L'Étendard, 21 novembre 1892, lundi 21 novembre 1892
[" 5 .IMPRESSIONS BROCHAGES, uw REGLAGES! lm da RELJURES DIS:TOUTES SORTES > DLJ\u2019\u2019ETENDARD \u2014I¥PRIM TT PODLIE PAU CARON & CIE, EDITKURS-PROPRIETAIRES Administration et Rédaclion Be Arias % 85 RUE 57 JACQUES Biblio.Paviement EE or Bia - Sous la direction dun Comité > ° : Henri Trudel, Rédacteur 1 J = : = = \u2014 _\u2014 _\u2014 10ème Année MONTREAL LUNDI 21 NOVEMBRE 1892 , No 248 = lui donner quelques renseigne- fonué de la pêche À la \u201ctionnelies firent l'admiration d MONT REAL 2899 | Monte à seule fin de le ter d'un BULLETIN ligne, ons * poems BCOLES DE RÉFORME \u201c étrangers et leur organisation | Gh Ron prée ce que chacune de nos LUNDL 21 Novem doute cruel : \u2014\u2014 Un jour\u2014c'était en 1848 \u2014qu'il | Et Kooles d'agriculture pratique fut imitée dans différentes contrées | lement, Dès la premiere année, on CALMEZ-VOUS! Il ne faut pas confondre autour avec alentour, répétent en cé moment, Jes uns après les autres, tous les journalistes qui veulent faire preuve de connaissances grammaticales.Nous pourrions donner à M.Calixte Lebeuf un avis analogue.Nonobstant ce qu'il en dit et malgré sn véracité bien connue, nous n'avons pas écrit de lui qu\u2019il était uu bœuf.Son nom prôtait il est vrai à ce jeu de mots facile, mais nons avons su résister à In tentation dele commettre.Nous préférons laisser ce genre n l'aimable poète qui rédigo la Patirie, Nous avons cependant manqué de révérence\u2014nous confesserons notre crime, \u2014Al'illustreécrivainen comparant les élans de fureur, dont il nous donnait le spectacle, aux transports d'un bœuf en fu- ris.Il y a là une nuance qui n\u2019est pas insaisissable et dont notre bouillant adversaire ne semble pas vouloir tenir compte.Ce serait malheureux pour sa réputation de franchise et de bonne foi.s'il en avait une! M.Lebouf se serait appolé Michaud où Tartempion que c'aurait été tout comme.La comparaison était toute indiquéo par le ton de ses écrits et il s\u2019est trouvé que le nom de leur auteur, était en harmonie avec les manières du personnage.S'il existe quelqu'affinité entre le nom de l'écrivain et la nature de ses écrits, elle est purement accidentelle et nous n'y pouvons rien.Ce n'était pas assurément une raison pour abuser de l'occasion, mais nous ne voyons pas non plus qu'il y ait un motif quelconque de Jnissor\\ de côté une figure qui reudait absolument notre pensée, etce qui plus est, qui s'adaptait exactement nu tableau que nous avions à rendre sur le papier.Les copieux extraits que nous avons cités prouvent surabondamment que sur ce point nous n'avons aucunement forcé la vérité et que notre peinture a été fidèle.Maitre Lebeuf ne s'est d\u2019ailleurs pas corrigé ot si nous voulions encore une fois donner une idéo du genre qu'il cultive toujours, la même imago se représenterait forcémont sous notre plume.Qu'on en juge par le court extrait suivaut que nous tirons de son dernier article : Que nos lectenrs nous pardonnent de leur mettre, pour une fo:s, sous lou yeux ces pianiseries sales; nous avons cru que c'était le meilleur moyen de leur apprendre, à eux, qui ne sont pas par état forcés ne s\u2019abrutir à la lecture e l'Ætendard, dans quel degré d\u2019abaissement ce journal était tombé depuis Qu'il avait, second Judas, renié con maître, Il y à quelques semaines M.Tarte promettait à ces gens-lè une bonne râclée dans le Canadien ; il a dû se raviser, car je remarque que depuia cette late lo Canadien ne parle jamais de I'Etendard.Je nc suis pas prêt À le blimer, Depuis longtemps Beaugrand medianit; \u2018\u201c Suis mon consell, ne t'occupe jamais de cette engeance, c\u2019est du temps perdu, tu ne leur arracheras jamais une bonne raison; c'est faux commeun joton.menteur comme un arracheur de dents, effronté comme ut laquais, hypocrite comme un, rongeur de ballustres et polisson comme nn gamin de Londres !