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Titre :
L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial
Un journal conservateur qui s'efforce de s'adapter aux goûts du jour.
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Société de publication du district d'Arthabaska,1894-
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 1895-12-07, Collections de BAnQ.

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[" aoa La Cie de Publications du District d\u2019Arthabaska, Proprietaire a > Arthabaskavills, 7 Decembre 1895 t Là Ed æ HO DES BOIS-FR ORGANE*DU COLON JOURNAL HEBDOMADAIRE = Cartes d\u2018Affaires ACOCAYTS CREPEAU & CREPEAU VOCATA, Arthabaskaville, P.Q.EUG.CRÉPEAU, C.K., LOUIS-P.CREPFEAU, L- Le B.B@F\" Toléphone BauL & Lakose.J.E.METHOT VOCAT, Arthabuskaville, Bureau: voisin du Bureau de Poste.HARNOIS & METHOT VOCATS, 42, Rus du Platon, Trois Rivières.Jos.HARNois.H.G.MÉTuor.J.U.RICHARD VOCAT, DRUMMONDVILLE, P.Q.Juin 1894.NOEL & NOR AVOOATS Arthabaskaville Bureau : Maison du Dr Belleat, bureau ci- devant occupé par M.L.J.Caunon.Bureau 4 Inverness.J.C.NOEL - - AUGUSTE NOEL.NOTAIRES THEOPHILE COTE T OT'AIRE, Perceptour du Rivenu de lu N Province pour le district d\u2019Arthabaska.Arthabaskaville, P.Q.A.SCHAMBIER OTAIRE, Officier Reyiseur pour le comté N de Mégnotic, Agent d'immeubles, etc.St-Ferdinaud d\u2019Halifax, P.Q.F.V.LESSARD OTAIRE, Saint-Patrick's Hill, Tingwick, P.Q.Greffe de M.le notaire Laruc.J.C.ST-AMANT OTAIRE, Commissaire de la Cour Supéieure, Agent de Prétact \u2019Assurances, .L'AVENIR, K.Q, MEDECINS DR H.SAVOIE £DECIN-CHIRURGIEN.ST-NORBERT D'ARTHABASKA.PR J.BERGERON EPECIN-CHIRURGIEN.Ste-SOPHIE, M Comte de Mégantie, P.Q.Dr FE, C, P.Chevrefils EDRCIN-CHIRURGIEN.Consultations à toute heure, SOMERSET, P.Q.DIVERS \"J.N, GASTONCUAY RPENTEUR ET INGÉNIBUR-OIVI!, Secrétaire du Cercle Agricole de Saint- Christophe Rue de l\u2019Eglis:, Arthabaskaville.Hercule Garneau PISSIER O.8.Byreau : chez MM.Cré- H peau, & Crépeau, Arthabaska-ville, n'a c.s, Bomerset.So chargoera de collections et de toutes sintres ouvrages dans cetto branche.D.0.BOURBEAU \u2014MAGASIN GENERAL\u2014 Hardes Faites, Coiffpres, Chaussures.Bpiceries et Provisions, Peintures, Huile et Vernis, Produits de Formes Plâtre, Ciment et Phosphate.Victoriaville, P.Q.PIDGEON & POWELL Magasin Général St-Ferdinand d\u2019Halifax, P.Q.3 : : Gondreau & Pile (MAISON ÉTABLIE EN 1860).Magasin général Merchandises Séches Provisions da tontes sortes, À des prix défiant tonte Compéfition Arihabaskaville, PG Émile Boiîsvert Comptable, Auditeur ot Agent d'Immeubles DRUMMONDVILLE, Que.Sr£oraurrÉs.\u2014 Oollestions pour Fabriques, Marchands et Négociants.Vent-s d\u2019Immeubles.En communication avec !es meilleurs FEUILLETON DE » L'ECHO DES BOIS-ERANCS \" 7 Deo.1895.\u2014No | HELENE DARCY HISTOIRE D'HIER III (Suite) Vv Deux jours aprés, le Pétrel jetait l'ancre près des 1les Loffoden, point extrême de son voyage.\u2014 Monsieur Delorn, êtes vous libre aujourd'hui ?\u2014Libre, «t à vos ordres, lady Drummond.\u2014Cela se trouve bien, ct, si la société d'une vieille femme ne vous effraye pas, je vous prierai de me servir de cavalier.\u2014 Mademoiselle Darcy vous accompagne ?\u2014Non, reprit-elle avec un sou rire malicieux.Si Mlle Darcy avait dû m'accompagner, je me serais abstenue de fairo allusion à mon âge.Une femme\u2026\u2026 mû- re qui en accompagne une jeune devient jeune elle-même.a vos yeuk, messtrurs.\u2014 Lady Drummond, je serai très heureux d'être votre cavalier.\u2014Fort bien Ei maintenant je vais répondre à la question que vous ne me faites pas.Melle Darcy est.comment dirais-je ?Vous, vous diriez un peu norven- se ; moi, je dis.d'assez étrange d'humeur.J'aime les g-ns d'un caractère égal, comme sir Henry Drummond, que rien ue fera sortir de sa placidité, pas mème la cour assidue que vous me faites.À près déjeûner, si vous le voulez bien, je vous demanderai votre bras \u201c Lady Drummond avnit raison Depuis quelques jours l'humeur d'Hélène était inégale et Delorn leremarquait.Il la voyait souvent, foujours en compagnie de sa mère ou de lady Drummond.Jusqu'ici douce et simp'e avec lui, elle devenait irritable, le plus souvent froid et un peu hautaine, elle affectait de l\u2019écontor à eine, d'ignorer sa présence.arfois aus-i, mais rarement, elle semblait regretter ses dédains, solliciter un muet pardon, et Delorn en souffrait presque autant que de sa froideur.11 attribnait ces revirements à un sentiment de gratitude dont il eût voulu effacer toute tracg.ll gimait Hélène avgc toute l\u2019ardeur gontenue daus le \u2018cœur pour lequel l'amour Vrai est une révélation intense et profonde.Très clairvoyant d'ordinaire, habile à deviner leg ruses à l'aide desquelles les fommes excellent à dissimuler leurs sentiments, i] cessait de l'être dès qu\u2019il s'agissait d'elle.Hélène le tenait-elle 3 distance, jl eu concluait que sa présence lui était désagréable ; semblait-elle ne pas le vgir, il se digait qu\u2019il n'existait pas pour elle et que l\u2019humilité apparente de sa situation provoquait le dédain de la jeune fille ; était-elle simple et naturelle, il attribuait ss manière d'é- tre à la honté de son père et à sa courtoisie.L'amour vrai, sincère,est comme la charité : il excuse tout, il croit tout, il supporte tout.Delorn pouvait modifier cette situation d\u2019un mot ; mais ce mat, i] s\u2019était juré à lui-même de ne lv prononcer que le jour où il croirait avoir conquis le cœur de celle qu'il aimait.Il ne voulait devoir cet amour qu'à lui même.En révélant qui il était, il sentait bien qu'il aplanissait les principaux obstacles qui le séparaient d'elle, qu\u2019il se relevait tout au moins au niveau de M.de Villiers, dont il devinait les préten tions : mais de là au cœur d'Hélène, i} y avait encore pour lui un abime.Dans ses errenrs passées il lui était resté une certaine défiance, non d'éprouver, mais d\u2019inspirer l'amour, et son amour même augmentait cette défiance.L'amour sincère n'est jamais présomptueux ; l'homme qui aime se-diminus volontairement de \u2018toils Ia hauteur à laquelle il place la femme aimée.Il se sent petit devant ce piédestal sur le- bareaux d\u2019affaires du pays et des États-Unis.&#Burean : \u2014 Au Palais de Justice.16 Fer.95 FRECHETTE & Ciel MAROHANDS-GENERAUX- quel il s'élève, humble devant la supériorité morale qu'il lui attribue, timid:- à l'idée du bonheur qu\u2019il attend d\u2019elle seule.Delorn n\u2019admeitait pas un instant qu\u2019Hélène pût être capricieuse et fantasque.Dela.netu- St-Ferdinand d'Halifax; P-Q- que les attributs les plus charmants.Il souffrait parce qu'il aimait.Hélène, de son côté, se sentait embarrassée.Elle se reprochait de n'avoir pas dit à ses parents que Delorn était l'inconnu de snard.Ce secret lui pesait comme un remords et la charmait comme dn plaisir défendu ; cette dette de reconnaissance la génait et elle eût souffert de la voir acquittée par d\u2019autres.La présence de Delorn la troublait l'irritait, l\u2019attirait tour à tour Elle s'ingéniait à l'oublier et s'étonnait de penser à lui.Sans qu'elle sût pourquoi, les attentions de M.de Villiers lui de venaient chaque jour plus désagréables.Elle redoutait l'heure où il s\u2019expliquerait, où il lui faudrait répondre à sa demande.Cette heure approchait, elle le sentait et elle eût voulu la différer, mais comment ?La vour- toisie parfaite de son hôte na lui en laissait guère l- moyen.Elle savait bien que ni son père ni sa mere ne chercherait à l\u2019influencer.