Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Étendard
Quotidien ultramontain, L'Étendard attaque vigoureusement les conservateurs inspirés par Joseph-Adolphe Chapleau, notamment à l'occasion de la naissance du Parti national.
Éditeur :
  • Montréal,1883-1893
Contenu spécifique :
vendredi 7 décembre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Étendard, 1883-12-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 5 Wu; ety ; dernand près quelques ème de loger.Evitant de répondre à la première de chaque ÿ \u2018Ce, comme 4 tion § 5° questions j'ai répliqué L'ETENDARD, Journal Quotidien, paraissant le malin, BUREAUE: 31 RUE ST-JACQUES#, ABONNEMENT POUR LA VILLE UN AN.sonsousss .08.00 MLX MOIS .01.000000000.BB-00 ABONNEMENT POUR LA CAMPAGNE : UN AN.0000000.85.00 SIX MOLS.02.00 ABONNEMENTS À L\u2019ETRANGER : Pour \"Angleterre, Ia France, l\u2019Italle et tous les pays de l\u2019Upion Postale, l'abonnement sera de uit pinstæem (43 francs).ur les Etats-Unis, il est lo méme que pour le Canada (85), (Payable d'avance.) EDITION HEBDOMADAIRE.ABONNEMENT.\u2026\u2026.\u2026.00000 1000 savons 81.00 par aunde, do buit grandes pages de matière À liro ren.ete ane fouille de 32 pages de feufilston donuaut Lis fn de l'aunée 4 voluimes de plus de 4 pages chaque.Fi A 4 3 à F.X.A, TRUDEL, Directeur de la Redaction M.J.A, PRENDERGAST, Administrateur.TARIF DES ANNONCES: | Première insertion ess osecns sons us $0 10 Autres Insertions, al publiées tous les jours,.0 08 do trois fois par semaine ,., 4s.0 07 do deux fois do essersaness 0 0B do une fois do v\u202600uv00 0 8 Un mois, tous les Jon\", vesnoccecccccu0e 100 ee.160 a.20 sevevercecccu0c\u2026.3 00 erie III Coo Les anuouces suivanted seront insérées pour 25 oentins Avis de Naissance, Mariage où Décès, Demandes d'emploi, Demaudes de domestiques ou employés, Annonces pour chambre ou pension, Annonces pour objcts perdus ou trouvés.AVIS Toutes Notices et Avis Spéciaux, en favour de Manufactures ou de Corporations privées ou iques, ete., Faison de vm oy 1e Te publiques, ete.seront insérés à tre ANNEE MONTREAL, VENDREDI, 7 DECEMBRE 1883.No.258 LES SECRETS: LA MAISON BLANCHE Par L.BAILLEUL.(Suite) \u2014 Non, seigneur, répondit Blanche d'une voix que l'émotion rendait tremblante ; mes parents adoptifs se portent bien, Dieu merci! Je me reudais à Prague pour accomplir une mission des plus importantes, el.Mais etle s'arrdla court, car elle se rappeln que la position du chevalier lui était complètement inconnue, qu'il pouvait être un ami des Taborites, et conséquemment un.ennemi des trois scigneurs que Zitzka avait fait emprisonner.LOT, \u2014 Ma chère Blanche, dit Henri en s'apercevant combien elle hésitait au moment d'entrer datis une explication, je ne cherche point à m'immiscer dans vos affaires, et en vous faisant la question que je vous ai adressée, je n'étais point md par un senii.M ment de curiosité, Vous agissez prudemment en vous montrant réservée vis-à-vis des étrangers ; et, # dans la ville où vous allez, vous aurez busoin d tout votre sang-fruid et de toùt votre jugement, édr ily ad Prague, en ce moment, bien des intérets qui se heurlent, peut-être blen des intrigues.Ainsi onc, gardez bien vos secrets, ne permeltez à personne de lire dans vos pensées, ne demandez ni aide éviterez bien des dangers.Blauche n\u2019eut pas le temps d'oxprinier au cheva- ÿ lier sa reconnaissance pour ses excellentes recommandations, car à peine avait-il cessé de parler qu'on cntendit lo galop rapide d'un cheval, qui en jeu d'instants arriva jusqu\u2019à eux.\u2014 C'est mon cheval, éria Henri en se jetant au devant de l'animal qui se laissa saisir sans difficulté.\u2014 À présent, ajouta-t-il en caressant son clieval de là main, nous allons pouvcit nous rendre à Prague, c\u2019est-à-dire, si vous acceptez mon escorte.\u2014 Très-volontiers, el avec reconnaissance, ro pondit la jeune fille avec la franchise qui la carac- lérisail._\u2014 Et, en parlant ainsi, elle monta sûr son gous sier avec une agilité qui ne permit pis an chevalier de Jui offrir son aide, \u2014 Vous montez supérieurement à cheval, Blanche observa Henri, qui, souffrant de sa chute, fut plis long A s¢ maitre en selle.\u2014 Dix jours se sont écoulés depuis que j'ai quitté mes parents adoptifs, dit la jeune Alle en soupi- rani, et je n\u2019ignore pas que quatre auraient di me suffire pour arriver à Prague.Mzis l\u2019idée seule do voyager après la tombée do la nuit m\u2019effrayait; el puis, j'ai souvent été obligée de m'arrêter aux auberges que je roncontrais le long de la route, afin de profiter de la société des voyageurs suivant la mème direction que moi, car la situation du pays et la mauvaise réputation que poseädeht certaines forêts que j'avais à traverser m'exposaient à bien des dangers.Votre Excellence comprend que j'ai dù faire ainsi un voyage long, ennuyeux, et qui, parfois, n'était pas sans péril.\u2014 Mais comment se fait-il que votis soyez sur la route, ce soir, si tard, seule, et au milleu d'une Haine qu'on dit n'étre pas du tout sûre ?