L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 22 juillet 1899, samedi 22 juillet 1899
[" ofâe Année \u201c > \u2014 AUGUSTE BOURBEAU, Edi teur-Proprietaire © le a.VICTÉRIAVILLE, 22 Juillet 1699 de Lactur XL : Ssemblée ' wa ORGANE DU COLON JOURNAL HEBDOMADAIRE DENIS LEBLANC, imprimeur.\u201c AMOÛR PERDU EL pourtant je \"ayais la douceur de ce rêve, Longuenient j'avais bu toute sa volupté Hélas il n\u2019a vécu que quelques heures brèves : Maintenant il n'est plus, a-t-il jamais été ?Judis j'avais rêvé de parcourir Te donn:nt tout mon cœur, te A force de t'aimer faire naître Mais t'aimer tout de la vie, guidant par la main, l'envie, \u2019 méme et sans nul lendemain.Marcher, marcher toujours dans l'extase et l'ivre»sa, À voir pour seul rayo Eutre tes bras, serré m'assoup l£t t'aimer follement n les éclairs de tes yeux, ir de tendresse, sANs qu'on puisse aimer mieux.Oh ! c'était un beau rêve et ce ne futqu\u2019un songe, Mon cœur était trop lâche et trop faible ma main, Aujourd'hui seul avec le chagrin qui me ronge Je pleure le passé qui fut sans lendemain.Jv m'en vais pour chercher de Je veux des vieux ba nouvelles tendresses, isers l'énc«rvante douceur, Je veux les mots si fous qui remplissent d'ivresse, Je veux l'amour perdu pour ranimer mon cœur.\u201cEn vain je vais chercher tout: Je ne puis retrouver 9 cvs belles choses, l'extase de jadis, \u201cTout hélss vst fétri, tout m- paraît mornse, Et je suis comme Ad *Eh bien, je m'en iiai dans ma Et ie nierai l'amour, nm banni du Paradisterrible route, je ne puis le ravoir, Dans 'dme de mes vers, je sémerai le doute, Et la négation de uo + plus saints devoirs.\u201cOui, je serai mauvais.aufant que Je puis l'être, Je veux faire saiguer .je veux ouvrir {es flancs, \u201cDonne, monde maudit, le meilleur de ton être, Pour y noyer mon cœur en un fleuve de sang.USAGES DU MONDE DES SUJETS DE CCNVERSA- TIONS \u2014\u2014 La conversation est-elle susceptible de perfectionnement ?Assurément oui: Chacun, en surveillant son langage, améliorera 1a conversation générale.II suffit pour «ela d'éviter certaines fautes que l'en commet d'ordinaire par inatienlion ou manque de bon vouloir.S'il ne nous est pas donné à tous de briller dans le monde, il nous est toujours facile | .vaux de notre profession.Autre écucil, la maladie: \u2018J'ai des pesanteurs d'estomac.\u2014Mes migraines durent vingt-quatre heures Mes digestions ne se font pas \u2014Lvs nuits sont bonnes, mais dans le jour j'ai des somnolences.\u201d Et souvent lorsque vous entrez dans un salon.que vous entendez parler de tant de tant de maux et de tant de remèdes, vous vous étonnez que les mêmes gens, au lieu de se mettre au lit et d\u2019appeler le médecin, aillent an spectacle et au bal le mé- me soir.Ils ne sont malades que pour de n\u2019y être pas ennuyeux.On a souvent jeté la pierra à ceux aui parlaient de la pluie et du beau temps ; il est presque impossible cependant de se passer de ce sujet de conversation.Tout le monde s'intéresse à la chaleur et au froid, au vent et à la pluie, à la neige et à la tempête, à la grêle ou à la rosée : agriculteur, homme du monde, chasseur, marin, on malade dont un changement de température renouvelle les douleurs.Peut on faire une partie de plaisir sans escompter les fantaisies du soleil?Pent-on \u201cplanter sans désirer une ondée - qui rende le terrain plus favora- -ble ?Ne bannissons donc pas la pluie ot le beau temps de la con- \u201cversation.Il n'y a du reste pas de limites \u2018à prescrire aux sujets de conver- tation pourvu qu'ils n'offensent pas la morale ; que celui qui parle ne soit pas ridicule, que ceux qui écoutent ne soient pas ennuyés ; voilà la règle.Nous pou- voue obtenir de chaquo causeur quelque chose d'utile et agréable ; les esprits graves nous feront penser, les esprits légers nous distrairont.Cependant il est des sujets de conversation reconnus pour fastidieux.Les détails personnels ont cet inconvénient.La plus \u201cbelle bataille da monde est fatiguante quand elle est racontée longuement par le militaire qui y n figuré, fût-ce au premier rang.Lorsque vous parlez de vos espiègleries d'enfant, de votre village et de son clocher, des travaux de voire profession, vous lassez même le plus patient des auditeurs.Car c\u2019est là un travers commun de l'humanité : l\u2019auteur tirera nu manvecrit de sa poche et vous en racontera les vicissitudes, et Dieu veuille qu\u2019il ait la modestie de ne point vous en dire les \u201cbeaux Passages,\u201d c'est-à-dire l'ouvrage entier ! Le financier commencera l\u2019histoire de la hausse et de Ja baisse.de ses bénéfices et de ses spéculations ; l\u2019huissier même croira être très iutére-sant en racontant une saisie immobilière ou une demande en licitation portée devant le tribunal Evitons donc de parler des tra- se plaindre.D'autres personnes ont une disposition triste dans l'esprit qui les porte à annoncer toutes les nouvelles alarmautes : \u2018\u201cMonsieur uu tel va certainement mou- rir\u2014Le pain est augmonté, comment vivrons-nous ?\u2014On annonce la guerre.\u2014On dit que le choléra est à nos portes ; le nombre des victimes serait incalculable.\u201d Il y a courage et nou légèreté à supporter les maux de la vie, et à n'en point fatiguer les oreilles d'autroi.Il faut examiner les esprits avec lesquels on est en rapport, et s'étudier à les faire briller en ; leur fournissant le sujet de conversation qui peut leur être favorable.Un homme entiché de sa ; noblesse vous parlera volontiers de ses ancêtres, pour pew que ; vous l'y poussiez ; de même un \u2018militaire de combats, et un voyageur des pays qu'il a traversés.i Beancoup de jeunes femmes ne savent parler que de robes ot de chapeaux, beaucoup de vieilles {dames que de cuisine et de ménage.Aux premiéres, je dirai en faisant part des désagréments que vous occasionnent vos domesti- ues, vous nous les faites subir, aites-y attention ! Mais la plupart des femmes et des jeunes filles de ce temps-ci sont un peu savantes, un pen artistes.Le mot de musique ou de peinture éveillers en elle des aperçus ingénieux, nous révèlera peut-être des connaissances approfondies.Toutes peuvent parler métaphysique, oar elles ont de l'observation, la connaissauce da cœur humain ; et la lecture des bons livres de ce siècle, l\u2019étude des littératures étrangères font des femmes, non pas des buvardes comme le prétendent les hommes, | mais des êtres pensants et* sachant causer.- | \u2014La Diéte du duché de Hesse \u2018a passé une loi imposant aux cé- |libataires une redevance à l'Etat, de 25 p.c.plus élevée que les contributions des hommes mariés.\u2014Ce phénomène psychologique qu'on appelle : \u201cl'enfant assassin\u201d\u2019 devient de plus en plus commun, aux États-Unis.Dans le Kaness, un petit bonhomme de neuf ans vient de tuer sa mère d\u2019an coup de pistolet.LE BAILLEMENT On ne sait pas encore exactement à quelle catégorie de phénomènes rattacher le bâillement, ce spasme étrange et iuvolontaire qui procède peut-être des plus intimes profondeurs de la psychie, puisqu'il caractérise non seulement le besoin de sommeil et ln faim, mais encore l'ennui, la fière incipiento et les désordres cérébraux.Il no paraît pas\u2014jusqu'à plus ample informé\u2014qu'il y ait le moindre microbe sous roche, et, cepend int, il est de notoriété universelle que le bâillement est con- tagienx.Ou raconte à ce propos, une anecdote qui peut passer à peu près pour classique.C'était au début de l'année scolaire 1898-1199.Au moment de reprendre ses cours et de donuer, a la Salpétridre, sa première leçon du mardi, feu Charcot débuta en ces termes \u2018Nous allons commencer au- jourd'hui par l'examen d\u2019un sujet qui est duns le gervice depuis six mois, et dont.par conséquent, le cas n'aura pour nous rien d'imprévu \u201d Là dessus, on amène une jeune fille de dix-sept ans.\u2018\u201c\u2018Regardez-là bien, poursuit le maître, et prenez garde de vous laisser suggestionner par ce que vous allez entendre et voir.\u201cC'est, sans doute.un acle quelque peu imprudent de la part d'un professeur de commencer son cours en parlant du bâillement et de présenter à sou auditoire un malade dont le bâillement est le trait le plus apparent ot le plus caractéristique.Vous gavez, en effet, messieurs, nous saurors résister.\u201d La jeune fille examinée alo ~ exécute une série de bâillement - prolongés, (\u2018harcot expliqua com me quoi c'était lA un bâillement de névrose.Personne ne bougeait, et toutes les lèvres restaient closes, sous son regard hypnotiseur.\u2018Maintenan*, dit alors le célèbre aliéniste, nous allons étudier le bâillement purement pathologique.