Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant, 19 mai 1939, vendredi 19 mai 1939
[" VOL.XI\u2014No.29 Cole Gs Te Marquis Bivilothéenire Bibliotheque de la Hotel du Gouwæ ee eile ae Taide el Liglslature Jo: Qui bene amat, bene castigat LES JAMBES ALLONGENT Quelles jambes ?Celles des mouches, des girafes, des innocentes souris, des lourds hippopotames, des charmants écureils ou des neuveuses hermines ?Vous le savez: nous ne sommes pas un zoo- logue.Ce n\u2019est pas que la zoologie nous échappe complètement, mais la vie étant généralement courte, nous croyons plus sage et plus méritoire de l\u2019employer à nous occuper des humains, c\u2019est-à-dire de cette catégorie de créature la plus intéressante.Ainsi, en dépit de votre bonne volonté, vous ne parvenez pas à découvrir de quelles jambes il s\u2019agit ici?Vraiment, vous n\u2019avez pas beaucoup d\u2019imagination.Nous allons vous faciliter la tâche et vous tirer d\u2019embarras en vous disant tout de suite qu\u2019il s\u2019agit des jambes de nos mères, de nos épouses, de nos fiancées et de nos grandes soeurs et grandes filles, les seules d\u2019entre-les créatures a subir cette \u201cévolution\u2019\u201d, on ne peut plus contraire à l\u2019esthétique, a la morale, à la dignité et à l\u2019hygiène, Donc, la mode est aux jambes longues, voire aux jambes très longues, les plus longues possibles.Donc, encore, les jambes se portent très longues de nos jours.Mais, nous direz-vous, qui a bien pu concevoir une idée pareille ?Les couturiers, les créateurs de modes et les corrupteurs de la société, qui recrutent pour la plupart dans les milieux judéo-maçon- niques, comme il est facile d\u2019en faire la preuve, sont les SEULS à porter la responsabilité de ce \u201cphé- noméne\u2019\u2019, susceptible de révolutionner le monde, d\u2019amener les pauvres femmes de tout âge et de toute condition sociale à courber l\u2019échine devant Dame la Mode et d\u2019imposer à l\u2019humanité docile le goût des moeurs dépravantes, des moeurs avilissantes, des moeurs corruptrices dont les barbares et les paiens de l\u2019Afrique, de l\u2019Océanie et de l\u2019Inde ne manquent jamais de se dépouiller au fur et à mesure que la civilisation, grâce à l'Eglise, les pénètre.Croyez-vous ; ce que ces lanceurs de modes écoeurantes ambi- tionent, c\u2019est de faire servir la femme, voire la femme honnête, ce qui ne laisse pas de nous révolter, à la corruption de la société.S\u2019ils réussissent, la franc-maçonnerie et la juiverie internationale, qui rêvent d\u2019une république universelle dépourvue de TOUT principe religieux et moral, leur sauront gré d\u2019un tel zèle à servir leur fin.C\u2019est le DÉSIR des créateurs de modes, c\u2019est la VOLONTE des lanceurs de jupes courtes, de toilettes transparentes et seyantes, de toilettes qui parviennent difficilement à couvrir le principal, de faire de nos femmes des instruments dociles, donc leurs complices, dans l\u2019oeuvre DIABOLIQU'E, PERVERSE, REYOELTANTE et CRIMINELLE qu\u2019ils poursuivent aver un cynisme qui ne laisse pas de révol- \u2018ter les honnêtes gens et de soulever.la colire des gens bien pensants.~ a Le ~~ Les jambes des femmes canadiennes, que ces jambes soient arquées et décharnées ou non, allongeront, ont décidé les créateurs de modes parisiens, londoniens berli- nois, newyorkais et montréalais, la plupart des Juifs.Demain, ces mêmes créateurs de modes décrè- teront, toujours avec le même cynisme et la même certitude que nos femmes, s\u2019empresseront d\u2019obéir à leurs ordres, que la jupe se terminera à six pouces au-dessus du genou, puis, gprès-demain, à quelques pouces plus haut.De tels ordres parviendront chaque année à la gent féminine, de sorte qu\u2019un jour viendra où la femme, pour être à la page, devra revêtir le costume de la défunte mère Eve.Ne vous récriez pas: des MILLIONS d\u2019hommes et de femmes, soi-disant civilisés, se sont déjà soumis à cette mode.Que voit-on dans les camps de nudistes francais, anglais, berlinois et américains ?Vous voyez de l\u2019imagination dans tout ceci?Vous qui avez dépassé la quarantaine, dites, vous a-t-il jamais été donné, dans votre jeunesse, de voir de vos consoeurs exhiber en public leur peau comme le font avec orgueil nos zoulou- ses canadiennes, voire nos zoulou- ses catholiques ?Non.Et de nos jours, que ne voyez-vous pas ?Ainsi, les moeurs ont évolué dans ce pays que des esprits naïfs voudraient immuniser contre les moeurs barbares et répugnantes des peuples sans foi ni moeurs qui nous imposent, sans que nous protestions du reste, leurs sales moeurs.Laissez le temps poursuivre son oeuvre: demain vous en verrez de belles, voire de très belles, c\u2019est- à-dire de très laides qui vous feront regretter le bon vieux temps où la PUDEUR et la DIGNITE féminines étaient si répandues, étaient en grand honneur chez nous.Vous chères lectrices, qui avez de la conscience, de intelligence, et de la dignité et entendez vous faire respecter; vous toutes qui entendez servir la cause de votre foi et de la morale chrétienne, au milieu d\u2019un monde on ne peut plus avide de sensualisme, vous allez vous défendre contre cette mode GROTESQUE, IMMORALE, PAIENNE et CRIMINELLE des jupes courtes que des GIBIERS de POTENCE tentent une fois de plus de vous imposer: vous aller faire sentir à ces POLISSONS qu\u2019il est encore des femmes qui se respectent et savent à la fois se faire respecter et confondre les sales crapules; vous allez vous ARRACHER avec VIOLENCE à'cette atmosphère de bouges et de lieux raudits qu\u2019on veut à tout prix vous faire respirer; oui, vous allez \u2018faire cela, bien plus, vous allez amener LE PLUS GRAN ) nombre possible de vos -consoe.3 à vous imiter.T1 vous FAUT combattre la mo- \u20ac termes, des jupes courtes qui est contraite Ja morale; à latGignifé et à l\u2019esthétique.: a marées nes.simehaee ser ns amant» tuo?oxic\u201d yen 59 de des jambes longues, en d\u2019autres, \u2014 LE, in Ly i\u201d COMBAT ET DE CRITIQUE Art \u2018ACTION NATIONALE Vendredi, 19 mai 1989 Qui aime bien, châtie bien tr rer ma EE Pour éviter la dictature On vous l\u2019a dit des fois : notre pays est capable d\u2019abriter et de nourrir plusieurs centaines de millions d'individus.Qu\u2019adviendra-t- il de lui si ses \u2018\u2018administrateurs\u201d persistent toujours à tenir en chômage des CENTAINES DE MILLES de ses enfants, si des MILLIONS de ses enfants doivent continuer à s\u2019adresser à l\u2019Etat ou à des oeuvres de charité pour s\u2019arracher à la mort; oui, qu\u2019adviendra- t-il de notre pays s\u2019ils persiste à laisser mourir de faim des milliers de ses enfants au lieu de leurs procurer du travail, de mettre en valeur les richesses naturelles de notre pays, de fournir l\u2019opportunité à nos jeunes gens de fonder des foyers ?Qu\u2019adviendra-t-il de notre pays si nos gouvernants persistent