La Gazette de Berthier, 22 mars 1889, vendredi 22 mars 1889
[" Vor, 1,\u2014No.33 eme peer PUBLIEE PAR LA COMPAGN 2 IE HERDOMADAIRE 2 Pres a2) (4 : Lex.(NME + A PUBLIÉ LE VENDREDI tr or rar UN DOLLAR PAR AN DERTHIER, 22 MARS 1889 ps _, : _ C.A.CHENEVERT, DIRECTEUR DE LA RÉDAGTION PRÉCIS DE L'HISTOIRE DE |ministrer ct régir la dite Ac ] ; \u2019 i 0 ms , DE gir lo cadémie, | avant deux années d\u2019exercice, ou lors- elle, est bien inutile.Il est l\u2019heur LA SEIGNEURIE, DE LA qu\u2019ils jugeront convenables, ct qui FEUILLETON : ! mon ma mer 7 PAROISSE, ET DU COMTE DE BERTHIER, P, Q., (Cunada.) II LA PAROISSE DE BERTIUER.§ VL L'AGADÉMIE ET LES AUTRES ÉCOLES DE BERTIER TOUR L'INSTRUCTION PRIMAIRE, (Suile.) Pondantle premierséjour des Clercs de Suint Viateur à Berthier, le 30 noût 1851, M.Gagnon fit incorporer les directeurs de son académie de la manière suivante : \u2018 Acte pour incorporer les dirce- teurs de l'académie de Berthier.\u201d \u201c13 & 15 Vicroura, c.158.(30 noût 1851.)\" \u201c Altendu qu'il a été demandé par requêto à In législature de cette province, par un certain nombre des principaux citoyens du village de Berthier dans le distriet de Montréal (1), que, pour le bou fonctionnement dun certain établissement d'éducation commencé en ce village, et le plus grand avantage de l\u2019éducation dans leur localité, certaines personnes fussent incorporées sous le titre de les directeurs de l'académie de Berthier ; et attondu qu'il est expédient d\u2019accéder à cette demande, vu qu'un tel acte d'incorporation serait, en eltet, avantageux au bien et au progrès de l\u2019éducntion, tant pour cette localité on particulier que pour le pays en général: À ces causes, qu'il soit statué par la très excellente Majesté de In Reine, par ot de l'avis eb du con- sentoment du conseil législatif ot de l'assemblée législative de la province du Canada, constitués et assemblés on vertu et sous l'autorité d'un nete passé daus le parlement du Royaume- Uni de la Grande-Bretagne et d\u2019Ir- Jande, intitulé: Acte pour réunir les provinces du Haut et du Bas-Canada et pour le gouvernement du Canada, etc, il est par le présent slatué que John MeBean, Léopold Desrosier, Laurent Ubald Turcotte, Louis Joseph Moll, Jean François Gilbert Coutu, Narcisse Gauthier, Eugène Urgèle Piché, st Anselme Douaire Bondy, tous du villago de Borthier, et telles autres qui pourront en vertu du présont acto les remplacer dans les charges, devoirs ou obligations qu\u2019ils remplissent en vertu du même acto, seront et ils sont par le présent consti- fués en un corps politique et incorporé de fait et do nom sous le nom de les directeurs de l'académie de Berthier ; el ils pourront sous cc nom el en tout temps ci-après acheter, acquérir, posséder, échangor, vendre, accoptor ot xocovoir pour eux ot leurs sucees- aeurs, pour les besoins, intérêts et fins do la dite corporation, des propriétés foncières ou immeubles, sis et situés en cette province, ou des rentes constituées on argent aussi dans cette province, n'excédant pas la valour de six conts livres courant (2) do revenu net annuel ou de rontes annuelies, les vondre of aliéner, et cu ncquérir d'autres à quelque: titre que ce puisse être, pour les mômes fins ; ot ils auront pleins pouvoir ot autorité de faire ot établir tols règlements constitutifs où statuts (by-laws) d'administration ou gouvernement, pour ad- (1) Ln décontralisation jndiciniro n'avait pas oncore en lieu.Borthior fiit:maintonnnt partie du district judiciaire de Richeliou, dont Sore! eat le chef lion.(2) Le mot livres commençait à s'identifier avec lo mot! louis.ne pourront être changés ou défaits qu'on la manière et par le nombre de votes qu\u2019ils auront décidé en les fai- sunb cb établissant ; et pour les af fairos ordinaires, une majorité quelconque des membres de la corpora tion constitués en assemblée ot assistés d\u2019un secrétaire qui sera nommé par In corporation en assemblée, et qui pourra ê.re pris parmi les membres de In corporation, ou en dehors, aura droit de passer dce résolutions et décisions, d'adopter des plans et mesures, et de les mettre à exécution pour p:uvenir à In fin de promouvoir et favoriser l'éducation, pour lagueile ils sont constitués corporation comme susdit : pourvu toujours, quo dans \u2018es susdits règlements, statuts, résolutions, décisions pluns et revenus, il n'y ait rien de contraire au présent acte, ni aux lois maintenant en force dans la province.\u201c 1, Pourvu toujours, et qu'il soit statué, que les rentes et revenus et bi ns quelconques, appartenant ou qui pourraient appartenir à la dite corporation, seront appropriés el emr- ployés exclusivement au maintien de l\u2019academie, au bien de l'éducation, à la construction, aux réparations, ou au loyer de bâtiments nécessaires pour Jes fins de lu corperstion, et de telle manière qu\u2019il sera jugé mieux par les : membres de lu corporation, pour arriver à ces fins qui ne peuvent et ne pourront être que des fins d\u2019éducation.\u201cIF.Et qu'il soit statué, que les membres de Ia dite corporation ou la majorité d'entre eux, selon qu\u2019il y sera puurvu par leurs règlements constitutifs, auront le pouvoirde nommer tel procureur où personne, ou tels procureurs ot personnes qu\u2019ils jugeront à propos, préposés à l'administration des biens co la corporation ; de choisir et appointer telles personnes qu\u2019ils jugeront convenables pour les fins do l\u2019enscignement, de leur allouer respectivement le salaire ou la rémunération qu\u2019ils jugcront à propos,et confier aussi À Ces personnes ie soin de l'euscignement, à telles charges et conditions, et sous tels forme ot système qu\u2019ils préféroront ; ponrront de plus les membres de la corporation s'entendre avec les commissaires d'éco.e de lour municipalité scolaire, comme les commissitires en vertu du présent secte pourront aussi s'entendre avec les dits membres de la corporation, de manière à joindre leurs offerts el leurs ressources, pour 2, mettre los écoles élémentaires on connexion ou apport avec l'académie, at favoriser ainsi l'éducation élémentaire.« IV, Et qu\u2019il soit statné, que les membres susdits de la corporation: créée en vortu du présont acte, seront tonus d'agir comme tels pendant l'espace do deux années, à compter du jour où se tiendra la promière assemblée de ln corporation, qui pourra être convoquée on aucun temps aprèe la passation du présent acte, par doux des membres sus-nommés, cb on laquelle ln corporation sora tenue do so choisir un président, nommer un socrétaire, ol adopter ses statuts ou rigloments constitutifs, dont montion plus haut ; pourvu néanmoins que tout membre pourra, même après doux années d\u2019oxercico de fonctions, faire aussi longtomps qu\u2019il lo voudra partio de In corporation, qui devra toujours ôtro composée de huit mom- bros, ot pas piua ; losquois membres, loraqu\u2019ils sortiront de fonctions.ce qu'ils ne pourront fijre on nano Cas qu\u2019ils auront définitivement Inissé la paroisse, ou quand ils mourront, seront remplacés pau d\u2019autres qui seront élus en la manière pourvuo par les règlements de Ia dite corporation.\u201c V.Et qu'il soit statué, que In dite corporation, lorsqu'elle en sera requise par l\u2019une des trois branches de la législature, sera tenuo de présenter un rapport indiquant le montant de ln valeur des immeubles ct meubles qu'elle posside en vertu des disposi tions du présent acte, et le revenu en provenant, avec une liste des dirce- teurs et officiers de la dite corporation, une copie des règlements, et un état du cours d'étude que l\u2019on y suit.\u201cVI Bt qu'il soit statué, que le présent acte sera réputé acte public.