à lui faire accepter un mari coutre son gré ; mais elle prévoyait des questions difficil-s, Une sorte d'examen de conscience devant lequel, inconsciemment, elle reculait.Lady Drummond élait trop femme et trop fine pour n'avoir pas deviné une partis de la vé- Tité ; mais eu sa qualité de femme ; «lle sympathisait davantage avec les souffrances de Delorn qu\u2019avec les hésitations d'Hélène.Lady Drummond avait été heureuse ; il lui en était resté un foud d'idées romanesques que les tristesses et les désillusions de la vie eulèvent seules à son s°xe.L'amour de Deloru pour Hélène n'avait pas échappé à ses yeux clairvoyants, et lady Drummond se disait que si Delorn aimait Hélène, c\u2019est que lu distance sociale ou morale qui le séparait de la jeune fille n'était pas aussi grande que les apparences le faisaient croire.Sesentretiens avec Delorn la confirmaient dans cette impression.Si habile qu\u2019il se crût; il n'avait pu donner le change à une femme habituée à la société d'hommes distingués et qui retrouvait dans ce marin les délicatesses de langage et de sentiments d'une nature supérieure.Elle devinait un roman, et les romans n'étaient pas pour lui déplaire.Après yne courte excursion dans Je village, lady Drummond et Delorn se retrouvèrent seuls sur le pont désert du Pétrel Leurs compagnons étaient partis pour tenter l\u2019ascensiqu d'une col- lina d'où l'an découvrait une helle vue sur les crêtes lamineuse des Loffenden.Assis sur l\u2019arrière du yacht, tous deux contemplaient le massif de montagne d'un rose pâle, qui se reflétait dans la mer unie comme yye glace, \u2014Mousieur Delarn, dit tout à coup lady Drummond, pourquoi vous êtes-vous fait marin 7 \u2014Pour exergçer une profession utile.\u2014J'entends bien ; mais pourquoi avez-vous sollicité le commandement du Pètrel ?-\u2014Cette excursion me tentait.J'avais déjà visité ces parages el je désirais les revoir.\u2014Voilà tout ?\u2014-N'est-ce pas suffisant ?-Pour les autres, oni, mais pas pourmoi.Monsieur Delorn vous ne me dites pas tout, \u2014Que vous dirais-je d'autre # \u2014 Mais.vous me diriez, par exemple, que vous êtes amon eux fou de Mlle Darcy ; que vous avez saisi cetto occasion de vous rapprocher d\u2019elle, de la voir tous les jours.que cela ne me surprendrait nullement.\u2014Qui a pu vous faire croire ?.\u2014Bon \u2026; vous êtes tous les mêmes.Il me semble entendre Sir Henry Drummond, il y a vingt ans, me dire : \u2018\u201cGeorgina comment avez-vous deviné que j'étais amoureux de vous ?\u201d Mais je le \"avais avant lui.Où vous mènera cet amour ?\u2014Je l'ignore.On, ne se demande pas cela., on aime.\u2014Melle Darcy est riche.\u2014Je le sais.\u2014Vous êtes pauvre ?Delorn ne répondit rien \u2014Ce n'est pas un crime et vous pouvez l'avouer.monsieur Delorn, je m'intéres:o À vous et aussi à Hélène.Sir Henry a des capitaux considéra- re féminine il ne lai reconnaissait Ÿ Ecoutez-moi, | P qui fait un grand commerce avec l'Inde et possède de nombreux navires.Vous êtes bon marin.Je puis lui demander de vous faire avoir le commandement d'un de ces navires.Les appointements et l'intérêt dans le chargement s'élèvent à près de mille livres par an.Sir Henry Drummond vous à pris en amitié, et déclarez-vous a Melle Darcy.\u2014Lady Drummond., je ne sais comment vous remercier., mais.- Vous refusez ?.doutais.\u2014Mlle Darcy ne m'acceptera pas.\u2014 Qu'en savez-vous ?Pour moi, monsieu Delorn.j'estime que ce n\u2019est pas seulement le droit, mais le devoir d'un homme, quand il aime, de le dire.Comm-nt vou- lz vous que nous autres femines nous sachions À quoi nous en tenir ?Nous n'avons pas le privilège de choisir; nous n'avons que velui de refuser ou d'accepter Or comme-nt refuser si l'un ne nou: demande pas ?Comment accepter si on nous offre rien ?.Deloru s + tai-at.\u2014 Monsieur Delorn, reprit-elle je soupçonne fort qu'étant plus jeune vous avez eu de ces.relations\u2026 frminines.\u2014Qui vous le fait supposer, lady Drummond ?\u2014Oh je m'y connais un peu.Sir Henry, avant da ne voir et de m'aimer, avait eu, lai aussi, une j'unesse un tantinet orageuse.Ilen est convenu.plus tard, quand j'en avais retrouvé les traces.C'est cari-ux, allez, comme le mariage nous éclaireit les idées ! J'en suis pour ce que ju vous ai dit.Il vous «st re.té, du passé, une défiance de vous-mnème et dus femmes.Au lien d'aller droit votre chemin sans vous «inbarrasser d'autre chose que d'È re sincère el vrai, vous révèz de pièæes à loup vous vous affuhlez d'un hahit d'emprunt qui vous gêne aux en- touruures, vous déguise mal et vous empêche d'être vous-mêm-.J'ajouterai, car je me s2ns en vei: ne de franchise, que ce que vous faites là est mal.\u2014 Vous êtes sévère.\u2014 C'est possible ; mais c'est pour votre bien.Il y a là-dessus un proverbe latin que Sir Heury aime à citer quand il tance son neveu.Monsieur Delorn, vous ne mo parsuaderez pas que vous êtes ce que vous prétendvz être.Jamais un matelot ni un maître d'équipage ne s'éprendrait d'Héene On n'aime pas ce qu'on no comprend pas.° Jatnais un de ces gens-là n'éveillerait son attention.Les fem mes ne s'occupent que de laurs égaux ou de lvurs supérieurs.élène sait que vous l\u2019aimez.\u2014Je ne lui ai jamais dit ! \u2014Vous croyez ?Mais, won cher mongieun, vous ne faites pas cela ; seulement vous le faites de façon à ce qu'elle ne puisse vous répondre, el o'eat ve dant je vous hlame.Vaus vous imaginez qu'elle n'entend pas.Vous êtvs étannants, vous autres hoinmes Vous lui racontez des légendes norvégiennes que je vous soup- çonue d'arranger à votre guise et qui sont tellement claires qu'il n'y a que des hommes pour ne pas comprendre.Sa froideur vous rend triste,son sourire fait Je m'en choix de son cur | dangereux, vous entende pas ! Il est vrai que si elle était là vous ne vous expliqueriez pas aussi bien.J'ai remarqué qu'un homma n'a jamais un accent plus passionné que lorsqu'il parle A une autre femme que celle qu\u2019il aime.Dans le tête-à-tête, l'amour rend fine la femme la plus ordinaire et rend bôte l\u2019homme le plas intelligent.Plus tard, il est vrai, chacun retrouve son niveau.\u2014Et maintenant que vous savez tout.que me conseillez-vous, lady Drummond ?\u2014C'est fort embarrassant.Avec vos idées romanesques, vous avez compliqué la situation, M.de Villiers est épris d'Hélène, pas comme vous ni autant que vous, ce qui, soit dit en passant, lui lui donne l'avantage du sangfroid.Ses hommages flattent ja vanité d'Hélène, qui s'étonne d\u2019ê- tre animée de vous et de ne pas s'en irriter davantage.De là cette iuégalité d'humenr dont vous souffrez, et ces revirements qui vous surprennent.Vous prétendez nela devoir qu'au libre : soit, c'est wais j comprends que cela vous tente.Tôt ou ta d il vous faudra bien parler.\u2014Et si elle me refusa ?\u2014C'est qu\u2019elle ne vous aimera pas comme vous rèvez d'être aimé, ou que son orgueil sera plus fort que son amour.Il funt être beau joueur, mon cher monsieur Delorn, et, quand on ri-que pa- reilte partie, accepter les chances de la perdre.Qui sait, après tout si nn heureux hngard ne vous servira pas mieux que toutes vos vombinaisons ?(A continuer) ede CONTRI LES RATS Voivi au woyen original de dé- harrasser ds rats les hangars, magasins, vte, qui «n sont infes- le : On prend un to.neau défoncé d'un bout qu'on place debout dans le voisinage des trous à rats ; on l'emplit d'eau à moitié ; au milieu on met ane pivrre étroit ou un morceau de bois qui émerge a peine au-dessus d- l'eau Les vrewmiers jours, le converle enlevé est remis en place, parsemé de farine, de petits morceaux de lard, de suif, etc.; deux ou trois planches inclinées y donnent au- cès.Les çats, naturellement, ne manquent pas de venir s\u2019y régaler ; au bout de quelques jours, ils connaissent tous le chemin de çe nouveau garde-manger.C'est le moment de remplacer le couverole en bois par une feuillo de parchemin ou de fort papier, dans laquelle on à prati qué des invisians partant du centre vers la circonférence.On garnit encore une fais aveo les mêmes appâls, Le premier rat qui s'aventure sur ce plancher Hoxiblo tombe à l'eau, se réfugie sur l'Alot et se wet à crivr.Ses oris en appellent d'autres qui vont le rejoindre.Alors commence une bataille horrible, les vris redoublunt, les rats se mordent, se dévorent pour occuper l'tlot et bientôt tout+ la gent du voisinage est venue s'engloutir dans je fatal baril.Le lendemain, il ne restera qu\u2019un seul survi vant jûché sur l'îlot, briller vos yeuz, ses vous déses-; pèrez, et vous vous étonnez que| j'aie yn que vous l'aimiez ! Mais! je l'aurais deviné qu'au son de | votre voix ! Hôlèue, je vous le répète, sait que vous l'aimez Avez-vous le droit de troubler, son cœur et de vous faire aimer, d'elle, peut être sous un nom d'emprunt, à coup sûr sous au déguisement ?Vatre devoir n\u2019est- il pas de dire : \u201cVoilà ce que je suis, ce que j'ai et ce que je veux.