L'Écho du pays, 3 avril 1834, jeudi 3 avril 1834
[" VOL.2.} \u2019, MELANGES.AVRIL.Origine de ce mois.\u2014 œufs de plaques.D\u2019après les étymologistes, le nom de ce mois vient du mot latin aperire, ouvrir, parce qu\u2019alors, disent-ils, la terro ouvre son sein et se pare de fleurs.Ce mois se trouve toujours au commen- eement du printemps ; les Romains l\u2019avaient consacré à Vénus : il était figuré par un homme qui semblait danser au son d\u2019un instrument.Avril était lo deuxième mois de l\u2019année de Romulus, qui commençait par mars, et il avait 30 jours : Numa le réduisit à 29 et César lui en rendit 30 ; suivant Suidas, les Grecs l\u2019avaient mis sous la protection d\u2019Apollon.On trouve souvent dans nos anciens poetes l\u2019ex- ression d\u2019avril pour signifier le printemps même.C\u2019est peut-être aux Phéniciens, qui adoraient le Créateur sous la forme d\u2019un œuf, que nous devons les œufs de Pâques.Suivant leur croyance, la nuit, principe de toutes choses, avait engendré un œuf, d\u2019où étaient sortis l\u2019amour et le genre hu- => main.Vers Pâques, le soleil arrive sur l\u2019équa- | teur, et nous quittons les longues nuits: l'œuf primitif se brise, et le genre humain renaît._\u2014_ POISSON D\u2019AVRIL.On rapporte plusieurs origines de cet usage populaire.Quelques uns prétendent qu\u2019il renferme une mauvaise allusion à la passion du Christ, arrivée le 3 avril ; ils pensent que poisson serait le mot passion corrompu.On sait que les Juifs renvoyèrent Jésus d\u2019un tribunal à l\u2019autre, et lui firent faire plusieurs démarches inutiles ain de l\u2019insulter ; 1ls supposent que l\u2019on a pris de là la coutume de faire courir et de renvoyer d\u2019un endroit à l'autre ceux dont on veut se moquer.Un autre auteur donne à cet usage bizarre une origino beaucoup plus récente ; suivant lui, un prince de Lorraine, que Louis XITI faisait garder à vue dans le château de Nancy, trouva le moyen de tromper ses surveillans, et se sauva, le premier jour d\u2019avril, en traversant la rivière à la nage.Les Lorrains dirent à cette occasion que c\u2019était un poisson qu\u2019on avait donné à garder anx Français.Pour moi, il me paraît qu\u2019on ne peut assigner une autre origine à l\u2019usage du poisson d\u2019avril ou fou d'avril (fool of April)comme l\u2019appellent les Anglais, que ce qui est rapporté au livre des amours de Didon, IV de l\u2019Enéide, au vers 706 et suivans.L\u2019usage du poisson d\u2019avril pourrait aussi être considéré comme une sorte de leçon que l\u2019on donne une fois Pan.Chacun a son genre de crédulité, chacun a son côté faible.Tel qui semble esprit fort tressaille au cri funèbre d\u2019une chouette, au long hurlement d\u2019un chien pendant la nuit, et coupe les cartes de la main gauche.Tel qui semble esprit sage et tête prudente ira se morfondre entemps de pluie sous les croisées d\u2019une dame, d'après yn simple mot qu\u2019on aura, pour l\u2019aitraper, laissé tomber tout exprès devant lui ; fera belle toilette pour dîner chez un riche gourmand qui, ce jour-la, prendra médecine ; risquera de.se rompre le cou sur un rocher pour cueillir une plante à lui inconnue ; se lèvera avec le soleil pour déterrer dans de vieux auteurs une citation fausse avec laquelle on lui aura fermé la bouche dans une discussion.Ceux qui savent reconnaître les nuances de caractère, les côtés fuibles de leurs amis, leurs tendances défectucuscs, ceux-là pourraient, au ler.avril, profiter de la liberté du jour pour donner, avec mesure et convenance, une leçon délicate et indirecte.Serait-ce là la moralité de cet usage populaire ?PS L'ADROITE RÉPRIMANDE, Conte.\u201c Moi, je donne à mon fils la moitié de mon bien.Que donnez-vous à votre fille ?Moi?ma noblesse.Ah ! c\u2019est-à-dire, rien.\u201d Ainsi parlaient deux pères de famille, L\u2019un fort riche, mais roturier ; L'autre noble, mais pauvre.«Ecoutez donc, beau sire, Dit celui-ci, qui veut noblement s\u2019allier \u201cA Doit se saigner un peu, puisqu\u2019il faut vous le dire.Le restant de vos biens vient après votre mort À votre fils ; c\u2019est un espoir, d\u2019accord.Mais vous vous portez bien.Puis cette dernière heure, \u2018Tant qu\u2019on peut, on l\u2019éloigne ; et c\u2019est le droit commun.Or qui, pour bien diner, attend qu\u2019un autre meure, Peut diner tard, ou se coucher à jeun.D'ailleurs vous promettez, et vous êtes sincère ; Mais trop souvent, et j'en suis peu surpris, En voulant une chose, on fait tout le contraire.Vous pourriez bien encore, malgré vos cheveux gris, Prendre, las du veuvage, une fomme-mouvelle.Nous pourrions vous voir, malgré nous, Elle, avoir des enfans de vous, On vous au moins en avoir d\u2019elle.Il.peut se faire encor qu\u2019à la fin de vos jours Vous veuilliez dans un cloître aller finir leurs cours: Là, par un zèle aveugle et par trop ordinaire, Epandre en'legs pieux ce bien par vous promis, Et, déshéritant votre fils, Pour être bon chrétien, devenir mauvais père.Il faut s\u2019exécuter ; je donne tout mon bien, Ca .(Je vous ai dit qu\u2019il n\u2019avait rien) : Vous, donnez.tout le vôtre ; il n\u2019est qu\u2019un mot qui serve : Donation entière et sans réserve, Ou marché nul.Son dernier mot Etait prendre ou laisser Le vieillard (c\u2019est Frenrique) \u2018Trouva qu\u2019on parlait un peut haut, Et la condition lui parut tyrannique.Il allait renoncer à cet hymen promis.Mais quoi! son fils aimait la demoiselle : Lui-même, il aimait tant son fils ! Son fils pourra-t-il bien vivre séparé d\u2019elle ?Ilge rendit ; signa tout sans effroi.\u201c Eh bien, disait-il 2 part soi, Je vivrai chez mon fils jusqua ma derniéro heure.Après tout, je ne risque rien.Par ce contrat je cède tout mon bien, Non l'amour de mon fils; si son cœur me demeure.Tous les titres en parchemin Valent-ils celui-là ?mais non, sans doute.\u201d Enfin, On conclut l\u2019hyménée, on célébra la fête.Le vieillard, qui perd tout, croit gagner un trésor, Hélas ! il ne sait pas quels chagrins il s'apprête ! Si! le savait.Eh bien ! il le ferait encor ; Le cœur d\u2019un père est un peu bête ! Sa faiblesse, sur ce point, À revivre est toujours prête : Ses yeux peuvent s\u2019ouvrir, son cœur ne change point.Les deux époux firent fort bon ménage.Arrive un fils, qui devient grand : Deux trésors ornaient son bas-âge : Bon esprit et cœur excellent.Pendant ce tems, le bon Henrique, \"Pant bien que mal, vécut a la maison ; Ce vieillard, au commerce, au détail domestique, Etait encor utile en sa vieille saison : Ce qui sert est toujours de mode.Mais, quand par l\u2019Ago enfin devenu peu dispos, Il eut senti le besoin du repos, Il état inutile, il devint incommode.Sa bru surtout le vit de mauvais œil : Son cœur était pétri d'avarice et d\u2019orgueil.Elle ne le voit qu\u2019avec peine Manger le pain qu\u2019ils ont reçu de lui ; Et son cœur ne peut plus dévorer son ennui, Ni vaincre ni cacher sa haine.Le bon vieillard se voit traité Avec une rigueur extrème, Et dans une maison, qu\u2019il enrichit lui-même, It endure la pauvreté.Sa bru le persécute et le brave à toute heure ; Tant que, n\u2019écoutant plus ni pudeur ni raison, Elle menace enfin de quitter la muison, S\u2019il faut que Henrique y demeure.Elle fit tant, et par force ct par art, Que l'époux, étouffant le cri de la nature, Vint dire un jour au bon vieillard (Sa femme l\u2019écoutait) de chercher autre part Et son lit et sa nourriture.« O ciel ! que me dis-tu, mon fils ?S\u2019écria le vieillard surpris ; As-tu déjà perdu la souvenace De soixante ans de travaux inouis ?Par mes sueurs, je l\u2019ai mis dans l\u2019aisance ; Et, quand de mes biens tu jouis, Tu me chasses pour récompense ! Las ! contre moi de mes bienfaits armé, Me punis-tu de t'avoir trop aimé ?Au nom de Dieu, je t\u2019en supplie, O mon cher fils ! quand tu me dois la vie, Na souffre point que la faim vienne, hélas ! Finir la mienne.Ah ! tu n\u2019en doutes pas, Je ne peux plus marcher ; donne-moi pour asile Un coin de ta maison qui te soit inutile.Ja ne demande pas à me voir désormais Couché dans un bon lit, ou nourri de tes mets.La, sous cet appentis, ou dans la cache obscure Qui vers tes caves aboutit.Un peu de paille, hélas ! sera mon lit, L\u2019eau ma boisson, du pain ma nourriture.Tu peux ainsi, sans frais, me loger, me nourrir ; Oui, mon fils, à mon âge il faut si peu pour vivre ! Attends-au moins que le ciel te délivre : Auprès de toi-permets-moi de mourir ; Tu n'auras pas long-tems à me souffrir.Si, pour tes péchés, tu veux faire Des aumônes, des dons pieux, Fais-les, mon cher fils, à ton père ; Où pourrais-tu les placer mieux?Rappelle-toi trente ans de complaisance, Surtout les soins donnés à ton enfance.Songe que Dieu bénit le fils dc qui l\u2019amour Veille sur sas parens, les chérit, les révère ; Crains qu\u2019il no te punisse un jour Pour avoir fait mouri ton père.\u201d | Lie-fils est attendri des discours du vieillard ; D IPDPIMRIB, PROSPDRITU BP WPIOP C\u2014 VILLAGE DEBART AC A ce > \u2014\u2014 o + ZCH, JEUDI 8 AVRIL, Mais il faut voir partir ou son père ou sa femme : Mais sa femme écoute à l\u2019écart ; Mais elle règne on tyran sur son âme.Enfin, tout en pleurant sur le sein paternel (Tant, far faiblesse, un cœur peut devenir cruel,) Il confirme l\u2019arrêt\u2026.* Quoi! ta bouche l\u2019ordonne! Mais où veux-tu que j'uille en sortant de chez toi 1 Faible et mourant, quels étrangers, dis-mois M'accueilleront quand mon fils m\u2019abandonne?J\u2019irai donc mendier bien loin Le peu de pain dont jui besoin Pour soutenir les restes de ma vie 1\u201d Tout en parlant, ce pêre infortuné De ses larmes était baigné, Sans que sa bru fut attendrie, Voyant alors qu\u2019il faut sortir de sa maison, Dans ses mains il prend son bâton, Plus que son fils utile à sa vicillesse ; Puis, conservant, malgré tant d\u2019affrons réunis, Moins de courroux que de tristesse, Se lève en priant Dieu qu\u2019il pardonne à son fils.Mais avant de sortir, ce déplorable pèro, Demande une grâce dernière.\u201c Voici l\u2019hiver, dit-il, si jusques-là Mes tristes jours doivent s\u2019étendro, Je n\u2019ai que l\u2019habit que voilà ; Il est tout cn lambeaux ; il ne peut me défendre De la rigueur du froid.Ecoute-moi, mon.fils : Souffre au moins, en reconnaissanco De tous ceux que je t'ai fournis, Que jo prenne un de tes habits, Le plus mauvais.* La femme, qui s\u2019avance, Répond, pour son mari, qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019habits vieux.\u201c Au moins accordez-moi l\u2019une des couvertures Qui servent au cheval, et que, faute de mieux, Je brave ainsi les injures Des téms froids et pluvieux.\u201d Le fils, malgré sa barbarie, Ne put le refuser.Enfin, Il fait signe à l\u2019enfunt d\u2019aller à l\u2019écune Prendre une housse, et l\u2019apporter soudain.Ce fil& a quo dix ans.Déjà sensible et sage, Son esprit et son cœur ont dévancé son âge.Il n\u2019avait pu, sans s\u2019attendrir, - Voir ainsi son aïeul souffrir Innocemment un si cruel outrage.Il prend une housse, et d\u2019abord La coupe en deux, puis la porte sur l\u2019heure Au bon vicillard, qui sanglotte et qui pleure: \u201c Bon Dieu, dit-il, quel est mon sort ! Quoi! tout le monde ici veut donc ma mort |\u201d Le fils gronda l\u2019enfant, qui répondit : \u201c Mon père, Ce que j'ai fait, j'ai cru devoir le faire ; L'autre moitié de housse, grâce aux cioux, Nous servira ; ce soin là me regarde, Et c\u2019est pour vous que je la garde Quand vous serez devenu vieux.