L'Étendard, 15 mars 1893, mercredi 15 mars 1893
[" .> f hi bir, i re \"ONS RELIURES DE TOUTES SORTES Exéoutéaii promptituie, à des prix déféui \u20ac toute compétition, CL L'ETENDARD, phd # & .TRL._ Sous la direction d'un Comité L'ETENDARD IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR CARON & CIE, ÉDITEURS-PROPRIÉTAIRES Administration et Rédaction 35 RUE ST-JACQUES Fo.x -, MONTRÉAL .a x ; i 11ème Année MONTREAL MERCREDI 15 MARS 1893 MONTREAL MERCREDI 15 MARS 1803.La question du Tarif M.McCarthy qui, en.1888 a énergiquement soutenu In politique nationale et qui, jusqu'à la dernière session est resté fidèle à la protection, a brûlé hier, aux communies, co qu'il avait adoro jusqu'ici et il so montre prêt à adorer ce qu'il Lrûlait naguère.Les circonstances ont-elles donc changé au point de justifier Ja subite vulte-face de M.McCarthy ?lly à à peinetreize ans que outre industrie naissante jouit de ln protection que lui accorde la politique nationale.Assurément, on ne peut pas dire que cotto industrie a acquis, en un si court espace de temps, assez.de force pour être ,aujour- | d'hui en état de lutter.daring.légales avec les industriss-ôtran= gored.eh Les Etats - Unis qui protôger leurs iudustries bien plus efficacement ct depuis beaucoupplus longtemps gue nous, ne songent pas encore À les livrer à la libre concurrence universelle: Tout au plus unt-ils l\u2019intention d\u2019abaisser un peu le mur presque infranchissable qui les isolait trop, commer- claloment parlant, du reste du monde.Dans sa résolution, M.McCarthy dénonce les coalitions des industries rivales, les combine, qui maintiennent des prix factices et hors de proportion avec le coût de In production.C'est fort bien; il est indiscutable que c'est là un des mauvais côtés de la protection qui en a plusieurs ; mais eu voulant guérir un mal, il faut éviter de s\u2019en infliger un plus grand.M.McCarthy propose de diminuer considérablement les droits sur les produits de l'Angleterre et, par suite, sur ceux des autres nations étrangères qui sont liées avec l'Angleterre par des traîtés dé tomierce.11 faut d'abord remarquer que l'Angleterre ne nous demande au- eun privilège à l'entrée de nos ports, parce qu\u2019elle ue peut nous en accorder aucua chez elle.Nous avons déjà traité cette question des droits préférentiels et en avons démontré l'impossibilité virtuello.Des concessions de cette nature en faveur de l'Angleterre et de ses alliées commerciales uous mettraient en lutte ouverte avec nos voisins, les Etats-Unis qui sont les plus redoutables rivaux de l'Angleterre avec laquelle ils n\u2019out aucun traito de commorce.M.McCarthy prétend aujour- d\u2019hui que la politique nationale, qu'il trouvait excellente hier, doit êtreaboliocompslètemon tpour fairo place à un tarif de revenu seule- lement, Pour être conséquent AVec ses déclarations, sa résolution auruit dû demander une réduction immé- dinte du tarif aux nécessités du revenu.ll aurait alors été tout à fait en ligne avec la politique de ws nouveaux amis de \u2018opposition; mais il demande tout autre chose ba piopusant des droits préférentiels en faveur des produits an- Blais, allemnnds, belges, ote.Il n'entraînera personue à sa suito, et les organes Hbéraux sont les premiers A le lui signifier.\u201c Au moment môme, dit ce matin lo Herald, où le nouveau congrès Américain est sur le point de réviser sou tarif, il serait au plus haut degré téméraire pour le Canada de s'attirer son hostilité en accordant à lu Grande Bretagne, à la Belgique et à l'Allemagne un meilleur traitement sur nos marchés que telui que nous accorduns à nos plus proches voisins.