L'Étendard, 10 décembre 1892, samedi 10 décembre 1892
[" œ a IMPRESSIONS DE FOUTES SORTER, BROCHAGES, RÉGLAGES RRL Jiiblio.Pariement à AIRES L\u2019ET Ly ET HEIN DARD DITRIME BT PUBLIE PAR CARON & CIE, EDITEURS-PROPRIRTAIRES Administration ct Rédaction Exécutés once oc BG @B Bro dc dés rata Sous la direction d'un Comité > .Henri Trudel Rédacteur 10ème Année _ MONTREAL, SAMEDI 10 DECEMBRE 1892 No 26 \u2014_ MONTREAL qu'elles atteignent les subissent | l'Islet, Vandreuil, Soulanges, Has- cutable, puisqu'il lui avait ouvert | c\u2019est d'exempter de taxes nos ins- |en matière d'agriculture.D'\u2019ail- SAMEDI.10 Decembre fBV2- h Is droits dn \u201cfait divers\u201d Le désappointement de ceux qui assignaient les plus hautes destinées à cette merveilleuse découverte, La presse, s'est depuis longtemps affirmé.De plus en plus on assure qu\u2019elle s\u2019en va manquant son but, perdant de vue son rôle d\u2019origine, sans souci de see beaux titres passés à la reconnaissance du genrehumain.Instruire, moraliser les 3masses ; lutter, combattre, souffrir pour la cause de l'émancipation et du progrès ; défendre les grands principes, les vérités éternelles; rapprocher les peuples ; permettre de songer à cette pardonnable utopie de la fraternité universelle : tels furent ses débuts.Les pages, maintenant jaunies et dormant, poudreuses, au fond des vieux greniers, où les ancêtres consignaient leurs pensées, leurs aspirations, témoigneraient de l'importance par eux attachée à leurs publications périodiques.Leton de ces anciens n'a pas tardé à passer pour trop sentencieux, trop grave, et le goût de l'umusant, du divertissant, du frivole s'est alors emparé du public.Do digestion trop facile, ce nouvel apprét a été à son tour rejeté, et l'on en est venu à exiger l'émouvant, l'effrayant, l\u2019horrible.Les scènes de meurtre, les séances des cours d'assises, les drames où lo sang coule à flots, ont fait les délices des foules, se repaissant avidement des infamies révélées par les retentissants procès criminels, semblables à celui où pesait naguère, sur la tête d\u2019une femme de vingt ans, la quadruple accusation d'adultère, d'inceste, d'assas- siuat et d'incendie.Si elle était possible, la statistique des lecteurs courant, chaque soir, au journal, uniquement pour y rencontrer l'étalage de ces tristesses, contiendrait de curieuses révélations.Fema $y Elle montrerait partoutles pen édiflantes feuilles à la porte des salons dorés comwe À la fenêtre des humbles demeures et s'offrant aux regarde innocents des jeunes filles, des enfants, aussi bien qu'aux mains impures des libertins et des dépravés.Oettelittérature,souvent étrange, du reportage provoque la plus malsaine des curiosités, et les ravages qui en résultent, pour dissimulés qu'ils soient, n\u2019en demeurent pas moins incalculables.Jusqu'à ce jour cependant, la chronique n'a-enregistré que des faits recueillis au grand jour des rues ou avérés par des décisions de justice.La publicité des débats dout retentissent les sal'es d'audience servait d'excuse aux trompottes des gazettiers et les malheureux que la loi flétrissait, que la société repoussait, ne pou- vaiout que courber la tête devant cetto aggravation de leur peine.Ces procédés sont, à cette heure, dépourvus d'intérét.Le champ d'investigations où chacun peut glaner à son aise est déserté.Les recherches se portent dans les recoins les plus cachés ; il u'y a plus d'abri, plus de retraite ; l'asile inviolable de la famille est lui même franchi; le mur de la vie privée ost renversé, et, sans hésitation, sans pudeur, on dévoile des secvets, des mystères destinés rester pour toujours dans l'ombre.Qu'il se présente un de ces accidents de la vie conjugale, auxquels personne ne peut se flatter d'échapper, on entreprendra aussitôt de décrire, en tous ses détails, l'existence entière des intéressés.On remontera à la naissance ; on dira les noms, prénoms, professions, âge, demeure des pa- lents; on rappellera l'enfance de l'an et de l\u2019autre, la première rencontre, l'heure bénie