toujours à se moquer du peuple et à le provoquer par leurs abus criants, leurs dépenses folles, leur lâcheté dont la dernière est celle de Fernand Rinfret, par leur tra- Vous rencontrerez de l\u2019opposition :\u201cqu\u2019importe.Il voùs FAUT combattre COUTE QUE COUTE ces CANAILLES qui portent la responsabilité du dévergondage des moeurs, des foyers transformés en véritables enfers, des adultères, des infanticides et de tous ces vices honteux qui sont à la fois la honte et le malheur de notre siècle.Nos braves Canadiennes sont CAPABLES d\u2019un geste aussi HE- ROIQUE, et aussi MERITOIRE : oui, elles en sont capables, C\u2019est à elles, voire à elles SEULES qu\u2019il APPARTIENT de mettre un TERME à cette exploitation éhontée de l\u2019honneur de nos femmes ainsi que de leurs sentiments religieux et de leur vertu dont les MONSTRES, poursuivant une fin inavouable, veulent les dépouiller à jamais.A l\u2019ordre venu des ghettos de l\u2019univers et des loges maçonniques de porter les jambes nues cette année, comme elles le firent il y a quelques années, nos femmes voudront répondre, nous l\u2019espérons du moins, par un NON POSSUMUS catégorique.Pour prouver la sincérité de leurs sentiments, elles lanceront la mode des jambes courtes.Par la, elles feront savoir aux lanceurs de modes ainsi qu\u2019à leurs complices des mondes du commerce et de la presse, qu\u2019il est encore des femmes chez nous qui savent re respecter et sont assez libres et intelligentes pour repousser les modes ECOEU- RANTES que les gens des bas- fonds veulent leur imposer.Il faut À TOUT PRIX que l\u2019honneur, la dignité et la pudeur re- \u2018viennent à l'honneur chez nos fem- mesè tant chez les femmes de la \u201chaute\u201d, qui en affichent le plus révoltant mépris, que chez les femmes du peuple qui, nous ne craignons pas de l\u2019affirmer, comptent parmi les plus intéressantes.Trève, oui, TREVE aüv jambes longues: la.santé morale, religieuse et physique des générations présente et fütgre l'ORDONNENT.LS C.B.hison et leur malhonnêteté ?Ce qu\u2019il adviendra du Canada ?Mais, que peut-il en advenir ?Qu'est-il advenu de l\u2019Italie, de l\u2019Allemagne et de la Russie qui ont connu les mêmes scandales, les mêmes abus, les mêmes provocations, la même licence et la même malhonnêteté que nous ?Si le Tsar de Russie et le roi de l\u2019Italie voire le roi de l\u2019Espagne, Alphonse XIII, s'étaient préoceu- pés devant de servir les intérêts de leurs sujets, Trotsky, Mussolini et Franco auraient-ils jamais déclenché la révolution, communiste fasciste, chez eux ?Si Clémenceau, Wilson et Lloyd Georges avaient pris les moyens pour assurer la subsistance normale des Allemands, Hitler aurait-il lancé ses armées contre Berlin ?Si NOS gouvernants prenaient les moyens pour améliorer la situation où se trouvent la TRES GRANDE MAJORITE des gens de ce pays; s\u2019ils rompaient UNE FOIS POUR TOUTES leur relation avec les accapareurs des richesses qui sont en même temps les exploiteurs du peuple et de généreux souscripteurs à la caisse électorale; si nos gouvernants mettaient un terme ou vols manifestes, aux brigandages éhontés des monopoles; si NOS \u2018gouvernants\u2019 se préoccupaient de donner du travail à ceux qui en demandent, au lieu de les laisser croupir dans leur inactivité; en un mot, si NOS gouvernants prenaient les moyens pour améliorer la situation de cette légion de chômeurs, de jeunes gens sans avenir, de parents abandonnés, au lieu d\u2019employer leur tempsà se lancer réciproquement des injures, à persécuter les petites gens, à tenter l\u2019impossible pour pousser le peuple à la révolte; cette SAGE décision leur éviterait bien des ennuis et servirait les intérêts du pays.Mais, nos gouvernants NE veulent RIEN faire de ce que nous leur suggérons après bien d\u2019autres, sans doute parce que ces suggestions sont à la fois trop sensées et conformes à nos intérêts.Ils préfèrent suivre leur politique actuelle qui est synonyme de vacherie, d\u2019esclavage, de trahison et de lâcheté.Le peuple souffre, le peuple est en proie à la haine, le peuple veut A TOUT PRIX un changement à cette situation que ses gouvernants lui imposent: qu\u2019à cela ne tienne.C\u2019est nous, se disent ces farceurs de politiciens, qui administrons le pays et nous nions le droit à nos commettants de nous dicter notre conduite, voire de dénoncer nos actes et de nous adresser leurs protestations.Que ces hommes politiques prennent garde: leur sottise, leur aberration jouera un jour contre eux et ce sera bien le juste châtiment qu\u2019ils auront mérité.On ne se moque pas en vain du peuple qui entend être administré par des hommes INTECRES, INTELLIGENTS, HONNETES, DEVOUES et PATRIOTES et non pas par des faus- sards, des lâcheurs, tel ce Fernand Rinfret gue sa lâcheté a fait reje- ter le bill Lacroix, où il s'agissait de faire rentrer notre race dans quelques-uns de ses droits, du moins en cette province, où nous formons les quatre-cinquièmes de la population.Le peuple, comme chacun le sait ou, du moins, doit savoir, est MOINS QUE JAMAIS disposé à servir de pantin ou de parias; le peuple en a plein le dos de se faire rire au nez, brener, bafouer et vendre par ses gouvernants Cela va pour un temps de se moquer du peuple, de lui imposer des mesures INSENSEES et CRIMINELLES, de lui donner l\u2019exemple de scandales retentissants comme ceux des vols manifestes des trusts et du pont Jacques-Cartier, de l\u2019exploiter et de le laisser exploiter : ce jeu ne peut durer indéfiniment.L'heure de la revanche n\u2019est généralement pas lente à sonner, On a tenté, en maints pays, de l\u2019éterniser, ce mépris du peuple : aujourd\u2019hui, ces peuples vivent sous la féroce et sanguinaire d\u2019un Staline et d\u2019un Hitler, ainsi que sous la férule de Salazar, de Mussolini, de Kemal Pacha et de Franco.Pous avoir voulu abuser de leur autorité, les gouvernants d\u2019hier de ces pays où sévisent les dictatures, communiste, fasciste ou naziste, ont amené leurs peuples à se dépouiller de leur liberté, le plus cher de tous les droits.Telle est la conséquence LOGIQUE des abus de pouvoir.Et cette loi trouve son écho sous tous les cieux ! Nous ne craignons pas d\u2019affirmer que l\u2019avenir nous réserve cette form de gouvernement où la liberté est bannie.La corruption et la duplicité de nos gouvernants nous auront valu ce funeste résultat.Nous avons connu, en ce pays, les enquêtes des douanes, du charbon, de l\u2019électricité, des textiles et des écarts de prix, de la Beauharnois et combien d\u2019autres qui devaient révolutionner nos moeurs et faire rentrer le peuple dans ces droits en même temps que mettre un terme à ces brigandages éhontés des petites gens par les gens de la finance, opérés sous l'oeil paternel de nos administrateurs.Ces enquêtes ont coûté des MILLIONS au peuple qui devra en acquitter le coût.Il fut prouvé