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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 20 juin 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Gazette de Berthier, 1890-06-20, Collections de BAnQ.

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[" Ve.\"1 \u2014No 45.2: Hi La A a À Be FEUILLETON LES DEUX SŒURS, TROISIÈME PARTIE IL ( Suite.) L'esprit et le cœur de la jeune fille étaient agités; elle paraissait rêveuse.Dien des paroles venaient Sur les lèvres de Maurice ; il les retenait ayant peur de les prononcer.Ils s'étaient arrêtés.avait pris une main de la jeune fille Maurice qu'elle ne retirait pas.\u2014Georgette, reprit-il presque tristement, vous connaissez mon secret, vous savez que je vous aime, mais vous, mais vous ?.\u2014Monsieur Maurice, répondit- cÎle d'une voix faible, vous disiez tout à l\u2019heute que c'était un grand bonheur d'aimer et de se savoir aimé : je le crois parce que je le sens en moi.\u2014Ainsi, vous m'aimez! s'éeria-t- il avec transport.\u2014Je vous aime, Maurice.\u2014Ah :! c'est le ciel ouvert, c\u2019est plus que du bonheur!.\u2014Comme vous, Maurice, j'ai interrogé mon cœur, et il m'a répondu que vous l\u2019occupiez tout entier.Ils reprirent le chemin d\u2019Eughien où Maurice avait l'intention de dt- ner avant de rentrer à Paris.Jeunes tous deux et également pleins de confiance, ils firent toutes sortes de beaux projets pour l'avenir, \u2014Je vais songer sérieusement à me créer une position, disait Maurice et tout de suite nous nous marierons.11 ne doutait plus de rien, il ne voyait plus aucun obstacle eu travers de son chemin.\u2014On ne doit pas craindre la misère quand on aime le travail, ré- poudait Georgette ; nous travaillerons tous les deux.Il l\u2019interrogca sur sa famille, sur les années de son enfance.C'était une curiosité bien naturelle.Mais le visage de Georgette s\u2019assombrit aussitôt et elle lui répondit : \u2014 Maurice, je vous en .prie, ne m'adressez pas de questions auxquelles je ne puis répondre ; croyez qu\u2019il m'en coûte beaucoup de garder le silence vis-à-vis de vous; mais il s'agit d\u2019un secret qui ne m'appartiont pas.Plus tard, quand je croirai pouvoir le faire et que vous aurez le droit de ne rien ignorer, je vous dirai tout.Pour le moment, Maurice, qu'il vous suffise do - savoir que je n\u2019a: plus ni père, ni mère, que je suis seule au monde, \u2014C'est comma moi, Georgette ; - nous sommes deux orphelins.Eh bien, nous nous cn aimerons davantage, 132 287 - \u2026 RU ITI L'amour heureux, le premier amour, surtout, a d\u2019indicibles ivres- scs ct fait naître des exlases divines.Il n\u2019y a plus d'ombre autour de soi, tout est lumière, tout resplendit.Le cœur est inondé d'allégresse.Tout sourit, tout gazouille et murmure agréablement, tout brille, tout chante.La vie est ensoleillée, on respire avec plus de bonheur, il semble que le ciel est plus radieux, la nature apparaît avec des beautés jusqu'alors inconnues.C'est un ravissement délicieux, complet.Même dans là solitude, on n\u2019est plus seul, car on sait qu\u2019un autre \u2018cœur vous appartient, qu\u2019une autre fime est unie à lu vôtre que vous occupez la pensée de la personne aimée.Elle, le front penché, rèveuse, se dit : \u2014En ce moment, il est ici où là, il fait telle ou telle chose, mais il pense à moi.Par la pensée, elle le cherche, le suit, l\u2019accompagne et le ramène près d'elle.Lui, de son côté, se dit aussi : \u2014II ne faut pas rester trop longtemps