Le Franco-canadien, 5 juillet 1861, vendredi 5 juillet 1861
[" Vel, LL ape + 0 ti + ie + mm me me -T E F St.Jean d\u2019Iberville, Bas-Canada, Vendredi, 5 Juillet 1861.RANCO-CANADIE N, ORGANE DU DISTRICT D'IBERVILLE.Redige par un onilte de Collaborateurs: 1.Bourguignon, Imprimeur-Proprietaire.Pr \u2014 a Nouvelles du Jour.Un engagement a encore eu lieu, jeudi, sur les bords du Potomac, à la pointe Mathias Trois vapeurs, le Pownce, le Resolute et le Freeborn avaient été chargés d'opérer une reconnaissance sur ce point, de disperser un campement sécessionaiste que You y avait signélé, et de commencer les travaux pour Viustallation d'une batterie.A l'arrivée des bâtiments, aucun corps d'ennemis n'était en vue.On débarqua en conséquence 35 hommes munis de 250 sacs qu'ils se mirent à remplir de terre, après avoir eu soin de poster des vedettes.| Plusieurs heures se | assèrent sans alerte, et le détachement se préparait à se rembarquer, après avoir achevé sa tâche, lorsqu'une trou pe de Virginiens, évalués à 200 hommes, sortit tout-à-coup d'un épais fourré situé à une courte distance de la rive, et ouvrit le feu.Les solduts fédéraux ae jetèrent précipitamment dans leurs embarcations et poussèrent au large, laissant derrière eux plusieurs de leurs camarades, qui durent se jeter à lu nage.Tous parvinrent à gogner les steamers, malgré les balles qui pleuvaient _ autour d'eux.Quatre d'entreux seulement ont été blessés, dont un dangercâsement.Ce dernier est un soldat nommé Williums, qui portait lo drapeau du détachement et se Uouvait ainsi le point de wire principal de \u201c_ Pennemi.Le drapeau même a été percé de quinze balles ct a eu sa hampe cn partie brisée Malheureusement, \u201cne perte sensible devait attrister cette retraite si bourcuscement effectuée.En voyant ce qui se passait à terre, le capitaine James H.Ward (de la marine fédérale), commandant de l'expédition, avait fait ouvrir le feu par l'artillerie du Freeborn qu'il montait, afin de protéger de retour de ses hommes.Il dirigeuit lui- même le pointage d'une pièce, lorsqu'une balle vint l'attcindre en pleine poitrine, 11 tomba en s'écriant : \u201c Je suis tué !\u201d et ne survécut en effet que peu d'instants à sa blessure.Son corps, transportés à Wasbiogton, y à reçu les honneurs des funéruilles militaires.\u2014Le zapitaine Ward était originaire du Connecticut et servait dans la marine depuis 1823.Au moment de la guerre, il commandait le stationnaire North Carolina, à l\u2019ursenal de Brooklyn.Appelé dopuis deux mois À diriger la flotille du I'o- tomac, il avait déployé beaucoup d'énergie ot d'activité, et avait notamment joué un rôle principal dans l'attaque dirigée lo 31 mai contre les batteries d\u2019Aquia Creek.Sa wort a produit unc vive impression.On se rappelle qu'une descente avait déjà dté opérée, mardi, à la pointe Mathias, jar l'équipage du steamer Punama, qui avait dispersé nn corps d'environ 800 ennemis.Celui-ci était néanmoins resté dans les environs et aurait même été renforcé, au dire d'un nègre fugitif, qui assure que la furce des sécessionnistes s'élève à près de 2,000 hommes.Op parlait hier à Washington FEUILLETON.mise pate SE TEE AURÊLIE.1V.( Suite.) \u2014Îll'aimait avec passion.il l'aimaie \u201cae t M.Marpeau, à qui chacune ones ro, semblait coûter \u201cen doulou- veux effort ; seulement.Îl ne savait pas la comprendre ! \u2014Lacomprendre ! dit Aurélie dont la douce physionomie exprima un vif étonnement.