Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant, 13 septembre 1918, vendredi 13 septembre 1918
[" Qui bene amat, bene castigat, - - - ranc-P arleur \u201c Qui aime bien, chatie bien\u2019\u2019 VOLUME IV\u2014No 11 Journal de combat et de critique \u2014 LE NUMERO : CINQ SOUS PR AN.eee $-200 RAOUL RENAULT, Directeur EN VILLE.$2.50 | | QUEBEC, VENDREDI, LE 13 SEPT.1918 Rédaction et Administration: 317, RUE ST-JOSEPH TEL, 3554 ; RES.}3517 on le verra par les lettres que nous publions, cet amour a été de courte durée, et pour cause.Après le départ des Chasseurs Alpins de Québec, notre jeune Québecoise adressa la lettre suivante à son filleul: becoises qui a été pris d\u2019un a- .mour bien tendre pour wun des Chasseurs Alpins, mais comme SON APPLICATION Nos lecteurs connaissent nos sentiments sur la question de de la jeune fille par la fière réponse qu\u2019elle lui adressa, voici le texte: Monsieur Jean Raymond, Monsieur, b prohibition: nous les avons, en temps et lieu, exprimés d\u2019une son claire et précise.Au lendemain du vote qui a été pris à Québec sur cette pestion, nous avons dit que, en présence de la renversante vu rié qui avait été donnée en faveur de l\u2019application de la loi Scott, fous devions nous incliner et contribuer, aussitôt qu\u2019elle serait en ee: 2 en faciliter la stricte observance, Nous étions alors très pessimiste, et nous uccès de son application.| Et nous avions raison.Des débits clandestins se sont organisés un peu partout, uelques-uns presque au grand jour sous l\u2019oeil parternel des offi- ders qui sont sensés faire observer la loi.Et nous avons ren- entré, depuis surtout une couple de mois, plus de pochards que jamais, parce que l'alcool qu\u2019on leur sert les empoisonne, et sou- ent les rend furieux.Pendant l\u2019exposition qui vient de se terminer, le nombre ks hommes ivres que l\u2019on a rencontrés sur la rue et dans les en- fits publics était plus considérable que les années précédentes, | ors que nous avions des buvettes à tous les coins de rues.Il ous a même été donné de voir une dizaine d\u2019individus ivres, morts, de voir des cultivateurs revenant de la ville, renversés, ans mouvement, sur leur voyage d\u2019engrais.\u2014.> Cette prohibition est done une farce et nous finirons par, poire que ceux qui l\u2019ont voulue, réalisant qu\u2019elle était irréalisa- Je, ferment le veux sur certains débits.; jivettes licenciées, nous avons maintenant au-delà ide deux cents : mdroits où il se débite, soit ides alcools frelatés, soit de la mau- ise bière qui rendent l\u2019ébriété plus hébétée, plus désastreuse L'auparavant.Tous les jours nous pouvons constater par les journaux | PA le l'on fait des saisies considérables de boissons de contreban- fF soit dans Ontario, soit dans la Nouyelle-Ecosse.A Halifax, celui qui veut payer $5.00 pour un flacon de in peut s\u2019en procurer à satiété; à Toronto, malgré la chasse que ait faire le gouvernement, il se débite encore des quantités con- M \u2018érables d\u2019alcools, s\u2019il faut en juger par les expéditions qui se Mit fous les jours de Montréal.La plupart des hôtels sont füsiormé en maisons de rendez-vous.Nous avions raison de douter de l'efficacité du remède, une prince de quatre mois nous l\u2019a démontré péremptoirement.tous ceux qui sont de bonne foi devront l\u2019admettre avec nous._ L'habitude de prendre des aleools, en quantités plus ou ols considérables, chez les trois-quarts de-nos gens, ne pouvait disparaître du jour au lendemain._ Si la loi était observée rigoureusement\u2014 si, plutôt, il était Xe ibl de la faire observer rigoureusement,\u2014 ceux qui sont ha- 1 à prendre un petit verre trouveraient des substituts lors- Vil leur serait impossible de se procurer de l\u2019alcool.Le régime de la loi Scott, de la façon qu\u2019il est observé, n\u2019est K