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Titre :
Le Franco-canadien
Fondé par Félix-Gabriel Marchand (premier ministre du Québec de 1897 à 1900), Le Franco-Canadien a précédé Le Canada Français, qui est toujours publié à Saint-Jean-sur-Richelieu. [...]
En mars 1860, Félix-Gabriel Marchand, notaire à Saint-Jean et futur premier ministre du Québec (1897-1900), ainsi que Valfroy Vincelette, notaire à Iberville, décident de fonder à Saint-Jean un journal qui sera l'organe du Parti libéral dans sa région (comtés de Saint-Jean, d'Iberville et de Napierville). Le premier numéro du Franco-Canadien voit le jour le 1er juin 1860.

Le Franco-Canadien s'intéresse surtout aux nouvelles locales touchant l'agriculture, la vie politique, la littérature. Félix-Gabriel Marchand en a assuré longtemps la direction et même parfois la rédaction, de 1861 à 1863 et de 1867 à 1878.

En 1893, le journal connaît des difficultés financières. Le propriétaire, Isaac Bourguignon, décide de le céder à un groupe conservateur, sans tenir compte des droits que possédait Marchand sur le titre du journal. Devenu chef du Parti libéral et chef de l'opposition, Marchand fonde Le Canada Français le 6 juillet 1893 pour concurrencer le journal de Bourguignon. Les deux rivaux paraîtront simultanément de juillet 1893 à septembre 1895.

Marchand, qui avait porté sa cause en justice, recouvre ses droits sur le titre du journal. Le 13 septembre 1895, Le Canada français absorbe Le Franco-Canadien. À partir du 4 octobre 1895, le journal s'intitulera Le Canada français et Le Franco-Canadien.

Bibliographie

Beaulieu, André et Jean Hamelin, Les journaux du Québec de 1764 à 1964, Québec, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 245.

La presse québécoise de 1764 à 1914, sous la direction de Jean De Bonville, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1965, p. 38.

Le Canada-français. Cahier spécial, 30 novembre 1977, p. 14-20.

« Le Canada Français fêtait ses 140 ans en l'an 2000 ». Site Internet du Canada Français

Éditeur :
  • Saint-Jean d'Iberville,1860-1895
Contenu spécifique :
vendredi 3 août 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Canada français,
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Références

Le Franco-canadien, 1894-08-03, Collections de BAnQ.

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[" .mee Vol.XXXV No 9 FEUILLE1 ON DU \u201c FRANCO-CANADIEN \" \u2014 1 BELPHÉGOR PREMIERE PARTIE 1 L\u2019anuée 1792 venait de commes- cer.Par une froide matinée de jan vier, un campement improvisé, d'aspect bizarre, était installée en pleine forêt de \u2018Touques, dans une clairière s'ouvrant au carrefour de deux roules qui 6e croissaieut, à deux lieues environ du port normand de Honfleur, Assis par ærre, à la Lurnjne, un honime raccommodait tant lien que mal, au moyens de ficelle, un harpais tout usé À quelques pas de là, un waigre baudel, à l'échine osseuse, aux flancs évidés, Lroutait de rares touffes d'berbr desséchée.Derrière ces gens, une mauvaise carriole disloqués, secouverte en partie d'une bâche grossière que supportaient des cerles de Lonneaux, s'appuyait sur ses brancards eb for- tait une sorte de rempart coutre le veut du nord, soutllant à travers les branches dévudées, blanches du givie.Tout en travaillant, l'homme, comme pour se donner du cœur, chantait à franc gosier les derniers couplets d\u2019oue vieille chanson, quand sa femme l\u2019interrompit Elle venait de se baisser pour soulller sur les derviers tisons du brasier qui se mourail \u2014Guillaume, dit-elle, le feu s'éteint, el je n'ai plus de bois.La soupe n\u2019est pas encor: cuite Le petil tarde bien à revenir ; pourve qu\u2019il ne lui soil rien arrive \u2014Allons, ma bouue Manette, toujours prête à le Lourmenter à propos de rien ! As-tu pour qu'il ait ôté croqué par le loup ?\u201411 s'est peutsôlre perdu.\u2014Ea compagnie du fidèle Moutou, le plus intelligent de tous les caches de France et de Navarre, mon élève, c'est impossbile ! Pas de danger qu'il cutraîne quelqu'uu sur une fausse piste, ce\u2018ul-là ! 81 Belphègor ue reconnait plus son chemin, il n'a qu'à suivre son guide pour revenir lout droit od uous sommies L'homme abanconna sa besogne, se leva, et, plaçant deux doigts dans sa bouche, il donna trois coups de sifllet stridents; puis il cra d'une voix pergante : \u2014Oh ! là! Belphégor ! Ok 1 là ! fci, Mouton, ici ! \u2018Tout d\u2019abord, ces appels restèreul saus écho.ba femme, qui ue par tageait pus lu sécurité de son mari, jetait um regard auxieux vers ia profondeur du bois.Guillaume réitéra ses coups de sifflet et ses cris.Enfin, on entendit des aboiements, tandis qu'une voix fluetle répon- da, Voilà \u2014Voilà, 1 Voilà ! Et l\u2019on vit quelques instants après débourher d'un taillis, en énlaireur, un gros caniche blanc, qui bondit jusqu'à la femme, renillant de joie, lui léchaut les mains, en fa.sant autant des jouas roses du poupoin, et, finalement, se jetant à l'étourdie dans les jambes de sou maître.LI fut bientôt suivit d\u2019un garçonnet de sept à huit aus, tralnant plutôt qu'il ne portait un fagot de bois mort, plus gros que lui.\u2014Ca n\u2019est pas dommage ! dit d'un lon grondeur le père, en l'aperces vant.On commençait à être 1n- quiet de loi.Mais l'expression de bonté répandue sur sa physionomie ouverte dé mentait la rudesse qu\u2019il voulait affectcr.[1 alla au devant de l'ene fant et le déchargea de son fardeau.\u2014Donne-moi ça, gringalet ; pour moi, c'est une plume ; mais pour toi, c'est une charge de baudel : il te faudra manger cucore beaucoup de soupe avant de te permetbre de faire l\u2019hercule.\u2014 Tu es donc silé bien loin ?interrogea la femme.-Oui, assez loin ; je ne trouvais rien aux alentours.Ce n'est pas élounant, {it remarquer l\u2019homme : cuite partie de la forêt cat trop près de la route ot trop fréquentée.Les malheureux out déjà passé par là, et 1 x onk Lont rumassé.Dave 1 on ne les traque plus comme aaparavant ; los nobles propriétaires ont de bonues raisons pour se montrer moins durs au pauvre monde eb moins chiches du leur bois mort.Il y a du changement, depuis la prise de la Bastille 1 Et les malins prédisenl des choses encore bien plus exiraordinaires.Allons Belphégor, ti us gentiment travaillé ; tu est un brave garçon ; embrasse lu boune mère qui le cio yait déjà perdu.Le bambin lendit ses joues, sur lesquelles 6a mère mit deux gros baisers.Le père, ayant délié le (a.ot, jeta une poignée de mennes Braue hes sur le resto de braise pris de voleindie Aclivées por son sou îfle vigoureux, des flammes claires jaillirent avec des pétillements el échèrent la marmite, dont le contenu ne tarda pas à boulilir en répandant un «précisent fumet.\u2014Ab ! le bon fricok que nous allons manger! s'écria l'homme.Par ce temps sec, je me sens une faim de canvibaie.Toi aussi, femme, je suppose, lu dois avoir l'esto mac creux; car il faut que Lu to sourrisses pour deus.Quand à cette marmaille-là, ajouta-til en mon- (raut le poupon Ça ne s'inquible ni du êèmer si du souper ; c'ost habitué À trouver la table toujours mise.Beiphégor nou plus, j¢ parle, ne donnera pas sa part au chien.\u2014Ob ! nov, papa \u2014A la bonne heure | Pendaut que la mère surveille la pot-bouills, tu vas m'aides à dresser le couvert.LI se dirigea vers la carriole, en lira une caisse eu bois blanc qu\u2019il posa Jar terre en le retournant du côté du fond, puis il passa successie vement A son fils, avec ordre de les disposer sur cetle table improvisée ; trois écuelles de fnlence brune, trois cuiliers de bois, un goblet d'étain ob une miche dv pain bis, Cependant, le morceau de lard, les choux et les sés pdleméle dans la marmite avaient achevé de cuire : \u2014Toul le monde en scère, c'est à dire à table ! s'écria le chef de faille, «u frappant des maius.\u2018Toi la première, insista-t-il, s'adressaut à la mère nourrice ; là peliote ne demande qu'à digérer ut à dormir, maintenant qu'elle à eu sa pitasce, Couche-la.La femme déposa l'enfant au fond tit matelas bourré de paille ; l'y ar raugea le plus douillettement pose sibleet le recouvrit d\u2019un vieux mor- avoir élô un rideau.vi fait, elle effleuru de ses lèvres le front du autour de la Caisse que son mari qualificit ties écuellées.Assis sur les talous, la vaisselle du ménage l'on ne s'y donnait pas siettes, Eu revanche, le contenle voisine.clinguant.an faiseurs de Lourslee Pistra de soû visage glabre.n'avait rien de là gitätie classique.