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Titre :
L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial
Un journal conservateur qui s'efforce de s'adapter aux goûts du jour.
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Société de publication du district d'Arthabaska,1894-
Contenu spécifique :
samedi 6 juillet 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 1895-07-06, Collections de BAnQ.

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[" r x \u2014\u2014_\u2014.De HANDS-GENERAUX + Tes _St-Fardinand d'Halifax, PQ La Cie de Publications du District d'Arthabaska, Proprietaire Le \u2014 ET TE the vail .+» \u2018 : 22 .- + =._Arthabaskaville, 6 juillet 1895 BOIS-FR T © \\ v 24 \u2014\u2014.ORGHAANE DU COLOWN JOURNAL HEBDOMADAIRE \u2014 TCT fly, a se fon ac sb data re» » - rence der ee ann eme Serre a \u2018 7 DENIS LEBLANC, ifiprimeiir.Cartes d\u2018Affaires A TOCATS CREPEAU & CREPEAU VOCATS, Arthabaskaville, P.Q.EUG.CREPEAU, C.R., LOUIS-P, CREPEAU, L.L.B, sa Téléphone BuLL & Lanoss.J.E.METHOT VOCAT, Arthabuskaville, Bureau : en face du Collège.HARNOIS & METHOT VOCATS, 42, Rue du Platon, Trois À Rivières.Jos.Harxous.H.G.MéTioT.J.U.RICHARD VOOAT, DRUMMONDVILLE, P.Q.A \u201cJuin 1894.NOTAIRES THEOPHILE COTE N I OTAIRE, Perceptéur du Revenu de ln Province pour lu diutrict d'Arthabaska.Arthabarkaville, P.Q.A.SCHAMBIER TOTAIRE, Otticier Reviseur pour le comté de Mégantic, Agent d'Immeublee, etc.St-Ferdinand d\u2019Halifax, P.Q.F.V.LESSARD OTAIRE, Saint-Patrick's Hill, Tingwick, P.Q.Greff: de M.le notaire Larue.J.C.ST-AMANT OTAIRE, Commissaire do la Cour Supérieure, Agent de Prôtaut d'Assurances, etc.L'AVENIR, P.Q.MEDECINS DR H.SAVOIE ÉDECIN-CHIRURGIEN.ST-NORBERT D\u2019ARTHABASKA.OR J.BERGERON EPECIN-CHIRURGIEN.Ste-SOPHIE, Comte de Mégantic, P.Q.Dr k.C, P.Chevrefils EDECIN-CHIRURGIEN.Consultations à toute heure.SOMERSET, P.Q.DIVERS J.N.CASTONCUAY RPENTEUR ET INGÉNIEUR-CIVIL, Secrétaire du Cercle Agricole de Saint- Christophe.Rue de I'Egliz:, Arthubaskaville.Hercule Garneau DISSIER C.8.Burcau : chez MM.Cré- Ppepu, & Crépeau, Arthabnska-ville, PA.BOURK § UISSIER ©.5, Somerset.Se chargera de collections et-te toutes autres ouvrages dans cette branche.D.0.BOURBEAU \u2014MAGASIN GENERAL\u2014 Hardes Faites, Coiffures, Chaussures.Epiceries et Prpyisions, Peintures, Huile et ernis, Produits de Fermes Plâtre, Ciment ot Phosphate._Victoriayille, P.Q.HONORE PEPIN Marchand général WARWICK Marchandises sèches, ; Epiceries, ferronneries, Graines, provision etc etc PIDGEON & POWELL Magasin Général St-Ferdinand d\u2019Halifax, P.Q.Gondreau & Fils (MAJS8ON ÉTABLIE EN 1860).Magasin général Marchandises Sèches Provisions de toutes sortes, À des prix défiant toute Compétition Arthabaskaville, P.Q.Emile Bet svort Demptable, Auditeur et Agent d'Immeubles P.O.Boite 19, : DRUMMONDVILLE, Que.SphoiauiTfs.\u2014 Colle:tions pour Fabriques, Marchands et Négociants.Vent-s d\u2019Immeubles.En communication avec les meilleurs bureaux d'affaires du pays at des Etats-Unis.SF Bureap : \u2014Au Palais do Justice.16 For.95 FRECHETTE & Cie gf x Fouilleton del BCHO dos BOIS-FRANCS 6 Juillet 1895.\u2014No 51 La Fille Sauvage DEUXIEME PARTIE 1X EvADÉ DE LA BASTILLE (Suite) Le fils du paralytique n'acheva pas.Sa voix était devenue sourde, et ses paupières battaient comme s'il essayait de refou'er ses larmes.\u2014Humbert ! Humbert ! murmura faiblement le vieillard \u2014Le naufrage, reprit le fils du paralysé, la nuit noire enveloppant des scénes afrocvs.les hur: lement du vent et le fracas des vagues étouflant les cris d'angoisse\u2026]les cœurs se brisant dans un adieu suprème\u2026les mains s\u2019étrei- guant pour la dernière fois, et le gouffre s'ouvrant inplacable, le gouffre dévorant à la fois les enfants et les méres.\u2014Hurabert ! Humbert ! répêta le vieillard d'une voix plus dou- Joureuse.\u2014Je les vois toujours, sans {rêve, sans fin.La grâce de leur sourire me poursuit, et je sens encore sur mon cou ln froideur du bras de ma petite fille.Lvs yeux noirs de Flaviende me regardent, les yeux bleus de Dolorès m'éclairent .Je ne puis éteindre ces prunelles qui me brûlent.Je ne puis conjurer ces chers fantômes.Qourquoi m\u2019avez-vous fait relire ces pages, mon père ?Elles me font souvenir que nous jetons à tous \u2018es débris de notre vie brisée .Dieu ne m\u2019accuse pas d\u2019oubli.J'ai cru que la charité calmerait mes regrets, que la vue des douleurs d'autrui m'inspirerait la résignation, mais je me suis trompé Dieu n'accepte pas mon sacrifice.La porte de la chambre s'ouvrit lentement et un prétre parut sur le seuil.Sa physionomie exprimait une gravité douce, ses yeux d\u2019un gris pâle brillaient d\u2019une flamme tranquille.Son teint gardait des transparences asc étiques, et de ses lèvres devait couler une onction touchante.Sa vieillesse farmait avec celle des deux hommes assis dans le cabinet de travail an con- trasto absolu.Le visage des deux premiers, ravagés par la douleur et les passions, causait une impression pénible : celui du prêtre reposait.Il racontait avec une muette éloguenue une vie de sa crifice ef d'études.La paix du travail et la joie de la charité y demeuraient visibles.Nulle angoisse si amère qu'elle fât ne pouvait s'adresser à lui sans trouver la consolation.Ses vêtements d'ane simplicité apastolique témoignaient de l'ouhli qu'il faisait de lui-même, Quand il vit la figure bouleversée de celui que le vieillard appelait Humbert, il courut à lui, saisit ses deux mains, et lui dit avec l'accent d'une pitié profonde : \u2014 Monsieur le comte, je vous en supplie, élaignez de votre souvenir ces images dont la vision vous tue !.Ne demandez plus rien au passé qu\u2019il plut au Seigueur de vous rendre si amer ; regardez l'avenir, l'avenir qui est la paix inaltérable ct la joie de re trouver là-haut ceux que noug avons ajmés, \u2014Je ne puis pas ! répondit Humbert en se tordant les mains, je ne puis pas ! Je mens lorsque j'affirme que le courage rentre en moi, ja mens lorsque je die que j'oublie ! Et cepandant, vous le savez, mon ami, mon maître, j'ai tout tenté pour arriver au but dont vous parlez.Vous m'avez dit de faire l'aumône, j'ai fait l'au- |mône, de vouer ma vie à la con solation d'autrui, et j'ai tenté de consoler,.Mais la plaie est restée saignante dans ma poitrine.Cependant, dites-moi, n\u2019ai-je point pratiqué un renoncement suffisant ?Dans mon désespoir, j'ai voulu disparaître d\u2019an monde qui n'avait plus rien à m'offrir.J'ai si bien fait que mes anoiens amis me croient p-rdu sur une plage lointaine.Ici, dans ce quartier perdu, daus cet appartement modeste dont vous seul venez peus pler la solitude, je suis M.Hambert, comme mon père est devenu M.Jacques.Nous sommes morts tous deux, moi tué moralement \u2014 par la perte de ma femme et de ma fille, lui brisé par ma propre douleur.