\u2019 Or, la corporation des de l'académie de Berthier core ct a toujours existé Directeurs existe en- depuis son incorporation.Lesdirccteurs actueis sont MM.J.B.Champeaux, curé, Georges Champagne, E.O.Cuthbert, Lonis Tranchemontugne, F.Rémi Tranchemontagne, Joseph Masse, Archibald Dostaler vallée.(1) L'un des derniers actes des mem- et Octave La bres de cetie corporation a été la à M, et la remise vente do leur ancienne maison ag: Ses, Paul Chevalier, en | de $2000.00, prix de la vente, à la fabrique de Berthier, par acte du 18 septembre 1883, passé devant Mere.O.Lavallée, Eer, N.P., dans loquel la fabrique accepte ces $2000.00, do In part des directeurs de l'académie de Berthier, à condition de les employer à des fins d\u2019éducation, i.e.A la construction et au parachèvement de la maison nouveile qu\u2019elle avait déjà commencée sui sa terre en arrière de l\u2019égruise, et dans laquelle celle s engage à recevoir tous les garçons de la paroisse, d'âge de fréquenter les écoles, et à rembourser nux dits directeurs de l'académie de Berthier les S2000.00, qu\u2019elle en a reçues, si elle cosse de donner aux garçons de toute In paroisse l'éducation et l'instruction qu\u2019elle s'est engagée à lour donner par l\u2019acto du 18 septembre 1883 mon- tionné plus haut, ot dont nous extrayons la clausse suivante : # 1o La dite Fabrique devra rece- \u201c voir, aux prix et conditions ordinaires, # dans la dite maison on voie de cons- \u201c Lruction, tous les enfants mâles du $ Ja dite paroisse (2), qui voudront \u201c fréquenter l\u2019école et suivre les cours \u201cqui seront enscigués dans la dite \u201c nouvelle maison.\u201d A, Gagnon rappela, cependant, les Cleres paroisiaux en 1862, au nombre encore dv quatre ou cinq, sous la direction du R.Frère Bélanger.Ils y sont encore, actuellement sous la direction du R.Frire Marsolais ; mais leur maison, qui appartiont à la fabrique, à fait on pas immense vers le progrès, ayant coûté, aveu sos dépendances, onviron 820,000, Elie est située en arrière du cimetière, à environ quatre arpents de l\u2019égiiso, à huit du fleuve, et en dehors de la corporation de lu villo de Borthior.(1) De cos huit directours M.Georges Champagne est lo soul qui ait dos fils en état de fréquontor les classes.(«A continuer.) moe meat gt ae mo ses gait seam 11 est incontestable que MM.Arthur Paradis & Cie sont les taillours les plus en vogue à Sorel, \u2019 Tout ouvrage qui sort de leur atelier est de première classe eb des mieux confeutionnés, Uné visite convaiînera tous ceux qu Vencent aVoir un vst habit.LE SEQUESTRE PAR JULES DE GASTYNE.PREMIÈRE PARTIE IL ( Suite.) Berthe était devenue sérieuse, Depuis le commencement de l\u2019entretien, elie avait affeeté de plaisantez Elle avait répondu en souriant.Maintenant l\u2019émotion commençait à In gagner nuesi.Comme il le disait, le jeune homme avait l'air absolument sincère.Son regard étuit fier et loyal.I était si élégant, si beau ! Le cœur de lu jeune fille battait violement.Des larmes montaient À ses yeux bleus, la suifoquaient.Elle fit un effort pour s'arracher à cette impression, qui l\u2019oppressait à l\u2019étouifer, \u2014Votre femme ?murmura-t-clie.Pouvez-vous tenter de me le faire croire ?Tout nous sépare, Vous êtes riche et je n'ai rien.Vous appartencz : suns doute à une grande famille, et je ne suis qu'une pauvre ouvrière qui n\u2019a même pas de parents, Il tit un geste dédaigneux.\u2014Que m'importe tout cela ?\u2014Mais vos parents ?\u2014Jo n'ai plus ni mou père ni ma mère.Je n\u2019ai plus qu\u2019un frère aîné qui s'occupe peu de moi.Quant à la fortune, la mienne est suffisante pour nous deux.\u2014 Nous nous connaissons d'hier, dit Berthe.C'est à peine si jo sais votre nom et j'ignore d\u2019où vous venez.\u2014Je suis Anglais.\u2014BEt vous habitez la France ?\u2014J\u2019étais à Paris en passant, mais votre regard m\u2019y a fixé pour toujours.Il y eut encore quelques minutes de silence ému.Ils allajont et venaient sous les ormes au trone noir, dont le fenillage léger frissonnait sous la brise, Les oiseaux des jardins voisins chantaient à gorge dé.ployée auprès d'eux.Les passant les contemplaient étonnés.Eux, .ils ne voyaient ct n\u2019entendaient rien.« Ils étaient tout à lour entretien, à leur amour naissant.Berthe était oppressée comme si clle avait été précipitée tout à coup dans un endroit sans air, Jtait-ce vrai, tout ce qu\u2019il lui disait là 7.N'était-ce pas un éblouissant qu\u2019elle faisait, et dont lo révoil serait terriblo ?rêve, un rêve Parblou ! elle aussi l\u2019aimernit, l\u2019aimait déjà peut-élre.Jusqu ici olle avait fait violence à son cœur.Mais si ello avait écouté que son sentiment, toute son &me nurait volé vers lui.Du rogard elle buvait ses regards.Sa boucho s\u2019ontr\u2019ouvrait comme pour les rospirer.Oh ! si tout cola était vrai ! Si c'était sûr qu'elle pourrait être su famme ! IVlui avait pris In main et la pressait, et touto sn chair tressaillait, le sombluit convo anéantio.Mais, d\u2019'uno secousso brusque, oile s'avraehsi À cotto vision, 2 ouf heures venaiunt do sonner.de rentr.r à mon magasin, ne me retenez pas plus longtemps.\u2014Vous ne partirez pas sans m\u2019avoir fait une promesse, sans m'avoir autorisé À vous revoir, £lle cssaya de se dégager, \u2014A quoi bon ?\u2014Je vous l'ai dit : jo vous aimo, et je n'uimerai jamais personne comme vous, \u2014C'est à peine si vous m'avez vue, si vous me connaissez, \u2014Votre vue a sufli pour changer ma vie.Que redoutez-vous ?\u2014Je craîns que vous ne vous fassiez illusion à vous-même et que vous ne m\u2019oubliez après avoir ouvert mon cœur à un amour sans espoir.Une larme était tombée des paupières de Bertho.Et on voyait que la jeune fillo faisait des efforts violents pour contenir son agitation, Il tressaillit, \u2014Vous m'aimez aussi, Berthe ! Je lo zcns, je le vois ! Elle ne répondit pas.Elle n\u2019avait plus la force de parler, de se défendre.Elle retirn sa main et s'éloigna en courant.lls se revivent, rarement d'abord, puis plus souvent.Enfin, un jour, un vieux prêtre que Berthe avait été voir consentit à les unir et le mariage Il fut ignoré de tous, surtout de la famiile do Moorese fit sans le moindre éclat, Berthe savait muaintonant qui il était.11 appartenait à une riche famille anglaise.11 était libre.Personne ne pouvait s'opposer à son union, mais cependant, aussitôt marié, il devint tout à conp sombre et triste\u2026.Il avait Il avait fait en Augleterre un voyage des chagrins qu'il lui cachait.après lequel il était revenu plus taciturne et plus désespéré, Puis un jour, il disparut.Elle n\u2019en entendit plus parler, jamais, jamais.Copendant la malhoureuse jeune femme portait dans sos flancs la petite Louise, l'héroïne de cetto histoire.Elle restait seule, sans ressources, affolée d'amour, car celle aimait pour la vie.ll avait été si bon, si tondre pour elle ; il s'était montré si aimant ! Bile ne pouvait pas croire à une trahison de sa part.Elle était persuadée qu'il lui était arrivé malheur, et celle passait ses journées et ses nuits à le pleurer.Telle était la triste histoire de la mère de Lili, histoire avec laquello l'enfant avait été bercée.Elie avait entendu tous los sanglots de sa mire, vu couler toutos ses larmes, compté tous ses soupirs.Ello avait été nourrie, pour ainsi diro, de la douleur de son martyre ;.aussi comprend-on l'émotion qui s'empara d'elle quand l'homme tombé si inopinément dans sa chambre, au milieu des circonstances dramatiques | Que nous avons rapportées, avail fait ! connaitro son nom, l'hsmas Moore, co nom avec lequel elle avant été ber cée dos son culiinec.