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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 10 mai 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1903-05-10, Collections de BAnQ.

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[" me ANNBE, No 181 [Kamonces, Réclames, Faits-Divers \u2018adresser dirsotement Rue Saint-Jacques sg MONTREAL, P.Q , Ball, Main 3840 Bolte Postale 2188 \u2014 REDACTION ; © Bamedi jusqu\u2019à minuit, 3 stration des \u201cDÉBATS\u201d À pe sf Jours de 10 brs a,m.à 6 hra p.m, Les manuscrits non insérés sont rendus demande.Les articles scront signés et ju auteurs responsables.w % J + y OURNAL INDÉPENDANT .19.Mal 1903 ™ Numéro 1 - - = 2 Soul ABONNEMENTS MoxTamaL, (A domicile, par poste.$1.50 par a OANADA ET ETATS-UNIS.1.00 ETRANGER.0000000 çe0s000 00 1:60 Atelier: 1595 et 1597 rue Ontario \u201c Parait le Samedi Coin Avenue Hotel-de-Viile Tel.Bell, Est 1121 a 8 hrs pam, Le Dimanche a 6 hrs amy 5 - AVIS Ceux de nos lecteurs qui vou- ront recevoir, À leur domicile par Houlier, Les DÉBATS, à la première eure le dimanche matin,sont infor és quo nous avons organisé un ystème de livraigon por porteurs péciaux.J' Prière de remplir le Blanc de Souscription qui ee trouve à la 4ème \u2018page ot de l\u2019envoyer 25 rue Saint- Jacques.\"Les ordres par téléphone eeront aussi reçus À notre bureau, Télép.Main 3540.Nous ferons collecte\u201d lo prix de l'abonnement dans le courant du mois.: L'ADMINISTRATION.La Bibliothèque et le Monument Bourget T1 n'a pas plu à l\u2019archevéché quo la population fus:6 un pas duns Péducution ; iDn\u2019a pus plu à l\u2019ar- chevéché que le Conseil de Ville acceptht lcs $150,000 de Carnegie.It M.Laporte \u2014 en bons fils de l\u2019Egli-e \u2014 s\u2019est empressé de déclarer que ln Bibliothèquo publique au estimait une excellonte fon- ation, loreque Mgr Bruche-i se trouvait loin d'ici, A Rome) juge maintenant cette institution inf-r- nale.A son exomplo, ont conscien - cieusement tourné les autres gi- rouettes-échevins.Ricard, entre autres, a accompli yn mouvement digne d\u2019être cuusi- gné dans la prochaine édition de \u201cDon Quichotte.\u201d Que peut-on bien fuire à présent pour pluiro À Sa Grandeur ?Sa Grandeur serait recunnais- sante à ses bons fils du Conseil de Jui bailler uno petite sou:cription \u2018de §2,000 pour son monument Bourget\u2014 Comment donc! Un simple donier de £2,000.Ça n'est pas a:s0z.S'il vous en-faut davantage ! -\u2014-Non, merci.C\u2019est seulement our le principe.De l'argent pour eo monument, NOUE 6N.AVons plus qu\u2019il Nous en faut : Nous avons Nos quêtes, voyez-vous.Si Notre Grandeur vous fait l'honneur de vous demander 82,000, c'est seulement pour créer un précédent : c\u2019est pour le principe.\u201cEh bien, pour lo principe nous disons Non.» JI n'est pas étonnant de voir le chef conservateur, qu'est l\u2019échevin Laporte, payer avec les deniers pu- Dblics le servic+ renlu par Mgr \u2018Bourget a la politique tory.En outre que sa défunte Grandeur a été l'étouffaur le plus achar :né de l\u2019éducation populaire- dans \"la province de Québec, Elle s\u2019est particulièrement appliquée à abais- ger le sacerdoce à la politique.C\u2019ost Mgr Bourget qui a donné ce mot \u2018de combat aux prêtres de nos cam- pagres : \u201cLe ciel eat bleu, l\u2019enfer est rouge.\u201d C'est lui qui autorisait 11es curés i refuser \u2018absolution aux fommes dont les maris persistaient À voter pour les libéraux.C'est lui qui, par I\u2019abus de sa puissance, a humilié, abaiseé, oppressé, viii- pendé, écrasé, tenaillé, dénoncé et Tuiné des milliers de fumillos iibé- rales réfractaires à l'apostasie po- .litique\u2026 Une certaine contestation d'élection, à Berthier, nous a révé 16 comment Jes prêtres de Mgr Bourget faisaient de la politique ! Que ceux qui suivont ces préceptes pernicieux d\u2019anti - nationaux souscrivent au monument Bourget c'est leur affaire.Mais le conseil de toute la population n'a pas