L'Écho du pays, 10 avril 1834, jeudi 10 avril 1834
[" Pia hd Bl vi SS EE PE AE ce vo : , .+ de À wp! a Ed a \u2018 i .> \u201c Lr t.ui À i à, es qu.Uri paar \u2019 Fr ; i oe 1 f J .; ¥ L + , \u2014 0 e \u201c a LA SOIENCE DU-BUNHOMME RICHARD.oo : De Franklin.Am: LECTEUR, - J'ai ouï-dige ue riezr, ne fait, autant de plaisir à un antenr, que de voir ses ouvrages cités avec.vnération par d'antées suvans écrivains.11 mest rarement arriv* da jouir de ce plaisir : var, qnoirne | ja pisse dire, sana vanité, que, depuis un quart \u2018 de siècle, je ne.suis fat annnelle:ment un nom distingué, parmi les autenrs d'almanachs, dl.no m'est œuère arriv >, l'irnore pour quel motif, de voir mes cnnfrères les écrivains dans le mème genre nlhonorer de q'elques \u201cloges, ui ascun auteur faire lu mouidre mentinn de moi ; de scrte que, sas le'petit profit Feet l'que pai fait sur mes\u201d prod tions, la disatte d'applan-hssemens ta\u2019aurait totn'enent déc args, .J ui concla à la fin que le meilleur juze de mon ; m rite\u201d Stair Jo pesple, putsqu'il achatait mon al- manvh, d'autast pins qu'eume répridant dan « le monde, sans'êtme conn, Fal souvent entendu \u20ac = pier nar celui-ci où celci-dn quetqu'ur de mes! adres envnoatant toa owes la An: Comoe ide! I hake RB chard, Cela cu fait à welque plai- : sir, et n\u2019a prouvé que non-seulemeut on faizait cas de mes legons, mais qu\u2019ou avait encore un certain re.Veet pour mor n-toit! 3 etl'avone que, pour | ewan d'antrat plus te morte a mes Masine: etd es ven ter, 1b est ard quei-, queftis de raz citer moi-nemeo du toa le pl-isd grave, Fe davrès cély ro nbien ie das ue content d'une aventire que je VAI vons raconter.Je m'arrêtai l'Autre jour à cheval dans uu endroit où il y n avait benncoup de monde assemblé pom.une vente, ayablique.L\u2019hetve witant pas eneerg yene,e hie eon) GANG, CAJRAIE sur ln du du te.nns ; quelqu'un s'iuidressant à nn personnage en chevanx blancs, ot assez bien mis, a dit: s Et vous, père Arrahum, que pensez-vous de © ce teups-ci 1 N\u2019êtes-vous pas d'avis que la.pe- « santeur des ünpositions finira par détruire ce 4 pays-ci de fond en comble ?Car comment « faire pour les payer 7 Quel pasti vouclriez-vons « qu'on prit la-deusne 1 Le père brah un fit quelque ternns à r {lfchir, et répliqua : # Si vous voulez savoir ma façon de penser, je vais vous la dire en pers de mots: car pour Iho nme bien avisé, ilne fut que pen de\u2018paroless Ce n\u2019est pa La q'mntité de mots qui remalit le boissenu, comme dit le bonhomme Richard.\u201d Tout le inonde se réunit pour enrayer le père Abraham à parler, et l'assemblée s'étant approshée en cercle autour de lus, À tint le discours suivant : ; 6 Ales chers aunis et bons voisins, il-est certain que les imipâts sont tres lonrds ; cependant, \"si nous n\u2019avinns à payer que cenx que le gouverne- mont nous demande, nous pourrions espérer d\u2019y faire face plus aisément ; mmnis nous en avons tune quantit* d'autres beauronp plus onfreus.Par exemple, notre paresse-nous prend deux fais autant que le gouvernement, notre org ceil trois His, et notre incon-id\u201cratior avsha.Fais autant engore.Ces taxes sont dire teil ruissre, qu\u2019il wes?pas possible aux magjstrats de «fiminner leur poids, ni.de nous en diner.Cspendant ily a quelque chose à e=p\u201drer paur nous, si nous voulons suivre un boa roazeil, car, Somme dit le bonhomme Richard, Phra dit à l'homme : Aide-toi, je l\u2019aiderai.+ 1 S'il existait un gouvernement qui obligeit iaz sitijots à donner régulièrement la dixième partie de leur temps pour son, service, on .trouverait | nssuregient cette cundition fuit duré; mais la plu- ; part d\u2019entre nous sont taxes, par leur paresse, | d'une manière beaicoup plus tyrannique.Car, si vons comptiez le temps que vous passez dans une oisiveté absolue, c\u2019uét-à-dire, ou à ne rien faire, ou dans des dissipations qui ne mènent à rien, vous trouveriez que je dis vrai.l'oisivete amène avec elle desincommudites.et raccourcit sensiblement la durée de la vie.L'oitivelé, comme dit lb-bon- homme Richard, \u2018ressemble à la rouille, elle tre plus que le travail : In clef dont on se sert est toujours claire.Mais, si vous ainez la vie,\u201d to:n- me dit encore le bonhouime Richard, * ne prodiguez pas le temps, car ¢\u2019est I'itgffs dont la vie est faite.\u201d Uo nbien de temas ne dannons-notis pas an se raspeier | amssatres ni les haissters n'y entreront pas non rencontrerez demnin.; surprit les bras croisés ?\u2014Muis vous êtes votre Propre maître : ronzissez donc de vous surprendre ; Mint a fire pour vous, pour votre fanille, pour y dès Le point du jour ; * que\u201d le soleil, en regardant ; fils, et souvenez vous, comme ditle bonhomme Croyez-vous que lu paresse vons procureia plus: i voulez faire votre affaire, allez-y vous-même ; i Quitgnque est laborieux n'a point à craindre la di- Sette ; car la faim regarde à In porte de l'homme laborienx, mais elle n\u2019os» pas y entrer.\u201d Les complus : ** car le travail paye les dettes, et le déses- \u2018poir les augmente.\u201d Il n'est pas riécessaire que ;Voas trouviez des trésors, ni que de riches parens vois fassent leur l\u2018gaimire.L'activité.comme dit le bonhomme Richard, * est la mère de la pros- p rite, et Dieu ne refase rien au travail.Labonrez pen:lant.que le paresseux dort, vous aurez du blé à vendre ef a garder.\u201d Labourez pensant tous les instans qui s'appellent aujourd'hui ; car vous Ne pouvez pas savoir tous les obstacles que vou- C'est ce quifait dire nu bonhonsme Richard : + Un bon anjonrd\u2019hni vaut eux que deux demain.Et encore : Avez-vous quelque chose à faire pour demain?Fuites-le anjourd hui.\u201d Si vous étiez le dumestique d\u2019un bo à maître, -ne \\artié qui m'uppartini et que je n\u2019eusso recueillje Chat, fires le, boy sens de tous lg svc \u2018é dp toutes les nations.Quoi qu'il en acit, je, rédoe \u2018lus\u2019de faire mun profit de cet écho pour me To ger; ot quoique d\u2019abord J'eusse formé la réggli an d'acheter de quoi me faire un babit neuf jé, ME, : Uirai, déterminé à faire durer les viéux, .Lectol si vile PRUNES RigRek, MPR YES.agnor tant que Qu.sets ea iB Ty TI of quo ss.Aronano Sividone: Dour Las.ets \u201c4 Sree re\u2014\u2014 | ue prets en -i * mar 7 ga ale = ie we \u2014- ny À une assemblée générale des habitans dit cok té\u2018de Chambly,\u2018dûment convoquée tenue air vill ge de Longueuil, Chef-lieu du comté,en la mii de \u2018François Viau, dit Lespéränce, le 31° Mrs 1884, pour prendre en cohsiderations\u2019les \u2018téioliith ons adoptées par la C i dernière Session, ét l\u2019état de cette provincej:!\"-779 \u2018René\u2019Boileau, Ecuyer,fht appelé au fatéu ; bouis Latoste,Ecnyer yicé-président.+ = -\"Bdsild:Latoque; nôtâire elt prié @ Secrétaire.er de # = Tyas © > 3 2 ay ?A, Can mar fi ASSEMBLER pu-Conteme OHAMBU YA Lo la Chambre d\u2019assembléé \u2018én/éb - He AN Ram RY. + my MER.« ah aude Si PE Ta eet psa es 5 RESTES Ts CT ES Bor A OS ALU SIE due.LAX Zan L\u2019ECHO DU PAYS.___- 1% >.