que les gens de la finance, la PLUPART des voleurs, des canailles qui devraient crever sur la paille.Qu\u2019ont fait les autorités jusqu\u2019ici pour donner suite à ces enquêtes, pour mettre un terme à ces brigandages qui furent révélés au cours des enquêtes retentissantes Stevens, Turgeon et Webster ?Les puissances d\u2019argent furent- elles contraintes de cesser leurs rapines ?Et l\u2019on voudrait que le peuple ne se révolte pas, ne condamne pas une lâcheté de ses gouvernants ?Ce sera de la faute de nos politiciens, de ces vils politiciens sans entrailles et sans conscience, s\u2019il arrive jamais à notre pays de se donner un gouvernement faseiste ou communiste, c\u2019est-à-dire un gouvernement qui s\u2019ilentifie avec ceux de Moscou, de Berlin.ou de Suite à la page 8 PAGE DEUX SON Aussitôt le Saint-Laurent libre de glace, un navire lo remontait jusqu\u2019à Mon $ Im flamme arborée au grand mât portait une ancre dans un coeur.C\u2019était le navire de JOHN DE KUYPER & qui apportait la provision de leur fameux gin pour l\u2019été.Une deuxième cargaison arrivait juste avant la fermeture de Ia navigation.pe KUYPER Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directo de JOHN DE KUYPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 252F 10onces 90c 26 onces $2.00 40 cnces $2.80 Le vrai goût de Holiande a toujours distingué ce vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens l'ont toujours préféré depuis plus de cent ans | UNE JOURNEE Tout a été dit déjà sur la simplicité de la vie de Salazar, \u2018\u2018sans prétentions, sans cachettes, sans secrets\u2019, qui aujourd'hui encore semble lui faire diriger les affaires de l\u2019Etat \u2018\u201c\u2018du fond d\u2019une guérite ou d\u2019une cellule de moine\u201d.\u201cJe n\u2019ai qu'un but, confia-t-il à M.Henri Massis, c\u2019est de faire vivre le Portugal habituellement.\u201d Sa vie modeste, discrète, sereine, est un modèle d\u2019habitudes dont le cours rigoureux représente quinze heures de labeurs m-thodiquement réglées.Un horaire rigide lui fera recevoir, chaque matin, à 10 h.30, infailliblement, son chef de cabinet, M.Léal Marques, \u2018\u201cintermédiaire infatigable, courrier méticuleux\u201d, suivi de Da Maria Emilia Fereira, \u201c\u201ccollaboratrice splendide, dactylo étonnante\u201d.Ces éloges sont de Salazar.A chacun de ses principaux collaborateurs, des heures non moins invariables, de la matinée comme de l\u2019après-midi, seront ensuite successivement réservées.La présidence du Conseil n\u2019est plus, dans l\u2019État nouveau, essentiellement politique.Elle est une espèce de seconde présidence de la République où aboutissent les initiatives et les réalisations de cheque ministère, Et je crois comprendre que la forte personnalité de Salazar le porte à préférer comme minishres et collaborateurs des hommes qui savent interpréter et exécuter ses idées et ses pensées, tout à là fois, sans le contrarier par leur indépendance de vues et sans, aussi, l\u2019obliger à une direction qui pourrait être trop effective.Salazar, me dit-on, sait donner des ordres et des leçons claires.Son intelligence, qui est en même temps pénétrante et méticuleuse, sait voir au loin, sans perdre le sens des détails, ce qui lui permet de fixer de grands plans sans les séparer de leurs possibilités de réalisation.Il n\u2019est peut-être pas dans son tempérament de savoir en poursuivre l\u2019exécution.La pourrait être une faiblesse.L\u2019acuité de son sens critique fait, en outre, qu\u2019il jugera toujours rapidement soit une question, soit 1a valeur des travaux qui lui seront présentés ensuite.Mais, se retournant contre lui- méme, ce sens critique fera de Salazar un irrésolu et un mécontent, qui ,peut-étre, jamais n\u2019en viendrait à la réalisation de ses idées, s\u2019il n\u2019y était contraint par la nécessité de la situation qu\u2019il occupe.Ces idées, ces pensées, ces vastes plans, cves réaliations, il lui faudra, poür les ordonner dans son DE SALAZAR esprit, certaines heures de silence qui lui feront fermer la porte d\u2019une retraite jalousement gardée.Car, au cours de ses fiévreuses journées, l\u2019heure du déjeuner elle-même ne le laisse pas seul avec lui-même.Cette heure est, infailliblement, 13 h.30.A 13 h.45, non moins mathématiquement, apparaît le ministre de l'Intérieur qui assiste à la fin du repas de Salazar.A quelqu\u2019un qui lui demandait un jour pourquoi cette heure du repas consacré à son ministre de l\u2019Intérieur : Je vais vous le dire, répondit-il avec son ironie souriante.Lorsque M.le ministre de l\u2019Intérieur apparaît, j'ai déjà eu un quart d\u2019heure de tranquilité, je suis mieux préparé a envisager avec patience tout le rosaire tragique des grandes questions locales, des mille choses, des terribles problèmes de la cité et de la campagne qui assombrissent le bon ciel provincial de notre sainte terre aux beaux paysages.C'est peut-être, malgré l\u2019agréable compagnie de Mle docteur Pais de Souza, la tâche la moins intéressante de mon labeur journalier.C\u2019est pour cette raison que je lui réserve prudemment cette minute optimiste qui accompagne le milieu du repas.Heureusement, M.le ministre de l\u2019intérieur est d\u2019une ponctualité admirable et me laisse toujours cet habituel quart d\u2019heure de préparation politicostomacale.Sans cela, il est probable que pe n\u2019aurais déjà plus la force de résistance voulue.Au repas du soir, à 22 heures, il est une autre convive qui vient s\u2019asseoir à la table du chef du gouvernement portugais C\u2019est une enfant de huit ans, la petite Maria da Conceicao.L\u2019histoire est simple.Un beau jour.Salazar avait percu une voix d\u2019enfant dans sa maison.Il avait appris que cette voix était celle d\u2019une petite fille d\u2019humble famille, soeur de plusieurs soeurs.Une parente de sa cuisinière, qui s\u2019occupait d\u2019elle, ayant dû entrer à l\u2019hôpital, la lui avait confiée.Et Salazar, voulant connaître l\u2019hôte de passage qui lui était donnée, avait fait comparaître la petite fille, tellement intimdée en présence du \u2018\u201c\u2018Senhor Doutor\u201d qu\u2019elle n\u2019avait pu articuler un mot.Mais au bout de quelques jours, la visiteuse était tranquillisée, et ainsi deux semaines s\u2019écoulèrent.Il advint que \u201cMicas\u201d, qui était gaie, devint tout à coup triste et ne mangea plus.FRANC-PARLEUR, QUEBEC.VENDREDI, 19 MAI 1989 \u2014 re \u2014 \u201cQu'\u2019as-tu?Deux grosses larmes, le long de .|ses joues, répondirent à cette interrogation.\u2014 C\u2019est que ma marraine est guérie, dit-elle bientôt dans un sanglot.Elle veut m\u2019emmener et je ne veux plus vous quitter.\u2014 S'il n\u2019y à que cela, petite, ne pleure plus.