\" Le reste la regarde.\u2014 Je reste ?.Mais o'est mon honheur, c'est ma vie ! \u2014 Monsieur Delorn, où, quand et comment avez-vous connu Mlle\u2018 Darcy ?Vous l'avez vue avant de venir ioi ; ne niez pas! Ainsi mis au pied du mur, Delorn se confessa.Il avoua tout.Empirté par le besoin de s'épancher, et par la confiance que lvi inspirait la sympathie que lui 1é- moignait lady Drummond, il lui raconta son enfance, sa jeunesse, sc errenrs, 6es VOYageRr, puis sa assiou pour Hélène.Sur ce sujet il fut éloquent, sincère.Lady rummond l'écontait avec une attention émue.bles dans une maison de Londres _ a Dix-sept morts, quarante blesséa EXPLOSION D'UNE CARTOUCHERIE BaROELUNE.\u2014 Dans une cartoucherie, à cent milles de cette ville, quatre vingts personnes étaient employées à vider des vieilles cartouches, L'une de celles- ci, pour une cause inconnue, fit explo sion et init le feu à un gros tas de poudre.Le choc fut épouvantable.* Tout le bâtiment s\u2019est effondré.On a déjà retrouvé les corps horriblement mutilés de dix-sept personnes.Il y a quarante blessés.Plusieurs de ceux-ci mourront.Un grand nombre d'ouvriers et d'ou vrières manquent à l'appel.L'émotion causée par cet accident est extrême ici.Un curé était chargé de réconcilier une femme et son mari.La femme soutenait que son mari la battait trois jours sur sept.Le mari disait : -\u2014\u2014C\u2019est faux, monsieur le curé.Je lui ai donné quelquefois des coups de mouchoir, voilà tout.\u2014 Voyons, mon enfant, dit lc curé en se retournant paternellement vers la femme, il ne faut passe montrer si sé vére.pour quelque coups de mouchoir.\u2014Ah | le pendard ! s\u2019écrie l'épouse ; mais vous ne savez donc pas, monsieur \u2014Quel dommage.qu'elle ne le curé, qu\u2019il se mouche avec ses doigts.NC DENIS LEBLANC, imprimeur.mr = L'AVENIR TOWNSHIP DE DURHAM ET DE WICKHAM (Ænrégistré conformément à l\u2019acte des droite d'auteur.) Traduction et reproduction interdites.\u2014 L'AUTEUR.NOTES HISTORIQUES Puisse des souvenirs la tradi.{tion sainte En régnant dans leurs cœurs {gsrder de toute atteinte Et leur langue et leur foi.(CRÉMAZIR.) II PARTIE (Suite) La loi de 1845 \u2018\u2018 rappelait l'ordonnance passée par le conseil spécial et pourvoyait à ce que chaque paroïsse ou canton formdt une corporation municipale = représentée par un conseil de sept membres élus par le peuple.Chaque conseil devait élire un président, maire, et avuit à peu près les mêé- mes pouvoirs que les conseils de districts créés par Lord Sydenham.Cetta organisation par paroisses convenait mieux au peuple canadien, qui était habitué à régler en famille tes affaires loca- es.La première assemblée du cou- seil du township de Durham fut tenue le 24 juillet 1845 dans une maison d'école.M.John Bothwell fut élu maire, Wim.Montgomery, Richard Lyster et James Odair, Cotiseurs et james Boothwell sé- crétair= trésorier.La deuxième assemblée eut lieu le ler septembre suivant à la résidence de William Montgomery (à présent occupée par M.J.B Lecomte, a L'Avenir.) Ou y imposs une taxe de $18.sur les magasin et boutiques de premier ordre et de $10.sur cenx de second ordre.Les aubergistes étaient taxés a $20.Mais les fonctions principales de ce conseil s'appliquaient surtout à la voirie : La voirie a toujours été et est oucore une plaie dans uos chemins et los taxes sont doublées dv moitié pour leur entretien.Le 7 décembre 1846 M.George Atkinson, hôtelier, devint secrétaire-trésorier de ce premier conseil.La loi de 1845 fut rappelée avant d'avoir subi l'épreuve nécessaire, mais elle fut reprise à la session de 1858 et perfectionnée par l'honorable Drummond député de Shefford.Il paraît toutefois que le towuship de Durham conti- nurait de maintenir son conseil local, tant le besoin s'en faisait sentir.Cette dernière loi était un grand pas fait dans l'amélioration du systéme municipal.Voici ce qu\u2019en dit Turcotte dans Le Canada sous l'Union.\u201cLe sy-tème municipal a donné plus de force ct d'extension aux libertés civiles.Il est le plus beau privilège qu'on puisse conférer au peuple, et a débarassé la législature de la névessité de s'ocouper des questinns locales.[1 procure au peuple les meilleurs moyens d'apprendre comment se gouverner lui-même, et comment tirer partie des inetitutions libres dont on l'a favorisé.Ortte loi Drummond fut remplacés par l'acte de 1860.Les élections municipales de 1865, en vertu de la nouvelle loi earent pour résultat, dans le township de Durham, la nomination des conseillers suiyants : J.B.E.Dorion, James Atkinson, Fulgence Préfoutaine.Fréderick Plogart, Salomon Lyster, Joseph Atkinson, et Thomas Atkinson.La prvmiére réunion de ce nou veau conscil eut lieu le 18 juillet 1855.M Fredé.ick Plogart fut élu maire par une voix de majorité: 4 contre 8.et M.James Alexandre nommé séciétaire trésorier.La svconde réunion eut lieu au magasin de M Dorion, à L'Avenir, le & d'août.Dans cette période du conseil de township jusqu'à l'érection de la municipalité de L'Avenir rien de bivn remarquable ne fat fait : le conzeil limituit ses coins l\u2019ouverture au redressement et à l\u2019a- mésioration des chemins.De 6 novembre 1857 M.James Alexandre \u201c mond T: Patterson, dans ses fonctions de sécrétaire trésorier.M.Patterson était natif d'Irlande et remplissait les fonctions tions d'instituteur.M.Patterson a fait une œuvre que tout secrétaire-trésorier devrait accomplir en copiant au long et co-ordonnant tous les anciens procès-verbaux et règlements depuis l'ouverture du township à la colonisation.C'est le premier jour de juiliet 1862 gqu'eût lieu l'élection du premier corps de conseillers municipaux pour la nouvelle municipalité de L'Avenir, érigés par l'acte 25 Vict.Ch.51.Sous la présidence de M.J.B.E.Dorion, Les élus furent Messiours.H.I.Griffing, W.Millar, Joseph Atkinson, Moïse Gagnon, James Yale, Charles Charpentier, fils et Théophile Charpentier.La première session eut lieu le 8 juillet M.Dorion appela les conseillers élus et recut leur serment d'office.M.Griffing fat élu maire et M.Moise Charpentier secrétaire trésorier de la nouvelle municipalité.Le 10 novembre M.Dorion présenta au conseil une requête demandant l'établissement d'une route depuis l\u2019église jusqu'à la rivière St-François et passant dans la ligne entre les lots 24 et 25 : Moise Charpentier fut nommé surintendant spécial pour vi- eiter le terrain où devait passer cette route.Ce projet n'eut pas de suite.En mai 1868 la somme de $1088.91 fut remise au secrétaire trésorier par M.Dorion.C'était l'intérêt de trois années de la part de cette municipalité dans les allocations en vertu de la loi aholissant la tenure seigneuriale.Il fut résolu de préter $600, de cet urgent aux contribuables de la municipalité ayant besoin d'acheter des grains de semence.Quatre-vingt-sept résidants se prévalurent des dispositions de ce réglement.On leur chargea 8 par cont d'intérêt.En 1868 le conseil appropria $266.40 de cet argent pour finir et réparer la salle de l\u2019Institut des artisans afin d'avoir le privilège d'y tenir ses sessions ainsi que les commissaires d'écoles.le 11 janvier 1864, noüvelle éleotion générale de tous les conseillers : furent élue MM.H.J.Guiffing, James Atkinson, W.H.Millar, Ephrem Charpentier, Joseph Atkinson, Edouard Bourassa, et Pierre Demange.M.Griffing fut rééla maire et M.Noël Proulx nommé secrétaire trésorier À la place de M.Moïse Charpentier.