\u201d Par ce reproche ingénieux Co fils trop criminel sent dessiller seg yeux.En avouant sa coupable faiblesse, Il mérita, du moins, il obtint son pardon, Et fit peut-être par raison Co qu'il aurait d\u2019abord dû faire par tendresse : Sont père mourut dans ses bras.Ainsi ce fils, agent d\u2019une haine étrangère ; Apprit d\u2019un jeune enfant ce qu\u2019il n\u2019oublia pas ; Qu\u2019un fils cruel envers son père Mérite aussi des fils ingrats.PARLEMENT IMPÉRIAL.HARANGUA DU ROI.Londres, 4 Février, 1834.\u201cMesseigneurs ot Messieurs, \u201cEn vous convoquant de nouveau pour aecom- plir votre haute mission, je repose la confianee la plus entière en votre zèle et en votre activité, en votre dévouement à la cause publique, et votre fermeté à maintenir, sur les anciennes bases, et dans uno juste répartition de ses avantages, la constitution de l\u2019état.\u201cTel a été le caractère distinctif de vos travaux durant la dernière session, pendant laquelle ila été soumis plus de questions importantes à la considération du parlement, que durant aucune période antérieure de pareille durée.\u201cLa plus difficile et la plus importante des mesures qui ont obtenu Ja sanction de la législature, était le bill pour abolir l\u2019esclavage.La manière dont cette mesure philantropique a été accueillie dans les colonies britanniques, et le progrès que lui a imprimé la législature de la Jamaïque en la mettant à exécution en font espérer les plus heureux résultats.» Plusieurs autres questions importantes seront encore soumises à votre considération.\u201c Le rapport, que je vous ferai soumettre tel que préparé par les commissaires nommés pour s\u2019en- Quérir sur l\u2019état des corporations municipales, de Padministration et du résultat des loix de paupérisme, et du revenu et patronage ecclésiastiques en \u2018Angleterre et dans la Galles, ne manquera pas de vous fournir une foule de renseignemens utiles, au res pepe BN] PEE Wak 34.| NO.§.RSE EFAS INS 2 moyen desquels vous pourrez juger de la naturo et de l\u2019étendue des vices et des abus existans, et des remèdes qu\u2019il scra de votre devoir d\u2019y apqliquer.* L\u2019objet constant de ma politique a toujours été d'assurer h mon peuple la jouissance des bionfaits de lapaix.En cela j'ai été secondé parla bonne intelligence qui henreusement est étublie entre mon gouvernement et celui do la France ; et les assurances, que je reçois des dispositions amicales des autres puissances du continent me fontespérer que mes efforts à cot égard seront toujours couronnés de succès.\u201c Cependant je vois avcc regret qu\u2019iln\u2019apas été effectué d\u2019arrangement final entre la Belgique ct la Hollande, ot que lu guerre civile régno encore en Portugal.** Vous pouvez être assurés que jo m\u2019empresserai toujours d'aider à la paix dans les pays, dont les intérêts sont si intimement liés avec ceux de mes domaines.\u2018 Aussitôt après lu mort du dernior Roi d\u2019Espagne, je n\u2019ai pas hésité de reconnoître pour son suc= cesseur l\u2019Infante sa fille ; et je surveillerai avec la plus grande sollicitude lo progres des événemens qui pourraient affecter un gouvernement, dont \u2019¢ta- blissement paisible, est de lu première importauce pour ce pays, dinsi que pour la tranquillité générale de l\u2019Europe \u201cLa paix de la Turquie n\u2019a pas été interrompue depuis l\u2019arrangement fait avec Mehemet-Ali, et j'ai la confiance qu\u2019elle ne sera pas menacée do nouveaux dangers.Mon objet constant sc-u de prévenir tous changemens dans les relations de cet empire avec les autres puissances, qni pourroient affecter sa stabilité ot son indépendance futures.« Messieurs do la chambre des communes, \u201c jai ordonné que les cstimations pour l\u2019année suivante vous soient soumises.\u201c Elles ont été préparées sur l\u2019echelle la plus économique, et avec les réductions compatibles avec le service public.« J'ai la confiance quo jo puis compter sur votre patriotisme éclairé, et sur l\u2019empressement de mon peuplo à.mo fournir les moyons nécessaires pour soutenir l\u2019honneur de ma couronne et les intérêts de mes domaines.\u201c Vous trouverez satisfaisans les comptes qoi vous seront soumis eur l\u2019état du revenu tels que comparés avec les dépenses.« Messeigneurs et messiours, * Jatd déplorer la continuation da la détresse parmi les propriétaires ct les tenanciors de terres ; quoique sous d\u2019autres rapports, l\u2019étatdu pays, tant par sa tranquillité, que par son commerce et ses manufactures, présente la perspective la plus on- courngeante d\u2019une amélioration progressive.«Les actes passés, durant la dernière session, pour mettre A effot diverses mesures salutaires en Irlande, sont maintenant en opération et on peut anticiper de nouveaux avantages des commissions qui sont Émanées pour procédor à d\u2019autres objets importans d\u2019enquête.« Je recommande à votro prompte considération un ajustement final de la question des dimes dans cette partie du Royaume-Uni do nature à mettre fin à toute juste cause do plaintes, sons nuire aux droits ot à la propriété d'aucune classe de mes sujets, ou à aucune institution dans l\u2019églisc ou dans l\u2019état.«La tranquillité publique a été généralement préservée, cten somme, toutes les provinces de Irlande présentent un aspect plus favorable qu\u2019à aucune période de l\u2019année dernière.\u201cMais j'ai vu avec des sentimens de regrot et d'une protonde indignation un renouvellement d\u2019efforts pour exciter le peuple de ce pays à demander le rappel de l\u2019union législative.Jai déjà exprimé ma volonté inaltérablo de maintenir inviolable, avec le secours de la divine providence, cetto garantie do notre force ot de notre sureté nutionales, par tous les moyens qui seront en mon pouvoir.À l\u2019appui de eette détermination, je no doute pas de la co-opération efficace et zéléo de mon parlement et de ion peuple.C\u2019est aux intrigues que l\u2019on a mises en jeu our créer du mécontentement contre l'état, et de fo méfiance et de l\u2019animosité entre le peuple des deux pays, qu\u2019il faut surtout attribuer l\u2019esprit d\u2019insubordination, qui quoique présentement mai- trisé par le pouvoir da la loi, n\u2019a été que trop visible en plusieurs cas.\u201c L'on invoque donc tous les offorts réunis et énergiques de tous ceux qui sont loyaux et bien.disposés pour aider le gouvernement à mettre fin à un système d\u2019agitation et de violence qui, s\u2019il continue, détruira la paix dans la société, et s\u2019il réuseit sera inévitablement fatal à la puissance ct à la au- reté des Royaumes-Unis.* .- \u2014\u2014\u2014 .Le Meroury conclut, de ce que'nous r'avong.rien dit dans notre dernière feuilié du \u201cdiscours du Roi à \u2019ouverture du Parlemont Impérial, que ce dis cours n\u2019est pas de notre goût, Nous dirons tout d\u2019abord auMercury que nous n\u2019avons su que le discours du Roi étoit à la bourse, quo lorsqu\u2019il étoit trop.tard pour en parler dans notre feuille de mercredi.Mais nous avouerons aujourd\u2019hui à notre contemporain, que ce discours en effet n\u2019est pas de notre.goût, en ce qu\u2019il dénote la détermination du Roi à refuser à une nation le droitet l\u2019aventage de se gouverner et de sortir, de l'état de vaszelage dans equel elle gémit depuis si longtemps.Nous prévoyons ies calamités que cette obstination va amener sur un peuple pour le quel noussyfn- pathisons d\u2019autant plus, que nous voyons le Bas- Canada menacé des mêmes maux dont a souffert ot souffre encoro l\u2019Irlande .Que le Mercury n\u2019aîl- le pas s\u2019imaginer cependant, que nouns en aychs pour cela moins de confiance dans le succès de notre cause.D'abord elle est juste, ot nous soîm- mes en Amérique, et au \u2018dix-neuvième sièèle.\u2018Nous ne pouvons croire que -l\u2019Angleterre se'fihtté de la folle espérance de gouverner des colonies Ted vas se américaines comme elle gouverne l'irlande, avec des réyimens de soldats.Quand elle le voudroit el'o n'en auroit pas longtemps les moyens.Mais qua.t à l'Irlande, le discours du Roicst-il bicz rassurant four le Jiercury ?La Gazette de Quebec s\u2019unit au Mercury pour trouver dans le disçours du Roi un sujet de triomphe.+ Cela n\u2019est ya d'ra bon augure pour les résolu- * ronaires et notre ugeat libérateur,\u201d (O\u2019Connell) dia Gazelle.Mais nos deux contemporuinsne sont- lis pas tant soit peu inquiétés lorsqu'ils voient le roi on appcle: \u201c uux efforts réunis et érergiques de tous ** ceux qui sont loyaux et bien disposés ?\u201d Une au- tor.t3 qui serait conftante dans fes forces et ses mo- yeune, l'endrait-elle .langage?Décidément ce C:\"7 5078 ger5 annonce l'approche de graves évé- nemens Cana les iles Britanniques, qui pourroient bien, pour Jo conn, n'âtre pas du goût « : Mercury ctde la Gazette.\u2014 Ju: Canadien re rer Traduction d\u2019uns lettre à l'Editeur du London Morning Advertiser.Monsieur, Parmi ics avantages sans nombre d\u2019un bon Gouvernement, mais peut être plus particulièrement encore d'vn gouvernement colonial, est ce- li de comumsuder à lavivlence des parties.À présent examinons dequeile manière l'exécutif dans le \u2018\u2019as-Canada, s\u2019est attaché à ce devoir et s\u2019en est acquitte.Lt vaynus si sa conduite merite d\u2019ètre approuvss cu blâmée par lo gouvernement impérial.| L'ustavec des sentiments de répu- gnaneo et de chazrin, mais, en même temps avec une entière détermination de montrer quelle con- Érsion n Été introduite dans cette belle partie des \u201cassessions Britanniques ; que je m'adresse au peuple Anglais.Il n'est peut-être pas généralement conn, que des troubles d\u2019une nature assez sérieuse, oat eu heu l\u2019au dernier, et encore cette année dans lo Bas-Canada, que les citoyens de Montréal ont été ext-*mament maltraités, qu\u2019il y en : eu de lues, d\u2019autres de blessés, par les soldats armes ; que l\u2019on y a fait usage d\u2019ocienses distinctions, en traitant une partie de la population de Francais, (Ms sont tous sujets Dritauniques, quoi qu\u2019ils parlent la langue française) pour exciter de grandes animosités, nalheureusement trop encouragées par les autorités du lieu ; que les citoyens les plus respectables et les plus vertueux font partout entendre leurs plaintes, ct que le bien pu»licest oublié dans le combat des partis contraires.I me paroit.Monsieur Editeur, que Ir temps est venu où Popinion de la majorité doit l'emporter sur colle de la minorité, si non, il faut que les démarches du gouvernement soient injurieusement suspendues ou fatalement défaites.