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Titre :
Le Franco-canadien
Fondé par Félix-Gabriel Marchand (premier ministre du Québec de 1897 à 1900), Le Franco-Canadien a précédé Le Canada Français, qui est toujours publié à Saint-Jean-sur-Richelieu. [...]
En mars 1860, Félix-Gabriel Marchand, notaire à Saint-Jean et futur premier ministre du Québec (1897-1900), ainsi que Valfroy Vincelette, notaire à Iberville, décident de fonder à Saint-Jean un journal qui sera l'organe du Parti libéral dans sa région (comtés de Saint-Jean, d'Iberville et de Napierville). Le premier numéro du Franco-Canadien voit le jour le 1er juin 1860.

Le Franco-Canadien s'intéresse surtout aux nouvelles locales touchant l'agriculture, la vie politique, la littérature. Félix-Gabriel Marchand en a assuré longtemps la direction et même parfois la rédaction, de 1861 à 1863 et de 1867 à 1878.

En 1893, le journal connaît des difficultés financières. Le propriétaire, Isaac Bourguignon, décide de le céder à un groupe conservateur, sans tenir compte des droits que possédait Marchand sur le titre du journal. Devenu chef du Parti libéral et chef de l'opposition, Marchand fonde Le Canada Français le 6 juillet 1893 pour concurrencer le journal de Bourguignon. Les deux rivaux paraîtront simultanément de juillet 1893 à septembre 1895.

Marchand, qui avait porté sa cause en justice, recouvre ses droits sur le titre du journal. Le 13 septembre 1895, Le Canada français absorbe Le Franco-Canadien. À partir du 4 octobre 1895, le journal s'intitulera Le Canada français et Le Franco-Canadien.

Bibliographie

Beaulieu, André et Jean Hamelin, Les journaux du Québec de 1764 à 1964, Québec, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 245.

La presse québécoise de 1764 à 1914, sous la direction de Jean De Bonville, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 38.

Le Canada-français. Cahier spécial, 30 novembre 1977, p. 14-20.

« Le Canada Français fêtait ses 140 ans en l'an 2000 ». Site Internet du Canada Français

Éditeur :
  • Saint-Jean d'Iberville,1860-1895
Contenu spécifique :
vendredi 19 octobre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Canada français,
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Références

Le Franco-canadien, 1888-10-19, Collections de BAnQ.

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[" PRIX DES ANNONCES Première insertion, par ligue.10 cts Chaque insertion subvéguente par ligne.es 8\" Toute annonce envoyée sans mention- denser le nombre d'insertions vouluxs sers publiée jusqu'à avis du contraire, Une remisaflibéiale ost nosordé pour des annouces à loug terme.Vol.XXIX.No 21 FEUILLETO André ot Clarisseil LA DIPLOMATIE D'EUSTACME Il n'osait plus regarder, à la mu- Faille où il était accroché, le sabre de Jacques Guéria : carla vue de Cet arme lui donnait le vertige, et lui rappelait irop ce barbare usage Qui consiste à chercher dans le duel une satisfaction aux ressentiments.Eustache, d'ailieurs n'était pas boi- teua ; et son infirmilé, en le sauvegardant, ne lui permettait elle pas d'être méchant avec impunité.\u2014Qu\u2019astu donc ?demanda il parfois à Clarisse.Tu ne ris plus, ma sœur ?\u2014Non.\u2014Et pourquoi ?\u2014Je l'ignore\u2026.C'est vrai, ma gaield est partie.=\u2014Ah ! nous avons été ® heu- eux! ~\u2014Uui, dans l'enfance.Je voudrais n'avoir encore que dix ans et que tu n'en eusse que onze.\u2014Mais, Clarisse, il ne faut pas wWatirister sans cause.Tu est si bonne.C'est Loi qui dois consoler.Et Clarisse, à son tour, inter vogeait André sur »es peines sans pouvoir lui arracher un aveu ni une plainte.Jusqu\u2019alors comme mous l'avons dit la jalousie n'avait pas eu accès dans le cœur d'André ; du moins elle neo'y était pas dessinée nettement.Eustache lui-môme, trompé À des dehors de modération prit le change, et, après avoir tout au moins étudié, la position, jugea qu\u2019il ne serait pas trop maladroit à lui de commencer à se déclarer.li J 6tait encouragé par l'amitié con- flante que lui témolgnait madame Menneville.A plusieurs reprises, la veuve s'était reyosée sur lui du soin de ses affaires.IL était fondé à croire que sà cuusine ne serait pas féchée de trouver en lui un homme d'expérience qui, à l\u2019occasion, pour rait lui reudre desservices.De là, à se voir paré du titre de genare, il n'y avait qu'un pas; et ce pas, l'i magination présomptueuss d'Eustache Trébuchet n'était hâtée de le franchir.Notre boiteux se fut bien gardé de s'adresser à la jeune fille, qu'il Jugeait parfaitement dressée à obéir aux volontés maternelles.Pour Quoi se serait-il donné la peine de solliciter un consentément exposé à la cassation, quaud Il pouvait, en s'ypronant adroitement, l'obtenir en première ivstaoce ?Ainsi 11 choisit le jour, 1! choisit l'heure ; toutes choses ayant 616 préparés de loin, avec celts pruden.cs sublile qu'il savait envelopper d'un air de badinage, Il aborda le grand sujet.\u2018 Bien entendu qu'il ne dit pas brusquement à la veuve : \u201c Ma chè- rè cousine, vous avez une fille char- maute ; je l'aime eL je vous prie de me l'accorder en mariage.\u201d C'eût été trop simple, mais beaucoup trop simple.On ne s'expose pas à un refus net, lorsqu'on est M.Eustache Trébuchet |.Il débuta donc par entretenir sa cousine des peines qu'elle avait éprouvées : ce sujet plaisait à madame Menneville.La veuve soupira ; le cousin soupira avec elle.Trébuchet dut subir au long le Chapitre des qualités de M.Menneville, le plus honnête homme \u2018que jamais la terre eût porté.\u2014Cedendant 11 faut avouer que vous avez une grande consolation en Clarisse.\u2014Ohb 1 oui, mon cousin une grande consolation.Celle enfant est si bonne, si douce, si attentive à me satisfaire / =\u2014Je crois ma Consine, que vous la jugez sans avouglement maternel.\u2014ll me semble.Ce n'est pas de ce moment que j'ai reconnu votre perspicacité.Ei le ressort d\u2019ailleure de voire liaison avec Madame Guétin, qui est vraiment une digne femme.\u2014UÜh ! oui, une digne femme.J'ajoulerais, une chrétienne parfal- te, oi vous étiez plus seusible aux Beautés de la religion.Il n\u2019y à que cela qui vous (manque, mon cousin- \u2014H6 / hô / 11 se pourrait que vo tre exemple eût déjà ébranié en moi ce Vieux voltairianisme qu'on respire avec l'air de Paris.=8\"1 était vrai, jo serait bien heureuse.Mais il me semble qu'on vieat.Personne, ma cousine,~Vous aves raison, repritil, d'un accent pénétré, voire Clarisse est et devien dra de plus en plus pour vous en sujsl do grande consolation.Toute lols.Il s'arrdla.Le regard iuquiet de madame Mennevilie consulta le visage de l'Asmodée.\u2014Toutefois, je me demande si, d'autre part, votre Clarisse ne sera pas uu jour pour vous un sujet de grande pene, \u2014Elle la pauvre enfant | jamais ! \u2014Hé the /il ya un chapitre bien grave : c'est celui du mariage.Le mot était lâché.Eustache en étudia l'effet.Il vit la veuve sourire, et l'entendit répondre d\u2019une voix caîme : À cet égard mon cher cousin, je suis parfaitement traaquille.\u2014Taut mieux ! tant mieux Is'écria-kil un peu ébloui dans le fond par cette réplique.\u2018Taut mieux, mille fois /.Mais vous savez, il arrive qu'on ce berce d'il lusions, qu\u2019on forme des rêves am bitieux ; at qu'en attendant, la de moiseile est exposée à vieillir.Combien j'en ai vu d'exemples !\u2026 A Paris, c'est inouX tout ce qu\u2019il y à de charmantes personnes, très bien élevées, qui en sont réduiles à atteindre un mari.Si j'avais vou luf.\u2026 que de partis ou m'a jetés à la lôte /\u2026 \u2014Vraiment, mon cousin ?\u2014Mais c'est drôle, j'avais le préjugé de préférer l'honnêteté provin- clale au vernis brillant de la capitale; et, faut-il vous l\u2019avouer ?Jamais je neme suisde ma réserve plus applaudit que depuis le jour où je suis entré dans votre maison.\u2014Eh / mais, mon cousin, dit gaiement madame Mennaville, ceci ressemble fort A une demande en mariage.\u2014Pourquoi pas, ma cousine ?.\u2026.répondit Eustache, ayant soin de calquer l'air de badioage qu'avait prit la veuve.\u2014Ah! bien, je ne me fusse jamais attendue à cela.\u2014E?vous auriez eu tort.Quoi / mon aimable cousine, vous vous per metiez d'élever votre fille dans la perfection, d'en avoir fait uns excel lente ménagère, et vous êtes surprise que quelqu'un a été frappé de son mérite et vous le déclare I.Advienne oue pourra / je dis oe que J'ai dans le cœur ; je 1edis à une personne que je vénère et dont l'indulgence m'est acquise \u2026\u2026 \u2014Certainement, mon cher Euslache.\u2014Je sais bien que c'est peut être ridicule à moi, à cause de mon infirmité\u2026 \u2014Par exemple ! pauvre ami, ce serait au contraire pour moi une raison de vous prendre au sérieux- \u2014Bonne Aglate !\u2026.dit Trébuchet, en unissant dans is sienne les mains de la veuve et les efleurant d'un baiser respectueux.Il ajouta : \u2014J'ai quelque fortune et je m\u2019ac- rangersi pour rendre ma fomme heureuse.\u2014Je vous ai écouté très-altentive- ment, dit madame Menneville.Ma francuise répondra à la vôte.Je ne suis plus libre de disposer de Clarisse, Bien qu'habile à dissimuler ses impressions, Eustache et quelque peine à es remettre de la secousse.\u2014Cela vous aflige, mon cousin.poursutvit la veuve ; je le congois mais vous êtes trop généreux pour vouloir primer un droit antérieur à votre demande.Que ne vous bles vous présenté il y à un an !\u2026.Certes, vous eussiez été accueilli comme vous mérites de l'être.J'eusse êté enchantée de faire une alliance en famille.Mais voilà bien les cousins /\u2026 lis abandonnent aux plaisir de la capitale, ils ne donnent pas signe de vie, el ensuite ile v'élonne qu\u2019un autre les ait prôcé- des?Taudis qu'elle parlait, le cousin avait ou le tempede réussir son équilibre moral.\u2014J'entends, dit-il sans humeur, vous vous êtes eugagée ?\u2014Envers madame Guérin ma meilleure amie.Le boiteux s\u2019est mis A rire ot A se frotier les mains.=\u2014N'est-ce que cela 1.[I ness.git 1ci que de l\u2019affection de deus enfants.C'est un feu de paille.Oh 7 du tout : André a êté (rèe- précoce ; à dix-huitans, c'est pour la raison un homme de vingteing ans.Laissez donc / le pauvre petit, Il oignore lui-même.Oh | mais c'est charmant ; vous avez fait une seconde édition de Paud et Virginie.