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Titre :
L'Étendard
Quotidien ultramontain, L'Étendard attaque vigoureusement les conservateurs inspirés par Joseph-Adolphe Chapleau, notamment à l'occasion de la naissance du Parti national.
Éditeur :
  • Montréal,1883-1893
Contenu spécifique :
mardi 24 juin 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Étendard, 1884-06-24, Collections de BAnQ.

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[" ~~ C2 ~ v= - Nees ATR Nk > \u201cail ca La piété, l\u2019esprit apostolique des fondateurs du Ca- ETE eT es 2: Oph es JT >, ign CEE et ., - Ln _ = 3g que ANNEE.EDITION SPECIALE DE LA SAINT-J EAN-BAPTISTE\u201424 JUIN 1884.No.117 yd 6 PATRON DES CANADIENS-FRANCAIS.y EE A ks Cg pt J \u20ac! De:Grandes et Glorieuses Destinées atiendent le peuple Canadien! TY ETT'E opinion, si souvent exprimée, si universelle- | ment entretenue, a pour base des faits de In plus fo.4) haute importance.A la lecture de notre histoire, il devient manifeste que la Providence a chargé le petit peuple Canadien- 7 Français'de remplir en Amérique un rôle analogue ?1 a celui rempli durant tant de siècles en Europe, même en Asie et en Afrique par sa vieille mère-patrie.C'est un Pape qui, le premier, a prononcé le \u201c Gesta = Dei per Francos.\u201d Wl : LES ŒUVRES DE DIEU ACCOMPLIES PAR LES FRANCS!!! 3 Æt cette sublime mission accomplie a mérité, à la ER France, suivant l\u2019auguste témoignage de la Papauté, le 7) nom à jamais glorieux de première nation catho- «f lique du monde; le titre sublime de: A a \u201c FILLE AINÉE DE L'EGLISE !\" Ca -Or, à légal, sinon au-dessus de toutes los Marques sanis cesse signalées, de notre sublime mission; aux faits remarquables de : La pureié exceptionnelle de notre race et la noblesse de notre origine, - : nada, 21 L\u2019héroisme chevaleresque \u2018de nos ancétres, La conservation extraordinaire, vraiement Provi- 4 dentielle de notre foi, de notre langue, de notre nationalité, La découverte de plus de la moitié de ce continent ct la prise de possession qu\u2019en ont faite nos hardis découvreurs, au nom de Dieu, pour le Christ-Roi ! dans le but d'y faire triompher la Sainte Eglise de Dieu ! lit, sang.de nos martyxs.et de nos héros, semence essentiellement PPocéiae Ao \u2018chrétiens-et*de- -patriotes, Les guerres de géants soutenues, les victoires étonnantes Temportées par une petite poignée de modestes colons, La force de reproduction incroyable de notre race, La-partie la plus importante de cette mission déjà accomplie: nous avons couvert le.continent de mille gronpes catholiques, d\u2019églises, d'écoles, d'institutions © bienfaisance, surtout dé missionnaires, et de Sœurs de charité ; A tous ces hauts faits, disons-nous, il faut ajouter : 10.Celui que Dieu nous a donné, avec St.Joseph et la Ste.Famille, St.Jean-Baptiste comme patron populaire des Canadiens-français ; 2o.Celui des nombreuses et frappantes âualogies qui existent entre la vie du petit peuple Canadien, et la \u201c vie de celui::qu\u2019un Dieu lui-même a appelé: \u201c LE PLUS! GRAND DES ENFANTS: DES: HOMMES.\u201d IL De même: que Jean Baptisté,] pauvre, austère, bumble entre tous, vivant-dans le désert, et persécuté\u2018Par le ds pouvoir, royal, a Été, au seuil du christianisme \u201cle pré- \u201c éurseur\u201d \u2018du Christ-Roi \u201cla voix retentissant dans le \u201cdésert, le pionnier de l\u2019homme-Dien : = De même, le peuple Canadien-Acadien, devenu un; peuple conquis, longtemps persécuté, longtemps méprisé ; le peuple Canadien entouré de nationalités grandes par le génie des affaires, aux industries prorpères, aux succès matériels étonnants, aux richesses fabuleuses, au faste extravagant; Je: Peuple Canadien resté réla- tivement pauvre au milieu de l'opulence de ses voisins\u2019; Je peuple Canadien, nation de modestes cultivateurs et de simples artisans, -infatignable aux plus rudes labeurs, peuple aux mœurs austères, aux fragals repas, portant des habits d\u2019étoffes grossières ; .Peuple religieux, * franc et sans dol,\u201d peuple de patrio- tés dévoués, d'héroiques soldats, a été, dès I'inauguration du royaume de Dieu en Amérique, le précurseur du\u2019 Ohirist, le Pionner de la croix et de la civilisation ! - Il a été la voix retentissant dans les Joréts et les déserts \u201cde I'Amérique, \u2018préparant partout la voie au Seigneur! Il a été, il est encore le Baptiste, poursuivant sa mission par la régénération baptismale que préparent ses \u201cSœuïs de Charité, qu opèrent ses missionnaires ! : donnant ainsi des enfants à l'Eglise et des frères au Divin.régénérateur \u2018des sociétés ! versant sur le front de légions de néophites, non l\u2019eau du Jourdain, comme Jean-Baptiste, mais l'eau de nos flenvos _ géanta! Car ces fleuves, Dieu les n fuits comme le Jourdain, pour.baptiser les millious de chrétiens que; bap: tise lg petit: pouple \u201c chargé d'accomplir\" les œuvres de Dieu.nh \u2018Gesti\u2019 Be per Francos.n= \u201d TIL : Maia les sublimes enseigneménis: qui découlelit dé Ss a, l\u2019histoire de nôtre Saint \u2018 \u2018patron sont là pour rappeler X au.peuple Canadien, que cette mission grandiose, il ne ça .la continuera, qu'à la condition d'en être digne.Ce n\u2019est : Pas seulement pouf.les.priviléges exception- Bd nels dont.il fat l'objet dès le sein'de sa mére; que.NS nm REN SECA » A vi 8 REE a} SES EDEN re pate.7 St.Jean-Baptiste Jean-Baptiste a été proclamé par la bouche inême du Divin -Rédempteur \u201cle plus grand des onfants dos hommes.\u201d Son exceptionnelle couronne, il dût la mériter par des vertus exceptionnelles.n'accomplira ses destinées sur ce continent, que s\u2019il sait, comme Jean-Baptiste, préparer avant tout le règne de Dieu ! que s'il sait pratiquer la vertu, la sobriété, l'austérité des mœurs! que s'il résiste au faste, à l\u2019& nivrement des richesses, aux énervements du confort et des jouissances de la vie ! Comprendra-t-il que ln vraie grandeur de son .pays, c\u2019est surtout dans la vie rude du laboureur et de l\u2019ouvrier, dans lo travail dur du colon, dans Ja solitude de la forét qu\u2019il doit l'aller chercher ?Comprendra-t-il que les grandes missions ne s'uc- complissent que dans les angoisses de l'épreure et dans la douleur dun sacrifice ?; Oui! que le sacrifice se consomme au milieu du désert, au fond du cloître, au pied de l'autel, sur le champ de bataille, dans la persécution allant jusqu'à naire, mais toujours épineux des devoirs du plus modeste état de vie; que ce soit l\u2019ouvrier de la pensée, ou le travailleur suant sous le lourd fardeau du travail manuel qui se I'impose : scules les actions fécondées par le sacrifice chrétien, réalisent les choses réellement grandes.: IV.Jean Baptiste, dont la voix austère retentissait dans le désert, pour annoncer le règne de Dieu ct en préparer la venue ; Jean-Baptiste dont la tunique grossière était tissée de poil de chameau, et qui ne se nourrissait que de légumes, de sauterelles et de fruits sauvages ; Jean Baptiste pratiquant le jeûne et pré- Le peuple Canadien ne sera grand, une sera fort; | la mort; ou bien qu\u2019il s'opère dans le sentier ordi-|- \u2018après être demeurée, un temps immémorial, dans | de l'Italie à l'article : Gènes, les quelques détails gelle des\u2018églises du vocable de St.Silvestre qui se; suivants touchant le tombeau St Jean-Baptiste : frouve sur la place St.Silvestre à Rome, rue \u201c Delle Convertite \u201d à quelque cent pas à peine du Corso, elle A été transportée au Vatican, lors de la prise de Rome | \u201c che : en sireté sous la gardo immédiate du Pape, pour ln soustraire plus sûrement à l'atteinte de ces barbares da 19e siècle, que l'on nommait les garibaliliens.Ces renseignements peuvent, au premier abord, ne pas paraître avoir le mérite de la nouveauté, vu qu'ils sont mentionnés, partiellement du moins, dans plu- siours guides de voyage.Et pourtant, nous n\u2019avous pas encore pu rencontrer * Cathédrale San Loronzo * Belle chapelle, St Jean-Baptiste, deuxième à gau- Châsse de 1438, où l'on prétend que sont les | par Tes l\u2019iétmontais, en 4870.On n cru-devoir la mettre | \u201c restes de St Jean-Baptiste.\u201d En arrivut à Rome, nous avons voulu voir la précieuse relique de l\u2019église St Sylvestrede Rome que nous avons vus ne font du sujet qui nous occupe, que la mention suivante : Sylvestro \u201cin capte\u201d \u201c Eglise de St Sylvestre \u201cin capite.\u201d * Cette église est surnomituée in eupite, pour Ia distinguer d'une autre Les guides \u201cChiesa di San un seul canadien qui ait voyagé en Europe et qui | « dédiée au méme St Pontife, et parce qu'an y couserve la tête de St Jeannous ait dit avoir visité le tombeau de Saint Jean- | Baptiste.Ou la croit construite dis l'an 261.\u201d Nous avons prié le desservant de bien vouloir nous VII faire voir la tête du grand St Jean-Baptiste.à répondu que, depuis 1870, son église était privée de ce précieux dépôt, le Souveruin l\u2019ontife, Pie IX, I'ayant fait transporter an Vatican pour le soustraire aux Diémontais.A plusieurs reprises, nous avons exprimé à des personnages considérables du Vatican, notre désir de vénérer la tête du Pntron des Canadiens-Français.Muis tous ont paru même ignorer le fait qu\u2019elle fut an Vatican.Baptiste.C\u2019est par hasard qu\u2019en 1881, nous avons eu ce bonheur.Un dimanche du mois\u201d d'août, nous venions d'entendre la messe à la cathédrale de San Lorenzo.Cette basilique n'avait eu pour nous rien d\u2019ub cûmes l'occasion d'en apprécier toute la richesse et toute la beauté.Elle est très-spacieuse, et séparée de la nef principale par une riche colonnade en marbre.Entre les colonnes sont, suspendues neuf lampes énormes en argent massif.Tout l\u2019intérieur de la chapelle, recouvert des marbres les plus précieux de couleurs variées, est en ontre orné de belles peintures à fresque représentant les traits les plus saillants de la vie de St Jean-Baptiste, tels que - la visite de la Trés-Sainte Vierge à Sainte Elizabeth, St Tean-Baptiste et l'enfant Jésus, St Jean préchant dans le désert, le baptême de Notre-Scigneur dans le Jourdain, la tête de St Jean- Baptiste présentée à Hérodiade, etc.Après que nous cûmes admiré à loisir ces objets d'art, notre guide nous conduisit derrière l'autel où, après avoir ouvert une énorme grille en fer bronzé et avoir allumé un flambeau, il nous fit descendre les degrés en marbre conduisant à la erypte.Directement au-dessous du maître-autel de lu chapelle, se trouve un sarcophage en marbre blanc.Sur le couvercle et les paroies latérales, sont sculptées quelques-unes des scènes de In vie du Précurseur, les mémes à peu près que celles représentées par les fresques de la chapelle.EGLISE Cest aussi le lieu, ce nous semble, de rappeler que.dans I'ndmirable monument que Ia France catholique élève, aujourd'hui, au prix de tant de millions, comme DU VEU NATIONAL AU SACRÉ-CŒUR DE Jésus, pour expier les impiétéz, les blasphèmes et les apostasies de la France voltairienne révolutionnaire, il y a uno chapelle à nous concédée, et spécialement dédiée à St Jean-Baptiste, Français.Qu'avons-nous fait pour son érection ?Quelle est, jusqu\u2019à présent, notre part de souscriptions à ce monument national par excellence ?Nous pourrions faire la mème question, et au sujet de l'ornementation ct de l'entretien de l\u2019une des 14 Stations qui indiquent le Chemin de la