\u2018Tout ce que peuvent fuire les soutiens des intérêts opposés, n\u2019empèche pas qu\u2019il est évident, que dans ces Étoetes les \u201cT-x'strats et les Militaires ont été grandement coupisles.Neanmoins, pour prouver ce que j\u2019avance ct pour éviter une 3 épétition fatigante do faits connus, je renvoie la partie de mes lecteurs plus particulièrement intéressée à la p\u201dlitique Canadienne, aux journaux de la chambre d'ascemb'*e, et aux extraits publiés dans tous les papers Canadiens.Dans la dernière session du parlemant provincial, la conduite des Magistrats, de la cité de Montréal, et de la partie exécutive du goivernement dans cette province, a été démasquée ct uxpnsée au grand jour, pendant Pin- Vestigation de la maineureuse affaire de l'élection du 21 Mai 1832, où le sang innocent a été injus- teraeut versé.Je suis persnadé que rien de plus clair na eut se dire sur ce sujet ; mais, au pu- blin Anglais en gencral, qui pourroit ne pas avoir occasion de voir ces documents, disons seule- ment-qu\u2019en conséquence du contrôle qu\u2019exerce la minorité sur Ja majorité, un mal entendu des plus sérieux existe entre le peuple et l\u2019exécutif, que les principes fondamentaux de la liberté du peuple ont été aflaqués et méprisés ; et que si la nation Anglaise attache aucun prix à cette Colonie, si elle déaire conserver le sincère attachementet l\u2019al- légéance de ses habitants, elle doit attentivement examinor la cause d\u2019un pareil malheur, Il importe peu que l\u2019officier commandant à cotte boucherie d\u2019élection, ait eu l'honneur à son arrivée ici, sous congé d'absence, de diner immédiatement avec le Roi, etqu\u2019il en ait été, dit on, boaucoup loué pour ce trait de bravoure ; mais, il importe beau- conp au public Anglais de savoir, s'il s\u2019intéroaue tant soit peu aux destinées futures d- Canada, que nonubstant l\u2019insulte et la provocation dont on se sorvit envers une population brave et nombreuse qui auroit pu, dans un instant, écraser co peu d'hommes armés, ainsi que ceux qui les encourageaient, le peuple fut appaisée parla loyauté de ces Inêmes individus, dont la vie fut presque miraculeusement sauvée.Peu de personnes dansce paysont occasion d'apprécier le caractèreet les opinions po- litiquos de nos hommes publics, beaucoup sont témoins des intrigues du dénar n'y a que les enfans du sol, c\u2019est-à-dire ceux qui ne sont pas envoyés là soulement pour refaire leur fortune, qui puissent juger et voir à travera les ameliorations proposées tous les ans par les repré- sontants du peuple, ot aussi régulièrement entra- véos par un conseil lézislatif aussi intéressé que mal composé.Aucune observation n\u2019ost peut- être plus applicable à In situation présente des Canadiens, que celle qui fut faite par lo savant historien Gibbon dans son Histoire de la Décadence et do la chûte de l\u2019Empire Romain, voi.1er.p.71.\u201c Les principes d\u2019une constitution libre,\u201d dit il, % sont irrévocablement perdus, quand le pouvoir législatÿf est nommé par Pexéoutit.\u201d La nomina- Von des membres du conseil législatif est uno des rogatives de l'exécutif tandis qu\u2019une sage li- gré constitutionnelle requiert que tout pouvoir tire son origine du peuple.Le résultat d'un principe aussi faux est facile à voir, el lo peuple ne sera satisfait que lorsque le re- mide Récossaire aura \u201cté administé : « Quel remade cette situation requiert-elle, si ce nest le changement du système qui l\u2019a cansée ?Lo ministre colonial pourrait donner quelques excuses, si les intérêts du peuple canadien ont souffert peu- loment par le manque d'informations correctes sur leurs griefs, mais cest loin d\u2019ètre lo cas.Pourquoi donc ne considère-t-il qu\u2019un côté de la ques- ton?N'est-il pas placé là pour surveiller les iu- térôts généraux de P'empire ?Obligera-t-il le peuple canadien à pétitionner le roi pour en obtenir sa deslitation.A ce sujet M.MacKenzie du Haut-Canada observo avec justesse que «le gouvernement exécutif des colonies possède pour se fai- tp eutendfe à la métropole des moyens qui sont ~- 0 ok he .tement colonial, il pc op os = 4 > ».refusés au peuple pour l'avantage duquel ils ont été etablis, Le Bas-Canada a nommé successivement comme xes agents, Sir James MacIntosh, M.Labouchère, M.Neilson, et M.Viger.Le conséil législatif s\u2019y est opposé, et M.Viger, quoique représentant 650,000 Canadiens, par un vote de 47 contre 1 n\u2019a pas obtenu une audience, et pendant ce temps le conseil déclare que le désordre s\u2019introduit dans la province.* oo Je puis positivement assurer M.Stanley ainsi qu'aucun autre futur ministre colonial, que le sys- tême buivi en Irlande e: si malicieusement introduit duns les colonies canadiennes, n\u2019y pourra jamais prendre racine.Elle y a par dégrès produit un imécuntenteineut général ; les privilèges injustes d'une religion favorisée misen force on violation de l\u2019acte constitutionnel de 1791, contribuent seulement à irriter les plus tranquilles, et sont détestés par toutes autres sectes ; et quanta la politique, les Canadiens admirent avec raison, et imiteront « malgré tout » les institutions politiques de leurs voisins les Américains, qui paraissent et sont sans doute très-heureux, qui sont bien gouvernés et à bon marché.Ces institutions doivent naturellement exercer une grande ivfluence sur eux, sans oublier leur immense distance de la mère-patrie, etla conduite injuste, vacillante et arbitraire de leurs différents gouverneurs, qui ne peut qu\u2019exciter leurs soupçons pénétrants, joints aux promesses non accomplies des diffé- rens ministres des colonies; ce qui à la fin devra occasionner un manque total de confiance.,Ç \u201c I] est étonnant, à dit un écrivain célèbre, qu\u2019il faut qu\u2019une nation se fraye un chemin à travers un labyrinthe de maux, et qu\u2019elle dépense des sommes immenses avant d'acquérir la sagesse qu\u2019une heure de réflexion lui aurait donnée.\u201d Je pense qu\u2019il me serait permis d'ajouter qu\u2019il est encore plus étonnant que l\u2019exemple des siècles passés, n\u2019a pas encore démontré aux maitres des destins des nations, que \u201c l'intérêt de tous est composé du bien être de chacun ; et que celui qui en cherchant son propre avantage sacrifie celui de son semblable, manque à la justice que l\u2019homme doit à l\u2019homme, et trahit les devoirs que lui impose le titre de citoyen.\u201d Ici devait se terminer cette lettre déja longue, Mr.l\u2019Editeur ; mais, j'ai cru que tandis que je parlais d\u2019émeutes et de magistrats, je pouvais aussi bien vous donner une idée du nombre qu\u2019on appointe de ces derniers, et de la manière qu\u2019on les choisit.Dans le District de Montréal, par exemple, il y a 279 magistrats, de ce nombre 195 sont Anglais ou descendants d\u2019Anglais, 54 sont Français, où plutôt parlant le François, car il n\u2019y a plus à présent de Français en Canada.Dans le District de Québec, 67 Anglais, et 50 Français : dans celui des Trois-Kivières, 32 Anglais et 26 Français ; dans celui de Saint François 26 Anglais pas de Français.C\u2019est un fait que dans quelques endroits, on trouve un magistrat pour chaque 75 habitants ; tandis que dans les paroisses bien peuplées ct habitéés par des Canadiens, on n\u2019en trouve qu\u2019un pour plusieurs mille habitants.Cependant il vous plaira de remarquer que la population des Canadiens, excède de quatre pour un.Ceci, je crois, est un exemple assez frappant de la haute estime et de la confiance qu\u2019on accorde aux très fideles et très loÿaux sujets Canadiens de Sa Majesté, c\u2019est ainsi qu\u2019on nppolle, à justo titre, ceux qui durant la dernière guerre, levêrent des troupes et les payèrent de leur propre argent, pour la défense d\u2019ur.territoire que l'on vent aujourd\u2019hui par marceaux choisis à g'elques marchands Anglais, sous le titre imposant de Compagnie des Terres.Pourquoi ne pas plutôt le vendre tout à la fois au peuple Canadien, qui achéteroit généreusement son indépendance ?Ce plan, d\u2019après mon humble opinion, seroit finalement plus avantageux à l\u2019Angleterre, elle pourroit alors faire ses conditions, et proteger son commerce et son émigration.Puisse John Bull réfléchir un peu sur ce sujet.* Jai depuis été informé que M.Stanley n enfin \u2018consenti à recevoir l\u2019hon.Monsieur, mais qu'il ne veut point, m\u2019a-i-on dit, le reconnaître comme l\u2019agent da peuple.Quelles peuvent être ses raisons pouragir ainsi, ctne pas suivre l\u2019exemple de ses prédécesseurs ?.L°HOMO su PARTS.VILLAGE DEBARTZCH JEUDI, 3 AVRIL 1834.se a NOUVEJ.LES ÉTRANGÈRES.ANGLETERRE.\u2014La Chambre des Communes a été jetée, le & février, dans une violente agitation, par une assertion de lord Althorp qu\u2019un et même, comme il avait tout lieu de le croire, que plus d\u2019un député irlandais, qui avait parlé ct voté contre la loi de Coërcion, avait en même tems sollicité les ministres en particulie: de ne rien rabattre de ses clauses les plus rigoureuses.M.O\u2019Connell demanda les noms des députés qui s\u2019étaient rendus coupables d\u2019autant de duplicité.À la question de M.Shiel: Suis-je un de cëux dont vous parlez ?Lord Althorp réplique : oui.Après quelques minutes, et au milieu du silence qui suivit cette réponse, M.Shiel se leva, et de la manière la plus solennelle, il déclara que cette assertion était une infâme ct scandaleuse calomnie, mais qu\u2019il s\u2019abstenait d\u2019en dire davantage, parce que lord Althorp l\u2019avait avancée sur sa propre responsabilité, Lo Président intervint, ot dit qu\u2019il espérait que ce sujet ne serait pas repris hors de la -chambre.Mr.Shiel persistant à prétendre que c\u2019était-là une question de responsabilité personnelle, le Président lui demanda de s\u2019engager sur sa parole à ne point donner de suite à cette affaire, mais il nen reçut aucune réponse.La chambre ordonna alors qu\u2019il serait, ainsi que lord Althorp, remis à la garde d\u2019un huissier.Dans la même soirée, ils furent relachés, sur la promesse de ñ'envayer aucun messago hostile, otde ne répondre à aucune note relativo à ce sujet.Lt Le = \u2014 \u2014\u2014\u2014Premmeu EsPAGNE le 26 janvier.\u2014Le nouveau ministère se prépare à convoquer les Cortès.Ou annonce les mesures suivantes comme devant leur être proposées : la reconnaissance de dona Maria,- celle de la Belgique,\u2014celle de l'indépendance des Etats de l\u2019Amérique du Sud,-~Pexclusion de la famille de don Carlos de ta successibilité au trône d\u2019Espagne,\u2014la révision des anciennes institutions, et enfia un nouveau sysidèmie de fnances.\u2018 * re etm = A RE L\u2019ECHO DU PAYS.pme nanea mr gy Don Carlos a fait plusieurs tentatives récentes pour pénétrer en Espagne, mais il a toujours rou vé devant lui le g4néral Morillo dont la vigilance a déjoué ses projets ; on dit qu\u2019il s\u2019est porté sur Zarnora, pour faire un dernier effort.Par un deer royal, publié à Madrid, lajunta de Estado, esploe d\u2019inquisition politique, est entièrement abo e.Les provinces basques ont été mises en éuat e siége ; on porte, à Madrid, le nombre des ar- listes dans le nord à plus de 6,000 hommes.; Catalogne, un corps de 6,000 volontaires n ét levé pour la cause de la Reineee PortucaL.\u2014On disait à Londres que Coim- | - bre s'était rendu aux pédroites ; les fonds portugais en ont ressenti une légère hausse.Des lettres de Lisbonne du 2 février, parlaient d\u2019un engagement, le 30 janvier, où les migué listes avaient été repoussés avec une perte considerable.De son côté, le générai Saldanha attaqua les ennemis, a: moment où ils effectuaient leur retraite, leur tua beaucoup de monde ; fit environ 700 prisonniers et prit plusieurs pièces de canon.a perte des troupes de la Reine est très lég res tandis que l\u2019on assure que celle de don Migue doit avoir été de 1,200 hommes au moins, tout compris.Le choléra fait de grands ravages parmi les miguélistes.mr rer France.\u2014 Dans la séance de la chambre des députés, du 4 février, le maréchal Soult rétracta toutes ses promesses en fait de réductions de l\u2019armée, ct demanda au contraire une augmentation de crédits pour la porter au premier pied de 371,000 hommes et 78,230 chevaux ; au moment où cette demande excitait une vive sensation dans la chambre, M.de Rigny vint encore l\u2019augmenter cn demandant aussi un crédit extraordinaire de 2,800,000 francs pour doubler nos forces navales dans la Méditerrunnée.,Ç Ce ne sont pas làles conséquences que Pon devait déduire du discours tout pacifiqne de Louis Philippe, à l'ouverture de la session.Erars-Unis.