L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 14 août 1897, samedi 14 août 1897
[" id.SNR dis.Lee de A = rh Aa ES hans JER ati leaked je ne saurais te dire combien je me Année ARTHABASKAVILLE, 14 Aout 1897 Mo 11 AUGUSTE BOURBEAU, Editeur-Proprietaire ORGANE DU COLON JOURNAL HEBDOMADAIRE ics\u201d DENIS LEBLANC, imprimeur.FEUILLETON DE » L'ECHD DES BOIS-ERANCS 14 Aout 1897\u2014No 56 -\u2014T,B}- : y (rime d'un autre LES MYSTERES DU SEUILLON | I\u2014ROUVENAT VEUT ENRICUIR MARDOCHEK Suite lI[\u2014DEVANT LES ROCHES Rouvenat avait pris une des mains de Jean Renaud et ln serrait dans les siennes.Après un moment de si'ence.le père de Blanche reprit : \u2014La vieille femme de Civry mn'apprit encore qu'avant de mourir Geneviève avait mis au monde une b-Île petite fille ; mais ne voulu point m- dire ou je pour rais la voir.\u2014Pour que Blanche se fille de Mellier, dit Kouvenat, à Civry et à Frémicourt, comme aux environs, j'ai recommandé qu'on gardât le silener : nos paysans, de braves gens tous, dont Blanche est ndorée, se sont em-| pressés d'obéir.\u2014Comme vous devez le p-nser, Rouvenat, je me suis bien gardé de le dire à la vieille femme que j'étais ce brigand.ce scélérat de Jeun Renaud, qu\u2019on avait envoyé au bagne pour avoir assassiné un homme près de Frémicourt, et qui avait fait mourir sa femme | de chagrin.\u2014Ah ! Jean Renaud ! Tean Renaud! fit Rouvenat d'un accent plaintif.\u2014Ce sont les expressions dont la femme s'est servie en parlant de moi.Mais pa sons.Elle ne crut pas devoir me cacher que la lille de Genevière s'appelait Blanrhe et qu\u2019elle était : duvenue une belle demoiselle.Or.Ia jeune fille gue j'avais rencon trée le matin, au bord de la rivière, m'ayant dit qu\u2019elle s: nommait Blanche, je fus subitement éclairé.Cette gracieuse enfant, qui m'était apparue comme l'ange consolateur, cette fleur du printemps, ce rayon de soleil, cette merveille était ma fille!.Ah! m'écriai-je dans mon ravissement, Jacques Mellier et Pierre Rouvenat ne m'ont pas oublié, ils n\u2019ont pas abandonné l'orpheline, ils ont adopté ma fille ! \u2014 Alors, reprit Rouvenat avee émotion, pourquoi n'es-tu pas accouru à la ferme en criant : Je sui- Jean Renaud ?\u2014Oui, je pouvais faire cela Et après, que serait-il arrivé ?\u2014Tu as ruiton, dit tristement Rouvenat, je comprends ce qui t'a retenu Ah! Jean Renaud, cat jui tadmire, tu es un homme super- e! \u2014Je ne sais pas si je suis un homme superbe, répliqua doucement Jean Renaud ; wais ce que je sais bien, Rouvenat.c'est que s'il fallait à l'instant même donner ma vie pour le bonheur de ma fille, je n\u2019hésiterais pas! Non, non, continua-t-il d\u2019un ton animé, je ne pouvais pas me faire connaître.Blanche se croyait pas la fille de Jacques Mellier ; elle était tranquille, gaie, heureuse ; je serais venu lui dire : On te trompe ; c'est moi, Jean Renaud, l'ancien forçat, qui suis tou père ! Allons donc! Mais, en faisant cela, j'aurais été un mau vais père, un misérable !\u2026 D'ailleurs, il eût fallu lui dire aussi que jo n'étais pas un assassin, le lai prouver.Moi, aceuser Jacques Mellier, quand je me suis laissé condamner pour lui, jamais.-Noble cœur! murmura Rouvenat.\u2014J'ai compris autrement mon devoir, poursuivit Jean Renaud.Là-bas, à Cazenne, mes camarades les forçais m'\u2019avaient, je ne sais trop pourquoi, surnommé Mardoche ; je résolus de conserver ee nom sons lequel Jean Renaud vieilli, usé, brûlé par le soleil de la Guyanne, pouvait se cacher fa- oilement.Et, comme je ne voulais pas mourir de faim, je continuai le métier que j'avais fait en traversant la France à pied pour revenir à Civry.Voilà, Rouvenat, voilà comment Jean Renaud, qu'on appelait autrefois le tueur e loups est devenu le vieux mendiant Mardoche.\u2014Et devant ta fille tu ne t'es pas trahi ! Tu n'as pas eu la ten-| un feuillet de son carnet de po- tation de la prendre dans tes|che.bras, de la serrer sur ton cœur ?Rouvennt lut l'adresse.La joie \u2014 Plus d'une fois, Rouvenat.|éclatait dans son regard.rayon- \u2014 Bt tu l'es retenu ! Ah! Jean |nait sur son front.Renaud, comme tu devais souf-| \u2014Ah ! s'écria-t-il, je ne lui écri- frir! irai pas de venir, j'irai moi-même \u2014Non, je ln savais heureuse! le chercher.Jean Renaud, aprés \u2014Quel courage ! quel courage ! | avoir découvert qu\u2019il était le fils s'écria Rouvenat.de Lucile Mellier, pourquoi ne \u2014Aujourd'hui, repiit Jean Re- {l\u2019as-tu pas empêché de partir ?naud, la situntion n'est plus la; Pourquoi n'es-tu pas venu me même : Blanche sait qu\u2019elle n'est !dire\u2026 pas la fille de Jacques Mellier.