\u201d Micas était restée, En toute simplicité, le destin de Méaia da Concieçao s'était fixé, : \u2018 * ' Et c'est ainsi que le.: jourfifes de Salazar s\u2019achèvent le plus souvent ên écoutant la voix d\u2019une enfant épeler les chiffres et les nombres, symboles éternels de l\u2019ordre, de la précision, de la rigueur et de la vérité.L\u2019EDUCATEUR Le travail, l\u2019ascétisme auquel Salazar convie le Portugal, il en donne l\u2019exemple.Salazar est avant tout un éducateur, non seulement de par sa quaité de maître de \u2019Université, mais encore de par e sens profond de toutes ses attitudes.Le grand probème est pour ui a formation de vastes élites.Ce qui lui fera dire qu\u2019il est plus urgent de les former que d\u2019apprendre à lire à tout le monde.Il lui faut des dirigeants, techniciens, professeurs, prêtres, chefs d'usines, ouvriers spécialisés.Le chef ne sera autre chose que \u2018\u2018leur guide spirituel\u201d.Son oeuvre politique et sociale conduira tout entière à l\u2019intégration dans le devoir, au courage moral, à l'esprit d\u2019altruisme, à la domination des passions, à l\u2019énergie les volontés, à la constance et à la fermeté du caractère.Tous ses actes de gouvernement seront directement ou indirectement des solutions éducatrices.Par leur pur langage aussi bien que par leurs principes directeurs et leur force convaincante, ses discours seront de grands instruments doctrinaires d'éducation.L'Union nationale sera \u2018\u2018une école de citoyens\u201d, \u2018\u201c\u2018une armée en marche\u201d, ayant comme finalité la formation lente mais sûre de la conscience de la nation.Salazar éduque, éduque toujours.Au service de cette grande pensée constructive, qui a pour but de rallier les esprits à l\u2019ordre nouveau, l\u2019exemple de sa vie, ne faisant qu\u2019un avec son oeuvre, aura peut-être été la plus décisive de ses leçons.Le peuple portugais, Salazar le connaît bien, avec ses qualités comme avec ses défauts, peuple excessivement sentimental, ayant horreur de la discipline, individualiste sans s\u2019en rendre compte, manquant d\u2019esprit de continuité et de ténacité dans l\u2019action, sa propre facilité de compréhension diminuant chez lui la nécessité de l\u2019effort; mais peuple bon, sachant souffrir, docile, hospitalier, travailleur, facile àéduquer, mieux préparé déjà à réagir contre de nouvelles vagues de dépression, plus souvent prompt désormais à répondre par un généreux élan à tout mot d\u2019éclaircissement, tout rapide examen de conscience.Ce peuple portugais sait aujour- d\u2019hui que celui qu\u2019il a surnommé le \u201cdictateur en veston\u201d\u2019 est dénué de toute ambition, qu\u2019il ne voulut habiter longtemps que de silencieuses demeures; que, s\u2019il a consenti, à regret, à venir récemment occuper sa résidence actuelle, ce n\u2019est que pour continuer à y mener sa même vie de savant et de moine; que sontraitement fut long: temps de 4,500 escudos par mois, \u201cqu\u2019s' porte le pouvoir comme un chrétien porte sa croix\u201d.Il n\u2019ignore pas son désintéressement et que, s'étant cassé la jambe dans un escalier du ministère des Finances, il vendit un champ faisant partie de son bien de Santa Comba pour payer les frais de son chirurgien, se refusant à laisser admettre qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un accident survenu au service de l\u2019Etat.M.Gonzague de Reynold a eu raison de l\u2019observer, Salazar est aujourd\u2019hui \u2018un peu comme un Saint-Sacrement dans une cathédrale\u201d, \u2018 Si l\u2019unanimité du Portugal s\u2019est faite autour de lui, c\u2019est peu-êtro plus encore à son autorité morale qu\u2019à son autorité politique qu\u2019il le doit.A tous, au surplus, il entendra dira tagpjours la vérité.e culte du vrai, que déjà il ait à ses élèves du collège a Vie Sacra, est probablement un des traits les plus marquants de Salazar.Les belles conclusions de récentes déclarations en sont l\u2019affirmation nouvelle.Les voici.J\u2019ai tenu à les citer, sans en rien rétrancher : Au-dessus de tout, chaque homme est un esprit et une conscience.Comment ne pas respecter, comment ne pas faire tout ce qui est possible pour défendre, élever, rendre dignes cette conscience et cet esprit ?Problème torturant, en cette vie en commun de l\u2019homme avec la société, que celui de son autonomie mentale et morale avec l\u2019autorité nécessaire à l\u2019Etatjusqu\u2019où doit-on aller, jusqu\u2019où peut-on aller, pour que l\u2019homme ne soit pas diminué, pour que la nation puisse se fortifier et s\u2019a- grantir sans qu\u2019il en souffre et qu\u2019au contraire il en bénéficie ?Pourquoi ne dirais-je pas tout ?La vérité est que je ne pourrais aduler le peuple sans trahir ma conscience.Nous avons constitué un régime populaire, mais non un gouvernement de masses, influencé ou ridigé par elles.Les braves gens qui m\u2019acclament aujourd\u2019hui, entraînés par des passions momentanées, ne pourront-ils pas être ceux qui tenteront de se soulever demain, entraînés par d\u2019autres passions ?Que de fois me suis-je laissé impressionner, émouvoir, par la sincérité claire, indiscutable, de certaines manifestations ! Que de fois me suis-je senti intérieurement déprimé, secoué par le désir presque irrésistible d'aller au peuple, de lui dire ma gratitude, ma tendresse, mais, lorsque je désire le faire, quelque chose me dit : \u201cNe parle pas, arrêté par l\u2019émotion, par l\u2019éphémère, tu sors de toi- même, tu vas promettre aujour- d\u2019hui ce que tu ne pourras pas tenir demain\u201d.Je ne puis mentir, je ne peux commander, je ne peux juger que si j\u2019ai l\u2019autorité voulue pour commander, que lorsque je me sens moi-même.La défense du moi correspond en moi à la propre défense de la vérité.Si j'étais entraîné par des influences passagères, si mes attitudes ou mes paroles étaient esclaves de l\u2019enthousiasme des multitudes ou simplement de mes amis, je ne serais plus moi-même.Et alors, il ne serait même pas honnête que pe continue à gouverner.Mieux que toute analyse, un si noble langage permet de com- prendre Salazar.Dens toute sa sincérité et jusque dens certaines de ses hésitations, il dépeiñt l\u2019homme et son caractère.VERITE ET LEGENDE Dans cette même interview, M.Antonio Ferro a raconté un trait charmant.Au chauffeur qui les avait conduits, lui et Salazar, du quartier social de Arco do Cego à Belem et à Ajuda, le chef du gouvernement, révélant, comme malgré lui, par ces interpellations sa tendresse pour le peuple portugais, n\u2019avait cessé de dire à tout instant : \u201cAttention à cette femme avec son enfant dans ses bras .pre- - nez garde a ce vieillard., arré- tez la voiture., laissez passer ces petits.\u201d A la fin de la journée, Antonio Ferro propose a Salazar de monter au château Sâo Jorge qui, fièrement, domine la dernière des collines de Lisbonne.Un silance presque timide, n\u2019ayant rien d\u2019hostile, avait répondu à sa proposition.\u201cJe dois vous avoir causé beaucoup de fatigue, avait conclu M.Antonio Ferro, il est l\u2019heure d\u2019aller diner.