\u201d* Lai.Est-ce notre faute à nous si cet avocat écrit ainsi et sl pardessus le marché il s\u2019appelle Lebeuf ?Il n\u2019a qu'a ne point mugir et nonobstant son nom, il paraîtra gentil comme.le petitroquet du bon Lafontaine : vo NeBrçons Nous ne Pt pie ps Surtout ne mentons pas et ne , fanasons point les écrits de nos adversaires, même pour nous attirer la pitié des gens, ps Lebeuf derit que I'ETRNDARD i at des grimaces de singe aux y éraux\u201d.Que dirait-il si nous Accusions de manquer d\u2019urbanité et de nous avoir traité de singe?Il n\u2019est pas poli: c\u2019est vrai.Son vocabulaire est méme rudement grossier et polisson : c'est encore vrai.Mais il ne nous a pas appelé tinge.C'est toujours ¢a et nous tenons a le constater.Peut-être aussi est-il dawiniste e aurait-il cru nous faire trop y honneur ?Quoi qu'il en soit, isons lui le mérite de ce bon ouvement Je pourrais n'en tonir a cette réponse, car M.Lebœnf s\u2019est conten- do me servir ce qu'on appelle Une enguelade\u2014c\u2019est le mot, Ton Pas même entrepris de refuter rider qui I's si fort ir- et où il y a autre one HO lui en déplaise,\u2014-que la i\" prraison dont l'effet a été de ir .; plus, © voir rouge une fois de Pourtant ju ne v i oudraii ; as quitter co charmant homie - us Est-ce ma faute, à mol, me demande- t-il, jeune Henri Trudel, rédacteur de l'Efendard, si mon extrait de baptême ne m'a pus donné un nom aussi grand que le vôtre et aussi brillant dans l'histoire du monde entier ?Soyez douc pias charitable.Est-ce que je vous fais reproche, moi, d\u2019être venu au monde après votre pro ?Si votre nom varaît plus harmonieux que le mien, est-ce bien sage à vous de vous en vanter dans les colonnes de votre journal?N'allez pas croire que j'ai la moindre honte de mon now.Consultez l'histoire et vons verrez qu\u2019il y a des hommes de lettres, des historiens, des militaires et des marins, qui étaient des LeBeuf et qui ont été la gloire et Yorgueuil de leur patrie.Je ne veux pas faire injure aux Trudelmais je douts fort que ce nom, bien que sonore, soit aussi célèbre que le mien dans l'histoire de notre vieille mère-patrie.Je m\u2019empresse do déclarer que j'ai le plus grand respect pour tous les Lebeuf passés ot présents.Je me sens môme capable de pousser l'héroïsme jusqu'à admirer celui d'entre eux qui le méritera,\u2014lui eut-on donné au baptôme le petit nom de Calixte.Cette famille des LeBeuf occupe, en effet, un rang très honorable dans l'histoire de notre mère- patrie.Je le savais avant que M.Lebeuf m'en eut parlé.L'un d'eux, qui vécut pendant la dernière partie du dix-septième siècle et pendant près des deux tiers du dix-huitième, était un historien consciencieux et estimé.Il a été membre de l\u2019Académie des inscriptions et il a laissé une foule d'ouvragesdont quelgues-uns sont encore en faveur de nos jours, recevant ainsi la sanction de près de deu siècles.C'était un chanoine.Mais ce n'est sans doute pas de ce savant homme d'Eglise,\u2014ce rongeur de ballustres pour employer le langage choisi de son arrière-petit neveu du Canadaque se réclame mon très-radical contradicteur.Il a tort cependant ct cet humble chanoine, quoique moins illustre quo lo général du même nom, ministre de la guerre de Napoléon 111, a .été plus veritäblement utile à sa patrie.= \u2019 C'est co général-ministre.qui assursit 4 l'empereur, son maître, au moment de la guerre de 1870, que la France était préic ot qu'il ne mauquait pas même uu bouton de guêtre à l'armée, On sait ce que la suite des événements out démontré.Lo savant- avocat et journaliste intermittent, qui poutifie à la Patrie, me semble posséder quelque chose de l'aimable légèreté de son cousin, le général français.Son opinion sur les événements politiques du Canada me paraît toute aussi sage et toute aussi digne d'être suivie que l'était pour la France celle du ministre du malheureux Napoléon III.C'est ainsi qu\u2019on l'a vu M.Calixte Lebeuf accuserM.Mercier des pires choses et tout aussitôt l\u2019élo- ver aux nues, le poser en martyr; c'est ninsi qu'un jour il dira que l'ETENDARD roule sur l'or et le lendemain qu'il est près d'être livré A \u201cla bangueroute, la hideuse banqueroute,\u201d etc.On m'avait dit\u2014ce n\u2019est pas M.Beaugraud,\u2014que ce