\u2014Rouvenat, j'ai été retenu par \u2014Qui done t'a appris cela ?les mèmes raisons qui m'ont em- \u2014Elle.Ce jour-là, Rouvenat, pêché de me faire connaître.11 quand elle m'a dit de sa voix!m'eût fallu lui dire que Blanche adorable que ce n'était pas à elle n\u2019était pas la fille de Jacques à juger Jean Renaud, que son de-| Mellier, lui raconter pourquoi voir était de prier pour lui afin Lucile n quitté le Seuillon Saque Dieu le prenne en pitié et'chant cela, quand mêm+ on au- vous allez dire à Blanche\u2026 \u2014Lu vérité.\u2014Mon Dieu, mon Dieu! mur-\u2018 mura Jean Renaud, les mains tendues vers le ciel.\u2014Ensuite, reprit Rouvenat, quand Blanche saura ce que tu us fait, quand elle conunitra son père, je la mettrai dans tes bras.| Jean Renaud se jeta en pleurant au cou de Rouvenat.Un instant après, les deux hommes descendaient rapidement le sentier ro-ailleux qui serpente au flanc du coteau.IV\u2014TES BONNES PAROLES Dans la cour du Seuillon, lvs deux garçons de ferme étaient entrain de faire le tranchant de lui pardonne, et que s\u2019il revenait | rait voulu la lui cacher, il aurait un jour elle se jetterait dans sesifini par découvrir la vérité.Voi- leurs faulx sur une petite enclu- line plantée en terre .NN 3 3 at » aa bras afin de pleurer sur son canr, lace que jo ne voulsis pas.11] \u2014Nous entrons demain en fi .\" .- \" \"ae « ae, la Je ne fus plus maître de moi ; je'sait que son père est mort assas-! Waison, dit Rouvenat à Jean Ra la pris dans mes bras et je l'em-'siné: il croit que l'assassin > brassai avec ivresse.C'était la! Jean Renaud ; je n'ai pas voulu première fois\u20260Oh ! ce baiser, j'en| je n'ai pas osé le détromper.Je ai encore le parfum sur les lé Tne pouvais pas lui dire, à lui, ce vies! \u201cque je n'ai pas cru devoir révéler \u2014lit tu as gardé Je silence ! Et à ma fille.tu ne lui a pas erié : Je suis ton | \u2014C'est vrai.fit Rouvenatpère ?\u2014 Oui, j'ai gardé ] + silence! Ah! te trouver, tu aurais continué à l'épreuve a été cruelle! NU m'a œarder le si'ence ?semblé qu'un main de fer sen.\u2014Oui, pendant quelque temps fonçait duns mon cœur\u2026lille «ncore.Mais à la fin, voyant était devant moi, désolés, déses-{souffrir Blanche jo sens que jo! pérée, toute en larmes.Un ins- n'«urais pu me taire.tant, je me suis senti faiblir, j'al \u2014lt tu lui aurais tout dit ?Inis parler ; mais, aussitôt, je me reprochai ma défaillance, comme! pas moi qui dirai à Blanche que \u2014 Non, llouvenat, non, ce n'est SH Rand, mais cela ue m'enpéchera pas de me mettre en route pour \u2018aris On prendra un ou deux faucheurs de plu «tll'ouvrage se fera tout aus-i bien sans moi Tiens, coutinua-t-il, voilà Jac- De Ques qui fait an tour de proime-; sorte que, si je n'étais pas venu! Hade dans ses blés ; cela ne lui arrive pas souvent.; \u2014On le voit viei'lir, dit Jean Benaud ; chaque jour il se courbe sun peu plus vers la terre.\u2014TIi court a la tombe, répondit (ristement Rouvenat.Le mal heureux a été iinpitoyahle pour fille.le remords 1- ronge.\u2018 Quand je lui ramènerai Edmond, o .«72 ; ! \u2018Ois * : : 1 un- lächeté, ct je me roidis contre: Jean Renaud n'est pas un assas- dans trois ou quatre jours, il ma douleur, et j'étoutfui les san-|sin ; Inais je serais allé vous trou- glots qui me montaient a la gor + .1 Vc Ver, je vous aurais supplié de ne: VOUT le consoler, éprouvera une grande jote ; mais pour qu'il trou-' ge.Rouvenat, faillir à mon âge| pas lui cacher plus longtemps la! Ye l'apaisement, c'est Lucile, c'est | | ce serait renier ma vie tout en-: vérité Maintenant, Rouvenat, qu'al-, tière, ce seiait une honte ! Eu présence d\u2019une si complète |lez-vous faire ?Vous voyez aus- abnégation, de vetie grandeurisi bien que moi, mieux que moi,, MANda Rouvenat laissa | les difficultés, le danger de la »i-| hamt Aussi longtemps que chambre.Renaud \u2014C\u2019est bien, morei surhumnine, Rouvenal éclater son admiration.I tuation.\u2014Jean R-naud, s'écria-t-il avec; vous le voudrez.Jean enthousiasme, Jean Renaud, tal restora le mendiant Mardoch«.es plus qu'un homme, tu es un J'ai déjà su imposer silence à mon dieu ! cœur, j'en arréterai les batte- Jean Renaud secona la téte.meuts: si vous le jugez néees- \u2014Je vous l'ai déjà dit, Rouve-|saire, pendant quelque temps je nat, je ne veux pas {troubler la|cesserai de voir ma fille: mais tranquilité de Jacques Mellier.: , Rouvenat, qu'elle ne souffre pas ;l'impatiente (sa fille qu'il faudrait lui rendre.