était de ces robusies créatures « par une grâce d'état, peuvent a vie nomade et précaire avec les de gargonuet, il ressemblait à la fois yeux bleus, largemeut fendus, com- veux drus et noirs, comme celui-là.Guillaume IL Et ces saltimbanqus allaient de rauges ou dans des greuicrs d'au belle étoile, l'hospitalité qu\u2019ils recevaient choses de la politique, tout leur saoul, quand avait élé bonne résignation à perpétuel voynge, comme avaiont eu un foyer et un toil.belle recette à Honfleur.Aussi Guillaume n\u2019avait-il et s'écria : e roi.Belphégor, s'il ous plait?ommes fe terre vrntas- de la carriole, sur une sorte de pe- ceaux d'étoffe brochée, qui semblait poupon, puis elle vint prendre place pompeusement du nom de table et elle servit a chacuu de plei- tous se mirent & mauger d'un bel appétit, la soupe et los legumes J'abord, eusuite le lard, sans fagon, sur des trauches de pain; car toute était là, et le luxe das.ment assaisonnail le repas, ob plus d\u2019un riche comblé de bonne chair servie daus la vaissoile plate, cût envié ces gueux, mordant À pleines dents leur pain bis, el bhnvaul en guise de viu l\u2019eau claire de la source Ces gens, ei satisfaits de leur sort, n'étaient pourtant que d'humbles bateleurs, ainsi qu'en témoiguaient leur accoutrement et leur bagage.Pour se préserver du [roid, ils avaientsuperposé tous les vêtements de leur garde robe, eb sous ba maute brune dont la femme était enveloppée, sons les souquenilles rapiécées du père et du petit garçon.perçaient des oripeaux de couleurs voyanies, des ugréments fanés, pailletés de En outre, où apercovait, émergeaut d'u charot, un tambour, rte voix en ferblanc et divers engins eL accessoires spéciaux aux Le chef de la famille état un homuma d'euviron brenie-ciny ans, de moyeune taille, bien découplé, aux muscles saillants, développée par un coutinuel exercice, Il avait le plus pur type méridional, et le hale du grand air accentoait encore La [emme, plûs jeune de gnelques années que sou mari, blonde, avec des joues colorées de Flamande, Toute en elle respiraitla santé ; elle ment concilier les vicissitudes d'une voirs de la maternité.Quant au à son père et À sa mère ; il avait les me celle-ci, le Leiut brouxé, les che- Buptisé du prénom paternel: Guil- Jaume, il pourrait plus tard s'appeler ville en ville, de bourg en bourg, donnant le plus de représentations pe qu\u2019ils pouvaient, couchant daus des berge, partois, l\u2019té, dormant à la payant par leurs tours Is vivaient asi, au jour lu jour, suns regret de la veille, sans souci du lendemain, s'inquiétant peu d'où venait le vent el encore moins des mangeant la rorelte se réduisant avec la portion congrue, quaud elle avait été médiocre ; libres comme des moineaux francs; supe porlaut leur sort avec philosophie, contents de gagner leur pain en amusant les autres, adorant leur métier, s\u2019aithant entre eux, dans o vils Justement, ils venaient de faire La veille, c'était le jour de marché, et les paysans ainsi que les matelots du port, ujours grands amateurs des spec.vacles, avaient, suivant l'expression pulaire, montré du courage à la che.Pats ote de mellleure humeur.IL se leva le premier de table, exécula coup sur coup plusieurs piroueltes 6 \u2014Tudieu! la mère, ton (ricot était excellent, et j'en souhaite un areil pour son diner À Sa Majenté 1 vrai festin de Balthazar | Mais 11 ne faub pas ôtre égoiste.Nous avons oublié deux personnes, ui avons-nous oublié, Le garçonuel, malgré l'habitude = \u20142\u2014.qui en avait, était parfois pris au ldépourvu par ces brusques ques {tions que son père aimait à lui dé cocher à l'improviste, pour l'exercer aux fachties de la parade.Il cessa de mâcher la poume de terre qu\u2019il êtait en train de savourer, promena autour de lui un regard vu per offard ol se hata de répondre, la bouche p'vine ; \u2014Les bêtes, papa! répéla Gull'enfant.C'est très bien répondu, mon garçon.Puis, appelant le chien : \u2014hei, Mouton! Remercis le jeune maître pour sou bou cœur.Le caniche se dressa sur ses pattes de derrière el remua lu lête en manière de salut Quand il reprit sa posture normale, ce ful pour lamper une copieuse pâlée que Ma nette lui avail préparée de su pro pru écuelle, avec ce qui restait au fond de la marmite.\u2014Et toi, mon pauvre Cadour, dit Guillaume en caressant lu croupe de l'Âue, tu ne mange pas de soupe ; minis, Atlends tm peu, j'ai pensé à toi ; il faut que bu te régales aussi.Il aila prendre dans la carriole un sac rempli de son eb eu versa le contenu dans une jase de bois qui, d'ordinaire, lui servait à faire des tours d'équilibre, L'âne renifla d'un nir satisfait et lémoigne aa gratitude pur un regard de côte.\u2014Tout le monde a son affaire maintenant dit Guillaum+ Mais j'allais vncore oublié quelque chose.Ce n'est pas pour des prunes que nous sommes en Normandie, un ays de Cucague.Et le dessert, onc ! Des ; rofondeurs de la carriole, ti véritarle magasin, décidément, 1l tira trois pommes avec lesquelles il we mit à jongler.\u2014Altrapge a petit, et offre la Plus grosse À la mere, ditil, en ançaut deux des pommes à Belphépor, qui les reçut très adroitement.Dépéchons, maintenant ; car il y à encore pas mal de lignes d'ici à Pont l'Evèque ; il est bientôt midi, et il laut que nous arrivions avant la nuit, Nous allous plier bagage.Un vagissemeut se fit ouleudre.Tiens I C'est la petiote qui w's- veille; elle réclame son dessert aussi.Maueble courut prendre son en- faut et lui donna à boire.Tout à coup Mouton qui élait parti comme unie flèche vers un épais fourré de rouces eb de houx, dans lequel il disparnt comme vie lèche, fit entendre ses aboiements.\u2014Q'uest-ce qu\u2019il ya?demauda Manetle, Loujours prompte A win.quiéter.\u2014Bab ! dit Guillaume, il aura aenli le passage de quelque gibier, un lièvre où un lapin, sans doute.Si je ne craiguais pus de me mettre mal avec messieurs de la maréchaussée, messieurs les goudarmes, comme on les appelle maintenant, j'aurais udu des collels, et, en cas de réussite, nous vous serions offert un souper de fermiur général.Mais, si j'étais piucé, ga me cobterait trop cher, sans compter la conliscalion du gibier avant même qu\u2019il soit cuit.Les aboicments continuaient Au bout de quelques instants.Mouton revint à Loule vitesse, sautant de l\u2019un à l'autre, suppléant, par ses re- gars intelligenls et parses grogue- ments significatifs, à la parole qui lui manquait, et s'eiforçant de faire comprendre qu\u2019il se passait daus le bois quelque chose d'insolite.leu après, où entendit un crague mont de branches et un bruit de is foulant les feuilles sèches.Le ourré s'ouvrit brusquement.Un homme en sortit et s'avança dans la clairièra.À quelques pas du campement, il s'arrêta, considéra avec une sorte d\u2019effarement ingniet les gens vu présence, desquels il se trouvait, puis jeta derrière lui un coup d'œil auxieux, comme s\u2019il se sentait traqué.Mouton lui aboyait Aux jambes.Au premier moment, la famille Guillaume fut désagréablement surprise.L'aspect de l'inconnu tait peu engagonnt.Di avait mau- vise mine, les traits contractés, les yeux hagards.Il était coiffé d\u2019un chapenu de feutre grossier, euvelop- d'un manteau de drap passé, sous lequel il semblait dissimuler quelque chose Etait.ce un de ces malandrins qui battaient encore la campagne, rôdaient dans les lieux isolés eb rançonnaientles voyageurs eu leur demandant ia bourse ou la vie ?\u2014Qui êles-vous Ÿ Que voulez-vous demauda Guillaume d'une voix forte.Tout d'abord, l\u2019homme, haletant, reste muet \u2014Allons, parlez insista le saltimbanque, toujourssur lu défensive.Quand il eut repris haleive, I'inconnu désigna de la main la profondeur du bois, el bogaya : \u2014Là, là, un grand malheur, ma femme morte, morte dans mes bras, sills LCOULS.Mauetle vb sou flis regardaient col hommedavec stupeur.Guillauiae n\u2019était qu'à demi rassuré.\u2014 Votre femme est morte daus le bois?reprit-il.C'est extraordinaire On dirail que vous aves fail un mauvais coup.Encore une fois, qui êtes-vous \u2014Peu importe ! \u2014Il importe beaucou taire.Il y a des gens, de le dirè, qu'on n'aime guère à rencontrer nu coin d'un bois.Ce n\u2019est pourtant pas bien difficile, quan où w'a rien À se reprocher, de dire qui l'on est, ce que l'on fait, d'où l'ou vient, où l'on va.Ainm, moi qui vous parle Je me nomme Guillaume, dit Pudlasse, avantageusement connu par wale ia France.Je [aie des tours de force et d'adres- au con c'est le cas \u2014Les bôtes, papa.| § i E FRANCO-CANADIEN FONDE LE 1ER JUIN 1860.PUBLIE A ST-JEAN D'IBERVILLE, CANADA mt ne - de Honfleur et je vais & Pont.I'Evéque.Je gagne houndtemont ma vie, moi, pourriez-vous en dire autant Vous me racontes qu'une femme vient de mourir dans les environs Bi c'est vne ruse pour m'attirer dans un endroit écarlé es me faire un mauvais parti, serviteur, l'ami Paillusse ne se laisse pas attraper comme un uigaud.B'il est vrai qu'une femme ait rendu l'âme, oh voulez-vous que j'y laume, ent imitant la voix fuette de | fasse ?Je ne suis pas Notre Seigneur en | que Jésus Christ, Je ne suis par sorcier us gens.Et puis, celte lemme es lle me soucie pas de nouer des rela vous en préviens.vous vous tromperiez d'adresse votre chemin 1 emphatigue dont il débitait sus boui ments sur les places publiques, Pail lasse avait gardé les coudes au l\u2019atlitude d'un homme prêt à la lut te.Manette, brès anxieuse, continuai Mais, au lieu de l'attitude menagan suppliante : LL \u2014Pitié ! murmura-bil pitié bra ves gens | Ne craiguez rien de moi je nu homme très malheureux.tatait que sa mine n'avait pas l'ex ression farouche es sinistre qu\u2019i fui avait.d\u2019abord trouvée.Ses traits bouleversés eur.interrogea le saltimbanque.\u2014Où je couré's vouldit bien m'aider à\u2026 Ma femme affreux.; ; \u2014Comment cela est il arrivé ?poursuivi x traitablee, je f'uyais à piedjavec elle nous espélions gagner la chaine.Un mal subil l\u2019a frappé n\u2019est pas assez d'avoir perdu | mère ; je vais perdre aussi l'enfan \u2014L'enfant ?\u2014Oui, tenez.qu\u2019il portait sur sou bras dissement causé chauffer.\u2014Oh | le gentil pou s'empêcher de s'écrier bliant ses terreurs.nelle, elle ajouta : \u2014Une petite fille, t'ent-ce pas ?\u2014Oui.\u2014Quelle Age a-t elle?\u2014~Huit mois.\u2014Comme lu mieune.sevrée ?\u2014Halus 1 non.Elle mon brave homme.vous allez bien loin, comine ça ?permet.readre ?le voulez bien.lune avec los dents moyens.\u2014Il s'agit, répondit l\u2019inconuv d'une chose matériellement possi fu.l'enterrer.criminels, me souciejguere d'avoir des démé lés avec la justice du bailliage.\u2014L'endroil est tres isolé, sonne ne nous verra, répliqua connu.retdrais à là plus prochaine com mune, eb, je raconterais franche vient d\u2019a: river, l'inhumation, et tout se passerai suspecter personne.\u2014Je ne Pon faire cela.\u2014lourquoi ?unquêle, on m'inquiéterait\u2026 quelque chose A cacher.