Le Franco-canadien, 5 août 1864, vendredi 5 août 1864
[" | | | ESI | Meux piasires par Ad, 4 Vol.V.Prix d'Abonnçment : PAYABLE D'AVANCE.Tous semestre commencé se pas on outlier.Pour les Etats-Unis, les frais de étant obligatoire jusqu'à la tidre, les ubotiuds aurout à payer vois piastres.PARAIT LE MAKDI ET VENDREDI Incendie de Sainte-Scholastique.Enquête du Coronaire sur la mort de Julie Vannier, épouse de Christophe Richer, de Casildée Richer ot d'Herminis Richer, sos deux filles, arrivéo lors de incendie du pa- ais de justice, du_village de Sainte-Sc lastique, dans le district de Terrebonne.Le Jury suivant fut assermenté, mercredi.à troie heures aprivmidi, pour s'enquérir des causes de ce terrible accident : Isidore Lafleur, Antoine Lacroix, Lovie Giroux, Napoléon Dagenais, I-idore Hamelin, Louis Corbeille, Louis Lachapelle, Augustin Gauvreau, Charles Rochon, Stanislas Ethier et Francis Gau- Joseph Limoges, vreau.Moise Dugenais, cordonnier, du village de Sainte-Scholastique, n;rès avoir été ne sermentée, dit : « J'étuis présent le vingt-six av soir, vers onze heures et demie, lors du commencement de l'incendie du palais de justice, du village de Suinte-Scholustique, et qui sert aussi de prison.Je me suis rendu avant le son de la cloche de l'église, ayant été prére- nu par Joseph Sauvé dit Laplante, le tour ne-riefs de la prison.« La première chose que j'ai faite à mon arrivée, c'est, qu'uttiré par les cris de de- tresse des prisonniers du troisième étage, j'ai demandé une échelle, il n'y en avait pue, j'en ai trusve vue chez M.Dupras.J'ai essayé de pénctrer dans lu prison avant que de demander une échelle ; n'ayant pu entrer, je suis accouru chez M.le shérit by, dont la demeure est tout près de la à qui jai fait partde l'incendie.nprès quoi je suis rctourné au feu avec Md'une lache, sfin prison, Laforest, qui s'était muni d'enfoucer les yortes, au besoin.\u201c À la porte de lu prison, nous trouvk- mes M.Quinn, le geôlier, avec qui nous montâmes aux secondes cellules #4 où nous esayâmes de pénétrer, mais ce fut impossible ; alors je descendis pour aller chercher une échelle.* Je déclore avoir fuit tous mes efforts pour sauver les prisonniers et je declare de plus que M.Quinn etait tres-sobre, mais un peu transporté.+ De plue, je suis positif à dire que les trois prisonniers étaient au troisième étage.que je n'ai pu les suusec et qu'elles ont été plutôt étouffées par la fumée que brélérs.+ Letémoin déclare ne rien connaître autre chose que ce qu'il vient de déposer.\u201c Auermenté, par devant moi, à Sainte.« Scholastique, ce vingt-septieme jour dv « juillet, mil huit cent soixante et quatre, et le le témoin à déciurer ne savoir signer et fait sa marque d'une croix, lecture fuite.\" \u201c Moise nw Dacenats marque « (Signé) | J.A.MiGMAULT, « Coronaite pour le district de Terrebonne.\u201c A Grrovano, « Député coronaire durant l'enquête.\u201d Le jury étant asserablé aujourd'hui À trois heures après-midi, Joseph Saure dit Laplante, tourne-clefs et employé adjoint de ja prison de Sainte-Scholastique, dit : Ee EE AR ea a A St.Jean d'lberville, B C., Vendredi, Ze Sranco= 5 Aoû 1864.ORGANE DU DISTRICT D'IBERVILLE.1.BOURGUIGNON, Imprimeur-Preprietaire.\u2014 \u2014 \u2014 \u201c J'ai été éveillé par Mme Quinn, qui criait au feu, de lu porte d'en bas.\u201c Je me suis aussitôt levé, j'ui prie mon chapeau, et je suis descendu de suite en bas, car j'étouffuis et quelques miuutes après le plancher & écroule.+ Je tne suis alors placé à la porte de la chambre de Mme Quinn, où elle se trouvait et à ce moment là M.Quinn montait sauver ses enfants ; il pouvait être duns le temps onse heures et demie à onze beures et trois quarts * Après cela, je suis sorti dehors par l'ordre de M.Quinn, qui m'envoyait pur le vile lage quérir du secours.* Je n'ai jus vu M.Quinn tout de suite après ma sortie, car j'ui rencontré le fils du Ledeau qui œ'a demandé pour aller sonner, je ne cuie retourné à la prison qu'une demi heure après.« Lorsque je suis retourné, j'ai demandé si les créatures (femmes) étaient ruuvées, on m'a répondu que non, mais que les hommes l'étaient.« J'ai va M.Quinn durant la soirée, il m'a paru bien sobre, mais il ne m'u pas parle.Je n'ai jamais vu les prisonniers fumer, exceplé Massie qui avait une pipe et me de- mendait souvent du tabac.