L'Étendard, 13 mars 1893, lundi 13 mars 1893
[" Sra wm \u2014 eb IMPRESSIONS BROCHAGES, if 3 4 4 \\ Hh Jy \\ eme 9 .Exécutés à L'ETENDARD, avec goût ot romptitude, à des prix défiant P Foute compétition \" * LIVRES 4 L'ETENDARD IMPRISIÉ ET PUDLIÉ PAR CARON & CIE, UDITEURS-PROPRIÉTAIRES dministration et Rédaction 85 RUE ST-JACQUES MONTREAL.Co Sous la direction d'un Comité - ._ = Henri Trudel, Rédacteur._ 118îne Année \u2018MONTREAL, LUNDI 18 MARS 1893 No 59 MONTREAL O'est pour l\u2019'humble charpentier renvoie un enfant ; il n'en est que cela, | espoir pour l'avenir, Après les deux | plus de jardinets.Pendant qu'il est LUNDI 13 MARS 1893.LA GLOIRE Résumant en quelques mots les grands enveignemeuts donnés daus les conférences précédentes, le Rév.P.Plessis a démontré quo le Lut constant de l'effort de tous les bomumes, quelle que soit leur condition sociale, est la gloire.l\u2019araître, être remarqué, s\u2019élever au-dessus de ses semblables, telle est l'ambition secrète on avouée de chacun.L'éminent prédicateur part de 14, pour tracer un frappant parallèle entro In gloire qu'offre le mon- do et celle que donne la religion.La gloire profane a eu diffé- vends objectifs, suivant les pays et log époques.En Grèce, on recherchait la gloire dans les beaux arts et dans les lettres.Lo ciseau du sculpteur fouiliant le marbre ou le bronze servait à élever à la renommée aussi bien que l'art do la parole.A Rome aussi, l'orgueil humain cherche l'immortalité dans les beaux arts: la peinture, la seulp- ture, l'architecture ont leursgrands hommes ; mais la gloire suprôme est celle du conquérant.Elle 8°6- tale sur cet immense escalier du Capitole qui semble partir du sein dos nations vaincues et conquises, pour se terminer au faîte du mont Capitolin, Chuque marche en est tachée de sang et semée de cadavres.Tout un peuple en liesse s'y précipite pour y conduire on trioni- phe le sauveur de la patrie et en redescend pour le reconduire à ça charrue.Au moyen (ge, les croisaces montrent que le christianisme a élové les eeprits et c'est dans de périlleuses expéditions contre l\u2019Islamisme maître des lieux saints, que les chevaliers chrétiens cherchent la gloire.Mais aujourd'hui, quelle est la gloire ln plus communément recherchée, celle sans laquelle toutes los autres sont ou inéconuues ou méprisées ?C'est la richesso, c'est Yargent.L'argent est devenu le grand \u201clevier du monde, daus ce siècle qui se targue de civilisation.Avec lui, ont est tout ; sans lui, rien.Tous les efforts tendent donc à s'élevor au moyen de l'argent, sans pitié pour\u2019les concurrents, sans respect pour les scrupules de la conscience.Il faut s'élever, s\u2019élever toujours dans l'échelle sociale, au moyen de l'argent, jusqu\u2019à ce que l\u2019on nait atteint le soramet du mat de fortune.Mais malheur à qui parviont À atteindro co sommet, car il sera dès lors en butte à toutes les jalousies, à toutes les envies, à toutes les haines.Oui, être hat de tous, voilà le sort du malheureux qui voit s\u2019accomplir ses désirs de lucre ot B'élève au-dessus de ses semblables.sur les degrés du temple do Plutus.Le Rvd Père le prouve.par ln lecture des paroles prononcées peu de tornps avant sa mort par l'archi- millionnaire mort récemment aux Etats-Unis, Daus ces paroles décevantes, ce toi de In financo se montre ouver- sement haineux et haï.Il le sait ; il le sent ; ille trouve naturel et inévitable : il s\u2019y résigne.Voilà la gloire du monde moderne.l\u2019assant cnsuite à celle que donue 1 amour de Dieu, l'éloquent Dominicnin fait voir que la gloire la plus pure, la plus grande, la setle vraie, la seule durable ost celle quo donne l'humilité.L'htuuble vierge de Nazareth proclame dans son cantique d\u2019action de grâces, que toutes les géné- tations ladéclareront bienheurense, parce que Dieu a regardé la bas- iesse de sa servante.Son Divin Fils n déclaré que lo plus graud parmi ses apôtres icrait le serviteur de tous.Son Eglise, animée du même Esprit, appelle les potits at les muubles pour les placer sur ses autols, au milien des rayoune- ments de In plus haute et de In plus impérissable gloire.Dans un magnifique mouvement oratoire, le P.Plessis fait défiler sous les youx de ses auditeurs, une tombreuse et admirable procession des pauvrns ouvriers, des petits selon le mondo, des mendiants, comme Benoit Labre, que l'Eglise vient prendre sur le grabat parfois sordide où ils ont ex- alé leur dernier soupir pour les Pplncer sur sos autels et transmettre à jamais la mémoire de lours vertus aux générations des fldèles dans l'univers entier et jusqu'à la fin des temps., \u201cNous sommes on carême, dit l'éminent prédicateur, et pourtant Aujourd'hui les autels ont repris leur parure de fête, les orgues et es chœurs ont retrouvé lours harmonies ot leurs chants de triomphe.Ur qui dune Ces -pouipes Wwugistrouses ?pompes de Nazareth que le Pape a proclamé lo premier patron de l'Eglise universelle.