sans la voir; elle serait inquiète ; je suis sûr qu\u2019elle m'attend et que l'oreille tendue elle écoute si je n'arrive pas.Georgette n'avait plus de ces heures de mélancolie, de.ces tristesses |.qui, dans les premiers temps, rendaient Sarrue soucieux et l\u2019inquiétaient beaucoup.Evidemment la jeune file n\u2019avait rien oublié, mais, nvec l\u2019amour et ses joies, de nouvelles espérances étaient entrées dans son cœur.Elle était redevenue vive, gaie, enjouée ; son regard toujours plein d'ineffables douceurs, avait maintenant d'admirables rayonnements ; ses joues avaient retrouvé leurs fraîches couleurs et ses lèvres roses leur charmant sourire.Pour Jacques Sarrue, cet heureux changement était un prodige ; il le constata avec joie, mais il ne chercha point à en découvrir la cause.\u2014Chère Georgette, se disait-il, elle commence à ressentir les effets de mon amitié dévouée, de la tendre affection que j'ai pour elle.Ah ! elle ne sait pas tout ce qu\u2019il y a pour clle dans mon cœur, elle ne sait pas comme je l'aime.Mais le sais-je moi-même?Il est certain que ces promenades aux environs de Paris lui ont fait beaucoup de bien ; elle adore la campagne, les arbres, la verdure, les grands espaces; cela sc comprend, elle est née dans un village, La vue des champs, des bois et des grands paysages exerce sur elle une heureuse influence ; cela a changé ses idées.Malheureusement, il n\u2019y a plus de feuilles aux branches, les jours de promenades sont passés : maïs tout de suite après l'hiver, dès que mars fera fleurir les violettes, l\u2019aubépine, ct pousser les bourgeons, tous les dimanches nous quitterons Paris et nous irons rire aux champs avec les fleurs, la verdure et le soloil.\u2018 Mais un nouvel étonnement, .qui: devait être suivi d'une horrible doii-' EIEE: PAR xl: TT ie EN r leur, était réservé à Jacquet Sarrue.Tout à coup, du jour au lendemain, sans que rien l\u2019eût annoncé ou fait pressentir, Georgette retomba dans ses tris!esses précédentes.Elle paraissait peut-être plus désolée encore, et \u2018un matin, Jacques Sarrue, voyant ses yeux rougis entourés d'un cercle bleuâtre, comprit qu\u2019elle avait eu une nuit d'insomnie et qu\u2019elle avait beaucoup pleuré.Que s\u2019était-il passé ?Effrayé, Jacques Sarrue se le demanda; mais il ue pouvait pas le deviner.Il osa interroger affectucusement la jeune fille.\u2014Je n'ai rien, lui répondit-elle.Il eut beau insister, il n\u2019obtint pas d'autre réponse.Mais il remarqua que les yeux de Georgette s'étaient remplis de larmes.Il s\u2019en alla donner ses leçons, très affligé, le cœur rempli d\u2019angoisses et convaincu que Georgette avait une nouvelle cause de chagrin.Laquelle?Il mit vainement son esprit à la torture, il ne trouva rien.Ses inquiétudes augmentèrent encore.Huit jours se passèrent ainsi.\u2014Je n\u2019y comprends rien, se disait Sarrue ; il y a certainement là- dessous quelque close d'extraordinaire, Mais, après les réponses évasives qu\u2019il avait obtenues, il n\u2019osait plus questionner Georgette.\u2014Si elle était, ~malgdo, elle | e dis rait, elle se plaindrait, pensait-il.Elle n\u2019est pas malade, physiquement du moins, mais elle a quelque chose.Ne sachant quoi supposer, le pauvre Sarrue était dans une grande perplexité.Un soir, après avoir quitté la jeune fille qui lui avait paru plus triste encore pue la veille, il entra chez les ouvriers ses voisins, qu\u2019il délaissait un peu depuis quelques mois.Le mari étant allé faire une course après son diner la femme se trouvait seule.