Le Franco-canadien, 25 août 1868, mardi 25 août 1868
[" prix d'A bonnement ; ) Deux piastres par An .PAYABLE D'AVANCE.\u201cTout semestre commencé se paie en entier.Pous les Etats-Unis, les frais de poule étant obligatoires jusqu'à la rontière, les aboupés aurout à payer deux piastres ot demi en monnaive du Canada ou l'équivalent eu muus males des Etats-Unis.PARAIT LR Mardi et ie Vendredi.Vol.IX.Mouvelle-Ecosse.Voie! Le rapport de Conseil soumis en mô- me temps que e que noye qres déja publiées 1 qe Regs grone À seu Rrcollence le Major Général Chas.Bustinge Doyle, Lieutenant- Gouver.QU'IL PLAUE à VOTRE EXCELLENCE.Le Conseil Exécutif a le 1a dépêche de Ba Gries le dse do Dickingham en réponse à l'adresse des repréentants da pouple de- tandant le rappel de l'acte de l'union avic une faction mêlée de serpriee of do regret.Quand les représentants du peuple ont in formé unanimement la Reine que la Confédératlon avait été imposée à cutte provinee, shas qu'en l\u2019eut consultée on sucuos manière, $l ast étonnant qu'ua ministre colonial vienne dre la liberté de les contredire et d'assurer que la Confélération « e« son origine dans la légisinture de la Nouvelle-Ecoese.Carte assertion n'a pas le plus léger fonde- sent ea fuit.La législature o's jamais exprimé une opinion eur la Confédération, soit par une résolution, soit d'aveune autre manière, avant que le projet de Québec eut été ublié \u201cKa Confédération n été complètement formu- 148 en Canada et de projet n'a jamais été sou- anis en Aueuse manière aa peuple de cetlo province, et chaque fois qu'il à eu l'occasion de faire connaître ses désirs à 6e sujet, Île oot dé contraires à cette mesure.Quand ja Confédération fut formellement pré- centée en 1665, pas moins de 15,000 citoyens e'y opposèrent par requête.Quand il fut con ua que les chefs du gouvernement et de lop tien avaient transigé ensemble pour en remettre ie décision entre les mains du Par lement Iœpéric!, plas de 31,005 citoyens pro- testèreat par leurs pétition, et des lélégués Yurent envoyés en Angleterre pour empêcher l'adoption de cette mesure.Ea 1854, une proposition fut faite dans la Chambre d'Assemblée concernant l'unien, mais il n'y eut pas dv vote à ce eujet et quatre membres seulement prirent la parole.En 1857 et en 1854, les propositions des délégués canadiens tendant à une union do tou tes les colonnies, furent reçues avec peu de faveur par le gouvernement impérial, et n'ai tirèrent aucunemeut l'attention de lu Nouvel- le-Ecosse.En 1862, les délégués des autres colonies se réuvirent et discutèrent le projet mais toute idée d'union avec le Canada fut abandonnée.Jusgu'en 1862, le gouvernement impérial n'eut pas de politique arrêtée rela tivement à l'union ; il ne demande jamais le sacrifice des liberté: de la Nouvelle-Ecos- se ; où d'il eut jamuis l'idée où le désir de voir l'union des provinces, il laissa le peuple loys! de ces provinces dane une ignorance profonde de ses desseins et de sa politique.Le fait que ln Nouvelle-Ecosse avait abandonné toute idée d'union avec le Canada découle évidemment de ce qu'une résolution de la Chambre d'Assemblée en 1864, autorisait une union législative des provinces maritimes sans le Canada, résolution à laquetle le gouvernement impérial accorda sa sanction, sans avertir en aucune manière la législature qu'ène Confédération de toutes les colonies uvec le Canada était \u201c une mesure Buh dans la péhsée du gouvernement de Sa Majesté, re devait pas seulement contribeer à la force et à la propérité des provinces, mais était on outes très importante pour les interêts de tout l'empire.\u201d * Cette nouvelle lumière, cette idée plus large ne paraît avoir pris naissance que dans la pensée impériale qu'à une époque fort Seuilleton dn Sranço-Ganadien UN NIVER DANS LES ALPES.Par KE.DE PAROY.SUITE BT PIN, 1V.