* En m'éveillant, je mu suis aperçu que le feu venait de lu cuisine, « J'ui veillé à la cuisine durant une partie de la soirée avec la fille engazère et Here minie Richer, l'une des prisounières, après que je suis revenu de chez nous.Il était neuf beures et demie à dix houres lorsque je les ni laissées pour aller me couches.* L'on se servait d'une chandelle à la cuisine pour éclairer.« Je n'ai pas remarqué oi le chassis de la cuisine était ouvert, je n'avais pus fhubitude d'y fuire attention.» L'on peut facilement l'ouvrir du dehors lorsque le taquet n'y ast pas, Cest un chassis à poulies.# Je n'ai pas resaarqué que l'udeur de la fumée ce soir là eût d'entre odeur que celle ordinaire.* \u2018Peansquestionné par M.Gauvreau, le président du jury : Où était les clefs ee soir là ?& Je les avais placées dans le tiroir à In place ordinaire, c'était toujours là où je les prenais lorsque j'en avnis Lesoin ; je n'ui pas aon plus entendu ce soir là M.Quinn dire qu'il ne pouvait a« trouver sa clef, et je n'ai pas non y-lus connaissance qu'il ait été cherché celle de M.Raby.# Je ne savais pas pourquoi l'on me faisait coucher à la porte de lu chambre des kumaies dans le corridor.« Je n'étais pas présent le matin lorsque l'on à vidé les poéles et je n'ai pus dit que 'on avait vidé de In cendre dans un baques de bois, parce que cela se fuit jamais.« C'est Mile Cameron Ia file de M.Quinn qui ce soir là conduisit la prisonnière Hermivie Richer à sa cellule, je l'ai vu passer, ma chandelle étant encore allumée.\u201cFly avait des coreaux près du podle our la pierre, l'on aurait pu jeter quelques matières inflammables par la fenêtre sur ces (copraux, quoiqu'il y eut un pole entre la fenêtre et ces copeaux, mais il aurait fallu « Je me nomme Joseph Sauré, et je suis | les lancer fortement.Er scier des barreaux de fer et nous avons trouvé eur lui aussi des crochets aves lesquels il pouvait ouvrir les rerrures lorsqu'elles n'avaient qu'un tour de clefs.Nous les avons estayés nous mêmes aux serrures après les avuir enlevés à Larymbe.\u201c Jo erois que nous n'aurions pas pu éteindre le feu lors même que nuus aurions ou beaucoup d'eau, excepté si la porte de la cuisine eut été fermée, + J'ui aussi vu les deux engins qui étaient sur la place, je ne snis pas si l'on s\u2019en est servi ; noua prenions de l'eau généralement pour notre besoin duuis le puits de Buisseau, il n'y avait pas d'esu dans celui de ln prison, dans lu cuisine nous ne pouvions pas en puiser tant il y en avait peu, je ne suis pes à qui appartenaient les pompes dont on s'est servi le soir de l'incendie.= Et le dit Déposaut ne dit rien autre chose de plus \u201c Asserinenté, pardevant moi, & Ste.# Bcholastique, se vingt-huitieme jour dv « juillet mil huit cent-soixante et quatre et \u201cie dit Dé; osent n déclaré ne savoir signé \u201cta fuites marque d'une croix, lecture faite.« Signé, \u201c JosxvH x Sauvæ per LapLANTE.\u201d marque Signé, J.A.Miesautt.Coronaire pour le district de Terrebonne, A.Ginovarp, Député coronaire durant l'enquête.Aujourd'hui, vingt-neuvième jour de juillet, le jury s'ascemble et continue l'enquête de Julie Vannier, épouse dé Christoyhe Richer, de Casitdée Richer et J'lierminie Richer, ses deux filles.Antoine Lecluire, forgeron, dn village de Sainte Scholustique, dé; 0-6 et dit : « Je suis Age de vingt-quatre ans.J'étais présent le soir de incendie, et c'est moi qui ai aidé M.Churlebois et deux autres à casser les barr aux de fer d'uue croisée pour suver les prisonniers.« Quand les hommes prisonniers ont été aux secondes cellules, ola étaient MM.Charlebois, Camyré et Trudel, qui se sont retirés, nous Inisaant le soin, à moi et à M.Camyré, de defuncer le pluocher d'en haut, qui conduit à l'ajyartement des femmes, et nous sommes descendus tous avec nos outils.* D'ailleurs, quand bien même aurions- nous réussi, lea prisonnières devaient êtres lace l'echelle pour monter jus ju'au troi sième étage, mais l'échelle étant trop méchante et je n'ai pus voulu y monter, je ervis que la tentative eut été inutile, In fumée etunt trop furte pour approcher des fenêires.*Je vuis d'opinion \u201cqu'elles sont mortes suffoquées pluiôt que brûtées.* Je ne puis pas préciser l'heure qu'il était lovaque je suis allé au feu.\u201d Que-tionné par M.Gauvreau, président (du jury : | Avez-vous su M.Quinn durant le feu, et V était-il bien sobre?