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Titre :
L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial
Un journal conservateur qui s'efforce de s'adapter aux goûts du jour.
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Société de publication du district d'Arthabaska,1894-
Contenu spécifique :
samedi 3 juin 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 1899-06-03, Collections de BAnQ.

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[" ; ©.> Gme Annèôe © AUGUSTE BOURBEAU, Editeur-Proprietairc 4 : ae t te.JOURNAL HEBDOMADAIR# CLE my Ev re sÉtortnraviLLE, > Juin 1899 ors co bi ye 3 ~ v.HO DES -BOIS-FRAN ORGANE DU C Te AC y ali ont PPE aT Tf Jative Teer wees \u201d A= at noi DENIS LEBLANC ,imprimeur.FEUILLETON DE *\u2018 ECHO DES BOIS-FRANCS * Costal l\u2019Indien \u2014\u2014\u2014 TROISIÈME PARTIE (Suite) Arroyo langa un regard de mépris à son associé, et après ces adieux, gui révélaient le caraciére des d-ux bandits, le premier donna l'ordre de rendre aux trois prisonniers les nrmes et les chevaux qu'on leur avait pris, puis il ajouls : \u201cQue six cavaliers se mettent en selle pourramener la fugitire ; qu'on bride mon cheval.car j'irai avec eux, «t Vous aussi, Bocardovous nous accompagperez.\" Bocardo ne répliqua rien ; mais il n'en fut pus de même de la femme d'Arroyo.\u2018\u201cQu'avez-vous affaire de cette -courense Ÿ dit-elle d'un ton aigre; h'avez-vous pas le baril de piastres ?\u2014Je vous ai dit que je la voulais, reprit-il l'œil cuflammé de colère et de désir, an de lirer une rançon de son père ; vous resterez ici pour veiller au trésor.J'irai, -ajouta-t-il avec un blaspheme.et «vous le trouverez bon, sinou\u2026 Le bandit tira son poignard \"avec Un geste si menaçant, que la femme n'osa plus s'ojyposer aux volontés de son wari.Pendaut ce temps, don Corne- \u2018No et ses deux compagnons s'empressaient de quitter l'hacionda pour gagner le lac d'Ostuta ; car .il était dix heures du soir, et la lune devait se lever à minuit Quant au malheureux don Fer- \"aando, personue ne pensait à lui prodiguer les soins que sou horrible état ré-lamait.Toutefois, avant d\u2019accompagner don Cornvlio, au lac mystérieux et à la montagne enchantée, nons devous revenir vers Gaspar, le message de Gertrudis, le Zapote :son compare et le colonel Tres- Villas, gue nous avons laissé dans \u2018les fourrés de bambous du fleuve.CHAPITRE VI OU JEAN EL ZAPOTE SENT SA VERTU CHANCELER \u2018Nous avons dit que Caldelas et don Rafael avaient fortifié 1'hacienda del Valle de façon à la rendre capable de résister à toutes Jes forces de l'insurrection dans la province.Indépendamwent de trois pièces de campagne fournies par le gouverneur d'Osjaca, don Rafael avait ohtenu que e gonvernement espagnol se chargen de la paye des hommes de la garnison, au nombre d\u2019une centains environ, en Ini laissant le commandement en chef.Cette charge, peu onéreuse du .reste au trésor du vice-roi, eût excédé les moyens du colonel ; sa fortune, quoique as- - sez considérable, n\u2019eût pas suffi, .comme on le pense bien, à l\u2019en- +tretien et à l'équipement de ses - soldats pendant près de deux ans.| La solde était par elle-même fort modique ; mais les droits de Péage payés par tout le commerce qui se fuieait entre Puebla et Oajjaco, et que prélevait le commandant de l'hacienda, la doublaient et au delà, d'où il résultait que là garnison ne songeait nullement à se plaindre de la longueur ni des fatigues d'um service aussi bien rétribué.Le lieutenant Veraegui, homme brave, entreprenant et aotif, chargé du commandement en l\u2019absence du colonel, s'était contenté depuis longtemps de se tenir sur la déf-nsive jusqu'an moment où il avait appris et fait savoir à don Rafael que la guerilla d\u2019Arroyo, était de relour dans la province.Il avait résolu alors d'en finir avec elle, s\u2019il était possible.Cependant, comme il était assez \u2018intéressé et fôrt peu scrupuleux, tout brave qu\u2019il était, il ne s'était pas pressé de mettre ses projets à exéoution.Il était bion aise d- laisser Arroyo s'enrichir et s'en- reisser de pillage, pour tirer à la fois honneur et profit de la dé- ronte du guerillero.En sa qualité d\u2019Espagnol, peu lui importait que les créoles fussent rançonnés, si le fruit des rapines d'Arroyo devait grossir ses prises.Ses soldats partageaient complètement 4 sn mauièr» de voir, et ceci servira à à expliquer comment il s'était laquelle il avait tué on pris et fait prendre une dizaine