Croic, parcouru à Jérusalem par le Rédempieur du monde, et au sujet du tableau de St Jean-Baptiste, destiné a orner la Ste Grotte de Bethléem.Des témoignages éloquents de notre foi ne devraient- ils pas proclamer bien haut, dans tous ces lieux sacrés, le dévouement catholique des Canadiens-Français ?patron des Canadiens- Nous applaudissons de tout cœur à l\u2019idée patrioti- Le style de ce tombeau ct | que de bâtir, à titre de monument national, un le caractère des sculptures qui l\u2019ornent, démontrent à |somptueux édifice comme lieu de réunion pour nos n\u2019en pouvoir dontor, que ce tombeau n été fait anté- compatriotes.rieurement au douzième siècle.Mais il nous semble que l'œuvre ne Remonte-t-il aux |ser« complète que lorsque nous aurons élevé à St premiers âges chréliens ?ou bien, appartient-il à | Tean-Baptiste une basilique vraiment digne de lui.l'époque des croisades ?C'est ce dont nous n'avons pu nous assurer.VIII Voyez les monuments grandioses que tant de peuples ont Clevés à leurs saints de prédilection : et St Pierre du Vatican, et St Paul Ilors les Murs, et St Louis des Français, et St Jacques de Compostelle, Je demandai à mon guide comment il so faisait |et St Antoine des Portugais, et St Janvier de Naples, que le tonbeau de St Jean-Baptiste fût à Gènes.Il jet St Mare de Venise, et St Ambroise de Milan, et St me répondit qu'à l\u2019une des croisades, les Génois mar- | Rémi de Rheims, et cent églises monumentales à chèrent à la délivrance des Saints Lieux formant un | Notre-Dame protectrice spéciale de la France, ete.ete.corps distinct, comme plusieurs des uutres nations chrétiennes.prise de Jérusalem, les chrétiens se divisèrent les Pourquoi le Canada n'surait-il pas une basilique de Qu'uprès la conquête de la Judée et la [St Jean-Baptiste ?Il arrivera sans doute un jour où l\u2019auguste voix du dépouilles, et les précieuses reliques trouvées en | Pontife Suprême appellera encore, vers le siège de Terre-Sninte.Aux Génois échut, dit-on, comme | Pierre, ses enfants du Canada pour défendre les droits l'une des parts les plus précieuses du butin et comme | imprescriptibles de la vérité, pour reconquérir le témoignage spécial de leur bravoure, le tombeau et le | patrimoine.de l'Eglise, pour combattre les combats de corps de St Jean-Baplisto, moins la tête cependant | la justice et de la civilisation.; ,Ç Eh bien! c'est notre invincible espoir qu\u2019alors nos à Rome, quelques | croisés, après s'être montrés, comme leurs aieux, de qui fut adjugée à la capitale du monde chrétien.Nous fimes subséquemment, recherches pour élucider ce fait d'un si haut intérêt | vrais imitateurs de St Jean-Baptiste ; après avoir pour nous.Mais à part du fait signalé par uno vicille | prodigué leur sang pour la l\u2019apauté, et rendu d écla- encyclopédie italienne, gue le corps de St Jean-Baptiste | tants services à l'Eglise, recevront pour témoignage est à Gènes, dans l'une des chapelles latérales de |de leur valeur et récompense de leur dévouement - .+ .: $ 1\" \u201cSan Lorenzo,\u201d nous wavons pu découvrir aueune | chrétien, cette relique de St Sylvestre \u201cin capite, donnée de quelque importance.Notre guide nous avait raconté que les Génois que peut-être la Papauté a conservée pour nous.Alors, pour déposer ve irésor inappréciable, nous ayant apporté de Terre Sainte le corps du saint, cette | ferons comme autrefois St Louis et les Génois: Au chapelle St Jean-Baptiste fut construite spécialement | plus haut sommet de notre Mont Royal, nous érige- pour le recevoir.drale San Loronzo date de cette époque.De fait, la construction de la cathé- |rons la basilique de St Jean-Baptiste, patron des Canadiens-Français, afin que nos enfants comprennent Nos recherches à Rome n'ont ét#, du reste, que | bien quel fut le patriotisme de leurs pères et surtout très superficiolles.Nous extrayons d'ün guide abrégé ! quel fut l'esprit chrétien de ce patriotisme.PIS ESS STATE AA ED STONE SES y = A oem el a, - >.EDITION.SPE - ben.~ Can +i - BE - ot EN 4 Se + SAINT LOUIS.À êté, de lu part de lu St, Jean-Baptiste, Une excellente i.C idée quo celle de résumer en quelque sorte, dans £ 2 l'héroique el suinte figure du grand Roi Louis 1X, la physionomie de notre mère-patrie et les traditions d\u2019hon- nour, de patriotisme et de dévouement chrétien qu\u2019elle nous a léguées.Le souvenir de Saint Louis évoque d'abord le souvenir de sa mère, Blanche de Castille qui, veuve et chargée, à cause du jeune âge de l'héritier royal, du la régence du royaume.Comune reine, elle sut protéger et maintenir la France contre les envahissements du dehors et les trahisons .du dedans ; comme mère, elle conquit l'admiration de/ tous les siècles à venir.: L'on ne se rappelle pas sans émotion ces énergiques paroles qu\u2019elle aimait à répéter sonvent à \u2018son fils : \u2018* Mon fils, je vous aime pardessus toutes les créatures : \u201c cependant, si vous étiez malade à la mort et que vous \u201c ne pussiez guérir qu'en commettant un péché mortel, \u2018j'aimerais inieux vous laisser mourir que de vous voir * offauser mortellement votre Créateur.\u201d Ce roi, recevant avec respect de telles paroles de la bouche d'une mère aussi digne, parlera à son tour le même langage à l'héritier de son sceptre, Philippe le Jlurdi.Lt près d'expirer, il lui dira : ** Cher fils, premièrement aime \u201c Dieu de toute ton fime; car, sans cela, nul ne peut rien \u201coo \u201c* valoir.Plutôt que de faire un péché mortel, laisse «°°; \u201c prendre ta vie el hacher tous tes membres.\u2014ovcesuvetosasente 100040205009 0 04020020 000u 2002000 sorts a00n04 08020000 0n 020020602000 s0u 0000 w a a x + wel \u2026 * Cher fils, sois toujours dévoué à l'Eglise de Rome et à \u201c notre Saint Père le Pape, et porte-lui respect ef honneur iy \u201c comme i fon pére spirituel., 4: *Oher fils, je te donne toute la bénédiction qu\u2019un père à > \u2018peut donner à son fils, ct je demande à Notre-Seigneur + \u2018 Jesus-Christ la grâce qu'/ soit servi et honoré par toi.\u201d Sy Saint Louis légunait ainsi à son fils le programme chré- To lien et catholique qui avait fait naître tontes les œuvres \u201c, de son règne et dont nous nllons donner une briève LE .\u201cEA esquisse.re an Ia = Louis IX, ou Saint Louis, n'avait que onze aus et demi = à la mort de son père Louis VIII.Il fut sacré, trois semaines aprés, le premier dimanche de l'Avent, 29 novem- «, bre 1226, a Reims, par l\u2019évêque de Soissons.Cependant, .il ne gouverna pas avant l'âge de vingl ans, qui était alors l'âge de majorité pour les rois comme pour les sujets.Il était né à Poissy, ou il fit aussi sa première communion.Il signait ordinairement : \u201c Louis de Poissy,\u201d pour PP commémorer et honorer ce grand jour, le plus beau de sa 2, vie.\u201c+.Il fit ses premiers exploits militaires contre les Scigneurs du midi de la France qui avaient appelé à leur secours le Roi d'Angleterre.Il les battit si bien, oux et leurs alliés, que les Anglais demandèrent une tréve de cing ans.Revenu de cétto expédition, le jeune monarque tomba gravement malade, et c'est au cours'de cette maladie que Dieu lui fit entendre &a voix, et lui commanda de délivrer la Terre-Sainte.Accompagné de son épouse Marguerite, et des Seigneurs de son royaume, Saint Louis alla d'abord en Egypte, vieille terre d'impiété, durnier ct puissant refuge des Turcs.Cette .\u2014 - expédition ne fut pas heureuse dans ses résultats.Fait * \u2014 \u2018Prisonnier par l'ennemi, le roi se vit demander Damiette \u201cet cinq cent mille livres pour prix de sa rançon.\u201c Damiette sera ma rançon, répondit-il, et le reste celle de mes soldats ; car je ne suis pas un homme qui se rachète à prix d'or.\u201d \u2018\u2018L'ennemi accepta les conditions du noble souverain de \u2018France.: Revenu dans sou royaume, Saint Louis s'appliqua à _\u2026 faire régner Ia paix au-dehors, et la justice au-dedans.T8 Soir triomphe étdif dans exercise de la justice.Lui- \u201c même, après avoir entendu la messe, venait en hiver au \u201c pied de son lit, en été sous un chéne de la forêt, recevoir \u201cles plaintes et juger les procès do ses sujets, écoutant \u201c tout avec patience.\u201d \u201cPendant qu'il se purilie au dedans, Paris s'entoure au * Achors d'une ceinture de nouveaux couvents, citadolles \u201cde la prière et du la pauvreté.Partout s'élèvent des \u201c hôpitaux, des léprosseries, et Saint Louis bâtit les Quinze- .* Vingts, pour trois cents pauvres soldats qui ont eu les ©\u201c yeux crevés par les Sarrasins.ln ces temps de ferveur, * les tiers-ordres de - Saint-Dominique et de Saint-François \u201cse disputnient l'héroïque mission de la charité, et les \u201c plus riches soigneurs, les plus nobles dames venaiont \u201c avec les bons bourgeois se relever au lit des pauvres.\u201d \u201c Pour renfermer la couronne d'épines, un clou et un \u201c * morceau de la vraie croix, reçu de Constantinople, Saint .* Louis construisit la Sainte-Chapelle, merveille de l\u2019art \u201c gothique.Les villes suivent cet élan, et élèvent leurs * superbes cathédrales, sources séculaires de foi et de piété.\u201cSous ces votes sonores coulent à flots ln musique et \u2018la poésie.C\u2019est le siècle du chant sacré ; on voit naître \u201cle Dies Irue, le Stabet, oto.C'est aussi le sièclu d'or de \u201cla théologie, et Saint Thomas d'Aquin brille alors du \u201c plus vif éclat.\u201d \u2018\u201c Mais, au milieu d'une paix douce et profonde, les.\u201c choses revétaient un triste aspect.Les instincts paiens, \u201c qu'a ressussités Mahomet, reprennent une nouvelle force \u201cau cœur môme de l'Occident.L'empire français de \u201c.* Constantinople retombe entre les mains des Grecs, les \u201c Turcs reprennent Antioche, les Tartares chassent les * missionnaires et envahissent la Russie.\u201c Quoique toujours faible et malade depuis sa captivité \u201c d'Egypte, Saint Louis reprend lu croix.Ses meilleurs \u201c amis le voient avec peine recommencer la guerre sainte, \u201c et très peu de Scigneurs le suivent.\u201c Trahi et mal conseillé par son frère, Charles d'Anjou, \u201c qui s'était vendu aux Tures de Palestine, il prit la route \u201cdo Tunis dont le prince annonça aux croisés qu'il vien- & drait leur demander un baptème de sung à la tête de .cent mille hommes.\u201cManquant d'eau et nourris de viande salée, les croisés ; - _ souffrirent cruellement.La peste se déclara.Malgré les : \u201c soîns qu'il leur prodiguait, Saint Louis vit les plus \u201c# braves succomber l'un après l\u2019autre, ct parmi eux son \u201c cher fils Tristan, souvenir de Damiette.Puis il tomba -# lui-même atteint-d'une fièvre mortelle.Couché dans sa 17.tente et paisible en face de la mort, il fit à chaéun de _#% ses enfants de touchants et solennels adieux.\u201d - \"\".Il s\u2019entretint surtout longuement avec son fils aîné, \u201cPhil fo ¢ as ; ; \u201c.- + > 2 vo Jippe le Mardi, et lui dioth Wn-testoment sublime dont ANUS avons cité quelquès extraits au début cotto étudo, / \"Après avoir reçu le St.Viatique et l\u2019extréme-onotion, i .Sentant sa fin prochaine, il se fit mettre sur un petit lit By 3 qouvert de cendres, où, les bras croisés sur\u2019 la poitriné et \u201cles youx levés aux ciel, il expira sur.les trois heures de \u2014sVaprès-midi, le lundi 25.août 1240.II avait véon oin- \u201copanto-olBq ans, clTogu près doquitantoiguitro\u2019 3 CA .m i : a ; \"1 de l'egl ET DRAPEAUX EMBLEMES ET BANNIERES : EE Aa FOR En ces jours do fêle nationale ttfonte péfisut- des milliers de drapoaux aux joyeuses conléurs.