Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant, 10 novembre 1939, vendredi 10 novembre 1939
[" 1 0 re Sve CN te ROSE FT mm TTY .; VOL.XII\u2014No.8 * - Qui bene amat, bene castigat NECESSITE DE LA CULTURE 1 = QUE Dans notre système d\u2019éducation,\u2014écist encore le général Weygand, \u2014l\u2019acquisition par la masse de la santé et de la vigueur physique.est perdue de vue.A l\u2019âge de la croissance et de la puberté, les enfants, les adolescents passent leur journée assis dans des locaux souvent mal éclairés, et courbés sur leurs livres ou leurs cahiers.Aussi de bons esprits envisagent-ils une réforme radicale: toutes les matinées de la semaine seraient consacrées aux classes assises, la presque totalité des après-midi étant réservée à l\u2019éducation physique et à des classes de l\u2019extérieur.Est-il déraison- \u201c nable de rêver à la portée de chaque école, ou de chaque division pour un grand établissement, un terrain de jeu et d\u2019entrainement vaste et bien aménagé ?* C'est là, comme l\u2019on a fort bien dit (une révolution nécessaire).Pour l\u2019aider à l\u2019accomplir, l\u2019éducation physique devrait avoir sa large part dans les centaines de millions consacrés aux grands travaux.L\u2019éducation physique de notre jeunesse est un outillage national au premier chef.LS Il est, enfin, une partie de l'éducation qui se rapporte aux soins extérieurs et n\u2019a cependant rien de frivole, je veux parler de la tenue.Tenue de la personne et du vêtment d'abord: propreté du corps et correction de l\u2019habit; elle s'accorde avec la plus grande simplicité, elle est un respect de soi-même et de ceux avec qui l\u2019on vit.Tenue dans l'attitude et les manières ensuite: notre époque de mains dans les poches et de mufflerie s\u2019accomode d\u2019un laisser-aller et d\u2019un débraillé caractéristiques.Il est grand temps de revenir à l\u2019ancienne et réputée courtoisie française, _ Culture physique, de même que tenue s'imposent à nos adolescents.Nul pédagogue canadien-français n\u2019oserait contredire aux sages conseils du général Weygand, extraits de Conférencia, 11 janvier 1936.Louis LEGRIS.EDUCATION ET INSTRUCTION / Du général Weygand, ces quelques citations extraites d\u2019une conférence sur 'important sujet de I'éducaltion et instruction (Voir Conferencia, 11 janvier 1936).1\u2014Il y a dans notre monde moderne une sorte de voile opaque tissé de petites passions et de grandes illusions, sincére ou non, qui isole de la réalité la vie des sociétés et 'éducation des individus.Aussi en est-on arrivé à l\u2019absurbe: moins on a de ressources et plus \u2018on; les gaspille; l\u2019abondance des biens de la terre est devenue une calamité économique; l\u2019on chauffe les chaudières et l\u2019on nourrit les bôtes avec du blé, tandis que des gens meurent de faïm.2\u2014Exclure la religion de l\u2019enseignement, c\u2019est-à-dire, de l\u2019un des fondements de la civilisation essentiellement chrétienne de la France, se priver de ses lumfères, de ses diciplines et de son esprit de charité, quand il s\u2019agit de former les êtres qui vont vivre dans une société où l\u2019existence des masses est devenue si difficile, c\u2019est chose que je ne puis comprendre .3\u2014II faut donc chercher ailleurs, à la source du mal.L'enseignement primaire s'adresse à des enfants de six à treize ans.Or, cet enseignement, tel qu\u2019il est éompris et réglementé, diffère-t-il suffisamment en essence de l\u2019enseignement secondaire ?Ne prétend-il pas être un enseignement secondaire au petit pied ?.4\u2014C'\u2019est une bonne pensée d'élever le niveau de l'instruction dans notre pays, mais il ne faut pas se dissimuler qu\u2019à force de chercher le uperflu on pourrait manquer du nécessaire.Nous avons de grands programmes et de petits résultats, et les résultats sont petits parce que les programmes sont trop grands.- Louis LEGRIS.a = \u2014_ =\u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 8 JOURNAL DE COMBAT ET DE CRITIQUE ORGANE D\u2019ACTION NATIONALE RAOUL RENAULT Directeur em = -\u2014 , Vendredi, 10 novembre 1989 EE \u2014\u2014\u2014t\u2014 Qui aime bien, châtie bien CE QU'ELLE VEUT Le modernisme, avec tout ce qu\u2019il représente, a doté la société d\u2019une génération qui est loin de répondre aux besoins multiples des temps présents.Alors que se fait sentir l'URGENCE d\u2019une génération FORTE, COURAGEUSE, ENTREPRENANTE, INTREPIDE, GENEREUSE, TENACE, AUDACIEUSE, RELIGIEUSE, VERTUEUSE et FIERE, n\u2019y a-t-il pas lieu de constater que la présente génération offre tout de contraire de ce qu\u2019elle devrait être, tout ce que nous attendons d\u2019elle.Il n\u2019est pas nécessaire de prolonger nos observations ni d\u2019être grand clerc pour se rendre compte que nos gens n'offrent aucune des garanties susceptibles d\u2019assurer l\u2019avenir de notre pays.Nous le reconnaissons : il se trouve des coeurs généreux, des volontés fermes, des caractères nobles et des âmes fortes chez nous; mais, ceci vous ne pouvez le nier, leur nombre est peu elevé, il a même une tendance à se restreindre chaque jour.La constatation de ce fait nous amène à vous parler aujourd\u2019hui de l\u2019IMPORTANTE question\u201d de l\u2019éducation.À qui appartient-il de faire l\u2019éducation de nos enfants, de leur inculquer les principes qui feront d\u2019eux des hommes et des femmes de caractère, capables de se tenir debout devant n\u2019importe qui, capables de revendiquer avec fierté les droits de leur race, capables d\u2019affirmer en public leurs convictions religieuses, capables de servir loyalement et généreusement leur patrie, capables enfin de faire honneur à leur famille, à leur race et à leur pays ?Qui est chargé de faire l\u2019éducation de ceux, à qui il appartiendra demain de continuer notre oeuvre, de porter l\u2019étendard que nous ont légué nos ancêtres, avec la recommandation expresse de le porter bien haut, voire le plus haut possible et de le remettre intact à nos descendants ?Cette tâche, celle de l\u2019éducation, LA PLUS NOBLE qui soit, n\u2019incombe-t-elle pas à ceux qui ont engendré ces enfants, à ceux qui leur ont donné la vie ?C\u2019est l\u2019avis de,tous: le DEVOIR de l\u2019éducation appartient aux PARENTS, d\u2019abord et surtout; il appartient aux pères et aux mères de famille.Après les avoir engendrés physiquement, les parents se DOIVENT d\u2019engendrer moralement leurs enfants.Ce DEVOIR n\u2019en est pas un de facultatif, mais, plutôt, ,d\u2019OBLIGATOIRE.Ainsi, personne ne peut s\u2019y dérober; vous avez bien lu: Personne.Ce DEVOIR, comme tous les autres d\u2019ailleurs, lie en conscience.AUCUN parent ne peut se départir de ce GRAVE devoir, à moins qu\u2019il ne lui soit absolument impossible de s\u2019en acquitter sérieusement.