\u201d It, a coté de la jeune hystérique qui continuait à bâiller à se décrocher la mâchoire, on introduit une autre malade qui bâille, celle-là, \u2018pathologico more.\u201d Cette fois, la situation devint intenable.Un tic irrésistible tiraille visiblement toutes les bouches, à croire que tout un chacun a sa poire d'angoisse (ou sou ressort à boudin) entre les gencives.Cependant, sans broncher, Charcot continue : \u201cSi messieurs, pendant cette démonstrative exhibition, nous avons pu résister victorieusement les uns et les autres à la contagion de l'exomple\u2026\u201d Il ne put terminer sa phrase.Ses mâchoires, sollicitées par une force supérieure à sa volonté.s\u2019é- taient\u2014telle une carpe affamée \u2014 toutes grandes et larges ouvertes.Il va de soi que, d\u2019un commun accord, l'assistance entière, qui, en même temps, se tordait de rires'était mise à bâiller et à rebâiller à l'unisson.Ce ne fut guère qu'au bout d'un bon quart d\u2019heure que le calme reviut aux muscles et que les physisnomies reprirent leur sérénité.Eh bien! il y a tout leu de supposer que ni Charcot ni ses élèves n\u2019eurent à regrelter cette aventure.Au contraire.Le bâillement, en effet, n\u2019est pas seulement contagieax: il est aussi hygiénique\u2014quand il est raisonné et mêthodiquement perpétré.Le savant Allemand Noegeli, qui a fait de ce sport dne étude ap- profoudie, voit positivement, dans le bâillement, un excellent \u201ctruc\u201d thérapeutique à la portée d\u2019un quiconque.Une série de forts bâillements, accompagnés de l\u2019ex- tensiou à fond du thorax, des pectoraux et des bras à laquelle on se livre quand on s'étire en baillant, constitue, à l'en croire, un parfait exercice du matin et du soir et une très bonne gytnuasti- que de chambre, pour les gens qui ont la respiration embarrassée.Voilà vraiment un traitement facile à suivre, même en voyage, un traitement des moins dispendieux, et pour lequel il ne sera pas malin, précisément en raison du caractère contagieux de l'opération requise, de recruter des sociétés d'amateurs pratiquants.EMILE GAUTHIER.Les animaux sauvages en Angleterre On sait que le loup & entièrement disparu des îles Britanniques.Ce n\u2019e:t pas le seul animal que les Anglais aient exterminé.Une revue scientifique dit qu'au loup, on peut ajouter le rat noir et le chat sauvage.L'histoire du rat noir est unique dans les annales des petits quadrupades britanniques.Il fut importé par l\u2019homme, etil paraît certain que jusqu'au milioen da moyen âge on n'avait pas vu un seul rat dans les tles de la Grande Bretagne.Personne n\u2019en fait mention avant le quinzième siècle, et puisque nul n\u2019en parle, c'est une preuve qu'il n'existait pas dans ce pays.On croit gôné- ralement qu'il fut introduit sous Richard H par des navir«s où il logeait à fond de cale.Une fois amené dans les ports, il se répandit dans tout le pays et y multiplia.Mais sa période de prospérité fut courte : on décréta contre lui un massacre aussi terrible que celui des Iunovents en Egypte.Les pièges de tonte nature, les poissons, les morts aux rats, surtout les chats, coutribuèrent à leur disparition.Les rats n'y ré- -istèreut point Jue fois de plus le faible succomba sous la rage du fort Aujourd'hui le rat noir n'existe plus qu'isolément, il se vache comme un \u2018\u201cout-law\u201d.Il sait sans doute que sa fête est mise à prix, et il ln défend de son mieux.Déjà dans le nord de l'Ecosse il est iuconuu, sauf quelque solitaire dans les vieilles iaisons d'Edimbourg.La présence d'un rat noir dans la Gran- de-Bretagne est maintenant un événement, et les journaux le si- analent.Il en est de mème du chat sauvage, ou tigre anglais comme on l'appelle vulgairement Sa perte constituera la brisure d'un chat- non important dans la chaîne zoo logique.Ces chats sauvages ont un instinct merveilleux.On dirait vraiment qu'un avertissement de leur extermination définitive leur est donné secrètement.Partout où ils &# sentent eu péril même dans les forêts qu\u2019ils avaient pu croire inaccessibles, on les voit s'éloigner stralé- giquement.Ils font de longs voyages Telle région qu'ils habitaient naguère n'entend plus parler d\u2019eux.Un matin, ils repu- raissent sans qu'on sache comment ils sont revenus.On en tue plusieurs et les autres détalent pour ne recommencer le mêm« circuit et revenir deux ou trois ans après à leur point de départ.Jusqu'à quand durera cette lutte contre la mort ?On ne saurait le prédire ; mais probablement pas longtemps, et alors un nouveau Gibbon pourra écrire l'histoire de la décadence et de la chute des animaux sauvages dans la Grande-Bretagne.UNE ANECDOTE Dans les corridors de lan Chambre des Commuues, écrit le correspondant du S?ar, l'on se raconte une forte jolie histoire dont fen l'abbé Champagne, en son vivant curé de la Pointe Gatincanet Lord Aberdeen furent les héros L'on se rappelle qu\u2019il y a quel ues années, Lady Aberdeen a alli se noyer sur les bords de la rivière Gatineau.Elle ne fut san- vée qu'avec graude peintre.Le dimanche suivant, le curé Champagne, pour commémorer cet évéuemen(, chanta une messe d'actions de grâces dans son église paroissiale.Cette action lui valut de la part de lord et de lady Aberdeen une profonde gratitude.Quolques dimanches \u2018après, une nouvelle cloche, don de leurs Excellences, faisait entendre son joyeux carillon dans le clocher dl'église de la Poiute Gatineau.Mle curé eut dans la suite plusieurs fois l'occasion d'aller à Rideau Hall rendre visite au gouvernenr- général.Le curé Champagne était un excellent musicien.| Lorsqu'il jousit de son iustrument favori, il onbliait pour ainsi dire tout ce qui se passait autour de lui.Au temps où le curé Champagne faisait la connaissance de lord Aberdeen, celui-ci venait de faire placer un orgue dans la cha- lle privée de la résidence vice- yale.Un jour qu'il visitait l'humble curé, dont il connaissait les talents, il invita traverser Ia rivière pour aller essayer son orgue.Le curé fut très flatté de cette invitation et à l\u2019hvure convenue frappait A la porte de Rideau Hall.11 fut conduit à la chapelle par ord Aberdeen.L'orgue cependant ne venait que d\u2019ê- tre installé et l'on n'avait pas encore eu le temps de la munir d'un pouvoir électrique pour faire mouvoir les soufflets.Lorsque le curé fut prêt à attaquer sa première note, lord Aberdeen se souvint qu'il ngavait pas prévenu celui qui d'habitude, faisait mouvoir les soufflets.Pour ue pas désoblig-r le bon curé, il prit la place du serviteur et commença À mettre le levier en mouvement.Pendant plus d\u2019une demi-heure, le musicien joua les plus beaux morceaux de son répertoire pendant que lord Aberdeen remplissait les fonetions de souffleur.Finalement, le curé s'arrêta et le gouverneur-général, brisé par ce violent exercice, tout en sueurs, s'avança vers le joueur d'orgue et lui demanda comment il trouvait l'instrumeut.M.l'abbé Champagne, qui ne se doutait nullement de ce que venait de faire sou illustre hôte, en fit une appréciation finiteuse et exprima le désirde jouer un autre mor- «eau.C'en était trop pour le vice-roi qui demanda dv remettre la partie à un autre jour.Il est inutile de dire combien fut priné le curé Champagne quand il apprit comment les choses s'étaient passées.Afin de ne pas se trouver exposé au même contre-temps, lord Aberdeen fit, le jour suivant, poser un appareil électrique pour mettre en mouvement les soufHets de son orgue.\u2014e.La fée bleue Un jour, la tée Bleue descendit sur la terre dans l'intention courtoise de distribuer à toutes ses filles, les habitantes des divers pays, les trésors du faveurs qu'elle portait avec elle.Son nain, Amarante, souna du cor, et aussitôt une jeuue femme de chaque nation se présenta au pied du trône de ln fée Bleue.La bonne fée Blene leur dit : \u201cJe désire qu'aucune de vous n\u2019ait à se plaindre du don que je vais lui faire.Il n'est pas en mon pouvoir de donner a chacune la même chose ; mais une telle uniformité dans mes largesses n\u2019en ôterait-elle pas tout le mérite 2\u201d Et la distribution commença.À la fille des Castilles, elle don- ua des cheveux noirs et longs ; A l'Italienne, des yeux ardents ; À l'Anglaise, un teint de rose et de lait ; À l'Autrichienue, des dents nacrées ; A ln Russe, une distinction de reine ; À l\u2019Allemande,la sentimentalité.Puis elle mit la gaieté sur les lèvres d\u2019une Napolilaine, l\u2019esprit dans la tête d\u2019une Irlandaise, le bon sens dans le cœur d'une Flamande.El quand il ne lui resta plus rien à donner, elle se leva pour s'en aller.: \u2018Et moi ?lui dit la parisienne.\u2014Vous avais-je oubliée ?\"\u201d Alors la bonne fév Bleue dit : \u201cPuisque le sac aux largesses est épuisé, vous aurez recours i toutes mes marchandes obligées : chacune d'elle vous donners une part du présent que je lui ni fait.