tribun farouche et intraitable, n\u2019était au fond qu'une aimable girouette.J'ai toujours refusé d'adopter ce jugement, mais j'ai bien peur d'être obligé, à la fin, de l\u2019accepter.Afin d'éviter ce malheur je me permettrai de conseiller a M.Lebeuf de prendre exemple sur son arrière oncle, le chanoine dont je lui ai parlé tantôt.Cet historien faisait grand cas de la vérité et de la logique et il ne les sacri- flait jamais au désir insensé de faire du tapage et de créer de l'émoi.C'est pour celà qu'il est encore conuu après deux cent ans.Que M.Lebeuf ait sans cesse cet exemple devant les yeux.Ce conseil vaut bien = lui seul, toutes les injures dont m'abreuve M.Lebeuf et j'espère que nous sommes quittes ! HRNRI TRUDEL.P, S\u2014Quant à la famille Trudel je n\u2019en puis rien dire que M.Lebeuf ne sache déjà.Si j'avais un ancôtre au Croissades, je l'ignore et jo n'ai jamais pu élucider ce point d'histoire important.J'attends pour adopter a cet égard une opinion et pour me commander un blason, les grandes découvertes que la science et le progrès ne manqueront pas de faire dans le siècle prochain.En attendant je ne suis pas plus fler pour tout celà | HET \u2014Pour les cors les verrues,les oignons employes le Wight's Corn & Wart Curevente ches les pharmaciens 25c la bouteille ou chez J.H.Nault, Prop., 2449 rue Not e-Dame.Rumeur contredite Certains journaux anglais et atuéri- caîns avaient dernièrement fait courir le bruit que c'était l'intention de Sa Sainteté Léon XIII d'instituer une légution papale & Washington, qu'il était déjà en négociations aves les autorités américaines pour en arriver à cette fin.Or, on dit maintenant que cette nouvelle est entièrement fausse et que le Vatican n'a jamais eu telles pensées, Bocialisme d'Etat Une résolution a été présentée, au congrès socialiste, déclarant que le socialisme démocratique diffère on.tièrement du socialisme d\u2019Etat, Parmi ceux qui ont parlé en faveur de cette résolution, so trouve M.Herr Liebnicht qui a dit que le socialisme démocratique était révolutionnaire, tandis que le socialisme d'Etat était conservateur.Les deux sont irréconciliables.Fabriquée p3r un anarchiste Un journal de Paris assure que la bombe qui a fait récemment plusieurs victimes a été fabriquée par l\u2019anarchiste Louvet, un ami de François.Louvet, dit ce journal, à pris passage sur un trasatlantique, en compagnie d\u2019une jeune femme, quelques jours après l'explosion.La police, dit- on, connait le nom du valsseau et & télégraphié à tous les ports où ce navire touche, pour demander l'arrestation de Louvet.Devantle tribunal supréme Le baron Reinacli, un des directeurs de la compagnie du canal de Panama et l\u2019un des défendeurs dans les poursuites criminelles iutentées par le gouvernement françuis, est mort subitement samedi dernier.Allomagne O'est demain que s\u2019ouvre le Reichs tag.Il existe une telle confusion dans les divers groupes qu'il est impossible de prédire la composition de Ja chambre, Le discours de l'empereur est attendu avec anxiété.Le roi de Saxe, qui avait été reçu à Berl'n avec tous les honneurs royaux, & eu une entrevue privée de deux heures avec l\u2019empereur, après quoi, il estrepart! sans tambours ni trompettes et sans môêmo être accompagné d\u2019un représentant de l'empereur, Les deux monarques se sont quercllés à propos de Bismarck.ECHOS LA TEMPERATURE Toronto, 20\u201411 p.m, Une légère dépression existe eur la région des lacs supérieurs et sur la côte de l'Atlantique: ailleurs In pression est en général au-dessus de la moyenne.Il a plu aujourd'hui aur la côte de la Nouvelle - Ecosse.Dans les autres parties du Oanada, le tewps a été généralement beau.Minimum et maximum de la tempé- rature\u2014QCalgary, 8 au-dessous de zéro, 14 ; Qu\u2019Appelle, 6 au-dessous de zéro, 4 ; Winnipeg, 4 au-dessous de zéro, 10; Port Arthur, 2 au-dessous de zéro, 22 ; White River, 16 au-dessuus du zéro, 4 ; Toronto, 20-86: Montréal, 2303; Québec, 28-38; Halifax, 44-46.Probabilités pour les prochaines vingt- quatre heures Temps beau et nuageux ; légère chute de neige dans certaines