L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 16 juin 1894, samedi 16 juin 1894
[" { a > REDACTION Rédigé en Collaboration \u2014 Nul écrit inséré sans nom responsable BUREAUX : Arthabaskaville, P.Q.+ | Ap hd «.ARTHABASKAVILLE\u2014Samedi 16 Juin 1894 ECHO DES BOIS-FRANCS Journal Industriel, Politique, Agricole et Commercial ORGANE DU COLON i x x.\u2014 ADMINNNSIRATION § DIPEVR- PROPRIBTAIRE La Sucicté de publica d\u2019 Arihabask ABONNEMENTN Ÿ Canuda et Etats-Unis, $1.90 payable à ce F.X.LETOURNEAU Imprimeur Cartes d\u2019 Affaires CREPEAU & METHOT AVOCATS Arthabaskaville, P.Q.Lug.Crepeau, C.R.J.E.Methot B@r\u201d Téléphone BrLr & fanoss.HARNOIS & METHOT AVOCATS 42, RUE D'T PLATON PROIS-RIVIISIRES Jos.Haknois.H.G.Mévuot.J U RICHARD AVOCAT Brummondville THÉOPHILE COTE Notaire Percepteur du Revenu pour la Frovince Arthabaskavil ce.\u201cA.SCHAMBIER; NOTAIRE- Officier Réviseur pour le comté de Mégantic, agent d'immeubles etc etc.N'T-FERDINAND D'HALIFAX, P.Q.F.V.LESSARD NOTAIRE TINGWICK Greffe de M.le notaire Larue.J.C.ST-AmANT, B.ù.L.Notaire Public Commissaire de ta Cour Supérieur Agent de prêt et d'assurance, etc.L\u2019Avs air, P.Q Dr Il, SAYOIS MEDEELIXT SAINT-NORBERT.J.N.GASTONQUAY ARPENTEUR ET INGENIEUR-CIVIL RUE DE L'EGLISE ARTH ABASKAVILLE Secrétaire du cercle agricole de Saint- Christophe.J.E.BLUNDIN, M.D.L.Médecin-Chrurgien Pension Garneau ARPEXABASKATILLE: Hercule Carneau, JHuissier de la Cour Supérieure ArthabasKkaville turcs Chez MM.ORÉPEAU & MÉTHOT.HOTEL ALBION ARTHARBSAKAVILLE Pierre MAHEU, PROPRIETAIRE.J.B.Ouellet MARCHA:D DE NOUVEAUTES Hardes faites Chaussures Chapeaux, ete.ARTHABASKAVILLE.FRECHETTE & Cie MARCHANDS-GENERAUX St-Ferdinand d'Halifax, 0 ~, PIDGEON & POWELL Magasin Général 8t-Ferdinand d'Halifax, P.Q- Pelletier & Roberge à MARCHANDS-GENBRAUX ~8t Ferdinand D'Halifax P.Q © AUGUSTIN CL(UTIL:R Marchand._ASSORTIMEN T VARIE, Marchan iises seches, Provisions, ferronneries, etc.Saint-Ferdin ce -ddaltfux, P.Qte | Feuilleton de l'EOHO des BOIS-FRANSS 16 JUIN 1894.\u2014No 2 UNE DOT (Suite) \u2014À la bonne heure, jeune homme ! Voilà un mot qui vous rend mon estime ! Je ne vous donnerai pas un sou de plus pour cela, mais je vous estime ! Partez et re- venez-le ! II Un mois après cette scène, les jeunes gens étaient mariés ; un an plus tard.Mme Desgranges était marraiue ; la deuxième année, M.Desgranges était parrain, et, trois | ans écoulés, nous reirouvous le jeune ménago et le vieux, le& parents et les enfants, installés dans ila jolie maison de Villeneuve- | Saint-Georges.J'ai dit que M.Henri Grandval était architecte, mais jeune architecte, c'est à-dire trop souvent, hélas! architecte in partibus.De I tous les articles, les plus malheureux sont cerlainement les architectes.Un poète a beau être pauvre, il trouve toujours une plume | pour écrire ses vers ; UN musicien, une feuille de papier réglé pour écrire ses notes; un peintre, au pinceau et un bout de Loile pour y jeter ses idées de tableau ; ais des pierres de taille, des pierres meulières et un terrain propre à la bâtisse, on n'en a pas sous la main, on n'en tronve pas à volonté.On ne batit pas des maisons pour son plaisir! Et qu'est-ce qui eu confie à un jeune architecte \u20ac Il a un art et pas de matériaux pour l'exercer, (sa profession est de coustruire, el \u2018il n\u2019a pas de coustructious à faire.| Imaginez-vous un castor en disponibilité ! Ses seuls clients sont de petits propriétaires, qui, ayant quelque lézarde à reboucher, quelque fenêtre à percer, quelque mur à raccommoder, prennent un petit architecte, comme on prend un petit médecin.pour les indispositions, dans l'espoir de le payer moins cher.Tel était le sort de Henri Grandval.Pour se dédommager de ces vils travaux, qu'il nommait des travaux.dinatoires, il employait son vrai talent de dessinateur et d'aquarelliste à faire des plens de château, à conçourir pour toutes les grandes constructions publiques, à envoyer, à qui de droit, des projets d'édifices d'utilité générale, et, comme il avait la juste prétention d\u2019être un homme pratique en même lemps qu\u2019un homme d'art, il joignait à ces dessins des devis, des coupes, des plans de distribution, qui faisaient le plus grand honneur à la solidité de ses étades, mais qui avaient un grand inconvénient, c'était de lui coûter beaucoup d'argent: car il fallait payer les géomètres, payer les métreurs, payer les vérificateurs, de façon qu\u2019il employait pour ses projets de construction tout l\u2019argent que lui rapportaient ses ré- paratious ; il dépensait en poésie tout ce qu\u2019il avait gagné en prose.Son budjet se composait, comme on le sait, de la dot de sa femme et de la sienne, ce qui lui constituait un rovenu fort suffisant pour ce qu'on appelait autrefois un bourgeois du Marais.Mais un artiste !\u2026 Un homme qui aime le beau !\u2026 C'est très cher d\u2019aimer le beau.On trouve une occasion de belle tapisserie ancienne: comment résister au plaisir de l'acheter?On lit la discription d\u2019un monument admirable, découvert récemment: comment ne pas aller le visiter ?Les voyages d\u2019urt sont presque un devoir pour les artistes.Ce qui les perd surtont, ce sont les prix réduits ; ce sont ces grandes affiches s\u2019étalant sur toutes les murailles, et portant en grusses lettres rouges ces mots cabalistiques: Parcours d\u2019un mois dans la nord de l'Italie, avec séjour dans les principales villes : cent cinquante francs! Cent cinquante francs! C'est si bon marché! Rien de ruineux comme le bon marché! Ces grandes affiches sont immorales coïfïme des boutiques de changeur, et l'on peut d\u2019autant moins résister à la tentation qu\u2019on a l'air d\u2019être raisonnable en y succombant.Notre jeune ménage succombait donc souvent, et si vous ajoutez à cela que le mari était très amoureux de sa femme, et par couséquent la voulait charmante et bien parée ; si vous vous souvenez qu'en trois ans ils s'étaient donné le luxe d\u2019an garçon et d\u2019une fille, vous comprendrez sans peine que généralement, quand arrivait la seconde moitié de chaque trimestre, ils étaient d\u2019uu gêné\u2026 d\u2019un gèné\u2026 qui fendait le cœur dela bonne Mme Desgranges et attirait sur la tête de M.Desgranges un déluge de prières et d'invectives\u2026 \u201c Mon ami, je t'en supplie, ac- corde-leur un supplément de dot ! \u2014Je m'en garderai bien, répondit M.Desgranges, je w\u2019applaudis trop du parti que j'ai pris !.Mon système est trop bon pour que j'en change.\u2014 Comment as-tu le cœur de les voir et de les laisser aussi gênés ?\u2014Ils sout gênés ?\u2014Âftreusement, mon ami.\u2014Tant mieux! Mon gendre se donnera plus de mal pour acquérir une clientèle.\u2014Mais elle ne vient pas, cette posé\u2026 composé moitié d'affection et moitié de calcul.caleul inconscient dont il ne se rend pas compte, mais que je devine, qui tient à ce qu\u2019il a besoin de moi, et dont je profite sans lui eu vouloir.\u2014Tieus ! tu n\u2019es qu'un malheureux! Tu dépoétises tout! Tu désenchantes tout! II faut être capable de pareils sentiments pour les prêter aux autres ! c'est monstrueux ! \u2014Du tout! c\u2019est naturel! Les vieux sont très senuyeux ! Il faut qu\u2019ils se rattrapeut par quelque chose ! Je me rattrappe par l\u2019hospitalité.\u2014Dis tout de suite que nos enfants preunent notre maison pour une auberge !\u2026 \u2014Eh! sans doute, l'auberge du Lion d'Or! Ici ou loge à pied et à cheval les enfants gênés qui ont des économies à faire.Ont-ils trop dépensé en spectacles, en bals, en concerts, allons passer huit jours chez papa! Projetteni-ils de se payer un petit voyage, allons pas ser un mois chez papa! Un des enfants est un pen souffrant.envoyons-le à la campagne chez papa '\u2026 Et on l'envoie! Et l'on vient avec lui! Et comme on est reçu à bras ouverts, comme on est défrayé de tout, comme le pèro a une bonne installation et une bonne table, comme on y trouve de bonnes poulardes et de bons perdreaux que le père égoïste est enchanté de partager avec ses enfants, ils viennent, ils revienvent, et ils restent avec plaisir.\u2014 Ah ! le misérable !\u2026 Il fait de l'égoïsme avec tout, même avec l'amour paternel ! \u2014Mais suppose au contraire, reprit M.Desgranges sans avoir l'air d'entendre ça femme\u2026 suppose que j'aie doublé la dot de ma fille, comme tu le voulais, que serait-il arrivé ?Qu\u2019aujourd\u2019hui nos enfants, vu la tête un peu enthousiaste de mon gendre, ne seraient peut-être pas beaucoup plus riches, et que moi, je serais beancoup plus pauvre; que je ne pourrais ni les recevoir aussi longtemps, ni les revevoir aussi bien, et qu\u2019ils viendraient moins chez moi, parce qu\u2019ils seraient mieux chez eux.Ah! bon Dieu, ma chère! Mais si mes enfants étaient plus riche que nous, il y a plus de six semaines déjà que ma fille trouvait Ville- neuve-Saint-Georges trop humide à l'automne; qu'\u2019elie redouterait pour mes enfants les brouillards du la rivière, ec que mon gendre m'aurait déclaré que ces voyages quotidiens à Paris altérent sa santé !.Voici donc ma conclusion, que je dédie à tous les pères qui out des filles à marier : \u201c Voulezvous garder vos enfants, gardez voire argent! Voulez-vous jouir de vos petits-enfants, gardez votre argent !\u201d Car c'est grâce à l'argent que le père reste le chef de la famille, que la maison paternelle reste le foyer domestique, c'cst-à- dire pour les vieux une retraite d'honneur et de bien-être ; pour les jeunes, un lieu de refage et de plaisir; pour les petits, un nid où ils viennent rechercher la santé et parfois des soins plus intelligen que les soins maternels eu mêmes; pour lous \u2018añn, un centre, un sanctuaire où se for- ment les souvenirs, où grandissent 8 et vieillissent les générations suc- Cessives où so perpétuent enfin les traditions de respect et de tendresse! Appelle, si tu veux, ma prévoyance calcul et personnalité, moi, je la nomme le véritable amour parternel, celui qui consiste à rendre les enfants plus heureux ct meilleurs ! Car, 1emarque- le bien, wa chère, mon gendre avait, je veux le croire.les plus heureuses dispositions pour faire un gendre charmant ; mais enfin, Sans ua prévoyance, ces bonnes qualités seraient peut-être restées à l'état de germe, de houtons.A qui done doit-il leur plein épanouissement ?À moi! Affabulation : Je n'ajouterai pas un sou à la dot de ma fille.