La tribune, 21 juin 1985, Cahier 1
[" 76« ANNÉE - No 104 - M PAGES - 4 CAHIERS\t\u2014 SHERBROOKE, VENDREDI 21 JUIN 1985 \u2014 (SAMEDI 75*) 40* Livraison à dom.ciie $2 50 par semaine Désindexation: une décision d'ici au 28 juin c 9 LEVESQUE DÉMISSIONNE \u2022 Ses 25 années de vie politique active soulignées à la Chambre b 1 par Rudy Le Cours QUEBEC (PC) - Le premier ministre René Lévesque a remis hier à la vice-présidente du Parti québécois, Mme Nadia Assimopoulos, sa démission en tant que président de ce parti dont il assumait la direction depuis sa fondation en 1968.Cela signifie, selon les statuts du Parti québécois, que M Lévesque demeure premier ministre pendant les prochains 90 jours, le temps qu\u2019une course au leadership dont les modalités seront arrêtées samedi au Conseil national, ne débouche sur l\u2019élection d\u2019un nouveau président du PQ M.Lévesque lui passerait alors les pouvoirs, selon les statuts du parti.Dans une lettre laconique rendue publique peu avant minuit, M.Lévesque s\u2019exprime ainsi: \u201cChère Nadia, vous n\u2019étiez pas sans vous douter, comme bien d\u2019autres, que tôt ou tard je quitterais la présidence du parti.Ayant tout pesé de mon mieux, je vous remets la présente qui constitue ma démission prenant effet ce jour même.Il vous incombera donc, sauf erreur de mettre en marche le processus de remplacement qui est prévu dans les statuts.\u2019\u2019 (Laserphoto PC) Jointe à son hôtel dans la Vieille, Le premier ministre René Lévesque a remis hier à la vice-prési-Capitale.Mme Assimopoulos a con- dente du Parti québécois, Mme Nadia Assimopoulos, sa démis-firmé avoir reçu en fin de soirée sjon en |anj que président du parti.(Photo La Tribune par Claude Poulin) A l'école sherbrookoise Marie-Reine, hier, les témoignaient fort bien que les vacances sont cris qui s'échappaient de la cour de récréation toutes proches.Enfin, les vacances! par Stéphane Lavallée SHERBROOKE - Aujourd\u2019hui, on peut jurer que les élèves des écoles primaires ne tiennent plus en place.Et pour cause: enfin, les vacances! Coïncidence heureuse, c\u2019est aussi le début de l\u2019été, même si cela ne se présente guère, cette année, comme une évidence.Quand même, ce n\u2019est pas un mercure qui manque d\u2019audace ou un soleil quelque peu gêné qui vont compromettre les grands projets estivaux et, surtout, ralentir des élèves qui n\u2019ont plus que le goût de se dégourdir Hier, les enfants ont même devancé le temps, du moins à l\u2019école Marie-Reine, rue Caen, à Sherbrooke, où les cris s\u2019échappaient de la cour de récréation et témoignaient, mieux que n\u2019importe quelle entrevue de journaliste, que les vacances sont toutes proches.C\u2019était journée des Olympiades et les nations du monde combattaient fermement pour décrocher le grand titre de ces jeux collectifs.Une formule heureuse.si on en juge par l\u2019enthousiasme des participants, alors qu\u2019élèves de différents niveaux se regroupent au sein d\u2019équipes nationales, sous la supervision des plus vieux, ceux de 6e année, à l\u2019occasion d\u2019une compétition où, dirait-on, des millions de dollars sont en jeu.Mais, aux dernières journées d\u2019école, les jeunes n\u2019ont rien à foutre des sous et ils placent toutes leurs énergies et leur grand coeur pour le plaisir de se lancer à pleines jambes vers un grand saut en longueur.Un saut vers les piscines, la plage, les amis, les cabanes dans Tes arbres, les théâtres de marionnettes, les visites chez les copains, les camps d\u2019été.Pour certains, un saut vers une autre école, chez les grands du secondaire.Pour d\u2019autres, qui affrontent leurs derniers examens, un saut vers le Cégep, pour le plaisir de voir les vacances arriver plus rapidement l\u2019an prochain.Si on part en vacances, on quitte alors sa \u201cmaîtresse'', son professeur, le directeur, la cour