La tribune, 18 décembre 1986, Cahier 2
[" Vivre pages pages ' I >\tUMUlunUUIXL, JtUUI 1 O Dans le domaine linguistique Projet de loi 142 Infirmières indignées par l'acharnement démontré par Bourassa Carneau anouie les visées f ST'S æ if! S Sfi gouvernement québéc par Denis LESSARD OTTAWA (PC) \u2014 Tirant sa révérence de la présidence du caucus des libéraux du Québec au fédéral, M.Raymond Gar-neau a appuyé, hier, les visées du gouvernement Bourassa dans le secteur linguistique.\u201cAutant je veux me battre pour ici, pour les droits des minorités francophones, hors Québec, en toute équité je veux m'assurer d\u2019une protection de la minorité anglophone au Québec\u201d, de déclarer l'ex-minis-tre du gouvernement Bourassa.En revanche, son chef John Turner, tout comme le nouveau président du caucus, le député d\u2019Outre-mont Lucie Pépin, refusaient, en dépit de questions insistantes, de dire s'ils appuyaient ou non les modifications qu'entend apporter le gouvernement québécois à la Loi 101.\u201cLe PLC a une résolution qui reconnaît le caractère distinct du vincial \"de régler ses problèmes et faire disparaître la confusion\u201d.\u201cLe français doit rester prioritaire au Québec ', dit-elle, quant aux milliers de Montréalais qui ont le week-end dernier pris la rue pour marquer leur désaveu des intentions du gouvernement Bourassa, \u201cils ont peut:être raison d\u2019être très inquiets \", estime Mme Pépin.\u201cOpportunisme\u201d Pour M.Garneau, qui faisait partie du groupe des députés libéraux qui ont fait adopter une résolution reconnaissant une forme de caractère distinct du Québec par le PLC, John Turner Québec et sa dualité linguistique\u201d, s\u2019est contenté de dire M.Turner.Interrogé à savoir s'il fallait voir là un appui ou un désaveu des projets de loi 140 et 142.M.Turner s'est contenté de répliquer \u201cles mots de la résolution et nos principes sont très clairs\u201d.\u201cJe ne ferai pas de commentaires là-dessus\u201d, renchérira Mme Lucie Pépin, venant tout juste d\u2019être élue, sans opposition, par ses collègues comme porte-parole du caucus québécois à Ottawa.Selon elle, il appartient au gouvernement pro- Raymond Garneau les propos récents de M.Mulroney sur l'importance du français dans la province sont \u201cde l'opportunisme .\u201cC\u2019est tellement opportuniste que cela ne vaut pas la peine de commenter\u201d, lance-t-il.Il y a quelques jours, interrogé à Montréal, M.Mulroney avait soutenu qu\u2019il de devrait pas y avoir \u201cde recul\" dans la situation du français au Québec, une désapprobation évidente face aux projets de lois québécois.\u201cLancer cela sans précision c\u2019est jeter de l'huile sur le feu sur une Loi sur les langues officielles Une râclée verbale administrée au commissaire de la GRC ¦ OTTAWA (PC) \u2014 Gonflés à bloc, les parlementaires francophones tant conservateurs que libéraux ont administré une râclée verbale, hier, au commissaire de la Gendarmerie royale Robert Simmonds.A telle enseigne, que le responsable de la police fédérale a indiqué qu\u2019il serait disposé à ce que toutes les recrues, et non plus seulement les francophones, soient tenues de suivre une formation de six mois dans l\u2019autre langue, proposition susceptible de soulever beaucoup de recriminations dans l\u2019Ouest du pays.\u201cLa situation est telle qu\u2019en ce qui regarde la loi des langues officielles on devrait vous amener ici les menottes aux poings\", de lancer le président du comité mixte sur le bilinguisme, M.Charles Hamelin.député de Charlevoix, devant le policier héberlué Le Comité mixte poursuivait hier sa série d'audiences des organismes qui au fil des ans se sont montrés récalcitrants devant l\u2019application de la Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969.\"Flagrante illégalité\u201d \u201cLa GRC est dans une situation flagrante d\u2019illégalité, c'est un affront aux Canadiens\u201d de lancer le sénateur conservateur Jean-Maurice Simard.Pendant deux heures, faisant le procès de la GRC dans le domaine de l\u2019équité linguistique, députés et sénateurs ont tirés a bout portant sur M.Simmonds, attaquant même pour son unilinguisme le commissaire qui prendra dans trois mois sa retraite.