\u201c René Boileau, Ecuyer, eyant oxpliqué le but de l'assemblée, dans un discours précis et énergique, Mr.Lonis Giard fit un grand nombre d\u2019observations dans le même sens ; après quoi le Dr.Rweilbrenner, fut prié de faire la lecture des résolutions suivantes, qui avaient été préparées pour l\u2019oc- easion.Ces résolutions furent adoptées Unanimement evec des marques d'approbation non équivo- We.Résolu, Que ce Comté à la requisition de Fréderio A.Quesnel, Ecuyer,lors de sa dernière élection (partageant alors les opinions de ses con- stituanta,)a organisé un comité qui a pris pour titre Comité de Surveillance et Correspondance.20.Résolu, Que le comité a déja, dans plusieurs assemblées précédentes, élevé la voie contre un rand nombre d'abus graves : tels que la composition actuelle du conseil législatif, la non responsabilité de l\u2019exéeutif, la non indépendance des Juges, inécures, &c.Résolu, Que ce Comité dans toutes ses résolutions antécédentes a déja èté approuvé par tous les habitans de ce comté.\u201c 4o.Résolu, Que depuis la dernière assemblée du dit comité, non gsnlement les griefs anciens n'ont pas disparu, mais au contraire ont augmenté et de nouveaux ont été ajoutés, notamment la dépêche insultante de l\u2019honorable E.J.Stanley, le refus de Lord Aylmer de fournir les contingents de la Chambre d'assemblée, la Chartre octroyée à une compagnie de Spéculateurs pour l'acquisiti- en d\u2019une vaste étendue de terres au préjudice des Sujets loyaux Canadiens.| Bo.Résolu, Que tous ces maux qui pesent depuis longtema sur la province, ont necessité de la part de la chambre d\u2019assemblée.une enquéte générale.,Ç Go.Résolu, Que cette assemblée reconnait ses vœux exprimés dans les 92 résolutions qui en ont été la suite, et les approuve, ainsi que la requête présentée au parlement impérial pour do- mander le redressement des griefs et ies cnange- mens à notre acte constitutionnel que l\u2019expérience semble demander ; elle donne aussi son entier assentiment à la nomination d\u2019Augustin Norbert Morin, Ecuyer, comme devant porter la susdite requête etaider 'honorable Denis Benjamin Viger dans les nombreuses occupations que lui donne son agence en Angleterre.| To.Résolu, Que ce comité voit avec orgueuil la majorité imposante qui a soutenu ces résolutions; qu\u2019il croit devoir ses remercimens et su reconnaissance à l'honorable Louis Joseph Papineau, et au vénérable Doyen, Louis Bourdages, Ecuyer, et autres dont les noms seront toujours chers aux Canadions.Bo.Résolu, Que chaque comté est tenu en honneur de çéélir cette noble majorité àla prochaine élection.90.Résolu, Qu'il est facheux pour ce comté en e1aminant les votes de l\u2019un de ses membres de voir qu'il a abandonné les principes par lui manifestes au dernier poll.Que depuis la session de 1832, ses votes ont presque toujours été en opposition aux principes de ses constituants, quoi- qu\u2019il les connût par l\u2019entremise du comite de correspondance et de surveillance.Que notamment en s\u2019opposant aux 92 résolutions, Frédéric A.Quesnel, Ecuyer, a perdu toute la confience des élacteurada.ce comté, et qu\u2019en conséquence nous maïs que dorénavant nous le croyons incapable de remplir les vÂes de ce comté en le représentant.10.Résolu, Que ce comté croit devoir une approbation spéciale à celles des 92 résolutions qui traitent du conseil législatif ; ce corps dons l\u2019opinion de cette assemblée ne peut être qu\u2019une nuisance publique,étant composé d'une clusse qui prétend représenter des intérets différens des intérets énéraux ; il est entièrement sous la dépendance e l\u2019exécutif qui le nomme.La réforme qu'on à prétèndu y faire n\u2019est propre qu\u2019à le rendre encore plus ennemi par le mauvais choix de ia majorité des membres qu\u2019on y a appelés.» 110.Résolu, Que ce comité voit avec indignation que l\u2019exécutif, loin de cesser de disposer illégalement des revenus publics perait s\u2019enhardir à exercer un contrôle usurpé sur ces deniers.Le refus du Gouverneur en chef d'avancer l\u2019argent nécessaire pour pourvoir aux dépenses contingentes de la chambre, est un acte arbitraire, indigne du représentant de Sa Majesté et tend à paralyser Porgane du peuple et favoriser !s but des eane- mis de la province.120.Résolu, Que d\u2019après l'avis- de ce comité, le discours de clôturo est des plus déplacés dans Ja bouche du plus haut fonctionnaire public et rouve son ignorance de l\u2019état réel de la province.fes assemblées qui ont déjà eu lieu dans un grand nombre de comtés démontrent d\u2019une manière convaincante combien il est trompé ou veut tromper des yeux peu clair-voyants.\u201c 18o.Résolu, Que Louis Lacoste, Ecuyer; Dr.R.Weilbrenner, Dr.Timothé Kimber, Kusèbe Fréchette, Frangoiy Demers, Ecuyer, Joseph Vincent, Paul Demaray, Ecuÿer, Etienne Fréchette, Ecuyer, Benjamin Holes, Ecuyer, et Aagustin Gauthier soient délégués à l\u2019assem- blëa générale de ce district, qui doit avoir lieu Jandile sept du mots d'Avril prochain à Montréal, pour représenter le comté à cette assemblée.* Lo.Résolu, Que le dit comité de surveillance èt communiquer avec tans les comités qui sont organisés ou qui organiseront tant en cette pro vince, que din\u2019 las provinces voisines, et s'il le fat avec nos agens en Angleterre ou toute autre personne qu\u2019il jugers convenable : à délèguer tel nombre \u2018do aes membres qu'il jugera & propos pentes le coms dans les assemblées ul.: Welle ci-dessus qui pourront avoir lieu de'tems d'autrés* dans les dilereni \u2018districts de ete province\u201d , \u201d 1Bo.Résolu, Qua-les membres\" décédés \"ou | ment.\"= 7 _ A60.Résolu, Que Réné Boileau, Ecuyer, \u2018 #0 nommé président, Louis Jacosts, Ecu vice-président, Basile Laroque, =.».Dr.R.Weil- Dresser 4 Joseph Vincent secrétaires, Guillaume Jemers, Joseph Bertrand, André Loupret, père Paut Demaray, Casimire Pié alue, Boil, ros que, Jean Raptste Jodoin et Toussaint Daigueau - @gbent dfnent éluy membres du comité en rempla- \u2026@ement des membres décédés ou absens.170.Résolu.Que des remercitaens soient votés à Mr le président, à Mr.le vice présidant et à 3 Po = lo Socrétaire pour leur:conduite habile, ferme.+ -\u2014 -ebsens du dit comité soient remplacés immédiate.= TIN 50 & correspondance soit autorisé correspondrs | er, | | é 180.Résoln.Qu'il soit donné publicité des rocés dér de cette assemblée dans la Minerve, le Vindi° calor et l\u2019Echo du Pays.Par ordre du président.BASILE LARO Longueuil 31 Mars 1834.