des aveux, es cérémonies du mariage, les douceurs de la lune de miel, les charmes de l'intimité, l'augmentation do la famille.Puis appa- raitront les causes de dissenti- nent; la jalousie du mari ou l'inconduite de la femme ; les dé- Prnses exagérées de celle-ci, les folles toilettes Une perfide com- Plaisance planera sur le rapport très circonstancié de toutes ces Inisères sans tenir compte du tort Nmense, des profonds chagrins fui en résulteront pour les innocents, pour tous ceux que les liens du sang rattachent au coupable.Autres fois, on accusera un Père de refuser le nécessaire à ses enfants ou leur mère de manquer de sollicitude à leur égard.L'hon- Hêteté de l'un sera miso en doute, 0 courage de l\u2019autre pris en défaut.Et neuf fois sur dix la plus pa des calomnies présidera seule 8 ces récits dressés à la hâte aur extrémité d'une table de bar entre deux verres de whiskey.Ces déplorables habitudes sont évenues si générales que ceux sans plainte, sans protestation.Est-ce ignorance?Est-ce indifférence?Cette dernière explication serait pas trop accablante.Ne plus se soucier de sa réputation,de l'honneur des siens, no plus protéger son foyer serait un signe d\u2019abaissement dont la population de ces contrées est incapable, portant trop haut le sentiment de sa dignité, le culte de lu famille Le défaut de connaissances en ce qui touche aux droits de chacun à ce sujet peut seul donner la clef de l'énigme.Les privilèges de cer- taino presse sembleut sans limite pour un grand nombre, et beaucoup ne se doutent pas de la protection qu'ils trouveraient dans les lois contre ses empiétements, sesabus.Il lui est loisible de chercher à intéresser sa clientèle par tous les fhoyens possibles,mais jamais aux dépons d'autrui.J.GERMANO.BULLETIN France Le comité d'enquête dans l'affaire de Panama a interrogé hier le député Viau, directeur de la compagnie de dynamite.It dit qu\u2019après la mort de M.Barbe qui était accusé d'avoir accepté des pots de vin, le baron Reinach intenta un procès à ses héritiers pour le recouvrement de 320,000 francs qu'il prétendait lui être dus par M.Barbe.M.Viau ajoute néanmoins Qu'il ne croit pas qu'il s'agit, en ce cas, des affaires du canal de Panama.Le Dr Brouardel et les représentants médicaux de la police, accompagnés du Dr Bertillion sont allés à Beauvais pour y procéder A l'autopsie sur le corps du baron Reinach.M.de Beaurepaire, procureur-géné- ral qui a blAmé la conduite du gouvernement dans l'affaire de Panama, a donné sa démission.Son successeur sera nommé par le président de la cour de Cassation.Les trois membres du comité de la Chambre qui ont été chargés d\u2019exami- nerles livres de la maison Kohn et Reinach ont rapporté hier qu\u2019ils avaient découvert.que durant les six tler incriminé, a tire, & plusieurs reprises sur le compte du baron de Reinach, pour un million de francs.M.Ribot, le premier ministre était présent lier à la séance du comité, Ha promis d'agir de concert avec lui et de l'aider à faire la lumière complète sur toute l'affaire de Panama.M.Bourgcois, le ministre de la justice, était égalemient présent.L'anarchiste François L'anarchiste François, dont l\u2019extradition n été récemment accordée à ln Frauce par la justice anglaise, est parti sous bonne escorte, pour Paris.Le départ s\u2019est effectué dans le plus grand secret.A son arrivéed Paris.il a été imimé- diatement conduit devant un juge d'instruction.Il nie toute participation à l'affaire de l'explosion du café Véry.L'armée autrichienne Le correspondant du Neics, & Vienne, annonce que, d\u2019après une note publiée dans la Gazette de l'Armée, l'armée autrichienne sera augmentée de 38,000 homines, sur le pied de paix.Cette mesure est vivement commen- tde dnns les cercles niilitaires.On s'accorde à dire que c\u2019est une preuve manifeste que l'empereur d\u2019'Autriche- Hongrie est disposé à suivre la même politique militaire que l'empereur d'Allemagne.ECHOS Toronto.9 \u201411 p.m.La pression est maintenant à peu normale sur les lacs et dans les provinces