d\u2019école et les ballons qui viennent avec.On laisse des gens qu\u2019on aime et la rupture, souvent, fait grossir comme une boule dans la gorge.On évite de croiser les regards pour se souhaiter quand même bonne chance, et à bientôt.Mais enfin, on aura tout le temps de se revoir! Pas question d\u2019assombrir une journée qu\u2019on attend depuis si longtemps, tellement qu\u2019on a commence, il y a bien des semaines, à compter les jours sur le calendrier.Et dans deux mois, lorsqu'on aura fini de brûler des guimauves autour du feu.quand l\u2019eau du lac sera redevenue un peu froide, lorsque les cousins seront retournés en ville, quand les journées auront raccourci, on comptera les jours qu\u2019il reste pour rencontrer son nouveau professeur et savoir si on sera placé dans la même classe que les amis.soiree par messager la missive du premier ministre.\u201cC\u2019est avec tristesse que je reçois sa démission\u2019\u2019, a-t-elle simplement déclaré, ajoutant qu\u2019elle avait beaucoup d\u2019estime pour cet homme responsable de plusieurs réformes majeures dans l\u2019histoire du Québec.Dans le dernier des deux paragraphes de sa lettre, M.Lévesque indique qu\u2019il sera absent du conseil national du Parti québécois, prévu pour samed\u2019: \u201cJe vous serais gré de transmettre pour moi au Conseil national ce simple message: merci du fond du coeur, merci à vous comme à tous ceux et celles, qui se reconnaîtront, et qui n'ont cessé depuis tant d\u2019années de payer de leur personne et de leur portefeuille pour bâtir, enraciner, maintenir ce projet si sain et démocratique que nous avons dessiné ensemble pour notre peuple.\u201d national du PQ afin de mettre en branle le processus de succession de M.Lévesque M.Lévesque sera vraisemblablement absent de cette réunion.Mme Assimopoulos a indiqué que M Lévesque ne l'avait nullement prévenue de ses intentions.A 20 heures, elle confiait d\u2019ailleurs à plusieurs journalistes n'avoir encore eu aucune lettre, communication ou conversation téléphonique.Quant au principal était introuvable.intéressé, il Succession Dès ce matin, Mme Assimopoulos transmettra la lettre de M.Lévesque à l\u2019exécutif national.Il est plus que probable que ses membres devront alors procéder à une révision de l\u2019ordre du jour du conseil Depuis quelques jours, M.Lévesque avait confondu les observateurs de la Colline parlementaire en multipliant les indices les plus contradictoires.Hier en Chambre, il déclarait au moment où on rendait hommage à ses 25 ans de vie politique: \u201cCeux que vous enterrez si généreusement sous des fleurs se portent bien.\u201d Il ajoutait, presque du même souffle, que la carrière du chancelier allemand Konrad Adenauer avait commencé à 67 ans pour se poursuivre durant 14 ans.M.Lévesque est âgé de 63 ans.Plusieurs activités sont déjà inscrites à l'agenda de M.Lévesque en tant que premier ministre.Lundi, il offre une réception aux Musées des Beaux-Arts à l\u2019occasion de la Fête nationale Mercredi, il décerne les premières décorations de l\u2019Ordre du Québec M.Lévesque a également manifesté son intention d\u2019assister à une conférence sur les précipitations acides au mois d'août dans le Midwest américain Toutes ces données laissaient croire à plus d'un qu\u2019il était toujours bien en selle.Ceux qui prédisaient son départ alléguaient au contraire que M.Lévesque faisait des nominations qui laissaient présager son départ.Ainsi, hier encore, il faisait sous-ministre des Affaires sociales M Pierre Le François qui le servait jusque là comme conseiller dans le dossier constitutionnel.M.Lévesque attend toujours la réponse du premier ministre canadien Brian Mulroney sur le projet d'accord qu'il lui a soumis à la mi-mai.Pour 24 ex-grévistes de l'hôpital Saint-Julien Congédiements annulés par le Tribunal du travail MONTREAL (PC) \u2014 Les 24 travailleurs de l\u2019hôpital psychiatrique Saint-Julien, à Saint-Ferdinand d\u2019Halifax, congédiés en novembre dernier au cours de la grève illégale qui a paralysé cet établissement pendant plus d\u2019un mois, ont appris hier qu\u2019ils pourront conserver leur emploi.la tribune ] 21 FEVRIER F anniversaire! 