\u201cLa GRC ne se considère pas au dessus des loi, nous respectons les politiques linguistiques.De prétendre que tout Te monde peut-etre bilingue est un objectif idéal, et un peu futuriste\" a essayé de répliquer M.Simmonds.Ce dernier fut rapidement plongé dans l'embarras, tentant de distribuer aux députés un tableau, rédigé en anglais seulement, en dépit des traditions au Parlement fédéral.Aiguillonnés par les intentions de la GRC de réduire de 20 à 14 pour cent ses objectifs de participation francophone (sous réserve d'appro- bation du Conseil du trésor) les parlementaires ont dénoncé avec véhémence la léthargie de la GRC, en dépit des appels incessants des Commissaires successifs aux langues officielles qui avaient tous attaché le grelot à la police fédérale.Mais, pour M.Simmonds.les difficultés de la GRC à obtenir une juste proportion de francophones s'expliquent par le fait que 63 pour cent des effectifs travaillent dans l\u2019Ouest et 13 pour cent dans les Maritimes.\u201cEnviron 76 pour cent de nos gens sont déployés dans des régions non bilingues, c'est la réalité de notre tâche\u201d a-t-il dit rappelant le principe de la GRC d'embaucher des candidats locaux.Sénateur conservateur.M.Arthur Tremblay a rappelé que seuls les recrues francophones sont tenues de prendre jusqu\u2019à six mois de formation linguistique en anglais.M.Simmonds a toutefois répliqué que le comité \u201cnous aiderait\" s\u2019il adoptait une résolution forçant cette formation pour toutes les recrues.\u201cFla-fla écoeurant\u201d Pour le député tory de Richelieu, Louis Plamondon, les explications du commissaire Simmonds restent \u201cdu fla-fla écoeurant\u201d.Un document jusqu'ici demeuré interne à la GRC, sur la dotation du personnel indique qu\u2019on a l'intention de donner accès à plus de postes aux anglophones \u201cqui ont une connaissance suffisante du français pour se débrouiller en forêt\" d'accuser M.Plamondon.brandissant une brochure sur \u201cla Dotation du personnel\u201d.\u201cUn francophone dans la GRC doit être bilingue pour ne pas être barré partout, vous n'avez pas l\u2019intention de respecter la loi\u201d a-t-il ajouté.\u201cJe me demande si pour la GRC le bilinguisme c\u2019est le hennissement et l\u2019anglais\" lancera-t-il devant un commissaire interloqué, pendu aux lèvres de l'interprète.£ uestion fort délicate\", dira M.Tarneau.Il refuse de répondre aux \u201cquestions hypothétiques\u201d sur des modifications aux articles sur la langue d'affichage.\u201cM.Bourassa attend la décision de la Cour d'appel \", souligne-t-il.Selon lui.les bills provinciaux \u201cne touchent pas aux objectifs fondamentaux de conserver le visage français de Montréal \", observe M.Garneau.\u201cIl faut garder le visage français de Montréal.M.Bourassa touche à des questions administratives (les organismes de surveillance de la Loi 101.les services de santé aux anglophones).Il n'est pas question ¦Ol de perdre les acquis des lois 22 et 101 , dira-t-il.Outre Mme Pépin qui.après deux ans, remplace Raymond Garneau.les nouveaux membres de l'exécutif du caucus libéral québécois sont Mme Sheila Finestone.représentante de Mount-Royal, vice présidente pour la région'métropolitaine.M Gilles Grondin, député de Saint-Maurice qui sera vice-président pour le reste du Québec.Le député d'Anjou, Alfonso Ga-gliano est élu nouveau secrétaire du caucus tandis que le représentant de Richmond-Wolfe, Alain Tardif devient trésorier.Le sénat sera représenté par M.Jean Le Moyne au sein de l'exécutif du caucus.¦ QUEBEC (PO - La Federation des SPI1Q est indignée par l'acharnement que met le premier ministre Robert Bourassa à faire adopter à la sauvette le projet de loi 142 sur les services de santé et les services sociaux.La présidente de la Federation Helène Pelletier l'a dit carrément à M Bourassa dans une lettre qu elle lui a fait parvenir et dans laquelle elle lui demande de.retirer le projet de loi 142 Parlant au nom de la Fédération des Syndicats professionnels d'infirmières et d'infirmiers du Québec, Mme Pelletier demande aussi la convocation le plus tôt possible d'une Commission parlementaire qui donnerait aux infirmières et infirmiers la possibilité de se faire entendre sur la question Notant que le projet de loi ne définit pas qui est une \u201cpersonne d'expression anglaise\u201d, Mme Pelletier dit qu'il existe deux possibilités.Ca peut être toute personne capable de s'exprimer en anglais et dans ce cas.le projet de loi 142 représente une entreprise camou- flée de \u201cre-bihnguisation\u201d du reseau des services sociaux et de santé Ca peut aussi signifier toute personne incapable de s'exprimer qu'en anglais et dans ce cas.il s'agit bel et bien d\u2019une \u201cdiscrimination injustifiée en faveur d'une categorie restreinte d indi-vidus.