\u2014\u2014{mne .A uneassemblés-des Francs tenanciers et des habitans du comté de St.Hyacinthe, tenue le 5 Avril, au village de St.Hyacinthe, cbef lieu du comté, après que François Papineau, Ecuyer, de la paroisse Bt.Césaire eût été élu président et MM.D.G.Morisson et L.P.Renault Blanchard, secrétaires.Les résolutions suivantes ont été adoptées unanimement.1.Résolu, Que nous sommes sincèrement attachés à la Grande-Bretagne et que sous su protection ce pays peut prétendre à un haut degré de prospérité, si lenintentions du goureromen et du peuple Britanniques étaient fidèlement interprétées, et mises de bonne foi à exécution par les administrateurs coloniaux.2.Résolu, Que l'administration actuelle ainsi QUE Secrétaireque la plupart de celles qui l\u2019ont précédée a com- | proinis par sa conduite envers les sujets d\u2019origine française, de Sa Majesté, la justice et l\u2019honneur du gouvernement britannique, et qu'elle a perdu entièrement la confiance des habitants de ce comté.3.Résolu, Que nous voyons avec un regret bien vif que le rapport fait à la chambre des communes le dix huit Juillet 1828 par un comité, dont M.Stanley, ministre actuel des colonies, était un des membres, n\u2019a été suivi d\u2019aucun résultat favorable aux habitants de ce pays.4.Résolu, Que les actes de M.Stanley depuis son assession au ministère comparés à quelques uns de ses discours dans la chambre des communes avant cette époque et à la substance du dit rapport auquel il avait concouru, sont une preuve de l\u2019instabilité de sex principes politiqnes et doivent anéantit l\u2019influence qu\u2019il s\u2019efforco d\u2019exercer sur la chambre d\u2019assemblée du Bas-Canada, où les prétentions injustes d\u2019un ministre ne sçauraient ébranler la fermeté du peuple qui ne veut et ne doit être guuverné que d\u2019après des principes d\u2019équité et de bienveillance.6.Résolu, Que l'administration coloniale dans la distributions des emplois honorifiques, confidentiels et lucratifs a mis en pratique un système d\u2019exclusion que nous ne pouvons tolérer.en ce.qu\u2019il est injuste et odieux à lu nombreuse et loyale population d\u2019origine Française.6:-Résolu, Que le conseil tigislatif constitué et recomposé eu majorité d\u2019après ce système, ne jouit aucunement de notre confiance, que cette branche de la législature toujours docile à la volonté et aux désirs des chefs de l\u2019exécutif n\u2019a servi le plus souvent, qu\u2019à appuyer auprès du gouvernement de Sa Majesté, des administrateurs ennemis du payset a autorisé, pour ainsi dire, des abus, dont les habitants de ce pays ressentent le poids et pre- voyent les conséquences qui doivent en découler par la suite.7.Résolu, Que les résolutions passées par le conseil législatif dans la dernière session, en opposition à celles votées avec une grande majorité, par la chambre d\u2019assemblée le 18 Février dernier, mériteraient peu \u2018d\u2019attention, sile corps legislatif qui les a_émises était mieux connu en Angleterre aurait même paru absurde \u2018que leur -Bülédr, Mi Felton, mieux connu ici, par ses affiches, comme Agent de la couronne pour la vente des terres incultes, que commo conseiller législatif, et dont la résidence dans les forêts du Canada est à vingt- cinq lieues des établissemens occupés par la population d'origine Française, eut proposé de résoudre dans le conseil législatif que les membres de l\u2019assemblée n'étaient pas les fidèles interprêtes de la majorité de leurs constituants.8.Résolu, Que les éloges dounées par te gouverneur Aylmer dans son discours de prorogation de la dernière Session, à l\u2019urbanité, la modération et au bon sens des Canadiens, ne sont rien moins que sincères ; puisque, malgré Pexpression d\u2019une si haute opinion des qualités morales du peuple, Son Excellence n\u2019en a pas plus sympathisé avec lui et que c\u2019est sous son adminis avons eu la douleur de voir élever législateur à vie, au grade de ; des étrangers; dont l\u2019un Mr.Horatio Gates devint notoire en 1812, par pos Obsunation a refuser de prendre les armes pour repousser les ennemis de Sa Majesté et que ces nominations entr\u2019autres qui étaiont désagréables au peuple de ce pays ont dû être recommandées ou approuvées par Son Excellence, avec la cou- naissance intime que les Canadiens si polis, si modérés et si judicieux étaient en même temps sensiblos à la lésion de leurs droits et privilèges.9.Résolu, Que la majorité des membres de ta chambre d\u2019assemblée par leur vote eur les 92 résolutions, dans les quelles les nombreux griefs dontle pays a à se plaindre, sont si habilement developpées, a été l'interprète fidèle des senti- \u2018ments du peuple de ce pays et leura mérité un Ce à SA reconnaissanco et à l\u2019estime de nstituants, en iculi habitat ua to on Bénéral et en particulier des , 10.Résolu, Que les remerciments- les plus sincères do Cette assemblée soient votés aux membres patriotes, qui composaient la dite majorité, comme un justo tribut de la reconnaissance que nous leur devons pour le zèle, le courage et In fermeté qu\u2019ils ont déployés en attaquant les abus et les écarte de la présente administration, eten défendant les droits i cette province.its et la liberté du peuple de 11, Résolu, de ce comté Que c\u2019est l'opinion des habitants que cette province ne pourra | jouir des avantagos d\u2019une constitution: fibre que le parlement impérial de Ia Grande Bretagne avait ea vue de leur accorder par l\u2019acte de 1791, tant que les employés du gouvernement local continueront d'être comme ils l'ont été de fait, sans responsabilité envers le peuple qui les paye ; et qu\u2019ils pourront impunément, comme ils Pont fait jus- u'ici, disposer à leur gr, d'une maude partic u-revenu publie, noùr payer ei qualifier leurs créatures, peuple da vila adulateure toujours prêts à approuver la conduite de leurs maîtres quelques soient les écarts dans les quels ils tombent \u201cjournellement, et ce nonobstant les représentations constitutionneilea, si souvent réitérées, de la majorité dès inerabres da l'assemblée et au grand détriment du bonheur du peuple fidèle et loyal de cetto partie importante des domaines du Royaume Unis de la Grade Bretagne et d'Irlande.1%; Résole, Que Pamécblée agrée la Sirriat: | wre t tration que nous |.on d\u2019un comité permanent composé de 68 membres, dont sept formeront un quorum avec pouvoir \u2018d'augmenter feur nombre, le quel devra s'assermn- bler de temps à autres, suivant les circonstances, tels qu\u2019à l'approche des élections aux fins do prendre des mesures .propios pour éviter les troubles qui pourraient s\u2019y élever, ainsi qi\u2019a Pouverture de chaque session parlementaire £ \u2018qui aura droit de nommer des délégues, qui se réncontreront avec tels autres comités qui pourraient se former ailleurs qu'ici, pour prendre en cousidération les affaires de la province, quand besoin en sera.13.Résolu, Que le dit comité soit composé des personnes suivantes, savcir : Saint Césaire.Frençois Papineau, Ecuyer, président.Docteur Joseph Davignon, Ambroise Brunelle, x.P.F X.Lacombe, x.¢.J.B.Casavant, J.B.Bousquet, Phil.Foisy, Touss.Barsolou.Saint Damase.F.X.Ayette dit Malo, P.C.Faneuf, P.Beaudry, Ant, Tétreau, F.Pion, L.Dufresne.Saint Paul.Lieut.Colonel John Dwyer, John Plumer.Saint Pse.Vital Lefebvre, Ecr.Ignace Drolet, Ecr.Joseph Tétreau, Ecr.André Gauthier, P.Marcoux, Jos.Ravenet dit Lalime, Ol.Chartier, P.Robert, Ls.Téberge.Saint Dominique.\u2019 F.X.Coté, Alp.Tétreau, Ant.Guertin, pore, Jacques Laparre.Sainte Rosalse.J P.Gaudry dit Bourbonnière, Ecr.L.Poulin, Ecr.L.Desmarêts, Ecr.Ambroise Gendron, Ecr.Hyp.Brunelle, Paul Bélanger.Saint Simon.; Jos.Maheu, père, Pierre Caron, F.Marin dit Valcour.Sain! Hugues.Augustin Houde, Ecr.Pas.Gendron, Hub.Gendron, L.Lebeeuf.La Présentation.George Gagnon, Ecr.J.B.Jarret, Charles Blanchette, Jos.Chappedelaine, Jos.Chabotte, J.B.Denis dit Veronnean, Charles Dion.Saint Hyacinthe.A.Archambault, Ecr.Jos.Bistodeau, Ecr.L.P.Reyneault-Blanchard, et D.G.Morison, Secretaires, L.Reyneault-Blanchard, Ecr.A.Papineau, Ecr.Eus.Cartier, J.B.Langelier, fils, Jos.Normandin, Ant.Martel, Aug.Dusseault, P.Charretier, Ch.Jarret, J.B.Lucier, P.de La Bruère, Mic.Plamondon, Ecayers.14.Résolu, Que cette assemblée voit avec plaisir que la convention, tenue à Toronto le 27 février dernier a voté des remerciments à L.J.Papineau orateur de la chambre d\u2019assemblée, à L.Bourdages et à tous les autres membres de la dite chambre qui ont agi conjointement avec eux et aussi à l\u2019honorable D.B.Viger, membre du conseil législatif, agent en Angleterre et aux autres membres du dit conseil, avec qui il a agi ; que s\u2019est avec satisfaction qu\u2019elle voit leurs efforts réitérés et soutenus pour obtenir le redressement des griefs sous le poids des quels ils gémissent comme nous, et est d\u2019opinion qu\u2019il serait a dési- rér que toutes les colonies britanniques de l\u2019Amérique du Nord s'adressassent par requête à notre très gracieux souvérain Guillaume IV et aux \u2019 \"5000 Bw pese Neon mu 08 laaop 2.200, ann me Îe seul remède à nos maux.15.Résolu, Que des remerciements soient votés par cette assemblée au Captitaine Papineau, comme président et à MM.Laurent Bedard et au Duct.P.