localités ; température stationnaire où plus basse.A MONTREAL L'honorable M.Laurier a accepté l'invitation d'aller adresser la parole & une conventions de jounes libéraux de Hamilton.Les ministres proviucinux seront tous à Montréal cette semaine, à part MM.Hall ot Casgrain.Ils aunront plusieurs réunions du cabinet.Certains fjournaux annoncent qu'il y aura appel du jugement de M.le juge Malhiot, déclaraut la loi relative au transfert des mines, illégale et inconstitutionnelle.M.Girouard, O.R., M.P., a sous presse une nouvelle brochure intitulée \u2018 Les anciennes côtes du lac Saint-Louis,\u201d avec un tableau des premiers et derniers habitants, de Lachine à Sainte-Anne inclusivement, et une longue liste des anciens traiteurs et voyageurs.M.Philippe Demers, avocat, a donné hier soir, à huit houres, une conférence sur la question des écoles du Manitoba, dans les Salles de l\u2019Union Catholique.Il y avait nombreuse assistance, et M.Demers a traité de main de mat- tre ce sujet dont l'actualité et l'importance intéressent tant notre nationalité.La Gazette Officielle de Québec annonce la nomination du Dr Zoël Mignault, de la paroisse de St Augustin, dans le comté des Deux- Montagnes, coroner pour le district de Terrebonne, on remplacement de M.le Dr P.À.Mignault, qui a resigné la dite charge.L'esprit d'autrefois Le romancior Elie Berthet était croyait avoir découvert un poste favorable pour taquiner le goujon, arrive un autre pécheur qui lui dit saus préambule: \u2014Je parie, monsieur, que vous êtes républicain.\u2014Oui ; mais à quoi le reconnais- sez-vous ?\u2014Je le vois, parce que vous avez pris mn place, Elie Berthet se mit A rire et se recula devant le nouveau venu, qui était Cormenin.A QUEBEC La société historique de Québec refuse de so départir du modèle originuire du premier vaisseau à vapeur qui a traversé l'Atlantique, le \u201cRoyal William\" au profit de l'Exposition de Chicago.On devra se contenter d\u2019un fac simile.Le gouvernement de Québe a fait adresser aux percepteurs du Revenu une lettre leur disant qu'un ordre en conseil a été passé suspendant l'opération de la loi 55-56 Vict.Chap.10 pour ce qui regarde les beurrories et fromageries.En conséquence, les percepteurs du Revenu n'obligeront pas ces manufactures à se munir de licences.M.L P.Pelletier, secrétaire-pro- vincial, ne veut pas croire que le juge Mailhot ait déclaré illégal la taxe de 13 p.c.sur les transports de propriétés minières.Il dit qu\u2019aucun juge n\u2019a pu rendre une telle décision, attendu qu'aucun loi de la province ne peut être déclarée inconstitutionnelle par un juge à moins que le gouvernement nit été mis en cause.Pour qu'un tribunal, ajoute-t-il, puisse rendre jugement déclarant une loi inconstitutionnelle, il faut que le gouvernement soit partie au procès.Fouillets détachés d'album : Comiuent vous êtes-vous tiré d'un si long mal ?Por l'impatience.DoupAn.Chacun cherche.Ayparvenir, mais persoune ne veut être parvenu.J.BANIAL-DUBAY.AA A OTTAWA Le montant total du revenu de l\u2019intérieur pendant le dernier mois se chiffre par $708,087, une augmentation de $25,563 comparativement au mois d'octobre 1591.Dix-sept nouveaux bureaux de poste viennent d'être ouverts: trois dans Québec, quatre dans Ontario, deux dans le Nouveau- Brunswick, cinq dans la Nouvelle- Jcosse, deux au Manitoba et un dans la Colombie Anglaise.Le cable nous apporte la non- velle que les honorables MM.Abbott et Foster ont terminé leur mission financière en Angleterre et s'ombarqueront pour le Canada cette semaine.Leur voyage à en pour résultat d'accorder à la banque de Montréal l'agence financière du gouvernement du Canada, en Angleterre.Cet arrangement.parle beaucoup on faveurdes banques canadiennes.Ce contrat a été rempli durant les dix dernières années par les maisons de banques Glyn, Mills, Currie et Cic., et par les Barings, L'obligation de ces agents est de payer ls intérêts sur la dette publique, contractée en Angleterre, et qui s'élèvent A au delà de $7,000,000 annuelloment, de faire des avances temporaires au gou- verncment quand il en