le droit d\u2019affecter À ce monument éri- g6é par l\u2019initiative privée, sur un torrain do l'archevêque, les deniors des pro:e:tants comme des catho liques, dos libéraux comme des conservatours, des gens de progrès comme des taupes : les deniers publics.Le parti do l'archevêché peut Aller jusqu'à solliciter des souscriptions chez les libéraux qui noeo sont pas oncore relevés du coup que leur n donné Mgr Bourget ; mais il dépas:e les bornes en s'a- dreszaut nussi naïvement au Con- .geil de la Cité.N'est-ce pas que Sa Grandeur tirerait los oreilles à M.Laporte s'il s\u2019avieait un beau jour d\u2019affecter $2,000 des deniers publics a 1'érec- , tion d\u2019un monument À Chiniquy ?Les chiniquistes conatituont cependant à Montréal un groupe loyal Qui paie des texes et, partant, peut compter sur la bienveillance offi- ciello autant que n\u2019importe quelle autre secte.Il paraît que Mgr Bourget est un saïlnt\u2026 Que les catholiques mettent alors la main à leur poche ; mais que notre Conseil ne ge converlisss pas en Sucré Congrégation pour reconnaître l\u2019état de sainteté de ceiui-ci ou de celui-là.Sa faillibili- t6*luiferait commettre trop de bourdes.N'est ce pas l\u2019échevin Chaussé, vous pour un | \u2014 i du\u2019 Conseil de Un des Satholiquos bien pensants ille, M.Péchovin Payette, a prononcé Le mot juste à la dernière nssemblée de la com- misslon des Finances.\u201cComme catholique, dit-il, je tire 8100 de ma poche pour le monument Bourget, mnis comme Cchevin je proteste contre cotte demande de l\u2019archevé- que : car je vois trop de danger à créer un pareil précédent.\u201d Que M.Laporte en dise seulement autant s'il est convaincu de la enintoté de Mgr Bourget ; mais qu\u2019il ne force pas le conseil de toute notre population de s\u2019aplatir avec lui devant los exigences archiépiscopales.Paul Migeon La femille Lemieux et les Sauvages La tribu des Lemieux est innombrable, comme les grains de sable es plages de la Gaspésie.Quand il it n\u2019y en a plus, il y en a encore, il y en a toujours ! fous les membres do la tribu, grâce nu gndre de la province, sont bien placés.Voici comment uu des orc'es obtint une bonne sinécure.M.Brogseau, l\u2019azont do: Sauvnges À Caughuawag:, étant mort, il fallut bien pourvoir à son remplacement.La réserve de Caughna- Waga fait partis du comté «de Châteanguay.La députation fédérale, d'accord avec les chefs libéraux de Ia région, décida d'appuyer Ja candidature de M.Maunette et M.J.l\u2019.Brown, député de Châteauguay à Outuwa, donna 8& parole aux délégués libéraux que leur candidat serait nommé.Mais on comptait sans la tribu des Lemieux.Le jeune Rodolphe avait encore un oncle,\u2014ce qu\u2019il a d\u2019onclo ce gendro, c'est effrayant 1\u2014Xl fallait le cuzer, le pauvre homme.M.Rodolphe Lemieux intrigua, tira les ficelles et son bon oncle le nu- tuiro B:ain, de St-Edouard de Napierville, à trento milles de la ré- servo des Sauvages, décrocha la timbale.Les Lemieux ont l\u2019honnaur de compter dans leur tribu un agent des Sauvages ! Notez que l'oncle Blain a 72 ans et qu\u2019il est absolument incapable de romplir ges fonctions.Grâce à l'intervention du député de Gaspé, le comté de Châteauguay ost mécontent de son député M.Brown et on lui fera une opposi- tivou sérieuse aux prochaines élections.Voilà comment pour placer son oncle, Rudoluhe de Gaspé n\u2019a pas craint de mettre de la bisbille dans lo parti libéral.Bonne Sainte Anne, nous du fléau des Lemieuxpro nobis | délivrez- Ora Tean Lahor Le Livre de Goldwin Smith I! nous fait plaisir de parcourir la brochure de M.Goldwin Smith, intitulée \u2018** Devant le tribunal de l\u2019histoire,\u201d et traduite de l\u2019anglais ar M.H-nri Bourassa, le député fédéral de Labelle.Cette brochure est un éloquent plaidoyer en faveur de ceux qui, comme mous, ont condamné la guerre Sud-africaine.L'auteur explique l'ignorance dans laquelle notre position de colonie nous a teuu : *\u2018 Par contre, \u2018 