\u2014Ju vais vous en donner la raison, dit Blanche en ralentissane le pas de son cheval, Ce soir, vers cng heures, jo suis arrivée dans un petit village, où Je suis descendue à son auberge.Mon intention élait d'y passer la nuit, d'autant plus que j'avais été parfaitement ac uillie.J'étais en train de souper avec l'hôtess: eL son mari, land est entré un étranger.Il s'est adressé À l'aubergiste et à sa femme dans des termes qui m'ont prouvé qu'il les connais- Sait parfaitement, Il était de leur part l'objet de aucoup d'attentions et de respect.Il s'est assis à table et à mangé avec nous.- Dans le cours de la conversation, il a dit qu\u2019il Jissciait la nuit à l'auberge et qu'il repartirait le endemain pour Prague, vu qu'il était dangereux de traverser la lande après le coucher du soleil.ôtesse lui a dit_ que moi aussi, je me rendais à Prague; là-dessus, il m'a t'egardée avéc plus d'attention, ct quand il a rabatlu le capuchon de sa vaste redingote, il m'a paru que sa figure ne m'était Pas inconnue, Je ne sais comment, mais je me suis Sentie envahir par un pressentiment funeste, qui est devenu Un véritable malaise quand j'ai eu la conviction que cét étranger me regardait furtivement ois qu'il croyait no pas être observé, Après \u20ac souper, l'aubergiste et sa femme se sont retirés, 0 l'inconnu, qui avait à peine jusque-là ouvert 'la Juche, s'est\u2019 mis à me parler d\u2019un air amical, et peut amené adroitement le nom du château de Otenberg, il a remarqué le tressaillement soudain dont jai été involontairement saisic.J'ai été dèslors certaine qu\u2019il me connaissait, el que ce n'avait été tro chart qu\u2019un.moyen de s'assurer qu\u2019il ne se lou Dail.pas.Aumênmio nloment jo me suis mappe- [lemme par une inspiration soudaine où et dans que les circonstances je l'avais remarqué.Il faut pe vous sächiez qu'au commencement de Ce mois, Jeune Rodolphe de Rotenberg me fit saisir par pendardes, et transporter dans son château ; ce ful Po ant que Je braversais la grande salle de la for- chapel] que japerçus cet homme qui sortait de la jurai, els arrêta pour me regarder, et je le con- Soup ais en vain, de me protéger.11 ne fit que ue d'une façon insolente, et se détourna.C'est Te Me individu, ajouca Blanche, que j'ai rencon- Ce soir à l\u2019auberge du village.Pelé N Gubergiste ou sa femme ne l'ont-ils pas ap- \u2018Fun nom quelconque ?demanda le chevalier.\u2014 Oui, il répondit au nom de Cypriennas Cyprien ! exclama Henri de Brabant.Jé le contai et j'ai moi-même du bonnes raisons de me } Hindro © sa fourberie.: 1! dinsi Mês pressqutimontis ne me trom- Palent pas dit\u2019 Blanche.Mais jo poursuis mon api peine ai-je çu reconnu que cet homme était le que Jue javais vainement invoqué à Rotonberg, 11¢ j'ai éprouvé une tetreur qui s'est probablement -\u2014; tram gnificats :* Nous ne sommes pas tout à fait rote rs l'un à l'autre.Mais ne craignez rien: vous je vu ries en moi un défenseur au besoin, et demain US accompagnerai à Prague.\u201d Je n'ai pas répon- moments de silence, il m'a \u20ac ce qui m'amenait dans la capitale do, la 151 J'y avais des amis, et ou j'avais inten- simplement que je ne con.ni conscil aux étrangers.eten agissant ainsi, vous | trahie sur-mon visage, car'il m'a dit aussitôt avec- naissais personne qui pt m'offrir un asile.1 s'est mis nlors à me vanter la bienveillance et la charité d'une certaine dame de sa connaissance, qui pos- séde une superbe habitation dans le voisinage de lu ville, nne dame à qui il voulait me présenter, en nl'assuraut qu'elle m\u2019accuoillerait avec cordialité et affection.\u2014 A-til mentionné le nom de cette dame?demanda Henri de Brabant qui con¢ut un étrange sotipçon, \u2026 \u2014 Non, répondit Blanche : et avant que j'eusse eu le temps de lui répondre, où itiénie de le remercier de sa bonté, dont, toutefois, je N'étais pus dis- poste A profiter, une vieflle femtiie d'apparence res pectable est entrée dans l\u2019auberge ayant un paquet la main, Aussitôt l'étranger s'est levé et lui a fait signe de le suivre.Me sentant fatiguée ot désireuse \u2018de me soustraire à tonte espèce de questions impor Lunes, je suis montée daus a chambre qu'ont m'avait préparée, Mais À poîine y étais-juentrée, ct avais- je vu fermer la porte derrière moi, que j'entendis des voix dans une pièce voisine ; la cloison était mince tt je pils aisément saisir ure partie des paroles.