\u201d Là-dessus, toutes de s'approcher ot de lui jeter.l\u2019une une mè- che de ses cheveux, l'autre une rose de son teint, celle-ci un rayon de sa gaieté, celle-là ce qu\u2019elle put de sa sensibilité, tant et si bien que la pauvre oubliée devint en un instant la plus riche ot la mieux dotée.\u201d LÉON GoZlAN.LE MAL DE MER ET LES LUNETTES ROUGEs On préconise, en Allemague, un singulier remède contre le mal de mer.Avrz-vous à effre- tuer une traversée ?Munissezvous tout bonnement de lunettes À verres rouges ; et ne regardez votre prochain qu'a travers des que j'aie jamais rencontré ! der les verres rouges, sur les propriétés excitantes du rouge sur le système nerveux.EÉpstein a fait des expériencesau sujet de l'action des couleurs sur la circulation du sang dans les vaisseanx sanguins du cerveau.Le rouge a tive la circulation.Or, d'après certains physiologistes le mal de mer aurait pour point de départ une cir- phale, saug au cerveau.d'ingéniosité que, elle est facile à contrôler.suffit de fixer un point pendant un certain temps À travers des lunettes à verres rouges.Il fant bieu choisir son roue par exemple! L'INDUSTRIE DU COTON EN CANADA Depuis 1844, l\u2019industrie du co- tou n fuit de grands progrès dans notre pays.L'étude intéressante que publie à ce sujet l'Annulaire de l'industrie textile en Canada nous en fournit la preuve.La première filature fut instal- léc en 1844, mais jusqu'à 1810 on nue constate ni travail ni production en permanence- Ce fut la guerre de Sécession qui doune le coup de fouet, et depuis cette époque l\u2019élun s'est maintenu et mème accéléré chaque année.En 1871, il n'y avait que huit manufactures en activité, dont cinq dans Ontario.Ces manufactures employaient en tout 745 mains et actionnaient 95,000 broches.En 1871 le gouvernement inaugure sa politique national et les droits d'importation sur les cotons manufacturés furent portés de 173 à 35 p.c.Comme résultat, dès 1881 nous trouvons 19 manufactures en activité avec 3527 em- employés.Eu 1885, le nombre des filatures dans tout le Canada s'élève à 25, avec 9,702 métiers et 461,748 broches.En 1882, le nombre des manufactures est le même, mais elles emploient 11,282 métiers et 519,- 700 broches.ln 1892, même nombre de ma- uufactures avec 12,238 métiers et 546,700 broches.Depuis 1885 les manufactures étaient insuffisantes pour approvisionner une population double de celle du Canada.En 1816, nous voyous les produits contenir avantageusement la comparaison avec ceux d'Europe et des Etats-Unis, et chercher des débouchés à l'extérieur.Cette même année, un premier envoi fut fait avec succès en Chine.Depuis lors l'exportation s'est étendue au Japon, aux Philippines et à l'Afrique Centrale.Actuellement nous voyons qu'il existe en Canada 21 manufactures avec 15,401 métiers ot 938,212 broches.LES TROIS PARESSÈUX Un gentilhomme su promonait un jour dans son parc quand il \u2014Vous pouvoz alors me le donner, monsieur, dit l\u2019un d'eux, car souvent quand je me sens disposé à dormir je n'ai pas mème le courage de fermer les yeux ! \u2014Je suis plus paresseux que veln, fit le second, car lorsque je prends place prés du feu pour me chauffer, je me brûlerais plutôt les mollets que de tirer mes jambes en aniare.\u2014Tout cela n\u2019est rien, dit le troisième ; moi je suis tellement paresseux que si j'étais sur le point d\u2019être pendu, que j'eusse la corde au con et un couteau bien affilé daus une maiu, je ne lèverais pas le bras pour couper la corde ! -\u2014Peste ! mon ami, dit le g-n- tilhomme, vous êtes certainement le compagnon le plus paresseux Tenez ! prenez le souverain.\u2014 Voulez-vous avoir la bonté de le mettre dans ma poche, répliqua sans bouger le bun fni- verres rouges.Dès lors vous éviterez le mal de mer.Cela se dit; trés sérieusement en Allemagne.On s'appuie, pour recomman- néant.Soyez prévoyant Un gros mal peut être évité, en svignant un petit rhume avec le BAUME RHUMAL 80 culation insuffisante dans l'encé- Le rouge ramènerait le L'explication ne manque pas Quand à la prati- Il MAGASIN recunoverdheocouvu00 iDepartements \u2014DE\u2014 7.PAQUET | GHB B@nDY BuO LOPE On GRANDES OCCASIONS EN PARASOLS LPB nBe® Trés belle balance de Parasols en satin noir, avec volants ou eo unis, valant¢h¢) ~ N\\ maintenant jusqu\u2019 82.90% prix uniforme de $L49 Beaux Parasols en soie doux- tons, valant 32.00 et plus, maintenant $119 Parasols en Satine blanc et Crême, valant jusqu\u2019à $1.25, maintenant 49 CTS Parasols pour enfants, valant 30e A 35 CTS maintenant * 22 CTS Nouvelles Attractions pour les Dames Matinées en Zéphir damier belle qualité, prix ordinaire $1.40 maintenant 98 CTS Jupes de robes en toile 59 CTS Jupes en lainage noir, bonne cheviotte, pour le prix de l'étoffe, lu façon pardessus le marché ; elles valent¢h ~~ nous les ven- au mone | 10000 98 CTS Très élégante jupe en Crapon uoir, avec doublure froufrou, valant $5.00, maintenant $3.98 Robes de chambre pour Dames, en belle Indienne, seulement 69 NHGHBUGN PHBH LOUENGH BPH nS LA BALANCE DE NOS Chapeaux importés list maintenant en vente A MOITIE PRIX Jolis Canoliers en Panama, valant $1.15 pour 55 CTS GHB Pr@UO BGs O+0+B+@++@»@ Toilettes d\u2019été Etoffes d'été pour robes, à choisir à 12 CIS PAR VERGE Balance de beau Plaid Dimity, valant 88c., réduit pour clore, 21 CTS Joli damier, Zéphir, coton et soie bon marché à 50 cts, pour aperçul!trois compagnons couchés | rien à 83 CTS sur l\u2019herbe fleurie.Allant à eux il leur dit : Mousseline Organdi à partir de \u2014 Vous m'avez l'air de de trois 8 CTS vrais paresseux.Si je connaissais le plus paresseux des trois, je lui! 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Navrés par le ruissellement de l'eau, ne pou vant s'entendre, ne voyant juste ce qu\u2019il faut pour observer que nous som mes près du rocher coupé à pic, et des- Cantons de l'Est AU LAC MUSKORA-NIAGARA (Suite) NIAGARA-MILLE 1LES L'intérêt que nous prenions à voir tout, grandissait à mesure que notre paquebot approchait du courant de la rivière Niagara.Nous entrions dans cette rivière comme dans un im mense couloir qui nous conduirait d'un lieu à un autre.D'un côté de la rivié- re,nous avions le fort Niagara, construi: en 1749, par le marquis de ia Jonquiére, occupé par les anglais vers 1759 «! cédé aux américains après la guerre de l'indépendance.De l'autre côté.nou- apercevions la petite ville de Niagaraqui s'échelonne le long de la rive et dont les maisons,disséminées,indiquent bien un endroit déstiné aux touristes curieux de la belle nature.Arrivés à Queenston, nous prenons le tramway qui gravit une montagne ussez raide et nous conduit à la châte Niagara, à une distance de neuf mills à peu près de Queenston.Sur le som met de la montagne, il y a le fameux monument érigé en 1853 en l'honneur du général Brock.Cette fameuse colonne, que surmonte une statue colbssa- le du héros,a une hauteur de 190 picds Le général Brock mourut le 13 octobre 1812, au moment où il repoussait les américains.Tout le long du chemin qui condui: aux chôtes, il y a des sites, des paysa ges enchanteurs.Quelquefois, le tram way passe à faible distance des rapide- de la rivière qui coule ses eaux ventes et écumantes, à une profondeur de 1506 pieds.Cette rivière est bordée de mu railles naturelles qui paraîtraient avoi été fagonnées par la main de l'homme Mais quand on examine attentive: ment, la stratification régulicre des conches terrestres, du calcaire, nous montre le travail considérable de l\u2019eau qui.dans l'espace de trente mille ans envi- 10N, à rongé et Creusé ces tertains, sur une distance de neuf milles.Cette rivière Niagara relie le lac Eric au lac Ontario, et a une longueur de 34 milles, Lursque vous avez franchi la distance de 4 milles à peu près de Queenston, vous commencez à entendre les roule ments de la chute Niagara.dont le bruit se repercute, sourd et solennel.avec cette force quien impose à tout votre être.Il vous semble entendre le roulement formidable et lointain, d'une tempête de tonnerre ou des canonnades bien nourries de quelque armée en bataille.A trois milles de la chute, on s'ar- tête pour visiter le fameux whirlpool.où les eaux de la rivière pressées dans un détroit de la rivière, s'engouffrent en tourbillonnant avec une force incroyable.Vous voyez monter des mas ses considérables d'eau, et vous croiriez être au milieu de la mer pendant une tempête.Ce roulement confus de l'eau a quelque chose de solennel ; vous vous sentez Impressionné par quelque force mystérieuse.Cet endroit du whirlpool est très intéressant.Après tous ces préliminaires, établis sur la route qui conduit à la Cataracte Niagara, ou se décide de ne plus nous arrêter et de satisfaire notre vif désir d'atteindre notre but.Ce n'est pas un moment ordinaire que celui où nous apercevons les flots écumants de ta chute, se précipitant d'une hauteur de 160 pieds au fond de la cataracte.Cette masse d'eau est blanche comme l'albätre lorsqu'elle tombe, et de la couleur du plus beau vert émeraude, à son départ sur l'entablement.Les chutes sont divisées en deux parties par l'Ile qui se trouve audessus.