-De Labruère pour leur habilité à développer les principaux griefs qui pésent sur cette province.depuis lung temps.16.Résolu, Que MM.les Editeurs do la Minerve, de PEcho du Payset du Virdicator, soient priés de publier dans leurs feuilles les procédés et les résolutions de cette assemblée.(Sigué) FRANCOIS PAPINEAU, L.P.REYNEAULT-BLANCHARD.S D.G.MORISON, Secrétaire.vec EE Acree mete.LPHOHO DU PAYS, eye VILLAGE DEBARTZCH.JEUDI.10 AVRIT, 1834.Cre\u2014\u2014\u2014\u2014 - - \u2014 ASSEMBSÉE D'EXCLUSION.Lorsque le parti populaire en ce pays annonce quelque assemblée,on convoque tout bonnement les habitans de la paroisse, du comté ou du district.Chaque individu, quelque soit sa langue, son Origine, ses principes politiques &c.y es; admis en conséquence.Il peut parler pour ou contre la mesure qu\u2019on propose, discourir comme bon Tui semble.quitte à être hué, honni, s\u2019il se montre hostile au pays dans le quel Îl vit, s\u2019il pretend que la majorité doit se soumettre aux prétentions extravagantes de la minorité et subir sa loi.La faction bureaucratique a senti que Cette manière ne lui convientpas.Elle a compris toute l\u2019imprudenee d\u2019une démarche qui mettrait chaque citoyen à même de gloser sur les principes qui lui sont chers.Nous avons vu daus le Herald et autres papiers anti-canadiens Fanomce s qui paraîtra sans doute nouvelle a nog lecteurs._ « Les habitans de Monrtéal et de ses environs « OPPOSES A L'ESPRIT DE# RESOLUTIONS adoptées vivante, pas | « récemment par la chambre d\u2019assemblée sur Pétag « de la province, sont priés de s\u2019assembler au Pa- « tersall, grande rue St.Jacques, samedi pro- « chain, & Avril courant, à une heure précise P.»- pour prendre en considératien les mei] « de CONTRECARRER la «lutions et décider sur « tance.: , Environ 350 personnes ont eu le mettre leurs noms au bas de cette ann avec orgueil que nous disons qu\u2019il ne se trouve cette Hate que douze noms Canadiens et po quele noms! Charles Mondelet, ci-devant 6di.teur de l\u2019Argus, que le dépit a jet6, dans la camp ennemi, Jüles Quessel, magistrat actif au san.leurs moyens tendance des dites réac- \u2018courage de .Clesy giant 31 Mei P.EB Leclere, D.B.Rolle | vu et Pierre Bibaud, sur les quels il\u201d est inutile dy faire un commentaire.Les noms de P.C.Dubois, G.Cauchy, L.Duchentallo, J.Terrouy J.B.Castonguay.D.Laurent et Joseph M2.çon ou Masson, peu connus, au moins comme prenant part aux affaires publiques.La Minerve ne compte parmi los signataires de l\u2019annonce que 88 propriétaires.Les autres ne sort pour I, plupart que des gens arrivant en ce pays, qu\u2019on à séduits, ou des hommes au service de des Propri étaires.Ce grand nombre de signatures qu\u2019on a affecté de recueillir pour produire de leffet ne peut donc pas en imposer beaucoup.Samedi s\u2019est tenue cette assemblée, où l\u2019on a vu figurer les célébrités du parti Anti-Canadien dans ce district.La faction avait rassemblé toutes ses forces et il ne restait, dit-on, dans les magasins et les bureaux que de petits enfans pour les garder.Il y avait a cette assemblée un grand nombre de patriotes, conduits par la curiosité ; ce qui a pu la faire paraître assez nombreuse, Comme ils n\u2019étaient pas opposés à d'esprit des ré solutions adoptées par la Chambre d'Assemblée, ils n\u2019ont pu prendre aucune part aux procédés, Tout s\u2019est en conséquence passé selon les désirs des meneurs.Charles Mondelet écuyer s\u2019est adressé à l\u2019assemblée en français.Mr.Granta parlé après Ini.Mrs.Corse et Begley, en qui on n\u2019aurait jamais soupçonné des talens oratoires, ont aussi fait fonner la tribune.On a eu bien de la peine à faire parler Mr.Begley, qui ne se sentait pas du tout inspiré.Faute de mieux, Vorateur s\u2019est rubattu sur les injures ordinaires contre Mr.Papineau.C\u2019est un champ toujours ouver, aux nobles soutiens des abus.L'assemblée s\u2019est tenue dans la rue du sang (ci-devant rue Sairt Jacques) précisément à l\u2019endroit où sont tombees les malheureuses victimes de Mai.Aurait-on choisi ce lieu à dessein, comme étant plus propre aux inspirations ?On ne nous dit pas si les Cains qui se trouvaient à l\u2019assemblée y ont entendu la voix du sang de leurs frères demandant vengeance au Ciel.S\u2019ils ont entendu ce cri, ils y ont sans doute fermé les oreilles.Plus endurcis que lo premier homicide, leurs cœurs ne sont plus désormais ouverts aux remords.Nous rendrons compte prochainement des procédés de cette assemblée.Ils promettent d\u2019être curieux.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Suitor père et ses deux fils, accusés du meurtre de Living Lane à St.Sylvestre, ont été\u2018 trouvés coupables et condamnés à être pendua le 4 Avril.William l\u2019ainé des deux fils Suitor a seul été exécuté.\u2019 \u2014\u2014r \u2014t\u2014 La Gazette de Neilson, dont on a déjà annoncé la défection, poursuit conrageusement la carrière dane laquelle ollo vient d\u2019entrer.L\u2019ambition s\u2019est mise dans la tête de la vieille.Elle ne veut rien avoir & envier au Hérald.Dans la partie anglaise de leur feuille, les éditeurs qualifient de CHEN le peuple de ce pays.Nous serions surpris ef chagrins qu\u2019il Y eût parmi nos compatriotes un seu individu qui = respectat assez peu pour consentir à recevoir désormais un pap; digue de telles injures.\u2018 Papier qui leur pro- Upe feuille française de Montréa la phrase suivante: % Nous le \u201c 16aulutions ne sont pas lues e * ce qu\u2019elles soient comprises.\u201d Les vaillans Édi teurs de ce journal nous permettront de leur donner encore nne fois le \u2018nom de MENTEURS qu\u2019ile- ont déja si bien et tant de fois mérité, s'ils ne citent le No.et Particle de notre journal od ils ont lu cette phrase.Hs devrment un peu moins se reposer sur le mépris que le public leur a voué, qui empêche qren ne relève toujours leurs bévues et leurs mensonges ; ear le, mépris peut quelquefois faire place à l\u2019indignation, I nous fait dire regretterons, si leg t méditées jusqu\u2019à Poids et dimensions ext Un enfant d\u2019un Mr.26 Septembre dernier, raordinaires d'un enfant.Chartier de Chambly né le | pesait 162 livres au ment de sa naissance.Ses jambes ont maintenant 9} pouces de tonr, ses\u201d cuisses 15; et tronc 24 pouces.Sa hauteur est de 25} pouces, Condamnation de la Chambre d'Assemblée C\u2019en est fait de la chambre d\u2019assemblée et de ses approbateurs.Mr.Paul Filiatreau a rassemblé dans une des salles du presbytère de St, Martin lecomté de Terrebonne et là du haut d\u2019un tréleau où on l\u2019avait fait grimper, il a foudrayé, mis au néant les quat?evin;t-douze résolutions.Pauvre Papineau! Pauvre Bedard ! Malheureuse majorité de la chambre ! \u201c Prna et impensa pe- nit.