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Titre :
Le Franco-canadien
Fondé par Félix-Gabriel Marchand (premier ministre du Québec de 1897 à 1900), Le Franco-Canadien a précédé Le Canada Français, qui est toujours publié à Saint-Jean-sur-Richelieu. [...]
En mars 1860, Félix-Gabriel Marchand, notaire à Saint-Jean et futur premier ministre du Québec (1897-1900), ainsi que Valfroy Vincelette, notaire à Iberville, décident de fonder à Saint-Jean un journal qui sera l'organe du Parti libéral dans sa région (comtés de Saint-Jean, d'Iberville et de Napierville). Le premier numéro du Franco-Canadien voit le jour le 1er juin 1860.

Le Franco-Canadien s'intéresse surtout aux nouvelles locales touchant l'agriculture, la vie politique, la littérature. Félix-Gabriel Marchand en a assuré longtemps la direction et même parfois la rédaction, de 1861 à 1863 et de 1867 à 1878.

En 1893, le journal connaît des difficultés financières. Le propriétaire, Isaac Bourguignon, décide de le céder à un groupe conservateur, sans tenir compte des droits que possédait Marchand sur le titre du journal. Devenu chef du Parti libéral et chef de l'opposition, Marchand fonde Le Canada Français le 6 juillet 1893 pour concurrencer le journal de Bourguignon. Les deux rivaux paraîtront simultanément de juillet 1893 à septembre 1895.

Marchand, qui avait porté sa cause en justice, recouvre ses droits sur le titre du journal. Le 13 septembre 1895, Le Canada français absorbe Le Franco-Canadien. À partir du 4 octobre 1895, le journal s'intitulera Le Canada français et Le Franco-Canadien.

Bibliographie

Beaulieu, André et Jean Hamelin, Les journaux du Québec de 1764 à 1964, Québec, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 245.

La presse québécoise de 1764 à 1914, sous la direction de Jean De Bonville, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 38.

Le Canada-français. Cahier spécial, 30 novembre 1977, p. 14-20.

« Le Canada Français fêtait ses 140 ans en l'an 2000 ». Site Internet du Canada Français

Éditeur :
  • Saint-Jean d'Iberville,1860-1895
Contenu spécifique :
vendredi 1 février 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Canada français,
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Références

Le Franco-canadien, 1884-02-01, Collections de BAnQ.

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[" VOL XXIV, PhIX DB L'ABONNEMENT.Pour douze mois.sL60 Pour six mois.80 Invariablement payable d'avance.l'out semestre commencé se paie eu entier, ek aucun refus de continuer l'abonnement ne sera acceplè à moins que tous les arrèrages aient été payés 8 Toutes correspoi.dunces, ieiires chargées, communications, &c., de- vrout être adressées à 1.BOURGUIGNON, Prop.St.Jeau d'Idervitie FEUILLETON MISERABLES de LONDRES.Par PIERRE ZACCONE, DEUXIÈME PARTIE.v LE DÉVOUEMENT DE KETTY L'hduel de la duchesse de Frileuse w'élevail vers le milieu de la rue de Grenelle Saint Germain ; c'était une de ces demeures comme il y en a en- coro quelques unes, à Paris, située entre belle cour payée et un magniti- que jardin anglais ; le bruit de la rue n'y pénétrait jamais, et il y régnait à toute heure ce calme el celle paix que l'ou ne goûte d'habitude qu'à la campagne, et bien loin de lu capitale.puis lougtempe, d'ailleurs, la noble demeure \u201cvail rompu avec la vie ; eb, à voir le silence qui l'entou raibet l'aspect morne el \\risla de ses fenêtres vuilées, on eût dit que la mort y avait passé ! La duchesse vivait, cependaut ; mais elle était si souffrante, elle por.Lait daus son cœur une douleur si pro foude, que tout, autour d'elle, sem- bluit se conformer à aa pénible silua- lion, et que, n\u2019alteudaut plus rien de Ja vie, elle paraissait appeler la mort de tous ses vœux.Depuis quelques jours seulement, un mouvement ivusilé s'élait répandu dans l'hôtel.Lu duchesse de Durham, élait venue consoler son amie ; elle avait auprès d'elle la jolie Irlandaise, qu\u2019elle ne voulait plus quitter désor- sais, et la présence de ces deux fem mes avait imprimé une sorte d'activité à tout ce qui les entourait.Et puie, un incident imprévu avait encore aidé au changement dont nous parlons.; Le lendemain mème de son arrivée, Ophélie avait vu arriver À l'hôtel de Frilouse unc jeune femme qu\u2019elle avait presque oubliée dans l'erpres s2ment de son départ, et que surtout elle ne s'ulleudail pas à voir à Paris.Celte jeune femme était lady Arabelle ! Lady Avabeile était trop étroites ment engagée avec le colonel O'Chrane, pour n'avoir pas été profoudément alletnt par les bruils qui avaient couru sur le compte de l'homme qu'elle avait distingué.Elle n'avait voulu croire à rien ; elle ne pouvait admettre l'indignilé d'un gentleman dont elle avait ac- cueilll les honmages, et elle ne doutait pas que, d'un instant à l\u2019autre, la vérilé ne se fit, jour, et que le colonel ne fût rendu à l'honneur et au mou de.Cependant, elle ne pouvait rester à Londres dans une situation aussi cri- lique, el, comme la seule véritable amie qu'elle se connût venait de quit ter la capitale du l'Anglelerre, elle n'hésita ae longtemps sur le parti qui tui restait à pren re, et elle le détroit, pour aller se réfugier à Pavi A C'était au surplus, ane excellente occasion de voir In France ; sa curio sili el son amour propre y trouvaient leur compte ; et, en débarquant à Yhôtel de lrileuse, elle était toute disposée à remercier le colonel, qui était la cause involonlaire de ce voya e.5 Ophélie fui bien un peu wurprise de celle arrivée, mais elle avait un bon cœur, et aimait lady Arabelle, inalgré ses travers, Etle fut douc heureuse de la revoir, et l'accueillit comme si elle ne l'eût pas vue depuis plusieurs années.VV y avait au mullieu du jardin de ver l'hôtel tn petil pavillon composé de umbres et de cabinets de toi- letle ; c'ust là s'était installée la duchesse avec Ketly, el c'est là que lady Arabelle s'installa à son tour.L'arrivée de la duchesse de Durham avait eu pour effet de déterini- ner ur mieux sensible dans l'état de madame de Frileuse.Co mieux ne devait pas sans doulo être de longue durée ; mais on avait parlé de son fils À la pauvre mère ; où lui avait fait espérer qu'elle le reverrait bientôt ; et, bien qu'on ell da retarder celle joie, «ais la crainie de l'impression- tier Wop vivement, cependant celle promesse avait amené un sourire sur ses lèvres, son œil avait brillé d'un éclat inaccoutumé, et son cœur retrouvé lus battements d'autrefois.Ua wir-li Georges devait venir.On l'attendait.Ophélie ot Kotty s'étaieut rendues aupiès de la duchesse, et lady Aiabelle, dout la présence ne pouvai.