toutes les langues ont eu leur naissance, leur apogée et leur déclin ; et aucune de cellés qui ont brillé, depuis Sésostris jusqu\u2019à Phi- lippe-Auguste, n\u2019existe plus que dans les monuments, La langue française aura le même sort, et en l'an 2825 on ne me lira qu'à l'aide d'un diotionnaire, sl toutefois on me lit.\u201d J'avoue que cette prédiotion me fait beaucoup réfléohir, ot me cause un certain malaise.Pour faire cette usserlion l\u2019auteur s'appuie uniquement sur cet argdment : \u2018tou- ie oad \u201cem .sé EE SA ap 2 ai tes les langues ont eu leur nai-ean- sanco, leur apogée et leur déclin.! Je crois que les faits soumis par Briliat Savarin pour faire sa prédiction eont h\u2018s\u2018oriquement prouvés, car, il \u201cy a cinq ou six cents_ ons à peine, les langues ang'sise, frangnise.lullem n le, italionne, n*- taient pos ez:coru nées.Sont-elles aujourd'hui à leur ago- gée, ou à leur déclin ?That's the question.Furet GUERIT LE RHUME EN UN JOUR Tablettes \u2018Laxative Bromo-Quinine.\u2019\u2019 Les pharmaciens rendent lepriz, 25c, siclles ne quérissent pas.Lignature Æ W.Grove sur chaque buîte.FAITS-DIVERS Couscrvateurs On nous apprend qu'il y a eu hier soir à l'hôtel Riendeau une assemblée de conservateurs du cumnté de Richelieu, à laquelle il y n été décidé de nommer M, Bruneau, juge.Il appert que MM.J, Larochelle, ancien ltecorder de St-Henri, se présentera comme candidat pour Richelieu aux prochaines élections générales.Les conservateurs lui opposeront M.Réné Beauchemin, de Sorel.MM.A.P.Vuriusse, autrefois du Sorcltois, et LL A.Tuillon, fils du gérant de la Banque Nationalo à Ottawu, sont aussi sur les rangs.Inapection des échevins Tous les échevins étaient invités à visiter hier après-midi l'incinérateur et la magniflque serre dont M.Pinoteau est le surintendant.Ee sont rendus à l'appel : MM.les échevins I.Laporte, Lavallée, Couture, Lebeuf, Dagenais, Wilson, Nelson, Turner, Gallery, Ricard, Lemay, Larivitre, et plusieurs journalistes.La première visite a été faite à l'incinérateur de Jouest à Saint-Gabriel.M.l\u2019échevin Lavallée à démontré à l\u2019évilence que l'argent voté par le département de I'incindrateur avait été bien employé.Les dépenses de ce département s'élèvent actucllement & $109,600 par année, beaucoup d'économie est fait,mais si jauinis les plans de M.l'échevin Lnvallée sont mis en pratique le conseil de ville pourrait dépenser encore'35 %, de moins et en faisant davantage.La seconde visite n été fuite au parc Lafontaine où M.Pinotenu a fait connaître avantigeusement la culture des fleurs qui est sous sa protection.Son hospitalité a été tout à fait aimable, ct tous les visiteurs sont revenus enchantés cb embaumiés de leurs visites chez M.Pinoteau.II n'y à aucun doute que des projets importants seront li conséquence pua- tique de cette visite de MM.les échevins.Les Vétérans Canadiens L'assemblée régulière du Poste Mont Royal de l\u2019Assucintion des Vétérans Canadiens aura lieu cet après-mnidi, à 2 heures, à la Salle St-Joseph, entrée rue Ste-Elisabeth.Tous les Vétérans, incinbres ou non de l'Association, sont invités à s'y rendre, afin de signer des blancs de requête dermandant aux autorités fédérales une compensation puur les services rendus par les volontaires durant les années 1865 à 18S5.M.Honoré Gervais, l'aviseur légal de l'Association, sera présent et dou- \"era des explications à ce sujet.Si jeune et déjà accusé Un tout jeune homme du nom de Henri Quenville n été arrêté hier mun- tin par le détective Guérin sous l'accusation d\u2019avoir forgé plusieurs chèques pour la valeur d'au moins $30 au nom de M.Georges Paquette, du faubourg Québec.L'accusé plaide non coupable.Pour avoir vendu de Ia boisson à un minear M.J.A, Laporte a été condamné à S3U d'amende ou Lrois mois de prison pur M.le recorder Poirier pour avoir vendu illégalement des liqueurs enivrantes à un mineur, Ditre Alphonse Primeau arrété Mtre Alphonse Primeau, avocat, a été arrêté hier matin sous l'accusation d'avoir obtenu §25 sous de faux prétextes de M.Stanislas Arbour.Mtre Drimeau plaide non coupable, et l'enquête est remise.11 plaide non coupasle L\u2019individu O'Connors accusé d'avoir frappé à coups do polug Mme Stevenson, qui demeuré au No.21!