de l'Est.La température est près du point de congélation dans Ontario et Québec et à près de 40 dans les provinces maritimes.,V 11 fait froid dans le Manitoba et l'Assiniboine et plus modérée dans l\u2019Alberta.Sur la côte du Pacifique il fait doux et il pleut.Minimum et maximum de la température \u2014 Calgary, 2-30 ; Edmonton, 832; Qu\u2019Appelle, 12 au-dessous de zéro 4; Prince Fivert 8 au-dessous de zéro.10: Port Arthur, 6-18; 82.34; Kingston, 84-38; Montréal, 84-36 ; Québec, 28-31 ; Halifax, 40-52 Probabilités pour les prochaines vingt- quatre heures Vents de l'ouest ; beau temps ; température un peu plus basse ; chute de neige locale.: A MONTREAL L'Opinion Publique sera mise en vente aujourd'hui.Toronto, On dit que les libéraux ne feront pas d'opposition à M.Ives, à Sherbrooke.D'excellentes nouvelles nous arrivent du comté de Soulanges.M.Bain compte être élu avec une majorité plus considérable que la dornière fois.n a actuellement neuf circonscriptions fédérales sans dépn- tés: Sherbrooke, Montréal-Centre, premiers mois de- 1888, Arton.le cour- | tinge-Nord, Brockville et York- Ouest.L'esprit d'autrefois Un jeune poète se présente à Piron, pour savoir de lui [auquel des deux sonnets qu\u2019il venait de faire, il donnait la préférence.11 lit le premier: \u2014J'aime mieux l'autre, dit Piron, sans vouloir en entendre davantage, L'abbé Maury tâchait de faire conter à l'abbé de Beaumont, vieux et paralytique, les détails de so Jeunesse et de sa vie: \u2014L'abbé, lui dit celui-ci vous me prenez mesure! indiquant qu\u2019 cherchait des matériaux pour son éloge à l'Académie.A QUEBEC On parle de M.Chapais comme ministre sans portefeuille et \u201cleader\u201d du Conseil Législatif.Le capt.Henri Roy, de Québec, sera probablement I'aide-de-camp de M.Chapleau, Il y a de nombreux cas de diph- thérie et de scarlutine ici, mais les autorités sanitaires n'en ont cure, faute de ressources.La police sanitaire a été renvoyée, la ville n'ayant pas de quoi la payer.Une dépêche reçue de Sheldrake, environ 300 milles en Las de Québec, et au nord du fleuve St Laurent, dit qu'il y a une grande quantité de caplines dans ces parages, et que le peuple en fait d'énormes provisions pour l\u2019engrais de leur terre.On ne se rappelle pas avoir vu semblable immigration à une saison aussi avancée.T1 à été décidé que l'été prochain tous les immigrauts débarqueront à Québec, au lieu de se rendre en steamer jusqu\u2019à Montréal, comme il a été fait jusqu'à présent.Québec offre en outre plus d'avantages aux immigrants qui se voient forcés de retarder leur voyage, vu qu\u2019il se trouve un vaste botimient construit expressément pour cela Feuillets détachés d'album : Quand l'oreille et le cœur sont justes, une fausse nate blesse l'oreille et la maiveillauce blesse le cœur E.DESCHANEL T1 faut, en ce monde, être enclume ou marteau, Il faut que le cœur s6 brise ou se bronze.CHAMFORT.-A OTTAWA Sir John Thompson a accepté l'invitation d'assister a un banquet que lui donnera sous peu le Club Conservateur d'Ottawa.Treize employés extra des chemins de fer et canaux vont ôtre reuvoyés aujourd'hui.On a reçu au département d'Etat le rapport de la commission Caron.Les juges ne font aucune recommandation.Le parlement, à sa prochaine scssion, sera saisi de l'affaire.D'après le discours du trône lu à l\u2019ouverture de la législature du Nord-Ouest, la plupart des pouvoirs de celle-ci sont retirés pour être à l'avenir exercés par le gouvernement d'Ottawa.Le Vatican et la France Nous empruntons à un journal de Paris les renseignements suivants sur les rapports entre le Vatican et lo gouvernement francais On sait les difficultés causées par le choix des cardinaux qui doivent être prochainement nommés dans l\u2019Episcopat français.Deux désignations paraissent certaînes, celle de Mgr Meiguan, archevêque de Tours, qui jouit de tous les avantages accordés à ce qu'on est convenu d'appeler la personna grata, et celle de Mgr Thomas archevêque de Rouen.Ce dernier prélat n'avait pag l'heur de plaire au personnage chargé du ministère des cultes, le peu sympathique M.Ricard.