\u201d On parle bien plus de l\u2019étonnante mémoire que du bon sens de Mr.\u201d Paql Fihatreau.Je crois cependant que, quand il a dit que le peuple de cejte province jouit de la tranquillité la plus par- Jaile, \u201c qu'il est heureux sous le présent gouvernement,\u201d ; l'honorable président avait oublié ce qu il venait de dire quelques lignes plus haut - \u201c les soussignés ne désespérant pas de la justice \u2018 et de la bonté de leur souverain, espèrent qu\u2019il \u201c remédiera pleinement à nos maux eristans.\u201d Ce qui en d'autres termes veut dire qu\u2019on est malheureux et que cependant on est parfos heureux C\u2019est très bien ! Courage Peur Sa : belle mémoire a san trahi M.le Président Paul Filistreau, lorsqu'il dit que le pays se glorifie d'appartenir à Gr Majesié britannique.rsqu\u2019il à appris sa Eeographie du Canada il a dû voir que nous sommes seulement jets britan- Riquies, que nous pouvons nous en glorifier ; mais que nous nous glorifions aussi de n\u2019apparten: à icun homme, pas même à Sa Maie itanmi- ques.Mr.Filiatreau qui paratt aujourd'hui pocf In peemière fuis sur l'horizon bureaucratico-poli- tique ne doit pourtant pas se décourager um essai malheureux.Lui qui a appris bien des choses, il ne doit pas Enorer que ces petites contre- dictions ne sont pas très rares dans le parti qu\u2019il.embracse.LE COMPÈRE MATHIEU! ° [} Québec, 6 Avril, 1684.MATRIEU a! \"| if s doute encore \u2026 ESS ea Pate EN EE SOS x NITE RAS .RCE oy FF » petit aac © TA 31 5 BE eh NIN EUR , M cet: es Soc) caked AERTS hci NAR dais A past A p pi = eue be od Fo a 3 7) a Xo Bt i Be I sho Nu > À Re bras Ta A + LEON 1 H cu \\ & po DA ÈS CE 2 at A Nid oN .A n°15 Re.\u201cMES - Ru n i Ee ap bn \u20ac bu ce AE th M PX nez Le py iY Ka Ah fait at an a Li 2 ka Le En I ge publie maintenant à Laprairie un journal anglais intitulé The courier.Il paraît une fois par semaine et le prix de l\u2019abonnement est de 2 pias- wes par an.- Nous ne savons pas quel sea la couleur politique de ce journal ; mais nous avons entendu parler précédemment avec avantage de la libéralité et de l\u2019indépendance de l\u2019éditeur Monsieur Thomas Seed, Américaincre einen Jeudi dernier a dû avoir lieu l\u2019assemblée du comté de Laprairie, pour prendro en considération l\u2019état de la province.Les comtés de l\u2019Islet et de Montmorency devaient aussi s'\u2019assembler au com_ mencement de ce mois.Nous publions aujour- d'hui les résolutions passées dans les assemblées des comtés de Chambly, et de St.Hyacinthe.Une des résolutions passées à l\u2019assemblée de Chambly déclare que Mr.\u201cJuesnel?l'un des membres du comté, a perdu la confiance de ses mandataires et le juge incapable de les représenter à l\u2019avenir.Il a déjà été passé une semblable résolution au comte de Rouville relativement 3 Mr.Lemay.Il est hors de doute que les comtés de Québec, de Laprairie, de Lacadie, &c.rendront une pareille justice à quelques-uns de leurs délégués.mme rem arts AUX CORRESPONDANS, Plusieurs articles sont remis faute de place.CORRESPONDANCES, ree «1 Monsieur l\u2019Electeur du Comté de Richelieu.Je n\u2019aime pas les hypocrites, non plus que les Mouchards.D\u2019après cette disposition me trouvant gené, ne sachanta qui répondre, je vous prie, Monsieur, de me dire si vous êtes électeur qualifié d'après la vingtième clause de l\u2019acte constitutionnel ou si vous ne seriez pus plutôt qu\u2019un aventutier dans les élections?Alors je saurai à qui répondre.C\u2019est ce qu\u2019aimorait a savoir : un membre du comité du comté de Richalien St.Denis, 7 Avril, 1834.\u2014\u2014s ee Veritas, A Mn.A.R.Îl n'y a que la vérité qui choque.Les proverbes sont la sagesse sous une forme populaire, a dit un philosophe, du manteau du quel je me couvre, pour faire passer la trivialité de mon epigra- phe.Ce n\u2019est pas ma faute si vous nous fournissez une nouvelle preuve de la vérité de ce proverbe.Car vous êtes choqué : la longueur de la réponse que vous avez bien voulu me faire, l\u2019amer- tumno qui y règne, les aveux que vous nous faites, et jusqu\u2019au pardon que vous sollicitez humblement, tout nous prouve que votre \u2018bile a été fortement soulevée par la vérité.Avant d\u2019entamer la réponse que je me propose de faire à votre article, je me dois à moi-même de répéter les raisons qui m\u2019ont fait mettre un pen de fiel dans l\u2019écrit dont vous vous plaignez, Je dis répéter, car, s\u2019il m\u2019en souvient, je vous ai fait connaître que, quoique je ne fusse pas membre de.l'assemblée que vous avez attaquée, sans raison, comme sans provocation, l\u2019amitié qui me liast à plusieurs de ses memnbres ne me permettait pus de passer sous silence los platitudes qu'il vous avait plu de débiter sur leur compte.Comme aujour- d'hui je ne puis m'empêcher de vous faire observer que pour un débalé, encore de fraiche date, il vous convient peu de traiter d\u2019êtres sans jugement les 9 dixièmes de la population qui vous jugent comme moi.Prenez garde que cette immense majorité ne pense que les termes d\u2019être sans jugement, d'êtres bas cbnviennent mieux aux Carlistes qu\u2019à un libéral Canadien.Si vous vous étiez contenté d\u2019exprimer votre opinion sur le but de,cette société, d\u2019une raanière décente, ainsi que l\u2019aurait fait tout écrivain qui se respecte ; je dirai plus, comme tout homme qui aurait la conscience qu\u2019il défend une bonne cause ; si, dis-je, vous vous étiez exprimé décemment, je ne vous aureis pas farcé à nous faire d\u2019humilians aveux et line con- fession-générale de votre vie passée.Vous êtes cependant dans la louable habitude de vous confesser quelque fois, témoin cette marque de pénitence que vous nous avez donnée en octobre dernier, qui était sans doute aussi sincère que celle d'aujourd'hui, quoique je pense néanmoins que votre contrition d'a présent n\u2019est pâs aussi réelle i .que celle que vous aviez alors.Maintenant vous me permettrez de reppasser avec vous la liste de vos erremens ; nous verrons si vous avez été sincère en la rédigeant ; c'est, comme vous savez, un pointessentiel et sans lequei le public ne pourrait vous absoudre.Peu m'importe d\u2019ailleurs que vous soyez ou | non, l\u2019auteur de l\u2019article que j'ai attaqué, quoique bien des gens croient reconnaître le style, il me suffit que vous soyez l\u2019éditeur de la fouille anti- canadienne.