* À ce travail des éléments ouccéda une nuk glaciato ; le ciel bleu et limpide faisait resplendir les m d'étoiles qui composent la voie lactée, semblable à vue écharpe tianée avec des fils d'argent; ua silence so lense! s'était établi, et l'en n'aurait pu se décider à rompre co silence, plus imposant encore dans cette immensité que celui des temples consacrés l\u2019homme à Diev.Le sentiment qui nous porte à nous rap de Dieu et à demander aux voûtes des cathédrales gothiques la tranquillité qui manque A nos cœurs, entraîna Erni vers les hauteurs du Griæsel dès que Je temps lui permit de sortir.En se rapprochant des œu- vres de Dieu oi imposanses, oi effrayantes, qu'elles fussent, il n'éprouvait ni sogoisss ai terreur ; car ces œuvres, en lui montrant le touie-puissance, lui rappelaient qu'elle était iucéparable de la miséricorde.\u2014II pourvut à Ja suboletance de ses chèvres pour la journée entière, mit dans sem sae es pourriture, selle de 7ronveur et Voyant, et partit ne som de vos deux les compa .T1 aitoignit bientôt une hutte de cherrier oi: tuée our lée glaciers, non lois de la place où l'immorte] Agaseis devait va peu plus tard Ze St ang ee re Ta F.G.MARCHAND, REDACTEUR-PROPRIETAIRE.avancée de In \u2018discussion, et après que des pie pouvoirs eussent élé donnés aux provinesr idée plus large n'a pas été suggérée, où ne s'explique Jourauel le gouvernement aurait sanctionné l'union législative des provinces maritimes en 1864.La politique impériale doit avoir subi une révolution comp'ète relativement à l'union des provio- ces entre les années 1866 e: 1867.LI n'existe pas réellement une seule prou - ve que le Duc de Buckingham puisse pre- duire à l'appui de sea axsertion sans fondement, du consentement de la Nouvelle-Ecos- se à Ia confédération, mais le fait contraire est prouvé par toute l'histoire des négociations ei il est difficile de concevoir que les ministres de Sa Majesté fussent ignorants de l'hostilité de pouple contre cette mesure, lorsqu'elle fut mise en force.Afin que la position que le peuple de la Nouvelie-Ecosse, dans la détense de ses droits constitutionnels, soit bien comprise, nous décrirons brivièvement ea constitution politique avant la conféJération et son état depuis qu'il est retenu dans les chaînes du Canada.Depuis qu\u2019une constitetion a élé octreyée A cette province, il y à plus d'un siècle, les ! lois ont été faites et les impôts levés par les repré:entants du peuple dans lest propre législature.branche plus dicvée du parlement étaient choisis par le souverain dc l'avis du conscil exécutif, qui a toujours possédé in confiance du peuple depuis l'introduction du gouverne ment responsable.Toute la législature était donc effectivement ou virtuellement choisie par le peuple, et los membres de cette chambre par qui les taxes étaisot im avaicot A rendre compte de leur administrs-' tion au moins ane fois tous les quatre ans.Le règlement de commerce était entre les maine du peuple par en législature.I! avait le contrô'e et le maniement abrolu de toutes los taxes.Le revens nugmeutait graduellement chaqus année, et is provioce possédait des moyens amplement suffisants de fuire face à toutes ses obligations où de maintenir son gouvernement civil.Elle avait ua droit exelusif à ses [ache ries et toutes les propriétés publi.jues se trouvaient dans ses maine.La rité rule était of grande qu'en tarif peu élevé suffisait pour prélever, par des taxes indirectes, tout le revenu n°c'ssaire.Tel fut l'heureux état de la province jusqu'un 1867, lorsque tout fut soudainement changé; lorsque, sans consulter Jo peuple loyal do la Nouvelle- Ecosse et en dépit de tout ce qu'il avais pu faire pour l'empêcher, un acte du parlement fut sanctionné, qui lui enlevait tous sea droits et priviléges si précieux, et le coumit à une nouvelle Constitution que quelques politiciens du Canada avaient coufectionnée pour l\u2019asservissement de cette provinos\u2014projet qu'ils accomplirent en corrempant les serviteurs publics