\u2014 Non, dit l\u2019abbé en serrant les mains d\u2019Humbert, non, vous ne vous rendez point assez justice a cette heure, ct le découragement qui vous envahit comme nne tentation cédera comme il a fait tant de fois déjà devant le sentiment du bicnque vous répandez.Oui, vous vous êtes retiré du monde qui n'avait plus rien à vous donner, mais pour demander à Dieu la paix qu\u2019il envoie à ceux qu\u2019il aime.Le comte Hnmbert et le marquis de Flessigny sout morts pour la foule, mais à leur place existent deux hommes que, dans fout Paris, on appelle les Trézoriers des pauvres.Vous vous oubliez pour les indigents, vous accomplissez sans relâche un sacrifice héroïque, et Dieu vous le compte, et Dieu vous en récom- p«usera.\u2014Et l\u2019on dit que la douleur tue ! s'écria amèrement Humbert.\u2014Vous n'avez pas le droit de mourir, dit le prêtre, car vous êtes l'âme d'une grande œuvre.Suns doute vous n'avez besoin de p-r- sonne, mais les pauvres ont besoin de vous.\u2014Tenez, mon ami, j'accepterais d'être le dernier des mendiants,- d'être sans pain et sans abri, d\u2019avoir l'obligation d'un labeur écrasant, pourvu qu'on me reudit par un miracle ma femme et ma fille.\u2014Ce miracle, vous l'espériez.jadis.\u2014d'ai cessé d'y compter: \u2014Dieu ne révèle point ses secrets, \u2014Dix ans se sont écoulés depuis le naufrage du Terrible.\u2014Oui, dix ans de larmes et de deuil ! Tandis que le comte Humbert épanchait ses regrels avec une Apreté désespérée, le marquis Jacques était resté immobile dans son grand fauteuil.Son regard ne quittait pas l\u2019infortuné qui se débattait sous l'étreinte de la souffrance ; une douleur d'autant plus intense qu'elle pourait à peine se traduire gonfluit à l\u2019étouffer le cœur du paralysé.Par un effort effrayant, il voulut se lever, et, la main crispée sur la table, il tenta de se soutenir eur ses jambes demi-mortes ; mais ses g-noux fléchirent, et joignant ses doigts ankylosés, il tomba qux pieds de son fils en murmurant:\u2018\u2019Pardon !\u201d Ce mot, le bruit de la chute du vieillard, arrachèrent Humbert, a sa prostration.D'un mouvement rapide, il releva sou son père.le replaça dans son fauteuil, couvrit ses mains glacées de baisers, et s'dcria avec un redouhlement d'angaisse : : \u2014Je vous tue, mon pére!.Seigneur, ayez pitié de moi ! \u2014Ta douleur est le châtiment de ma sévérité, répondit le vieil: lard, Les renseignements recueillis par Antonin de Lannoy sur le comte de Flessigny se trouvaient complètement exacls.Aussitôt que la nouvelle du sinistre dans lequel eombraient toutes svs affections en ce monde lui fut parvenue, le comte réalisa sa fortune et partit pour Sainte-Marthe.Une longue maladie l'y retint.Quand il se trouva assez robuste pour hasarder une nouvelle traver:ée, il monta sur un batimeut en partance pour Nantes od il arriva au mois d'aoiit.De Nantes 2 Peumark, la distance fur vite franchie.Le mari de Flavienne voy- lait voir les lieux térgains du dru- me qui lui oontait le bonheur à: sa vie.Ce fut choz le ouré qu'il se rendit ain de recueillir quelques renseignements.Il apprit alors que la baude des pilleurs d'épayes avait expié ses orimrs.Le vieux Kermar était morl des blessures faites par ses fils Un détail donné par le digue prêtre renua profondément le cœur d\u2019Hymbert.Il apprit que Falle-Avoine avait, durant la nuit du naufrage, sauvé la vis à une passagère dont elle ignorait 1 nom, et que la terreur avait frappée de folie.\u2014Qu'est devenue cetile petite fille que vous apprlez Folle-Avoi- ne ?\u2014A la suite d'une scène 1erri- ble, et ne retronvant plus la passagère dans la grotte où elle l'avait cachée, l'enfant décidée à fuir son odieuse famille vint me de- monder mon aide.Je l'adresserai à l'abbé Régis, à Paris\u2014 L'abbé Régis, mon ancien précepteur ! Mais alors, par lui, nous retrouverons cette enfant.La oy Ld mie 3 oo) meer ee IE femme qu\u2019elle à sanvée est pout- on cherchera.\u2014Folle Avoine n'est plus à Paris.\u2014Savez-vous non adresse ?\u2014Non, \u2018 monsieur le comte ; dans ce drame douloureux, tout ee réunit pour nous faire perdre le fil conducteur dont nous avons besoin.Humbert de Fles-igny remercia le recteur, lui remit une abon- dunte aumône, et reprit la route de Paris.Il n'avait point écrit a l'abbé Régis depuis le départ de Flavienne, et, un soir, sans être attendu, il pénétra dans l'hôtel du marquis.Celui-ci se tenait seul dans un veste salon tendu de tapisseries précieuses.Un volume de philo- sephie était entr'ouvert sur la table.Mais le vieillard ne lisait pas, de cuisantvs douleurs ne lni permettaient pas de suivre une pensé\u2018 ardue Depuis que la paralysie avait envahi une partie de ses membres, il demeurait morue, immobile, torturé par de lanoi- nantes douleurs.Un seul homme gardnit le droit de prendre \u201cue part de sa tristesse, et d\u2019us- sayer de l'adoucir : c'était l'abbé Régis.Au moment où la malédistion du vienx Jacques de Flessiguy atteignit Humbert, l'élève, presque l'enfant de l'abbé Régis, ce- lai-ci fut tenté de quitter une maison d\u2019où la concorde se trouvait bannie.Mais il réfléchit que sa retraite équivalait à la condamnation sans appel d'Humbert, et il resta afin de plaider sa cause.Quand sonnergit pour le dur vieillard l\u2019heure de l'indalgence.Dieu seul le savait, mais l'abbé possédait une admirable foi, «t croyait aux violences que