® Combien, de nos jours, songent à s\u2019acquitter SCRUPULEUSEMENT de ce GRAVE devoir ?Comme ils sont nombreux, en ces temps-ci, les parents qui confient le soin de l\u2019éducation de leurs enfants à la nourrice, à la domestique, aux voisins, à la rue, etc.Ces CRIMINELS parents ne devront s\u2019en prendre qu\u2019à eux-mêmes si leurs enfants tournent mal, s'ils deviennent leur honte, s\u2019ils prennent le chemin de la perdition.Alors que ces malheureux enfants étaient en droit d\u2019exiger de leurs parents qu\u2019ils s'imposent les sacrifices voulus pour faire ou mener à bien leur éducation, ils se sont vu confiés à des mains inexpérimentées, étrangères et, trop souvent, hélas! mal intentionnées.La semence, que ces feux éducateurs ont jetée dans ces jeunes âmes, a levé.Quels fruits amers et gâtés elle a produits ! Alors que notre siècle a besoin d'hommes et de femmes ENERGI- QUES, AUDACIEUX et TENACES; on s\u2019évertue, pour notre plus grand malheur, à nous donner des hommes et des femmes mollusques, blasés, incapables de se raidir devant la moindre injustice.Des imberbes, des abrutis, des filles sans honneur et étourdies s\u2019avisent-ils de.lancer l\u2019impréca- cation à l\u2019adresse de nos prêtres, de nos religieux, de nos religieuses ou de déblatérer contre nos hommes ou nos femmes-d\u2019oeuvre que vous assistez aussitôt à la fuite de nos hommes et de nos fem- mes-mollusques.Au lieu de fuir, ces hommes et ces femmes DEVRAIENT se charger de faire ravaler ces bases injures à leurs auteurs.Ces fuyards, à qui l\u2019éducation a fait défaut, ont leur large part de responsabilité dans le dévergondage des moeurs actuel, dans le triomphe de l\u2019irréligion et de I'immoralité dans le monde du travail comme dans celui des amusements; mais qu\u2019on le sache, ils ne sont pas les seuls a porter cette responsabilité.Leurs parents, qui avaient mission de façonner leur âme, de leur inculquer les principes tels que nous les enseignent la religion, une saine pédagogie et la raison, sont- ils pas les plus responsables, en raison de leur négligence à s\u2019acquitter SCRUPULEUSEMENT de leurs devoirs envers ceux qu\u2019ils ont mis au monde ?_ Des hommes et des femmes-mol- lusques, notre société N\u2019EN VEUT PLUS, vous avez compris, vous parents qui lisez ces lignes : la société NE VEUT PLUS de ces petits monstres que vous avez contrae- té I'habitude de lui donner.Ce que notre société veut, EXIGE, de vous, ce sont des HOMMES, ce sont des FEMMES, d\u2019AUTHENTIQUES hommes et d\u2019AUTHENTIQUES femmes.Votre DEVOIR est donc de lui en donner BEAUCOUP, voire LE PLUS POSSIBLE.L'heure est trop grave et l'avenir trop gros de malheurs pour continuer à donner à la race des hommes et des femmes incapables de prendre leurs responsabilités et de servir leur race comme elle mérite de l\u2019être, c\u2019est-à-dire loyalement et GENEREUSEMENT.Ce que vous avez PIMPERIEUX DEVOIR de donner à votre race, au pays et à l\u2019Eglise, ce sont des catholiques VERITABLES, des patriotes ARDENTS et des coeurs GENEREUX.Vous aurez failli à la tâche jusqu\u2018au moment où vous nous les donnerez ces FIERS et DIGNES descendants de nos pères dont la préoccupation de tous les instants fut de servir LOYALEMENT et GENEREUSEMENT l\u2019Eglise et la Patrie canadienne.Pour mériter de l\u2019Eglise et de votre race, il IMPORTE donc de leur préparer des défenseurs INTREPI- DES, des défenseurs dont la vie sera ENTIEREMENT employé à l\u2019expansion chez nous du règne de Dieu, au respect de nos traditions et à la revendication de nos droits.Le comprendrez-vous jamais: ce que l\u2019Eglise et la race attendent, EXIGENT de vous, c\u2019est la détermination de leur donner EN TRES GRAND NOMBRE des chefs, des vaillants, des conquérants.Pour vous acquitter de cètte tâche, il vous faudra rompre avec certaines habitudes, auxquelles vous êtes peut-être solidement liés; il faudra vous imposer de lourds sacrifices : donnez-nous ici l\u2019assurance que vous êtes prêts à TOUT pour réussir à la tâche que vous êtes disposés à faire tous les sacrifices pour mener à bien votre oeuvre, qui, encore une fois est celle de donner des chefs à l'Eglise, à votre race.L'heure est aux gestes GENE- REUX, aux actes NOBLES.Pour être en mesure de poser des actes et des gestes qui s\u2019imposent au- jourd\u2019hui plus que jamais, il faut avoir contracté l\u2019habitude, dès sa plus tendre enfance, à se sacrifier pour ses semblables, il faut avoir appris à se vaincre, il faut avoir reçu une éducation FORTE, il faut s\u2019être trempé un caractère INFLEXIBLE.Or.qui a mission de transmettre tout ceci aux esfants, sinon, ceux qui les ont engendrés, sinon leurs parents ?C.B.LA GONFEDERATION Nous livrons à nas lecteurs les remarques suivantes de M.Henri Bourassa, extraites de la brochure : \u201cPatriotisme, Nationalisme, Impérialisme: Après un siècle de luttes irritantes et de tâtonnements, vint le double accord de 1865; le premier, entre Anglais ct Français du Canada, le second, entre la nouvelle Confédération canadienne et la métropole.Les deux races devaient jouir désormais \u2014 d\u2019une situation d\u2019absolue égalité, de droits égaux en toutes matières: langue, religion, propriété et droits personnels.(A position of absolute equality ., .equal rigts of every kind of language, of religion, of property and of person.D'après sir J.A.Macdonald).Entre la métropole et la colonie (1865), élevée au rang de Dominion ,la condition fondamentale était que, le Canada assumant la principale responsabilité de sa défense interne, l\u2019Angleterre s\u2019engageait à le (CANADA) protéger contre toute attaque externe et restait seule chargée de la défense navale de l\u2019Empire. PAGE DEUX FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 10 NOV, 1939 EE LES SOSIES DE NAPOLEON Ill (Suite de la page 4) parmi nous ?Cette visite, un jour de gala, nous paraissait bien sin- guliére; nous ne songions pas d'ailleurs à nous en offenser : le fils de la reine Hortense était d\u2019assez bonne maison pour se faire un instant notre camarade.Napoléon III eut pour chacun un mot aimable.Il n\u2019avait jamais rencontré Théophile Gautier et se pencha à l'oreille de la baronne pour lui demander quel était ce roi mérovingien : \u2014 Quoi, Sire, vous ne connais- rez pas Théophile Gautier ?c\u2019est mon meilleur ami.