\u201d C\u2019est ainsi que la fête de St Josepl a fourni au Rév.P.la matière d\u2019une magnifique péroralson.La grande parole tombée hier du haut de la chaire de Notre- Danie a été, comme toujours, une parole de consolation, de paix, de charité et d'espérance pour les pauvres, pour les humbles, pour les déshérités de la fortune, C'est en élevant leurs cœurs au- dessus des misères et des injustices de cette vie, c'est en leur montrant la récompeuse qui les attend dans un monde meilleur, que l'Eglise rétablit l'équilibre détruit d'un côté par l'insolence impie et de l'autre par l'envie, les colères, les baines de la misère sans Dieu.C'est ainsi qu'elle évite ou du moins retarde sutant qu'elle le peut lo terrible conflit qui menace de plus en plus d\u2019éclater terrible et désastreux entre lo riche et le pauvre.Elle seule a la solution de l\u2019effrayant problème ; car elle seule a le dépôt de la vérité et de la justice.BULLETIN Le Panama devant la cour d'assisos Le procès qui s'instrui® actuellement devant la cour d'assises de Paris, produit un émoi considérable en France et n'a pas moins de retentissement à l\u2019étranger, Il s'agit d\u2019une dizaine de députds, eé- nateurs ou hommes publics qui sont accusés d'avoir accepté ou donné de l\u2019argent des actionnaires du Panama dans un but de curruption.Parmi les révélations les plus importantes qui ont été faites, notons les suivantes : Churles de Lesseps déclare qu'il a donné 800,000 francs à M.Floguet et 375,000 francs à M.Baïhaut, ancien ministre des Travaux Publics.M, Runie a dit que le gouvernement n'a ras en 1858 intenté de poursuites aux actionnairesdu Panama, purc equ\u2019 alors, Il était à lutter contre le boulan- glume et que des pourstites intentées à cette époque d'agitation auraient en- trainé la chute de là république.Léon Borie, un député bouvlaggiste, a produit une sensation F5\u201d déclarant qu\u2019un individu du nom de Blanchet lui avait offert 25.000 francs pour son vote et lui avait déclaré qu\u2019il était prêt à payer le même montant À tous les députés qui consentiraient à voter pour le bill de la compagnie du Panama.Mals Charles de Lesseps a affinué qu'il n\u2019a jamais connu d'homtue du non de Blanchet, M.Andrieux qui a fait les premières révélations sur cette affaire du Panawa, dit que la liste des chèques du baron Reinach lui a éte donnée par Cornélius Herz.Thiélaud a toujours considéré le fameux Arton comme un secret agent du gouvernement, L'enquêle marche de seusation en sensation, An moins vingt-cinq à trente des hommes politiques los plus en renom de lu Frauce vont voir leur carrière brusquement interrompue et leur réputation à jamais souillée par suite des révélations foudroyantes qui sont faites.M.Bourgeois, le ministre de la justice a donid ou démission samedi et uve crise ministérielle est itnminente à brève échéance.L'audience de samedi a été très importante.Le rôle politique de M, Floq'iet peut être considéré comme fini désormais.Sa déposition l'a considérablement diminué dans l\u2019esprit de tout le monde.Les explications de M.Fraycinet montrant qu\u2019il n\u2019a jamuisagi dans un intérêt personnel produisent uno bonne impression, Mais Clémenceau s'en tire avec encore plus d'avantage.L'impression a été bonne même sur ses adversaire les plus acharnés.Il a fait une déclaration très Importauto en annonçant qu\u2019il a été mis en rapport avec M.de Lesseps par M, Carnot.alors ministre des finances.Cette déclaration qui a produit une profonde impression est capable d'amener des complications intérieures.Démission de l'empereur d'Autriche Le Figaro annonce que l'empereur François-Joseph d'Autriche est sur le point d'abdiquer en fureur de son frère l\u2019archiduc Charles-Louis.Si cette nouvelle venait à se confirmer, il y aurait une nouvelle orientation dana la politique internationale de l'Europe, car le nouvel empereur d\u2019Autriche serait, dit-on, grand partisan d\u2019une alliance avec la Russie.Bismarck malade L'état de santé de l'ex-chancelier Bismarck inspire des inquiétudes sérieuses à ses amis, \u2014L.Blanchet, Marchand Tailleur, 19 rue St Laurent, a le plaisir d\u2019aunoncer à scs pratiques et au public qu\u2019il a acquis à son établisse- m°ns les services de M.Louis Bisson, célèbre Taillour, 58-2 ECHOS LA T FMPERATURE Toronto, 13 \u201411 p.m.La haute pression couvre le Nord- Ouest et le Nord-Est de l'Ontario et la basse pression ee fait sentir dans l'Est u Oaouda, Une dépression assez itm- portante se manifeste sur le Nobraaka et s'étend à l'Est, Il fait froid dans le Nord-Ouest, Probabilités pour les prochaines vingt- quatre heures.Sur les lacs\u2014Vents d'Est, couvert suivi d'un peu de pluie Sur le St Laurent\u2014Beau temps ; un peu plus froid.De la neige en certains endroits ce soir ou demain.A MONTREAL M.Moïse Branchaud, OC.R., doyen du barreau de Beaubarnois, 8 Hog nomuné protonaire de ce disc temps M.Louis Blanchard, de Saint- Hyacinthe le Confesseur, a fait ces jours derniers du sucre d'érable.ws - .?M.A.Donaldson, de la Pointe St Charles, à reçu une lettre du maire l'invitant À se présenter à 3 heures cet aprés-midi, pour recevoir une médaille comme récompense de sa bravoure lors du naufrage du Minnie-wa-wa, l'été dernier.On se plaint de l\u2019état sanitaire de la petite ville de Joliette.On dit que c'est l\u2019eau fournie par Paqueduc qui est Ia cause de la muladio qui sévit parmi les citoyens de l'endroit.L'honorable M.Taillon est en ville.Plusieurs sénateurs et députés sout venus passer le dimanche à Montréal et sont retournés à Ottawa ce matin.: M.N.K.Connolly, président de la compagnie du Richelieu, est arrivé de New-York hier matin et est reparti de suite hier soir pour Boston.Le Clnb Conservafour se réuni ce soir dans ses salles, 7la, rue St Jacques, L'hon.M.Leblanc, président de l'Assemblée législative, est parti pour Québec, hier soir.A OTTAWA Un ordre en conseil adopté samedi, nomme déflnitevement M, MeLeod juge du comté de Queen's, I.P.E, M.J.D.Noble, do Petrolia, est à Ottawa, en pourparlers avec les ministres au sujet du tarif sur l\u2019huile de charbon.M.Erastus Wiman donnera une conférence, à Ottawa, le 18 courant, sur les relations commerciales du Canada avec les Etats-Unis, Les députés libéraux des provinces maritimes ont décidé d\u2019arier Avocasser la réforme du tarif dans Ontario.M.Fraser, député de Guysboro, eut allé parler à-Cha- tham hier sois;:ét parlera sur le méme pujot: Te\u2019 soir;A Windsor, A St Thomas jeudi et Te jour de la nomination