\u2018L'Enfant pleure, se pour amuser le monde ; je viens, je n\u2019ai pas le pouvoir de ressusciter peut-dire more de votre main ?Je Lions avec un assassin, Ne mo cherches pas querelle, Jo cogne dur, je \u2018essayez pus de me mêler à une méchante affaire, Paillasse, tout gueux qu\u2019il est, ne mange pus de ce pain là.Passez En prononçant ce discours de la voix vibrante et du Lon légèrement à redouter l'issue de cetle rencontre.te, à laquelle on s'attendait, l'incou- nu prit, au contraire, une attitude ti suis point malfaiteur, je suis Puillasse commençait à reveuir de sa première impression et.en dévisageant son interlocuteur, il cons- Lémoinaient plutôt d\u2019une grande dou \u2014Où courriezs vous de ce pas?Je ne sais.Je cherchais, avant de continuer ma route, quelque éme charitable, qui ma pauvre femme ! Oh ! c'est \u2014Ruiné, chassé de wa maisou, ar.des créanciers tn.ville pro- elle est tombée là-bas, sous les bois, el nie s\u2019est pas relevée.Ah! Dieu m\u2019éprouve bien cruellement : ce li entrouvrit von manteau et laissa vuir un baby emmaillobé, La [n'a pour patrimoive que su bonne petite créature, pâle et diaphane, ainsi qu\u2019une figurine de cire, était immobile, les paupières closes.Mais c'était moins à ui sommeil répare teur qu'elle cédait, qu'à us engour par le froid et Ii: manition.Bile n'avait plus le sein de sa mère pour la nourrir ob la ré- ut ne put anells, ou Puis, avec une sollicitude mater est \u2014Sapristi ! dit Guillaume, tout à fait radouci, vous voilà avec un fardeau pou commode sous lus bras, Est-ce gue \u2014Jusqu'à Honfleur, si Dieu le \u2014Eufin, quel service puis je vous \u2014Un très grand service si vous \u2014A voire disposition, pourvu qu'il ne s'agisse pas de prendre la C'est un Lour ] de force qui n'est pus daus mes les deux : vous n'avez pas l'air dis- ble.Rien qu'à la ponsée de laisser le corps de ma chère défunte exposé à devenir la proie des bôtes de la forêt et des corbeaux, je 16 Me sens plus le courage de continuer ma roule, Auparavant, j'aurais vou- \u2014Mais c'est trés grave, cela, sa- vez-vous! objecta Guillaume.Supposes qu'un garde ou un bôûcherou nous surprenne, en train d'enterrer une femme en plein bois, on nous prendra bout simplement pour deux Pour mon comple, je ne Pinin- \u2014En êtes-vous sûr ?A votre place, je ne m\u2019y risquerais pas.Je me ment aux autorités le malheur qui Après celle déclaration, ce serait À elles d'aviser à régulièrement, suivant les us et coutumes, sans qu'on ail lieu de \u2014Parce que.jo n'ai pas le Lempa.On me retisndrait, on ouvrirait une \u2014Vous voyes bien que vous avez Kt, d\u2019un regard direct, Guillaume scrutait le visege du l'inconnu \u2014pppmpa\u2014 pp i veut son Qastoriabpiant ses moindres jeux de physionomie.Celuieci était eucore deveuu 1 plus pâle.\u2014Je vous en supplie, dit-il, ne .m'inlerrogez pas.Quand je vous en dirais davantage, cela ne sérvi- rait de rien.Je vous le répète, je t suis un homme très snalheureux, r et non un malhonndte homme.Je i n'ai aucun crime à me reprocher, je vous le jure sur ce qui me reste de plus cher au monde, sur lu tôle de mon enfant, : _ \u2014Boit! dit Paillasse ébranlée.Mais vous me permeites de m'étou L ner que vous I'ayez pas le temps daczomplic les formaliltés nécessaires.Vous ôtes donc bien pressé ?\u2014Oui, je ne puis sans danger m'attarder en roule.lly va de ma vie, de ma vie que je veux cotter.ver pour sauver celle de ma fille.: d'en attesta le clel, si je n'avais pas celle enfant jaurass rejoiut ma pau- wre femme daus un monde mel leur, je ms serais donné la mort auprès d'elle.Tout à l\u2019heure, en me voyant abaudouné de Dieu et quand j'ai aperçu de la fumée montant au-dessus des taillis.Alors, t j'ai pound qu\u2019il y avait non loin de à, des êtres humains secourables, -| qu'ils consentiraient peuteêtre à me prêter aide et assistance dans ma suprême dètresse.Si j'étais cou- pab e, j'aurais fui les témoins.| \u2014Cestune assez bonue raisou, 3 | Cola, s'il est vrai toutefois que vous ne soyez pus tombé ici par hasard, malgré vous.\u2014Certes oui, j'aliais au hasard, mais, je vous l'affirme, avec quelque espoir de rencontrer des gens secourables, Si je me suis trompé, l [n\u2019en parlons plus, ajouta-til d'un air navré, je renoncerai à mon pro jet.Mabienaimée morte deviendra la pAture des carnassiers et des oiseaux de proie.C'est épouvanta ble! Adieu! je poursuis ma route, oubliez que vous m'avez vu.Un pli profond creusa son front, ses yeux prirent une expression presque farouche, et, rajustant son {| manteau, étreignant son enfant, il fit quelques pas pour s'éloigner.ailluisse se sentit touché.\u2014Hé ! qui vous dit, l\u2019ami, qu\u2019ou ne vous donuera pas un coup de main ?g'6cria-t il.Les baladius ont ;|Un cœur tout comme les autres hommes Seulement, vous l\u2019avoue- ; | rez, la besogue que vous me propo sez west point une besogne ordinaire, ous comprendrez donc qu'on pose ves conditions.a] \u2014Lesquelies?Parlez.Combien L | demandez vous ?\u2014ll n'est pas question de cola.Votre argent ue m'absoudrait pas, au contraire, si j'étais piucé comme complice d'un méfait.Paillasse, réputation, et il y tient.Puis, qui nourrirait sa famille, peudant qu\u2019il serait en prison! \u2014Faites vos conditions ; mais, au nom du ciel, 1e me rufusez pas ! \u2014En cas de démidlés avec lu justice, vous we prometies de prendre sur vous seul toute la respousabi.lité?\u2014Je vous le prom ets.\u2014Vous expliquerez sincèrement dans quelles circonstances je vous ai rencontré, vous dires que, vi j'ai consenti à vous aider, c'est puree que j'ai cru ce que vous w'aviez raconté.\u2014\"Franquillisez-vous.lI sera ainsi fait, jo vous en donne ma pa role de.ma parole d'honneur.\u2014Alors, tope-là: Il ne sera pas dit que, par la mauvaise volonté de Guillaume, une créature chrétienne restera privée de sépulture.En dépit Je ceux qui prétendent que les baladius et autres artistes sout voués à l\u2019enfer, je tiens à ma part de paradis, moi ! \u2014Vous consentes ?Oh! merci! s'ecria l\u2019homme au manlean.Que Dieu vous bénisse, vous et les vôtres ! \u2014Trèôve de remerciments et de bénédictions, répliqua brusque ment Paillasse.Allons, dépêchons- Lous; nous sommes pressés Lous posé à vous attarder en route, et moi je devrais avoir déjà levé le camp.Ah1 il nous faut des outils, car lious ne pouvons pas avoir la prétention de creuser avec nos mains la terre gelée.d'a juste ment notre affaire dans ma carriole : uns pelle et une pioche qui me sor vent quand je dresse ma teule sur certains champs de foire.C'est bien heureux ; car sans cela, je ne sais pas comment uous ferions.A ce moment, l'enfant que por tait l'inconnu se réveilla en pou sant des vagissements plaintifs.Le re souleva son manteau découvrit e pauvie petit visage blèms qui .| ex, vimuit Ia souffrance, el le const déra avec un indicible oxpression d'ango se \u2014Le petiote n\u2019a pas l'air d'être à son aise, remarqua Guillaume.Estce qu'elle est malade ?- Elle ue demaudait qu'à vivre, .|répondit l'homme ; mais elle est ei -|faible\u2026 faute de nourriture.Es, bouton j'arlaut ainsi, il ne pub s'empêcher de jeter un regard d'envie sur le nourrisson frais et t|dodu lu femme du sallimbanque.= Je comprends, intervint Manette eile u faim.\u2014Oul, dès hier, le lait de la mère s'est subitement tari, À la suile des émotions trop fortes qu'elle a éprouvées, e6 depuis, l'enfant ent restés complètement privée.Si je ne trouve personne à qui la confler, alle va mourir d\u2019inanition.\u2014Oh | mon Dieu | dounez.la moi, s'ocria Manette, dans un élan pon tané de eon bon cœur.\u2014C'est ça, dit Guillaume, ma femine va vous la garder, pendant | que uous rendrous les derniers dee Ad à la défunie.+ Manette prit l\u2019enfant daus ses bras et lui donna À boire, à ce psc u- tacle, Ir visage de l'inconnu si mina d'un éc air de joie et touls sa bitetses précantions au VENDREDI 3 AOÛT 1894 Tout étant prêt, les deux hommes allèrens chercher le corps eb le trausportèrent avec les plus respec.bord de gratitude se peiguit daus son re- cette tombe impruvisée à ln hâte.gard.Mais son front se rembruni aussitôt.\u2014Ma lemme ! ma pauvre femine, dit-il.Puis, avec énergie : t le moment le plus pénible était arrivé.Jusque-là, l'inconnu avait rétissi À peu près à se maîtriser, re- fonlaut ses larmes, agissant automatiquement, d'uue mauière pres- \u2014-Allons, ajouta-L-il, ne perdons qu inconsciente.La séparation fut échirante.Agenouillé auprès de | pirations semblaient se coufoudre pas de temps.il si femme, l'inconnu lui re tds, comme pour (a ranimer ; dans Les deux hommes s\u2019enfoncèrent là folie du désespoir, il lui parlait, daus le bois, Mouton se précipita il sur leurs pus pour les accom paguer mais Guiliaume, craiguait que le chien ne les trahit par ses aboiements, ot n\u2019attirÂt quelque indis cret de leur côté le renvoya au M campement.\u2014Garde la maîtresse ! lui coms manda til.Et ie caniche docile obéit.Gependant, les deux hommes avauçaient l'appelait par son nom : \u2014BSuzanne ! Suzatine ! ma chère amie! mu chère fenime ! réponils- moi! Mais lu tête qu'il soulevait, les s qu\u2019il pressail retombaieut inerles, les lèvres décolorées restaient muetles.| Paillasse, gagné par une invincible émotion, n'osait mettre fin âcelte scène.Toutefois, comme elle menaçail de se prolon lentement sous la lutate, se frayant | BUT an mépris de Louts prudence, il un pasage à travers, les broussail des hommes, au milieu de celte fo-, les.Après une marche d'un quart rôt, j'étais fou de désespoir.d'allais | d'heure environ, ils arrivèrent à vue 1 |me briser 1a tdte contre un arbre, ! corps ct les poings fermés, daus sapinière, daus laquelle ils c'enga tom tertre, à quelque distance: C'est là.mêmes, firent (ressaillir profondé ment Paillasse.Il aperçut, en effet, au pied du terre, unie forme confu se où il eût été tout d'abord diffici le de distinguer uu corps humain Le saltimbanque qui, on l\u2019a vu lou un danger, et dont la tempéramen sorte de terreur sucrée.Ge ful tou bes, qu'il continua de marcher der chinalement,en ft autant.Il étail tellement troublé, qu'il avait à pei inerles.ue.4 \u2014Trop certain, hélas ! =\u2014Depuis combien de temps ?