dit-il, le Canada tout entier fut \u2018entraîné à ls suite du parti qui « dominait en Angleterre.Au ¢* Parlement les clamours étouffè- \u201crent la discussion.La presque \u201c totalité de nos journaux se firent \u2018les interprètes servilos de la guer- \u201cre jingoïste d'Angleterre, il en \u2018résulte quo le peuple canadien \u201cne connut jamais les faits prin- \u201c cipaux de la cause.Combien de Canadiens ont entendu parler *¢ des conventions ?Combien ont- \u2018 ils au que l'autonomie politique \u2018\u201c\u2018 absolue avait été garantie aux \u2018habitants du Tzansvaal, et que \u201cles ministres britanniques, A.«t Chamberlain en partioulier, leur \u2018avaient formellement reconnu ce \u201c droit ?Combien eavaient qua les \u201c jurisconaultes avaient nié l'exis- \u201c {ence de la suzeraineté de la * Grande-Bretagne, ou encore que \u201cle gouvernement du Transvaal \u2018 avait offert un arbitrage, et que \u201cses propositions avaient été re- ** poussées ?\u201d Mais ce qu\u2019il nous a surtout fait plaisir de constater dans le livre de M.Goldwin Smith, c'est l\u2019expression de principes que nous avons souvent soutenus dans !os colonnes de ce journal.Répétons-le encore et insistons-y.Tous les groupements nationaux, ayant les mêmes coutumos, les mêmes aspilations, la même vis intellectuelle et morale, ont un droit naturel à l'existence internationale.Plus que ça, ce droit est inviolable et sacré, et aucun pouvoir sur terre ® - : x EY - = = er.\u2019 44 n\u2019a reçu mission du ciel de poser sur la conscience de ces individus, pour leur imposer sa munidre de voir, sa politique.Autant la liberté individuelle est respectable et légitime, autant est respectable et légitime le droit sa- oré des peuples à l\u2019existence libre.\u201c Devant le tribunal de l'histoire,\u201d contiont en substance l\u2019ex- osé de cette théorie, et le déve- oppe magnifiquement.Voyons ce que dit l'auteur : \u2018* Le danger qui menace le mon- \u201c* do c\u2019est l'ambition des grandes \u201c\u201c puissancea qui, sous prétexte ** d\u2019apostolat ou de philanthrogie, \u2018cherchent à écruser les petites \u201c nations, ot à détruire ainsi le rôle \u2018fructueux et stimulaut qu\u2019elles \u201c* jouent dans le libre développe- \u2018nent de l\u2019humanité.La Hol- \u201c landoet ln Belgique en Europe, \u2018\u2018 et les petits pauples d'Orient et \u201cd'Afrique sont l\u2019objet des des- \u2018\u201cseins pervers des grandes na- \u201ctions C'est contre cette des- \u201c truction de l\u2019indépendanco des \u2018nations que les Bo\u201cre, et à un \u2018\u201c* moindre degré des Filipinos, ont \u201cfait entendre une protestation \u2018éclatante.Leur attitude aura * plus d'effet que toutes les disser- * tations morales & une époque oil \u201cJa force morale sembla imy;uis- \u201c\u201c sante.Quel que suit son langage \u201c* du moment, l\u2019humunité sera plus \u2018\u2018 tard reconnaissante à ces putits \u201c* peuples.\u201d .Lu lecture du livre de M.Golwin Smith est réconfortante pour ceux qui croient que notro siècie ingcrira dans es rogistres de l'hist-ire, cette nouvelle doctrine appelée à régénérer le monde, ct À faire respecter le sentiment des collectivités nationales : les peuples, qui ront des gioupements nationaux, ont un droit naturel, et partant inviolable ei gucré, À l\u2019existencs franchement libre.Caporal Bélair.Echos.La coloration de la soie.\u2014 Des chimistes français ont lait récemment de curieuses expériences eur la coloration de la soie dans le ver À soie mémo en agissant sur son alimentation.Ils ont badigeonné la feuille dont so nourrissent les vers avec des inatières colorantes, rouge neutre de toluidine, bleu de méthyld- ne, acide picrique.Les bombyx répartis en escouades d\u2019essais les ont rongés sans dégoût ; leurs corps se ront tout d\u2019abord colorés, puis ils ont filé de la soie rouge, de la soie bleue et avec l'acide picrique de la soie jaune et vrangée.A quand les vers à soie tricolores ?Souvenir de l\u2019année terrible.