la prière fuit au ciel.Dopuis le jour ol le jeun: homme qu'il avait vu grandir fut chnssé do la maison patrrnelle, le prêtre n'eut d'autre but dans la vie que le rpproche- ment de Jacques et d\u2019Humbert.Il se garda bien de rin laisser deviner Durant les premiers mois qui suivirent le mariage du comte avec Flavi-uue, Jacques parut mettre tous se- soing à éviter l\u2019auc'en précenteur.Celui-ci eut £ courage de subir l'espèce de dé ain du marquis.ll s\u2019enferma dans la bibliothèque, prit ses re- as duus sa chambre, pris plus ongtemps et aiteudit.L\\ peusée lui vint d'entrer chez le vindicatif gent::homme, | - jouroù celui-ci ressentit la pre- ière atteinte du al qui devait plus tard le clouer sur son lau- teil, - Mais la visite de l'abbé Régis fat loin de calmer le xmalade, et dès qu'il aperout le précepteur de son fils, le marquis lui dit durement : \u2014 Vous venez m'appreudre que la main du Seigneur s'app:santit sur moi, n'est-ce pas, de me menacer des foudres éternelles a près les souffrances de ce monde ?\u2014Vous vous (gompez, monsieur le marquis, répondit le prêtre avec un sauri'e, je viens vous proposer de faire une parti- d'é- vheus.\u2014Vous, l'abbé ! vous ! mais vous ignorez tous les jeux, le trictrac, l\u2019'hombre, et plus encore : les échecs, si j'ai bonne métmaire.Ce noble jew exige une grande habileté mathématique, «t jo ne sache pas que vous soyez anssi fort daus cette s \u2018ience qu'en thé loge._ L'abbé Régis continua du so: | vire.\u2014jl ue vausen coûte rieu d\u2019essayer, monsieur le marquis.\u2014Palsambleu ! c'est ve qu je vais faire, et je joue cent pistols conliys yne si ou vous convient.\u2014Cela conviendra parfaitement à mes pauvres.\u2014Je vous rendrai mêm- des pièces si vous le souhaitez.\u2014Oe n'est pas nécessdire, monsieur le marquis.\u2014Vous duvenez orgueilleux, l'abhé ! \u2014 Monsieur le marquis, vous êtes bien railleur.L'abbé Régis approcha une ta- bls du fauteuil du malade, et laça les pièces d'un admirable Jeu d'échecs eu cristal de roche dout lui avait fait présent un voyageur revenant de Chine.Au bout d'un instant, lo marquis jeta sur son adverssire un regard surpris.Il avait joué avec une négligence nn peu dédaigneuse, dont 1'abbb s'était ha- $ v être Flavienne.Ou s'informera, || mdr _ té de profiter, et, comprenant! que e précepteur était assez habile, il so disposa à lutter sérieusement.homme essaya de rattraper ls (avantages perdus, la termina par sa défaite.\u2014C'est une surprise, dit-il.\u2014-Dont je vous offre la revanche, répondit l'abbé.\u2014Aux mèmes conditions ?\u2014Certainement ; j'ai tant de ; misères à sonlager ! na de la même façon que la pre- miére.La mauvaise humeur du marquis était au comble.,aVec u5 regret non point d\u2019avare, | car Jacques de Flessigny était libéral, mais de joueur habile qui subit une incroyable humiliation.\u2014Palsambleu ! l'abbé, dit-il, m'apprendrez-vous pourquoi Vous avez appris les échecs ?\u2014ÂAfin de vous procurer une distraction, monsieur le marquis.\u2014Et vous pouvez vous vanter b'é mes douleurs nerveuses, el me voici moins riche de deux cents pistoles.\u2014 Pardon, monsieur le marquis, dit l'abbé Régis, je me suis trom- Le prêtre se leva, salua et sortit, Le lendemaiu il s'informa des nouvelles du vivillard, mais il u\u2019alla pas le voir.Le marquis comptait sur sa visite ; il éprouva un désappoin- teinent.Durant la nuit, tandis que ses douleurs le tenaieat éveillé, 1e- cominengant - la partie d'échecs par le souvenir, il avait trouvé le moyen de faire échec et mat son adversaire.Il rejeta :a double défaite de la veille sur l'âpreté de ses souffrances, et il -e promit de gagner les parties -uivantes.L'abbé Régis, sorti dès l'aube, élait allé dans plusieurs des maisons pauvres du quartier répandre le secours et la cuneolation.I] venait de voir s'écluirer devant lui des visages qui la véills ruisselaient de larmes.On avait accueilli sa venue vomme celle d'un bon ange.Des mèrs le priaient de bénir leurs petils enfants, et des innocents lui prodiguaieut des caresses.Il revint le \u2018œur soulagé, et s'absorba le reste du jour dans la révision d'un travail théologique qui était l'œuvre de dix années de labeur.Le lendemain m-tin, il re -ommenca ses courses charitables, rentra vers midi, et apprit que la situation du marquis était encore plus satisfuisante que la veille.Vers t ois heures, le valet de chambre du marquis de Flessigny vint dire a l'abbé que son maître souhaitait le voir.Le prêtre se leva tout joyeux \u2014Eh bien ! demanda le marquis, il pleut, je m'ennuie, vos paurçus ont-ils encore besoin d'argent ?\u2014 Monsieur le marquis est bien ban, je n'ai envora distribué que cent pistoles, ot combien de béné- diotions j'ai recueilli-s / Elles ont déjà \u2018produit leur effet, puisque vous allez mieux.\u2014N'allez-vaus pus attribuer l'améliaration de ma santé à vos aumânes ?\u2014Certes, monsieur le marquis, car je lea ai faites en votre wom.\u2014Vous avez eu tort, l'abbé, je ne ne vous ai rien donué ; c que vous avaz gagné vous apparte- wait d\u2019une façon absolue, tes- vous toujours disposé à faire ma partie d\u2019écheos ?\u2014J'y mets une inonsieur le murquis.\u2014Laquetle ?\u2014Naus ne jouerons plus d\u2019argent.\u2014-Mais vos pauvres manque- rosit de tout.\u2014Non pas, je vous implorersi pour eux.\u2014Mon cœur ne connaît plus la pitié, l'abbé ; j'ai trop sonffert pour plaindre les autres.\u2014Vous ne plaindrez personne, si vous No le pouvez encore, vous vous contenterez de donner.J'aime vucore mieux perdre au jeu.\u2014Je ne vous laisse pas choix, monsi ur le marquis.\u2014Et moi qui vons croyait conciliant, it M du Flessigny ; depuis que vous êtes devenu habile Lux échecs, vous êtes obstiué ot intraitable ! (A continuer) .condition, le partie sel Une seconde partie habilement disputée des doux côtés se termi-' Il paya {les deux cents pistoles perdues | d'avoir réussi.La colère a redou-! L'AVENIR Ce fut en vein que le gemil-| TOWNSHIP DE DURHAM ET DE WICKHAM (Enréyistré conformément à l\u2019acte des droits d'auteur.) | Traduction et reprosluction interdites.