\u2014 Comment donc ! s\u2019écria Napoléon III, il a été mon charmeur à Ham, comme Sainte-Beuve et Arséne Houssaye; et quand je les lisais, je n\u2019étais plus prisonnier ! \u201cThéo s'inclina, touché au coeur.taquer une galette avec beaucoup d\u2019appétit.\u201cSire, reprit Mme de Paiva, nous avons ce soir mis en avant la théorie de la volonté que vous avez mise en pratique.N\u2019est- ce pas qu\u2019on peut toujours forcer la destinée ?Je vous présente M.Albérie Second, qui a juré, tout a l'heure, de devenir directeur de l\u2019Opéra, \u2014 S'il ne faut pour cela que beaucoup d\u2019esprit, dit Napoléon III, M.Albéric Second arrivera sans peine à cette royauté- la.En attendant, je le nomme commissaire impérial près les théâtres subventionnés.La causerie courut quelques instants sur la nappe; Napoléon III regardait les nuages du plafond et se tordait toujours la moustache.Quoiqu\u2019on ne fumât pas dans la salle à manger, la marquise lui alluma une cigarette.\u201cA tout seigneur, tout honneur\u201d.Il fuma sa cigarette pour faire un peu de fumée.La marquise dit à l'Empereur qu\u2019il devrait venir quelquefois chez elle pour se reposer des solennités des Tuileries.\u201cAh ! oui, dit Napoléon III, car ce pays-là est bien embétant\u201d.Tout le monde le regardait.Il éclata de rire : nous reconnûmes Vivier, le roi des comédiens, le sosie de Napoléon ITI.Le jeu avait été bien préparé.Ce drôle de corps prit son cor sous la table et entonna un air de chasse.Tout le monde avoua qu\u2019on n\u2019avait jamais si bien joué la comédie.C\u2019est qu\u2019en effet, note Arsène Houssaye deux pages plus loin, Vivier n\u2019était pas la charge comique, mais la copie exacte.La voix, le geste, l'attitude, le tortillement de la moustache, l\u2019oeil perdu, le sourire pensif, tout y était.Le bruit de cette mystification se répandit et parvint aux Tuilleries.Napoléon III, le vrai, désira voir son sosie et, à quelques jours de là Vivier fut invité à un des Non?.Alors vous ne savez pas ce que vous avez manqué @ Votre marchand favori peut vous procurer une variété de poissons canadiens, séchés ou marinés, dont la saveur vous paraîtra aussi bonne que si vous veniez de les pêcher vous-même.Vous pouvez les préparer de plusieurs manières appétissantes.Le poisson séché tel que la morue, l'églefin, le merlan, la merluche et la morue noire, et le poisson mariné tel que le hareng, le maquereau et l'alose, peuvent être servis sur votre table sous forme de mets nouveaux .pour régaler toute la famille.Servez du poisson canadien plus souvent.Mettez \u201cLe Poisson au Menu du Jour\u201d.Si loin que vous soyez des grandes eaux, votre marchand peut vous procurer du poisson séché ou mariné .dont toute la saveur et la valeur alimentaire ont été conservées pour vous satisfaire.Et, il n\u2019y a pas de doute que son économie saura aussi vous plaire.MINISTÈRE DES PÊCHERIES, OTTAWA.don DEMANDEZ LA BROCHURE GRATUITE Fr M | Ministère des Pêcheries, Ottawa.Veuillez m'envoyer votre brochure gratuite de 57 pages, intitulée \u2018*100 Délicieuses Recettes son\u2019 et contenant 10 recettes délicieuses et miques pour la préparation du poisson.Pois- lundis de l\u2019Impératrice.L\u2019Empereur survint tout à coup : \u2014 Ah ! bonjour, monsieur Vivier.Et lui tendant cordialement la main : \u201c\u2018Il paraît que vous prenez ma figure pour aller dans le monde.\u2014 Oui, Sire, je suis un drôle de cor.Il paraît que je ressemble à Votre Majesté quand Votre Majesté n\u2019est pas là.\u2014 Oui, oui, on m\u2019a conté vos prouesses: un peu plus vous faisiez l\u2019Empereur pour tout de bon.\u2014 Je crois bien, Sire.Si j'avais eu le ruban rouge à ma boutonnière je l\u2019eusse passé à un homme de beaucoup d'esprit que vous avez oublié, \u2014 Qui donc ?L\u2019Empereur tordit sa moustache et murmura : \u2018\u2018J\u2019y penserai\u201d.Vivier s\u2019inclina comme si l'Empereur lui eût donné la croix.Napoléon III désirait assister à la comédie, comme les convives de la baronne : Vivier, sans trop se faire prier, donna au Souverain, fort amusé, cette représentation de lui-même et n\u2019eut pas à le regretter.Quelques jours après, il reçut la décoration convoitée : l'Empereur y avait \u201cpensé\u201d, et confirmant la nomination faite par son sosie à l'hôtel Paiva, accorda, sans trop tarder, à Albéric Second le poste de commissaire impérial près les théâtres subventionnés.J\u2019ai eu occasion de dire qu\u2019à un des dîners dominicaux de Mme Sabatier, au 16 de la rue Frochot, presque sous les toits, Vivier renouvela cette mystification.À la surprise de tous, il arriva chez la Présidente, la poitrine barrée par le grand cordon de la Légion d'honneur, et, les convives de l\u2019aimable femme un peu gênés, prit place à la table accoutumée à des réunions plus intimes.Bienveillant à son ordinaire, l\u2019Empereur promit rubans rouges et sous-préfectures, mais.eut le bon goût de ne pas pousser loin la plaisanterie et de ne point attendre le dessert pour dépouiller sa personnalité impériale.: \u2014 Allons, j'abdique.t-il en riant.Vivier redevint Vivier et la conversation prit un tour plus gai.L'autre sosie \u2014 il y en eut certainement beaucoup d\u2019autres \u2014 dont j\u2019évoquerai le souvenir, fut en garde du Bois de Boulogne \u2014 un garde à cheval, s\u2019il vous plait \u2014 qui devait sa popularité à sa ressemblance, soigneusement entretenue, avec l\u2019Empereur.Sans doute, sans M.L.Auger de Lassus, un autre oublié, et bien injustement, son existence serait profondément ignorée de tous.Napoléon III inaugure les revues à Longchamp; et dès lors le spectacle, de son cadre même et du décor environnant, prend une ampleur que jamais ailleurs il n'aurait pu connaître.Au reste Napoléon III paraît avoir aimé le bois de Boulogne, quelque peu sa pensée et son oeuvre, d\u2019une tendresse assez particulière.Il nous souvient de l\u2019y avoir vu plus d\u2019une fois, et non pas seulement passant au vol de son équipage rapide, mais cheminant à pied, au bras de quelque familier, et dans quelque sentier où les enfants joueurs \u2014 nous en avons été le témoin \u2014 lui