| Ils entrérent dans la maison : -Où est Mlle Blanche ?de-! à la servante.| \u2014Je wnse ( welle est dans si I 1 [1 fit un signe à Jean Renaud, ; qui le suivit.y Rouvenat ouvri* la porte de sa | chambre et y {lt entrer 1-+ père de! | Blanche, en lui disant : \u2014Tu vas m'attendre ici .ane pas trop ; je serai! \u2014C'est donc vrai, Rouvenat, | | TOUTE MARCHAN- ISE QUE LES MARCHANDS Ne TIENNENT PAS mm rte rm Qrdinairemerten stock, Ecrivez directement A LA MAISON 1.PAQUET 167-149-171 rue St-Foseph QUEBEC Ou venez faire une visite, et VOUS serez certain de trouver, dans tous les cas, l\u2019article demandé | NOUS TENONS PAR EXEMPLE.le plus grand assortiment de tout le district en Ornements d'église et Chasublerie DRAP D'OR ET ARGENT, DRAP À CHASUBLE eu or fin et demi-fin.moiré, frisé, étin- cele SOLE, moiré antique et damassée, DRAP A CHASUBLE et étole, en or fin, moire antique DEVANTURES D'AUTEL, au patron, en soie blanche moisée, avec broderie d'or CROIX DE CHASUBLE, en soie, damassér.GLANDS or et argent assortis, PAILLETTES ET PIERREN, i ; TE ARTHABASKAVILLE., Nous venons de recevoir un assortiment très complet pour le printemps.et nous divisons comme suit : | our les Dames Le secret de ma force ost là.trouvez le moyen de l'empêcher! \"Ussi bref que possible.\u2014C\u2019est bien, c'est bien, dit Rouvenat.nous vela tout à l'heure : tu as su te dévouer, nous saurons faire notre! devoir.Il faut que Blanche soit heureuse, elle le sera\u2026 Ah! ce jour qui nous éclaire est le plus beau jour de ma vie! Lucile est morte.sans doule ; mais Edmond son fils, existe ; il sera le mari de Blanche, c'e t mon réve depuis treize ans, depuis le jour où je l\u2019ai tenu dans tnes bras à Saint- Jrun, dans une pauvre chambre d\u2019'auberge.Le domaine du Seuil lon.toute la fortune de Jacques Mellier est pour Edmond et pour ta fille, Tean Renaud ; c'est la vo lonté de Jacques.\u2014C\u2019est à Gray qu'ils se sont rencontrés, et tout de suite ils se sont aimés.Cela devait arriver ainsi, Comme le haswrd, non, la Providence conduit bien les choses ! Jean Renaud, il y a là l'in- tesvention divine; Dieu veille sur nos chers enfants.\u2014Et dire qu\u2019il y a quelques jours il était devant moi, que je lui ai parlé, que je n'avais qu\u2019à tendre les bras pour le tenir sur mon cœur, et que rien ne m'a averti.Aucune voix ne m'a crié : \u201cC'est lui, c'est Edmond, c\u2019est l'enfant que tu cherches, que tu attends depuis si longtemps !.\u201d Il me disait : \u201cT'aime Blanche!\u201d Et moi, brutalement, je lui ai répondu : \u2018Vous avez tort, je vous défends de l'aimer!\u201d Et je lui ai fait promettre qu'il ne chercherait pas à revoir Blanche, qu'il ne se montrerait plus sur les terres du Seuillon.Ah! si j'avais su !\u2026.Quand je l'ai vu à Saint-Irun, il était jeune ; n'importe, j'aurais dû le reconnaître.Et pourtant, je ressoulais pour lui une secrète sympathie ; c'est mou cœur qui parlait ; je n'ai pas compris!\u2026.Mais il reviendra, n'est-ce pas, Jean Renaud.il reviendra ?\u2014Je l\u2019espère ! \u2014Tu n\u2019en es donc pas sûr ?\u2014Rouvenat, pour qu'il res ien- ne, il faut qu\u2019on J\u2019appello.\u2014Paris est grand, où le tron- ver ?\u2014Je le sais.-Tu as son adresse ?~ Oui.\u2014Ah ! tu as été prévoyant, tn sauves tout ! \u2014Son adresse, la voici, dit Jean Renaud en tirant un papier de sa poche ; il l'a écrite lui-même sur reparlerous de! de souffrir! Vous voulez chercher le fils de Luvile, continua t-il d'une voix oppressée ; prenez garde, Ronvenat, prenez garde\u2026Si Edmond apprend que\u2019 Blanche est la fille de Jean Renaud, il sern épouvanté, il aura honte de l'amour qu'elle lui a inspiré! Alors vons serez forré de lui dire que Jean Renaud, con: damné comme assassin.était innocent, et il vous sera bien facile de lui cacher le nom du meurtrier de son père.Ce que vous aurez révélé au fils de Lucile, il laudra l'apprendre à Blanche.Elle aime Edmond, j'en suis sûr ; comme je vous le disais tout à l'heure, ne croyant plus pouvoir être heureus* à cause du nom flétri de son père, elle éproure un violent chagrin auquel son amour pour Edmond n'est pas étranger, Soyez-en certain, Rouvenat, tant que Blanche se croira Ia fille d'un asassin, elle ne retrouvera ni son sourire, ni sa gaité, nt les fraiches couleurs de ses joues.\u2014 \u201cJe ne veux pas, je ne dois pas aimer, m'a-t-elle dit; quand on est la fille d'un forçat, on ne se marie pas! Que M.Edmond ne pense plus à moi qu\u2019il m'oublie !