\u201cJe vous diapporté le déguisement, disait une voix de femme, et le jus pour votre teint \u2014 Bien, à répondu nue autre voix, que j'ai reconnu sur le champ pour être celle de l'étranger: mais m'apportez- vous des nouvelles de colle que je cherche depuis tant de jours?Ouf, à répondu la vicille femme, mes recherches n\u2019ont pas été vaines.Mariette est à Prague ct autre vengeance sera satisfaite, Henri de Brabant bondit sur Ja selle lorsque ces paroles frappèrent ses oreilles, car la scène dont il avait été témoin dans la caverne.près du camp des Taborites, lui revint à l'esprit, et if so rappela que Mariette n'était éulre qu'OËtna.Mais Blanche ne s'aperçut pas dans l'obscurité de la nuit, de l'effet que cette partie de son récit avait produit surle chevalier, et elle continua : \u2014 A cette assurance que lui donnait la vieille femme, Cyprien à poussé une exclamation de joic, et puis ils ont causé à voix basse, durant quelques minutes, Enfin, j'ai entendu la vieille femigie qui disait : Si don réussissait à s'emparer de Mariette, auclle scrait sa punition à\u2014Comment pouvez-vous faire une pareille question, Marthe?s\u2019est Ccrié Cyprien d'un ton sévère, vous qui êtes au numbre des serviteurs jurés de la statue de bronze ; Puis ils ont baissé la voix, et je it'ai plus rien entendi; au sur plus lille sorte de vertige s'était emparé de moi, et mou imagination évoquait mille objets d'éponvante et de terreur.| \u2014 p'qurqu i vous alarmiez-vous ainsi?demanda Henri tle Brabant, qui prévoyait quelle allait ètre la réponse.\u2014 Parce que dans les paroles que j'ai saisies, il semblait y avoir une allusion à quelque chose de si terrible, répondit Blanche, et à quelque chose du si.\u2014 Je voils comprends, Blanche ! exelama le che- valicr.Les horreurs et les mystères du château de Rotenberg ne vous sont pas inconnus ?\u2014 Quoi! est-il possible que vous aussi, vous ayez ih - hits elle s'arrêta brusquement au milieu de sa bhrese, car elle se dit qu\u2019un mot de plus pouvait l'amener à faire allusion à la dame Blanche; et elle ne voulait pas mauquer i soil serflenl.\u2014 Blanche, dit Henri de Brabant d\u2019un ton grave, j'ai, en cffet, traversé ces sombres corridors, ces chambres humides qui sont sous l\u2019aile droite du château de Rotenberg ; j'ai coutemplé avec admiration, avec crainte et effroi la statue de bronze, et j'ai reculé d'horreur à la vue de cetle infernale machi- no qui est daus la pièce au-dessoss Ju puis donc m'expliquer l'alarme que vous \u2018avez éprouvée à la moindre allusion faite à ces effroyables mystères.OGi, pendant quelques instants j'ai élé comme paralysée d\u2019effroi, répliqua la jeune Alle, car quoique je ne devinasse pas d quoi servaient cette statue et cette machine,j'ai été convaincue qu'elles jouaient un rôle horrible dans quelque association\u2019 secrète.Pendant que Cyprien et la vieille femme s\u2019entretenaient 2 voix basse, j'ai russemblée mes pensées et mon énergie ; et poussée par quelque influence secrète, je suis descendue de ma chambre, j'ai sellé moi- mème mon cheval, j'ai récompensé l'hôtesse des at tentions qu'elle m'avait témoignées,et je suis partie sur le champ.Vous savez maintenant, seigneur chevalier, comment il so fait que vous me Fencontrez à pareille heure, sur cette lande déserte.\u2014 D'apris ceque vous avez dit, observa Henri de Brabant, je crois comprendre que vous n'avez pas fait le choix d'un hôtel à Prague.L'auborge Fauçond'Or, où je suis descondu moi-mème est tent par un excellent homme nommé Tremplin, qui à une Alle d'à peu près votre âge.Vous plairait-il que je vous recommandasse à ces braves gens?\u2014 Pour cette nuit, du moins, répliqua Blanche, ct je vous remercie des attentions dant je suis l'objet de la part de Votre Excellence\u2014 Cela n\u2019en vaut véritablement pas la peine, dit le chevalier, car, rappelez-vous le service (que vous venez de me rendre ; mais, ajouta-t-il, pressons un peu le pas de nos chevaux.Une demi-heure après ils arrivèrent aux portes de la ville.Les sentinelles refusèrent d\u2019abord de les laisser passer, mais à la vue de la bague que Henri de Brabant fit briller à leurs yeux, ils se rangèront respectueusement etleur firent place.Lorsqu'ils furent entrés au Fawcon d'Or, le cheva- fit vonir l\u2019hôtesse, et Jui confia Blancle.il se retira dans son appartement : mais en traversant la chambre destinée à Conrad et à Lionel, il remarqua que leurs lils étaient vides.Il se dit que probablement ils étaient sortis pour s'acquitter de la mission qu'il leur avait confiée quelques jours auparavant relativement à la princesse Elisabeth.Il se hâta de so coucher, mais son sommeil-füt troublé par toute es- .pece do songes effrayants.\u2018 XXII.UN COUP DE POIGNARD 1;ybe lendemain, il était tard lorsque Henri de Bra- À nts'éveilla, Son premier soin fut de se rendre dans la chambre de ses pages, dont l'absence com- monçait à l\u2019inquièter, mais ils n'avaient pas reparu, 11 se fit servir à déjeuner à la hâte, et appela l\u2019hôtesse du Faucon-d'Or pour l'envoyer demander à Blanche s\u2019il y avait un service qu\u2019il put lui rendre, Mais, à sa grande surprise, il apprit qu\u2019elle s'était levée de trés-bonne heure, et qu\u2019elle était sortie sans même dire qu\u2019elle dit rovenir.Le chevalter était triste et abatli : jamais de sa vie: il no's'ôtait senti l'âme si oppresséé.