a besoin, ete.La députation civique de Montréal, qui est venue A Ottawa au sujet du projet de tunnel, a ou une entrevue avec l'hon.J.Hatgart, ministre des chemins de fer et canaux, samedi après-midi Elle était composée des échevins Tansey, Nolan, Stevenson, Clondinneng, Hurteau, Villeneuve, Dr Lachapelle, M.P.et J.J.Curran, M.P.Ce dernier a introduit les visiteurs.Après les avoir entendus, I'hon.M.Haggart leur a dit que le pont sur le canal Lachine serait construit immédiatement, Il y aura $200,000 de dépensés cotte année pour améliorations au canal Lachine, mais sur cette somme on prendra $80,000 pour le pont.Quant à ce qui regarde le projet de tunnel, il ne peut dire qu'elle est l'intentoin du cabinot quant au montant à contribuer par le gouvernement.Si la corporation nomme des ingénieurs pour faire rapport sur le projet, il nommera aussi des Jugénieurs du gouvernement pour s'entendre avec eux, il Les quatrailg celobres De Pope sur l'hotame : Egalement rempli de Zorce et de fal- blesse, 11 tombe, il se relève et retombe sans ; cose, Et, toujours cn discorde avec son pro- [pre cœur, Il a de la nature et la hogte etl'honneur 17 novembre, 1892 Monsieur le Rédacteur, J'ai publié dans la Vérité de Quétièc, deux correspondances au sujet de l'instruction supérieure distribude à notre Jovulation et qul, selon mol, demande modification de manière à satisfaire aux besoins, non-seulement du jour, mais aussi A ceux de demnin.u outre, j'ai suggéré l'\\-propos de transformer nos écoles de réforme où l\u2019on apprend aux élèves, des métiers ou des parties de métiers en écoles d'agriculture pratique.J'ai aussi suggéré la colonie du lac Témiskamiog, coniine un lieu très propice ur y placer une de ces écoleu.Le 23 sept.dernier, vous avez reproduit de la Vérité ma seconde correspondance, sAn: commentaires, d'où j'ai conclu, que tout au moins, vous n'éticz pas hostile aux idées gue ir exprimais.Dans votre numéro du 14 courant, en refutant les vues et les idées de M.Latontaine.correspondant du Monde au sujet du travail dans les écoles de réforme, vous vous prononcez contre cette transformation que je suggerats, Sans vouloir m'immiscer en rien dans le débat entre vous et M, Lafontaine, jo vous demande de revenir sur ce sujet une troisième fois, ur y défendre mon idée que je crois non-seulement bonne et utile, inuis môme nécessaire aux intérêts des individus et à ceux de la province.© wôrne que nos collèges classiques nous donnent plus d'avocats et de médecins que nous n\u2019en avons besoin, de mômie nos écoles de réformes nous donnent trop d'ouvriers dont nous n'avons que faire.Les intérewés renfermés dans css écoles, trop jeunes ur comprendre leurs intérêts et d\u2019ailleurs obligés de se souruettre, apprennent le métier que l'on veut bien leur enseigner.C'est un gain, sans doute, sur leur situation antérieure.Mais les ouvriers du dehors comprennent que ces institutions ne peuvent faire autrement que de leur faire concurrence et quo ces élèves d'aujourd'hui qui leur font concurrence, la leur feront encore demain, quand ils seront sortis de l\u2019institution.Tout d'abord, ces institutions ne uveut donner des métiers à leurs élèves qu'en employant des matières premières qui sont une dépenre considérable et une fois la fabrication opérée, on ne peut la détruire, il leur faut donc la vendre et ce n\u2019est que juste, mais cette vente lèse les intérêts du dehors qui protestent.Ont-ils raison ?je réponds : non, carla concurrence, vous la trouvez à tous les degrés de la société, parce que tous ont droit su travail et comme conséquence au produit légitime du travail.Chaque classe s'organise pour se protéger, c\u2019est son droit, contre la concurrence des nouveaux venus, dont le nombre augmente sans cesse et par là même la pe sition de tous deviont de plus en plus difficile.La classe ouvrière a, de plus, À coimpter non seulement avec le nombre des siuns, mais il lui faut aussi compter avec la science qui découvre de nouyellesinventions, qui diminnent lescbances de l'ouvrier.Elle est bien justifiable de s'inquiéter en face de cette situution qui lui est fuite, elle demaniie qu'on cherche un tmoyen de lui venir en aide et elle en suggère un : celui de ne plus augmenter son nombre en enseignant des métiers nux élèves des écoles des de réforme, mais d'en fuire de bon agriculteurs.