\u201d Il est évident qu'il est très Mpportun pour nous d'attendre gue la nouvelle administration démooratique ait mis en pratique son programme sur la réforme du tarif, avant de prendre des mesu- Fes radicales où mémo importantes relativement AU nôtre.Le marché anglais nous sera toujours ouvert, commo il l'est aujourd'hui, sans que nous puis- sons y obtenir toutefois aucun privilège ; mais cola ne doit point Dous faire dédaigner l'immense Marché américain qui està nos portes.Aujourd'hui que M.McKinley est battu et que M.Blaine cst mort, au monient où arrive au pouvoir une nouvelle administration qui s\u2019est formellement enga- £ée à réduire le tarif, il devra Tous être moing difficile d'arriver Yenouer-avec hbos voisins des relations commerciales à l'avau- tage des deux pays.sans tonte- fois renoncer à notre autonomie .Bios oreinle, ce qu'exigeait M.= Blaine commie: \u2018préliminaire de - toute négociation.Kouvernement fers dunc sn- gemant d'ajourner un peu les grandes modifications an tarif.Quant à celles qui pourrônt paraître immédiatement nécessaires, nous rappellerons les mesures quo nous avons, à diverses reprises, proposées en faveur de notre agriculture.- BULLETIN A 1a Chambre des députés Il s'est passé hier à Paris, À la Chambre des députés, une scène de désordre dont Je télégraphe nous a transmis les détails.M.Clogny a demandé la permission d'interroger M.Pourquery de Boisserin au sujet des attaques qu'il avait dirigées contre madame Cottu, le jour précédent, alore que lu Chambre était à discuter la conduite du ministre de ls justice, A, Bourgeois, et celle du gouvernement dans les scandales du Panama, Le président Peirier à refusé de permettre la question parce que le débat sur toute cette affaire était terminé.M, Paul Dérouldde se leva alors et se Hlaignit de ce que les rapports officiels \u2018ded dSbate ne contenaient pas los pa- poles qu'il a prouoncées lorsqu'il a dit : \u201cQuè:le: gouvernement actuel était un gouvernement de menteurs, M.Tirard, ministre des finances, se lève à ce moment de aon siège et s'a- vanco lentemerzt vers le champion du boulangistme et proteste de toutes ses forces contre le langage injurieux dont il s\u2019est servi.Un tumulte indescriptible s\u2019en suit : tous les députés se lèvont et ss tournent du côté des deux antagonistes ; on crut un moment qu'une bataille en régle allait s'en suivre, Tirard se contenta cependant de demander au président de ceusurer Déroulède et de le chusser temporairement de la Chawbre.\u2014\u201c Bi je suis expulsé, exclame Déroulôde, j'irai devant Ie pays et déclarerai que ln chambre s'est constituée la protectrice du mensonge et qu\u2019elle n\u2019a pas voulu souffrir que l'on dise ici ln vérité.\u201d De là, nouvelle excitation.A la fin, à la dewaude du président, Déroulède s'apaise tout à coup et retire ses expressions.Le Sénat a déclaré avoir conflance dans le gouvernement, hier, par un \"vote de 200 contre 50, .M.Soinoury a été destitué de sa charge de directeur de la prison et nomimé À une préfecture en province.Combat meurtrier dans l'Afgaufstan entre les troupes anglnisezs et dos tribus sauvages Hy aeu lundi dans l\u2019Afghanistan, une rencontre sérieuse entre les troupes anglaises et les tribus sauvages.Les autoritésimpériales ont ordonndily a quelque temps, à un certain nombre de soldats d'aller protéger Ia frontière des Indes contre la possibilité d\u2019une invasion russe.Après avoir pris possession de Chilrs et de Chital, une garnison fut installée dans ces deux villes; les tribus des montagnes, vos!ant déloger ces valdats, fondireut sur eux à l'improviste, mais éprouvèrent un véritable désastre.Le combat a été acharné et sanglant, mais les aborigènes durent à la fin prendre la fuite en laissant 200 des leurs sur le champ de bataille.Les troupes