\" Une grande douleur peut seule dicter de semblables paroles.Evidemment, elle se croit indigne de l'aff-ction d\u2019un homme honné- te C'est affreux, Rouvenat, affreux qu'elle ait cette pensée ! \u2014Oui, mais elle ve In gardera pas longtemps, dit Rouvenat en £0 levant ; maintenant partons.\u2014Pour al\u2019er où ?\u2014 Au Seuillon \u2014-Rouvenat, quelle est intention ?\u2014Jean Renaud.un proverbe dit : \u201cQui veut la fin veut les moyens.\u201d Je vais voir si je\u2019 saurai le mettre en pratique.Autrefois, mon cher Jean Renaud, pour Jacques Mellier of pour Lucile j'ai accepté ton dévouement sublime ; après le dévouement le sacrifice, ce serait trop !.Le mendiant Mardoche n\u2019existe plus.\u2014Quoi! vous voulez ?.\u2014Que Blanche, que notre fille votre \u2018soit heureuse ! \u2014Rouvenat, réfléchissez.Vous avez le droit d\u2019attendre encore un an avant d'> tenir la promesse que vous 1n'avez fuite daus la prison de Vesoul\u2014 Si j'attendais seulement à demain.je serais un misérable ! aller| \u2014Ob ! ménagez-la, dit Jean Re-| naud d'une voix treinblante :! n'allez pas trop vite, ne lui dites | pas cela brusquemeut, elle est! tellement sensible.\u2014Sais tranquille, Jean Renaud! Blanche est vaillante : d'ailleurs, ve n'est pas le bonheur qui tue.Ils échangèrent une poignée de | mains et un regard, puis Rouveuat alla frapper à ln porte de Blanche ! \u2014 Est-ce toi, parrain ?demau- da la jeune fille.\u2014Oui.\u2014Tu peux entrer Rouvenat ouvrit li porte et lal referma derrière lui.Blanche était assise prè.d> sai fenêtre, ayant entre les mains une lapisseriv à laquelle ell+ tra- vaillit.Rouvenat prit ane chai- sv et s\u2019a sit pros delle.\u2014Tu as encore plouré, lui dit- il aftectucusement.! \u2014 Allons.ne me gronde pas ; je tächerai d'être plus raisonnable ; pour ne pas te faire de la peine.\u2014Te gronder, ce n'est guère mou habitude ! \u2014C'est vrai, parrain, il we semble que tu ns été longtemps | absent.As-tu vu le bon Mar-i doche ?\u2014Je l'ai vu ; nous avons mème «ausé longuement ensemble.\u2014ÂA-t-il accepté ?| -Oui.\u2018 \u2014Oh ! je suis bien contente ! \u2014 Blanche, sais-tu que j- pour- ruis être jaloux ?+ \u2014Jaloux ! -Tu aimes tellement Mardoche\u2026 \u2014C'est vrai, je l'aime beauconp.Pourquoi cela ?Probablement parce qu'il est malheureux.Chaque fois que je le vois, j'épronve uue émotion extraordinaire que je ne puis définir Rouvenat rouriait.-Tu ris, reprit-elle avec mé-, lancolie ; ah ! tu sais bien que je ue peux aimer personne autant que toi.C'est égal, c\u2019est une satisfaction pour moi de savoir que le pauvre Mardoche ne sera pas obligé de mendier.Consent-il aussi à ailer demeurer à Civry ?\u2014I1 n'a pas dit non ; mais rien n'est encore décidé ; il pout se faire qu'il reste tout à fait à la ferme.\u2014Alors, je n'ai rien à dire, tu sais mieux que moi ce qui est le plus convenable. suivre CORDES, soutaches, ganses, or faux, fin et ani-fin.DENTELLE or et argent.FR ANGES ET TORSADES, soie, orange pâle.argent, or fin et mi-fin FIL D'OR CLAIR, frisé, diaman t CANNETILLES OR MAT.perlé ef brillant, et argent.FLEURS ARTIFICIELLES parares dante] en tous genres.Nous appelons aussi notre attention sur notre GANTERIE DE LUXE nos TAPIS ET PRELARTS de tout prix et grandeurs nos CHAPEAUX unportés pour dames, notre grand atelier de couture où nou.confectionnons tous les articles et lingerie p or Dames, Notre choix sans égal D'ETOF- FES A ROBES et MANTEAUX, dans les HAUTES NOUVEATES Notre comptoire de SOIES et SOIERIES, Japonaises, fleuries, ombrées, brochées, Surah, Peaude-soie, Bengalines rayées, pongées, etc.Notre comptoir d\u2019Imperméables Lte., Ete, Etc.Importation directe ET Bon marché Quand vous venez à Québec, ne manquez pas de visiter notre vaste établissement 187-169-171 Rue St-JOSEPH, Z.PAQUET et Etoffes a Robes variées\u2014de 20c.a $1.25.Doublures de tous genres\u2014de se.4 25c¢.q : ; Chapeaux garnis par ln maison Thomas May de Montréal.50 doz.Chapeaux de paille pour femmes et enfants.| Corsets D & A de 500, 75e, $1, 81.25, à 31.50.Broderies \u2014 Dentelles\u2014 Rubans\u2014Garnitures en soie, en laine, en perle, de 5e à $1.00 lu verge.: Mousselines de fantaisie\u2014Points à Rideaux.