qu'une monumentale farce.doutions du \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 KJ du passage Québec, 24 juin, 1918.M.Jean Raymond, aux Chasseurs Alpins, en Mission aux Etats-Unis, Broadway, New-York.U.S.A.Mon aimable petit \u201cFilleul\u201d Avec votre irréprochable gentillesse, votre promptitude a me donner de vos nouvelles, vos petits mots d\u2019un si parfait exquis.vous étes allé droit au coeur de votre petite \u201cmarraine\u201d.et je suis fier d\u2019avoir fait baptiser dans une partie bien intime de moi- même un nouveau petit Jean tel que vous ! ! ! ! Je le remets à la France avec des beaux petits yeux.-Une grâce parfaite.pour qu\u2019elle me le retourne \u201cgalonné\u2019 de nouveau, décoré de ces beaux rubans français qui Nous avions cinquante ®font \u201cvibrer\u201d les cordes sensibles de notre patriotisme fraternel.afin qu\u2019ainsi vêtu, je le couronne d\u2019une affection bien méritée, lui rappelant alors ces terribles heures qui auront contribué à \u2018parachever sa vie de \u201chéros francais\u201d.D\u2019ici ce temps, un prochain courrier m\u2019apportera j'espère, la photographie promise, qui m\u2019aidera à me rappeler davantage les bons petits moments qui m'ont permis de vous \u201cmarrginer\u201d.et du grand \u201cmoment\u201d de notre ADIEU en présence de ma mère.Donc, n\u2019allez-pas croire que votre petite amie de Québec, vous oublie.et en retour, laissez de temps en temps errer idoucement votre souvenir vers celle qui vous permet de croire en sa \u201cgrande affection\u201d.JULIETTE.Nous taisons le nom de famille de la jeune fille, mais Jean Raymond est bien le nom du Chasseur Alpin qui a cherché à M | la : ourt = - Id y 11 @ bic; comme nous sions vi, profita- Sur réception de cette lettre débordante d\u2019affection, Jean Ray ; mond crut qu\u2019il avait encliaîné à des Chas-|nos jeunesses Québecoises su- jamais le coeur de sa petite pins, ils ont fait tourner | rexcitées au paroxysme se jeter|marraine canadienne-francaise.des têtes.Précédés par une presque dans les bras des Chas-|T] jeta son masque et brutale- = on de (intangible bra-|seurs Alpins jusque dans les en-|ment, il lui fit savoir qu\u2019il n\u2019a- Bh de VIrilité surhumaine, le| droits publics.vait que faire des friandises, des Fu de gloire, il n\u2019en fal-| D'autres ont senti naître en cigarettes qu\u2019elle lui adressait, hs bien des jeunes coeurs spontané.a à s\u2019emballer un Ne.I CUS avons vy Plusieurs de par une-de nos charmantes Qué- ' \u2019 Plus pour jeter le trou- elles un amour aussi violent que qu\u2019il pouvait s\u2019en procurer a sa- : tiété en France, mais qu\u2019il accep- Il nous a été donné de mettre terait de argent, méme beau- la main sur deux lettres écrites coup d'argent.On verra le>désenchantement « cadeaux aux garçons.enco- vous n\u2019agirez plus ainsi.Vous dont Québec, le 27 août 1918.Ville d\u2019Array, en France.J\u2019ai quelque peu retardé à vous répondre tellement Ila réception de votre lettre m\u2019a causé une surprise.mais une surprise de déception.Je me refusais à comprendre.malgré que j'en avais la preuve irréfutable, la spontanéité de votre fougue.de votre admiration sans borne.de.votre invulnérable affection.ide toutes vos \u201cimmenses protestations\u201d, .de vos beaux réves., de vos belles pensées.de tout ce dont vous disiez étre épris.de votre petite marraine Québecquoise.Daprés votre derniére lettre il faut que j\u2019en reste à croire que c¢\u2019était pour avoir de Il'argent.un peu ou beaucoup.pour remplacer le tabac et les friandises que vous dites avoir a votre gré en France.Monsieur Raymond.faut- il vous dire que les Canadiennes, nos vraies Canadiennes distinguéas n\u2019achètent par la, correspondance de leur filleul soldat avec des friandises et du tabac, achètent encore moins l\u2019amitié avec des cadeaux ou