venaient jeter leurs cerveaux dans les jambes.Enfin, sans voir l\u2019empereur réel et véridique, au bois de Boulogne on pouvait journalle- ment y rencontrer son double, comme auraient dit les vieux Egyptiens, et son sosie, comme dirait Molière.Le bois avait ses gardes à cheval, au nombre de cinquante, et que l\u2019on rencontrait en bel uniforme de chasse, plutôt que de guerre, le couteau à tête de sanglier au côté.L'un d\u2019eux avait obtenu cette place décorative et sans doute enviée, de par la ressemblance vraiment extraordinaire qu\u2019il présentait avec l\u2019empereur.L'Empereur lui-même s\u2019en étant amusé, car cegosie lui fut présenté, avait fait un garde de bois de cet autre lui-même.Sans doute la coupe de la moustache précieusement imitée ajoutait à l\u2019illusion; .déclara- nous pouvons assurer cependant qu\u2019à la première apparition, la ressemblance était saisissante et qu\u2019- un instant, du moins, on se demandait quel caprice avait pris l\u2019empereur d\u2019endosser la livrée des gardes de son bois.Il n\u2019est pas un roi, pas un chef d\u2019état, pas un personnage parvenu a un certain degré de célébrité qui n'ait eu son sosie.Parfois celui- ci permettait au souverain de se reposer, d'éviter un attentat \u2014 son rôle n\u2019était pas alors sans danger \u2014 d\u2019autres fois, pour les têtes non couronnées, de dépister la police.La tête du roi, c\u2019était comme la signature : l\u2019une et l\u2019autre s'imitaient et tournaient à la fonction, une fonction de confiance.Policiers, comédiens, habituées des maisons, de rendez-vous; se faire la tête des gens, c\u2019est tout un art, qui parfois rapporte de beaux bénéfices, surtout aux intermédiaires; il est toujours facile d\u2019abuser de la vanité et de la naiveté d\u2019un étranger ou d\u2019un provincial.Léopold II, entre autres, eut son sosie, homme du meilleur monde, auquel, à la longue, il ne fut pas sans témoigner quelque .sympathie, mais c\u2019est là une autre histoire.Pierre DUFAY LA BULGARIE PAR UNE BULGARE (suite de la page 3) partie de la Macédoine et de la Thrace offerte à la Grèce, dont personne ne songe plus à se souvenir.Ainsi, amputée dans sa structure géographique et morale, la Bulgarie a suffisamment souffert.Elle a expié la faute de ses dirigeants d\u2019autrefois qui l'avaient conduite à prendre parti dans la guerre mondiale contre la France et contre l\u2019Angleterre.Aujourd\u2019hui, ce pays, au coeur des Balkans, représente dans son ensemble le seul type: et le plus frappant d\u2019un des rares Etats victimes du Traité de Neuilly qui a adopté, sous l'égide du roi Boris, une politique raisonnable, qui aspire à suivre avec tact le chemin de la Paix.N'est-ce pas une raison de haute portée pour l'aider à soulager ses peines par une politique de réalisme dictée par le bon sens, le droit et la justice ?Tous les Etats doivent présentement consentir à la paix \u2014 \u2018qui est la plus forte de tout au monde \u2014 les sacrifices qui, tôt ou tard, s\u2019imposent.La Tchécoslovaquie et ses malheurs sont un exemple à méditer : au prix de concessions faites en temps utile, elle aurait pu se préserver de la catastrophe.Les prétentions territoriales demeurées purement théoriques aussi longtemps que la conjoncture interdit leur mise en réalité, trouveront leur caractère pressant et violent au premier signe d\u2019une conflagration générale.Qu'il me soit permis donc de mettre en relief, après tout ce que j'ai vu et entendu en Bulgarie, qu\u2019aucune force humaine, qu\u2019aucun document paraphé avec le serment même d\u2019une \u2018amitié éternelle\u201d n\u2019empêcheront l\u2019ancien royaume de Siméon le Grand qu'\u2019est la Bulgarie, de former, tôt ou tard, l'unité naturelle sanctionnée par des milliers d\u2019années d\u2019expérience.On ne brise pas davantage les liens indestructibles entre les populations macédoniennes de Bulgarie, de Serbie, de Turquie, de Roumanie.Et comme disait le grand Barrés \u201c\u2018on ne change de place ni des montagnes, des coeurs.\u201d L\u2019entente complète turco-greco- romaino-bulgare, l\u2019entrée de la Bulgarie dans l\u2019Entente Balkanique, son adhésion au pacte de sécurité de Londres avec la Yougoslavie, ne valent-elles pas être acquises dès le temps de paix par un règlement amiable en premier lieu de l\u2019irritante question de la Dobroudja du Sud, de la Thrace et des régions dites \u2018\u201coccidentales\u201d a la frontière serbe, terres incontestablement bulgares ?Lorsqu'il s\u2019agit de conquérir la Paix, il faut s\u2019élever au-dessus de toutes considération secondaires.Les démocraties ne peuvent conquérir la paix durable.que sous le signe de la \u2018sagesse diplomatique\u201d \u2014 comme le disait récemment M.Churchill, \u2014 à Londres, et M.Justin Godart, à Paris \u2014 par une politique de réparations légitimes\u2019, d\u2019entr\u2019aide plus efficace aux peuples pacifiques sur lesquels s\u2019exerce la pression de l\u2019axe Rome-Ber- lin.Nelia PAVLOVA fameuses hôtelleries et de luxe qui fait les visiteurs.tistiques.Le WINDSOR rivalise avec les plus Nouvellement décoré et aménagé, le WINDSOR garde sa place au premier rang des grands hôtels du continent.Des artistes de renom ont travaillé à lui donner cet air de jeunesse, de beauté L\u2019ameublement a été confié à des spécialistes réputés qui ont su créer pour chaque chambre et salon de nouveaux ameublements aussi confortables qu\u2019ar- intel Mindanr Rue Peel, près de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal \u2019 Tél.PLateau 7181 ÿ 2 ; - d'Europe .l\u2019admiration de tous FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 10 NOV.1939 PAGE TROIS Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER à SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 LA BULGARIE PAR UNE BULGARE \u20140-\u2014 Tel est le souffle et l\u2019écho des chants nostalgiques de la jeunesse bulgare.Si vous parcourez le long du Danube, de la Maritza ou de la Strouma, les plaines et les.vallées bulgares, en longeant les petits jardins de rosiers que cultivent les paysans au bord des routes, vous lirez sur les portes et les palissades des maisons l\u2019inscription Daite ni Zemite c\u2019est-à-dire ren- dez-nous nos terres .et les gamins qui passent, d\u2019ajouter : \u2018\u201c\u2018que vous nous avez prises\u2019.Si vous discutez soit en ville soit au village, avec n\u2019importe quel habitant qu\u2019il soit pauvre ou riche, paysan et citadin, jeune ou vieux, ces paroles magiques sont clamées par toutes les voix.Ecoutez les discours, lisez les journaux, partout revient cette formule obsédante.Je l'ai _ même entendue chanter en choeur, le jour de la Réurrection, par l\u2019innocente jeunesse dans une école primaire, après l\u2019émouvant credo orthodoxe qui professe la foi en Dieu dans la Justice et dans \u2018\u2018la Résurrection de la Bulgarie\u201d.