\u2014Un vieux guerrier avait un sou dans lu jambe depuis trente-deux ans.On viont d\u2019opérer à l'institut du docteur Coulon, à Sugny, près de Gespunsart, un ancien combattant de 1870, M.Lécuyer, qui avait une tumeur énorme à la cui«se, survenue à la suite d\u2019un coup de feu sur le champ de bataille.Comms la balle avait été extraite, on 8» dernandait ce qui pouvait avoir causé in tumeur.Quelle ne fut pas la etupeur du chirargien en découvrant, au moyen de la sonde, une pièce de 10 centimes, à l'effigie de Napoléon ILI.L'opération a été bien réussi, et le malade est hors de danger.Flaisirs de milliardaire.\u2014 Les diner excentriques font en ce moment rage Now- York.Mme A.-B.Broal vient de donner À ses convives, an premier restaurant de Ila ville, un dîner villageois.L'immensc salle des festins avait élé transformée en une vaste coquille d'œuf en bois.Les invités s'étaient assis autour de petites tables rustiques, sur des chaises de bois, et le service était assuré par des valets en tenue de paysans.On avait étendu sur le parquet plusieurs couches de paille.Pendant le dîner, \u2014clou de la soirée | \u2014des petits cochons se faufilaient entre los jambes des convives, tandlis que des poules, des coqs et des moutons chasrochaient leur pitance ot que dos chiens rongeaient des oa.On avait peint sur les murs des scènes champêtres et l'on avait soigneusement pendu au plafond des jumbons, des pommes desséchées et des gerbes de blé.Les toilettes des dames eurent, il faut bien le dire, quelque peu souffrir du voisinage des petits cochons et des coqs.Mais la fête était si originale.L\u2019alcoolisme.\u2014 D'après une dépôche de Massouah, l'emporeur Ménélik n fait mettre aux arrêts deux de ses généraux qui s'étaient fait envoyer clandestinement de Londres quelques bouteilles de gi ot d'autres liqueurs.Le négus, profitant de cet incident, à renouvelé dans une circulaire aux chefs de troupes, 'interdiotion de faire ve EN nir des boissons alcooliques de l\u2019étranger.Cequi ne veut pas -dire que le négus proscrive, en \u2018Abyssiaie, le culte des spiritueux indigènes.Des rats anti-cléricaux.\u2014 Dans l\u2019Ouganda les rats sont des ennemis avec lesquels les missionnaires doivent compter.Les Bibles que les Sociétés on voient aux natu- rele sont rapidement dévorées par les rats qui pullulent dans le pays.Aucsi, les Bibles destinées à l'Ouganda sont maintenant roliées en étain ou en fer-blano.\u2018\u201cLes Misérables \u201d\u2019 aux Nouveautés.\u2014 La version qui sera donnée aux Nouveautés est ln mé- me que celle du Théâtre de lu Porte Saint-Martin, à Paris.C'est dire qu'elle obtiendra un grand succès.Envoyez-moi une femme !\u2014 \u201cEnvoyez-moi uue femme le plus td possible,\u201d écrivait, il y a quelques mois A dea parents en Bulgares, un jeune homme de ce pays, arrivé aux Etats Unis depuis trois ans ot qui, aujourd\u2019hui ses affaires ayant réussi, est propriétaire d'une belie ferme dans les environs de Brookhaven (Long Island).Les parents viennent d\u2019envoyer la femme demandée, qui estarrivée A New-York à bord du Deutschland.Très agité, le fermier s'était rendu au quai de la ligne hambourgeoige plusieurs heures avant l'arrivée du paquebot, et lorsqu\u2019il a apergu la jeune fille, Agée de 18 ans et fort jolie, que lui avaient choisie ges parents, sn joie n\u2019a plus connu de bornes.D'autre part, la jeuno fille ayunt déclaré que son coinpatriote lui plaisait, tous deux sont montés dana une voiture et se sont fait conduire à l'église orthodoxes russe de In 73e rue, où une heure plus tard ils ont été mariés par le Riv.Nicholas Zaitzeli.A.Favreau.MOT DE COMBAT On ne méprise pas la scienco sans mépriser la raison ; où ue méprise pas ia raison saus mépriser les hommes.ANATOLE FRANCE.L'TERNELLE VICTIME Le parti rétograde et tyrannique qui gouverne lu municipalité de Montréal a ootenau un nouveau triomphe À l\u2019Hôlel