de l\u2019argent.La sym-| pathie que l\u2019on témiogne est tout à fait naturelle, sans aucune arrière pensée de rénu- mération à recevoir.parce que le coeur aujourd\u2019hui saignant de la France et la vue de| ses enfants morts et blessés laisse une obligation au coeur de la Canadienne qui elle aussi est Française, mais Française distinguée.Ici, les filles ne font pas de re moins leur donnent de l\u2019argent.et nos jeunes gens d\u2019élite seraient trop fiers pour en accepter.Que devrais-je penser de vo- bonnes résolutions.N'allez pas croire que la Canadienne est assez légère pour ne s\u2019abandonner qu\u2019à des choses matérielles, et croyez plutôt qu\u2019- elle a sa vie surnaturelle, sa vie du coeur et qu\u2019elle l\u2019idéalise par sa religion, par sa FOI, par une série d\u2019actions honné- tes durant tout le cours de sa vie.croyez que ce sont nos grandes mères Canadiennes qui ont su garder intacte et transmettre de même l\u2019honneur et la foi du drapeau toujours respecté de la France si distingué et si catholique (d'autrefois).et travaillez mon ami, vous aussi à sa résurrection aux jours glorieux de jadis, et croyez aux meilleurs voeux de longue vie, de succès et de bonheur que je me permets de vous adresser comme hommage à votre dernière lettre pardonnée.JULIETTE Si Jean Raymond a pu conter fleurette et faire croire aux sentiments que sa bouche frivole roucoulait, vient de recevoir de Juliette de- Vait lui donner une salutaire leçon, s\u2019il n\u2019est pas un parfait ha- !bleur.la rebuffade qu\u2019il La morale de ceci,\u2014et c\u2019est pour nous premettre de la tirer que nous avons publié tres,\u2014c\u2019est que, depuis \u2018temps, et sans pour cela nous nous corrigions, nous avons été mainte et maintes fois victimes des belles paroles, des airs \u201cavenants\u201d sincérité de tous ces étrangers !qui ne viennent ici que pour exploiter notre bonne foi et mettre notre bourse en coupe règlée.ces let- long- \u201cque et de l\u2019apparente Compatriotes ! Soyez moins naïfs, moins bonnasses, à l\u2019avenir.\u2014 , ILS VONT BIEN \u2014 Les ouvriers de Montréal se signalent.Récemment, ils réclamaient l\u2019instruction obligatoire \u2018et }'école neutre, l\u2019école sans Dieu.Lors de la célébration de la fê- tre lettre dans laquelle vous te du travail, ils ont affiché plus me demandez de l\u2019argent ?De toutes vos assurances d\u2019affection qui devaient aboutir par une demande d\u2019argent ?Monsieur Raymond.je regrette votre lettre.et carrément leur anarchie.i malgré cela je me refuse a | Le clown Martin \u201cNOUS LA VOULONS NO- croire que \u201cles jeunes Fran-!TRE BIERE, MAIS PAS EN çais\u201d font.tous comme ça ! N\u2019agissez plus ainsi.et dite\u2019bien a la belle FRANCE glorieuse d\u2019autrefois.que vous vous êtes trompé et que feriez une mauvaise réputation à vos compatriotes.-En promettant aussi a la France une renovation ie COCHONS AVEUGLES.\u201d Pas en cochons aveugles ! Evidemment, cela a été traduit mot à mot du \u201cblind pig\u201d anglais.et ça sent l\u2019Internationale.Et Médéric Martin se pavanait, affublé de son écharpe d\u2019or et de tout son précédänt ces bannières de sans- sulottes.harnachement, battait Ia marche de la procession et il était escorté de nombreuses ban- rières sur lesquelles étaient inscrites les paroles suivantes 52 Ra WLR -taient, tout-a-coup, comme s\u2019ils \u2018chevaux partaient comme à l\u2019é- Page 2 Pages Canadiennes LEO Légendes des Forges du St-Maurice Yar UFEINIER (Suite) Les commères ne manquaient | pas de dire que c\u2019était un gardien que le diable avait mis sur : ses propriétés, et qui tenait ses compres.Mais l\u2019endroit-où il y eut plus de bruit, ce fut au troisième coteau, à la Vente-au-diable, comme on appelle cela encore aujourd\u2019hui.C\u2019était précisément ce terrain, qui