iofdèles de la Nouvelle-Ecusse.Au lieu d'avoir nos lois faites par des Néo Ecossais, respansables ot sympathisant avec nous, elles seront à l'avenir passées par | ane législature de canadiens, composés d'une chambre dos Communes et d'un sénat, avec un gouverneur général à leur tête.Cette chambre des communes se compose de 181 membres dont 19 sont élue pour la Nouvel- le-Ecosse.Les autres sont élus par les St.Jean d'I | 1 Yylniare de prendre en considération cette os Les conseillers législatifs de la | POY paye étrangers, et sous ne pouvons avoir aucun contrôle sur la majorité restante de 162.Au Sénat noire représentation n'est qu'ane ; on taut T2 mem- dont 12, par une curiease fiction de l'acte d'Union représentant, dit-on, la Nou- velle-Ecosse ; mais elle n\u2019a rien à dire sur leur Bomiention, et ils sont les créatures du conseil exécutif du Canads.\u2018Toutes nos communications directes avec notre reine ont été coupées et notre allégéance n été virtuellement traneportée à n'importe quel sujet qu\u2019il plaira au bereau colonial de nommer pour nous gouverner.Comme preuve que le Sénat ne nous représente nullement-\u2014ei toutefois il fallait des preuves, \u2014nous pourrions attirer l'attes- tion aur ceux qui ont été choisis pour la Nouvelle-Ecossa lorsque la confidératien fut organisée.Ils ont tous été nummés pour les récompenser d'avoir ap;wyé la cauce du Canada our la question de confédération, à une seule exception près, et bien loin de représenter les intérêts et les sentiments du peuple do cetie province, ils ne jouissent sucunement de en confiance.Si les 12 sénateurs étaient réellement élus gr le peuple ou par la législature de la ouvclle Ecosse, ils ne nous serviraient pas plos au Séoat, od ils retrouveraient dans la proportion de 12 à 69, que les 19 qui se trouvent à 162 dans l'autre branche du lement.Dans cette association léonine, nons sommes done mis en minorité par des étrangers qui n'ont pas d'autre intérês à notre égard que celui de nous taxer et de tirer de nous Le plus de revedus possible ; 19 à 162 dans une chambre, et nous n'avons réellement pas de représeutants dans l'autre ! La législature peut nous taxer à n'importe quel montant, À la fuis directement et indirectement, et à part la terre, elle pent taxer telle propriété qu'il lui viendra à l'esprit.Le due de Buckingham pense-t-il qu'un peuple intelligent peut, & raison de n'importe quel argument, être induit à dire adieu à sa constitution, ancienne, libre et hautement appréciée pour entré volontairement dans was confédération avec une constitution politi- ue d'un caractère nussi monstrueux que col © dont nous venous du parler.Cette déclaration de fantaisie et sans au- eun fondemeut d'un ministre colonial, que la confüdération a eu son origine à la Nuuvel- te-Ecose, convaincen-t-elle le peuple de l'a pro, os d\u2019scovpter un changement de constitution comme celui qui nous a étu imposé par le parlement imp rial ?Quel droit ce parlement a-t-il de nous enlever notre libre et indépendante constitution et de nous soumct- tre, contre notru volonté, à la Puissancs du Canada ?\\ Nous voyons comment la confédération a déjà opéré dans la Nuuvelle-Kcosse.Notre tarif a été élevé et nos taxes indirectes grandement sugmentdes; on nous a impusé des droits do timbre vexatoires; on a taxé la eirealation Jes journaux et celle des banynes.Nos chemins de fer nous ont éte enlevés et aveot tre vendus sous la confédération et produit encaised par ls Duissance.Tous nos revenus de douanes nous ont é:é pris et! on nous a accordé en retour une allocation | insignifiant absolument insuffisante pour reneontrer nos obligations.Le refus de re berville, P.Q.Mardi, 25 nnonces & 13 ti 17 mm - Prix des 10 lignes, premiére insertion Chaues con aules Queste | EN : _- » Toners + ati Nicationsute Chand ata s- être arlresséus franc de portau | - priéts.re du Jousuxl.DS Août 1868.bués à la Confédération