des candidats, mercredi, A Middlesex.L'hou.M.Davies est parti co matin pour Strantford où il adressera la parole ce soir.Demain, il plaidera la cause de la réciprocité & Bowmanville.A QUEBEC M.J.E.Bédard, C.R., a produit samedi a St-Thomas de Montmagny, au nom de M.Tarte, M.I\u2019, une contre pétition contre M.Adolphe Dionne le candidat battu.Les officiers du palais de justice vont a preparer les documents nécessaires pour le prochain terme de Ja Cour criminelle qui s'ouvrira le dix avril vrochain.L'hon.juge Blanctet présidern ces assises, Mgr.Blais, évêque de St-Ger- main de Rimouski est l'hote du cardinal Taschereau.Le Rvd M.Rouleau, principal de l'Ecole Normale Laval, entretient à ses frais une école gratuite du soir.Le professeur est M.Ahearn et environ cinquante à soixante élèves assistent réguliè- romont aux leçons.; M.Moïse Raymond, cousin de l'honorable A.R.Augers, a été uommé secrétaire particulier do j'hou, M.Taillon.La neige disparaît rapidement des rues de Québec.La vieille capitale est on plein printemps.Immenses réductions sur tout notre grand stock de four rures avant la fin du commerce d\u2019hiver chez Chas, Derjardins et Cie, 1537 Ste Uatherine ot 1939 Notre-Dame, s0-jau L'éducation laïque Depuis audelà d'un siècle la France, livrée à la Révolution, fait l'expérience de toutes les doctrines et de toutes les méthodes soi di- saut nouvelles qu\u2019une poignée d'impies et de sectaires voudraient im- plauter parmi nous, sous prétexte de progres.Et sur tous les points l'expérience a été désastreuse.Ceux méme qui ont 6té les partisans los plus ardents de ces prétendues conqudtes de l'esprit humain, sont forcés de venir avouer, las uns après les autres, qu'ils se sont trompés, Quel enseignement pour nous! Nous avons enregistré au jour le jour, et A mesure que la démonstration s\u2019en présentait les résultats négatifs auxquels en était arrivée notre ancienne mère- patrie avec ses lois sur l'instruction laïque et obligatoire, sur le divorce, sur la lalcisation des hôpitaux, des maisons de charité, des hospices, ete, etc Voici sur un nouveau point certains aveux tombés de la plume de M.Francisque Sarcey et que l'Univers a recueillis.Nous les livrons aux méditations de nos apôtres de l'éducation laïque, ce témoignage ns devra pas leur paraître surpeet: « M.Sarcey publie dit l'Univers de temps à autre, daus l'Echo de Paris, ce qu\u2019il appelle des \u201c clironl- ques universitaires qui sont fort instructives.Celle d'aujourd'hui est consacrée à l'esprit de discipline qui ne paraît pas merveilleux dans les établissements universitaires, * Nos enfants, dit M.Sarcey, n'ont plus le sens du travail per- ronnel et de la discipline.Ils at- meut à ne rien faire, et il leur déplaît d'obéir.Et le fait est qu'il n'obéissent guères.\u201d Cee aveu fait, notre critique recherche d\u2019on cela peut bien provenir, et il appelle à son socours un de ses anciens camarades de l'école normale, M.Henri Marion, auteur d\u2019un ouvrage sur l'Education dans l'Universilé, où est recommandé le système de Ja discipline libérale par opposition à l'ancien: système qui appliquait la discipline même maté- riclle avec plus de sévérité.\u201c M.Savcey constate, d\u2019après les Aveux mêmes du M, Marion, que cette discipline libérale ne donne pas les meilleurs résultats.Il est vrai que l\u2019auteur du livre sur l'Educalion dans l'Université, s'on prend au grand nombre des élèves Accomulés dans les lycées, la discipline libérale ne pouvant, selon lui, s'appliquer utilement que dans les collèges où la population sco- Inire n'est pas nombreuse; mais M.Sarcey n'est pas dupe de ce sophisme : Il en parle bien A son aise, dit M Sarcoy.Les lycées et collèges dont la population est peu nombreuse coûtent plus qu'ils ne rapportent, et ils coûtent même d'autant pius que Je chiffre der d'aves est muoins élevé.La raison en est si simple qu\u2019elle saute aux yeux de tout le monde.L'Etat.qui perd beaucoup d'argent A subventionner l'instruction secondaire, ce qui n\u2019est peut- être déjà pus fort sensé.peut-il augmenter indéfiniment la somme de ses sacrifices ?' * [1 est désirable, dit Marion, que l'Etat ne se prête plus À de pareilles nceumulations d'élèves.\u201d Les chitfres qu\u2019il fixe sont assurément dépassés dans un graud nombre d'établissements universitaires.Mais vous remarquerez qu'ils le vont également dans une foule de maisons ecclésiastiques.Les jésuitières, pour user du sobriquet dont on les nomie, sont ex- traovdinairement peuplées.La discipline y est pourtant excellente, \u201cD'où viont cette supériorité des collèges dirigés par des jésuites, au point de vue de la discipline?Est-ce qu'on y applique les méthodes de lu discipline tuorale ?Si ce qu'on en dit est vrai, les Pères sont d\u2019une grande sévérité et ne passent rien aux enfants, etils plient ainsi dés l'abord au respect de la règle et à l'obéissance des esprits naturellement indisciplinés.Une fois l'habitude prise, il ny & plus besoin de sévir: tout ce petit moude marche au doigt et à l'anl.11a ont la conflance des parents.Ils loue en imposent, et toutes les récritni- nations des mères s'éteignent à l\u2019aspect de leur robe.Telle femme qui jetterait feu et flammine contre une punition infligée à son file par un proviseur laïque, baissera le nez quand on tui si- gniliera la même punition prononcée contre le même onfant pour lo moe faute par un directeur ecclésiastique.On va répétant partout qu\u2019il n\u2019y a rien de plus doux et de plus onctueux que in discipline des jéauites, Je n\u2019en disconviens pns ; c'est qu\u2019on leur laisse la liberté d'âtre, toufours au conimen- cement, et plus tard à l'occasion d'une révérité impitoyable.Zi incipiis obsta, dirait la sagesse antique.On n'arrive à n'avoir plus de punitions à distribuer que lorsqu'on en a le premier jour infligé quelques-unes à propus.