\" discrimination qui \u201crisque de marginaliser encore davantage les personnes qui ne peuvent s'exprimer ni en français, ni en anglais\u201d Durant ce temps, à l'Assemblée nationale, le projet de loi a franchi l'étape de la prise en consideration du rapport de la commission parlementaire, une période qui prend ordinairement moins d'une minute mais qui, à cette occasion.a duré trois heures.Mme Thérèse Lavoie-Roux, ministre de la Santé et des Service sociaux, qui a parrainé le projet de loi.a profité de cette occasion pour déposer une série d'amendements quelle a l'intention d'apporter au projet de loi.L\u2019Opposition a aussi déposé une sérié d'amendements qu elle juge important d'apporter au projet de loi 142 \"* Æk El s» Eaton a des cacIeaux ÉblouissAivrs À pmx dts plus AVANTAGEUX pOUR boUcUll VOTRE lisTE dfEMplETTEs! 25% DE RABAIS! 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GARANTI! 1)1 Ol AI I TF A RJS il -, PRIX ( B 2 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.JEUDI 18 DECEMBRE 1986 ( la tribune YVON DUBE Éditeur LIONEL DALPÉ JEAN VIGNEAULT\tJEAN ROY\tPIERRE YVON BÉGIN\tROCH BILODEAU Éditeur adjoint\tRédacteur en chef Directeur de l'information\tChef des nouvelles\tChef éditorialiste adjoint Développement touristique: clarifier les responsabilités Les Municipalités régionales de comtés (MRC) de Sherbrooke, Memphrémagog, du Granit, Haut St-François et Val St-François contestent actuellement auprès du ministère québécois du Tourisme le rôle de l'Association touristique de l\u2019Estrie (ATE) tel qu\u2019il est défini par un protocole d\u2019entente avec ce même ministère.Un protocole qui, selon l\u2019attaché de presse du ministre Yvon Picotte, est identique pour les 17 associations touristiques du Québec et ne provoque aucune opposition dans les autres régions de la province.Un geste singulier donc mais qui soulève des interrogations légitimes et très importantes.Il est en effet à espérer que cette contestation des MRC de l\u2019Es-trie forcera le gouvernement à clarifier le partage des compétences dans le domaine du développement touristique.Créées ou officiellement reconnues pour la plupart en 1979, les associations touristiques régionales (ATR) étaient destinées à promouvoir leur région, à coordonner l\u2019action des intervenants touristiques et à représenter ces derniers auprès du ministère.Constatons dès le départ que ce rôle est large et imprécis eu égard aux nombreuses et complexes implications que comportent les dossiers de développement touristique.En fait il est étonnant qu\u2019il n\u2019y ait pas eu, jusqu\u2019à ce jour, davantage d\u2019affrontements sur cette question.Car par leurs actions qui se situent dans un cadre juridique très ambigu et qui prennent de multiples formes, les ATR sont évidemment susceptibles de déranger d\u2019autres intervenants qui ont des intérêts sinon des pouvoirs reconnus dans le domaine touristique.Que la région de l\u2019Estrie, qui possède probablement le potentiel touristique le plus riche au Québec, soit la première à mettre ces difficultés en évidence, il ne faut pas s\u2019en surprendre.Comme on ne doit pas s\u2019étonner que ce soient les MRC qui ouvrent le bal puisqu\u2019elles ont, à travers les schémas d\u2019aménagement, des responsabilités à assumer en matière de planification touristique.Encore que l\u2019exercice de ces responsabilités n\u2019est pas aussi précisément défini qu\u2019il le devrait, ce qui n\u2019est pas sans favoriser des débats comme on en a un exemple à la MRC de Memphrémagog ces jours-ci.Le gouvernement du Québec lui-même n\u2019a jamais eu une politique très claire dans le domaine du tourisme.En ce sens, le statut des ATR, qui ne sont ni des bureaux du ministère du Tourisme ni des organismes totalement indépendants puisqu\u2019elles bénéficient d\u2019un régime bien établi de subventions gouvernementales, ne fait que refléter l'ambiguïté de l\u2019État provincial.Une évidence incontournable: comme l\u2019a rappelé le préfet de la MRC de Sherbrooke, M.Richard Gingras, rien ne saurait remettre en question le pouvoir de décision des élus.Est-il vraiment menacé par les termes de l\u2019entente qui lie l\u2019ATE au ministère du Tourisme?Celui-ci fera parvenir prochainement une réponse aux MRC contestataires.Il sera intéressant de voir si on parviendra véritablement à clarifier la situation.Si c\u2019est le cas, le geste des cinq MRC concernées permettra sans doute d\u2019épargner de laborieux débats aux autres régions du Québec.