[y a les chûâtes américaines qui sz trouvent en dedans de la frontière américaine, et il y a la chute canadienne qui est dans nos limites.Du côté américain, l'eau tombe le long de la rive : tandis que les côtés de la chute canadienne touchent les deux rives, et le milieu de la chute se tronve en dedans de la ligne droite qui traverserait re d'un côté à l'autre de la rivière, ayant la forme d'un immense fer à cheval.Le poids énorme de l\u2019eau qui tombe produit une vapeur qui s'élève audessus de la chute et qui se répand en pluie con tinuelle aux alentours.Lorsque le so leil brilie de son plus bel éclat, vous apercevez un arc-en-ciel qui surmontée la chute.De l'observatoire, vous pouvez admirer tout ce spectacle qui a quelque chose de sublime, et vous vous sentez plongés dans des pensées profondes.C'est bien le site par excellence pour le rêve de tout ce qui peut nous intéresser.Ce bruit solennel réveille en vous une foule de pensées, de souvenirs qui se pressent avec rapidité.Penchés au dessus de cette excavation qui semble une énorme bouilloire, le grondement continu des eaux,vous vous prenez à mé diter, et les vieux souvenirs qui dor ment dans votre mémoire, se ravivent un moment pour vous redire ces douces choses d'un temps qui n\u2019est plus.Puis quand vous laissez libre cours à votre imagination, ce grand spectacle, éton nant, udmirable, vous transporte vers des régions supérieures, et votre intelligence s'en mêlant, vous établissez des comparaisons entre cette force incalculable de ce grand torrent et 13 force infinie de Celui qui met en mouvement sous une immense masse d'eau qui tombe, roule, tourbillonne et s'engouffre.en faisant un fracas de roulement du mière ville du Canada, est privée de journal conservateur français ! C'est une honte | Nous avons le droit et je dirai même le devoir, nous leurs amis du dehors, de leur en faire d'amères réprimandes.Ts ont assisté indifférents, à la mort tdu * Monde redevenu conservateur.C'était une premiére faute.On nous répond que le titre \u201cMonde * était galvaudé qu'il était devenu comme un épouvantail pour le public | C'est possible ! On conviendra cependant, que sous la direction de I'Hon.G.A.Nantel, mon excellent confrère \u2018et ami M.À.Martin, avait complètement transformé ce journal et en avait fait, un des organes de publicité les mieux pensés et les mieux écrits du Canada.Dans ces conditions, il me semble que nos amis auraient pu et dû faire un effort pour le soutenir et le propager.Peu après, ces mêmes amis suivaient d'un œil sec et indifférent les progrès du dépérissement, I'agonie et enfin le dècès de \u201c La Minerve\".C'était là une seconde faute.tonnerre qui gronde sur notre tte, Les idées se mêlent et notre instinct de conservation, prenant le dessus, nous di qu'avant tout, il faut prendre soin de notre pauvre nous.Nous sortons de là tout abasourdi, presque content de n\u2019y plus être et Lrèheureux, toutefois, d\u2019avoir vu le dessus et le dessous de cette grande merveille de la nature.Cut endroit que nous ve nions de visiter s'appelle \u201cla caverne des vents\u201d The Cave of the winds.En cffet lorsque vous vous trouvez entre la | masse d'eau de la chute et le roc, le !mouvement de l'eau produit un vent tellement fort, que vous êtes attirés malgré vous, et il faut être prudent et bien garder l'équilibre, sans quoi vous seriez précipités dans le gouffre.De retour à la salle de rerbanyr.vous trouvez un photographe qui braque sur vous son objectif et, vous voilà pris dans cet accoutrement, dans lequel vous ressem- ; blez à ces esquimaux des régions boréi les.C'est li que nous avons pu juger que c'est l'habit qui fait le moine ! Dans l'aprés-midi nous visitämes la breux établissements sont remplis, pour la plupart, d'objets de curiosité, pris et fabriqués aux châtes.plus vaste, nous donnant une idée d'en semble admirable, qui vous promène dans une vie nouvel- Queenston, ott nous prenions place à bord du Chippewa, pour vous rendre i Toronto.La mer d'eau douce était houleuse, furieuse et balottait notre paquebot.sans merci pour les pauvres voyageurs, Combien de nos amis durent payer le tribut ordinaire aux ondes capricieuses du lac Ontario! Combien aussi s'imaginèrent que tous leurs efforts et les convulsions provoquées par la cruelle maladie de la région humide, amèneraient des conséquences bien plus terri bles ! Le spectacle était horribilé visu : mais dés que nous fâmes en vue des ri ves pacifiques de \u2018Toronto, on efit dit un miracle : chacun se levait,riant d'un bon quart d'heure d'idées macabres.\u2018Et Finita la Comédia\u201c\u201d A huit heures, nous étions a \u2018l'oronto, à notre hôtel, l'Arlingionle lendemain, nous cômes une trés jolie réception de la part de la ville, dont le premier citoyen, le maire, fit les honneurs.On nous offrit des voitures pour nous conduire dans toutes les principales parties de la ville, visitant les églises, les bâtisses du parlement, l'hôtel de ville.les académies, l'uriver sité, les musées, les hôpitaux, les gran des manafactures, les clubs etc.\u2018lo ronto a une population de 182,000 et est la capitale de la province d'Ontario.Elle est l'une des plus florissantes villes du Canada.\u2018Toronto fut fondée eh 1794, par le gouverneur Simcoc.Jusqu'en 1834,elle porta le nom d'York, alors qu'elle fut incorporée comme cité, sous le nom de Toronto.C'est une ville où l'on sent un mouvement de progrès considérable, et les citoyens en ont l'air fiers, car ils en parlent avec enthousiasme.Le lendemain, samedi, 24 juin, nous nous embarquions pour Montréal.C'é tait la dernière étape de Pnotre voyage.Nous traversions les mille Tes qui se trouvent à la tête du St-Laurent.Inutile de dire la grandeur et les beautés du paysage.La nature semble avoir pris un soin tout particulier pour faire un chef-d'œuvre exceptionnel et qui ne se voit nulle part ailleurs.Les grands rapides, les rapides de Lachine, furent les compléments agréables d'un voyage idéal, dont le souvenir ne s'effacera jamais de notre jeune mémoire.Ce sera toujours une douce réminiscence pour ceux qui se sont rencontrés, quinze jours durant, que de rappeler tant et de si beaux épisodes de notre vie, et de l'année 1899.Ce sera aussi un agréable augure pour les membres de la Presse des Cantons de l'Est qui ont formé entre eux, un lien fort, qui sera un point de reconnaissance et d\u2019union, car ayant vécu ensemble des mê nes sentiments, ayant admiré dans uu même esprit notre beau pays, nous pourrons chanter ensemble ce même concert, nous pourrons redire ensemble ies mêmes idées et suivre la même devise.\u201cPro regina saepe, pro patria semper.\u201d Dures vérités Il ya dans la vie des partis politiques, comme dans celle des individus, des heures où il serait criminel de cacher la vérité, dut celle-ci froisser des amtiés, provoquer des colères.des ressentiments, des haines mêmes.A mon humble avis, nons sommes trrivés à un pareil moment, vis-à-vis de nos amis politiques de Montréal.L'heure est venue, où dans l'intérêt commun, nous devons leur reprocher sévèrement, leur apathic, leur négligence à publier un organe français, au milieu d'eux.\u2018 Depuis bientôt deux ans, la métropole commerciale de notre pays, la pre- A nca a rive opposée, l'Ile, et la belle ville de.Niagara si affairée, et dont les nom-{restreints, des ressources des plus fai- le, que nous reprenions le chemin de Pour se justifier, on nous assure : 10 ique le titre \u201c Minerve\u201d était frappé d'une irrémédiable impopularité.Je monterai tantôt combien cet argument est vain.20.Que des combinaisons hybrides.avaieut rendu le vieux journal conser va:eur odieux à une fraction considé rable du parti, qu'il devait disparaître.Soit 1! Mais depuis quand tue-t on les malades atteints de la gangrêne ?Il fallait amputer le membre souffrant et conserver le corps Voilà, je pense, ce que tout médecin prudent et expérimenté aurait conseillé et pratiqué.Ces deux énormes fautes, laissaient \"le parti abandonné, sans boussole, à un Imoment ou il en avait absolument ! besoin.Entre temps, ua groupe de conservateurs ressuscitait \u2018* Le Minerve \u201d Dieu \u2018sait avec quelles difficu'tés, au prix de! i quels efforts quasi héroïques.