\u2026\u2026.ee nom qu'eile avait ontendu prononcer si souvent, au milion de crises si doulouronses, Mnis avant de ramener lo loctour dans la pièce étroits qu'habite Lili ot où nous avons inissé dans une position si critique l'hévoïno ot lo héros de notre roman, nous allons lui faire connaître co quo c'était que co Themas Mooro ot quellos oirconstances l'avaient séparé de coilo qu\u2019il pardis- suit tant aimer ot À qui il avait fait \u2014Tout ce que nous disons la, fit-; de si énorgiques rermenta, Lord Daniel Moore, membre de la Chambre haute, dix fois millionnaire, était mort depuis plusieurs années, Inissant deux fils, Samuel et Thomas.Bien quo le droit d'aînesse soit tou- Jours en vigueur en Angleterre, Daniel Moore avait cru devoir partager sa fortune en deux portions égales pour chacun de ses fils, on vertu duquel l\u2019aîné Co testament s0 trouvait en quelque sorte frustré, avait mis au cœur de Samuel, une haine profonde, une rancune sourde, de plus que son frère.C\u2019est à lui que ce dernier, alors tout enfant, avait été confié ; c\u2019est lui qui avait eu la gestion de la fortune paternelle, Daniel Moore était mort à Paris, où il voyngeait, d'une façon assez mystérieuse, Il avait dix ans Presque tous les an- têtres de Daniel avaient ou des lini- sons retentissantes, qui avaient fini d'une façon tragique.Au moment où nous avons vu Thomas Moore venir en France, Samuel avait trente-trois ans, Il ressemblait un peu à son jeune frère, mais il était plus grand, lui, très maigre, ayant les traits osseux et beaucoup plus mai- qués que 'amourcux de Berthe.Un nez long, un menton proéminent, qui tendaient à se rejoindre, donnaient à son visage l'aspect du visage cynique et dur de Polichinelle, saus la gouail- leric qui tempère la physionomie du célèbre mime.Les yeux étaient petits, tout ronds, très perçants et froids en même temps, ayant l'éclat gris do l\u2019acier.L'ainé des Moore était cruel, am- biticux et avare.ll regardait d\u2019un plus mauvais œil son jeuno frère, qui lui enlevait ainsi une partie de la fortune qu'il s'était habitué à regarder comme sienne ct à gérer dans son in- técrité.Un un ou deux ans avant le voyago de Thomas X Paris, Samuel avait, un jour amené chez lui la femme qu\u2019il avait épousée dans ses voyages, une grande ct maigre comme lui, très blonde, ayant do grands yeux d'un bleu vert, aux traits réguliers ot beaux, mais aussi d'une physionomie repoussante plutôt qu'agréablo.Elle s'installa chez Samuel Mooro et, on quelques jours, devint la véri- tablo maîtresse du logis.Dis son entrée dans la maison, elle avait jeté sur Thomas un regard obli- quo, ct le jeuno hommo l'avait entendue murmurer tout bas à Samuol \u2014C'est lo frère ?L'uîné avait inciiné la tête.Alors olle s'était offorcée de sou- riroot de paraître graciouse, mais son sourire avait ou toutos les appa- roncos d'uno grimace ot son aftabilité, d une hypocriste, Thomas venait alors d'achevor ses études.11 prétexta qu\u2019il avait bosoin de voyages pour compléter aon éducation.Il demanda de l'argent à son frère vb partit pour los Fndes, puis pour l'Amérique.A so retour, au lies d'aller à Londres, il s'arrêta à Paris Samuol lui envoyait régulièremont Jes rovenus auxquols il avait droit, et comme ces revenus étaient considérables, il menait uno existonce fus- tueuse.Lo jeune homme avait foi dans la loyauté do son frôro, mais il ne so doutait-pas quo chaque somme quiil rocovait soulovait une tompôte \u2018do l'autro côté do la*Manohe.(A continuer GÉZETTE DÉRERTHIER BERTHIER, MARS 1880.20 La Protection et la Classe Agricole, L\u2019on alléguait deux raisons prin- cipules en 1878 pour faire accepter lu protection au pays : lo La protection de l\u2019industrie ; Zo La nécessité d'augmenter les revenus pour mettre fin aux déficits, Tour attoindre ce double but, on a élevé le tarif, et les taxes de douane, qui étaient de S3.46 par tête en 18785, ont atteint en 1856 le chiffre de S4.49, Ce qui fait une augmentation de 29.76 pour 100.Comme la classe agricole représente bien près de la moitié de la population totale du pays, il est facile de constater le snreroit de taxes que reprise du tarif.LE VOTE SUR LA RECIPROCITE.A une heure du matin, mercredi, le 20 mars courant, le vote a été pris à la Chambre des Communes à Ottawa, sur la motion suivante, de Sir Richard Cartwright, qui se diseu- tait depuis bientôt deux semaines : * Que duns l\u2019état actuel des affui- \u201cres, et vil la décision prise réeem- * sentants des Etats-Unis, il est ex- \u201c prises pour s'assurer des termes et conditions auxquels des arvange- ments peuvent être effectués avec les Etats-Unis dans le but d\u2019obte- niv une réciprocité commerciale complète et sans restriction avec ee pays,\u201d ce ta of ce Le vote a donné le resultat suivant : Pour : Messionrs Armstrong, Bain ntu pour elle cette élévation ; [Tlenticorth], Barron, Beauso'eit, Bé- {chard.Bernier, Borden, Bourassa, De 1878 à 1886 les taxes de Bowman.Brien.Bardett, Campbell, donane ont augmenté de $6,652,- 430.53, ce qui donne environ 83,- 326,215.26 pour l'augmentation de ces taxes à la charge de la popula- | tion agricola.Cartwright (Sir Richard), Caseyi Casgrain, Chariton, Choguette,Choni- Inard, Cook, Couture, Davies, De Sti Georges, Dessaint, Doyon, Edgar, Edwards, Eisenhauer, léltis, Fisher, Flynn, Gauthier, Gilimor, Godbout, Pour faire accepter cette augmen- Guay, Hale, Molton, Innes, Jones tation de taxes aux cultivateurs on © (Malifax), Kirk, Landerkin, Lang, leur a assuré que la valeur des pro- ! Langelier (Montmoreney).Langelier duits de leur industrie angmenterait \u2018 dans la méme proportion, et méme plus.Malheureusement, ces assu- ances, cs belles promesses ne se (Quebec), Laurier.Lister, Livin:zston.Lovie, Macdonald (Jfuron), Melnptvre, - cMiilan (Fron), MeMullen, \u2018Meigs, Mils (Bothwell), Mitchell, : Muloeck, Neveux, Paterson (Brant), sont pas accomplies et au lieu d'aug- \u2018Perry, P'att, Prétontaine, Purcell, menter, la valeur de la plupart des ; Rintret, Robertson, Rowand, Stevroduits agricoles a diminué et même | Marie, Sevivez, Semple, Somerville, d\u2019une manière sensible, dans plusieurs cas.On comprend facilement que placée, par la politique fiscale du gouvernement, dans une situation aus- ! si anormale, aussi ruineuse pour! elle, Ia population agricole songe à se protéger ct qu\u2019elle demande I'application du principe dont on fait si; lurgement bénéficier l'industrie mua-' nufacturière.C'est précisément ce que compoi- | tait Ia proposition de Sir Richard, Cartwright priscatée I'an dernier & la chambre des Communes.La réciprocité aurait pour but de stimuler toutes nos industries indi- | gènes, en leur assurant des débouchés plus étendus et par conséquent | des prix plus rémunérateurs pour! leurs produits.Outre les avantages qu\u2019elle pour- | rait trouver sur le mnarché des Etats- | Unis, notre industrie manufacturière ; en retirerait aussi de considérables sur le marché du pays, si nous, avions la réciprocité commerciale, \u2018 au moins pour les produits naturels, ; avec l\u2019union américaine, puisque l'a- | bolition des taxes que ces produits paient à lu frontière, en éléverait le prix d'autant et augmenterait considérablement la valeur des produits de toutes nos industries extractives, | principalement celle des produits | agricoles.! C\u2019est ce que Sir John disait lui- même dans un discours-programme prononcé à Kingston, en 1861.Voici : \u201c S'il est une mesure de date ré- \u201c cente qui bénéficie plus que toute \u201c autre au pays, c\u2019est assurément le \u201c traité de réciprocité négocié sans \u201c doute par le ministère Hinks-Mo- \u201c rin, mais qui a été mis en opéra- \u201c tion par Sir Allan.Vous n\u2019igno- \u201c rez pas que le blé qui avait à payer * 20 par 100 le minot pour traver-/.