\tRoch Bilodeau L'Ontario profite le plus de la confédération \tSONDAGE GALLUP\t1 \t\t-J Quand on a demandé récemment aux Canadiens quelle était la région du pays qui avait bénéficié le plus de la confédération, c\u2019est la province de l\u2019Ontario qui a été le plus souvent nommée (39 p.cent).On retrouve ensuite le Québec, l\u2019Ouest et les Maritimes avec respectivement 20, 10 et 5 pour cent.A l\u2019Inverse, 40 pour cent croient que la région des Maritimes est ctlle qui a profité le moins de la confédération.Suivent les provinces de l\u2019Ouest (21 fi.eent), le Québec (9 p.cent) et \u2019Ontario (3 p.cent).Une comparaison avec les sondages précédents montre une Impression croissante que l\u2019Ontario et, dans une moindre mesure, le Québec profitent de la confédération et que les Maritimes et l\u2019Ouest en bénéficient moins.Sur une base régionale, les résultats Indiquent que seulement en Ontario (a proportion la plus Importante des résidents ont le sentiment que leur province a profité le plus de la confédération.Au Québec et dans les Maritimes, on pointe davantage du doigt l\u2019Ontario tandis que dans l\u2019Ouest, c\u2019est le Québec qui est considéré comme le plus avantagé- Très peu d\u2019Ontariens (7 p.cent) considèrent que leur province a été la plus défavorisée par la confédération tandis que cette proportion est de 25 pour cent au Québec.Par ailleurs, c\u2019est dans une proportion de 70 pour cent dans les Maritimes et de 50 pour cent dans l\u2019Ouest que que l\u2019on partage cette impression.Les résultats du sondage proviennent de 1 025 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus menées entre le 3 et le 6 décembre 1986.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 pour cent, 19 fois sur 20.Les questions étaient: \u201cQuelle région du Canada, s\u2019il v en a, diriez-vous a le plus bénéficié de la confédération parmi les provinces maritimes, Québec, l\u2019Ontario et l\u2019Ouest?\u201cEt quelle région du Canada, s\u2019il y en a, a le moins bénéficié de la confédération?\u201d Profitent plus\tProfitent le moins \t1986\t1978\t1973\t1986\t1978\t1973 Maritimes\t5%\t7%\t10%\t40%\t38%\t32% Québec\t20%\t16%\t15%\t9%\t11%\t13% Ontario\t39%\t35%\t31%\t3%\t3%\t4% Ouest\t10%\t15%\t17%\t21%\t12%\t19% Aucune\t6%\t8%\t7%\t5%\t6%\t7% \tMaritimes\t\tQuébec\tOntario\t\tOuest Profitent le plus: Leur propre région\t5%\t\t3%\t42%\t\t5% Autres régions\t74%\t\t57%\t35%\t\t80% Aucune\t2%\t\t11%\t8%\t\t3% Ne savent pas Profitent le moins:\t20%\t\t30%\t17%\t\t13% Leur propre région\t70%\t\t25%\t7%\t\t50% Autres réglons\t8%\t\t32%\t69%\t\t34% Aucune\t4%\t\t8%\t5%\t\t3% Ne savent pas\t19%\t\t35%\t20%\t\t13% Destination: inconnue Politiques économiques SSÊBm! j\tà!\tik\tif1\t.'A ,\tm\t\t\t1 1\t\t\t\t¦ vt- Trois-Rivières lance et compte! OPINION DES LECTEURS ^- Les investissements dans la construction à Trois-Rivières sont de 70 millions $ pour 1986 mais ils frôlent les 100 millions $ à Sherbrooke (La Tribune, 10 déc., p.A3).Nous sommes gagnants, direz-vous?Sans doute, pour 1986, mais voyons les chiffres plus en détail.Il s\u2019agit pour Sherbrooke d\u2019investissements de 59 millions $ dans le résidentiel, 13 millions $ dans les services, autant le commercial, 5 millions $ dans l\u2019industriel et 2.4 millions $ dans le culturel.On remarquera que les investissements industriels viennent à l\u2019avant-dernier rang des immobilisations.Et on n ose faire aucun pronostic favorable pour 1987.Dans la même page de La Tribune le commissaire industriel de Sherbrooke parle de la possible implantation d\u2019une usine de pièces en aluminium pour la compagnie GM (50 millions $, 130 emplois).Mais il avoue qu\u2019il y a d'autres municipalités aussi bien, sinon mieux placées que Sherbrooke pour cet investissement: l\u2019est de Montréal, Bro-mont et Louiseville (région de Trois-Rivières).Dans La Tribune de la veille, à la page A8, on avait appris le déblocage de 87.3 millions $ de fonds fédéraux pour dix comtés dont la plupart sont dans la région de Trois-Rivières (Fonds La Prade).Tous ces argents \u201cdevront être orientés dans des secteurs d'activité industrielle, de fabrication et de transformation, de même que dans le secteur, touristique.Les projets d\u2019infrastructure seront aussi considérés\u201d.Pendant ce temps, dans l\u2019Estrie, rien de nouveau en perspective.Jacques Gagnon Les causes profondes de l'avortement En tant qu'infirmière enseignante du cours Fécondité axé sur la santé et l\u2019autonomie, en milieu collégial, je me permets d\u2019exprimer mon opinion relativement à l\u2019avortement.Oui, avec de nombreuses personnes, je suis d\u2019accord pour dire: \u201cPersonne n\u2019est heureux devant un avortement, la femme enceinte moins que quiconque\u201d.Mes contacts avec des jeunes adultes, ayant vécu ce drame, me l\u2019ont confirmé.De plus, je partage l\u2019affirmation avec tant d\u2019autres que: \u201cSi nous voulons vraiment diminuer le nombre d\u2019avortements, nous avons à agir sur leurs causes profondes\u201d!.).Quel est donc le problème?Serait-il possible que le vrai problème de l\u2019avortement soit relié à la sexualité et à la fécondité de l\u2019hom- me et de la femme ou plus précisément au divorce entre la sexualité et la fécondité?Se