\u2014L'AUTEURS ! NOTES HISTORIQUES Puisse des souvenirs In tradi- {tion sainte Eu régnant daus leurs cœurs [garder de toute atteinte Et leur fangue et leur fui.(CRÉMAZIR.) (Suite) BUREAU D'ENREGISTREMENT Un ancien curé de Drummondville.le révérend J.O.Prince, parle en cvs termes de feu M.|Robius : * C'était un homme de \u201c Paute intelligence et d\u2019une éducation soignée ; tout respirait en lui le parfait gentilhomme.\u201c L'histoire de sa conversion vst palpitante d'intérêt.\u201c Homme de couviction.M.Robins cherchiit la vérité avec ardeur.Souvent il conversait avec le vieux notaire David, de Nicolet, et deux religieuses, l'une au couvent du Sacré-Cœur et l'autre chez les ** Obbates-Marie.« \u201cLe vieux notaire était fort en \u201c cotroverse : M.Robius était \u201c convaineu de la vérité de la re- , \u201c ligion catholique, excepté sur * un point ; la présence réelle de \u201c* Jésus-Christ au Saint-Sacre- ment.*\u201c Il expose son dernier doute \u201c à M.David eu lui disant : Si ce \u201c n\u2019était point de ce dernier dogme que l'Eglise propose à votre croyauce, je serais des vôtres,\u201d \u2014 \u201c* La notuire réfléchit et dit : - Dieu n'est pas tout puissant ?\u2014Commeut, vous hlasphéimnez ! \u2014Nou, mais c\u2019est vous qui le faites, pui-que vous refusez à Dieu le pouvoir de changer le pain en son corps et le vin en ton sang adorable.\u2014Nolaire, vous avez raisou Je n'hésite plus : que ! \u201c La conversiou de M.Ktobins \u201c fat sincère ; Sa vie, et sa wort \u201c surtout, fut édifiante \".Le successeur de M Robins fut M.James Duucau, qui ue resta en office que quelques mois et fut remplacé le 26 mai 1848 par Sir Edmund Cox, vieux mili- laire qui avait conquis sou titre d'honneur par sa bravoure et sa valeur dans les Indes.Lors de sou arrivée au Canada, il alla s'établir à Kingsey sur une droit admirablsa où la St-Fran- çois, frisant un détour graciux, forine uue anse tranquille enca- dréa de hautes lalaises.C'est là que Sir Edmund Oox se fit construire une maison dont la forme étrange fuit penser un peu aux châteaux crènelés des seigueurs du moyen âge.Sir Edmund mourut en Ouctobre 1877.Le 25 wai 1878 MM.James Mairs, de Melbourne, et P.N Dorian, frère de feu J.B.E.Dorion, furent nommés registrateurs conjoints.Les registrateura ne faisaient acte de présence au bureau que pour tirer leur émoluments.M.Chs H Miller, le vous registra- teur, avait charge du bureau et faisait tout l'ouvrage aves M.Robins comme copiste.En octobre 1888 la société fur dissoute par la mort de M Dorion, et le 15 décembre de la même année M.Adolphe Bernard, de St-Germain, et l'anvien sous-re- gistrateur fureut nommés con- joiutement sous 1* nom de \u2018\u201c Bernard et Millar.\" Le premier deputy registrar fut M.Robert Millar, que l\u2019on trouva mort à son bureau.Le bureau d'enregistrement du comté d'Arthabaska fut détaché de celui de celui de Drummond et établi le 22 mai 1857.Celui de Bagot fut établi à sou tour le 14 octobre 1861.: QUELQUES STATSITIQURS.Ou me permettra de donner ici quelques statistiques concernant la population/de- différent-s ne- tionalités dans Durham et Wickham, d\u2019après le r-ven.-ement de 1861.8 « La population totale du comté de Drummond était en 1844 de 9374 âmes.\u201c 116 i [es \u201c les \u201c je suis catholi- En 1851 elle était de 16662) 4mes, presque le double._\u2026 C:tte population compr>nait les comtés actuels de Drumnond, Arthabaska ot Bagot.\u2018 Voici aprésent quelques dôtails sur les différentes nationalités et religions de Durham et Wickam en 1851 Population totale Y Durham Wickham Nombre de familles.365 (89 Populations.2208 74 Natlonalités | buis.2.2.0.2 220.98 7 Fons TNT n= Irlandais.42 1 4125 Pus d\u2019origine française.1133 Ch D'orig.Canadienne-Franç.418 12 Indiens.26 Awdricains.c9 0 Religions 2 Catholiques.765 43 Anglicans.660 a Preshytériens.162 2 Méthodistes.324 Baptistes.24 Congrégationalistes.185 1 niversalistes.0 Religions non connues.72 2 Comme on le voit, la population française dans les toWnships réunis de Durham et Wieham ne formait pas un quart (4) de la population totale, savoir 600 ° sur une population de 27382.Les catholiques ne formgient pas la moitié ; il y en avait M198 eu tout.Quels progrès la populotjion canadienne-française et la 1jeli- gion catholique ont fait ici dejpuis ces temps pas trés anciens! .§.CONSEIL DE COMTÉ { .\u2014° Les conseils de comtés fursnt établis en vertu de l\u2019'Ordonnance Victoria Chap 4 (en 1841).Le préambule dit : \u201c Attendu que pour la plus grande protection et la régie plus avantageuse des intérêts locaux des sujets de sa Majesté dans uet- te Province, et pour l\u2019avancement de la prospérité intérieure -d'ige]- le, il est expédient et nécessaire que des autorités municipeles soient établies dans les différents districts de la dite province.* Qu'ilsoit ordonné et statué (ete ; etc ; ) qu'il sera loisible au gouverneur de cette province, par proclamation sous le grand sceau d'icelle, aui sera émaxée par et de l'avis du conseil exéeu- tif de Sa Majesté à cet égard d'ériger et constituer tels ot antsnt de districts dans cette province, pour les fins de cette ordonmaxce qu'il jugera expédient, et defixer, nnmmer er déclarer les limites de tels districts respectivement.\u201d (avec droit de les changer däns les deux ans).; Par la proclamation 6mange pur sir R.D.Jackson, le 18 & ~~ cembre 1841, on assigna aux di triots municipaux les mêmes ]- mites qu'aux districts d\u2019enregi 1 4 trement ; et il y était déclaré | Loe les lieux où seraient tenus À terre située à UU en- b ureaux d'enregistrement seraie: les mêmes que ceux désignés pot es assemblées des conseils mu cipaux.Par le 7 Vict, ch.22, les comt furent substitaés aux distric d'enregistrement.Chaque district dévait êt.couatitué en corporation ayar \u201c succession perpétuelle \u201d \u20ac sc-au commun \u201d.Xl y avaiteu conseil par district ; ce oonseil es composait d'un gardien et du couseillers ; le gouveruomer avait droit de nommer le.rdie ou maire, qui tenait son office du \u2018 rant plaisir.30 Chaque paroisse ou townshiy * ayant une population de plus de \u2018 ob sviller ; au-dessus de trois mille Ames la paroisse ou tonwship avait droit à deux conti lon mais pas plus.l'our être conseiller il fallait pos-éder des biens fonds valant trois cents livre * en sus de toutes, charges et redevances, dues et- payables par iceux.