\u2014Ne plaisanies pas, mon cousin ; Jo suis certaine qu'André aime ma fille.\u2014Comme uns sœur, parbleu / Bt d'ailleurs, jo dois à l'amitié que j'éprouve pour vous, ma cousine, de LE FRANCO-CANADIEN FONDÉ LE 1er JUIN 1860.vous éclairer sur le danger qui vous menace.\u2014Ua danger Itout émue.\u2014Ua danger, dit-il de nouveau.Eu feiguant d'écouter : \u2014On ne viens pas ?\u2014Personue, personne, dit impa- tlemment madame de Menneville.Parlez, parlez donc | \u2014Eh bien.mais c'est vous qui m'arrachez cells confidence.Eh bien, sachez que homme le plus riche de ce pays a des vus positives sur André.\u2014M.Aubry ! \u2014Lui-même.Pas plus tard que lundi dernier, au cercle, il a dit devant l\u2019huiesier Tabouret, mon ancien camarade de cullège : \u2018\u201c Jamais nul autre qu\u2019André Guérin n'épousera ma fille.Je raffaie de ce gar- gon la.Il aura ma fille, qui est impatiente de le connallre ; el mol, jo cultiverai tranquillement mes horten- lensias et mes roseseu assistant à leur bonbeu ?\u201d \u2014M.Aubry a dit cela ! \u2014dJa veux être écrasé par le tou- nerre si ce n'était passa pure vérité.Vous pouvez venir avec moi chez Tabouret, el invoquer son témoignage.\u2014Je vous crois.je vous crois murmura la veuve d'une voix élouffée par les larmes.Et André se doute-11| de celle perapec- tive de Fortune ?\u2014Ce serait extraordinaire qu\u2019il ne s'en doutât pas.avec un homme expeusif comme M.Aubry, qui a, comme on dit vulgairement, le cœur surla main.\u201d Je mettrais ma main au feu que le notaire tui a communiqué son plan.\u2014Et André n'un parlait pas /.Cost mal, c'est bien mal.Manquer ainsi de couflance !.Je me rappelle maintenant qu'il a eu souvent l'air trés-préoccupé.Clarisse en à pleuré quelquefois.\u2014Cetie pauvre enfant {.\u2026.voyez donc.Klle en a pleuré.Bi oe n\u2019est pas terrible / Ainsi vous l\u2019avez exposé à être malheureuse.Je suppose qu'André cède aux offres de soit patron, voilà votre enfant sérieusement afligée.Ab! ma cousine, que diable l'on ne fait pas de ces imprudences là.Rien de déplorable comme ces amiliés du jeune Âge.\u2014Je ne voudrais pas buire à l'avenir d'André.J'en causerai avec madame Guérin\u2014 Non, atlendez, soyez prudente.Si ma recherche ne vous déplatt pas, permettex-moi de sonder le cœur de Clarisse.~Voyez.Je ne vous le défends pas.Ce M.Aubry 1.Oh! ces gens riches ne doute de rlen 1.Mais on a do ia fierté, on le prouvera.\u2014Très bien, ma cousine ; ce n'est pas par iutérêt personnel, mais je serais content si le notaire voyait qu'un hoonête homme à recherché votre fille.Cet égoiste ! [I n'ignore sans doute pas vos projets de famille ; mais peu lui importe.Il vous fouleralt aux pieds.Patience, pa hence : [I apprendra qu'on peut rechercher l'honneur de voire alliance, et vous serez vengée de son outre-cuiderce.\u2014Oh ! oui.\u2018Tenez Eustache, agisses avec loules les convenunces possibles, ot si le bonlieur d'André est assuré autre part.La veuve ne pût continuer.Le chagrin ini coups la voix.Elle Ot de Is main signe au cousin de la laisser seule.Celui ci, enchanté du tour qu'avait pris la négociation, se leva et s'en alla, de son piea bot, en savourant d'avance les doucours de l'avenir et l'ivresse du triomphe 1 répéta la veuve m REVELATION Fort de l'espèce d'autorisation qu'sl avait arracbée au troubles maternel de Madame Menueville, le cousin entrepit de faire son siège en règle.Comme 1! se possédait parfaitement, 1! se savait se montrer À volonté respectueux, préoccupé, aimable, triste où gai; aulant de masques qu'il se passait tour à tour sur le visage.ll ne réussi guère ce pendant qu'à produire de la surprise \u2014Madame disait naïvement Cla risse à Madame Menneville, peuses- lu que notre cousin jouisse bien de sa raison ?\u2014Sans doute.Pourquoi question ?\u2014Parce qu'il me semble, qu'à moins d'être fou, un homme ne saurais changer de caractère dix fois par jour.Et si tn voyais les grimaces qu'il fait ! si tu remarquais comme sa voix à des inflexions différent Les ! Madame Monneville, qui s'était promis de rester neutre ne savait Quelle explication donner.Clarisse alla juequ'à comeuller celte André quine putlui en dire da vantage, lout disposés qu'il était aussi À attribuer à de la folie les ma nèges dout Il s'était partaitement aperçu.Evidemment les affaires du cousin n'avançaient pas.\u201cColle petite fille est bien bor ube \u2019\u2026s6 disait-il.Mais elle deviendra charmante, lorsqu'elle aura compris 1.\u201d Les obciacles au lien d'étaludre Vardeur d'Eustache, ue sereaient qu'à l'exciter davantage.A près les de- mi-mots.vinrent les bousquets Claris se vit daus los bouquets uns mar que de polilesse, voilà tout: et quand elie les out rangés daus tout les vases disponibles, elle dit n\u2019en apportez plus, mon cousia, (1 o'y a plus de place.Eustache eût volontiers broyé celle \u2018* petite sotte.\u201d « Elle croit, se disait-il, que je me ruine en bouquets pour orne: son salon de province, aux fauteuils velours d'Utrecht jaune ! \u2026 Mais André s'étant avisé de lui donner une rose, Clarisse la mit à corsage, ol la garda même après qu'elle fut fanée.** C'est décidé, se dit Kustache, 1l faut que J'écrive.Sinon, elle ne comprendra jamais.* En conséquence il composa uve beile épltre, et 11 la remità Clarisse Qui lui dit : \u2014TFlens vous, m'écrivez, mon cousin.Pourquoi faire, puisque nous sous voyous tout les jours ?\u2014Ceci, dit-il est important, Si je vous écris, ce n'est qu'avec l'autorisation de madame Mennevilie.Clarisse restée seule, tourna et retourna la lettre n'osant l'ouvrir et, d'autre part, n'osant la montrer à sos deux mères.Son wstinct féminin lui disait que c'était à un autre qu'elle devait faire cette confidence.Le soir, Eustache lui demanda, tout bas : \u2014Avez vous lu ma lettre?\u2014Pas encore, mon cousin, répon- dit-elle sur le même ton.André avait observé cr manége.Que de chose il observail depuis un mois /.\u2026.Bt combien !! avait souffert sals pouvoir juger sa souffrance 1.Des chuchotements.des bou- quels.et maintenant une confidence qui faisait rougir la jeune Alle !.C'en était trop! IL prit vivements son chapeau pour sortir.\u2014Où vas-tu ?lui dit sa mère d'un air inquiet, \u2014J'ai besoin de respirer\u2026d'ai mal à la lête.d'ai beaucoup travaillé aujourd'hui.\u2014Resie je le prie, dit Madame Guérin.Il commence à faire froid par ses soirées d'automne.\u2014C'est vrai, ajouta le, couslo, 11 pourrait s'enrhumer.Et que dirait M.Aubry qui l'aime tant/\u2026 L@ jeune homme se tourna résolû- ment vers Eustache, mais celle ci avail le visage sourlant.[l n'y avait pas moyen de se fâcher.Durant toute la soirée, André ne pronorça pas une parole.La m- graine justifialt son silence- Cotte soirée tul pesante pour tout le mon de.Ah | ce n'était pas ainsi qu'autre- fols les heures se passaient.douces heures où Ha causerie, la lecture, l'étuce apportsi ni tant d'ireffables jouissances.André évitait le regard ce Clarisse , 11 était sombre, et il ne prenait pas même la peine de se défendre contres les épigrammes de M, Trébuchet Quand on fut au moment de se séparer, Clarisse présenta un livre à André eu lus disant : =\u2014Moo frère, je # rend ton premier volume du Génie du Christian nisme ! Voudras-tu bien demain ma, lin, an passant nous appoter le deu- sième ?\u2014Pourquoi reprendraije celui.ci?ait gravement le jeune homme, tu l'as pas terminé.\u20148i fait, où fait | s'écria-t-elle.-\u2014\u2014Mais non, répliqua André, détournant ses yeux, j'en suis sûr ; cet Ouvrage ne te plait donc pas ?Auire fois, tu l'aurais lu eur ma recommandation.\u2014Comment?c'est si beau !.dit madame Menneville.Mais la jeune fille riposta d'un toa décidé : \u2014Du tout, du tout ; je ne veux pas l'en priver.Noo, non, non je ne le veux pas.Qu'esice que c'est que ça / Un frére qui n\u2019obéit pas à sa sœur.que toute la soirée, à eu l'air de bouder ! \u2014Charmante 1 Charmante 1.014 le cousin, M.André est joliment attrapé on refuse ses cadeaux.=lis ont le sort de vos bouquets, réplique André.Celle réponse causa aux deux mères une sorte d'embarras ; maisTré- duchet ne fit qu\u2019en rire.\u2014Impayable ! Impayable !.\u2026dibil, PUBLIE À ST-VEAN D' IBERVILLE, CANADA.Ou est vit dans l'âge teudre.André mit brusquement le livre sous son bras, el, nou moins brus \u2014Prenes garde de perdre voire Génie.Cependant, quelque peu avisé qu'il (ût André réfléehit à l'ineiatan- ce que Clarisse avait mise pour lul faire reprendre ce volume, et il seupçouns un mystère.Laissant donc sa mère monter'devani, il, feuil- Jota da livre sans attirer l'attention de Malame Guérin.Uno pagier délicatement ploye glissa sous ses doigts\u2026.C'était une lettre.André eut bientôt lait de plonger la lettre dans sa poche, et tout pai- pitant, il se coucha avec cette question, qu'il se posait suns cesse : \u201c Clarisse m'aurait-elle écrit 7.\u201d Et cette autre : \u201c Pourquoi m'écei- raitelle?Jamais nos cœurs n'ont eu ries de caché l'un pour l'autre.\u201d \u2014IL dut attendre, pour lire, jusqu'au lendemain matia, c'est-à-dire jusqu'au moment où il se rendait à l'étude.II choisit des rues écartées, comme si toute la vilie était aux fenêtres pour le regarder passer ; il inlerrogea d'un œil scrutateur \u2018toutes les croisées, toutes les portes ; quand il gugea qu'il n'était ni observé, ni suivi, il ve hasa:da enfin à tirer la lettre de sa poche.La suscription l'étonna singulièrement, \u201c A Mademoiselle Clurisse Menneville.\u201d I hésita.\u201c Al-je le droit de rompre lo cachet?