\u2018Colui-ci imagina d\u2019y substituer le nom de Mgr Lecot, archevêque de Bordeaux.À cotte proposition, le Souverain Pontife se contenta de répondre qu'il =: pouvait augmenter le nombre des cardinaux affectés à la France, qu'il maintiendrait ses doux premiers choix, y adjoindrait même Mgr Locot proposé par le ministre, mais en méme temps se réservait une autre nomination qui ne fut pas sans jeter dans une grande perplexité M.Ricard.Léon XIII proposa alors de donner le chapeau à Mgr Perraud évêque d' Autun, une illustration de l'épiscopat français mais en même temps, un indépendant politique avéré, d'un talent oratolre indis- les portes de l'académie.La parade était habile et les in- tentionsduSatatPtrebienarrêtées: ou n'appeler que Mgr Meignan et Mgr Thomas À ! honneur du cardinalat, ou n\u2019accepter Mgr Lecot qu'à la conditios d'y adjoindre Mgr Perraud.La mort du cardinal Lavigerie et le retrait de M.Ricard faciliteront peut-être la solution de la difficulté.Mais il ne ressort pas moins des renseignements analysés;le fait que de nos jours, la nomination si simple en elle-même d\u2019un cardinal exige des négociations Inborieuses, où il faut faire appel à toutes les ressources de ln diplomatic la plus déliée.: On ne saurait vraiment trop admirer le zèle religieux du Souverain} Pontife et la persévérance qu'il apporte à faire prévaloir l'es- pritd'apaisement,en facedessectai- res qui gouvernent la France.Léon XIII n\u2019a qu\u2019un but comme il le dit lui-méme- * prévenir les deux malheurs effroyahles qui menacent ce pays autrefois appelé la fille aînée de l'Eglise: la perte de la foi, et la décadence des mœurs.\u201d Puisse le ciel en présence de tant d'efforts pieux, et du courage déployé par les catholiques français, détourner ces deux fléaux de notre mère-patrie.Nos Institutions de Charité (La Semaine Religieuse).Nos réflexions snr les institutions de charité de Montréal ont été de In part de la presse l'objet d'un accueil sympathique qui nous a réjoui.Plusieurs journaux les ont reproduites, et la Putrie, en partieu- lier, leur à consacré une étude où, sans admettre toutes nos conclusions elle s'accorde cependant avec nous sur les questions de principe.Nous voulons fermer aujourd'hui les yeux sur certaines exagé:a- tions et certains avancés iuexacts de\u2019 l'article que nous signalons, pour reconnaître In loyauté et l'esprit de justice dont l'auteur nous paraît animé.«rend au dévouement.de nos religieuses un éluquent hommage, et n\u2019a plus qu'à écouter la voix de la logique jusqu'au bout, il nous semble, pour adopter nos conclusions.Or, ce que dit la logique, le voici : Il faut À notre ville des maisons de bienfnisance ; il nous faut des hôpitaux pour les malades, des hospices pour les vieillards, les orphelins et les infirmes ; des asiles pour recueillir et soulager les imi- sères physiques ot les miséres morales, Que serait une société privée de ces demeures hospitalières ct charitables ?Serait-ce une société chrétienno?Serait-ce méme une société civilisée ?Or, hôpitaux, asiles, orphelinats, maisons de refuge et de repentir, instituts pour les.sourds-muets et les aveugles, crèches pour les enfants, nous avons tout cola, Pour nous, c\u2019est un sujet d'orgueil ; c'est un sujet d\u2019admiration pour l\u2019étranger qui nous visite.Nous sommes fils do France et nous avons suivi les nobles traditions de nos pères.N'est-ce pas ln Franco qui, voulant baptiser un établissement vraiment voyal, construit à Paris pour los pauvres et les malades, trouva ce mot sublime: un Hôtel Dieu ?Mais ces belles institutions de charité que nous possédons, est-ce l'Etat qui les a bÂtis comme ila bâti ses bureaux de poste,le palnis de ses assemblées, ses hôtels do ville et ses palais de justice?Nullement.Est-ce lui qui les entretient, qui les agcandit, quand l'agrandissement est devenu nécessaire, qui récompense, nourrit et habille les femmes vouées à la pauvreté qui y accomplissent des prodiges de