\u201d (À continuer.) Un article de commerce qui s'impose Il est assez difficile de comprendre pourquoi un grand nombre de journaux affectent d'ignorer la politique si digne d'éloges de notre gouvernement provincial, au sujet des produits de l\u2019industrie laitière comme au sujet de l\u2019établissement des syndicats de manufacturier: de beurre et du fromage.C\u2019est pourtant cette politique qui u contribué à développer d'uue manière aussi prodigieuse l'idus- trie laitière dans la province de Québec et qui a produit une amélioration aussi remarquable dans la confection du beurre et du fromage.ll est elairement démontré par le dernier rapport du département de l\u2019agriculture que daus toutes les paroisses, ancienues comme nouvelles, où le gouvernement a favorisé l'établissement de beurreries et de fromageries, il en est re- sulté un bien immense et facile à coustater par le retour d\u2019un peu d'aisance au foyer du cultivateur.Il suffit de jeter un regard en arrière et du constater ce qu'était l'industrie laitière il y a une quarantaine d'années pour voir tout le chemin que nous avons fait en cette ligne.Il y a 43 ans, en 1851, on ne voyait aucune fromagerie ni aucune beurrerie dans la province de Québec ; à cette époque l'industrie domestique produisait, 9,600,000 ibs de beurre et 764,000 tbs de fromage.Dix ans plus tard, en 1861, on faisait encore a domicile, 15,900,000 15s de beurre et la quan- té de fromage était tombée à 686,- 000 tbs.En 1871, le recensement constate qu'il y avait 25 fromageries dans la province de Québec, dont dix dans le seul comté de Mississiquoi, et dans cette même année, ces fromageries ont man u- facturé pour $124,000 de fromage et l\u2019industrie domestique prodni- sait 24,800,000 lbs de beurre et 500,000 lbs de fromage.En 1881, nous avions 140 fromageries avec une production évaluée à $739.000, sans compter 559,- 000 lbs de fromage domestique.Il y avait aussi 22 beurreries avec une production évaluée à $125,000.Ce qui fait que la production totale de l\u2019industrie laitière pour cette année peut être évaluée en chiffres ronds à $920,000.En 1891, nous avions 618 fro mageries, qui out manufacturé pour #3,500,000.Il y avait aussi 112 beurreries.En 1892, les fromageries se sont élevées au nombre de 947 et les beurreries à 162 et il y avait en outre 22 frormageries et beurreries combinées.Pour 1893, les rapports ue sont pas encore complets, mais ils est certain qu\u2019il y avait audelà de 1000 fromageries et 200 beurreries en opération et il y a actuellement 28 syndicats de manufacturiers.ty Il est facile de juger de l'\u2019importance de notre marché actuel en continue pendant quelques au- nées encore, la province de Québec y trouvera certainement son salut matériel.Pour l'écoulement de notre fromage et de uotre beurre, le marché de l'Angleterre nous est ouvert et les succès que nous avons obtenus à Chicago, n\u2019ont pas peu contribué à accenditer notre mar- chaudise à l'étranger.Malgré notre production déjà si considérable, nous fournissous à peine la moitié du fromage dont l'Angleterre à besoin pour sa consommation, et notre beurre ne rencontre pas un dixième de la demaude.Si nous veillons toujours avcc soin à la qualilé de nos produits, nous n'avous pas à nous inquièter pour leur écoulement.Sachous nonseulement profiter des avantages que nous offre notre gouvernement provincial, faisons plus que le seconder, mais que les patrons de chaque fabrique, épris d'une noble émulation prennent le devant et soient toujours prompts à s'engager daus la voie des améliorations.A l'heure qu'il est, la société d'endustrie laitière, aidée du gouvernement de Québec, fait des efforts louables pour changer le système de paiement du lait à la fromagerie.Au lieu du système actuel de payer le lait au poids, on veut substituer le système de payer suivant ls richesse du lait Ce procedé, grâce à une subvention généreuse du gouvernement de Québce, a été mis en opération dans plusieurs fromageries l'été dernier «t il a donné complète satisfaction.Grâce aux efforts que l'on fait pour généraliser le système.on a lieu de croire que dans uno couple d'années 11 sera adopté partout et sans frais pour les patrons.Voici ce que disaii M.Fisher, de Knowlton, au sujet de ce système lors du congrès des cultivateurs de la province de Québec tenu naguère à Québec : Le système actuel (paiement du lait au poids) est injuste envers celui qui produit du lait riche et récompense celui qui produit du lait pauvre.1l offre une prime à la fraude et induit à marcher dans une mauvaise direction, c\u2019est-à- dire, à produire la quantité an lieu de la qualité.Par là même il est de uature à nuire à toute l'industrie laitière et indirectement à toute l'agrioulture en général.\u201d \u201c Au contraire le paiement du lait d'après la matière grasse qu\u2019il contient est juste envers tous, car il paie pour ce qui se trouve dans le lait.Il portera les cultivateurs à adopter la méthode de s'efforcer d'améliorer leur lait, puisqu'ils auront la récompense de leurs efforts.Dans le but d'améliorer leur lait, ils produiront de meilleures vaches, les nourriront mieux, donneront un meilleur engrais à leur terre, et auront de meilleures récoltes rapportant plus de profil.Les individus eux-mêmes profiteront de la muilleure direction donnée à leurs efforts; en visant et cherchant à avoir la qualité, ils deviendront eux-mêmes des hommes meilleurs, Ce système fora disparaître toute tentation de frauder su seouillant ou écrèmant le lait.La qualité meilleure du lait amènera tune meilleure quantité de fromage ainsi qu\u2019une plus grande production, ce qui rendra cette industrie plus stable et plus profitable.Le fabricant y trou- Vera un avautage en vendant plus nue .i i »y ; # | q .A cette ligne, si l'on considère que nos exportations de beurre et de et de fromage s'élèvent aujour- d\u2019hui à cinq millions de piastres par année, tandis qu'elles n\u2019attei- guaient pas un million en 1881.Si certe progression ascendante se de livres de fromage et en ayant moins de trouble avec le mauvais lait et aussi en voyant ses patrons plus satisfaits de ces efforts, au lieu de murmurer continuellement comme aujourd'hui et de demander fréquemment le remboursement des pertes sur certains lots de fromage iuférieur,\u201d \u201c Cette peinture est assez attra- yaute pour mériter le concours de tous les gens réfléchis dans un effort pour amener un tel état de choses.Plusienrs trouveront le tablean surchargé, mais ceux qui n\u2019en ont encore vu que le commencement, daus quelques uns de leurs environs, s'uniront à moi pour souhaiter qu\u2019il se réalise avant longtemps dans toute notre province.\u201d \u2014\u2014\u2014 ; - L'épiscopat Canadien \u2014 ET L'EDUCATION Le ?Zuniteur de Rome a salué par les commentaires les plus flateurs la lettre pastorale de nos évêques canadiens sur l'éducation.Nous aimons à reproduire les justes éloges qu'il décerne à ce remarquable document : \u201cNous publions plus loin.dit-il, l'introduction et la seconde partie de la Lettre pastorale collective des évêques canadiens sur l\u2019éducation.Cet acte collectif du l\u2019epis- copat a une double importance.Il est d\u2019abord une manifestation d'union et de concorde.Un document de ce genre centuple sa puissance et son empire.À la suite de l'épiscopat d'Autriche, de Prusse, d'Espagne, de Belgique, d'Irlande, et d'Italie, les évêques canadiens font œuvre de concentration, d\u2019initiative solidaire, c\u2019est là un exemple digne de tous les éloges.Eu second lieu, les questions d'éducation ont pris, dans tous les pays et au Cauada, une importance et une actualité particulière.Les combats qui se préparent dans ce pays lointain, peuvent revêtir un caractère extraordinaire.In face de ce péril, les évêques ces admirables chasseurs d'âmes qui ont porté aux derniêres frontières le nom de Dieu, du Pape et de la France, ont délibé-é en commun et agi en commun.Cet unité de doctrine et d'action exercera naturellement l'inluance la plus fructifère.On n'a qu\u2019a lire cette pièce doctrinale et apostolique, pour comprendre la portée de l'acte et son ressentiment dans les esprits.Il est fait de \u201c main d'ouvrier \u201c .TREMBLEMENT DE TERRE Huntingdon, P.Q.\u2014 Les secousses de tremblement de terre dont une partie de la province de Québec s'est ressentie dernièrement ont été plus fortes qu'on ne le pensait.Samedi dernier, des secousses ont éte ressenties à Covey Hill, Huntingdon, daus la soirée.Une seconsse à duré 15 minutes À Franklin, on a entendu un bruit sourd, mais ou n\u2019a pas ressenti de secousse.A Howick, trois secousses ont été ressenties à des intervalles de 15 minutes.Le district de Huntingdon semble être le centre d\u2019une région sujette aux tremblements de terre.Pundant les années 1879, 88, 84.85 et 88 des secousses ont été ressenties dans cette partie du pays.Voici la richosse de quelques- uns des collèges et universités des Etats-Unis: l'aniversité de la Colombie à un capital placé de $81,000,000 ; l'université Harvard $11,000,000 ; l'uuiversité Yale $10,000,000 ; I'niversitéde la Oalifournie, $2,000,000 ; l\u2019université John Hopkins.$3,000,000 ; le college Girard, $10,000,000.Mais la plus riche institution sera l'université Stanford, de la Califournie, laquelle à la mort.À -Mme Stanfort entrera en pi \u2026 on, da propriétés qui ne vand.\u2026 8 pins de deux cents millions dé dollars, \u2014 + Journal Hebdomadaire © ney 5 - + = 8 en a L'ECHO DES Bols- FRANCS al a a ; Le EU co de > ù 4 PETITION A lord Aberdeen, au Sénat, à la 1 Chambre des Communes et |; à Son excellence le gou- ver neur-géné1 ai du Canada en\u2019 conseil Qu'il plaise À votre excellence, etc.La pétition des soussignés, Son Eminence le cardinal archevêque de Québec, Leur: Grandeurs les archevéques et évéque- de I'Eglise catholique rcmaine dans la puissance du Canada dévoués sujets de Sa Très Gracieuse Majesté la Reine, représente humblement : lo Depuis l'établissement de la province du Manitoba, jusqu\u2019en 1890, les écoles de la province, telles qu'établies par la loi, étaient des écoles catholiques ou protrs- tantes; toutes jouissaient des mêmes droits et recevaient respectivement l'ur part légitime de l'octroi législatif.