La Gazette de Berthier, 18 juillet 1890, vendredi 18 juillet 1890
[" Vou Il \u2014X- 49.La Gazette de Berthier.PUBLIEE PAR LA COMPAGNIE D UN DOLLAR PAR AN FEUILLETON LES DEUX SŒURS, TROISIÈME PARTIE \u2014\u2014\u2014 IX (Suile.) \u2014 Georges, tu ne t'es point trom- Oui, Georgette cst partic pour aller retro uver sa sœur, pé, tout cela est vrai.\u2014Inutilement, car depuis plus d'un an Andréa la Charmeuse avait quitté Paris.\u2014Oui, je le sais, \u2014Ët j'ai même plus d\u2019une raison de croire que Georgette n'a pu découvrir la retraite de sa sœur.\u2014Pauvre enfant, gémit la rebouteuse, qu'est-elle devenue ?\u2014N'a recherche, Manette ?vez-vous donc fait aucune \u2014Des recherches! exclama-t-clle les yeux ¢étincelants en se dressant à demi sur son siège; mais depuis seize ans, pour elle et pour d\u2019autres, J'y ai usé mon courage, mes forces, ma vie i.je ne fais que cela!\u2026 J'ai constamment marché A travers des ténèbres épaisses ! Et rien, toujours rien.En ce qui concerne Georgette, écoute, Georges, écoute : \u201c Un jour, Thomas et moi, nous eÂûmes une conversation imprudente La fatalité voulut que Georgette nous entendit.Elle apprit ainsi que sa sœur n'était point morte.La nuit suivante, Georgette partit.Thomas, déso- au sujet de Suzannelé, accourut aux Huttes pour me prévenir.Je compris aussitôt que Georgette avait entendu notre con- Cela me disait que l'enfant avait pris la route versation de la veille.de Paris.Je compris aussi que Suzanpe scule pouvait nous faire retrouver Georgette.\u201c Le soir même, je partis pour Paris par un train direct.Je me reposai deux heures dans une chambre d'hôtel près de la gare de l'Est, en Je pris ensuite un fiacre à l'heure et je me rendis rue d\u2019Assas, à l'hôtel de Manoise, où je fus reçue par les concierges, l'homme et In femme, à qui est probablement confiée la garde de la maison.attendant qu\u2019il fit grand jour.\u201cTu comprends, Gcorges, que: pour connaître la demeure de Suzaune, il fallait que jo m'adressasse à M.de Manoise.Je demandai donc aux concierges où et quand je pourrais le voir.Ils me regardérent avec insolence et me rirent au nez.Mais, comprenant bien vite que je n\u2019étais pas d'humeur à supporter leurs grossièrotés;- -ils devinrent plus traitables.\u201c Alors, la femme m'apprit que depuis plus d\u2019un an le-baron de Manoise était mort, tué en duel par un de ses amis, et que su sœur, mademoiselle do Manoise, était \u2018aussi morte de chagrin peu de temps après.Enfin, elle ajouta qu\u2019une < abominable femme, qu\u2019on appelait à Paris Andréa la Charmeuse, avait cenusé ces épouvantables malheurs, \u201c Au portrait qui me fut fait de cette Andréa, je n'eus aucune peine à reconnaître Suzanne.Répondant à mes questions, la concierge m'apprit encore que la malheureuse n\u2019avait plus osé reparaître à Paris après de tels scandales, et qu'on ignorait ce qu'elle était devenue.\u201c Soudain le mari prit la parole : \u2014Je suis à peu près certain que cette coquine a quitté la France, dit-il.Après s'être débarrassé de Mle baron en le faisant tuer par M.le marquis, qui était-flancé à mademoiselle, elle a abandonné ce dernier.M.le marquis ne pourrait dire Juimême où se trouve actuellement cette misérable créature.\u201c Voilà, ajouta-t-il, ce que j'ai répondu hier à une jeune fille, qui comme vous, est venue ici demander M.le baron de Manoise.\u201d \u2018\u201c Ces paroles me firent tressaillir, car je compris que l\u2019homme parlait de Georgette.Pour retrouver sa sœur, la pauvre petite avait imaginé le même moyen que moi.\u2014Cette jeune fille ne vous a-t-elle demandé que cela ?repris-je, interrogeant le concierge.\u2014Elle nous a parlé de sa sœur une certaine Suzanne.Or, nous avons reconnu que cette Suzanne n\u2019était autre que la Charmeuse.\u2014Alors, qu'avez-vous dit à la jeune fille ?\u2014Ma foi, je n\u2019en sais trop rien.Nous étions tellement indignés, ma femme et moi, qu\u2019on ost venir nous parler de cette misérable Andréa, que je me suis emporté et ai même été un peu rude pour la jeune fille ; je l'ai chassée\u2026 Un instant après j'en ai eu le regret, mais c'était fait.« Je ne pus m'empêcher de frémir.\u2014Ët vous ne savez pas où celle est allée ?demandai-je.\u2014Non.Elle s'est éloignée en pleurant à chaudes larmes.\u201cIl me sembla que je venais de recevoir un coup violent dans la poitrine, \u2014Oh ! la pauvre enfant, m\u2019écriai- je, où est-elle ?que va-t-elle devenir ?\u201cIls me regardaient avec stupéfaction.