pourrait-il que l'attente de la rencontre génitale soit une exigence de la vie humaine de tout homme et de toute femme?Questions importantes! De la réponse à ces deux questions dépendant l\u2019orientation de notre personne sexuée féconde et notre accueil de l\u2019enfant.Pour agir sur les causes\u2019 profondes de l\u2019avortement, se pourrait-il que nous ayions à redécouvrir d\u2019une part, la personne sexuée féconde et ia dynamique de l\u2019attente de la rencontre génitale: sa signification humaine et spirituelle et d\u2019autre part, l\u2019appel du couple à la fécondité?Serait-ce trop espérer que nous: parents, éducateurs, professionnels de la santé, avec la collaboration du gouvernement, nous favorisions tant chez les adolescents que chez les jeunes adultes et les couples: 1.\tLe développement et / ou l\u2019accroissement de la connaissance de leur personne sexuée féconde?2.\tLa capacité d\u2019accueillir et d\u2019assumer leur être sexué fécond?3.\tLe souci d\u2019un comportement responsable face à leur sexualité féconde.4.\tL\u2019approfondissement de l\u2019appel du couple à la fécondité.La majorité de mes étudiants, cheminant à l\u2019intérieur du cours Fécondité, affirme l\u2019importance de relever ce défi.Leur seul regret, au terme de 45 heures de rencontres-échanges, est de ne pas avoir bénéficié d une telle éducation plus tôt: ce qui aurait pu leur favoriser des expériences de vie plus heureuses.Solange Lefebvre-Pageau Une incitation à la surconsommation d'alcool Voilà que la SAQ refait la une des journaux.Peu de temps s\u2019est écoulé après la dénationalisation de la Société des alcools du Québec.J\u2019étais sceptique face à ce que l\u2019entreprise privée prenne en charge le rôle de gérer la SAQ.Maintenant, je vois que mon scepticisme avait sa raison d\u2019être.Le projet pilote dans la ville de Sherbrooke de vendre des boissons alcoolisées à crédit et la livraison à domicile moyennant quelques dollars est une incitation, selon toute vraisemblance, à la surconsommation.Bien sûr, la SAQ vise principalement les personnes ayant des difficultés à se déplacer.Ce n\u2019est là qu\u2019un objectif camouflé.La réalité est que la SAQ cherche à développer de nouveaux marchés.Les personnes concernées sont en effet celles qui sont les plus vulnérables.C\u2019est curieux que la période choisie coïncide avec le temps des fêtes.La période choisie est favorable pour eux puisque ce temps est agrémenté de boissons alcoolisées.Il est cependant dommage de se rendre à l\u2019évidence que plusieurs familles seront désunies en cette fin de l\u2019année 1986 à cause de cet élément destructeur, la boisson.La période des fêtes nous rend bien compte de la société de consommation dans laquelle nous vi- vons.Ce temps nous fait réaliser beaucoup d\u2019achats impulsifs.Pouvez-vous imaginer tous les gens qui s\u2019endetteront à cause de son service à crédit?Je m\u2019explique mal le fait que le gouvernement fasse autant de publicité sur la modération, l'alcoolisme au volant et du même coup, facilite la consommation d\u2019alcool.C\u2019est une logique sans bon sens.L'alcoolisme est un fléau social et ce projet risque de l\u2019accroître.Espérant que ce test échoue dans la ville de Sherbrooke afin que cela ne se propage pas dans les autres villes du Québec.Nicole Lafleur s,\u2014\tPOINT DE VUE\t| *4\u2014\t\t\t>) L'orientation du développement touristique de la MRC de Memphrémagog: l'aboutissement d'une réflexion collective Plusieurs événements oui ont dominé l\u2019actualité régionale au cours de ces dernières semaines posent la question du développement touristique dans une perspective nouvelle.La M.R.C.de Memphrémagog qui a comme responsabilité première de voir à l'aménagement du territoire régional ne peut demeurer insensible à cette évolution.Il est en effet important, à quelques semaines de l\u2019adoption du schéma d\u2019aménagement, de vérifier face à l\u2019opinion publique s'il y a simplement malentendu quant à l\u2019orientation imprimée à la planification de notre région ou si, au contraire, les événements en question et les prises de position publiques traduisent un malaise fondé sur une réflexion de nos concitoyens, amorcée, en partie du moins, par l'étude des propositions d'aménagement de la M.R.C.La clarification recherchée ne pourra être obtenue, quant à nous, que par un élargissement du débat public, et ceci à brève échéance.Le présent article se veut donc une récapitulation de l'évolution de la planification entreprise par le Conseil de la M.R.C.de Memphrémagog et un rappel de la politique d'aménagement finalement retenue que le schéma se propose de refléter.Qu'il précipite une discussion et notre objectif