= Elles étaient indépendautes les unes des autres étant conduites, dirigées et supportées par les sections respectives de la population pour lesquelles elles étaient établies.Le sys: tème donna tellement satisfaction, qu\u2019il n'occasionna aucune plainte et les deux sections de la population, pourvues de leurs «coles 1es- pectives, vivaient dans In paix, la concorde, l'harmonie et un mutuel bon vouloir.20 En 1890, des lois furent passées pour changer le système sco: laire et le remplacer par un système qui est uue source de peines, de regrets et de difficultés pour uve partie de la population.Pruliquement et nonobstant tout ce que l'on dit pour affirmer le contraire.le resultat du nouveau systeme est purement et simple ment lu suppression de toutes les écoles catholiques et le inaintieu de toutes les écoles protestantes ; ces dernières jouissant de tous les droits et privilèges qu'ils possédaient avant les lois de 1390.Les écoles catholiques sont abolies par lu nouvelle loi, tandis que les évo les protestantes n\u2019ont rien eu à souffrir.Que disons-nous.elles y ont gagné, puisque les contribuables catholiques doivent aider au support de ces écoles protestantes, qui sont exactement ce qu'elles étaient et dans lesquelles, natu rellement, les parents catholiques ne peuvent pas, en conscience, envoyer leur enfants.go L'acte des écoles publiques de 1890, qui est le chapitre 38, Vict.58 (maintenant chap.127 des Statuts refondus de 1891), décrète, dans les sections 241 et 242, que : \u201c dans le cas où, avant que cel acte devienne en force, les districts scolaires catholiques ont été établis et couvrant le même territoire qu\u2019un district scolaire protestant, ces districts scolaires catholiques cesseront d\u2019exister.\u201d La loi a été mise en force par- fout où elle pouvait s'appliquer ; par exemple, dans Winnipeg Brandon, etc.Dans ces localités, on a cessé de reconnaître les commissaires catholiques dès le ler mai 1890, (andis que les commissaires protestants sont restés en office, et ont perçu les taxes des catholiques comme celles des protestants, et cela, nonobstant le fait u'aucun enfant catholique ns réquente ces écoles protestantes.do La section 192 dit: \u201c Les exercices religieux, dans les écules publiques, seront conduits d\u2019après le règlement du bureau des avi- senrs (advisory board).Il est donc permis d\u2019avoir des prières et des exercices religieux dans les écoles publiques de Manitoba, mais à la condition que ces exercices seront fixés ot déterminés par I\"\u2018advisory board.\u201d Actuellement tous les membres de ce bureau sont protestants ; et vu les conditions du pays, il est clair nouveau système.historiques, les anecdotes int pas défendue dans les écoles publiques de Manitoba : sous ce rap-|a été suivi en partie dans les ter- port et sous le titre \u2018\u2018 morales\u2019 les [1 .portent à agir, les discours instructifs, l'enseignement des dix commaudements, elc sont des moyeus à employer.\u201d Tout ceci, naturellement, doit se faire à un poiut de vue protestant.C'est pourquoi le président actuel de l\u201cadvisory board \u201d qui a toujours été le président de la section protestante du bureau d'éducation et qui n'est pas autre que \u201cle lord archbirhop of Ruperts Land\u201d a déclaré devant son synode, en 1893.que tous les priviliges susmentionnés \u2018\u2018ne sont pas peu de chose en eux-mêm-s, mais qu'ils sont doublement importants parce qu'ils donuent aux p'ofesseurs un dégié de liberté dans son enseignement dans sa classe pour la littérature et auires sujets,\u2019 et Sa Grâce a ajouté : \u2018 les professeurs qui né- eligent ces exercices prouvent qu\u2019ils ne comprennent pas leur position comme chrétiens.\u201d La liberté dont 1l est ici question ne peut être que pour les jro- testants parce que la loi décrète que les écoles publiques seront uon seclarian, ce qui veut dire qu\u2019 aucun ens ignement catholique n'y sera permis, tandis que des facilités sout ufluites aux profes seurs protestants qui, s'ils sont zélés et intelligents, iuculqueront leurs propres con vrct.ous religien- ses daus l'esprit de leurs élèves.Voyez l'appendice A.brochure de Mgr Taché, aveil 1593 et l'appendice B, lecture du Lr J.H.Harrisson devant l'assemblée libérale couservatiice des jeunes gens à Saint-Jean, N.-B.13 février 1894.60 l\u2019eudant les quatre dernières unuées, les catholiques de Manitoba ont été soumis aux traitements iniustes et vexatoires qui sont la suite de la loi des évoles de 1890 Ils ont en vain demandé un soulagement aux maux dont ils souffrent.Au lieu d'un remède, les victimes sont assujéties à de nouvelles vexations et injustices par la loi de Manitoba, 57 Victotoria, chapitre 28 qui a été sanctionnée le 2 mars 1894.La clause 151 de l'acte des écoles publiques de 1890 s'exprime comme suit: Toute école qui ne se sera pas conduite conformément aux dispositions du présent acte ou de tout acte alors en force, ou conformément aux règlements du bureau d'éducation ou de I'*Advisory Board\u201d, toute telle école ne sera pas considérée comme une école publique aux yeux du la loi et n'aura aucune part à l\u2019octroi législatif.\u201d A ces dispositions en force depuis 1890, on a ajouté cette année la section 4 de la nouvelle loi, qui se lit comme suit : \u201cLa section 151 du chapitre 172 est, par les présentes, amendée en y ajoutant les mots suivants : non plus qu\u2019a l'octroi municipal.aucune réparation scolaire ne sera faite et aucune taxe scolaire ne sera prôlevée pour le bénéfice de telle école.\u201d La conséquence de cette nouvelle loi est que, une municipalité même toute catholique et dans laquelle il n'y aurait pas même un seul protestant, n'a pas le pouvoir de collecter un seul dollar pour les écoles catholiques, tandis qu\u2019une municipalité catholique, dans laquelle il y aurait, disons, dix enfants protestants, est obligée, par la loi, de mettre les catholiques à contribution aussi bien et de la même manière que les protestants, pour fournir l'argent nécessaire au soutien de l'école fréquentée par ces dix enfants pro- testan!s.To Cette méme loi de 1894 va 80 L'exemple donné à Manitoba itoires du Nord-Ouest; là les èglements de l'ancien système |écoles catholiques séparées ont été els que préparés par la section | maintenues, mais en vertu de l'ur- protesiante du bureau d'éducation |donnance No 22 A.D.1892, elles rout encore en vigueur sous le|sont privées de toute liberté d'ac- \u201c Les traits|tion et du caractére qui devrait éres- | les distinguer des autres écoles, si |\u201c ¢ : ist ! santes, les sentiments inspirés par | bien qu\u2019en réalité les catholiques |sée au gouverneur en conseil, au | fait son entrée triomphale appuyé la leçon, l'examen des motits qui{du Nord-Ouest sont soumis, en sujet des écoles du Manitoba et|sur le bras du chef libéral, lui- partie du moins, aux rigueurs exercées contre leurs frères de Manitoba.Dans les deux cas, le résultat est très pré,udiciable à la cause de l'éducation et a aussi créé des unimosités, des dissensions ct les résultats les plus déplorables, (Voir appemdice C:) \u2018Mémoire de l'archevêque Taché\u201d mars 1894.a 9o Les soussignés prennent la liberté d'affinner qu'ils regrettent profondément l\u2019état de choses ci- dessus indiqué.Le triste sort fait aux catholiques de Manitoba et du Nord Ouest est anssi ressenti par les autres catholiques du Dominion.Les soussignés n'hésitent pas à dire que c'est aussi là le sentiment d'un grand nombre de protestants qui, quoique séparés dans la foi, sont unis aux catholiques dans un sentiment de justice, d\u2019équité et le désir de la prospéiité de leur commune patrie.Les soussignés apprécient les avantages politiques dont jouit le Canadaet n'ont aucun désir de passer sous un autre regime; ils croient que les institutions du pays et l'esprit de jus'tic- et de conciliation qui prévaut parmi ses habitants peuvent trouver un remède aux maux dont ils se ) lai- gnent actu-llement, la constitution du Canadu reconnaît des droits égaux à tous les citoyens et à toutes les classes de citoyeus.C\u2019est pourquoi les Canadiens ne devraient pas être opprimés, parce qu\u2019il sont catholiques.100.Les soussignés ne peuvent fermer leurs yeux sur un fait étroitement lié à l'histoire de leur pays: les missionnaires catholiques n\u2019out pas attendu la facilités matérielles, qu'offre aujourd'hui le Canada, pour promener le flambeau de la civilisation chrétienne.Au contraire, ils ont été les premiers pionniers de cette cause sacrée et ils ont scellé leur mission de leur sang; sans crainte ni hésitation ils ont enseveli leur existence parmi les sauvages les plus barbares qu'ils ont adoucis et préparés à lu remise pacifique de leur pays aux autorités canadiennes.Les missionuires catholiques ont accompli cette noble tâche sur les bords de la Saskatchewan et de la Rivière Rouge, comme sur les 1ives du Saint-Laurent et de l'Ottawa.Ils l\u2019ont commencée lorsqu'à côté des croix qu\u2019ils plantaient leurs yeux se reposaient avec complaisance sur le drapeau fleurs de lis.Tout le monde sait que ces mé- mes missionaires, lorsque leurs yeux étaient encore humides des larmes que leur arrachait naturellement ia rupture des liens qui avaient enchaîné leur existence jusqu'alors, furent fidèles à la domination anglaise-comme ils l\u2019avaient été au drapeau du pays de leur origine.On sait fort bien que c\u2019est en grande partie grâce à.la fidèlité des apôtres canadiens catholiques que l'Angleterre doit la paisible possession de sa noble colonie que la France avait plantée sur les rives du St-Laurent et de ses tributaires.Tout ce qui s\u2019est passé alors dans la Nouvelle-Fran- ce n\u2019a été possible que parce que ses habitants étaient catholiques et que l\u2019Angleterre a respecté leurs convictions religieuses.La connaissance des événements auxquels les soussignés font allusion rend encore plus incompréhensible le fait que les catholiques du Manitoba et du Nord-Ouest sont maltraités parce qu'ils sont catholiques.110 Les catholiques croient à la nécessité de l\u2019instruciion religieuse dans les écoles.Leurs convic- que les catholiques n'auront ja-| plus loin ; elle décrète la confisca- |tions leur imposent des obliga- mais que peu ou point d'influence dans ce bureau, conséquemment.les enfants protestants pourront prier suivant le désir de leurs parents, tandis que les enfants catholiques seront privés de cette liberté et cela sous peine de voir leur école dépouillée de sa juste part d'argent public parce que, pour qu\u2019une école regoive cette allocation, il faut que ia personne qui y enseigne déclare sous serment qu'il ne s\u2019y est fait aucune prière on exercice religieux autres que ceux prescrits par l\"\u201cadvisory board\u201d.Supposons une écolo qui n\u2019est fréquentée que par des enfauts catholiques et où l\u2019instituteur ou l\u2019institutrice est ca- tholiquo ; même dans ce cas, si les instituteurs ou les élèves font le ane de la croix ou récitent la Salutation Angélique, l\u2019école perd droit à sa légitime part de l'octroi td EE RE tion de toutes les propriétés sco laires de tous les arrondissements qui ne sournettrout pas leurs écoles à la nouvelle loi et on lit à la section 2: \u2018 Dans tous les cus où l'organisation d\u2019un district scolaire manque de se continuer, le conseil de la municipalité dans laquelle se trouve ce district, aura tout pouvoir et autorité, et il sera du devoir du dit conseil de prendre la charge de tous les bicus meubles et immeubles du dit dis trict scolaire et de les administrer au profit des créanciers du dit district scolaire, s'il y en a.