{ rue Ste- Elisabeth, et d'avoir attenté à ses jours au moyen d'un revolver, vondredi soir a comparu en cour de police hier ina- tin et il a plaidé coupable à la première accusation et non coupable à la deuxième.L'enquêto est remise à 10 heures mercredi matin.Morte à l\u2019hôpital Vendredl matin Mme Oharleysin donnait le jour à un enfant dans un lieu infecte, situé au No.1496 rue No.tre-Dame vendredi matin, cet samedi matin, elle mourait après un court séjour d'une heuro à l'hôpital Notre-Dame.Lo coroner a été averti de Ia chosr, mals n'a pas cru à propos de tenir une enquête.Amo Charieysin, veuve depuis 8 ans, était alliéo depuis quelque temps à un français aveugle.La Fédération cubaine dca ciga- riers On nous apprend que la Maison Grandas Hermanos Yca qui avalt pro- mie de mettre fin à la grave de ses om\u201d ployde en ratiflant on tout les conditions apposées par l'Union, vient de retirer sa promesse et refuse obstinément de permottre à l\u2019Union du n'étamper que lea cigares de cette maison qui sont {ait exclusivement par des ouvriers Cubains ou Espagnols, d'où nouvelle grève, Aujourd'hui Un grand nombre de gourmets se rendront nujourd'hui au Sault et apprécieront le succulent diner que leur prépare M.Péloquin, lv propriétaire iftellier de l'endroit., Convocation Aujourd'hui, à deux heures, à la salle de I'Union St-Joseph, 1790 rue Ste-Catherine, coin Sainte-Elisabeth, réunion spéciale de propagande des charpentiere-menuisiers de Montréal.Le but de cette assemblée est du compléter l'organisation de In suciété et d'expliquer son action bienfaisante à tous ceux qui ne connaissent qu\u2019imparfaitement ses règlements, Tous les intéressés, faisant partie ou non de l\u2019Union, sont instamiment priés d'y assister.Plalsante surprise Les miliiers de personnes qui sont allées sur les quutis, dimanche et lundi dernier, voir les ruines du feu du nouveau \u2018 Montréal,\u201d ont trouvé la scène plutôt gaie que triste, car avec son esprit d'entreprise caractéristique la American Tobacco Company avait placé sur les hangars environnauts huit énormes affiches encadrées et montées sur toile, qui attiraient l\u2019attention de tous.Ces annonces représentaient une jeune fille en costume de Hussard.Un journal local annon- uit méwe, il y a quelques jours, qu'on découpait ces annonces pour oruer les innisons ! Au fnit ces affiches sont splendides et, comme annonces, sont supérieures à toutes celles qui ont été issues par les maisons de coinmerce à Montréal.Le fond rouge de la gravure attire toujours l\u2019attention et dans ce cas plus que tout aulre, cau ces brillantes couleurs placées comme elles l'étaient au ventre de son sombre cuvironnemnent attitait doublement l'attention.C'est une preuve do l'efficacité de l'annonce quand l'annonceur sait profite» dus circonstances.Au bus de ces affiches on avait collé une quotation du journal thérapeutique Lancet, venant d'uu docteur dont l'autorité médicale est incontestable : * La manière lu plus pure de fumer le tabac, c\u2019est de se servir de cigarettes.\u201d Pompier rétabli Ke pompier Horace Prévost, de In station No, 2, qui n été blessé sumedi dernier à l'incendie du vapeur \u2018* Monivéai,\u201d est parfaitement rétabli et est rentré en fonction lier après-midi.Costumes de Mascarades Hier soir avait lieu à la salle Stanley le bal tursqué donnée par Mde Hill ct Mde Franklin.Plusieurs magnifiques costumes étaient portés avec élégance par le beau sexe qui était amplement représenté.Parmi les costumes les p:us remarque , tant par leur beauté que par leur ot.sininalité, nous devons mentionner spécialement Melle Brown qui porlait un costume confectionné uvec des gravures des cigarottes \u201cSweet Caporal\u201d ainsi que Melle Wilson dont le costume était composé d'étiquettes de tabac à chiquer ** Old Chum.