\u201cDieu, rendez-nous les -terres de la divine Macédoine martyre.\u201cO! Thrace fière et glorieuse; humble Dobroudja !.Voilà le sens dans son ensemble du drame bulgare.Le Traité de Neuilly, d\u2019injuste et triste mémoi- he, a laissé des traces qui ne s\u2019effacent pas.Un peuple taciturne, mais fier, pense sans cesse a ce document douloureux \u201cqui lui a arraché\u2019\u201d la majeure partie de ses riches territoires en le séparant de ses compatriotes.La Bulgarie n\u2019est pas un pays riche, nous l\u2019avons écrit ailleurs; elle a du moins cessé de l\u2019être après avoir perdu la meilleure partie de son territoire et de ses ressources naturelles.Cependant elle possède un sol fertile et propice aux transformations salutaires.Elle est habitée par une population paysanne intelligente, économe et habituée au travail, mais aussi \u2014 il faut le dire \u2014 au caractère violent et susceptible, aux initiatives hardies.Sa législation politique est inspirée par un libéralisme démocratique trés pondéré, sous la haute inspiration du roi Boris lui-méme, qui a beaucoup évolué ces derniè-, res années et va sagement vers le redressement national.Certes, les partis politiques sont restreint, presque abolis; le Parlement est très limité et le régime actuel ne se diffèrencie guère d\u2019un régime autoritaire.Mais quel est le pays aujourd\u2019hui qui ne soit pas obligé de recourir la force de la discipline nationale pour se sauver des dangers extérieurs et se défendre contre les incartades de certains illuminés des provinces contestées \u2014 comme par exemple la Macédoine \u2014 et contre les attaques souvent fomentées par la propagande étrangère ?Supposez un instant qu\u2019au milieu de la crise internationale d\u2019au- jourd\u2019hui la Bulgarie ait eu un autre régime, que se serait-il passé ?Certainement, on aurait vu renaf- tre à la merci d'une puissance quelconque les vieilles querelles intestines, qu\u2019on a connues les an- A, 26 onces IO onces 3380 $265°$TI5 1 n RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE e Le jus d\u2019un citron e Sucre au goût e Deux doigts de GIN DE KUYPER e Eau bien chaude e Un peu de museade 319 UYPER nées précédentes ou celles d\u2019avant la guerre mondiale, qui l\u2019amenèrent à s\u2019associer au Mittleurope, au milieu des intrigues diplomatiques et des promesses vaines.Or, aujourd\u2019hui la Bulgarie, bien que nation modeste, est puissante et unie autour de son roi avec des forces militaires qui ne sont pas à dédaigner et elle aspire à faire \u201csa propre politique\u201d qui est à la fois balkanique et européenne, Et il n\u2019est que juste de reconnaître qu\u2019elle doit son redressement en grande partie à l\u2019action du roi Boris, qui a su affirmer uti- .|lement, après beaucoup de patien- \u201cjee, les véritables tendances du peuple gulgare sur le terrain de la politique étrangère.Son grand mérite aura été d\u2019avoir compris les nécessités d\u2019une ère nouvelle et de s\u2019y être conformé en donnant l\u2019exemple d\u2019une compréhension très judicieuse de l\u2019intérêt de son peuple qui le suit dans la voie qui peut sans risques sauvegarder sa dignité et sa liberté, dans les redoutables conjonctures de l\u2019époque.Mais comment corriger l\u2019injustice et reconstruire solidement l\u2019édifice bâti sur du sable ?Il s\u2019agit donc pour les hommes d\u2019Etat bulgares de trouver ces moyens de réparations sans ébranler la paix déjà si fragile.Rien d\u2019étonnant à ce que les efforts conjugués du gouvernement, de la majorité des membres au Sobranié et de l\u2019ensemble des actions diplomatiques en Bulgarie, aient abouti, sans perdre de vue le principal but qu\u2019est la revision, à une règle absolue quant aux méthodes a suivre : renoncer à la guerre, aux révoltes et exclure toutes les solutions de violence.Pour gagner la \u201c\u2018bataille de la Paix\u201d \u2014 selon l\u2019expression du Président Daladier \u2014 surtout dans les Balkans, la Bulgarie est indispensable.Avec elle et l'appui de la Pologne, on peut former une réelle Entente Balkanique de soixante millions d'hommes, qui, tout en couvrant ses marchés à l\u2019Allemagne et à l'Italie, serait assez puissante, avec le concours des Alliés, pour résister à la domination politique du germanisme.La Bulgarie est prête à adhérer à ce bloc balkanique et à défendre de toutes ses forces l\u2019indépendance des États conférées, mais elle met comme condition primordiale de cette entente un accord territorial.Et si, en dépit de toutes les avances que lui firent Belgrade, Ankara, Athènes et Bucarest, la Bulgarie n\u2019a pas cru devoir se rallier encore à l\u2019Entente Balkanique tout en continuant d\u2019entretenir de bons rapports avec ses voisins, c\u2019est uniquement parce qu\u2019elle n\u2019a pas voulu confirmer par un acte décisif les amputations que lui imposèrent, en 1919, les artisans du Traité de Neuilly, Cependant, dans sa loyauté.la Bulgarie n\u2019a pas hésité à proclamer qu\u2019elle ne désespérait pas de récupérer par des moyens pacifiques les régions qui lui furent enlevées.Petit état de six millions cinq mille habitants, connus par leur bravoure, leur labeur et leur fierté, après vingt années de patience résignée, son peuple aspire, lui aussi, au droit de vivre.La catastrophe de la guerre mondiale lui a fait perdre le quadrilatère de là Dobroudja, \u201cle grenier du blé d\u2019or\u201d, peuplée au sud exclusivement de Bulgares.D\u2019après les statistiques civiles de l\u2019année 1910, en Dobroudja méridionale ont habité 134.331 citoyens Bulgares et 6.359 sujets roumains, dont une grande partie réside à Tutrahan, à Silistra et dans les villages proches.D\u2019après les statistiques militaires roumaines de 1913, ont habité en Dobroudja du Sud 136.439 Bulgares et 8.539 Roumains.Grice aux moeurs patriaches et à son économie agraire, la population de cette riche contrée s\u2019est accrue de 15 à 16.000 habitants par an.Aussi, est-elle évaluée aujourd\u2019hui à 200.000 âmes.Quant à la Dobroudja du Nord, pour laquelle les Bulgares ont renoncé à toute revendication, elle compte environ 70.000 éléments Bulgares\u2014 Notre patience est à bout \u2014 m'ont dit des hautes personnalités bulgares.