\u201c Je suis arrivée à Paris ce matin, leur dis-je, et jy suis venue pour retrouver cette malheureuse enfant, que vous avez vue hier et que vous avez chassée, faisant supporter à la pauvre innocente la faute de la coupable.Ah! sans le vouloir, sans doute, votre cruauté a peut- être cnusé déjà un nouveau et irréparable malheur ! \u201cEn me représentant Georgette errant à travers Paris, désespérée, ne sachant où aller, je me pris à sangloter.\u2014Mou Dieu! mo dit la femme \"| efrrayéo, quie'supposez-vous done?\u2014Tout ; les choses les plus affreuses, lui répondis-je avec une sorte de colère.\u2014Voyaut qu\u2019elle ne pouvait espérer trouver sa sœur, dit alors le concierge, je crois, moi, qu'elle a repris le chemin de fer pour.retourner duns sou village.1 AE v RTH 1ER \u201c Ces paroles pénétrèrent en moi comme une lueur d'espoir.La chose me paraissait si simple, si vraisemblable, si naturelle, que, sans réfléchir davantage, je me mis à partager l'opinion du concierge, \u201cJe rentrai & mon hotel, et tout de suite j'écrivis à Thomas pour l\u2019informer de ce qui se passait.J'attendis cing jours la réponse de Thomas.Elle arriva.Hélas! Georgette n\u2019était pas revenue aux Ambrettes.Jo restai encore huit jours à Paris.Je ne dirai pas, Georges, dans quelle situation d\u2019esprit je les passai.Toutes les recherches auxquelles je me livrai furent inutiles.Hélas! je suis accoutumée à ce genre de déception.\u201cUne nouvelle douleur se joignait à d'autres plus anciennes et non moins cruelles.\u201c Depuis, Georges, huit mois se sont écoulés, et nous ne savons toujours rien sur le sort de la pauvre Georgette.\u201d Manette cessa de parler et un long silence suivit.\u2014 Maintenant, Georges, reprit.elle, apprends-moi comment tu as su que Suzanne s\u2019est fait appeler à Paris Andréa ; enfin, dis-moi tout ce que tu sais d'elle, \u2014Dans votre récit, Manette, sans , | le nommer, vous avez parlé d\u2019un marquis, \u2014Je ne crois pas que les concierges m\u2019aient dit son nom.\u2014Eh bien, Manette, ce marquis s'appelait Maxime de Soubreuil.Ami intime du baron de Manoise, ct flancé à mademoiselle Jeanne de Manoise, il eut le malheur de voir Suzannne, nou, Andréa, et de l\u2019aimer.Les deux amis devinrent ennemis.À la suite d\u2019une provocation du baron, les deux rivaux se ren- contrérent dans un duel au pistolet.Le baron tomba frappé au cœur et mourut quelques heures plus tard.Moins de deux mois après, made- fiancé, descendit à son tour dans la tombe.\u201cOn vous a dit qu'Andréa n'avait pas tardé à quitter le marquis.C'est la vérité.Or, cette sombre histoire de la famille de Manoise et du marquis de Soubreuil, qui est aussi celle d\u2019Andréa Ia Charmeuse, a été écrite de la main même du marquis.Je In connais, j'en ai écouté la lecture en frémissant d\u2019épouvante et d'horreur.\u201c Après Henri et Jeanne de Manoise, le marquis Maxime de Soubreuil devait payer de sa vie son amour pour Andréa\u2014 Mort aussi ! s\u2019écrin Manette, \u2014Oui.\u2014Oh! la malheureuse! la malheureuse ! \u2014Vous savez, Manette, continua Georges, qu\u2019à son retour d'Afrique, le bataillon de chasseurs, où j'étais sergent-major, vint sc caserner au fort de Vincennes, Dernière le fort se trouve le bois de Vincennes, dont la ville de Paris a fait depuis quelques années de magnifiques promenades, rivales de celles du bois de Boulogne.\u201c Un jour que je me promenais dans une des avonues du bois,\u2014 moiselle de Manoise, qui avait per: du en même temps son frère et son\u2019 c'était: au mois de juillet, \u2014une dou- | ble détonation d\u2019arme à feu retentit à une faible distance de moi.Voulant connaître la cause de cette ex- Plosion, je m'élançai dans le bois et arrivai dans une petite clairiére en méme temps que deux jeunes gens, attirés comme moi par le bruit de l\u2019arme à feu, \u201c Un homme, étendu sur le sol, baignait dans le sang qui sortait à flots de son crâne fracassé.Le malheureux n'était déjà plus qu\u2019un cadavre.Je sus bientôt le nom du suicidé: l\u2019un des jeunes gens accourus en même temps que moi le connaissait: il nomma le marquis Maxime de Soubreuil.\u201cIl nous appnt encore qu'il avait été pendant quelque temps le secrétaire du marquis, et que ce dernier lui ayant écrit le matin qu\u2019il était décidé à s'ôter la vie, il l'avait inutilement cherché toute la journée, espérant pouvoir l\u2019empêcher do mottre à exécution son fatal dessein.