[ Je passe au premier point et déjà verilas fronce le sourcil.En effet, il ne peut admettie que vous ayez quitté l\u2019Écho-du Pays par changement de principes et pour venir prendre la rédaction: de la feuille précitée ; quant il sait, qu\u2019après avoir cessé de faire résonner le premier, vous passâtes quelque tems à Montréal avant d'ôser déposer In peau du lion et que même il n'a pas dépendu de vous de continuer à coñsacrer votre plume à l'immense majorité, que vous 'n\u2019avez pas honte d'appeler au- jourd\u2019hui d\u2019un noñn qui conviendrait si bien à votre d\u2019avoir renié vos amis, vos bionfaiteurs, c\u2019est en un mot votre apostasie.Le public est donc votre Juge et le mien ot si vous voulez vous le rendre favorable, il ne faut pas se moquer de lui en disant que quand vous avez pris la rédaction de l'Écho 4 pays, vous croyiez qu\u2019il ne parlèrait que de sermons, de vers et de labourage, sans traiter de politique.Quant à la religion, mieux aurait valu pour vous de n\u2019en pas parler, car, à moins que vous n\u2019ayez prodigieusement changé, tout ce que vous pourriez en dire ne serait que pour la tourner en ridicule et ln mépriser.Et pour me servir de la phrase que vous employez en répondant au patri- ole : \u201c j'ai à cet égard un joli petit assortiment de preuves.\u201d Enfin pour répondre en deux mots à tout ce qui est contraire à ma dovise, je vous ferai souvenir que quand vous êtes parti de New- York vous saviez que vous veniez ici pour pren\u2018're la rédaction de l'Écho ; que vous êtes resté deux mois à Montréal 7 aiguiser vos armes, à étudier In politique et que vous n\u2019avez pas été assez souvent admis chez celui que vous déchiriez.tandis qu\u2019il vous nourrissait, pour avoir puisé là les\u2019 principes que vous proclamiez.D'ailleurs bien que je sois loin de vous croire sorcier, je dirai cependant que le futur vous était connu alors, ct les numéros de votre journal sont là pour justifier mon assertion.En effet, à peine cet enfant, dont vous vous dites le père, a-t-il pu parler qu'il a commencé à bégayer ; nuisance, conseil législalif; honneur du pays, chambre d\u2019assemblée, Papineau.Bientôt il grandit, bientôt son père, plus instruit, lui communiqua plus d\u2019élan et il finit par remplir ses colonnes d\u2019une matière qu'il ne devait pas trailer.Ce fut ainsi que vous fites votre cours de politique et vous ne pouvez espérer de tromper le public en lui disant que vos amis d\u2019alors vous ont déçu et qu\u2019ils étaient vos seuls maîtres en cette matière.Eh! mon cher monsieur, on est loin de vous accuser de manquer de quelque intelligence et d'un certain discernement et on n\u2019ignore pas que vous aviez en votre pouvoir tous les moyens possibles de vous éclairer! Ne sait-on pas qu\u2019un éditeur de journal reçoit toutes les feuilles publiques qui s\u2019impriment dans le pays 1.Si donc vous vous étiez sincèrement occupé de la recherche du bien et du mal et si votre inclination d'alors ne vous avait pas réellement porté à defendre le parti de la majorité triomphante de la nation, la lecture de la feuille que vous conduisez nujour- d'hui, celle du journal de votre digne confrère Neilson, du docte et méprisable Herald &c.cos lectures, dis-je, vous auraient fait changer d\u2019opi- .nion, mais alors votre situation vous convenait et vous défendiez ceux qui vous en faisaient jouir.Ce qui ne vous empêchait pas cependant d\u2019envoyer incognito aux journeaux bureaucrates quelques articles exactement opposés à ceque vous écriviez à St.Charles.La reconnaissance est une belle chose, c\u2019est la mémoire de l\u2019Âme ! mais l\u2019ingratitude, vous savez comme les Athéniens la punissaient! Maintcvant la punition est plus douce et c\u2019est {rès-probablement pour cela que rous avez bien vu des pays.Si vous y avez tenula même conduite qu\u2019ici, si vous y avez changé aussi aisément de politique et de sentimens, il n\u2019est pas étonnant qu\u2019on vous ait prié de vous en aller, ainsi que cela est arrivé ici au célèbre Hyacinthe Deutz, dont vous feriez bivn d\u2019imiter l\u2019exemple, at- tendû que le théâtre où vous êtes est trop petit pour vos tulono.C\u2019est par vos amis d\u2019alors que vous aviez appris à régarder Ic gouvernement comme un oppresseur sanguinaire, dites-vous.Mais, mon cher Monsieur, cette accusation était si grave qu\u2019il me semble qu'elle valait bien la peine dure approfondie.Tout homme d'honneur et qui aime la justice n'admet pas des faits d'un tel genre sans examen et sans entendre la défense de l\u2019accuse et surtout il ne va pas mêler sa voix à celle des accusateurs sans être bien sûr que la raison est de leur côté, et sous ce rapport je vous rendrai plus de justice que vous ne lo faites vous-même.La vérité m\u2019oblige à dire que vous étiez d\u2019accord avec votre conscience, puisque, après une investigation de neuf à dix mois, pendant lequel tems vous aviez acquis ube parfaite et exacte connaissance de la politique du pays, vous teniez le même langage que lorsque vous écriviez il yu près d\u2019un an, à l\u2019epo-.que du 21 Mai de sanglante mémoire : « Gémis, gémis encore, Ô ville infortunée ! a Tu ne pourrais donner trop de pleurs à leur sort.« Mais pour tes fils meurtris n\u2019as-tu doric que des ° {larmes ?« N'est-il pas en tes mains dc légitimes armes ?« Ne saurais-tu venger lenr mort ! Et plus bas quand vous faites dire aux morts: « Entendez cette voix qui vous répète à tous : «Pour maintenir vos droits déployez du courage « Vengez notre irépas, achevez notre outrage « Ou périssez ains) qua nous.Vous saviez alors comment trouver de I\u2019 Echo dans les cœurs Canadiens.Fassons à un autre article de votre confession : vous avez, dites-vous, quitté les sentiers de l\u2019erreur pour rentrer dans la voie droite.Ceci n\u2019est pas l\u2019évangile, quoique les paroles en soient tirées, Ce langage est aussi trop orgueilleux pour un pénitent, car ce.n\u2019est pas à lui à rien décider et puisque vous voulez prendre le public pour jugo, il faut s\u2019en rapporter à ses décisions.Or le public a déja prononcé ; il a lancé l'anathème contre la véritable clique.Les neuf dixidmes du jury.de.la nation ont décidé.ol était Perreur.Comment supposer que cette immense majorité se trompe, tandis que la connaissance du droit et de exclusif d\u2019ane mimorité L'ECHO DU PAYS, souvent celle de et distinguée.secrète.Plus j\u2019avance dans mon investigation et plus je m'aperçois qu'il sera difficile de vous absoudre ct que si, par un acte d\u2019indulgence inouie on était porté à vous pardonner, il faudrait un grand effort d\u2019imagination pour inventer un nouveau mode d\u2019absolution.Vous pretendez iguorer que le président de la société en question soit respecta- blo et respecté! Jo pourrais vous prouver par des faits sans réplique que vous même lui avez payé plus d\u2019une fois le respect qui lui est dû mais ici c\u2019est du public qu'il s\u2019agit ef tant que la vérité pourra s'exprimer ouvertement, je ne souffrirai jamais la moindre insinuation critique contre ce citoyen, contre.cet homme.qui est bien connu comme le bienfaiteur des étrangers malheureux et qui futle vôtre ! Au moins par reconnaissance votre plume ne devrait tracer quo des éloges, en parlant de lui.Mais que dis-je ?Je ne me souvenais pas que j\u2019ai dit plus baut que la reconnaissance est la mémoire du cœur et qu\u2019il n\u2019y a pas d'effet sans cause.Quant au jeune athlète, sa plume est cent fois plus capable que la mienne de vous répondre et s\u2019il ne le fait pas, c\u2019est qu\u2019il craint pour sa dignité.Vous redoutez pour lui le sort d\u2019Icare et vous craignez qu\u2019il ne se fasse mal, en tombant de trop haut ?Vous en parlez probablement avec connaissance de cause.Vous devez vous connaître en châtos et être encore brisé de la culbute que vous avez faite en tombant de la haute station de rédacteur d\u2019un journal patriote à Phumble situation d\u2019éditeur d\u2019une feuille revêtue d\u2019un faux titre et qui ne se prétend amie du pays que.pour le {ra hir, comme lo loup de la fable, qui avait revêtu, Phabit duberger.Mais prenez y garde, il y a ici une énorme différence, les Canadiens sont de fiers moutons! Et ils ont sur le cœur les victimes que les loups ont déjà immolées !.