= M.Proulx fat lui-même remplacé le 5 janvier 1866 par M, Geo.Atkinson qui fut continué en office jusqu'en avril 1889.On me pardunnera facilement de ns pas suivre pas à \u2018pas les pro.édés Au conseil, dans ses variations, ses thangements et sen ordonnances diversvs, qui reprée sentent si bien et sont un exemple si frappant de l'incertitude des choses humaines.Je mentionnerai cependant quelques faits, dont un surtout.& ôté jugé sévèrement à cause de ses résultats désastreux.En 1871, le 18 juillet on accorda à M.Edouard Conolly le contract pour les réparations à l\u2019Institut dont le conseil s'était emparé après la mort de M.Dorion.Ces réparations se montètent à trois cont cinquante piastres.Celle somme ajoutés aux $266.40 déjà payées \u2018lors de l'institution du conseil dans les sal- lus de l'Institut en 1868 formait lo joli montant de $616.40 pour frais du logement : et sept ans plus tard, en 1878, la construction d'un nouvel \u2018Hotel-de Ville au prix d'environ $1825.00 porté la dépense de logement à $154) 40.Ca faisait un loyer embarrassant.; Eu 1869 l'idée d'un chemin de fur fit souffler sur l'Avenir un vent tout embaumé d'espéra ces.: Dans-le mois d\u2019anût une asgem- blé publique fût tenue et l'on «\u2019y montra favorable au chemin à lisses de bois.Ce, VEaa.(A continuer) > Savez-vous quel est le premier homme du monde ?\u2014Parbleu | c'est Adam.\u2014Vous vous trompes, mon cher, le premier rhum du monde, c'est le ruhm, fat remplacé par Ed- de la Jamaïque.Ÿ \u20ac ET L'ÉCHO DES BOIS-FRANCS L'Echo &es Bois-Francs Journal hebdomadaire \u2014TUDLIÉ PAR LA\u2014 die, DE PUBLICATIONS OU OISTMCT D'ARTHABASKA A Arthabuykaville, P.Q.Rédigé en Collaboration Nul écrit luséré saus nom responsable\u201d PRIX D'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis; S1.00 payable d'avance TARIF DES ANNONCES : l1re iusertion,.12\u20ac.par ligne Ze * cess 8 \u201c Conditions spéciales pout annonces d\u2019affaires rapports, réclames, cte., etc.Nairsance, Mariage, Décès.Gratis pour les abonnés.25c.\u2014\u2014\u2014 L\u2019Echo des Bois-Francs ARTHABASKAVILLE.7 PRC.1885 LA SESSION Les matamores de l'opposition n'ont pas été heureux dans leur critique du budget.Le serpent du bon Lafontaine qui jadis s'attaquait à la lime n'a pas été plus malhezreux que les petits financiers rouges qui vou-; draient voir reflvurir le règue des tonrelles dorées et de la corrup-; tion électorale systématique.Les criailleries du l'opposition ont v«ependant fait ressortir nue chose : c'est que l'administration financière du gouvernement actuel est inattaquable, quoi qu'en disent le finaud M.Cook et ses consorts en trahison L'honorable ministre de l'agriculture, M.Beaubien, a longuement entretenu la Chambre sur des sujets agricoles.Quelqu'un ayant proposé de fonder dans chaque circonscription électorale une école d'agriculture, 'hon.ministre explique à l'assemblée que cette innovation ocunsionnerait des dépenses considérables, et que vu l\u2019état financier désastreux légué par le tégime précédent, la Province ne pouvait prademment encourir ces dépenses, Les députés qui s'intéressent aux choses agricoles se sont montrés des plus satisfaits de celte décision do l\u2019honorable ministre de l'agriculture et de la politique générale par lui suivie.| L'hon.ministre n aussi exposé à la Chambre le rouage d'une société destinée à donner un vigou-! reux essor à l'agriculture, et qui a cté instituée dans Ontario.| Grâce à des procédés raisonnés cette société a réussi à nourrir 125 têtes de bétail sur 100 arpents de terre.Plusieurs personnes à qui la Société a avancé les fonds néues- suires ont pu constater l'excellen- | ce des méthodes adoptées par icelle.Cette société est maintenant organisée, ot la moitié de son capital est sonscrit.La compagnie en question prêtera d > l'argent aux cultivateurs pour qu'ils fassent les améliorations voulues et qu\u2019ils puissent acheter du bétail, et à condition que les cullivateurs se soumettent aux directions de ln compagnie qui sera en opération dans quelques semaines et s\u201d propose de demander de l'aide du gouvernement.Nous espérons, pour le plus grand bien ne notre agriculture, qu\u2019une semblable associations seront bientôt formées en notre province.xx Ci-suit la teneur de la motion que l'honorable M.Marchand, chef de l'opposition, soumettuit à la Chambre lundi.Elle parle d'elle-mème.\u2018Que depuis l'origine de la confédération canadienne, jusqu'au 30 juin 1874, les comptesipublics de cette pro vince se sont soldés par pes surplus annuels, pour la plupart très considérables et qu'à cette dernière date cette province était non seulement sans dette, mais qu'au moyen de ces surplus successifs elle avait accumulé une épargne d'un million cinquante ct un mille piastres.Qu'à cette dernière époque, le gouvernement de cette province inaugurait unc nouvelle ère financière par l\u2019encouragement au moyen de sub ides, et la construction de nombreux réseaux de chemins de fer et par l'entreprise de divers autres travaux publics considé rables ct dispendieux.\u201d \u201cQue cette politique jugée nécessai te pour le développement des ressour ces de cette province, a été contiuuée depuis par les différent: gouvernements qui se sont succédés.\u201d * Que pendant cette période, la le gislature, dans le but d'encourager des améliorations ct des entreprises locales de tous genres a voté avec largesse des octrois nombreux.Que la même lar esse a présidé à l'administration du u service public dans toutes ses hran ches.\u201d \u201c Qu'il a résulté de cette politique des déficits annuels de l'accumulation d'une dette publique dout le service des intérêts absorbe déjà la plus forte partie des revenus ordinaires de cette provifice et emipêche le rétablissement de notre condition financière sur des bases solides, \u201d .\u201c* Que sans vouloir critiquer les motifs qui ont inspiré not hommes publics fdansia poursuite de Sette politique, cette Chambre constate que le moment | I'im passe où ils se lrouvent a est venu d'en interrompre le cours dans l'intérêts de notre autonomie provinciale et du maintien de nos institu tions locales,\u201d \u201c Que, pour cet objet, il est urgent de faire cesser les clépenses, soit au compte du capital, soit au compte du revenu, qui ne sont pas absolument essentielles à notre progrès, et d\u2019adopter, sans plus de retard, dans toutes les Lranches du service public une politique de retranchement et de rigoureuse économie, et d'examiner si les rouages compliqués et dispendicux de notre vrganisation provinciale ne peuvent utilement se modifier de manière à en simplifier le fonctic nnement et à en diminuer la dépense, sans porter atteinte À la position de notre province daus la confédération canadienne.\u201d \u2018* Qu\u2019une réforme de cette importance ne peut s'opérer eflicacement sans le concours des deux partis politiques qui se partagent l'opinion dans cette législature.\u201d \u2018* Qu'à cette fin, un comité de onse membres de cette Chambre soit nommé avec instruction d'étudier Avec calme et patriotisme li situation du pays et rechercher, sans esprit de parti, les, remèdes à apporter à la situation actuelle et les réformes à opérer de manière à assurer la permanence de notre équilibre financier sans recourir aux impôts.\u201d \u2018Que ce comité ait le pouvoir d'envoyer quérir personnes et, papiers, et qu'il Teçoive ins- traction de faite rapport à cette - lruntne de temps à autre.