\u201d se demandat-il.La jalousie et la curiosité répondirent quo Ia jeune fille Jui avait donne ce droit.Il lut alors co qui suit : \u201c Ne vous offensez pas, ma chère \u201c cousine, des aveux que cette lstire \u201c va vous exprimer.Si j'use vous \u201c écrire, c'est après avoir déclaré à \u201c Madame voire mère combien je \u201c vous aime, et de quel bonheur \u201c vous me combleries en m'accor- * dant voire main.11 m'a suffi d\u2019un \u201c\u201c mement pour juger de vos perfec \u201c Lions, que vous ne soupçonuez pas \u201cencore.Klevé loin du monde, \u201c loin des salons qui sont autant de \u201cserres chaudes, vous iguorez, i \u201c vos dix-sept ane, ce que c\u2019est que \u201cles hommages, ce que c'est que \u201c l'adoration.Et cependant, Il n'est \u201c pas d'Hommages, ni d'edoration \u201cdont vous ne soyez digne.Ap- * prenez, chère Clarisse, que vous \u201cn'êtes plus une enfant.Vous \u201cêles une femme charmante, ot \u201c vous m'avez inspiré l'amour le \u201c plus sincère.Est.il possible que \u201c mes regards, I'émolion de ma \u201c voix, mes tristesses, la répugnan- \u201c cemême que j'ai monitée à M.\u201c André,\u2014un bou jeune homme * pourlant,\u2014ne vous aient pas ap.* pris ce que c'est que l'amitié ! \u201c J'aspire à vous obtenir vous \u201c même.Dites un mot, couronnuz \u201c mes vœux, et je (ravaillerai cons- \u201ctamment À mériler par ma lon.\u2018* dresse Ia félicité si grande d'être \u2018* votre époux.* En attendant, je ne suis encore \u201c hélas! que voire cousin dévoué * respectueux, * Bustache Tagpuchgr.André relut cette lettre au moins siz fois de suite.Il ne pouvait s'en détacher, malgré ia colère qu'elle loi inspirait.Il prôtait un sens à chaque mot, il inlerprétail chague phrase de plusieurs manières ; il y épelait en quelque sortie un alphabet nouveau.Pois !l s'examinait toul surpris d\u2019avoir pensé tant de fois les mêmes choses sans avoir eu les exprimer, d'uvoir ressenti la passion sans posséder la langue qui en est l'interprète.ll se trouvait niais, gauche, Inhabile à plaire.Par mo ments, une sueur froide baignait sou front, ot un pressentiment lui disait qu'il avait pu être accepté comme frère, mais que les vérilables chances du mariage étaient pour le cou- ain.\u201c C'est égal, pensa t-il, je pardou- ne à Trébuchet, car je lui dois de m'avoir éclairé sur les sentiments de mon cœur.Sans le vouloir, 1! m'a rendu service |\u201d A l'étude la besogne se reseentit terriblement de Is préoccupation que Cette lettre avail mise dans la cervelle du pauvre jeune homme.André, entouré de clients, frémissait de la complication des affaires du jour; 11 leur répondait tout de travers, remettait À l'un le dossier de l'autre, parlait Ge vante à celui qui venait parler contrat de mariage, en un mot, (1 perdait la lête.À la fin, 11 ne put y tenir davantage; et quand vint l'heure où il savait qu'il aurait quelque chance de ne pas rencontrer les deux mères, 1! prétexta comme ia veille une migraine ei sortit en courant.Le jeune homme moola d'un trait, mais arrivé à le porte du salon, it frapps pour la première fois.\u2014Eaires, Alt une voix douce.\u2014\u2014 \u2014 I ouvert {4 porte vu tremblant.Clarisse était seule et brodast.À la vue d'André elle jela :neri \u2014Que fais-lu, thon frère 7.dit- elle avec émotion.Relère-toi donc ! ce t'est pas ta place.\u2014Nou, Clarisse, ma place est à vos pieds.C'rst IX que je serum heureux de mourir! Laissez-moi vous contempter.\u2014O clel ?osteo qu'il devient fon commu mon cousin !., Andrâ, pour- quol me dise: * Vous ?\" Serals tu fâché coutre mou Ÿ \u2014Nou, Clarisse, rassure toi ; j\" ne suis pis fou.[2e si ja te dis \u201cvous\u201d c'est que désormais il ae w'est plus permis Je vous tutoyer.\u2014Là, ebcore use invention pour m'aliige,, plus tutoyer sarœnur!\u2026 \u2014Ah ! chère, c'est que tu n'es pas WA :WUT ; C'est que la lelire\u2026.tn entend.que tu m'a confiée, m'a éclaré sur ce que je essen, wa donté l'explication de ma tristesse, de moa agitation, de mes 18ves, de mes larmes, de mes crates, do Mes espérances.Toute Li ue s'ap pelle par da Vaile fraternelle ; toul cela s'appelle amour! Cest bien plus beau, sais-tn t.\u2026.Non, savez-vons, Clarisse !.de vous aime aver loute l'ardene da mon âge, touts la loyanté Je mou carar lire.Je vous aime.oh ?que c'est bon à dire 1.Bt je mourvaide don- leur si vous eponsez voire cousin.Clarisse avait penchée son vitage couvert de pourpre.\u2014Seriez-vous offensée de mou aveu ?lui demanda le jeune homme avec anxiête.Sans ossr le regarder, elle réjon- dit d'un ton d'admorable candeur : \u2014de ne suis pas an tout oflensée \u2026 car 6) notre amitié doit desormais s'appeler.du vom que lu.que vous lui dontiez, ja vous aime aussi.\u2014Et vous serex ma femme ?\u2014dJe serail votre femme si naman le permet.Unie voix bien connue dit derrière eux : \u2014Gertainement elle le permettra mes enfants André et Clarisse épardue d'épou- vanie, en apercevant madame Menneville, gussent voulu être au fond de l'Océan.l'ar bonheur l' acel- leute veuve n'avait nullement l'air courroucée ; elle se borna À les raut- ler légèrement : \u2014Ah! ça, conlinua-b-elle, vous avez [ail bien des progrès en sclen- ce depuis hier.Rassurté par ces paroles bienveil- lautes André courut embrasser sa seconde mère, et lui répondit cu souriant : \u2014Ces progrès, je les dois au plus généreux des hommes, à M.Buslache Trébuchel.Celui-ci entrait précirémeut avec madame Guérin, car c'était l'heure du diner.\u2014Moi 1.dit il, qu'est-ce que j'ai fait pout être ainsi qualifie ?C'est la première fois qu'on me donne celie épithète.\u2014Arrives, cher mounsieur.s'écria Andrô.Combi:n jo vous remercie /.\u2026 Quel service vous m'avez rendue 1.Enfin de quoi s'agit-l ?La piai- santerie esl peut dire drlle, mais elle me semble se prolonger un peu trop.\u2014Je vous dois de 1e vomisltre moi-même, de n'être plus pour moi une Amgme indéchirable.\u2014C'est vous qui faites un rébus, un flogogriphe!.dit Eustache impatienté.André, sans calculer les suite de son action, lira de sa poche la letire en disant : \u2014Teuez, Monsieur, ceri m'a appris que l'amitié n'est pas l'amour, et qu'on peut cessar d'être frère et s@ur pour devenir mari ct femme.Eustache livide de rage, langa & son Leureux rival nn regard fou droyant, qu'Audré supporta sans s'émouvoir.l\u2019uis :l favorise sa jou ne cousine d'un grand regard qui n\u2019était guère plus doux quo le premier.\u2014C'esi joli, ditll, trés joli.Ma Coustne, vous avirz mis sans doute ma lettre dans le volume.Permet tez-moi de ne vas vous faire won compliment de cette petite dupli- Hein ?.\u2026.dit André fermant les poings.Les deux veuves s'inlerporbrant- Oh?Fon peut m'insulter unpuné.ment, ajoula le boiteux, mon uflr.mité me laisse désarmé.Andro se sentait trop heureus pour Conserver la moindre colère.\u2014de serais fâché dil.il, monsieur Trébuchel, s1 j'avais pu vous offenser.Dieu me garde avast de causer L'Enfant pleure, ll veut taped \u2014 A mes bonnes mores une émotion pénible.Si Clarisse me préfère à vous, cela wa nen d'humilhant quements tourna le dos au cousin, de joie.Jhfranchit l'espacs en deux pur votre amour-propre; nous En le quittant, Eustache lui cria bouds et alla tombor an preds de ia tous connaissons depuis l'enlance, d'un ton moqueur : Jeune filie.Landis que vous Obs bien nouveau | dans la maison.| \u2014Vous dies lant soit peu jeune \u2018pour parler de mariage !.dit Enslache, avec un certain dédain.\u2014\u2014de suis su âge d'y souger, et de me préparer À one existence sérieu- ve.Gala Vaux Dieux que de gaspiller ses plus belles années dans les plaisirs ds graudes villes, \u2014Allons, allons, dit madame Menueville, la querello va recom- M mencer.Voulez-vous bien finir !.Gent au plus sage à céder.Joan.Dette, apportez le polage.Trébuchet n'était pas homme a [Luise parslire longtemps l\u2019'homailia- son quiil aprouvait.1 affects, an contrare de prendre sou parti en brave, et md ne de dounet raison Aux amours des deux jeunes gens.Ilréservait ve surprise pour le des- sarl, \u2014d'avoue, dit-il, que la décou- veite de celle affection d'enfance m'a été pénible.On ne renonce pas aiséinell aux 1êves du bonheur, surtout quaud une personne accomplis comme ma cousine à 414 l'objet de ces sèvex, Mais qui diable au vist pened gun celle maison (Ôt un avi de tourlereaux LL.Allons, ne rougisrez pas, mes amis, el don.ons ious [raternellement la main.de vous prouvarai que je n'ai pas la muindie rancoue, eu dansant (a boulanyère à votre noce, si I4 nature tte s'avait pas, hélas ?interdit les pluairs de Terpaichote\u2026.Mais Je W'ai pus bn gosier boiteus, et vous autez vnechalison des soupers de Comus, le plus divertissant recueil de refrains anacidontigues.Ou le remercia pour la banne in tention, Li continuait de médiler 00 plan.Tandis qu'apris le diner en débarrassant la table, Eustache s'empara d'André qu'il emimena au salon, at l'ayant Fait asseoir auprès de lui sur le grand vieux canapé, 11 se mit & I'acabler de protestations d'a- iBihé.Il ne cessait do répôter que jamais sl n'efit pu ve douter de ce qui existaik ; qu\u2019un vogagement de celle nature était sacré pour un ga.irnt homme, vt autres belles phrases qui firent par causer à André un ansurmoniable = ennui.Mais Kustache Lenait trop bieu sa vicli- us pour la lâcher si facilement.Lorsqu'il wil gue lout le monde vialt réum, il uifecta de baisser la voix, de Façon à dire parlaitement entendu, ol pusa celle question : \u2014Gr n'est custes pas eucore demain que Vous Yous marerez, vu votre Âge.Mais enfin, puisque cela rera,ne devez-vous pas songer que la conscription, cette loi si cruellement égale et intiexiblo, viendra coulrecarrer vos projets ?\u2014d'y songe souvent, dit André avec un soupir, non que je craigne 1a vie des camps mals.\u2014Vous ferez triss-hien de la craindre /\u2026.dit Clarisse, intervenant dans la conversation avec l\u2019au- lorité d\u2019une femme aimée.\u2014'Tenez, reprit Bustacne, sans mettre Ja moinde affectation dans ses paroles, vous agirez peut-être sapement, mon cher, en revendiquant votre litre d'étranger.\u2014Mon litre d'étranger 1.cria André stupéfait.\u2014Cet homme est donc un dé.moun !{.murmurs madame Guérin.\u2014Qu'est-ce que c'est Tvement madame Menneville, La cousin eût l'air de s'étonner du inouvemens général.~Gomment ! dit tl, vous ne le sa viez pas 7.c'est extraordinaire.\u2014d'iguore, dit Audré, dans quel bul vous faites uae pareille insinuation.Quoiqu'il en soit, quelius qu\u2019en doivent être les conséquences, allez jusqu'au bout.