\u201c ser la frontière américaine, peut \u201c maintenant y entrer en franchise \u201c et de cette façon chaque cultiva \u201c teur se trouve à être vingt cen- \u201c tins de plus riche par chaque mi- \u201cnot qu'il a à vendre, grâce à cette \u201c mesure, Au lieu d\u2019être-écarté des * lêtats-Unis, at forcé d'aller vendre \u2018\u201c ses produits à Montréal, il a main \u201c tenant deux marches, deux cordes \u201c a sonare.ll n\u2019y a plus mainte- \u2018\u201c nant de donanier entre lui et le \u2018\u201c manufacturier américain, ni entre | \u201c lui et le consommateur anglais.\u201d Comme on le voit, de l'avis méme | de Sir John, c\u2019est le Producteur Canadien qui y gagne avec la Réciprocité.+ - 0 L'opposition est en étnoi à Québec, Tout tourne mal.L'aftuire Lockwood tourne do la façon la plus piteuse pour les aceusa- ieuvs, L'affaire des $100,000 est écrasante pour los ex-ministres, Aussi, coux-ci ont-ils dépdehd I'en- | \u2018tromettour ot suborneur ordinaire pour tâcher de faire pairer les deux \u201cscandales et que tout reste tranquille.Malhourousoment cette offre a ron- contré si peu de succès que le sym- päthique personnage qui l\u2019avait-faite \u2018Sutheriand.Trow, Turcot, Waldie, | f Watson, Weldon (St.-Jean), Welsh, ; Wilson (Ælyin), et Yeo\u2014TT.CosTnE : Messieurs Audet, Bain | (Saulanges), Baird.Barnard, Bo:l, Bowell, ! Bergeron, Bergin, Boisvert Boyæe Brown, Bryson, Burns, Came- \u2018ron, Cargill, Carling, Carpenter, Caron (Sir Adolphe), Chisholm, Cimon, Ferguson (Renfrew), Ferguson (Wel land), Foster, Freeman, Gigault, Gi- | rouard, Gordon, Giandbois, Gnillet, Haggart, Hall, lesson, Hickey Hudspeth, Ives, Jamieson, Joncas, Jones (Digby), Kenny, Kirkpatrick, Masson, Mills (Annapolis), Mottatt, Moncrieff.Montplaisie, O Brien, Pattorson (Essen), Periey Porter, Prior, Putnam, Riopel.Robillard; Roome, Ross, Rykert, Searth, Shanly, Skinner Small, C:chrane, Cockburn, Colby, Corby, Costigan, Coughlin, | Coulombe, Curran, Daly, Daoust, Davin, Davis, Dawson, Deuison, Desuulniers, Desjardins, Dewdney, Dickey, Dickinson, Dupont, Ferguson [Leeds et Gren].Labelle, Lubrosse, Landry, Langevin [Sir liccior], La Rivière, Lépine, Macdonald [Sir John], Macdowail.MeCarthy, Me-; Culla, MeDonald { Victoria], MceDou- gald [Pictou], McDougall ton], McGreevy, McKeen, veviilan [ Vaudreuil], MeNeil, Madill, Mara, Marshall, Smith [Ontario] Sproule, Stevenson, Taylor, Temple, Thompson [Sir John], Tupper, Tyrwhitt, Vanusse, Wallace, Ward, Weidon Albert], White [Cardwell], White Renfrew].Wilmot, Wilson [drgen- teuil], Viton [Lennox], Wood [ Brockville).Wood [ Westmoreland) et Wright \u2014121, Les députés suivants favorables à la motion, savoir MM.Blake, Mac- Kenzie, Fiset, Lavergne, Colter, Amyot et Geoffrion étaient pairés avec MM.Pope, Archibald, Thé- \u201cment par la chambre des Reppédient que des mesures soient | [Cap-Bre- LA GAZETTE DE.BERTITIKR, VENDREDI LES PECHEURS DU LAC ST.PIERRE.Mercredi après-midi, M.Beausoleil, député du comté de Berthier à proposé ct fait adoptar la motion suivante par ln Chambre des Communes & Ottawa, Qu'un ordre Chambre émane : de Il Tonorable \u201clo Pour copie de tout ondre ou règlement adopté par lo départe- mont de la Marine et des Pécherios pour régulariser la pêche et mettre en force un système de licence et de taxe des ustensi's de pêche dans les comtés ce Berthier, Maskinongé- - \u201c-\u2026 à ce * ka durant les doux années expirées le 31 décembre 1S88 ; \u201c20 Pour copie de tontes instrnc- tions qui peuvent avoir été expédiées durant la même période aux garde-pêche avant jurisdiction dans les dits comtés au sujotde ln mise en force, de la suspension, de la moditi- cation et de lu remise en force du dit règlement ; * 3o l\u2019our copie de tous rapports et renseignements expédiés par les dits garde-pêche au département de la Marine et des Pêchories en rapport avec la mise en opé-ation * du dit règlement ; \u201cdo Pour une liste de tous les pê- cheurs de chacun des dits comtés, telle que fournie par les garde-pô- che, indiquant ceax qui se sont mu- \u2018nis de la licence imposée, le mon- * tant payé par chacun d'eux, le montant total regu comme produit des dites licences depuis la date do la mise en force du dit règiement jusqu'au 31 décembre 1888, aussi bien que ceux qui ne se sont pas munis de la licence exigée, dont les usten- sils de pêche ont été contisqués ou non suivant ie eas; \u201c30 Pour copic de toutes lettres, requêtes, correspondances qui peuvent avoir été adressées an gouvernement ou à aueun de ses membres * par aucunes personnes demandant le rappel du dit règlement et 1a.\u2018 brogation de la dite iicence, de \u2018toutes réponses qui peuvent leur .- een oe ee a ee LR RS 5H 5H ESA = oe autres documents se rapportant A cette affaire.\u201d M.Brausoleil à accompagé cette j motion d\u2019un maguifique discours moutrant combien les pauvres pê- .cheurs des comtés de Berthier, Mas- : kinongé, St Maurice, Nicolet, Ya-\u2018 \u2018maska et Richelieu souffrent de ! l'imposition d\u2019une taxe sur leurs \u2018ustensils de pêche.Ce sont les | plus pauvres qui se servent des us- tensils taxes, ceux dont la pêche \u201cest la moins productive et c'est sur | eux que pèse le poids de cette taxe, qui ne peut être défendue par au- \u2018 eune bonne raison.A toutes les requêtes, à toutes les représentations le gouvernemant a répondu par un \u2018Tefus inexorable et cruel.M.Beausoleil à terminé par un appel à l'esprit de justice et d\u2019hu- :manité du gouvernement et de la | Chambre.tM.Labelle, député de Richelieu isuivit et appuya la motion de M.} | Beausoleil et eondamna aussi I'imposition d'une taxe sur les ustensils de pêche.| L'Hon.Peter Mitchel, ancien ministre des l\u2019écheries appuya d\u2019un i vigourenx discoure la proposition ! ci-dessus ct lui donna tout l\u2019appui ; rience comme ancien ministre.L'Hon.M.Tupper, mivistre des Snint-Maurice, Richelieu et Yamias- |.\u2018 avoir été faites.ainsi que de tous ! de son influence et de son expé-' DD MARS 1889, des Jesuites, Les bicns - Cetto.question des bions des Jésuites qui agite en ce momont ln presse, pourrait être d'un certain intérêt pour ceux do nos lecteurs, qui | ne sont pas encore au faitdes choses ; nous leur on donnons done ci-après un résitmé sommaire.On sait quo les Jésuites sont après les RR.PP.Récollets, les promiers qui sont venus, en Canada, porter l'Evangile parmi les peuplades sauvages, ot aider les pionniers de la Nouvelle-France, dans leur œuvre de colonisation.Bion 64 le bruit de leurs travaux, de leur dévouement, de leurs succès comme missionnaire ct comme propagateurs de l'éluea- tion, parvint aux oreilles du gouvernement français, qui leur accorda, en reconnaissance certains terrains, dans les différentes parties de ce qu'on appelle aujourd'hui la Province de Québee.Cette ailocation permit au zèle dos fils de Loyo!a do s'étendre avec plus d'avantage, et de propager le bien sur une plus grande échelle.Lors de ln conquête le gouvernement anglais respeeta leurs propriétés, et ils restèrent en possession de ces terrains jusqu'à ft suspension de l'ordre parle pape Clément XLV en 1773.Alors le gouvernement s\u2019en empars, et les revenus furent destinés à lins- truction de la jeunesse.En 1814 le Pape Pie VIL rétablit l\u2019ordre des Jésuites, et l'on vit ces religieux se disperser dans les différentes parties du nionde, pour prêcher de nouveau \u2018Ia parole de Dieu, et répandre les lumières de la civilisation.Revenus , en Canada, ils réclamèrent lours biens.Cette question après avoir langui en patlement pendant des années, fut définitivement tranchée, l'année dernière par le chef du gouvernement provincial, M.Mercier, qui avec le j vote unanime de Ia chambre d\u2019assemblée accorda À la société de Jésus un indemnité de $-100,000.Comme le gouvernement féléral a droit de reto, en ces occasions, et qu\u2019il lui est accordé un an pour fhire connaître sa décision, on ignorait jus- | dernièrement quelle serait la destri- bution de cette indemnité dans le cas \u2018aù le bill ne serait pas désavoné.Or lc gouvornement de Sir John a pro- claméiil y a quelques semaines qu\u2019il n\u2019y aurait pas do désaveu, et malgré les cris et les imprécations des oran- Sistes d'Ontario, et de leur organo le Mail, la chose n été décidée comme de Rome indique que les $100,600 données par le gouvernement Mercier, seront roparties comme suit : $160,000, pour les Rvds Pères Jésuites, ,.8100,000 pour I'Université Laval a Québec.