sera atteint.Historique C'est dans les mois oui suivirent sa formation, au début de 1982, que la M.R.C.de Memphrémagog fut pour une premiere fois impliquée formellement dans la problématique du développement touristique en réion.Le ministère du Tourisme du Québec et l'Office e Planification et de Développement du Québec avaient, tous deux, déjà identifie Magog-Orford comme site ou pôle d'importance majeure d\u2019intervention ouvernementale.Avec une constance et une longueur e vue qui transcendent l\u2019alternance des régimes politiques, les diverses instances gouvernementales impliquées poursuivaient, et poursuivent du reste toujours, la mise en valeur du potentiel touristique de notre région.Dans un tel contexte, ce que la M.R.C.de Memphrémagog représentait, était la présence d\u2019un interlocuteur régional représentatif de l\u2019ensemble du milieu, habilité à intervenir dans des questions d\u2019aménagement et susceptible de forcer des consensus au- dessus des conflits d'intérêts des parties qui avaient toujours entravé les actions régionales concertées.Pour les responsables du ministère du Tourisme et de l'OPDQ, il s'agissait donc à l\u2019époque de faire effectuer une planification des interventions publiques ainsi que du secteur privé par l'instance politique appropriée, en l'occurrence la M.R.C.En parallèle à la préparation de son schéma, le Conseil de la M.R.C.de Memphrémagog se trouva donc impliqué dans la confection d'un plan directeur de la station touristique Magog-Orford.Cette tâche s'est avérée fort importante puisque son aboutissement fut à la fois la définition de la construction détaillée actuellement en vigueur et la définition du cadre dans lequel s'inscrivent plusieurs actions directement interventionnistes du Conseil des maires, telles que démarches au sommet socio-économique de l\u2019Estrie, parrainage des travaux de relocalisation de la route 112.création d'une Agence de développement touristique, etc.Il ne semble pas opportun de revenir sur toutes les démarches entreprises par le Conseil pour sensibiliser la population à l'avancement de ce dossier.Sans exception.à la fois les populations visées, les responsables de l'industrie touristique directement impliqués ainsi que les municipalités associées ont endossé l\u2019orientation retenue par le plan directeur.Concurremment, le Conseil de la M.R.C.poursuivait ses consultations et l'étude de l'ensemble du territoire.C\u2019était bien sûr une polyvalence d'intérêts qu'il s'agissait de bien comprendre et de tâcher d\u2019harmo-niser dans le respect des priorités de tous et chacun.De toutes ces reflexions et des nombreux échanges avec des citoyens préoccupés par l'avenir de leur communauté se sont dégagées les grandes orientations présentées dans la version de consultation du schéma.Le schéma et le développement touristique Il est vite apparu que le développement touristique était un sujet qui ne laissait pas indifférent.Autant pour d\u2019aucuns le tourisme constitue la solution à court terme aux problèmes de stagnation économique et de chômage en région, autant pour d'autres il représente une menace directe à l'harmonie de notre cadre de vie régionale.Villégiature et tourisme ne font guère bon minage, agriculture et foresterie appréhendent l\u2019occupation intensive du territoire qu\u2019impliquent les in-fastructures touristiques et il est difficile de faire voisiner hôtellerie et industrie.Le Conseil de la M.R.C.a donc conclu que la seule solution satisfaisante consistait à établir une délimitation précise entre les territoires voués aux diverses activités régionales traditionnelles et les secteurs consacrés de façon prioritaire à l\u2019implantation touristique.Il faut insister sur la notion de prééminence de la vocation touristique puisqu'une telle distinction permet de rappeler qu\u2019à l\u2019intérieur des zones dites \"touristiques\u201d il y a toute une population qui entend bien préserver le caractère de son cadre de vie, même si ce dernier est appelé à connaître des modifications importantes que la conjoncture explique.Cette approche de delimitation territoriale a en outre l\u2019avantage de respecter les résultats des études de la \u201cStation touristique Magog-Orford\u201d parrainés par le gouvernement auxquelles nous avons fait allusion précédemment.Dans un premier temps donc, une stratégie de développement touristique axée sur des pôles, à savoir la tete du lac Memphrémagog \u2014 le Mont Orford, Owl\u2019s Head \u2014 Vale Perkings, North Hatley \u2014 Ayer\u2019s Cliff \u2014 le lac Massawippi et les villes frontalières, associée à une volonté d\u2019en limiter les débordements sur le reste du territoire aux interconnexions