(A continuer.) a REPRODUCTIONS.NOTRE CINQUANTAINE (Do l'Univers) (Suite) Nous n\u2019avons jamais cessé d'être ett lutto ouverte avec les hommes ot les journaux de ces deux partis.Ces luttes ont été particulièrement vives el générales depuis 1843 à 1850, juste le temps où l'on nous dénonce comme ayant acclamé toutes les doctrines du libéraliswo et de 1a révolution.Cela dit, nous tenons à reconnaitre expressément que l'Univers no sut pas toujours sc défendre contre les idées libérales.Il y crut plus que de raison ; mais il crut moins que d'autres et en accepta les formules plus que lé fond.Nous cn appolions d'au- taul mieux à la Charte qu'elle nous donnait un éxcellent térrain de combat ; nous voulious d'autant plus In liberté que nos adversaires seuls en jouissent pleinement ; mais au total, bien que très-convainous que l'Eglise disciplinerait la démocratio ct vaincrait par la presse, la tribune, les réunions, ote, tous ne pouvions aller dans cotto vois aussi avant que lv demandaient nos ndversaires et boau- voup de nos amis.Nous voulions des libertés ot non lo libéralisme.La révolution de Févricr ne chan- goa pas plus notre situation que nos idées.Le journal accepta lu république camme il avait accepté la royau té parlementaiio j !! Jui donna les mêmes conseils et lui fit les mbes dematdes: De plus,il lui prouva que les catholiques n'étaient pis ludieso- lublement liés à la monarchie, qu'une république chrétionne ou simplement respectucuss des droits de l'Eglise ue les aurait pas pour ennemis.Cette thèso était lu vérité même.Que des oxpressious excessives ok malsonnail- tes sc trouvaient çk et là, qu'importe Ou ne fait pas un article lo journal en trois mols came vu discours d'ucadémie.On l'écrit préelpitam: ment dans le feu do la lutte, avec l'accent du jour.Nous pensions que lo gouvernement n'¢couterait pas nos Daag pis ; il justifia cette prévision, et M.do Falloux saluait encore ln république d'un cœur radioux commo lo soleil, que nous étiens de l'opposition.Vi L'accord entre M.de Moutalembert et l'Univers, par conséquent Fuuion du parti catholique, qui résidait on ces deux forces, se maintint jusqu\u2019à la discussion de la loi de 1850 aur l'enseignement.Il y out bien quolques dissontimonts de détails ; l'illustre orateur, par exemplo, comptait plus que tous sur Louts-Na- poléon et se rapprochait moins que nous des légitimistes ; mais au total, on s'entendait.L'entonte englobait même M.Dupanloup; nous faisions campagne ensamble contre un advorsairo commun, lol\u2019.Lacordaire.L'éloquent dominicnin, tout en nous donnant ses conférences ot on acceptant mos trés sympathiques, trés chaleureux et très légitimes éloges, nous avait toujours reproché de n'être pas assez modornes, do ne pas aimer assez la liberté.Ce sentiment s'accontua chez lui à propos du Souderbund, c'est-à-dire de Ia guerre que la Suisse protestante et radicale fit à la Suisse entholique ot conservatrice, afin de ravir « celle-ci la liberté ro- ligieuse.Les jésuites avaient servi do prétexte aux hostilités, ot c'était assez pour que l'illastre rolitioux ne vit pas touto la gravité de la question toute la portéo du conflit.Aussi trou- va-t-il quo l'Univers et M.do Montalembert soutonaient trop ardemment les cautons catholiques.La révolution de février achova de l'écarter do nous.Il voulait un journal qui comprit ct secondât le mouve- mont des esprits, qui fût progrossif st démocrate, qui pitt être populnire.La popularité lui fit, toujours onvio.Ll fondal\u2019 Ere nouvelle, Ses principaux collaborateurs furent M, 'abbé Marot, aujourd'hui primicior de Saint- Denis et archevéquo do Lépanto ; M.Frédéric Ozanam et M.lo comte Charles de Coux.Certes, raromont on vit rédaction plus brillante.Il y avait là le talont, la sincérité.la foi vivo, l\u2019enthousiasme ; mais l'idée fon- damontalo était fausse et l'Fre nouvelle, après des débuta brillants, s\u2019é- clipan.Il y out entre clles ct nous des polémiques auxquelles M.de Monutalombert prit party M.l'abbé Dupanioup put onfin, à salle époque, réaliser un de ses vœux les plua ardents : il eut un journal à lui.Co fut le vioil Ami de lu Religion quo l'on croyait mort et qu\u2019il galvanisn.los temps étaient changés.Notre ancion adversaire s0 présentait, cette fois, comme frère d'armes.L'Univers lui fit le salut de bienvenue, loux Ron prospactus, at l\u2019on fraternisa.Il y eut chez M.Dupanloup un diner d'inauguration, où MM.Venillot représontaiont l'Univers etoù il fut entendu que de Montalembort écrirait, à la fuis, daus les deux journaux.Il lour donna un travail remarquable contro l'Ære nou- velle.1)o légers dissentiments vite apaisés 56 manifustèrent À propos do l'élection du president do la République.M.de Montalembert, plus confiaut que nous en Louis-Napo- léon, appuya carrément sa candidature.Nous hésitimes.Les souvenirs napoléoniens et les anciens écrits du princo nous inquiétaient.Sans le repousses, nous attendivns qu'il parlit.Il comprit qu\u2019un prétendant au pouvoir dont lo passé ot les écrits per- mottent le doute doit, tout au moins, s'expliquer sur certaines questions d'une particulière importance : il blâma la conduite quo tenait à Rome vu de ses cousins, du nom de Canino, et se prononça pour lus droits du Pape.De plus, il fit dire au _rédacteur on chef de l'Univers qu\u2019il serait heureux de connaître, par lui, les besoins et les oapérances du parti catholique.Louis Vouillot répondit : \u201cIe prince conuaît M.do Montalembert ; c\u2019est notre chef qui s'adresse a Ini: nul n\u2019est mieux en mesure du le renseigner.