\u2014Oul, c'est le mot inventé par ces natures superbes qui se ntent comme su- érieores à tout, pour avoir le droit de ne v'assujettir à rien.Quironque refuse de s'associer aux chimères de leur orgucil ; quiconque ne leur offre qu\u2019une destinée commu: ne, enfermée dans le cercle étroit des affections honnêtes et des joies paisibles, n'est pas capable de les comprendre et n\u2019est pas digno de les aimer !.Madame d\u2019Ermancey pou- vait-elle rester encevelie à la cam e, entre son mari et oa fille, lorsque s'ouvraient dans son imagination splendide d'éblouisants horizons, lorsqu'elle entendait uns voix intée rieure lui dire qu'elle n'avait qu'à ressaisir soû indépendance et venir à Paris pour y régner en souveraine ; sonverainc par lu beauté et par le talent ?d'envoyer le 7le régiment new-yorkais pour les débusquer ; mais les bois touffus Qui couvrent la rive en cet endroit doivent rendre l'entreprise hasardeuse, en même tempe qu'elle ne paraît pas avoir un but d'utilité pratique bien défini.Le télégraphe signale une autre escarmouche, dans une direction tout opposée.Une escouade de 12 hommes du régimeut des zouaves de Wallace, envoyée en reconnaissance à l\u2019Est de Cumberland, s'est rencontrée avec un détachement ennemi fort d'environ 40 hommes.Après un feu très vif, les sécessionnistes ont lâché pieJ, ayant perdu 17 hommes ct abandonnant plusieurs chevaux.Les fédéraux n'ont eu qu\u2019un homme tué ; le caporal Hayes, qui les commandait, à été en outre grièvement blessé.Des engagements plus sérieux ne semblent pas devoir tarder à se produire dans cette région, où les forces du Sud deviennent plus considérables chaque juur, et se trouvent partout face à face avec les troupes du Nord.\u2014C.des E.-U.Ou nous écrit de la Suisse, le 6 juin : « J'ai A vous signale aujourd'hui un attentat inouï contre les catholiques.Dans ma dertière lettre du mois de mai, je vous annonçais que les catholiques de Enint-Gall venaient de remporter nne victoire éclatante dans lue élections, et que la majorité au Grand-Conseil leur était assurée pour deux ans.Nous avions compté sans ln Révolutionautorité.dans la matinée du 3 juin.confessionnelle.d'un refus de la part des catholiques.\u2014Oh ! ma mère ! ma mère ! balbutin Aurélie éperdue.\u2014 Il faut être juste, poursuivit le vieillard avec une sombre ironie ; l'évènement lui a donné raison.Elle à brisé ce qu'elle appelait sa chaine, ct, au bout de deux ans, succès, talent, répommée, bommages, elle avait tout conquis ; ce n'était plus À même femme ; la gloire l'avait débaptisée ; le nom honnête avait disparu dans l'état du nom illustre : {! n'y avait plus la comtesse d'Ermancey, il y avait Arsène Gérard ! \u2014Arsène Gérard | murmurs Aunilie en re nt madame Aubert comme pour rappeler ua autre souvenir.==Oul.mon enfant, dit à son tour celle-ci.Arsène Gérard et madame d'Ermancey, c'est une même j'ersonne.Mais cela, du moine, vous le saviez ?.Ce livre que je trouvai un jour à vos côtés ?.\u2014Fiélas ! Madame, j'ignorais tout ; ce nom m'était inconnu : oe titre, je le lisais r ls première fois ; ce livre, ju ne l\u2019ai pas ouvert ; c'était une autre pensionnaire qui l'avait mis là, et je ne congeais même pas à le encher ! =\u2014Comment ! chère et noble fills ! 6.cria madame Aubert do plus en plus aften- drie ; même ce léger tort, le seul que j'ai eu à te reprocher en oix ans, tu cn étais innocente ! Et tu t'exposaie à être grondée, ani pour une autre !~Ob ! Moasieur, lonsieur ! poursuivit-clle en s'adroseant à >Marbsau : of vous savies quel trésor vous faites perdre à Jules Daruel!.Je .Aussitdt que lo résulat des élections fut connu, les protestants et les pseudo-catholi- ques se sont organisés en club et ont tellement fauatisé la population protestants, que tous les protestants et radicaux (à peu près 70) ont pris l'engagement de ne pas assis ter À la slance d'ouverture du nouveuu Grand-Conseil et d'empêcher par cette abstention la constitution légale de la nouvelle Cette séance aurait dû avoir lieu La résolution prise à été exécutée avec une parfuite discipline et une ruse machiavélique.Les 70 députés protestants-radicaux, au lieu de :e rendre à l'Hôtel-de-Ville, se ront réunis dans une auberge, d'où ils ont envoyé aux députés catholiques un manifeste par lequel ils exigent avant tout une révision de ln Constitution, portant