| Lu discipline, avant de se faire libérale, à dû passer par lu phase autoritaire.« Plus loin, M.Sarcey dit encore : Marion observe que la discipline libérale suppose des enfants sensibles aux moyena déticats, dont le fond par con- séguent ne soit pas pervers et dont la première éducation n'ait pas été trop mauvaise.\u201cIl faut donc, dit-il, rendre sans hésiter.à leurs familles ceux qui ue sont pas perfectibles.dans l'intérêt do coux qui le sont.\" A la bonne heure, et je suis bien de l'avis de Marion.Mais cola cai-il possible?Un Père dominiçain où jésuilu et le père le remuiène, sans soufller mot Mettez donc, pour voir, à la porte d'un lycée le dernier des polissons qui en trouble l'ordre; vous aurez à vos trousses, et la famille, ot lo maire de la villa etle député de l'arrondissement, et la presse locale, et le diablo et son train, e toutes parts ce seront des cris furieux : vous arrôtez un jeune howme au seuil de sa carrière; vous le condamnez à l'ignorance.Le proviseur recule devant ce concert de récriminations, et la discipline lilé- rule Be s\u2019en porte pas mieux.ré quence des congés entre dans la composition de Ja discipline libérale, qui pourrait bien être que l'absence de toute discipline.* Nous n'avons qu'à enregistrer ces aveux, d'où ressort si mauifes- tement la supériorité de l\u2019éducation religieuse sur l'éducation universitaire.AuUauUsTB ROUSSEL.Les Freres des Ecoles Chrétiennes \u2014A\u2014 L'EXPOSITION DE CHICAGO Un compte-rendu très complet dee divers travaux de leurs élèves, que les Frères des Ecoles Chrétiennes enverront à l'Exposition de Chicago, nous étant arrivé trop tard pour être publié en première édition, paraîtra cette après-midi en quatrième page.Nous en recommandons d'une façon toute spéciale la lecture à nos lecteurs.L'industrie Laitière Grande demonstration a Saint- Hyacinthe Samedi dernier avait lieu, à Saint- Hyacinthe l'inauguration de l\u2019école d'Industrie laitière.Depuis plusieurs semaines déja cette école est en pleine opération et la fabrication du beurre et du fromage s'y fuit sous les yeux des éléves et sous l'habile direction des professeurs Leclerc et Macfarlane, A l'arrivée du convoi de l'est du Grand Tronc, les membres de la société d'industrie laitière accompagnés de nombreux invités se rendirent à la rencontre des honorables MM.Taillon, Beaubien, Pelletier et Nantel.Après uue cordiale bienvenue souhaitée à ces tvessieurs, muinistres et invités prirent place dans des voitures qui les conduisirent à l\u2019école.Le président honoraire de la Société, l'honorable M.de Labruère, et M.Taché, accompagnèrent les visiteurs à travers l'établissement.Les élèves, au nombre de cent trente, attendaient l'honorabla premier ministre et ees collèges dans la salle des cours.En y entrant, les honorables ministres aînsi que l'honorable M.Joly prirent place sur l'estrade, et un des éléves leur lut une adresse.L'honorable Premier ministre, en réponse à cette adresse, dit qu\u2019il était heureux de répéter en présence des élèves que le premier article du pro- frame du son gouvernement était agriculture, et qu'il attribuait A l'in- dustrlie laitière la premièro place dans l\u2019agriculture.Il espère que l\u2019école, qui est maintenant bien établie, produira les plus heureux résultats, ses élèves iront aider nos cultivatears on leur conseillant une culture plus rémunératrice et moins pénible.travail pénible des champs, c'est peut-être une des principales causes du dépeuplement des campagnes.Il est heureux de voir que l'industrie agricole comme l'industrie manufacturière & ses machines wues par Ja vapeur.Il termine en disant que l'industrie laitière est appelée à mottre fin À l\u2019émigiation et a faire In prospérité de nos campagnes et de la province.L'bonorable M.Beaubien succède à l'honorable Premier ministre et dit que ce n'est pas seulement avec plaisir, mais que c'est avec émotion qu'il assiste à cette démonstration.Il voit dans les élèvea qui l'entourent un bate Hon dont l'entrée cn campagne amèuern de grands résultats.Il recommande aux élèves d'engager les fabricants à entrer dans les syndicats, c'est le meilleur moyen de paifectionner nos produits, et 1l attire l'attention des professeurs sur la confection des diverses variétés de fromages, sans oublier le fromage raffiné, dont il présente à messieurs les prefmeseurs un des meilleurs échantil- lonsprovenant de l'Ile d\u2019Orléaus.L'honorable M.Joly félicite l\u2019hano- rable premier ministre, ses collègues et la société d'industrie laitière de leur travail efficace.Pl est prêt à les seconder de tous scs efforts, innis il regrette de no pas ôtre en état de faire beaucoup.\u2018J'ai été une fois à même de faire quelque chose, mais mes honora- bies amis Admettront qu'ils ne m'en ont ont donné le temps,\u201d Il croit que dans l'industrie laitière la province a trouvé le secret d'enrichir le cultivateur, de fairo aimer l\u2019agriculture et de rendre nos campagnes florissantes, On se dirigea de là à l'hôtel Yainaska où un magnifique dîner attendait messieurs les ministres et les autres invités de la société d'industrie laitière, Sur les trois heures, après avoir fait honneur au inenu, on se rendit à l'hôtel de ville où la société d'industrie laitière par Zson président honoraire, l'honorable M.Lubruère, présenta à l'hon.premier ministre et À ses collègues une adresse félicitant le gouvernement.de l'enconragement qu'il donne A l'agriculture et à l'industrie iaitière.Nous regrettons de ne pouvoir ra orter textuellement les remarques de l'honorable prernier ministre en réponse à cette