* LE DRAPEAU FLEURDELYSE La fleur de Tys a reparu.C'est même l\u2019emblême qui F prévaut dans la cavalcade et dans.les armes de St Louis.En cent endroits différents, flotte le drapeail blanc flenrdelysé.: Voici done qu'enfin; l'on consent, dans ce Canada de Montcalm, de Lévis et d\u2019Iborville, à tirer de la poussière et de l'oubli, le vieil étendard de nos pères ! Puisqu\u2019il en est ainsi, un mot d'explication pour l6 faire connaître et le signaler au respect de nos compatriotes n'est point ici:hors de.propos.\u2026.\u2018+.Sh : Co drapeau a abrité les gloires les plus pures de notre Canada : et le champ do bataille de Montmorenoy, et cétui des plaines d'Abraham, et le Drillant fait d\u2019armes de la Monongahéla.Il u flotté sur la Baie d'Hudson, arîx_mâts des vaisseaux d'Iberville et de Ville-Gagnon.1 est plus, pour nous, que tont autre emblème national: c'est le drapeau de Carillon ! .-t w¥* x Qui ent pu le croire ! Cette relique sacrée na eu parmi les hommes de notre sang des ennemis acharnés.: On a insulté, bafoué le drapeau fleurdelysé, comme on nent pas voulu le faire des couleurs arborées par la dernière des peuplaudes barbares.Le Ture eut obtenu, pour les lagubres étendards qui ont présidé à tant de massacres de chrétiens, plus do respect que n\u2019en a obtenu, en certain quartier, le drapeau immortalisé par nos plus grands héros.Et pourtant, de quels honneurs ! de quel passé glorieux n'est-il pas couvert ! Les fleurs de lys d'or sur champ d'azur étaient l'écusson que St Louis avait attuché à son immortel drapeau blanc.Portés glorieusement par le plus grand cet le plus saint des hôros chrétiens, il avait été, huit siècles avant que de lugubres insectes littéraires n\u2019eussent cherché à le maculer de leur encre immonde, baptisé du bapiême de l'immortalité à Tuillebourg.à Saintes, à Damiette, à Mansourah ! Bt depuis, les champs de gloire où il a brillé, les chevaleresques faits d'armes qui se sont accomplis sous son ombre sont si nombreux que leur simple indication formerait des volumes.Ila été quelquefois, dira-t-on, arboré par des mains indignes de le porter! Cela est vrai! mais n'en a-t-il pas moins brillé d'une gloire sans mélange sur les champs de bataille du Canada ?Si, en Europe, il n abrité quelques rejetons dégénérés de la plus illustre des roces royales, s\u2019en suit-il que nous ne devions pas l\u2019honorer au-dessus de, tous autres emblêmes, lorsqu'il n été teint du sang do nos héros, consacré par le dévoucment admirable de nos pères ?Sn gloire a-t-elle jamais subi la moindre éclipse sous le ciel radieux du Canada ?Porté par quelques mains indignes ! Oui ! Mais qu'est-ce que celn signifie ?La feuille d\u2019érable cesse-t-elle d\u2019être le noble emblème d'une noble race, parceque, de temps à autre, des francs- maçons, des libres-penseurs ou des apostats par exemple en ornent impunément leur boutonnière, ou même parce- que des bôtes In foulent à leurs pieds ?Ah! la haine aveugle qui a hurlé, depuis dix ans, tant d\u2019injures au drapenu de St Lonis, n\u2019a pas, malheureusement, été inspirée par la conduite honteuse de quelques français dégénérés ! C'est tout le contraire qui a eu lien.Ses contempteurs l'eussent honoré, s'il n\u2019eut été que le drapeau de certains personnages odieux.On n vociféré, on n tenté de nos jours de déshonorer le drapeau fleurdelisé, surtout parce qu\u2019il était arboré par le plus noble des chrétiens et le plus admirable des princes ! Ou n foulé aux pieds les lys, parce que Henri V était l\u2019incarnation la plus auguste, l'idéal le plus parfait de la royauté chrétienne., \u2019 C'est le cri de rage maçonnique que, plus par ignorance peut-être que par perversité, l'on s'est passionné à répéter ser les rives du St Laurent ! La devise de la maçonnerie est composée de trois lettres : L.P.D., Ldllia Pedibus Destrue.FOUMEZ AUX PIEDS LES LYS! siècles: l\u2019urecque les lys, c'était l'emblôme de la royauté chrétienne, celle qui n porté le plus haut l'épée protégeant l'Eglise et la société chrétienne contre les attentats de la révolution.À ceux qui ignorent l\u2019affectueuse vénération aveo laquelle nous devons vénérer le glorieux témoin de tous les grands faits de notre histoire, nous rappellerons ce qu'a été ce drapeau dans les siècles passés et de quel respect, de quels hommages il a été l'objet de la part des plus nobles personnages du ions les siècles.: DRAPEAU DE CARILLON Nous ompruntons à une étude fort intéressante publiée par M.Ernest Gagnon, dans La Revue Canadienne, livraison de mars 1882, les quelques extraits suivants qui sont du plus haut intérêt : Les étendards si variés de l'ancienne France, quelles qu\u2019aient êté leurs couleurs, leur richesse ou leur simplicité, furent, ne l\u2019oublions pas, ceux de \u2018l'olbiac, de Cérisoles, de Bouvines, de Marignan, de Rocroi, de Lens, de Fribourg, de Fontenoy, de Fleurus, de Johannisburg, de Berg- up-Zoom ; ce furent les cmblêmes qui Mottaient aux mâts des vaisseaux d'Iberville et de Villegagnon, à la baie d'Hudson et sur le fleuve des Amazones, les guidons qui conduisirent tant de fois nos ancêtres à la victoire dans les vastes régions du nouveau-monde ; \u2014 et lorsque ces symboles de la patrie durent disparaître du champ de bataille, ils léguèrent au nouveau drapeau adopté par la France un immense passé de gloire qui ne sera jamais éclipsé.M.Gagnon raconte ensuite sous quelles circonstances M.Louis G.Baillairgé, de Québec, a retrouvé le Drapeau de Carillon : Ayant lu dans une vieille chronique qu\u2019un drapeau apporté dé Ca- \u2018 rillon et suspendu à la voûte de l'ég ise des Récollets, à Québec, avait été sauvé de l'incendie de cette église en 1796, il-se mit à la recherche de ce drapeau avec une persévérance, une tenacité qui devait être récompensée par le succès .18 2 + 04 0e 6 4 4 4 0 Le Père de Berry, supérieur des Récollets, était un des aumôniers des troupes qui combattirent sous le commandement de Montéalm.Lorsqu'il revint au monastère, après la campagne de 1758, il rapporta avec lui un drapeau troué et déthiré qui, disait-on au couvent, avait vu le.feu de Carillon.Ce drapeaü fut suspendu'À la voûte de l'église \u2018des Ré-\" collets, la partie qui s'attache à la hampe ou halllbarde étant retenue aux extrémités par des cordes.Le G septembre 1796, un incendie, qui avait d'abord consumé une maison de la rue St Louis, vint réduire en\u2019 cendres le couvent et l\u2019église des Récollets.Le feu ayant pris par le clocher de l'église, le toit brûla avant le reste de l'édifice.Pendant interlocuteur était-très ingambe.C\u2019est cetlo devise que hurle la maçonnerie depuis deux u'avec l'aide d'un autre Frère, le Frère Louis sauvait un coffre rempli |.l'action du feu, vint tomber à leurs pieds.Le Frère Louis le saisit en passant, et, rendu dehors, il le mit À la hâte dans le coffre.\u2014Ce coffre, ajouta le Frère Louis, vous pouvez le voir; il cst ici, dans le grenier, avec une partie des objets qu'il contenait.Le drapeau que vous cherchez doit s\u2019y trouver, mais dans un triste état sans doute : il y a un demi siècle qu'il est là.On était alors vers la mi-janvjer, et il était cing ou six hebres du soir.Le bon Frère était'cloué sur son siège par la paralysie ; mais son jeune Une chandelle fumeuse à la main, le futur président de la société Saint Jean-Baptiste de Québec monta rapidement les degrés -quieonduisaient au grenier, et il ouvrit le fameux coffre.Le vieux meuble contenait un amas de bric-à-bracset de lambeaux \u2018infôérmes, couverts de poussière.M: Baillairgé se mit À sortir et à secouer ces vicilleries, qui cussent effrayé un chiffonnier, avec le patriotisme d'un Canadien de bonne lignée Son espoir ne fut pas déçu : au milieu d'objets de toutes sortes, il vit \u2018briller un morceau de soie, une fleur de lis blanche, qu'il saisit avidement ; puis tout ému, il retira-des~ debris ct\u201ddéploya, dans ce réduit ignoré, le vaste et noble étendàrd suspendu jadis à la Vonte d'une des plus belles églises de la Nouvelle-France, un des\u2019 drapeaux de nos; T ancêtres dans l'immortelle campagne,des bords du lac Champlain ! Chargé de sa précieuse relique, \u2018M.Bailliargé = descendit auprès du frére LoWis en disant : \u201c Voilà dixtpns que je le cherche.je l'ai y enfin trouvé : le voici1\u201d a à 3 Ë wr : : Fo > a \u2018Puis-it-donne \u2018dèla préciënse -rélique la\u201ddéscription | suit : Jæ drapeaû de Carillon est tout entier de soie, et en 1848, il paris .sait être d\u2019un tissu magnifique.Le fond en est vers très pâle (il a.dû être bleu ciel autrefois), avec une grande fleur de lis blanche à chaque coin, Il porte les marques du passage de deux ou trois balles et il paraît avoir été lacéré par plusieurs coups de sabre.Sur une face du tissu, au centre du drapeau, est un écusson aux armes de la France, surmonté du coq gaulois ; au revers est la Vierge Marie tenant l'Enfant Jésus dans ses bras.Toutes ces figures : les fleurs- de lis, l'écusson et a Vierge, sont frappées ou imprimées dans la soie, \u2014les fleurs de lis en blanc, et les autres figures en différentes couleurs,\u2014et sont de dimensions assez grandes.M.Jacques Viger et quelques autres, ayant exprimé l'opinion que l'image de la Vierge indiquait une bannière de confrérie et non un drapeau de régiment, ils furent invités par M.Baillairgé à venir juger des choses de visu.Après avoir examiné l'écusson, puis, sur le côté et non sur le haut de l\u2019éteñdard, le fourreau garni d'œillets où passait le galon qui tenait le tissu attaché à la hampe, ils durent se rendre à l\u2019évidence, et ils ne doutèrent plus que ce ne fût là un drapeau de régiment.L'un des incidents les plus touchants du voyage au Canada du général marquis de Charotte a été sa visite au Drapeau de Carillon.M.Gagnon la raconte comnme \"suit dans les Nouvelles Soirées Canadiennes : \u201cToutes lcs personnes présentes restérent un moment silencicuses ; puis l'illustre général s\u2019exprima à peu près en ces termes : \u201c\u2014Que je suis heureuxde pouvoir vénérer cette relique ! \u2026Je mc félicite d'être venu à Quebec,où m'attendait ce grand bonheur.La vue seule de ce glorieux symbole de la France d'autrefois valait un voyage au Canada.Vous m'avez donné, messieurs, bien des raisons de me réjouir de mon voyage dans votre beau pays, mais j'y serais venu men que pour contempler ce noble drapeau de Carillon, ce touchant souvenir de Montcalm et de l'ancienne France.\u201d Le général presse alors sur ses lèvres le drapeau fleurdelisé, puis il reprend les larmes dans les yeux : « \u2014Dës ma plus tendre jeunesse, j'ai connu les exploits extraordinaires du marquis de Montcalm.De tout cc que j'ai lu à cette époque, les faits d'arrhes du héros de la Nouvelle-France sont ceux qui ont le plus frappé ma jeune imagination.Je me suis enthousiasmé à ces récits.De tels exemples ont une influence décisive sur la car- fière d'un jeune homme.Et dire qu: j'ai le bonheur de vénérer aujourd\u2019hui ce drapeau, témoin de tant de vaillance et qui a abrité tant de gloirc !.Ce jour ou il m'est donné de m'incliner devant la précieuse relique de Montcalm si picusement conservée par les dames Urselines, puis de contempler cet étendard fleurdelisé qui dit tant à mon cœur, qui parle si haut de la valeur de nos ancêtres, qui rappellent les grandes œuvres de\u2019 la France sur ce continent,\u2014ce jour est certainement un des plus beaux de ma vie 1.