* De l\u2019aveu de tous, adversaires et ami: | M A.Martin, en cette occasion,se montra, encore une fois, à la hauteur de sa tâche et avec un personnel des plus bles, il sut rendre la \u201c Minerve \" ressuæ citée, intéressante, digne et aussi com- à Il y ala grande plete que possible, dans Je cadre étroit tour de 300 pieds de hauteur.de la-{où il lui fallait évoluer.quelle notre vue embrasse un champ ,_ Les abonnés affluaient cependant et | donnaient le plus éclatant démenti à ceux qui criaient à l'impopularité du Ce n'est que vers les quatre heures.\u2018aître + Minerve \u201d après une bonne journée d'émotions En trois mois, malgré les désavanta ges sans nombre, contre lesquels il fal lait lutter la liste d'abonnés du nouvel organe conservateur s'élevait à près de 5000 souscripteurs.C'était lA un succès phénoménal sans précédents dans l'histoire du jour nalisme canadien.\u2019 feuille se créait, dans le monde de la public:té, une place d'une importance capitale, je dirai même unique.Ces sacrifices on a réfusé de faire.Pourquoi ?Je l\u2019ignore ! C\u2019est te secret des chefs du parti conservateur montréalais.Je w\u2019ai pas à discuter ici leurs motifs, encore bien moins a scruter leurs inten tions, C'était leur droit absolu, indiseuta- ble, de laisser mourir, de mettre à mort même, les journaux qui avaient cessé de leur plaire, mais il était, et, il est encore de leur devoir, le plus incontes table, le plus impérieux, de remplacer sans délai, ces organes sacrifiés, par un ou plusieurs autres.Nous avons, je pense & notre tour le droit de rappeler nos amis à l'observation de ce devoir.De quel droit, nous demandera-t-on, interviendriez-vous dans une question qui ne vous regarde pas directement ?Je m'explique : D'abord, comme nublesse, situation oblige.La situation de Montréal avec ses facilités de tous gentes, ses ressources sans égales au Canada, crée à nos amis de la métropole, une obligation irrédue- tible de nous tenir constamment ct complètement renseignés, À tous les points de vue.Au point de vue politique, cette obligation quoique purement morale, doit suffire.Mais il en est une autre, dont, en ma qualité d\u2019ancien journaliste rural j'ai le droit de parler, ¢t cette obligation là, est toute entière du fait du journalisme quotidien montréalais lui-même.Avec leur masse de papier et de matière à lire, vendus au prix des feuilles hebdomadaires régionales, les journaux quotidiens de la métropole, transformés en hebdomadaires à l'usage de la campagne, on; fait à la presse rurale une concurrence ruineuse et fatale, La circulation du journal sectionnel étant réduite à sa plus simple expression, ne se composant plus que de l'abonnement de quelques rares amis fidéles dans le malheur, celuici s'est vu forcé de renoncer au concours de rédacteurs capables de traiter les question politiques et autres et est obligé de se bornèr à faire de la rédaction à coups de ciseaux et de pot À colle, à moins que, comme pour L'EcHo ves Bois.FraNcs et par exception, le propriétaire ne soit lui même journaliste.L'éducation politique des campagnes est donc devenue le butin.de guerre, l'apanage de journaux quotidiens des grandes villes et nous avons le droit incontestable de leur dire : \u201c Nous vous sommons de faire face a la responsabilité que vous avez assumée.\".\u201c Peu nous importe que vous (cniez ou ne teniez pas vous mêmes, à être bien ou mal renseignés, que le tttre de votre organe vous plaise ou vous dé plaise, mais nous exigeons, que vous nous donniez toutes les informations.que vous vous êtes engagés à nous fournir.\u201d \u201c La défaite vous a-t-elle à ce point abattus, que vous soyez incapables de vous ressaisir et de reprendre la lutte ?\" \u201cVous étiez-vous nalvement imaginés que nous allions nous éterniser au pouvoir, qu'un gouvernement libéral était devenu chose impossible ?\u201d _\u201c L'échec était-il donc si inattendu, st étourdissant, que vous n'ayez pu le Prévoir, que vous ne puissiez subir vaillamment le revirement, qui devait les Avec quelques sacrifices, ln nouvelle cependant fatalement se produire un jour?\u201d ; \u201cSi en ost ainsi; mais j'aime à croire qu'il n\u2019en est rien ; vous êtes indignes de vaincre à l'avenir, la victoire à pour toujours déserté les drapeaux sous lesquels vous combaitez et il est plus que temps que vous passiez la main a d'autres.\" * Ou, faut-il, que, derniére humiliation, cette campagne que vous honorez de vos dedains, vienne vous donner l'exemple, chez vous et fonder cet organe auquel, tous vos efforts réunis, semblent incapables de donner le souf- e LU \u201c Ce serait le comble de l'humiliation, de l'abaissement, mais que les ruraux seraient bien vengés de votre superbe sans motifs et de vos pitiés mal placées ! \u201d .CONSERVATEUR RURAL.\u2014 DECOUVERT PAR UNE FEMME Une autre grande découverte a été faite, ct par une femme du pays, la débilité l'avait atteinte fortement depuis sept ans elle était aux prises avec la maladie, mais ses organes étaient telle ment affectés que sa mort devenait imminente.Elle toussait depuis trois mois et ne pouvait dormir.Elle découvrit enfin le moyen de recouvrir la santé, en achetant de nous une bouteille de \u201cNew Discover, for the Consuption\u201d du Dr King, et elle en ressentit un si grand soulagement à la première dose qu'elle dormit toute la nuit ; et avec deux bouteilles elle fut complètement guérie, Son nom est Mme Luther Lutz\u201d C\u2019est ce qu'écrivent W.C, Hamnick & Co., de Shelby.N.C.Vendues par tous les pharmaciens à 5oc et S1.00.Chaque bouteille est garantie.Nouvelles de Victoriaville \u2014La vente du fromage a eu lieu hier.La température a empêché beaucoup de cultivateurs de venir.Prix 8% cts 1b, \u2014La tempête de jeudi À vendredi est certainement la plus forte que nous ayons eue depuis longtemps.Le tonnerrea fait des efforts surnaturels et a tenu en éveil notre population.La pluie battante a apporté un peu plus que nous aurions dériré, car la récolte du foin, pourra s'en sentir à moins que le temps ne se répare et nous donne une belle semaine, \u2014Un accident assez considérable est arrvé chez Mme Vve Albert Morel, jeudi dans la nuit La pluie ayant pénétré dans la maison par letoit qu\u2019on est à réparer, tout le crépi du plaf.nd de la chambre de Mme Morel est tombé.Mme Morel, heureusement, n'a pas été blessée.\u2014Les courses de chevaux ont eu lieu dimanche dernier.Malgré le mauvais temps, il y a eu afiluence de monde, et le nombre de bons chevaux trotteurs fait honneur à nos sports.Ces courses ont été un succés sous tous les rapports.\u2014Mme Dr Genest, Mlle Alice Lemaire qui étaient en visite chez Mme D.O.Bourbeau, sont retournées à Sherbrooke, samedi, avec Mille Alexandrine Bourbeau.\u2014MHe Corinne Tourigny et Me Arthur Tourigny qui ont passé quelques semaines en pro- tnenade aux \u2018Prois-Rivières et À Gentilly, som revenus Cette semaine.\u2014M, Richard Bourhbeau, est revenu de Montréal, samedi.\u2014De passage : MM.Octave Gaudet, Patrice Blais, de Ham Nord ; Réné Poisson, Dr Luilèche, Warwick ; Albert Lainesse, Amédée Bouvet, Nap Rousseau, Edmond Bouvet, St.Albert ; Camilien Noel, avocat, d\u2019Inverness ; Euclide Beauchesne, N.P.Somerset.-\u2014-Nous avons eu lu visite cette semaine, de M.Hurtibise, gérant «de la fonderie de Plessisville.M.Hurtibise nous u raconté que cette année les profits ont été tellement bons, que les directeurs out pu donner un bonus de $1000,00 qui « été donné aux ouvriers.C'est un succès et nous félicitons M.Hurtibise, le nouveau gérant.\u2014Le Rvd M.Tessier à été absent cette semuine, pour assister aux Quarante-Heures de St-Paul.\u2014MM.Achille Gagnon, Paul Tourigny, Léon Maheu, A.Janelle, sont allés à Québec, cette semaine.\u2014-Le moulin de M.Achille Gagnon est en opération depuis quelques jours.\u2014I1 y un beaucoup de personnes qui se pro- present d'assister an sucre de Mgr Cloutier, mardi.\u2014Samedi dernier M.Joseph Fréchette, marié à Mlle Clérins Roux, «dernièrement, Mine Joseph Roux, Miles Mary et Victoria Roux, et M, Alfred Roux, de Lewiston, étaient en promenade chez Mme.Gaudiose Pepin.À cette occasion, il y u eu grande réunion d'amis et danse en l\u2019honneur des mariés.| Une magnifique adresse ot un cadeau «le prix leur ont été présentés.Nos souhaits de bonheur aux époux.\u2014Mme Paul Tourigny est allée passer quelques jours, À Trois-Rivières et Gentilly.Melle Guitard et M.Guitard, de Hull, sont venus visiter leur frère, comptable à la Langue de Québec.\u2014M.et Mme Guimond, de Beauharnois, sont en visite chez M, J.A.Marchand, leur gendre.\u2014-Nous apprenons avec plaisir que M.J.A.Marchand, qui à été retenu à an chambre mercrediet jeudi, est maintenant bien rétabli.