\u2014T'outes les lettres de Washington s'accordent à présenter la proposition de M.Webster pour la prolongation de la charte de la Banque des Etais-Unis, comme repoussée d\u2019avance par la majorité du Congrésre Nous n\u2019avons pu publier plutôt la harangue de Sa Majesté, à l'ouverture du parlement impérial.Ce discours, comme tous ceux prononcés cn pareille occasion en Angleterre ct en France, est assez insignifiant.Dans ces pays où les rois sont impeccables et où les ministres seuls sont responsables des faits et discours du souverain, le grand art du ministre consiste à le faire parle: de manière à ne pas mécontenter ceux dont il aurait à craindre.La presse ministérielle cn ce pays a triomphé à l\u2019occasion d\u2019une certaine partie dela harangue qui regarde l'Irlande, dans laquelle Sn Majesté se déclare contre la rappel de l'union.Cette partie du discours de Sa Majesté est probablement due au Dictateur de l\u2019Irlande, M.Stanley.Sans doute que la faction bureaucratique n\u2019a pns Ju la harangue jusqu\u2019au bout, car l\u2019appel que fait Sa Majesté ou plutôt lo ministre par sa bouche à la \u201c coopération efficace et zélée\u201d du parlement et dupouple, aurait été bien propre à\" diminuer sa jote.On doute do ses forces et on implore celles d'autrui, et c\u2019est avec une crainte visible de ne pas être exaucé.En effet il n\u2019est pas à supposer que les sentimens de justice et de libéralité, qui s\u2019accroissent tous les jours dans le peuple anglais permettent que l'Irlande soit encore longtemps opprimée.Eton sait qu\u2019en Angleterre la grande puissance de fait comme de droit c\u2019est le peuple ; puissance à luquellc lu roi lui-même est obligé de Se soumettre, lorsque le peuple l\u2019exige.: L'on invoque donc, dit Sa Majesté, Tous LEs EFFORTS REUNIS de TOUS \u201c Ceux qui sent loyaux ot \u2018* bien disposés pour aider le gouvernement, &c.\u201d Nous espérons que les éditeurs de la Gazette de Québee, du Mercury et consorts se montreront loyaux et bicn disposés, et qu\u2019ils ne se contenteront pas d'applaudir de loin ; mais qu\u2019ils partiront incessamment, pour prêter main forte à ce bon M.Stanley, qui a besoin de tous les efforis réunis de lous lesamis de l\u2019oppression.Nous leur souhaitons d'avance un bon voyage.Ils pourront revenir quand les Canadiens amis de leur pays les redemanderont.De la connaissance des terres et des moyens à employer pour les disposer à un état de culture convenable.Connaître la qualité des terres que l'on: est appelé à cultiver, afin d\u2019adapter à chacune les diverses espècos de plantes et de semences qui lui \u2018conviennent, ou bien corriger, autant que les circonstances actuelles le permettent, ce qui s\u2019oppose à la fertilité, tel doit être le premier soin de celui qui vout assurer le succès de son fravail, C'est parcequ'il ne connaît pas la nature de Ia torte qu\u2019il cultive et quelles plantes conviennent à tel ou tel sol que souvent le cultivateur en ce pays perd du moins en partie le fruit de ses sueurs.Ti faut donc bien connaître la composition particu- litre du sol, examiner sa profondeur, les végétaux qui y croisent d\u2019eux-mêmes ou qu\u2019on pout y transplanter.Ces renseignemens acquis, il faut de loute nécessité se livrer à des essais en petit et les varier, pour découvrir quels amendemens convenables peuvent y être faits.L\u2019inflnence de la terre sur la \u2018végétation, son choix ct sa préparation pour obtenir de meilleurs produits, sa culture et la réparation de ses pertes, présentent d'importantes questions.Trop légère, la terre ne retient pas assez long- - temps l'humidité et expose les plantes à se deseé.cher par l\u2019effet des chaleurs un peu trop vives, Trop compacte, elle ne leur permet pas d\u2019étondre au loin leurs racines ; elle n\u2019est pas facilement penêtrée par l\u2019eau, par l\u2019air etla chaleur, ces agens essentiels de la végétation.pas facilement, l\u2019agriculture doit donc tendre à la procurer, c\u2019est à dire à rendre plus légères les terres compactes et plus compactes les terres trop légères.On compte plusieurs espèces de terres qui dif.férent beaucoup entre olles, parceque, indépendamment des divisions principales, il y a beaucoup de sous-divisions à établir entre leurs diverses qualités, qui dépendent des mélanges plus où moins considérables que la nature y a introduits, Les quatre principales espèces de terres susceptibles de culture, Ent, lo.les terres sablonneuses, 20.les lerres argileuses, 3o.les terre, calcaires, 40.le terreau ou terre franche.10.Terres sablonneuses.Ces terres sont formées de débris de cailloux, c\u2019est-à-dire de graviers et de sables de divers degrés de finesse.Elles sont stériles, s\u2019il ne s\u2019y trouve pus un mélange d'autres terres.Ce mélange consiste le plus souvent en unc certaine quantité de glaise, de chaux, de rouille de fer et de terre franche.Si l\u2019argile entre pour un tiers et le sable pour deux tiers, le terrein cst propre à la culture du blé et des arbres.Si le sg.légère ; on peut alors y ajouter de la glaise.Quelques personnes en ce pays ont rendu de cette manière des champs stériles extrêmement fertiles, Le meilleur engrais est du fumier de bêtes à cornes.Plus les terres sont sablonneuses, moins elles demandent de labours.Les productions des terres sablonneuses sont savoureuses et délicates plus que volumineuses ct abondantes.Comme c\u2019est au printemps et cn automne qu\u2019elles ont le moins à souffrir du solcil, c\u2019est dans ces deux saisons qu\u2019elles produisent lo plus.Par conséquent, il faut y introduire de pré- | férence des cultures qui végètent principalement dans le printemps ou dans l'automne.Dans les années sèches, aux expositions chaudes, les terres sablonneuses produisent peu, parce que l\u2019eau qu\u2019elles ont reque ne s\u2019y conserve pas, que le soleil les pénêtre trop fortement et qu\u2019e.les sont trop desséchées.Dans les années pluvieuses, elles produisent abondamment.Il cst bon d'y planter des arbres de distance en distance, afin qu\u2019elles soient moins exposées au hile, que les tosses et les pluies quiles ont humectées s\u2019évaporent moins promptement et que la grande ardeur du soleil les frappe moins vivement et moins longtems, Si l\u2019on est à la proximité des villes, on peut tirer un grand parti des terres sablonneuses, en les consacrant au jardinage auquel elles conviennent éminemment.1} faut alors les arroser et y introduire une quantité plus grande de fumier, Quelquefois en Europe on sème dans les terros sablonneuses des graines de navets mêlées à du satrasin.À la faveur de l'ombrage du sarrasin, les navets prospèrent ct l\u2019on retire de l\u2019une et de l'autre semence des récoltes abondantes.20.TERRES ARGILEUSES oU GLAISEUSBS.La glaise plus ou moins bleue, plus ou moins blanche, plus où moins jaune, est assez fréquemment dési- gnéc sous le nom de terre forte, par ce qu'en effet elle cst compacte.Elle a beaucoup à redouter des chaleurs prolongées qui la \u2018dessèchent ct la crevassent.Les fruits et les légumes que cette sorte de terre produit ont de la saveur, mais à un moindre degré que ceux qui naissent dans les terres sablonneuses.Dans les tems pluvieux cette espèce de terre devient très difficile à travailler.Quand la glaise n\u2019est pas suffisamment mêlée d\u2019autres terres, elle retient trop d\u2019eau dans les pluies et, lorsqu'il fait sec, ses gerçures mettent à nu et brisent même lea racines des plantes, qui d\u2019ailleurs ont de la difficulté à s\u2019y enfoncer : si la pluie survient, elle remplit les gerguros, od ello est fortement retenue ; là elle noie les racines desséchées qui, aulieu de so raviver par une absorption lente et proportionnée aux besoins qu'elles éprouvent, sont bientôt frappées de moisissure et périssent.Les arbres y pénètrent et devenus grands no redoutent pas les crevassos du sol.Le blé et les fois y prospèrent aussi, si les alternatives de pluies et de chaleurs modérées sont fréquentes.Une telle torre doit être le- hourée profondément et améliorée avec des sables et des fumiers peu cousommés de cheval et.de mouton ; avec de la cendre, de la chaux, du plâtre et des terreaux légers.On doit aussi mul tiplier les fussés et les rigoles, afin-de tenir le sol plus sain et de pouvoir cultiver de bonne heure.30.TERRES CALCAIRES.Les terres calcaires sont celles qui renferment do l@ chaux où du plé- tre.C'est l\u2019espèce de terre la plus infertile.Elles sont ordinairement mêlées de glaise et de se- ble.Les craies appartiennent à cette espèce de terre.La terre calcaire rotient la chaleur plus que ln glaise et moins que les terres sablonneuses- Pour devenir productive, elle réclame des arbres, afin d'y appeler et d'y conserver plus d'humidité.Ou péut y joindre de la glaige ot des fumiors do diverse nature.Comme cette heureuso proportion ne se trouve \u2018 \u20183 ble est en plus grande quantité, la terre est trop rea 0 Pen 40.TERREAU OU TERRE FRANOHE.C'est la terre végétale par excellence.Sa couleur est ordinairement noirâtre.Elle est spongieuse, très legère et entre dans des proportions très variables dans la formation des cliverses terres.Dans les années raisonnablement sèches, les épis qu\u2019elle rapporte sont en plus grand nombre et plus garnis, au lieu que, quand il y a trop de pluies, elles donnent beaucoup de paille et peu de grains.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Mercury annonce la vente de machines propres à extraire les souches do terre, et pour lesquels M.W.A.Leggo n reçu du roi des lettres patentes.M.James Mackenzie en fabrique à Québec, au compte de l\u2019inventeur et enseigne la manière de s\u2019en servir.Nous regrettons qu\u2019il n\u2019existe pas à Montréal une agence pour la vente de cette machine, qui mettrait les cultivateurs de notre district à mème de s\u2019en procurer.Il west pas parlé du prix dans l'annonce.Si cette machine pouvait être mise en opération sans beaucoup de frais, elle serait d\u2019une immenso utilité pour l\u2019agriculture.ee ASSEMBLÉES PUBLIQUES.Nous voyons avec plaisir qu\u2019il continue à se faire dans les différens comtés de cette province des assemblées, qui approuvent les procédés de notre représentation provinciale.Nous en avons déjà annoncé plusieurs, entre autres, nous croyons, celles du comté de l\u2019Assomption, de la cité ct du comté de Québec.Hier a du avoir lieu une assemblée des électeurs du comté et de la cité de Montréal.Aujourd'hui se tient celle du comté de Verchère.Celle du comté do St.Ilyacinthe se tiendra le cinq du courant.Le 31 de Mars ont cu lidu celles des comtés de Chambly et de Beauharnois.Nous espérons que le zèle de nos concitoyens ne se bornera pus à se rendre à ces assemblées ; mais qu\u2019ils s\u2019empresseront encore de signer la requête au parlement impérial qu\u2019on leur présentera et dont l\u2019objet sera le même que celui de l\u2019adresse votée par la chambre d\u2019assemblée.Nous regardons cette démarche de la part du peuple comme importante, va qu'elle prouvera à l\u2019évidence que l\u2019assemblée représentait vraiment les sen- timens de la population.CONVENTION.- Les habitans des différens comtés du district de Montréal sont respectucusement invités à envoyer des Délégués à Montréal lundi, sept du courant, à 11 heures A.M.pour délibérer sur le projet d\u2019une pétition au parlement impérial touchant l\u2019état de la province.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rere AUX CORRESPONDANS.Nous accusons la réception de la lettre signée E.A, Nous sommes fuchés d\u2019avoir à répondre à l\u2019autour que l'écrit signé Sumnjten à disparu, on ne sait comment, de notre burcau, an moment que nous étions pour Ini donner insertion.Nous l\u2019in- sererons avec plaisir, si E, A.veut Lien nous le renvoyer.La proposition que nous fait l\u2019un des rédacteurs d\u2019une feuille imprimée à Montréal, de donner publicité dans notre journal à un écrit signé A.