avait été légué au diable; aussi les démons y tenaient leur sabbat.A un certain endroit, ceux qui passaient le soir, voyaient un grand feu, et une quantité de personnes autour du feu; ils entendaient des bruits de chaînes, des hurlements, des cris de rage, ou des éclats de rire à faire sécher de frayeur.Ils s\u2019entendaient appeler, ils entendaient les blasphèmes horribles; | vous;homme qui allait s\u2019asseoir sur le comprenez que les pauvres voyageurs après avoir vu ou entendu de semblables choses, se rendaient aux Forges plutôt morts que vifs.C\u2019était devenu une chose bien terrible que de se voir obligé de passer la durant la nuit, on avait peur d\u2019y passer même le jour, et personne ne voulait plus aller bucher en cet endroit.Il est arrivé que le diable se montrait bien inoffensif et semblait prendre plaisir à amuser les passants.Un dimanche, par un des froids les plus piquants du mois de janvier, les gens des Forges s\u2019en allaient à la messe aux Trois-Rivières; arrivés à la Vente-au-diable, ils apercurent un homme qui était occupé a se faire la barbe, auprès d\u2019un arbre.Il était en manches de chemise, tête nue, et se mirait dans une petite glacè suspendue à l\u2019écorce de l\u2019arbre par une épingle.Les gens ne purent s\u2019empêcher de rire en voyant une pareille farce, mais ils ne ne doutèrent pas que c\u2019était le démon à qui il avait prit fantaisie de venir faire le drôle.Presque tous ceux qui passaient à la Vente-au-diable avaient quelqu\u2019avarie dont ils se souvenaient longtemps.Souvent par exemple, les chevaux s\u2019arrê- eussent eu les quatre pattes cou- Pées, et plus moyen de les faire repartir ! C\u2018était bien terrible de se trouver pris comme cela, en pareil endroit, surtout durant la nuit.Mon Dieu, je frémis, rien que d\u2019y penser ! On dit pourtant qu\u2019ils avaient un moyen infaillible de faire partir les chevaux, vous allez rire, mais cen \u2019est pas moi qui ai inventé uela.on me l\u2019a conté cent fois: ils viraient leur bride à l\u2019envers, et aussitôt les pouvante.\u2014Père, lui dis-je, il faut avouer que le moyen est passablement singulier, mais je ne vous accuserai pas d\u2019avoir inventé cela, car j\u2019ai moi-même = entendu rapporter la chose bien des fois.\u2014Vous voyez, reprit-il, qu\u2019il y avait beaucoup de choses étranges sur le Chemin des Forges; mais aux Forges même, le d\u2019empire.Pendant longtemps il.y avait chaque soir un gros chat noir qui venait se coucher au pied du fourneau, à un endroit où il n\u2019y a pas moyen de résister une minute, tant la chaleur est é-: pouvantable.Il restait là plu-| ; sieurs heures de suite, les pattes\u2018 défaut appuyées sur le courant de cras-; se (gangue) qui coulait du fourneau.Les travailleurs essayaient de l\u2019envoyer; ils lui donnaient | des coups de barre de fer: le chat aussitôt se renflait le poil,! et devenait plus gros qu\u2019un demi- minot.La peur s\u2019emparait des hommes, ils le laissaient tranquille, et alors le chat revenait à sa grosseur ordinaire.Dans ce' temps-là, c\u2019était la façon d\u2019aller passer un bout de veillée au fourneau, de sorte que tous les gens du poste ont vu ce fameux chat bien des fois.Quant il était resté longtemps, il se levait et, au lieu d\u2019aller sortir par la porte, il semblait entrer dans le fourneau et disparaissait.Vous savez que les flammes s\u2019élèvent toujours au-dessus de la cheminée du fourneau; eh bien ! on voyait un petit bon- bord de la cheminée et qui restait là, souvent, une grande partie de la nuit- Je me permis ici d\u2019interrompre le récit du Père Comeau\u2014 Puisque le diable était à se montrer si souvent que cela, c\u2019est donc que les gens des Forges étaient bien méchants !