\u201cIl nous dit ensuite qu\u2019il connaissait la cause du suicide, laquelle était racontée dans un manuscrit, œuvre du marquis, que le malheureux lui avait légué en prenant la résolution de se tuer.\u201c Pendant que nous causions, des soldats de la garnison de Vincennes, s'étaient approchés de nous, il s'offrirent pour transporter le cadavre à Mes deux compagnons et moi, nous allâmes faire notre déclaration chez le commissaire de police.Vincennes, ce qui fut fait.\u201cDe notre rencontre en présence d\u2019un cadavre devait naître un rapprochement plus intime.C'est ce que comprit le plus figé de nous trois, un poète, appelé Jacques Sarrue, car il nous fit aussitôt la proposition de nous \u2018unir par les liens de l'amitié.Nous échangeâmes de cordinles poignées de mains et nous nous séparimes en nous donnant rendez-vous aux obsèques du marquis de Soubreuil, qui eureut lieu le surlendemain.\u201cJ'ai donc retrouvé mes deux nouveaux amis au cimetière du Père-Lachaise.À près l'enterrement, Jacques Sarrue nous conduisit devant un tombeau de marbre.C'est là que, l\u2019avant-veille, caché derrière des cyprès, il avait vu le marquis en proie à un sombre désespoir.Ayant deviné la préméditation du suicide, Sarrue avait eu l\u2019idée de suivre M.de Soubreuil et c\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019était trouvé au bois de Vincennes.\u201cSur le tombeau de marbre, je lus les noms de Henri de Manoise et de Jeanne de Manoise.Je me rappelni aussitôt que le baron Henri de Manoise était venu plusieurs fois à Raucourt chez son ami le comte de Raucourt.Sans rien supposer encore, je vous avoue, Manette, que je fus douloureusement impressionné, et, me rendre compte de ce qui se passait en moi, comme si,j'eusse le pressentiment que Suzanue Vernier n\u2019était pas étrangère à la mort du frère ct de la sœur, je devins subitement rêveur et toutes sortes de pensées se croisèrent dans ma tête, \u201d \u2014=eeeststetna IMPRIMERIE DE BERTHIER , 18 JUILLET 1890 PUDEIÉ.LE:VENDR EDL C.A.CHENEVERT, DIRECTEUR DE LA l'épacrion X Georges Raynal s'était arrêté un instant pour reprendre haleine, 11 paraissait très ému, et Munette qui le regardait, tout en l'écoutunt avec une vive curiosité, s'apeiçut que son visage avait pili, ~\u2014Tout cela m\u2019intéresse beaucoup, Georges, lui dit-elle ; continue.Le jeune officier reprit la parole : \u2014Ïl avait été convenu qu\u2019après l\u2019enterrement du marquis de Soubreuil nous lirions le manuscrit dont je vous ai parlé.Nous nous rendimes done chez notre jeune ani, devenu propriétaire du mystérieux écrit, et, nous élant assis au milieu d\u2019un profond silence, nous écoutä- mes, Jacques Sarrue et moi, la lecture que nous fit Maurice.Manette ent un brusque mouvement.\u2014Ah:! ce jeune homme, qui connaissait le marquis de Soubreuil, s'appelle Maurice ?fit-elle.\u2014Oui, Manette, Maurice Vermont.La rebouteuse poussa un grand cri et d\u2019un bond se dressa sur ses jambes.Ses yeux brillèrent comme des escarboucles.\u2014Georges, Georges, s'écria-t-elle d'une voix étranglée par l\u2019émotion, ai-je bien eutendu?As-tu réellement dit Maurice Vermont ?Manette, Maurice Vermont.Mais qu\u2019avez-vous ?quoi cette émotion ?\u2014Oui, Pour- Les yeux de la vicille femme prirent une expression de joie indé- Puis élevant ses bras et regardant le ciel : finissable, \u2014Dieu de bonté, excluna-t-elle, si c'était lui! le jeune homme restait iminobi- le, les yeux fixés sur la rebouteuse, comme si la surprise elit paralysé.\u2014Allons, allons, reprit Manette, se parlaut à elle-même, il faut que je sois forte.Et puis je ne dois pas me livrer si vite à l\u2019espoir, à la joie, car si c'était une nouvelle déception, ce dernier coup achéverait de me tuer.Redevenant immédiatement plus calme, elle se remit dans son fauteuil et, prenant la main de l\u2019officier : ,\u2014 Mon cher Georges, dit-elle, ne t\u2019étonne de rien ; tout à l'heure tu comprendras ; d'ailleurs, tu sais déjà\u2018tant de choses que je ne te cacherai pas plus longtemps mon secret.Mais avant tout, Georges, il faut que tu répondes aux questions que je vais t'adresser.\u2014A tout ce que vous me demanderez, Mauctte, je n\u2019hésiterai pas à répondre, si je le peux.\u2014Georges, quel est l\u2019âge de ton ami, de ce jeune homme qui s\u2019appelle Maurice Vermont ?\u2014Environ vingt-trois ans ; \u2014Oui ! c\u2019est bien son âge, murmura Manette.Georges sentit qu'elle serrait fiévreusement sa main.Elle reprit : \u2014Ce jeune homme doit avoir des parents; il vit avec sa mère, sans doute ?