suppression de la partie Pour apprécier lu jortée de cette demande, il faut observer que Ia Charte actuelle garantit l'indépendance des deux confessions, et qu\u2019elle sanctionne le principe de la parité entre.olles par rapport aux élections politiques.Pour appuyer cette prétention, quelques milliers de protestants s'agitaient duns les rues de la ville de 8t.Gall ; In Société des carabiniers était réunie, et une émeute préparée pour le cas Des parlementaires des deux côtés se sont réunis, ob après des pourparlers de plusieurs heures, les députés catholiques (par des rai- sons que nous ne pauvons pas encore juger ) se sont décidés à céder ; ils ont consenti à la révision de lu Charte, imais en stipulant que cette question, sera soumise au vote du peuple.Cette victoire remportée, les députés protestants-radicaux ont bien voulu assister à l'ouverture du Grand-Conseil, qui, sa trouvant ainsi en nombre réglementaire, s'est conatitué versa la nuit du 3 juin en nommant un conservateur pour président.* Nous cencluons de ces fuits: lo.que le constitutionalisme et lc parlementarisme ne sont qu'une illusion quand il s'agit des droits d \u20184 catholiques ; 2u.que ja Révolution marche en Europe!\u201d : Orient.On nous écrit de Constantinople, le 20 œai: « Dans lu réunion préparatoire qui s'est tenue mardi 21 courant, quelques jours après l'arrivée des membres de ia commission syrienne, chez M.le marquis de la Valette, les représentants se sont lornés à se souder mutuellement et à reconuultre le terrain sur lequel ils allaient les unis ct lea autres se placer.Ti résulte de mics informations, que j'ai lieu de croire trés exactes, qu'on cat, pour le moment du moin, aussi éloigné de s'entendre sur le fonds que eur la forme.# La France demande pour la Montagne un prince chrétien indigine, uvec les pou- voira les plus étendu-, qui, gourernant Druses et Maronites, n'aurait avec l'autorité turque que les rapports qu'avaient jadis avec les puchas les un -icns émirs du Liban.me SE = onset _ \u2014_\u2014 de Sa Hautesse ant résolu à l'unanimité d repousser énergiquement le projet d'ua prince indigène, qui est celui de la France et de l'Autriche.Les Tures sont furieux contre cette dernière.\u201c En dernier résultat, les représentants des six puissances délibérantes 6e sont séparés sans avoir pu poser les bases d'une entente commune, et sans pouvoir même désigner le jour de la première conférence.La réunion dont je viens de parler n'étant pas considérée comme telle, aucun protocole t'a été tenu des explications préliminaires échangées entre les représentants.Comme on peut le constater, la majorité est hostile à lu France et ne tend qu'à porter un coup fatal à son influence dix fois séculaires en Syrie.Le négociateur français devra déployer toute son habilets, toute son énergie, nous ne dirons pas pour faire prévaloir l'avis de son gouvernement, mais paur le sauver d'un naufrage complet.Le Courrier d'Orient n parlé d'une seconde conférence : nous n'en avons aucune connaissance.Il l\u2019a probablement pêchée dans son imagination plus qu'orientale.Autriche.On lit dans l'Ost-Deutscke Post de Vienne du 5 juin: \u201c Les débats de la Diète de Pesth sur l'adresse sont enfin terminés C'est le parti Deak qui triomphe.Une adresse sera envoyée à l'Empereur à Vienne.Jusqu'ici les résultats pratiques de ce vote échappent toute appréciation.L'adrosse de Desk \u201c J'Angleterre, suivant les déclarations tris neltes et très entégoriques de son représentant, vir HE.Bulwer, veut bien necep- ter un prince chrétien, mais à le condition exprusse gn'il ne sera pas pris parmi les indigènes.S'il était question d'un pareil choix l'Angleterre le rejetterait de lu manière ln plus absolue, et demanderait pour lu Montagne un vrai pacha ture, auprès duquel elle consentirait cependant à plucer un mustéchar (conseiller) chrétien, soumis, comme de rnison, ainsi que le pacha, à l'autorité supérieure du mæchir de Beyrouth.