1910 1*85 Mauvaise méthode pour apprendre l'anglais L\u2019enseignement mécanique de l\u2019anglais dam nos écoles au moyen du phonographe, suivant la méthode Patenaude, a été Jngé inapte aux besoins de nos maisons d\u2019éducation sous le contrôle de la Commission Scolaire de Sherbrooke.A une assemblée spéciale de cette commission tenue hier après-midi, le 24 octobre 1134, celle-ci, par un vote de 4 à 1, a décidé de l\u2019abolir.Seul le Commissaire Bachand a voté contre la motion du Commissaire Johnny Bourque et dans un amendement qu\u2019il a proposé mais qui n\u2019a pas trouvé de se-condeur.M.Bachand a suggéré de faire venir l\u2019un des agents du système Patenaude h Sherbrooke pour lui permettre de répondre anx objections des maîtres & mattresses mais ses collègues ont déclaré que ces professeurs étaient à même de juger de la valeur du système et du moment qu\u2019ils apportaient des raisons sérieuses, Il n\u2019y avait pas lieu de remettre cette question à plus tard.A l\u2019enquête de la Commission de police La guerre des cassettes se termine par un compromis A 2 Les Expos battus 2-1 par Rhoden et les Pirates D 1 \tQuand le mercureX rT\tbaisse en été, ma N.température monte! J\tTEMPERATURE ENSOLEILLE: 8 - 24 C.DEMAIN: BEAU\tD-7 \t\\ »\tAujourd'hui \t\tSOMMAIRE ABREGE \t\t\u2022\tARTS\t8-5 \u2022\tBANDES DESSINEES C-4 \u2022\tDECES\tC-7 \t\t\u2022\tDE TOUT DE TOUS\tD-7 \u2022\tFINANCE\t8-4 \u2022\tPETITES ANNONCES .C-2 \u2022\tSPORTS\tD-7 \u2022\tVIVRE EN '85\tC-1 \t\t- J Dans son jugement, le juge en chef du Tribunal du travail, M.Jean-Paul Geoffroy, a annulé les 24 congédiements, soutenant qu\u2019ils relevaient de \u201cdécisions discriminatoires\u201d contraires \u201cà l\u2019égalité de traitement qui tire sa source des Chartes de droits et libertés\u201d.Un 25e congédiement avait déjà été annulé plus tôt par l\u2019administration hospitalière.Selon Me Geoffroy, la jurisprudence arbitrale ne pouvait admettre le congédiement de 24 personnes.\u201csans qu\u2019aucun motif particulier n ait été invoqué contre elles.\u201d \"L\u2019hôpital, écrit-il, n\u2019a pas choisi de congédier tous ceux qui s\u2019étaient rendus coupables de participation, mais, au hasard, un jour 10 grévistes.le lendemain 15 autres, et les a congédiés II ne s\u2019est à aucun moment interrogé sur le dossier de grève ou le dossier professionnel de ceux qu\u2019il congédiait\u201d.Aucune preuve n\u2019a montré, peut-on lire dans le texte du jugement, que l\u2019un ou l\u2019autre des congédiés l\u2019ait été pour avoir commis des méfaits ou des actes de vandalisme.Selon le juge Geoffroy l\u2019administration de l\u2019hôpital s\u2019est plutôt \u201cservi\u201d de ces grévistes comme d\u2019un exemple de ce qui pourrait survenir à un nombre indéterminé d\u2019autres grévistes.dans le but de provoquer un retour au travail Hier, en fin d\u2019après-midi, la direction de l'établissement n\u2019avait toujours pas commenté le jugement et le syndicat réservait ses commentaires pour une conférence de presse qu\u2019il doit tenir aujourd'hui dans cette petite localité de la région de Thetford-Mines.Depuis leur \u201ccongédiement\u201d il y a sept mois, les 24 syndiqués n\u2019ont pas perdu de journée de travail.Le protocole de retour au travail, négocié au terme du conflit, prévoyait en effet qu\u2019ils demeureraient en poste tant qu\u2019un tribunal d\u2019arbitrage n\u2019aurait pas statué \"au mérite sur chacun des cas\u201d.Ce règlement survenu entre le ministre des Affaires sociales d\u2019alors, M.Camille Laurin, et