\u2014 Non, non, là n\u2019est pas la question.Silence, cette fois, de M.Antonio Ferro\u2014 Il existe une caserne au château Sâo Jorge\u2014 Je le sais, mais je ne saisis pas.Et Salazar, textuzllement : \u2014 C\u2019est qu\u2019il n'est pas facile d\u2019y pénétrer.\u2014 Excusez moi, mais n\u2019oubliez- vour pas que vous êtes président du Conseil et ministre de la Guerre ?\u2014 Et bien, oui.mais il est nécessaire de fournir des explications, de dire qui je suis.Enfin, allons-y.\u201d Et Salazar et Antonio Ferro avaient gravi la rampe qui conduit au château Sâo Jorge.Arrivé devant la grille du quartier, non pas fièrement, au pas cadencé, le regard impérieux, mais modeste, simple, comme tout autre visiteur curieux, Salazar s'était adressé au chef de poste.\u201cPeut-on visiter le quartier ?\u201d La réponse avait été un grand cri : \u201cAux armes !\u201d Et, tandis que les soldats se précipitaient pour présenter les honneurs militaires à ce monsieur en costume gris qui, sans prétention, les saluait de son bourgeois chapeau mou, l'officier du jour était accouru et, au garde à vous, les talons points : (Suite à la page 3) FRANC-PARLEUR est publié par l'Office Québecoise de Publicité ,60 rue St-Louis, à Québec, et imprimé par l\u2019Imprimerie Provinciale, Enr, 445 rue St Vallier, Québec.La Maison de Confiance TEINTURE \u2014 PRESSAGE \u2014 NETTOYAGE La Teinturerie Française 565 rue Saint-Jean Tél.: 4-4686 42, Chemin Ste-Foy, ADELARD & GUSTAVE LEPINE EMBAUMEURS DIPLOMES et DIRECTEURS DE FUNERAILLES ENRG.Tél.: 2-2656 UNE JOURNEE d\u2019un être à la fois simple et com- DE SALAZAR (suite de la page 2) \u201cPuis-je faire sonner \u201cA vos rangs\u201d, Monsieur le ministre ?Et Salazar, avec un sourire de vidtime : \u2014 Si cela doit étre!.\u201d A beaucoup de traits qui révèlent des côtés très attachants de | masque.Salazar, un mélange de réserve, bonté, de timidité, de bonhomia, | harmonieuse de celui qui a dit: s'ajoutent ençore d\u2019autres aspects | \u201cIl faut étudier dans le doute et divers que certaines conversations | réaliser dans la foi\u201d, et dont le ca- devaient m\u2019aider à mieux saisir.FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 19 MAI 1939 pliqué, terrien qui est un aristocrate, dans le sens le meilleur, tel qu\u2019Athènes l\u2019entendait, le premier d\u2019une élite, Ils expliquent le légende qui s\u2019est formée autour de Salazar, légende qui n\u2019a voulu voir que les apparences et a fait de lui un être froid, distant, inaccessible.La légende s\u2019en est tenue au La réalité découvre des côtés multiples de la personnalité ractère dominant est peut-être, à près de l\u2019Ajmas.La colonne Saro, à laquelle Franco était attaché spécialement comme colonel en chef, rencontra toutes sortes de difficultés au cours des diverses opérations, surtout lors de la prise du Gurugu et du Monte de las Palomas.Par trois fois, Franco demanda la permission de changer les plans précédemment établis par l'état-major.Le Général Saro consulta le Général Sanjurjo, qui, à chaque observation, approuva l\u2019nitiative de Franco.\u2018Les opérations furent très brillantes, au penon de Alhucemas, sur la rive, vers Ajdir, qui était le J\u2019avais tenu notamment a aller surprendre dans sa retraite d\u2019Alcaravela \u2014 que domine Abrantès et son château dressé sur le Tage \u2014 le docteur Serras et Silva, ancien professeur à la Faculté de mé- decien de Coïmbra, ancien directeur général de la Santé scolaire, chez qui, m\u2019avait-on dit, au temps où ils étaient étudiants, Salazar et Manuel Gonzalves Cerejeira allaient beaucoup.Il m\u2019avait parlé de l\u2019influence capitale, à son avis, qu\u2019avaient exercée sur Salazar Demolins et (à suivre) (suite à la page tout prendre, une riche complexité | refuge d\u2019Abd-El-Krim, et où Franqui semble vouloir se laisser devi- | co entra le premier avec sa colon- ner au moment même où elle per-| ne.met le plus difficilement de la dé- | appliqué la manière qui lui était finir.Ici aussi, le \u201cCaudillo\u201d avait chère entre toutes, celle qu\u2019il a employée en Espagne et que Pétain connaissait bien.L'ensemble LE MARECHAL PETAIN 350 te mn, =, vi ET FRANCISCO FRANCO nomie de ses soldats est une ques- L\u2019éco- 4) tion essentielle pour lui comme espagnoles, soutenues par divers | pour notre maréchal.bâtiments de guerre français.Le Général Sanjurjo, qui trouva la |l\u2019ambassadeur de France n\u2019ont pas mort si tragiquement à Lisbone, | été en contact permanent au Ma- Si le maître de l'Espagne et l\u2019école de Le Play, et avait déve-| dans un accident d\u2019avion, comman- loppé des vues profondes sur une | dait l\u2019expédition, aidé du Général réforme plus complète de l\u2019ensei- | Sarognement qui reste à faire, estime- | pes, qui faisaient partie des avant- Franco conduisait les trou- roe, ils eurent l\u2019un et l\u2019autre la même méthode de guerre, la même compréhension du problème et le même souci de la vie de leurs les attirent, et cette similitude de conception et d\u2019exécution en fait deux esprits confraternels, faits pour se comprendre, pour s\u2019entendre et collaborer efficacement.La nomination du Maréchal Pétain, à Burgos, est un des gestes les plus heureux qu\u2019ait eus le gouvernement français.Avec un tel représentant, aucune faute psychologique et tactique ne saurait être commise.L\u2019expérience du passé peut donner pleine confiance dans l'avenir.Esther VAN LOO (La Grande Revue) LE ministére des Travaux publics recevra jusqu\u2019à midi (heure avancée), le vendredi 2 juin 1939, des soumissions pour la construction d\u2019un prolongement à l\u2019ouvrage de protection de La Baie-Saint-Paul, comté de Charlevoix, P.Q., lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots: \u2018\u2018Soumission pour prolongement à l\u2019ouvrage de protection, Baie-Saint- Paul, P.Q.\u201d.On peut prendre connaissance des plans, du blanc de contrat et PAGE TROIS Travaux publics, à Ottawa, de l\u2019ingénieur régional, édifice du bureau de poste, Québec, P.Q., ainsi qu\u2019au bureau de poste de La Baie-Saint- Paul, P.Q.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront faites sur la formule fournie par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipulées Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de la soumission, fait à l\u2019ordre du ministre des Travaux publics et visé par une banque à charte canadienne, doit accompagner chaque soumission On acceptera aussi comme cautionnement des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la Cie du chemin de fer Canadien-National et de ses compagnies constituantes, garantis sans condition par le Dominion du Canada quant au principal et à l\u2019intérêt, ou les bons susdits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance REMARQUE.