* Quant à la Russie, elle se plaint de la condition diétestable qui était faite, dit-elle, aux chrétiens schismatiques de la Montagne par les catholiques marunitus, et demande, vn \u2018conséquence, encouragée d'ailleurs par des promesses d'appui du la protestante Albion, un prince non fndigène et du rite pho- tien!!! + La Prusse luthérienne croit naturellement comme les autres qu'un chef non-indi- gène serait celui qui conviendrait le micux à la Montagne, « L\u2019Autriche abandonne la Turquie dans la question : elle veut, comme la France,un prince catholique indigène.\u201c Enfin, dans un conseil tenu à la suite de cette réunion préparatoire, les ministres m'y connais.c'est le bonheur de sa vie qui se passe en ce moment à sa portée, et qu'il ne retrouvera plus ! M.Marbeau ne parut pas avoir entendn ces dernières phrases, et reprit avec sa gravité habituelle : Maintenant, Mademoiselle, vous savez ce qu'il n'était plus possible de vous laisser ignorer.Madame d'Ermancey a échangé la calme et modeste vie de famille contre l\u2019ardente et capricieuse vie d'artiste.Sous un autre pom que le sien, elle à publié des ouvrages que l'orgueil de l'intelligence et du cœur a prie pour catéchisme et pour cede ; elle a plaidé In cause de sos passions révoltées qui ont fait son tourment etson génie.Il n'est pas une imagination de vingt ans qui n\u2019ait tressailli au contact de ces pages enflammés ; pas un lecteur, jeune ou vieux, enthousiaste ou désabusé, qui ne sache quel nom réel se enche sous celui de Arsène Gérard.Comprenez-vous à présent pourquoi la fille de cette femme, si innocente qu'elle soit de ces entrelnements, ne peut pus épouser un homme prêt à entrer dans une carrière où fout est régulier comme ie devoir, recueilli comme le travail, silencieux comme la vertu ?Comprenez-vous pourquoi celts existence bruyante pèserait eur celte existence paisible, et pourquoi enfin, au lieu d'âtre pour Jules un appui et un secours.vous series pour lui un empéchement st un obstacle ?Pondaot que M.Marbeau parlait, le viga- ge d'Aurélie, encore baigne de larmes, s'é- porté.Aucun des deux partis ne nous offte une solution ; l'un et l'autre demandeot l'isp- possible, et tout l'availtäge que présents\u201d l'adoption de l'adresse, c'est que, comme on dit, les négociations ne sort pas rempues.\u201d meer es re rm re Rapport de l'Ecole d'Agriculture et de la Ferme-Modèle da A Anne, peur l'année 1860.Coxerasiciré: ( Suite et Fin.) Le mude de comptabilité que nous suivions convient à un grand établissement qui veut faire des expériences et en rendre compte.Mais pour une putite exploitation dont le chef n'a besoin de se rendre com, qu\u2019à lui-même, nous en avons un autre beaucoup plus sissple, que tout cultivateur ayant un peu d'instruction peut tenir.C'est celui- IX qui est enseigné nux élèves omme ces diverses formules ne sont ens core qu\u2019à l'état d'épreure, je m'abetiendrai d'en donner des modèles dans ce rapport.Je pourrais le faire une autre année si la chose puuvait servir à d'autres.Jusqu'ici la comptabilité de In ferme à été très imparfaite.Elle se bornait à présenter un état des recettes ct des dépenses, l'entrée et In sortic des produits en grains ot animaux.C'était déjà beaucuup sans doute, mais pas assez pour donner une idée complete du véritable état des choses.En fait de comptes, la simplicité et la brièveté sont plutôt des défauts que des mérites.Une bonne comptabilité agricole doit être en nue!