\u2026R\u2026.doit nous paraître extraordinaire, vû que les souscripteurs de cette feuille doivent se trouver dans le même rayon que les nôtres et qu\u2019elle est écrite en français.Nous ne croyons pas que les conséquences dune pareille démarche aient\u2019été bien considérèes par notre confrère éditeur.Pour nous, nous pensons que sinous nous rendions à son d5sir, nous pourrions inspirer au public quelque doute sur lu véracilé des Éditenrs de cette feuille qui parlent souvent du grand, grand nombre de leurs abonnés.Les patriotes, comine l\u2019on sait, sont si méchans ! En conséquence nona n\u2019accederons pas à la detmmande de notre cunfrère.La formation d\u2019une société entre nous n\u2019est pas non plus possible.Les éditeurs de la feuille précitée sont loyaux, chrétiens el [rès chréliens ; nous, nous sommes.Et on sait bien qu'il n\u2019y a pas d'alliance entreles loups et les agneaux.\u201c Plusieurs écrits sont sous considération, d\u2019autres sont remis fauto de place.\u201c \u2014\u2014 #*, Lies propriétaires de cet établissement ont besoin immédiatement d\u2019un compagnon imprimeur.Si quelque RELIEUR voulait aussi venir s\u2019établir 4 St.Charles, Village Debartzch, il trouverait certainement de l\u2019encouragement dans cette place, qui acquiert chaque jour Une nouvelle importance.La reliure des ouvrages qui sortent de cette imprimerie, serait à peu près suffisante pour l\u2019occuper.: - Décédé.\u2014Snbitement hier la nuit, dans ce village Mr.Archange Harnois, à l\u2019âge de 50 ans.pig + me rs are re CORRESPONDANCES.- EE mr MONSIEUR A.M.U.Je viens de voir votre définition admirable du mot Pâtriote.Que cette noble production a dû vous couter de travail et de sueurs ! jen suis encore tout transi d\u2019admiration ! Je n\u2019essaierai pas d'en faire ressortir le mérite À César seul appartient de décrire les exploits de César.Homme sans égal, génie transcendant, incomparable A.M.U.si la nature en vous n'est pas épuisée par celte première production, accordez-moi une faveur, une grâce.Je vous en supplie par votre définition du mot Patriote, par ce que vous avez de plus cher au monde, par tout l\u2019argent que vous lorguez sur les comptoirs bureaucrates et autres.Puisque vous possédez, à un si haut degré, le grand Art de la définition ; veuillez donc encore nous donner celle des mots Transfuge, Apostat, Aventurier et Chovalier d'Industrie, Vous obli- Berez infiniment UN AMATEUR DE DÉFINITIONS.St.Charles, 80 Mars, 1834.Se BAe pall \u20ac L\u2019ECHO DU PAYS.M.Le Repacteur, _Permettez-moi, au commencoment de votre car- rièro éditoriale, de vous faire quelques remarques, lesquelles, si vous y avez égard, pourront vous épargner bien des injures de lapart d'une certaine feuille, que par décence et par respect pour vos lecteurs je ne veux pas nommer.Ilest bien entendu quo Jo ne veux pas parler ici de celles que vous devez partager avec tous les citoyens honnêtes ct amis de leur pays.Rien ne dispense de celles-ci.Vous avez parlé d\u2019un journal «dont le mépris public a fait justice» la feuille s\u2019est écrié ; CEST mor; puis les injures de pleuvoir.En suite vous parlez d\u2019un renégat, d\u2019un aventurier, d'un homme vil, d\u2019un homme sans honneur, &c.A.M.U.alias A.R.est entré en fureur et au milieu des paroles d\u2019une rage impuissante,il s\u2019est écrié: \u201cc\u2019est moi, c\u2019est moi.\u201d Les Editeurs de la feuille entendent à demi mot, voyez-vous.Si vous êtes sage, vous ne direz donc pas qu\u2019une feuille est née du sang, qu\u2019elle est soutenue par des ennemis du pays et surtout par un reclus sulpicien, qui trouve bion mieux d'employer à nous faire calomnier des biens que nos pères ont légués pour notre education.Vous ne direz pas non plus que les remords ont fait blanchir les cheveux d\u2019un des suppôts de la feuille, en dépit du proverbe, qui prétend que \u201ctête de f.ne blanchit pas.\u201d Vous vous ferez une loi inviolable de ne jamais prononcer les mots «feuille ordurière, ames vénales, hypocrites, hom- « mes vendus, éditeurs soudoyés par des cnnemis « du pays, &c.» Vous devrez vous garder avec un égal soin de parler d\u2019un certain bipède à figure humaine qui a su mettre de côté maints préjugés que révèrent les hommes, pour se livrer corps et âme à ceux qui le paient, qui a été, dit-on, dans l\u2019espace de moins de deux ans carliste puis républicain, royaliste puis patriote et enfin bureaucrate.\u2018Tous ces gens-là, soyez en sur, se reconnaissant OU reconnaissant Aces mots lu feuille qu\u2019ils conduisent, s\u2019écricraient encore cn écumant de rage : « c\u2019est moi, C\u2019est nous, c\u2019est notro feuille.» Lesinjures pleuvraient sur votre tête et Dieu sait quand ils en finitaient.Car ils sont riches en ordures et l\u2019un d'eux, assure-t-on, a pris des leçons des plus célèbres poissardes de Lyon et de Paris.J'espère, M.le Rédacteur, que vous aurez égard à ce que vous conseille, UN VIEUX ROUTIER.ANNONCE, ILy a maintenant en exhibition, à Montréal dans une certaine Imve primerie, un automate,que le célèbre Mecanicien Vaucanson avait nomme l'âne l,yon- nois, qui a été dernièrement perfectionné par un de ces hazards le plus extraordinaire, ct tel que l'histoire n'en offre pas de semblables.Il va donner, à la merveilleuse surprise de tout le monde, des leçons gralis sur la politique ct la morale de ce siècle.Son propriétare ose se flatter que les citoyens éclaires de cette Cité et de ses environs ne laisseront pas échapper une occasion aussi favorable que celle-là d'acquérir des connaissonces sur deux sujets d'une aussi haute importance, ct qui se rattachent si étroitement au bonheur de l\u2019homme dans toutes les situations de la vie.Mon crier Ami, fi L'annonce ci-dessus m'a porté à réfléchir sur les faiblesses humaines, ot à les envisager avec étonnement, en considérant les erreurs et les égarements où elles peuvent jeter de cortaines gens.Connoissant vos dispositions pour ce genre d'étude, j'ai cru que pour délasser quelque fois votre imagination, fatiguée par l\u2019application que vous donnez à la rédaction de votre patriotique journal, vous liriez avec assez.d\u2019intérêt le détail de ma visite à cette mervoille.Mais n'allez pas vous montrer incapable de garder un secrêt, comme la femme dans la fable du bon Lafontaine, et de suite, publier tout dans votre feuille pour en amuser vos.lecteurs ; car, vous savez qu\u2019ily a des gens qui sont si tourmentés par les remords, et qui, par cela même, ressemblent à ces prosliluées qui ne peuvent perineltrs aux honnêtes femmes de marcher tranquillement dans les rues, sans qu\u2019elles soient exposéos à leurs allaques immorales ct brulales : va qu'ils croiront, comme par le passé, qu\u2019on veur, en vons adressant ce détail, les vouer au mépris, et les exposer à la risée du public.Il est d\u2019'usage chez ces personnes où le génie du mal est inné, de ne se contenter pas d'aimer le vice,mais encore de haïr la vertu, uniquoment parce quelles n\u2019en pouvent soutenir Péclat.Elles calomnient, ct elles détestent les gens de probité, non parce qu\u2019elles craignent que leurs bonnes qualités pnissent leur nuire, mais a cause des reproches secrets que leur conscience leur fait, en se rappellant la différence qu\u2019ily a entre leur fuçon de penser et d'agir et la leur.** Rarement de sa faute on aime le témoin.\u201d Au reste, faites usage de votro discrétion avec ce discernement qui vous caractérise si bien, et je ne m'en plaindrai pas.Rendu x Pendroit désigné duns celte annonce, ne croyez pas que j\u2019y vis un âne-automate, c\u2019est-à- dire, la ressemblance d\u2019un Quadrupède ; non, le beau de cotte invention, C\u2019est que cot automate offre à la vue des formes humaines assez bien contournées.Néanmoins cela n\u2019empêche pas qu\u2019il ne conservo plusieurs des habitudes du Quadrupède dont il porte le nom ; car il arrive par mu- ments qu\u2019il envoie des ruades aux jambes, et qu\u2019il se met à braire de manière à attirer, si non\u2019 la pitié, du moins le mépris des spectateurs, comme sa première leçon du 26 du courant a dû le démontrer jusqu\u2019a l\u2019évidence.Rien ne prouve plus clairement la marche de l\u2019intellecte dans co pays que le perfectionnement d\u2019une semblable découverte.Muis pensez donc aux avantages qui vonten résulter, et ce, à l\u2019aide d\u2019un petit brevet d\u2019invention que les administrations de tous les pays ne manqueront pas d'accorder à tire-larigot.Que les détracteurs du pays viennent donc à présent nous\u2019 dire que le Canada est en arrière des autres nations civilisées.Lorsqu'on me vit au moment de me retirer le propriétaire de cet automate se présenta avec un grand livre à la main, et il me dit, monsieur, arrétez un instant, s\u2019il vous plait: le livre que vous voyez contient les noms de nos souscripteurs à l'établissement qu\u2019il a fallu fonder pour mottre à même le public de bien apprécier cet automale ou un autre qui voudrait se vendre, et vous savez d'il n\u2019en manque pas parmi les aventuriers : vou- riez vaus qvoir la bonté d'y mettre le vôtre ?Vous qui eqgpaisses mes principes, vous pouves - Ÿ - facilement vous imaginer quelle dut-être ma surprise, et avec quel dédain je repoussai une pareille offre.Ma réponse motivée et verto causa à cette machine animée une nouvelle crise, uu milieu de la quelle je crus que ses ressorts allaient so mettre en pièces ; mais heureusement il se prit encore à braire, et il termina, en fesant des gambades,disunt que le diablo emporte tous les gensde la campa- gue, puisque ceux de la ville nu veulont pas croire à mos tnsignes celomnies.Sans donte, dis-je en partant nu propriétaire de cet instrument d\u2019impostures, il fait quelques honorables exceptions à sa mul diction ; il répliqua avec beaucoup de violence, non, non, je n\u2019en veux faire aucune.Je veux qua tous sentent un jour qui p\u2019est pas éloigne le poids de ma venyeunce.Vous verrez que plusieurs des expressions rapportées dans le récit, que je viens de vous faire de ma visite à cet âne- Lyonnois, ne sont pas conformes à la saine Doctrine Chrétienne, mais jo dois vous dire que la personne qui fait jouer les ressorts les plus scerels de cetto machine avait ce jour la été obligée de s'absenter de la ville pour des afaires pressantes : qu\u2019aussitôt après son retour elle la montera à son vrai ton, et alors il faudra bien qu\u2019elle aille droit, bon gré malgré, ou qu\u2019elle paise au Seltler.Portez vous bien, et croyez moi toujours votre Ami, UN PATRIOTE.Montréal ce 30 Mars 1831.De l\u2019Origine de nos idées Qnd.article.A voir le ton de sninte colère, qui paraît animer le respectable adversaire de M.de Bonald, on croirait que ce dernier a osé nier que l\u2019harmonic des cieux, que le spectacle ravissant de la création, fussent une preuve de l\u2019exitence d'un premier être.Certes, cet illustre Écrivain et doué d\u2019une Ame trop sublime, pour être insensible a co qui {frappe même le vulgaire ignorant, il possède une intelligence trop vaste, pour ccntester qu\u2019un ef! aussi étonnant, ne démontre l'existence d'une cause proportionnée à sa grandeur.Mais encore une fois, pourquoi les ouvrages de Diou ont-ils la vortu de nous élever jusqu\u2019à l\u2019idée de ces perfections?C\u2019est parceque votre raison, déja développée sous l\u2019infltenco de la société, trouve en ello