\u201d 3 assemblées devaient &ire de mars, juin, septembre et:décembre, et ne pas durer p'us que! cing jours consécutifs.\" Les greffiers étaient choisis pari le gouverneur sur ane liste dat trois personnes, soumise par le couseil et nommés sous le gran i su au de la Province.Les trésot ?riers étaient également notamés par le gouverneur.\u2018ux auditeurs étaient nom- maés, l\u2019un par le par le conseil.{ , C'est aussi le gardien qui nom- ihait les inspecteurs avec l'approbation du gouverneur.Les terres de la Couronne \u2018ot celles non onltivées des seigneü- ries etaient exemptes taxes.= ne Sry eo.gardien, l'sutre = À C4 Rk.toutes J æ-P ~~ contin mime fes | \u2014 ea cng 1 is 8 Pas 1 .Phi Lotipeuts se rénnissaient, En réponse à un député, l'hon.\u2018tes que.ce que v roulez.c'est Pivurs journaux tories demandent au hemisphere j'y prouve peu d'événements vices Donne conduite cn prison 4 l'espoir que celte maison continueraif dar jeter les bases de la constitu-| Clark Wallace.contrôleur des|[** dUS.ce que vous voulez, Cest \\nouveau ministère d'accentuer davan.| dignes de mention.Voici les plus ref © ©) es dans la voie de progrès qu'elle a suivie pour | RE SAR atiace.LA rotenr \u20ac le retabliss-ment des ésoles ca-|tige sa politique étrangère, et pour fai | Marquables : La mort a enlevé à la répu- thjez des autorités.depuis sa fondation.la fanfare, sous om onl MORT JO SENS depuis : douanes, i dit qu'une pétition tholiqus dont In minorité mani-|re échec à la France dans la vallée du | Llique voisine un de ses hommes d'état la direction de M.J.B.Vallée, a pris La Confedération fes Pronos avait êté reçue à son département tobaine jouissait avant 1890.Nil ils ne lui conseillent rien moins que | les plus distinguées, le secrétaire d'état] Notre jeune concitoyen M.Oscar |Pärt à cette séance.britanniques de Amérique tu | demandant l'entrée eu franchise Alors tout le monde vous com- l'occupation immédiate de toute celle Gresham.Républicain de vieille date, | A, Cloutier doit ouvrir incessamment à .Nord, appelées Dominion ou Puis- | de Ia statue de Chénier, une des prendra et vous aurez bien mé-|'égion.Ilya li nul indice de la pro- il avait mécontenté son parti en accep | Warwick un établissement de ferblau- Suivant notre attente, d'après les sance du Canadn victimes de St-Eustache.Tits de notre provines et du pays | Chaine évacuation de l'Egypte réclamée | tant ce poste de confiance du président | terie et plomberie.M.Cloutier est un | bonnes nouvelles reçues de notre avo- Quels que soient l'avenir et les| La question est soumise au ca- to A atier I \" PAYS! 4 grands cris par la presse française.Cleveland ct il avait en même temps ex | ouvrier de premier ordre et nul doute |©at, M.Louis StHilaire a gagné com- destinées que lu Pruvideuce ré-!binet.Les statues de Sir John A.Mais hr restez enseveli A titre de curiosité je donne l'épita- | Cité la jalousie des démocrates qui se que le succès s'attachera à ses pas, [Plètement, en révision, sa cause contre vous serve à notre pays, nous ne pou- vous manquer de constater que Macdonald et de Maisonneuve ont été admises en franchise par daus vos nuages et empêtré dans vos conditionnels, résignez-vous phe qu\u2019un journal humoristique de Lon dres propose pour lord Rosebery et qui résume malicieusement sa carrière mni- voyaient frustrés dans leurs ambitions par cet adversaire de la veille.Com me Balfour et Chamberlain, il aurait pu C'est ce que nous lui souhaitons.M.J.A.Savoie, ex conseiller, avec dépens contre ce dernier, qui est obligé de jusqu'ici l'œuvre des Pères de la Confédération Canadienne a été fructueuse et l'a fait entrer de plein pied, puis l'a fait marcher à rand pas dans les voies larges u progrès matériel et intellectuel.Le nombre des grands architectes qui ont conçu et mis à exécution le plan de ce vaste empire répondre aux questions auxquelles il s'était refusé, et M.Savoie peut dire med eulpâ, car il était averti.C'est certainement regrettable de voir verser des centaines de dollars par des concitoyens pour des frais de procès, d'autant plus que M.Savoie n'était pas le plus coupable, mais aux grands maux les grands remèdes ; et il coulera des flots d'argent s\u2019il le faut, mais les comptes seront au- dités et les conseillers indignes saute- des arrêtés en couseil spéciaux.#4 # Mercredi dernier le colonel Deuison a fait une charge à fond de train contre le collège militaire de Kingston.ll prétend que le commandant du collége est incapable de remplir ses fonctions et demande qu\u2019une autre nomina- dire avec le poète : L'Homme absurde est celui qui ne change jumais) Au reste il n'a pas joui longtemps de son évolution politique et il a laissé une charge que de nombreux aspirants se sont disputés et dont l'heureux titulaire est M, Richard Olney.M.le Dr Belleau et M.Télesphore Lemay, voiturier, sont à faire d'importantes réparations à leurs maisons.à être et À demeurer yn grand incompris.\u201d nistérielle : \u2018\u201c Il a perdu vingt élections mais il a gagné deux derbys.