être qu'importune, était restée seule dans la chambre qu'elle occupait, Elle élait ausiee auprès de la cheminée ; une lame, posse suc Is table el recouverte d'un ginbe d'opale, I's clairait faiblement ; et, nccoudée sur sa causeuse elle songeait !\u2026 Eile songeait à Londres, à Paris, au colonel, À soi mari, peut dire, à (out ce qui s'était passé depuis quelques tenipe.\u2018Tout & coup clle tressaillit.Elle était seule d: sa chambre; Ophélie et l'Irlandaise tbe depuis une demi-heure étais désert et la nuit profonde.pendans elle venait d'entendre, non loist d'elle, ua bruit étrange qui l'avait fait frissonner.Ou eût dit qu'une main d'homme nvait secoué la fenêtre qui n'était élevée que de quelques pieds au- dessus du sol; mais c'était le, sans doute, une supposition formée par son imagination sureacilée, et aticun danger de ce genre n'était à redou- L r.Toutefois, comme elle (tait doute d\u2019un certaine énergie ot comme il Ini élait impossible de croire qu'elle s'était trompée, elle se leva de sa cait- suse et marçha résolôment vers lb fenêtre.itg 1 ot hte toi de revenir.it plus besoin d'elle ; et l'heure était | venue ott la lumière allait se faire PUBLIÉ A,ST.JEAN D'IBERVILLE, CANADA.Gabriel Marchand.Rédacteur-en-chefhomme se précipits dans la cham- | bre.qui venait d'accomplie ua acte auss: audacieux.C'était le colonel.Eile palit.e! \u2014 Vous ! vous ici ! s'écria Lelle avec épouvaute.\u2014Et qui donc voulez-vous que ce soit ?repartit vivement le colonel ; quel auire que moi aurait pu quitter! Loudres pour vo ivre ?mn m'avait dut.\u2014Quie j'étais ess prison Ÿ \u2014Uo m'avait parlé.\u2014De John Blick ?\u2014Ab ! vous me faites peur! | Le colouel eut un éclat dé rire et; voulut prendre les mains de la jeune femme._, \u2014Londres est peuplé de niais, ditil Avec enjouement, et le Times était bien à court de «faits divers» le jour où il à dû inventer cetle plai- santeris.\u2014Vous me donuez le frisson : \u2014Ët pourquoi donc, Chère Ara balle ?Et quel est lu résultat de tout ceus, sinon un voyage charmant et l'occasion inespérée de vous reu- coutrer seule, dans un pays incounu oi nous allows jouir d'une liberté saus contrôle.æ\u2014Que dites vous 7 \u2014Jo vous aime ! \u2014 Taisez vous | \u2014 Nu craignes rien.=Il faut tout craindre, au cou- traire, colonel ; je ne suis pas seule ici, votre présence peut me compromettre, et j'uitends de voire loyanté que vous ne restiez pas plus loug- temps.\u2014Vous voulez que je parte ?\u2014Je l'esigu.\u2014Mais si l\u2019on me voyait?\u2014On ne vous à pas vu venir, on ne vous verra pas vous retirer.\u2014Yous êtes cruelle.\u2014Je suis prudente.\u2014Ahb ! vous ne m'aimes par, wi lady.Lady Arabelle allait répondra, lorsque plusieurs coups frappés discrèle- ment à la porte vinrent arrêter les paroles sur ses lèvres, ' \u2018un geste (rompt comme la pen.sho, elle andiqua ja seconde chambre au colenel, qui s'empressa des'y réfuter, ot elle aila ouvrir dés gu'elle \u2018eut vu disparaltre.Gest Ketty qui eulra.Ophélie euvoyait chercher Arabel le.La duchesse de Frileuse désirait le voir et la priaitde se rendre auprès d'elle.; M n'y avait pas à refuser ; aussi lady Arabelle, après avoir assuré À Kelty qu'elle allait la auivre, passa vivement dans la chambre où le colonel c'était réfugié.Mais, à son grand élonnement, elle n°y trouva personue.; Lito revint sur ses pas et rejoignit l'Irlandise qui traversait le jardin Elle ce rapprocha d'elle.\u2014Mon enfant, lui dit elle à voix rapide et basse, Où peut se fier À loi, Wesl-ce pas?\u2014Mais sans doule, madame, répon dit Kelly.\u2014Tu es discrète ?\u2014De quoi s'agit il ?\u2014-D'un service.\u2014Parlez ?- -Au moment où tu es venue, lout à l'heure, il y avait un homme dans «a chambre.\u2014Un homine ?\u2014\u2014HL allait partie quand j'ai enien: du frapper ; je ne voulail pas \u2018il resiât plus longlemps el, cou guorais que ce fût loi qui venait j'ai eu peur.\u2014Eh bien ?fit Ketty.; \u2014Eh bien | je l'ai suivie, et il est \u2014C'est bien imprudent | \u2014Oh ! je suis sûre Je cet homme, et croyez que cé n'est vi un voleur su un assassin.; \u2014Je le crois répondit Kolly ; mais que voulez-vous de moi ?\u2014Dès que nous s:rons arrivées au saion où nous attend la duchesse, lu trouveras un présente pour sortir.\u2014C'est facile.; \u2014Tu le rendra au pavillon.\u2014Et puis 1 \u2014T'u feras sortir l'homme que tu y trouveras.Et, comme Ketly se laisait : \u2014Tu au bien compris ?reprit Arabelle, après quelques secondes de silence.\u2014Parfaitement, répondit l'irlan- aise.\u2014Tu feras ce que je l'ai dit ?\u2014Vous pouvez compter sur moi.\u2014\u2014Et tu ne parleras de rien à personne ?\u2014De rien, je vous le promels.\u2014C'est bien ! Pressons le pas alors, Arabelle serra la main de la jeune fille et pressa le pas.Un moment après, elles atteignaient l\u2019antichambre du salon.Kelty n'eut pas besoin de chercher un prôterte pour o'éloigner, Il avait du nouveau de ce côté : Georges ve nait d'arriver, et il venait d'être présenté à la duchesse de Frileuse.G'élait un moment solonnel ; Kelty avail que faire là ; Georges n'avail daus je mystère qui enveloppait son passé.La duchesse de Prilenso était mieux; elle se sentait assez forie pour afronter une pareille émolioa ; alle voulait voir ss son car, si long temps déchiré, reconnaltrait l'enfant qu'elle pleurait depuis des années.Cependant, après le départ de lady arabolle, alkand, comme ou le pen- à biun, n'était pas resté inaclif.Au moment de l'arrivée de Keur, il s'était caché pour éviler une expit cation qui l'eût embarrassé, mais dès u\u2019Arabelle sut disperu en compagnin & l'Iriandaise, il sorut du cabinet où jeta u il w\u2019était caché, enten dans la chambre \u2014Enfin 1 dit-il eu poussant un soupir, pendant qu'une expression de Et it marcha vers la fenètre qu\u2019il ouvrit.Puis, s \u2018élunt penché au dehors, il gnal vil el prompt, el, reve- 0 milieu de la naul aussiiot daus chambre, il allendil.Ce ne fut pus long.Presqu'an mème instant une (de pætat sur l\u2019appii de lu fenêtre.C'etait Dick Murs -Un peut eutver ?dit-il À voix busse, \u2014Dépéchez-vous ! répondit Falkand.Dick-Mur sauta dans la chambre.Après lui vint Lupus, puis Paddy.