ces idées d'ordre, qui nous font sentir tout ce- que l\u2019univera déploie de merveillos anosyeux ; c\u2019est parceque cette raison a acquis toutes les notions ten te rer tr rene vérité ® (voir YDcho du Pays du G Février) Ou se CONVaincra, j'espère, que c\u2019est bien à tort ne M.Odclin nous objecte, d'un ton si triomphant, des passages de l\u2019ecritnre sainte, qui gon: loin de décider la question debattue.Je nc propose de réfuter, dans un autre uuicle, quelques objections plus sp cieuses que solides, tirée: de l'en s«ignement et de la pratique de l\u2019église.UN PARTISAN ES IDELS ACQUISES.St.IL 10 Yevricr 1824.N.B.Jo ne puis m'emplcherde remarquer toute l\u2019utilité d'un tel axicine ; en effet, si partout où il ya conviction.il y a aussi verité, on ue neut jamais être convaineu de l\u2019erreur.Dsormais donc l'erreur sera impossible, puisqu'il est impossible de la distinguer de ln verité ; la vérité, c'est ce dont on est convaincu, l\u2019erreur co dunf on n'a pas la conviction!!! amen.Monsieur L'ÉpiTeun, Jai lu avec plaisir, dans votre intéressant journal, les procédés de l'Assemblée du Comté de Richelieu ; les résolutions qui y out été adoptées m'ont paru être dictées dans le sens et les intérêts d\u2019un peuplo menacé dans ce qu\u2019il a de plus cher et de plus sacré.Mais je ne puis taire ma surprise en voyant figurer sur la liste des mombres du comité, le nom d\u2019un certain imonsieur, qui à pu accepter l'agence de la feuille nee dela fusillade du 21 Mai; vil réceptacle des productions ordurières et hypocrites de la faction.Co monsieur aurait-il enfin ouvert les youx, et aurait-il compris combien 11 sc compromet cit etr- vant l'enfant d\u2019une catastrophe dont l'histoire n'u- vait point encore osé emichir ici ses sanzlantes annales !! Ou plutôt, (ce que je no voudrais pns croire) n\u2019accepteruit-il l'honneur d'être membra d\u2019un comité patriotique que pour y jouer le rôle de Mouchard !.\u2026\u2026.C'est ro qu\u2019aimerait À savoir Un Erccreur nv Coure\u2019 DE RiCUELIEU.\u201422 Mars 1834.\u2014___æ Mr.L'ÉDITEUR, I! y a, dit Sénèque, des êtres tellement amis de l\u2019ombre, qu\u2019auasitot qu\u2019ils aporçoivent un rayon de lumière, ils le prenacnt pour un Éclair pré- nécessaires pour lu faire remonter logiquement des effets à leur cause ; per ea qua facta sunt, invisi- bilia conspiciunlur.Pour que votre demonstration fût complète, M, il vous resterait à prouver que l'homme isolé, dès sn naissance, de la société de ses semblables, trouverait en lui ces notions, ce qui est précisément le point de lu discussion ; il vous resterait à prouver que St.Paula voulu dire que lesid es qui constituent notre raison, la notion de Lieu à leur tête, surgissent d\u2019abord en votre Ame, par la vue du spectacle de l\u2019univers.Et alors même, vous r\u2019auriez encore rien fait pour votre systëme, parce que celui dont vous feriez honneurà St.Paul, en differevait beaucoup.En effet d'après votre commentaire, nns idées se réveilleraient par l\u2019organe des sens ; ct dans votre thêse cartésienno elles sont infuses, indépendantes de l\u2019autro influence étrangère a I'dme ; puisque l'âme selon vous pense essenticllement ct que la faculté renferme nécessairement l\u2019action (voir I\u2019 Echo du Pays du 9 Janvier) Nous espérons, M.que comme Cartésicn vous vous rendrez à l\u2019évidence, en avouant que St.Paul n\u2019est pas nécessaire- mont Cartésion dans le texte que vous citez, mais vous voulez, À quelque prix que ce soit, identifier votre cause avec celle de ce grand apôtre, et c\u2019est encore par un texte mal interprété, que vous prétendez y réussir.Le-voici : lorsque les nations, (les gentils) qui n'ont point la loi (écrile,) fout naturellement les choses que laloi commande, m\u2019ayant point la loi elles sont à elles-mêmes la loi.Votre raisonnement, à l\u2019occasion da co texte, suppose lo.que St.Paul entend parler des gentils encore infidèles, 20.que, selon lui, naturellement signifie : par les forces nalurelles de Pindividu laissé à lui seul ; 80.que la loi écrite dans lo cœur des gentils, y est gravé indépendamment de l\u2019acte do révélation.lin faveur de ceux qui aiment à se décider d\u2019après la plus haute autorité, à votre interprétation j\u2019oppasarai celle qui n paru la plas véritable À Esbiur, le plun savant commentato.des épîtres de St.Paul.Or cette interprétation applique les paroles de l\u2019apôtre aux gentils qui ont la foi du médiateur, et qui, par la grâce, accomplissent la loi, qu\u2019ils aient vécu avant ou depuis l\u2019avênement de Jésus-Christ.Cette interprétation est de St.Augustin, de Prospère de St.Fulgence, de St.Thomas, ainsi quo de beaucoup d\u2019autres.Elle résulte du texte même, comme St.Augustin lo prouve contre les Pélagiens, En effet, St.Pani parle ici de ceux qui seront justifiés sans distinction ni de Juifs ni de gentils.Or d\u2019après la doctrino catholique sans la foi nul ne sera justifié.Il no peut donc être ic: question d'infidèles qui n'aient pas participé à ln révélation divine, sans laquelle ne sœurail se former la foi qui sauve (si vous contostiez ces premières paroles, on vous ranpellerait, M.la notion catholique de la foi.) Quand à l'expression nalurellement de l\u2019avis de tous les interprêtes elles n'exclut niia foi nilaré vélation, mais simplement l\u2019écriture, qui n\u2019entre pas dans la voie naturelle et primitive de connaître et de pratiquer la loi divine.L\u2019expression de loi écrite dan les cœurs n\u2019exclut pas d'avantago la révêlation ; car, d\u2019être écrite dans le cœur et non sur la nicrre, c\u2019est un caractèro distinctif de la loi évangélique, qui est la révélation par excellence et ne se transmet que par la ptédication.Ia Joi naturelle, disons-nous, pour être connue, a besoin d\u2019être enseignée.Une fois connue elle se grave dans le cœur, elle devient un sentiment, et c\u2019est ce sentiment qui s'appelle la conscience.C'est donc une bien petite objection, M.que celle que vous tirez de ces paroles de St.Augustin : quis lérem naturalem cordibus hominum seribit nioi Deus; puisque l'apôtre St.Paul applique la même expression à la loi évangilique 2 Ad Cor : .1XI.3 C\u2019est ainsi que Dieu annonçant laloi nouvella, ar la bouche du Prophète Jérémie, disait : dabo eyem meani is riscertous corum el in corde eorum scribam eam (Jérem.XXXI.88.) En devez-vous conclure, que la foi évangelique est innée ?Pensez-y, M.une conclusion si erronnée jointe à bien d'autres qu\u2019on relèvera prochainement, contribuerait mal à persuader les lecteurs de l\u2019infaillibilité de votre évidence et jetterait de forts soupçons sur la vérité d\u2019un axibme nouveau, dont vous avez enrichi la philosophie, savoir : que du mo- | mont qu\u2019il ÿ « convéetion, ddy © auvot_ésriiinde of curseur d\u2019un grandorage.Ceci mo semble très applicable à notre administration.Soumisà un état déplorable de mmal ndministiation qui duro depuis ples d'un demi sidele, on ov we Loau pays en proie aux abus les plus henieux, le> p'us teni- bles.Ja mémaire des Graig des Du'honeis et de benticoup d'iitrez, fait palir Phone de \"ier, quand elle s'offre à son souvenir, Mais c'est quand les abus sont à leur comble qu'ils tovchem à leur fin.Le voile qui couvrait Pinlamie a én déchiré.Cetto session n jumaig mémorable n démasqué enfin la perfidie, la seclératesse et là ture pitude de plusieurs employés du gouvernement.Mr.Papineau nidé de quelques hommes de bien, a eu le courage d'attaquer la puissance oppressive du bon pouple Canadien.On n vu palir les tyrans et leg apostats ; ona vu leur défuite.Ces hommes qui dans le fond de leura palais se gorgeoient des bicns dont ils n\u2019étaiert que Jen dépositaires et qui enrichissaient leurs viles créatures, ces hommes pervers, dis-je, ont trouvé une digue à leurs brigandages.La vertu désormais pesera duns la balance de Thémis la récompense, ou les châfimens.Lo crime déguisé ne se retranchera plus derrière une administration coupable et les moteurs du 1n4\"sn- cre d'infortunés innocens ne formeront plus lo faisceau de la législation.On ue dira plus : absolvez, élargissez les coupablo:, quelque soit leur crime ; mois on dira : que le glaive des loix punisse les coupables et protege les innocens.Le sang innocent brûle la poitrine de celui cui n° osé en boire, il lui déchire les entrailles ot, comma un poison brûlant, il consume csivi qui s'en «* abreuvé.O voux ! hommes iniquez, motouia de s troubles du 21 Mai, le sang timocent, qui fut vers3 ar vos trames abominables, réclame covtre vous.Voilà le temps qu'il vonsfuidea rendra compte no peuple du sang de ses frères, Lou représentition de tout un pays n'a pu avoir justice, nis Jos ouatra vingt douze résolutions reveillorent fea thammes proterteurs de la vie des croyons.Fog ont déja réveillé les amis de leur pays : voyez les surgir des efpulcres où les persécutions les avaient engloutis.D.\u2014hrrmemer M.I\u2019EDITEUR.L'élection générale approche, ot dans un pays comme le nôtre où vivent jaloux l'un do l'autre, deux partis différens do maura, de langue et de religion, il n\u2019y n aucun donte qe la conteste en sera chande.Pour nous Uanad.ens, vors ne saurions, ce me soinble, ouvrir trop d'avance les yeux surle choix des Représentans que mous y aurons À faire.Lotemps estarrivé, où plus que jamais nous devons surveiller nos intévêts.La province est dans un état alarmant, chaque jour est témoin de nouveaux abus et la crainte de voir nos droits envahis ne peut êtro moins grande à cette heure quelle ne l\u2019était ces années dorni- ères.Nos braves Députés ont, il est vrai, travaillé depuis long-temps à faire disparaître l\u2019odioux, ays.tème do gouvernement sous lo quel nous gétmis- sons ; mais depuis long-lemps aussileurs efforts ont été paralyses.Leur conduite dans la dernière session les a couverts de gloire.Jamais exposé des maux, qui depuis un demie siècie accablent le pays, ne fut plus fidèle et exact que celui compris dans ces résolutions.Elies sont vno oxpression noble et indépendanté de nos sentimens et ne peuvent qu\u2019aécroître de beaucoup ies droits qu\u2019ont à notre reconnaissance, et les savans membros qui los oht proposées et l\u2019imposante majcrité qui les a adoptées.Quoiqu'en'dise la presse venale en .ce pays, qui désire que le règne des abus se prolonge, afin de voir #e prolonger ausui su favour et ees salaires, le résultat de l'adresse de le chambre au parlement impérial ne peut que nous être favorable.Nous en avons pour garantie, la compe= l\u2019esprit public en Angleterre ot plus que tout cela lo cri général des colonios contre les abus exis- tans.Soyons donc unis et armona nous de courage ot de persévérance.Rien ne doit nous faire désesperer, En effet transportons-nous pour \u2018un moment au milieu: des peuples d'au de-là Patlan~ tique.\u2018Ouvrons Phistuire de leurs empiros pt interrogeons la.