\u2014Non, sa mère est morte, \u2014Morte ! \u2014En Amérique, .m \u2018a-t-il dit, où lle était\u2019 depuis.longtemps en qua: lité d'institutrice duns une riche fu- mille.\u2014\u2014Il t'a peut-être dit le nom que portait sa mére avant de sc marier, \u2014Je ne le crois pas, Manette, autrement je me le rappellerais.Tout ce que je sais, c\u2019est que Maurice est né à Paris, où près de Paris, Ses parents avaient alors une certaine misance.Le malheur est venu, madame Vermont, complètement ruinée, fut forcée de demander à son travail le moyen de vivre et d\u2019élever son fils.Une position Ini fut Elle v\u2019hidsita pas a sexpatrier, emmenant avec elle Maurice qui avait offerte à la Nouvelle-Orléans.alors de six à sept ans.\u2014Oui, oui, Georges, c\u2019est bien cela.Parle toujours, mon enfant.Dis-moi tout ce que tu sais.\u2014Malhcurcusement, Manette, jo ne sais que cela.Sa mère étant morte, Maurice se sentit pris du désir de revenir en France.Il avait gardé les souvenirs de Paris et des Tl était depuis très peu de temps à jours de son enfance heureuse.Paris lorsque nous nous sommes rencontrés.\u2014A -t-il une position convenable ?que fait-il.\u2014Si sa position n\u2019a pas changé, Manette, pauvres diables, comme il y en a tant à Paris, qui luttent, dépensant tout leur énergie contre les difficultés de la vie sans cesse renaissantes.Pourtant, ce n\u2019est ni l'intelligence, ni l'instruction qui lui manquent.Il connaît plusieurs langues, et ses goûts élevés le rendent un'peu artiste.Sa physionomie est des plus sympathiques ; il a d'excellentes manières et il m\u2019a paru fort distingué.Aux Etats-Unis, il était employé dans une maison de commerce, Mais à Paris, oû il est revenu ne connaissant personné, il n\u2019avait pu trouver encore un emploi en rapport avec ses capacités.Il faisait le métier de copiste et gagnait juste de quoi ne pas mourir de faim.Il vous a même avoué en riant,\u2014car il est trés gai,\u2014qu\u2019il ne mangeait pas tous les jours.\u2014Okh mon Dieu! mon Dieu ! soupira Manette.Le pauvre enfant, être dans une telle misère à côté de tant de richesses ! Ses yeux se remplirent de larmes et elle ne put retenir ses sanglots.Au bout d\u2019un instant elle se leva, et tendant ses bras au jeune officier: \u2014Georges, lui dit-elle, embrasse- moi, embrasse la vicille Manette, que tu viens de rendre si beureuse.Ah! oui, continua-t-elle en pleurant, sans le savoir tu me rends bien heureuse\u2026 Tu me mets la joie dans le cœur, tu me rends la force et l'espoir que je n\u2019avais plus.Grâce à toi, Georges, mes vieux jours seront éclairés par le plus-pur rayon qui puisse descendre des vieux.Elle passa son mouchoir sur sa figure et sur ses yeux, \u2014 Ah! g'éerin-t-elle avec exaltr- tion, c\u2019est toi qui l'as retrouvé, cet enfant que je cherche depuis tant - d'annéss, pour lequel j'ai accumulé la fortune, entassé millions sur millions; car c\u2019est bien lui, Georges, je n'ai pas même un doute ; tu m'en rs dit assez pour me lo faire recou- naître.Et c'est toi, toi qui le retrouve\u2026 Ah! il fallait que cet'immense bonheur me fût donné par un de ines enfants !\u2026.Et ce west pas tout, pour comble de joie, Milit* rice cst 'ami de Georges! Maurice cst un de ces (A dontinuer.), GAZETTE DE T3ERTHIER BERTHIELR, 1SJ UILLET 18.0.\u201cWILFRIDLAURIER À LA TRIBUNE.\u201d Nous offrons nos meilleurs re- mercicments à M.Barthe, rédacteur de l\u2019Zlecteur, pour l'envoi d\u2019un magnifique volume intitulé : \u201c Wilfrid frid Laurier à la Tribune.\u201d En traduisant, compilant et ré- réunissant dans un seul volume les discours de l\u2019Honorable M.Laurier, ane de uus célébrités politiques contemporaines, celui dont le nom, nous ne craignons pas de le dire, est un des titres de notre gloire nationale, M.Bauthe a fait non seulement un travail admirable mais a fuit en mème temps une œuvre patriotique.Rien en effet ne crée l\u2019admiration, u'échauffe les sentiments et ne souléve le patriotisine comme la lecture de ces magnifiques discours qui sont presque autant de chefs- d'œuvre prononcés par un de nos meilleurs orateurs canadiens, par ce maitre puissant de la parole que les anglais eux-mêmes ont surnommée \u201cThe silvertongued Laurier, \u201d et que les canadicus peuvent appeler à juste titre le Demosthènes du Canada.Ce volumie devrait être entre les mains de tous les canadiens, de tous ceux au moins qui s'occupent de politique, car ces discours sont le plus beau résumé qu\u2019il soit possible de voir de la politique canadienne depuis vingt ans.Ceux aussi qui s'occupent de rhéto- rigne et de littérature devraient en faire l\u2019acqnisition, car ils trouveront dans ce volume des pages nombreuses dignes d\u2019être citées comme des modèles en ce genre.J.Darthe fait précéuer son ouvrage d'une biographie de I'Hon.M.Laurier faite il y a scize ans par notre meilleur bingraphe canadien M.L.