\"> £0,000 pour la suceursale dei Umivérsité 3 Montréal, $100,000 pour les évêques, dont $20,000 seraient affectés à la prefecture du Labrador, : MENUS PROPOS, cela.Do plus une dépêche récente : rien, McKay, Tisdale, Laurie et Sin l'écheries, répondit à M.Beausoleil, .L® conduite du (lobe sur In quos- Donald S:nith.avee beaucoun de calme et de bien.| ton des Jésuites est répudiée par l veillance.11 admit la force de ses , tous les chets de l'opposition à Otta- MM.Crow Baker et Chapleau, , wa, tels que M3L Blake, Mackenzie, ministériels étaient absents.; Cartwright, Mills, Jones, le-lgar, | Davis, Cuok et la prosqu'unanimité du parti.Le vote sur cette question sera une répudiation emphatique de l'attitude stupide de ce journal.Il so peut qu\u2019il y ait une autre repudiation publique et so'onnelle par tous les députés.Les ministères Mousseau et Ross ont accordé à M.Lucoste 5 ojo do commission sur ce qu'il a collecté des taxes commerciales, ct ils ont eu raison.M.Mercier déclare qu\u2019il ne donnera pas à M.Beausoleil plus de 24 p.c.sur coqu\u2019il a collecté de taxes commerciales ; mais c'est 21 p.\u20ac, de trop.Voilà la logique \u2018du Monde du 19 mals courant.Dans une chumnbr2 au complet, comprenant 115 membres la force actuelle des partis est donc : Miuistériels.130 Opposition \u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.EL Majorité ministérielle .\u2026.\u2026.46 sans compter l\u2019Orateur.Pour ren- ; verser le gouvernement, il suffirait ! donc d\u2019un déplacement de vinet- quatre voix.Qui dune, conuaissant l'état de l'opinion publique dans les différentes provinces, craindrait de prédire la chute du gouvernementaux prochaines élections ?En 1887, Ia motion de Sir Richard Cartwright avait été renvoyée ; par un vote de 67 pour et 124 contre, donnant au gouvernement une majorité de 57.Anjeurd'hui le vote ministériel est tombé de trois, de 124 à 121 et celui de l'opposition | s\u2019est élevé de dix, savoir de 67 à 77 soit une différence totale de treize voix en faveur de l\u2019opposition.droit de faire nos traités de commerce et l'autouomie provinciale pour programme, l'opposition est sûre de vaincre et de doter dans un avenir prochain la l\u2019uissance du Canada d\u2019une politique saine, vivifiante et qui assurera la prospérité du peuple.#700 se fauver ot courro, encore, C'ést égal5on:les tloñt ! arguments ct annonça que le gou- vernemsnt avait sous considération ; un projet tendant à exempter de la ,taxe les pôcheurs dout la péche | était vendue pour la consommation ; locale.| L'Hon.M.Laurier, chef de l\u2019Ope position, défendit avec élogrience la { cause des pécheurs et pressa le gou- * vernement de leur rendre justice.M.Beausoleil répondit à quel- | ques arguments du ministre des pêcheries et annonca qu\u2019il ramènerait la question sur le tapis lorsque les { documents promis seraient soumis ia la Chambre.La motion de M.Beausoleil fut | aduptée.Nous publierons le texte officiel de ce débat si intéressant pour les pêcheurs atteints par la taxe sur les ustensils de pêche.\u2014om Ln Presse disait l'autre jour sans Aucuno modestie que sos amis étaient de purfails gentlemen.En voici la preuvo : ce le publie une prétendue dimination do ln majorité ministérielle, ils ont ; nettemonb rofusé do puirer samedi j avec l'hon, M, Morcier, cloué à son | lit, de même qu'avec M, Martin, dé- | puté de Rimouski, dont on atiend Ia mnort d\u2019un instant à l\u2019autre, Avce la réciprocité complète le! Afin do pouvoir exploiter dovant M.Beausoleil a fait vendredi dernier une interpollation au gouvernement à.demandé : 10° Copie de la requête des citoyons do 53t, Barthélemy, demandant l\u2019éta- \u201cblissement d'un bureau de poste à ou près de la station do St Barthelémy du chomin de fer Canadien du Pacifique ; 2o'Copie du rapport de l'inspec- tour des postes du diatriet de T'rois- Rivières recommandant l'établisso- mont du dit bureau de poste ; 306% \u2018opie do Lous autres documents et correspondance se rapportant à co sujet, De plus, copie de tous documents, correspondance ou informations roques par le maître-général des Postes au sujet de la circulation par les bureaux do poste duns le comté «de Derthier d'exemplaires du discours prononcé dans la Chambre des Communes par C.Beausoleil, député du dit cemté, eb des instructions qui pou- vent avoir été données par le maître- général des Postes à M, G.A.Bourgeois inspecteur des postes pour la division des Trois-Rivières, d'empêcher la circulation de ce discours ; ainsi que copie de Ia civeulaire adressée par lo dit G.A.Bourgeois aux maîtres de poste du dit comté de Berthier.Le gouvernement d'Ottawa a répondu négativement aux deux interpellations que M.Beausoleil a faites en chambre la semaine dernière ot que nous avons reproduites dans notre dernier numéro.La session à Québee, a été pro- Depuis lundi dernier it y x cu trois séances do Ix chambre chaque jour, rogée mereradi, à trois heures.Le Trésorier provincial a introduit un projet au loi concernant les licences, UN ARTISTE SANADIEN, Nous avons vu dans la vitrine du Star de Montréal, uno peinture qui attire tont particulièrement l'attention du publie.Lile représente une scène de désespoir.\u201c Uno mère et et son enfant se suicidant par le car- Rien de plus poignant que l'expression de misère et de décourn- gement des deux personnes qui font le sujet de cette peinture.C'est l'œn- vre d'un jeune artiste de notre pays, élève de Gérôme, M.J, Saint Charles, Au derniez concours de dessin, ce Jeune peintre a obtenu du jury une mention honoruble, ce qui est le plus bon.\u201d grand honneur auquel il soit dans le : moment permis aux étrangers de parvenir, Notre sculptenr canadien, ilébert, écrivant de l\u2019aris à un intime, : tout dernièrement, faisait les Cloges | les plus cha:eureux du talent de son | computriote, M.Saint Charles, et ex- primmait un grand espoir dans ce talent et dans son aveniz.M, Saint Charles, que Montréal pos- side, sera probablement acquise par quelque grand capitiiste avant peu de ju ques teste \u2014\u2014\u2014 OB eee L'Industrie laitiere Canadienne : DIXIEME LETTRE.(Suite et Jin.) Nous avons beaucoup à apprendre des marchands de beurre français ; mais j= dois avouer que je ne suis pas admirateur sans restriction de leurs méthodes, et encore moins du beurre qu'on leur met entre les mains.Il y aun an ou deux, les Français passaient pour n'uvoir pas de concurrents sérieux sur le marché anginis.Aujourd'hui les Danois prennent de l'avant ; ot co même système de mélange que l'on suit en Normandie est de moins en moins en faveur au Danemark.Quant à la valouz intrinsèque du beurre de Normandie, elle n'est pas, ce que l'un croit généralement, d'a près su réputation à Londrcs.J'aftir- me que ce beurre tel qu'il est, quand lo cultivateur le vend au marchand, n'est aucunement supérieur à notre beurre canadien pris au même mo- mont.Ft cependant, Van c'est le Beurre de Normandie ; l'autre c\u2019est le notoire beurre Canadien, graisse d'essieu, qui vient après ln margarine ! Toute ln différence it dans le traitement que subissent l'un et l'autre, dans leur emballage et leur mise en vente, et dans l'espace de temps qui s'écoue avant la consommation, Te consommateur vante l\u2019uniformité de la qualité du beurre de Normandio, Un commorçant me dianit que le beurro d'avril eLle beurre de décembre so ressemblent exactement.Et pourtant sur co marché où on va l'acheter des mains du cultivateur, ilyonado toutes les nuances ot do tous les arômes, do tous les degrés do formoté, et do toutes les uenlités.