\u201d L'honorable M.Pelletier prend alors la parole, et dit : \u2014\u201c Je crois qu\u2019il m'est permis de faire en ce moment ce qui ne s'est jamais fait.M.Baillargé lui-même m'en saura gré, j'en suis sûr.\u201d Le général, madame la marquise de Charette et M.le marquis de La cochefoucault reçoivent alors chacun un petit fragment du drapeau de arillon a \u2014* Merci! merci ! dit le général : vous ne sauriez m'offrir un cadeau plus précieux Je vais en faire deux parts, l'une que je porterai toujours sur mon cœur, l\u2019autre que je remettrai à qui de droit.\u201c* Ahl cet étendard sera encore un jour celui de la France, j'en ai le ferme espoir.Il devra être celui de l'Église, car il ne faut pas séparer l'Eglise de l\u2019Etat.C\u2019est avec ce drapeau qu\u2019il faudra faire ln guerre à la franc-magonnerie.\u201c\u201c Au moment de quitter Rome, à la prière même de Pie IX, nous nous sommes réunis, mes compagnons et moi, autour de notre drapeau, Nous l'avons partagé entre nous et nous avons promis de revenir, nous ou nos représentants, au premier appel du Souverain Pontife, et de rapporter à Rome chacun des fragments que nous emportions sur ngs cœur3, pour les réunir, ct marcher encore soüs notre même b-nnière d'autrefois.Ce fragment du drapeau pontifical que je porte toujours sur moi et ce fragment du drapeau de Carillon, je vais les unir ensemble.Ce sont des reliques dignes l\u2019une et de l\u2019autre : jamais je ne les séparerai loo.\u201d A ces touchants détails, nous ajoutons le chantswde: Crémazie : CARILLON! (CHANT DE CRÉMAZIE.) Sur les champs refroïdis jetant son manteau blanc, Décembre était venu.Voyageur solitaire, Un homme s\u2019avançait d'un pas faible et tremblant Aux bords du lac Champlain.Sur sa figure austère 0.Une immense douleur avait posé sa main.Gravissant lentement la route qui s'incline, De Carillon bientôt il prenait le chemin, Puis enfin s'arrêtait sur la haute colline.Là, dans le sol glacé fixant un étendard, Il déroulait au vent les couleurs de la France ; Planant sur l'horizon, son triste ct long.regard Semblait trouver des lieux chéris de son enfänce., Sombre et silencieux il pleura bien longtemps, _ Comme on pleure au tombeau d\u2019une mere adbrée, Ni .Puis, à I'écho sonore envoyant ses accents, ~~ | £5: Sa voix jeta le cri de son âme éplorée : ' O Carillon, je te revois encore, .Non plus, hélas ! comme en ces jours bénis Où dans tes murs, la trompette sonore, Pour te sauver nous avait réunis.\u201d Je viens à toi, quand mon âme succombe Et sent déjà son courage faiblir.Le Oui, près de toi, venant chercher ma tombe, -.Pour mon drapeau je viens ici mourir.\u201c Mes compagnons, d'une vaine espérance Berçant encor leurs cœurs toujours français, Les yeux tournés du côté de la France, Diront souvent : reviendront-ils jamais ?L'illusion consolera leur vie ; Moi; sans espoir, quand mes jours vont'fiüir, Et sans entendre une parole amie, Pour mon drapeau je viens ici mourir.* Cet étendard qu'au grand jour des batailles, Noble Montcalm, tu plagas dans ma main, Cet ¢tendard qu'aux portes de Versailles, Naguère, hélas | je déployais en vain, Je le remets aux champs où de ta gloire Vivra toujours I'éternel squvenir, Et, dans ma tombe emportant ta mémoire, Pour mon drapeau je viens ici mourir.#- oe \u201c Qu'ils sont heureux ceux qui dans ln mêlée Près'de Lévis mourürent en soldats | :: En expirant, leur âme consolée > -Voyait la gloire adoucir leur trépas.* Vous qui dormez dans votre froide, bidre\u2019; + \u2026- -Vous que j'implore:à mon dernier soupir, | EN Réveillez-vousi[-Apportant ma bannièré, = - 2 x Sür vos tombeagX;je Viens ici mourir.\u201d v Met des , .A:quelques jours de 1a, passant sur la.colline - À l'heure où le soleil à l'horizon s'incline, Des paysans trouvaient un cadavre glacé, = ., .Ceuyert d'un drapeau blanc.\u2026 Dans sa dernière étreintec:> JE pressait sur son Cœur cetié.relique sainte, PSCRE : d'objets.qu'il y.avait Jetes pêlemêle, \u201cét\u201d Hinnie ils fraversaient la nef ist, le:vieux\" drapeau, dont les .altäches avaient manqué sous on Te ae + Quitnous'redit edcpre la gloire du I LT no.A ~, 3 avec l'ardeur d'un antiquaire, disons mieux,; {5 Sa Sy enn mer ARS ig LT Te SLVR pa .splay tS |\u201cplus antienne-ressemblait an currorcio\u2019des villes italiennes |.xois devianrent avoués de V'abbaye de'Saint-Denis, et ce.fat \u2018| dorée.Les deux banniéres fignrérent longtemps ensemble 2.\u2018Français.\u2018 ri, dba, .Loe geet Sh nN RE ET TY a oy \" [trois coulears, \u201cbleu, \u2018conlenr \u2018de\u2019 la \u2018banniére de Saint \u201c[-tel que le représenie\u2018la Cavalcade, était allé ayec toute sa | était déposée, quand une guerre étaitrfiie.Le criide \u2018[rällioment des çhevaliers\u2019\u2018üè la maison \u2018du- poi Cifit: ; \u201c A | te abeipr |, Le centre d'unité.d'action de cette gre |eBénérale serait à Montréal, essentiellement consaéré ,au \u201c| Vertes à tous\u2018les Canadiens-Français et Acadiens, ne.traite- - \u201c40e .ave: 3 sur ce continent.américain et d\u2019où l'esprit des partie 9 noble et vieux drapeau, à, marchant avec toi, tout un Ly 9, A célébrer la.France, À tios cœurs don prête Quand tu viens raconter la valeur de nos pères Nos regards savent lire en brillants caractères\u201d L'héroïque poème enfermé dar's tes plis, ans ce grand jour de fête;-_ Quand tu passes ainsi cbmme un rayon: a Ton aspect vénéré fait briller dane Ep Ee Hage, ui - , Tôut ce monde de, gloire où vivaient nos afeux, \u2019 Leurs grands jours:de combats, leurs j; ; 18.06 C nm « ™ Leurs efforts surhumains, leurs malheurs et lousy ps dimes, Dans un rêve entrevus, passent devant nos yeux : & 70 radieux débris d\u2019une grande épopée ! Héroïque bannière au naufrage échappée ! Tu restes sur nos bords comme un témoin vivant Des glorieux exploits d'une race guerrière : Bh Et, sur les jours passés répandant ta lumière Tu-viens rendre À son nom un hommage éclatant.Al 1 bientôt puissions-nous, 6 drapeau de Voir tous les Canadiens, unis comme des rane es ! Comme au jour du combat se serrer près de toi ! Fuisse des souvenirs la tradition sainte, \u2018 régnant dans leurs'cœurs, garder de tout i Et leur langue et leur foi | ve atteinte rerJanvier 1858: DRAPEAU- DU \u2018SACRE-CEUR \u201cA ces patriotiques insignes dn Drapeau Nationa) fa.delisé doit être ajoutée l'image du Sr Cr de Sear.Depuis que les généraux, de Sonis et Charette l'ont Ajoutée à lours drapeaux de régiments of out accompli sous \u20ac protection manifeste les faits d'armes extraordinaires » Patay ot Loigny, il est devenu évident que l'imare Ë Sacré-Cœur doit désormais faire partie du Drapeau National tant do In France que du Canada.ue Quant à ce point, nous y voyons, pour.nous Canadièns, «Ie 2 À, ur-lui- beg un devoir absolu, à nous-imposé par Notre Seigne même.- Nous en trouvons: la preave rapport äu-congrès catholique lisons ce qui suit : Il résulte des révélations faites par Notre-Seigneur à ienheure.Marguerite-Marie, que, dans \u2018les desseins de Dieu, les ruse ne peuvent Être sauvées que par la dévotion au Sacré-Cœur d sus, Cette dévotion a donc évidemment un côté politique et social bien prononcé.Voici ce que Notre-Scigneur ordonnait à sa servante le 15\"jdin 1689 : : .\u201c Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Coeur\u2014parlant de noted Roi * que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par Ja dévotion \u201c aux mérites de ma sainte enfance, de même, il obtiendra sa najssanée \u201c de grice ct de gloire -éternelle, par la consécration Qu'il fera.de lui- \u201cmême à mon cœur adorable qui veut triompher du sien, et, par son ** entremise, de celui des grands de la terre.// veut régner dans son \u201c palais, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, Pour \u201c les rendre victorieuses de'tous ses ennemis,\" sa Or, comme dit l'abbé Bougaud qui rapporte cette révélation : '« La \u201c bienheureuse ne parle que du roi, parce que, dans les idées du temps \u201cle roi et la France ne faisaient qu'un.Le roi, Cétaient toutes les anes \u201c de la France réunies en une seule âme et vibrant à la Sois.\u201d Notre \u201c Seigneur l\u2019appelle \u201c /e fils ainé de mon Sacré Cræeur : titre auguste'qui \u201c rappelle ces noms glorieux que la papauté reconnaissante avait déja \u2018 décernés à la France et à ses rois, de \u201c nation très chrétienne et de \u201c fils aînés de l'Eglise.\u201d 2 El bien! l'on peut dire, en se plaçant au même l\u2019auteur : à cette date du 17 juin 1689, le Canada ne la France ct avec le roi de France, et cette divine prescription s'appliquait également à notre.chère patrie.L'on peut donc dire que, le r7 juin 1689, le Dieu de l'univers, le Roi des nations a intimé au Canada : \u201c Qu'il voulait que son Sacr&-Cœur rigndt daus son palais, Jit peint dans ses étendards ct gravé dañs ses armes, pour lès rendre Diclorienses, de tous sesennemis.\u201d \u2014 .{LES BANNIERES.» ôË Les rois de, France out em plusicurs.bannidres: da 14 et 135 a 1880; oùt indus aux pages 1 ds Québec, point de vue.que faisait qu\u2019un avec elle consistait en une grande voile suspendue à an\u2019 mat élevé que portait un char à \u2018quatre roues.\u201cSur ce char étaient encore placés un autel, une châsse ou chape renfer: mant certaines réliques, entre autres celles de Saint Marlin de Tours.Dix chevaliers, chargés de garder la bannière et dix trompottes qui sonnnient des fanfares, afin d\u2019amener les troupes au combat.On.plaçait co charau milieu du corps de bataille et c'était autour:de \u2018Ini:que se livraient les plus furieux assauts.\u2019 Cette bannière était vraisemblement çelle de l'abbaye de Saint Martin, qui appartenait à la famille des Capucins.\"Elle était de couleur blue et semée de fleurs de lis.Lorsque le comité de Vésin fut réuni à la couronne, les: \u2018à ce titre, que en 1125, Louis VI prit-la bannière de ce -monastèro et qu\u2019il marcha: contre l'empereur d'Allemagne Heriri V.Cette bannière était la célèbre oriflamme; elle était rouge, fendue par ei\u2019 bas et suspenduè à une lance\u201d -dans les armées françaises, mais l\u2019oriflamime ayant disparu \u2018 :vers la premièrs moitié du XIVème sièéle, la bannière de aint Martin, devenne plus portative depuis une centaine (d'années, resta seûle.en usage.Il en fût'ainsi jusqu'à \u2018l\u2019époque de Henri IV, où elle céda la-\u2018place à la corüëtte blanche de la maison de Bourbon.\u201d .= : C'est donc sous la.cornette\u2018 \u201cblanche de la maison de : Bourbon que se sont'accomplis les principaux faits d'armes \u201cdes Français au-Canada.C'est le vrai drapéau du Canada Le d@rapeau.tricoloré, formé de la réunion des Martin, blanc, couleur de la bannière royale, rouge, couléu de l'oriflamme, à été adopté comme drapeau national de'Ja France le 17 juillet 1789, c\u2019est-à-dire 25 ans après la cession du Canada.5 Le roi Saint Louis, \u2018partant pour la première croisade, cour, à l'abbaye:de.St: Denis, chercher l'oriflamme qui.y \u201c Montjoie, Saint Denis ps a bjet d'organisation-dé toutes.les;Sociétés;Stslèan-.: | \u201cBaptisteien-ü e grande*Société-Généraie, : - ; + ' à t ve -Le Congrès National;-qui\u2018doit: commencer ses: travaux.le 24 juin courant pour ne les terminer que le 28:du même \u201cmois, a consacré \u2018exélusivement sa troisième séance, celle du-27, aux Acadiens et aux Canadiens émigrés.Cest dans cette séance que l'Hon.Juge T.J.J.Lora Ls \u201cger, Président: de l'Association St.Jeau-Baptiste de; Mop, tféal, exposera lé:plan de l\u2019organisation d\u2019une seule grande \u2018société générale, laquelle se composerait de toutes nos Sociétés nationales, {ant dn Canada que del\u2019étranger.La forme.: .en serait fédérative, chaque association devant conserver | Jsôn autonomie et son .cafactère particulier.IL (\"Le contre d'unité, d'aé do aésceatio itp journdl œuvres et travaux.des ag \u201cférehtes sociétés St.Jean-Baptiste, \u2018dont les colonnes, où.; ex 2.