\u2026 D'ailleurs vous êtes maintenant peu à craindre : l\u2019énorme culbute que vous avez faite vous a moulu los où d'une telle sorte que vous n\u2019en releverez jamais.J'en viens maintenant à Particle de l\u2019honneur et là dessus je vous ferai observer que jo ne vous ai jamais dit que vous aviez vendu le vôtre, car du moment où vous avez vendu vos priovipes, il ne vous était plus possible de faire marchandise de ce que vous ne possédiez plus.Vous avez quelquefois fait rire le public à mes dépens, dites-nous?j'en doute ; je croirais plutôt que vos urticles aient bien souvent eu l\u2019effet d'augmenter le spleen, auquel vos lecteurs sont sujets.Quant à moi, comme c\u2019est la première fois que j'ai l\u2019honneur do parler de vous, je ne puis dire que j'aie bien souvent fait rire le public d vos dépens: mais au moins je puis vous assurer que cetté fois la vérité a fait épanouir bien des visages.Terminons : pour achever mon rôle, je vous impose pour pénitence do relire les no.de l\u2019Echo où vous plaidez si bien In cause du peuple en enchérissant même sur les journaux patriotes.Vous relirez aussi les articles où vous avez dévoilé les secrêts confiés par l\u2019amitié et voustâcherez d'avoir un vreirepentir.Quand à moi qui n\u2019ai dévoilé tant de vérités que parceque vous m\u2019y avez forcé, je ne puis m\u2019ocçuper exclusivement de vous, et je termine ici notre correspondance, quand inême vous seriez teuté de me provoquer à en dire d\u2019avantage au public.Ce mame public sera de mon | bord parcequ\u2019il reconnait que dañs tout\u2019 ceque j'ai dit, jo me suis scrupuleusement conformé à ma devise.VERITAS alias N.Jeee De l'origine de nos idées.-3ème.Article.La caune de l\u2019opposition, que les principes de M de Bonald rencontrent auprès de certains scho- lastiques, vient d\u2019une fausse notion de la doctrino de l\u2019église, uvec laquelle ils confondent des quos- tions philosophiques.L\u2019eglise a toujours enseigné, contre les divers systômes de matérialistes, que l\u2019homme créé à l\u2019image de Dieu, est fost pour connaître la vérité ; d\u2019où il résulte qu\u2019il ja des rapports naturels entie la vérité et l\u2019âAme humaine.Elle a enseigné en second lieu que l\u2019intelligence de homme est unc participation, un écoulement de l'intelligence divine.D'où il ré- en rapport avec Dieu.Maintenant l\u2019enseignement de l\u2019église sur la loi naturelle s\u2019explique dé lui-même.est naturelle en plusieurs sens.Elle est naturelle, part re humain., Pour imaginer que les Canadiens, enfans du sol et qui ont sucé avec le lait, de père en fils, l\u2019amour de leur pays, en connaissaient les véritables intérêts, au moins aussi bien que les nouveaux habitans.Il est possible cependant que le nombre devos prosélites surpasse les nôtres et que de co côté la balance ne soit pas égale.Cela n\u2019est nullement surprenent, attendu que nous ne s0mmes plusau tems où le sang versé par les bourreaux enfantait des convertis.D'ailleurs qu\u2019est-co qui a coutume de faire pencher la balance, ot meme hèmis?C\u2019est l\u2019or, mon cher Monsieur, c\u2019est l\u2019or et les honnours, et Dieu merci, sous notre benin gouvernsur, on sait que la pluie qui séduisit Danaé est réservée aux renégats.Cette réponse dit tout : un mot suffit au sage.Js vous laisss jouir de votre société aimable Quant aux patriotes qui ont continué à vous voir, ce ne fut jamais qu\u2019en chambre sulte que l\u2019homme est, par ces idees, directement Cette loi, qui comprend les vérités et les devoirs essentiellement liés à la destination de l'homme, elle découle de la nature de homme ot que la connaissance sn à toujours été nécessaire d Peristence wbme du gon.Elle est naturelle, parceque nous aoquérons la connaissance de cette loi par les moyens géné- d'intelligence actuelle ?Cette question a semble on dehors de ce qui forme proprement l'enseigne ment de l\u2019église.Durant les premiers siècles les Pères ont maig- tenu l\u2019existence de M loi naturelle, dans les divers sens expliqués plus haut.Leur thèse était de prouver à la philosophie épicutienne, qu\u2019il existe une loi obligatoire antérieurement à toute conven: tion humaine.Lorsqu'ils démontrent-l\u2019existence universelle de cette loi, ils ne font quo constater un fait, que Mde Bonald est bien loin de rejeter ; mais ils ne nient pas que ce principe intérieur du lumière cz- chée au fond de la nature humaine n\u2019ait besoin, pour so développer, du concours de certaines conditions extérieures.Et en eflèt, puisque Pine telligence pour son libre exercicu ost assujétie à l'organisation cérébrale, quelle incongruité y eu- rait-t-il de la croire dépendante d\u2019une autre Influence extérieure surtout quand cutte dépendance est prouvée par l\u2019expérience ?Ces principes posés; je vais en faire l'application au texte de St.Ambroise, que M.Odelin nous oppose, sans doute, comme le plus décisif qu\u2019il ait trouvé.Ea lex non scribitur sed innascitur ; nec aliqué Percipilur lectione, sed profluo quodam nature Jonte exprimifur.L\u2019ame humaine n'est pas, à l\u2019égard de la loi naturelle, comme une table rase, indiffés rente à tous les caractères quo le doigt dé l\u2019hoinme voudrait y tracer; mais lo germe de cette loi est déposé dans le seiu de l\u2019homme dès l\u2019instant de sa création ; il en porte les caractères écrits dans son âme par lo doigt de Dieu même ; mais ces caractères, il no lea peut discerner qu\u2019à aide du rayon bienfaisant de la parole sociale, non scribilur sed émmascitur.Ces idés principes qui font de l\u2019homme un être moral scatant In distinction essentielle dubien et du mal, et qui font briller en lui cette lumière in- tétieuro qu\u2019on appelle conscience ne sont pas le ré: sultat de l\u2019éducation et de l'habitude, néc aliqud percipilur lectione ; mais clles découlent du fond de sa nuture, de ln constitution et de l'influence da son âme tout comme l'intelligence même sed profluo quodam nalure fonte exprimilur.Jo me résume ; l'homme, en devenant intelligent, parvient par-là même a la connaissance plus ou moins étendue de la loi naturelle.Mais par quels moyens devient-il intelligent, quelles sont les condi- lions necessaires pour que l\u2019infelligenee se développe en lui.Tout le monde convient quo certaines conditions organiques sont nécessaires; comme le prouve l\u2019état des idicts de naissahce.Outre ces conditions internes, M.de Bonald et tous los instituteurs des sourds-muets, sont d'avis que certaines conditions externes, telle que la communication de lt parole ou des signes de la pensée, sont également nécessaires.Nous cs- pérons, vA la science théologique de M.le curt de St.Hilaire ot ses talens distingués, qu\u2019il se gardera du confonidre les dogmes de In foi avec uno question ptrlozophique sur laquelle lsclise ne s\u2019ost jamais prononcée.Si les développements que nous avons fournis ont paru satisfaisuns aux esprits exempts de préjugés, ils acquerront encore un grand dégre de force, par les autorités dont nous ullons les appuyer.Le célèbre Frayssinous, dans uri discours sur la loi naturelle, apres avoir\u2019 décrit les dons excellens dont le premier homme avait été doué parle créatour, s'exprime ainsi 7 « cequ\u2019il (Adam) avait reçu de Dieu même, ce- qu'il savait il le transmit à ses enfans, qui à leur \u20ac tour, le laissèrent comme en héritage aux géné- «rations suivantes : la fradition se consorva, s\u2019é- « tendit avec l\u2019espèee humaine, et voilà comme « age en Age, les notions primitives se sont «eonservées duus le genre humain.Or ces rè- « gles universelles, invariables, dont le sentiment «se trouve partout, ces notions communes de « bien\u2018et de mal, qui gouvernent, l\u2019espèce hu- « maine, voilà ce qu\u2019on dppelle loi naturelle : dé.