de Ville aveo le vote de la motion Chaussé qui prive notre grande cité de la Bibliothèque Carnegie.Dejà le projet de l'Hôpital civique avait êté rejeté sous la pression des mêmes hommes qui veulent peu à peu accaparer ia direction de nos affuirea mupicipales.Nous reculons au lieu d'avancer et en continuant dans cette voie, 1s viile de Montréal sera bientôt la cité la plus arriérée de l\u2019Amérique.Il faudra des années pour la remettre au niveau des villes qui se distinguent par leurs institutions hospitalières, par leurs maisuns d\u2019enseignoment, par leura musées et par leurs bibliothèques.Ceux qui veulent abrutir le peuple sont les propres artisans de leur perte.Une terrible réaction se fera un jour et l\u2019on sait, pur les exemples du passé et même du présent, cs que peut faire une nation irritée contre ceux qui l\u2019ont trompée et maintenue dans l\u2019esclavage de l'ignorance.\u201c11s ont des yeux, et ils ne * voient point ; ils ont des oreilles \u201c et ils n'vntendent point,\u201d a dit la pealmiste.Ceux qui triomphant aujourd\u2019hui, seront infailliblement valncu3 demain et ils s'étonneront, les aveugles ot les sourds, ils crieront à la perséoution | Personne ne leur viendra en aide, parce qu\u2019ils auront abusé de leur pouvoir, parce qu\u2019ils auront pesé de toutes leurs forces aur la conscience des esprits dirigeants, pour en faire les instruments de leur mesquine politique, Tis seraient excusables s'ils croyaient bien faire, main ila sont impardonnables parce qu\u2019ils savent qu\u2019ils agissent mal.Tout se résume pour eux À assouvir leurs appétits, leurs besoins de domination ot d\u2019accaparement.Maintenir les citoyens dans l'ignorance est un de leurs moyens de purvenir à tout conduire, à tout régenter pour leur satisfaction égoïste.Quand la pression produite par a |le mécontentement populaire sera trop grande, 1a machine Golatera et les morceaux qui se \u2018briseront retomberont sur les ingénieurs, 1es mécaniciens et les chauffeurs qui n'auront pas su consulter n8:ez à temps le manomètre de l'opinion publique.Continuez à pesor sur:la volonté de la nation ; c\u2019est le bon moyen pour que le peuple, l\u2019éternelle victime, se révolte enfin, réolameu éuerglquement ses droits et vous fasse rentrer dans le devoir.Narolsse Meunier importante Décision La Cour Supérieure a siégé cette semaine 3 Beauharnois, sous ln aint- Pierre.Mardi, le 5 courant, au cours de l'enquête dans la famouso cause de McAvoy vs.Willig, il s'est produit | un incident qui n créé toute une sensation A Valleyfield.Tous coux qui ont vu le jugo St- |; Pierre eur le banc, savent avec quelle dignité il préside les séances de la Cour.Tous ont pu remarquer aussi avec quel zèle il s\u2019acquitte ds son devoir de se bicn renseigner, d'approfondir la preuve, d\u20198luclder les faite.Que'quefois, l'avocat n intérêt à ne mettre en lumière que certains fais, qu\u2019un groupe de circonstances, qu'une partie do la vérité.Le devoir du juge est de connaître toute la vérité afin d\u2019être en mesure de donner pleins et entière justice.Une Cour de ju-tice, selon ln remarque appropriée du juge Saint- Pierre, n'est pas uu lieu on l'on doit se tendre des pièges.Oc, après que M: ître Thomas Brossoit, uvocut, eut fini d'interroger ua témuln, le savant juge crut qu'il était de son devoir, pou: in bonne administration de la justice, due poser lui-même certaineg questions au témoin afin de compléter la preuve ot de faire ressortir la vérité dans tout son éclat.Cette manière d\u2019agir de Ja part du tribunal déplut À Mtro Tuomus Brossoit.Nous savions, du reste, quo M.Brossoit n'a pas la mémoire de Ilugues Donnesu ou do Jean Suaituaginer qu\u2019i: aurait oublié s1 tôL que is Cour lui rendit un service identique dits une de ses causes à Velleytield.A-t-1l alors protesté ?Non, ça faisait son affair ol.Dons, au cours de l\u2019interrogatoire du témoin par le juge, Mire Brosauit protesta quelque peu, mais ce dernier, malgré