| Ma\u2018inées de 75e, $1.00, $1 25.avec collets et poiguets détachés.Gants Fil, Taffetas, Soie, Kid\u2014de 10e, à $1.25, (au, : 250 pièces d'Indienne\u2014de 5e à 120.la verge.Souliers à bouts pointus, ronds, carrés.; Bas de Coton.en Fil.en Cach-mire\u2014se, 10e, 25c à 50c.: 45 Nous sommes heureux d'annoncer A nos nombreux clients que nous venons d'étre nominé agent pour les paivons Butterick.Parfums de Roger & Galet.\u2014 Dentifrices Liquide\u2014en pâte\u2014en poudre, de Grossmithour les hommes Chapeaux durs, mous, noirs, bruns, \u2018pour hommes, garçons.enfants, dans les pailles.! Tweeds, Serges, Etotfes à pantalons, fouruitures de 1re qualité.Habillements confectionnés par les meilleures maisons de : Montréal.| Habillements de Première Communion.Li Chaussures, Nouliers, Bottines, Congress en Dongola : Chèvre, Veau glacé, Buif'à l'huile, de $1.00 à $4 50.; Chemises fines, Cols, Collets, Poignets, Bretelles.Mouchoirs, linperméables, Bas de coton, en fil, en cachemire.lp , Savons fius, Boutons de toute espèce pour toilette\u2014 Brosses, cignes.o 0 Tupis de luine, tapis de corde.tapis tapisserie, 10e, 15e, 25e, 50e, 90e.| Articl-s de luxe pour Cadeaux.J.B.OUELLET.DCT ATT ! 1 CAROLINA DEL MONTE CALEDONIAN CIG ARES MANUFACTURES PAR MAHEU & DUFRESNE VICTORIA VILLE doo.08108 88+ 0 $+ $B Br B+ BB B+ B+ u Gr BBS Be Gu Pe br gris, dans tous les prix ; ainsi qu\u2019un assortiment complet Horloger-Bijoutier 7 VICTORTAVILLH.UNE VISITE SOLLICITEE 31 oct.96.\u20141 a.FONDERIE DE - - - : - VICTORIAVILLE BUTEAU & PROULX PROPRINTAIRES MANUFACTURE DE: ENGINS, BOUILLOIRES, MOULINS A BATTRE, A BARDEAU, A SCIE ET A CARDER, POELES, EVIERS, POMPES, CHARRUES, VAISSEAUX EN FONTE, etc.etc.ET TOUTES ESPECES DE MACHINES.Spécialité : MOULINS A BARDEAU Conditions Libevales 30 jan.97\u20141 a. L\u2019ECHO DES BOIS-FRANCS L'Beho des Bois-Prancs, Journal hebdomadaire \u2014PURLIE \u2014 A Arthabaskaville.P.Q.Nul écrit Enséré sous nem respousable PRIN D'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis; $1.00 payable d'avance TARIF DES ANNONCES : Ire inscrtion,.L120 pariigne ce +0 8 Conditions spéciales pour autionces d'atliices rapports, réclames, ote | ote .\u201c J\u2019Echo des Bois-Francs ARTHABASRAVILIE 13 Sert 1517 Le devoir du moment, C'est un fait accompli que M.Joseph Lavergne est fait juge.Cette nomination ouvre le comté pour une nouvelle élection.Certains nous ont posé la question, à savoir s'il est opportun de faire une lutte au candidat que choisira le parti libéral dans les comtés de Drummond et Arthabaska, ou pour mieux dite une faction du parti libéral, Il y a des circonstances ou les luttes sont tout à fait inutiles : mais dans le moment présent.bien que le parti lihé- ral soit au pouvoir à Ottawa et qu'il ait à sa disposition toutes les ficelles dont parle \u2018un Vieux Rouge\u201d du journal ftéreil, nous croyons qu'il y aurait plusieurs chances de succès dans nos cam.tés pour un candidat conservateur.Nous connaissons déjà le candidat libéral et nous avons la certitude.qu\u2019avec un peu de bonne volonté, les conservateurs pourroient renvoyer à ses quartiers le candidat libéral.Nous avons eu des luttes de géant dans les comtés de Drummond et Arthabaska.Tous se rappellent la lutte mémorable de 1575 dans laquelle, sir Wilfrid Lautier.malgré toutes les forces du gouvernement MacKenzie aun pouvoir et de fortes majorités libérales, eut à prendre le chemin de son étude.Et pourtant, les libéraux chantaient vie- toire longtemps avant l'élection : c'était une chose certaine à les entendre parler.A Vamaska, n'a ton pas vu un chef libéral puissant, défait le 11 de mai par un jzune homme de 26 ans ?Le gouvernement libéral a bien des comptes a rendre depuis un an qu'il est au pouvoir.Les affaires vont mal partout ; des milliers d'ouvriers à Montreal, Ontario et dans toutes les villes du Ca nada sont sans ouvrage, par suite du tarif nouveau imposé par le gouvernement libéral à la dernière session.La dernière session a été un désastre, De tout le fameux programme édicté au commencement de la sesion, à peine si On a pu faire passer quelques mesures.la dernière session bien qu'infrue- tueuse a enregistré le plus grand scandale dont qarlera l'histoire parle mentaire ; nous voulons parler du fa meux coup du Drummond, que la plus grande partie des libéraux et des jou naux libéraux ont désavoué.Les dépenses du gouvernement ont cté augmentées de dix millions de pias tres en une seule année, quand les libéraux chantaient sur tous les tons que les conservateurs faisaient du gaspillage.Nous ne cesserions pas s\u2019il fallait énumérer tous les actes d'incapacité dont a fait preuve le gouvernement libéral depuis son avénement au pouvoir.Notre