\u201d M.de Montalembert, qui connut cet incident, insista muis en vain, pour que moa frère vit lo prince.Si l'Univers avait alors la paix avec M.do Montalembert et inême avec M.Dupanloup, il ne l'avait pas cependant avec tout le monde.Mgr Sibour remplaçuit sur lc siège archiépiscopal de Paris Mgr Aifre, si glorieusement mort.Le nouvel archevêque, loin d'écarter lcs journaux corte lu faisait volontiers son prédécesseur, les recherchait.11 voulut, lui aussi, nou pus prendro I! Univers, mais le diriger.Cetto tentative se produisit sous los formes do In bienveillance.C'était un appui que Mgr Sibour nous offrait.Nous le repous- sûmes doucement et résolûment.Nous tenions à notre indépendance, seul moyen de bion faire notre œuvre, puis l'éminent prélat penchant très fort vers los idées libérales ; il crôyait même à Ia république.No pouvant avoir l'Univers, Mgr Sibour créa le Moniteur catholique.Ce journal, qu\u2019il voulait plus reli- gloux quo politique, devait lui donner la directlon do l'opinion catholique en France.L'abbé Gerhet ne- copta ln rédaction on chof, rédigen lo prospectus ot 60 retira ; le P.Jacordafré yremit ses sympathios; les vrincipaux rédacteurs furent M l'abbé Bautaln er M.l'abbé Darboy.L'Univery fit bon accueil nu nouvel Venu.Il 5 eut, comme pour l'Ami de la Religion de M.Tupantoup, un diner d'innuguration.C\u2019est à larctiovêché même quo la nappo fut mise.Toute la presso religieuse do Paris y était roprésentée.L'Univers y complait quatre de ses rédacteurs { MM, Louis ot Eudgne Veuillot, du Lac et Houx- Lavergne.Mais si l'on fraiernisait, ou ne s'entendait pas.La correspondance d'Ozanam constate que lo nouveau juurnas devait dégager les catholiques des rospon- sabilités que faisaiont peser sur eux l\u2019Univers et l'Ami de la Religion, puis empêcher \u201cl'alliance du trône et de l'autel.\u201d L'existence du Moniteur rathu- lique fut courte et sans éclat.M, de Montalembert et l'Univers marchèrent à pou près du mêmo pas jusqu'aux débats sur la loi do l'en- seignernent.C\u2019est par cette loi que l'union du parti catholique fut sé- riousomont atteinto.Jusqu'alors, on dépit des grandes colères ct des longues bouderies do l\u2019illustro ora- tour, qui voulait conduire ct quo nous voulions suivre, mais auquel l'esprit de direction manquait absolument, le public avait ignoré ces divisions, C'est qu'au fond, d'ailleurs, nous n'avions pas été divisés.Il n'y avait eu que des brouilles personnelles.\u2018Toujours M.de Montalombert avait dû entrer dans nos voios quand nous étions partis les premiers ; toujous nous l'avions suivi quand il avait pris l'initiative ; toujours aussi nous l'avions loué avec effusion, avec passion.Nos dissonti- ments, n'ayant aucun écho dans les colonnes du journal, restaient inconnues nu dehors et no génaient pas l'action communo.(A continuer.) A VENDRE Maison de promière claaro avec verger, à | a Côte St.Luc, À 10 minutes des chars.d\u2019rix d'occasion, termes facilos.S'adresser à E.LEF.pa BELLEFEUILLE, 6m-25 juil.16, rue Êt, Jacques.N.RENAUD & Cie.MANCIHANDS de PROVINIONNS.Agen généraux de la maison J.B.RENAUD & CIE, DE QUEBEG 11 RUE St.PIERRE, MONTREAL VOICI LE TEMPS! VOICI LA PLACE! Agent fait l'acquisition d\u2019un stock conridé- rable do Valsnellen, j'invito le public À venir examiner ce stock ot voir mes prix, qui sont plus bas quo dans n'importe quel autre magasin.Je promets ie donner satisfaction A tous, tant sous le rapport do la qualité et du prix de mes Vaisselles.J.OUIMET, 5336 rue Ste-Catherince.1 dec 85-103 AVOCAT No.203, rue Notre-Dame, MONTREAL 23 mai-la-02 GILBT.MIREAULT AVOCAT, No.203 RUE NOTRE-DAME, BUREAU DU SOIR\u201450 RUE ST, JOSEPH 0, 203 33 jan Et-ua AVILA GAUTHIER, M.D.96,-Ruc Visitation,-96 M.le Dr.GAUTHIER, après nvoir vis té les gruuds hôpitaux des États-Unis est reveuu quer son bureau professionnel à l\u2019a esi- escus, Ieurosdeconsultations : De 10 heures A.M.Adheures I.NM.2 jan-ln ESURDI & BLP No.165 RUE BLEURY, MONTREAL.HEURES DE BUREAUX: De9à 12 A.M.Pharmacie St Antoine SULS LA DILKCTION DU Dr.J.E.Bourque PROPRIÉTAIRE.@#-Prescriptions exécutées avec le plus grand soin.No.109 Bue Nt.Antoine MONTREAL.2- O.M.AUGE AVOCAT 16.RUE St.VINCENT, MONTREAL.21 fs CL À Lapointe Architectes & Mesureurs.Entroprises d'églises, Edifices Publics, Résidences privées, etc, ete.Au No.25 Rue St.Jacques Barisse DB L'ETEXDARD, MONTREAL.15 mai R3-1a Bourgouin & Lacoste AVACATS.No.42 Rue St.Vincent MONTREAL.NH.Joosc OU J.C.LACOSTE.Dr.L.E.À.Desjaraun£ ( De la societé Desjardins et Beaupre ) Directeur du Disponsairo d'Ophta!