l\u2019etrange leçon qu\u2019on se perniettuit de lui donner, se contenta de pisser outre et continua à questionner le témoin, comme c'était son droit ot saus doute son devuir.Aussitôt l\u2019interrogatoire terminé, la Cour demanda à Mtre Brossoit s\u2019il désirait contre-inturroger le témoin sur les questions posées par le juge.I! faliait être à la Cour pour voir l'iatéressant spectacle d'un homme qui se monte sur ses grands chevaux et voir M.Brossoit protester énergiquement contre la manière dont lu Vour interrogeait le témoin, eu insistant pour faire eu- registrer son objection par le sténographe.La coupe déjà pleine déborda et des mots aigres-doux s'échangèrent entre Mtre Brossoit et Sa Seigneurie qui intervint pour empdchor.cette unomulie et décider, pour l\u2019édification dos avocats, jeunes ot vieux, qu'un juge présidant à l'enquête a le droit de diriger les dé buts sans recevoir ni leçon ni direc tion de In part des avocats.Ce que uous venons de raconter se passait dans l'avant-midi.Oz, durant l'après-midi, Mire Broseoit, reconuaissaut qu\u2019il avait pout-être manqué de respect envers lu président du tribunal, lui présenta s03 excuses en insistant sur lo fuit qu\u2019un avovat doit ss soumettre ot reapecter son juge.Nous esptrocs que la mémoire de M.Broszoit ne fera pas défuut sur co point.Nos félicitations à Sa Seigasurie, le juge Suint-Pierre, pour l\u2019énergie et la dignité dont 11 a fait preuve en cettu circonstance.O.Divi.Valleyfield, 8 mai.Un Mot de I'Echevin Hébert L'échevin Hébert a combattu la bibliothèque depuis qu\u2019il est à l\u2019Hôtel-de-Ville.Ses électeurs lè jugeront.Dans son dernier discours au conseil il a prononcé une phrase que nous devons retenir.\u201cNotre population, a-t-il dit ne sait pus lire, ne sait pas éorire, son éducation primaire n\u2019est pas sulli- sante.\u2019 M.l\u2019échevin Hébert qui est un ami du clergé, doit savoir ce qu\u2019il dit quand il parle.Qui donc a le Monopole de len.seignement dans notre provinoe 7 ourquoi notre éducstion primaire est-elle inaufilsante ?L'échevin Hébert devraït bien nous donner une explication.Il écrit facilement des lettres aux journaux.Nous lui offrons de pu- lier la lettre dans laquelle il nous donnerait les motifs réels de la faiblesse de notre éducation primaire.Septime Sévère _\u2014.\u2014 Rpanchements conjugaux.Loi (prdl à sortir après uue discussion.) \u2014Tiens ! voilà ce que tu pagneras, Je vals aller nie jeter A l\u2019eau.Blle.\u2014Si c\u2019est vrai, mois au moins tes vieux habits.résidence de Sa Scigneurie le Juge | ; liger, mais nous étivns luvin denous |\u201d + La Hair i chez moi! L lutter contre le progrès.ne du Progres TS ea gt 1 L'instirur CANADIEN.Je suis encore vivant Baptiste ?Viens e vicil esprit d\u2019obscurantisme s\u2019efforce en vain de Carnegie ct le Fraser Institute Aprèda l'affront qui vient d'ôtre fait au grand philanthrope Cirnesie par un groupe d\u2019échevins de Moatréal, nous apprenons, de gour- cé certaine, qu\u2019une pétition sera envoyée au milliardaire américain pour lo prier d> transporter au Fraser [Institute le don généreux qu\u2019il voulait Fiire À notre ville.Malgré les éleignoirs protestants ou catholiques qui veulent empêcher notre population de s\u2019émanciper, pour mieux vivre 4 sca épons, nous aurons une Biblio thèque Publique où notre jeunesse pourra s'instruive et s'affranchir de toutes les erreurs qu\u2019un lui a inculquées dans le cerveau.Le progrès ne peut pas être ar- rêôté et l'obscuruntisme sera obligé de reculer devant la lumière de [a science.Déjàles jeunes Canadiens-français peuvent trouver au Fraser In sti- tuto une grande variété de livres instructifs qu'ils ne pourraient sc procurer nulle part ailleurs à Montréal.Les salles de la Bibliothèque sont ouvertes à tout le monde.Il y a un 8slon de lecture réserv é aux dames.Le choix des livres français est cousidérable et leur nombre dépasse 20000.Répétons encore, pour qu'on le sache bien, que