\u2014Il Y avait des méchants, ce qui ne doit pas surprendre, puisqu\u2019il venait là des gens de toutes les parties du pays, mais le grand nombre étaient d\u2019assez bons chrétiens, qui se distinguaient par une grande foi.Ils ne faisaient pas leurs devoirs religieux aussi.fidèlement que les gens des autres paroisses, mais il leur LE FRANC-PARLEUR.que cela.Il est arrivé des scandales païmi eux, mais assez rarement.Le défaut des femmes était de médire, de sacrer, de se chican- ner entre elles, de se crier des sottises d\u2019une porte à l\u2019autre.Le des hommes était de blasphémer et de tenir de mauvais discours.Les mauvais discours se tenaient surtout par les jeunes gens qui se réunissaient au fourneau, ce qui explique peut-être la présence du chat dont je vous ai parlé.Tl arrivait aussi je crois que e bon Dieu permettait ces appa- \u2018itions-là pour effrayer les gens et les retenir dans le devoir.Ils avaient besoin de cela peut-être, ils étaient si isolés, si loin des prêtres ! Un samedi soir, le bourgeois des Forges avait organisé un grand bal.Les travailleurs s\u2019y trouvaient presque sans exception.On était sur le dimanche; il n\u2019y avait plus dans les Forges que les deux ou trois hommes nécessaires au fourneau, les portes et les fenêtres étaient fermées et barrées; et chez le bourgeois les danseurs s\u2019en donnaient de leur mieux, au son du violon.Tout-a-coup, les portes et les fenétres des Forges se trouvent mvertes, -etle gros marteau commence à battre boum, boum, boum, comme si l\u2019on eût été en plein lundi.Les deux ou trois personnes restées au fourneau et les plus proches voisins coururent voir ce que c\u2019était.Ils aperçurent un homme qui avait une jambe sous le gros marteau, et qui tournait cette jambe sur un sens et sur l\u2019autre, pendant que le marteau battait, absolument comme on fait d\u2019une barre de fer que l\u2019on veut écrouir.Les flammèches s\u2019échappaient en était impossible de faire mieux Suite à la page 3 e Lunettes, Lorgnons, etc.Tél.Bureau 4496 démon avait pris une espèce SPECIALISTE J.-Ed.Mignault O.O.D.Gradué de Détroit, Phiiadelphie, Montréal et Toronto \u2014 Examen Scientifique de la Vue \u2014 Instruments pour les Sourds III, rue Saint-Joseph QUEBEC (En Haut) Rés.2278%S.12 Voyagez par Eau En voyageant par affaire ou plaisir, allez en bateau \u2014 c\u2019est le moyen réconfortant de voga- ger.= Ligne Montréal-Québec Tous les jours, le dimanche inclus.| = LIGNE QUEBEC-SAGUENAY Deux fois par semaine, les mercredis et samedis, à 8 heures du matin LIGNE MONTREAL-TORONTO Ouverte pour le fret seulement.Le service passager commencera vers * le 22 juin.Pour tout autres renseignements, adressez-vous au bureau de la Canada Steamship Lines, Lintited 148 Rue Dalhousie \u2018 Quebec | LEE EE 5 E-E-E EEE = LE EH ll Brandy, Scotch, Gin, Rhum, Etc.Etc, J'ai encore en mains un assortiment assez considérable de brand scotch, whisky, gin, Irish whisky, whisky canadien, rye, vin blanc he rouge que je vendrai par pas moins de dix gallons ou par cing caiss à des prix raisonnables.© J.-B.-E.LETELLIER - 92, rue Dalhousie - Quebec NEPTUNE INN Geo.LeVal.ée, prop.115, COTE de la MONTAGNE Plan Américain et plan Européen TAUX; 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les portes se rouvrirent et le mar teau recommenga a battre.On courut avertir le bourgeois.Il vint promptement et put tout voir de ses yeux ; il essaya de pénétrer dans les Forges, mais la porte se trouva fermée et le marteau arrêté.Il donna ordre aussitôt de faire cesser la danse.Chacun s\u2019en retourna chez soi bien effrayé, et l\u2019on n\u2019entendit plus rien le reste de la nuit.Il y eut encore un autre fait du même genre.| Les charretiers avaient pour habitude, du moins quelques-uns d\u2019entre eux d\u2019aller chercher un voyage de mine le dimanche au matin; on disait que c\u2019était nécessaire afin qu\u2019il y en eût assez pour alimenter le fourneau pendant toute la journée.Un dimanche, au soleil levant, plusieurs charretiers s\u2019en allaient chercher des charges avec leurs voitures à quatre roues et à deux chevaux.Arrivés au haut de la côte, ils ARGENT A PRETER Rue St-Pierre TEL.1502.J.