| \u201c 11 m'a paru bien sobre, je l'ai vu, mais il ne m'a pas parlé.C'«et mui qui ni amené sortis, je suis monté seul dans la bâtisse, | J'ui trouvé qu il emit imposible de le faire.: mortes dans le temps, J'ai ensuite uidé À | a or =e em vant moi, si nous edssions eu de l'eau en quantité, nous surions pu éteindra le feu, * Je ne puis pas former d'opinion sur les causes de l'incendie.* Je pense que lors même que nous aurions pu sauver la prison, il surait toujours été trop tard pour sauver les prisonnières, perce qu'elles auraient été suffuquée auparavant.\u201d Le déposant ne dit rien de plus.\u201c Assermenté par devant moi à Sainte Scholastique, ce vingt neuviema jour de juillet mil huit cent suixante et quatre, et le déposant à signé avec moi, dit coronaire, après lecture fuite.\u201d »* Signé : ANTOINE LECLAIRK\u201d Signé : J.A.Mignauit, Coronaire, district de Terrebonne.A.Girouard, Déj-uté-curonaire.Aujourd'hui, vendredi apres-midi, les témoins suivants sont entendus sous serment en présenre du coronnire de ce district et du corps du jury assemblée pour s'enquérit des causes de tort de Julie Vannier, épouse de Christophe Richer, de Casildée et Herminie Richer, ses deux filles, lors de l'inren- die du palais de justice du village de Sais te Scholastique, dans le district de Terrebonne.Willian Henry Quinn, g Glier pour le district de Terrebonne, après avoir déposé serment sur les Saints Evangiles, déclure et sa depo-ition se résume à ceci : »* Qu'il était gardien de la prison le vingt- six au soir et qu'il occupait cette place depuis le mois de décembre 1861.* Qu'il avuit des règlements par écrite fournis rer le shérif pour l\u2019admini-tration de la prison, mais qu'il ne peut produire.+ Qu'il était à peu prés minuit et dix lorse qu'il à été éveillé par les cris de sa servante qui criait au feu, | « Bon opinion est que le feu a pris duns \u2018la cuisine, qu'il à fuit tous res efforts pour \u2018 muver les prisonniers, qu'il n'avait pas se clef sous sm main, qu'il à été oblige de de- twander celle de M.Raby.Li pense do plus que c'est le fait d\u2019un | incendinire touclunt la bâtisse, parce qu'il ait pas eu de few depuis cinq Leures de l'uprès-midi, mais il o's vu personne dune In soirée qui à pu lui faire croire que (c'est ln main d'un incendinire.i % Avec In clef du sherif, je suis allé pour faire sortir les prironnières, mais il étoit trop tard ; nous n'avons pu sauver que les {trois hommes et les (rois femmes ont péri \"duns les flammes.Jaurais pu sauver quel ques prisonniers au premier moment du \"danger, rnis je ne ;-eusais pro le danger 6 imminent.\u201d | Etle reste de ra déposition fc résume à dire qu'il n'y avait pac d'eau dans de puits, que s'il y eut eu des echulles ot de l'eau à (temps, la Lûtisse aurait pu être sanvée ainsi que les prisonniers, il dit andi qu'un des prisonniers avait été par lui recommandé d'être surveillé, parce qu'un avait trouvé sur lui quelques outils qui pouvaient l'aider à le fuire évader.autre close.Signé: J.A.Migxaver Coronaire, district de Terrebonne.No, 15 ms AE dos AR Tn iI NYT Oo Canadien Prix des Bnnonces.Six ligues, première insertion Hg Chaque insertion subméguente 13 Dix ligues, premisre insenion 67 (Chaque insertion subséquente 17 Au-deraus de dix lis par lig.7 Choque invertion sub.par lig.Toutes lotires d'ailsiren, commu- nicatidus at correspoudunces doisent être adrvusées franco au prophisinise du Journal.Evangiles, et résidant dans la bâtisse d:: gouvernement à Buinte Dehulnetique, de- Ne déposition proure qu'il n'y avait pas de feu nans la cuisine & onze heures lorsqu'elle y est allée suna chandelle, qu'elle pene +e que c'est a main d'un incendinire qui m mis le feu, qu'elle à fuit tout ce qu'elle m 111 pour sauver les prisonniers et elie jure qu'ils ont | éri dans les flammes.Et la déposanie ne dit rien de plu-.Signé : J.A.MIGNAULT, Coronaire, district de Terrebonne.A.Girouard, Député-euronaire.Rebrcen llenderson, servante eles M.Quian depuis plusieurs nunées, spies avoir prêté serment, dépose et voici le résumé à peu pris de sa deposition : \u201c Je me suis éveillé la première, j'ui senti de la fumée en m'évciliunt, je euis descendu à la cuisine, j'ai aperçu le feu dans une armoire, je suis nu
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