- mie, Asile Nazareth, CHIRURGIEN OCULISTE de l'Hotel-Dieu, Montreal.165, Rue Bleury.Pagnuelo & Lanctot, AVOCATS.No.34 Rue 8t.Jacques MONTREAL.S.PaanurLo, CR.Husuke Luscror, B.C.L.28 fev 88-1n AVIS.Le soussigné s\u2019adresrera à la législature ds Québec, à sa prochaine sossion, pour obtenir un bill autorisant le Collège des Médecins at Chirargiens de la Province de Quéhec, À l'n1- mettre à la pratique du ln médocive.F.X.DEMERS.Montréal.8 Nov, 188% Si-1fs-23 Terre a Vendre.Superbe terre à vendre dans l'Isle de Mont réal, & proximité du chemin de furet des ba teaux.Excoptinnaellement avantageuse.Con ditions très faciles.S'adresser à Mr.de MONTIGNY, Bureau du Recorder.Quot.et Heb, \u2014148 .ONGUENT TT RHUHAYISHE HE PARR R oF : u = «.i irre en LE CPAND REMEDE FRANCAIS applications mettront fin aux douleurs de toutes sortes.De Mine M, 1.Goyotto, de Montréal: sous les ployai une bouteille du leur complètement.Do J, 11, Stookwell.de Montréal :\u2014 J'ai souffert lon ment de l\u2019usage de remède bion récommande thiaumeo contre les rhumatismes me guérit.11, ILASWELL, Asont de l\u2019'harmacions de gros.Mus F, BERTHIAUME, 8 mars 88-1a TT FX.PERRAN, B.C.1L.[ Ii guérira le rhumatisme, et deux ou trois J'ai souffert de douleurs violentos dans le côté pendant plus do 6 ans: jo me suis mis I roins de bons médecine, mais auCCO m'avait apporté de soulugement, quand J'em- BAUME DY Mmo F.BERTHIAUME contre les rhumatiames, qui ft cesser la dou- temps do douleurs graves dans l'œil droit, et je ne reçus aucun soulage- de.gistrées.Mais uno bouteille do Raumo de Mme F.Be- Boite 178, B.P., Montréal AVIS.Toute personne que nous prendrons a contrefaire les \u2014CIGARES\u2014 iCable\" if] Padre\u201d et \"Senécal\u201d Ou toute autre marque de cigare enrégistrée par nous ou à remplacer ces cigares par d'autres dans nos \"boites sera poursuivie suivant la loi.DAVIS & HLS, N.-B.-Nous offrons une recompense de cinquante piastres $50.00, pour toute information qui permettra d'établir judiciairement que des gens sans scrupules auraient contrefait une ou plusieurs de nos marques enre- 12 Jany 8h ae 41 ES aa AVE LUN RTS LE A Ley mr Pus wera os on: _ re IA iv A re ar DPF, += Eg re oe ¢ + Ago ah.vt a MEP on a \u20ac Les 0 L\u2019'ETENDARD, VENDREDI, 7 DEC.1883.rpm ate === L'ETENDARD.EL {TION DU SOIR A UN CENTIN est maisténant en vente dans fous les dépôts de journaux.\u2014 s@- Notre Agenco à l\u2019aris est la ' maison Oudin, libraire, 51 rue Bunaparte.SOMMAIRE 1KRE PAGE Reproduction : Feuilleton, Les secrets de la Maison Blanche \u2014 Reproduction : Notre cinquatitaine, (suite) 2EME PAGE.Un spectre-\u2014l'rotestation coutre le Canadien \u2014Saus tambour ni trompettes \u2014A travers le monde - Lu politique d'une mère do famille\u2014Le \u2018 Monde\u201d ct messieurs les étudiants eu inédecine.3xME PAGE.Bulletin \u2014Télégraphie\u2014Faits du jour \u2014 Comimerce et finances.4XME PAGE.Edition du soir, = ma L\u2019ETENDARD VENDREDI, 7 DEC.1883, Demain, fète de l'Eutmaaulée Cuucoption de la \u2018lrèa Sainte Vierge, l'Efendard no paraîtra pas.EE UN SPECTRE \"* Une foule de uvs concitoyens Jes plus éminents sont d'avis que, pour sauver la province, il faut ramener au pouvoir les homines quo M.Chapleau et ses complices out bannis du la politique locale afin d'être plus libres d'opérer au bénéfice du la clique.Les noms do MM.De Boucher ville, Angers, toss cto, sont dans toutes les bouches.L'Etespant a fait comme les nutres; il a répété Ces noms, (br, l'image de M.le juge Angers a 6té pour M.Tarte lu spectre de Banco.Tncore wn, dont il a trahi lu causo, los principes, lea traditions | Pour se venger contre nous d'avoir évoqué cette figura du passé, Cotte figure vongerosso qui lo fait 50 tordo dans les contorsions de In lionto et du remords, il feint de s'indigner vt il Nous accuse : .C'est nue tufainie (de la part de M.Trudel ste dire que l'hon juge est l'un ie ceux qui devaient auccoder à M.Mousseau.C'est UDt infauvie et un mensonge.Une infamie Ywtce que c'est attribuer à un tnagistrat intègre des intrigues politiques auxquelles il ent trap loyal et trop prendre part, C'est tn mensonge, parce que M.Angers a pésemptoirement refusé les avances qui lui ont été faites.Ainsi tenez vous lo pour dit: croiro quo M.Angors peut nous spuver ot manifestor votre opinion, c'est une infamiv ! Cost attribubr des intrizuen d M.Angers!!! Mais Miro Cauchon Tarto, sf M.Angers a peremptoiiomont rofuss, quelqu'un qui a le pouvoir do le ra- Inouer dans In politique le lui a done \u2026 Offert! Qui est coupable de celte in- Jamie! Jit comment savez vous qu'il partie À l'affaire! a refusé ?Etiez vous À l'enfamniet | Saltimbanque, va! Protestations contre \u201c Le Canadien.\u201d Décidément Mtre Cauchon \u2018l'ario Twin de li! Rion no fait pas écolo.