\u201d Ces costumes étuient des plus \u2018*chies\u2018\u2019et bien en rapport avec les marchandises vendues par l\u2019\u2018\u2018 Amorican Tobacco Company \u201d qui sans contredit sont les meilleures.Môme le beau sexe nutrefois si opposé à l'usage du tabac pour leurs compagnons les howmmies, ont complètement changé d'opinion.Et Melle Brown, en portant un costume composé de gravures de boites de Sweet Capora!, favorise l'usage de lu meilleure manière de fumer le tabac ; de même que Melle Wilson, avec son costume d'étiquettes de in populaire inarque de tabac Old Ohurn, démontre que l'antapatie feminine pour le tabac n'existe plus.Disparition Willie Frigon, âgé de huit ans, est disparu depuis deux jours du toit paternel, No.38 rvuo St-Paul.C'est un gros garçon portant habit gris, pantalon court justeaucorps bleu-marin.Tous renscignementsseront reçus avec reconnaissance à la demeure des parents ou au burenu des détectives.Manney O'Conner Manney O'Conner, épouse de J.O'Conner, qui a compara hier matin en cour de police sous l'accusation de vagabondage et a plaidé coupable.Seutente sera rendue lundi matin.SPORT LA COUPE RESTERA EN CANADA OTTAWA VAINQUEURS DES THISTITS PAR 4 POINTS A 2 Ottawa, 14.\u2014 Les Ottawa ont obtenu tout ce qu\u2019ils out voulu cette année.Après avoir vaincu suffisamment tous les clubs de la ligue sénior pour décrocher lo titre do champions, los volld maintenant en possession de la famcuse coupo.De fait aprds une joute sdnsationnelle, ils ont défait hier soir les Thistles par un résultat de 4 à 2.La glace était affréuse, aussi on pout concevoir le reste, CE GRAND JOURNAL SPORTIF Nous parllons dans notre dernier numéro de lu publication prochaine d'un organe sportif dovant paraître sous peu à Montréal, mais nous no savions encore quel en serait le titre.Or, après informations prises auprès de sources autorisées, nous avons appris que le titre de ce grand journal serait \u201cLe Sport.\u201d À Lo Sport\u201d sera donc livré au publie lo & mal prochain.Sur la pre- mibre page, qui\u2019 contlendza nombre de vignettes d'actualité, seront donnés toûs les foBselgnetients les plus complots sur les événements sportifs qui = se seront passés lu veille durant l\u2019après- midi el la soirée.Sur les pages intérieures, nouvelles reproductions détaillées des sports locaux et étrangers, avec en plus des commentaires de la plus hante limpor- tance sur les divers sports et sur les ussociations qui les pratiquent.Enfin sur In dernière, on y lira les renseignements les plus complets sur les faits divers de la ville et de l\u2019étranger.Tout y gcra et rien n'y manque, Les experts les plus avantageuse- ments connus seront attachés à la ré- ductijondu ** Sport,\u201dce qui contribuera À en faire un journal comme il ne s\u2019en est jumais vu au Canada, voir même en Amérique.ENFIN! ! 1 EUGÈNE TREMBLAY VERRA ENFIN SES ESl'ÉRANCES SE RÉALISER | Après des démarches sans nombre, aprèe autant de pourparlers interni- nables, Tremblay, le lutteur Canadien Français le plus remarquable que nous ayons à Montréal, an enfin pu réussir à rencontrer un adversaire digne de lui, et passer tn engagement sérieux qui l'enjoindra à livrer bataille à son nouveau rival, nous nommuons John Hazlip de Buffalon y avait longtemps que notre athlète cherchait à se distinguer parce que, croyuit-il, il en avait le droit et les capacités.Son rêve est donc accompli, a Jui maintenant de savoir en profiter et de s'entraîner fermement s\u2019il veut obtenir tout le succès qu'il anticipe.Hazlip, con:mo on lo sait, n'est pus une quantité négligeable comme lutteur.A notre point de vue, c'est le lutteur le plus merveilleux qui ait encore exhibé sa science en cette ville, Roud a tous les trucs gu'exige l'art de savoir lutter, il ne craint nullement de rencontrer un adversaire quelque puissant qu\u2019il puisse être, et dans lu plupart des circonstances où il entreprend sa tâche il parvient toujours à faire excellente figure, C'est pourquoi nous conseillons fortement à notre ami'Tremblay d'être prudent et de ne pas trop avoir con- flance en su force herculéenne.L'engagement quo soutiendront les deux homuies aura lieu le 10 avril à la salle Victoria.Deux chutes sur trois obtennes par le même homme lui donneront la victoire, uno bourse de $100.