\u201d Telle est la position des catho- liqaes de Manitoba, quoique toutes leurs propriétés scolaires aient êté acquises avec leurs propres deniers, nullement à même les fonds publics, et dans les municipalités dont le conseil est protestant, les biens meubles et immeubles des catholiques vont au bénéfice des tions de conscience et ces obligations leur donnent des droits dont ils ne peuvent pas être privés.On ne peut pas les satisfaire en leur disant: d\u2019autres ne pensent pas comme vous, donc vous devez changer vos convictions ; d'autres se contentent et même désirent que leurs enfants soient élevés et instruits de telle et telle manière ; donc, vous, catholiques, vous ne devez pas {sire bande a part, ou ai vous le faites que ce soit à vos dépens.Uet argument n'est ni juste ni raison:iabie, quand les catholi- ues doivent payer-pour l\u2019éducation des autres.Les soussignés pasteurs d'âmes ne font qu'un, avec leurs ouailles, pour la revendication de leurs droits et ils sont bien déterminés à conserver ces droits dans leur intégrité.Il y a là une question de (Suite à la quatrième page.) Nous publions aujourd\u2019hui, en les évèques du Canada ont adres- du Nord-Ouest.Trente-et-un prélats, c'est-a-dire, tous les évêques catholiques de la confédération canadienne, sans en excepter un seul, ont élevé la voix pour demander à nos gouvernants de réparer l'injustice qui a été com mise envers la minorité Catholique du Manitoba et du Nord - Ouest où les législatures locales refusent à nos co-réligionnaires la liberté d'enseigner la religion Catholique dons les écoles.Cette unanimité de l'épiscopat en dit plus à nos gouvernants que tous les discours et les écrits des politiciens.C'est la voix de deux millions de catholiques qui s'est fait entendre par la bouche de leurs pasteurs, et cette voix ne demande pas de faveur, mais elle reclame simplement la justice qui est dùe à chacun.Sur uu coin de notre immense territoire, deux gouvernements veulent opprimer les Catholiques ; n\u2019y aurait il pas lacheté criminelle à laisser faire le fanatisme sans ré-lumer nos droits ?La direction est mainte nant toute tracée pour la popula tion catholique dont le devoir est de s'unir comme l'ont fait ses pasteurs, d'abord pour trouver le remède à l'injustice que l'on fuit peser sur nos frères, puis pour faire appliquer ce remède avec énergie et célérité.L'embarras serait il de découvrir de quel côté peut nous venir le secours ?Il serait peut-être plus fu- cile de dire d\u2019où il ne viendra pas que de prédire d\u2019où il viendra, personne n\u2019osant s\u2019aventurer sur un terrain que tous semblent redouter Tout de 1ème, il y a une espèce d'orientation qu'il est facile de faire.Quand a-t-on vu jeter un noyé à l'eau pour le ramener à la vie ?Estce la pratique des gens seusés de se plonger dans la source du mal pour tiouver un remède au mal ?L'enfant fuit le poële sur lequel il s\u2019est brulé, l\u2019animal redoute la main qui l\u2019a maltraité Les peuples seraient-ils seuls à manquer d'expérience ?Le parti libéral a accablé nos co-religionnaires des injustices les plus criantes, il nous refuse le droit d\u2019instruire nos enfants comme nous l'entendons ; une faction importante de ce même parti hait la religion catholique et s'efforce de la faire disparaître de notre territoire; cette même faction a juré l'abolition de la langue française ; et après tant d'agressions contre ce que nous avons de plus cher, sorions nous justifiables de nous adresser à ce même parti libéral pour obtenir le redressement de nos griefs : A moins que la Providence ne veuille châtier lourdement notre population catholique, elle ne lui infligera pas cet aveuglement.A Winipeg, comme à Ottawa ou à Québec, chaque fois que les libéraux ont eu la conduite des affaires, quelque court qu\u2019ait été leur règne, ils ont eu le temps de créer d'énormes embarras que les conservateurs ont été appelés à faire disparaître au prix de grands sacrifices.Et chose singulière ce sent ces messieurs libéraux qui crient le plus fort contre les conservateurs ne trouvant pas ces derniers assez prompts à réparer leurs bévues, et leurs injustices, Le gouvernement Mercier a pillé la province de Québec et l'a menée sur le bord de la ruine.Pendant cing avs le goumverne- ment MacKenzie nou sa tenus sous un ciel de plomb, courbés sous la misèrs noire.À Winipeg, des libéraux, qu\u2019on le remarque bien, Greenway avec Martin, son âme damnée, ont malgré la foi jurée, ouvert une ère de persécution et abreuvé d'amertumes toute la population catholiqueen chassant lo crucifix et la prière de l'école, Et maintenant, cet odieux Martin, TS es \u2014\u2014.\u2014 -\u2014\u2014 Manitoba, ne pouvant plus désor mais y exercer son fanatisme sur entier, et à l'exclusion de beaucoup | un théâtre assez vaste, a réussi, d'autres matières, la pétition que | grâce à l'appui dn chef des libéraux, à se hisser à Ottawa où il a même et escorté par Davies, un autre libéral, son congénère en fanatisme, celui-là mème qui a tué les écoles cotholiques à l'Ile du Prince Edouard.Aiusi, nos plus bouillants adversaires de l'extrême Est et de l'Ouest se donnaient la main par l'entremise du chel libéral qui leur servait de trait-d'union Et peui-on croire maiutenant que ces mêmes hommes cban- geant tout-à-coup de sentiments et de tactique, vont se faire nes défenseurs et ramener dans l'école le Dieu qu'ils en ont chassé ?Il faudrait de leur part des promes:es solonnvlles, des engagements précis pour faire naître un semblant de confiance en leur sincèrité.Les chefs mettent toute leur habilité à ne rien promettre, et à ne s'engager à rien.Commeut le peuple peut il avoir confiance en eux ?Adressons-nous donc.pour obtenir justice a des hommes qui n'ont pas trempé daus la perpetration de l'injustice.En faisant entendre une protestation énergique et unanime, nous for.erous nos gouvernants, peut être trop pusillanimes, à faire face à la situation et à affronter de suite les obstacles.Les watholiques forment plus des quatre dixiemes de la population totale de notre confédération, s'ils sont unis ils sauront se faire respecter.Au reste, le parti conservateur a un passé d'honueurauquel il ne peut se soustraire et nous voimp- tous sur la fermeté de Hos ministres fédéraux de la province de Québec pour défendre et mainte- uir nos droits sans reculer d'un pouce.Toute défaillance serait un pas vers la ruine.Pour nous, notre ligne de conduite, dans la circonstance est vite énoncée: Celui qui n\u2019est pas avec nous est contre nous, qu\u2019il s'appelle Greenway, Martin, Davies ou Meredith, Haultain et McCarthy; nos alliés seront ceux qui nous prêteront main forte.Le gouvernement qui nous laissera nos libertés riligieuses ne nous aura pas pour adversaire, mais nulle puissance au monde ne nous empêchera de combattre le gouvernement qui nous refusera ces mêmes libertés.\u2014 A em.LA DIENVENUE DE L'UNION \u201d Dans un prochain numéro nous ferons connaître à nos lecteurs la manière tout à fait cordiale avec laquelle nos confrères de la presse ont salué l'apparition de l\u2019Echo, et avec quelle politesse on s\u2019est empressé de nous faire la petite place que nous leur avions demandée parmi eux.Seule, l'Union, après avoir dit, dans son numéro du 7, qu\u2019elle nous souhaitait la bien venue, que ce serait une erreur de croire qu'elle nous voyait d'un mauvais œil, donne libre carrière à son humeur grincheuse, essaeyé de faire de l'esprit critique à nos dépens, mais ne réussit qu'à démontrer, jusqu'à quel point l'apparition de l'Echo la trouble et l\u2019agace.Tout le monde a été surpris de cet accueil quelque peu brutal, pour ne rien dire de plus ; plusieurs ont eu la bonté de nous le dire, et des gens qui s'y connaissent prétendent même \u2018que c\u2019est mauvais genre, et tout à fait inusité en pureil cas Mais nous devons dire que quant à nous, nous n'en avons pas été surpris du tout, sachant d'avance à qui nous avions affaire, sachant d'avance quel amas de bile on faisait à l'Union depuis qu'il est question de la fondation e notre journal, dont la mention seule donne de violentes attaques de nerfs à certaines gens.L'ainsable voisine \u201c-ouve le nombre de nos principaux intéresses trop grand ; celà l'offasque, c'est évident et nous le cJmpre- nons facilement.Mais nous aimerions à savoir ce que cela pout lui faire après tout ; see.tee = : \u2014\u2014\u2014 ea - | La Voix de nos Pasteurs après avoir accompli son œuvre|qu'elle affaire elle a dans notre néfaste daus la législature du |organisation Ÿ qu\u2019elle se mèle donc de ses affaires et nous laisse conduire les nôtres comme nous I'entendrons, celà vaudra mieux.Très bien, tres bien ! dit l\u2019Urfon quand nous disous dans notre programme que nous serons toujours soumis à notre ordinaire.La voisine s'est amendée évidemment.caril n\u2019y a pas longtemps qu'elle s'en faisait donner sur les doigts.pour avoir voulu régenter son évêque qui s'étuit uvisé de changer ses curés de paroisses sans fa cousulter!.Puis l\u2019Union essuie d'ajuster la flèche du Parthe en nous disant que notre feuille ne peut-être dévouée à l'église et en méme temps à MM.Bowell et Clark Wallace, grands maîtres des orau- gistes ; mais le trait ne porte pas.Notre feuille, Dieu merci, n'a rien à faire avec ces Messieurs, en cette qualité; uotre chef à Ottawa est Sir Johu Thompsou, gui a la direction supréme de la politique fédérale ; Or, nous sommes convaineus d'une chose, c\u2019est qu'il est pour le moins, aussi bon catholique que le chef que suit l\u2019Union.C'est devenu une manie chez ces messieurs