\u201d\u201d En effet, chez l'ex premier ministre les soucis du pouvoir n\u2019avaient pas diminué les préoccupations du sport et ses yictoires du turf le consolaient de ses défaites électorales.Tg >» o-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Notes Politiques Les taxes perçues en Angleterre, pays libre échangiste, l\u2019an- C'est avec regret que nous avons apris la mort de M.Moïse Poisson, de cette paroisse, décédé mardi chez son gendre M.Ph.Lemay.Nos sincères condoléances à la famille.En France l'aigre discussion soulevée rr » par la participation du gouvernement| Ily a actuellement au Brésil un gra.du Canada se fait de plus en petit dans nos rangs : chaque année la mort en moissonne quel ques-uns.une peusée pieuse, car après Dieu c'est à eux que nous devons d'être ce que nous sommes, un pays grand et puissant.LA SESSION (Tième Parlement, Sième Session La fête de la Confédération a fourni à nos législateurs un excellent prétexte pour s'octroyer un cougé de trois jours.Le dernier Dominion Day a été célébré à Oltawa avec un éclat inaccoutumé.On y a dévoilé, avec grandes cérémonies, la statue de feu Sir John A.Macdonald, le principal architecte de cette Confédération dont on fêtait l'anniversaire lundi.x L'opposition qui ne perd jamais l'occasion d\u2019ficher au grand jour sa mesquine tournure d'esprit, a donné une nouvelle preuve de son manque de délicatesse lorsqu'il s\u2019est agi de voter litem de $25,000 pour les funérailles de Sir John Thompson.11 a fallu inventorier le cercueil, les décorations, les fleurs etc ; Méme indélicatesse lorsqu'il s'est agi de voter le don de $25,- 000 à la veuve et aux orphelins de l'éminent homme d'état mort pauvre pour avoir trop bien servi BON pays.Mais cette fois MM.Laurier et Cartwright, dégoûtés de la mesquinerie dont faisaient preuve leurs subalternes, les ont lâchés carrément.C'est une bonne note en faveur des deux chefs.#4 Accordons leur donc tion soit faite.L'hon.M.Dickey répond q litem du budget relatif au co ge est déjà voté.ue lè- \u2014_\u2014.@ o- M.Laurier et les Ecoles du Manitoba Nous publiions la semaine dernière un extrait de /'Echo de Louseville, dans lequel extrait était donnée l'opinion de Sa Grandeur Monseigneur Lafleche sur la question des écoles.M.Laurier a depuis adressé au rédacteur de l'Echo de Louiseville la lettre suivante que nous reproduisons en la faisant suivre des commentaires du Courrier du Canada, \u201cOttawa, 26 juin 1895.\u201c A.M.le Rédacteur de \u2018 L'Echo de Loniseville \u201d * Louiseville P.Q.\u201d \u201c Monsieur, \u201c Mon attention a été attirée sur un article publié sous le titre \u201cEvêque et député,\u201d dans l\u2019Erho de Louiseville du 21 courant et d'après lequel Sa Grandeur Mgr.Laflèche, évêque des Trois-Ri- viéres, se serait exprimé ainsi en parlant do moi : \u201c M.Laurier, le chef du parti libéral, m'a déclaré à moi-même qu\u2019il préfère les écoles neutres aux écoles libres.\u201d \u201cLors de l'assemblée que j'ai tenue aux Trois-Rivières, le 20 de février dernier, j'ai profité de mon passage en cette ville pour aller présenter mes hommages à Monseigneur Lafleche.La question des écoles fit tous les frais de la conversation.Si Sa Grandeur a compris par ce que je lui ai dit alors que j'étais en faveur, sous aucune circonstance quelconque des écoles sans Dieu, je n\u2019ai qu\u2019à regretter cette interprétation, car née dernière, ont été de $285,000, 000.Un y a prélevé 174 millions de piastres sur le thé et le café, et 1}million de piastres sur les fruits.Le chiffre total de taxes forme $7,88 par tête, au moins $2 par tête de plus que dans ce pays.Sur quoi les taxes sont-elles posées en Angleterre.Voici un article publié dans une revne anglaise, le Temple Bar, qui dit : \u2018Les naissances sont taxées, les mariages sont taxés, les décès soul taxés ; la voiture que nous possédons esl taxée ; l\u2019omnibus qui nous transporte est taxé, le train de chemin de fer sur leguel nous voyageons est taxé ; le chien de garde est taxé ; tout ce que nous buvons, vin, thé et café, est taxé ; l'éclairage est taxé ; la toile sur laquelle nous dormons ast taxée ; le tabac que nous fvmons est taxé ; nos pilules anti bilisu- ses sont taxées, le gâteau de Noël ast taxé ; nous avons les taxes locales, les taxes de charité, les taxes du conseil de comté, les taxes de l'eau, les taxes du conseil de fabrique ; les propriétaires, ies locataires, les hommes mariés et les célibataires, les femmes et les enfants, tops sont taxés d\u2019une manière ou de l'autre.Lord Sherbrooke a dit : Un neuvième de ce que chacun gagne daus le pays est englobé par les taxes ; mais la proportion est plys grande maintenont et elle augmente continuellement.\u2014 M.Patrick Kennedy, échevin de la cité de Montréal et dépnté au parlement provincial pour Ju division centre de la même ville est décédé presque subitemeni à sa residence dimanche matin.Le défunt était 4gé de 65 ans.C'est lui qui a défait M.James de la république aux fêtes de Kiela pris fin avec les derniers échos de cette démonstration internationale.La France y a figuré avec honneur et ses repré- santants ont été l'objet de démonsfta- tions flatteuses.L'arrivée de conserve des flottes française et russe a démontré à nouveay l\u2019étroite alliance qui unit les deux peuples et qui est un gage de paix plutôt qu'une menace pour l\u2019Europe.La démonstration de Kiel n'étant plus qu\u2019un souvenir l'opinion publique se préoccupe de la marche des troupes françaises sur cette Île lointaine de Madagascar.Cependant les nouvelles sont plus rassurantes car le corps expéditionnaire a franchi la région dangereuse et malsaine.Par la prise de Mévatgnana et de Suberbierville le général Duchesne a atteint les hauts plateaux et désormais sa marche sur Antananarive va s'opérer dans des conditions plus favorables.Ayant maintenant i tra verser la partie de l'île la plus salubre, et voyant la fidyre çesser son œuvre néfaste, le vaillant commandant ya tourner toute sa sollicitude vers les Hovas moins à craindre que l'épidemie qui a décimé ses soldats.