> Tonp x i Von: publidhii \u2018raient.que des sujets intéressant I's venir de la race francaise : spr : politiques sérait rigoureusement bauni; 1 on fat TT \u2026 On se proposerdit aussi?d'établis;en optio vil}ermmhito;\"t.+ fe EHR Re pe 1 Je: a \u201cEDITION SPECIALE DE LA SAINTJEAN-BAPTISTE~\u201424 JUSN 1884 qui siégerait en permanence et duquel les Canadiens, tant ceux du lu Province de Québec que ceux de l'étranger, pourraient oblenir les renseignewents nécessaires, soit sur les localités où ils désireraient se fixer, soil sur le nombre de leurs compatriotes qui les habiteut et les avantages qu'ils pourraient, y rencontrer, sous le rapport religieux, national, intellectuel, industriel, commercial et agricole.Les questions se ratlachant à l'agriculture, la colonisation et le ropatriement seraient lo sujet d'études spéciales, et à l\u2019aide des statistiques et des documents officiels, ainsi que des renseignements particuliers, elles deviendraient d\u2019une mise en pratique facile et à la portée des besoins d'un chacun.Ohaquo société agrégée serait tenue de contribuer, tant pour son bénéfice personnel que pour celui de l'ussociation générale, à ce travail qui, bien dirigé et sous la direction d'un comité spécial étendant aussi-sôon action sûr le journal, produirait alors des résultats étonnants.Les élections des officiers généraux se feraient annuellement ; et, à tour de rôle, chaque district de la Province de Québec, de même que les États de la Nouvelle Angleterre, coux de l'Ouest, les Provinces d'Ontario, de Manitoba, du Nouvean Brunswick et dé la Nouvelle Ecosse, auraient l'honneur de compter parmi les leurs, le Président Général de la grande Association.C'ést dans la partie:du pays qui posséderait le Président Général, que se ferait cette année-là la célébration officielle do la fête nationale.Il est bien entendu que cette organisation n\u2019allecterait nullement le caractère particulier de l'autonomie propre 1des sociétés déjà existantes aussi bien que de celles qui se formeraient dans l'avenir.Ce projet gigantesque qui, une fois réalisé, réunirait sous Je même drapeau deux millions d'âÂmes, et formerait une association la plus puissanie de toute l'Amérique, a déjà occupé à plusieurs reprises l'attention sérieuse d'hommes distingués ct animés du plus pur patriotisme.Le mouvement mémorable de 1874 n été Un pas de géant dans cette direction, et au Congrès Catholique de Québec, une voix autôrisée s\u2019est fait entendre pour le prôner et l'encourager.Mais celui auquel revient de droit la paternité de ce projet, est cet ami dévoué de notre race, cet écrivain véridique cet interprète si judicieux de nos annales nationales, homme aussi distingué par les qualités du cœur que par celles de l\u2019esprit, M.E.Rameau.En 1859, il publiait à Paris cette étude remarquable et précieuse ayant pour titre \u201c Lu France aux Colonies.\u201d Au chap.XIII, parlant de l'avenir des Canadiens, il écrivait co qui suit : \u201c L'idée mère d\u2019un lien général entre tous les \u201c groupes français de l'Amérique et de leur conservation \u201c sur un appui mutuel, idée à laquelle nous en avons ap- \u201c polé déjà à propos des Acadiens, est contenue dans la so- \u201c ciété St.Jean-Baptiste ; il suffirait d'en développer l\u2019ap- \u201c plication par la création de relations plus fréquentes et \u201c plus éfroiles entre ses groupës isolés et le foyer central.\u201c Ainsi seraient, par exemple, l'établissement de quelque \u201c députation et visite périodique,la publication d'un journal \u201c spécial, organe de lo société et qui serait le signe visible * du lien qui rattacherait tous les groupes canadiens entre \u201c eux et avéc le Canada lui-même.7 \u2014CRO OFFICIERS GENERAUX, L'hon: T.J.J.Loranger, Président; J.B Resther, ler vice-président ; L\u2019hon.R.Thibodeuu, 2ème vice-président ; Ed.Lareau, Sec.arch.; J.À.David, nss.S.ar.; Gus.La- \u201cmothe, Scorcoris-Ae Gauthier, trésorier ; O.Dnfresne fils, hss.trés.; J, W.Mouni, \u2018commissaire \u2018ordonateur ; Ride.Artigny, dép.commissaire \u2018ordonnateur.\"* COMITÉ DU PROGRAMME.Hon.T.J.J.Loranger ; Ed.Lareau ; T.Benoit ; J.Perrault; B.M.O: Turgeon ; J.W.Mount; J.A.Emard ; J.O.Villeneuve ; G.Lamothe ; Hon.P.J, O.Chauveau ; Ohs.Champagne; A.D.Lacroix ; J.L.Coutlée ; J.Gre: nier-; J.L.Archambault; R.de Martigny.COMITÉ DE LA SALLE ST.JEAN BAPTISTE.J.Grenier; J.L.Archambault; Hon.R.Thibaudeau ; Hon.Ls.Beaubien; S.Rivarä; L.E.Beauchamp; O.Robert ; N.Bot rassa ; J.B.Rolland ; Ls.Archambault ; L.Rodier ; E.J.Barbean ; M.Lefebvre; D.Contant ; A.Desève ; J.O.Daplessie; O.Dufresne ; J.À Craig ; T.Crevier ; M.-Noel; F:\u2018Benoit ; A.J.Corrivean ;-D.Duvernay ; L.O.David ; L A.Beauvais; G Boivin: COMITÉ DES COURSES- Hon, R: Thibandeau, Jos.Barsalon, nault, = o COMITE DES FINANCES ET DES AMUSEMENTS, J.Renault ;-B:- M.O.Renault ; T.Gauthier ; T.Lefebvre ; J.B.Resther ; @.Leclerc; DA.Drapeau ; T.H.Robillard ; A.J.\u2019Corrivean ; F Benoit ; H.Boisseau ; E.-St#Louis ; M.Dabuc.' Beangrand, J.Re- ~COMITE DES INVITATIONS.J.O, Villeneuve, prés.; G.Lamothe ct P.E.Tremblay éccrétaires ; ©.Beausoleil ; H.Jeannottte ; @.Boivin ; J.O.Joseph; J.M.Loranger; J.M.Perrault; O.Mirault; R.Préfontaine ; S.Lachapelle; F.Benoit ; H.G.Parent ; J- B.Labelle; N, Bourassa; N.Larivée ; F.Benoit ; D.Leprohon; J.U.Emard; B Ledoux ; F.Martineau ; A.Charle- Bis ; D.Masson ; J.St.Germain ; A.D.Aubry ; J.Favreau; I.Lapointe ; J.B.Cardinial ; J.L.Barré ; R: de Martigny ; -L.Desjardins.Co - COMITÉ DE LA PROCESSION.J.U.Mount ; J.C.Lacroix ; L.Cousinean ; J.B Rolland ; À.C.Décarry; G.M.Ducharme ; J.C.Gagnon; J.Maurice; H.S.Dizier ; A.G.H./Desaulniers ; A.Deschamps; Dr.G.Leclerc ;'N.Robidoux, Ch.Lalime ; F.L.Cauchon ; I3londe ; J.Gagthier ; Chapdolainé ; R.Cardinal.\u2014 COMITÉ DU CONGRES NATIONAL.L'hon.P.J.O.Chäuveag, président ; L'hon.TJ.J: Lorañger ; Hon.L.O:Taillon ; Hon.H.Mercier ; À.Ouimet ; DIY.1.Tottot ; E.V.Afchambault; L.O.David; L.H.Fréchette iG.\u2018Pagnuolo;F.Banoit ; Dr A.Lamdrolre ; Naa.Bourgoin; Dr E.P.Lachapelle ; A.\u2019 Larocque ; Les journaux.200 .COMITE DE RECEPTION.'G.-Boivin;prés.; F.Lapointe, vice prés.; J.B.Vallée, sec.; L, Allard ;:H.A.Lemieux ; J.M.Fortier ; F.S.Cauchon, trésorier ; R.Cardinal ; A.Bonnet ; T.Durochier., COMITÉ DÜ BANQUET.Héñ, H; Mercier, Ald: Ouimot, F.Tussé, J.HM.Roy; H.A, Lemieux; G.Boivin ; H.Reinville, Prélontaine ; H: Beatigrand ; N.Bourgoin; L.A.Allard; AJ.Cotrivean ; R: de Martigny ; F.Benoit.; COMITÉ DE LA PROCESSION DES BATEAUX, L.i 0.David, orrivesu, DF Leclero, J.R.Bourdon.- i ; « COMITE DE LA PRESSE.Æ tésident\"T.E:\"N.Proyenclior, haretie, sec.: Ca LU ; \u201c COMITÉ DE LA MESSE.age = \u2018A.D, Lacroix ; T.I.Cofillée; F.X.Moisan; LC.Dennancourt ;.L.:P.Hébert ; \u201cA.David} F.- Bénoit ; SE \u2018Hômiltôn, AL Gini TULA TL G.-Boivin ; H.Rainville, RB.:J.B.Labolle, ¥.Piradis, Capt.Bourdon, G \"Brown, 4.| remmafquable, eta St Charles, HOMMAGE NOS GLOIRES NATIONALES Fêter la patñe, c'est proclamer solennellement les principes constitutifs de sa force, de sa grandeur et de sa gloire ; c'est rendre un suprême hommage à sa religion.Car la religion est l'acte par excellence de la patrie ! La religion est le lien qui la rattache à Dieu.,Ç Fêter la patrie, c'est aussi célébrer la gloire des grands hommes qui l'ont faite, qui l'ont défendue, qui l'ont servie, qui l'ont sauvée.La Patrie n'a de force que par la pratique des vertus religieuses ct sociales, publiques ct privées de ses enfants, Or, rendre hommage à la vertu des ancêtres, exalter les faits de nos grands patriotes et de nos héros, c'est créer, dans la génération actuelle, un noble désir de les imiter ; c'est créer une impulsion irrésistible vers le bien.En ce jour de la St Jean-Baptiste, rendons donc un tribut d'hommages aux grands hommes du Canada.Proclamons leurs noms ! inscri- vons-les aux ordres du jour de la fête nationale, Relisons leurs exploits, inscrits au livre d'or de la Nouvelle-France.LE PREMIER ENTRE TOUS, EST L'IMMORTEL DÉCOUVREUR DE NOTRE PATRIE: - JACQUES-CARTIER u découvert le Canada en 1534, et y à fait deux autres voyages, l'un en 1535 ct l\u2019autre en 1541.Viennent ensuite : CHAMPLAIN, qui fonda Québec en 1608.Les Pères Récollets DENIS JAMAY, JEAN DOLBEAU, JOSEPH LE CARON, qui débarquent à Québec en 1615.Les Pères Jésuites JEAN DE BREBŒUF, CHARLES LALE- MANT, ENNEMOND MASSE, venus en 1625.M.DE MONTMAGNY, chevalier de Malte, qui gouverne la colonic de 1636 à 1648.M.DE MAISONNEUVE, qui arrive à Québec en 1641, el fônde Montréal en 1642., la sœur MARGUERITE BOURGEOIS, arrivée en 1653, fondu- trice du couvent Notre-Dame de la Congrégation.L'abbé GABRIEL DE QUEYLUS, venu à Montréal, à la tête de quatre sulpiciens, en 1657 et qui fonde le séminaire de Saint Sulpice, à Montréal, en 1659.DOLLARD qui, sous le gouvernement de M.d'Argenson, ct accompagné de seize autres braves Canadiens-Français de Montréal, tint tête durant dix jours à cinq cents Iroquois.| Mer FRANÇOIS DE LAVAL-MONTMORENCY, arrivé à Québec, ce 16 juin 1659.Sans parler de MM.de Lauzon, d'Argenson, d\u2019Avaugour, de Mésy, de Courcelles, de La Barre, de Denonville, de Vaudreuil, de Beauharnois, de la Jonquière, Duquesne, du deuxième marquis de Vaudreuil, qui forment partie de la liste complète de nos gouverneurs français, nous devons mentionrer particulièrement : Louis de Buade, comte de Frontenac, dont la première administration (1G72 à 1682) a été signalée par la construction du fort Cataracoui, aù- jourd'hui Kingston, la DECOUVERTE DU MISSISSIPI par JOLIET ct par le PERE MARQUETTE, les explorations de LASALLE, et Férection de Québec en évêché, en 1674.La deuxième administration de Frontenac a duré de 1689 à 1698, et 2 été remarquable par les expéditions des Français dans la Nouvelle- York et dans la Nouvelle-Angleterre, le siège de Québec par l'amiral Phipps qui éprouva une défaite humiliante au combat de la Canardière, et par les exploits d'Iberville contre les Anglais à l'errcneuve et à la Baie d'Hudson ; administration sous laquelle fut aussi conclu le traité de Riswick qui donna la Baie d'Hudson à la France.