adresse.Il dit que la ville et le district de St Hyacinthe ont raison d'être tiers de leur passé.Ce sont eux qui ont donné l'exemple et qui ont fait les premiers essais en industrie Jaitière qui ont signalé le réveil que l'og constate par toute la province.Les efforts conrannés de succès des citoyens de StUyacintive doivent teur aspirer conflauce daus le présent et grands centres de la province, St Hyacinthe occupe le premier rang.Il ne manque rien À cette ville de tout ce qui peut assurerle succes, Mais elle a compris qu\u2019à côté du progrès des villes il faut les progrès de la campagne.On déserte les champs partout on le déplore, le progrès de l'agriculture marchant de pairavee celui des villes sera le remède au mal.La ville de Saint Hyacinthe a ouvert Ja voie et ni au- jourd'hui elle témoigne de la reconuais- sance pourla créution de l'école d'iu- dustrie lnitière dins ses mare, il sera bien permis à l'honorable premier ministre de dire que l'on n'a fait pour elle que ce qui lui était dû.Eile est uu contre d'un pays riche et prospère.L'dcole vuverte depuis quelques semaines a donné, déjà, de hons résultats et l'inauguration actuelle qui est en uelque sorte, son acte de baptême est signé de bion deu définitifu.Le gouver- Tex J.E.P.RACICOT Momédee Ssuva 1644 rus Notre-Da mo, Mon tréal.Guérisons certaines, de toutes par suivante: \u201cBirop Poctoral\u201d, guérit Ia Toux, Rronchite et Cou-niuptian.\u201cGoutos Royaien\u201d, guérit la Dyapcpalc ot los Brulements d\u2019Estotnacondres Toniques\u201d, Itenforcit 16 Sang otics Norfs \u201cOnguent do Lorne\u201d, gcérit lo Mal do Mace.\u201cSpécifique\", connu senlement de J.KE P, Racicot, guêrit le Ver Solitaire on 3 heures, \u201cPilules Magiques\u201d, lurgatif du \u201cHuile Venerieune\u201d pour los Mal Be- \u201cVigneur des Cheveux\u201d, empêche Ja tombo os chovoux et donne une couleur naturelle, Quo chacun prennant en note los ARMÈDES SAUVAGES de J- E.P.RAGICOT, 1444 RUE NOTRE-DAME P, 8.\u2014Nous traitons par correspondance, J4-lan Pension Française LAVIGNE ROME, via del Tritone No 86 Pal del Banco dé Roma ACHETEZ VOTRE PIANO ~\u2014\u2014 CHEZ \u2014 C.W.LINDSAY, \u2014 2970 \u2014 RUE SAINTE - CATHERINE Prix raisonnabbles.comptant ou paiements mensuels.3 KE Argent - \u2014\u20142 LA 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Cette semaine nous avons reçus un 235 et 237 RUE SAINT-LAURENT, LA SOIF de L'OR Mais il semblait qu'on tourbillon l'emportait.Mornaix piqua droit à lui, tandis que les trois autres s\u2019élançaient vers le fourré où les têtes dus bandits se replongérent.\u2014As-tu ton argent?demanda Mornaix au moment ou il atteigypil Owen, ; \u2014Pas un penny, mon noble gontleman ! répondit l'Irlendais, dont les gros yeux sortaient de leurs orbites Oh! que Dieu ine punisse si je mons À cetts heure de la mort! J'en attoste Jésus! et saint Patrick, patron do l'Irlande ! Pus un furthing ! Rien d: rien ! J'ai tout perdu ! Et il courait toujours, mnis par succadus, car !a respiration lui man- gnait.Mornaix fut sur le point de faire volte-fuce pour aller redemander le pécule d'Owen aux bandits Heureusement que sous les lambzaux de sa jaquette, il aperçut la ceinture intacte qui lui serrait les reins.\u2014Brute maudite! gromincla-t-il, no reconnuis-tu pas les amis! Aussurément, le pauvre Owen ne reconnaissait personne, J] s0 luisss choir en répétant, parmi ses gémissements articulés, - Jo n'ai jamais trouvé de punier d'orunges, m'on bien nimé lord, eussi vrai que vous êtes un respectable geutillivmime, Ayez compussion de moi, Votro Honneur, et ne détachez pas ma ceinture, car elle est pour une hornic, que j'ai, et si je n'avais plus ma cuinture, je perdrais mes boyaux avec tout mon sang, jusqu'à la dernière goutte ! Ainsi, écor- chez-inoi si vous voulez, mon roi, tnais ne touchez pas à ma ceint sre ! Il demeura immobile, ne trouvant pas méme la force de glisser un segard vers son bourreau.Mornaix ce couchu sur l'enculure de son cheval, et sa main robuste se noua daus l'épuisse chevelure de l'Irlandnis, qui pous-a un délement d'agonie = Mornaix le mit debout d\u2019un vizoureux cilurt, puis il l'enleva de terre ct le jeta sur sa selle = Ceci fait, il lança le cri de ralliement ct reprit le galop.Roger, Miguel et Grelot, dont chacun avais son fardeau, le rejuigni- rent, et tous galopèrent dans la direction de l'est Quolques coups de feu inutiles les poursuivirent.Depuis longtemps il n\u2019était plus question de l'ennemi, que cette éloquent Owen plaidait encore la cause do sa ceinture, où il n'y avait rien, seigneur Dieu! rien que les ressorts qui contenaient sa hernie ! A Beveridgr, on trouva deux chevaux à vendre, Owen roprit tout d'un coup sa raison, et, mieux que cela, sa vanité enfantine.Pendant qu'il courait comine un lièvre, lh-Las, sous les gommiers, le dernier coup de fusil lui avait envoyé une balle dans cette partic charnue dn corps qui =e place immédiatement sous les reins La piqûre avait produit ce bond que nons avons noté ; mais, par bonheur, la balle, touchant en biais le contour des muscles, n'avait tracé qu'un sillon superficiel, une simple égratignure.A Beveridge, la main d'Owen, guidée nar la douleur, ayant interrogé l'endroit, revint mouillée de sang.11 pÂlit d'abord et dit à Mornaix : \u2014Voyez, gentleman, si le coup est mortel., Mornaix \u2018ayant rassuré cn riant, Owen entra dans l'auberge, ct s'écria : \u2014J'ai reçu une blessure honorable en défendant ma famille contre les bandits! Approchez, mes enfants, et voyez le saug d'un Irlandais intrépido! Arrah! qu'importe la mort quand on a fait son devoir! Aije gagné mon whisky, ma femme?et mon grog un gin ?et ma chopino de sherry menthé ?Et dites si vous êtes contente d'avoir un homme qui ne craint ni le fer ni le fou! Kate le ponsa, ct Owen, se tournant vers nos amis, reprit dans l'innocence de son orgueil .