de l'Union, et autres jus dem farinæ de s'eufler les joues et de crier à pleine bouche à l'orangisme, depuis un certain temps.Comme nous aurons l'occasion de revenir plus tard sur cette question, nous nous voutenterons de dire aujourd\u2019hui à la voisine que s'il ya des conservateurs parmi les orangistes, il y a aussi des libéraux ; que uous ne savons pas +i Greenway et Martin sont des orangistes ou hou, mais ce que nous savons bieu c'est que ce sont eux qui sont la cause unique et première de la guerre que l'on fait à la langue française et aux écoles catholiques au Manitoba, et que ces Messieurs sont des libéraux, des alliés du chef que l'Union excuse tous les jours.Nous est avis que cesr éclama- tions manquent de sincérité, que ces cris d'ensemblu ne sont poussés que pour détourner l'attention et donner le change à l\u2019opinion publique.En effet, ces pharisiens nouveau genre n'ont pas toujours eu la sainte horreur qu\u2019ils affichent hypocritemeut aujourd'hui pour l'orangisme, et cela suffit pour nous faire suspecter leur bonne foi.Il nous souvient que le 9 octobra 1877, une grande assemblée avait élé convoquée à L'Avenir par l\u2019hon.W.Laurier qui venait d'entrer dans le cabinet McKenzie, et qui convoquait les électeurs de Drummond & Arthabaska à venir l\u2019y rencontrer à son arrivée d'Ottawa où il avait été prêté son serment d'office.Or, par qui le grand chef s\u2019est il fait escorter triomphalement a cette assemblée mémorable 7 Par les orangistes de Durham, oriflammes au vent, musique en tête.Et au lieu de se voiler la face, fallait voir comme le nouveau ministre semblait être fier et ému de la joie de ces gens qui l\u2019accla- malent, qui triomphaient ainsi avec lui.Quand, en 1878, l\u2019hon.M.Taillon présenta aux chambres de Québec son projet de loi à l'effet de supprimer les processions des orangistes, comme étant une provocation à nos sentiments canadiens français et catholiques, qui l\u2019a combattu?Vous messieurs les libéraux et vos chefs.Au banquet que les orangistes de Toronto donnèrent dans la même année au fameux grand Maittre de Montréal D.Grant, ils lui présentèrent une adresse, et volcl ce que nons trouvons dans sa réponse publiée pay le Witness Journal que me récusera pas I Union : \u201c Référant à la politique, il dit qu\u2019il était à Québec ce qui \u201c sous le nom de \u201crouge \u201d.Les ot 3 a orangistes de Québec * gouvernement de la réforme, car, \u201c pourraieut exister, puisque les \u201c ultra montains sont en, réalité \u2018* province.\u201d : avaient voté pour soutenir le gouvernement Joly et chasser ville.\u201d frére 2.Leon Lambert \u20ac Marchand Tient en mains, un assortime complet de marchandises sèche groceries, ferronneries, etc, ato.St-Ferdinand Hall, P.Q.Le + In \u201cétait connu en Haut Canada @ .8 et de 38 \u2018 Montréal, sont liés à voter dans 5% \u201c la province de Québec pour le F- À \u201c s'ils ne vôtaient pas ainsi, ils ne [ \u201cle parti conservateur de cette Es : \u201c M assura que les orangistes : \u201cun homme tel que\u201d de Boucher | A Que dites vous de cela, con: fs wi - ~ Lg - 2 toi asain mountain dei eces hod - Vétito blé Bois- FRANCE x > Lee po ; dote gs \u201cnee CAUSERIE PARIEMENTAIRE Depuis trois semaines, les débats de la chambre des commnu- nes ont été peu intéressants.Lu discussion s'est continuée sur le nouv«au larif qui a été achevé la semaine dernière.Pourtant mercredi soir le gouvernement à eu occasion de montrer sa force dans l'affaire Ellis et lu chambre lui a donné une majorité de 44.Ce vote a été l'occarion de bons discours des deux vôtés de lu chambre mais tous, libéraux comme conservateurs.sont unanimes à dire que le discours du premier ministre Sir John Thompson a été le meilleur.Les séances du comité de l\u2019Agriculture et de la Colonisation sont toujours fort intéressantes.M.Wm Sauaders directeur de la ferme Expérim-ntale et les pro- fosseurs Fletcher, Robertson et M.Guilbert sont venus tour à tour nous donner le résultat de leurs travaux de l'année.M.Saunders nous a donné la récette de la Bouillie Bordetaise pour arrêter la rouille des arbres fruitiers et la pourriture des patates et détruire les insectes.Le professenr Fletcher a profité de cette saison de l'année pour apporter devant la comité, dvs échantillon + des différentes es éces d'herbes fourragères.Nous avons vu uue qualité de foin très précoce dont les épis étuient déjà prèts à nùrir, une «spèce d'herbe très nutritive et poussant sur la roche presque nue, une autre espèce d'herbe qui pousse d'autant plus qu'elle est mieux rasée par le bétail.Chaqu- espère a son nom spécial et peut obtenir à un prix raisonnable.M.Gilb-rt est le surintendant du poulailler de la ferme ct commande à quatorze espèces différente de galliuacées.Si vous désirez une race de voules pondeuse ', prenez la white Leghorn.si vons voulez une bonne volaille de table, choisissez la Brahma, mais la poule la meilleure sous le rapport de la viande et des œufs et qui peut être recommandée aussi bien comme pondeuse que comme couveuse c\u2019est Plymouth Rock.Pour un dollar vous avez une couvée de 13 œufs de l'e-pèce que vous désirez, vous n'avez qu'a écrire à À.C.Gilbert ferme Expérimentale Ottawa et ce monsicur+ s'empresse de vous envoyer le tout bien enpaqueté par Express La meilleure nourriture pour fai re pondre les poules l\u2019hiver est les os Cassés, vous jetez souvent les os de table et vous en êtes embarrassés ; brisez les os avec la hache jusqu'a ve qu'il soieut réduits en morceaux gros comme un, pois et donnez-en une livre pour 16 poules chaque matin en y ajoutant du son.Vous serez sutisfait des résultats que vous obtiendrez.Je reviendrai dans une prochaine correspondance sur ce sujet intéressant.UN DEPUTE \u2014\u2014 HOMMES ET CHOSES Potite revue de la semaine .L\u2019incident anglo-belge dent j'ai entretenu le lecteur dans ma der- niére revue vient, cette semaine, d'être rejeté a l'arriére plan par un évènement qui a mis en émoi toute la Grande-Bretagne et qui prouve une fois de p:us la force de l'exemple.Jaloux sans doute des succès de son maître, devenu le premier ministre de l'Angleterre, Ladas, l& coursier favori de Lord Rosebery, # voulu, lui aussi, arriver bon premier.Cet exploit fait l'admiration de tous, et Ladas, le héros du jour, n'a plus rien à envier à la gloire de son maître.gost bien un étrange spectacle de Yoir le grand peuple anglais, d'ordinaire si calme, si flegmatique, s'emballer pour un cheval de course.Je vous ai parlé de la question du Congo un iustant éclipsée en Angleterra par les acclamations du Derby.Or la situation n\u2019est \u2014#.guère changée.Effervescence des esprits en France, iudifférence cal- Sculée en Angleterre, voilà la position actuelle, Jamais ne s'est mieux dessiné, peut-être, le caractère si différent des deux peuples.Si un ministre anglais avait, aux Communes, prononcé les paroles 0eme arts ee me ce chambre française le ministre des affuir-s étrangères, il s\u2019en fût suivi en France une démonstration hostile sur tous les points du ter- titoirv.Les paroles de M.Haunoteaux ne paraissent pas avoir ému sensiblement le public unglais.Quoiqu'il en soit, ce malheureux incident semble réveiller plus que jamais depuis le commencement du siècle l'ancieune rivalité des deux nations, et pourrait bien avoir pour conséquence l'entrée de I'Augleterre dans la triple alliance.L'attitude de la France n'est pourtant pas à blâmer, car depuis qu\u2019elle travaille à son expansion coloniale elle a toujours trouvé l'Angleterre sur son chemin et elle s'est de toul temps heurtée à son mauvais vouloir et aux intrigues d'aventuriers qui, sous le couvert de la religion et la bible à la main, sapent daus l'ombre l'influence = française.Aussi ln mauvaise humeur de uotre ancienne mère-patrie se con: çoit en face de ce nouvel exploit de la diplomatie britannique.Quelle que grave que soit la situation il n'y a pus cependant lieu de s'alarmer pour la paix du monde.Trop d'intérêts militent en faveur d\u2019une solution pacifique pour craindre que les deux pays en\u2018viennent à une hostilités déclarée.En Italie la crise dure encore, aggravée par la détnission du pre- nier ininistr - à la suite d'un vote qui ne lui a donné qu\u2019une infime wujorité et qu'il considère une défaite.Nos gouvernements ici, à quelque parti qu'ils appartiennent, n'ont pas le mème scrapule, et la moindre majorité fut leur affaire.Cependant il ne faut pas croire que Crispi soit tombé, par grandeur d'âme ; ce serait être par tropnmf Cet échec relatit a été pour lui le prétexte d'une retraite itaposée par l'énormité de la tâche qu\u2019il avait entreprise et par l\u2019impossibilité où il s\u2019est trouvé de la meuer à bouue fin.Il n'a pu tenir la parole qu\u2019il avait donnée à son arrivée au pouvoir, de restaurer les finances et de maîtriser l\u2019insurrection de la Sicile.Il veut donc laisser à d'autres un fardeau que son âge avancé d'ailleurs ne lui permet plus de porter.Le Brésil est toujours dans un état d'agitation voisin de l'anarchie.Depuis la uéposition de l\u2019em pereur Don Pédro ce malheureux pays a été le théatre de prises d\u2019armes et d'insurections eu permanence Du fond de son exil le souverain déchu a pleuré les malheurs de sa patrie qui fait dans le pillage et dans le sang l'apprentissage de la république.L'insurrection qu'on croyait terminée vient de lever la tête dans l\u2019état de Santa Catharina et dans celui de Rio Grande do Sul.Ecrasée par les troupes fédérales, elle va se reformer ailleurs et avant longtemps nous entendrons parler d\u2019uue nouvelle levée de boucliers.Aux Etats-Unis les grèves sont à l'état chronique.Elles sont devenues tellement considérables et ménacent si sérieusement la tran- quilité publique que dans l'état de I\u2019Ohio les autorités tiennent 2400 hommes sous les armes.Malgré ce déploiement de forces les grévistes sont d\u2019une audace toujours croissante au point que la sécurité du public est compromise.Des trains pillés, des ponts détruits, les voyageurs ran- ¢onnés, voila l'œuvre de ces prétendus réformateurs.Pitoyable état de choses qui durera tant que la brûlante question du travail et du capital ne sera pas résolue.Cette question préoccupe aussi beaucoup les hommes d'état anglais, car la misère s'affirme de plus en plus grande et menaçante dans le Royaume-Uni et se dresse contre les fortunes scandaleuses de l'aristocratie.Daus un discours qu\u2019il vient de prononcer à Londres Lord Salisbury n\u2019a pas craint d'attribuer cet état du choses au système économique qui ouvre les marchés de l'Angleterre à tous les produits du monde pendant que les autres nations élèveni contre l\u2019industrie anglaise des barrières v\u2019élle franchit difficilement.