\u2019 \u2019 Le douloureux anniversaire de I'assis- sinat du président Carnot a été l'ocea- sion d\u2019une sympathie universelle.Services religieux, harangues pathétiques, télégrammes adressés à madame Carnot, tout propve que la France entière se souvient et qu\u2019elle sait se recueiller pour honorer Ig mémoire de ses enfants disparus, \u2019 ~ se Les dernières nouvelles venues de Cu ba ont ému l'opinion publique en Espagne et obligé le gouvernement à tenter un nouvel effort pour réduire cette insurrection qui devait s'évanouir à la seule présence du général Campos.Malheureusement son prestige n'a \u2018pas suffi et les insurgés ne se rendront que devant une force militaire redoutable.Les.Cortés ont compris la situation car elles viennent de yoter up crédit pour l'envoi de vingt cinq mille hommes.Nul autre événement intéressant dans cé pays qui ne fait parler de lui que par son incapacité à réduire à merci cette insurrection coloniale qu'elle croyait devoir être une éphémère levée de boucliers.Eu Allemagne, sauf l\u2019inauguration du ve sujet d'excitation du à l\u2019imbroglio sui venu avec la France à propos d\u2019un certain territoire réclamé par les deux pays et qui a donné lieu à un conflit où il y a eu perte de vie des deux côtés.La diplomatie des deux républiques est en pleine activité, mais il est permis de prédire que l'avantage, comme toujours, restera au plus fort, c'est à-dire, à la France.On annonce le décès de l'ex- président Peixoto en même temps que le suicide de son adversaire acharné, Da Gama.Après s'être longtemps combattus ils font de compagnie le voyage de l'autre monde.Le Brésil a aussi un démêlé avec l'Italie au sujet de travailleurs italiens qui auraient été molestés lors de la dernière révolution.Pan Au Canada la question des écoles du Manitoba prime toutes les autres, et les catholiques attendent avec anxiété la loi rémédiatrice que le gouvernement fédéral doit proposer dès cette session.Cette satisfaction accordée à la minorité, que va-t-il s'en suivre?Là \u2018nous retombons de nouveau dans le domaine dec conjectures puisqu'il est impossible de prévoir dans quel esprit, conciliateur ou agressif, vont agir les autorités manitobaines.Pendant ce temps les canadiens-fran- çais se livrent & des démonstrations, ui, en face de nos droits menacés, in- iquent un regain de vitalité et un besoin de ralliement.Les fêtes imposantes auxquelles a donné lieu à Québec la visite des gescendants du marquis de Lévis, le déyoilement des monuments élevés à la mémoire du vainqueur des anglais et de l'intrépide fondateur de Ville-Marie aont autant de symptômes qui nous font augurer favorablement de l'avenir de notre race.Le discours prononcé en français par Lord Aberdeen en présence des distingués visiteurs mérite d'être signalé.Se faisant l\u2019interprête des esprits bien pensants le représentant de notre souveraine a déclaré qu'en Angleterre la connaissance du français est le complément nécessaire d'une instrugtion complète.Voilà une bonne leçon donnée aux anglais d'Ontario qui dédaignent notre langue et affectent à son sujet une ignorance stupide autant que ridicule.ADOLPHE Poisson.sieurs endroits.foin pe de la brumeuse étuer le souvenir.petit, elle cst consignée dans les annales officielles du pays.Après les notes si intéressantes de est magnifique.lieu.La fenaison est commencée en plu Partout la récolte de M.Bélonie Pepin a vendu à M.Alfred Croteau sa propriété voisine du chef- M.Eugène Crépeau C.R.a passé une partie de la semaine à Québec, surveillant les examens pour l'admission à l'étude et à la pratique du droit.75 aspirants à la prâtique et 32 à l'étude.L'histoire de nos poétiques Bois- Francs est trop belle et trop bien rem- plic de renseignements et d'enseignements précieux pour qu'on la laisse se perdre, ou qu'on confie à la seule voie tradition le soin d'en Aussi, petit à notre distingué collaborateur Véga sur shire, ° met gn ments qui s'y sont passés, Bravo | Recueillons des documents pour notre histoire, L'Aveniret les townships de Drummond, voici que M.L.S.Channell, de Cookvolume un résumé historique de la vie des premiers calons du comté de Compton, et des événe- Tous les soirs de 74 à 10 hrs et le dimanche oy pourry ddu, fine orême à la ster A la pension glace, of q grneau une autres rafraîchissements de la saison, ginger ale, sods, ¢auz gazeuses, oto | Entrez vous rafraîchir.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 er L\u2019Avenir \u20ac Vour mentiongais la gemmaine dernière \u2014J l'arrivée de Mgr Gravel à L'Avenir.Ilya ou cette semmine graud concours de fidèles aux cérémonies et grand nombre de communion.Sa Grandeura chaudement félicité Ia paroisse à propos des importantes améliorations qui ont faire.té fuites et sont encore en voie de se \u2014M.l'abbé Lahaie, du séminaire de Nicolet, ainsi que M.l'abbé MeDonald étaient de passage ici lundi dernier.\u2014La semnino dornière est mort à Southmiers cienne mission de St-Pierre de W Durham M.J.-Bte Pelletier, l'un des pre- marguillers conadiens-frangais de lan- ickham, ront tôt ou tard.C'est une leçon qui pourra également servir à l\u2019étranger, où la gale aura atteint les sphères municipales et scolaires.Ces correspondances peuvent sentir l'acrimonie, mais nous combattons pour notre Home Rule et suivant les exigences du besoin.Les frais de ces procès sont à la charge des coupables ct non des municipalités, \u2014Le conseil municipal a eu sa repré sentation mardi dernier, au milieu d'un grand concours de spectateurs et d'auditeurs.C'était un véritable feu roulant et le leader du comité de surveillance était en verve plus que jamais.Aussi ceux qui n\u2019ont pas assisté s'en mordent les pouces.Dès l'ouverture nos édiles se sont mis en frais de blanchir un nègre à propos de petits mon - tants de 8263 et 853 payés il y a quelques années d'une manière irrégulière, etd la grande hilarité du public ; les conseillers qui essayaient de le blanchir prenaient eux-mêmes la couleur du né- gre qui déteignait sur eux et il va falloir les faire passer à la lessive à Arthiabaska, où il y a un sayon spécial pour débarbouiller cette espèce de nègres.En second lieu nos conseillers se sont mis en frais de mettre au monde un règlement à l'effet d'empêcher les contribüa- bles de leur demander compte de potre argent sans avoir au préalable obteny la permission du maire.Mais les cons tribuables ne se laisseront pas baillon- ner à aussi peu de frais, d\u2019ailleurs ce règlement ne contient aucune pénalité, sauf que celui qui parlera sans permission sera éconduit du conseil, et comme il n\u2019y a pas de police, le maire devra exécuter lui-même ce règlement, et c'est ainsi que les conseillers ont joué un tour à leur maire le nomment oem 4 son insu.Comme on le voit ce régle.ment n\u2019est même pas bon pour attraper les mouches.En troisième lieu il nous a été donné de canstater yn phénomène que nous apprécierons à sa juste valeur