\u2014 Quelle ne sornit donc pas son infériorité sion laissaitau cultivateur comme ici, le soin do lo travaillor ot do I'em- buller, si en un mot l'on n'avait pas uno méthodo raisonnée do traitor co bourre do Normandie ?Duno, co qui fuit In séputation de ce beurre, c\u2019ost que des hommes d'affaires.habilos ot dressés à In besogne, vont Venlovor, L'œuvre de - au sortir de la baratte, aux mains des cultivateurs, Et alors, on lo classe suivant la qualité des échantillons, on le protège contre les influences dolu température, on le travaille avoc soin, on l'emballe d'une manière at- trayanto, et on l'expédie sans retard pour dire consommé de suite.En un mot, on prépare ce beurre avec: art, et on Je met sur le marché en procédant suivant les besoins de ce commerce spécial.Mais & part ce mérite de l'uniformité dans Ja qualité, le bourre de Normandio n'a rien de supériour aux autres beurres.lon pout dire que tout autre beurre, pris au sortir de la baratte et traité de ln même façon, avant que les causos d'altération n'aient eu le temps de se développer, lui serait comparable comme qualité, Coloré avec soin et livré frais au maz- ché, ce beurre de Normandio prend bien à Londres parce qu'on y aime le beurre frais et peu sulé ;\u2014ses qua- lilés sont plutôt négatives que positives, et ila en plus un défant cer- tuin, celui d'être trop travaillé, Le beurre danois lui est certainement supérieur au point de vue strict de la qualité ; j'ai vu des échantillons de beurres anglais qui lui étaient aussi supéricurs, qui n'étaieut pas inférieurs même aux plus beaux beurres danois.J'ai goûté, dans les magasins du beurre de Normandie, tout jeune bien entendu, ote, qui commençait déjà à avoir le goût fort avant-coureur de la rancissure.On ne soumet pas ce beurre aux épreuves sévères en usage an Danemark ; il est douteux qu'il en sortit avec succès.Cependant, il serait injuste pour le cultivateur normand, de no pas ajouter que, paraît-il, le beurre que je viens de décrire n\u2019est pas ce qui se fait de mieux en Normandie.D'après ce que m'en a dit un marchand, on envoie les meilleurs échantillons à Paris, Le professeur Long dit nussi | que le commerce normand, envoio en Angleterre \u201cses beurres de se- i \u20ac conde qualité que nous payons ce- \u201cpendant des prix fort respectables, \u201cel quo nous considérons comme un produit de grand mérite, surtout si \u2018on le met bien en évidence chez le ! \u201c détailleur avec son étiquetto Bre- ; \u201c tagne où Normandie.\u201d .| Je suis que je dis la vérité quand | j'affirmo que nos pauvres beurres en- nadiens si méprisés, cette graisse à : essieu comme on l'appelle là-bas, vaut, Lau sortir de la baratte les beurres de Normandie que j'ai vus ; et que si l'on faisait passer nos Leurres par los mêmes manipulations et la même préparation et que s'ils étaient expédiés ct consommées aussi promptement, ils auraient une réputation égale.Jin conséquence, ne devrions nous pas adopter les méthodes du commerce Normand ?11 sorait diflici'e d'en réunir toutes les conditions :\u2014 Par exemple : 1, ITiaudrait que l\u2019on cût du beurre en assez grande quantité pour tenir un marché deux fois par semaine ; il faudrait créer un commerce assez fort pour fuire naître lu concurrence.2, Il faudrait, choz les nchetours, des méthodes régulières aux besoins desquelles les cnltivateurs conformeraient leur manière de procéder.Nos commerçan(s auraient À trouver lo marché de consommation et à le fournir; et nos cultivateurs auraient à baratter le jonr méme do la vente au commerçant, afin de réaliser la condition essentielle de livrer le beurre à l'état absolument frais.De là, l'on voit que la pratique Normando no s'applique pas aux bourres de conserve.La première condition no serait pns réalisable de suite ; fe mauvais état du commerce du beurre en n fuit diminuer ln production.Un connaisseur des Townships do l\u2019Est, réputés pour lours beurres, m'affirmo qu\u2019il y «quinze ans on tenait trois vaches ol il n'y enn plus qu'uno maintenant, Mais cola roviondrait avec les bonnes affaires dans cette ligne.Ensuite il y a l'inconvénient de la distance ; nous sommes A dix jours du marché de consommation anglais ; nos conenrrents livrent leur produit le lendemain do sn fabrication.ja nost donc pas avoc l'idéo de fairo adopter lo système Normand que jo vions do lo décrire ; c'est plutôt avoc l'espoir quo la connaissance de ces détails préparera des modifications de nos hubitudes commor- cinlos, Dans Pétat actuol des choses, lo &yslèmo Normand pourrait tout au plus s'appliquer à notre commerce local.I! fayQrait, pour qu'il y ed possibilité de l'essayer pour le com- = morce d'exportation à Londres, des shangemonts dans les voies de transport, et Une application facile de la réfrigération intense, si élonvante dans ses offots.En d'autres termes, le succès dans cotte voic sera mesuré par notre plus ou moins d'intelligence tes conditions nécessaires et l'esprit d'entreprise que nous mottrons A ln fiche.W.IL Lysen, Févrior 1889, NOTES LOGALES M.le Juge Dubuc do Winnipeg était en cette ville samedi dernier, Fhéte du Dr W.A.Hénault.Madame J.U.Foucher de Montréul, ainsi quo Madomoiselle Arthur Desjardins sont depuis quulques jours À Berthier, en promenade chez Madame Louis Tranchomontagne.» M.B.Rocher, notaire de l\u2019Assomption, ainsi que Madlumo et Mademoicolle Roch -r, et Madamo N.A.Beauchamp de St Simon, étaient mercredi ot jeudi on cetto vitle, les hôtes de noire Directour M.C.A.Chênevert.® M.le Docteur Sylvestre de Maskinongé était en cotte villo lundi dernier.* Nous avons eu de la Cour de Circuit lundi dernier.Le Juge Ouimet présidait.ML Germain el Brousseau, avocats de Sorel, concernés dans plusiours affaires, assistaieut à Ta Cour.* M.Broussenuavocat, a fait motion, au dernier terme pour que la coutes- tation du règlement, accordant un bonus de S10,000 à M.Archibald Ralston, ft suspendue jusqu\u2019à ce quo M.Ralston, qui a fait ceszion de ses biens, se soît arrangé avec ses Créanciors, M.Germain na combattu cette motion, prétendant que la cession de M.Ralston n'avait rien À faire avoc le règlement.Sn motion a été prise en détibéré c'ost-à-diro que In enuse n été ajournée au prochain terme, qui n\u2019aura lion maintenant qu'au mois de mai, tandis que tout aurait pu se terminer au terme de févrior dernier.Pour une cause qui demande tant ça n'a pas l'air à aller de célérité, grand train.Ce n'est pas surprenant tout de même, car beaucoup de causes subis- seal le môme sort.* On a achevé do démolir ces jours dorniors, les murs en brique restés dobout apres l'incendie de la Banque Ville-Marie.La Banque est décidée de faire re- bitir, et los travaux de reconstruction sont déjà commencés.+ M, Eugène Goudron, de cette ville, qui possède déjd un magnifique vi- noble, a fait l'automne dernier du vin avec du raisin provenant de ce vignoble.Co vin cat excellont, ot nous l'affirmons avec connaissance de cause.Tout ce quo nous regreltons, c'est que M.Goudron n'on ait fait cette année que pour son propre usage bien qu'il nous ait promis cepondant que l'an prochain il on ferait assez pour approvisionner sos amis.e Perdu.