\u2014Gentleinen, wes honorables compagaons, vous voyez bien qu'un bienfait n\u2019est jamais sans récompense, Je vous ai nourri là-bas, au campement de l'Oiseuu-Juune, quoique vous fussiez harnachés comme des vagabonds.Etait-ce d'un cœur généreux ?Vous avez eu du pain et de la chair de mouton, avec un verre de vin à quatre dollors la bouteille, Aussi m'avez-vous aidé à sauver ma fommie ct mes enfants Nous om- mes quittes, je suppose.Et si vous voulez,nous nous tien irons tmutuerle- ment compagnie jusqu'à Melbourne.Demandez à Kate et nux petits si je ne vaux pas deux hommes solides à l\u2019occasion.\u2014-Malgré votre hernie ! dit Mornaix en rinnt, Owen cligna do l'œil avec un ineffable contentement de lui-même.\u2014Gentleman, répondit-il, la bravoure ue suffit pas, il faut de l'adresse dans ce scélérat de pays Je vous prenais pour un brigand, et en cons- clonce, vous u'êtes pas habillé comme un hommeo paisible.Mais savez- vous ce qui allait arriver?Kate et les petits vous lo diraient s'ils vou- Jaient.J'avais endormi votre prudence.A quelque détour de In route, je vous aurais tué raide, et alors je serais revenu sur les autre: bandits Ils n\u2019étaient que cinq ; j'ai six coups à mon revolver.Bedarruh! mon plan était fuit, et tout ccla n\u2019est qu'une petite afluire ! Owen sc coucha ; il l'avait bien gagné.Vers deux heures de nuit, il fut éveillé par Miguel quile planta à cheval malgré lui, mettant le petit Paddy dans ses bras Kate eut la fillette.Miguel leur dit: \u2014M, le coimnto ne vous abandonnera que sur lo pont du navire qui doit vous porter en Europe.\u2014Ma bouchal ! répoudit Owen, votre 3i.le comte 10'a tout l'air d'un fin matuis qui ne dédaigne pus l\u2019escorte d'un guillard tel que moi.Voyez, ma femme et mes enfants, il § a uu comte qui recherche ma compa- ia! B® Quelques moments après, la petite coravane galopait vers le sud, précédée par Roger qui avait grande hâte de réparer le temps perdu vof We xn i ve NANNETTE On ne peut dire quo ce réduit charmant rappelât trait pour trait notre nid de fauvette du quartier du Luxembourg à Paris L'Australio n'a point de fauvettes, même dnns cette province de Victoria qu'on appelle l'Australic-Heureuse.| Les oiseaux y chantent pou, sans doute e quo les homimcs, acharnés à la lutte commerciale nu à la hataille de l'or, n'auraient point le temps d'écouter leurs concerts Et d'uilleurs, rien ne rend, en aucun pays du globe, la pliysionomie de la petite vie parisienne T1 y n là des pauvretés et des gnietés, des larmes et des sourires qui ne se rencontrent nulle part silleurs Paris est unique on ce monde.Pourtant, il y avait des ressemblances nombreuses en*re notte chambre de la cité de Melbourne, immense et toute neuve, ct la riante mansarde perchéo au faîto do la vicille et immense ville de Paris.La lucarne de l\u2019une comme la croisée de l'autre donnait sur de vastes jardins Quoiqu'il y ait peu de rapport entre les magnifiques bosquets du Luzembourg et les parterres botaniques de Melbourne, ce sont toujours des arbres et des fleurs.Il faut ajouter que Melbourne essaye, quoique ce no suit pes toujours avec succès, d'acclimater dans son sol métalique les beaux arbres feuillus, les belles fleurs odorantes de l'Europe.Sous ln croisée de Nannotte, il y avait des tilleuls, des ormes et des châtaigniers qui, tout malades qu\u2019ils étaient déjà des caresses de cette brise étrangère, tranchaient cependant en opulence, parmi les grêles feuillés de ces cent espèces dr myrtes, les uns nains, les autres géants, depuis le miuosa jusqu'au tnmier, qui composent, sous diverses dénominations, la inonotons variété de ln forêt australienne.Car c'était Nannette qui était là, derrière le rideau de mousseline des Indes balancé doucement par le vent tiède qui montait de la mer, Nannetto, notre potite fille de Paris avec des souvenirs bretons, rieuse, mais pieuso et n'ayant nu cœur nullo tache de la bouo cempoisonnée ui éclabousse jusqu'aux anges cn ce bizarro \u201c paradis des femmes.\u201d C'était Nannette, la fleuriste, qui tournait autrefois en disant cette chanson de Sninte-Anne on Auray, moitié dévote, moitié espièwle, et qui tout en tournant, tout en chantant, songeait aux vieux pays.Voici les ressemblances : sur sa fenêtre de Melbourne, il avait aussi des pois do senteur ct des cobéas, comine à Paris Des deux côtés de lu cheminée anglaise, hélas! ct toute en tole vernie (Londres n'invente que des deuils,) il y avait les deux mimiatures, le portrait du capitaine et de sa femtne,\u2014son père et su mère.Or, jo no sais si l'éloignement où l\u2019on était avait augmenté lo pieux amour, mais les portraits du père et de la mère avaient de fraiches cou- rounes.Ecoutez ! on uo pouvait plus aller au cimetière Montparnasse.Vis-à-vis do la cheminée, Un autre portrait, qui représentait Roger en costume do clerc do notaire ou du poète romantique: il n\u2019y à pas chez nous doux uniformes.Ce portrait parlait.Enfin, dernière ressemblance, des fleurs fabriquées, des fleurs de Paris, étaient jetées en bouquets sur tons les meubles et s'égarnient - disséminées daus tous les coins de ln chambre.Nannon n'avait point changé d'état; ses mains adroites, tournuient toujours, mais ici, souve- nez-vous de cela, l\u2019industric est d\u2019or : (À contimuer;) \u201cve \"#6 1 .comme cell DERNIÈRE ÉDITION L'ETENDARD Ay.13 Mars 1893 EXPOSITION DES FRERES Des Ecoles Chrétionnes à Cbiongo Si l'on veut «0 rendrecompte de l'Intérét qu'on apporte on notre pays À tout ce qui touche à l'instruction publique, il suffit de passer én ce moment au pensionnat du Mont St-Louis, Dopuis