\u2019est ni plus ni moins le problème du libre-échange et de la protection remis en question.Les cendres du grand Cobden doivent en fPressaillir.7 L'autorité et l'influence du Saiut-Père s'afirment de plus en plus.Choisi comme arbitre il 8 quelques années contre l'Allemagne protestante et l'Espagne catholique, il est de nouveau appelé à régler un différend survenu entre le Pérou et le Chili, deux républiques de l'Amérique du Sud.D'ordinairé tôûtes les républiques du continent Sud Américain recourent aux armes pour la solution de leurs difficultés, mais cetto fois on en appelle 8 Hintervention pacifique de Léon 1 ue vient de proférer en plein! Il y a quelque temps le général Herbert osait faire en français l'éloge des croisés canadiens et soulevait dans la presse fanatique d'Ontario des protestations exagérées autant d\u2019hypocrites.L'affaire paraissait en être restée là mais voilà qu\u2019à propos de l'achat de nouvelles carabines Martini-Met- ford on l'accuse d'impéritie.[| n'y a là qu\u2019une manœuvre des fanatiques qui veulent que le général Herbert porte la peine de ses généreuses et sympathiques paroles.J\u2019aurais voulu être plus iutéres- sant.mais la faute en est aux évènements qui ne le sont guère.Pour plaire à tous il faudrait peut-être un peu de fiction.Malheureusement le cadre et l\u2019objet de cette chronique ne le permettent pas Force est douc au lecteur de prendre les évènements tels qu\u2019ils sont et le chroniqueur tei qu'il est.ADOILPHE Poissoness 0e CS = Port-Huron et Chicago 3 juin, 1894 Ce matin nous avons eu un caucus a bord du train et force discours ; il s'agissait de diseuter si l\u2019on devait voter pour avoir une nouvelle convention, ou si celle-ci serait la dernière.On préteud que ces conventions coûtent trop cher et qu'il vaudrait mieux se réunir par province.Celà s'est terminé comme toutes les discussions, c'est-à-dire que l\u2019on n'a pu s'entendre, et l'on a nommé un comité pour étudier la question.Plusieurs délégués d'Ontario nous ont joints a London et a St Thomas.J'ai surtout remarqué un Mde Gruchy de Toronto, ci-devant éditeur du C'athotic Review et M.J.T.Catlin D.H.C.R.de Kiugs ton Ce dernier s'est surtout prodigué à Port-Huron où nous avons eu un diner excellent.Nous traversons un pays tres plat, les campagnes sont jolies, mais les cultivateurs ne coustrui- sent pas mieux que chez nous,leurs granges ne valent pas mieux que les nôtres.J'ai remarqué qu'il n'est pas un petit village, soit dans Ontario, s it aux Etat-Unis, qui ne soit éclairé à l'électricité.Quelle différence avec Arthabaskaville, où l'on nous refuse même l'usage de l\u2019huile de charbon ! Nous venons de passer Charlotte, Michigan, et ily a quelques minutes, Lansiug, capitale de l\u2019Etat, deux jolis endruits; Lansing surtoat semble construite à la manière de notre village, les maisons sont dispersées et il y a beaucoup de verdure.Nous apercevous daus le lointain un dôme que nous jugeons être le Capitole.Nous courons maintenant vers Battle-Creek, une jolie ville, parait-il.Parmi les dames qui accompa- guent l'excursion, il y a Mudame Fortier, de Sherbrooke: je l'ai aperçue au diner à Port-Huron ; elle semble satisfaite de son voyage.Depuis que nous sommes entrés aux Etats-Unis, les récoltes sont plus avancées, l\u2019orge et le foin commencent à épier ; à l'endroit où nous nous trouvons, l'avoine à une très-belle apparence.Nous avons pris sept minutes à franchir le tunnel Ste.-Claire.Les lecteurs de l'Echo voudront bien excuser le décousu de mon style, j'écris en causant ; et je demande en grâce au prote de me pardonner l'écriture ; Ce n\u2019est pas toujours facile d\u2019être maître de son crayon lorsque l'on court soixante milles à l'heure.St.Paul Minn.7 juin 1894.Nous sommes arrivés ici lundi soir, vers onze heures, nous avions à notre disposition un train spécial qui est parti de Chicago à huit heures a.m.; les Forestiers avaient installé un buffet dans le char à bagage ot nous n\u2019avons pas eu à arrêter pour nos repas ; la distance de Chicago ici est de 410 milles.Nous traversone plusieurs jolies villes, entre autres Milwaukee, Portage, La Crosse et Lake City.Prés de Thoma nous avons traversé un tunnel aussi long que le Ste Claire.A partirde La Crosse nous suivons les bords du Mississipi.Tout le monde conuait ce fleuve-là, il est e\u201cwasi large que le St.Laurent, mais il n'a pas assez de profondeur jusqu\u2019à Saint Paul, pour qu'il soit navigable pour de gros bâtiments; je n'y ai vu que quelques bâteaux à vapeur plats mûs par une roue en arrière, et dont on se sert pour remorquer les billots.Chose singulière, au lieu de traîner les radeaux au moyen d'un câble en; arriére,ils les poussent devant eux les wméricains ne font rien comme les autres.Nous sommes descen- dus ici à l'hotel Windsor et la convention tient ses séances a l\u2019Armoury iIall; quatre cent cinquante délégués sont présents, sur lesquels il yen u près d'un cent de lu province de Québec.St.Paul est une très jolie ville de cent trente quatre mille habitants; le terrai:: y est accidenté, elle se divise en haute et basse- ville ; la basse-ville est l'endroit des affaires et la haute-ville est presqu'enlièrement occupée par résidences privées.L'endroit fashionable par excellence est la Summit Avenue.C'est une rue très large bordée de résidences princières ; elle domine toute la ville, j'ai surtout admiré la maison du gouverneur Hill Beaucoup de canadiens résident ici; nous avons fait la counais- sance de plusieurs.ils sont plus distingués que tous ceux que j'ai rencontrés jusqu'ici, et ils se ; ro- diguent pour nous rendre notre séjour ici agréable.Tous s'accordent à dire que la crise commerciale s\u2019est fait sentir ici très- rigoureusement ; les salaires sont diminués de moitié, les propriétés sont excessivement dépréciées et le commerce ne va pas.Ou n\u2019entretient guère d'espoir d'une amélioration prochaine ; je ne conseilel pas aux canadiens de venir chercher fortuue ici avant longtemps.A dix milles d'ici se trouve Minnéapolis; ou s'y rend en tramway électrique en quarante minutes Cette dernière ville à une population de cent soixante mille âmes ; C\u2019est l'un des centres manufactoriers de l'Ouest, on y fait surtout le commerce de bois ; elle est traversée dans sa longueur parle Mississipi Je L'ai pas eu le temps de la visiter encore.Lg séances de la convention se termineront probablement samedi; nous repartirons samedi soir, ou dimanche natin.DÉLÉGUÉ DISTRIBUTION DES PRIX La distribution des prix au Collège du Sacré-Cœur, a Arthabaskaville, aura lieu mardi, le 19 du courant, a deux heures de l'après- midi.Sa Grandeur Mgr.Gravel, présidera la Séance-\u2014 Notes L\u2019aseemblée d:s membres du conseil général du barreau de la province de Québec, a eulieu à Montréal, le 6 du courant.L'hon : T.C.Casgrain, procu- reur-général a été reélu bâtonnier de la province, M.C.Lauguedoc, sécrétaire du conseil général.Nos félicitations.Nous croyous rendre service au publicen faisant connaître qu\u2019à la dernière assemblée du comité catholique du conseil de l'instruction publique il a été décrêté qu\u2019à l'avenir, l\u2019âge auquel les jeunes personnes du sexe féminin qui se destinent à l'enseignement, pourront se présenter pour subir leur examen et prendre leurs diplômes sera de seize ans.Quant aux garçons l\u2019âge fixé reste le même, dix huit ans.ERRATUM : M.\u2014Placide Désileta dont nous annouçions le dé.as dans notre dernier numéro.n'est pas mort à 97 ans, inais à 77 aus, c\u2019est une erreur, qui a échappé, à l'œil du correcteur d'épreuves pour laquelle nous demandons pardon à qui de droit.AUTOUR DU MONDE.\u2014D'après des observations enregistrées par les médecins de Yale, Angleterre, on est arrivé à la conclusion que Cou: du Banc de la Rams Un terme extraordinaire d- lu Cour du Banc de la Reine, juridic tion criminelle, pour le Distri:t d\u2019Arthabaska sera tenu au palais de justice, an village d\u2019Artha!uska- ville, MARDI le VINGT SIXIÈME jour de juin prochain à NEUF HEURES de l\u2019avant-midi.En conséquence nous donuons avis au public et à tous ceux qui entendront poursuivre aucun des prisonnieriucarcétés dans la prison commune dudit district, d'avoir à se présenter aux fins de les poursuivre selon la justice.De plus, nous donuons avis à tous les juges de paix, coroner, coustablvs et officiers de Police, de comparatire en personne avec leurs rôles, uctes d'accusation et autres documents aux fins de faire dans leurs différents offices ce qui convient de faire.HEMMINA & TOUSIGNANT, Bureau du Shérif, | .Shérif.Arthabaskaville, | 30 mai, 1894.J.A.DUCLOS GRAND-CENTRAL HOUSE Drummondville P-Q.Le roussigué & l'honneur d'inviter le public voyageur à son hotel qu\u2019il vient de faire réparer et remettre & neuf.Ce magnifique hotel, au centre do la ville.offre un coup d'œil ravissant eu voyageur, vt du haut de ses galerits commande \u2018une belle vue de la rivière St François, de acs châtes et de sed Vallées verduyAutes Le touriste et l'homme d'affaire trouvervat à cet hotel tout le con- fert désirable; belles chambres, bons lits, salous somptueux, table u satisfaire le gourmet le plus «difficile, bonnes liqueurs, cigares de choix.salles d'échantillons, barbler coiffeur attaché à l'établissement.Enfin rien n'a été épargné Jour le confort des voyageurs et satisfaire lu client*le lu plus exignte.Venez el vous verrez.J.A.DUCLOS, Propriétaire.J.N.TUIRCOTTE.Marchand-général DRUMMONDVILLE P.O.Magasin de gros et de détail MurcLandises sèches, provisions, épiceries, vins, liqueurs, quincaillerie», ferronneries, enfin l'assortimment le plus complet, le plus varié qui puisse se trouver, ct à des prix qui défient toute compétition.N.B\u2014Les messieurs du clergé trouveront à c: magasin un vin de messe pur, de qualité superieure et à meilleur marché que partout ailleurs GC, CENDREAU (Maisox ÉTABLIE ES 1860).Wagasin général Marchandises Sèches, Chapeau, chaussures, Provisions d« toutes sortes, A des prix défiant toute Compétion Arthabaskavitle, P.Q, LIBRAIRIE Ouvragas français, américains et anglais, \u2014reliés et broches.Religiou.\u2014Sience.\u2014 Philosophie.\u2014 Économie politique.