\u2014Un porte-m:inteaux, ap- partenaunt à M.Octavion Hénault de Ia paroisso do Borthier, a été perdu le 27 février dernior eutre chez M.Hénault et le villngo de St Norbert, le nom de Maximo ITénault est sur le porte-manteaux.Celui qui l\u2019a trou- véou le trouvera est prié de lo remettre à M.Octavion Iénault.! .Il ost fortement question dans lo moment d'établir à Borthier, une nou- volle mannfacture de chaussures.Plusieurs hommes importants sont paraît-il, disposés À encourager cotto industrie et à y mettre des capitaux.Si la chose arrive, nous on serons bien nine, dans l'intérêt co la viile de Berthier.° Les travaux dans les mannfuctures do MM.Ralston et Phillips, étant suspendus, un graud nombre d'ou- vriors sont dans le moment sans ouvrage.: Pour peu que celn continne beaun- coup do personnes seront obligées de laisser Berthior pour aller travailler nillonrs.Cest bien rogrettablo au point do vue dos intérêts de In ville.: pia Doux compagnies puissantez sont à s'organiser duns Joliette, pour l'exploitation d\u2019uno mine d\u2019or ct d'argent dont on aurait trouvé des indices dans Ia Matawan et dang In paroisse de Sto Emélic do I'Encrgio, D'après des connaissours, los pre mières rechorchos et les promières analyses ont été des plus satisfaisantes, ; Nous souhaitons aux doux com- paguies tout le suceès possiblo.* M.Roch Simard do l'Assomption agont pour lusine à sucre de botte- raves de Berthier, a réussi auprès dos eultivatours de l'Assomption et de Joliette à leur fuiroe consacrer un grand nombre d'arpents de terrain pour la culture do la betterave.C\u2019est un bel oxemple pour les cultivatours du comté de Berthier.COMMUNICATION.M.le réducteur, Nous avons cu Pavantage d'assister hier soir (18) à une séance dramatique et musicale donnée par les élèves de notre collège, Dang la tragélie, \u201c Thomas Morus,\u201d ces jeunes gens se sont bien nequittés do leur rudo tâche ; chacun des ne- teurs a exécuté son 1ôle avecune perfection étonnante.Viat ensuite la comédio intitulée : \u201c Qui casso les verres les paient\u201d Giles (M.Champagno) a fait pouffer de rire l'auditoire par ses contorsions el ses l'éparties.L'Orchestre au collège a exécuté quolques jolis morceaux de son répertoire avec une précision qui a été admirée, S'il nous était permis de faire une | observation, nous dirions à nos jeunes amis qu\u2019ils feraient bien de forcer un peu moins leurs gestes, surtout dans les comédies.Ce n'est pas un défaut qui leur soit propre, car on le ren- contro chez la plupart des act urs à leurs débuts.Nous espérons que cetle remarque sera prise en bonne part, Bref, ln soirée a été agréable, un public nombreux y assistait, ot, ce qui n'a rien gâté à la chose, les dames y étaient en grand nombre.Files con.tribuaiont, par lour présence, à l'éclat do In fête.X\u2014_\u2014\u2014\u2014 cme.La Question Sociale Au point de vue de la famil'e.Nous commençons aujourd\u2019hui la publication d'une très intéressante conférence donnée à la salle de la Congrégation des hommes, par J.O.Chalut, écuyer, notaire public et gref- flier de la Cour de Circuit du Comté de Berthier.C\u2019est une ceuvre de haute portée philosophique, dout nos lecteurs aimeront, sans doute, à faire la lecture.Monsieur le Directeur, Messieurs.J'aurais dà intituler cette lectnre un peu de tout,\u201d ce qui m'eût por- mis de passer d'un sujet à l'autre sans transition, et m'ofit, par conséquent, épargné des recherches que j'ai dû faire pour arriver à remplir convenablement le cadre de ce tra- rail, tL \u2018était d\u2019abord mon intention ; ef en cela, jo consultais plutôt mes gofits, un penchant nu repos, sinon à In paresse ; ct, je lo dirai sans fAusse modestie, je me définis, avec raison de mes aptitudes à traiter un sujot aussi gravo que celui de la Question Sociale \u2014 question si controversée et d'une actualité do tous les jours, Lit puis, À mon âgo, on a oublié un pou les règles d\u2019une argumentation suivio et logique, surtout lorsque, commo moi, On n, pondant tronte-neuf ans, griffonné dos contrats do mari:- ge ot autres netos aussi intérossants, Croyoz-moi, messiours, lorsquo je vous dis que l'aridité de la profession À laquelle j'ai l\u2019honnour d'appartonir, est bien propre à tarir la source d'où juillissent Jes idées philosophiques, Quoiqu'il en soit, au fur eb à mesure quo j éludinis quelques-unes «les quos- tions, dont je voulais faire le sujot de cotlo conférence, suns m'astreindro À un travail coordouné, jo m\u2019apporee- vais qu'il se produirait infaillibloment dos lneunos, qui on onlévornient Vintévêt.i J'ai donc préiveé faire un pou plus do travail afin d'aveiver 3 un résultat plus pratique.LA GAZETTE DE DERTHIER, VENDREDI 22 MARS N'allez pas croire, cependant, que j'ai la prétention d'avoir créé un chef- d\u2019wuvre, 11 s\u2019en faut du tout au tout, Jo n'ai d'autre mérite que celui d\u2019avoir consulté quelques auteurs traitant de ln Question Socinlo, en y joignant mes impressions porsonnelles, qui, jo l'espère, [du moins je I'ni von- lu] ne s'écarteront pas de ln vraie doctrine admise par ceux qui désirent le bien du peuple.Au cours de cette conférence, je di- \"ai quelques mots de la classe ouvrière.Le qualificatif d'ouvrior s'appliquera également aux journaliers, hommes de métier, commis, et à toutes personnes qui gagnent leur vie par un travail manuel.Vous entendrez, messieurs les ouvriers, certaines observations vous concernant, Je suis heureux de constater que ces remarques ne s'appliquent pas aux ouvriers de notre localité en autant, du moins, qu'elles peuvent être désagréables.Je traîte- \u2018di ln question à un point de vue général, applicable surtout aux travail leurs des grands centres manufacturiers, Ces réserves fuites, j'entre en ma- titre, Lau quostion sociale au point de vue de la fumiile nous occupera Ja première, Suivant les enseignements du christianisme, d'accord en cela avec les sentiments les plus intimes et les besoins naturels de l\u2019humanité, l'homme est appelé À vivre en société c\u2019est-à-dire avec ses semblables, comme un être intelligent, raisonnable, , soumis à l'autorité légitime et aux devoirs qu impose l'état social.Vivre en société, ce n\u2019est pas vivre pen contact, en axglomération ; les êtres privés de raison vivent ainsi, mais ils ne vivent pas en société.L'homme, au contraire, vit avec ses semblables par ce qu\u2019il leur est inti- : memeut attaché par les liens de la | charité et l'obligation des devoirs ; mutuels, | Dans la société, il y a plus que la ; réunion ; il y a nécessairement le : principe de l'union morale.Dieu, ; dans si sollicitude toujours vigilante, in placé dans le bien particulier le : principe du bien général.De Ia tumille, buse de In société, il | a fait le premier anneau de cette chaîne qui unit entre eux les familles | | ! d'une même nation et tous les peuples qui composent le genre humain.La famille est done, a la fois, non-seu- lement la source de la vice physique, mais aussi celle de la peuples, Lu famille est une trinité : le père la mère et l'enfant.C'est aussi un gouvernement parfait avue son chef, son ministre, ses sujets, ses biens, ses traditions, ses lois, lo Au père, Dieu a dit : # Tuseras \u201cle soutienet le protectenr de ta com- \u201c pagne ; Ut seras le chef de taf \u201c milie, le dépositaire do l'autorité \u201c domestique, ct, comme tel, tu con- \u201c serverus le dépôt sacré des traditions do tes ancêtres et de ta patrie.Tu apprendras à ton fils à aimer la \u201cJui et la langue de tes ancêtres ; et tn lui enseigneras le respect envers ses semblabies ct envers le pays auquel tu appartiens.Tu gugne- tas ton pain et celui de ta famille à la sueur de ton front ; car tu dois racheter par l'expiation la faute du p.emier père,\u201d Lies sue.6s ont paesé, les généra- lions ont succédé aux générations, et ces décrêts divins sont restés vrais et immuables.Pour le chef de famille est le travail péniblo ; pour lui, .es fatigues et les soucis de la vie.dour ie chrétien, Le travail au scin de la fiani:le, dans l'ordre sociu, honore, éiève l'ame.Pour | honnéte ouvricr, la vie sera inboricuse, pd- mb.e méme ; et ¢e principe bien compris, tout en faisant le bonheur des fumiilos, assure en même temps la sécurité et la paix de la société toute enue.Jo Ces ; Fêtog Erle sont CHIU KART eus fumisle seruient souvont 1llus0irte, si olles n'étaient soutonues par los qualités pius humblos, mais également essentielles, do sa compagne, vie morale des La femme, sous l'inspiration vivi- fianto du christianisme, est devonue Pange tutélaire do la famille.