À cette demande qui me semble juste et ralson- nable, vous répondez : *\u2018\u201c Toujours l\u2019u- \u2018 topie.\u2026.Cela a été essayé dans tous * les pays du monde et ici même, ça été \u2018un flasco complet.On fait trop bon * marché des goûts et des aptitudes * naturelles.On s'imagine qu'il suffit * de faire travailler our une ferme des * des jeunes gens pendant quelques \u2018* années pour qu'ils prennent le goût \u2018des travaux des champs Mais, en \u201c réalité, In plupart, le plus grand \u2018nombre des enfants détenus étant \u2018nés à la ville, n'ont aucun penchant ** vers l'agriculture et à ia sortie de la \u201ccolonie pénitentiaire agricole, ils \u2018s'\u2019empresseront de revenir À la ville ** où sans métier pour gagner leur vie, ** ils retoinberont dans le vagabundage.\u2018 Telle est l\u2019expérience.\u201d Vous l'admettrez, dans cette branche de production\u2014l'agriculture\u2014la concurrence, chez nous.ne peut pas produire de malaise, au contraire, » lle ne peut qu'ajouter à la richesse publique.Prenez une carte de notre province ct vous verrez que moins d\u2019un tiers de son territoire ÿ est cultivé, le reste attend des bras pour le cultiver.De là, nécessité pour nous de fabriquer des agriculteurs qui nous vont néces- eaires et de diminuer le nombre des gens de métier qui sont déjà tro nombreux.Pour former des agriculteurs, qu'avons-nous! Deux ou trois collèges dits écoles d'agriculture pour rire qui ne cultivent à vrai dire que la subvention gouvernementale, accordée pour l'encouragement de l'agriculture.ne, il est absolument nécessaire de faire quelque chose de sérieux si l\u2019on veut améliorer notre position et servir les intérêts du pays à la place des intérêts privés, Vous dites que la suggestion faite est \"une urople qui a été \u2018 abandonnée en Europe et ici.\u201d L'Italien César Lantin que j'ai déjà cité dans sou ouvrage intitulé: Carnet d'un ouvrier, publié dernièrement dit \u2018le contraire, cite la Franco, l'Algérie, la Hollande, la Belgique et l'Italie où l'on à essayé ce système et qu\u2019il a donné de Dons résultats MM.Guy Tomel et Henry Rollet, dans un ouvrage intitulé : enfants en prison, publié à Paris, en 1802 disent : \u201c* Les + colonies s'efforcent d'avoir le carnc- tôre d'écoles agricoles, les travaux \u201cau grand air sont favorables à la \u2018santé et sont des auxilinires puis- * sants de moralisation.\u201d p.275.s L'lètat possède en propre six colo- \u201c nies pour les garçons et deux pour \u201cles filles, d'autres existent, de fonda- \u201c tion privée ou de sociétés charitables, * mais toutes sont sous la direction de \u2018l'Etat, \u201d p.272 \u201c La culonie de Mettray, fondée er \u20181830 par MM.de Metz et de Courteil- \u201cles avait pour but de chercher à * moraliser les enfants vicieux par les * travaux agricoles ainsi que par une * discipline à In fois blenveillante et \u2018ferme, D'autres fondèrent à la suite + de nouveaux établissements du même \u201c genre que celui de Mettray.L'Etat \u2018 voyant les excellents résultats oble- * nus par la charité privées se décida à \u2018intervenir dans la question, se rendit \u2018\u2018\u2019acquereur d'une colonie d'abord * privée, colle du Val d'Yvres, puis en * fonda de nouvelles.\u201d p.221.A ce moment nos waisons correc.# d'Europe.