devoir est de donner une bou- ne leçon à ces chefs au petit pied, qui gouvernent en tyran, lorsqu'ils ont l'ac- Casion d'écraser leurs semblables.Rien n\u2019est impossible à qui veut.Que les chefs (conservateurs se donnent la main ; que les conservateurs examinent un peu ce qui se passe, qu'ils y mettent l'enthousiasme des luttes d'autrefois, et la victoire sourira encore une fois, le drapeau conservateur flottera triomphant sur les deux beaux comtés de Drummond et Arthabaska.Leur - \u2014 sort est lié Véeux ÎMouje ne connaît pas de vacances, ou peut-être vout-il en profiter pour rappeler au ministre des \u2018lravaux Publics que les banquets qu'il se fait donner ici et là et les honneurs sur com mandes qu\u2019il reçoit durant ses voyages ne doivent pas l'élourdir au point de croire qu\u2019il jouit de l'estime et du res pect de son parti.Chaque semaine, V'évux Rouge vient fidèlement rappeler au ministre des Travaux publics les sentiments de défiance et de mépris qu\u2019il provoque chez les vieux partisans des principes libéraux.Son dernier écrit de Vieux fouge n'est pas le moins piquant.\u201cEn toute chose, dit-il, il y a une raison, un motif, un but, L'homme n\u2019agit pas machinalement, au hasard Une idée quelconque le pousse toujours ; elle est noble chez quelques-uns ; basse chez d'autres : égbiste chez un certain nombre ; intéressée chez la plupart.Avant de croire aussi bénévolement que M.Tarte est le sauveur du parti libéral, avant de lui tresser des couronnes, avant de proclamer qu'il a abandonné le parti conservateur pour le simple plaisir de faire arriver les libéraux au pouvoir, s\u2019est-on jamais demandé en somme pourquoi M.Tarte était sorti du parti conservateur, et surtout pourquoi le parti conservateur l'avait laissé partir?Car ce n'est un secret pour personne qu'il n\u2019eût pas fallu grand chose, un simple signe, pour faire réintégrer dans le tiroir de McGreevy les papiers qu\u2019un Murphy avait confiés à M.Tarte.Pendant assez longtemps, les bons vieux libéraux, représentés par le G/obe, qui se méfait alors comme de la peste de M.Tarte, qu'il gobe si naïvement au- jourd'hui.ne voulurent rien avoir a faire avec ces fameux documents dont on ne leur montrait que des bouts ou des copies.C'est seulement le jour où, un à un, les papiers furent entrés jusqu'au dernier dans le coffre-fort du G/obe que ce journal entama la campagne.Alors M.Tarte avait brûlé ses vaisseaux et le parti conservateur l'avait bel et bien laissé partir : cepenpant il ne se décourageait pas ct annonçait bruyamment Qu'il avait encore d'autres documénts.C'éta.t la dernière bordée et anssi l'expression du dernier fol espoir que l'an cien troupeau le rappellerait dans son sein ! \u201cPersonne ne le rappela.\u201cVoilà M.Tarte dehors ; va t-il fonder un nouveau parti, un parti unique, uni-personnel ?non, Non il vient tout droit au parti libéral.\u201c\u2018Parbleu, il n'y en avait pas d'autre.Le parti libéral l\u2019a accueilli à bras ou- Verts et il a eu raison c'etait une recrue.\u201cLe devoir d'un parti est de prosély- tiser, de se renforcer, de s'accroître tant qu'il peut et pour cela il n\u2019y a que deux ressources : l'occasion à ses rangs de la jeunesse qui atteint l'âge électoral ; l'en trée des conservateurs qui se convertissent.\u201cLoin de nous l'idée de repousser ces néophytes, mais nous voulons qu'on les traite en néophytes et pas autrement.Nous nous opposons qu'on les mette aussitôt à la tête du parti, qu'on leur confie les secrets et la caisse dont nous savons qu'ils ont fait un si mauvais usage chez les autres.\u201cLarsque deux armées sont en présence, il arrive souvent que les déserteurs traversent les lignes ; des officiers supérieurs changent même quelquefois de camp.Mais quand ces déserteurs se rendent aux avant-postes, on leur bande les yeux puis on les conduit sur les derrières de l'armée et on les tient là jusqu'à la paix.\u201cSe figure-t-on qu'on va leur donner des commandements, qu\u2019on va leur confier l'étude et la confection des plans stratégiques ?* Surement non.Dans l'arméé, où l'on se contente encore de la bonne vieille morale primitive.on sen tient à la maxime : \u201cQui a trahi trahira.\" Toutes les finesses psychologiques de la diplomatie ne peuvent lutter contre ce gros et simple bon sens.*\u201c Comment le parti libéral a-t-il pu agir autrement.c'est ce que naus ne pouvons comprendre «1 c'est aussi une imprévoyance, dont on voit chaque jour les effets de plus en plus ef frayants ?