\u2014Depuis une heure environ J'a avoir acquis la certitude que c'étai fui, bien fini.\u2014Brusquement Nous sions la ford.Kile poriait notre en brisés peu, avant de nous remellre ei route, Le froid l'à saisie, saus dou Puis elle n\u2019estévanouie, etelle n'es pas revenue de Bon évalionis sement \u2014Elle ne w'ueb pas sentie mou rir?Mais, si vous saviez quelle crue moment où ses forces l'out abandon née.\u2014PlPauvre femme ! Paillasse qui, pour son compte, s\u2019efforçait du faire contenance.L'homme se releva.endroit bien retiré, conseilla le sai tombe soit à l'abri de toute profana tion, leur choix se fixa 4 un ils se mirent aussildt \u2018à l'œuvre.pris le poile ; mai sou énergie, ses | une bes r son compagnon relentissait dou facilement Ii creusèrent ainsi une fosse pro lasse, à vrai dire, termina cello LA naib couche plus douce à la morte.grandes douleurs ont de ces naive.Us louchanies.gèrent.Cette sapinière, à la verdure sombre, pervislante en dépit re frimas, contrastait avec les massifs d'autres essences qui l'euvirou- naient et dont les branches dépouillées ne montraient plus, en quelque sorte, que les squelelles des arbres.Le bruit des pas s'amnortissait sur le tapis formé par les aiguilles es des supins.Un sileuce et une ombre de sauctuaire régnaient dans celle retraite, sous la voûte formée par les ramures.Enfin, l\u2019inconnu, qui n'avait pas ouvert la bouche peudaut le trajet, sortit de son mutisme, eb promonça d\u2019une voix sourde, en désignant un petit Ces deux mots, si simples en eux- trempé pour la lutle paraissait inaccessible aux émotio:'s d'ordre seu- timental.Paillasse éprouvait, devant le spectacle de la mort, une tremblant eb flageolant sur ses jam- rière sou compagnon, Celui-ci s'ar- rôta ut se découvrit, Paillasse, mane conscience de sus mouvements.A leurs gieds, une jeune femme gisait sur le dos, les paupières clo- | Ÿ ses, la bouche entrouverte, les bras Etes-vous certain qu\u2019elle est morte?inlerroges le sallimban tout fait pour la rechaufler, lu ra.uimer, et je n\u2019y ai renoncé qu'après \u2014BL comment cela est-il arrive?traver fant qu'elle allaitait, Nous étions |P par les émotions, exlénués de fatigue, elle surtout.Alors, nous nous soummes arrêtés, ici, à lati de ces sapins, pour flous reposer un we, le Lait s'est Lari, elle a élé prise d'un frisson de fièvre très vivleut.\u2014Ju veux le croire; du moins, elle n\u2019a pas souffert longtemps e angoisse à exprimé sou regard, au \u2014Oh ! oui, pauvre femme, répôla l'inconnu.Ei, s'agenouiliant, it mil un baiser su: le front glacé de la morte.\u2014Allous, du courage, Vami, dit ropre {13 \u2014lt faudrait l\u2019enterrer daus un timbanque.Qui, Ut endroit où la Îls cherchorent aux alentours, ct] = li de tere rain entouré de broussailles.Munis des outils qu'ils avaient apportés Paillasse attaqua, péniblement d\u2019abord, à coups de pioche, la terre durcie par la gelée.L'inconnu avait is, malgré toute aitis, agilées par l'émotion, semblaient se refuser à 11e au dessus de ses forces.Chacun des coupe de pioche Frappés oureusement dans son cœur.Après quelques minutes de travail, ile rencoutrèrent sous la couche de terro végétale un terrain sablou- neux, qui se laissa entamer plus fonde d'environ trois pieds.l\u2019ail- che presque À lui soul.LI s'éton- lui-même de la dextérité avec laquelle il avait joué le rôle de (os soyeur, pour lequel {| ue se serait amais ctu de dispositions.Quand a fosse fut achevée, l'inconau voulut en garnir le fond de feuilles sèches.afin, disait-il, de faire que Les su décida eullu à parler, et, tous chant l\u2019homme à l'épaule\u201d: \u2014Voyons, l'ami, faites-vous une raison ; l'heure avance.L'inconnu, comme s'il sortait d'uu rôve, eût un brusque sursaut ; il se raidit el murmura : \u2014Oui, oui, c\u2019est fini.ll le faut! lls déposèrent le corps dans la fosse, tous doucement, ainsi qu'un enfant endormi qu\u2019on coucherait dans vou berceau.Puis ils répandirent encore des feuilles sèches sur la jeune femme, pour lui servir de linceuil.Mais le mari n\u2019eût pas le courage d'en recouvrir lui même le visage de la morte Avant que disparut à jamais ce visage aimé, il s'écria: \u2014Adieu, chère Ame! Adieu, fidèle compagne de ma vie! Pourquoi m'as-tu quitté si tôt ?Ah ! si j'étais seul au monde, je ne Le survivrais pas, je me coucherais à côté de toi dans cette tombe, et je m'y endor- , | Mirais du même sommeil.Mais il .1 a notre eufaut, notre petite Made vine, ta chair, tou sang, ton image.| de vivrai pour elle, si je puis la sau- $| ver, sinon\u2026de leur abandonuerai à l'heure, ne bronchait pas devant ma vie! (| Ilse tut, suifoqué par les sanglols, couvrant de ses mains sou visage inondé de larmes.Paullasse, cour- bd sur lu fosse, travaillait activement à la combler.Tout en s'ab t| sorbant dans sa tâche, il avait hâte d\u2019achever, il soutit ses paupières se gouller et s\u2019humecter malgré luit sur la terre fralchement remuée les larmes de vus deux hommes (]tombèrent eu guise d'eau bénite.-|Quand les dernières polletées de terre eurent été jetéos, Puillasse égalisa du mieux qu\u2019il pût le sol et répandit des feuilles mortes.Puis d'une branche coupée à un arbrisseau voisin, il fabriqua une petite croix rustique, qu'il plaça au chevet de la Lo.nbe.- sou compagnon w'élait calins.Les yeux tantôt abiissé vers la Lerre, tantôt levés vers le ciel il avait 1 |cessé d'-xhaler sa douleur eu via.lentes protestalions ; un murmure imperceptible v'échappait do ses lo.1 | vres.It priait.Kutraloé par l'exom- ple, Paillasse, qui eu courant les grands chemins, avait quelque pu oublié ses patendires, se mibà prier aussi, mais plutôt de cœur que de aroles.Il était midi.Au loin la cloche d\u2019une église de village souna l\u2019an- gelus dont les tintements s'égrénè- rent comme un glas accompsgoant 1 | tue prière suprème.Tout à coup, les deus hommes tressaillirent Les sabots d'un cheval ré-ounaient sur a route la plus proche.(| Mais le cavalier s'éloigna, au grand trot de sa monture, saus soupçonner c» qui se passait près de [lui Qu\u2019el n'eûl pas été son étoanu- tment, s'il avait pénétré sous bois, ui qu'il eût vu ce paysan eb ce saltimbanque, la ie tue, dans l'attitude du plus profond recueillement, comme en un coin retiré de cume- tière éclairé par un soleil blafard fillraut A travers Ja sombre rassure des pins ! lis étaient À prine remis de celte alerte qu\u2019ils eutendirent un bruisse- meut dans les fourrés.Baus doute, ils avaient trop tardé : Juelquan veuait les surprendre.Un souffle de respiration, tous près d\u2019enx ne lit que conlirmar leurs craintes.lls se retournèrent.C'était le Adèle Mouton, que Munette, qui com mengail à s'inquiéter, avail dépêché verseux, Dans une attente tmputiente, (lle ss demandait si, décidèment, te mystérieux inconuu n'avait pas fait un mauvais parti à sun mari.1141 dit Paillasse en cares- saut la bête Jour l'empêcher d'aboyer ; c'est Mouton qui vient nous cherches.Il est grand temps do baltre en retraite.Ce sera prudent L'hom me comprit qu\u2019il fallait partir, quit ter pour y revenir peut être jamais, le liu témoin de cette scène funèe bre inoubliable, , \u2014Adieu, Suzaune! Adis! 8'6 cria-t-il, en envoyant un baiser vers ls tombe.Puis il se laissa emmener, nou sans se relourner plusieurs (ois, jusqu'à la sortie de la expinère.\u2018Alors les deux hommes continué rent de marcher côte à côte, silencieusement Quand ils débouchèrent dans la clairière, en face du campement, précédée par le cani che qui conrait en éclaireur, le visage de Manette s'épañout à la vue de sou nari sain eb saul.Mais son sourire s'elfaça vile devant la hysionomie lugubre et unvrée de Purconnu.Elle pensait à cette ma'- heucouse femme Imorte, saus se cours, au milieu dela forêt, es qu'on venait d'enfouir pré: ipitamment sans linceuil, sans prêtre.Kt cette pensbe la fit (riesonner.Paillaese, d'ordinaire si gas, avail, Lui aussi, l'aspect triste el morne.\u2014Gest fait ! ditil lacouiquement, en jetaut ses outils dans la carriole.i pendant les yeux rougis de l\u2019homme se fixaient avec parsis- tauce sur sa petite fille, qui, sa fim apaisée, s'était endormie daus les bras de Manette, à côté de l'enfant du saltimbanque.Les deux poupons, se partageant comme deux sœurs jumelles, le giron matergel, sourialeul aux anges, es leurs res evait la, en un même souifle léger.\u2014 Votre nelite a très bien bn Manelle.Elle en avait grand 5.soit, © Vous suis lrés reconnaissan de votre bonté.Vous l'avez nu Vêpour lo moment, du moins.\u2014Quand ou fit ee qu'on peut, o fnit ce qu'on doit, déclare Gon luume.Le petinte sc soutivndra, je pense, jusqu\u2019à ce que vous alte.gales voire étape, si vous n'allez pas trop loin.-\u2014Malheureusement, j'ai encore un long trajet devant moi.\u2014Vous vous arrêtez à Honfleur, sas doute Ÿ Eu m7 rchant d'un bon pas, vous y serez dans une coupe d'heure.\u2014À Honfleur.je ne sais\u2026bäl- butia l\u2019inconnu, bésitant comme s'il eut craint de trahir au secrot, Paillasse fut un pen froissé de cette méflance, surlob après le service qu'il venait de rendre à cet homme.,\u2014 Décidément, l'ami, dit il, vous W'aimez pas les questions Eh bien ! je ne vous en demande pas davantage, je ne veux par être indiscret Nous allons reprendre chacun notre chemin, en nous tournunt le dos.Pout-être ne nous reverrous nous jamais.