anglaises ont ensuite pris l'offeusive et ont soumis les rebelles à l'autorité britannique.Ce combat a eu pour effet de reuforcir cousidérablament la puissance anglaise dans ce lointain pays.Dans une mer de fen Un feu désastreux s\u2019est déclaré, il y a doux jours dans les prairies de l'Ouest du Kansas, On rapporte que sept personnes ont été surprises par le fléau envahisseur en plein champ et qu'elles ont été rôties vivantes.Leurs corps calcinés ont été retrouvés hier matin.Les pertes causées par ce désastre inattendu sont considérables.BM.Gladstone cat mieux M.Gladstone a pris un wieux sensible.Hier, il était assez bien pour faire sa correspondance et \u2018sentretenir longuement avec son secrétaire, BCHOS LA TEMPERATURE Toronto,_15 \u2014 p.m.La dépression que PR \u2018fémarquait eur le lac Michigan se féitimaintonant sentir près d'Ottawa, mals elle eat moins apparente.Il neige dans Ontario et la pression déçroit dans l'Est du Canada.Il neige dans la province de Québec, en quelques localités il pleut, Dans le Nord-Ouestla hauls pression continuo à exister et la température se maintient près de zéro.Probabilités pour les prochaines vingt- quaire heures.Sur les lacs: Vent de Nord-Ouest, Beau temps, mais plus froid.Surle St Laurent: Vents de Nord- Ouest, beau temps précédé de neige en différents endroits.Température plus froide.Dans le Golfe : De la neige, puis du beau temps froid, Dans les provinces maritimes.Temps couvert et pluie.Au Manitoba: Vent soufflant de l'est au sud.Beau temps, et légère élévation de tenipérature, A MONTREAL Mgr Decelles a officié pontificale- ment pour la pretnièra fois, di- | manche, à la erse et aux vêpres à e St Hyacinthe.Les prochains examens \"pour l'admission à l'étude de la méde- cino auront liou lo 4 mai prochain à Montréal.Les examinateurs seront: MM.H.A.Howe, L.L.D., J.C.K.Laflamme, S.T.D,, I.Walters, B.A., et le profusseur OC.A.Pllsterla catliédrale L'honorable John McIntosh est actuellement & Rowlings, Colorado.Sa santé s'améliore notablement.M.J.R, Molson vient de donner $70,000 à la faculté médicale de l'Université.McGill.L'hon.J.A.Chaplean est arrivé en cette ville hier soir.I) parait en excellente santé.L'esprit d'autrefois Le mathématicien Bossut était à l'agonie quand son ami Mauperthuis vint le voir.\u2014I est perdu, lui dit-on, il ne parle plus.\u2014Attendez, dit Mauperthuis, je vais bien le faire parlor.- Et s\u2019approchant du moribond, il lui cria à l'orcille: \u2014Bossut, le carré de 12?\u2014144 répondit le mathématicien, en se ranimant, et après cet effort suprême, il mourut.On demandait à Henri Murger, pendant sa dernière maladie, comment il se trouvait: \u2014Ah! mon ami, répondit - il, faisant des mots jusqu'au bout, je suis si faible qu\u2019une mouche pourrait sans danger m'envoyer ses témuins.A OTTAWA Un nouveau débat sur Ia réforme du tarif vient d'être soulevé i la Chambre des Communes.Il a commencé A 38.30 heures hier l'après-midi et cette fois c'était sur une motion de M.McCarthy.La discussion sera continuée demain par l\u2019hon.M.Davies, M.Adam Browv, ex-M.P., maître de poste de Hamilton, a donné une conférence hier soir à la salle Harmony.I avait pris pour sujet : \u2018\u201c D'un océau à l'autre en char pullman.\u201d L'hon.M.Daly présidait et l'assistance + été très nombreuse, Une dépêche reçu hier soir à Rideau Hall annonce quo le fils de Lord Stanley, est maintonant hors do danger.L'épouse du gouver- neur-général partira de Londres la semaine prochaine pour revenir au Canada.M.McMillan, ex-député de Vandreuil aux Communes, a eu hier une longue conversation avec l\u2019hon.M.Ouimet, Il sera probn- blement encore le caudidat du gouvernement à l'élection qui aurs lieu lo 12 avril prochain, Foulllets détachés d\u2019album : La médisance est l'ennerui le plus mortel de la charité.BOURDALUVE.Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même.LA RocHEFOUCAULD.On répare difficilement les fautes contre la probité, jamais celles contre l'honneur.MASSIAS, A QUEBEC M.C.A.Parisenult, étudiant en droit, a été nommé secrétaire privé de l'hon.M.Leblanc, président de l'Assemblée législative, en remplacoment de M.Labelle, avocat, qui désire se livrer exclu- sivemout à la pratique de sa profession.Le rapport du comité spécial chargé d'étudier les causes de l'émigration, sera bientôt imprimé et livréau public.Une dépêche de Paris annonce que Mgr Bégin, condjuteur du cardinal Taschereau, prendra passage sur un des paquebots de la ligne française samedi prochain pour revenir au Canada.Sa Grandeur arrivera à Québec le 28 courant.Lundi prochain, le 19, Son Eminence le Cardinal Taschereau célébrera le vingt-deuxième anniversaire de sa consécration comme archevêque de Québec, Il y aura à cette occasion, grande fête reli- fieuse dans la Basilique de Québec, et rejouissance générale à l\u2019Université Laval ot au Séminaire.Le juge Chauveau est allé à Rimouski, les uus disent qu\u2019il est allé passer quelques jours chez son beau-frère, M.Auguste Tessier, M.P.P., d'autres prétendent qu\u2019il est allé présider l'enquête préliminaire dans l'affaire de trois ou quatre individus qui seraient ac- cunts d'avoir fait de la contre- bande.Le Rvd M.Puagé, curé de la Rivière Ouelle, comté de Kamouraska, et ancien professeur de chimie A l'Université Laval, a commencé hier, l'analyse des viscères de Aldéric Fortin, afin de voir s\u2019ils contiennent du poison.M.H.T.Mnchin, assistant trésorier de la province, est allé à Toronto pour assister à la réunion des arbitres chargés de régler cortains comptes en suspens entre loa provinces de Québec et d\u2019Ontario, On a procédé hier devant le juge Andrews à l'enquête dans la cause de l'hon.Pierre Garneau vs J.P.Whelan.MM.L.F.Bur roughs et Chs Fitzpatrick, C.R., sont les avocats de l\u2019ancien commissaire des Travaux Publics et l\u2019hon.M.Flynn défend l'entrepreneur Whiolan.Plusieurs témoins ont été entendus pour prouver que Whelan a écrit et publié dans le Star une lettre par laquelle il accusait M.Garneau de lui avoir extorqué $3.000 au moyen d'une pression exercée sur lui, en faveur de la maison Beaudet, Lefebvre et Garneau.Ce procès excite un intérêt con- sidérablu à Québec.Les quatrains celebres De Voltaire : Tout annonce d\u2019un Dieu l'éternelle [existence, On ne peut le comprendre, on ne peut {l'ignorer.La voix de l'Univers annonce sa [puissance, Et la voix de nos cœurs dit qu\u2019il faut jil'adorer.LA TAXE Sar los communautes roli- gliouses \u2014\u2014 Nous avons lu avec un grand plaisir dans l'Union Litbérale de Québec, et nous nous faisons un dovoir de reproduire, pour l'édification de nos lecteurs, un excel lent article sur les exemptions de taxe pour les communautés roli- gieuses.On verra par la tecture de cet article que les jeunes libéraux de Québec ne sont nas du tout d\u2019accord avee PI.uveraux jeunes ou vieux, sous ce rapport ; nous les en félicitons vive» «ut.L'article de l'Un Libérale g'adresso au conseil {municipal de Québec; mais nos édiles ne perdront rien A lo lire dt à s'en inspirer, au contraire.Nous en recom- mandous surtout la lecture A nos bons libéraux et les engageous i reconnaitre les erreurs de lours voies en sc raugennt À la saine opinion de leurs jebnes amis de Québec.Nos édiles veulent atsolument augmenter los rovenus de la cité en faisant payer aux corporations religieuses, dix fois plus que cela vaut,, l'eau que ces corporations consomept, ous reconnaissong ghe la