« nomination très légitime.Elle est naturelle « pareuqu\u2019elle est fondée sur là nature des choses, «sur des rapports priniitifs entre l\u2019homme ef « Dieu; naturelle, parceque les principes en «sont téllement conformes à notre nature raison- « nable, qu\u2019il suffit de les exposer pour en faire « sentir la vérité, naturelle parcequ\u2019on en frouve dez « vestiges partout où se trouve la nature buinaine, «ce qui a flit dire quelle est gravée dans les cœurs.\u201d Vous voyez, M.que le grand évêque d'Hesmiépolis a payé le tribut à l\u2019esprit do nouveauté.C\u2019est, sans doute, par un jugement sévère de Ma providence, qu'il ne s\u2019est pas trouvé à Paris un défenseur des anciens principes assez zélé pour redresser l\u2019apologiste du christinnisme, lorsqu\u2019il indoctrinait si mal la jeunesse française.Mais, M.voici d\u2019autres scandalés; le grand théologien Suarez et St.Ligoury; ont entendu la loi naturelle dans le sens des savans nouveaux.Le premier dit en parlant de la promulgation de la loi naturelle : Modus aulem quasi connaluralis illjus legis fui} ul inciperet Ô diviné revelalione ; poste vero per traditionem descenderct à datribus ad Jilios prœvs- niente simul el cooperante Leo cum singulie ad à\" luminationem jllius legés percipiendam (Suarez, dé legibus, li, 1.c.11.) « Pour promulguer cetté «loi, le mode qui lui etait naturel en quélqué sns- «te, c'est qu\u2019elle commençat par la révélation di « vine, et quello descendît ensuite par la tradition \u201cdes pères aux enfans etc.» \u2018St.Ligouri, après avoir bien examiné tout ce que disent les theolo: giens par expliquer dans quel sens 1a loi uaturellé est innée, finit par dire.Undé ooncludendum, .quad propre el sirictd loquendo in infusions anime rion jam wiseratar lez, sed insevatur lumen quo low cognoscenda ery! ab homine, cian pervenertt ade sum rations, sive inseratur potentia, cépactlas, 66\" ve habililas ad legem cognosceadam tempore colle rationis.«De.tout cels il faut concur la vérité serait le partage presqu\u2019inaperçue dans la foule des bons citoyens.Comment suppeser que la glorieuse assemblée, choisie parmi l\u2019élite de la nation, soit composée de gens qui suivent les sentiers de l'erreur.Li- | pouvant devenir un être actuellement intelligent sez, Mr.les 92 résolutions, chef-d'œuvre de.pu- | et moral que par la connaissance de ectte los, il {riotisme, de droit national et de logique, pen-|ya nécessairement, dans le fond de se.nature, sez, que ce document héroïque a été rédigé par A forme intime de son âme, quelque chose qui les représentans des neuf dixièmes de ls nation, | correspond aux vérités et aux devoirs que cette Lo dont vous ne craignez pas de vous déclarer l\u2019ad- | renferme.L'âme n\u2019et donc pas, suivant Pabsurde versaire et'osez dire oncoro que c\u2019est Ià de l'erreur.| prétention de Certains philosophes, Comme une Comme on dirait que vous avez pris à tâche | table induTérente à recevoir toute espèce de carnc- d\u2019offenser ma devise, Veritas, je dois preudre son | tères, et l\u2019on « raison de dire, dans ie mêmé sens parti et par conséquent vous faire observer que | que cette ioi est imprimée, gravée dans notre âzpé vous vous trompez étrangement, quand vous a-|et qu\u2019elle nous est innée comme Viutelligence vancez que jamais aucune personne de votre à même.| \u20ac parti d\u2019aujourd\u2019hui ne Ja quitté pour entrer! Mais, bien que intelligence artis do DO orint Deu né: dans lenôtre.Je pourrais vous citer bien: des | naiure, l'expérience \u2018d\u2019un siècle démontre à eméndatoremque sdpientiim, ac fieri non posét = ens et des gens honorables qui sont entrés dans | l'homme ne nait pas actuellement intelligent.\u2018 ] sine Des Deum discainus, qui pet vérbum fa bonne vois et qui ont eu assez de bon sens | quel moyen passe-t-il de l'idiotiouse ciel à\" Pétet | homitor -poire Devin\u201d -Ne\u2018Yous sembleddl pi parti, si, en le lui donnant, nous ne craignions pas de compromettre la dignité, compagne insépæable du nombre, des talens et de la force.- Cene futdone pas par choix que vous vous jetâtes dans les bras de nos ennemis ; un autre motif vous-guidait peut-être et je ne pourrais m\u2019empêcher de vous plaindre, si c'était rèellement à lui seul que vous auriez cédé, car on ne voit que trop do gens qui ont le droit de s\u2019écrier avec le.prince des podtes latins : verre Quid non mortalis pectora cogis Auri sacra fames ?oe Si ce sont ces motifs qui vous ont fait changer de parti, c\u2019est très bien, mais il ne faut pas prendre le public pourdupe.Pensez que c\u2019est à lui que vous vous adressez ; il ne vous a jamais fait un crime d'Étre né sous un auire cid ; il vous a aucontraire, très bien accueilli.Votre erime c'ont \u20181 re qu raux en veries des quels tout homme parvient à Dintelligence, e est naturelle enfin, parceque l'homme ne «parler proprement et strictoment, ce n\u2019ost pas\u2019 «la loi qui est infuse avec Ame, mais la lu «pour la connaltre un jour, autrement dit, la pubs: « sance, Ja capacité, la faculté de connaître cette alos, au tems od Phomme sera parvenu à usagé \u2018exe la'raison.0 Le d\u2019ajouterai emin une dernière antorfté.Vous: prétendez, M.vous appuyer sur l' ement de l\u2019église ; eh'bien / je soutiens que gi jargais l'église s\u2019est prononcée sur cetio question, ce n'est pas en Saves du cartésianisme, mais en faveur Ge da: éauéæque lai embrassée co, \u201cL'Eneyclique de Grégoire XVL kemblo cotes crer do ses augustes sufirages le doctrine phiüouo- plique qui repose sur le pmolo révélée primitiée-\u2026.ment.» Meminorint Dour esse sapiertiœp duount,\u2019 vv» \u2026.rm ° 48.\u201c4 \u2019 Tr TRENT x TY re percer a.= me VAL 71000 nul RISE ot | 13 Févrior 1834.\u2014 5, A, uo To AP = .re \u201c \u201cES za ch eta +.- 2 : XEN PES] PY le porsehane 30 ss iCndiipns faciles va TE à AC: rene, deux = en'age menant Silas Debits bee [40 Jel Nil oh (60 de, pion; aves, le Muirop en Lois \u2018de 25 plows wir, 52 ge, table &%, * il = VoL Hiss BRE, \u201c4; i ny + 3, od\u2019 RES ; ;, RA } an ours EERUE \u2018 1884-upi ary MH AS \u20ac .i M \u2019 Pye I , Village Deliudzeh: 15 Mars oe Me ate d'interdirtion devant \"Hon.Jumes Reid ¢ | ment, sans une approbation expresse.Donnant | 3 nèn nps notice à tous ceux qui duiventà + In dite interdite de payer ioimédiatement le mou- & À e-t dù de prestnter leurs comptes dûment authen- El gne qui est chargé de ré ÉA "]
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