\u201cIl faudra nous rendre la Dobroudja du Sud, la seule que nous revendiquons à la Roumanie pour vivre en concorde avec elle.Nous avons subi la propagande irrédentiste, nous nous sommes prétés même à des traités sur les minori rités, mais on ne changera pas les données de la géographie et on ne fera pas taire la voix du sang.\u201cCette région n\u2019a aucune signification ni stratégique, ni économique pour la Roumanie.Tandis que, pour la Bulgarie, cette contrée ayant été \u201cl\u2019hinterland\u201d de nos principales villes, V Varna sur la Mer Noire, et Roussé sur le Danube \u2014 sa suppression a nui énormément à ses intérêts économiques.De plus, il n\u2019est pas superflu de considérer que de telles concessions par les Roumains ne doivent pas leur faire redouter d\u2019excessives exigences du côté hongrois, parce que c\u2019est avec l\u2019appui bulgare précisément que l\u2019Etat roumain pourra résister à l\u2019antagonisme hongrois, qui est et reste leur éternel cauchemar.\u201d \u2014 \u201cL'Allemagne naziste, \u2014 -me disait avec amertume un des meilleurs journalistes bulgares, l\u2019ancien ministre Dimo Kazassoff \u2014 a inventé le talon de l'incertitude territoriale pour les populations mutilées par le Traité de 1919 avec une manière spécial de les protéger\u201d.La Tchécoslovaquie, le Corridor Polonais, l'Albanie en sont des vivants exemples.Demain, le même sort peut être réservé à la Transylvanie, à la Dalmatie et peut-être même à la Dobroudja et la Bessarabie.\u201cPourquoi la France, vers laquelle nos regards sont suspendus dans la détresse nationale, ne vien- drait-elle pas nous aider pour nous tirer de la catastrophe qui nous guette à chaque instant ?Son appui soulagerait nos angoisses et éviterait d\u2019exciter davantage les passions et de donner un prétexte à ceux qui veulent nous faire accepter \u2018\u2018 la protection allemande\u201d, Un des distingués et vaillants chefs militaires du royaume, le général Christo Loukoff, ancien ministre de la Défense Nationale, me disait à son tour : \u2014 Comment voulez-vous que nos compatriotes restent impassibles lorsqu\u2019ils savent que les frontières de la Dobroudja méridionale, qui est notre enfant légitime, sont gardées par plusieurs divisions de l\u2019armée roumaine ?\u201cLa Bulgarie aspire à la Paix.Elle a expiré l\u2019erreur du passé.Un peuple fier et généreux, comme est le nôtre, ne supporte pas éternellement d\u2019être \u201cpuni\u201d pour des crimes illusoires et par des juges peu clairvoyants.Et comme il est difficile sans doute de régler cette question épineuse entre Bul- FRANC-PARLEUR est publié par l'Office Québécois de Publicité ,60 rue St-Louis, à Québec, et imprimé par l\u2019Imprimerie Provinciale, Enr, 445 rue St Vallier, Québec.gares et Roumains, cette tâche dé-| ment incités à l'action par les mas- licate incombe aux grandes puis-|ses populaires et qu\u2019il faut le sang- sances, principalement à la France, | froid du roi Boris et de ses minis- car c\u2019est justement grâce au con-|tres pour dominer leur impatience.cours des armées du Général Ber- Nul n\u2019ignore que ce malheureux thelot que la Roumanie est deve-|traité de Neuilly prit aussi à la nue si grande.\u201d Bulgarie les \u2018régions occidentales\u201d Comme on le voit, ces doléances |sur la frontière serbe \u2014 compo- du peuple bulgare ne sont pas né- sées des districts de Bossilevgrad, gligeables et appellent la sollicitu-|de Trn, de Tzaribrod et de Koula de des démocraties avides de Paix, | \u2014 Pour les donner à la Yougosla- Il faut bien se pénétrer de ce fait |Vie nouvelle, Sans compter cette que les gouvernants sont ardem- (suite à la page 2) E:J.CHARTIER =CIE eve.MARCHAND DE CHARBON 22, RUE ST- ROCH TELEPHONE 2-G8 95 La Maison de Confiance TEINTURE \u2014 PRESSAGE \u2014 NETTOYAGE La Teinturerie Française 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Nord.Jusqu'ici nous n\u2019avons eu que des attaques de sous-marins.\u2014_\u2014\u2014\u2014 La Chambre de Commerce de Brooklyn vient de terminer une enquête sur les unions ouvrières.45 pour cent des industriels ont déclaré avoir été influencés.Les 55 autres n'ont pas osé parler.\u2014_\u2014\u2014 Le comte Middleton raconte qu\u2019un homme qui s\u2019est rendu au Bureau de Renseignements y a trouvé trois employés; un qui faisait des casse-têtes chinois.\u2014_\u2014\u2014 On commence a se demander si nous avons une Vraie guerre, ou simplement des manoeuvres.\u2014\u2014 Hitler.veut la paix mais i cherche une colombe qui marche comme une oie.\u20140 C\u2019est comme il arrive souvent qu'un couple qui a plusieurs enfants ne peut se procurer une maison pour les loger confortablement.\u2014 Si tout le monde recevait les desserts qui leur conviennent, plusieurs feraient la grimace.\u20140p\u2014 Vous ne pouvez pas acheter la prospérité, m Uemprunter; vous ne pouvez que la gagner.\u2014_\u2014\u2014 Il y a plus d\u2019un vieux garçon enraciné qui a été conquis par , Un conseil dans une église anglaise; Si vous tremblez, mettez- vous à genoux.\u2014p St la guerre continue sur le même ton on pourra épeler le mot \u201creconnaissance\u201d sans recourir au dictionnaire.® \u20140 Ces soixante-quinze ministres de la paix n'ont rien fait pour promouvoir la bonne entente chez leurs fidèles.\u2014\u2014 On pourrait recourir à leurs services pour offrir une belle ré- ceptidn à Lindbergh lorsqu'il viendra nous causer, \u20140\u2014 Bien des gens s\u2019emballent sous l\u2019impulsion du moment, d\u2019autres se raisonnent un pew avant que de se lancer.\u2014\u2014 Les nazis s\u2019imaginent, si les alliés ne demandent pas promptement la paix, qu\u2019Hitler va se fâcher.we (ae Nos grands pères considéraient que c\u2019était pécher que.de rire à gorge déployée le dimanche.Mais il n\u2019y avait pas de radio en ce temps-là.\u2014_\u2014_\u2014 Avec tous ces radios sur le front les poilus ne peuvent pas faire la guerre en paix.\u2014{ Il y en a qui ont tant de fer au feu qu\u2019ils ne peuvent le chauffer à point.\u2014, En colère la langue d\u2019une femme travaille dix fois plus vite que son cerveau.