-Philéas Cantin NOTAIRE Argent à prêter sur hypothèque.Bureau du jour 126 rue St-Pierre.Bureau du soir 1136 rue St-Valier Tél.2719 BUREAU DU; 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et j'ai continué le traitement, dont j'ai pris six autres boîtes.Maintenant, ma santé est excellente, je n\u2019ai plus de douleurs, ni de gonfle- ments\u2014et j\u2019en remercie cordialement *Fruit-a-tives'.\u201d\u201d Mbps.F.GAREAU 50c.la botte, 8 pour $2.50, botte d\u2019essai25c.Chez tous les pharmaciens ou Fruit-a-tives Limited, Ottawa.rencontrent quelqu\u2019un qui reve- le il | avait son chapeau tellement sur, les yeux que personne ne pouvait lui voir le visage.Les charretiers se mirent à l\u2019insulter: \u201cTu t'es levé bien matin; crois que tu as passé la nuit TV) 21 sc à toi je ; en depuis ce temps ils se dépéchè- garouage.Qui es-tu ?donc, vilaine bête !\u201d Le charretier noir ne disait mot; mais arrivé dans la côte, au lieu de faire un demi-cercle pour entrer dans le village, il s\u2019avança tout droit, et disparu dans le précipice.Les charretiers prirent cette vision pour un avertissement, et Réponds [rent plus le samedi et ne furent \u2018jamais obligés de travaille: le l dimanche.Mais ce que tout le monde des | Forges et des environs a entendu, ce que j'ai moi-même entendu mille fois (de mes oreilles, c\u2019est cette voix mystérieuse qu\u2019on a jappelé le BEUGLARD ! Cette voix se faisait entendre tous les | soirs et souvent même pendant le jour; elle semblait venir de quelqu\u2019un qui planait dans l\u2019air.Tantôt elle paraissait s\u2019approcher, tantôt elle s\u2019éloignait ostensiblement, et criait sans cesse :comme un homme en peine: ha- rou! ha-ou ! Il n\u2019est pas un sucrier que le beuglard n\u2019ait fait pâlir cing cents fois dans sa cabane.\\ Mon frère ainé était employé à bûcher à une certaine distance des Forges.Un samedi ils en re- - vint pour recevoir la paye et: | monter de la nourriture; puis- dès le lendemain matin, dimanche, il partait avec deux compagnons pour retourner au chantier.Quant vint l\u2019heure de la messe, les trois jeunes gens ne |pensèrent pas à s\u2019arrêter ni à prier; il continuèrent leur route.Bientôt, cependant, ils commen- :cèrent à entendre le beuglard ; mais comme il paraissait loin, bien loin, et que tous trois l\u2019a- - vaient entendu bien des foisy firent peu d\u2019attention.Au bout d\u2019un-moment, ils s\u2019aperçurent que le beuglard approchait ra- (à continuer) je re! Page 4 CHRONIQUE J'ai voulu me donner des res- souvenirs.Et malgré mon age.sérieux, au risque de faire jaser les commères sur mon équilibre mental, je suis allé \u201caux framboises\u201d.J\u2019ai fait de semblables excursions dans ma tendre jeunesse et j'avoue que ces promades de fruitage me plaisaient assez.Ceux qui ne sont pas ambitieux ne savent pas et ne peuvent pas savoir quel plaisir il y a à remplir en une heure ou deux, des récipients considérables, plats de laiterie, \u201cchaudières de cinq livres\u201d ou.\u201cde dix livres\u201d, et surtout ils ne peuvent pas apprécier la gloire qu\u2019il y a a rapporter à la maison et à poser fière-| ment sur la table de la cuisine le résultat de nos courses: fraises, framboises, poires sauvages, ato- cas, groseilles ou gadelles poilus, bluets(airelles) ou pommes de terre.On considère avec des yeux gloutons cet amas de bonnes choses rouges ou bleues ou brunes, on soupèse, on secoue (pour voir la qualité de la ceuillette ou encore pour voir si les plus beaux morceaux ne sont pas à la surface\u2014truc innocent qu\u2019essaient tous les bambins pour recevoir des