- Redisons avec honneur et respect les noms de Louis Hector de CALLIERES (1698 à 1703), dont l'administraiion vit, en 1700, la fondation du Détroit par M.de LA MOTTE CADILLAC, avec fs0 Canadiens et un missionnaire, ct la fin des hostilités entre les Français et les Iroquoiy, par le traité de Montréal, en 1701.Nous ne devons pas oublier M.le comte de LA GALISSONNIERE, administrateur, de 1747 à 1749, en remplacement du marquis de la JONQUIERE qui était, à cette époque, prisonnier des Anglais.Dans sa courte administration, M.de La Galissonnière organisa la milice qu'il porta à 12,000 hommes, «t fixa les limites du Canada jusqu'aux Alléghanys.Le traité d'Aix-lu-Chapelle fut l'évènement le plus remarquables de l'année 1748 ; il restitua Louisbourg à la France.Puis viennent chargés de Lauriers, entr'autres : DeBcaujeu vainqueur i la Monongahela, ct Rigaud vainqueur à William Henry.Les dernières années de la domination française virent apparaître les nobles figures de MONTCALM et de LEVIS, -L\u2019histoire de ces héros nous rappelle la gloricuse victoire de CARILLON oa, en 1458, Montcalm, avec un peu plus de trois mille hommes, défit 20,000 Anglais.BOURLAMAQUE et le chevaiier de Lévis, étaient les officiers commandant sous Montcalm.Au nombre de 3.000 hommes, se trouvaient 450 Canadiens-Français et 300 Hurons, Les pertes du côté des Anglais ont été de 6,000 hommes.Malheureusement, nous avons à enrégistrer, dans le même temps.la perte de Louisbourg, ct des forts Frontenac et Duquesne.En 1759, les Anglais mettent sur pied trois armées, dont l'effectif est porté à plus de 60,000, presque l'équivalent de la population entière du Canada, à cette époque.En dépit de tant d'efforts, nous pouvons nous glorifier de la victoire de Montmorency, où les 8,000 hommes de \\Woife firent repoussés par les hommes de M.de REPENTIGNY.Aux 60,000 Anglais, M.De VAUDREUIL ne pouvait opposer que 45,000 hommes, en y comprenant les jeunes gens de 15 ans, ct les vieillards de 80 ans.Nul secours ne venait plus de la France.C'est en 1759 qu'eut lieu la première bataille d'Abraham, où les Anglais étaient deux contre un Français, 8,000 contre 4,000.Montcalm y fut blessé morteHement au plus fort de la lutte, après avoir \u2018déployé un courage héroïque.Wolfe, lui-même, trouva une mort glorieuse dans son triomphe.\u2018 Nos annales de 1760 nous rappellent la bataille de Ste Foye, on | Lévis bat les Anglais, et venge l'honneur français.Levis fait aussi le siège de Québec qui avait capitulé l'année précédente, mais l'arrivée d'ünc flotte anglaise le force de retraiter jusqu'à Montréal.Enfin, il fallut céder.Trois armées anglaises, dont l\u2019effetif se montait à plus de 20,000 hommes, étaient concentrées devant Montréal.Le valeureux Lévis songca un instant à les attaquer, mais, sur l'avis de \u201cson Conseil, M.de Vaudreuil, devant des forces si imposantes, ne voulut pas laisser couler inutilement le sang et se décida à capituler.Cette capitulation fut signée, le 8 septembre 1760.NOS HEROINES.Nous n\u2019avons pas eu que des héros; ceux-ci ont été secondés par de vaillantes femmes, la gloire de leur sexe et de leur race.Citons; outre celles déjà mentionnées, madame de la PEI.LETRIE et les nobles filles qu\u2019elle conduisit au Canada, les Hospitalières ; madame de VERCHE- RES, qui défendit contre les Iroquois un petit fort, en 1690, ct sa fille qui, deux ans après, donna le même exemple de courage ; madame DRUCOURT, qui tira elle-même le canon au siège de Louisbourg ; madame de la TOUR, en Acadie.Hommage surtout à la Mère Marie de I'Incarnation ! : DOMINATION ANGLAISE.11 nous reste maintenant à rendre hommage aux hommes d\u2019Eglise, aux hommes d'épée, et aux politiques qui ont glorifié le nom canadien- français sous la domination anglaise.Et d'abord, remercions le Clergé de ce qu'il a fait pour nous.Lorsque les nobles, lorsque les chefs français militaires et civils, quittérent le sol canadien devenu possession anglaise, le clergé lui, resta à son poste pour consoler et pour guider nos pères.En 1774, l'insurrection américaine éclate, et après avoir fait de vains appels au Canada, elle envaic ses troupes envahir Ticondéroga, Crown-Point, St-Jean, Chambly, Montréal et les Trois-Rivières.Sir Guy Carleton fut heureux alors d'obtenir l\u2019appui des Canadiens et de leur Clergé.En définitive, les Américains furent repoussés.\u201c L'Acte de 1791 nous donna une nouvelle constitution, en séparant notre territoire en deux provinces : le Haut-Canada ct le Bas-Canada.\u2018Les quatre premiers orateurs de la Chambre d'Assemblée furent : L'honorable J.-A.Panct, E.-G.Chartier de Lotbiniére, l'honorable L.- J.Papineau, J.-A.Vallière de St.Réal.La constitution de 1791 dura jusqu'en 1840.Durant cette période, les évêques et archevêques qui illustrérent l'Eglise du Canada furent, à Québec, Nos Scigneurs Briand d'Esglis, Hubert, Denaut, mais nous devons mentionner surtout Mgr Dlessis, successeur du précédent, l'une des plus grandes figures de notre histoire, et qui fut le premier archevêque de Québéc, dès 1819.Durant \u2018cette même période, dès 1821, Mgr Lartigue fut-nommé évêque de Montréal.Mgr Bourget lui succéda en 1840.Sous sir George Prévost, en 1812, 1813.181,4, guerre avec les Etats- Unis.En 1812 \u20act 1813, défaite, sur tous les pointe, pour les Améri- cains./ : Les noms de Châteauguay et de.Salaberry appartiennent à 1813.Avec des forces imposantes, Hämpton s'était avancé jusque dans le _|:cœŒur du pays et était à la veille de faire sa jonction avec Wilkinson.\u2018 \u201c,|4Retranché sur la rivière Châteauguay, de Salaberry, avec ses trois cents :vôltigeurs canadiens, l\u2019ârrête et l'oblige à une.fuite honteuse, M *, L'époque inaugurée paf l'acte de 1791 sc termine tristement, par *|\"Jes troubles de:1837 ct 1838.« Cette résistance fut condamnée dès le début par un mandement de Mgr Lartigue.\u201cal Toe ._ Ces dates font revivre le souvenir des combats: de St Denis et de St Charles.Les patriotes sc distinguèrent À St Denis, par une victoire ar -une.résistance désespérée.Elles CN fes CA at LL : * rappellent aussi le combat de St Eustache etl om du Dr Chénier qui y fut défait et tué.Colborne, surnommé le \u201c Vieux Brulôt,\u201d livra aux flannues l'église, le couvent et le village de St Eustache.Condamnons les erreurs de ces patriotes ! mais rendons justice à la pureté de leurs intentions et à leur dévouement au pays.D'ACTE D'UNION En 1840, Union des Deux Canadas, Elle dura jusqu\u2019en 1867.Durant ceite période Mgr Turgeon, puis Mgr Baillargeon siègent sur le trône archi-épiscopal de Québec, et l'on voit s\u2019ériger les deux évêchés en 1852 des Trois-Rivières et St Hyacinthe, avec NN.SS.Cook et Prince pour tirulaires.C\u2019est aussi durant cette période que l'on voit figurer avec éclat, et avec honneur pour notre race, les Lafontaine, les Taché, les Bellcau, les Morin, les Parent, les Cartier, les Viger, ete, etc.D'illustres personnages ont, au milieu de nous, porté bien haut la gloire du Canada catholique ! Mais la part qu'ils prennent dans ies uttes du jour nous interdit de leur rendre l'hommage qui leur est dû.LES TOW AVES Dans quelques jours, Montréal verra défiler, dans ses rues, un bataillon, débris d'un régiment unique dans le monde.La guêtre blanche aux pieds, le mollet enlacé, le képi sur l'oreille, le soldat de ce bataillon marchera, au pus, autour de son drapeau blanc doré à l'écu d'azur.Son uniforme bleu ciel, aux passements rougvs, rappellera aux hommes de cœur un fait mémorable dans l'histoire.Et tous, en le voyant passer, diront: \u201c c\u2019est le bataillon, morbleu ! des zouuves du bon Dieu !\u201d Le zouave ! Son allure est libre, sa démarche aisée, son front serein, sa figure réjouie, à l'ombre de sa devise : \u201c Aime Dieu ct va ton chemin.\u201d Tout chez lui est du chrétien : le champ de son drapeau ; les couleurs de sou costume ; sa démarche assurée, son regard élevé ; ea loi consolante : Aimer Dieu ! Tout le monde s'en rappelle ; c\u2019élait en 1868.Une auguste voix avait poussé un cri de détresse pur delà des mers; un évêque, qui est aujourd\u2019hui Ermile, a répété sur nos plages le cri de *\u201c Dieu le veut.\u201d L'écho de nos bois, qu'ont traversés nos missionnaires, « fait retentir ce sublime mot de ralliement.La vieille foi de nos pères s'est manifestée grande et forte.Les campagnes ont répondu aux villes, et le sentiment national s\u2019est dirigé vers la Ville Lternelle où s'est signée du sang des siens la protestation du petit fils niné de l\u2019Église.Ah ! qu\u2019ils sont sublimes, les élans d'un peuple chrétien qui réclame les droits de l'Eglise ! Qu'il est superbe, ce mouvement d'un père, jetant dans la mêlée le plus vaillant de ses fils, pour la défense d'un principe !! .Qu'il est divin le sentiment d'une mère, dénouant ses bras du cou de son enfant, pour le pousser à la bataille ! ! ! Aussi, en les voyaut passer, là-bas, s\u2019est-on demandé : quel est done ce pays qui, de l'extrême Occident, envoie ses fils à la défense d'une cause ?La France a ressenti remuer daus ses entrailles son amour maternel.Elle a reconnu pour ses enfants ces croisés d'outre-mer.Elle an compris, elle fille de St.Louis, la sublimité de cette mission.Dans tous les pays que nos cinq cents zouaves ont traversés, on s\u2019est pressé sur leur passage, et parlout, saus égard aux formalités d'usage, on leur a dit: \u201c Allez votre chemin.\u201d \u2019 Et ils ont entouré le Vatican.Et ils se sont battus sous les regards de Pie IX, représentant du Dieu des armées.Leurs aîlués avaient vaineu, un contre dix.Mais, à la voix de leur auguste capitaine, tous out remis, un jour de bataille, l'épée dans le fourreau.Mourir, c'est peu pour la défense d'une cause; mais il faut que cuite cause soit sainte pour obéir au devoir qui commande de mettre bas les armes devant l'ennemi.Is sont revenus au pays le cœur broyé et l'âme inondée d'amertume.Mais tous ceux qui comprennent le courage, ont pesé leur sacrifice, et tout homme d'honneur a compris la sublimité de leur obéissance.Ils sont répandus nujourd'hui dans toutes les classes de lu société et ils sont restés zouaves.Ts ont changé leurs armes, innis leurs combats sont les mêmes : duns la magistrature, dans la politique, dans les professions, dans l'industrie, ils combattent, sous le regard de Léon XIII, pour le triomphe de la même cause : celle du Christ et de son Vicaire.Leur devise est tonjours lan même : \u201c Aime Dieu et va ton chemin!\u201d ETNA SE CHARS ALLEGORIQUES AUX PREMIERS OCCUPANTS DU SOL Le char est décoré de toiles peintes représentant les bords d'une riviéré, avec herbes aquatiques, fragments de roc, etc.Sur le corps principal du char est construite une cabane en écorce de bouleau.H y a boucliers, carquois, flèches, ares, ctc.Un peu en arrière de la cabane, supporté par deux poteaux, est un canot d\u2019écorce avec aviron en sautoir, tomahawk, etc.Sur le devant, un groupe de sauvages, assis en rond fumant le calumet.LIE CHAR DE JACQUES-CARTIER Ce char représente Jacques-Cartier recevant de François rer, roi de France, sa commission pour aller à la découverte du Canada.En dessus du pavillon est un casque avec visiére et panache, et à l'avant deux bannières soutenues par des lances.Le roi est assis sur un trône splendide ct sous un riche dais.Jacques-Cartier, ses guerriers, ses officiers et ses marins sont debout, en avant du trône.Les parties inférieures du char sont ornementées de guirlandes, de fleurs et de riches draperies.Le char est la propriété du quartier d'Hochclaga.LA GRANDE HERMINE Bateau à grandes dimensions, avec proue et poupe aux armes de France.Les flancs sont percés de meurtrières.