\u2019 intérrogaloire auquel le jeuns homme dy.a \u2014 Eu Bill?demanda Falkand en fiougant le sourcil, \u2014Îl est resté dans le jardin, répon dit Lapus \u2014Que faitil ?-\u2014H veille.\u2014Bien 1 Dick Mur avait jelé à droite et à gauche un regard inquisileur qu' qu\u2019il avait Quatement reporté sur Falkau.\u2014Qu'allons-nous faire ?demauda-t- il alors avec un sourire iuquiel \u2014Je vais vous Je dire, répondit Falkand.\u2014Hârons nous alors ; car cette mai son t'est guère cummode et je ne m'y sens pas à l\u2019aive rome sur les bords de la l'amise ! \u2014linbécsle ! \u2014Dasme! on est anglais ou on ue I'est pay, et j'avoue que je n'aimerais pas à être pendu loin de mon pays.Falkand haussa les épaules.\u2014Geci est la dernière et supième tentalive, répoudit-il avec force, ol, que nous réussissions vi gue lu suc- cos nous lrabiisse, vous ue resterons pas davanlage & Paris.\u2014A la boune heure! approuva Dick Mur.\u2014De quoi s'agitil Y ajouta Lupus.-\u2014Ecoulez : Vous connaissez la du chase Je Durham ?\u2014Comme je counais la stalue de Wellington \u2018fit Dick-Nur.\u2014li lanl que celle nuit même elle ait disparu.\u2014Tu veux là tuer ?\u2014Nous verrons cela.\u2014 Mais où la conduirons nous.\u2014Je vous le dirai.\u2014Lst-co tout 7 | y à encore Georges \u2014le duc ?\u2014Lui-mêème.-\u2014Qu\u2019eu fnisous-nous ?\u2014Uh ! celui là, je vous l'abandonne, repondit Faikaud ; et, si la du chesse de Frilcuse a commis Vimprudevice do Je recounalire, il ne taut pas qu'il vive : vous m'entendez ?\u2014S1 la duchesse de Durham des cend, vous vous empareres d'ells et la conduirez à ut endroit que je vais vous désigner el où vous trouverez un homme auquel vous pourres la remeltre.\u2014 Mais le jeune due ?\u2014Le coup une fois fail, vous l'ut- leudrez, el dès que je vous aurai donné le sigual, vous agivez.\u2014C'esl couvenu.\u2014Et mamwnant que Paddy et Dick Mur demeurent ici jusqu'à mon retour ; quant à Lupus, 11 ira rejoin dre Bill, atin de se tenir prèt, soit que la duchesse revienne daus ce pavillon soiljue vous vous empatiez d\u2019uile pendant qu'elle traversera le jardin.Ce colloque avait demandé quelque lemsps ; dès que Falkand eut pris tes mesures, Dick Mur et Paddy oi tallèrent dans la chambre dont ls eleigmirent la lange el lermérent la porte, et Lupus 2 Falkand v'éloigne- rent ; le premier, pour aller rejoindre Mill qui faisait le guel; le second, pour voir cu qui se passait au salon.L'allaire ébuit engagée, et toutes les précautions semblaient être pris posr que le coup proparé réussit.Gupeudant lady Arabelle et Keny élaient arrivées au suluns ; la jeune lemme y était entrée aussilôt el, avant de se separer de la jeune Irlaudusse, elle avait encore une fuis rôpé lé ses recommandations Keuy l'avait quittés aussitôt, Toutefois, avant de regagner le pavillon où elle duvail s'acquitter de lu mission qui lui était confiée, cils s'était senitié prise d'une ardente curiosité eLavoil prêlé l'oreiile àce qui se disait de ce côté, C'etait vue ecène s.ugulière ! La duchesse de Frileuse était allon- Bée sur une longue causeuse, pâle, le seilr oppressé, l'œil iaquist et troublé.Ophèlie élait aupiés d'elle et gar.dail une de ses mans.Georges venait d'arriver et il se teaait debout, à quelque pas, en proie  unie émotion profonde qu'il lui était impossible de dominer, Cette femme yui était là, soufirat:te, le cœur rempli d'inquiétude et d'us- poir c'élait su mère, peut-être, eb il W'osait s'abaudunner aux élaus qu: goiflaient sa poitrine.La duchesse l\u2019enveloppa d'un long regard ; Ophélie lui tendit la main avec vu gracteux abandon, et il se contint pour ne pas aller tomber aux genoux dus deux femmes.La duchesse lus indiqua un siège et il s'y arsil, Elle anes hesitait, Klle ne demaudaibqu'à croire, pour tant; «mais elle avait peur d'une erreur, eb n'osait se Der entièrement à ses yeux el à son cœur.\u2014Mou Dieu ! murmura-Leils d'une voix atlendrie, mon Dieu ! éclaires- moi : Kt deux larmes éloquentes could: rent le long de ses joues phles et creuses, Ello se tourna vers Jean qui placé, daîte l'ombre d'une fenétre, regardait couine elle, atieutif et silencieux.\u2014Estre :uon cœur quese fait le complice de :non plus ardent désir ?reprit la duchesse bientôt après une illusion ?ent-ce la vérité qui me pénètre ?mais il me semble.\u2014Quoi donc ?ils Ophélie.|, FONDÉ LE 4EF JUIN 1860.Au môme moment ue vitre vola et commeuga par en furmier la ported La pauvre amère passa ses deus en éclats, la fenêtre s'ouvrit, eb uu double tour.- wains sur son front.\u2014C'est bien son regard, son attitu de mème, sa physionomie que jo re.Avant qu'elle eût le temps de pous- joie 1mmenss ve wignait sur ses vois, continua telle avecellurt; on ser ui cri, elle avait reconnu celui - (rails, dirait le duc lui même, n'est-ce pas, Jeau ?Parle ?tu tele rappelles, toi qui l'atmais tant! Oh Ÿ si cela pou- | vait être t \u2014Ne pourrinz-vous l'interroger ?dit Ophèlie, pe | \u2014Vous aver raison., \u2014Et je répondrai à Loutes vos ques- \u201clions, et je vous racouterai Louls ma vie, jour à jour, dit Georges.