dont l'effet nature a éié d'ezclere des provinces maritimes les produits manufacturés aux Etats-Unis par suite de l'elération du .Lies dommages qne la Confédération eau- vera sont nécessairement enveloppés dans va peu d'obscurité, et cependant nous pourons déjà en prévoir quelques-uns.Le gouvernement de la Puissance nous a dit que le gouverneur-général se verrait obligé de désavouer notre législation locale plus souvent que Sa Majesté n'avait couts- me de le taire ; ce voir, si hous ussions secepté volontiers Confédération, serait «ans doute exercé d'une manière tyrannique ot oppressive, Comme la but du Canada en nous confédérant a été de c'emparer de nos revenus et d'assurer le drdit sans limites de nous taxer, nous pouvons Dous atlondre que les octrois pour le service postal et autres, auxquels il à promis de pour voir, seront bientôt réduite, sfn de pouvoir épargner autant que possible.Les Canadas et los provinces maritimes syant des intéidts différents, et par conséquent le réglement du trafie ayact été, en vertu de l'ucte d'union, attribué au Canada exclusivement, nos intérêts seront toujours expos à être sacrifiés.Canada peut emprunter et dépenser en amériolations canadiennes autant d'argent qu'il le voudra et nous serons taxés pour payer les emprunts.Que le duo de Bucking: ham nous appreane comment nous pourrons empêcher Ontario et Québec de se partager le revenu entre eux aussi souveut qu'il leur plaira.Les cu'tivaleurs, les pô-heurs el les artisans de la Nouvelle-Ecosse, en age de com daitre, pourront être enlevés à leurs travaux pour courir aux armes en Canada quand il plaira au gouverneur-général de l'ordonner.Îe Canada pourra vendre et disposer en aucune manière da nos inestimables pêcheries, qui de fait, font partie de notre territoire.Le Canada pourra imposer des laxes onéreuses ot ruinesses d'exporiation Mr notre puisson, notre charken, notre gypee, noire pierre, notre bois et toutes nos autres propriétés.El n°9 à rien dans la nouvelle constitution qui empêche le Canada d'importer des taxes directen sur toutes ospices de propriétés per- sotnailes, à la Nouvelle-Ecosse, et s'il y est disposé, il pourra en exempter les méines propriétés duns Ontarie, Québec vu toute autre partie de la l\u2019uissance.Sion nous furce de tester soumis à lu confédération, nous nous verrons exposés aux (axes directes pour dunner wn revenu will ant à Usdminisieation ds affaires publiques, à l'entretien de nos chemins et roots qui ont déjà grand besoin de réparations.Le Statut oblige le Canada à nous payer 89 centins par tête annuellement jusqu'à ce que potre population atteigne 400,000 habitants, en sorte que lorsqu'elle sera doublée et qu\u2019alle aiteiadra 810,000 Ames et que nos dépenses auront doublé, nous aurons 30 cen- tias par tête.C'est-à-dire que, quand nos dépenses seront doubles, nous aurons juste Is moitié de nos ressources actuelles jrour les rencontrer ; et de cette manière à mesure que notre population ct nos dépeuses aug- tentent, nos revenus diminuent en propor- lion égale.En d'autres termes, les taxes nouveler le traité de réciprocité et la ruine de notre commerce de charbon, jui en a été autres provinces qui sont pour nous des établir sa demeure construite en planches, et orice 000 Ktudes sur les glaciers, qui oat transporté la science de le géologie.Où sait maintenant grâce à lui, qu'on froid subi a couvert la terred'une sorte de déluge de glaces dont les glaciers sont le dernier vestige; une température plus douce ft fondre ces mares, qui entratnèrent les blocs erratigues dont ln composition prouve qu'ils D'appartiennent pas aux lieux daus lesquels ils sont anjourd'hui.La vallée du Rhône entre autres, contient un grand vombre de 00s bloce voyageurs dont le déplacement à été causé par l\u2019un des cataclysmes les plus effrayants dont notre terre ait été le théâcre.Erni c'arrêta quelques tompe dans ces solitudes, oppressé, nea