\u2014 Le ministère fournira les bleus et le devis de l'ouvrage sur réception d\u2019un dépôt au montant de $10.00, sous forme d\u2019un chèque de banque visé fait payable à l\u2019ordre du ministre des Travaux publics.Ce dépôt sera remis au déposant dès que lesdits bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit faite pas plus tard qu\u2019un mois après la date fixée pour la réception des soumissions.Sj les bleus et le devis ne sont pas remis au mi- nitère dans ce délai, le dépôt sera confiisqué.Par ordre, J.M.SOMERVILLE, Secrétairet-il, en Portugal.\u201cJe veux aussi vous raconter une anecdote, me dit-il.Salazar venait d\u2019être nommé ministre.A une représentation thétrale où il avait accepté de se rendre, il avait été contraint de se montrer sur la scène.Et là, un étudiant avait jeté sur ses épaules une cape.Ne semblant même pas remarquer les acclamations de la foule qui vers lui montaient, il promenait lentement ses mains blanches le long de la cape dont on venait de le revêtir.Simplement à ceux qui l\u2019entouraient, d\u2019une voix basse, comme penché sur ses souvenirs, il avait dit: \u201c\u2018Cette cape est d\u2019un tissu des plus fins, nous étions jadis moin riches.\u201d C\u2019est qu\u2019en définitive la possession de soi, la simplicité, l\u2019ironie, la modestie, l\u2019esprit d\u2019observation, la tendance à écouter et à se taire, le repliement sur soi-même sont autant d\u2019aspects très variés Pour éviter la dictature (suite de la page 1) Rome où les hommes sont la chose de l\u2019Etat.Ce qui se produira alors sera la conséquence LOGIQUE de la trahison de nos chefs actuels qui n'auront RIEN fait pour défendre les intérêts du peuple et, d\u2019autres part, auront tout fait pour servir les intérêts des exploiteurs du pauvre peuple.Est-ce bien là votre désir de voir jamais un gouvernement diec- tatorial, communiste ou fasciste, administrer le pays ?Si non, ef- forcez-vous de bouter dehors ces lâches, ces traîtres et ces goujats, qui s\u2019emploient par tous les mo yens imaginables à chloroformer nos gens afin d\u2019en tirer le meilleur parti possible pour le parti dont ils sont la chose et ses amis.Notre pays se DOIT de se débarrasser A JAMAIS de cette valetaille qui ne s\u2019occupe aucunement des intéréts de ses commettants et s\u2019emploie de toutes leurs forces, nous voulons croire inconsciemment, ce qui ne les excuse pas à donner à ce pays un gouvernement totalitaire, un gouvernement d\u2019où la liberté sera bannie.Le gouvernement des \u2018fins discoureurs\u201d, des fins coulissiers, des scheemers émérités, des flagorneurs répougnants et des protecteurs des trusts, c\u2019est-à-dire des exploiteurs du peuple A ASSEZ DURE.S8'l répugne à cette population de tomber sous la férule d\u2019un Hitler, d\u2019un Mussolini ou d\u2019un Staline canadien, il lui IMPORTE de se débarrasser AU PLUS TOT de ces gens qui sont en train de l\u2019y conduire, de lui donner cette forme de gouvernement, tant répu- iée par les honnétes gens, les gens avides de liberté.gardes, rôle qu\u2019il avait déjà assumé lors de l\u2019attaque C.B.troupes.Des plans identiques et de Xauen,de qualité pareille les attiraient.du devis, et se procurer la formule | Ministère des Travaux publics, de soumission aux bureaux de l\u2019in- ; 9 génieur en chef du ministère des | Mai 19-26.Ottawa, le 15 mai 1939._\u2014z\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014m\u2014mæÆæ\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 FAITES des EPARGNES Chez MORISSET & FRERE MODIQUES ! de $25.00 a $75-00 00 WILLYS sedan.; sa5 2 FALCON KNIGHT coac 35-50 CHEVROLET truck.5-00 | PONTIAC coach 29.40-00 NASH sedan 29.\u202600.50-99 DODGE sedan 28.+.65.0 CHRYSLER coupé Be 15.00 DODGE senior .29.15.00 h 28.ves 00 ESSEX OLET truck 29.75 Pontiac sedan CHE $75.00 à $100.0 > vo modèle e e J upé.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.0 NA SE DD sedan 30.\u201d° 20 DURANT coupé 31.ap FORD coach SO.20.00 PONTIAC 29, sm 120.00 X coach 27.ceseesess ee ES EVROLET 30.vase 100 °° G.M.D.truck 1 tonne.100.de $100 à $150.90 5.00 FORD coupé FV.0000000r 125: 00 STUDEBAKER 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IMORISSETOSS 337, Prince-Edouard (angle Caron) PARC : boul.Charest (angle Caron) TON FRERES TEL.: 7158 PAGE QUATRE FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 19 MAI 1939 POINTES SECHES En dépit de la guetre civile la population de l\u2019Espagne a augmenté d\u2019un million depuis neuf ans.\u2014 (me Le sénateur Meighen dit que le Canada n\u2019a pas assez de défenses pour arrêter un raid sur un poulailler.-\u2014_\u2014\u2014 Le Parlement a siégé, la semaine dernière, de 11 heures du matin à 11 heures du soir.Mais là-dessus il faut déduire deux heures pour le goûter et deux heures pour le dîner.\u2014 Les savants nous disent que le carbone 18 prolonge la vie, mais qu'il l'uranium 235 peut détruire l\u2019humanité.\u2014( En soulageant la misère vous éloïgnez d'autant les chances des profiteurs de la guerre.\u20140- En fin de compte il y a peu de différence.pour plusieurs, entre le mariage et le.mirage.\u20140\u2014 Quand le discours de Hitler ne souffle pas sur le.feu, on dit qu'il est devenu conciliant.\u20140\u2014 Que choisissez-vous ?Un catalogue de graines de semences, ou un dépliant touristique ?\u20140 Ce qui est le plus décourageant ce n'est pas de constater que le monde s\u2019envenime, mais que les doctrines ne s\u2019accordent pas.\u20140\u2014 L'amour à première vue sauve souvent des déboires, pour le moins du temps.\u20140\u2014 Les pluies de mai font sortir les pissenlits de leur hiverne- ment.\u2014_\u2014\u2014 La plus grosse nouvelle que nous attendons : un poisson doré que a avalé un universitaire.\u20140\u2014 Les dépêches nous ont appris que Mussolini a reçu les officiers allemands au milieu d\u2019une revue Savez-vous qu\u2019en Allemagne vous seriez arrêté si vous pré- chiez la paix ?com Qe Naturellement, les Irlandais n\u2019ont pas besoin d\u2019être conscrits pour se battre.\u2014_\u2014\u2014 Savez-vous que Valera lance sur UUlster un regard semblable a celui que Hitler dirige sur Dantzig ?\u2014\u2014 Dans tous les cas, voyez à vous faire assez d\u2019amis pour vous enterrer.\u20140\u2014 Quand vous arrivez au bout de votre corde, faites un noeud et accrochez-vous y.\u2014 prevu Le seul endroit propice pour des mots durs, c\u2019est dans le dictionnaire de l'argot.\u2014f Yen Mariez-vous jeunes.Cela em- péchera les coups de Klaxon aux portes de vos belles.\u2014\u2014 Pourquoi voler des baisers ?Nous connaissons de nombreuses fifilles qui vous en prêteront.\u2014_\u2014\u2014 Qu\u2019en pensez-vous ?Il serait peut-être moins couteux si nous avions une.vraie guerre.0 Le sénateur Ellender prétend qu\u2019une belle hanche vaut mieux que la sténographie.Vous vous trompez, sénateur; aujourd\u2019hui ce sont des beaux genoux.