\u2014On a terminé hier les travaux de démolition d'ane maison appartenant à M.D.Bourboau, et située suv un emp'acement qui a été vendu à la Banque Molson.La Banque Molson y fera bâtir un édifice considérable prochainement.\u2014M.J.P.Grégoire tuilleur à placé son atelier à quelques pieds de l\u2019endroit occupé auparavant pour permettre la construction d\u2019une bâtisse nouvelle.-M.le Dr Rouleau est revenu mardi, de Ste Angèle de Laval, où il étuit allé assisté au mariage de Mile Eva Boudreau, sa Lelle-sœur, avec Af, Paul Bourgeois.\u2014Dans les estimés supplémentaires, à Ottawi,il a été voté une somme de $8000 ponr l\u2019é- tection d\u2019une bâtisse qui servira pour des bureaux ce douane et d'Assise seulement.Cette construction sera érigée snr un terrain en face du magasin H.H.Guay- Æ\u2014 Grandes courses de bicycles, dimanche, 30 courant.Los programmes sont affichéset tout fait prévoir un succès considérable.\u2014Mme Arsène Cormier et Mlle Joséphine Crochetière de Salem, Mass.ainsi que Mme Ed.Crochetière, de Sherbrooke étaient en promena- dechez M.Adolphe Piché, cette semaine.-\u2014Mme Vve Versailles et son jeune fils, sont partis mardi, pour un voyage de quelques xe- maines à Montréal et Varenues.\u2014Quand vous voudrez de la bonne crème à la glace, du bon chocolat, des bons bonbons, des bonnes liqueurs douces, allez chez notre populaire ami, Camille Marcotte.\u2014M, de Celles, veculiaie, qui à passe quelques jours chez M.le Dr F.M.Pelletier, a fait l'examen de la vue d'un grand nombre de personnes qui ont été très satifaites de trouver un bon remède.Il a fourni des verres tellement parfaits à un jeune homme, que celui-ci, dont les yeux étaient irréguliers, en éprouve une grande amélioration.M.de Celles sera ici dans un mois, mu vr ae tn Hema cn SPS mm ~M.Mathias Filion et son jeune fils Joseph étaient de passage, mercredi.\u2014-Mlle Aline Beaudet, est partic hier, pour une promenade de quelques jours, à Strent, Île d'Orléans, cher Miles de Cazes et Déty, \u2014Le 16,a 616 inhumée Marguerite Marie, Melcha, Marcelle, enfant bien-aimée de J.D.Poliquin, âgée de 10 mois et 19 jours.\u2014Le 20, Joseph Octave, fils de Louis Pelletier, à l'âge de six semaines.Naissauce.\u2014Le 18, Mme Balthazar Hamel, un fils.Pa rain «t marmine M, et Mme Bernar Hamel.Cartes de deuil de tous genres ; ce qu'il y a de plus nouveau, à vendre au bureau de l\u2019Ecnos&-Pour réparations de bicycles allez chez le jeune Paul T'ourigny ; ouvrage garanti et bon marché.Il tient aussi un stock considérable de bicycles en vente, les meilleurs marques.C\u2019est le temps, ménagez votre argent et ache- tez-vous un bon bicycle.© re OOo \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 Notes d'Arthabaskarille \u2014M.Rodolphe Kuinville, de New-York, et qui à puasé quelques jours chez sa inère, est retourné morcredi.\u2014Mlle Milot, de l\u2019Avenir est en promenade chez M.Milot député shérif.\u2014M.J.E.Givonard, M.PP, eat utteudu ce soir.\u2014Melle Gabriel Méthot, est revenue, jeudi, d\u2019une promenade À Trois-Rivières.\u2014Mme Vve Elzéar Ouellet, est eu visite chez son fils J.Bte Ouellet, \u2014Mile M.Ouellet, tille de M.Octave Ouellet secrétaire du Conseil d'Agriculture, est et promenade, chez Mile Poissou, \u2014M.Eugéne Côté, d'Outario, est venu pusser le dimanche dernier chez sou père Mhdophile Coté N.P.Nous avons été très heureux d'entendre In voix de M.Coté, à la messe de dimanche, dans un Ave Varia, \u2014Mlle Blandine Primenn, est en prourur- de chez Mile Rachel Ruinville.\u2014MHes Yvonne Belanger, de Québee, et Mlle Hudon, d'Ottawa, qui étaient en promenade chez Mme de Courval, sont parties pour Québec, lundi.\u2018\u2014M.Jules Dorais, de Danville est en promenade chez sa sœur Muse Trettlé Muheu.\u2014M.et Mme.JJ.FE.Méthot, sant revenus, mercretli d'un voyage à Halifux.M.Auguste Noël, avocat est revenu mardi de Thetford où il est allé pusser quelques jours dans sa famille.\u2014M.Hewri Laurier, avocat,§ est revenu mercredi d'Ottawa.\u2014M.J.FE.Perreault avocut, est allé passer le dimanche dernier n Bécancour\u2014 Grande courses de bieycle à Victoriuville, le 30 courant, : - \u2014e.oe L'APPETIT D'UNE CHEVRE Est enviée par tous les dyspeptiques dont l'estomac et le foie sont en dre.Ceux-ci devraient savoir que les \u201cNew Life Pills\u201d du Dr King, est le re- meéde extraordinaire pour l'estomac et le foie, il donne un bon appétit, une di gestion saine et des selles régulières qui assurent une grande énergie.Seule ment 25\u20ac chez tous les pharmaciens, QUEBEC EN FEU TERAÆIBLE INCENDIE A ST ROCH Un feu qui fait souvenir de celui de 1881 à St-Jean, a eu lieu hier à St-Roch de Québec.Les pompes à incendie, toutes les machines avaient beau marcher le feu ne pouvait être contrôlé, vu l'insuffisance complète d\u2019eau.La partie de St Roch qui a eu à souffrir du sinistre est le carré entouré par le boulevard Langelier et la rue St-An- selme, la rue St-François et la rue de la Reine, ces rues sont absolument disparues.Plus de 80 familles ont eu terriblement à souffrir de la conflagration.Si l'eau avait coulé.le feu n'aurait pres- Que pas causé de dégâts.Les membres de l\u2019aqueduc ont fait tout leur possible ; ils ne sont pas res ponsables.toute la responsabilité doit tomber sur ceux qui ont doté la ville d'un sytème d'eau déplorable.L'ALARME L\u2019alarme a été donnée à 3 heures hier après midi ; de la boite No.71, coin du Boulevard Langelier et de la rue Royale, lorsque la brigade est arrivée sur le lieu du sinistre deux autres alarmes ont de suite été sonnées pour faire venir le reste de la brigade, I semble que le feu ait pris naissance dans le bâtiment au coin du Boulevard Langelier et de la rue Richardson.Cette propriété est occupée par le propriétaire M.Edmond Barbeau, mais le bas est loué à Madame Veuve Lachance.\u2018 Hier matin, le tube à eau qui se trouve en face de la station No 8 s\u2019est malheureusement brisé et les citoyens eux- même, ont été privés d'eau une parlie de la journée.Quand l'alarme fut sonnée, on essaya de mettre le vieux tube, mais cela prit un temps infini, et l'on ne put le faire fonctionner qu'après deux heures.LA CAUSE DU FEU On ne sait pas quelle est la cause du feu.Monsieur Barbeau et sa famille se trouvaient hier aux courses de chevaux du Parc Savard lor-qu'on lui téléphona que sa maison biâlait, \u2018it revint de suite et arriva devant un monceau- de cendres.Le feu s'était même propage et consumait la maison en face.out ce qu'on pouvait faire c'était essayer de sauver les maisons voisines mais | eau manquait.Les flammes se propagérent rapidement de la rue Richardson, elles ga- gnérent le boulevard Langelier où elles s'amassérent.A 3.30 hrs un détachement de 7u hommes du C.R.A.commandés par le major Benson, le capitaine Thacker et le lieutenant Lafferty vinrent seconder les sauveteurs et travaillèrent jusque sept heures.Aussi longtemps qu\u2019il n\u2019y eut pas d'eau, les pompiers ne purent rien frire, mais une fois qu'on s*r fut procuié à la manufacture Pion et dans la rivière St Charles, le feu put être contrôlé.Les pompiers purent se procurer de l\u2019eau à cinq heures, et à partir de ce désor- {* PLUS LE SOIXANTE MAISONS BRULÉES moment ils furent maîtres du feu.On craignait un moment pour l'église protestante de la rue St-François, on fit tous les efforts possibles pour la sauver, les soldats surtout travaillèrent activement, ; Une centaine de familles ont été obligées de chercher un gile ailleurs, tout le monde secourait lus victimes et même envoyait des voitures pour leur venir en aide.LES VICTIMES Dans la rue Richardson les maisons suivantes ont été complètement détruites.Mme.Lachance, Barbeau, Bruno, Dumais, Jos.Saucier, Joseph Zélinka, Louis Langlois, Moïse Tranquille, Louis Drolet, Nap.Racine, os Minguy, Mrs LL, Langlois, Albert Lépine {.P.Crepgult, F.X.Bourget, Damase Thibaudeau, Kdmond Gamord, George Millet, Jules Soucy, Elzéar Lessard.La maison occupée par À.