\u2014 Cependant, si\u2026 \u2014lLie faut monsieur il le faut, \u2014Soit tranquille, mon fils, dit ma dame Guérin, en serrantia main d'Andrén'é- n'édit vi- A Continuerm= rT 1a Connomption guérie.Un vienz médecin retiré, ayant 1 d'un missionnaire des Indes Orientales la formule d'un remède simple \u20acb végétal pont ia guérison rapile et te de In {umomytion, Ia Bronchite, le Catarrhe, l'Asthine et toutes les À Moctiune des Poutone et de la Gorge, et grii gnérit radiosie- ment la Ipebalité Norveuss en ves Maluties Nerveuses ; après avoir éprouv new 1emarquables etfeta criratifs dane dea nulllars de cas, trouve que c\u2019est son devoir de lu [aire connaître aux malades.Poumé rar le déair «de noulager les souffrances de humanité j\u2019ouverrai gratis à œux qui le désirent, vette recetleen Allemand, Frone çais où Anglais, Aveo instructions pour la préparer et l'employer, Expédié par la poste si on adreæe avec un timbre nom mant oejournal, W.A, Noyms, 149 Power's Hioek Rochester, N.F.son Castoria 0 Pour douse mois.\u201ceen Pour siz mois.\u2026 luvarieblement paysble d'avis.PRIX DE L'ABONNEMENT 1.00 St Tout semestre sowmened sc pai- en sutier, et suoum refs de continuer Vabosnement ne ora aecepté à moins que tous les arréragos R\u2019aicot été pavés.80 Toules correspondanses, lettres ohargées, communications, &e., devront être adressées à 1.BOURGUIGNON, Prop.Be.Jean d'Thervilte.VENDREDI 19 OCTOBRE 1888 VE PS LES OUVRIERS DE CHEMINS DE PERL'échauffourée de Sawyerville a crée nn malaise sériet.x parail tous les travailleurs de chemins de fer.Ces pauvres gens se méfieut main - tenant et à bon droit dus contrac- leurs et des entrepreneurs.C'est ainsi que l'on a reçu samedi la dépêche suivante : Sherbrooke, 5 ootobre.\u2014 Les troubles sar los shemina de fer semblent vou.lotr devenir contagieux.Une échaffou- rée de peu d'importance vient de wct Lre le branle bas sar Is uouvelle ligne du Pacifique Qsnadion, su dessus de Rog.Il paral que dos individus, meas doute des malina, ont informé lee ger- des magasins ioi et lo long de In ligne {400 sous entrepreneur avait l'intention de preodre la poudre d'escstpette, et 068 derniers ont iwmédiatement fait émettre un bref\u2019 de sisie at apposter au gerdien Jour faire garder les effuta sous le coup de la loi.Duraut le nuit d'avant-hier, uue vingtaine des ouvriers employés par le sous untrepreneur aoupçonné, out en louré le magasin où se trouvait le ge dien, armés de pierres, de gourdins do revolvers.lls ont Uré plusieurs coups de feu pour l'atteindre.0 a fait émettre des mundata d'ar reatation oontre les émeutiers ot dea huisetors sont pastis pour Magog.AUDY LE BANQUIER DEFAL- CATAIRE DE QUEBLC.De V' Blecteur : Tout le vionde se rappelle encore la disparition subite de F X.Audy, le complable de la Banque Nationale, qui était devenu introuvable, avec une some assez ronde appar- lenant 4 la Banque.Toutes las recherches faites pour le trouver n'avaient abouti À rien el, pendant un temps, Où le Crut, soit suicide, soit tendu aux Etats Unis.11 w'en était rien cependant.Andy est demauré eu ville lout le temps, cachée Jans un eudroit inconnu à lous, excepté aux membres dela famille.ll a êté même, parallil, dangereuse- men! malade et à craché le saug de manière À inspirer les plus graudes uiqulétudes.Finalement sl A recouvré la santé et il est définitivement partt pour les Etats Unie lun- al dernier après avoir dépisté ous les Ilmiers de police.Voici d'après les renseignements que nous avous pu nous procuter, le moyen Joni il w'est servi.Il se serait entendu pendant qu\u2019il était let avec nne personne de sa connaissance à Chwago, et 1l auruit (ait adresser de vel endroit plusieurs lettres à Québec dans lesquetlvs il était announce qu'Audy dtail rendu A Chicago.Si nous sommes bien snformé, le Dr Larue de cetle ville, aurait reçu une de ces lettres, Da cette manière, la rumeur se répandit qu'il était à Chicago el les recherches pour le trouver cessérant 4 peu près coimplèlement\u2014re qui lui à permis depuis d'effectuer sa retraite comme on va le vote.Lundi dernier, on engugea Une voilure dans laquelle entra Audy pendant que l'attention du chare tier était détournée.II gy bloltit entre les deux sièges el on Ic recouvril de peaux de carivle.l'eu après, deux de ses parents et un ami, à leur tous montés dans Ia voilure s'y seraient installés ayant le fugstif à leurs pieds et de name.re à dissimuler complèlemenl sa présence, On descend ainsi à la asse-Ville au gual de lu traverse, vers sept heure du soir, et on fit traverser la voiture sur le bateau sans faire débarquer les persounes qui s'y trouvaient Un homme de police qui se trouvait sur le ponton aida même à embarquer la voiture sans se douter qu'il prôlait la main À la fuite du fameux défaicataire.Rendu de l'autre côté, la voiture prit ls direction de St, Henri où un cheval et une voiture conduite par un ami sûr attendaient l'arrivée du fugilif.LA encore tout se passa très habilement : l'échange de voiture se fit, là première revint À Québec et l'autre emportant Audy prit Ja roule de ia frontière du Maine qu'elle doit avoir atteinte maintenant de- puishier au moins.Ainsi, Audy se trouve aujourd'hui aur le territoire étranger et ls secret n'en est plus un.Glestce qui nous a per mie de recueillir ce malin de diver- res personnes les détails que nous donnons plus haut Madame Audy n'est pas partie avec son mari ; elle reste 4 Québec avec ses enfants et la famille va lui fournir 850 par mois pour vivre, Quaud à Audy lui-même, on sait qu'il ne lui est rien reste de son détournement à la Banque et en le laissant, os famille lui à remis 075 ur lui permetire de se rendre à Enicago.Ou lui à fait comprendre, paraîtil, qu'il n'avait rien À es- rat et qu'il devait une fois rendu Chicago, pouvoir à sa subsistance.IL parait qu'il va pouvoir se placer comma teneur de livres\u2014c'est du moins ce qu'il espérait en parlant.Une personne qui prétend l'avoir vu ici assure qu'Audy est bien changé ot bien ammgri.Êl peut ce vanter de l'avoir échappé belle.La constipation Proviest presquo ioujouts de oe que len iatestion fosstionuent mai et est aussi souvent ln conséquence de la dys- peprie ou de l\u2019indigestion.Régles l\u2019ec- tomas ot los intestinn en fuisant ueage der Burdook Blood Bitters, remdde ef.fonce pour procurer un wpt souls.gomont ot eosuite la guérison dans les eas de constipation les plas graves. Au grand magasin.G*nèral, No 50 et 52 Rue Richelieu, le public trouzera loujours comme par ls passé un choix de marchandises sèches, épiceries, fer ronneries et ligueurs\u2014 Kn oulie, M.LGenest tailleur d'une lvngue ex périence, et d'une grande babilité daus la coupe.présidé au département des Hardes, une visita e-t Cor dialumeut rosicitée.{ ANGRLIER & DECELLER, Magasin gruêral, 50 et 52 Rue Richelien, St Jean, PQ.Ze Æranco-Sauablen ST JEAN, 19 OCTUBRE 388 .M, John Lewis, couseifler légistu- uf du Nouveau Brunswick, est décédé lundi dernier.Depuis lundi défier les passager: ont commencé à dusceutre & ti nouvalle gare du Grand Troe, à Montréal.Nous regrellous d'upprendre que M.de Salnt George, tépulé de Portneul anx Cosimuncs, est Jaugeren semenl malade.Le Chronicle réclame énerg.que ment M.Fiyon comme chef de lop position, et ndiculise M.Taillon + ses autres principaux collègres.Sa Graudeur mouseigneur Mo reau, évèque de Saini Hyacinth, M.I'sbbé J.P.Dupuy, curéde Fain ham el feurs compaguons de voyage sont arrivés au Havre, lundi der ner, el tous soul en |ailaite sani.Les direcleurs de la Compagnie du chemin de fer de Montréal et Sorel, oni résolu de cesser 10nédialemen( leurs opéralions, faule de moyens.Une quaranlaine d'ouvriers se trou vent sans ouvrage él leurs salaires ont pas été payés depuis plusieurs semaines.Dans la journée de lundi dernict, l'honorable M.Mercier à reçu, au burean du gouvernement, à Mont- 16a), une ddputation relative au che win de fer progetd & travers les com tés de Beauharrois ot Huntingdon.Elle a 616 uds bien regue par l'honorable premier, cl s'est reli esa tisfaite de l'entrevue.Comme ilaété annoncè, M.Robi doux, M.P.P.jevait partir pour l\u2019Argleterre, afin de plaider la vause du Révéreud l'ère Paradis coutre MM, Guilmour, Gevait lu Conseil Privé, Son voyage à été retardé, sur un avis ds l'honorable M, Moicier, parrlbil, qui suit que lu cause à ête ajournée au prochailu termo.Cr ajournement aurait en feu pour permellre aux parties de continue! des pourpui lers qui améuoraiont ve atratigement à l'amiable.Mardt matin, avait lieu a Monlréal, la \u201ccontestation des listes élve- torales du comié do Laprairie.be libéraux veuleut faire retranches les noms de ciuquante personnes.comme non qualifiées à voter.La pélitiounaire pour la parolsse Saul Jacques ie Mineur cst M, Coupalpour le village de Laprairie M.Perron, et pour la paroisse de Lapraine, M.Alexis Moguru.Les pétilionnaires sont représen tés par MM.Robidoux et Fortin, et les defendeurs par M.C.Pelletier, La malle de la Chine que l\u2019on vient de recevoir de San Francisco annonce qu'il y & eu une inondation désastreuse à Sang-Slhan-Hien dau tes environs de Pekin.Dans la nuit du 13 août, il tomba 74 poucer d'eau à Pekin et cette immense vo lume d'eau contenu dans des ravine près de Lien-Li-Ho envahit subile- ment 20 villages.Plus de 10,000 personnes se snnt Noyéus ains, qu'un grand fnombre d'animaux.Les vil: lages dant les vallées près de Pekin sout expozés à ce danger à chaque sai- soti, parce que les collines sout dépourvues d'arbres et les eaux cireu- lent librement en torrents inpé lueux que la végétation ne peut arêter.Des missionnaires qui vi- valent auprès de la scène du déses- tre nous ont apporté la nouvelle de la catastrophe.Depuis les élections générales du 14 octobre 1886, 11 y a eu 15 êlec- tions : Saint-Hyacinthe, Québec si, Kamouraska, Iberviils, Laprairie, Ouawa, Maskinongé, Trols-Hivières, Shefford, Missiequoi, Hochelaga.Chicoutimi et Saguenay, laval, Nicolet Le gouvernement Mercier en a emporté 18 : Bt-Hyacinthe Québec-Est Kamouraska Iberville Montréal Quest Laprairie Ottawa Maskinongé Trois Hivières Shefford Hochelaga Chicoutimi \u2018opposition en a retenu 4 : Nicolet Missisqnoi Lavai Le gouvernement n\u2019a pas perdu un seul des comtés gagnés au la octobre «tà enlevé à l'ennemi Laprairie, Ottawa, Maskinongé, Hochelaga et Chicoutimi: 5.ra Al I TR TANS WES ptm\u2014 AUMONIERS.Le révéieud M.Aubiy, curé de cette ville, publie Jans la Presse du 15 courant vor lettre remarquable Jue nous nous Rinpressons de Mettre sous les yeux de U0s lecteurs.Après avoir pris communicalion de celle leilre, vos lecteurs diront comma Rony, qu'il est vealment po ulble, pour vousratholigues, du vot un tulnistte catholique plucé u la lêle du département de la autlier.négliges À ti bel fuunl lus Lesolte religieux des soldats qu\u2019il commande.Ur, lu Presse, duus une note de ta reducUou, vous anuonce qu'elle sa.l que sir A.PP.Cuon u lait, pour l\u2019école de St de un, Ce que lus règle menis lul ordonnient et qu'il à placé celle institution sur le méme pi-d que Loates les autres du méme genre au Canada.Eb bien! vai du propie.Nos loriee, grands défeuseurs de la rehigion, à leur dire, n'ont pus ässtz d'invechives à lancer à la face de l'infâme république française, celle république qui maintient des évoies suus Dieu, ceite crocheleuse de couventa, cette irouoclaste, euln que savons nous ?Et poustaut, nous avons vu durs le pert de Moulieal, des lLiégal s ltungaises, la * Minerve \u201d par execu.ple, el tous les visiteurs n'ont ts pas eu l'occasion d'adimirer la chaud éloquenc.de M.l'autiônier Bochey.Et qui paient ces chapelainu et ces auitOiiess?