\u2018 Nous y verrons peridant combira d'aunéus enrènt à tradailier l'Angleterre et\u201d Rimans « sition actuelle de la chambre des Communes; de, celle-ci pour obtenir un bill d\u2019émancipation, Oelle-là pour opérer une réforme voulue depuis long-temps par ses habitans, nous y verrons encore les changemens extraordinaires survenus avec le temps en France, en Espagne ot en Portugal, nous y verrons enfin les progrès rapides de Ju liberté chez toutes les nations civilisées.Et après cela, pouvons-nous balancer sur ce qui nous reste à faire ; au contraire notre courage ne doit- il point se ranimor et pleins de confiance en la bonté de notre cause, n\u2019avons-nous pas tout lieu d'espérer que tôt ou tard nous obtiendrons aussi nous la réforme que nous demandons ?Oui tôt ou tard nous devons l\u2019obtenir cette réforme, le peuple de co pays, n\u2019est point fait pour l\u2019esclavage, il peut patienter, mais il no souffrira jaiñais que l\u2019on fasse pesersur lui lo eceptro de fer qui opprime \u2018aujourd\u2019hui la malheureuse Irlande.Ennemis des Canadiens, arrêtez ; vous seuls pouvez resserrer les liens qui nous unissent à vous, et vous seuls aussi pouvez les briser.Devenez justes on vous faisant nos égaux, et dès lors tous ensemble mous serons heureux.Poursuivez au-contraire votre œuvre d\u2019iniquité, et biontôt, bientôt vous aurez amené le jour, (ce que nous ne désirons pas,) qui marquera notre séparation d\u2019avec vutre patrie.Mais tirons le voile, Mr.l\u2019Editeur, sur un sujet aussi grave.Revenonsen à l\u2019élection ; du choix des représentans que nous y ferons, devra dépendre notre bonheur futur, mieux vaudrait-il n\u2019en point élire du tout, que d\u2019en élaver à ce haut rang, qui, loin de travailler 2 promouvoir nos intérêts, achèveraient de remplirla coupe de nos malheurs.Les plaies u\u2019ils nous feraient, seraient longues à se fermer.it certes, qui mieux quele Haut-Canada, pourrait nous 1 instruire ?Lui dont les industrieux habitas*, pur une indifférence coupable à leur dernière élection, gémissent aujourd\u2019hui accablés sous le poids d\u2019une énorme dette publique.Craignons qu\u2019il no nous en arrive autant, et rappelons- nous qu\u2019il n\u2019en est encore que trop parmi nos députés actuels, qui ne méritent que notre mépris et notre indignation.Fonte à quiconque leus donnera désormais son anpui.Ce sont des homr mes fermes et décidés qu\u2019il nous faut, de ces hommes qui fiers des devoirs que nous leur imposerons, les remplirontavec honneur et pour eux, et pour nous.Notre position actuelle est celle d\u2019un peuple libre qu\u2019on veut enchaîner, mais qui repousse avec courage los fers qu\u2019on lui présente.Déjà nous avons attiré sur nous les regards des amis de la liberté et ongagé plusieurs des colonies voisines à marcher sur nos pus.Ne resions point stationnaires, avançons, ot que rien ne nous fassereculer.La lutte peut être longue, mais la victoire sera grande ; encore quelques efforts, et bientôt elle nous couronnera.UN DU PEUPLE.mem perse Canadiens, lisez le discours du gouverneur en chef du pays à la dernière prorogation de notre parlement provincial ; mais surtout pesez avec | uno serieuse attention la réserve de tant de bills à la sanction du roi.L'un et l\u2019autre juatifient la justesse et la nécessité des 92 résolutions de notre chambre d\u2019assemblée.Quel homme doué du simple sens commun peut maintenant soutenir l\u2019excellence de la constitution sous laquelle nous vivons et voudrait maintenir sa continuation sans aucun changement ?La réserve à la sanction royale de plusieurs bills passés par les deux chambres de notre pailement provincial pour le bonheur et la -prospérité de la province ne convaincrait-elle pas nos plus acharnés ennemis gno nous n\u2019avons qu\u2019une législature théatrale pour assouvir la soif insatiable qu\u2019ont des deniers publics les fonctionnaires du gouvernement.Ona voulu faire un certain mérite au conseil législatif d\u2019avoir passé quelques bills qu\u2019on réputait très-avantageux au pays.Maintenant que ces bills sont réservés à la sanction royale, ne dé- couvre-t-on pas une vraie marotte jouée par le conseil lécislatif, qui s\u2019entendait avec l\u2019exécutif à qui il est tout dévoué par roconnaissance et par intérêt personnel.Il est donc clair quo le conseil législatif a passé ces bills pour se donner une certaine apparence de popularité et faire croire de l\u2019autre câté de l\u2019Atlantique qu\u2019il sympatise avec le peuple de cetto province et détruire par là l\u2019avancé de l\u2019autre chambre qui déclare que ce corps est hostile au pays.Le Conseil savait d\u2019avance que l\u2019exécutif saurait empêcher la passation de ces bills.Un tel ordre de choses devra-t-il durer longtemps ?- Le pays endurera-t-il longtemps encore cet abus de réserves à la sanction royale de bills passés par les deux chambres de notre parlement provincial ?Il n\u2019est pas à oublier que le roi s\u2019est toujours réservé le droit d'abroger et d\u2019annuler pendant le cours de deux années, quand il lui plaira, tous bills sanctionnés au pays par son représentant.Judicieuse et libérale constitution, que.la générosité d\u2019un gouvernement équitable persiste à donner à una bonne et loyale colonie! ! ! Depuis que notre constitution nous a été donnée, jamais aucune administration n\u2019a réservé tant de bills à la sanction du roi que la présente administration.Cette administration a à elle seule le pouvoir d\u2019appeler au conseil législatif et de choisir à son gré autant d'individus qu\u2019elle trouve convenables à ses vues, sans tro considérer si ces individus sont propres à remplir les hautes fonctions aux quelles ils devraient être appelés pour le bonheur et ln prospérité du pays.La singularité du premier cas peutexpliquer la singularité.de l\u2019autre, tous deux calculés pour -tromper et endormir le peuple, qui ne péut trouver:son compte à des ma- nesuvros aussi ridioules qu\u2019opprezsives.Mais, di- ra-t-on, l'administration ne fait qu\u2019exécuter les instructions qu'elle reçoit du gouvernement de Se oy ajente.S'il est vrai que le gouvernement de Sa Majesté est obligé d\u2019envoyer des instructions particulières pour chaque cas, il faut au moins admettre que le gouvernement.de Sa Majesté a une bien mince idée des talens et de, la capacité de xqu.exécutif en cette province; et il persiste à le-conti- nuer ! ! ! \u201cfinancières Des bills réservés à la sanction royale nassons maintenant au discours de son excellence le gouverneur en chef à la prorogation du-parlement.I mérite assurément plusieurs observations indis- ponsables à la vérité des faits.Son Excellence débute bien abscurèment en parlant à la chambre d\u2019assemblée des difficultés: par lo porte du bill des pa : 06 jet atnef que d\u2019autres ayant rapport aux affaires dl procénct a été ôté des mains du Eautertiement de Du Majooté par votre appel au partement impé- ral, Jamais erreur n'a été plus grande que celle du gouverneur, s\u2019ila cru que la chambre d\u2019assemblée en portant au parlement impérial les griefs du pays ait entendu demander la jouissance de son droit incontestable de n\u2019accorder des subsides qu'aux restrictions, réserves, conditions et limitations quelle trouve convenable d\u2019apposer à son don volontaire., ,Ç Il faut bien ignorer les droits innés de sujets anglais et leur attachement à ces droits, pour ne pas savoir qu\u2019ils ne souffriront jamais, quelque a torité qu\u2019on puisse alléguer pour cela, que deniers prélevés sur eux soient employés sans le consentement et l\u2019agrément de leurs représentans et aux conditions et limitations qu\u2019ils jugeront convenables.Si Son Excellence trouve le langage des 92 résolutions de la chambro d\u2019assemblée éloigné de la modération et de l\u2019urbanité si bien connues du caractère Canadien, elle ne doit s\u2019en prendre qu\u2019à sa conduite arbitraire qui a nécessité contre elle ce langage constitutionnel, ferme et décisif.Son Excellence, qui avait fermé les oreilles aux représentations modérées des mendataires d\u2019un peuple gémissant sous son administration abusive, ne devrait pas, il semble, être surprise de voir enfin employer à son égard vn langage qu\u2019elle ne trouve pas civil, parce qu\u2019il n\u2019est pas flatteur.Il est une autre erreur de Son Excellence encore bien condamnable, c\u2019est lorsqu\u2019elle avance que, lorsque la chambre d\u2019assemblée a adopté les 92 résolutions, le penple de cetle province jouissait dans ce moment de la tranquillité la plus profonde.Ce serail une tâche un peu difficile de persuadér tout un peuple de l\u2019existence de maux qu\u2019aucun individu ne ressent en ce qui le regarde personnellement.Le gouvernernent peut-il s\u2019aveugler jus- ECHO DU PAYS.campagnes fournissent un grand nombre de sujets de talens peu communs.[Ç [Ç Jai dit fue le gouverneur a anéanti deux bills pour encouragement \u2018de l\u2019éducation ; car je considère comme perdu tout bill réservé à la sanction royale.En a-t-on vu revenir sanctionnés parle roi, surtout sous la présente administratien, qui s\u2019est au bon plaisir du roi ?| Son Excellence toute émerveillée sans doute de sa harangue, n\u2019a pas la force de comprimer eer- tains mouchards (peut-être pour ce appelés) qui contre toute décence et usages parlementaires ge- néralement maintenus ont ignoramment applaudi à plusieurs reprises à certaines parties du discours.garder comme adressé à tous les habitans du pays, on peut conclure de quelle nature sont les informations qu'il peut donner au gouvernement de Sa Majesté en Angleterre.La dureté des instructions, qu\u2019il dit avoir reçues du ministre des colonies, ne pourrait-elle pas être attribuée à l\u2019erreur de celui-ci produite par des informations er- ronnées (je no veux pas dire calomnieuses) envoyées au ministre du gouvernement colonial ?UEBECENSIS.Avis aux Electeurs du Comté St, Hyacinthe.ES Soussignés tenanciers du comté de St.Hyacinthe y résidant invitent instamment les habitants du dit Comté a se réunir en assemblée Samedi le 5ème jour du mois d'Avril prochain a DIX heures du matin, sur la place publique du village St.Iyacinthe, pour prendre en considération l\u2019état de la Province et adopter telles mesures qui seront jugées convenables pour obtenir le redressement des griefs sous le poids des quels qu\u2019à ce point ?Entre plusieurs maux dont se plaignent les habitans du pays comme pesant sur lui, je citerai le refus qu\u2019a toujours fait l\u2019exécutif de eoncéder aux habitans de ce pays quelques centaines d\u2019arpens de terres incultes de la couronne pour établir leurs enfans, quelques démarches et applications qu\u2019ils aient faites, fondés sur des droits de propriété et sur les services rendus à leur pays dans la dernière guerre avec les Etats- Unis.L\u2019exécutif refusait ainsi des terres aux enfans du sol, tandis qu\u2019il prévenait même les demandes des fonctionnaires publics et de ses créatures, en leur en octroyant des milliers d\u2019arpens, ainsi qu\u2019il a été constaté par un rapport communiqué à la chambre d\u2019assemblée en sa dernière session.Remarquons bien que ces favoris recevaient ces terres, nonpoury établir leur famille, mais dans des vues de spéculation, espérant vendre dans la suite avantageusement ces terres, au risque d\u2019empécher pendant longtemps les terres voisines de s\u2019établir, \u2018 Si le gouverneur ne veut pas ajouter foi à cet exposé fidèle qu\u2019il se transporte incognito chez nos compatriotes qui sont dans lu voisinage des terres incultes et il y apprendra les bénédictions qu\u2019un donne à son administration vexatoire.Mais ce qui mérite une attention toute particulière, c\u2019est cette observation de Son Excellence : je ne prévoyais pas assurément que les circonstances rendraient nécessaire de terminer sitôt la Session.Je contemplais avec sutisfaction lapespeclive d'une longue et utile Session.En vérité je ne conçois pas comment Son Excellence a pu faire une telle observation si contraire à l\u2019apparente vérité, N\u2019est-il pas évident que c\u2019est le gouverneur qui a pris lui-même les véritables moyens de rendre courte cetto Session, premièrement en convoquant si tard le parlement contre l\u2019usage et même contre sa parole officiellement donnée de convoquer le parlement en Novembre et finalement en refusant la somme d'argent demandée par la chambre pour subvenir à ses dépenses indispensables.Ce refus ne mettait-il pas la chambre dans la nécessité de terminer ses travaux législatifs?Après un tel refus du gouverneur, quel sens donner À ses observations sur la briéveté de la Session dernière ?A la violation des droits de la chambro n\u2019est-ce pas ajouter l\u2019insulte la plus grossière en lui imputant les conséquencès de ses propres fautes.Quelle conduite ! quel langage !