\u2014Oh { c'esl sa voix aussi ! balbutia là duchesse en cachant sun front daus }ses Mains.Georges s'éta:t assis auprès de la duchesse ; cette devuière s'empara de 182 main, ebulors commença un long répondit avec uns franchise qui allait au-devaut de toutes les objections, | mais qui ne parvenait pas loujours 4 dissiper tous les doutes.Keur, cependant, n'était pas restée.fi tableau lui faisait mal 1 lle comprenait que l'avenir de Georges so jouail lout enver dans ce, moment, et, bien qu'elle ni vil vous | dévouement sans bornes et qu'allo| pril à sa fortune vue park cousidéra- blu, elle w'effrayait insteuclivement de! l'issue probabls de ceute entrevue.Georges, reconnu par is duchesse, devgil être évitemment perdu pour elle ; il devenait l'héritier du vom et d'une fortune qu'on ne pouvait plus lie ne rencontrait plua d'obstacle.Son cœur se serra.L'instant était solennel ; Au fond de sou Gute troublée, pent dirs eôtells élé heureuse de voir Georges retosni- ber dans l'ob-curité où ells l'avait rencontré, el, malgré lout ce qu'elle s'éjuil dit à ce sujet, elle n'avait pu encore se faire à idee d'une séparg tiou, commandée par un changement sl complet de condition.Elle songeail à toutes ces choses, et une amertume sans wom gouflail sa poitrine.Elle allait à travers le jardin d'un s triste el lent, oubliaut les recom.nandations du lady Arabells, eb ue su fut que lorsqu'elle attewguit le pawil- lon qu'elle ve rapp:la la mission dont on l'avait chargée.Elle frisconna.lL y avait la un homme que la jeune femme avait caché, eb qu\u2019il lui fallait aider à s'eloigner.Quel élait cet homme ?Eaiisse rendre wit comple bien exact dece qu'uile éjrouvai:, Betty senlst une inquiétude mortelle lu pe- uêlrer, ut c'est ei Lremblunt qu'elle duchesse, Une nuit profoude y régnait ; elle s'empressa d'allumer une Lougitlustinctivement, el sind raison ap- pareute, elle ma avec une gran de précaution, cherchant à étouffsr le bruit de ses pas.L'homme qu'on lui avait désigné élait saus doule daus la chambre voisine, et elis n'osait aller le trouver.Que pourait-elle craindre, cepen- dunt?Ellene le connaissait pas, et cet home n'élail, aitisi que lad Arabelle l'avait aimé en riant, wi un assassin ni un voleyr, Elle prit résolGment son parti, et marcha vers la porte.Mais comme elle allait l'ouvrir, elle s'arrêta.Le bruit de quelque voix était vent jusqu'à elle.ile prêta l'oreille, et, pulpitanie, retenant son halcine, elle entendit l'adieux complot formé par Faikaud afidés.était horrible, Dès lei premiers mots, elle avail reconnu les hommes qui élnieut là : Lupus, Dick Mur, Paddy et Falkandl\u2019aikand euttout.Que fairn ?C'est à la vie do la duchesse de Dur ham qu'on en voulait, dla viv de Guorges ; c'étaient toujours les nd.wes Inisérables, acharnés à lu pere de celui qu\u2019eils aimait, eo.tout son sng w glaga dans ses veines.le ne pouvais crier : on l'efit us Lsa mort n'eQit pas sauvé le voulait protéger.Klle ués dans celle chambre, saus espoir d'en sortir, eb alle avait À Craindre qu'on ne la découvrit bientôt, dans ce pavillon où elle était cachée.Kelly se rappels la scène du lodging house de la rue d= Thanes street, el un vuile couvril ses youx.Puiselle entendit nn mouvement v'opérer, Lupus et l'aikaud s'éloigner, es Dick-Mur et l\u2019addy s'installer auprès d'elle.Kile [ul bien près de perdie la raison, et retunba inanimée, sans force, sans souffle, sur une chaise.Dix minutes se passéren Un siézle de lortures in Elie pensait à George cœur se brisu à l\u2019idée du courait de la mort qui menaçail celle qu'il aimait ! Pauvre Ophélie ! ll y avait, dans le sentiment que Ketty avait avoué À la jeune cu.chesse, vu singulier mélage de jalousie ef d'amour; elle l\u2019aimatt et elle la halsa it en méme temps ; elle eût vou lu la perdre et [a sauverd la fois ; elle avait honte de sa haine et regret de sou amour.Mais Kelty élait, après tout, une créature faite pour le dévouement, et cette hésilation te dura pas.Commeelle était là, triste, inquiète, en proie à loules les violeuces, à Lous les désordres du désespoir, une idée traversa soû esprit.Une idée insensée, impossible, qui ne remédiait peut-être à rien, indie qui la séduieit par son côté étrau Kile oo leva.Que lui importais la vie, désormai elle yen espérait plus aucun honhe et mieux velait ulourir.Ketly n'avait pas peur de la mort ; trop soullert, pour aimer ea lui contester, el son union avec Ophe- | p ouvrit la porte de ls chambre de lu} d cher une issue violents au désespoir qui l'accablait Son parti fut vite pris.Elle écrivit au crayon quelques raots à la hâte, plaça lu feuille du papier dans un endroit, pour qu'elle rappdt bien les yeux ge la personne qui viendrait dans ls chambre ; puis eile jot sar ses épaules un manteau appartenant à la duchesse de Durham et un de ses voiles eur ses cheveux, et, litnde qu'il avait de vous y reucou- sx æiusi vêtue, elle remua quelques meubles, de manière À donner l'éveil aux i deux hommes gui aliendaient dans la chambra voisine, L'etfat qu'elle voulait produire fut Hislantang, Presque aussitôt allo eutendit bou- Bet, eb quelques paroles furent schau- Bées à fois basse As-lu entndu ttt Dick-Mar 3 Pad \u2014Cerlaitement ! répondit l'enfant.\u2014H y à quelqu'un là.\u2014C'est la duel , \u2014Groistu ?\u2014 Qui veux-lu que ce suit ?\u2014Mais elle va sortir.\u2014C'est probuble.| Tul prevenir Lupus et ili.