par la , DOB par l'élévation de la température, mais le majesté de cette imtonsité glacée.oiseau, aveun insecte n'y pouvais vivre; lo vent n'y agitait aucune feuille, ne courbait aueun brin d'herbe.L'œil ne renecotrait qu'une blencheur éclatante, uniforme ; partout a\u2019étendait ua Sahara de Belge.Audessus de ose hauteurs désertes par la vie, par la végétalinn, c'élevaient encore le mont Blanc, que le soleil revétait de pourpre, le Finsterhore, et tous ces sommets que la na ture défend avec jalousie, et que les hommes ont réusel à explorer malgré les obstacles ot les dangers.Tout oo qui entourait Eeni semblait être le temple de la mort.Mais il ce dit que la mort était un mensonge: la création ne la connait par, et dément, pur son travail incessant, cette illusion due à la faiblesse des hommes.Môme dans ces hauteurs commerce, doivent probablement être atiri- Itrappées en apparence d'immobilié, le travail des éléments ne cesse pas : les glaciers nvancent où reculent selon la volonié de celui qui commande à toutes choses ; leur mouvement, pour être moins sensible, n'est pas moins réel que celui de leur frère l'Océan, ! qui semble traduire, dans ses élane, son in- quidtude et sa soumission, 120 aspirations, les plaintes, l'obdissance que la création tout entière met aux pieds de Créateur.\u2014 Pénétré de respect pur ce spectacle auguste, Ervi se prosterna.Jl v'articuia aucune prière, car | los mots ne pouvaient traduire son émotion ; mais celui pour lequel le mont Blanc est un atome sceusiilit avec bonté l'élan qui portait vere lui, \u20acà Cœur rempli de dévosement at d'amour.v.Après s'être re uelqes temps dan le Pete du enreesle - armite songes À regagner ea demeure.ÎI ÿ revint sans avoir fait aucene renceatre, et les jours continuèrent à se sucoéder avec des alternatives de tem de neige et de beau temps.Erni contioua ses travaux de sculpiure, ses lectures, ses courses habituelles dans les montas'ecoulaient, sinon joyeutement, du moine leiblement.Les fêtes de Noël, le jour de an, arrivèrent.Bu penséo se reporiait sans come vers les amis do la vallée, vers le mai- tre et surtout vers Elel, qu'il ne pourait ban- pir de soo eœur, mal les conseils de sa raison, qui lui reprochait d'avoir placé see affections trop Laut, Le earenval so passe directes devront augmenter à mesure \u2018ue votre petite allocation ne euffira pas paur la conséquence, et Ia stsguation générale du | solder les dipenses croissantes du gouverne- | les ment.Nous avons done ici la perspective ainsi; les fêtes de PAques élaient proches.Qui anconce le retour du printem;e, et qui, pour lui, annonçait la délivrance.Le froid était déjà moins intense, et, le jour de ven- idu soleil.Le ciel et les montagnes semblaient être de feu ; l'air était pesant, et toute la nature était en proie à vo malaies inez- plicable.Erni sppela ses chiens, qui se mos- traient un peu languissants, et rentra tout pensif.1! ferma so pneusement toutes les is suce de sa demeure, il consacrs quelques wo- ! moûis à prier avec plus de ferveur encore Ervi s\u2019apprêtait à célébrer ce grand jour, ' dredi saint, il sortit pour sesister au soucher No.24 d'une tagation directa of inlirecie augmen tant éternellement.On s même proposé de nous enlever tout ls ravens proveanat de ees (axes directes et indirectes que la Canada jugers & propos de pous impostr, et en considiration de ces ce- venus il voulait biva se charger de notre dette publique.C'était IA une sBairv sure pour les Canadiens qui avaient entre les mare et sous leur coatrdle parfait les ressouress ds la Neuvelle-Ecosse ; mais cela ne les oaticfaie pas encore, et ile imaginèren: un plan pur vous faire payer malgre cela notre deu Certe deite à été contracté par la construction do chemin de fur.Le Canada consent à la payer pourvu que nous lui sbandomnions nos revenus et le droit d'en faire ex qu'il lui plaira.Qui done alors possadernit los chemins