désintéressement et de bonté?Non plus.L'Etat accorde bien quelques subsides, mais il est le premier à en reconnaître l'insuffisance.La municipalité a-t-elle fait ot fait-elle quelque chose pour ses pauvres et secs malades, pour les petits enfants qu'une cruauté sans nom expose parfois dans des en- \u201cdroits déserts, ou aux portes des couvents?Non, elle s'est reposde avec conflance sur la générosité des religieuses et sur la charité individuelle, et elle s\u2019y repose encore; ot ces deux puissants facteurs ont accompli dans le passé et accomplissent chaque jour des mervoilles.Très bien, mais est-il vrai que, en présence de ces merveilles, la ville n'aura pas de devoirs à remplir?Puisqu\u2019elle ne, donne pas de secours efficaces, lui suffira-t-il de reconnaître par tine admiration platonique les bienfaits déversés sur elle par la charité ?Qui voudra le préteudroe?\u2019 Ete a un moyen de pronver un pou sa gratitude et de prendre une part\u2014une faible part\u2014aux œu- vres accomplios dans I'intérét des malheureux enVers qui elle n\u2019est passansresvousabilité.Ce moven titutions de bienfaisance; nous demandons qu'elle I'emploie, que per- soune ne trouve A y redire; est-ce trop demander ?L'hôtel de ville est-il taxé?le palais de justice est-il taxé ?les édifices de la douane sont-ils taxés ?Non, et pourquoi ?parce cue ce sont dce édifices publics, où l'on traite les affaires, où l'on exécute les travaux dans l'intérêt du peuple, Mais nos hôpitaux, nos asiles pour les indigents et les infirmes ne sont-ils pas, en quelque sorte, la propriété du peuple?N'est-ce pas pour le peuple qu'ils ont été construits ?n'est-ce pas le peuple, à l'heure de ses disgrâces, de ses malheurs, de sos souffrances, qui y est reçu, soigné, fortifié, consolé ?Si ces maisons appartenaient à la ville, vous ne leur imposeriez aucune taxe, ct vous ne vous plaindriez pas de la perte de revenus que ce privilège causerait au trésor public.Et vous voudriez les taxer parce que ce sont des religieuses qui les possèdent et les administrent?Non, non, nous comptons davantage sur la justice et la reconnaissance de nos concitoyens.Mais, répondra-t-on, ces communautés sont si nombreuses aujour- d\u2019hui! Eh bien, qu\u2019on nous dise dunc lequel de nos asiles de charité on voudrait voir disparaître sous prétexte d\u2019'inutilité: l\u2019Hôtel- Dieu?l'hôpital des Sœurs Grises ?l'asile de la Providence?l\u2019Institut des Aveugles ou des Sourdes Muettes?le couvent du Bon Pasteur ou de la Miséricorde ?l'hospice des Petites Sœurs des Pauvres ?Il ost si peu vrai que cesétablissements soient trop nombreux, que dernièrement en représentait la nécessité d'en créer de nouveaux.Du reste, on serait dans une grande erreur si l'on s'imaginait que, actuellement, nos communautés ne paient à la ville aucun impôt.Elles paient comme tous les autres propriétaires pour les propriétés qu'ellesn'habitent point et dont les revenus n\u2019ont d'autre but, on le sait, que de subvenir à leurs œuvres et de les faire prospérer.- au Elles paient comme tout le monde Ia taxe de l'eau, les taxes spéciales résultant dos expropriations ou des améliorations faites aux chemins do leurs quartiers.Elles ne sont oxemptes que de In taxe de la propriété foncière qu'elles occupent et où s\u2019exercent leur désintéressement et leur zèle.Est-ce cette taxe là qu\u2019on voudrait aussi leur imposer?Encore une fois, nous nous adressons aux sentiments d'équité et de loynuté de toute notre population.Ce que nous venons de dire surprendra peut-être plus d'un lecteur.Les chiffres que nous donnerons dans un prochain article le surprendront encore davantage.CORRESPONDANCE 5 Décembre 1892 M.le Directeur, Permettez-moi un dernier mot au de uses écrits sur les écoles de réforme.Dans votre numéro du 21 novembre, vous avez bien voulu publier un article de mol sur ce sujet.Dans ce travail, il n'y avait rien de blessant pour les personnes.Le 23, votre rédacteur, me prenant à partie, en essayant de réfuter mon travail, me décoche les aménités suivantes : absurde, ridicule, idées qui font hausser les épaules ct rire mes lecteurs.