\u2014\u2014 Nous avons appris a enlever les cartes de notre géographie ausst rapidement que les feuilles du calendrier.: Lo Autrefois nous étions anxieux de porter des pantalons longs.Aujourd'hui nous les portons plus un permanent.longtemps.QUEL ACCUEIL LUI L'Eglise, cette tendre et glorieuse mère que CHACUN gagnerait à respecter et à aimer davantage, nous fait un DEVOIR, surtout pendant ce mois, de prier pour nos chers défunts.Ce culte des morts n\u2019est pas d\u2019institution récente ni l\u2019objet des seuls catholiques : son origine remonte aux époques les plus reculées et tous les peuples se font un devoir de le pratiquer.Mais le modernisme a quelque peu contribué à atténuer ce culte, pourtant aussi nécessaire à notre génération qu\u2019à toutes celles qui l\u2019ont précédée.Quel dommage ! L\u2019indifférence dont nous faisons preuve à Jl\u2019endroit de nos chers défunts est l\u2019indice que la foi est à la baisse chez nous, que l\u2019affection pour les nôtres manque sinon toujours de sincérité du moins de profondeur, On s\u2019aime, soit, mais combien superficiellement ! On s\u2019aime, soit mais comme on a tôt fait d\u2019oublier ceux qui bénéficient de notre affection ! Tous : la foi, la raison et l\u2019intérêt commandent de garder un PROFOND souvenir de nos défunts.Ne leur refusons ni nos priéres, ni nos sacrifices, ni nos mérites.Sachons mous montrer tres généreux a leur égard.D'ailleurs, notre tour viendra d\u2019être ravi à jamais à l'affection des nôtres : Quand l\u2019heure sonnera de quitter cette terre, n\u2019est-ce pas que nous aimerions avoir l\u2019assurance que les nôtres se feront FEREZ - VOUS ils garderont un profond souvenir de nous ?Faisons aux autres ce que nous voulons qu\u2019il nous soit fait.Ainsi, le plus sûr moyen de s'assurer les prières des nôtres après notre mort, c\u2019est de prier pour ceux qui nous ont quittés pour un monde meilleur.Le mois de novembre, en plus de nous rappeler le devoir de prier pour nos morts, nous améne a parler de la mort et du DEVOIR qu\u2019il incombe à CHACUN de se préparer SERIEUSEMENT à comparaître devant son Dieu.Vous le savez, IL N\u2019EST RIEN D\u2019AUSSI CERTAIN QUE LA MORT.Riches et pauvres, puissants et misérables, tous et toutes lui paieront leur tribut un jour.Il n\u2019est personne d\u2019assez puissant ou d\u2019assez riche pour lui échapper.La mort n\u2019a de pitié pour personne; la mort ne respecte ni le rang, ni l'âge, ni le sexe, ni la puissance des hommes D\u2019ailleurs, la mot s\u2019'impose, la mort est une nécessité.Il importe que l\u2019homme, après avoir été à la peine \u2018\u2018tout le jour\u201d, reçoive sa récompence.Ainsi, la mort doit être considérée comme un bienfait, puisqu'elle nous ouvre toutes larges les portes de l\u2019éternité.- Voulez-vous être heureux, en cette vie et en l\u2019autre ?Si oui, pensez souvent à la mort.Voulezvous voir votre vie s\u2019écouler douce et agréable ?Si oui, ayez sans cesse à l\u2019esprit la pensée le la un devoir de prier pour nous, qu\u2019- mort.LE NATIONAL DANS L'ECOLE Conferencia (11 janvier 1936) nous apporte quelques idées du cé- lebre général Weygand sur l\u2019éducation et l\u2019instruction, considérées du point de vue national .1\u2014Lorsque l\u2019enseignement aura, de son côté, donné aux jeunes esprits, le goût et le respect de la sincérité intellectuelle, c\u2019est-à-dire, une discipline d'esprit qui oblige a voir clair en soi-même et à ne pas ruser avec sa conscience, il aura déjà fait oeuvre nationale en préparant au service du pays des hommes de caractère, soucieux de leur dignité, ayant le courage de leurs croyances et de leurs opinions, et l\u2019énergie d\u2019y conformer leurs actes.2\u2014Quant à l'éducation nationale, elle consiste en premier lieu à faire bien connaître la France aux petits Francais .(Nouvelle- France pour nos écoliers qui écriront dans leur coeur tout ce lustre de gloire nationale).3\u2014Ce sera déjà beaucoup; mais il y a plus.L'enseignement doit être également national en ce sens qu\u2019il lui faut tendre à conserver ce qui a donné à notre pays son caractère propre et sa place dans le monde.Voici deux exemples de ce que je veux dire: Le Français a de la personnalité: dans le domaine du travail, notre ouvrier est renommé pour son habileté, son tempérament artistique, sa faculté de produire des oeuvres originales et soignées.Ces précieux artisans se font de plus en plus rares au moment même où la concurrence économique entre les peuples devient implacable.Nous nous contentons de fabriquer en série ce que les autres pays font aussi bien et à meilleur compte, et que nous vendrons difficilement, tandis que nous devenons peu à peu incapables de produire ce que l\u2019on ne trouvait que chez nous.Le développement de la grande industrie est en partie responsable parce qu\u2019elle pousse a la mécanisation de l\u2019ouvrier; mais notre enseignement technique a également une large part de cette responsabilité, puisqu'il n\u2019est même plus n état de fournir tous les ouvriers, spécialistes qualifiés, nécessaires à notre industrie, obligée de faire trop souvent appel à des étrangers.Autre exemple: la France, pays essentiellement agricole, voit ses campagnes désertées et certaines régions envahies par des colonies d\u2019étrangers.Ces lignes du général Weygand ne semblent-elles pas avoir été aussi écrites pour notre \u201cdoulce\u2019\u201d province de Québec .?Louis LEGRIS.LES SOSIES NAPOLEON \u2014 C\u2019est un peu la carte forcée et l\u2019inivitation est si gentiment faite que j'aurais mauvaise grâce à me dérober.Ce sera, et je m\u2019en excuse, plus qu\u2019un mot.Sans parler des généraux, des hauts fonctionnaires qui, tous ou presque, avec leur moustache cosmétiquée et leur impériale, devenue barbiche, cherchèrent à se faire plus ou moins la tête du souverain, je me contenterai de parler de deux des sosies de Napoléon III, l\u2019un qui eut son heure de notoriété, et qui est fort oublié de nos jours, l\u2019autre est demeuré anonyme.Le premier c\u2019est Vivier, le cor- Ne craignez pas la mort ni ne voyez en elle un malheur, une en- ne mie : la mort est un bienfait, la mort est la meilleure amie de l\u2019homme; elle est l\u2019amie qui ne trompe jamais, l\u2019amie qui console aux heures difficiles, l\u2019amie qui se surpasse pour assurer notre félé- cité éternelle alors que nos autres \u201camis\u201d s'efforcent de nous détourner de cette