\u2014Je me souviendrai toujours du service que vous m'avez rendu, interrompit l'inconnu.EL maintenant, oublies-moi.Si l'on vous interroge, dite que vous ne m'avez pas vu.\u2014Compris, Di vu ni connut Je vous jure, foi de Guillaume, que je resterai mueb comme un poisson sur ce qui vient de se passer cure nous.Vous m'aves l'air d'avoir des ennemis terribles, à en juger par la crainte qu\u2019ils vous in spirent ; mais, soyez Lranquille, ce n'est pas moi qui les lancerai à vos trousses.Paillasse n\u2019a; jamais dénoucé ui trahi personne.Ah j'y pense, avant de vous laisser partir, voulez-vous casser une croûte! J'ai encore un morceau de pain el une pomme dans mon garde manger.\u2014Vous êtes trop bon.\u2014C'est de loud cœur, sans façon.Je vous remercie, je ne sais plus ce que c\u2019est que la soif, ni la faim.Le regard de l'inconnu restait obstinémont attaché À sue enfant endormi.\u2014de n'ai besoin de rien, moi, » jouta-Lil comme se parlant à lui- même.C'est ce puuvre polit dire qui\u2026 \u2014Qui vous préoccupe, acheva Guillaume.Ça se conçoit : un gros embarras pour un homme seul! I aurait fallu trouver une nourrice, ou quelqu'un ayant une vache, une chèvre.\u2014Une nourrice\u2026oul, c'est cola.mais ou! comment?jo n'ai vas le temps ds chercher, et quand même je brouverais, je ne veux pas ma.dresser À la première personne ve nue ; il faudrait donner des ex; cations.C'est impossible! Et pu ire ant, si je tarde, l'enfant périr Le miracle qui vous a wis sur mou chemin ne se renouvellera pas.Avautque j'aie fait une liens, l'Âuse du cher auge auva peutêlie vie rejoindre l'âme de su mère.Qu! ma petite Madeleine ! je dounerais Ma vie pour la sienne.Le v«allimbauque eb eu femme échangèrent un coup d'œil coume pour se cousulter mutuellet ut Go coup d'œil rapide, dont il avait saisi ts sens, mib une lueur d'espoir au cœur de l'étranger.\u2014Ecoutez, dil-il, si vous consen ties À vous charger moimentane- ment [de mon enfant, vous en, se ries généreusement récompen és, sinon tout de suite, du mois dus quelques temps, quand je pourrais vous la reprendre.\u2014 Ouais! répliqua Guillaume, affectant pour dissimuler son e:no tion, l'accent-goguenard qu'il pre- naiten fuisaut la parade je vous entends* l'ami.\u2014 Vous voudries placer votre lille Jen nourrice chez Paillasse, Une drôle d'idée, eu vérité, et qui l'est pas mauvaire\u2026 pour vous, bien entendu, Puis, v\u2019'udressant à sa femme : \u2014Q'en penses-tu, la mère ?d Manette so contenta de répon- re: \u2014La petiots est bicu mignonne, tout de même.Après l\u2019avoir lenue dans mes bras et Inui avoir douné À boirs, ga me ferait gros cœur du penser que çà d'aura servi à rien et qu\u2019elle va mourir, faute de lait.\u2014U'est pourtant le sort qui l'at- vend À brof délai, dit l'onconnu d'une voix sourde.Sa vie eat entre vos mains.Quel prix faut-il y mettre, parlez : quel prix ?(A continuer.) f- = == LoLiniment do Minard cet Jacilloar restaurateur ds la ohev e SERVEZ- KILLE be Franco-Ganadicn.! PrX DE L'ABOXN CNE 0 ., ue r aiz mois ¥ ur, dense Tote as payable d'avance.Toute sesuse lrecomivencé se pales u entier, en rueuh KKYUS de continuer l\u2018abouneiment ol »erx mes ee mot que Lous los ai réragon aient \u20ac yes.IR Dé ANNONCES une fait bao vubébqueaté.Be diecrtious voulues.nora pabllée jusqu'à av de est acourdés pour les asuubhos i June Lorie I \u2018Gites correspuldauess, Cetin sie., devrout être L OL MGUIUNON, Prop riétalre.Gsint-Joan d'1berville ds Honuco-Sanabisn ~lSEAN, LE 3 AOUT 893 Chine at Japon Connne où le verra par dépêches, la guerre vét nou seule- meut déclarée, ais commences, entre cos deus pays.Nous suivrons avec un iniérèt paiticulier ce conili oriental, tout en déplorant les sauglautes neces siles.Pour l'intelligence des dépêches, voici quelques données génierales, que nous empruntons à l'Elecieur, sur les causes de ia guerre et lu for ce respective dus deux nations bel- ligurantes.C'est le problème de l'équilibre asiatique qu'il s\u2019agit de résuudre.Le Jupon occupe au Nord de l'Asie occidentale à peu pres la position isolée vb indépendante de l\u2019Angleterre, étant séparé du coutiuent pur l'eau daus sa plus grande parlie.Lu Cotèe est un minuscule royau me aussi pénineulaire enclavéu dans les murs qui séparent le Jupon de la Ching, jouaub à peu près le même rôle des Pays Bas eu Europe.La Chine et le Japon sunt natu rellement deux puissances aulago- nistiques.Leur querelle, qui da.teut de lvin, à êle ruvivée par de récents succès diplomatiques du Japon.La Chine à voulu riposter par un conp adroil, en protitaut des dis- seusious inlestines des Corécus, par- lugés en deux partis, Conser valeurs el progressistes, pour 3uformer le Japou qu'elle avait cru bou de de barquer quelques Lroupes en Corée en vue de dissiper les émeutes.Cust celle nouvelle qui a mis le (eu aux poudres.Le gouvernviment Japonais, avec une énergie el une prom titude $'action remarquables s'est ecmpressé d'envoyer des Lroue pes dé son côté ; et il wa pas tarde à montrer 8 supériorité militaire et les joindre à l'armée de Gorés pour de la marine sont \u2018entrées en service actif.Leschinuis résidents au Japou quittait le pays à la hâte.On est convaincu dans les cercles offie ciels que les récentes negociations de la Chine étaient simploment un sublerfuge pour gagner du temps, de concentrer ses forces of do we tenter ue abtaque.Une nouvelle butaille naval à été livrée, lundi, entre les fiotles chi.oise et japonaise.; Les Japonais ont coulé le navire de guerre chinois \u201c Chen Yuen,\u201d lu plus fort vaisseau de la marine chinoise.Le '*Chen-Yuen\u201d à êlé capturé et détruit.C'etait un vaisseau de 7,400 tonnes.La bataille à êlé très vive.Une dépêche de Shanghaï dit que le bruit court que plusieurs navires à vapeur chinois ont élé détruits par des navires de guerre japonais qui bloqueut ie port de Taku.Lau dernière version du naufrage du \u201c Kow Bhing,\u201d dit qu'apres avoir rejoint ce transport, lo croiseur japonais a euvoyé à bord du + Kow Shing\u201d un équipage de prise chargé de couduire ce navire dans un port japonais.i glais Galsworthy u refusé de fairu route pour le Japon, Les Japousis ont alors rendu comple de leur démarche au com.maudani du croieur.Ce deruier se servaul des cauous-revoiver placés daus les hunes, à ouvert le Feu sur le transport.Le tir à 6.8 si bien port a été desert.croiseur à lancé deux torpilles contre le rans port qui a coulé bas cngloulissant environ 2,000 hommes, Ou dit que le résultat de l'explosion des torpilles à été lerrible.Des trous béants, assez grands pour per- mebtre le passage d\u2019un bateau à vu- mes, unit élè robs duns les flancs du navire.L'eau s'est enguuifres par ces OuVertures, noyan( daus les ponts les so\u2019dals qui re saubuient pas par-dessus bord.; Deux pussagers allemands qui se rendaient eu Gorée pour régler des uff.ires avant le commencement des hoslillités, out sauté à la mer quaud le transport à commencé à cusler et out réussi à nager tout près du croiseur japonais.Îls out vainement demandé d'être pris à bord, el, bien qu'ils aieut affirme Qu'ils ne faisaient pas partie des combaitauts, ont ole tues par les marins j.,onais.lLisieurs Ghinois qui ont pu aussi gaguer le cromeur à la nage Out partage le même so b.Les Japonais onb absolument refuse de faire aucun quartier, La canonnière [rançaise lu \u2018Lion\u2019 west approchée au momeut où le ver quelques soldats chinois.D'après res informations, les Jaouais auraient agi contrairement || à toutes les lois des nations civilisées.Des nouvelles aunouçaut qu\u2019uue grande armés chinoise a [ranch la frontière du nord ouest de la Corée el w'avauce dans l\u2019intérieur de la péninsule sont coufirmées.navale, Ses suldils se sont emparés du petit roi de Corée.Les Supouais sont maintenant en pleine posses.siou du pays, et, pendant gue leur flotte culbute les Chinois duus lu wer, des hommes d'Etat out sérieusement commencé à réformer l\u2019ad.winistration intérieure de la Corée.Le but du Japon «sb d'organiser lu Corée en Etat indépendant, destiné À servir d'Kwt-tampon, comme la Frauve et l'Angleterre ont fait l'un dernier au Siam.Dans quelle situation respective 1a Chine et le Japon enlrentils en guerre Ÿ Le Japon est assurément, des deux, le plus avancé eu civilisation Sa force navale est bien supérieure\u2019 Seulement sa population est beau conp moindre, et ses ressources plus limitées.La Chine n'a pour ainsi dire ui marine nt armée, mais elle est riche et peut acheter des vaisseaux eb engager (ous les officiers qu'il lui faudra pour divci- pliner ses troupes.Elle prétend avoir la sympathie de Angleterre duus lu présente guerre La population de l\u2019Empire Chinois atteint nt chiffre colossal : 390 wil.fious d'âmes d\u2019après les recensements les plus précis qu'on a pu fair#, Son étendue est de 4 millions @l demi de milles carres, L'Empire Japonais à une population yo 38 millions d'Ames et ane élendus de 146,568 mille carrés, Dérêcues Une dépêche de Shanghai dit; ily avait 1,100 soldats Gninois à bard du sleusner Ae-Shung qui a été coulé à fond par les batieries Japonaises.Quelques-nns se sont natives, mais la plupart se sont noyés.; \u2018ous les vaisseaux marchands chinois qui sont entrés dans les divers ports du pays ont reçus des ordres de ne pas en sortir jusqu\u2019à nouvel ordre de Tiente a.Le ministère japonais de Seoul a ordonné au roi, uvaut sa capture, de faite rotiter les troupes clinvuises dela Corée.Il vefusa et sur cette décision, les troupes japonaises fu.reut envoyées pourassiôger Seoul.Aprés aue courte escarmouche, ils mirent les Coréens eu fuite et occu.pérent la Place Royaie.Le roi demanda uux représentants des gouvernements européens d'intervenir, mais vo fut en vain.La: gouvernement japonais vient de publier l\u2019état officiel suivant des engagemeuls qui ont eu lieu entre leurs vaisseaux de guerre et ceux de lu Chine ; après de sérieuses pro voratio 15, broly vaisseaux de l'escadre japonais Ont té obligés d'or.