-dans le chef de l\u2019exécutif do cette importante colonie ! Assurément, si lo gouvemement de Sa Majesté en Angleterre possède les sentimens de décence et de justice que nous lui supposons, il doit se hâter de rappoler cet administrateur, dont ln conduite au moins irréfléchie et l\u2019exposé insidieux de son dis- .cours de prorogation auraient une tendance manifeste à diminuer si non à détruire les affections et l\u2019attachement des loyaux sujets de- Sa Majesté en cette province.Enfin Mathieu Lord Aylmer, pour terminer la comédie, exprime fortement sa sollicitide et son vif désir do voir Péducation répandue dans toutes les classes du pays, seul moyen d\u2019assurer sa félicité et de lui faire apprécier le bonheur que plusieurs peuples n\u2019ont point de vivre sous un gouvernement aussi juste et aussi libéral que celui de Son Excellence.C\u2019est, dit-il, le meilleur moyen de rendre le peuple capable, \u2018 d'estimer à leur Juste valeur les argumens de ceux qui s'efforcent de le rendro.mécontent de sa condition et à qui leur éducation donno la facilité de\u2019 revêtir d\u2019un langage spécieux les inspirations d'un esprit fai- |.ble ou déréglé.\u201d Quel langage de la part de co gouverneur qui \"venait d\u2019anéantir deux bills passés dans les chambres de notre parlement, bills qui tendaient à donner plus d\u2019essor et d'encouragement à l\u2019éducation ence pays! Risum teneatis, amici.Ne pourrait-on pas considérer ce langage comme un vrai charlatanisme.Est-il de l\u2019ordre du jour parmi les potentats et les puissans du siècle présent d\u2019exalter tous les avantages-de l\u2019éducation, tandisque dans le fait ils font tous leurs efforts pour retarder et même anéantir tout moyen d\u2019éducation générale, qui feraient connaître au peuple tous leurs droits et.plivilèges et les moyens de es réclamer et d\u2019en Jour.0\" | L\u2019espérance de administration «de voir les jeunes Canadiens instruits devenir les partisans dune administration viçieuse serait très mal fondée.L'expérience doit lui apprendre que les jeunes geus de nos campagnes, qui obtiennent une bonne éducation, deviennent de zélés partisans et de courageux défenseurs des droits de leur patrie.L\u2019exécutif connaît la vérité de cet avancé .et c'est parce que je suis persuadé qu\u2019il la connaît que je ne puis assigner d'aufres motifs à ses.refus.cons- tans de sanctionner les -bills d'amortissement de nos collèges de campagne, un excepté.N'a-t-il le pays gémit depuis longtems et dont lo nombre s\u2019est accru considérablement depuis 1827, nonobstant nos adresses au gouvernement Impérial.St.Hyacinthe ce 29 Mars 1834.(Signé en l\u2019original.) Jean Dessaulles, Jos.Bistodeau, François Paul, Charles Maillet, A.Archambault, L.P.Renault-Blanchard, A.A.Papineau, F.Boutillier, B.Benoit, Antoine Valin, Eus.Cartier, Chistophe Brunelle, Antoine Birs, John Thompson, M.Plamondon, Ath.Lamoureux, P.Do Labruère, J.N.Pacaud, A.A.Delphos, L.Archambault, Jean Roque, N.Boivin, Lambert Sarasin, Pierre Brunelle, Ls.Brunelle Fils, Ed.Ducondu, Laurent Bedard, Joseph Fitchett.Je soussigné Notaire Public pour la province du Bas-Canada résidant au village St.Hyacinthe certifie que la Notice ci-jointe est une copie fidèle à l\u2019original, et que les Noms au bas d\u2019icelle sont une copie correcte des noms des personnes qui Pont souscrite.En foi de quoi j'ai signé les présentes pour servir et valoir à toutes fins qu\u2019il appartiendra, à St.Hyacinthe le 31 Mars 1834.A.A.PAPINEAU N.P.AVIS.N INSTITUTEUR bien qualifié au rapport des visiteurs d\u2019écoles désirerait se procurer de Pemnloi.Les personnes, qui voudraient prendre quelque engagement avec lui auront la bonté de s\u2019adresser à Messire BRIEN, Pire.Vicà St.Constant.AVIS PUBLIC.I ES SOUSSIGNÉS Commissaires pour l\u2019é- LA rection d\u2019une Cour de Justice & Prison dans le Comté de Saint Hyacinthe, donnent avis qn\u2019ils recevront des propositions par écrit et cachetées pour l\u2019érection de la dite bâtisse, avec les noms de deux bonnes et suffisantes cautions, jusqu\u2019au vingt-un d\u2019avril prochain, jour où elles seront ouvertes.La bâtisse doit être située au Village de St.Hyacinthe et consistera en une maison ea Pierre À trois étages, de soixante pieds de froni sur quarante de profondeur, et trente trois pieds de hauteur en maçonnerie hors de terre.Le premier étage comprendra treize CELLULES et deux CORRIDORS, et sera voûté en entier, Le second contiendra HUIT appartemens dont l\u2019un sera voté.Le troisième étage contiendra CIN Q apparte- mens, un VESTIBULE et un PASSAGE, en tout SEPT appartemens.Les ouvrages devront être parachevés et livrés, à dire d\u2019experts, le quinze du Mois de Décembre prochain.Pour plus amples informations et voir les plans et dévis, s\u2019adreaser à P.C.B.DE LABRUÊRE Ecuyer, l\u2019un des Commissaires soussignés.Toutes correspondances à ce sujet devront être envoyées franches de port, W.U.CHAFFERS, J.FITCHETT.P.C.B.DE LABRURRE.St.Hyacinthe lo 20 Mars 1834.\u2014r, AVIS AUX CULTIVATEURS.LE SOUSSIGNE a en vente à son Magasin au 700.Denis UARTS de PLATRE de 4 de la ES qualité.La bonté de cette substance comme ongrais est trop bien connue pour qu'il soit nécessaire d\u2019en faire l\u2019éloge.Le prix est de:16 francs lo quart.L.GUEROUT.St.\u2018Denis-15 Mars, 1834.0.& VENDRE.JPAR le soussigné à des conditions faciles \u2018pour l'acquéreur deux emplacemens au Village Débartzch sur la grande y 120 pieds de front sur 60 de Frs.Dupont, { profondeur, avec Grange, étable &e.\u201c LOUIS LEDUC, Viliage Debarizch,:12 Mars 1834.\u2014n.he 1 .une autre de trois dans la Paroisse de autres bâtiments.-1 arpents sur quarante, situésa St.Charles, avec maisons et pes appris.et vu, par lui-même que lbs «colléges, de, 1-13 Féver 1684.\u20142, n.De ce discours du gouverneur, qu\u2019on peut re-, | surtout livrée à cette manie de réserver tant.de bills- Rue : formant.une jolie Maison en bois de 35 pieds sur 22, ar nl PES EE AVIS: PUBLIC.Fous Propriétaires du Comté\u201d St.Hyacinthe sont par le présent prévenus que l\u2019acte de 4.partition des frais d\u2019une Cour de Justice et Prison pour le dit Comté, étant homologué du \u20183 Mars courant, ils sont obligés de payer leur cote.part de répartition à leurs.syndics respectifs de ce jour au trois Mai prochain.EMM.COUILLARD DESPRES, St.Hyacinthe 20 Mars 1834.AVENDRE.Bled de semence supérieur et Bardeaux.LE SOUSSIGNE offre en vente quelques centaines de minots de bledde semence de la meilleure qualité, récolté sur ses propriétés, et 200 caisses de bardeaux de Pin et de Cèdre, garantis.S.T.LESPERANCE.La Présentation 11 Mars, 1834.L.MA VENDRE DES MOULINS A BATTRE LES GRAINS, OHN A.RHODES & FRENCH, offrent en vente des Moulins à battre les grains, pour la construction des quels ils ont obtenu une patente pour 14 ans et avec les quels il est constaté qu\u2019on peut battre de 800 à 1000 gerbes pur jour, avec l\u2019aide de 3 hommes et de © enfans seulement.Ces moulins sont moins couteux qu\u2019aucun de ce genre connu en ce pays, |g donnent avis à ceux qui désirent en avoir et au public en général de s'adresser le plus prompte.tement possible à Mr.S.T.Lespérance Mnchand de la Présentation, Seigneurie de Saint Hyacinthe.soussigné qui est seul autorisé à en vendre et à recevoir des propositions.Il yen a un actuellement chez lui pour l\u2019examen du public.Le soussigné donne avis que toute lettre a lui adresséo à ce sujet doit être francho de port.S.T.LESPERANCE, Laprésentation, 11 Mars, 1834.\u2014s.m.AVERTISSEMENT.! AVIS public est par le présent donné que, par acte d\u2019interdiction devant \"Hon.James Reig juge en chef de ce district en date du vingt et unième Janvier, Louis Darcy dit Barnabé de la pa- roisso St.Denis a été dûment élu curateur à la garde de la personne et à la conservation des biens de Dame Magdelaine Bouchard, veuve de feu Adrien Guay dit Castonguay, de la paroisse St, Charles, et qu\u2019en conséquence il ne sera responsable d\u2019aucune dette qui pourrait être contractée au nom ou par la dite interdite après cet nvertisse- ment, sans une approbation expresse.Donnant en même temps notico à tous ceux qui duivent à la dité interdite de payer immédiatement le montant de leur créance respective et à ceux à qui il est dù de présenter leurs comptes dûment authentiques au Notaire soussigné qni est chargé de régler le tout.L.C.DUVERT.x.».St Charles, 15 Février, 1834.IE SOUSSIGNE informe le public de Saint Charles et des environs, qu\u2019il a ouvert son Magasin à St.Charles Village Debartzeh, dans la grande Maison appartenant à l\u2019Hon.Debartzch et située près du quai du bateau à vapeur.IL tient l\u2019assortiment Je plus complet et le plus étendu :\u2014 Marchandises sèches, Groceries, Ferronneries, Faience, Verreries et enfin tout ce qui peut- être utile aux habitans de la campagne.On trouvera constamment chez lui des Liquours assorties et toute sorte de Boissons des meilleures qualités, ct tout au prix des Villes.Il tiendra aussi dec Chapeaux de Velour, de Soie, de Gros-de-N aples, de Satin ct autres differens articles de mode à l'usage des Dames.Le soussigné se flatte que le public n\u2019aura qu\u2019à se louer du choix de ses marchandises et de la manière qu\u2019il sera servi.Pour faciliter les acheteurs, ment, les grains, duits.il prendra en paie- la potasse et toute sorte de pro- JT, M.SPINK, \u2014B.M.4 À VENDRE.\u201438 Octobre 1833.A\u201c Village Debartzch un bel Emplacement de 60 pieds quarrés situé sur la giande rue qui conduit à St.Hyacinthe.Ilya un beau Puits sur cet emplacement; qui ne paie que neuf francs par année de rente au Seigneur.Pour les conditions s'adresser à \u2019Écho du Pays ou au propriétaire soussigné, LOUIS LABERGE.\u201425 mars 1834, \u2018 Q PRIPDRE, A DES Conditions faciles pour Pacquéreur lo.au Cap-Santé, au rang St.Jacques, 240 arpens de terre avec une Sucrerie ; de plus à la même paroisse, au rang Ste.Angelique, 10 arpens d\u2019excellente terre, aussi avec une Sucrerie.Il faut s'adresser à Mr.FELIX LARUE N.P.à la Pointe-Tremble de Québec.20.Une excellente terre à Trois-Rivières, au Cap-de-la-Mag- deleine, située sur le fleuve St.Laurent, de 2} arpens de front sur 40 de profondeur.S\u2019adresser a Mr.DESMOULINS N.P.a Tois-Rivi- eres.30.Une autre terre à SL.Césaire, au nord de la rivière, de 4 arpens de front sur 30 de pro- fundeur, très bien bâtie et à neuf, de maison, granges, étables &c.Cette terre a produit par année jusqu\u2019à 600 -minots de bled.Pour plus amples imformatians s'adresser au propriétaire soussigné à St Oesaire- JACQUES MARCOTTE.CC A VENDRE.près du Village Debartzch, un superbe Emplacement de 120 pieds de front sur -60 pieds de profondeur, avec une jolie Maison en ois, ine bonne Cave, un puits &c.Cet emplacement ne paye aucune rente au Seigneur et sers vendu à des termes très libéraux.Pour plus amples informations s\u2019adresser au bureau de PEcho du Page ou au Propriétaire Igné.NTOINE.CHARPENTIER.| \u20148 Mars 1884.\u2014s, M."]
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