fin, d\u2019assombrir notre existence.Pendant ce mois, cher ami, fai- tes-vous un devoir de prier pour vos chers défunts et de penser SOUVENT à la mort.La pensée de la mort, ne l\u2019OUBLIEZ JAMAIS, facilite la pratique de la vertu, adoucit les misères de la vie, façonne des volontés de fer, rend courageux en face du devoir; en un mot, la pensée de la mort embellit, embaume notre vie en même temps qu\u2019elle assure notre éternité, qu\u2019il est naturel de désirer heureuse.Pénétrez-vous de cette vérité : la vie est une affaire TROP importante pour en disposez à la légère.Or, pour disposer SAGEMENT de la vie, qui est généralement courte, il IMPORTE de penser SOUVENT à la mort.Cette pensée, celle de la mort, est de TOUTES la plus salutaire.celle que TOUT homme, TOUTE femme doit se faire un DEVOIR de partager avant toute autre.C.B.DE Im niste, l\u2019essayiste, et, plus encore le mystificateur, successeur de Romieu, précurseur de Sapeck et Le- mice-Terrieux.Cette ressemblance avec l\u2019Empereur, Vivier en jouait, lui devait quelques-unes de ses meilleures mystifications.Il ne se contentait pas de se faire la tête du Maître, mais imitant sa voix, ses attitudes, son regard, lui empruntait sa démarche, au point de se rendre méconnaissable pour ses meilleurs amis.Au tome IV de ses \u201cConfes sions\u201d (pp.125-131), Arséne Houssaye a raconté l\u2019anecdote tout au long.Je vais tâcher de la résumer.Un veudredi, chez la marquise \u2014 ou plutôt chez la baronne de Paiva, \u2014 après un de ces dîners intimes où l\u2019on n\u2019était jamais plus de six, (il y avait parmi les convives outre Arsène Houssayye, Théophile Gauthier, Sainte- Beuve, Eugène Delacroix, Paul de Saint-Vfctor, Albéric Second, mé- me deux Orléanistes) vers minuit et demi, à l\u2019_étonnement de tous, on entendit un laquais annoncer solennellement: \u2018\u2018Sa Majesté l\u2019Empereur\u201d.Il y eut un grand silence.Tout le monde se leva et la baronne alla au devant du visiteur.Napoléon entra, se dandinant, et tourmentant sa moustache : \u2014 Je vous en supplie, Madame et Messieurs, je ne viens pas pour vous troubler; je ne demande qu\u2019- une place à votre banquet qui est le banquet de Platon.L'Empereur avait pris place à la droite de la maîtresse de maison.\u2014 Messieurs, que disiez-vous ?Car je veux que la conversation continue sur le même ton et sur le même sujet.Cette visite imprévue avait jeté un froid.Sainte-Beuve, ému, répondit à l\u2019Empereur : \u201cSire, nous parlons des femmes, nos ennemies, c\u2019est toute notre politique\u201d.\u2014 Monsieur de Sainte-Beuve, dit Napoléon IIT, je vous félicite\u201d, C\u2019était une épigramme, puisque Sainte-Beuve était un opposant au Sénat.\u201cLa politique, s\u2019écria Mme de Paiva, ils ne sont pas si bêtes, mes amis ! D'ailleurs, si on IL FAUT DETRUIRE _ L\u2019UNITE ALLEMANDE \u2014\u2014 Il est parfaitement vrai que la cause franco-britannique est, en même temps que celle de la patrie des deux peuples, celle de la liberté, du droit, de la justice, de la civilisation et de l\u2019humanité.Ample hommage a été rendu à ces nobles abstractions.Rien de mieux.Mais il nous semble qu\u2019on les a maintenant suffisamment invoquées et que l'heure est venue de s'attacher à des sujets plus pressants.Les hommes de l\u2019arrière doivent comprendre que ceux de l\u2019avant ont une tendance naturelle à se défier des discours et de la parole en général.Ce qu\u2019il leur faut, c\u2019est l'assurance que leurs souffrances et leurs sacrifices n\u2019auront pas été vains.Les combattants de 1914-1918 ont été, à cet égard, amèrement décus.Pour que leurs fils ne le soient pas à leur tour, il importerait que les gouvernements de France et d\u2019Angleterre fussent, dès à présent, d\u2019accord sur le point essentiel : destruction de l'unité germanique.Ce fut, il y a un quart de siècle, une erreur fatale de croire qu\u2019il suffirait d\u2019abattre le pouvoir personnel d'un homme pour rendre l\u2019Europe habitable : ne la renouvelons pas en imaginant que, Hitler renversé, le peuple allemand recouvrerait la raison et l\u2019esprit de modération.Il est grave que la terrible expérience du passé n\u2019ait pas encore éclairé tout le monde.Trop d\u2019esprits obstinés, épris de système ou de faux réalisme, ne consentent pas à admettre que l'existence d\u2019une Allemagne une et prussiani- sée est incompatible avec celle des autres nations.Ils soutiennent encore que l'unité allemande est un fait inéluctable, sur lequel il n\u2019y a pas à revenir.C\u2019est la thèse commode de la fatalité historique, contre laquelle nous ne cesserons de nous élever.En même temps que l\u2019intérêt de la France, c\u2019est son devoir de détruire le monstrueux édifice qui menace d\u2019écraser l\u2019Europe.Il n\u2019est bas exagéré en effet de dire que c\u2019est elle qui l\u2019a bâti de ses propres mains.La Révolution, Napoléon ler, Napoléon III sont, au même titre que Guillaume Ier, Bismarck et Moltke, les créateurs de l\u2019unité allemande.Les auteurs du traité de Versailles l\u2019ont consolidée au moment où une simple poussée l\u2019aurait fait écrouler.Ils ont délibérément ignoré le séparatisme davarois.Ils n\u2019ont pas su ou pas voulu exploiter le séparatisme rhénan.Fautes qui s\u2019enchai- nent, que nous avons payées, que nous payons et que nous continuerons à payer tant que nous ne les aurons pas reconnues au moins implicitement en rompant formellement avec la politique suivie depuis bientôt cent cinquante ans.Et qu\u2019on ne nous répète pas que c\u2019est impossible.Persuadons-nous bien que, derrière la façade allemande, il y a des forces centrifuges, muettes aujourd\u2019hui, mais qui se manifesteront aux premiers craquements.L\u2019hitlérisme a pu les baillonner, il ne les a pas étouffées.Soyons décidés et préts a toute heure a faire tout ce qui dépend de nous pour les mettre en oeuvre.Et ne nous disons pas qu\u2019il est trop tôt pour y penser, J.DELEBECQUE (L\u2019Action Française) faisait de la politique ici, je fermerais bien vite la porte.\u2014 Comme vous avez raison, Madame, et comme je serais heureux d\u2019être de vos amis !\u201d L'Empereur dit cela avec un sourire résigné, nous fixant tous de son regard nocturne et doux.Nous-mêmes, nous le regardions sans revenir de notre surprise.Comment s\u2019était-il risqué à venir (Suite à la page 2) 1 "]
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