\u2014 Eh bien I denne le signal.Dick-Mur se pencha aussitôt au dehors, et sifla d'une façou particu- libre.Lupus et Bill se rapprochèreut] \u2014 Attention ! ft Dick-Mue à voix presque imperceptible, voici la duchesse, \u2014 Nous l'ulteudous | répondit Lu.us.Keity y entendait tout cela, et alle ne pouvait s'empêcher de frémir ; au instant même elle fut sur le point d'abandonuer son projet, et de crier aux assassins : Vous vous Lrompes, jesuis Keily! mais son courage reprit bien vite le dessus, et elle posa résoitiiment le main sur le bouton de n iustant après, elle descendait daus lv jardin, et ie sable des allées «riaib sous wes pas tremblants et iu certains.vi LA POLICK ANGLAINK.Pendaut que ces faits se passaieut de ce câté un homme, déburqué la veille par le baleau qui tait le service entre Folkestone et Boulogne, était arrivée à Pavis et était descendu duns uu modeste hôtel de la rue du Louloiil avait avec lui vu compagnon, qui n'était ni son parent, ni même #0ti auni, et qui, sous le flegine et le sang-froid de l'anglais, semblait vou- A peine enrenl-ils bouché le seuil \u201cle l'hôtel, et pris à lu hâte la nourri- turs dont ila avaient besoin, qu'ils demandèrent vne voiture à l'heure, et y monlérent, L'un des daux homme savait parler le français, comme ail fut né rue Masarine J el, quand lo cocher lui demanda ot il fullait le conduire : \u2014À la préfecture de police ! réçon- dit it d'un ton sonore, et dans lequel il eût ét diffvile de démêler le moiu- dre accent anglican.Le cocher cligna de l'œil, et partit pour le quai des Orfèvres.Une (ois rue de Jerusalem, les deux hommes sauièrent eur le trot: loir et, ayant recommaudé à leur au- (loméJou de les atteudre, ils s'enfon cérent sous les vobtes sinistres du sombre édifice, Us restèrent là environ une lene, au bout de laquelle ils raparurent, l'au un peu soucieux el pons, l'autre anisné dans activité incroyable.\u2014Qu'alions nous faire?dit l\u2019un des deux homures à l\u2019auire.\u2014Maltre Tom ! répoudit l'autre, il faut altendre; on ne peut nous donner que dausdeux heures les rensei guements que nous demandons, et, jusque là, il faut prendre patience.\u2014Vous croyez donc que l'on nous dira 7.\u2014 1 pas douter, monsieur ; je connais de réputation la police fran Çuise, el je gage que dans deux heures Yous saures, vous, où demioure la na bab, et l'on me dira, à moi, où je pourrai trouver Jolin Blick.Il cetouraèrent à l'hôtel.Le compagnon de Tom avait une grauide conilanca dans l'administra- \u2018ion de la police, mais les recherches uvxquelles devait dunner lien sa de- smMaudo exigeaient plus du temps qu'on ne l'avait ceu tout d'aburd, eb ce ne fut que le soir du même jour qu'on leur envoya les renseignemeuts qu'ils avaient sollicités.Ou agent, d'une réputation éprouvée, était, en outre, chargé de se met tre À leur disposition.lis partirent aussitôt, ct ss firent conJjuire à l'adretse du nabab.\u2014-Ne voulez-vous pas aller directe: ment chez John Blick?dib maître Tom à son compagnon.\u2014Bans doute.\u2014Cependant, vous nous accomps.gnes chez le nabad 7 \u2014J'ai réfléchi.-Vous voul \u2014Hi le faut, \u2014Allons donc, et puissies-vous arriver assez À Lempe pour coujurer les malheurs que je prévois | 1ls parvinrent ches le nabab vers dix heures environ ; 1 allait surtir ; mais, dés qu'on lui ent annoncé mat- \u2018Ton, 11 douna aussitôt l'ordre de faire entrer, F'om el son compagnon entrèrent ; l'agent étail resté daus la voilure qui les amen À peinte le b eut il aperçu Tom, qu'il alla vivement à lui ; mais il sar: rêle au milieu du salon, en recongaie- sant ses compagnon.\u2014Monsieur Forster ! v'évria-b il le voir?ijélonué, \u2014Moi mème, répondit le vieillard en s'inclinant, \u2014Vous à Paris ?.\u2014Nous sommes arrivés ca malin.~-dohn Blick.; -il donc ici?! \u2014Ou à Lout lieu de le croire.\u2014lu qu'y vient sl faire 9 \u2014Un mauvais coup, selon (oule vraiseublance, \u2014Qui vous l'assure ?\u2014Son pusré.\u2014 Murs encore ?\u2014Ou, vi vous aimez mieux, la cer ver, Le nabab fit un mouvement, et re garda le vieux Forster avec une sin ! guhère insislance, Lov jai de William avait le teint janunée ; se yeux brillaient d'un\u201d wil, écial ; une trepidation nerveuse agi- tail tous sas membres.Le naubab fronç1 le soureil.\u2014\u2014Mais; vous mème, mousieur Fors ler, repril-il bienlôt, quel est douc le vieut cette.ardeur que vous déployes À la recherche d'un homme (ui est vo grand crimivel, saus aucun doute, mats qui re vous a rien fait ?Forster re redressa avec vigueur.\u2014Get bumimne ne m'a rien fait ! ai- Les-vous, cépligna-l-il avec vivacité ; ab ! vous 18 comptez donc pour rien la fortune qu'il 10'a volée ?\u2014A vous?\u2014Ceile fortune était mou honneur.\u2014 Gourment ?\u2014EL, à lu place, il ve m'a laissé que la honte et lu désespoir ! 1e nabab 1emua lentement la tôle ; son regard 16 quiltait pus le vieillard Qui lui parlait, et il lus semblait que ce malheureux ne dissil pas touls sa nsée, Soit ! ait il alore, cet homme a mé- vi'é nn châtiment terrible, et prends votre anumation ; mais, quand vous l'aurez fait prendre, et quie vous l'aurez retuis entre les mains dis bour- reay, recouvrerez-vous celle lurtune que vous avez perdue ?\u2014Non cerles.\u2014Eh bien ?\u2014Mais complez vous pof rien la vengeance ?\u2014Vous voulez vous venger de Jubu Blick ¢ | ( u \u2014-Oh ! le coup frappera plus Laut.\u2014Qui donc ?Pos P \u2014Sou père, \u2014Que dites vous ?Le vieux Forsier eut ur, flu sourire eur ses lèvres pâles.\u2014Ah | vous ne savez peut être pas, vous, iwi dit il d\u2019un ac incusif ; nom de Juha Blick guerre.Avant d'êtr plus dangereuse ©.pèce, le atisérable appartsauit à une famille honuète.\u2014Vous tavez cela?\u2014Quoi dune ?- \u2014Le vom fo colt fumnitle.\u2014Malueureux ! \u2014Et jo le dirai, \u2014Tl'aisez vous | \u2014 Et je rendrai au vieux fou de la Cité tout ce qu'il m'a fait squffcir, of touts la hong qu'il à jeié sur aon num, eb lo désespoir qu'il a répandu aur mes vieux aus ! Le nabab s'était laissé Lomber acea Dlé sur un siège ; sa poitrine battait avec force ; 11 n'usait plus regarder le urd qu'il avait devant fui, ab horrible 7 horrible ! ini: mu- va bil en (rissonnant \u2014N'estce pis?dit Forster, qui crutà l'expression d'une pitié qui s'adressait À lui.\u2014Vous luerez ie malheureux père que vuus voulez frapper ! \u2014C'est lo clidtiment 1 ~-lla été rudement éprouvé, Jui aur.\u2014Qu'importe ! «Il a uae fille qui ve survivea pas i celle houle.\u2014-El moi, monsie l'ai je pas une lille que la misère achée et ostitulion n'a rendue 1 ab (iL un geste do déses; \u2014Ah t vous Olea impiloyable ! s'écria Lil avec amertune.\u2014Comume +! l'a 616, ju le serai, repartit l\u2019urster aver exutlation.\u2014Vous ne voulez pus avoir pitié ?Le vieillard hausss les épuules.