- que sorte historique, tenant note de tout ce qui peut intéresser le sucvès d'une spéoula- \u2018 t'on ugricole quelconque, ÉcoLt.Pendant l'annéc échue le 31 déc 1860, maintient les lois de 1848.C'est done l'union personnelle pure.Personne, de ce côte-ci de la Leitna, ne saurait accepter ce principe.Ev effet, l'union personnelle nc saurait être admise que sous les deux suppositions suivantes.L'uné serait que le monarque est souverain abaolu, et que dans les deux moitiés de l'empire, sa volonté seule gouverne.Ce serait l'état de choses de 1859 à 1861, le système Bach.Dans l'autre de ces deux hypothèses, le monarque serait souverain constitutionnel dans une moitié de ses Etats, ot dans l'autre souverain absolu ; de sorte que dans l\u2019une, la population serait tenue d'exécuter, par ordre, ce qui a été décidé dans l\u2019autre: ou bien encore, que la moitié gouvernée d'une manière absolue fournirait les moyens qui permettraient d'éluder les résolutions de la partie constitutionnelle ou de les regarder comme non avenues, Co serait à peu près la situation d'août 1848, sauf quelques modifications, le système Metternich.Mais nul homme poli- ques constitutionnel avec deux ministres des finances et de la guerre, ete.sans avoir Ia conviction de la ruine inévitable de l'État autrichien.Nous ne savons donc pas, en vérité, pourquoi, dans la vicloire du parti de l'adresse, nous verrions un meilleur résultat que si le parti de la résolution l'avait em- clairait comme d'une pensée nouvelle.\u2014Je vous crois, ct je suis prête à vous obéir, dit-elle : je suis préto à ce sacrifice plecuil vous | araît nécessaire à l'avenir de w aruel.| Qu'importent d'ailleurs mes sentiments d'hier ?ils n'existent plus ; il en est un qui se révèle A moi et qui doit absorber tous les autres ; il est une place que j'ai laissé vide et que j'ui bite de remylir.Par grâce, Monsieur, oh est mon père ?M.le comte d'Ermancey n'a pas quiité an maison de campagne, à Sarnage, près de Valence.\u2014Et pour aller lh, combien faut-il de temps.Environ trois jours.-«Je veux y être dans trois jours; je voux partir ce soir ; mais hélas ! reprit-elle plus tristement : que suis-je aujourd'hui pour M.d'Ermancer ?saiteil encore que J'existe ?m'aime-L-il encore ?mon long oubli, ma coupable indifférence, n'ont-ils pas fait de moi une étrangère pour ce foyer qui ne mo reconnaltra plus ?ce cœur que j'ai froissé rm'accueillera-t-il ?ces bras dont j'ai fui l'étreinte re rouvriront-ils pour moi ?qui me guidura dans ces ténèbres ?qui m'upar- gnera dans ce dernier malheur : être repous- séo par mon père ! Pour toute réponse, M.Murbeau ourrit von bureau, en tira uns lettre cacheteu et In donna à Aurélie : - \u2014Vous pouvez la li:e, clie est pour vous, ( ressemblent à ces torrents du nos Monag: lui dit-il.La lettre ctait de M.d'Hemancey, of tique ne pourra se figurer ua seul monar- | P® huit élèves ont friquentd l'écolc, un de Montréal, trois de Rumouraska, un de Si.Thomas, un de in Rivière-Ouclle, et deux de l'Islet.Il n\u2019en reste aujourd'hui que trois, avec un quatrième de la Mulbaie qui est entré au mois de janvier.Cing sont partis pour diverses raisons : deux sont retournés dans leur famille pour aider leurs parents, un est entré dans l\u2019enseignement primaire, les deux autres n'avaient ancun goût pour l\u2019agriculture.11 n\u2019en est pas uinsi des quatie élèves d'aujourd'hui.Ils eont sérieux ct parnissent être de bonnes vocations agricoles.L'un d'eux & fuit un bon cours d'études classiques dans notre collége, un second a étudié deux ans à Québec, les deux autres sont arrivés avec une instruction primaire peu avancée malheureusement ; mais à force d'anplica- tion ct de bonne volonté ils pourrout du moins supplier par la pratique qu'on Yes force de suirre, à ce quo Ja théorie ne leur dopneræ qu'imparfaitement.En restant à Ste.