©.David, puis d'un éloge fait au chef de l\u2019opposition à Ottawa, par M.\\Willison, rédacteur du journal le Globe dans un article intitulé : « M Laurier chez lui.\u201d .\u201d Puis l'éditeur termine par quelques-unes de srs propres observations qui mériteraient d'être citées en cn'ier, tant elles sont remarquables, mais dent nous na publicrons que la derniére.Parlaût de l\u2019Honeralle M.Lauvier M, Bathe die \u201c Jamais il ne vise à l'esprit.Cela n'«npêche que ses harangues sont pleines de mots brillants, de réparties, d\u2019apostrophes foudroyantes.Une fois, il en avait à M.Me- Kenzie-Bowell, mais il y mettait des formes.Le rninistre l\u2019interrompt par ce mot sardonigne :\u2014\u201c Oh! ne vous gênez pas, je n'ai pas de ces serupules:\u201d M.Laurier riposte sinuplement :\u2014\u201c Eh Lien, si vous n'avez pas de scrupules, j'en ai, moi!\u2026\u201d Et la Chambre éclate en applaudissements.On n\u2019oubliera jamais au Tarlement le rire homérique provoqué en 1877 par sa réponse à feu M.Mousseuu, qui accusait les ministres de s'mgraisser des sueurs du peuple.Désignant du doigt son corpulent contradicteur, M.Laurier s\u2019écrie : \u201cSi quelqu\u2019un ici s\u2019engraisse des sieurs du peuple, est-ce lui ou moi 2.\" On n\u2019oubliera non plus jamais ce cri: \u201c Zoo late !.too lute !!.too late! !!., qu'il poussa par trois fuis, aprés avoir exposé les causes de la rébellion de 1885, au cours du début sur l'exécution de Louis Riel.Ce furent des minutes solen- nulles que celles-là.Ceux qui en allt été témoins rapportent qu\u2019entre chaque pause de l\u2019orateur il leur piirut s\u2019écouler un sièéle, qu'un si- LA GAZETTE DE GEREMIER: VENDREDI 18 JUILLET 1390.se rome lenge de mort planait sur.l'assemblée, interrompue seulement par les terribles mnnosyllahes, qui résumaient tout le drame de l\u2019insurree- tion et dont chaque détonation at- twignait droit au cœur les ministres responsables de toutes ces horreurs.Ce fut encore un moment d'indicible émoi, daus la même circonstance, lorsque l\u2019orateur, désignant du doigt les ministres, s'écrin :\u2014 \u201cS'il faut des criminels, ne les cherchons pas parmi coux qui sont morts sur le champ de Lataille ou sur l\u2019échafaud : ils sont ici, en face de nous !.\u201d Et ce mot saisissant, qu\u2019il faisait applaudir par un auditoire anglais, en pleine capitale d\u2019Ontario :\u2014* Tant qu\u2019il y aura des mères françaises, notre langue ne disparaîtra pas ! \u201d Ët cette brillante image des eaux de l\u2019Outaouais et du Saint-Laurent qui se juignent sans se mêler sous lie de Montréal, formant deux courants parallèles parfaitement dis- tinets à l\u2019œil: emblème de la nation canadienne ! Une telle éloqnence force l\u2019admiration.Les principes, présentés de eutte façon, perdent leur austérité.Plus l\u2019orateur ainsi doué dit de dures vérités, plus il est applaudi; plus il flligelle, plus on l'admire.Il débute en 1871 par un réquisitoire absolument pessimiste ; on l'élève aux nues, on dit: Voilà un homme ! D'un bond, il arrive au cabinet fédéral, puis au commandement eu chef des forces libérales.Il jette le sang des victimes de 1885 à la face des ministres, et le lendemain la presse ministérielle le baptise The silvertongued Laurier ! 11 va répéter au cœur d\u2019Ontario le langage qu'il tient à ses propres compatriotes sur les questions les plus brûlantes, et les protestants l\u2019acclament ; un journal de Londres le proclame au reng des premiers hommes d'Etat de l'empire ! Ce sont là des coups d'ailes d\u2019aigle, et c\u2019est ainsi que procède M.Laurier.\u201d Eucore une fois nous prions M.Barthe d\u2019agréer nos meilleurs remerciements pour l'envoi de ce précieux volume que nous conserverons avec le plus religieux respect et qui fera nos délices dans nos heures de loisir.RÉÉLECTION DE L'HONORABLE CHARLES LANGE- LIER A une heure, sumedi à Château- Richer, l\u2019officier-rapporteur, M.G.Dick, Langelier député du comté de Monta proclamé l\u2019hon.Charles moreney à l'Assemblée législative.Cet évènement, qui était d\u2019ailleurs attendu, a causé une satisfnc- tion générale.Le Cunadien et le Courrier du Canada, les principaux organes bleus à Québec, avaient eux-mêmes conseillé à leurs amis de ne pas persister dans une opposition, du reste inutile.L'Evénement | un autre journal conservateur, se déclurait samedi ravi de la réélection de notre ami.Nous en félicitons et l'honorable Charles Langelier et le comté de Les cette belle circonscription vont ap- Montmorency.