\u2014{-\u2014 La Russie est un bon contre poids dans la balance de la pair en Europe.\u2014C\u2014 L'histoire nous apprend que la force brutale finit toujours par s\u2019ébrècher immitoyablement.\u2014 Ces jeunes gens, tête nue, aux cheveux flottants, ressemblent quelques fois à des échappés de PTISOR.\u2014\u2014 Nous aimerions savoir ce qu'une vache pense de toutes ces militaire.Est-ce une menace ou une promesse ?espèces de chansons de \u201ccowboys\u201d ?L\u2019ENFFR DES \u201cTCHECA\u201d DE MADRID UNE VISITE SUR LES LIEUX PAR UN JOURNALISTE La vérité sur ce que la vie a été sous le régime des rouges en Espagne se fait abondante Depuis que Franco est devenu maître de l\u2019Espagne, la grande presse internationale s\u2019est tue.Ce n\u2019est pas qu\u2019elle manque d\u2019aliments, Les nouvelles les plus impressionnantes sortent de l\u2019Espagne.Ce sont celles qui rétablissent la vérité sur le régime \u2018\u2018rouge\u2019 dans ce malheureué pays.Un journaliste français, M.Guy Mounereau, est allé faire un tour en Espagne pour voir de ses yeux ce qui s\u2019est passé.Voici ce qu\u2019il raconte dans le Temps de Paris.Je suis allé visiter une des principales tcheka de Madrid, car il en existe plusieurs.Cette tcheka est située 12, Calle Sanlorenzo.L\u2019adresse m\u2019en avait été donnée, cette nuit, dans le sinistre quartier Lavapies, par un phalangiste sorti le matin même de cette prison affreuse Ici, rien de comparable comme pittoresque lugubre aux tchekas barcelonaises, mais les supplices subis se valaient Dans cet ancien couvent de religieuses, d\u2019aspect encore noble, on préparait la mort des prisonniers politiques avec un a teur et d\u2019un sadisme ineroyables.Les lieutenants de requétes Antonio Vidal et Fernandez Divan qui m'ont reçu, étaient encore prisonniers dans cette tcheka madrilène hier matin à 10 heures.À ce moment, les phalangistes ont brisé les portes des cellules et sont sortis dans la rue, ils ont appelé leurs amis et pris possession de la prison.Elle contenait, outre des condamnés politiques, de dangereux condamnés de droit commun.En vingt-quatre heures, les prisonniers sont devenus geôliers.Il existait deux supplices, celui d'hiver et celui d\u2019été, extrêmement simples, mais d\u2019une cruauté que je ne croirais pas si je n\u2019avais entendu vingt témoignages concordants des prisonniers phalangistes encore soumis hier matin à ces traitements diaboliques.Le lieutenant Vidal me fait descendre dans un sous-sol très humide, malgré le grand soleil.LA, se trouve la salle de bain qui servait au supplice d\u2019été et d\u2019hiver.En été, les phalangistes prisonniers étaient placés nus dans le patio durant plusieurs heures au grand soleil.Quand ils étaient en compléte transpiration, on les amenait dans la salle de bains ol on établissait des courants d\u2019air glacés.Mon guide, \u2018qui avait subi cet horrible traitement 1\u2019été dernier, m\u2019en parlait avec effroi.En ratfigement de cruayté d'upe len- hiver, les bourreaux de la prison obligeaient les détenus à prendre des bains d\u2019eau glacée durant trois ou quatre heures sans bouger.Un raffinement consistait, quand ils n'étaient pas évanouis, à les exposer nus aux intempéries dans le patio, durant parfois une nuit, Au supplice du bain forcé s\u2019ajoutait le supplice de la douche forcée, dans les mêmes conditions.Autre intervention : certains prisonniers politiques punis recevaient par les vasistas de leur cellule des seaux d\u2019eau sur la tête, selon la fantaisie du geôlier.A cette hydrothérapie hivernale, s\u2019ajoutait, en été, le supplice du soleil : \u2018\u2018Les détenus, nous dit le lieutenant Vidal, qui nous montre les lieux étaient placés dans cet étroit couloir aux murs blancs.Un des côtés est formé de verrières à travers lesquelles, comme à travers des loupes, le soleil se réfléchissait sur les parois du mur, brilant les prisonniers\u2019\u2019.Je lis cette inscription gravée sur le mur : En face est le paradis\u201d.Ce paradis de quelques mètres servait à loger une trentaine de détenus, mais à l\u2019abri du soleil.Sur les murs, de nombreuses inscriptions faites par les détenus.En voici une, qui rappelle l\u2019anthologie grecque : \u201cJe suis arrivé ici fort et jeune Je quitte cet enfer avec les cheveux blancs\u201d.On lit aussi de nombreuses poésies et imprécations gravées sur les parois.Le lieutenant Vidal me montre des cellules de punition constituées par des placards de 40 centimètres de profondeur sur 2 mètres de hauteurs, fermées par des portes de fer.Ce sont de véritables cercueils verticaux.Les prisonniers qui ne voulaient pas révéler leur identité étaient placés dans le placard jusqu\u2019à l\u2019aveu.Brusquement, le lieutenant Vidal ouvre une pièce.Des hommes sont là, debout, 20 officiers rouges arrêtés ce matin.\u201cPresque tous, dit Vidal, sont des criminels de droit commun\u2019.Ils attendent d\u2019être interrogés dans la salle voisine par un juge militaire.A notre entrée, ils lèvent ensemblent le bras droit, saluent à la franquiste et crient: \u2018\u2018Arriba Espana\u201d.Leur conversation semble tartive.On me montre une salle sans air où vivaient dans l\u2019obseurité une vingtaine d\u2019hommes et le femmes pendant des semaines.Voici des fichiers où les communistes tenaient la liste des phalangistes de la cinquième colonne dont la plupart avaient échappé aux recherches et qui, hier, avant l\u2019arrivée des troupes de Franco ont occupé Madrid, \u201cIl y a ici, dit Vidal, une dizaine d\u2019autres Tchekas.La plus terrible est celle de la calle Guindalera, où j'ai été enfermé.Elle comporte une cellule de quatre métres sur cinq, où 16 hommes et femmes ont été enfermés, sans air renouvelé, sans lumière, pendant 26 jours.La vapeur de la respiration se condensait et retombait en gouttes, à la longue, sur les prisonniers.Dans cette chambre horrible furent enfermés la fille du marquis Ujena, le marquis Lorenzana, la marquise Falguera, ete.\u201d Ai-je besoin de vous dire avec quel soulagement j\u2019ai retrouvé le soleil et l\u2019air printannier.QUELQUES TEXTES DE PEGUY A MEDITER \u201cJ1 y a quelque chose de pire que d\u2019avoir une mauvaise pensée.C\u2019est d\u2019avoir une pensée toute faite.Il y a quelque chose de pire que d\u2019avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme, Il y a quelque chose de pire que d\u2019avoir une âme perverse.C\u2019est d\u2019avoir une-âme habituée.