* Quelle est aujourd'hui l'œuvre de M, Tarte dans le parti libéral?C'est une œuvre de désagrégation qui s'accomplit d\u2019une façon réglée, mathémati que.Il travaille lentement mais sûrement à faire tomber en pièce le vieux parti libéral.Un à un on aban donne les vieux principes qui ont fait sa force et qui lui ont permis de passer au travers les affres de l'opposition.* Les solides maximes d'honnêteté ct de patriotisme qui faisaient la furce du vieux parti rouge sont jetées aux orties.Le péculat et le népotisme fleurissent jusqu'au jour où tout s\u2019écroulera et sur les débris fumants de ce qui fui un parti honoré et puissant, on verra alors surnager un \u2018Tarte grimagant, Prêt à tendre la main à une autre force pour en faire une autre ruine.\u201c Il nous semble pourtant qu\u2019il doit être temps encore de prendre les mesures de sûreté que nécessite la gravité de l'état actuel.On doit encore pou voir porter remède.Mais il faudrait agir vite ct promptement.\u2018* Nous n'avons pas Pimprudence de demander brusquement qu'on arrache 4M.Tarte son portefeuille ct qu\u2019en le mette froidement à la porte comme un valet de chambre congédié.Pas du tout ; nous sommes plus polis que cela et surtout plus prudents, l\u2019expérience du passé doit nous servir.En cuisine il y a un chapitre qu'on intitule \u201c l'art d'accomoder les reste \u201d ct nous savons que M.\u2018Tarte est passé maître dans l'art d'accomoder à sa sauce tout ce qui lui reste dans tes main.* Eh non, nous voudrions qu'on lui fit une oisivetée, qu\u2019un lui donnât tout ce qu'il veut à condition qu'il ne fit rien luimême, qu'il ne pût pénétrer dans ancun département, lire aucun papier, écouter aucune transaction et faire aucune nomination.l'on pour rait trouver pour lui un poste très honorifique, très bien payé mais très loin du Canada, de façon qu'on le voic très rarement.Voilà qui nous plairait encore davantage.On pourrait l'expédier dans quelque pays où l'opposition a besoin d'arriver au pouvoir, puisque c\u2019est sa spécialité de faire ces sauvetages.\u2018Tout en un mot, pourvu qu'on ne le voie plus au Canada.Sa présence dans le parti libéral signifie la chute de Laurier à l'expiration de ce Parle ment, Ne vaut-il pas mieux empêcher cela avec un peu d'énergie et de nerf ?\u201c* Qu'on case M.Tarte.\u201c Qu'on le décore ! * Mais qu'on nous en débarrasse.VIEUX ROUGE, \u201d Comme on le voit, Vieux Rouge ne regarde pas au prix pour se débarras ser de M.Tarte, N'importe quoi.\u2014> 0e \u2014 \u2014.\u2014\u2014 Un nouveau juge De la * Vérité \u201d M.Lovergne associé légal de M.Laurier et député féiléral des comtés unis de Drummond et Arthabaska, vient d'être nommé juge à Aylmer, en remplacement de M.Mailhot qui à donné su démission À cause do l\u2019état précaire de sn santé.Cette nomination est mauvaise, M.Lavergue peut\u2018être un excellent avocat, mais il est partisan avéré.Depuis de longues années il est activement mèlé aux luttes politiques.Les libéraux, lorsqu'ils étaient daus l\u2019oppu- sition, avaient l\u2019habitude de protester contre du semblables nominations faites par les conservateurs.ls disaient, avec raison, qu\u2019un magistrat qui u été partisan toute sa vie ne saurait inspirer confiance aux justicinbles, 1ls demandaient, à hants cris, ln réforme de la magistrature.Arrivés au pouvoir, ils font exactement ce qu'ils condamnaieut chez leurs adversaires ! La Vérité à toujours protesté, sous le régime bleu, contre l'élévation à la magistrature de partisans avérés et actifs.Elle proteste non moins vigoureusement contre cet abus aujourd'hui que co sont les rouges qui le commettent.o rétablissement Nashua N.H.9 nout, 1896.Roy & Boire Drug Co\u2014 Ayant fait por- sonnellement usge fu MENTHOL COEGH P, j'ui obtenn un prompt retablisse- ment.Jo cortifie son efficacité et je n'hésite pas de le recommander dans toutes les affections pultimonuires rhuines bronchites aigues.Dr E.Simard, De prompts 74 Canal St, Il revient à la charge | Echo du Pelerinage du 3 aout Le Simcoe Reformer, organe libéral, revient à la charge contre le ministre des travaux publics, et à l'article que M \u2018Tarte a publié récemment dans la Patrie il oppose la verte réponse qui suit : \u201cle Reformer accueillerait avec grand contentement la publication d'un état convaincant qui prouverait avec pièces à l'appui, ne laissant aucun doute dans les esprits, qu'il n\u2019y x aucune liaison entre le coup de Drummond et l'achat de la Patrie.Le Reformer est un journal LIBERAL et