\u201d BEURRE ET FROHACE Nous empruntons à lu * Gazetle les renseignements qui suivent sur la production et la vente du fromage et du beurre durant In dernière saison.Malgré le bis prix du fromage, le manque d'eau et la sècheresse des paturag-s, dans les mois de juillet et d'août, il est étonnant que la quantité produite soit prosque aussi considérable que l'année dernière.Ainsi en 1895 il a été vendu surle marché de Montréal.15 boîtes de fromage, contre 15 en 1S94, 17H47 PTIT La dimunition n'est done que de 2000 buttes.Montréal aurait exporté au-delà de deux millions de boîtes, cette année, st les cir- cons\u2018anves eussent été aussi fn- vorables aux développement de l'industrie laitière que l'an der- van nier.Si la dimuuition dans la tité est faible en revanche, 1 di- munition dans le prix est énorme, atteignant $2,000,000, comme on peut s\u2019en couvaiacre par les chiffres suivants : 18495 1594 Valeur .SH TL 50 SUIS Prix moyen Ni ets 93 ets Mai wo.7 se.104 Juin TON} Nya Juillet 14 - SE Ry.nm Août 7} 8} #10 Septembre .T4-St op.Oetobre .SLA si - 103 Novembre.st-04 82 - 103 Nous ferons remarquer que ces chiffres représentent In moyenne de tout le fromage acheté a Montréal, sans tenir compte des centres de production.Le tableau ci-dessous démontre l'énorme baisse qu'a subi le prix du fromage sur le marché anglais.1805 1504 CDCOD CHDECUL Mai .40, 04 46,6 52, O4 56, 0 Juin.42, VA 46, 6 44, OA 51, © Juillet.37, Gà 38, 6 44, 0 à 45, D Août.38, 0438, 6 45, U à 49, U Septembre 37, 0 à 3, U 49, Da 51, 6 Octobre .38, U À 45, © 48, 0 à 50, 0 Novembre 45, 04 45, © 48, 0A 51, 0 En comparant ces prix on verra qu'ils varient de G à 16 chelins par 100 lbs.avec 1895.Quelle est la cause de vette baisse dans le prix du fromage, la plus grande qui se soit produite depuis dix ans : Outre cette loi des échanges qui veut que tout genre de com- Merce ait ses périodes d'expansion et de contraction, de hausse el de baise, il faut tenir compte de In production excessive de fromage un peu partout.À elle seule la Nouvelle-Zélande a augmenté sa production de $85.- 000 de tonnes en moins d'un an.Puis par suite de gréves et de In misère, de la pauvreté qui ont régné en Angleterre l'hiver dernier.le marché s'est trouvé encombré au printemps.Certains détenteurs et commerçants de produits laitiers n\u2019ont pu se débarrasser de leur approvisionue- ment de l'an dernier, que vers le millieu de l'été perdant dans quelques cas jusqu'à $$ par boîte.Dans ces conditions il n'est pus surprenant que les achetenrs n'aient manifesté ancun empressement = pour acheter notre notre fromage et le payer bon prix.Unie conclusion à tirer de ces fait: : c'est que le Canada no pourra conserver sa réputation el sa clientèle sur le marché anglais, qu\u2019en améliorant constamment la quantité de ses produits, sans en augmenter la quantité.On commence à sentir la vérité du con-vil que l\u2019hon.J.J.Ros, donnait à nos cultivateurs, ici même, il y a quelques aunées : \u201c* Ti ne\u2019 faut jins mettre tous ses œufs dans le méme panier.L'augmentation énorme dans ln quantité du beurre exporté on 1895 en est une preuve : on n\u2019a qu'à méditer les chiffres ssi- vauts pour se convaincre que la production du beurre peut con- tribuer à tirer nos oultivateurs de l'heure actuelle.PRURRE : 1895 1894 Quantite.69,004 tin.32,065 tin.Valeur.854,800 $328,600 Prix moyen.187 cts 19} cts Quoique le prix moyen soit d'une fraction moindre que celui de 1894, il fait remarquer que le prix de notre beurre « une tendance à la hausse, très accentuée.Avec l'aide des gouvernements, des exportateurs et le bon vouloir des producteurs, nous pouvons rivaliser avec le Danemark qui fournit à l'Angleierre, 43 pour cent du beurre qu'elle consomme XXX \u2014 + \u2014\u2014 Journalisme (nite) I ne faut pas négliger cet exemple que In Providence à placé devant uous.M ne faut Es s'engager dans les sentiers tortueux où lu \u2018rance, guidée par la presse, s'est égarce.Il ne faut plus caresser ni propager ces deux er- veurs qui ont tant affaibli la France, Je gulti- vantisme et le libéralisme.La presse canadienne-françuise doit être ultramontaine.De Rome seule doit recevoir ses enseignements, A Rome seule, et non à Paris, efle doit honumage et soumission, C'est parce qu'il tendait i remplacer Rome et à eu- | scigner les nutious, que l'avis « failli être de trait, | La presse canadicnue-française doit être grave, sérieuse et digne, Elle doit bannir l'esprit boulevardier, les facéties, les balivernes et les sarcasmes du scepticisine.Sinon, nous arriverons au règne des petits cvevés et des cocotes.Nous aurous pour nous wmuser l'esprit des figarotiers, et pone nos insteaire la philosophic de V'//om- qué rit ?Il Je reviens aux journalistes : franchement je t'intéresse à cette classe d''ecrivains, d'en estime plusieurs, et je plains les autres, Cot fort de lu bataille, et il en sortira tout couvert de blessures qui le rendront itpotent le reste de ses jours.Si «lu moins ses blessures étaient gloricuses et lui assursient toujours lu respect de lu postérité.Mais le ridicule est souvent ln seule célébrité qu\u2019il en retire, ot c'est par lui qu'il survit, quand il survit.Son dernier refuge, c'est l\u2019oubli, et, fort heureusement, c'est co que lu postérité accorde le plus libéralement.Bille tient toujours ouvert de- vont les illust blessés du journalisme cet asile ingrat qui ne vaut pas l'Hôtel des Invalides, On trouvern peut-être ce tableau chargé : je lu crois néanmoins exact sans être complet.Il faut que les jourunlistes en prenne leur parti, wils se sont envôlés sous lu bannière d\u2019un howme, et non dane idée.I faut qu\u2019ile abandonnent tout espoir d'indépendance, et tout désir d'émancipation, 11 faut qu\u2019ils abdiquent leur personnalité, et qu'ils deviennent les échos tidèles des sentiments de leurs chefs, sinon, gare ! Mais s'ils ont placé leur but au-dessus ces hommes ; s'ils combattent sous le drapenu sucré de lu religion et de la patrie ; s'ils défendent toujours lu cause de In vérité et de lu justice, leur tâche est noble ef leur rôle est sublime, 11 y a encore lA des misères et des déboires ; muis au moins l'écrivain reste un homme, et ne devient pas un vil instrument.11 marche a ln téte et noun à la queue de ceux qui partagent ses opinions.C'est lui qui donne le mot d'ordre, et c'est sa voix qui retentit duns la lutte.T1 fait généralement pou d'argent, muis beaucoup de bien.La fortune et les honneurs passent souvent loin de lui ; mais la vraie gloire et le véritable honneur lui sont dus : Thoumënr d'avoir guidé ses semblables duna le «Iroit chemin, la gloire d'avoir été utile à l'Eglise e£G lu Patrie ! À continuer A-B, Rortimiee, SIR CHARLES TUPPER Sir Chuwrles \u201cFupper, père, notre haut commissaire a Londres, s'embarque in Cesstmment pour le Canada.Naturellement cette visite inatendue du vieux ch { conservateur donne lieu beaucoup ce commentaires.lon certuns quartiers on prétend que Sir Charles vicrt prendre la direction du part.Cette nouvelle cependant trouvée, est con état me semble devenir pénible ot difficile, et pour ceux qui faiblissent au milieu de leur cur- rière je me sens plein de iniséricorde, De même que le journal à nai au livre, le télégraphe puit au journal, et le pauvre journaliste n\u2019est pas autant fu qu'il le mérite.En voyant le titre d'un urticle qui « coûté quel quefois bien du travail, son abonné se dit souvent : je connais ça ; je sais ce qu\u2019il peut dire là-dessus ; et il court aux nouvelles, aux an- nonees, ou sux faits divers.Le lendemuin, le journaliste, qui n'est pas du tout inécontent, rencontre son ami le plus dévoué, et lui demande d'un air triomphant Tu as lu mon article 7 \u2014Ton article .sur quoi * \u2014 Eh! parbleu, sur les féniens ! -Ah ! oui, je l'ai vu.-Et puis ?