\u201cdonner Ja Hotte chinows ds se retie rer de Fontaoor, Round Island.lls Brent la capture de la frégate chl- noise lzaa Kian, et coulbrent un au- (re vaisseau chinois avec toute son équipage.Malheureusement, un dus plus gros de laflotte du nord le Chine Quen s'est sauvé en Chine ninx que le croiseur Haun Tie.Les vain x Japonais n'ont subi aucun dommages, 0 porte à 1700 le nombre de Chinois qui oub péri dans celle bataille.Les réserves de l'armée de terre e: Une seconde armée est rapidement organisée pour suivre la première.ne dépêche de Londres nous apprend que la guerroa été formel lement décluré, mercredi midi, entre la Chine pf lo Japon, La ferme ouporimental Nous extrayons, ce qui suit, de la dernière \u20ac Lettre d'OUawa * du Honiteur de Lévis : A QUawa on esten rapport moius direct avec la classe agricole.Mais pour assurer le succès de ce mouve- menl, la concours du gouvernement fédéral est nécessaire.L'emploi des 1uslrumenls Araloires se généralise ; il estimportant que le prix en soit à la portée de loutes les bourses.Le cultivaleur a besoin de marchés pour écouler ses produits ; les arrangements douattiers doiveut tenir compte de ces busoins, Conslutons avec plaisir que quelques|changements introduits daus le tarif, durant la présente session, ont surtout en vuu de favoriser la classe agricole.Mais ce que nos cultivateurs sem.blend surtout commencer & appre cier cu sont les services que leur rend la feeme expérimentale, Ce sera, wen doulons pas, un grand facteur dans le développement de nus ressources agricoles.Quand nos cultivatenrs sauront tirer profit des expériznces qui se fout là aux frais de l'Etat, qu'ils pniserout aux reuseignements que «elle ferme mel à leur disposition, qu'ils prendront graines et de plantes qui se font bons les printemps, il est certain il que l'argent dépensé pour le sou tien de cel établissement aura trou vé un emploi rémuvérateur, Cela veiudra, eb bien vite eucore, du moment que nos agriculteurs verront] y te profit qu'ils peuvent en liver.Le créaleur de celle ferme expé rimentaie ost le députésministre actuel le l\u2019agriculture, à Québec, M.Qigault, un notaire, fqui à pris à la campagne le goût, la sion de l'agriculture.Quand il émit pour la première fois, & Ottawa, Fido de celle institution, on l'accueillit froi dement, ll revint à la charge l\u2019un née suivante, avec de nouvelles rai sons eb de plus forte arguments ; ou commença à croire qu\u2019il pouvais y avoir quelque chose daus son idée.À une autre session, il obtint de Sir John la promesse de la noux- nation d'un comité spécial.Ou ne croyait peut-êlre pas encore tout à fait à l'efficacité de son projet, mais ou voulait lui donner un moyen de le développer.all sul en profiter.Lo comité Hi un travail considérable, of quand le rapport de sou président, qui élail M.Gigault ini même, fut soumise à la Chambre, la cause lit gagnée Le gouvernement avait compris, et l'année suivante le projet était un fait accompli.Iustallé mœuivlenaut à Québer |\u2018 rimeutale, pas négligée.Nous sommes douc sorlis de l\u2019or- son influence se fait sentir dans le | La dette du département ce l'agriculture, M., ) Gigault peut mieux que personne | *8Ltere suivante : faire comprendre à la classe agricole les avantages qui sout entrés daus ses calcuis, lorsqu'il à proposé à Ollawa son projet de ferme expé- Et, avec un homme comme M.Augers à lu Lôte du dé uiére, Nous sommes en marche ; ob depuis dix ans uous avons méme fuit beaucoup de chemin.L'agri- Canada est de $304,- ! 294,788, qu'on peut répartir de la Payable en Angleterre.* au Cay Emprunts temporaires.Dû aux Caisses d'Epargne Billets du Dominio .DA aux banques, dépote, ic, 19,548,108 $7,910,199 Les deux fonds d'amortissement v'élève à 831,840,244 et $32,438,614, partement, notre proviuce ne sera |#0ib uu total de 864,284,859 qui re.présents l'avoir, laissaut la dette ueite à S2kU,0U9,927, A la lisio des églises consacrées du diocèse de Quebec, il laut ajou- Ler nous écrit un lecteur, celle de la _LE FPRANOO-CANADIEN \u2014 oL|1688, signés ot paraphés pir les conseillers du Roi.a v'établissaut dans la Nouvelle-France la famille de Ss-Uurs ne s\u2019est pas amoiudrie, Alliée aux de Repentigny, aux de Longueuil, aux Godefroy de Tounaucour, aux Deschamps de Hoishébert, elle à produit nombre d'hommes qui ont fait hounenr à leur giorieuse origine.= Comté de Rouvills EXMIBITION DUS RÉCOLTES sur PIKLS \u2014 \u2014 P = La Men d'Youvidle a A la reunion ordinaire ë lu Congrégation des Rites, le | juii- let, ses cardinaux out examine une question qui intéresse les Cauadieus: c\u2019est celle intitulee du dio- cève de Montréal, au Canada.Elle a pour objet de coustaer l'Obssevtion des decrets d\u2019Urbain VIII sur l'adutention de tout cuite public envers is Veuéradie Marguorite Dufrust de Lajouwerrais, vou- Happort du juge qui où à fais l\u2019examen, ZT DM TURKOS LUS MIEUX TENUES POUR lst ve d'Youviilu foudatrice ot preuny- Fe supérieure des Sœurs Grises, à Montréal.Apres avoir éLudié avec le plus réglé que bientôt lu pont du trans | Liverpoollement voulait et « réussi & sau- | nouce qu\u2019un bulletin o a dans celle ville giv que le nombre des personnes qui sont niortes de pesto dans la région de Canton est de 120,000, de la ses qui, auçe! gration, s\u2019organisont, as lous los environs de cet important distries, culture estdevenue rémunératrice.+ ECHOS La temp Ou annonce d'Ottawa qué l'hon.M.Royal, sucien lisul-gouverneur des \u2018l'erritoires va prendre la rédac- Le capitaine au | tion en chel du Canada, Jusqu'à présent 1,800 ères de famille ont dénéticié de la foi Mercier accordaut IU0 acres de terres à tout père de (2 enfants vivants.Une dépêche nous apprend que les pèlerins canadiens sont arrivés à Lu traversée à été tris.belle,\u201d Tons tout sn parfaite sauté et enchaulèu de luur voyage.L'honoruble M.Johu Mclutosb, miuisire sans portefeuille daus le ministère de Québec, à élé noué shérif du district de Saiut-Fran- çous L'hou.M.Taillou a loud un appar- pour un au au l\u2019ronlenac, à Québec.Le premier n'inistre (ra cependant tous les samedis à Saint Léu 1 pour y passer le dimauche, à toits d'autres engagements.Ln levue Commerciale, fondée à Québer le 27 avril dernier, à cessé de paraître.M.Ernest lacau |, l'unprimeur, à fait saisir les meu bles el effets du propriétaire de la ftevue, M.Emule Lasalle.Ou aunouce que les membres de l'exploration arctique, sous le com- wandement de M.Wellman, ont, jusqu\u2019à présent, échappé à tout tanger else dirigent vers le pôle ord.\u2014\u2014 Une dépdehe de Hong Koug uy ciel publi a Los dépêches de Winnipeg nous apprennent que la coupe du commencée dans plusieurs endroits rovince du Plar\u2018lobs.Ja mais elle n'a commencé si tôt.grain est très beau.Nous appreuons que ie Pere Lacoube vient d'être lransféré A Jdmouton, où il aura à présider aux travaux d'une nouvelle église et aux formations de riouvelles pistols mmi- \"urd'aui, par | liya en culture au Manitoba, colle année, 1,010,186 acres de blé, 413,686 acrs d'avoine, 119,528 d'or Be, 13,300 de patates, 8,400 acres de Maules diverses et 24,000 acres de in, ce qui foruse un total de 1,092,- 494 acres, 50h uue augmentation d'e 40,000 sur l\u2019année précédente.La mort récents de M, Didace be du 25 à fail des dé- @âls cousidérabtes à Gentilly.La récolte à été fort endommagée.& est Tassé ayant rendu vacante la place d'agent des bois de la Gournune, à Montréal, le gouvernement provin cial a résolu de remplir cotle vacance par la promotion de M.J.P.SainteeFamille, Lie d'Orléans, Ceue église à sue pate ou 1745 ot 1a dôdie cuce eu à été faite en 1749 par Mur de Pontbriand.49 par Mu Sauf l\u2019érecuon de cello église d'u subi ment Ces clochers sont venus s'ajouter à celui que l\u2019ou avait construit tout d'abord, de sorte que ce vieux teu- ple en porte os, deux clochers, aucuu change- Nous lélicitons nutre coufrère de | Événement, M.L.J.Demers, d\u2019être echappé sain et sauf d'uu accideut de voiture samedi soir, M.Demers descendait la rue L'Youville vers El heures lorsque sou cheval prit le mors au dent ot s'élançu daus la direction de Saint- Rock.M.Dewers sauls eu Las de la voiture cb eu ful quite pour quels que légères contusions.Le cheval fut arrêté à Saint och.11 n'était pas blessé, mais la voiture eliit en pièces.Les pétitions de lu minorité catholique du Manitoba et du Nord- Ouest out été prises eu cousidéras Liou pur le gouvernement.Un ordre en couseil ordonnant la rouse des vékiions au l'euteuants- gouverneurs Shultz ey Macintosh, Bvec UNe reguêle aus assemblées du Manitoba et des Territoires pour que les modifications aux regie- ments des écoles sollicitées par les adopté.Nous publierons cet ordre en couseil daus notre prochain nu.mero.Unie wmpdle 6, ouvantable a se.we la mort sui son passage sur le haut de l'Oitawga,veudreds dernier, A l'ointe Bonuechère, au vieliard de 6U aus, M.Ferguson, à été Lué dans sun champ parle Lonnerre A Fruser out êlé détruites avec leur couteuu par la foudre.Pertes $5, UUU.A Bristol, sur le côté de Québec, Une grange dy 40 x 55 pieds à emportée ; M.Magoon à vu ses deux remises également w'sifondrer ; M.J.Davis de mame, M.Craig aussi, lundis que le portique de la maison de avis fils était arraché et emporté, Sir John Thompson, premier ministre, est parti lundi pour aller prueer quelques jours de vacauce à uskoka.Le la capitale.Bir A.I.Caron et I'hon.M.Ives sont partis pour l\u2019Europe.L'hou, M.Foster à Apoluqui, comté de King, N.B.J'hon.M.Glarke Walluco est eu Vrlande, L'hon.M.Costigan est 4 Grand pélitionnaires soient faites a élé! Renfrew, leu dépendances de M.L'hon.M.lBBoowell restera dans |d M, Solime Davignon, oultivateur distiu- Gué de Saiut-Athansse, comté d'Iborvills, Qui termius ua tâche, vemedi, is 21 Juillet, par le puroisse de l'Auge-Gardien.de covcours des terres les mioux bonus, dais le couté de Houville, se dt, tte année eu trois divisiuns, Cum suit : lère division pour les paruises de Baiut-Jeau-Baptisie, Saint-Hilaire, Suiut- Mathias ot Notre-Dame do Bonsecours.Prix socordés : ler prix, Ludger Guertin, Baint-Jean- Baptiste, 90 points ; Se Ambroise Te trauit, Notre Dame de Bunsecours, 69 ints ; Jo llenri Ustiguy, Saint-Jeau- pliste, U8 points; de Jonas l'héberge, Nutre-Dams de Bonsecours, 66 points ; 8¢ Josuph Theberge, Notre Dame de Bon: scours, 61 points, Be division, pour les paroisses de Seure-Marie de Moanoir, Ste Angélo eb Hougemuut.Prix accordés : ler prix, Pierre Paquette, Rougemont, 93 points; Ze F.X.Bouluis, Sainte Marie, 90 puivte ; Je J.A.M.Fournier, Sainte-Marie, 88 points ; 4v Jetbro Bacheider, Kougemunt, 87 pointe ; be Etienne Poulio, Sainte-Marie, 84 points.de division, pour les paroisses de Saint Césaire, Saint-Paul et l'Auge Gardien.Prix acoordés : ler prix, Napuléon Arôs, Saint-Césaire, 88 points ; de Frédéric Nowseux, Ssiut- Césair®) 79 points ; 3e Joseph Sansoucy, Suiut Césaire, 73 pointe Concours des récoltes sur pieds pour tout le ©omté.Pour & arpte.de blé.