\u201d p.185, 288.Comme vous le voyez, vos renseignements, n\u2019ont pas été puisés à bonne source et il n'y a pas 1a ** utopie.abandonnée \u201d du moins en ce qui regarde la France et l'Italie.Je ne savais pas que pareille tentative avalt été faite ns notre province et qu\u2019elle avait été un insuccès.Beaucoup de choses, bonnes en elles-mêmes ct susceptibles de réalisation relativement facile peuvent avoir un insuccès, parce que les efforts fuite étaient insuffisants ou que les moyens employés n'étaient pasce qu\u2019ils devaient être inais celà ne prouve nul- lernent que la chose tentée est irréalisable.Certainement que les \u2018 gouts et les aptitudes naturelles\u201d pour apprendre un art ou un métier sont pour beaucoup dans le succès de ia chose entreprise, mals ne sont pas de nécessité absolue Combien essaient d\u2019une chose, puis d\u2019una autre, avant da fixer leur choix.Combien d\u2019autres.après avoir pratiqué durant des anuées leur art ou leur métier changent pour une autre profession ou un autre métier, cela est d\u2019occurence nombreuse, tel est aujourd'hui, avocat ou médecin qui sera prêtre ou religieux demain, tel qui de médecin aujourd\u2019hui se met à l'étude du droit et devient avocat et il en est ainsi dans les métiers.Qu'est-ce que cela prouve?Que les gouts et les aptitudes comptent aussi avec les nécessités ou les circonstances du milieu où l'on vit.Le goût vient aussi en travaillant une chose qui remunère bien.en d'autres termes, le auccès donne le Roût et développe des aptitudes cachées, Oes enfants d'école de réforme y sont intéressés parce qu'ils ont le goût et les aptitudes du vagabo , pour beaucoup le travail et la disci- line auxqnels ils sont assujetis leur ont perdre ce goût et ces aptitudes et font de bons ouvriers et d'excellents sujets, ils prendront, avec le temps et les bons soins tout aussi bien le goût du travail des champs s'ils y sont astreints que celui du métier qu'on leur donne.Le plus grand nombre de nos habitants des villes nous vient de la campagne et nombre d'eux déplorent ce déplacement qui n'a donné tout ce qu'on en attendait et verraient avec plaisir leurs enfants retourner à la campagne [s'ils avaient les moyens de les y transplanter.plutôt que de les volr se renfermer dans les snanufactures, sans autre avenir ue de servir la machine, sans espoir de pouvoir un jour sortir de cet excla- vage aboutissant qui trop souvent même au vice.Que l\u2019on fasse pour l'homme des champs ce que l'on fait pour servir les intérêts des gens des villes, c'est-à-dire u'on lui fournisse les moyens d'améliorer, de changer son mode de culture quidoublera, triplera ses revenus et ce succde de l'homrne des champs fera réfléchir l\u2019ouvrier des villes et l'attirera à la campagne et l'y fixera, lui et sa descendance, Pour en arriver là, il faut s'emparer do la génération qui commence et lui donner, par la prati- q , le nouveau mode do culture.ous setvirez par là même les intérête des ouvriers qui iront à la campagne ct ceux de leurs anclens compagnons restés dans les villes qui ayant moins de concurrence à eubir verront leur part de travail augmenter d'autant.ette trensformation de nos écoles de réforme en écoles d'agriculture pratique, je la crois sincèrement de nature à aider puissamment & atteindre le but recherché, Améliorer notre agriculture, augmenter le nombre de nos agriculteurs par conséquent développer la colonisation el améliorer avec le temps le sort de nos ouvriers des villes.Sans doute qu'un certain nombre le ces enfants reviendrout à la ville, y tourneront peut-être mal, s\u2019en iront peut-être aux Etats-Unis, munis ceux qui sortent de ces écoles avec un métier, y trouvent-ils tous ce qu\u2019ils cherchent et aucun d'eux ne vont-ils aux Etats-Unis s'y engoulfrer dans les manufactures, où il n\u2019est guère besoin d'un long apprentissage pour y remplir le rôle de machine.Eh! bien, même dans ce cas, le jeune homme qui sera sorti de l'école d'agriculture, aura deux chances pour lui, la manufacture et le travail des champ, tandis que l'autre n'aura que la manufacture, Maintenant, je serai aussi court que possible pour examiner les intérêts do l'Etat: Les écules de réforme et industrielles de 1888 à 1891.ont coûté à la province de Québec $428,350 ou 825,000 par année pour chacune de nos écoles et qu'a-t-on eu en retour?Une augmentation du nombre des ouvriers dans nus villes et les nouveaux venus se joignent Aux anciens pour crier contre a concurrence que leur font ces écoles de réforme, voilà le résultat le plus net, Le coût d'une installation d'une école d'agriculture pratique comme je ls conçois, il lui faut l'espace, au moins huit cents acres en bon fond de terre et facile de défrichement.