\u2014Eh! bien, j'étais presse je n'ui fait que le parcourir à lu course : il ma puru bien, Si le journaliste est bien dans son état, il comprendra que son ami ne l'a pus lu, et il ne s'en fâchera pas.S'il en souffre, ses tourments ne sont pas finis : il doit toujours compter sur plus d'abonnés que de lecteurs ; et quan le télégraphe aura répandu la nouvelle sur laquelle il veut broder, je lui recommande d'être bref.J'ouvrais, l'autre jour, un journal anglais de Toronto.Il contenait un sommaire de quelques articles de fond, un sommaire des nouvelles générales, un sommaire des extraits tives des autres journaux et jusqu'à un somnmire des dépèches télégraphiques.Ces quatre som- ; maires se lisaient en gros caractères en tête des écrits qu'ils résumaient, et, apres les avoir parcourus, je restai bien persuadé que les articles cux-meémes ne n'apprendraient rien «de plus.Et c'est ainsi qu'après l'impression à la vapeur on nous a gratifics de la lecture à ln vapeur.L'homme du NINe siècle est pressé ! Pressé d'arriver, pressé d'acquérir, presse de jouir et pressé même de mourir si l'on en croit son régime de vie.Il est bicn évident « ue ce nest pas dans de telles conditions que le journalisme peut être appelé un apostolat.Un semblable journal n'est pas même une gazette: c'est une affiche périodique.Pour l'éditeur, c'est un métier au moyen duquel il veut faire fortune ; pour le public, c\u2019est un carrefour où tous les faiseurs de nouvelles se donnent rendez-vous pour satisfaire sa curiosité, Compter avec lea opinions d'un tel journal pour lu direction de la conscience publique est «lès lors impossible.L'intérêt de l'éditeur devient le seul mobile de la rédaction, et le meilleur rédacteur est alors celui qui sait le mieux flairer opinion publique, non pus pour a former, minis pour Ja suivre ct la flatter.Du moment done que te journalisme devient une spéculation, il w'y peut plus être question de devoirs.La vogue est le pouvoir 1y- rannique auquel il lui faut obéir.Flatter les goûts du public, si futiles et si dépravés qu'ils tissent être, voilà son rôle.Bien loin de les orimer, ces goûts, il faut les satisfaire tels qu'ils sont, et Dieu sait où peut conduire cette complaisance coupable.Car le pulilie est naturellement peu éditiant par ses affections et ses tendances.11 ost plein de passion et pétri de préjugés ; ot pour ui pluire, il faut flatter ses priju Cs ct favoriser ses passions.Ce qui lui plait surtout, c'est le wcandatle ; Le qui l'intéreuse, c'est le ré- eit d'uventures criminelles.Plus Jes crimes sout énormes, plus le criminel est céléhre, et lus on prend de soucis de co qui le concerne.Ju procès criminel surtout ua le don de passionner.T1 y à près de trente ans vivait en France un guenx vagabond nommé Chodruc Duclos.C'était une espèce de Diogène, fuiseur de mots qui parcourait les vues et les cafés, et que le publio condoyait purtout.Le journalisme sen cinpara, et Choclrue devint l\u2019objet de centaines d'articles et de milliers de faits divers, tout comme s\u2019il avait été empereur de Russie.Ce que c\u2019est que lu grandeur ! Penduut longtemps le ltvos de café éclipua tous les rois de l\u2019Europe ! Aujourd'hui, un monsieur Gagne jouit À peu près de la mênio vogue en Europe, ot je crois qu'à l'heure présente, js digtance est à peine sensible entre M.Gagne et Victor Hugo.Sans en citer d\u2019autres, disons que l'épuque contemporaine à vu fleurir ey Canada lu gloire du célèbre Bis Bellean ! O spéqulation ! La n'est pas le seul écueil où les journalistes vont ne briser, Je les plains surtout de leur dépendance et de l'Ingratitude qui est le prix de lours services.Hélas! au ligu «le représeu- tor des idées, combien représentent dé hommes ! Combien qui, pour plaire à leurs pa- trous, injurient elles pergonnes qu'ils voudraient respcuter, en élevant aux nuos telles autres qu\u2019ils savont étre méprisables ! S'ils ne disent pas nssez, les patrons se plaignent, ot #\u2019ils disent trop, ils en portent seuls la responsabilité, A eux lo travail, Ja fatigue et les veilles, au profit cle gens qui bles souvent ne les paient pas, et cela pour un salaire à peine digne d\u2019un commis.À eux tout l'odieux d'une polémique excessive, et toutes les inimitiés qu'elle suscite.S'ils s'indignent, on les blame de manquer de sang-froid ; s'ils restent calmes sous le feu do l'ennemi, on leur veproche de n'être pas ardents et de tranquer (Je çourare.Ce ue sont plus des hommes, ce sunt dos machines écrivant, À certaines heures stricto.ment régléca, certaines choses convenues, clans un certain style aussi convenu, suivant lea besoins de la circonstance.Qu'ils le veuillent où ne le veuillent pas, que la verve donne ou suit absente, les chofs sont attaques, il faut les cléfendre ; l'ennemi est aux portes, il faut le repousser ; et malgoé qu\u2019ils se croient nés géuéraux, ils jouent le rôle de simples soldats, exécutant les plans d'attagne ou de défense, ot se contentant mde der armes qu'on leur in dique, .Malhour à celui qui se tuontre indocile, et qui ose exprimer librement son opinion ! 1! levient un embarras pour les chefs, et si coux- ci sont habiles ils en feront de la chair à ca non.Ils le pousseront dans la milée, au plus Laissons Cure les évènement.Time ve de) L'han, l'hon M.W.13.Ives s'embarque prochainement pour l'Ilurope.l'honorable ministre représentera le Canada à la conférence in- lternationale qui si réunira pro- !chuinement à Londres\u2014e M, Ives em Jus commerce du foin Actuellement.les prix sont trop élevés dans les campagnes pour qu'on puisse acheter et exporter du foin aux Etats-Unis, et c'est cependant la faute des acheteurs des Etats-Unis si ces prix sont si élevés.On cite même les dernières expéditions à Boston, sur lesquelles les ache- leurs ont pürdu environ S1 par tonne.Le prix du foin No 1 sur le marché de Montréal est de 81 2 à 81 2.50 la tonne (foin pressé,et le No 2 vaut deS11 à Sr 1.- 50.Ces prix sont trop hauts pour les Américains comme pour les acheteurs d'Ontario.L'état actuel du marché s'explique par ce fait que les Américains ont toujours acheté tant qu\u2019ils ont pu, espérant que les prix monteraient encore, dans un avenir peu éloigné ; mais la production de cette année est si considérable qu'il s'agit de savoir si ces messieurs ne se sont pas trompés dans leurs calculs.Actuellement, expédier du foin aux Etats-Unis ou dans l'Ouest.c'est cou ricau devant d'une perte assurée, et cependant le marché est très ferme avec une légère tendance à la hausse.li ne faut pas oublier qu'une grande partie de la récolte de la province de Québec et de la récolte de la provinee d'Ontario a déjà été exportée.Les uns disent que 50 p.c.de la récolte sont déjà partis ; d'autres aussi bien ren seignés, affirment qu'il n'y a pas plus de 35 à 40 p.c.D'un autre côté, la iécolte de foin dans l\u2019est des Etats-Unis ct l'ouest de l\u2019Ontario a été insuffisante, Dans- ces endroits, on ne passera pas l'hiver sans avoir recours aux ncjhjats et c\u2019est là certainement une des raisons pour lesquel les le marché est si ferme.Il est certain, d'un autre côlé, que les américains ont beaucoup trop acheté dans ces derniers temps ; la meilleure preuve est qu\u2019ils cherchent à vendre aujourd'hui leur stock sur le marché canadien et l'on cite une ou deux ventes de ce genre faites à des prix qui n\u2019auraient pas élé atteints si le foin avait été envoyé à sa première destination., les dernières pluies ont tenu les cul- Uvateurs à la maison et, en conséquen ce, les livraisons aux stations de ce chemin de fer ont été peu importantes, mais comme on ne demande aucune expédition ces jours-ci, les acheteurs ne se plaignent pas de çe retard, Les gros prix que les cultivateurs obtiennent pour leur foin les rendent très serrés dans leurs transactions, en leur faisant esperer des profits encore plus grands sur la balance de stock qui leur reste en magasin.La convention de Waterloo L'honorable M.Beaubien, ministre du l'Agriculture, MM.les députés Graig, Macdonald, Savarin, Savard, M.D.O.Bourbeau de Victoriaville, ox:dépnté, étaient présent à la convention de la so- cièté d'Industrie Laitière à Waterloo, Octte réunion aeu ün succes peu ordinaire, ot sera dps plus profitables à ceux qui dans nos canton: s'occup nt d'Industrie laitière.