de fer ?II paye à présent l'intérêt de votre dette du produit de nos taxes qui oct été grandement augmentée.IV peut vendre les chemins de fer et en empocher le prix.Il se débarrasser niors de la dette dans Ja proportion du prix chemine, mais nous puierons toujours l'intérét et tout autre montant qu'il vondruit noyr extorquer, ear il peut auguebter nos laxes es - lon von bon plaisir.Nous pourrions éaumérer beaucoup d'autres objections à ln Confudératiou en autant qu'elle affecte cette province.Nous avons fait aesez pour prouver que le peuple aurait tort de l'accepter o'al peut l'évitur, HI est encourageant de voir que je duc de Buckingham n'a pas même dit que le parie- meot iapérial a le droit de nous enlever nu- tre constitution sans boire con-entemeat.11 a préierd se p'a-er sur le terrain de l'assertion que le consentement avait dié donné, et il a fait voir les raisons qui le justibant dans cette assertion.Nous avons démontré \u2014 et il n'y « pas la moindre difisulté à la faire \u2014-que celte présomption 1's aucun fondement.\u2018Tul étaot lo eas et possédant autant de droit de faire des déducliuns qu'un ministre Clonial, nous coucluous que Ia reine, qui à refusé le rappel parce qu'elle croyait erronèment que le peuple avait donné sou assentiment à la confédération, l'aurait accordé avec plai- sie où elle eut ou que le peuple, non-seule- tment n'avait pas consenti, mais encore avait saisi toutes les e:casions de manifester à vou égard une hostilité décidée.Telle étant la supposition 16 nous faicon\u2019, Sa Majesté ne sera pas irrités contre «ge fidèles sujets quand elle saura que, conflants que la reine ne se rendrait pas caapable de l'ucte tyrannijse de leur enlever leur inestimable constitution, contre leur volonté, ile prennent pour accordé par son ban plaisir qu'ils fassent connaitre leur détermination d'employer tous les moyéns constitutionnels pour se soustraire à l'acte d+ confédération qui leur & été imposé d'une minièie inconstitutionnelle, comme nous élivns preparés à le prouver abondamment si use commission d'enquête eût été accordé: ; que de fuit le siatut impérial à éle passé sans le consent: went et contre le désir de ses loyaux sujets.l'est un sujet de profund regret que le duo de Buckingham ait éte induit par de fausses représentations à élever des dostes sur la véracité et ln bonne foi des re présen- tants du peuple de la Nouvelle-Eco-se.Le duc à encore supputé, aves aussi peu de fondement, nous le crsignons, én'un [compromis peut-être effectué entre le Cana- \u2018da et la Nouvelle-leosse, lequel apaisesn craintes ot enlovern les objections do la province.la maison de refage.puis is tempête s\u2019ur- rête un moment comme épuisée.Ë lie te- commença ; mais Erni n'entendit ples rien, \u2018 car le tombe est sourde comme elle est mu.latte, et il était enterrt.La œnispa de refuge était son cercueil ; los masses du neige devenaient sa fosse ; en o'élevant nutour de lui, le pie dy oud lui servait de colonae funicui- re.vi, i Dans la vollée da Masli où célébrait l\u2019ar- ; tirée d'en bôte charmaat, qui était venu les mains remplies de présents: le printemps .Bes jours de solitude, aizei employés, que de coutume, ut oe couche.{ ésnit de reiour et ea douce influence repous- Son oommeil fut inquiet et troublé par des sait l'hiver, (jui reculait ce grondant vers les rôves efrayants.Vers onze heures eaviron { bauteurs des Alpes, traqué de qommet va il fut réveillé par un bruit singulier : les vo : sommet par les vente du cod of ly chajou: lets des fenêtres semblaient fouetids par ane | du solvil; les sourses dé\u2018icrées alime.iniens pluie do sable; I'édifice gimissait ébranlé les torrents et la nalure engourdie v'arra- par des coupe de vent farieux ; la tempête; chait à son long eyomeil.Dans un chr-ment v'apaienit de temps en tempe, mais c'etait chalet de Meyrigen, vivait une jeune Alle laeulement puur recueillie