le président de la CSN, M Gérald Laro-se.avait soulevé l ire des fédérations d'administrateurs publics qui y voyaient \"une bénédiction du mépris des lois et une incitation à la désobéissance\u201d.L\u2019assesseur patronal.Me Michel Décary, s\u2019est dissocié de la décision du juge Geoffroy.Dans un document d'une quinzaine de pages il soutient que les congédiements sont \u201cpleinement justifiés\u201d et déplore que le tribunal, pour en arriver à une décision unanime, n\u2019ait pas considéré la possibilité d'imposer une sanction de plusieurs mois de suspension aux salariés concernés.Il s'oppose à une interprétation des lois qui ferait en sorte \u201cqu'on ne pourrait congédier une personne ayant participé à une grève illégale dans le secteur hospitalier sans congédier tous les participants\u201d.Les 717 grévistes de l\u2019hôpital Saint-Julien, à Saint-Ferdinand d\u2019Halifax sont rentrés au travail le 15 novembre 1984 sans avoir réussi à bloquer les réaménagements de personnel à l'origine du conflit.La direction de 1 hôpital avait choisi de remplacer, dans chacune des 18 unités de soins de l\u2019hôpital, un préposé aux malades par une infirmière auxiliaire A 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, VENDREDI 21 JUIN 1985 L\u2019enquête de la Commission de police sur l\u2019affaire de Rock Forest Production ou non de bandes d'enregistrement Un compromis met fin à la \"guerre\" par Pierre Saint-Jacques ¦ SHERBROOKE (psj) -La guerre des cassettes a pris fin vers 17 heures, hier, au palais de justice.La Commission de police du Québec et les procureurs représentant les policiers et municipalités impliqués dans ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler l\u2019affaire Rock Forest ont trouvé un terrain d\u2019entente propre à débloquer ce cul-de-sac dans lequel on s\u2019était emmuré au sujet de la production ou non des bandes d\u2019enregistrement de la police ayant trait aux incidents Pascal et Le Châtillon, les 22 et 23 décembre 1983 Proposition déposée A la toute fin de l\u2019après-midi, au moment où l\u2019on s'y attendait le moins, Me Jacques Bellemare.procureur des policiers de Sherbrooke, a déposé une proposition devant les juges Roger Gosselin, Raymond Boily et le commissaire Jacques Dufort, proposition de cessez-le-feu qui a fait l'unanimité sur la question.Mais cela éliminera du même coup la production de bobines maîtresses, de cassettes d\u2019enregistrement ou de repiquage de conversations ou montage car on déposera en preuve des transcriptions d'enregistrement pour certaines périodes des journées du 22 et 23 décem- bre touchant spécifiquement les conversations téléphoniques et radiophoniques pour les incidents Pascal et Le Châtillon.Selon le voeu même de Me Bruno Leclerc, Me Bellemare a dit que l\u2019on remettrait les transcriptions de la période allant de 16hl5 à 18hl5 du 22 décembre au sujet de l'incident Pascal et de celle allant de 0 heure à neuf heures du matin du 23 décembre pour l\u2019incident Le Châtillon.\u2018\u2018Nous espérons que ce compromis plus qu\u2019honorable, de dire Me Bellemare, permettra de faire avancer les travaux de la Commission.\u201d On rappelle que le procureur de la Commission, Me Leclerc, tenait à prendre connaissance de ce qui s'etait dit lors des deux incidents afin de mieux comprendre la planification de l\u2019intervention au motel Le Châtillon au cours de laquelle un innocent a été tué et son compagnon blessé.La proposition veut que le directeur Léon Paquin, de la Police municipale de Sherbrooke, reste pour toute la durée de l\u2019enquête le gardien des deux bobines maîtresses de 24 heures Sous la supervision de M.Paquin, un officier qu\u2019il désignera et un officier de la Sûreté du Québec agréé par le procureur de la Commission isoleront les parties pertinentes aux incidents mentionnés.Les deux of- ficiers