une autre semaine, lorsque nous aurons eu d'autres détails.Certains contribuables se proposzient de demander des amendements au rôle, et d'aucuns voulaient faire amender le rôgle- ment des calparteurs de manière à per- metto l'entrée en franchise de la bonne galette et de prohiber pu- tôt l'entrée des ouvriers étrangers surveillant les travaux à raison de $2.50 par jour et travaillant, suivant bon .MeShane aux dernières élections \u2014_\u2014 plaisir, au détri d ; elle a toujours été et elle est ani 1 de Ki inzaine n° , ~\u2014Melle Hortense Gladu, de St-Antoine, \u2019 fiment de nos ouvriers Le principal incident de la se- encore abe turment contraire à ma provinciales._ d'intérêt A an Juin de Be LA TRAGEDIE DE LEN- wt en vacance chez Mad.Sam Hall, à Lave, Foe Mais la pièce était jouée et -Maine dernière est la discussion penséc et à mes convictions et le La Patrie, adversaire politique prince Bismark.L'ermite de Friedri- NOXVILLE wr ra Ig ridequ, engagée à propos des bareaux de poste, et dont MM.Cartwright, urier, Jeannotte, Mills et La- Yergne firent les frais.M.Laurier ayant demandé au uvernement pourquoi il payait $00 de loyer pour le bureau de te de St-Lin des Laurentides, Oraque le revenu: de ce buréau soir même aux Trois-Rivières, ot quelques jours plus tard à St-Jé- rome je me suis expliqué à ce sujet d'ane manière qui ne saurait prêter à l'équivoque.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, du défunt, en fait un très bel éloge ot rend justicd à ses capacités et à son intégrité tant dans sa vie publique que daus sa vie privée, + L'hon MeShane a déclaré à un journaliste qu'il ne serait pas can- + chsruhe se sent lentement mourir et le temps est à la veille d\u2019avoir raison de l'homme de fer qui a si lourdement pesé sur les destinées de l\u2019Europe.Sa famille a été appelée à son chevet et l'Allemagne attend la fin de celui à qui elle doit son unité et aveG@lui disparaîtra lc dernier grand acteur de l'épopée bismarkienne.Fa \u2014\u2014 Sherburn le vieillard qui a égorgé son ami John Hull et a ensuite tenté de se suicider, a été transporté à l'hôpital à Sherbrooke.Son état est critique.Il donne des signes manifestes de folie.L'abus de certaines méde- belle, 6 .\u2014Un Be a été organisé pour c pierre pour le couvent lundi dernier, nombre de feams y ont pris part.\u2014Les fuins vont commencer : la réculte sere belle encore cette année, L'apparauce de la récolte do grains est très prix sont accordés, La liste eu sera donnée plus tard.9 harroyer de la Un bon Les juges ant visité les prairies entrées dans les registres du cercle ugricole pour coucoyrs.\u2014Le journal sera encore adressé celle semaine à de nouveaux patriotes, ennemis des boodlers, et comme il n'ya pas de mesqins dans nos rangs et que tous nos amis aiment la justice, chacun va s'abonner, c\u2019est si peu un simple dollar payable dans le cours de l'année pour avoir toutes les nouvelles Votre bien dévoué à ; - , : .\u2014Le ; Lo ; locales.O , a , idat à la succession de feu M.RA cines patentées lui anrait dérangé roduit du pique-niquo de Kingeey à Sn veut nous farmer la bou- Best que de $700 par année, M.° WILFRID LAURIER.\u201d Kennedy au parlement provinuial.| La Russie est toute occupée à démê-|le cerveau.5 Jos lou joli montant.dan conseil, réclamons nos droit è Ad J » t ) J - \u2018pu ons 2! T,30j.002 2 0000 Boston, © 8 PE 4 Priv) .\u2026[Laisse,.New-Voik.Ar.| « Trains n'arrétant que sur signaux.Les trains citeulent tous les jours dimanche Le mate spécial fait connection avec te G, TI.À Aston jet.pour Arthabuska ct les autres { stations du 4, T, R., mais ne circule pas régulièrement, s'informer aux agents des Stations si ce tain circule, Les passage ra sont done priés de Les voyageurs reveaunt des Etats de la Nouvello-Angleterre doivent voir à Ce qUe W.MITCHELI, Géran Général.W.MOUSTON, Surinteadant, Bureau central: DRUMMONDVILLE, Queleurs billets suieut faits vis Et-Hyacinthe, Grand-Trone et D, CR.A, OQUELLETTR, Agent gen, pour le freight et pas.J.C.THIBEAULT UT MARCHAND QUINCAILLIBR ARTHABASK A VILLE MANUFACTURIËR LE Meilleur marché que partout ailleur s MATERIEL ET D'ARTICLES DE BEURRERIES ET DE FROMAGKKRIES | \u2014 » SPECIALITE : \u2014 Moules 4 Fromage et Canistres à Lait ; la seule manufacture dans la Province de Québecsortes.Ferblanteries de toutes M.THIBEAULT se charge aussi de poser les appareils de chauffage à eau chaude et à air chaud.DE WARWICK \u2014 MANUFACTURIER DE\u2014 | \u2014 AUSSI Manufacturier de Bardeau et de Boîtes à Fromage, etc, ele BOUTONS EN IVOIRE eurs produits au prix du ntéressés dans ce système de vente ; ils ont le plus par le fuit, la durée de cette industrie, la seule Les ventes assurées à den PRIX cu UN 1.T4JERSEY LILY\u201d © IX AVANTAGEUX, les mn de ces combinaisons.Tingwick, 6 noût 1894.\u2014j.0 0 Arthabaskaville, 11 décembre 1894, 1 - 7 juillet 1894.LE FROMAGE CANADIEN EN AVANT! | 302- 923\u2014A CHICAGO\u2014 1892-93 combinaisons pour Commission, 5e.# tour de chaque DGF\" Le froma la vento de lours Fromages n le marché do Montréal, 8 we par boîte, claire de toute dépense.Les ventes se ferent chaque semaine comme euvoi sera fait aunsitôt après In vente.sion avantageuse et profitable pour les honnes fro; gros, sans qu\u2019il leur en coûte beaucoup.haut prix, un mollleur rendement et assurent j comptant parmi les plus recherchée 9 = AR \" est réservée aux Fromageries de 1 Sud ct In oJ BREE ord.ge fait de lait écrémé, le fromage mal fait ou mat empaquelé ne peuvent faire partis y J.N.DUGUAY, La Baie, Co, Yamaska, P, + Les \u2018 BLUE STAR\" ont remporté 26 pri 28 échantillons exposés Hi prix sur J.IN.DUC LA BAIE, CO.ARAN x AR Agent de- Fromageries * BLUE STAR\u201d et \u2018 \u201d a et \u201cJERSEY LILY».2% les applications des Fromag \u2018rs qui désirent faire ny j sollicite do ces par le passé, et lere.C\u2019est une occa- mageries de vendre Lua patrons sont surtout + Ayanto aujourd'hui, rques \u201c BLUK STAR\u201d et terre.La marque \u201cBLUE + lu Rive Sud et la \u201c JERSEY LILY » À calles de la Rive Qco "]
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