-Anne le temps fixé par le programme, nos élèves pourront recueillir les principales notions pratiques qui sont indispensables à un cultivateur.Les études sciontifiques d'application sont alternées r des occupations pratiques.Ils sont employés dans la ferme comme des fils de cultivateurs le seraient dans leurs familles.Les moyens matériels d'instruction se composent pour le moment, la.d'un bon choix de livres, cartes et tableaux sur toutes les branches de l'instruction agricole.20.des cultures, des Lestiaux de ln ferme , et des bâtiments divers consacrés à l'exploitation.Jo.d'un bon choix d'outils pour d'une date déjà ancicune.Volci es qu\u2019il écrivait à sa fille + \u201c Ma chère enfant, j'ignore si ces li vous parviendront.D'après ma volonté formelle, elles ne vous seront remises qu\u2019au moment où vous vous souriendres de moi.Dieu veuille que ce souvenir, éteint aujour- d'hui, ne soit pas réveillé dans voire âme par un malheur où un chegrin ! \u201c Je ne vous en veux pas.Vous m'avez référé une autre affection que la inienne à je ne puis ni m'en étonner ni m'en plaindre + velle-là | arlait un langnge que je ne sais pas parler.la faculté d'exprimer pius qu'elles nu re- sentent.1 y en a d'autres qui out le tourment de ressentie plus qu'elles ne peuvent exprimer.Un jour, peut-être.sous recun- vatres.Ah! que ce jour n'arrive jamais, s'il doit vous coûter un soupir où une larme ! * Ce qui m'afflige le plus, won enfant, ce n'est pas la pensée d'étie si longtempe séparé de vous, ce n\u2019est pra même cette eruells préférence qui donne à votre éloignement un can tore dinjustice, Cleat l'idée que pendant cetie longue séparation, n'enten- dunt | as parler de tnoi, Vous croirez que je we vous aime plus, peul-btre même, que je ne vous ui jutünis aimée.Vous vous trom.poriet, Aurélie : les tendrossex axpaneives et sonores, pui ont trot de prises sur les jeunes cœurs, sont inégales et mobiles ; alles ne, qui tarissent en tempo de calnte, et ne valic socntent que*j nr leo crager.La micane n'est Il y n d'heureuses natures, qui ont \u2019 { Le l\u2018ranco-Canadien._ : \u2014 = eee J'ose me flatter que ce rapport, malgré ea longueur, trouvera auprès de Votre Excellence un indulgent sceusil.Ls Gouvernement de Votre Excellence, j'en suis intimement convaincu, s\u2019est trop vivement intéressé à ln.prospérité de ce pays, of a trop fuit déja pour le développement de ses.inépuisables richesses, pour ne pas voir avec quel \u2018Gebriques les instriancnte aratuiges de pre.wire nécessite, en attendant qu'une allocution plus forte permette d'ouvrir un atelier qui puise\u201c oBrir aux culdvateurs des mo- dêles dinisuments perféetionnes, et aux «lèves des moyens d'appliquer les théories da construction.\u201d (Prospectus).© Lo chump deapériences attend nusei le même sveours s'uuvrir, de même que lesjardin L'établisscinent d'un jardin potager propre À toutes les démonstrations du jardinage, «th la culture des arbres fruitiers no peut se fuire sans quelques dépenser.Jusqu'ici il n'a pas été possible de faire autre those que les travaux préparatoires :: at iis ont été très coûteux.Le collége ntta- * \u201che unc grande inj'ortance à ce jardin.La \u201cdlture des arbres fruitiers et le, jardinage sont le complément u'une ferme destinée à devenir modèle.| * S'altocation de IB6s4% été de.8604 001 Les dépenses de l'Fcole sont comme suit : | vouée à a p du plus utile des arts, de celui qui seu! ga puissance.Collège de Ste.Anne, le 3 mai 1861, J'ai l'honneur d'être, Milord, De Votre Excellence, lc tres linmble ot obdissant serviteur, F.Picote, Ptre.Directeur, pension comprier\u2026.Ho oo! cu .== ee Professeur.: In serviteur, : sooo Je Sranco- Ganadien.Chalf2ige et celairage, .40 00! Impression du Pro\"\u2014\" passage intitulé : Ze Chœur des Dames exd- 1881 euté avec un estrain el use perfection qui | Jui attirèrent un tonnerve d'applaudissements : et lui sagnèrent les bonneurs d'une répéti-| sien.; Les volus ont été admirablement chautés et la jeune personne chargée de la pastie de premier Soprano, 8 surtout excité notre ad- tWiration par la richesse de um voix, dont plus d'une cantatrice de profession serait envieuse.M.Sabatier présidait au piano et exécuta dons les intermbdes, plusieurs morceaux brillant.Dird qu\u2019il les a joués à perfection
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.