cité, grâce à son nqueduc, à de l'eau excellente ; nous convenons aussi qu'elle a besoin d'argent.Mais tout cela ne lui permet pas de se faire usuridre, Elle n\u2019a pas le droit de taxer les com- twanautés religieuses, et elle veut éviter les effets de Jaloi en vendant au delà de an valeur l'eau qu'elle a.Nous ue lui reconi.aissons pasce droit.Cet acte est injuste et dénoto la plus mauvaise ndministration.: Conseil municipal de Québec comme tous les consells municipaux a des devoirs et des vbligations.]1 doit sromouvoir les intéréte matdriels et ntellectuels du peuple; il doit veiller à l'ordre public de pur toute la ville, au bien-être de tous les habitants.A lui l'obligation d'embellir la cité et de la tenir au rang des villes du continent.A \\ni de voiller à la sûreté publique; à lui de protéger l-s pauvres, les intlrmes, les victimes du vice et de ia misère.Que fait-il pour cela?Il a des pompiers, des gurduens de la paix, un bureau \"hygiène.Cela lui coûte les yeux de la tote; il s\u2019endette.Que ferait-il s'il lui fallait avoir des hôpitaux, des aniles pour les misérables et les malheureux ?A quoi se résumeraient leu embeilis- sement dont ils pourraient doter la ville Les conseillers ne se sont jamais demandé cela parce qu'il y à chez nous une classe de personnes qui s'occupent de ces choses et qui les font mieux que le conseil ; cette classe de personnes sont : les religieux et les religieuses.Oui, disone-le, une fois pour toutes, les communautés religieuses, le Séminaire, les Ursulines, le Bon Pasteur, l\u2019Hôtel-Dieu, les Sœurs de Charité, le Patronage font l'œuvre du Conseil municipal, SI le Séminaire n'avait pas une université, le Conseil serait tenu d'avoir des musées.Si les Ursulines ne donnaient pas une instruction eupérieure à bon marché, le Conseil de ville sernit tenu do lo nire.Si le Bon Pasteur ne récoltait pas dans les rues les Allles-mères, les ahes répentantes, le Conseil de Ville serait forcé d'entretenir des asiles pour y recevoir ces tnalheureuses ; il ne laisserait pas ces filles accoucher À la borne de la rue; il ne forcerait pas les filles répentantes à trouver un refuge dans les maisons de prostitution.Si les Sœurs de Charité ne faisaient pas vivre les orphelins, si l'Hôtel-Dieu n'ouvrait pas ees portes aux Llessés, aux malades, le Conseil de Ville acrait forces d'avoir des hôpitaux et des or- phélinats.\u2019 Toutes ces communautés religleuses font l'ouvrage du Oonseil de Vilie et ne lni demandent un sou.Elles font pour le public cent fois plus que font les poripiers, les howmes de police, tous les eimployés de la corporation, et coûtent cent fois miolas cher, Pour quol alors veut-on faire yer aux communautés religieuses des sommes folles pour l'eau lorsque les muisons de police, les stations de feu, I'Hotel de ville ne paient rien ?Des conseillers croient avoir tout dit lorsqu'ils ont soutenu avec arrogance que les cominunautés religieuses sout gent fois plus riches que les particu- ers.Admettons cela un instant pourla discussion.Mais les communautés religieuses consucrent leurs revenus au publicetles particuliers s'en gardent ien, L'hon.John Hearn, qui dirige la lutte contre les corporations religieuses, prétend qu\u2019il faut faire payer les communautés pour augmenter | s revenus de lu ville Mais qu'arrive- rait-il ei les communautés religieuses décidaient que, = puisqu'elles payent des taxes comme leu Lar culiers, elles ne prendront des naisges que si ces mi es payent, des orpha- lins, que ai ces orphelins payent ?La cité aurait fait un excellent marché ! Elle retirerait sept ou huit mille pins- tres de revenus additionnels, mais il lui faudrait dépenser cent mille piastres pour empêcher les infirimes et les