| La colonie du Ine Tétniekaming réunit toutes ces conditions, et de plus, elle à l'avantage d'être assez éluignée des centres, sans être difficile accès.pour ne pns craindre la désertion des élèves.Il faudrait donner un nom À cette institution, qui.par la suite ne pourrait pus nuire aux élèves sortis de son sein.Comme un agriculteur à besoin de connaître un peu de tous les métiers, on devrait enseigner pendant quelques heures tous les jours, & travalller le bois, le fer, 1a confection des hardes, la sellerie, les chaussures, Tout cela servirait d'abord pour les besoins de institution et le surplus pourrait être vendu aux colons.Le coût de l'installation d'une telle école coûterait 10% _agres de terre ou 10 lota pour réussir.BD.ssossncasc0venceus.00.00 Bâtisses, comprenant franges, écuries, beurrerie, bergerie orcherie et logements pour es bldVEs.11,000.00 50 botes A cornes & $35.1,750.00 80 cochons & $20.c.00000000.s | 0U0.00 400 volailles A 400 .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.160.00 150 moutons A $2.50.875.00 6chevaux à $125\u2014 8750, 6harpais à $25\u20148150.\u2026.\u2026.| 000.00 Pour voitures, charrettes, brouettes, sleighs, etc.500,00 Instruments aratoires.1.500.00 Litteries.\u2026.\u2026.\u2026.8000.00 PO8le8.coe rosssscesiveciacnnes 800.00 Vaisselles ot Oontelleries.© 650.00 Iraprévu.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1,000.00 Frot.eeeoceosesssssascsssassee 1,800.00 $23,505.00 Provisions pour ler annde.6,000.00 $23,535.00 peut retirer des défrichements faits à temps, une récolte suffisante de légumes pour les besoins de l'institution, Le terrain étant presque tout du brulé, dès la Ze année ou pourrait ensemencer de deux À trois cents Âcres, sans laiuser une seule souche.Les revenus de ce défrichewment ensemencé, la reproduction des animaux avec une allocation de 85,000 sufliraient a la subsistance de tout le personnel, Les revenus de la 8e année seruient plus que suffisant, pour couvrir les dépenses et le gouvernement ierait une subvention annuelle à l\u2019institution de 825 par élève et par année et une égale somnme serait mise de côté ur payer à chaque élève sortant de école et s'établissant dans la colonie, une somme de cent plastres, plus un lot de cent acres, De son c6té, l'école serait tenue dès au début de son éta- blizsement, de lui faire un défrichewnent de 50 ûcres dans le brûlé ou 90 Acres dans le bois vert.Avec cet aide, le jeune colon commencerait son établissement avec toutes les chances de succès en aa faveur.En supposant 300 élèves à lu trolsième aunée, le gouvernement n'aura ayer en tout que $7.600 A l'institution e£ autant à mettre au compte des élèves qui se feraient colons plus tard, soit en tout $15,000, réalisant ainsi une économie de 810,0C0 psr année sur le coût actuel de chaque école, Maintenant si l'on comparaîft au int de vue des intérêts du pays et e notre race, la valeur du produit du travail de cent de ces jeunes culons avec celui de cent ouvriers de métiers sortis de l'école, dites-inoi de bonne foi, de quel côté serait le gain.il va sans dire que pour atteindre le but recherché : la réforme d'élèves à nature ou caractère revêche et l'économie pour atteindre ce but, il faut des religieux dévoués à une œuvre de cette importance et des religieux laboureurs pour de bon, et de plus, couper les ailes toute idée de spéculation, le tout sous la direction rigide de l'Etat, qui tiendrait à ce que le but fut atteint.Quand l'expérience aura prouvé un succès, alors la transformation des autres écoles de réforme pourrait se faire et augmenter par là le nombre de nos a joueur 1 rath os amis les anglais, plus pratiq que nous.colonisent leur territoire e plus, nous font participer aux dé- nees d'aller leur cherchér lears côs ons en Europe.et ce qui est ile nous en sont très i à bas la langue française.Merci pour l'insertion dans vos Êdlonnes de L », NOTE DE LA REDACTION-
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