\u201d | an \u201cLe temporel garde constamment et commande constamment le spirituel.Le spirituel est çons- tamment couché dans le lit de cangp du temporel\" » En 1920, l\u2019accès de Xauen était impossible.Un aviateur espagnol, survolant la montagne, avait découvert la ville, et presque tout de suite, elle fut occupée par les troupes que conduisaient le Général Berenguer et Franco, Les soldats espagnols, venus de Tétouan et de Xauen, purent se joindre a ceux de Melilla, entre la ville sainte et la Méditerranée, mais cette réunion ne dura point.En 1921, arriva la défaite sanglante, provoquée par la poussée des soldats d\u2019Abd-El-Krim.Ce fut le calvaire de l\u2019Amiral.La révolte se propagea et atteignit le voisinage de Tétouan.C\u2019est alors que Primo de Rivera prit l'initiative de la fameuse retraite de Xauen, qui coûta fort cher à l\u2019Espagne et qui fut hautement blâmée dans la péninsule.Franco est de toutes les attaques, de tous les combats.Grâce à sa claivoyance, à sa méthode qui économisait le matériel humain, il put réussir beaucoup d\u2019opérations où d\u2019autres auraient laissé presque toutes leurs troupes.Cette débâcle fit néanmoins 8,000 victimes, morts, blessés et prisonniers compris.Après l\u2019abandon de Xauen, les Riffains sont maîtres du Riff et des Djebala.Adb-El-Krim se tourne alors contre la France et menace toute la région qui s\u2019étend jusqu\u2019aux portes de Fez.On a dit que Primo de Rivera avait conçu la retraite de Xauen pour faire comprendre à notre pays qu\u2019il était de toute nécessité, pour lui, de coopérer avec l\u2019Espagne dans ses efforts qui tendaient à réprimer la rébellion des indigènes, menée par leur chef retouta- ble, dont le repaire était à Ajdir.Ces allégations sont-elles exactes?On ne sait au juste.A tort ou à raison, Primo de Rivera avait certains griefs contre le Maréchal Lyautey.Mais, au-dessus de ces querelles personnelles, l\u2019intérêt des deux pays commandait qu\u2019ils se missent d\u2019accord.C\u2019est alors que le Maréchal Pétain recut la mission d\u2019aller au Maroc, mission aussi temporaire et aussi extraordinaire que celle qu\u2019il va accomplir aujourd\u2019hui en Espagne, au point de vue diplomatique.Nous sommes en 1925.Pétain alla à Fez et sur le front.Il put, en plein accord avec le Maréchal Lyautey, procéder à la délicate délimitation des pouvoirs entre la résidence générale et le haut commandement.Le Maréchal Lyautey conserva son autorité générale sur le protectorat, où il représentait le gouvernement.Le Général Naulin eut la complète indépendancé et les responsabilités en ce-qui concernait les opérations et le travail politique dans la zone de guerre, Le Maréchal Pétain a également efectué la réorganisation des états- majors et préparé avec le Général Naulin le plan des opérations.Dans cet ensemble, toutes les précautions furent prises pour que celes-ci fussent le moins coûteuses qu\u2019il est possible pour les troupes, tout en restant énergiques et d\u2019une prompte efficacité.Au cours de cette mission, le Maréchal Pétain se rencontra souvent avec Primo de Rivera.L\u2019un était établi à Rabat, l\u2019autre à Tétouan, et entre les deux villes, les allées et venues furent continuelles pendant tout le temps des opérations.L\u2019entente entre les deux hommes fut parfaite.Le Français ne s\u2019imposa jamais à l\u2019Espagnol.Il servait son pays propre et celui de son partenaire.Cette amitié dura jusqu\u2019à la mort de Primo de Rivera.Lorsque Pétain passa par Madrid, il fut décoré par Alphonse XIII en présence du dictateur.En 1980, commença l\u2019exil de Primo de Rivera à Paris.Le Maréchal Pétain le reçut;d\u2019une façon émouvante, l\u2019assis- ta l'exyugens partogt l'epysloppa Fe LE MARECHAL PETAIN ET FRANCISCO FRANCO (suite et fin) d'une sollicitude charmante.C\u2019est encore lui qui obtint du gouvernement français après la mort de l\u2019ancien Premier ibérique, qu\u2019on accordât les honneurs militaires à sa dépouille, ceux que l\u2019on réserve à un maréchal.Pétain alla lui- même jusqu\u2019à la gare d\u2019Austerlitz pour faire un dernier adieu à son compagnon d\u2019armes et à son ami.Ce geste affectueux, n\u2019a jamais été oublié en Espagne.Il a profondément ému les coeurs de là- bas, Dès que le maréchal Pétain avait débarqué à Rabat, en qualité d\u2019inspecteur de l\u2019Armée du Maroc, et après avoir étudié ia situation sur place, il avait conclu, tout comme Primo de Rivera, que pour résoudre définitivement le problème du Riff, il était de toute nécessité de faire une action commune avec l\u2019Espagne.D\u2019accord avec le général Primo de Rivera, qui n\u2019était pas encore maréchal à cette époque, il établit un plan de campagne, qui compre- sait une suite d'opérations, dont une de toute première importance, la principale peut-on dire: le débarquement dans la baie de Alhucemas, La était le point névralgique de la région septentrionale.Du côté français comme du côté espagnol, la possession de Beni-Ur- riaguel était considérée comme indispensable à la pacification du Maroc.Depuis 1911, ce débarquement hantait tous ceux qui essayaient de résoudre le problème africain.Francisco Franco y avait pensé comme beaucoup d\u2019autres, Il écrivit dans son Journal d\u2019un bataïllon, en 1922 : \u201c\u2018Alhucemas est le foyer de la rebellion.C\u2019est le chemin de Fez, la sortie de la Méditerranée, et là est la clef de nos préoccupations.Elles se termineront le jour où nous aurons pris pied dans cette baie.\u201d Pendant son séjour à Tétouan, le Président du Directoire, Primo de Rivera, revint souvent sur la question.La conquête de Alhucemas lui parut d\u2019abord, ainsi qu\u2019à beaucoup de personnes de son entourage, impossible à réaliser, dangereuse, pleine d\u2019imprévus à cause du terrain où la bataille devrait se livrer! Peu à peu, son opinion changea.D\u2019hésitant, il devint convaincu, enthousiaste et bientôt il fut pris d\u2019une foi aveugle dans le succès.Le miracle fut l\u2019oeuvre de deux hommes: Du maréchal Pétain et de Francisco Franco.Le Français fut inébranlable dans sa tranquille assurance.C\u2019était là, et non ailleurs, qu\u2019il fallait porter le coup décisif.Avec son tact exquis, il amena Primo de Rivera à penser comme lui.De plus, dans les conversations qu\u2019eut le général espagnol avec Franco, qui était du même avis que le maréchal Pétain, le premier se rendit bientôt compte qu\u2019ils avaient raison tous les deux.On parlait bien, futour de lui, du désastre des Anglais aux Dardanelles, mais Franco avait la foi.Pour lui le succès était mathématique.Il connaissait admirablement le terrain, terrain si difficile, et ce qu\u2019on en pouvait tirer.Dans un entretien qu\u2019il eut avec Primo de Rivera, il lui dit: \u201cLe pays, mon Général, ne nous pardonnera pas si nous ne mettons pas fin à la question du Maroc.La clef du problème est à Alhucemas.Si vous, mon Général, vous ne la réalisez pas, un autre la réalisera, parce que le débarquement n'est pas seulement possible, il est indispensable, et vous perdrez le bénéfice d\u2019un succès que vous avez sous la main pour le bien de l\u2019Espagne.\u201d En 1925 eurent lieu l\u2019offensive de Taza par les nôtres et le débarquement à Alhucemas des troupes (Suite à ls page-8) "]
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