électeurs de précier l'avantage d\u2019avoir pour représentant un homine de talent et d'action, associé à une politique éminemment bicnfaisante, dont il | est aujourd\u2019hui l'un des honorables conseillers.COMTÉ'DE MONTMORENCY, M.P.V.Vulin persiste dans sa détermination de se porter candidat contre M.Desjardins, et mardi, il a porté ln parole duns plusieurs assemblées, M.Turcotte, candidat libéral, a aussi portéla parole à Saint-Laurent, Île d'Orléans, où'il a posé sx candidature, EE i \u2014\u2014 ELECTION de GASPE, ME, ACHHLEE CARRIER .CANDIDAT.NATIONAL ; ALU ÉrAR4- © - ah 4 AU-DELÀ DB 300 VOIX DE MAJORITÉ.DERNIÈRE VICTOIRE NATIONALE ! Avec l'élection de Gaspé se terminait la campagne électorale dans Ia Province de Québec.Ou peut dire que cette campagne a été glorieuse pour l\u2019Honorable M.Mercier et le parti national et que Ça été un véritable désastre pour le parti conservateur.Ils ont Inissé sur le champ de bataille leurs deux chefs MM.Taillon et Flyun et l'avant-garde, Desjardins, Faucher de St-Maurice, Casgrain, ete a été complètement rasée.11 ne reste plus que deux caporaux et bien mal équipés Leblanc et Nantel, qui tous deux paraissent avoir des velléités à la chefrerie et qui pourtant n\u2019ont d\u2019aptitudes que pour être simples et bien simples soldats.; Voilà vù cu est réduite l'upposition dans la Province de Québec, Le champ est donc bien libre à lHonorable M.Mercier, et il pourra opérer à son aise la grande somme de bien qu'il se propose de faire dans la province de Québec, Il est grandement temys aussi que notre Province sorte de l\u2019état pitoyable dans lequel l\u2019avait plongée le parti conservatetr Jurant son long séjour néfaste au pouvoir.M.Mercier a déjà commencé son nuera à déployer le tact, le zèle, lé nergie et le talent qui le caractérisent, pour réhabiliter la province de Québec dans la position qu'elle occupait jadis et pour lui fuire tenir encore le premier rang dans les provinces qui composent aujourd'hui le Dominion.L'élection de Gaspé inspire au ITerald les commentaires suivants : \u201c* Samedi, les électeurs de Gaspé ont renvoyé l\u2019honorable E.J.Flynn dans la vie privée, pour le présent du moins, La majorité de M, Carrier est d\u2019environ 500.M.Flynn est le dernier des cinq qui ont trahi l'honorable M.Joly en 1879, et, s'il est regrettable sous certains rapports qu'un homme de son talent soit exclu du Parlement, beaucoupde gens, d\u2019autre part, regarderont sa défaite comme la juste rétribution de sa conduite envers M.Joly, le premier ministre d'alors.Il pourra méditer à loisir, et avec profit, espérons-le, sur ce malheureux épisode de \u2018sa carrière politique, \u201d y PY YT EEE MORT DE J.S.HONEY.M.John Sleep Honey, \u2018protono- taire, de Montréal, est décédé lundi soir à sa résidence No 4 rue Cathcart.Sa mort a été presque subite, car il n\u2019était malade que depuis samedi.Vendredi, il était 4 son poste au Palais de Justice, mais samedi il fut atteint d\u2019une inflammation d\u2019intestins et il succomba à 5.30.p.m.lundi, à l'âge de 78 ans.T1 laisse trois fils et deux filles.if Cneilli dans le discours prog par M.F.L.Desaulniers, député de Saint-Mourice aux Communes, au pique-nique de Trois-Rivières : * Nous, les conservateurs, devons nons féliciter les uns les autres de ce que les candidats de sir lector Langevin et de Monseigneur Laflèche out tous été élus dans le dio- cèss-de Trois-Rivières.\u201d on ceuvre et nous espérons qu\u2019il conti- | RETOUR DE LHON.M.MERCIER.DE BONAVENTURE UN VOYAGE TRIOMPHAL.Nous lisons dane l\u2019Zlecteur : Le premier ministre est arnivé samedi après-midi par l'Intercolonial, de retour du sa visite à ses électeurs de Bonaventure.Les hens, F.Laugelier, J.KE.Robidoux, L.Pl.Pelletier, MM.IF, X.Lemieux, M.P.P., Desmarais, M.P, P., et Jules Tessier, M.P, P,, qui l'ont accompagné dans son voyage, sont revenus avee lui.L'hon.M.Mercier a eu une réception enthousiaste dans son comté.Sur son passage, toutes les maisons étaient pavoisées, et partout il était salué par des acclamations, des salves de mousqueterie ct autres signes de réjouissance.D'uue paroisse à l\u2019autre, son équipage était suivi par d\u2019interminables