\u2018Toujours cetto inféme république, Taudis qu'ici, en pleine province: catholique, en pleme ville lrançaise ei catholique, von seulement le gou- veruemant Le paie pas les vervices que le prêtre va cendre aux malades de nos écoles uilitaires, Qui il te fuse de contribuer vue misérable somme de viugl-cing centius pour le trausport du munietre de Dieu.Etla Presse ur ud la pese de vous äppiendre que celle instilulion est sur le meme pied que toutes les autres du mêmes genre au (unada.Tutiles nos écoles wililaices soul done sans Lieu ! N'atluns pus croite yue cut dat d- chose date d'Iter vb que les autorités b'out pus élé aveities de cel oubli mesquin, Sir A, P.Caron ne peut plaider ignorance.Depuis plusieurs aunées ui lui « demande de redresser © ort.Mais lu job pei du Old Tomorrow, à l'eacuip.s de oi «dif, à Dien d'autre chose à faire, \u2018Trop occupe pour voir i cela, Son weups s'écoule à lever le coude à Winnipeg ou a répoudre à des adresses escamolées, La couduite de sir A.P.Caron est auti-chiènenne et révoltante.l\u2019ar sa faute il arrivera que des pauvres maluJes, incapables de paye: pour le transport du prêtre, parei- tout devant le Juge Suprême sans avoir reçu sur celle terre l'ubeolu- tion de sou Ministre.Voilà la respousabilité etfrayante que'ussiide Bar Ces épauies nohe ministie de le suilce, responsabilité quidevrait lui faite ouvrir lou youx et le sorlir desa totpeur.Voilà un de nos gouvernants ! N'est-ce pas au'il est grand homme! L'ÉCOLE MILITAIRE DE SAINT JEAN ET L'ÉLÉMENT KELIGIEUX CATHOLIQUE.Monsieur le Dirceteur.Aveo votre bienveilisnte permimion et mes occupations m'en donnant le loisir, Je forai convaître au public, par quelques vorreapondanves publiées dans les colon uen de votre journal, In postion de soldata élôvca do l\u2019Ecole Militaire de Saint Jean, surtout sous ic rapport ro- ligreuz, Pour arsiver à 06 but, je pris imatam- ment les journaux qui jouissent du beau et noble privilège d'une légitime 1ndé- pendanca, de reproduire mes humbles évrits, afin que los parents catholiques qui covvient leurs enfants à l'Ecole Mi htaire de Saiot Jcan, sachent parfaito ment quols secours roligioux sont donnés à ces jeunes gens ot à quelles condi twos.Jo tiens à déciarcr ici que je n'appar tiens à aucun parti politique, mais quand je vois dcs hommes, quelio soit fa couleur politique, travailler duos l'in térêt de la religion et de la patric, ces lommes, je les reepcote, je les estime, je les admire ; car aujourd'hui ces homimes vont d'autant plus précieux qu'ils sont plus rares, Cola posé, je dit que la Plupart den personnes qui ont à l'École Militaire du Saint Jean, qui un Gla, qui vu frère, iguorent complètement jin position de cette école au puint do vue des secours religieux pour les catholiques.Nos bonnes familles canadicanes, ni franche- ments ostholiques, ront persuades que le département de la milioe à Ottuwa, dont Sir Adolphe Caron cst le ministre, assu- te aux jounes gens qui viconent ies s'en roler comme élères-soidats, les secours religieux du prêjre comme chapolsin ot aumônier.Voilà, j'en ai l'entière cozvto- tion, parce que j'en ai ls proure éri- dente, voilà oc que l'on ctoit par toute la province do Québec, dans os villos comma dans les campagnes.Kt pourtant, et malheureusement, c'est là Une gran et regrettable erreur qu'il est bon do tairn disparaître.Kt c'est co que j'entends réaliser pour l'avantage des famil- lea, lo bien du paye et l'intérêt de notre Sainte Religion.Le département de la Milles où de la Défense du Canada, par moo chef, Bir A.Curun prend uv soin cxtraording- te de la santé da corpe des soldats élé- ves des et vfficiors attachés à l'école Militairo de Saint-Jean, Ausi vous ne serez pas métiocremont surpris de ravoir qu'il y à deux médecins ur l\u2019Kvole Militaire de Satot-Joau : Mlo dooteur Girouatd, de le ville de Saint.Jean et M.le docteur Cumpboll, de Moutréal.Je ne sache pas que ces deux médecins fansent Is bosogne tout À fait gratuitemont ot comme j'ioole Militaire do Bint Jean ne comple guère plus de 150 porsonnes, y compris les femmes et les enl'ante, le publio intélligent peut juger que M.le ministre de Je milice vt de la défense, cat très large dans lon » qu'il fuit pra lguer À ver cbers ere faats À Saint Jean sous |v rapport oor porel ct Geru\u2026, jerru: ue au muode Be sougera À porter toi uuc acousation de Mebquiacrie 0 nttu Sir A.Caron qui svus oo rapport, fait lev ohoros d\u2019uue ms- sidre roy e ot do fait, le vrai nom de Botte école tpilitaire est bvl el bieo : L'K colo Royale Militaire de Saint Jean.Tout de même, je regrette profondé ment d'avoir constster que Bir A.Caron ectubie avoir oublié udsolument que l'homme et surtont l'homme né dnne le sein du ostholiciswe, ne wit ja sealement dy pais, qu'il y » oles I'hom me uue autr« vie que la vie auimale ; qu'il y a chez l'humuse In vie du l'éme, et que cette âtue, autant el plus que le corps, a droit i dos soins qu'on ne pout lui refaser, mans voustraire À des graves obligations, à der «.sors impéricux, par Dieu ot par\u2019 été, à Lous ceux qui, par leur position ou leur charge, sont les gardicos de l'ordre et de la morale.Or, les règlements de 1'Koole Mill taire ignorent complètement l'existence d'un chapelsia sumbaier, du moics quant à sa rétribution, comme me l'éori vait l'automne dernier M.L'Orsonuens, commandant de l'Ecole Mulitaire de Saint Jen.Etocle cst mu vrai, que quand le prêtre est appelé auprès des soldats malsdes, li lui faut payer de ses ropres deniers lus voitures dont il à vsoia pour se rendre à l'hôpital mili taire du Ssint Jean.Kit J'en sais quelque hose depuis plus de quatre ans que l'Kcvie Militaire existe à Saiat-Joun.F.Aunay, Ptre., euré.\u2014 EST-IL OPPORTUN D\u2019A BOLIR LE DOUBLE MANDAT ?L'Hlecteur exprimait l'espoir, le 4 seplembre dernler, que le gouver- newent national étant maintenaut en majorité au Conseil législatlf, se Lâterait d'ubolir le double mandat.Quelques ins de nos confrères qui appuieut le ministère, ont satsi Vorcasion pour aviser M.Mercier différemment.Celle divergence d'opinion, par- miles nationaux vient d'être relevée par le principal organe catholique de la province d'Ontario.Le Ca nadian Freemen, rédigé par le révd.M.John Coffey, sous la direction de son évêque, s- prononce énergiquement, eu «el, en faveur de l'aboli tion du double maudat, Voici le texte même des remar ques du Freemun : * Nous regrettons quo notre estiran ble confrère l'Etendard favorise le dou ble weudut.Les membres du Uonveil législatif de Québce peuvent toujours, d'après la loi, être appeiées au Sénat du Cutrads saus perdre leur droit de siéger et de voter duns le Conreil.Nous prétendons respectucusement que ce n'est pas seulewent eu soi-mêtme une sontra- diction ct une anomalte, mais encore une flegranto violation de l'esprit des stitutious fédérales, C'est une contradiotion ct une ano- walio que lo Conseil législatif de Québro puirea seul jouir de privilèges refu vés aux metnbres de toutes les légisiatu- res locules du Canada.C'ost uno violation de l'esprit de le constitution que los membres d'une lbgisiature provineislo à laquello la coustitution garanut aue autonomie in dépendante, puissent encore siégor dans uno législature eveo laquelle io corps proviuoisl peut vonir en confit et m6 me ent déjà venu souvent en conflit, et dont la corps provincial à le droit de redouter l'agression.Le tendance du pouvoir central dans les unions fédérales ct d'augacuter see attributions et d'agrandir «on Gutorité aux dépens dos attributions et de l'autorité du pouvoir loos).Que n'avions sous pas vu dans Unta rio ct Québro aussitôt après ia Confédératicn ?Bien des mombres de le Chambre des Communes et du Sénat avaient den sièges dens les législatures provinciales.Les gouvernements des deux provioves formaient une allisnoe jatime avec le gouvernement fédéral.Des députés et dev amis dévoués de ce- lui-oi siégeant au local dobanieat à l'ad ministration locale un vhaleureux support cu échange d'un même support que leur accordaient los députés et amis du pouvoir fédéral, siégeant à Uttaws, suprès du gouvernement du jour.Cuuté échange de bons procédés était une source du faiblosso pour le fooo- tionnement de motte cunetitution et une honte pour nos institutions pariomentai.Ton, Comme amis de l'autonomie provin cisle, nous nous opposous ct nous nous Opposerons toujours au principe du doy.bic mandat comme dangrreux, corrupteur ut iudéfendabie, Quuiquo l'on putssa diro des jouros listen bas canadiens qui demandent l'a bolition de ce restant du double man dat, bien que nous les pensions animés des meilleures iatentions, l\u2019Étendurd devra nous absoudre d'aucune espèce d'animosité à l'égard da d:ux person Des qu'aff-ctent la mesure qu'il con- dans.Nous n'avons pour oux d'autre sentiment qu'un profond ronpest, mais la coustitution ct son esprit cst pour nous bien au-dessus des acotimente que nous pouvons éprouver pour certaines per.sonncs quels que soit leur caractère ot leur situstion.Nos sentiments à l'égard de In constitution sout des sentiments do profonde véoération ot c'est son esprit qui nous guidera quelle quo soit la perte d'hommes où de groupe d'hommes que puisso entraîocr em striote obscrva tion.