\u2014Mais, dit-il d'un Lou acerbe, vous me semblez avoir changé bien vile d'opinion ; n\u2019est ce donc pas vous qui l'avez livré à la justice ?\u2014Mais je m'en répens aujourd'hui ; J'avaie héssié : c\u2019est à de colère aveuglo que \u2014Eh bien 1 moi, monsieur, je n'obéis qu'à inot-mime, el, avant quel- ues fieures, je réjoirds que Juhu lick sera eu roule pour la capitale des Trois Royaumes.\u2014Âvez-vous douc un ordre d'extradition ?\u2014l'récisèment, \u2014Ët vous allez en faire usage ?\u2014A l'iustant mème.it, sur ces mots, Forster salua froidement, et s'éloigna, sans plus s'occuper de multre Tum, qui restait auprès du nabeb, ; Il retrouva dans ia voituie l'agent qu'il y avuit laissé.\u2014Uù allo.18 nous, maintenant ?dit ce dernier, avant d'indiquer uu cocher la direction À prendre.\u2014 Mais, chez Joho Blick, répoudit Forster.L'ageut allait se pencher hors de ta portière, le vieillard le seunt, \u2014Un mot ?(ependaii, aupatavant, dit il, il se fuit tard, déjà ?\u2014Unt lieures vrenueut de sonner à l'instant.\u20141i est possible que nous (rourions dohu?\u2014Dites que c'est probable.\u2014Dans Ce cas, Nous aurous 8 l'ar rôter ?\u2014Nous ne le cherchons pas dane un autre bul, je supjoss 1 crois pas qu'à nous deus nous puissions nous rendre mal.tres de sa persuvne.L'ageut ru prit à rire.; \u2014Hussurez-vous, monsieus, lui ré eu enjuuement, vous n'a aire Aun enfaint, es l'un counalt son métier.ll ya quatre ageat qui Vons vous suivre, et quatre autres sont déjà rendus au domicile de celui qu\u2019il agit de piucer.ë 2 core Ia vie, is aite était rôti: i pau apart dd = ps dans le mémie but.~~Alors, il ue peut nous échapper ?L Bourguignon, Propristairesentiment qui vous anime ?el d'od\u2019 ir, | tante.VENDREDI ler Février 1884 PRIX DEN AANSNCEX, Presniore insertion, por is, 0 (4 Chaque iusertion sut séque par ligne .Toute annonce envoyée sans mur tionner le nombre d'insertion voulu, sera publiée jusqu'à avis du contraire Une remise libérale cst accordée \u2014Partous donc.L'agent donna une adresse au cocher, et la voilute v'ébrania, | Kt d'abord cils prit li direction du lu barrière Mununartre , maisarrivés (sur les boulevards extérieurs, ils @ l prirent que John Blick était sorti, jet qu'il avait dû se rendre au Lupiu !blaue., La voiture reprit donc de nouveau course, et descendit avec une rapidité À dontier le vestige vers la rue \u201caux Faves, où se trouvait ie célèbre cabuhlet.| Johs Biick venuit d'en partir, el lus agente, chargés de le fller, aœu- sèrout qu'il devait, à celle heure, oo trouver rue de G main, à l'hôtel de le louse.Ou remonta daus le sa disaient ces ine: is (eur Jan- 88g: piitoresque, el l'on gagua à Lou le vilesse l'hôtel désiqué 5 ¢ Là, les reuseiguements devinrent meilleurs.Il régnait dans l'hôtel un certain Mouvement qui annonçait que quel ques faits nusilés +'y éluient passés, «1, bieu que les ageuls aposlés en cet eudroit n'y eussent point pénélié eu- core, on pouvait s'en rapporter à leur flair exercô ; la bôte que l'on chassait I\u201d devail pas dee loin, hesse de Fri- in, comme Forster mit aussilôt pied À terre, el, grâce à l'agent qui l'acco npagna qui déclina ses qualités, loules les porles leur lureut ouvertes, et ils v'u vaucèreus vers le jardin.Une maison daus laquelle quelque événement grave vient de s'accum- plir présente presque immédiatement Un aspect particulier, auquel 51 est diflicile de eu tromper.Lu compagnon de Forster fut fra Ppé du la physionomie de l'hôtel dans lequel lu venaient d'eutrer, ec il ne IN s'empêcher de remuer la téte avec pL.\u2014Hum | murmura-t il à voix basse ; t'est avis qu'ici encore rique arrivons trop tard.\u2014Qui vous le fait supposer ?objecta Forster avec vivacité.\u2014Le tmouveuienl que vous voyes, ces fencires éclairées, à celle heure ; cee ullées et venues -La duchesse de Frilouse cst fort malade, et ce mouvement s'esplique.\u2018esl possible ! tmuis nil ne s'agis- que d'une femme matada où nou.vante l'aspoct serait different.Vous cruyez ?oyez ! les domestiques seraient indiifére tardis qu'ils out l'ai épouvaulé ; les femenes.au caniraire, se montrent empreseées of ardenter, vi c'esd leurs nerfs et non leur, qui sout ici on jeu.\u2014Diablu 1 balbutia Forster, vous ètes observaleur.\u2014C'ust netre métier.\u2014Ei ue concluez-vous de vos Obwervalions Ÿ ~ Uae seule chose.\u2014Uhntes ?\u2014C'est que Juhu Biiek d'est plus à l'hôtel, mais qu'il y u laissé des traces de sau passage.Forster dit pas ; ils avan fuient 6\u201d déjà du allaieut se trouver mêlée aux getis de l'hôtel.Mais, au moment ou le vieillard Mlait aborder ok interroger ces der- nlers, un grand cri d'éleva du côé du pavillon, et chacun s'empressu de conrir daus celle direction.Le lecteur u été deviné ce qui o's.tait passé à l'hôtel de la duchesse de Frileuse.Nous avo.1s las pied da tremble, Lées plei 5 La pauvin enfant avait les veines Blacèes ; un nuage obscurcissat wes Yeux ; elle eutendait sou cœur battre avec force dans sa poitrine bale Katty mettant le el s'avançant e, sous les al- Malgré »3 toile terreur, malgré le derurdre vivlent de son esprit, elle coutinuail d'avancer, watlendaal à tout, mais, fermant les yeux pour ue pas voir, serrant sou voile sur sew oreilles pour ne ps snlendre.Co quelle roullrit pendant ces quel ques minutes serait impossibles & raconter.À chaqu ut, il lui semblait trait dane ses ohaizs ; vingl fois, elle fut sur le pont de défaillir, et ving! foie vlle ratfermit et reprit courage ! Enfin, comme elle approchait du corps de logis principal, comme elle pouvaitse cioiçé sauvée, peut-être, deux bius vigoureux (1 sutsirett, pen- Jaul qu'une msi énergique cuuspri- wud ges lavren, ub elie so sentit wu't.ver, sans qu'elle pdt ni jetsr un cri, ui vssayer \u201cde se defestire.Lupus eb Bill avaient fait le coup ut s'étaient reuvés uvec leur prute vers le lond du jardin, vi Falkaud tes uitunduit, pour leur ouvrir une porte di r une rug délostode, OÙ otatroitaib ane voiture.