de ban- its.Le lieutenant Verargui se trouvait dans ces dispositions da nen- tralité philosophique, lorsque, le matin de ce même jour où don Rafael tâcsait de se dérober à la poursuite des hommes d'Arroyo, un message da gouverneur d'Oajaca lui était parvenu.Ce message lui intimait l'ordre d'avoir à en finir le plus tôt possible avec les brigands qui in fes- taient la province.et lui annon- Çait l'arrivée d\u2019un renfort d'une soixantaine d'hommes d« milic-s provinciales pour le soir mètre Le Catalan maugréa quelque peu à la réception de cet ordre, qui le forçait à diminuer ses bé néfices en hâtaut l\u2019exécution de ses projets ; mais il ne songea pas na instant à lui désobéir.Seulement son humeur, naturellement peu enduraute à l'égard des insurgés, ne s'adoucit pas de ce temps ci, et ne présageait rien de bon pour ceux qui auraient le malheur de tomber entre ses mains.Si l'on ajoute à cela que le message basait cette injonciion d'en finir au plus vite avec la bande d'Arroyo, sur la nouvelle de la, marche prochain» de Morelos eur Oajaca, de la levée du sière de Huajapam et de la déroute complète des assiégeanta, on concevra combien le lieutenant catalan se reprocha la mausuétude dont il avait usé vers les quatre baudits qu'il avait fait pendre par le cou, au lieu de les faire pendre par les pieds, comme leurs trois compa- gnous.Uno heure environ après le passage du capitaine Lantejas devant l'hacienda del Valle, et quelques minutes seulement après que, grâce aux ombres de la nuit, ler têtes suspeudues à la porte purent être enlevées par ordre d\u2019Arroyo, deux individus s'approchèrent des murs crénelés du manoir de don Rafael.Ces deux hommes étaient le messager Gaspar et son compère Juan el Zapote, qui avaient attendu l'obscurité pour se glisser jusqu'à l'hacienda, de vrainta de tomber le jour entre les mains des guerilleros qui la bloquaient.Tous deux s'étaient tenus cachés jusqu\u2019au delà du coucher du soleil, et ils avaient d\u2019antant moins couru de risque de se fuire prendre par les gens d'Arroyo, qu'on sait que celui-ci les avait rappelés pour concentrer toutes ses forces sur San Carlos.\u2018Je ne vois personne autour de nous, ma foi! tout est désert par ici, dit le Zapote quand tous deux furent parvenus À l'entrée de la longue allée de fréues qui précédait l'hacienda.Selon touts probabilité, mes ex-compagnons ont levé le siège.Pourquoi ?\u2014Peu nous importe, répondit Gaspar ; l'essentiel est que nous voici en sûreté sous ces arbres, et que dans une minute nous serons dans l'hacienda.\u2014C'est égal ; j'aime à me rendre compte des choses de ce monde.\u2014Bah ! ovançons toujours, dit Gaspar.x \u2014Doucement, compadre ; il est des précautions à preudre.Si la vertu est luorative, encore faut-il la pratiquer avec intelligence, et ma tournure.toute militaire pourrait paraître suspecte aux sentinelles : nn coup de fusil est si vite lâché! -\u2014Il est de fait, mon cher Zapote, que tu as une diable de physionomie dont tu devrais tâcher de te défaire.\u2014U'est la mauvaise compagnie qui a déteint sur moi; j'ai en tant de malheurs ! \u2014Eh bien! je vais m'avancer seul et me faire reconnaître de la sentinelle ; puis je täntroduirai \u2018comme un homme dévaué à don Rafael Tres-Villas, et qui s'offre, pour ls délivrer.\u2014Justement, pourvu que le colonel vive encore \u2014Qui va là ?cris la voix .re- teutissante d\u2019une sentinelle.\u2014 Ami ! repartit Gaspar en s'a- vangant seul, tandis que son com- paguon, par une défiance exagérée de sa physionomie martiale, puis- qu'il faisait nuit, se mettait .instinctivement à l'abri derrière le tronc d'un gros frêne.\u2014Passez au large! reprit la sentinelle.\u2014J'apporte des nouvelles importantes: du colonel Tras: Villas, dit Gaspar.\"4 borné jusqu'alors ls sortie dans uiquer nu lieutenant Veraegui, ajouta le Zapote sans se montrer.\u2014AÂh ! et combien êtes-vous ?\u2014Deux, répondit Gaspar à la sentinelle.\u2014Âvancez sans crainte alors.\u201d Lrs deux hommes franchirent l'allée de frênes, après quoi ln porte s\u2019ouvait devant eux, et, seul parmi ses anciens compagnous d'arm 8 qui bloquaient naguère I'hacienda.le Zapote put voir l'intérieur de la forteresse.Des sacs de terre, empilés derrière les murs d'enceinte.for maient un rempart d'une dizaine de pieds de largeur, jurqu\u2019à une haut-ur suffisante pour que les soldats, debout sur ce coffre-fort, pussent combattre à l\u2019abri du feu dvs assiégeants.Des almenas ov créneaux, qui n\u2019était que le pro- loug-ment des pilastres de la mu railfe d'enceinte, achevaient de donner un aspect de place forte à l\u2019hacienda del Valle.Une seule pièce de canon avait été hissée sur le rempart iutérieur, et les deux autres, chargées jusqu'à ln gueule, reposaient sur leurs affâts derrièr« la porte mas- give, an cas ol l'on [it parvenu à l'enfoncer du d.