or- pholins e mourir dans les rues.L'hon.ohn Hearn comprend biencela,wais il sait aussi quo les cominunautés n'ont pas sun égoïsme, et il compte sur cela.Ceux qui croient être des homtmes de progrès et de libéralisme, en voulant taxer les corporations d'éducation et de charité, connaissent bien peu l'histoire et l'économie politique.Bier des peuples ont essayé de ce prérendu libéralisme et ils ont tous &bouti à un état tyrannique L\u2019Anleterre, sous le régime tory de Henri ITI et d'Elizabeth,achasté lescormmu- nautés religieuses et a établi la charité de l'Etat, elle a dépensé des millions sans empôcher les pauvres et les abandonnés de mourir duns les taudis ou sur la vuie publique.L\u2019Augleterre au- jourd'hui rappelle les communautés religieuses.Au lieu de les chasser, de les taxer, elle leur donne des terraius et descapitaux.O'est.que \"Angleterre est libérale, démocratique 6t éconcimi- Que ; c\u2019est que l'Angleterre « compris que is charité devait venir de l'initiative privée plutôt que de l\u2019Etat qui, de sa nature, est un tyran et un égoïste.Les Etats-Unis qui sont démocratiques ; le peuple américain qui est du dix-neuvidine siècle, à compris cette idée libérale, et, dans aucun pays, on n\u2019encourage plus l'asilede charité privé, la corporaiion enseignante indépea- dante.Parlez à l\u2019Américain de taxer ces corporations, il vous répondra qu'il aimernit mieux taxer le président de la République et tous les députés puisque ces derniers sont payés pour travailler dans l'intérôt commun, tandis que les corporations enseignantes et les asiles de charité font une œuvre publique sans réclamer un sou de l'Etat, L'Américain est pratique ; pen ni importe les ménagements de bout d: chandelle ; il veut Avoir beaucoup sans rien payer ct les co'porations privées lui donnant cela, Il se garde bien de leur chercher noise.Au Canada, on est bien arriéré, on est du XVIIème siècle, si l'un croit que taxer les corporations enscignan- tes et les asiles de charité, c'est faire de Ja haute politique, Nous ne traitons pas la ouestion au point de vue chrétien.On l'a traite cent fois, Nous nous contentons d'envisager les devoirs du citoyen.Comme tel it cloit vouloir l'ordre, le bien-être, la civilisation dans sa ville et son pays.Et il n'aura rien de tout cela s'il ne laisse pas aux corporations privées le soin de pourvoir à tous ces besoins.Et il sera bien ing:at s'il veut arracher à ces corporations vne patcelle des revenus qui sont tous consacrés À cet effet, Lorsque le Conseil fait payer $2,000 &u Séminaire pour l\u2019eau, Autant aux Ursulines, $1,200 au Bon Pasteur, $200 A $300 uu Patronage, etc, il enlève autant aux pauvres, aux orphelins, aux enfants qui veulent s'inrtruive, Il fuit payer $2,000 & une institution qui a dépensé ici & Québec, pour I'cin- hellissement de la ville et son progrès intellectuel plus de doux millions; il taxe une institution qui, deux cents any avant le Conseil de ville, a été un des remparts de notre nationalité et qui encore donne À Québec ce cachet particulier qui fait de notre ville, une des plus célebres du continent américain, le centre intellectuel du Canuda.Que nos conseillers songent A une chose: Si le Séminaire et l'Université Laval, si les Ursulines de Québec, l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019Hôpital Général dispa- raissaiont de Quebec, ils auraient beau bâtir de beaux blocs, des ésculiers en bronze, des fontaines Demers, il no viendrait pas ici, & ls saison des voyages, mille étrangers.Ce sont tous ces monuments de Ia domination française qui nous amènent les voyageurs avides de voir et visiter ces murs et ces églises historiques.Que nos conseillers n'oublient pas non plus que si nous n'avions