À cette assemblée l'honorable M.Beaubien a parlé en français et en anglais et n reçu une véritable ovation de lu part méme de nos citoyeus d\u2019origine étran fre.Nous espérons pouvoir,\u201d la semaine prochaine, donner à nos lecteurs un résumé des principales causeries faites par les conférenciers de Waterloo.2 Notes locales 8@r-Cartes de visite à vendre à ce bureau- MM.E.Crépeau C.R.et J.Lavergne M.P.sont revenus jeudi soir de Québec, où ils étaient allés suivre leurs causes à la cour d'Appel.Mademoiselle Eliza David, qui a passé un mois en notre village, est retour née à Montréal mercredi, accompagnée de Madame W.Laurier.Il nous fait plaisir d'apprendre que M.Ferdinand Gingias, forgeron, de ce village, qui s'était luxé un pied en tombant de voiture 11 y à une semaine est en voie de rétablissement, De passage cetle semaine, A.Rous seau, Lyster ; John Alexander, Richmond ; Hector Bécotte, St Paul ; Jos.Paquette, Ham- Nordmaire de la municipalité de Stanfold en remplacement de feu M.Jutras.Nos félicitations.Bar-Blancs de toutes sortes à vendre à ce bureau.En parlant du cautionnement de 8400 exigé des huissiers par le gouvernement, les journanx ont fait erreur lorsqu'ils ont dit qu'il s'agissait d'une nouvelle loi en cette affaire.La loi concernant le cautionnement à être fourni par les huissiers a été passée sous le gouvernement Mercier.La seule nouvelle chose qui se soit passée en la présente session est un ordre donné par le protonotaire à ceux des huissiers qui ne s'étaient pas conformés à la loi, d\u2019avoir à fournir sans retard le cautionnement requis d'une police de garantie de 8400.BF Nous fuisons une grande réduction de prix dans l'impression des cir culaires à l\u2019occasion dus fêtes.\u201cCHERCHEZ Tel est le titre de la chanson, paroles et musique de 1).\u2018lagliafico, que NOUS AVONs fort goûtée.Merci à M.Hardy libraire de Mont- | real, pour son gracieux envoi.Feu madams Ed.H.Laliberté C'est avec le plus profond regret que nous apprenons à nos lecteurs le décès de madame Ed.M.Laliberté, arrivé à Warwick le 5 du courant, a 6 a.m.Madame Laliberté était âgée de 47 ans.Pendant la maladie qui depuis dix-huit mois la clouait au lit, la défunte avait toujours fait preuve M, le Dr, Garneau, vient\u2019 d'être élu | AU COUVENT Nous apprenons over pl cj Loi révérendes Sœurs du \u2018ni .baskaville ont fai | ini vs piano mis à l'usage des élèves avañcec\u2026 Nos sincéres ctments aux révérendes Sce vent.du Cou- Sncrilège à Nicolet Des voleurs, encoroce inconnus, ont enlevé de l'église de Nicolet des ornements en or et en argent, dons du car dinal Ratmpolla valant $500.le grand connétable Bissonnette a été appelé à Nicolet mais n'a pu trouver la trace des voleurs.0.ee Choses \u201cd\u2019Outre-Mer Le gouvernement de l'Allemagne, justement alarmé des progrés toujours croissants que fait en ce pays le socia- Ilsme, a décidé de sévir sans merci con- ire les socialistes et de pousser les perquisitions jusque dans leurs domiciles, afin d'y trouver des preuves contre eux.La reine régente d\u2019Espagne a été choisie comme arbitre par les républi ques du Pérou ct de l'Equateur, au su jet de leur contestation de territoire.Le Tub/eyatt de Berlin, déclare que l'Allemagne, la Russie ct la France ont récemment conclu un traité aux termes duquel ces trois puissances s'engagent À unir leurs efforts dans une action commune pour faire cesser les persé cutions dont les chrétiens sont victimes en Arménie.A propos de cette question arménien ne, le Tônes de Londres, dans son nu- mero du 29 dernier, publiait une dépè- che à l'effet qu\u2019une chaude alarme avait été provoquée la veille par une vive canonnade provenant de l\u2019un des forts des Dardanelles Renseignements pris, la garnison du fort avait pris un banc de marsouins pour un contretorpilleur et l'avait canonné jusqu\u2019au moment où elle s'était aperçue de sa méprise.Une dépêche de Beyrouth adressée au Daily News dit que la Syrie et la Palestine sont sillonnées de troupes turques et que 60,000 hommes occupent le pays ent-e Jaffa ct Jérusalem.Le correspondant du PMaidy Nerea ajuute : * Les troupes qui arrivent ici déploient le drapeau vert du prophète au lieu du drapeau ture, ce ¢ 1 est une menace significative.Jérusalem «st encombrée de soldats.Le but avoué de ee ras semblement de troupes est de subju guer les Druses.\u201d Une dépêche d'Odessa dit qu'aucun des officiers russes des garnisons du Sud n\u2019est autorisé à s'absenter un seul jour et que toutes les troupes sont tenues prêtes pour un service actif.On annonce de Zeitun que 15,000 Arméniens, sous le commandement d'uu chef russo-arménien, se sont emparés du fort occupé par les troupes turques.Pendant l'attaque de ce fort, les Arméniens se sont servis de bombes à la dynamite dont l'effet a été prodigieux.On dit que 20,000 T'ures marchent sur Zei- d\u2019une résiguation qui eut étonné ailleurs que chez une chrétienne.Les funérailles ont lieu di le 9 courant.Madame Laliberté luisse trois enfants\u2018 dont deux sont à faire leurs études en droit.Mademoiselle Laliberté est à parachever son cours au couvent de Warwick.Favorisé par le ciel d'un caractère excellent, et doué de toutes les vertus chrétiennes, feu madame Laliberté, dans le cours de son passage sur cette terre, n\u2019a compté que des amis.Aussi son souvenir vivra-t-il longtemps chez les citoyens de Warwick et chez toys ceux qui ont pu apprécier la noblesse et la bonté de son caractère.M.le notaire Lalibèrté et sa famille voudront bien accepter l'expression de nos plus profondes sympathies, FEU JOHN TOOHEY Victoriaville vient de perdre un de ses concitoyens des plus estimés et des plus respectés, \u2019 Jeudi, le 5 du courant, dérédait au milieu de sa famille et entouré de tous les scgours de notre sainte religion, M.John Toohey, -i bien connu du public voyageur, à cause de son affabilité et de ses bonnes manières.1! reste à Madame Toohy, pour partager sa cruelle douleur, quatre enfants dont l'une est religieuse chez les véné- rendes Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ; les autres sont Made:»oiselle Clara, et MM.Harry ct Thomas, demeurant respectivement à Richmond et & Winnipeg, Le regretté défunt était agé de 63 ans, origmaite d'Irlande et depuis, plus de 20 ans remplissait les fonctions d'in génieur sur l'embranchement du Grand- Tronc, de Victoriaville à Ste-Angèle.Les funérailles Ont lieu demain, samedi.A F.-X.TOUSSAINT Ta Géographie Moderne, Arithmétique élémentaire, Précis d'Histoire du Canada, tels sont les souvenirs que réveillent chez plus d'un lecteur le nom du véné ré et regretté M.F.-X.Toussaint, qui vient de décéder à Quéjec, après une courte maladie et a été inhumé juudi dernier.M.Toussaint a passé en ce monde trois quarts de siècles, trois quarts de siècles fort bien employés et dent la génération actuelle du Canada-Français a beaucoup profité Une prière pour le repos de l'Ame de + lun- tun et que leur intention est de raser lu | ville aprés l'avair reconquise.- -\u2014.