(A continuer RANA AAA A NT ST NS NAISSANCE, A Montréal, le 20 du courant, l\u2019é- pouso do M, J.1%, Coémont, un tis, I Zs ra Pa LTR DÉCÈS.En cette ville, lp 21 du courant, Dollo Marie Domithilde Lord, à l'âgo de 58 ans ot doux mois, N DEMANDE une personne bien recomman lable qui pourra servir comme agent et comme comptable à l'imprimerie de ln Guzetle de Berthiera AVIS.M.Louis Arthur Tellier, marchand, rue du mhrché, Berthier, voulant se retirer du commerce, et abandonner complètement les affaires, vendra d'ici au 15 d'avril prochain, sans réserve el audessous du prix coûtant(strictement pour argent comptant), tont son stock de marchanclises, Ceux qui ont des wchats À faire pourront épargner considérallement en allant acheter chez M.Tellier.Un jeune homme qui désirerait se mettre dans le commerce, trouverait une bonne occasion de se placer en achetant le stock de M.Tellier et en louant ou achetant le magasin et le logement de ce M, en face du marché, et dans le meilleur site ponr le com- morce.Berthier, 8 Mars 1889 \u20143i.Dr C.LAFONTAINE, MEDECIN et PHARMACIEN, RUE EDOUARD, - - BERTIIIER.AVIS.Jusqu\u2019à nouvel ordre les parts de la Compagnie Minière du District de Joliette seront veudues pour dix piastres chaque.« LOUIS FARIY.3 Sec.-Trésorier.Jaliette, 28 Déc.1888.\u2014\u2014+i, a.» A VENDREK Une magnifique propriété à Saint Gabriel de Brandon.Contenant 150 arpents de terre.Avec de plus un moulin à farine ayant 3 paires de moulangeset un moulin à scie, avec À scies rondes marchant au au moyen d\u2019un pouvoir d\u2019eau.Le tout, tout à fait neuf et en parfait ordre.Le toul sera vendu à des conditions libérales.Pour plus d'informations s'adresser au propriétaire, TEnOoTARD HAMELIF, St Barthélemy.21 déc.1888.\u2014 3m.4889 POER 25 GUNTS, je foci.ROLLAHE ¢ BIR, ve li MONTREAL.ADRESSERA FRANCO, sur réception de cette somme, L'ALMANACH AGRICOLE, COMMERCIAL ; PALMANACH des FAMILLES et Je CALENDRIER de la PUISSANCE, Aussi les REVELATIONS du crime ou CAMBRAY et SES COMPLICES.POTR 50 CRYES, L' peu de dépenses qu'ils ont à cacourir, peuvent vendre à des prix défiant toute compétition.JE, ARPIN.| 22 fevries 1899,\u20143m- W.G.McCCONNEL, RUE EDOUARD, - BERTHIERVILLE, Négociant en gros ct en détail de Fleur, Grain, Moulee, Lard, Saindons, Sel, Platre, &.M, MCCONNEL tient maintenant son magasin à côté de sa maison privée (ancien inagasin de M.Derouin).Z.ATPIN.KZ Agent pour les Compagnies d\u2019Assurances suivantes : Northern Fire Assurance Company, City of London Insurance Co.(Limited).Queen Insurance Company, Western Ass.Co.of Canada, (Feu et Marine) La Citoyenne, Fou, Vie et Accidents, Canada Life.£ZT Risques placés au plus bas taux possible, BUREAU A MoXTREAL : W:PF'.JOHNNSTON, AGENT, 10 12 & 14 RUE DU PORT.\u2014:0 Bureau Central de ln Compagnie du Téléphone Bell o:\u2014 HILAIRE GENDRON, HUISSIES&, ST-MICHET.DES SAINTS.M.Gendron se chargora de toutos los collections qu'on voudra bion lui confior, EUGENE FARLY, Ferblamtier, Plombier, ET COUVREUR, RUE EDOUARD, BERTHIER.En {ace de l'hôtel Guilnette 1G nov.1888, A.TE, PIETTE, ILORLOGER-BIJOUTIER, Se chargera de tous ouvrages cn Ferblanc, Voile Galvanisée, etc.Teor a mn stock tentes erpèces d'ouvra ut or Prragpr, a Pertdontone ea veage oa Je famiites, + parce i te oe faith Rue bu [on 2.> COMMERCE.MARCITE DE BERTHUIER Mars 1889.Berrien, LEGUMES Patates, le minot.$0 26 A Oignons, lo minot.eves, lo minot.3 ; Oignons, ln tresse.0 S8à 10 Choux des États-Unis.0 5ùà 06 Féves, Ia teerinde.oe.0 42 05 GRAINS Blé, le minot.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.8.Vo.Pols, le minot.vues 0 8020 90 Blé d'Inde, le minot.060A 70 Avoine, le minot.\u2026 045120 50 Sarazin, le minot.06020 70 Ovge, le minot.oeeen san, Anes Gaudriole.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 «eee deen, Graine de mil.o.oo.20.À.VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, lac ouple.§1 2041 5 Oies, la couple.© sec A.Poules, In couple.02520 DD Pigeon, lu couple.0 1540 20 VIANDES Bœuf, la Ib.sr.07a 8 Buf, 100 1b.+0 6 002% 00 Porc frais, la livre.1la 12 Lard sn'écLse secs cecsan ee 10a 12 Pore frais, 100 Ibs\u2026\u2026.6 0027 00 Mouton, jeune quartier, 353 66 Veau, jeune quartier.403 50 PARINE Farine en quart.4 7045 70 Farine en poche, 100 1h Z 204 2 60 Farine de blé d'Inde.17541 90 Farine de gruau., 3 25a3 du Sarasin.ere Cen À.PRODUITS DE LA FERME Beuvre frais, la ib.Iba 20 Beurresalé.188 20 Œuts frais, la douzaine.12a 15 Laine, la Ib.304 35 Laine filée, Ia Ib.60d 75 Savon.asa000es vuvses 0Gà 08 DIVERS Miel coulé, In Ib.§ 1a.Micl en gâteaux, la lb.12a 15 Sucre d'érable, In Ib.07 3 8 Givaisso, In be.12a0 15 Tabac en feuille, la Ib.08 a 015 Paille, le 100 bottes.5 0015 50 Foin, le 100 bottes.5 50 4 G 50 Peau de bœuf, la ib.\u2026.\u2026\u2026.4a 4 Peau de veau.§a0 10 Sirop d'érable, le ga'lon 90a 1 00 Peau de mouton.jeune.60a0 75 Cochon vivant, jeune.3 00 1 4 00 PRIX DES GRAINS CHEZ LES MARCHANDS DE BERTHIER, Avoiue.par 36 lbs, S0 45n 50 Sarasin.par 50 ibs, 60a 70 Orge.par 50 lbs.Lo.an.Puis.par 66 lbs.85a 90 Grainedo lin par 60 hs, .douces Fêves.\u2026\u2026\u2026\u2026 par GO lbs.\u2026\u2026.Mouse Bié de semence.i60a1 00 \u2014 \u2014 ll) © B= MARCHE DE SOREL.Soren, Mars 1889.LÉGUMES Patates, le minot a.$ 50@ 40 Oignons, le minot.:., .@ .Féves, le minote.@ .\u2026\u2026\u2026.Oignons, In tresse.10@ 20 Choux des Etats-Unis 05 @ 08 Féves, 1a terrinée.@ .GRAINS Bié le minot.$.@ .Poix, le minot.100@ 120 Blé d'Inde, le minot.So @ 100 Avoine, le minot.45 @ 0 50 Sarazin, le minot.10 @075 Orge, le minot Gaudriole 100 c200000 sessen ET (EP VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, la couple $1 20 Oies, la conple \u2014+\u2026.0vseu severe Poules, In couple.60 @ 0 70 Pigeon, Ia couple.25 @ 0 30 VIANDES Beeuf, Inthe.8 12 Becuf, 100 1b.S 00 @ 9 00 Porc frais, la s.11 12 Lard salé\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026seuss Leu Pore frais, 100 1.8 00 Mouton, jeune quart.35 @ 0 55 Veau, jeune quartier.10 @ à 59 FARINE Farine en quart.$4 70 @ 5 70 {'arine (poche) 100 Ib 2 20 @ 2 50 Farine de blé d'Inde.1 90 @ 2 00 Farine de gruau.\u2026\u2026.38 25 @ 3 00 Sarrazin\u2026\u2026\u2026sess .EOEEE G6G6666 GEER o ot PRODUITS DE LA FERME.Beurre fraie, la 1b Beurre fraie, la Ib.\u2026 80 15 @ 0 20 Bourre salé.17 80 9 Qluls frais, la doaz.\u2026 16 @ 0 18 Laine, la dh.30 @ 0 35 laine filée, 1a 1h.75 @ 0 80 Savon .reveeres 9 @ 0 08 DIVERS Miel coulé, la Ib.$0 12 @ \u2026\u2026.Miel en gâteaux, ln b 0 12 @ 015 Sucre d'érablo, la Ib.D 07 @ 0 08 (Graiseo, la Ib.\u2026\u2026 0128015 Tabac un fouille, la Ib 0 10 @ 0 12 Pnillo, le 109 bottes.5 00 @ 5 50 Foin, le 100 bottes.7 50 @ 8 50 Poau do bœuf, In 1b\u2026.© 06 @ 0 07 Peau do vonu.0 08 @ 010 Sirop d\u2019érablo, lo gai.0 90 @ 1 00 Ponudo mouton, jeune .G .Cochon vivant, jeune.6) .PRIX DES GRAINS CHEZ LES MAR- CUANDS DE SONREL Avoine.par 36 lbs.80 50 0 55 Sarrazin\u2026 par 50 lbs.0 80 9 0 00 Ore.par 50 lbs, .@ .Pois.pur 66 lbs.0 90 @ 1 00 Graino doLin, 0 lbs.@ \u2026\u2026 .; FOvOB.\u2026.\u2026.60 Ibs.\u2026.\u2026.@ Fonte, + Blé do somence.| 50 @ ! 60 "]
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