\u2019indique d'uno, mouièrg plus\u2019 dvi: ente le disorddit compl «aus to- qjuol nst tombé le cabinot Moussnau, que le fait d'avoir pour argane dans \u20ac In presso le Ganudien et son édition Dar-côté.: C'est telloment disgracienx pour rares awis du pyessior ministre Jes utile s'en axprinient ouvertement.Lo Courrier du Canada, lui, ne pout plua y tonir.Voici 8a protes- , tation : : ; UN MOT IR POLITIQUE L'Evénement préférerait n\u2018importe quel ment plutôt que d'accepter uu cabi- * net À 1} entrarnit dea castors.Notn: ron.frère mauque de sincérité ou de conviction, Les castors peuvent avoir leurs défaute, Teurs organes out pu commettre des fautes, mais pourquoi en vérité leur airo une dimi Brosse moue ?Est-ve phêée qu'ils sont Fonservateurs ?Ce ne peut pas être le anotif qui dirige Ia conduite de notre confrère, car il sait bien que les eastors entendent rester ces nôtres, et qu'ils ne consentiront pas à s'allier À des libéraux, quand bieu même ils sauraient par ce mioycu arriver au pouvoir.: Leurs déclarations verbales et ceritea sont assez publiques pour qu\u2019on y ajoute foi, 11 est clu trate assez d'hnunôtes geus parmi cux pour traiter au eins, ceux ave wt u » t.A.de Boucherville oe le docteur Ross, qui ont la réputation d'être du parti esstor, ont une teputation d'honunéteté que notiv coufrère de l'Aréneamen! a contribus pour nue large part a ren.dire iuattaquable.Aujourd'hui ce n'est plus pour lui qu'une engeance ! Malte IA! Nous ne sommes pas castor, mais, nous ne sommes pas prét nor plus à Inisser inal.traiter des homnis dont le conserratisme est éprouve et dent la conduite, daus les temps difficiles que nous-avenone, n'eut pas en opposition avec les principes conser- vuteurs.(vite engranc no sem pout-être pes si méprisable dans quelque ternpe.Le événements cu feront foi.Et M.Tarte lui.même n\u2019a-t-il pas été castor à ser heures ?Un envoyé du gouvernement provincial à Paris pârations fnanc{Gres de Mtre Sénécal n'ayant pas réussi, quolques- & dns de noe compatriotes serons puut- : être inquiets cur le sort de M.Dan- © yorean.Bon xsooid, se soræ-t-on de- Mméndé, sura-t-il pu du moins lui As- \u2026 Outer dés\u2019 émoluments en Mppoit \u201cAvèc son fortrappétit 1 .Qu'ils 5e rassurant ! Notre paternel \u201cgouvernement de Québec avait prévu .le cas, : i.M.Sénécal avait besoin de M.Dansoreau à Paris.C'est pourquoi, » M, Mousseau ñ en l'excsllente idée de lui envoyer M.Danssreau, prin- citrement | ayé aux dépensde la province, avec mission.d'acheter dos livres pour la bibliothèque de la \u2018législature.M.Lemay, le bibliothécaire provincial, eub sans doute touorable pour mieux que tout autre accompli cette mission.Mais tout le monde aura lo bon esprit de comprendre que ça n'vut pas fait aussi bien l'affaire de M.Sénécal ot de la clique! me Sans tambour ni trompettes Que les temps sont changés ! Comme les courtisans sout sans iniséricorde ! Avec quelle riguour implacable n'exigent-ils pas toujours le succes! H y a quelques mois à peine, M.Sénécal, partant pour l\u2019Europe aprés avoir recu ln faweuse adresso dont où so rappelle, vuyait sa voiture encombrée do houquets ; sur le quai, suixabte i quatrevingt courtisans Vacclamaient.En divers endroits, sur les rives du flouve, ou tirait force fusées ct pétards.Sur les pointes avancées, on allumzit des feux de joie.A bord du hatenu, il y avait bombance, compliments interminables, jiupos joyeux.Le aifflet à vapeur suflisait à Jreine pour répondre uux manifestations de la rive, H y avait dax campères échelonués partout Or, M.Sénécal n'a pas réussi à frapper le filon d'or qui dovait doubler lo williou et demi »i habilement éu- rotté à la provinee, Eh bien ! c'est à peine ciovable, ct pourtant cela est! 11 revient quasi seul ; tous restent froide.l'us même un fiffre ob un tambour de basque pour célèbrer sun arrivée! Les urganes l'annoncent avot un luconisme glagant! Une ligue et demie Le .\u2026\u2026\u2026resensssrccsra0s Tout cola, parceque les sublimes coupures où amis de la ML.Fo.ne sont pas aussi prodigues de leurs millions quo notie Candide députas tion le là province de Québec !.\u2026\u2026 Eh bien! courlisans, scribes et valets, c'est tout simmplement ignoble Le grand homme n'est-il donc grand ue moyennant argent comptant ?Pour une si bonne pays, n'auriez- vous pu, même à crédit, lui bailler vu peu de génie 1 Il y a des oxploita qui se dunnent à si bon marché ! Qu'en eut-il coûté, par exemple, de dire qu\u2019il a relové le evédit do ln Banque de France el Bauvé les Motachild en lour prétant à propos son encussement ?LU fallait rappeler que, suivant une haute nutorité, s'il est vrai que les capitalistes s'appellent Ruis:hild à Paris et Vanderbilt à New-York, ils sappel- lent infailliblement Sénézal à Montréal! Pourquoi ne pas dire, do plus, que Challemel-lacour l'a décoré it puis, 'y a-t-il pas une rumour, s'acerdditant ces jours ci,que M.Sénécal aurait mis le cuttible & seg bien- fuits pour le Canumla, en fixant définitivement l'étoile polaire à son elou, le manière à co qu'elle soit désormais indécruch:ble ?tos quo «los égo:stes ot des ingrol +, A TRAVERS LE MONDE MOUVEMENT CATHOLIQUA En parlant, il y à quelques semaines, des efforts touts par les eatholi- ques helgos pour so rallier autour d'un progeamme favorable aux privilèges ot aux libortés de l'Eglise, nous avous appelé l'attention de nus lectours eur la similitude de la situation socinle ot politiquo de la Holgique avec la lrovincu de Québec.Les événements survenus depuis sont vo- nus ajouter à la raison de nos remarques.Il so passo anjourd\u2019hui en Dalgique ce qui s'ost passé ici, on 1871, à l\u2019occasion du Programme Catholiquo, ot Topportunisine y jouo le mé- me rôle.L'opportunisme ! cet odioux expédiont do concessions liches cl do domi-mesures ! cette pour et colto lâcheté, co etupilo aplatissement dovant l'ennemi ! En Balgique, ot ou Franco, aujourd'hui, comme ici, on 1871 ot 1872, et comme parlout où il jette son virus immonde, il répète toujours la même uoto fausse et ré voltante : \u2014* Sacrifiez aux volours, plutôt que de leur disputer votre propriété !