ses forces et re- que nous conuajssons dejà ; sa place de pré prendre son cours aveo une fureur plus gran- | dilection étuis In fenêtre de sa chambrotre : de.La nuit paraissait interminable au pau- elle s'y établiesait chaque jour avec son foues vre Erni, ear le danger diminue quand on et os beaux yeux bleus ve Bxaient ogeven.peut le voie en face, et il Lui semblait que: la 'avco une expression douce et tendre eur lu lumière ferait diminuer ses soguisses.Tout sommet de Grimeel, qu'elle aperceval do à coup il entendit wa bruit que nulle parole son poste d'observation.An dessous de 0s ne peut dépelodre ; où aurait pu eroire que ' chambre s'Étendait une grande y ÎÈoe qui ser des milliers de cloches sonnaieut à la fois ie va.t de lieu de rennion à touts ln famille, c: glas des agonissate, que des batteries de ca-| dans laquelle on {irait aux voyageurs av ons partsient en même temps.etce bruit | bospitalité cordinle.était toujours plus effrayant, car il 0e vop-| Elle vit un juur trois hommes, munis do it wre davastege.Un megisse- |bhtons ferrés, se diriger yors ln maloon; ita most efiroyable oo ft entendre gu dosons Ju ntivaiont peut Sire de bouteyrs de Gric\u2026- 25 Aoû Le Convil Privé siége à Ouaws depuis quatre ou ciag jours.On prête à Sir Ji 1 MacDonald le projet de remplir les places devenues vacantes dans son cabinet ; o'il faut an croire un journa}, il aurait même offert au Sénateur Aikins l'ancien portefeuille de M.Iowlan!, mais M.Aikins aorait re- fasé en déclarant que le temps do Is cali.\u2018tion est passé.Ou dit qu'après ce refus, le I premine ministre s'est adressé à M.Walsh et à d'autres, mais on ne sait rien encre de ces différentes tentatives.Le Franco-Canadien.| _, == a OT , Nous\u2019 Suirerldnd erent pouvoir \u2018 apercevoir quelque solation pratique aux ,, Cetaplications qui ong été Préce dnne les C3 affcirée dus colonies par Vropradente con- © date des politiciens je vies étroit Cdn et loa homed publics sans foi de la Noy velle Keuse, Nous vonfexrons que cela \u201cnous eat impossible; mais hous avons In vntofutios de savoir que le peupla dont nous rommes les rersiteurs, est entièrement stranger it l'état pea sntisfaisant des rels- ting de © tte province aves la mire-oaty jo Mais Is premiire fois les gens à ecarte vue ont craint d'augmenter l'importance du Sud erclavagiste ; et ls seconde fois, on à reeulé sans doute devant des dépenses inévitables qui suraient surchargé encore là chiffre déjà exorbitant d0 In dettu publique, Quolqu'ii en soit l'heure est propice au jourd\u2019hui, où du moins il paraît, ol faut en croire les apparences et les commentaires de la presse, que le gouvernement le jugs ainsi.Le général Roscranz est noamé miuisire des Etats-Unis au Mexijue, ut il à mission, ! \u2019 nnjuoi celle lotire ne paraît pas en PRIX D ABONNEMENT pour temps cn français; 11 en est de POTUL LE CANANA méme du message annonce int la sanction £2.00 par an, payable d'avance.lde Sa Majesté donnée à l'atte concernant 82,4} après l'expiration de l'année.jle traité entre Sa Majosté et les Etats POUR LES ETATN-UNIN.|Unis, et de la proclamation suspendant l'acte impérial sur le même sujet : les Snctus des frais dde paort Jusqu'à be Frontière i \u2019 yo.us \"unie i : t \u2019 Pour un an 21,50 cours des Etats-Unis documents nous viennent d'Angleterre \u201cCour 6 mois 200 et l'on comprend qu'ils sont d'abord ré- Pour 4 mois 1.00 \u201c digés en anglais, mais on aurait pu les lavable invariablement d'avance jtaduire ; si daus les burcaux on ne le \u201c d'un cé'é +1 les ev'onies de lustre.El cat péaoble nu plus laut point pour le priverne nent et le peuple des [4 Nouvelle decase de se voie reduits à ln nécessité de Arotreler Contre un statut imperial, mois ous espiram que Jen ruisons produites par \u2018none seront fronsées suflisnnies, Les cituyeus out rig de leurs an êtres UAe
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