\u2014Nous ne vous voyons plus guère, monsieur Sarrue, dit-elle,bien que vous n'ayez que votre porte à ouvrir pour entrer chez nous; oh! je vous dis cela sans reproche.Mais asseyez-vous dene, Vous aviez peut-être quelque chose à dire à mon mari ; il vient de sortir.\u2014Mon Dieu, non, répondit Sarrue ; je suis seulement entré pour vous dire bonsoir.-\u2014\u2014Vous avez bien fait et vous serez toujours le bienvenu, monsieur Jacques.Qu'est-ce qu\u2019on dit de neuf dans Paris ?\u2014 Vous savez, madame Simon, que je ne suis jamais au courant des choses nouvelles, des bruits du jour, \u2014C'est vrai, fit-elle, votre travail et votre poésie, voilà votre affrire, à vous.\u2014\u2014Oh ! In poésie ; depuis quelque temps je l\u2019ai/bien abandonnée, \u2014Pourquoi ?C'est un tort, monsieur Jacques, car on dit que vous; écrivez de bien jolies choses, - J'ai: même entendu dire que, si vous lo vouliez, vous auriez bientôt un nom\u2019 célèbre.Le poète secoua tristement la tête.\u2014Jo-n'aisplus ce-rêve là, dit-il.£a Gat > i vf «ick sACOM PAGN 7 ED MPRIM BRIE-DE-BERFH TER.BERTHIER, 20 JUIN 1890 ¢ Bert Ned Wartar Er ier.ve Le die ge) whoo.SOT REN pe ¥ etes C.A.CHÉNEVERT, Ditecreur DE LA REDACTION * \u20ac D'ailleurs, je ne veux pas vous le cacher, madame Simon, je suis affreusement tourmenté.\u2014Comment cela, monsieur Jacques ?\u2014Au sujet de Georgette.\u2014Ah ! c\u2019est mademoiselle Georgette.\u2014Oui: Est-ce que vous n\u2019avez pas remarqué comme moi, madame Simon, que depuis quelques jours elle est triste, qu\u2019elle pleure souvent, enfin qu'elle a quelque chose ?\u2014Si fait, monsieur Jacques, j'ai vu cela, \u2014Si, plus heureuse que moi, vous aviez deviné.si vous pouviez mie dire.Monsieur Jacques, il y a bien des choses qu\u2019on devine et qu\u2019il faut avoir l\u2019air d'ignorer, \u2014Je ne comprends pas, madame Simon.Voyons, est-ce que vous connaissez la cause du chagrin de Georgette ?\u2014Je m\u2019en doute.- \u2014Oh ! je vous en prie, dites-moi ce que vous supposez, ce que vous croyez.~Monsieur Jacques, Il vaut mieux que vous ne sachiez rien.\u2014Ah : du ciel, madume Simon, que se passe-t-il ?Dites-le-moi.\u2014Comme un rien vous agite et vous m'\u2019effrayez : Au nom vous trouble! Tenez, vous voilà tout bouleversé.Remettez-vous, mon- 3 gieur,Jacques,.Temettez-vous.Mademoiselle Georgette est triste, elle a du chagrin, c\u2019est vrai, mais ça se passera.\u2014Soit.Mais pourquoi est-elle triste ?Pourquoi a-t-elle du chagrin ?\u2014 Toutes les fillettes sont ainsi, songez que Georgette court après ses dix-sept ans, qu\u2019elle est jolie comme les amours.Sarrue la regardait avec effarement.\u2014Monsieur Jacques, je vous prie \u201cIde m'excuser, reprit-elle ; je ne puis vraiment vous en dire plus.\u2014Non, non, répliqua-t-il d\u2019une voix qui tremblait malgré lui, je vous supplie au contraire, de parler; je veux que vous me disiez tout.\u2014 Monsieur Sarrue, je vous assure que je n'ai pas le droit.balbu- tia-t-elle\u2026 \u2014Prenez-le.\u2014En vous apprenant ce que je sais, ce que j'ai deviné, j'agirais mal.\u2014Quand il y a nécessité de dire -|la vérité, on n\u2019est pas coupable.\u2014Vous le vouliez done absolument.\u2014Oui: \u2014Eh bien, monsieur Jacques, je crois que mademoiselle Georgette aime monsieur Maurice.Il n\u2019y pas grand mal A cela, mousicur Sarrue; il faut qu'on aime et c'est à son âge que l'amour vient le cœur battant.Et puis elle est libre, d'eyant plus ni père, ni mère, et bien seule, car sans vous offenser, monsieur Jacques, vous ne pouvez remplacer pour la pauvre enfant un père, une mère, ou un frère.Dans une pareille situation, on ne sait pas ce qui.peut parler au cceur d\u2019une.