samedi lus visiteurs ne cessent d\u2019 afffuer.On suit, en eifet, que les Fi res-des Ecules Chrétionnes y unt réuni l'exposition de tous les travaux de Joue élèves jugés dignes d'être envoyés à tengo, ot, comme on connaît l'excellence de leurs méthodes, on est désireux d'en vérifier les résultats.Læws deux vastes parloirs du pensionnat sont consacrés À cotte intéressante exhibition, qui est une vraie primeure, Il serait trop long d\u2019énumérer toun les travaux, tous les devoirs.cabiers de calcul, de geomdtrie, albums d'architecture, spscimens de calligraphle, des- sinsau crayon, et à lu plume qui gar- nisseut les salles.Muis sans entrer dans tous les détails nous tenons à fulre ressortir les mérites do cette exposition, + < + Trois points nous ont spécialement Krappé, En premier lien, l'attention apportée à donner aux élèves une con- Dais-unce approfondie du dessin 1i- néuire, du musurage vu Loisagd de l'architecture, des travaux à l'épure, notions poussées très loin et dont l'uti- 16 pour les jeunes geus qui sr destinent à l'industrie, au commerce, ost indiscutable.En vecond lieu, les très-bons spécimens de cahiers d'arithmétique, d'algé- bre, les nombreux devoir de tracés du projection qui prouvent des études sé- Fluvses duus les sciences exactes.ltnfin l'excellente écriture des devoirs présentés, Aussi bien chez les élè- Verdes cours supérieurs que chez les en- funta des écoles priinaires, dont on ne peut voir, sans en 8tre absolument surpris, Jos cahiers d'une calligraphie Presque irréprochable, L'importance d\u2019une belle main est incontestable et lew trôres des Ecoles Chrétiennes ont udmirablement réussi à former des 6lbvos de promière force.Nous insistons sur ce point, car il y nu À l'exposition que nous avons visitée, des œuvres de ce genro vraiment remarquables, Ce noul ivs Frères, en effet, qui ont été les fondatours du Cercle LaSalle de Québec composé en grande partie de leurs anciens élèves et où se conserve religieu-emnent \u2014 pourrait-on dirc\u2014le culte de la calligraphie.Nous avons admité sans reserves les belles onlumi- nures do M- Arcan, un artiste assurément, dont le lableau à lu plume pour la cowuinlssion du député ministre des douanes d'Ottawa, est évalué à un prix considérable, Le tableau d'honneur du pensionnat Mont St Louis avec sa bolle ordonnan- co, son ornetuontation à In fois riche et sévère, œuvre d'un professeur du eusionnat Mont St Fonix, est un mo- ôle du gonve.La Commission de Mle lioutenant-gouverneur Chapleau par M.Drouin, cst également un chef- d'œuvre de calligraphie.Les élèves cles Frères prouvent, dans de nombreux specimens, qu'ils suivent los oxceullentes leçons de lours maîtres.On parle beaucoup aujourd'hui des écoles pratiques, 11 nou semble que les frères ont, très heureusement résolu 1e problème, car tous les travaux Oxposés, tendent au but cherché : faire de leur éléves des Jeunes gens aptes à devenir des praticiens habiles, bien outillés, dans toutes les parties qu'ils cholsiront, architectes, entre- proneurs,arpenteurs, contructours, tol- soeurs, mécaniciens, ingénieurs, industriels.ote., ote.Vous n'avez pour vous en convaincre qu'à feuilleter les nom- broux albums de plans de constructions, en coupe ou en élévation qui sont sous vos yeux.Quelques-uns de ces plans reproduisent les maisons d'écolos, leu pensionnats ou académies des frères, ce qui periet d'en montrer l'importance et le bon aménagement.LA on trouvera encore tous los modèles depuis ln maison de ville jusqu'au cot- tago de l'habitant, ou l'usine du manufacturier.Ocs plans sont bien oxécutés et accompagnées de légendes ralsonnées.Dans lus sciences du reste, ot dans In partie pratique des sciences pour nous servir de l'expression À la wmode, les Frères no craignent nulle part In concurrence, On remarquera, \u2018ans cet ordre d'idées deux inventions dues À des pro- fossours du Mont St Louis, dont nous tonons à dire un mot à raison de leur utilité = C'est d'abotd une méthode d'enseignement pour l'étude des pro- octione, étude difficile surtout par a compréhension des figures géonié- triques.Un système très bien combiné de plana on relief, construits au moyen de Liges en fer dans des proportions réduites, reliées avec des His wé- talliquee ot représentant exactement, scientifiquement, les figures servant au enleul, fucilite dane une très large mesure l'intelligence do cos watidres délicates On n'a encore qu'une partie de ce système, celle relative A 1a géométrie dans l'espace.| Il sera bientôt cowblétés tel au'il est, il apporte nn Kwa vuucours « l'élève.La soconde invention est un formu- fairo de la mensuration au moyen d'un tableau destiné À Otro afilché dans chaquo classe ot que l'élèvo peut tonjouruconsulter pourse perfectionner dans la solution des problèmes rolauils ru Mosurage, «t dans l'étude des surfaces, des solides, le caleul dos figures rectilignes, conviligues.