cortèges de voitures, qui allaient le reconduire aux limites de la paroisse, où venait le rencontrer la population voisine, ayaut à sa tête le maire de l\u2019emadroit.Cet accueil enthousiaste fait honneur et au premier ministre et à la population de Donaventure.II prouve une fois de plus que I'honorable M.Mercier sait s'attacher le cteur du peuple, et que celui-ci sait reconnaître ses véritables amnis.Au point de vue politique, ce voyage a une importance plus qu\u2019ordinaire.Il achève de gagnerà notre cause les derniers retronchements du parti Lleu dans le district de Québec.Les communications que nous recevons de Bonaventure nous apprennent que désormais ce comté nous est acquis, nu fédéral comme au local.Que ceci suit une réponse À ceux qui prétendent que le nom de Mercier est une source de faiblesse pour le parti libéral canadien.Le mot général, pendant la visite de l\u2019honorable M.Mercier à ses nouveaux électeurs, c'est que M.Riopel, le présent représentant du coin- té aux Communes n'aura que faire de sc remontrer devant eux aux prochaines élections fédérales.\u20142 © 2 < \u2014\u2014 L'hon.M.Mercier ap- prêciè en France UNE LETTRE SUR SON DISCOURS AU CONGRÈS CATHOLIQUE DE BALTIMORE.L'honorable premier ministre a regu de M.Léon Masson, un de nos jeunes Canadiens résidant à Paris et qui s\u2019est déjà distingué dans la carrière artistique, la lettre que voici : Paris, le 9 juin 1890, Mousieur le ministre, J'ai reçu le texte du discours prononcé par vous à Bultimore.J'ui été très flatté que, malgré la distance \u2018et les soucis de votre haute position, vous vous soyez souvenu de moi ct que veus ayez pensé me faire plaisir en m'admettant, en quelque sorte, à prendre place dans votre auditoire.Vous ne vous étes pas trompé.Plusieurs de vos idées et du vos déclarations m'ont vivement frappé.Entre autres, celle-ci : \u201c Si Washington, Franklin, Carroll et leurs illustres compagnons av.ient failli à la tâche que Dieu leur avait confiée, quelle épouvantable calumi- té c\u2019eût été pour l\u2019Amérique pour l\u2019humanité elle-même.\u201d Et puis ete autre : \u201c Nos croyons à ln justice dans toute su puretéimmacuide, nous croyons à ln justice en tout ét en dépit de tout, nous croyons à lu justice, qu\u2019elles qu\u2019en soit les res- ponsubilités et les conséquences, \u201d La pensée qui est renfermée dans la première citation cst profondément vraie; si l\u2019œuvre tentée par les grands Ainéricains du siècle dernier avait échoué, si le foyer de liberté qu\u2019ils ont allumé avait été étouffé, lu marche de l'humanité en eût souffert duns des proportions \u2018considérables.Quant à In confession que vous faites de votre foi inébrantable dans ln justice, elle vous honore au plus haut degré, vous et le peuple canadien que vous représentez ct an nom de qui vous parlez.Cette confession devrait être gravée sur les murs do vos écoles et de vos monuments publics, afin que les voyageurs de la vicille Europe qui visitent votre pays puissent la lire et la répéter, au retour, à leurs concitoyens.Après avoir lu votre discours, je vois clairement sur quelle Lase re- posc l'autorité que vous exercez sur vos computriotes, le prestige et le renom (ue vous vous êtes acquis en dehors même des limites du Canada.Je vous remercie, monsieur lc tuinistre, de l\u2019honneur et du plaisir que vous m'avez faits, et je vous prie do vouloir bion agréor l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.(Signé), L£ox Masson, Crédit Lyonnais.LES ORANGISTES.Ou lira avec intérêt les dépêches suivantes qui contiennent les faits et gestes de messieurs les orangistes, dans Ontario, le 12 juillet dernier, 200e anniversaire de la bataille de la Boyne.Voilà bien cette société philan- tropique, à laquelle sir John A, Macdonald a procuré une existence légale, à la dernière session.Aussi ces bons orangistes, comme on le verra, n\u2019ont pas manqué d\u2019acclamer leur bienfaiteur : Droekville, 13 juillet.