\u2018innocoute joune fille et quelles pensées lui viennent, l\u2019our une enfant si jeune, c'est un grand malheur, allez, de ne plus avoir sa mère.Jacques Sarrue souhaita le bonsoir à sa voisine et rentra dans sa chambre, Il s'affaisa lourdement sur un siège et il resta sans mouvement, la tête sur la poitrine, les yeux fixés sur le parquet, ses longs bras ballants.Le malheureux venaît de recevoir un coup terrible, Il était écrasé, 1v Jacques Sarrue resta pendant plus d\u2019une heure dans une prostration complète, incapable de 1éflé- chir, d'ajouter une pensée à une autre, une sorte de délire dans l\u2019esprit.Enfin, reprenant possession de lui-même, il vit l\u2019affreuse réalité dressée devant lui comme une chose lugubre, La souffrance atroce qu\u2019il éprouvait lui faisait connaître ce que Georgette était réellement pour lui, Longtemps il avait voulu douter, n\u2019osant se faire cet aveu à lui-même; maintenant, une lumidre si plus songer à se tromper sur ses S'il souffrait ainsi, c\u2019est qu\u2019il aimait Georgette, et que Georgette en aimait un autre, Ce jeune homme qu il avait accteilli, qu\u2019il aurait aimé comme un frère, sentiments.abusait de la confiance, trahissait l'amitié, le frappait traitreusement, comme dans un guet-apens.Il lui semblait que Maurice lui avait arraché en même temps le cœur et l'âme, et il vomissait contre lui toutes les imprécautions, Ses plaintes n'étaient certainement pas sans raison; mais il ne s\u2019apercevait point qu\u2019elles étaient mesquines et ridicules.Quand à Georgette, il lui faisnit également un crime d\u2019avoir donné son amour à un autre, absolument comme si par un engagement antérieur elle l'eût rendu maître absolu de son cœur et de sa personne.Malgré ses qualités réelles, incontestables, Jacque Sarrue était pétri de la même pâte que tous les hommes ; il y avait en lui les faiblesses de benucoup d'autres infirmités morales qui appartiennent à l'humanité: Pour le moment, cet homnic indulgent, généreux et vraiment bon qui possédait à un haut degré le gentiment de ln justice, ne trouva rien dans son cœur qui le sollicität en faveur de Georgsatte, et lui fit trouver grâce devant lui.1] était tard.Il so mit au lit.à | Mnis son agitation fièvreuse ne lnis- su point approcher le sommeil.Des pensées folles se hieurtaient tumul- tueuseident dans son cerveau na- lade.Le jour vint.Îl l'accueillit comme un libérateur.Copendant, s\u2019il était plus calme en apparence; ni sa colére; ni les sotiffrances de sun cœur déchiré ne s'étaient apaisées, Il s\u2019habilla, comme s\u2019il allait sortir, niais il n\u2019en fitiien.Il s'assit sür-une chaise, et le: front: iplissé, lé éclatante étant en lui, il ue pouvait regard sombre, il attendit.Bientôt il attendit du bruit duns la chambre de Georgette.La jeune fille, qui avait l'habitude de se lever en même temps que le soleil, faisait son petit ménage.Quand J.acques Sarrue jugea que la jeune fille pouvait le recevoir, il sortit de sa chambre ct frappa à la porte de Georgette.Elle viut aussi- -tôt lui ouvrir.Il entra raide, les sourcils froncés, le front sévère.La jeune fille éprouva un saisis- semeut douloureux et fit trois pas eu arrière, \u2014 Mademoiselle, lui dit-il d\u2019un ton sec et glacial, la visite que je vous fuis est peut-être un peu matinale ; si je vous gêne, dites-le-moi, je reviendrai un peu plus tard.