désire donner un appui au gouvernement de M.Laurier, et si M.Tarte peut blanchir ses bas, nous en serons heureux ; en attendant, néamoins, nous prenons ses pures dénégations pour ce qu'elles valent.C'est loin d'avoir été une tâche plaisante pour nous de signaler en combien de points le gouvernement a violé les promesses faites par notre parti dans l'opposition.Des approbations de notre attitude nous sont venus d'un grand nombre d'endroits du Canada.Nous croyons que des dizaines de milliers de libéraux du vieux lignage sont d'accord avec nous, et nous pouvons assurer l'honorable ] 1.Tarte que son simple démenti relatif à l'achat de Ja Patrie ne suffira pas à calmer les es prits.Il aurait dû faire suivre son dé menti de quelque chose de plus catégorique qu'une demi verge d'invectives dans son journal.Le /rformer combattait les combats du parti libéral lorsque M.Tarte en était à pressurer les entrepreneurs pour en tirer des 9m munitions propres à détruire le gouver nement, et vraisemblablement notre journal continuera ces bons combs lorsque M.\u2018Tarte sera retourné à ses anciennes occupations.Nous n'avons aucune faveur à demander au czar du département des travaux publics, ni nous n'avons aucune raison de nous effrayer de ses tonnerres de journaliste, si soigneusement reproduits par l'im partial G/v&-.Comme nous le disions au début, l'achat de la Z'utrie n'est qu'un accident, l'accusation contre le gouvernement porte que l= marche: relatif a l'achat du chemin de fer du comté de Drummond était corrompu dans sa source, et que certains courtiers politiques se seraient fort enrichis si le coup cût été consommé.Le temps et un sévère examen dem ntre ront seuls lequel, de notre journal ou de honorable J.-Israël Tarte, a été le meilleur ami du libéralisme honnête, \u201d LES ACTIONS DF GRACES Que nous devons rendre à I'Angleterre pour tous les bienfaits dont elle nous a comblés M.Laurier, depuis quelques années nous a répété dans plusieurs de ses ha rangues politiques que nous devons à l'Angleterre des actions de grâces pour tous les bienfaits dont elle nous a comblés.Maintenant que la fièvre de la loyauté s'est un peu ralentie en Canada depuis le jubilé de la reine, il est bon de citer quelques points de notre histoire pour faire voir sur quoi nos actions de graces doivent se baser.Est-ce parceque I'Angleterre a maltraité, tyrannisé pendant si longtemps, massacré, expulsé nos pauvres frères les acadiens ?Est-ce pour cela que M.Laurier veut nous faire rendre des actions de grâces à l'Angleterre pour ses actes de vandalisme et de tyrannie diabolique exercés contre les acadiens, nos frères ?Est-ce parceque l'Angleterre a fat à nos ancêtres une guerre incessante de 150 ans pendant tout le temps que nous avons été sous la domination fraçaise ?Est-ce parceque pendant tout ce temps l'Angleterre n'a cessé de soulever contre nos pères les différentes tribus sauvages, et surtout les Iroquois pour nous faire détruire et massacrer par eux ?lst-ce parceque les anglais, pendant la guerre de la conquête ont brûlé, détruit, dévasté toute la côte sud du fleuve Stlaurent depuis Kamouraska jusqu'à Lotbinière, l'He d'Orléans ct toute la côte de Beaupré ?Combien d'actions de grâces devons nous à l'Angleterre pour ce vandalisme inouï ?Est-ce parceque les Anglais dans le siège de Québec ont bombardé sans miséricorde pendant deux mois et détruit presque entièrement cette pauvre et infortunée ville de Québec ?Est-ce parceque depuis la prise de Québec les Anglais nous ont maltraités de toute manière ?Est-ce parceque pendant toute la du rée de l'acte de 1791 et sous le régime colonia! maîtrisé par le parti anglais, le Gouverneur, le Conseil Législatif et le Conseil Exécutif, les membres du par lement n\u2019ont jamais pu obtenir justice ?\"st-ce parcequ\u2019en 1837 et 38 l'Angleterre, sous le commandement de John Cotborn et sous le règne de notre bon ne reine Victoria, on a brûlé, pillé et dévasté nos campagnes, emprisonné des milliers de nos compatriotes, pendu plusieurs de nos bons patriotes, exilé des centaines de nos patriotes au bout du monde en Australie ?Est-ce parceque tous ces actes de ty rannie et d'oppression ont été approuvés et sanctionnés par la reine Victoria au commencement de son régne?Le Canada a envoyé des adresses de loyauté et de remerciements à la reine lors de sa fête jubilaire.Les Irlandais n'ont fait rien de la sorte.Arthabaskaville, 9 août 1897.LE CITOYEN P.BLANCHET.+ \u2014e
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.