procéderont ensemble à la dictée, a la transcription et à la vérification des transcriptions tout en omettant les détails relatifs aux indicateurs et aux informations pouvant permettre de les identifier \u2018 Bien sûr, d'ajouter Me Bellemare, une fois la transcription faite, il y aura une preuve faite devant la Commission sur la véracité et la justesse des informations.Cela devrait débloquer l\u2019imbroglio, proté ger la crédibilité de la Police de Sherbrooke, assurer la protection des indicateurs et des informations priviligiées, enfin permettre à l\u2019enquête d\u2019avancer.\u201d D'un commun accord, on a écarté définitivement les bobines secondaires, c\u2019est-à-dire le montage déjà fait à partir des bobines maîtresses des opérations du 22 et 23 décembre Le juge et président Roger Gosselin a accueilli la propostion en soulignant que la preuve devra cependant être faite sous serment au sujet de l\u2019authenticité des transcriptions.Üne fois la proposition présentée et acceptée, les procureurs qui avaient fait des objections sur la production des bobines maîtresses et des extraits, les ont levées.On ignore quand les transcriptions seront soumises aux membres de la Commission mais on a assuré que l\u2019on ferait diligence.Me Bruno Leclerc, procureur de la Commission de police du Québec, vérifient certains détails (Photo La Tribun* par Ciauda Poulin) avec l'enquêteur, M.Lapointe, avant la reprise des audiences hier.Enquête très importante pour Les policiers de Sherbrooke n'avaient | l'avenir des corps policiers \u2014 André Pépin ¦ SHERBROOKE (psj) -\u2018\u2018Elle est aride mais très importante et très intéressante pour l\u2019avenir des corps policiers du Québec et pour l\u2019avenir de la Commission de police du Québec.\u201d Invité, à l\u2019issue de la première tranche de travaux, à commenter l\u2019enquête de la Commission de police du Québec qui se déroule présentement à Sherbrooke au sujet de l\u2019intervention policière du motel Le Châtillon, M.André Pépin, journaliste à La Presse, en a souligné toute l\u2019importance.\u2018 Importante pour l\u2019avenir de la Commission, à savoir si le procureur général du Québec a le droit et le pouvoir de savoir ce qui s\u2019est passé dans un événement précis impliquant un corps policier et quels moyens le procureur général peut-il utiliser pour connaître toute la vérité si la Commission a de la misère.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il est primordial qu\u2019on se rende jusqu'au bout de cette enquête.\u201d Pour M.Pépin, l'avenir et l\u2019efficacité de la Commission pourraient se jouer ici même à Sherbrooke ?\u2022?» » » » » » dans le cadre de l\u2019enquête présen tement en cours.Quant à l\u2019avenir des corps poli ciers, M.Pépin a ajouté qu'une en quête du genre, s\u2019il y a des lacunes constatées, peut obliger la CPQ à établir des critères et des normes précises pour certaines situations.\u201cPour les corps policiers, l\u2019enquête peut les amener à faire leur auto-critique ce qu'ils n\u2019aiment habituellement pas faire en public.Il ne faut pas se leurrer, tous les corps policiers du Québec ont les yeux tournés vers l\u2019enquête présentement en cours et les conclusions pourraient bien les amener à ajuster leur tir.\u201d Pour le journaliste, le fait que les municipalités et les policiers prennent tous les moyens pour se défendre et se soient raffinés en quelque sorte face à la CPQ rend de plus en plus difficile la tenue de telles audiences.En voulant se donner une défense pleine et entière à laquelle ils ont droit, les policiers peuvent donner l\u2019impression au public qu\u2019ils ont des choses à cacher alors que ce n\u2019est peut-être pas le cas mais cette réticence, ce réflexe de défense peut nuire à leur image.besoin de l'autorisation de personne \tcr
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