\" SI nions invojuons ce témoignage, co west pas pour triompher de nos confrères qui ont différé d\u2019opi- non avec nous, mais pour rensel gner l'opition sur une question qui devra tôt ou tard s'imposer A nos gouvernauls.be PEER Mgr Fabre, archevdque de Montréal, Mgr Duhamel, archevêque d'Ottawa, Mgr Moreau, ovdque de Saint-Hyacinthe et Mgr Lorrain, vicaire apostolique de §\u2019ontiac, vont ss (rouver ensemble à Romel'inauguration du séôminnire canadien sera ainsi des plus Imposantes, el c'est un évènement assez important dans l'histoire du Canada catholique pour qu'on se félicile de voir notre épiscopat y figurer.L'Enfant pleure, Îl veut ea LE FRANCO-CANADLEN OORRESPONDANOE.Eu réponse à un article intitulé \u201c Les Expositions du Distriot d'Iberville\" ei gué Geu.d'Iberville, d'après moi, Mr.le Rédacieur, l'Exposition du comté d\u2019Iberville, à cette année aussi bien réussi que les années passées et méme mieuxque jamais, car considérant la méchante uai- son de cette année, toutes les personnes houndteset de jugement qui en ont été Lémoin difléreront d'opinion avec vous Mr.Geo, d'Iberville.Vous qui trouves qu'il serait temps d'appeler les choses paz leur nom, pous- Quoi signes-vous Geo.d'Iberville ?Par coque 0 nom est grand et beau sans doute, et que votre vrai nom est abaissé par vos actes qui doivent avoir été par le passé tele qu\u2019ils le sont par le présent c'est à-dire mensonge et abgurdité.Il est toujours bun dans l'intérêt public de dire la vérité st de cette manière le peuple whabitue à chamer ces pur- teure de lauternes éblonimantes dont vous purles et qui ne serveut qu'à faire tomber les cultivateurs dans des précipices dangereux, En vous conduisant de cette manière vous jotes le découragement parmi nous, les cuitivateurs.\u2018 Quel est lo mobile qui vous pousse, Mr.le dénigreur ?Auries veus ambitionné la présidence de notre société d'a- frriculture et auries vous encore cette re- buftade sur le cœur ?Vruiment ! nous aurions bonne mine d'avoir à votre tête un homme qui a honte desun nom et qui emprunte le beau nom d'Iberviile.Il ne faut louer que le mérite et Les efforts courageux.Qu'on aille entendre précher le progrès et les nouvelles méthodes de culture.fort bien, mais si le prédicatecr a honte de son om nous devons le chasser comme un serpent (rompeur et s'il est connu comme cot individu qui a fait une apparition dans une des paroiises au sud du comté, ils doit être goudron:é et emplumé.Il n'y à pas un an qu'un journal avertissait les cultivateur de se défier d\u2019un certain individu aux allures respeotables vendant, très cher, un blé de Tartarie Kbié quir'est rien autre chose qu'un mélange de trois ou quatre espèces] c'est ostte homme qui avait trompé le curé dela paroisse et que maintenant Geo.d\u2019Iberville veut réhabiliter, que le veuple n'a pass voulu entendre.Mossieur (vo.des espèces de petits Bonnets comme vous qui semblent vou- loi se ficher quand les cultivateurs ne veulent pas accepter vos élucubrations, devraient être mis en chiffons.De cette mauière les gros Jean seraient heureux et vous resteries ptit Jean comme devant.Les cultivatoars qui veulent faire de l\u2019agriculture payantene doivent pas se fier eimplement à Is lecture, ils doivent aurtout chercher à acquérir l'expérience et la pratique de in culture plutét que ese bornar 4 la théorie.Je guis cultivateur, Mr.le Rédacteur, peut-être plus que Geo.d'Iberville, et comme tel j'ai à cœur qu'on ne vieane pas cultiver le mensonge et semer la zi- sanie dans notre comté.La mujorité des membres de la société d'agrioulture « voulu une exposition A Bt-Alexandre el je crois qu'ils ont été justes en la plaçant dans le centre du comté.Ça n\u2019est pas renversant du tout M.Geo.mais il y à longtemps que votre vieille carabine vous est tombé des mains et à init long feu.E:1 comparant Iberville à Bedford, je puis vous dire, Mr.le Rédacteur, que Lous les ans depuis 4 ou 5 ans des eflots et animaux y ont oblenu des lers prix tandis que ces mêmes effets et animaux n'avaient que des dermiers prix 4 Iber ville, Ceci m'est arrivé à moi-même qui exhibe dans lee deux comtés, je puis vous apprendre cela Maître Geo.qui ne pouvez peut-être pasen montrer autan,, or si je suis battu à Iberville, cela veut dire qu\u2019ils sont supérieurs à Bedford dans les classes où j'expose.Personue ne peut nier qu\u2019Iberville ne peut être surpamé dans les 3 classes suivantes qui suivant moi sont supérieures : Chevaux de trait, vaches à lait et iuoutons.Apprenes Mr.Uoe.que les cultivateury d'Iberville sont très satisfaits du sort qu'on leur fait à St-Alezandre c\u2019est-à- dire qu\u2019ils n'ont pas encore gémi de voir que vous n\u2019éties pas avec eux.Les grande progrès naisent souvent du petit nombre.Ile ee trouvent ames nombreux pour avoir leur exposition chaque année tandis qu\u2019à mon graud cl agrin, St-Jean n\u2019en & pas eu cette année.Je serais heureux de voir les trois comtés de notre distriot réunis enssin_ Lie en une exposition et j'espère que ce.le arrivern bientôt, mais ce n'est pas en décourageant et méprisant l'exposition d'Iberville que vous arriveres à ce but, loin de là.Si l\u2019on veut briller ailleurs il faut prendre des forces ches nous.Mr.Geo parle d'exposition tous les 3 ans, cect est absurde.I! ne convient pes plus à une société d'agriculture qui veut vivré de s'amembler tous les 3 ame qu\u2019à un homme de ne faire (juan repas tous les 8 jours.Je crois que Mr.Geo est un être qui ne ee montre que tous les 3 aw et qui ne mange qu\u2019une fois tous les B jours, Comme il nous menace de revenir a l'amaut, au nom des cultivateurs sensés je me permets de lui dire ceci : Ne revenez pas sur Ce sujet Car Yous ne gagne res jamais À nous faire mépriser nous mêmes.Merci de votre obligeance, Mr.le Ré&- dacteur.Votre tout dévoué, Hexay Roy, St-Bébastien.eee Le Times de New-Yorka publié, samedi dernier, une correspondance fantaisiste sur l\u2019escapade de notre maire stippléant, ie jour de la réception du lieutenant-gouverneur à l'hôtel de ville.l< correspondant montréalais fait jouer à l'échevin Préfontaine un rôle tellement :gno- ble que ce dernier à pris le parti de poursuivre les propriélaires du journal pour la somme de $30,000 de dommages.\u2014 Monde son Castoria.LE SIÈGE \u2014ou\u2014 FORT DE SAINT-JEAN EN 1776.| Suite.Ce fidèle lieutenant n'appartiendrait- il pas à quelque famille de ce nom des environs ; vinon à lu famille Jones qui possède le pont de voitures qui relie Iberville à Saint-Jean, du moins à cette autre familie Jones de Sabrevois ?On ne se douterait guère aujourd'hui en parcourant les jolies villes du Ver mont, et en voyant ces gnies nméricai- nes porter indifféremment des cheveiu- res flottantes, qu'il y & à peine un siècle, plus d\u2019une de leurs ancétrss a êté scalpée pour «a beile chevelure, pendant que d'autres étaient enlevées prisonnières pour être vendues comme des esclaves.Les expéditions dirigées aur les villages de chaque côté de la frontière, il ne faut pas se le dissimuler, étaient signalées par des atrocités de toutes espèces ; les indiens qui les escortaient se montraient invarisblement d'une cruauté révoltante.En 1677, on rapporte que deux femmes de bonne famille, du village de Marttield, madame Wait et madame Jennings, furent enlevées par des indiens qui vinrent les troquer à Chambly à des officiers pour du Kbum ; ce n'est que dans l'hiver auivant que leurs maris fiuirent par les retrouver, et parvinrent a les racheter pour une rangon de £30, En 1704, lors de la fameuse expédition de Hertel de Rouville contre Deerfield, pour reprendre ln cloche destinée ù l'église St-Kégis, que les anglais avuient trouvée sur un navire capturé en mer, nou compatriotes, après avoir pillé et détruit ie village, amenèrent avec eux, en méme temps que ls cloche, 112 prisonniers, hommes, femmes et enfants qu'ils \u2018contraignirent à faire ?e trajet à pied en plein hiver, pour porter une partie des bagages.Parmi eux se trouvait le Révérend John Williams, le pasteur de is localité, avec sa famille ; madame Williams se trouva bientôt épuisée par la futigue do cette marche dans une neige profonde à travers les bois, mais l\u2019indien qui en avuit charge n'hésite pas à s'en débarrasser au bas d'une colline en lui assénant un coup de casse-tête en présence de son mari et de ses cin enfants, témoins de cette horreur du haut de la colline, sans même pouvoir lui porter secours.Non cadavre fut abandonné sur la neige.L'arrivée de cette expédition fut cependant une marche triomphale : d'une très grande distance de Montréal, mémo de Saint-Jean, on devina leur arivée ; trois jours à l'avance on entendit, par une belle matinée d'hiver, le son de cette cloche qui battait la marche à ceux qui la portaient en cadence sur uno longue perche.Ce timbre retentissant qui se rapprochait continuellement, ne pouvait être autre que celui du trophée religieux qu'ifertel et ses compagnous rapportaient d'une distance de 100 lieues après trois mois d'absence, .En 1756, une Dame Howe, surnommée la belle captive, faite prisonnière au fort Brigman, resta pendant toute une aunée entre les mains cles sauvages de ls baie Missisco, | aujourd'hui Misuisquoi] lesquels après lui avoir arraché son enfant, la vendirent & un officier français ; elle fut ensuite rançonnée par le colonel Schuyler d'Albany alors prisonnier lui-même à Montréal.Ces faits sont bien de nature à démontrer le changement étonnant qui s'est opére depuis cette époque dans la partie du pays «jui nous occupe.La ville de Saint-Tean maintenant déjà considérable a surgi «lepuis à peino au-delà de 51) ans, et malgré le ralentissement de sa marche peudant les 1i dornières années, ralentissement dû sur, tout au choc terrible causé par l'incendie de 1876, rien ne peut faire présager