\u2014Vite | vil I dit-il à vfli dés ; bétous vous ! La 1 de lu du- Chesse peut donner l'evel daue l'hô tel, 81 ious serious perdus.1_0u faut it conduirs ?demanda je coc hier.: \u2014Faubourg Saint Houoré, 25, re pondit Falkend.Et il mou:a sur lu siège, et la voiture s'éloigne, Cependant, au cri qui venait de s'élever du Pavillain, le views Furster avait couru eb pénétré, avec ie grou- po des domestiques de Y'hôtel, dans le villon occupe par la duchesse de urbam et lady Arabelle.La disparition de Ketty était dé connus ; l'aulévement était encore pensé que les inisé- aient rendus coups \\ pas être low, pands de tous les côtés.nelie-Saint-Ger | ii qu'un assassin, ee jetait eur eile, et]! que lo froid acier d'un couteau péné- | pour des annonce à long terme, el l'on se mit imméciatement cu devoir de I'iilerroger als 8 Co Moment, nn nouveau peréunnage parul, qui beara les cu » | idee aulorite, et separa du prisonnier yuo l'on ve uait de faire.Ce personnage w'etait guère connu Que de Forster ; 3, à 84 VUE, Nie 4 sulisfuclion se poi Rs grand peigeut sur » \u2014Malire Lradon ! v'écria-t il en »- rapprochant de fui.Vour : à Paris ?lui à qui s'adresaieul ces paru Pa froidement, sans lkcber «\u2014du vous ai suivi de près, répondit ,- Vous me l'aviez promis el je ne l'espérais pas.\u2014J'avais Lropà cœur de prendra John, pour laisser perdre tune si bella Qcousion\u2014 Mais il nous cchappe 7 \u2014Pour quelques minutes sents: ment.\u2014 Vous suvez douc où to pressire ?Voici celui qui nous le dira, Eu parlant ainsi, maitre Bradon du ua Paddy qui, quonque viverseut niearin, faisait cependant assez bon ne conlenance.Maitre radon appartenait à au.curporslion que l'ou appelle la déles Vive police, iustitution à pen presse.blable à notre polices sminsetpale, ce qui rend les 3 (quotidiens, fort eu l\u2019autre côte du detroit.iguliere ! Kn France, et duns presque tous lv pays civilisés, les agents secrets de la police vivent géneraleiment sépare du reste ds Ja sorte, dans laguelle « forment comme un monde à part : P| monde cutienx & vbrerver sous plus d'au rapport, el aux inœurs tues uous aurons occazion duties ue lecteurs dans ut roman spécial que vous élaborons su sujet, il semble yu\u2019 rte de réproba- Mon s'allache aux membres myst rieux de celle inattution, ct l'ou sols Line À ne considerer que les moyens qu'ils emplore et von tes services Qu'ils rendent à la societe.Eu Angleterre, C'est differen.L'esprit es plus pate iby an ut d'idéus sautes et jislos qui Iotruirent de bonne heure le per et ous élonnerons Lien des lecteurs eu leur ath mant que los membres ve la detective police y sont respectes eb pour aingi dire adoples par la ge- ubralite des Jen Comme Que ts sitution protectrice, Mulire Urudou élait un des person vages les plus convisérables de la polics seCrois de l'Atgleterre ; depurs lougteups il avait Lil res preuves, et plus d'un voleur lui uvait dû de s: Louver suimlement arrété dans l'ex r vice de sa profession, Quand le vieux Forster avait résolu de so rendre en France, pour ¥ poursuivre Jubu Blick, c'ulatant caturel- iutnent à le détective police qu'il we- tait adressé, et il avait trouve JA des Gels Loul disposes a le secouer.It avait pis les duvauls sur la pro messe qui lui avait ste faile, et, com me on fe voit, Boadon vu s'ulait pas fait allendre.Client Paddy par le bout d+ l'oreille et il en prngut le lube ju qu'au sang.Paddy cherchait un vain à se dega gor.-\u2014Vous me faites malt s'écria l'en- faut en wo barssant.\u2014G'est.mon intention, 1épondis Ueuduu impassible.\u2014Lêchez-moi ?\u2014Ss Lu promets de parler?\u2014Mais jo ne sais ne \u2014dobu Blick sort d'ici, tu durs savoir où il est ?\u2014Vt ne me l'a pas dit.\u2014Keponds ?Ju vous jure.\u2014Ne ine pousse pas à Lout ?\u2014Var pilist\u2026.\u2014Parie, La dis-je ! Livreills de Paddy étais comme dans un Slau, et l'ugent serait toujours plus fort Ek bien ! dit enfin l'enfant, lâchez mul, et je parlerai.Bradon le lâche.\u2014Ah1 je savais bien que jo le dé.a iun ditil en souriant ve) ; causons don.LA nutre use, cb n'oubie: pas qu'au moindre mensonge, je af vlique de nouveau la question.Paddy fit une grinace.Bi n'avait jusqu'alors counu que le côte aveniureux du métier de baudit il éprouvait en ce moment le reves de la médauile.=~John Blick était icl tout & l'heure, w'eatce pus Ÿ reprit l'agent d'une voix impériense.\u2014C'eat vrai, répondit Paddy.\u2014C'est lui que a donué l'ordi d'enlever l'Crlaudaise?\u2014Je le crois.\u2014Quei but avait il en agissant ainsi 1 \u2014Je l'ignore.\u2014\u2014Rappelle-loi ?\u2014Bi je ne we trowpe, fit Paddy, jo «rots que le capitaiue avait vie autio idée.\u2014Liquelle ?\u2014-Ge t'est pas à la petite Ketty qu'il va voulait, \u2014Et à qui donc ?\u2014À lu duchesse de Dutham ?\u2014Ah!ah t Bradon releva vivement le front, fatidant qu'on murmure d'indigué ton s'élevait des rangs des curieux.\u2014 Lit vérité se (ais Jour, dit l'agent en 3e tournant vers Forsier.\u2014Comunent cela ?81 le vioillaid.\u2014Eu arrivant à Paris, j'at appris Meur des choses de la bouche d'uu de oes plus fidèles limiers.\u2014Q : ?u su pavillon, ot, en poussant les recherches aves utie ac- livité acharnée, où avait fui par dé couvrir, sous ls lit de lady Arabelle, l\u2019un des bandits ou »'y était biol.Céélait le petit Paday ! Celts décauverie avail, comine en avoir fouillé Le jardia, | po dès son arrivoe 7 Quelgue misérable de con eepe- ce \u2014Nou, Un personnage imporlant, au conlraire.À Continuer.Et rious pouvons partie.1e gouse bien, réjoui tout le mende, rs GB 2 em LE FRANCO-CANADIEN Vendredi ler Février 1884 pou riche, et il le devient infailliblemeot | ouvrir un coffre-fort de oste nature.au bout de quelques années ! 1 Nos détectives ont trouvé en as posses- Chaque tieur vous rappelle un souvenir.| tou les instruments les plus perfectionnés.Celle-oi tut cusillie sur ls montagne ;| Dans ls nuit, Paré et Larechelle, con- celle-là dans ls vollée ; cette autre long | paiement bien les lieux et enchant oûse temps cherchée fut découverte uu jour, trouvaient les objets précieux et l'argent, par hassed, of il vous sembls, en l'aper-| Pénétrèrent dans lo magasin de M, Noël cevant, \u2018 que vous veniez de découvrir un | 92 énfonçant ls porte de derrière, ob s'em- Extra du trésor.parèrent du magot.Po D'autres personnes ont d'autres godts.