\u2014ler prix, Alfred Gingras, 2e Nap.Arès, 3e Ant.Hamel, 4e Ferre Paquette, Su Kuloges Uaboury.Pour 1 erpè de blé d'inde sarolé.\u2014 ler prix, Philies Paquette, 2e P.Paquette 30 Guo.Arés, 40 Fra Ducharme, Ge Denis Alis, Ge B.8.Standish, 7e Fre.Miandish, 8e Jos.Fontaine, 9e Etienne Poulin, 10e L.H, Bacheldee.Pour 1 arpt blé-d'inde à fuurrage.\u2014 ler prix, Hubert Gingras, Ze Soi.Bessette, 3e Jos.Rocheleau, 4e Frs Standish, 5e Médard Boulsis, Ge L.H.Bachelder.Pour 2 arpte prairie nuuvelle en trèfle.\u2014ler prix, Horm.Gingrais, Se Clément Séguin, 3e J.Rocheleau, 4e Nap.Millette, 5e Denis Alix.Pour 3 arpt en (âèves.\u2014ler prix Fre Standish, Se Pierre Dion, 30 L.H.Bacheider.Pour 3 arpts de pois.\u2014ler prix Ieraël Leroi, 2e J.B.Messier, Se N.Arte, de Jos, Vadeusis, be F.X, boulais.Pour 3 arpls d'avoine.\u2014ler prix Georges Arès, 2e Ludger Uuertin, 3e Nap, Arès, 4e Médard Boulnis.; Pour 2 arpte.d'orge.\u2014Jer prix, F.Noiseux, 2e Denis Alix, 3e Joseph Roche lea, 4e H.D -noycre, l'our | arpte en patetes.\u2014 ler Fre.Bouluin 20 John KE.Standih 3e Pierre Paquette, 4e L.H.Bachelder, 5e Jethro older, Ge Alexis Gladu, 7e Célestin Gsboury, Se Ludger Quest lin.Pour 4 arpt.en palateu traitées à la bouillie Hordelsiss pour empêcher la tourriture el augmen.er la récolte.\u2014 ler prix C.N.Fregesu, Ze Jeibro Baobelor, Pour § arpt.d\u2019avoina (Prise Cluster) ler prix C.N.Frégeau, 24 Jethro Bx cheirer, 3e Ludger Gues tu.Pour § d'arpt.de in.-\u2014ler prix Miche Dubue, 3¢ Alexis Gindy.Pour ponte choux moellier.\u2014jer prix Nap.Arée, 2e Pierre Paquette, 3e Eutène Poulin, 5 Pour À arpt.de navets pour l\u2019eng sis sement des moutons \u2014ler prix Jethro Falls, N.6.Ihon.M.Augers est à Kamouraska.L'hon.M.Quimet est à Sante Rose, Les forgats de 'I'racy, Tenn.eme ployés duns les mines, se sont révoltes.Île ont rempli um tnyan de malières explosiv 5, y ont adapté une m che a laquelle ils ont mis le feu.Plusieurs gardiens, qui ve.Baieub de faire sortir les forçain L'hon.M.Gurran est à Montréal.|\u2018 Halder, ot.do lentille pois et avoine Pour un 210% 40 lon pois et avo \u2014ler prix ¥.X, Bouisls, Se JrBte.Hamel, 3e Jos.Rocheleau, 4e Klie Beaut \"Four le meilleur ÿ arpt «te betteraves, carottes et uavets,\u2014 ler priz Pierre l'a- yvette, 2e l'hilies Paquetin, 36 Juthro nchelder, 40 Ladger Guertin, 60 Alphé Tétreault, Ge Etienne Poulis, 76 Nap.Ardsgraud suiu tous les mémuires 6s Les duculueuls dépuses devaus eux, les Elmes cardivauxs ob les RKWies prelats ont declare quu les vrduu- usuces du pape Urbain VIL, a vaienl ale sutlivamments observoes.Celle cause 8 vu pour cardinal rapporteur, l\u2019Eme Aloisi-Maseila, prolut do la Sauree Congregation des Rites, ob pour postulatour, à l'ubbe Cupuier, general de lu com muvauly de Saint-Sulpice, Lu servante de Dieu avait alé de.claree Veuerable ls 28 avril de l'un Neo 1892 ; c'est é-dire qu'a celle da- Le le Salul-Porc à pertuis l'iustrurc- Hou de sou proces de bealitication, Avaust que ls Vouérable d'Yvuville soit declaree Bioutieureusu 11 ve passers sans doule eucors plusieurs sduuecs, cur la procédure eu ces Mélièru est longue, minuteuse et dure quelquetuis plus d'un viecle.À ce propus, disous qu'ou distingue YUaire dugres daus ceble asconsion progressive :Gelui de derviteur de leu, ceolur de Vendrable celur de Bienheureux, celus de Suint Qui est le courounement de tous Les autres.Ou appelle Servéteurs de Dieu coux Qui Meuroui eu laissant vue reputation pubiique de vaitlele i LesVénéravie soul ceux aout la Cause u ele tibroduite à Rowe, el dos la salutes vet prouves par des docuiusiils authenuguue.Lue Bienheurews soul ceux aux- Quel le pape permes de rendre uu Culte daus des lieux déterunues, une province, un diocèse, vu un ordre religieux.Eullu vu doute le nou de Suinés ä ceux doul 16 culte est prescrit duns Uloglise pur un jugement so.leunel du Souverain-Pontue.LA MOUCHE DES CORNES.NOUVEAU MOYEN D'EX PRÉSERVER LES HATES A CORNES.M.le lieutenant colonel Paul, de Saiute Anne de Sorel, nous apprend que Mme Paul, son épouse, à trouvé un moyen aussi simple que facile à #mployer et peu dispeudieux d'éloi- guer les mouches à cornes qui s\u2019at- lachent au bétail et le lourmentent avec lu Lenacité que l'on sait, Nous nous plaisous à le porter à la counaissance du public et ope rons gue les journaux amis de l'a- Briculture voudront bien en Faire autant.Vo'ci : Preudre de l'aicauson et le fare dissoudre dans de lhuile à lin.Celle dissolution faite, applique avec Un pinceau sur ler cornes et les parties de l'animal qu'il peut at tein re, comme le dessous du ven tre, enilre les cornes, les parties supérieures de la queue, ele.Cette dissolution forme une espèce de varnis qui protége eficacemer contre ces vilains insecles.Quant à la quantité d'urcanson ou d'huile requise, on pourra la caleu- ler eu se busant sur ce qui suit.Pour dix bôtes à cornes, M.le llieutenant-coicte! 4 Jivres d'arcanson et une piste d'huile.M.Paul nous assure que ce semb- de est le meilleur qu'il ail encore employé, le plus propre et ls plus - Paul a employe | HISTO, Joweph Hansoncy.Loisalle, 30 Tétrenult, 4e l'.O.Musné.Four | arpt en betteraves.\u2014ler prix Pour § arpt an tabac \u2014ler prix Xéus br X.Boulais, 3e Ambroise agréable à appliquer.A MONTREAL Landry, NP.qui était sous-ageul.Il ne sera (as douné de succes sear 4 M.Landry, et la sous-agence st abolic, \u2014_\u2014 Lord Randolph, Churchill, accompagne de {aly Churchill et de M.George Keith, sou secrétaire rive, étaient samedi de passage à lontréal, Les disli guées visiteurs so reu- dent en Chine par lu Colombie Ay- #laise.\u2014 Les cercles agricoles suivants ont 616 enregistrés au département de l'agriculture.us le comté de Compton.Cercle agricole de ta municipa lité de la partie sud du canton de Marston.Daus le comté de Témiscouata.Cercle agricole de la paroisse de part aux distributions gratviles je [Saint-Hubert La récolte des baies qui tire à sa Moures que na été une des nei l'on ait vue 3 Leamington, Ont, Depuis le Lemps des fraises jusqu'à mainlenant on à faibun envoi cous- laut de chargements de ces petils Fruits à dilférenis endroits du Capour la nuit se trouvaient près d'un lombereay servant gu {iausport du charbon duns lequel la bombe étais placée, lorsque celle ci lib exp'os sio.4, Le chef des gardes, ut no 8- mé Nelson, fut tué instantanément ut plusieurs de ceux qui le sui vaient ont reçu des blessures légères.Un forçat nègre a été tué pur les balles des gardes.I y avail 115 forgats dans la mine; 45 se sont rendus ; les autres ont juré qu'ils ne sortraient pus de lu mine.laimi les subsides que le gouvernement d'Ottawa vient de faire voter vour les chemins de fer, nous VOYONS les suivants : Au chemin de fer de Saiul-Hémi à Napier VIII L.vos socsoomer vavounees Au chemin de fer des Comtés-Unis, d'Iberville à Surel.\u2026\u2026u00cosvsousr An chemin de fer de Drummond de Nicolet à Lévis.wo Recoustru du pont \"du Bo.t's Kusteru sur la rivière Yamaska, à YAManke \u2026\u2026.\u2026.\u2026uncsscrsss douction de Staubridge à s 38,400 102,400 H6,005 Pour les meilleures 100 pommiers en vorger.\u2014ler prix Augustin Ducharme, ee N.Frégeau, 3e Pierre Dion, 4e Pierre Paquette.Pour lx meilleure pepinière.\u2014Jer prix C.N.Frégenu, 2e Fierre Paquette, Pour le meilleur jardin trüitier et pu- tager.\u2014ler prix Ludger Guertin, 8» Al fred Rainville, 36 Siméon Noiseux, 4e Houpive sninte-Uruix, 56 Jethro Bachelder, Ge Hevd.E.Filiatrault, 7e Joseph Fontaine, He Nupolton Ards, Pour 25 arbres d'ornementation plantés du printemps.\u2014ler prix Alexis Gladu, Se Ludger Guertin, Vient de paraitre AMOUR ET HAINU OB LU BRANE DE BIONTRE MAUNIFIQUE VOLUMN Di $800 pour 25 oxwrs Cet ous rage vient de paraitre en France ot le Patit Journal quotkdiou qui a In renommée de publier les plux beaux feuilletons, s'est empressé d'en donner la rson seau «ie lait sur \u2014Uu ouvrier nomué Antnine Colterd, qui travaillait à la constri ction d'une tuaison, au coin des rues Sherbronite et Pleasin, a fait une chute de 42 pieds et est tombé aur une poutre, Cutte dernière s'étant brisée Coilard n dézringolé ettnuite duns la cave.Im médistement on a fait venir nine voiture d'aminilance, mais il à refusé d'aller à l'hôpital et \u20ac 646 tranaporié à son domicile.Chose extraordinaire it au n (lé quitte pour de légères contusions et quelques heures après, il retournsit à l'ouvrage.