compliments.); et vous sentez couler dans vos oreilles le baume des paroles flatteuses; \u201cMais crois-tu que c\u2019est beau, hein ?Et c\u2019est bien ramassé; pas une feuille, pas une graine, pas de bi- bittes ! ! ! Ah.oui, oui c\u2019est pas mal\u201d.Et il faut aussi vous dire que c\u2019est très amusant de courir tous les \u2018tas de roches\u201d, autour desquels poussent de préférence les \u201ccotons\u201d de framboisiers, de parcourir les roches et les cô- teaux de terre sec (le framboisier sauvage n\u2019aime pas l\u2019humidité et cherche les endroits pierreux).x Non, vous autres, les citadins, qui faites de l\u2019automobile ou du tennis à coeur de jour pour secouer vos nerfs, vous ne connaissez pas le sport d\u2019aller aux frui- tages, d\u2019en ramasser avec ambition, et d\u2019en remporter chez vous plein vos vaisseaux.\u2014101:\u2014\u2014 Piquons au plus court.Je suis allé aux framboises, mon chapeau de paille de travers sur l\u2019occiput, seul comme un ermite, et faisant tournoyer ma petite chaudière à bout de bras comme dans mon jeune temps.Je n\u2019ai pas couru longtemps.Les \u201ctas de roches\u201d classiques avaient été visités par les mioches des environs.Je me suis dirigé tout de suite vers un \u201ccran\u201d à peu près inaccessible.J'ai goûté meurtrit les mains et les jambes qui se donne ides tours de reins par douzaines et des courbatures à toutes les \u201ccharniéres\u201d: et j'ai escaladé mon \u201ccran\u201d avec un brio dont je me trouvais seul à être fier, malheureusement.Et je n\u2019ai pas été dégu.Il y avait là-haut une des plus belles talles de framboises qui se puissent voir à.(censuré).Les framboises étaient grosses, surtout celles qui avaient muri a Yombre.Je me suis allongé sur la mousse et les cailloux, et j\u2019ai ramassé longtemps, en prenant mon temps, en savourant le silence, le petit vent léger, la drô-, lerie de ma situation.Les petits fruits rouges coulaient sans effort de leurs \u2018\u201cpitons\u201d dans mes doigts qui avaient retrouvé leur savoir-faire de jadis; et je laissais tomber les poignées juteuses, humides et veloutées dans ma chaudière, sans regander, pour me ménager de temps à autre la surprise de voir mon vaisseau monter sans m\u2019en apercevoir.Je n\u2019ai pas mangé une framboise.Car\u2014c\u2019est connu comme un axi- ôme\u2014celui qui mange les fruita- ges n\u2019en ramasse pas! (Vérité de la Palisse, diront les citadins ?) Non pas.Le sens vérifié de l\u2019axi- ôme, c\u2019est que celui qui se met à manger les fruitages perd son \u201cambition\u201d et de telle façon qu\u2019il n\u2019a plus l\u2019idée de ramasser ensuite).Je savais cela; et cela ne s\u2019oublie pas, quoi qu\u2019on en pense.Or un moment, j'ai senti dégringoler des framboises sur mes jambes allongées, contre lesquelles j\u2019avais accoté ma chaudière.Et j'ai poussé un cri de joie! étonnée: \u201cMon vaisseau est plein !\u201d Alors je me suis levé.J\u2019ai égalisé mes framboises à la surface, j'ai cueilli deux ou trois \u201cjointées\u201d pour faire le comble (car un vaisseau sans un petit comble n\u2019est jamais plein) et je suis parti avec un soupir.Je suis revenu a la maison tranquillement, en faisant atten-' tion, (car rien n\u2019est choquant comme un renversage).Je n\u2019ai rien renversé.Je suis entré tranquillement pour faire un \u201ceffet\u201d.Personne à la maison.J'ai stoiquement allumé ma pipe, j'ai saisi un volume et j\u2019ai attendu.La première de ces dames qui est entrée m\u2019a dit tout uniment: | \u201cPas fatigué trop?\u201d c\u2019est bien ça! que j'attendais ! ! ! Les autres ont manifesté quelque surprise, mais rien d\u2019extraordinaire.En somme, je n\u2019ai pas reçu de compliments ; même on m\u2019a trouvé \u201ccurieux\u201d, d\u2019aller aux
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