\u2014 Économie sociale.\u2014 Éconouwie rurale \u2014 Agriculture.\u2014 Poësie \u2014Littérature.\u2014Dioît et jurisprudence.\u2014Enseignement-\u2014 Livres d'utilité et d\u2019ucrement.\u2014 Œuvres de luxe.TRAITES DE _GFOGRAPHIES CANTES GÉOGRAPHIQUE Livres illustrés pour distribution de prix Bibliothèque des Enfants Bibliotheque des merveilles RELIURE PAPETERIE TOUT CE QU'IL FAUX POUR BCRIRE Papier ordinnire, de fantaisi , de luxe \u2014 Enveloppes de tuutes qualités, formes et dimensions PLUMES ASSORTIES, ENCRES VARIÉES, CRAYONS DIVERS Articles de toutes sortes pour écoles, bureaux établissements de commerce et pour les Maisons particulières MUSIQUE DÉPOT VE JOURNAUX \u201c *tosaces Parfumerie, Médicaments, Articles de fantaisie Parfums de provenances diverses et de qualités ussorties.Savons de toilette.Remèdes et médicaments de toutes sortes, dans l'usage général \u2014 Objets d'utilité pratique et de goût.Déposituire du célèbre tonique : Vin Mariani E.Tremblay ARTHABASKAVILLE Coin deg rues de l'Eglise et de la Cour.Entrée rue d: l'Eglise.D.0.BOURBEAU MAGASIN GENERAL NOUTEAUTES POUR LA SAIN COIFFURES \u2014 ÊT \u2014 CHAUSSURES Epiceries et Provisions, Peintures, Huile et Vernie, Produits de Fermes Plâtre, Ciment et Phosphate.OR.\u20ac C, P.CHEVREFILS - Médeoin-Chirurgien SOMMER ET CONSULTATIONS 4 TOUTE HEURES.COMMERCIAL HOURS vastes salons, chambres richement meublécs.d'échantillons.Au centre des affaires.\u2014 COIN DES RUES \u2014 ST-OALIXTE ET ST-LOUI(S SOMERSET R.ST-PIERRE & Cie Propriétaires.P.S.-Aussi un écurie de louage à lu diepo- tlou du publie ec des voyageurs.LA BANQUE JACQUES-CANTIER ceux qui ne fument pas sont 20 par cent plus grands, 25 par cent plus pesants et 60 par cent supérieurs en force pulmonaire à ceux qui font usage de tabac.Invitation À l'assemblée regulière de L'association Catholique de Bienveillance Mutuelle (Siccursale St.Christophe No\u2018 225), il a été proposé par M.Hector Pepin, secondé par M.le Dr.Eudore Blondin et résolu : Que tous les menbres suient priés de se rendre aux salles de la die succursale, aa palais de justice, dimanche prochain lo 17 courant, immédiatement après la messe, - et que semblable invitation soit aussi faite au public en général, - le but de cette aesemblé» étant de faire connaître à tous, les avantages et les bénifices qn'il y a à gagner à faire partie de cette société essentiellement catholique.Par ordre, \u2018 HENRI LAURIER, Sec.-achiviste.PLISSISVILLE Toute les affuires de bauyue en général sont trausigées à cette agence.Intérêt à 4 par cent payé au déposanta.Chèvrefils & Lacerte, AGENTS.E.DUBOIS, CoxrTasLr.& v Le Succes! 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correspon- J.B.OUELLET, Arthabaskaville, MAHEU & DUFRESNE MANUFACTUKIEHS DX CTHA RHS Arthabaskaville Service de première clusse, magnifique salle | dances.SPÉCIALITÉS :\u2014 DEL MONTE, THE FAVORITE, FREINDSHIP, M.& D.SPORTS.Cigares recomaudés par leur saveur exquise u'étant fabriqués qu'avec du tabuc importé de Havane et de Sumatra.HONORE PEPIN Marchand général WARWICK.Marchandises sèches, Epiceries, ferronneries, Graiues, provision etc Ÿte A BON MARCHE CANADA | COUR SUPERIEURE PROVINOR DE QUEBEC No.13 District d\u2019 Arthabaska Philomème &killing, de la paroisse de Notre- Dume de Lourdes, épouse de Furtunat Montreull, cultivateur, dûment autorisée à ester en Justice.Denianderessevd vs.Fertuuat Montreuil, du wème lieu, cultivateur, Défendeur Une action en séparaiion de bien a été ineti- tuée entre les parties, ie vingt-un avril dernier Daté ce 1er mai 1894.ORÉPEAU & MÉTHOT, Procs.de la Dem, L'ECHO DES & BOIS-FRANCS | .> (Secite de la deuxièms page.) \u2014_\u2014 justice, d'équité naturelle, de prudence et d'économie sociale, intimement lié» aux intérêts fondamentaux de ce pays.Les catholiques élant dans l\u2019o- bhgation d'instruire leurs enfants, vonformément à leur foi et aux principes religieux qu\u2019ils professent, il s'en suit que dans un pays libre comme le nôtre, ils ont le droit d'établir leurs écoles séparées, ot ce droit ils doivent pouvoir l'exercer sans se voir, pour cola, condamner à porter le poids d'une double charge scolaire.Les soussignés prennent aussi la liberté de rappeler que le parle ment fédéral a doté les écoles de Manitoba et du Nord Ouest d'un large patrimoine, en affectant au soutien de ces écoles la dix-huitième partie de toutes les terres publiques : ces terres sont un bien vanadien, et comment le gouvernement fédéral pourrait il consentir à priver les catholiques de leur légitime part au produit et au revenu de ces terres, simple ment parce que cette classe de vi- toyens tient à ses convictions reli- gienses et désire s'acquiter des obligations que la conscience lui impose.(Voyez appendice D, \u2018* Une page de l'histoire des écoles de Manitoba, \u201d par Mgr Tuché.\u201d 120 Les pétitionnaires soussi- nés commnaiss-nt fort bien que Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest ont été reçus daus la Confédération après des promesses faites aux premiers habitanls de ces Vastes contrées \u201cau nom et par l'autorité de sa Majesté\u201d.Le représentant immédiat de notre bien aimée souveraine les a assurés que \u201cles différentes croyances religieuses seraient traitées avec respect el attention, et que, après sou union avec le Canada, le peuple du Nord-Ouest verrait ses droits et privilèges civils et religieux respectés.\u201d Dans la pensée ces catholiques leurs droits religieux ne sont pas respectés et leurs convictions religieuses ne sont pas traitées avec respect et attention, quand on crée des difficultés qui sont des obstacles à l'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses.130 Les soussignés, tout en pétitionnant comme ils le font au- jourd\u2019hui, repoussent toute idée d\u2019ingérence an milieu des partis politiques ou dans la direction des affaires purement politiques.ou séculières.Le but.unique qu'ils se proposent est d'assurer aux catholiques la protection dont ils ont besoin pour l\u2019accomplissement de leurs obligations religieuses.C'est là l'objet unique de la pétition qu'ils adressent au gouverneur général en conseil, et c'est dans ce but unique qu'ils demandent aux honorables membres du Sénat et aux membres des Communes dn Canada, à quel que parti qu\u2019ils appartiennent, de vouloir bien les aider dans le règlement de la difficulté actuelle.C'est pourquoi vos pétitionnaires prient humblement Son Excellence le gouverneur-général en cougeil : lo De désavouer l'acte de Manitoba 57, vict., ch.28 (1894) et intitulé \u201cAn act to amend the public schools act.\u201d 20 De donner telles directions et prendre telles mesures que Non Excellence le gouverneur-général en conseil croira les plus propres à apporter soulagement aux maux dont souffrent les catholiques romains de la province de Manitoba, par suite des lois scolaires passées dans leur province, en 1890.80 De communiquer avec le lieutenant-gouverneur des territoires du Nord-Ouest, afin que les ordonnances soient modifiées de façon à corriger les griefs dont se plaignent les catholiques du Nord- Ouest, et qui sont le résultat de l\u2019ordonnance No 22 sanctionnée à Régina le 31 décembre 1892; et vos pétionnaires, comme c\u2019est leur devoir, ne cesseront de prier.E.À.card.Taschereau, archevè- que de Québec ; + Alex.Taché, ar- chevéque de Saini-Boniface ; t+ C.O'Brien, archevéque d'Halifax; + Edouard Charles Fabre, archevêque de Montréal ; + John Walsh, archevéque de Toronto ; + James Vincent Cleary, archevéque de Kingston; + J.Thomas, arch.d'Ottawa ; + L.-N.archevêque de Cirène et coadjuteur de Son Eminence le cardinal Taschereau ; $+ Vital Grandin, évêque de Saint- Albert ; $ L.-F., évêque de Trois- Rivières ; + Emite, O.M.I, évé- que de Bora ; t Isidore Clut, O.M.1., évêque d'Arindèle; + Albert, O.M, 1., vicaire apostolique ; } Paul Durieu, évêque de New- Westminster; t L.Z., évêque de St-Hyacinthe ; + John Cameron, évêque d'Antigonish ; + J.Sweeny, évêque de Saint-Jean, N.B.: + James Rogers, évêque de Chatham ; + James Charles McDonald, © évêque de Charlottetown ; + J.Nt I\u2019.Dowling, évéque de Hamilton : + Denis O'Connor, évêque de Loudon ; + R.A.O'Connor, évê- ue do l\u2019eterborough ; t A Macdonald, evéqus d\u2019Alexandria; + Joseph Hémard, évéque de Valleyfield ; + Paul, évêque de Sherbrooke ; t M.xime, évèque de Druzipara, coadjuteur de Mgr l'évêque de Saint-Hyacinthe ; + André-Al- bert, évêque de Rimouski; t N.Zéphirin, évêque de Cythère et vicaire apostolique de Pontiac ; # Michel-Thomas, évêque de Chi- SISHEAT DE FHOMAGENES MARCHÉS LOCAUX DE FROMAGE ET DE BEURRE (Suite et fin) La société d'industrie laitière de la province de Québec qui reçoit une subrention du gouvernement pour favoriser l'établissement des syudicats de beurreries et de fromageries et dont M E.Castel est le secrétaire, a Saint-Hyacinthe.est en demeure de fournir des inspecteurs, partout où l'on voudra former des syndicats.Au moyen dela subvention du gouvernement, la Société d'industrie laitière offre l\u2019immense avantage de payer au moius la moitié du salaire accordé à l'inspecteur.La balance est payé par le syndicat, étant répartie entre lea différentes fabriques, chacuns aura à payer environ dix piastres pour sa part.Cette somme, bien minime, est amplement compensée par le fait que la fabrication du beurre et du fromage, atteint un haut degré de perfection, obtient un prix plus élevé sur le marché, et évite, en même temps, des pertes considérables que le fabricant ou le propriétaire doit payer souvent pour les dé- lauts trouvés dans la fabrication, ce qui arrive souvent quand la fabrique n'est pas sous la surveillance d'un inspecteur.En 1889.la société d'industrie laitière reconnut la nécessité de suggérer au gouvernement de la province, la formation des syndi- cals.