- UYet le titre de champion, Jutteur du monde entier pour athlètes de poide légers, \u2018 Tous devront se faire un devoir d\u2019aller l'encourager par leur présence el leurs applaudissements.Ms ne sont que trop rares ceux des nôtres qui par\u201d vieunent À se distinguer d'une façon avantageuse dans l'athlétisme.DAOUST vs.LAPOINTE DEMAIN A QUEBI!C.C'est demain soir au Patinoir Miroir à Québec que doit avoir lieu In graude lutte à bras le corps entre E.Daoust do Montréal et M.Lapointe de Québec, Cet évènement provoque beaucoup d'intérêt et d'animation, car on les dit tous deux très forts et très habiles.Chose étrange À remarquer, ce sont deux excellents Intteurs, mais aucun n'a encore fail si marque comme tel au Canada du moins.Peu importe pourvu qu'ils donnent une bonne exhibition, c'est tout ce que nous demandons.Nous avons grande conflance en Daoust.L'ASSOCIATION MASCOTTE ET LA SAISON 1603.Sion se base sur les prépacatifs de tous genres que font en ce moment les directeurs de l'Association Athlétique d'Amateurs Mascotte pour doter la partie Ist de tous les amusements imaginables propre à cultiver le corps et l'esprit, la saison d'été 1003 «ern assurément l\u2019une des plus remarquables au point de vue sportif, quo nous ayons encore vue, La température inclémente, loin de diminuer lo couvago de ces gens d'initiative, ne fait que stimuler d'avantage l'ardeur qu'ils mettent dans l'accomplissement de leur projet, qui, soit dit en passant, inérite l'adhésion entière de ceux qui ont à cœur les succès toujours grandisrants des quelques associations purement canndiennes-françaises que nous ayons à Montréal.Effectivement les membres de l'A.À À.M.ne Innguissent pas et travaillent sans cesse.Tout dernièrement encore von apprenait de soncces certaines qu'ils avaient fait application pour faire partie de deux ligues de baseball mméricaines, lesquelles sont toutes deux aussi importantes que In ligue de l'Est.Le ens échéant où ces messieurs réussiraient dans leur projet, nous aur rions alors l'avantage très appréciable d'avoir un fort club de baseball qui pourrait facilement remplacer le club Montréal de malheurcuses mémoires.Ce serait donc une excellents aubai- ve, ct le public pourrait jouir tout à son aise des beautés du jeu de baseball si populaire à Montréal, grâce à l'esprit d'entreprise des Canadiens-Fran- çais de la partio Est.Notre jeu national par excellence, lo jeu do crosse, ne sera nullement négligé tant s\u2019on faut.On n déjà jeté les bnser d'une nouvelle organisation qui fora fureur.Pour lc moment nous n'en pouvons trop dire, mais cela viendra assez tôt.Des athlètes puissants, robustes, agiles à tout, seront également formés à cetlo nouvelle école ot nous n'aurons pas À nous en plainère, soyons-en assurés, Nous applaudissons donc de tout cœur au travail aussi louable que noble que font ces messtours, et pour notre part nous lour promettons notre chn- leureux appui, espérant avec raison que tous nus compatriotes sc donne- rout 1a main, afin d'assurer à la populaire association Mascotte toute la prospérits et lo succès qu\u2019elle mérite, B.Barry.Excellent service dans les wagouns-restaurants Le service dans les wagons-reg- taurants do Ja Com; agois du Grand Trouc est d\u2019uno tolle excellencs que, de temps à autre, les gérants de cette compagnie reçoivent des lettres de félicitations au sujet de ce département important de leur compagnie.Encore tout récemment un monsieur bien connu en Pensylvanie écrivait Ja lottro suivante À la compagnie: \u201c Nous avons voyagé sur votre ligne, de Détroit à Montréal, et nous fûmes enchantés du service.Le dîner qui nous fut servi sur le wagon-restaurant en quittant Détroit À 2 45 hrs ea- medi lo 14,était le plus succulent et le mieux servis que j'ni mangé sur un wagon-restaurant, et je me permets de vous féliciter sur l\u2019excellent service et l\u2019efficacité de votre dépaitement.Une belle-mère expulsée.