Ç.Picard et Michel Valières a subi également beaucoup de dégâts.Dans la rue de la Reine la résidence de F.X.Couture eut à souffrir de l'incendie les mai- sous de Séraphin Gagnon, de St Michel et Louis Gagnon dans la même rue ont été complètement détruites.Sur la tue St Anselme les résidences de MM.Laurent Langlois, Mme A Dubé, Jos.Dubé, L.E.Moiie, S.Gauvin, Mme.Geo.Blouin, G Royer, Ed, Légaré sont détruites, et celle de Louis Dion est fortement endomma- ée.s Sur la rue Richardson, presque tous les occupants entre Caron et le boulevard Langelier sont sur le pavé.Dans la rue du Roi entre Caron et le boulevard Langelier, presque toutes les maisons sont détruites et les perles que les citoyens subissent sont très considérables.Les progrès de l\u2019incendie ont été arrétés dans la rue St-François À la résidence de M.C.Lachance marchand de farine, mais MM.A.Audy, Mme J.Blais, L.Langlois, Alcide Poirier, C.Delamarie, J.E, st Pierre et plusieurs autres ont perdu tous leurs meubles.Hier soir, l'excitation était telle qu'il était impossible d'avoir des informations sur les pertes et le montant même approximatif des assurances.Une chose certaine, c\u2019est que le- pertes sont énormes et beaucoup de persunnes n'ont pas d'assurance.CARRÉ AR Mort de l'Hon.M.Ives Une dépêche d'Ottawa annonce que l'hon.W.P.Ives, ex-président du conseil Privé, est mort à l'hôpital St-Luke, sæinedi à nudiet 15 minutes.; Han guccotubé à la paralysie que l'avait frappé, tuereredi, lots qu'il revenait en cette ville.Il n'avait pus repris connaissance.Madame Ives, M.Pope M.P., et madame Pope, uinsi que M.Ives de Moutréal, un ne veu, étaient à son chevet lors qu'il w rendu le | dernier soupir.La corps a été transporté à Shechiooke sa wedi aprés-widy, par le Convei du Pacitique Cunadien, où les aT ont eu lieu, L'hon.Willeum Bullock Tees est le fils de M.Eli Ives et Arthemise Bullock, qui vin- vent 4 Stanstead, du Connecticut, El fut l\u2019un des premiers colons qui allérent s'établir au lac Memphremagog - Feu l'hon, M.[ves naquit dans le canton de Compton, P.Q., le 27 novembre 1881, et re :ut son éducation à l'Académie de Compton.11 fut appelé au barreau en 1875 et pendant lusieurs années pratique avec succès sa pro- ession À Sherbrooke.Créé C.R.parle marquis de Lorne, en 1881, M.Ives s'est aussi occupé de construction de chemin de fer et était président de la Hereford Railway et de la Royal Pulp & Paper Co., de lu Salmon River Pulp Co.de la Scotstown Lumber Co.11 était snasi l'un des principaux propriétairez de la Cookshire Mills Co.Ila été de princi- 1 promoteur de la Dominion Cattle Co., en ry et il en était le vice-président, Après avoir été maire de Sherbrooke, il vetourna à lu chambre des Communes, ayant été élu pour le comté de Richunond et Wolfe sux élections de 1878.Il continux à représenter ce comté jusqu'aux élections générales de 1801, après quoi il fut élu pour le comté de Sherbrooke, qu'il vepréseutait encore À su mort.11 a éte appelé au Conseil Privé et nommé president de ce corps, le 5 décembre 1892.M.Tres a \u201ctê nominé ministre du_ Commerce, le 4 décembre 1804, position qu\u2019il remplit jusqu'à la défaite du parti conservateur aux élections générales cle 1807, alors qu\u2019il se retira d'office avec son chef sir Charles Tupper.Il u été pendant plusieurs aunées l\u2019organi- suteur des élections dans son district.II était membre de l'église d'Augleterre.11 époussu, en 1869, Elizabeth E., fille unique de feu hon.J.H.Pope, ministre des cheming de fer et canaux sous le gouvernement de sir John A.Mucdonald.M.1ves fut l'un des hommes les plus de- voués du parti conservateur.\u2014\u2014\u2014>\u2014.Mort de l\u2019hon.Geoffrion.NOTES BIOGRAPHIQUES Montréal, 18.L'hon.C.A.Geoffrion, mi nistre sans portefeuille, dans le cabinet Laurler, vient de succomber à la maladie qui le minait depuis longtemps.M.Geoffrion était estimé de tous ceux qui le connaissaient.Notre province pord en lui un de sea hommes les plus distingués, et le parti libéral, l\u2019un de ses chefs les plus brillants et les plus dévoués.Christophe-Alphonse Geoffrion, est né à Verchères, comté de Chambly, le 2; nov.1843, de Félix Geoffrion et de Catherine Brodeur - Il est le frère de feu l\u2019hon.F.Geoffrion qui fut membre de l'administration MacKenzie.Après avoir fait ses études au collège de St- Hyacinthe et à l'université McGill, il fut ad mis au Barreau en 1866.11 fut batonnier au Barreau de Montréal du 1884 à 1885.Nommé C.R., le 18 fév.1887 et docteur en droit par l'université McGill en 1893, Il avait épcusé, en 1870, Eulalie Dorion, fille ainée de feu le juge en chef, sir A.A.Dorion.Elu pour la première fois dans le comté de Verchères, pour la chambre des communes, après la mort de son frère, en avril 1895, il y fut réélu en juin 1896, et au mois d'août, il fut appelé au gouvernement Laurier en qualité de ministre sans portefeuille.Sa mort cause un grand deuil dans le parti libéral.\u2014\u2014\u2014\u2014 eee eee LE Dr L.A.FRECHETTE Nous avons eu la «douleur d'apprendre la mort du Dr L.A.Fréchette de Ste-Julie de Somerset, arrivée mardi soir, vers 44 heures de l'après-midi.M.Fréchette était souffrant depuis 6 à 7 mois, et depuis deux mois et demi il v'est vu daus l\u2019impossibilité d'assister les naludes.Su maladie a été longue.Ila eu le temps de réfléchir et de se bien préparer Ila fait a Lieu généreusement le sacrifice de an vie.Sa mort à été édifiante.Il a reçu les derniers sacrements avec une grande foi et une graude confiance dans l'infinie miséricorde de Dien.\u2018M.Fréchette était un excellent médecin.Il avait un coup d'ueil juste.Aussisa mort est une cause de chagrin pour ses patients.Ses funéraille Sut eu lieu hier.a pour déplorer sa perte une épouse affigée et trois enfants en bes.Âge.R.LP.IL SE JOUE DES MEDECINS Tous les docteurs dirent que Kenick Hamilton, de West Jefferson, O., après avoir souffert pendant 18 mois du \u201cRectal Fistula\u201d, mourrait si un opération coûteuse ne lui était faite ; mais il se guérit avec cinsp hoîtes de \u201cBucklen's Arnica Salve,\u201d le plus sûre pour la guérison des émorth iles et le meilleur onguent de lasser.25 cts la boîte.Vendue jai tous \u2018us pharmaciens, Avis Aræent a pretor sur Obligations et Billets.Achat de prix de ventes d'immeubles, ohli- ations, transports, billets et autres créuricen, courts où longs termes.Coux qui désivent disposer le cea sortes (je oréunces, pourront n'ulressetr au soussigne.PAUL TOURIGNY, Mavehnnd, Victoriaville, 15 juillet 1899, \u2014\u2014\u2014\u2014 Provinee de Québec } COUR Distriet d\u2019Arthahuska.SUPERIEURE No, 81.Louis-Philippe Benudet Fouyer médecin, demeurant ci-devant à St-Pierre les Becquetx et maintenant de New-Market, dans l\u2019état du New-MHunpshire, l\u2019un des Etats-Unis od\u2019 Anrique.Denmnideur, va Clovis Bouchard ci-devant de St-Louis de Blandford et muintenant absent aux Etuts- Utiis d'Amérique.Défeneur.H est ordouné nu défendeur de comparaitre duns le mois, Arthabuskaville, 17 juillet, 1509, Crépeau & Crépeau, avta du demdr.Adelacd Pichor Dep.P.C.s, Terre à Vendre Dans le 7Tme raug de Tingwick, une terre de 113 nerves.Lu moitié de cette terre est en foin, le reste est en belle érablière.Bien bâtie avec toutes les wuéliorations niv- derucs.Conditions faciles et avantageuses, N'adresser à HONORE CANTIN iagwick.ter juillet 89.Zn pr BANQUE DE QUEBEC Fondée en (818 IxconrorkE EN 1822 Capital payé ooo LL 82,500,004 Reserve Ce.700,000 BEREAU CHEF, QuUénee DIRECTEURS John Breakley Eero - \u2014- - Président J.T.Ross Ber, - Vice-Prénident Gaspard Lemoine Fer, W.A.Marsh, Ecr, Vensy Be-nell, Ecr., F.Billingaley, Ecr., ©.Whitehead Thomas aeDongall John Walker SUCCURSALES Haute Ville Quéhce.Gérant Général Inspecteur Québee, Montréal \u2018Trois-Rivières Ottawa St Georges de Beanes Toronto St Roch Québec Pembroke Rue Ste Catherine, Montréal Thorold Victoriaville, LL ©.,Ageuts à New-York - Bank of Brt-h North America, Agents à Londres -Bunk of Scotland.Intérèt alloué sur dépots anx taux courant.l'raîtes achetées et vendues et toutes tra suetions d\u2019affaires de banque généralement, LA BANQUE MOLSON Incorporée par Acte du Parlement, 1885.BUREAU PRINCIPAL: MONTREAL Capital payé,.ee $2,000,000 410 Fondade1éserve, oe vos on.1,700,000 00 Réserve pour remise sur çscomp- te courant.« R80,000.0 Montant des profits et pertes.$81,020 02 BUREAU DES DIKECTEURS: Wa, MOLSON MACPHERSON, Président.5.HL Ewing, Vice président.WW.M.Ramsey, Sam\u2019! Finley, Henry viol.bald, Tas I.Clechorn, H.Markland Mal-on, F.WOLFERSTAN THOMAS, Gésant pe- néral, A.D.DURNFORD, Inspecteur.H.Lockwoop, W.W.L.CuIrMAM, +\" 15 - tants Inspecteurs.BRANCHES Alvinston, Ont.Montréal, B.y.Aylmer, * St.Catherine st Brockville, « Branch.Calgary, \u201c Norwich, * Chestervilie =\u201c Ottawa, 8 Clinton, # Owen So'ud ** Exeter, * Port Arthur, Om.Hamilton, « Québec, PQ.Hensall, * Revelstoke, Knowlton, Que Station, B.C London, Ont, Ridgetown, Ont.Meaford, \u201c Simcoe, Ont.Morrisburg, « Smiths Falls, O.Sorel, P.Q.Victoria, B.C St.Thomas, Ont.Victoriaville, ©.Toronto, «Waterloo, Out.Toronto, Je.\u201c Winnipeg, Man.Trenton.