À cela j'ai réplique, A mon critique que la forme de son travail laissait à désirer et que la réforme lui serait avantageuse.J'étais, je crois, bien justifiable de lui faire une réponse plus verte que celle que je lui ai faite.Dans sA réplique du 2 courant, il ajoute que je suis nou seulement absurde mais que je suis insensé dana mes idées, c'est un progrès.\u2018étude de cette importante question lale, faite dans de telles conditions, justifie amplement le ton un peu vif que j'ai employé dans ma réponse mon critique, publiés le ler du cou- raut.Je laisso au publie à juger et de la forme et du fond de ce qui a été dit de part et d'autres, Je dois cependant ajouter encore un wot, au sujet de la lettre du Rdvd, Frère directeur de l'école de réforme, Avec tout le respect que je lui dois, je ne puis lui accorder foufe l'autorité et l'impartialité, en matière agricole que vous lui donnez pour les deux raisons suivantes: Il ne fait pas d'agrieul- ture, sauf du jardinage, mais il ensei- e des métiers à ses élèves.Sous ce dernier rapport il à compétence pour pronoucer un jugement final.Mais quant À l'agriculture rien ne prouve jusqu'ici sa compétence.La seconde raison, c'est qu'il possède un vaste établissement avec de forts capitaux engagés dans cette œuvre, par conséquent il est pécuniairement tnléressé à combattre tout changement qui pourrait nuire À scs intérêts et à maintenir le state quo, d'autant plus que le cou- trat qu'il vient de passer avec le gouvernement lui donne un avenir stable pour dix ans.Cette situation d'inté ressé pécuniaire diminue considérable- nient à mes yeux la porfée Impartiale de son témoignage, au point de vue de l\u2019opportunité du changement suggéré.Que remerciant pour notre hospitalité jusqu'à ce jour, je me souscris, Votre Obéis, Serv.NOTR DE LA RÉDACTION.\u2014Le directeur de notre école de réforme & dirigé pendant de longues années des établissemonts agricoles et il est parfaitement compétent leurs la science agricole n'a ou jusqu'ici rien à faire dans le débat.Nous plaignons notre correspondants'il ne comprend pas ce qu\u2019il y a de bleseant pour uu religieux dévoué à voir attribuer son attitude à ses intérêts pécuniaires.L'excuse de M.A.L., s'il en a une, est qu'il ne connaît pas celui qu\u2019il attaque uinsi.Si nous voulions le suivre sur ce terrain, nous pour- rious parler de ceux qui ont des terres au Temiskaming et qui sont pécuniairement intéressés au pro- Jet en question.Nous préférons croire que tout le monde est de bonne foi.Gnérison d'une Bronchile grave.\u2014 Souffrant depuis longtemps d'une toux opiniâtre qui ne laissait peu de repos, on me consellla d'essayer le Sirop \u20ac de | Térébenthive du Dr Laviolette, À p:ès l'usage de quelques bouteilles la toux a complètement disparu.\u2014 PHiLO- MENE RoGeRr, Tertiaire, Asile de la Providence, coin des rues St-Hubert et St-eCatherine, \u2014150 sots de salon a vendre dans tous les prix et de toutes les couleurs chez F.Lapointe, 1351 rue Ste Catherine.\u2014 Manteaux et Gilets en Senlotte, aiusl que toutes sortes de vêtements d'hiver, en vente chez S, Carsley.\u2014M.Henry Graham, de Wingham, écrit: Au mois de mai dernier j'étais dans le Dakota Nord, où je:portai avec moi ane bouteille du \u2018 Vegetable Discovery de Northrop et Lyman.\u201d vû Que je ne me sentais pas sûr sans ce remède, Pendant mon séjour une dame amie souffrait d'indigestion, de bile et de mal de tête, Je lui recommandai le ** Vegetable Discovery,\u201d et le résultat a été tel que j'ai du lui laisser la ba- ance du remède.\u2014Pour les cors, les verrues, les oignons employez le Wight's Corn & Wart Cure.En vente chez les pharmaciens 25c la bouteille ou chez J.H, Nault, Prop., 2449 rue Notre-Dame, LA NOUVELLE GRANDE 5 St dans la nuit profonde Survient un mai subit Sans troubler votre monde * Pala Killer ** vous guerit.Presque toutes les Vizittes Guxs sont les amis du Perry Davis! 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