que le développement des prochaines & années ne pourra pas se comparer favorablement avec la première moitié du scièsle, Cette ville occupe toujours an position avantageuse ; maintenant qu\u2019elle à cessé d'être tin point avancé de stra tégie militaire, elle n'a pas pour cela cessé d'occuper une position qui lui per met d\u2019être l'avant-garde du commerce avec nos voisins.Une charmante école militaire a remplacé la forteresse, «les plate-bandes fleuries ont remplacé les batteries masquées ; et grâce à Ia galante surveillance des braves officiers qui y commandent, on pout habiter en deliors des murs sans crainte d'être scaipé, el même forcer in consigne, et pénétrer à l'intérieur sans crainte d'être fait prisonnier, L'houpitalité proverbiale du com mandant et de madame D'Orsonnens, el l'amabilité de messieurs les officiers, fon t oublier que ce sont des «juartiers mili taires; une musique charmante les jeudis soir d'été, y fait ressembler le Richelieu au grand canal de Venise, par les embarcations de tous genres qu'elle attire, lesquelles s'avancent en silence, en glissant sur l'eau, pour écouter la magnifique fanfare.En un mot; en compæ rant ce qui se passait à Saint-Jean il y à cent ans avec ce «ui se passe aujour- d'hui, on peut se faire une idée de ce que deviendra Saint-Jean dans un autre siècle.L'administration civique actuelle sous la présidence du maire McIonald semble prendre énergiquement l'initiative des améliorations à faire, en prévi sion de l'avenir qui est réservé à leur ville.fi les citoyens veulent bien seconder leurs efforts, et prendre avantage des circonstances, il n'y n aucun doute que Ksint-Joan peut devenir une ville considérable, et un ventre l'attrnctions, qui pourra rivaliser avec les autres joies villes américaines qui entourent le Lac Champlain.oH Apri avoir écrit les lignes précédentes, j'ai découvert que j'avais commis une erreur lmportante ot qu'il est essentiel «le rectifier.C'est dans (larneau que j'avais puissé cette erreur.Le premier fort de Maint-Jean n'a pas été construit en 1665, mais plutôt en 1745, et «l'après les ordres de monsieur le La (alissonnière alors gouverneur du Canada, per le sieur De Léry, junior, ingénieur des travaux.C'est le fort de Sainte-Thérèse quia élé construit en 1665 en même temps que celui de Chamblyetde Sorel.Ce fort Mainte-Thérèee se trouvait à la tête des rapides Sainte Thérèse, près de l'ile de ce nom,à un peu plus d'une lisue plus bas que Baint- Jean et à trois lieues plus haut que l'ham- bly.Ce fort fut démols en 1747, et seu \u201cdébris servirent à construire celui de Saint-Jean qui fut place i la téte des rapides de Saint-Jean.La route eutre Laprairio ot Saint-Jean fut alors construite, at de cette façon on abrégea considérablement la distance ontre Montréal et le luc Champlain, ot on évita les porlages Jos rapides do Chambly, «de Nainte-l'hérése et «le Saint- Jean.Je dois ce nouveau détail à l'obligean- oe le M.l'abbé Verreau, qui « lien vou lu m'aider à faire cette recherche, ot qui w's convainou de won erreur, en feullle tant dans sa riche bibliothèque les \u201cDocuments Historiques de l'Etat de New-York,\" publiés par E.B.U'Callagan à Albany en 1858.On y trouve le rapport de monsieur De La Galissonnière et de I'intendant Bigot au sujet de cette construction.ll y est constaté que le fort à couté environ cinquante mille livres, quoique chaque voyage «du terre ne coutât que deux sous.C'est au mois d'août l45z que l'ingénieur du gouvernement français, appelé Franquet, visitait ce fort alors sous le commandement de M.d'Artigny.Ceux qui s'intéressent à l'histoire de notre pays savent de quel avantage peut être l'amitié de M.l'ablié Verreau.C'est d'ailleurs à son ouvrage * Invasion du Canads \u201c, que jo dois les détails de cette narration du Siège «lu fort de Saint-Jean.Avec sa permission j'ai transorit de cot ouvrage le journal tenu par Foucher l\u2018un des défenseur du fort, Ce journal interoalé dans le manus- ecrit Nanguinet, sans indication du nom d'auteur, semble Inisser planer des doutes sur son origine.Toutefois il parsit lien établi que ie notaire Foucher de Montréal, qui for mait partie du corps «de volontaires canadiens dans le fort de Saint-Jean pendant le siège, à tenu un jourual des principaux événements de ce niège ; certains historiens y réfèrent.Or comme il n'existe pas d'autre journal que celui-ci qui puisse lui être attribué, je crois qu'on peut sans crainte lui en octroyar la paternité.Je dois aussi à l'honorable M.Merchand et à M.Walmsly, de Saint-Jean, beaucoup de détails d'autrefois qui m'e at aidé considérablement à débrouiller la situation des lieux et la localiention co l'armée, lesjuelles nous sont transmises par les écrivaine de l'époque d\u2019une manière souvent ambigüe et mémo contradictoire.Monsieur Marchand à déjà publié dans les colonnes du Pranco-CANADIEN, une relation abrégée du siège du fort qui est trés-intéressante.Je dois avouer aussi que certains vieux papiers de famille, datant de l'époque de ce siège, ont contribué à exciter ms curiosité, et à augmenter mon plaisir à retracer ces évènements.J'ai en ma possession des lettres addres- aées en 1776 par des officiers de l'armée de Montgomery au colonel Dumont cle Québec, l'arrière grand père de mon père.Lorsque le général Guy Carleton, le gouverneur, songes à rétablir le fort de Saint - Jean, il songes en même temps à rétablir les ancieanes milices, et commença par nommer deux colonels, doot l'un pour le district de Québec, le colonel Dumont, et l'autre pour le district de Montréal, le colonel De Ronville.Ni l'un ni l'autre n'acceptèrent le commandement, et les milices ne furent pas réorganisées alors.Ce colonel J.-lite Dumont, qui était un riche négociant de Québec, avait sa résideuce sur les plaines d'Abraham à l'endroit où était canipée l\u2019armée de Montgomery, pendant le siège de Québec ; cette résidence fut occupée par les américains comme liôpital, et fut détruite et incendiée après le siège par l'armée anglaise.Ceci apport entr'autres par une lettre ducolonel Van Ness,de l'armée du général Wooster, adressée au colonel Dumont en juin 1776 et datée de Janicameo ; une lettre de l'honorable James Livingston en date du 6 janvier 1707, une autre de l'honorable E.Gerry, ancien membre du congrès, datée de Cambridge le 13 avril 1807, C'est le petit fils de ce colonel Dumont le lieutenant-colonel A.Montaigu lw- mont qui servait à Châteauguay sous De Salaberry comme capitaine dans le 2e régiment de Verclières, dont il fut plus tard le lieutenant-colonel.il mou- tut sans inisser d'autres héritiers que les enfants de en scour qui avait épousé mon grand père à Chambly.Lucien Liver, À continuer ST \u2014\u2014 Débordement du Canal Corn- wall-Rupture de la chaussée.\u2018Tout Ia population, ici, a 616 mive en étnoi, ce matin, par la nouvelle du débordement du canal, par suite de lu rupture de la charissé», en face le Moulinette, co qui paralyse complètement le trafic, et lu nouvelle à êlé bientôt confirmée.Entre onze heures vi minuit, bier soir, la chaus- tés à cédé près de Moulinulle et a dté emportés par l'eau, sur une lon- Eueur de 125 pieds La rupture a produit l\u2019eif-t d'un coup de canon.En moins d\u2019une heure, le canal a êté prosque â sec.Le surinteudan( Macdonell s'est rendu immédiatement sur le lieu de l'accident, mas on ne peut rien faire avant l'arrivée do M Page, d'Utlawa.los Larges suivautes se trouve Gchoudes,\u2018près de Mille Roches : Colborne, Albany, McCarthy, Kinghorn, Nebraska de Moutréal, Erie de Québec, Aid de Proscott et les remorquenrs Jessie Hall de Montréal, ot Myra de Prescull, It faudra au mains deux semaines pour réparer la brèche faite à la vhanssée, vÔ là raruté des matériaux dans le voisinage et ce retard ransé au trafle ost d'autant plue domima- geable qu'on approche de la clôture de la navigation.Dans les filatures, sur le canal, la moitié des ouvriers iront travailler le jour el la moitié la nuit, pour sa lisfaire la demande du coton.i Des LETTRES FUNERAIRES seront faites au Franco-Uana- dion, à une heure d'avis.Vendredi 19 Octobre 1888 AU BON noibise considérableuts Li, d'épargne Ts mgs Tose ur in 11 JOS.LABELLE & CIE MARCHE Coin de rues JACQUES-CARTIER & ST.CHARLES.Thés, Cafés, Sucres, Beurres.Fromages, &o.- Depuis les moindres articies ren idre ndossstts ju QUE LOS dE ORUMEN PRI< A DOMICILE ot remplis avec soin et sxiciitude.Une Mastlle beuncoup J' aux MEILLEUKS Vina By 6e d'ennuls et de fut), ei jouit de tout t jo CHE 0 100it de fout le cou fort .ésirable, on n'approvisionnaut AU BON MAR Black\u2019s Operu House Décorations aplendides et améliorations considérables / VeEMDREOI ET SAMEDI, Le 19 et le 20 OCTOBRE courant La fameuse troupe de ménestrela GUY BROS Iunugurera cette aplendide salle.Cette coinpagnie comprend 20 artistes de premies ordre, et peut rivaliser avec les meilleurs organisations du genre.Nouveaux décors et costumes magnifiques.\u2018eues voir la danse très-originale du BASE-BALL.Notre grand sucods | Le grand drame opératique U.8.M, 8 ost : BY.îlan tout se terminant par la désopilante comédie \u2018 L'anniversaire de la nais- sancé de l\u2019uucle Jasper \u2018.Grande parade de |a fanfare vendredi et samedi à midi précis.EE etat ee BÉNÉDICTINE 0 HR 'ANBAIE de ECARD (France) YNQUIST, SUNQUE, AVEIITINE NS.AT biGKSPiVE LA MEILLEURE DE TOUTES LES LIQUEURS Toujours exiger l'etiquette de bay als \u2026, signés 4.LEGRAND aisé, Virectane Général.LA LIQUEUR BÉNÉDICTINE Se trouve : à l'ENTASPÔT GÉNÉRAL, à Fécamp (France).Dépositaires pour le Canada ; MA.Casade, Crooke et Reyaand, #5, Soulh- William-Strege à New-York.20-81 D5 OUVELLE INVENTION \u2019 : Hanies 7 cordes et % de hètre ont été sciées par un hooime, en 9 ficorrs de t Des centaines scié de SA & cordes chague etoment' ce dont chaque fur.a besoin.Le premier ordre Gane votre voisinage vous arenrers l'agence.Pas droità payer, bons fabriguons dane le Camade.Reriver, pour avoirie Catalogue Ellustré, envoyé OAT A tous.ING 3 WINE $5) Bd UATE PATTING ANTE ST.JEAN.MARCHE EN DETAIL sc Palited saver source, Ô Œuis par douzaive, 0 Poules par couple.v Poulets par couple, ., 0 Ofen par couple.1 Dindes couple.1 Beurre frais pur be.0 0 8 4 7 2 $ cu = \u201c \u201d\" « «\u201c \u201c PT \u201c 0 a\u201c .