À la session de 1890, la législature adopta cette loi à l'unanimité.Aussitôt les fabriques des comtés de Mégantic et d'Arthabaska se reunirent pour former ua syndicat, qui fonctionna a la satisfaction générale.L'année suivante chacun de ces deux comtés put former son syndicat.La fabrication du fromage dans le comté d\u2019Arthabaska, sous la direction de M.Germain Saint-Pierre, inspecteur, a obtenu un véritable succès.Le fromage a toujours été vendu au plus haut prix du marché, et les exposants du fromage à l\u2019Exposition Colombienne de Chicago en l'automne 1892 et 1893, ont obtenu des prix, qui font houneur non seulement au comté d'Arthabaska, qui, pour sa part, a remporté entre autres deux premiers de 99} (sur neuf dans tout le Dominion ; dont quatre à la province de Québec), mais encore à toute la province, en faisant rejaillir sur elle une renommée qui lui était bien due, mais que l\u2019on semblait méconnaître sur certains marchés européens, particulièrement à Bristols.Beaucoup d'autres comtés ont aussi obtenu de brillants résultats, grâce à leurs syndicats ; mais il en existe malheureusement un trop grand nombre qui sont restés en arrière dans la voie du pro grès, et n\u2019ont pas pu contribuer à répandre la bonne renommée de notre province à l'étranger.Sans l'aide d\u2019un inspecteur, il était difficile d\u2019expédier des fromages à l\u2019exposition.Que les succès des premiers soieut une cause d\u2019émulation pour que les derniers emploient les moyens qui ont amené des résultats si avantageux.La société d'Industrie laitière doit être fière des succès obtenus par la province, Succès qui rejaillissent sur elle, sur tous ceux qui l'ont si généreusement encouragée, soutenue, et qui ont ainsi ouvert une ère nouvelle de prospôri- té pour les cultivateurs et dont la province entière bénéficiera.Il nous reste à établir des marchés locaux, ce qui s\u2019obtiendrait en réunissant deux eu trois comtés, suivant la qnantité de fromage qui s\u2019y fabrique, et en choissis- sant l\u2019endroit le plus central, près d'un chemin de fer, où, à une date fixée d\u2019avance, les acheteurs et les vendeurs se réuniraient pour faire la vente.L'avantage de rencontrer plusieurs acheteurs à la fois, selon les lois naturelles du commerce, donnerait de l'émulation et provoquerait la concurrence nécessaire pour obtenir les meilleurs prix.Ce système se pratique dans ls province d\u2019Ontario aiusi qu\u2019à Saint-Hyacin- k tho : il est reconnu que là où sont Lemmens, évéque de Victoria ; [établis ces marchés, le fromage se vend plus cher.Victoriaville serait un bon centre pour les comtés d\u2019Arthabaska, Wolfe et Mégantic, où près de cent fabriques pourraient se réunir, pour offrir leur produit.Ce serait suffisant pour attirer une dizaine d'acheteurs de fromage et chacun pourrait choisir son acheteur selon le plus de bénéfice qui lui serait offert.Je cite Victoriaville, comme un endroit favorable, non seniement parce que c\u2019est un centre, mais auesi à cause de la banque qui est disposée à fournir les fonds nécessaires aux acheteurs, ce qui permet aux vendeurs de toucher le produit de la vente aussitôt après avoir livré le fromage, et ils retourneront toujours satisfaits quand ils auront leur argent en portefeuille.D.O.BoUuRBEAU, Prés.du Syn Victoriaville, 9 avril 1894.\u2014 ree tee.Un lion au cabaret Vif émoi a la vue de ce consommateur New-York, 8 jnin.\u2014Un vit émoi à été causé pendant la matinée dans la 3e avenue, à New-York, par l'apparition soudaine d\u2019un jeune lion qui venait de s'échapper d\u2019une ménagerie ambulunte installée sous une tente à la 129e rue.Ont avait commis l'imprudence paraît-il, de laisser sortir l: jeune lionceau de sa cage, pour qu'il se promendt sous la tente, et il en avait profité pour s'échapper et aller faire un tour dans la 3e avenue, où son apparition, bien qu'il ne fut pas encore très gros, a causé, est-il besoin de le dire, une vérita ble panique parmis les passants.Mais le lionceau a été effrayé lui même à son tour, par le passage d'un tramway à câble, etil s\u2019est mis à descendre l'avenue en courant et en bondissant, poursuivi par les employés de la ménagerie, des policeman »t de nombreux gamine.Finalement le jeunu lion de plus en plus effrayé a bondi dans un débit de boissons situé au coin de la 126e rue, et, en moius de temps qu'il n\u2019en faut pour le dire, tous les consommateurs s'enfuyaient dans toutes les directions abandonnant leurs verres pleius sur le comptoir.Seul, le garçon ne s\u2019est pas laissé effrayer par l\u2019entrée de ce nouveau consommateur, et, prenant le lionceau par la peau du cou, l'a tendu au premier policeman qui est arrivé précédant les employés de la ménagerie et la foule de gamins.Le policeman, toutefois, a refusé d'arrêter le lionceau et même de le toncher.Mais les employés de la ménagerie arrivés à leur tour l'ont pris dans leurs bras et emporté dans sa cage.Trente-huit heures en prison Big Rapids, Mich.,- Les dernières dépêches du Michigan annoncent le retour en cette ville d'un nommé Crow, âgé de trente-huit ans et qui passait pour avoir été tue en 1885, par son beau-frère John Van Nimmon.Celui-ci, condamné aux travaux forcés à perpétuité, est encore détenu au pénitencier de l\u2019Etat, et c\u2019est pour le faire libérer que Crow, qui habitait jadis Big Rapids, vient de retourner dans cette localité.( Crow dont l'identité re peut donner lieu à aucun doute, a refusé de faire connaître les motifs ui l'avait poussé, il y a bientôt ix ans, à quitter inopinément Big Rapids.Mais voici la déclaration qu'il a faite : \u201c J'ai appris récemment que pen après mon dépar- au mois de juillet 1885, on avait trouvé le corps d\u2019un homme assa siné, prés de Big Rapids, sur la ligne du Chicago and West Michigan Railroad, la route que j'avais suivie en m'en allant.Comme on venait justement de signaler ma disparition, on a pris le corps du défant pour le mien, et mon beau frère qui avait été vu avec moi, juste avant mon départ, a été poursuivi pour m'avoir assa- siné, et condamné aux travaux forcés à perpétuité.Il n\u2019y a que quelques jours que j'ai appris cela, et je me suis empressé de revenir afin de prouver l'innocence de ce pauvre John.\" -\u2014 ABONNEZ-VOUS \u2014_\u2014 A \u2014- \"Boho des Bois-Francs JOURNAL HEBDOMADAIRE $1.00 par annee \u20ac Nouvelles de Richmond \u2014\u2014\u2014__ Deux morts soudaines ont jété l'émoi parmi les hommes de professions du district de Saint François.Vendredi dernier M.Daniel Thomas, un des plus brillants notaires de la Province,succombait à Sherbrooke après une maladie de quelques jours.Il avait été longtemps Régistrateur de son comté et à sa mort, tout en pratiquant sa profession, il pu bliait un journal descriptif des beautés naturelles de uotre belle Province.Les funérailles eurent lieu à Sherbrooke mardi dernier au milieu d\u2019un grand concours de tous les principaux citoyens du district de St- François qui le tenaient en grande estime.Au nombre des assistants se trouvait M.G Terrill, un avocat éminent de Sherbrooke, q ui venait d'ètre appelé à remplir l'i m- portante fonction de Shérif de St- François.Ilétait un peu souffrant, mais l\u2019on était loin de s'attendre à la nouvelle qui frappa Sherbrooke mercredi matin : \u201cM.Terrill, le Shérif vient de mourir.\u201d En effet, à son réveil, se sentant, indisposé, il demanda un seidlitz à son épouse, et il rendit l'âme à l'instant.M.Terrill appartenait à une des premièresfamilles des Cantous de l'Est.Son père feu l\u2019'Honorable M Terrill fut Ministre dans le Gouvernement de l\u2019ancienne Province du Canada.M.Thomas était le fils de feu D.Thomas, Ecr, le premier Notaire qui s'établit dans les Cantons de l'Est.Tous deux ne dépassaient guère la cin- quautaine.Leurs morts prématurées vont laisser bien des regrets parmi l\u2019intelligente population du beau district de St-François.Les Notaires du District de St- François out eu leur réunion tri- annuelle mercredi.M.J.À.Archambault a été réélu membre de la Chambre Provinciale de ce District.Des résolutions de regrét et de sympathie pour les familles de et du Shérif Terrill les Notaires ont aussi revendiqué les droits, qu'ont les meghres de curremment avec les avocats aux charges de registrateur et de Shérif, lorsqu'elles deviennent vacantes.Il y avait 11 Notaires présents sur 18 domiciliés dans le District.tion de tares à la Compagnie manufacturière de papier dont les usines a Kingsey Falls ont été re- cemment détruites par le feu, pour engager cette compagnie a transporter son industrie dans cette ville.Le barrage de la rivière St- François entre Richmond et Melbourne donne un pouvoir d'eau de première classe que les oito- yens de cette ville désirent mettre à profit.L'offre est alléchant si elle l\u2019acceptera.L'on ne lésine pas a Richmond lorsqu'il s'agit d'améliorations.Cette ville est déjà pourvue d'un aqueduc qui fonctionne très bien, de belles rues, d\u2019un parc public, d'un système d'éclairage électrique qui donne satisfaction générale et d\u2019antres ameliorations modernes.Windsor Mills offre une somme de $10.000 pour aider la Compagnie des moulins a papier, à agrandir leurs opérations.Un rè- gement à ce sujet, adopté par le onseil Municipal, doit être soumis à l'approbation des électeurs le 19 du courant.L'intention de la Compagnie est de barrer la rivière St-François entre Windsor Mills et Brompton et d\u2019acquérir par là, un pouvoir d\u2019eau des plus puissants.\u2014_\u2014 Désastre sérienx Vancouvert, C.A.4\u2014La rivière Frazer continue à monter et il n\u2019y a pas d'apparence que l'innondation cesse sous peu, Nombres de villes et villages sont entièrement submergés.Les terrassements de la ligne du Pacific Canadien ont été emportés sur un parcours de cinquante milles.Une famille entière a péri en voulant se sauver sur un radeau.Plus de 20,000 bestiaux ont péri.Les nouvelles que l\u2019on reçoit de Tacoma, dans I'stat de Washington, ne sont pas plus encourageantes.Quatre-vingt quinze milles du chemin de fer Pacific Nord soni innondés et le trafic sur la ligne est interrompu.Les pertes sont de deux où trois millions.L'eau est si haute que les bateaux à vapeur circulent librement là oùon voyait les prairies et lee champs cultivés il y & que quelques jours: leur confrère M.Daniel Thomas |: ui vieunent |: de mourir ont été adoptées.MM.|\u2019 cette importante profession cou-|.La Ville de Richmond: offre un i bonus de $25.000 et une exemp-| et la Compagnie doit dire bientôt |: gp \u2014 EPICERIES! EPICERIE ST BE OYEZ! OYEZ!! OYEZ!!! TREFFLE MAHEU ARTHABASKAVILLE Tiendra tonjours l\u2019assortiment le plus complet afin de satisfaire toutes les commandes.À L'OCCASION DE LA CONSTRUGHON DE SON NOLYEAU MAGASIN M.MAHEU, se propose de renouveler complètement son stock, et de se munir de marchandises de choix.UNE VISITE EST RFSPECTUEUSEMENT SOLLICITEE.J.C.THIBAULT FERB: AXTIER-PLOMBIER ET MARCHAND QUINCAILLIER ARTIEAB ASK AVILLE MANUFACTURIER DE MATERIEL ET D'ARTICLES DE BEURRERIES ET DE FROMAGERIES PICARIES ! 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