\u201d \u201c C'est sur ce ton la quo chante lv Journal de Brurelles, catholique parlementaire, prudent et mesuré !\u2014 \u201c Vous comprumettez, dit-il, par votre zèlo inutile ct votre inoxpé- rionco des chusos publiques la cause que nous défenduns sans broncha dopuis près de soixaute-trois ans.\u201d Oui, c\u2019est cols.Après soicunte- trois ans do lutte eppurtunisie, ce journal à si pou compromis le suceds de la gueusorio belge, qua les catholiques se voiout obligés de s'organiser Coinme si tout était à recommon- cer, Ce sont là lez merveilles que Ces gens ont faites.\u2018 Uno fois au \u201c pouvoir, dit /'Uuicers de Frauce, \u201c les routiors sexagouairos du Jour \u201c promettre ct laisser perdro TOUTRR \u201c* LES POSITIONS CONQUISES PAR LEK *\u201c CATHOLIQUES, Sans même essayer \u201c d'en reseaisir aucune.\u201d Heurousement, les oatheliquos bolgns sont des vaillants, et formeuit l\u2019oreillo aux conseils de la peur quo veulent leur inspirer les sages du Journal de Bruxelles.À la suite du Jourrier de Brucellesz, do L'Ami de l'Ordre, du Tiraïlleur ot de tous leure journaux franchement catholiques, ils répatonton chœur :\u2014*\u201c Un programme ! c'eat,lo ori de tous les lutteurs.\u201d \u2026.ie Honneur à eux ! Le mouvement catholique\u201d Morden D'Uiretna dd.25 00 Le nonvean tarif sera: vi Do Brandon à Emerson.$28 fo ¢ P\u2019ortage la Prairie à Emerson.:24 00 : + Manttqdg City à Greten=.18.70 i Mirdoti gy Qeton.i.eee, LU 170 MARCHE VIGER oe à décembre.Ce matin, il y avait 500.bœufs sur la marehé\u2018et 300 moutons ot agueaux.Les prix sur les bieufs étaient de $3 et $5.Les Inoutuns se sont .vendus de $4 à §3 ot.lea agneaux de 32 h'$4.50.Il n°y avait pre é ARRIVAUEN DE DENREES Moutréal, 5 Dec, 1888.aT cP Blé, minots.os seen coer Mas « ,.4BU cons Peis « ress 500 1200 .\u2026 Avoiuo Le.80.6 950 .Beigle « .cee veer Orge \u201cove ties save see Farine, barils 8157 2542 ress Fariue d\u2019avoine ** ., 250 o Putarses \u201c 27 A oe Beurre, tinettes.275 478 .ualé \u201c 4 \u2026.\u2026.Saindoux \u201c .oe cers Fromage caiwes.100.rere Porcanbattus.,.85 .Suif,barils.Cuir, rouleaux.Jour.2% .Tabac, olis.77 .Pétrule.oe cease MARCHE BY.LIVERPOOL.( Par déptche.) 5 Dre, 8 d » de Fatiue par quiutal.10.6 @ 11.6 Blé du printemps.8.0 8.6 Blé rouge Lu.86 9.1 Blé, Californie No 2.8.0 8.10 e Nol.0.11 9.3 Mais (uouvean).,.5.6} 0.0 Avviue par 100 ¢ ress 55 0.0 Orge .eovvnnvenrenns.6.6 0.0 AX 0.0 Lard eld.\u2026 63.0 0.0 Sauindoux \u2026+00.0c0.43.0 0.0 Lani fume Lu sccu0.89.6 40.0 MMU.oocus0000000.30.6 0.0 Firuaze (uouveau).62.6 0.0 Bl6 de Californie en baisse de Ud, saindoux en baisée de 1d, BON MARCHE | BON MARCHE | Cadeaux du Jour de l'An CADEAUX POUR TOUS, \u2014 Tassos et soucoupes de fantaisie, sêts A tdi- F.X.Brazeau & Cie Marchand en gros ct cn détail de Curiosités Indiennes, 252-Rue St.Paul-252 MONTRÉAL.\u2014 Eouliers de Chevrouil.Traiues Sauvages pour Dawes.Enfauts ot Messieursocsatios Noire et Jaunes de toutes gran.dours, Cativts d'Ecorce, ete, etc.en grande variété Odeo 83-1 1776 FOUDRE BABBITT.En vous servant do cette Poudre À Laver vous Éconciniseres de l\u2019argent of u temps.N GRUS CHEZ L.Chaput, fils & Cie Nos.309.311 & 313 Rue des Commissaires COIN LE LA RUE ST-PIERILE, MONTREAL.22 uov-2n Département des Chemins AVIS PUBLIC Est par le préseut dunné qu'à pertle de colte daté ot jusqu\u2019A avis contraire, I no sera pas permis do faite usage de voltures à roues dans los cuos de Is ville.(Pur urdre,) F.B.LAVALLKE Député Luspecteur de le Cité Hotoi-de-Vitle, Montréal, § Deo.i363.§ 3256 lette, sets à thé en porcelaine, vnses, articles de fantaisie eu porcelaine, csraffes, verres à vin, huiliers en argeut.beurriers, cornichon- niers, couteaux à ä .wpes do toutes sortes.Aussi un grand asrortiment de vaiseslle, verrerio el porcolaine de toute dercription.Meilleur marché que \u2018importe où, W.F.BECK, 611 rue Nte « Catherine, (2ème porte de la rue Amherst.) 7 dee Im Pharmacie Ste- Catherine, ENTRE LES RUES exécutés avec soin ct promptitude à des prix très modérés.Amherst & Wolfe, MONTREAL.M: Rew?les, Produits Chimiquen ct Teintures, | _3) \"or 88-31 hl Mé lecines Pntentées Françaises, Anglaises et Pg £ Américaines, Bavons, l\u2019sr{usne, Sirop Pulmo- Po - 3 uaire infailiible pou lex Ithuines, Toux, C-n- Pt RE 1! souption, Bronches, et toute affection de Poi- WB E352 ~+= 3nd § trine.Eponges, Bandu:rs herninires.Bang-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.