\u201c .\" \u201c Beurre valé par Ils.Lard frais pur 100 Iba, Bœut par 100 lbe.\u2026.Fuiu par 100 bottes.,, Poillle pur 100 bottes.MARCHE EN GROS Corrigé O R.Covsue i ESSEsRStES SE Ssæetse-=-006066 2sesseegeées marchand de grains, Fuaca Catania \u2014 Graise en aoau MONA (iia 1006 0000 27 00 07 26 upbrieurs extra, 635 6650 L J1, S 310 8% superline .\u2026.\u2026.600 610 ur boulanger.8 40 360 du printemps extra \u2026.0 00 0 00 torte pour boul., en sac, 0 00 0 00 Fueus Aukioaingchoisie supérieure extra 0 00 0 00 choime XXL.»sc0e 0 00 OW famille trée choisie, \u2026 3110 8% Bléd'inde par 100 iLe., 1 65 | 70 d'avoine par quart.0% 5060 Barutin par 100 ibe 0 000 Avoine psi 32 Ibe 38 8 Pois par 66 Ibu, 70 0 90 Orge par 48 lbs, 50 060 Sarnsin par 48 lue.65 7% Bléd\u2019inde 8 0 + 060 00 Lard mean par quart 21 50 20 BO Huile de charbon 15 W Gros nel.& Sel da table, 140 160 360 3 6V | - A hi N 9 Arrivée des trains à St-Jean PACIFIQUE CANADIEN.l'art de 81 Joan 4 4.25 a.m., 850 a.m.7.80 p.m., arrive à Montréal à 7.40 à.m.10.80 a.m.et 8.46 p.m, .Part de Montréal pour &t-Jean à 8.45 &, m., 0.10 p.m.et 7.50 p.m., et arrive à &t-Jean à [0.02 à, ma, dio p.m.et 9,12 p.m, Part de St-Jean pour &t-Pie, &-Hye- cinthe, St-Quillaume et Borel 4 8.50 a.met arrive à Sorel à 6.40 p,m, CENTRAL VERMONT, De At, Albare, prasager, = mizie Sora 8% SESkg TP WwToOsm \u201c Waterloo, Grandy et Farsbam.\u201c mixte GRAND TRONO.De Rouses Point, pousser es oe De Montréal, V.Central \u201c ~n \u201c \" \u201c \u201c voue 928 pa Départ des trains de St-Jean CENTRAL VERMONT, Mizte pour Mt.Albans 0.00 a.m.Po pi Big aor, iy ol , 9.80 a.m.Al > York, .a bane, \"Troy 8.90 p, Boston et New-York v ringtinld of pour lous les pointe de In Nouvelie-An gleterre 9.25 p.m.Pour Farnham, Waterloo et Bherbroke 9.40 am.eb 6.35 p,m, Four Montréal, passager, 645 our Mon Pp ?em, 7.36 a.m.7.45 am.9,80 8., 145 pa, 94) p.m, 10.88 p.m.mixte 1.30 p.m, Un traiu part tous les dimacchies matin à 6.45, 7.85 et 7.45.Pour Rouses Point, Platteburg te-hali, 8.35 à.me ba pm.= Wht air Encourages I'Kpicerie du coin des rues Jacques-l'artier ot iaint-Chariea! | M-le = e\u2014\u2014\u2014 Grande réouverture de lu CORPORATION DE LA LE DB SAINT- JAAN.À une assemblés ap sale du Consett ds Ville de, it-Jean, tenus en l'Hôtel de Ville de Lu ville de si-Jean, lundi le quinzième Jour du ootobre mil hult cont quatre-viugt-buit, 6 laquelle élaleut présents : \u201cen Honneur le Maire MAULDOMALU et Mousieurs Les consvillers ARPIN, LATOUR, FRENIERE, STEFANI, PINSONNAULT UENAULT formant un guerum du dit Cousell; Il fut rev posé par M.Arplu, appuyé par M.Frentète, et ansuImement résolu : Que le réglement suivant soit adopté par © consel! et publié su.vanc la toi, savoir : Réglement Ne.97.IN RE Honus eu faveur de memsieurs |\\E2i- msuuel Day et Plerre Day, de la oil de Montrésl, falsant nffsires sous la rat avclale de Lay Frères Aleudu que MM.Day Frèresofrent d'étatur et leuiren epération, peudaut l'escace «de dix aus, uue manufseture de potles moyenuant ub bonus de bult cents plas- tres par année | sudan dix uns st une exemption de taxes muniolpalss pour iz ans muss ; Attendu que ie dit bonus doit servir à defray les frais d'établissement, d'Iusialintion et jde coustruetion de is manufacture que les dits Day Frères offrent d'établir et faire fonctionuer eu ostte ville; AUeudu qu'il serait à l'avantage et de l'intg- rt de la ville de Salui-Jeau d'accéder & leur demande, ce qui augmenterall la valeur de in propriété ot serait de plus uns source de reveuus & Is corporation et pour le bien-être général, ve conseil vrdonne et statue Somme suit, savoir : ART.PREMIER Ce consel! pour et au noms de la corporation de ia ville de Hulnt-Jeuti, ei à méme ves rove.uus anDuels, palers aux dits Day Frères,sous forme de bonus, une somme de built cons plastres par anudaut © pendant dix ave, et leur nécorders une exetn plion de Lou les taxes municipales, générales ou spéciales eur teur manhuñcture de poésies seulement ainsi que eur les machineries, matière première et effets manufseturés con\u2018\u2018nus en losiie rmanuñae- ture ART.DEUXIEME lle devront conateuire dans les limites de- cette ville une où dew hélisses conveunbles.pour l'exercice de leur industrie el y installer toutes les machineries requises pour eu faire \u201cne manuleture de première classe st donner de l'ouvrage à pas molas de Lreute-clng où vriers, ART.TROISIEME La dite manufacture devra ètre misses opération le plus tard Is ler mars prochaln M68, ot aussitôt que les dits Day Frères auront commeucé leurs opérations, lls en notiGeront le conseil de ville; et ce dernier de son côté fera conataier par trois de ses membros Bem més & cet e{Tot, ni trente-cing personnes sont employées dans la dite manufacture de posles et, si l'attirmative est constatée, de cette date là : £8 consequences.A Moutiéal 4 tres, Sa eum, impéligo, hémorrhoi- tre le feu, ' Ta destinée oneéq hi .outidal, ls sauvage Jacobs \u201c 0 É transporter tout ou partie [à l'exception Fat celle des mortels.one sues pridichions de note condamné au péuitencier, pour dou, demangeaiso ration de bon.EN GROS et en D TAIL Queen Ins.Co.of London {de lapeau] de l\u2019orignal, di caribou ou \u2014 pour qu'à bref délai le dicit Ele pl avoir wesa femme; Kekoe, l'au- quelques longues visiles qu'elles sien, Sur la vie et contre le fau, du chevreuil sans autorisation du com- Un question économique | | (ttes fasse mandirs par les popula | gi, fo GB ar ie procès Quasars (, efficace ot ne coûte Guardian Ins.Oo.of London Bi Camor, Vino, loutre, Saree akan, A tions ceux qui out voté cet inipôt.oh Ar Bons \u20ac A TRES BAS PRI X r \u201ca vie et contre le feu, du ler avril au ler novembre, intéressante \u2014Mais quelles wesures le gou by ee dep rochar de Pise de Pros , & Co, Montréal, agent Glasgow and London Ins.Oo |, _4- Lièvre, du ler février au 1er nover- « ar les dépô.| Yernement pourrait il preudre, déclaré non coupable le Lo _ of Great Britain ; ; Toul le monde a de traver avant la rentrée des Chambres, oi lu qui vient de le iger par le jury \u2014CHER\u2014 Hartford Insurance compan 5.Rat musqué Luce ve cotés de ches du câbie que la Fr ÿ ; ; i .Maskinong a i ot se en ce Moments ute crise écono speculation sur le pain meuace de huis le meurtre de St Elie com PETITE GAZETTE.Contre le feu.pany Berthier seulement, du ler mai au ler y \u2018eile ; 3 parle meudiant E ; © ; Tu .i ius re Fobjet d'eau ¢.| \u2014la mesure est bion simple.Tune jeuns fille du couté d'Üttawa Mln'ya pasdo meilleurs emplétres ED e ARPIN » Royale Canadienne 6.Bécauses, bécasaines, perdrix d'au touche À tn objet c dovssilé Zu] de vous ai rappelé les restrictions | gute EH tuée Da T 6.| Pour les femmes que les Female Plas- Fou et marine, ne espèce, du ler février au 1er septem- méral, à la première nocusile dei tes protectionnistes iusérées dans eux 4cé- | 1, du Dr Lariviére do Manville, R.Western Ins: 0 bre.l'existence : le pain.p - ; lérat ; celui d\u2019un cultivateur du mô J , estern urance Vompauy | \"7 x, Nous assssistons en ce moments à |!® lui de wh 1887, Free we Comté lué parsa femme, une |): Fuvoyes sur réception de 25 sents feu et marine.\u201cAen pe oop oe Canards suve- Tuue des grandes fluctuations qui auxquellos ° i iar aisait all wegbre Jus est encore écrouée en en estempilles.Citisen Insurance Comp Fhccmcin], uur goélands, du 16 avri déplacer prasguement | jouent Au moment du vote de cette loi.| voici douc oùze meurtre commis LS Le - Contrsle fou, lo accidents et uf la Ve.Bi en: aucun tompe de l'année, ent commerciale Col arrive chaque les partisans du droit de 5 francs |en xx mois dans la province de re __ \u2014 \u2014 BISQUES ISOLES une beure après le coucheret une heure pen qre la uature pro digue ses dans | O!t Adupté tu paragraphe ainsi Con \\juébec seulement.Mais le mai Chex tous les Coiffeurs et Parfumeurs pris pour rois ans par toutesiles comp» avant le lever \u20ac du soleil et aussi de se aer- sur une latitude plutdt que sur nue |8U : l\u2019est mulbeureusement pas restreint an wet nt malade, slo prit da Lustorta, de France et de l'Etranger probibée.née ele.durant oes heures autre ; tel 8 qui produisait dul \u201cDans des circonstances excep |a cetle province.Celles d'Ontario ut oafant, ells ea voulut encors, A N.B\u2014N¢ i blé eh abondance, Pufisamment tionnulles et quand le prix du pain de 44 Colombie Anglaise, de la Deptt os stone Frade, ole diate Tol adores L M JOSP H L ABLLE Is province situées à Tea a Portion de poursa propre consammation ells'élévera & nu taux meuaçaul pou: Nouvelle Ecosse out aussi fourci, * tombe de Dellochame o Montmorsacy, @ our l'exportation, se trou [l'alimentation publique, le gouver [daus la même période, un grand 3 i os linbitants peuvent chamser en toutes ve, À la seule perspective d'une mau |onement pourra, en l'absence des [nombre de climes de même nature.ca Oud rou iz spéciale \u2019 Vient d'acheter le maçuin threo do année, mais pour-leur nourri- vais récoltes on Prés en pee lou ou meurtre de Tobique, commis Lor On re tem 8 eden Pax vans] | D'Eviceries, Provisions, &c.fuidaye, 700 °° ous melon sette ; de @ ; C .a = - - EE \u2014 8, i .ainsi consommateur, et c'est aus [par un décret du président de la Re- | quelyues jours l'attention de la po » Du nouveau Ww Alfred Camaral- mn hirondellee, lotrit ee porn tela io : loa que les courants commerciaux se | publique rendu eu consul des mi-| pulatiou de 14 Nouvelle Ecosse.Toll Vélépho nique, À wo eral ee \u2014 = M.Vieter Gauthier, cherolles, les pics,ies en goulovents, lee trouvent brusquement brisés et mo- | nistres.Lo col.Howes, américain, avait a marché où l'on urra douner piasons, Tromignol, Oiseau rouge, olssau difiés \u201cDans ce cas, la mesure prise [acheté un privilège de pêche et en| #4 h n po PRIX ACTU EL DU CHARBON Coin des rues loa, etc.], les méesnges, les onne- Cetle fois, ce sout les pays euro-| par le gouvernemeut devra être sou [éloignalt avec soin tous les intrus toute oominande de ofandes, etc, JACQUES CARTIER
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