| | M.Noël était loin de soupgonner que It y en à qui collectiounent les lépidopt*-| l'employé de eon père pât être le coupe- res, vulgairement les papillons ; les miné | ble.El fit arrêter sous soupçon un nommé Fine ralogistes ne rencontre pas une pierre sans| Poitras, qui fut relâcher quelque temps ae baisser et l\u2019examiner.Que de fois j'ai vu | après.Fangés en bel ordre sur une étagère rusti-| Nous sommes heureux que la police sit que des cailloux detoutes furmes et de | enfin pénétré le mystère qui entourait ce toutes couleurs qui ne nie dissiéut rien à | vol.moi ignorant, mais qui faisaient le bon:! M.Noël est le flla de l\u2019un de nos plus heur de celui qui les possédait ! respecisbles citoyens et l'honorabilité de Et le jardinage?lla presque autan! |caractère, que cette malheureuse affaire consolé d'hommes qu\u2019il en nourrit.Rap-|t'avait pu Lernir, n\u2019en brillere qu'avec polez-vous Abdolonyme qu'Alexandre le | plus d'éclat.\u2014 Esendard, Grand alla prendre dans eon jardin pour en faire, un peu malgré lui, un roi de Mi: dou.Rappeles-vous Dioclétien, l'empereur de Rome, auquel Maximin voulsit rendre gouvernement du mode et qui répougit par un refus suivi d\u2019une invitation à venir voir les 1situes de son jardin de Balone.Li parait que le tour, le découpage, la menuiserie, la sculpture sur bois, Ia serrurerie ont de grands charmes.Je n'en puis juger, ayant les mains naturellement gourdes et étant aases maladroit, L'étude d'une langue facile est, à mon -avis, une distraction charmante.Je recom- La Gaseile du Canada annonce n' La teaus du journal et autres cabiers, nomination de l\u2019bon.M.Mousseau i les connaissances de ces enfants eur diffé comme juge de la Cour Supérieure à rentes matières et particulièrement en Rimouski, en remplacement de M | Listuire minia ot oa 6 mbdchiemse, ont de nouveau e iguage précieux Alloyn, décédé * de na haute approbation.P Mardi dernier, le scrutin était ou} Vers 4 heures, Bon Excellénce quittait » l'Institution en bénissant encore tous les vert dans les comtés de York, N.B4 habitants de lu maison qus l\u2019amour et la ot de Kent, Ontario.La lutte est vive! foi tenaient prosternés sur eon pasege.dans ces dsux coms.Pour nous qui avons été l\u2018un des heu- 2-0 reux specialours de cetie fête de famille, Ou lit dans l'Événement du 29: nous en garderons lougtempe le plus agré- L'hon, M.Koss doit arriver cou | \u201cble souvenir.après midi Ou assure que M.Flyna} Janvier 2, 1684.sora assermenté Ce soir ou demain.L'entrés du député de Gaspé dans le cabmiet uv satisfera pas l'élément) Les journaux d'Europe nous an- castor et auginenters, 81 p'issible, lu | poncent la mort du Rév.P.Ramière, vivacité de la lutte de la part des lic | dg la société de Jésus.! alles chercher en deborm de votre exploite- tion des matières fertiiisantes qui en viennent augmenter la masse.Commie engrais, les pailles des céréales n'ont pes une vertu fertilisante tellement supérieure sux sutres plantes qu\u2019on soit obligée de leur donner ia préférence.Ke eueillir des excréments sur de la paille plutôt que sur des beuyères, ajosos ou autres est un grand torts, quand on peut l'éviter et quand ou à tant de moyens au Jourd'hui pour améliorer les fumiers de la forme.Mais, ne nous cartons pas du sujet, ob puisque uous parlons de \u2018a paille pour l'alimention du bétail, voyons de quelle manière nous pouvons la [aire consommer avec le plus d'avantage.Nourrir le bétail avec de la paile est une thèse insoutenable : loin de moi outte pensée.Comme nous, les animaux ont besoin d'une nourriture variée; c'est donc par lo mélange de cette paille à d'aritres sliments qu'on peut arriver à la faire consommer et à réulises de cette manière, sur des produits d'une plus grande valeur, une économie comidérable, Quand on donne aux hwufa.aux vaches ou aux moutons uue boite de paille dans son entier, ils choisissent ordinairensent Is meilleur, l\u2019épi plus ou moios éballé on le peu d'herbes sèches qui contient cette gorbe : le 1este, enlevé du rûtelier, est mis en litière.C'est déjà une opération meilleure que de mitre cette botte de paille que nous l'avons eu comme trésorier, à présenter annuellement aux députés un état accusant de ces lacunes désss treisos dans la caisse, lesquels nous vontuisent rapideiment comme nous la disions toul-d-l'heure à lu taxe di recte.M.Ross ne pouvait pas mieux tomber puisque celte année encore I faudra faire avaler à la chambre un deficit de $400,000.Voilà, lecteurs, ce que l'un nous amène.Mais bâtons nous de le dire, ce ministère n'est pas né viuble el toul porte à croire qu'il s'évanouira avec les dernières neiges.= LETELLIER.Consomption guéris.Un vieux roédacin, retiré de la pratique active, ayant reçu d'un missionnaire des Indes, ls formule d'un remède purement végétal pour 1s guérison rapide et permanente de ls consomption, lu bronchite catark, asthme et toutes les affections de la yorge et des poumons, de plus un antidoie infail'ibleet radical contre ls débilité géné- tale of lea maladies nerveuses, spria su avoir expérimenté ls puissance étonnaute dans des milliers de cas, croit de son devoir de le faire connaitre à l'humanité souffrante.La recette sera envoyée franc de port à tous œux qui nous la demande ront uinsi que la direction pour le préps- rer et n\u2019en servir.Adresses, avec une e- tempille, en imettant sur l'enveloppe, le nom euivant : Dr J.C.164 a ea Brooklyn NT.TER Ey ance: Ganséien.AT.JEAN, lan FEVRIER 1834.RèS& BEBE weno nouau =8z8 sectes uso mme ë F dore Men eP u su w do.\u2014\u2014 ee mt Le Rév.P.Ramière, www E588 \u201cwwe Eerse see S Lr 2d \u201cses À l'occasion de l'amnivèrsaire de la | Déraux- ! mort de Luc Latellier de 5t.Juste, cet LC = .howme de bisa qui a succombé sous |! dit que M.Hennecker, l'en des, les coups de la haine
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