-\u2026 LE + CANADA REVUE\" vs Mgr FABRE Le 25 dernier, la cour de revision à rendu jugement dans la cause du Cu nadu-Revue conire Monseigneur l'archevêque de Montréal.On se souvient aussi que les propriétaires du \u201cCanada-Revue\u201d avaient poursuivi Mgr de Montréal pour 350,000,parce- que celui ci avait condamné leur publication et en avait défendu la lecture aux fidèles de son diocèse.On se souvient aussi que l'action fut déboutée et la cause portée en revision, où les appelants viennent encore de perdre.Les honorables juges Archibald, Tait et Tachereau étaient sur le\u2019 banc.L\u2019honorable juge Archibald était dissident.Il aurait voulu casser le jugement rendu en première instance par le juge Doherty et condamner l'évêque à Ë10,000 de dommages intérêt.Les avocats du Canuyda-ltevue disent qu'ils vont porter la cause devant Conseil Privé en Angleterre-o- LES MEURTRIERY Les fréres Hyams, accusés du meurtre de leur beau frère, ont été acquittés à Toronto samedi dernier, la nouvelle à ses lecteurs : Les deux procès faits aux jeunes Hyams ont coûté $60,000 au gouvernement.Personne ne doutait de leur culpabilité, mais ils appartenaient à une famille millionnaire qui a opposé la résistance la plus formidable que l\u2019on ait jamais vue.Lu deux jumeaux étaient tellement nerveux quand on les à ramenés dans la bolte pour recevoir le verdict du jury qu'il ont dû se tenir à la barre pour ne pas s'affaisser.En entendant le foreman des jurés répondre \u201cnon coupables \u201d ils ont éprouvé un soulagement qui avait l'air de les rajeunir de dix ans.Leur avocat demanda qu'ils mis en liberté.Le juge accorda la demande, mais aussitôt qu\u2019ils eurent franchi le seuil du palais de justice ils furent de nouveau arrêtés pour faux et conduits dans leurs cellules.Le shérif de Montréal à reçu ordre d'interner Azarie Gauthier à l'asile St- Jean-de-Dieu, où il sera étroitement surveillé.\u2014 Holmes, l\u2019assassin qui spéculait sur les polices d'assurances, sera pendu, en dépit de l'habilité qu'ont déployée ses avocats.\u2019 fussent Tout le monde s,accorde à dire ue Sir William Hingston, can: didat conservatenr à Montréal, Centre, sera élu par une écrasans ce\u2019bon M.Toussaintte majorité sur son adversaire.a cn ! | l'Art dun PRATTE qu scia sésorninis Erronageue, tuée nt fes conf» de ta via ' félicitations get remer ) + Voici comment un confrère annonce.de fer, $ \u2014\"\" ee\" rrerig-¥E\u2014 7 % A VENDRE 1 by an \u2014\u2014 at Teo outiged adie cN vente ane Beyer Nicole, dups te .oistnage de ra pote du ch: to lagre = atet .LA Qu! Tape -ovojitet et en ta (tant pour la fabraot © vu hearer: que peus celle du fromage), avec glaciere ci\u2018 Lanbie, à maturation.Il y aura du lait en quantité sui, sante pour faire le beurre jusqu\u2019à janvier.Le produit de Ia dernière saison a donné 87,000 lbs.de Fromage et 7,000 lbs.de Beurra CONDITIONS FACIL: .khivraison immédiate.Nicolet, 22 Nov.1808, M.G.PROULX, Ptre.A VENDRE Voitures d'hiver et d'été, Buggies, simples et doubles, Barouches, Kepress, Carioles, Sleighs, etc.4 CHEVAUX Peaux de Catiole, cn Buffalo et en Ours, Couvertes à voitures et à cheval, llarnais, ete, =\" re Conditions faciles, ARTHUR COTE Arthabaskaville.LES FETES APPROCHENT ! 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elles ont des asiles, des refuges, des hôpitaux et l'on peut évaluer a 254,000 le nombre des déshérités qu'elles recucil-| lent et assistent.Le jour où l'Etat devrait prendre à sa charge toute cette multitude indigeu- te, il serait obligé, d'après les plus modérés, et d'après les dépenses des hôpitaux lnïcisés, d'y consacrer une somme d'au mois 125 millions.Et cependant il taxe ces congrégations religieuses plus que le commun des contribuables.Le pape a reçu une chaise d'argent solide de la part d\u2019un Américain.C'est une chaise unique dans son genre ; elle peut être comparée, pour la richesse, avec le trône d'or de Mahomet cons truit avec le butin du sac de Sommaüith.La collection des chaises au St-Siège depuis St-Pierre est une des plus remarquables qu\u2019on puisse s\u2019imaginer.Voltaire fait mention d'une chaise faisant partie de la collection au Vatican et apportée de l'Est.Elle est in crustée de diamants qui entourent la chaise et forment des phrases presque impossibles à déchiffrer.L'une de ces inscriptions se lisait comme suit : \u201c il n'y a pas de Dieu, que Allah, et Mahomet est son prophète.\u201d Quand on a compris la signification de cette inscription, on a fait disparat- tre la chaise comme on a fait disparai tre aussi, pour des motifs à peu près semblables, la tasse à sept anneaux de lamberd ou l'épée de bijoux d'Arthurom Dans les Bois-Francs Ste-Julie de Somerset \u2014Dans la nuit de samedi a dimanche, le feu a détruit la boutique de M.W.Désiré Houde, voiturier.C'était une belle construc- tion de 30 pieds sur 30, a 2 étages, une forge attenante à la boutique.Ty avait là un grand approvisionnement de bois pour lu construction des voitures, un assortiment de meubles, de peinture, huiles et ferronnerie, et l'outillage des ouvriers et de lu forge : tout u péri.C\u2019est avec prine qu'on « pu sauver les voitures en voie de construction, \u2018au d'ussuranue.Le temps était calme, heureusement, cur nous aurions aujourd\u2019hui À enregistrer une sérieuse conflagration, attendu que cet établissement, situé en plein village, est entouré de maisons de tout coté; l\u2019une n\u2019était éluignée du foyer de l'incendie que de 12 pieds.Dimanche M.le curé a fait appel à la charité cles paroissiens, leur demand ant de s\u2019entendre entre eux pour recquatruire upg nouvelle boutique, afin de permettre au proprié taire si cruellement éprouvé de trayailler dans le cours de l\u2019hiver à gagner le pain de sa famille.Illes & conjurés de se inontrer en fette circonstance aussi généreux qu\u2019ils l'ont été l'été dernier oy venant au secours de 31.Aimé Houde, son frère, qui « perdu sa maison dans de pareilles circonstances.St Wenceslas \u2014M.Lupien, Marchand et M.Edouard Gélinas, sont de retour d\u2019un voyage à Louiseville, comté de,Maskinongé, et il nous aprenuent la triste nouvelle qu\u2019un grand nombre de cas de fièvre se sont déclarés en cette ville et qe plusieurs personnes ont déjà -uccombé à l'épidémie, Les citoyens de St-Sylvère se sont montrés très généreux en faisant plusieurs bes pour aider aux MM.Gélinas à sortir leurs billots de la rivière, lesquels étaient exposés À se laisser expatrier par le courant.\u2014M.Edmond Rivard, marchand, a ouvert une boutique detailleur la semaine dernière ; nous lui souhaitons succès.\u2014 Mademoiselle Hedwidge Legendre est en visite chez son frère M.L.O.Legendre, Agent de la Statjon du G.T.R, à Aston.\u2014La neige nous est enfin arrivée et nous avons de beaux chemins d'hiver.La prophétie §% Pres 1 St Paur de Chester -\u2014Notre village est désormais doté d\u2019un aqueduc qui paurra subvenir A tous les besoins ueux.Meat 4 M.Hubert Vallitre que nous sommes redevables de cette importante amélioration.-=Ïl nous fait plaisir d'apprendre le retour à la santé de Madame Hector Bécotte, qui était souffrante depuis deux mois.\u2014Les syndics de la Fabrique ont audité di- wnche dernier les comptes relatifs À la cons- Prantion de notre nouvelle église.Le tout à été trouvé très-satisfaieant par les intéressés.\u2014La récente crue des eaux, comine partout ailleurs, à été considérable.Pas de dommages rieux cependant.Kingsey Ealls \u2014Les citoyens catholiques de cette paroisse ont décidé de construire une église au printemps.Bt-Albert 7 M.le Dr.Conlombe, conférencier agricole afficial, était ici Je 3 du courant afin de s'en- yérir cles portes oncourues Jor les oitoyeus de cette paraisse dans la conflagration de aep- tembre dernier, ~\u2014A la demande de plusieurs de nos co-pa- rolssienr, M.le Dr.Coulombe uous 4 ensuite tifiés d'une intéressante et profitable con- érence agricole.Ste-Clothilde \u2014NatssancE :\u2014 Madame Clovis Tremblay, une fille.Parrain et marraine: M.Roméo N'ES e119 Ernestine Gélinas- di un Guillemetto a fait cesalon de nes nen twtew «tr nds oréanciers.Etrprir pti ieurs années, pour une raison ou posr ne\u201d
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