l\u2019ancienne bibliothèque de l'Institut Canadien à été transférée nu Fraser Institute ot qu'elle est à la disposition de tous les lecteurs.Si I'échevin Chnussé et ses collègues ont cru arrêter l\u2019émanoipa- tion de notre jeunesse ils so sont trompés.Eu présence des efforts désespérés que font ces ignorants pour nous maintenir dans l\u2019esclu- vage de lu pensée, nous redoublerons d'énergie pour !utter contre cette ombre dont on voudrait couvrir la ville de Montréal.En attendant que la Métropole du Canada soit dirigéo par des hommes qui comprennert les bion- faits dela civilisation, jeunes gens ne per dez pas votre temps, remontez avec nous le courant d\u2019obsou- rantisme qui tente de nous envahir.Allez vous instruire au Fraser Institute ! Benjamin Fortier \u2014\u2014\u2014pr\u2014e_\u2014 ere Press Nous avons toujours combattu dans co journal.en faveur de l\u2019amélioration intellectuslle et morale des classes laborieusos ; nous avons également demandé l'amélioration matériello du.sort des ouvriers.Mais jamais nous n'avons poussé les travailleurs à se mettre en révolte ouverte contre les patrons, sur lea ordres venus des chefs ouvriers des Etats-Unis, * Que nos compatriotes ouvriers se forment on Unions locales ou régionales, qu\u2019ils \u2018discutent leurs intérôts avec les capitalistes qui les emploient, c\u2019ost naturel.Mais que des chefs yankoes viennent troubler nos travailleurs et les pousser à la grève, c'est ce que nous ne devrions jamais permettre.Les intérêts internationaux ne sont pas asses bien compris des .® clasees ouvrières pour qu'elles puise se pénétrer les dessous de ces ordres de grève qui nous vieunent de l'étranger.Les Yaukees ont intérêt à ruiner le commerce de Montréal et le trafic de eon port pour que lescom pa- gniez de navigation viennent dé= barquer leur f.et dans les ports américains.Les meneurs ouvriers, les tra- vnilleurs en redingote de La Presse, excitent les plus mauvaises page sions populaires, font 1\u2019éloge des Gompers et autres fauteurs de discorde qui viennent chez nous troubler notre paix et empêcher nos commerçants de gagner leur vie.La Presse des Berthiaume, qui fait semblant de s\u2019appuyer sur la classe ouvrière, est la grande coupable.Nous ne comprenons pas comment nos bons commerçants en- dea annonces.C'est toujours la Prcase qui a mis la discorde entre les ouvriers et les capitalistes, c'est |toujours La Presse qui s\u2019est servi de la classe ouvrière et l\u2019a poussée à la grève, soit directement dans les colonnes du jo\u201crnal, soit indirectement par les discours des ré dacteurs de sa chronique ouvrière, Aujourd\u2019hui le commerce el le port de Montréal viennent d\u2019être troublés par une grève dont le désastre so fera sentir longtemps chez nous.Commergants continues à annoncer dans La Pressel Ouvriers achetez La Presse et inspirez- vous do ses écrits ! Ils vous laiess ront plongés dans l'ignorance et dans ia misère.Tenn Cadot \u2014 Une révocation q ii s'impose 9 M.Archambault a entendu les plaintos qui lui ont été ndrasséos au sujet de l'avocat de la Coutünne, M.Cooke.\u201c 11 lui a interdit à l'avenir d'ao- copter de défendre les intérô!s pris vés dea plaideurs qui veulent faire poursuivre au criminel dez oi- toyens du distriot judicinire de Montréal.Désormais, l'avocat de la Couronne ne touchera pas des deux mains, il devra se contenter du sa- lairequele gouvernement lui donne.C\u2019est déjà un progrès et une tentative pour relever aux yeux-du ublic la profession du substitut u Procureur Général?Mais ce \u2018n'est pas assez.M.Cooke a dépassé les limites 3 ses collègues anglais du barrean n\u2019ont plus pour lui le respect que l\u2019on doit à un magistrat appelé à parler au nom du Roi.M.Cooke n'est pas indispensable ; ses talents ne sont pas ai re marquables qu\u2019on ne puisse pas le remplacer.Est-ce parce que c\u2019est un ancien bleu.devenu rouge, o combien | qu\u2019il faut mettre des gants avec lui pour le prier de laisser sa charge à un homme plus compétent, plus dévoué au gouvernement, plus es- a manqué à ses devoirs, sn révoon- tion s'impose ot nous espérons bien que le publio ne tardora pas à obte- pir satisfaction sur ce point, Mattre Corbeau 185 » Ex couragent ce journal et lui donnent - - & timé do ses confrères et du publeo Pas Pas de demi-mesures.M.Cooke ™ As J L'honoradle Procureur Général\u201d +: | 4 2 TR I Se TR Ë a i PATTIE Lu Us à - drapeau, vive le Sacré-Cœur ! Le drapeau ' ; \u2014- 2 _.2 | LES DEBATS, 10 MAT 1903.