pus l'asile du Don Pasteur, les Sœurs de Charité, le Patronage, nos rues regor- vraieat de voyous, de flAveurs, d'enfants perdus, de filles cffrontées qui donneraient à notre ville une réputation de désordre gui en chasserait tous les visiteurs.Mettez sur le pavé les cing ou six cents orphelins qu'élèvent les Sœurs de Charité; ouvrez lea portes de l'asile des pénitentes du Bon Pasteur ¢t nous demandons aux con- sellers o'ils laisseront leurs enfuuts sortir seuls de la ruaison à travers cette population misérable, abjecte et dangereuse du jour où le joug de l'asile aura disparu.: Vous voulez que les corporations religieuses de Québec contribuent duns les dépenses de la cité, Vous n'aurez pas ce droit tant que vous n'aurez pas fait pour le progrès de la ville ce qu\u2019elles ont fait, Rayez de l\u2019histoire tout leur passé ; annulez d'un trait de plume tout ce que la ville leur doit; qu'elles disparais- sntà un moment donné, et au lieu d\u2019être les édiles de la cité de Québec, M.les conseillers, vous serez un Gituple conseil de village et les palais do votre municipalité seront les vieilles masures disgracieuses de M.John Hearn.Max \u2014Pour les cors, les verrues, les oignons employezle Wights Corh & Wart Cure, En veute ches les pharmaciens 2530 la bouteille ou chez J.H, Nault, Prop.2419 rue Notre-Dame.QUESTIONS PERTINENTES On lit dans la Minerve : \u201cSi M, Mercier, après avoir déposé les $28,000 & son crédit personnel, à Is banque du Peuple, était mort subitement, qui aurcit hérité de ces 823,000 1\" Voilà, sans contredit, dit le Courrier du Canuda, une question très pertinente.Si M.Mercier était mort au lendemain du fameux dépôt, Jes $28,000 tombaient dans sa succession.Ou mieux encore si M.Mercier eut fait banque:aute après avoir déposé les 828,0vu pn son nom personnel, cette somme, qui pourtant appartenait A la provence, eût été englobée dans la faulite, et les créanciers de M.Mercier en au- ruient eu tout le bénéfice.Autre question.Les $28,000 ont dû produire un intérêt à la banque du Peuple.Qui a bénéficié de cet intérêt?Est-ce M.Mercier ou la province ?Comme on le voit, cette question des $28,000 soulève plus d'un problème.Et cependant les orgaues quaud même de la Clique, crient bien fort quo leur chef s\u2019est disculpé parfaitement dans cette célèbre affaire.Ces toupet.gens-là ont un colossal Mme Odilon Duchesne, No 191 rue Delinelle, St Henri, dit: Trois de mes enfants souffraient fortement de la Coqueluche.11s ont été guéri complè- trinent par 4 petite flaconus du Sirop de Térébenthine du Dr Laviolette, SANTE VIGOUREUSB Bous l'influence du Trésor des pour rices, des enfants maigres, noués, scrofuleux, rachitique, ont recouvré une santé vigoureuse ; de plus il facilite la pousse et le percement des dents.Prix 25 cents la bouteille.\u2014On peut se procurer toutes sortes d'articles en dentelle, à ccès bas prix chez 8.Carsley.a 1a Révd A.Antoine de Refugio, Tex .écrit: \u201cAn UN VRAI SUCCES.tape is le juzer Je cross que le Tonique Nog deux da Frs Koenig est no vrai succès.fe souffre.s d'une maladie nerveuse excessivement douloureuse, ot syant fait usage de Tunique Je me suis guéri; je suis bis encore comme autrefois.\u201d Cuurs ce Niacana, Our 18 janv.1889.J'ai rommrcecé À faire usa;e du Tonique Neneux de Kocuig en mai 1838.Avaur de prendre caste méScans J'ai (ait nsage de bien d'autres temédes * © * mais je n'es vais aucun bien, Ie sentant sans cesse lourd cale aint Sulpice, 5 a de Montreal, seront:vendus, par sut tg Justice, au pias haut offrant ot ria pred Crean: les meuble ote Russ, consistant e pu lues elo.t comptant.dition : arcen 8, U, MARSON wos Montréal, 14 Mars 1864 "]
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