\u2014 Lu Lelle-mère est un personnage dont 'impopularité va plus haut que le calé-concert.A la quatrié¢me chambre du tribunal de Paris, chambre des divorces, on ne l\u2019aime pas non plus.On lui impu'e bien des discordes et l'extrait suivant d\u2019un jugement récent montre en quel peu d\u2019estime on la tient : \u2018Attendu que les époux Lucain ont formé l\u2019un contre l'autre des demandes en divorce à l\u2019appui desquelles ils articulent et offrent de prouver des fnits d\u2019injures et de violences ; \u201cAttendu toutefois que la déau- nion des époux parnfi remonter à l\u2019époque où Lucain u introduit sa mere su domicile conjugal: que, ei ln dame Lucain mière prenait un domicile séparé pius compatible avec su propre dignité, ia tonne harmonie pourrait ¢tie éinblie entre les époux ; qu\u2019en vue de cette éventualité, il échet pour le tribu- na'\u2014usant de Ia faculté qui lui cet accordée ; ar l\u2019article 1246 du code civil\u2014de £ursooïr À statuer pendant eix mois sur la demande de divorce dont il est saisi.\u201d Le jugement est donc renvoyé à ëix mois, C'est le divorce avec application dela loi Bérenger.Si Mais lucain mère ne veut pas que son fils perde à coup er son procès, eile cymprendra ce que parler veut dire et laissera ses enfants, pen- dunt ce semestre, tenter on tête-à - t6:u une existence nouvelle et plus heureuse, À eon instance, In jeune femme aura loujours gngné six mois de vie conjugale sans belle-mère.Que de gendres vout l\u2019envier ! Melle Fréchette, âgée de 18 ans 11 mois et 12 jours, décédée le 14 courant chez son pète slsaje Fréchette, inventeur, au No.224 rue Emery.Avis des tunéruilles sera donné dans les jour Baux quotidiens.VFNDRE \u2014 Magnifique c'oiron vie A trée puur appartement de SA 15 p'eds de hauteur.Ron marché, S'adresser à 184 rue St Hypolite, près de l\u2019aveune des Pins.ON DEMANDE des agents pour assurance sur la vie, expérience pas requise, nouveaux plans.Personnes actives peuvent sc faire un bon salaire.Promotion garantie.S\u2019adresser à E.Houle, surintendant de l\u2019Union, 71a St Jacques.ERDU, Samedi matin un chien colis, sable et blarc.Répor dant au nom \u2018\u2018Dewar\u2019.Récompeuse à ui le retournera à H, C.Porter, 571 rue Sherbrooke, ARIAT CARRIERE Opticien Diplomé du Collège d'Optique de Philadelphio AJUSTEMENT PARFAIT Cabinet do Consultation Privée Tel, Bell, Est 2857 1550 rue Sainte-Catherine MONTREAL Fou S ie 1d 9 res: .Hi ih UH) Depart de 1a Gare Bonaventure 4 9.00 a.m, INTERNATIONAL LIMITED À 9.à jours, arr, à Toronto à 4.40 pan , Hamilton 5.40 p.1n,, Niagara Ualls, Ont., 7.05 p.m, Buffalo, N.Y., 8.20 p.m., Jondou, 7-40 p.w., Détroit, 9.30 p.m., ct Chicego À 7 208,1.Un élégant Char-Café atr ce train.MONTREAL & NEW YORK Ligoe la plus courie.Service le plus rapids 2 trains de jour, tous les jours, excepté le dimanche dans les deux sens.I train de nuit, tous les jours, dans les denx sera QUITTE MONTREAL 115000, fir.00 8.2, *7 35 p.us ARR.A HEW YORK 16-30 p.m.10.00 p.:m, 7.35 Zam *Tous les jours, {Tous les Journ excepté le di anche.m Bureau des Billets Je In ville, 137 rue St Jacques.Téléphonez Main 463 ou 46! on d la gare Bonaventure, Politiques ot Les Annales \"intimes La melllenrc Revie Vrançaise Hedbdomadalre.Tlttétature, Art, Musique et Scie*.ce.Nombdreus concours avec prix.Supplément graiuit * TA TL RE.Atonnement pour le Canade, $1.30 an.Admlnlstreatlon : 15 rue St-Cicorges, PARIS Ce journal est publié pag ia Cle Canadienne de Publicité.Montréal 25 rue Salat-Jacques oy N "]
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