- m5 mir.Signe de ralllement\u2026 se répl- | GOREREPTRAPERTERPRERERTIRÆEA PET OS COLE DSTI TIRE de an ta fentiiat ten Sous cesse, ont crié * Vive le nouveau \u20ac ç L Semaine BN Semaine i EPO Ceite compagnie a eu un momont do répit.Ello à pu respirer diman- cho dernier ct se demander si enfin Ja journal Tus Dérata l'avait la- chée.Non, M.Stansfield, non, M.Claxton, non M.lo Celles, non, tous les serviteurs de cette Cle Américaine qui vic:.t ici exploiter notre provizee.Nous n\u2019avons pas fini avec li Métropolitaine.L'archovêèque de Montréal l\u2019a dit dans son Mandement: il faut ee défier des entreprises internationales qui viennent pêcher chez nous.C\u2019est vrai qu'il visait les chef: des ouvriers affiliés à l'Internationale des travailleurs.Mais la Métropolitaine est une compagnie qui vient chez nous pécher notre argent et qui l\u2019emporte aux Etats-Unis.Nous n'avons pas besoin de cette compagnie pour asg Burer nos familles.Nous avons encore, Dieu merci! de bonnes Compagnies Cnnadiennes dirigées par des compatrivtes responsables et compétents.C'e:t en elles que nous devous mettre toute notre cun- fiance parce g'i'elles sont bien surveillées pur notre gouvernement, parce que tous leurs capitaux sont thez nous.La Métropolitaine a étrangié une da nos bonnes compagnies nutio- nales, Lt Canudicine, On recher- :ne uctuellement tous les docu ments de cetle fu-ncuse transaction our faire connuître au public tous les noms de ceux qui ont trempé dans cette vilaine affaire.Avant longtemps tout sera connu, enr on est sur la piste des fameux enire- mictteurs.En attendant nons allons encore citer un cas pour lien montrer lu confiunce que nos Canadiens-Fran- çais peuvent avuir en cette com pa- guise Américaine: M.Joreph A, Bou:hbonnols, 1323 ruc Notre-Dame, a pris une police dans la Métrogolitaize, À Vrest Superior, Wisconsin.I -U.Il à payé régulièrement pendant six aus 25 centins par semaine, eoît £78.Pendant son déménagement à Montréal, il a perdu sa police, vers le Ier 10 vembre 1859.L'agent J.B.B-rthelet Ini a fait signer uze demande pour une nouvelle px lice duplicats, vers le Ier novembra 1950.M.Bourbounais & payé 10 centins à l'agent pour cette application.Ila vu depuis M.Ste.Geld et a com- munlqué au moins 25 fois avec lui, pour demander sa police, sans aucuu résultat.M.Bourbonnals à continué à payer ses pritars de semnine en semaice fusqu\u2019au 5 février J991, Eur 14 promesse d'obtenir un duplicata, Il a Écrit aux bureaux de le Métropolitaine à New-York, d'où on lui a répondu qu\u2019on allait s\u2019en occuper.Ne voyant rien venir, M.Bourbonnais a déclaré à l'agent Stansfi=ld qu'il contl- nuerait ses versements quand on lui remettrait le duplicata de ea police.Naturellement i' n'a rien reçu ct l'agent Stausfield ne s'est pas occupé de lui, 1! avait versé plus de froo à la Compa snie, Voi'd un cas entre mille qu! prouve le soin do la Métropolituine pour donner satisfaction à ses as- Burés.Nous en avons d\u2019autres en ré- Berve.Julien Vetronnucau mer = \u201cTrop aimables Les Arglais ont manifesté une grande joie à la nouvelle des préparatifs qui se fai-nient À Paris pour recevoir le roi Edouard VIT.Un journal de Londres a poussé l'amabilité jusqu\u2019à écrire cezlignes: ** Si les Français veulent oublier {ue nous sommes en Egypte «t quo 1008 Sommes parfaitement décidés k y rester, en dépit des solenn
de

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