essentielles, tel est l'essence des propositions de la M.R.C.Protection du caractère fondamental des territoires Mais il y a un autre aspect du schéma qui mérite d\u2019être relevé.On ne peut bien sûr prétendre avoir réglé le problème de l\u2019encadrement du développement en région par un simple cloisonnement.Tel que mentionne précédemment, il y a des populations qui habitent à l\u2019intérieur même des périmètres touristiques qui se préoccupent de l\u2019orientation que prendra le domaine Dâti dans leur voisinage.Il y a egalement des réalisations qui, par leur ampleur ou leur volume physique peuvent avoir un impact (visuel entre autres) sur toute la région, même en dehors des limites des pôles identifiés ci-dessus.La M.R.C.de Memphrémagog a donc jugé opportun d'établir des règles de base susceptibles d\u2019assurer la protection du caractère fondamental de ces territoires.Par un train de dispositions régionales qui visent le lotissement, la protection des berges, du patrimoine et de l'encadrement paysager ainsi que la réglementation de l\u2019affichage, l'administration municipale locale devrait se sentir suffisamment épaulée pour répondre à l'attente publique.De plus, la M.R.C.propose sa participation à la confection d'un plan directeur de la station touristique Owl's Head.Pour la station Magog-Orford, élément principal d\u2019une stratégie de développement touristique, le plan directeur (subséquemment confirmé par l\u2019étude du groupe Roche) a permis d\u2019établir, en concertation avec les municipalités locales concernées, des exigences très précises dont l\u2019objectif est évidemment la recherche d\u2019une harmonie à l\u2019intérieur même de ce territoire.Contrôle des utilisations du sol, réglementation des constructions et particulièrement de la hauteur des bâtiments, définition de normes d\u2019aménagement paysager, sont parmi les principales exigences du schéma concernant cette zone.L\u2019aboutissement d\u2019une réflexion collective C\u2019est l\u2019ensemble de la politique esquissée ci-dessus qui explique les propositions du schema d'aménagement en matière de développement touristique.Au cours des 12 assemblées publiques tenues en région ces dernières semaines, c est l\u2019engagement qui a été pris par les représentants de la M.R.C.de Memphrémagog.L orientation du développement touristique que véhicule le schéma est l\u2019aboutissement d'une réflexion collective.Personne ne peut s'arroger le droit de la bouleverser sans se présenter à nouveau devant l\u2019ensemble de la population de la région.Telle est la véritable signification du mandat d'aménagement du territoire que le Conseil de la M.R.C.de Memphrémagog a assumé.Roger Nicolet, préfet MRC de Memphrémagog I LA TRIBUNE.SHERBROOKE.JEUDI 18 DECEMBRE 1986 B 3 , la tribune les opinions.les documents.les analyses.les sondages.\tOPINION LIBRE\t=5; V\u2014\t\t\t1 Le bilinguisme hors Québec A un moment où l'on reprend le débat sur le bilinguisme au Québec, il ne serait pas sans intérêt de savoir comment se vit le bilinguisme hors Québec.A cet égard, l'expérience des Franco-Ontariens a valeur de témoignage.Mon propos n'est pas de raconter l'histoire des Franco-Ontariens, mais plutôt de témoigner pour ceux qui ont subi cette histoire.Je vous parlerai avant tout de mon père.Je suis Franco-Ontarien de naissance, de souche et d'éducation.J\u2019appartiens aux plus vieilles familles canadiennes françaises de l\u2019Ontario.Mes ancêtres, tant maternels que paternels, se sont établis dans l'Upper Canada avant même la Confédération; c\u2019est-à-dire à une époque où une bonne moitié des ancêtres des Anglo-Ontariens d'aujourd'hui étaient encore citoyens de Grande-Bretagne.d\u2019Irlande ou d\u2019Italie.Pourtant, au cours de ces cent vingt-six années de résidence en Ontario, ma famille a toujours été traitée en étrangère.!.) Mon père a débuté la classe à une époque où le règlement 17 interdisait tout usage du français dans les écoles de l\u2019Ontario.C'est en anglais qu\u2019on réussissait ou échouait aux examens de l\u2019Ontario Board of Education.A quinze ans, il avait réussi, ce qui était alors un exploit académique remarquable, à obtenir son High School Matriculation Certificate.Avec une année supplémentaire d\u2019études pédagogiques, il devenait enseignant.Mais pas un enseignant comme les autres.Il devint un instituteur du réseau des Ecoles Séparées de l\u2019Ontario.Voyez-vous, en Ontario, l\u2019école protestante c\u2019est l\u2019école publique.L'école catholique c'est l\u2019école séparée.En ce sens, les catholiques de l'Ontario ont été les premiers traités de séparatistes.Les Anglais sont connaisseurs en termes infamants.Succinctement, les