\u2014Mou Dieu, pourquoi me par- lez-vous ainsi, répondit-elle avee surprise ; vous savez bien que vous me faites toujours plaisir en venant me voir, Il ferma la porte et s\u2019avança jusqu\u2019au milieu de la chambre : «\u2014 Mademoiselle, reprit-il, jai quelques questions à vous adresser ; j'espère que vous voudrez bien me répondre.Vous pouvez vous as- scoir, et je vous demande la permission d'en faire autant, Georgette devina la pensée de Jacques.Son cœur se serra douloureusement, et elle se laissa tomber sur un siège, .mon \u2014 Mademoiselle Geor gelté, reprit Sarrue, je n'ai pas Lesoin de vous dire que j'étais votre ami le plus sûr et le plus dévoué ; plein de confiance en votre sagesse, en votre honnêteté, sachant de combien de périls graves cst entourée la jeunesse sans expérience, je m'étais imposé la mission délicate de veiller sur vous, de vous protéger et de vous défendre contre tout danger.Jest au nom de cette protection que je vous avais accordée que que je me permets de vous interroger.Veuillez me répondre : Vous aimez M.Maurice Vermont ?\u201d La jeune fille releva brusquement la tête.=Oui, répondit-elle d'une voix ferme, je l\u2019aime ! Elle prononça ce dernier mot avec une expression passionnée qui augmenta encore la douleur et le courroux de Sarrue: \u2014C'est Lien, dit-il d\u2019un ton sec, vous avez comptis qu'il était nécess saite, urgent, que nous fussions.éloignés l\u2019un de l\u2019autre, Je ne veüx plus rester dans cette maison.La jeune fille se mit à pleurer à cliandes larmes: - Il y eut un moment de silence, Jacques murcha vers la porte; l\u2019ouvrit et se retourna pour jeter à Iu jeune fille de dernier mot: \u2014Adicu! Et, fermant In poite derritre lui il s\u2019élança daus l'escalier.Georgette avait le cœur brisé: Défuillaute; elle s\u2019affuissa sur Fun siège et se remit À sangloter ! oh! ma mère, ma bonne mère; vous qui' m'avez.tant.aimée, géniit elle, si vous voyez ma douleur; si vous pouvez m\u2019entendre; ayez pitié de votre pauvre petite Georgette ! ! Et concentrant ses pensées, lu tête \u2018inclinée sur son sein, elle chercha \u2018à retrouver dans sn mémoire les paroles de la femme des Huttes: \u2014Ah ! s'écria-t-elle au bout d\u2019un instant, je ne poux pus me räppélér; j'ai oublié ! (A céontimuer,) k § 5 GAZETTE DÉ BERTHIER BERTILTER, 20 JUIN 1890, Nous demandons bien pardon à nos lecteurs, s\u2019il y a eu un peu de retard depuis quelques semaines dans l'envoi du journal.Nos occupations nombreuses nous ont forcé d'en agir ninsi.Nous espérons qu\u2019à l'avenir l\u2019expédition du journal sets faite plus régulièrement.ADO eden.VICTOIRE ! VICTOIRE ! ! Les libéraux balayent la Province.L\u2019hon.M.Mercier est soutenu sur toute la ligne.Le gouvernement Mercier vient de remporter une victoire éclatante et même ses adversaires les plus prononcés, comme la Minerve et la Gazette, déclarent que le parti conservateur vient d\u2019être écrasé sur toute la ligne.Le fait est que la déroute paraît être générale, en com- mengant par le chef de l'opposition, l'hon.M.Taillon, qui a été battu à plate couture dans Jacques-Cartier, par l\u2019hon.M.Boyer, Les deux partis ont subi quelques pertes plus ou moins sérieuses et ont aussi fait des gains assez importants.Les libéraux, par exemple, ont gagné trois des nouvelles divisions de Monti
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