Êl porte trois mits, avec agrès complet et drapeau au vent.Equipage: Jacques-Cartier, officiers et matelots, en costume du temps.11 est construit pour la paroisse St-Gabriel.PREMIÈRE MAISON le corps principal du char représente une enceinte de palissades, au centre de laquelle s'élève une maisonnette en troncs d'arbres non équarris, percée de portes et fenêtres, avec couverture en écorce.Sur les parois extérieures sont suspendus des ustensies de ménage, avec apparcils de chasseur, Sur le devant s'élève une cambuse avec crémaillère et un arbre qui indique que nous sommes dans la forêt.Les colons sont autour du feu.C\u2019est le char allégorique de Ja section St-Henri.LE CHAR DE CHAMPLAIN * Cechar représente une forteresse, en souvenir de la fondation de Québec, et est orné de canons, de fusils, d'épécs, etc.Le principal corps du char représente un fort; avec tours aux quatre coins, bastions, etc.Au centre du char, se trouve un pavillon avec quatre ouvertures, représentant les portes du fort.Aux quatre angles du pavillon, sont de petites tours avec meurtrières.Des bannières flottent au sommet des tours, Ce char est construit par la section Ste Brigide.LE CHAR DE MAISONNEUVE.Ce char porte quelques personnes représentant les fondateurs de Ville-Marie, maintenant Montréal, habillées dans le costume de l'époqué.L'avant du char représente la tour de la vicille église paroissiale de Montréal et à l'arrière sont élevées, sur des arceaux, des tourelles avec un petit portique, et la cblonne centrale porte l'inscription: \u201c Ville-Marie.\u201d Le tout est décoré de drapeaux et de bannières.Ce char est la propriété de la paroisse St Vincent-de-Paul.LE CHAR DE DOLLARD - Ce char est dédié à Dollard et à ses braves compagnons et représente un demi enclos de\u2018 palissades.Ait/centre se trouve Dollard- bd tenant un drapeau dans ses mains et autour de lui se tiennent ses dix- sept compugnons.À l'arrière du char, fa palissade est coupée, afin de permettre à la foule de voir les personnages qui se trouvent en dedans.Jæ baril de poudre, qui fit sauter le fort défendu par Dollard après trois Jours de défense acharnée, est représenté à l'acrière du char.Sur les côtés du char se trouve l'inscription : * Dollard et ses compagnons.\u201d Ce char figure dans In section St Louis.LE CHAR DE NOS DECOUVREURS Char riche, omementé de draperies ¢f de peintures dans sa partie basse.Il est surmonté d'un dais supporté par 4 colonnes décorées avec goût.Sur le dais est une petite barque avec voiles déployées (allégorie des voyages.) Six personnages, en costumes historiques, représentant les différents découvreurs les plus célèbres, tels que Laverandrie, Lasalle, Franchére, etc.Ce char figure dans la séction St.Jean-Baptiste, - A NOS MISSIONNAIRES.La corps du char représente un monticule sur le sommet duquel se dresse une église : symbole des travaux des missionnaires.Autour de l\u2019église, il y a des croix, des fleurs, verdures, etc.; à l'avant et à J\u2019arrière, des drapeaux aux couleurs pontificales ct nationales sur lesquels sont inscrits les noms des principaux missionnaires.Sur les deux flancs du char, des bannières, * A Nos Missionnaires.\u201d Ce char est construit par la section St-Paul, CHAR INDUSTRIEL.Enorme char dont le Las est ornementé de drapeaux aux couleurs riches et voyantes, et sur lequel se trouve un piédestal où se groupent divers personnages représentant les industries premières, telles que l'agriculture, Le fer, Je bois, la pierre, le papier, le cuir, et les tissus sont représentés par une femme en riche toilette ; elle tient à la main quenouille et fuscau.Aux quatre angles, sont de riches draperies, reliées à la colonne par des Lauderolles de couleurs.Le toit est d'une richesse excessive, Îl est sunnonté d\u2019une niche qui est le signe de toutes les industries.I estormementé avec plumes, franges, guirlandes, couronnes, bannières, etc.Le tout a une apparence grandiose, [l est construit par la section St Jacques.DUVERNAY \u2019 Ce char est construit d'une manière toute spéciale ; comme les autres, le bas est ornementé de draperies, de feuilles d'érable, ete.Dans te milieu du char, sur un piedestal, s'élève le buste de Duvernay, le fondateur de la St Jean-Bapuste.It est de grandeur hôroïque et fait un très bel effet.Aux quatre coins du piedestal sont des couronnes d'immortelles ; au-dessous est gravé, en lettres d'or, le mot \u201c Duvernay \u201d ; aux uatre angles s'élévent des colonnes, avec des chapitaux avec feuilles \u2018érable.Sur ses chapitaux sont des huttes avec castors, autour Àsquelles sont des drapeaux aux coureurs nationales.Sur chaque colonnes sont des lauriers avec de fortes liasses de journaux, qui rappellent leur fondateur.L'écusson de la province de Québec est au centre du char.Guirlande de fleurs, drapeaux.etc.I} figure dans la section Notre-Dame.LE SAINT JEAN-BAPTISTE Char de forme élégante, surmonté d'un dais supporté par quatres colonnes.À ce dais, se fixe une large tenture supportée à l'avant par deux lances.Sur le devant du char, nous remarquons une hutte énorme avec castor au-dessus, Sur les deux flancs du char, à l'arrière, on aperçoit les écussons de la St Jean-Baptiste.Te petit St Jean-Baptiste est placé à la partie la plus apparente du char.En arrière, on remarque taillis, bannière aux couleurs nationales, Ce char est construit pour la section du Sacré-Cœur.Tous les plans de ces chars æflégoriques ont été conçus par M.L.D.Hébert, à la demande du comité de la procession.ARCS DE TRIOMPHE RUE SAINT-LAURENT Latre a rue Craig et la rue Dorchester, la rue St-Laurent est ornée, en outre des drapeaux, des tentures et des décorations de verdure dues à l'initiative privée, de 16 tours régulièrement espacées, deux à deux, Cora & carrées ct 8 rondes) aîternant.les deux tours, au coin de la rue Craig, portent les statues de St-Jean-Baptiste et de St-Joseph avec devises : ** l\u2019atrie et Religion \u201d et * l'union fait ia Force\u201d Les tours carrées portent des drapeaux, les autres tours rondes portent les buste: de Jacques-Cartier, de la sœur Bourgeois, de Mgr Bourget, de Mgr T'aché, de sir Georges Cartier, avec les inscriptions : * Foi et Vaillance,\u201d \u201c Foi, Espérance et Charité,\u201d \u201c Vertu et Probité,\u201d \u201cFranc et Sans Dol,\" * Carillon et Chateauguay,\u201d Canada, mon Pays, mes amours, \"\u201cVive la Canadienne, \u201d +\u201c Rien n'est plus beau que la Patrie,\" \u201cL'Agriculture, l'Industrie et le Commerce,\u201d *\u201c 1834\u201450\u20141884.\" Au coin de la rue et du marché St-Laurent, une arche de verdure est élevée, avec un dôme au centre, et deux petites tourelles, une de chaque côté, l'élévation est de 75 pieds, non compris le mmât qui a 15 pieds de plus.Les petites tourelles sont à une hauteur de 50 pieds.Au centre, à la base du dôme, se lit l'inscription : \u201c Vive le Roi \u201d Au coin de la rue St Laurent et de la rue Ste Catherine, un magni- que arc de triomphe est élevé, couvrant lc croisement des deux voies.Quatre pilastres de verdure souticñnent une plateforme au centre de laquelle s'élève un dôme, surmonté du drapeau tricolore.Ça et li, des inscriptions de circonstance.RUE SAINTE-CATHERINE Un peu au MM.Bergeron, Brunette, Bayard, Bang, Bourdeauy Comte, Couillard, Cuvillier, Claude, Contant, Courville, .Dorion, Dorval, Deguire, Dubois, Derome, Deschamps, Dubuc, Desmarteau.Grand Prévost d'Anjou, M.-N.Versailles, président dé la Cavalcade, Aïmes d'Anjou, M.Monctte.9009000000 002000000 © o- o # 20 Chevaliers : em Giroux, Gohiér, Hogue, Gougeon, Gariépy, Deguire, Hébert, Leroux ; Leclerc, Lebrun, Larose, Labréche, oy Lebrecent, Leroux, Lafrance, us Jeroux.: : Grand Prévost d'Artois, M.Telmos, Vice-Président de \u201cla Cavaleade.>: Dae nn TE .Afies d'Artois, M.Gloôbenski.\".1 ÉDOOGGOO00 ou \u2018ao: Ghévaliers : Co mE .Fa .- ae, ) : Aübertin, Lorange, Leclaire:s; Dagenais, *J, Maürice Perrault, - Major, Poitevin, ,: Parent, Perras, Paquette; TPermult, Po tras, Quevillon, Quintal; REY.° æ, :xecdbos6o0 TS mn 1 Au sominet, on trouve St- .MM.Desnoyers,Dupré, Foisy, Girard, .ML.Leblanc, Lapointe, \u201cMeunier , Mauriced>*Bengale.d>*Bengalev : \u2018Louis, ce tréne sera Grand Prévost de Normandie, M.St Germain, Armes de Normandie, 20 Chcvaliors : Q \u2018I'rudean, St Pierre, Versailles, Perrault, Roussin, Richard, Delorme, Pellet, Valieres, Vincent, Leroux, Tessier, Leroux] Lagarde, Deslauriers, Quévillon- q » OCOOCCOOC Chevaliers et Maison du Roi : Mu.Grenier, Brosseau, .Cap.Giroux, Maurice, Beaudry, Joubert, D.Laurent, _ Cussou,O.Rolland, Rey, Bourgoin,G.Demers, Mercier, De Lorimier,Amiot, Carrière, Racine, Beaucaux, Lenbé.Oriflamme de St Denis portée par M.Marcel Beullac (Page).O Chevaliers, MM.Giguère, Foisy.Hérault d'armes du Roi, M.MaiBot.Le Roi, M.H.Boisscau.Costume : Cotte de mailles en or, genouillères et brassards, tunique en satin blanc, semée de fleurs de lys d\u2019or, grand collier d'ordre en pierre- reries, manteau velours de soie bleu, fleurdelysé, et doublé d\u2019herminc, couronne d\u2019or avec pierres pré- cicuscs.2 Pages, MM.Hurtubise, Masson.Ducs d'Anjou, et de Normandie : M.F.Lallement, M.N.Bourassa.O O O O Chevaliers : MM.Demers, Dufort, marchand, Chevalier.+LES ARMURES.+ Voici une description complète de toutes les armures des temps de la- chevalerie commémorés par la cavalcade : oO O - O O \u201c L'usage des armes défeusives, comme le casque, lo bouclier, «t la cuirasse, a existé dans tous les temps et dans tous les lieux; mais parmi les peuples anciens, anoun n\u2019a connu l'armure compliquée qui a été à la mode, pendant plusieurs siècles dans les armées européennes.Cette armure n'est pas aussi ancienne qu'on le croit vulgairement.Aux temps de Philippe Auguste et de Saint Louis, le corps était défendu par une armure de maille qui consistait en une chemise en tissu métallique (haubert) on cotte de mailles, enveloppant le corps, et à Inquelle étaient fixés divers appendices pour protéger les pieds, les mains, les jambes, les cuisses et la tôte.À la fin du XIIIe siècle on commença à substituer des.plaques do fer à ce tiœnu.Les premières de ces plaques eurent pour objet la défense des jambes (jambières) ; on les appliqua plus tard à celle des bras (brassards) et des cuisses (cuissards); enfin on remplacça le huaubert.par la cuirasse.On arriva ainsi graduellement à l'armure de fer plein, qui représentait une espèce de boite métallique où se trouvait enfermé le corps tout entier.Un mécanisme semblable à celui de l\u2019écrevisse, laissait libre le jeu des articulations, et des boncles, des charnières, et des fiches mobiles servaient à réunir entre elles les différentes parties du harnais.Une armure de pied en cap se composait des pièces suivantes : Je Casque ou le Heuume ; le Gorgerin, lames articulées qui entouraient le cou ct joignaient le casque à une pièce appelée Hausse-col qui protégeait le haut de la poitrine ; la Cuirasse qui enveloppait tous le corps; les Brassards on lames de fer articulées, surtout aux condes, pour garantir les bras ; les Cubitières, appelées primitivement plaques de coude, pour protéger cette dernière puriie ; les Epauliéres \u2018qui couvraient le point de jonction des brassards ct de lu cuirasse ; les Gantelels qui étaient de peau de buflle, recouverte de lames de fer articulé; les Faites lames mobiles qui pondaient de la cuirasse sur le bas ventre ct auxquelles étaient fixées de grandes pièces tombant sur le haut des cuisses et appelées Tasses, Tuiles ou \u2018Tassettes ; Yes Cuissards, qui protègaient le devant de la cuisse chez les cavaliers et le devant et le derrière chez le fantassins ; les Grèves nommées d'abord bottes de fer qui enfermaient la jambe et qui se joignaient aux cuissards par des articulations couvertes par les Genoullières ; et les Sofèzets lames de fer articulées qui enveloppaient le dessus du pied.En outre, la inonture du cavalier portait elle-même une armure particulière consistant dans les pièces suivantes: le Chanfrain qui garantissuit le devant de la tête, le Hausse-col qui couvrait le dessous du con; le Manc/aire qui défendait le dessus du cou; lo Gorgerin qui faisait le tour du poitrail et se joignait à la selle par les doux bouts ; les Flancars, Flançois ou Flanchis qui couvraient les flancs, et la Croupière qui enveloppait toute la partie posté- rieuro de\u2019 l'animal; l'ensemble des pièces de l'armure du cheval sc nommait Barde.MERCREDI SOIR.