\u2014Samedi matio à eu lieu au cimntière de ln Côte des Neiges, l\u2019inhumation de Mme Joseph Lubé, da Conticook, Mercredi, Mme Dubé était dans son étable et venait de Lraire sec vaches quand la fordre eat tombée nur le bati- ment, y mettant le fou, Rams pardre de temps, Mme Dul 3 jeta Hammes, jour les éteindre, Elle y réussit, Rentrant alors dans «a maison, alle se concha sur son sols, vuais alle y était à peine couchée qu'elle expirait, tuée par a peur.\u2014M, is Bélanger, ouvrier de ceite SF ya it à le compegnig des chars urbains une poursuite de $10,000 en recouvrement de dommiagn onusés primeur à res lecteurs, La lresse le publie actuellement sous le Litre de \u201c Amour et Haineson vrai titre : © L4/ Drange de Bivétre \".par in L'Foènement de Québec le publin sous A quel 8 Messager de Lewiston, Etats Unis, Le demandour allègue qu\u2019il revenait du Sault au-Récollet avec se femme, il y n dec rues mort de sa femme, jue tempe, lorsqu'en arrivant au int-Laurent et Cherrier, ada el des États-Unis.1 Soixante Lonnes de ves baies ont été expe diées, ce qui fait un montant de 80,000 paniers, pour | élé payé la somme de 87,400, uels il à Le président Lebs de l'American Railway Union est parti de Chica #0 pour Terre-Hante, le lieu de sa résidence dans l'indiana.Le fait piguaul de ce départ c'est que Dobs esl nonté dans un wagon de luxe de la compagnie Pullman.Envirou inille de ses partisans, musique en Lôle, l'ont accompagué à la gare : lls portaient presque lous dew ru.baus blance à leur boutounière.A la gure, Debs et sa famille sont montis dans un wagon Pullman.Voici le nombre de beurreries et lromageries daus les onse comtés 50,000 Philipsburg ueeiiiene.2,812 La Fête de Bain »-Aune a été célébrée, À Sainle Anne de Beaupré, avec grandeur et éclat, 8, K, le cardinal Tuschereau a célébré is basse messe.Mgr Labreeque, évêque de Chicoutimi, à officié À la grand\u2019.messe cb À vêpres, Trois ou quatre personnes ont été miraculeusement guéries.Un homme de Boston nommé MacLean, ue l'on transportait sur une shaise roues, s'est levé aussitdl qu'il eût comumunié «l s'est mme à marcher.Une demoiselle Fitzmauria, qui s\u2019est rendu au pèlerinage avec des béguilles, à pu een retouruer ap purée sur ue canine, y avait nombre de pèlerins d'Utica N.Y.Au Manoir de Saint Ours est dé le publie sous le titre de \u201c Un Drame dans un Aile ».L\u2019empressement avec lequel ces journaux publient cet ouvrage et la preuve Is plus évidente que c'est un chef d'œu- vre de littérature sur tous les rmpporta et nous avom lieu de croire que Lous sa voiture fut renversée par un ohar éleotrique et que cet accident n cauné la mort de sa femme.11 nllègue de plus que le jury du eure.ner, après enquête, & rendu up verdiet blétimant is compagnie défendereese of exonérant le méemnicien du char, L'action eat rapportable le 13 noût ne vi Le Drame de Hicétre à 20 cents pendent les quete 4 jours qu'il sets en vente dans ies iépôts de journaux, Adresses par lettre, Leprobon et robots, éditeurs de ia Nouveile Société de Publiontions Franguises 39, rue Saint-Gabriel, Montréal, Canadass'empresderont de wen proourer unel prochain, copie, MM.Mercier, Goyia et Lemieux sont Qu'on se bâte d\u2019achoter Amour ef Lai | lea avoonte du demandeur.Drolet, P.Undot, P.Adam, P.Lalonde, meer 5 Lamy, P.ross, P.Laforiune, P.8 adie.Maladies Diioises Fièvre ot MF Fabra sua contd I pti à + Groulx 1 re ares \u2014 Sainte-Croix.M Thérinre été sais jure Les pilules de racines wsuv du/VR nombre de messieurs du De Mores font disparaître d'une ol Ju one foule de sitoyeus smistaieni les germrs de la waladie, que | 4 18 oérémonie, \u2014Unun cérémonie très im lies dimanche maxtin, à l\u2019église de lIm- tosoulée Loncephion, rue Ticiat des Hit | bras de cette compagnie Ont êté orion.nés prêtres ; ce sont les Révds Pères P, antes eu robe), au no P, Jésuites.Huit mom- des caütons de l'Est: llrome, lro-|cédée le 25 juillet mageries 40; Gomplon, fromage- de 59 aus, ries 13, beurrerie |, Drummond, fromageries 25; Arthabaska, Mageries 45, beurrerie 1 ; Mégaufro bic, fromageries 27, bouvreries 2 ; Missisquoi, fromaguries 24 ; Rich mond, lrothageries 18, beurrarte | ; Wolle, fromageries 26, beurrenus 4; Sherbsouke, Tromiageries 2, beurrories Ÿ ; Biaustead, (romage- vies 20; Shelford, fromageries 56, bouirurie À ; total fromageries V6 ; lola bourreries 11 ; grand tots NL \u2018dernier, À l'âge d irginie de Saimt Uurs, veuve de hon, A.B.Kiorskowski.Les \u2018funérailles onteu leu à Saint-Qurs, samedi dernier, La défunts est la fille do Phono rable Roch François de StOu ui fut membre de la Chambre Basso de 1825 À 1830 ak ensuite whiierif pour le district de Montréal jusqu'à sa mort La noblesse de la famille de 8t- Ours remonte au delà du X1LI siècle.Cest ce qu'ultesten( plusieurs documents authoutiques de 1640, less, tout les personnes vivant dans ut pare 0h les Hdvrey ob Lontes autres ma: ies billeuses exeucumt des ravages s'aperoevront qu'elles Be peuvent pus \u2014Une requête a été préseniée vendrs di dernier, sn juge Cbarlend demaminnt U'émission d'un Brel de mandamus pour Antoine.M, Weir, svooas, prétendis que forcer ln ville à élargit la rue Shing.» s'en pneser.Deux à quatre piiules,ohaque soir, su Con0 cdispes « traître la bile domt sont i; | den personnes malades ilul es sauvages du Lr Morse sont ven.uss par tous les négucianis en méde- eine, L'Enfant pleure, her, feront bientôt y tes les yeux || dooneront A | Mi Behl leurs jouss les souleurs de la beauté.10e que l'acte permet aux autorités civiques exercer leur discrétion, que ces travaux seront faite lorsque Is ville aura les fonde néormaires, oto.J ll veut con Castors.[7% la loi adoptée à In dernière se sion de is Iature est impérative.De son ns m mandi dernier, L'hanorable juge à décleré que, d 108 ler, svooet de la ville, à allé ment à été rendu sur eette dee 100, 1a clause du Statins pou rvee etes 1 ot, qu'ca il cas, il était à présumer que la législature avait oo \u2018éré à la cité Un pouvoir discsétionnaire.\u2018éteit à la cité de juger de l\u2019opportunité d'élrrgir cette rue et qu'il 6:ai6 fort douteux que l'autorité municipale put recevoir des ordres d'ua tribunal sur ls sonduit> à sv.vre, vaut, daus l\u2019int:rét de la vité même, émattre le midamus pour provoquer de la Cour, et non du juge eu chambre, une déc'sion qui pourrs avo \u2018je curse.tère de Ia jurisprudence.Te pit du Castorla, voulut enc oie; Quarel elle devint plus grande, clle disait © Jo Vadam: Deapus tous ses enfants ont pris du Cantona, Rssurez ore \u2014\u2014ALA\u2014\u2014 Muluel bife énsurance bede New-York Elle est ia meilleure et In plus riche de l'univers, seu taux sont les plus bas, et ses polices les plus avantageuses et elle vous donnera des résultats surpre nants.On demande des agents sbrivuz.S'adresser à Henry Brisson & B.¥.Hines, Agent de Distriet, à St-Jean, P.Q.Bioe Bandurand, 108 rue Champlain, RCENT A PRETER Bur première hypothèque au plus bes taux d'intérêt, Hecompite de billets, ventes, \u2018ocations et achats de propriélés, S'adresser A Henry Brisson & B.F.Hines Bloe Dandurand, 103 rue Champlain, Saint-Jean, P.Q.Maison fondée en 1846 \\NRUOCIANTS KT IMPORTATEURs EN GROS de 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\u201c Imaperte 3 (be, \u201c ae ur Joly MARCHE een.+ + Ligne courte yond: et toutrs les viltas tir Lex convois blue aux datent > 4:50 20 New-York ol latin Blin ade Mt ERT Fitchburg vt Montréa 4:55 rev EX\u2019 che oxceplé.teus le © lp pat FLEUK ANBSICAINS STUNG gus Hus 410 AW Tw, .Homt'snde di Lond par os toe, Lard meus unre.Huile de tar bd, Narraait p.id ibe Hoty one dar chu 6 dt guet nue HE by wma Lou A THI wi ive nde Verh on 8.A WEEAO 8 Ht Ve | shia A700.10, HAF deotonr de Mon x VENDREUI S AOÛT ES94 } Antoine n\u2019est pes clairement impérative, .MARCHE DE SE SEAN- \u2014 EN DETAIL Cor rig lous les leodu Rowssma LE oe ees Pos MH.Palais ta picbe, 192 15 Kul par duusei ol à O6 Poutes par couple .ud & 076 Poulets par cota [XW] Gros pas 18 î 14 Cabarde, pui couple vl a d teu io (rule per Tue.va Ae Bruce slo pur Lis, sans Bonar Iran par py Tu a?Hear pws lo iow, » 10 à Ge Avid In anim.- UN Ap ee * Jeunes mr lh ott su a 4e \u2014as .dbu oa Jon | - cu vessEe LEN EEVEZS: ; ALIN wool CE \u201c§ESEE Sectes Ettuse pas lbw : = \u20ac -F EgEEsLIe se et RAKCHE DE MONTREAL UROn, x 76 un vg ow 65 ou uw oN Ou vus ve vw vw on us oa VARINES ; - ÉNSLESENENESEÉLSESE TIT eccesecHÉI-auc-aus seu EEESSESESEKSSEURTESEEE 3 Fleur tavorito, 3 ibsdos w luix Fi LIS WLS, 0 80 : pe i te oe 08) 03: Gu Je pe.dw 0 Pallia pros, .su vw FRUITY Urstigew, Hordie bie Ju su bw - \u201c a.iw tw \u201c 130, v > v oe Valence, 13.v ° = Ca.su vw tin, Mesaine 3 1 8 Lou à choisir Vus Vu Noix do Coco, lo 0.1 AW Figuww, du york.lilles Sa ua num, \u201cquart.Draeklesns Mouv I.\" en eu vw loinmus séchées, 1b, vuj vus ** évuporées, | v4 Alo, bri.Un uw Lommes .uw vw tnnaies, 1 17 Aumnus .uU 85 Vb Tupiunsbour Tw dw Qiguous, tri Tw vw .uw Ou 11 = Nues 113 fus, .vue su Loasminm dang, Lisy crm, dra, 1g vw ob JAMS nme ad usin Bo se 2 dmg Lataton Layers, sw dl Trgm ris sutnnel dd dw Clualor,, Lae tiv dw \u201cFine Dvher, Lu vus cu Vivi a.ving Ow Yan n vu} Ow \"sella wud vus lsusn TE Ë el sas Sec Éssize ce SE.Uvaites 106 Vote Ut BONTON FUiN PRERSK 61 FUURKAGESE; Horaire du chemin de fer du Oentrai Vermont Com inençant Dimanche te ler yaillel [WF ne à New-Fe in Noworlir- Any bt Anini-Jena Riz hours a) HX PURER LIMITER de Mont, seat pone Logon Spriagtiold, Nun theton.Atm it, Munictienter, lowell vin Filohbufy, (hare Houston vin Lawetl of vie (à New-York, cine) MIX PI du Je it pun we hi, rant, Water vo 06 e ur MI
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