Franco-Ontariens avaient deux choix: fréquenter l\u2019école anglaise publique ou se créer un réseau d'écoles françaises.Ils ont choisi la deuxième voie.Mais attention, il fallait aussi payer deux fois.La première fois pour les écoles publiques et la seconde pour les écoles séparées.Mais l'histoire se complique davantage du fait qu\u2019une école sépa- rée catholique n est pas nécessairement une école française.En effet, le clergé irlandais, qui avait le bras long en matière scolaire, était partisan de l\u2019anglais comme langue d'enseignement.Ce même clergé irlandais s'ingénia donc à frustrer les Franco-Ontariens d'écoles françaises bien à eux.C'est dans ce climat de tensions scolaires que naquit l'école bilingue.Et c'est dans cette fosse aux lions où se sont débattus mon père et ma mère, car celle-ci était également institutrice.Dans chaque école où mes parents enseignèrent, ils étaient confrontés aux mêmes difficultés: pas assez de français, trop peu de manuels français, et un climat ouvertement hostile au fait français.C\u2019était un combat inégal contre le fanatisme anglo-saxon, l'hostilité du clergé irlandais et une fâcheuse tendance des Franco-Ontariens à se laisser assimiler.Tous ces tracas pour des conditions de travail inférieures à celles des enseignants du réseau protestant.Mon père fut instituteur une bonne quarantaine d'années, dont une vingtaine à titre de \u201cPrincipal\u201d d'une école séparée bilingue.Deux réseaux scolaires (anglais et français) coexistaient tant bien que mal sous un même ûfîîîîtoit.C'était un défi < taille pour un Franco-Ontarien.Mon père fut le tout premier de son espèce à relever semblable défi.Il croyait fermement qu'un jour.l\u2019Ontario deviendrait bilingue, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle accorderait aux Franco-Ontariens tout ce dont les Anglo-Québécois avaient depuis toujours au Québec.Il insista si vigoureusement pour avoir droit au \u201cbilinguisme\u201d qu'un jour, on le priva de sa charge de \u201cPrincipal\u201d au terme d'un procès.Dans ce milieu hostile au français, j'eus tôt fait d'apprendre vite et bien l'anglais.Mais à quel prix'1 J'ai été si souvent traité de pea soup, de frog, de Quebecker qu'il m'arrivait parfois, enfant, de douter que je sois vraiment né en Ontario.Pour éviter d'être \"spoté\".on comprend vite qu'il vaut mieux s'exprimer en anglais.On espère \u201cpasser\u201d, un peu comme un noir qui se fait passer pour un blanc.Très tôt on réalise qu'on ne peut à la rigueur s'adresser en français à un autre Canadien français, mais jamais avant d'avoir la certitude absolue qu'il est \"Franco\u201d.Il nous arrivait même de n'e plus vouloir parler que l'anglais.(.) De mon expérience du \u201cbilinguisme ontarien\", je tire la conclusion suivante: toute coexistence de deux langues, de force inégale, provoque inévitablement l'éclatement de la langue minoritaire.L'acculturation des Franco-Ontariens en est la preuve vivante.Le choc des cultures en Ontario a fait du français une langue sans utilité sociale.C\u2019est ainsi que la majorité des jeunes Franco-Ontariens considèrent dorénavant leur langue maternelle, comme une langue morte, à l\u2019image du latin.Certains pensent même que leur appartenance à une communauté minoritaire est un boulet dont il faut se délester.Certains, qui n'ont pas vécu le Canada outre-frontière, me jugeront peut-être trop sévère! Qu'importe! Mon souci est moins de convaincre que de rendre hommage à mon père.J\u2019aimerais qu\u2019il sache qu'il y a grandeur, même dans la défaite, quand on défend une cause juste: celle du droit d'un peuple à la différence.Si les historiens ne se souviennent pas de mon père, peut-être devraient-ils se rappeler que, sans hommes comme mon père, nous n'aurions plus d'histoire.Jacques Houle, président Institut d\u2019études prospectives Sherbrooke BAGUES EMERAUDE \u2018850 \u2014 *1000 \u2014 *1350 *1175 \u2014 *3200 \u2014 *4500 GE fVtVIOL OG'S T E 43 nord, rue Wellington u h 8 ENSEMBLES UNIQUES BOL ET ASSIETTE POUR SEULEMENT fàm tut.m U il Bfe'A-îï feaEsBg** CHACUN * Après l\u2019extraordinaire succès remporté par la collection des tasses Shell, nous vous présentons maintenant, pour les accompagner, la collection des bols et assiettes.\u2022\tHuit ensembles en poterie faits à la main pour continuer la Collection Shell.\u2022\tLes assiettes de 71/2 pouces (189 mm) sont décorées des mêmes scènes de chez nous que les tasses.\u2022\tLes bols sont unis afin de garder une certaine sobriété.\u2022\tCes ensembles exclusifs à Shell, bien que de fabrication artisanale, ont été conçus pour la vie active.Hop.au \u201cmicro-ondes\u201d ! 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