\u201425s Juin.Le soir, sur le Terrain de l'Exposition, au_ même endroit où la foulc, le jour précédent, aura assisté à la messe, auront lieu les carrousels ct les tournois dont voici le programme : Programme des Carronsels et Tournois, Mercredi, à 8 heures, p.m., et Jeudi, à 3 heures, pom.à CARROUSEL.10 Défilé général, gutour de tn piste, de tous les cavaliers.; 20 Formation des quadrilles.Les 32 cavaliers se forment en quadrilles 4 pelotons de 8, ct commencent les figures indiquées, se grôüpant ct se divisant selon les règles avec des allures diverses, au pas, au trot et galop.30 Intermède de quinze minutes pendant lequel la musique jouera un.| : - des meilleurs morceaux de son répertoire.TOURNOI.10 LE JEU DE BAGUE.\u2014Les baguiers, au nombre de 3 sont établis en face des tribunes, les cavaliers partent au galop de leurs chevaux et armés de lances sans lannière, cherchent à détacher successivement les 3 bagues; on fait recommencer l'épreuve aux vainqueurs pour arriver à n\u2019en laisser qu'un seul, 20 LA QUINTAINE.\u2014La quintaine est une sorte de mannequin grossier \u2018que l'on dispose au haut d\u2019un poteau, où il tourne sur un pivot en telle sorte que le cavalier qui, avec la lance, n\u2019adresse pas au milieu de la poitrine, mais aux extrémités, le fait tourner.Or, comme le mannequin tient dans chacune de ses 2.mains un bâton, fl en frappé celui qui a mal porté son coup.24 30 LE Beourn,\u2014Béourder c'est se battre pour rire, et le béourd c'est l'escrime à cheval.On s'apparie deux par deux, on se jette l\u2019un sur l'autre, on fait tourner les destriers, sur eux-mêmes: on les lance, on les arrête court et l'on brise joycusement sa lance contre l\u2019écu de son adversaire.40 INVESTITURE ET CREATION DE CHEVALIERS\u2014Avec le cérémonial |.antique et dans lequel les consécrateurs se partageront la bcso- gne: l'un chaussera les éperons au récipiendaire, l'autre lui.remettra ses insignes qu\u2019un page apportera sur un coussin de velours, un autre seigneur donnera la paumée.Le rui recevra son serment de fenulté et tirant son épée, il en frappera l'épaule du- nouvel addouble, en lui disant : au nom de Dieu, de la Ste Vierge 7 et de Monseigneur de St Denys, je te fais chevalier; un page aménera au nouveau chevalier le beau cheval fouguéux sur lequel il s\u2019élancera au bruit des acclamations et de fanfares guernidres, 50 DISTRIBUTION DES DIPLOMES DE CHEVALERIE PAR LE ROI ST:Louls ET SA COUR.\u2014Chaque membre de Ia cavalcade recevra un diplôme .de:chevalerie spécialement grävé au-burin pour la circonstance.760, GRAND DEFILE: FINAL AU PAS AUTOUR DE LA PISTE, PARSTOUS LES MEMBRES DE LA CAVALCADE AU SON\u2019 DE LA MUSIQUE.\u2014St.Louis, précédé de son cortége de Scigneurs, barons et ducs, et entouré de pages, suivra la procession sous un dais fleurdelysé._ 0.L'APOTHEOSE.Après quelques minutes d'intervalle, les chevaliers \u201c se rangeront auprès de Vestrade sur laquelle sera le trône.de St resplendissant de lumière et-éclairé.avcc\u2018des feux y | GODSAVE THEQUEEN.- Cm Eo MM.St Maurice, Roy, Tessier, Richard, | \u2018| Rimouski, Calumet, Baltic, South\u2019 LE 26 JUIN \u2014Jeuni.Le MATIN.Deuxième séance du Congrès National, à 9 hrs.et demie de l\u2019avant- \u201cmidi.- Sujet : INTERETS NATIONAUX ET SOCIAUX.Développements.\u201410.Nos droits et nos devoirs.20, Aflirmation de nos droits comme premiers occup / ; 30.Nos droits reconnus par les capitulations Québec ct de Montréal, le traité de Paris, l'acte de Québec et les diverses constitutions subséquentes, comprenant la constitution fédérale ; les droits qui sont indhérents à la qualité de sujet britannique, et les devoirs qui sont la corrélation de ces droits.: 40° Le système représentatif, le gouvernement responsable.\u2026.l\u2019autonomie provinciale, la liberté des-cultes et la liberté bien entendue de la presse.5o Notre langue, nos institutions et nos lois ; Go La nécessité de perpétuer par des monuments, des inscriptions et des statues, la mémoire de nos grands hommes et les faits glorieux de notre histoire.Orateurs inscrits : Les honorables MM.F.X.A.\u2018l'rudel,/H,.MercieF, Jos.Royal, Son Hon.M.B.A.T.de Montigny, et M.S.Pagnuelo, Ecr.C.Rts du sol ; PROMMENADE SUR LE FLEUVE.Le même jour, à dix heures de l'avant-midi, grande procession en bateaux à vapeur.Le prix général est de 25 centins par tête, excepté À bord du * Canada.\u201d de la section St-Jacques.Les billets pour ce bateau sont limités à 500 ; ils se vendent une piastre.Ce sera le vapeur spécial des invités.Jl y aura\u2018grande musique à bord.Pour billets, s'adresser au No.16, rue St-Jacques., LE SOIR Jeudi, le 26, à huit heures précises du soir, aura Keu LE BANQUET dâns la salle du grand hôtel Windsor.Voici les noms des personnes qui Ont consenti jusqu'à ce jour, à porter la parole au banquet.: La santé du Canada sera proposée par Aldéric Ouimet, M.P,; y répondront sir Hector Langevin et l'honorable M.Laurier.Au clergé, par l'honorable Gédéon Ouimet ; réponse par MM.les abbés Sentennes et Dauray.Le jour que nous célébrons, par l'honorable T.J.J.- Loranger, réponse par l'honorable M.Chapleau et l'honorable juge Sicoite- I'honorable juge Routhier, les honorables MM.Taillon et Mercier.La France par M.L.Frécheti- \u2018éponses par M.le comte de Sesmaisons et M, C O Perreault.Les Etats-Unis, par M.H.-Beaugrand ;réponse par M.le consul- général Stearns., Les Canadiens des Etats-Unis et les Acadiens, par M.J.Tassé, M.P., réponse par l'honorable P.A.Landry et M.Ferdinand Gagnon.Les sociétés-sœurs par M.T.C.Casgrain ; réponses par les présidents des divers sociétés.La presse, par M.Amyot , réponses par MM.Tarte et Provencher.Les dames, par M.H.Bergeron, M.P.; réponse par M.A.Cristin, ete, etc.LE 27 JUIN, VENDREDI, LE MATIN Troisième séance du Congrès National, à y34 heures.: Cette séance sera consacrée exclusivement aux Acadiens ct aux Canadiens émigrés.Projet d'organisation de toutes les sociétés St Jean-Baptiste en une société générale, sous une forme fédérative, chaque société devant conserver son caractère particulier et son autonomie.Orateurs incrits: Les honorables MM.T.J.J.Loranger, P.Àle DrgArchambault, (Woonsocket) ; M.Desmeulle, (St-Louis), et le Martel.Quatriéme séance du Congtés National, à 8 heures du soir.SUJET : COLONISATION, EMIGRATION, REPATRIEMENT, AGRICULTURE.mel, M.P.P., et Horace Archambault.LE 28 JUIN\u2014 SAMEDI.Cinquième et dernière séance du Congrès National, à 934 heures de I'avant-midi.SUJET: INTERETS LITTERAIRES ET ARTISTIQUES.Tournoi littéraire en prose ct en vers.Pièces de circonstance.Discussion-:- Les-sciences, les arts el les lettres, Développements\u2014le Notre littérature nationale ; 2o Perfectionnement de l'instruction publique et en loration de la condition de l\u2019instituteur ; 30 Etude de notre histoire ; do Encouragement des études propres à favoriser notre commerce, nos industries et nos manufactures ; Orateurs inscrits: L'hon.F.G.Marchand, Maurice, L.P.Lemay, Dr Lachapeile et J.C.PROCESSION.ORDRE DU DEFIELS PAROISSE SAINTE-CUNEGONDE., Bannière, musique de St-Hyacinthe, 25 musiciens.Char allégorique : 1ers occupants du sol ou les sauvages (vingt) en costume de guerre.Sociétés invitées : En corps : Ogdensburg, Lebanon, Caughnewagaparticulier amé- Alp.Lusignan, Yabbé Laflamme, Nap.Legendre, isct.; -Jean-Bte, St-Paul, Minneapolis.«Les.membres de Ia Congrégation de la Sainte-Vierge.Les Commerçants, les Industriels, au nombre de 400 membres.Les citoyens de Stc Cunégonde.Le comité exécutif de la section -e M.A.Branchaud, président.SECTION D'HOCHELAGA.a Bannières, corps de musique, char allégorique : \u201cLe RoiFrançois envoyant Jacques Cartier à la découverte de nouvelles terres Délégations d'Essex, Amhertsburg, Pointe aux Roches, Paincourt; Pointe aux Trembles, Longue Pointe, Cohoes, Champlain, Détroit, Whitehall, Bay City, Saginaw, Berthier.} La ve Le corps de pompiers d'Hochclagase .SECTION SAINT-CHARLES.Bannière, corps Sociétés invitées : Dr Leblanc, président.SECTION SAINT-HENRE, - + Sociétés invitées : En corps : Lachine, St-Colomb de Silléry.Délégations de Rochester, N.Y., Chicopee Les citoyens de St-Henri.Comité exécutif de la section: et/le président, M.le Dr Lanctot.PT OT SECTION NOTRE-DAME DE TOUTES-GRÂGES.Bannidres, corps de musique; char allégorique : TT Sociètés invitées.vs sa 0\" Les citoyens de Notre-Dame de Toutes Grâces.Le:comité-exécüti *de la section et MixDescarries, président, oo \u201c SAINTE-BRIGIDE ._., .Bannières, Corps de musique, char allégorique : Champlain.Sociétés invitées: : En corps : Glens Falls, Lynn, Burli Délégation : Burlington, Rylan e à .aoa : Les\"citoyens de Ste- Brigide, le comité exécutif de la section et.MA.Chabot, président.8 ; \u2019 section et M.SAINT VINCENT DE;PAUL 2 n, St Jean._ Montpellier, - Drapeaux;-Porte drapeaux, musique : 4 Union: Musicale.\u201d Chat.allé- - .gorique: (M.de Maisonneuve) traîné par 6 chevailx\" avéc;palefreniers Len costumes, escorté par l'état-major du 65e bataillon de Beauharnbis.Les ouvriers de St Vincent de Paul, le club de baîle Ste-Marie la.Congrégation des hommes, aVec drapeaux, Sociétées invitées : En corps : Prescott, Valleyfield, New-York, Worcester, Hull, Béu- _cherville, Muskigoo.-.2\", x\" CER Les paroissiens, M.de Montcalm et ses\u2018 officiers\u2019 tous en costumes, au nombre de vingt-neuf.Cs ; = Délégation, Troy, Brooklyn, Southbridge, Woonsocket, St.Zotique, | - Des invités.Les officiers de la section et M be - Ce bateau qui devra prendse le devant, est sous le contrôle exclusif La province de Québec, par l\u2019honorable C J Coursol ; réponses par Landry, Ferd.Gagnon, l\u2019abbé Boiler, le Dr Archambault, (Holyoke); r \u2018Orateurs inscrits : M.ie curé Labelle, le R.P.Resther, Dr Duha- M.Faucher de St Délégations de Haverhill, Clairmont, Van Hoven, Minneapolis Ste lêr\u201d Les citoyens d\u2019Hochclaga ; le comité exééütif-de:la scétiôn'etMi R° Préfontaine, président.\u2018 \" Era Re à de musique, char allégorique :\u2018GrandeÿFférmine.i : >] En corps : Millebury, Nashua, Lewiston.wr Délégations d'Indian Orchard, Pittsfield, Biddeford.|\u201d CE Les citoyens de St Charles.Le comité exécutif de la section et Mile\u2019 Bannière, corps de musique, char allégorique : Première maison.Las Falls, Putnam, Chicoutimi.|\u201d ok f.illimantic,.\u2018Lawrence, *J, U: Eniond, président.|\u2019 .COTEAU SAINT-LOUIS | Bannières, d i I \u201cGop vitées corps Ce ue char Mégorique sr Pollard.Sociétés in-, En corps : Vergeunes, Cornwall, Neché\u2026 + \u2019 ations , , Dani Hesbours wing.g em | ochester, Daniclsonville, Chalesbourg, Spen- 5 paroissiens, les officiers dù comité exécutif de la
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