À ce tableau rot jointe une série de cartons, au now.bre de 176 asia.portant.chacun l'énon- vé d'un problôme, tantôt avec le tracé du la figure.tantôt \u2014 pour les cours su- périeure- eansie tracé.GrAâco À co systèm\", on évite Uno perte de temps, dha une gradation raisonnéo des problèmes qui améne inseusiblement l'é- lôvo À une connaisennco approfondie de a matière.Pour les su faces géométri- ues, la mdmo méthode sera suivie par l'inventour de ce procédé destiné lui aussi à facilitez la comprétention do eujete des plus difficiles, Nous no somos pas surpria do voir fon résultats d'un onselgnemeoent aussi sérieux.Laæu ltèren des E-oleu Chrétienneus ont, Vrunce, dus maisons tinny, de St Nicoirs à Parik, coman le vollègo de Nantes qui ruarcheu: JLo «ir -pour les récom- ponses obtenues dans les expositions scolairesa-avec les mutlloeures institutions.Leur méthode cat coustanmanent tonuo au cournnt des progr ds scieoti- fFquos, Aunai les établissements des Als du B, de LaSalilo so sont propagés dans presque fous los poys du wonde et 3 oocupont nouvent lc premier rang.comme aux Etats-Unis, comme en Anletorre, dans l'Amérique du sud, et seus lo Lovant.La province do Quôbec coaapte 32 tas ivonu sous leurs direction, La romme do travail olfectué dans cos mainons, \u2014 écolos primaires, ponsionnats, acadé- apiecommorciales,\u2014est.considérable, ei l'ou on juge par l'exposition vuverte on ts tuotnent au jonsionnat du Mont Saint Louis.On unit quo les frères dos Ecoles Uhrétienues n'enseignent pus lo flatin.Oopoudaut, il no faudrait pas croire quo dons loure collèges ut acadôm es, les étu- .dos littéraires, historiques ot lus notions philosophiques solonl 1uéconnues où négligérs, Nous avaus eu le lolsir de sroicir quelques devoirs des élèves tu pensionnat Mont St Lori pour los cours eupériours ot ces devotes tdinoi- gaeut do connalesauces sor oo cp ce er.serions pas surpris de voir encore surtir do ces inuisons des Frères des nome qui feront honneur & notre pays, comine ceux de L.EH, Fréchette, Puinphile Lemay, Napoléon Legendre, pour ne citer que des podtes et des littérateurs.Ou nous permetira,seén terminant, une critique à propos de la currection des devuirs.Oette correction pour les caliivre que nous avons exsmiués nous #n sewblé un peu sommaire.Toutes les fautes étalent bien relevées, c\u2019est vrai, mais dans certain cas l'indication de la faute seule ne suflit pas.[lest indispensable de tettre en regard le motif de la correction.Naturellement cette criti- critique porte sur les cuhiers des devoirs de grammaire, et sur ceux de style.Il est fucile, comme on le voit, de remédier à cet errement, Ce qui nous fait plaisir duus cette exposition, c'eat de voir combien où s'intéresse au développement du l'éducation.** du cette éducation, puissance à lu fois magnifique et terrible qui s'euspure des peuples presque dès leur nuissance, prend leur Ôtre tout entier et lu façon- ue ; et suivant qu\u2019elle aura fait respirer & leurs Ames un nir pur ou empoisonné, suivant qu\u2019elle aura ennobli ou dépravé leurs facultés, suivant qu'elle aura parlé du christianisme avec adimira- tion ou le blasphônie à la buuche, ils suront souris à Dieu ou ses ennemis des peuples de foi ou des peuples acep- tiques, les défenseuss de l\u2019Eglise Où seu persécuteurs.\u201d En pronotgant ces bulles puroles, en 1880 à Québec, M.lo chanoine Brichésive, le commilesaire du l'instruction publique, pour l'Exposition de Ohicago ndiquait nettement le rôle de l'éducation chrétienne telle que lu coimpren- nent et la donnent les Frères, COUR CRIMINELLE On a continué samedi après-midi le procès de Joseph Uhiquette, accusé de viol.Plusieurs médecins ont été interrogés au nom de la défense «t les avo- cuts commencèrent leurs plaidoierice.Sou Honueur le juge Baby, daus son discours au jury ue fut pas tundre pour Chiquettu.A 5 hrs les jurés se roticdrent pour délibérer ot après quelques minutes revinrent avec uu verdict de coupuble.Le prisonnier pâlit horriblement, tandiv qu\u2019un cri déchirant se flt enten- dro en arrière de la cour.U'était la malheureuse jeune fllle de Ohiquette qui ne pouvait contenir son émotion cn entendant le verdict condamnant son père.Le crime de viol était autrefois puni de mort ; aujourd'hui il entratue l\u2019emprisonnement pour la vie, mais il est A a discrétion du juge d\u2019adoucir les rigueurs de In loi, A l'ouverture de la séance ce matin, Sou Honnour le juge Baby n prononcé les condamua=ions suivantes : \u2014Ovide Amyotet Alexandre Duoust, vol avec cffraction, récidivistes dauge- reux, 7 ane de prisou chacun ; \u2014Arthur Vincent, de Longueuil, voi sur las personne, 4 ans de prison ; \u2014Nazuire Chouinard, vol de 818 à \u2014 Ed.James Edward, vol de harnais, 0 wols de prison ; \u2014Osias Beaudin, tentative d'assassinat sur le jeuns Jocks, 2ansde prison ; \u2014Albert Alexis Bélanger, faux, 6 mois de prison ; 5 \u2014Joseph Chiquette, viol, 6 ans de prison ; \u2014Dominico Mignac, bigamie, 2 ans de prison ; \u2014Oharles Boyd, prisonnier à St Viucent de Ponl, accuné d'assaut grave sur un dos gardiens de la prison, à été condamnés à 2 ans de plus, On uppelle ensuite James Cunvingbain, accusé de vol, à la barro et l'on procède à l'appelle des jurés.AU RECORDER 1l y avait 28 noms co matin sur la liste, co qui n'est pas un chiffre exorbitant pour un lundi.\u2014Joseph Vendelac, journalier de St Henri, Agé de 43 ans, à été trouvé couché ivre sur la rue Mansfield, à 2 heures samedi uprès-midi, par le coustable Murphy.3 Fuicux d'ôtre arrêté, il frappa le constable À coups de poing; Il a été condamné à $3 ou 10 jours pour ivresse et $5 ou un mois pour assaut.\u2014 Adolphe Lulletuand,ruo Itichmond, 35 ans et Pierre Renaud, rue Wellington, Agé de 83 ans, se battaient Jcomine deux chilfouniers sininuit ob Livis quart bier matin, sir le carré Ohaboillez, lorsque les constables Dufresne ot Fox les emmenèrent au poste.Lallemand a été condamné à $5 ou un mois et Renaud A $1 ou huit jours, ~ Laurent Gauthier.agé de 19 ans, manchounier rue Notre Dame.ayant voulu intervenir avec le sergent Hill, de In rue des Seigneurs, au sujet d'une arrestation qu\u2019il jugeait arbitraire, a été condatuné à 35 ou 1 mois pour lui apprendre à se wmdler do sos af- fuires, ~Johun Olaucey, journalier, 28 ans vue Berri, à été trouvé ivre, samedi suit, à 7} heures, par les constables Ward et Wheelan, qu'il essaya de frapper.Mal lui en prit, car il a ôté condamné à $3 ou 10 jours pour ivresse et $5 ou 1 mois pour assaut.-
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