-hors, ou bivn encore en ouvrant tout à coup les vantaux, pour vomir un double flot de mitraille dans toute la longueur de l'allée d'arbres.En outre des meurtrières avaient été pratiquées près de cette port pour en délendre l'approche, et il en avait été ouvert également dans toute la longueur des quatre murs d'enceinte.Le lientenant Veraegui était occupé à jouer aux cartes dans sa chambre, située au rez-de-chaussée, avec un jeune alferez.À côté de lui, sur la table, se dressait une bouteille de l'eau-de-vie formidable de: Barcelone, pays «!: l'officier, blauche et forte com: l'alcool, vscortée de deux verres 1 d\u2019une pile de cigares de la Havane.Juan el Zapote ne put s'empêcher d'éprouver un moment du malaise quand des yeux du lieutenant enchdssés sous d'épais sourcils grisonnanis comme ses longues moustaches, un regard inquisiteur jaillitet l\u2019enveloppa tout entier.Le Catalan était un soldat de fortune, rude et grossier comme à sou début, (rapu, taillé pour porter l'a:mure plutôt que l\u2019uniforme de drap.De l'examen du Zapote, les yeux gris du lieutenant passèrent a celui de Gaspar, dont il se rappela tout de suite la figure.\u201cAh ! c'est vous ?dit-il en s'adressant au dernier; vous avez vu le colonel et vous m'\u2019apportez de ses nouvelles ?Est-il, grâce à Dieu, de ceux qui ont échappé au désastre de Huajapam ?\u2014Je ne sais de quelle affaire vous voulez me parler.Tout ce que je puis dire, c'est qu'il y a quelques heures il était traqué aus le bois, entre la route de Huajapam et 1'Ostuta, par les bandits d'Arroyo.\u2014Et ce n'est qu\u2019à présent, au bout de plusieurs heures, quand il n'en faut pas plus d'une pour venir de là-bas ici, que vous venez m'avertir d-s dangers que court mon colonel ! s'écria le vieux lieutenant avec défiance et colère.\u2014 Moi-même j'étais poursuivi comme lui par les bandits avec mon compère que voici, et nous n'avons pu nous échapper plus tôt.\u2014Ah ! je vous demande pardon, ainsi qu\u2019à votre compère, que j'aurais plutôt prig pour un ami d\u2019Arroyo que pour son ennemi.Où diable ai-je vu votre figure, mon brave ?: \u2014J'ai beaucoup voyagé, répon- Ait le Zapote, et il n\u2019est pas étonnant.\u2014Et le colonel vous a prié de venir vers moi ?interrompit Veraegui.\u2014Je l'ai rencontré sans le con- vaître ; je n'ai au que plus tard que c'était lui \u2014Voici ce qui devient incompréhensible,\u201d reprit le .Catalan, dont l'œil s'arma encore de plus de défiance.Gaspar raconta au lieutenant comment, au moment où il fuyait lui-même avec son compère, le colonel avait sauté d\u2019an arbro devant eux.et comment ils s'étaient séparés sans le connaître.Jusquelà tuut allait bien, mais le narrateur s'était fourvoyé dans une il Ini restait à expliquer comment \u2014Et nous voulons les commu- 9 celui-ci avait appris par ses an- \u20ac route dangereuse pour le Zapote ; ciens camarades que le fugitif u'ils venaient de voir était don afael lui-même Gaspar hésitait, et les regards défiants du lieutenant allaient de l'un à l'autre des deux compagnons.Le Zapote vint résolû- ment en aide 4 son compere.\u201cMon compadre, fit-il, n\u2019ose pas déclarer toute la vérité par précaution pour moi, et jeu la dirai à sa place, voici le fait : en sortant d'ici pour aller rejoindre le sei- gueur don Rafael devant Huajapam, mon compere a été pris par les batteurs d'estrade d'Arroyo, amend a son camp, et un grand risque de perdre la vie si.par égard pour notre compadrazgo el par amitié pour lui, je n'eusse -vzsenii à le sauver au péril de mes jours.\u2014 Vous étiez donc dans le camp d'Arroyo ?s'écria le lieutenant.\u2014On voit parfois un agneau parmi des loups, répondit le Zapote d'un tou de compouctiou.\u2014Oui, quaud l'agneau ressemble au loup à s'y méprendre.\u2014A tout pêché miséricorde ; j'étais un agneau fourvoyé, et voilà tout.\u2014Hum! un agueau hurlant, avec griffes et dents acérées.Enfin.continuez.\u2014J'ai toujours aimé la vertu, reprit le Zapote, «t, en ma qualité d'homme vertu«ux, j'étais fort dépaysé parmi tous ces bandits, quand mon
de

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