\u201c Woodstock, Ont.Vancouver, B.C.AGENTS EN CANADA vi Colombie Anglaise\u2014Bank of British Columia.Manitoba et Nord-Ouest \u2014Imperial Bauk of Canada.Nouveau Brunswick\u2014Bank of New Brunswick.Terreneuve\u2014Bank of Nova Scotia, St John's.Nouvelle Ecosse\u2014 Halifax Banking Company and Bank of Yarmouth.Ontario\u2014Canadian Bank of Commerce Dominion Bank and Imperial Bank of Canada.He du Prince Edouard\u2014Merchants Bank of I.E.I, Summerside Bauk.Québec \u2014 Eastern Townships Bank.EN EUROPE Londres\u2014Parr's Bank, Limited, Messrs Morton, Chaplin &Coed verpool\u2014The Bank of Liverpool, Limi Cork \u2014Munster and Leinster Bank, Limited.Paris, France\u2014Société générale, et Crédit Lyonnais, Almagne, Berlin\u2014Deutache Bank.Almagne, Belgique\u2014La Banque d\u2019Anvers.Etats-Uins.New-York\u2014 Mechanics\u2019 National Bank ; National city Bank ; Hanover National Bank : Messrs.Morton, Bliss &Co.Boston\u2014Strte National Bank, Suffolk Nationa} Bank, Kidder Peabody & Co.Portland-«Casco National Bank.Chicago\u2014First Natal Bank.Cleveland,\u2014 Commercial National Bank.Détrou- State Savings Bank.Buffalo The City National Bank.Philade}phie\u2014Fourth Street Nuslonal Bank.Com Exchange National Bank.First National Bank.Philadelphie National Bank.Milwaukee\u2014 Wisconsin National Bank of Milwaukee.Minneapolis\u2014First National Bank.Toledo\u2014Seconi National Bank.Butte, Montana\u2014 First National Bank.San Francisco et côte du Pacifique\u2014Bank of British Columbia.Collections faites dans toutes les parties de \u201811a Puissance et les retours en sont faits avec la plus grande promptitude.Emet des crédits commerciaux et fdes lettres circulaires pour les voyageurs, payables daus toutes les parties du monde.-A VENDRE L'ancienne terre du Dr Bettez dans le 196- me rang de Somerset, contenant cent vingt &cpents en superficie, avoc Dâtisses, witude A un mille lu village.Conditions faciles.Ponr lus ainples informations s'adresser au notaire uchesne, ou au propriétaire Sam Gravel, Somerseta 9 > \u201cOr L'ECHO DÉS Bdis-Fitanus \u2018 ô Danses Bots-Francs \u2014\u2014 Warwiek \u2014-M.Welly Houle, orfèvre, a ouvert une écurie delonage.Le public voyageur nura toujours à sa disposition voitures et chovanx aux plus bas prix.\u2014Le joune Antille, qui, la semaine dernid.re, fut victime d'un grave acuident, loraqu'il Sait duns le bois, un arbre lui tombs sur ls tête, est maintenant rétabli.Le Llessd était sous lea soins du Dr Lafldche, -\u2014Melle Marie-Julie Martel, de Quéhiee, eat va promenrle à Warwick depuis quelque temps.Nous lui souluitons du plnisir, \u2014Unu harbier du nom de Lafleur est venu né placer dans nutre village.- - M.François Lafièche, E.E, M, eat allé à Montréal, cette setmnine, conduire à l\u2019hôpital un nommé Croteau qui s\u2019est donné un coup de fouet dans l'œil.-\u2014De pussage cette semaine : MM.Cinna, Baril, St-Albert ; Jos Bourdeau, Tingwick : Jos St-Hilaire, Wotton ; Henri Baril, Lowell Mua ; M.Ounning E, E.D., Québec.MM.Napoléon Laliberté qui vient de pas- ner ses exomens do droit est malade depuis une semaine, -M.Normand, gérant de la manufacture de hurdes, est allé à Montréal, cette semaine, pour affaires concernant la manufacture.\u2014 Nous avons une nonvelle hmanderie.dont M.E.Dancau est le propriétaire.-\u2014M.Maheu, hôtellier, a reçu cette nemai- ne, un char de bière Fox hend.\u2014M.Jean-Charles Ouellette.s'est démiv un pied en bieycle.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.-\u2014M.Honoré Pepin est parti cette semuine, avec ses swurs, Melles Blanche et Marie-Au- toinette, pour une promenade A Trout- Brock,chez leur oncle, M.P.D.Larivière.\u2014M.Toohy E.E.D.de Kingaton, est en promedade chez son frère, M.Toohy agent de lu Station\u2014 Melle Fréchette, de Sherhrooke, est en womenade chez M.X.Kérounc, voyageur de bn manufacture de hardes.- \u2014M.Félix Baril, qui à acheté le stock do M.Jutras, de Richmond, vend en abondance, au plus bus prix, \u2014 Mde*Louis Lescormier, et sa nièce Melle Victorin Patience, de Kingsey-Fulls étaient de passage mardi.-Le 15, l'épouse de M.Alfred Bergeron une fille, qui à regu au baptême les noms Marie-Afice.Parrain et marraine Ferdinand Parré et sa dine, Décès.\u2014Le 15, est décédée Victoria Demers, à l\u2019âge de 2] uns, épouse de Honoré Cuntin.Ses funérailles ont eu lien luodi au milieu d'un grand concours de parents et d\u2019amis.Nous offrons À la famille éplorée nos plus sin- rêtes-condoléances.\u2014Le 18 est décédée à l\u2019âge avancé de 91 uns, Narcisse Croteau.Ce vénérable viellurd est un des plus anciens colons de Jeette paroisse.Il a su par ses bonnes qualités s'ut- tirer le respect et l'estime de tous ceux qui l\u2019ont connu.Nes sincères condoléances à lu famille en deuil.Mariage, \u2014Le 18, Arthur Barbin de Berlin Falls, fils de Ed.Barbin, cultivateur conduisait à l'autel Melle IF, Demers, fille de Johny Damers, ousrier de St- Albert.\u2014Le 19, 4 cu lien le mariage de M.A.Carignan de Windsor Mills avec Célina Prinve, fille de Cuthbert Prince, cultivateur.-MM.Germain Lemay de Ste-Cruix, Télesp.Lemay et sa dame, Charles Bernier d\u2019Arthabaskaville, Homère Lachance et oJ, Lafleur de Fall River étaient chez M.Louis (rauthier cette semaine.À cette occasion, M.Gnutliier « donné À ses hôtes une soirée de chant et musique.\u2014M.J BB.Rivard, élève diplomé du collège de Banburin Me est venu chez sa belle- sœur, Dame Avthur Rivard, I est reparti le 18 pour le séminuire de Lewiston Maine.\u2014Dame Marie Louise Létourneau est venue pate quelques jours chez gon père acoptif M.Louis Gauthier, \u2014Mlles Despois et Beilhy des Etats-Unis sont venues en visite chez M.Pierre Coulomhe.\u2014Le 2U, lu révérende Sœur Constance, de South Bridge, accompagnée de la Rvde Sœur Supérieure cle son couvent, était chez son père M.Ferd.Gingras.\u2014Le 20, Révd M, Bélivenu de Ste Elizaheth étnit Phôte de M.lo curé.\u2014Mlle Georginnna Laitre, institutrice de Wolfestown est venu en visite chez M.Joseph Lemieux, Kingsey-Falls \u2014 Monsieur L.G.J.de Montiguy mévani- cien muchiniste à la Dominion Paper Co ; b'est fuit brûler une main vendredi dernier en réparant un des dryer «de la machine, ce qui l\u2019a empêché d'aller À son ouvrage, il a commencé seulement que mercredi, \u2014Melle Victoria Patience de Lisbon, Maine, est arrivée jeudi dernier pour passer un mois chez sa tante Mde Louis Descormier.\u2014M, Lr G.J.de Montygny et M.J.-C.Bédard, sont allés À Warwick mardi par affaire.\u2014 Melle Eva Itéliveau, Organiste de l'église est partie ramedi dernier pour aller visiter ses parents à Windsor Mills.\u2014Melle Agnès McKeown, de Ste Elizabeth est l\u2019hôte de MlleRose Anna Michaud On nous apprend aussi gue Melle McKeown doit venir s'établir ici comme modiste.M.Théophite Poliquin et sa dame de Manchester N.H.sont les hâtes de M, A.Leber- Le.\u2014Melle Mary MeLeil de Victoriaville, est l'hôte de D.Y.Bruneau marchand tailleur.-\u2014Mdo David Raymond, et son gendre M.Frenette de Windsor Mills sont venus visiter leurs parents cette semaine, Ham-Sud Voilà la belle saisoh qui amène les pique- niques avec leurs plaisirs.Pour suivre la coutume de nos ancôtres, les permonnes du siècle vont passer quelques jours, pendant les chaleurs, dans les places fraîches.La semaine dernière avait lieu au lac Nicolet.À 7 milles de Ham-Sud, l'inauguration d\u2019un magnifique chalet.Au delà de quarante personnes sc sont rondues À l'invitation des ropriétaires dont voici les noms : MM.Lp A.Darche, 0.Lamoureux, de Ham-Sud ; Dr Thibault et E.Crépaud de St-Camille ; M.Vilundré de Wotton.Un grand nombre de jeunes gens de St-Ferdinand d\u2019Halifax sont venus prendre leurs ébals sur ce lac qui est un des plus heavx des Cantons de l'Est.Il a cing willes de long sur un et demi de large.Au milieu est située une Île, sur laquelle a\u2019éla- ve un roche: d\u2019une aësez grande dimension.À l'autre hout du lac, la mon e de Ham- Sud élève von sommet gurni d'arbres jusqu\u2019à ls hauteur do 130 picds, : Rien de plus joli que cette nappe d\u2019eau: \u2018Toutes les beautés de la nature y sont rassemblées.Une belle grève de sable, tout le tour, permet aux jeunes gens de se promener en voiture sur ces bords enchunteurs.Le soir, les chaloupes glissent sur la glace du lno et - l'air est rempli de chants joyeux.Un bouffon des plus comiques a tenu la gaieté continuellement éveillée dans le cœur des jeuucs gens.Les veillées antremblées de danses réservées, de chants et de contes, se rent très agréablement.Nous ne parons pus \u2018lu plaisir qu\u2019ils ont eu pendant la journée, Il et ai brillant qu'il est impossible de le décrira tel qu\u2019il est.Le chalet a été baptisé sous le nom de \u2018Chalet Venise\u201d, parce Qu'il est bâti sur l'eau.ous les invités sont retournés dans leur famille bien satisfaits de leur voyage et tout guohantés des Leautés poétiques des Cantons e l\u2019est.\u2014Madume L.P.A.Darche est partie pour une promenade à Danvillo avec ua petite fille,
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