\u2014 200 orangistes de Montréal sont venus ici pour célébrer le 12 juillet, Il y a eu une procession se composant d'environ 1,000 persounes et une assemblée où l\u2019on a dénoncé la religion catholique et les Canadiensfrançais.Turonto, 13 juillet\u2014Ta procession orangiste d\u2019hier était une des plus nombreuses qu\u2019on ait encore vue en cette ville.Au moins 5,000 personnes y prenaient part et il y avait une vingtaine de corps de musique.C'était une fête civique, les bureaux municipaux étaient fermés.Parmi ceux qui marchaient d&ns ln procession on remarquait le maire Clarke et M.D.Creighton, gérant du principal organe de Sir John Macdonald, l\u2019Empire.Hamilton, Ont, 13\u20145,000 orangistes ont paradé hier en honneur du 12 juillet.On a ensuite prononcé force discours iucendinires.London, Ont, 13\u2014la démonstration d'hier a été imposante par le nombre de ceux qui y ont pris part.Dans la procession on a compté près de 6,000 personnes ct les corps de musique de toute espèce étaient nombreux.Détnil assez rare, il n\u2019y a pas eu de discours, 11 est vrai que les inscriptions sur les bannières étaient suffisamment insultantes pour les catholiques.Clinton, Ont, 13\u2014Au moins 1,- 000 personnes sont venues en ville pour célébrer le 200¢ anniversaire de la bataille de la Boyne.Ilya eu procussiun, jeux et foux d\u2019artifice.Chesley,Ont., 18\u2014Tout le village était décoré pour la fête des orangistes.Les noms de Sir John A.Macdonald et de M.Clarke Wallace, grand-maitre des orangistes, ont été acclamés.c Kingston, 13 juillet\u2014 Les orangistes de cette ville ont célébré leur fête par un pique-nique à Channel Grove.Le temps était suffoquant ct-les discours incendinires.Il n\u2019est pas surprenant que les piqueniqueurs soient revenus un peu échauffés.Sir John A.Macdonald ct l'hon.M.Bowell avaient été invités mais n\u2019ont pu, à leur grand regret, y assister.Madoc, Ont, 13 juillet \u2014 Deux mille orangistes ont diné hier à Conley's Grove.On a ensuite tenu une assemblée pour dénoncer les Jésuites ct le parti libéral qui s\u2019est toujours opposé à'l'incorporation de l\u2019ordro orangiste.Picton, Ont, 13 juillet.\u2014Tes orangistes de toute ln région ou lus true blues (vrais bleus) comme ils s'intitulent eux-mêmes \u2018par amour pour lo parti tory, se sont rassemblés ici et ont célébré le 12 juillet 00 des discours de circonstance.Norwood, Ont., 13\u2014Dans cette localité les orangistes s\u2019institulent eux-mêmes les vrnis bleus (True blues).1ls ont marché en procession hier aux accords de Croppies Lie down ct ont ensuite tenu une assemblée ou des orateurs à la dévotion du parti Macdonald-Mercdith par une procession, un banquet \u2018et ont prononcé des discours bien appropriés à la circonstance.Cobourg, Ont., 13\u2014Les orangistes de cette localité out manifesté ici le plus vif enthousinsme.Des délégations do toutes les localités environuantes sont venues se jôin- dre à In procession, \u2014Dans presque toutes les villes d\u2019Ontario des démonstrations semblables ont eu lieu, \u2014\u2014__ La grippo, le croup, et les bronchi- Les seront vite guéris avec le Shiloh's Cure.En vente chez le Docteur CG.Lafontaine.M.Trefilé Richard ex-député de Montcalm vient d'être nommé sous- percepteur des douanes, par le gouvernement d'Ottawa.C\u2019est là récompense qu\u2019il reçoit pour avoir cédé son comté à M.'Tnillon en 1886.Si vous êtes menacé somption, recourez donc Consumption Cure.En le Dr C.Lafontainede la Conau Shiloh\u2019s vente chez Louis Belhumeur a été transporté lundi dernier, au pénitencier de St- Vincent de Paul pour y subi le terme de dix années auquel il a été condamné par la Cour Criminelle du district de Juliette pour tentative de meurtre sur son frère Frauçois Bellhumeur.Pourquoi souffrir de la dyspepsio ct du foio ?Le Shiloh\u2019s Vitalizer est un remède infaillible pour ces maladies et il est en vente chez le Docteur C.Lafontaine.EEE SEE Necrologie.A Lanoraie, le 12 juillet caurant, s'éteignait dans la paix du Seigneur, à l'âge de onze aus, onze mois et dix jours, Marie-Joseph-Muaurice-Achil- le, unique enfant du Dr A, F.Fleury et patit-fils de feu le Dr Grenier de Lotbinière.Turents chrétiens consolez-vous, l\u2019ange de pureté et de candeur que vous avez perdu, a été trouvé digne d'aller au ciel, chanter au Dieu trois fois Saint, le cantique de louanges Gloria in excelsis Deo, qu'il a tant de fois chanté sur la terre.Le service funèbre a eu lieu mardi dernier, au milieu d\u2019un grand concours de parents et d'amis.Le corps était porté par MM, W.Labreeque, J.MeKercher, H.Robillard et R.Picard, et les coins du poêle par MM.Alfred Doucet, Arthur Laroche, Omer Arpin, Adolphe Delisle et Wilfrid Champagne, tous jeunes amis du défunt.Le chant sous la conduite de M M.J-Bte Bonin, D.Cité et J.Desrosiers ecclésiastiques et de MM.Chs Robillard, J.Edgar Arpin, Adélard Desrosiers, J.Chs Lippé, William Bouin, William Rondeau, et Benj.Reeves de Montréal, a été des plus solennels et des plus beaux.Le Révérend M.Gravel officiait, assisté de MM.N.Ferland et Alfred Laliberté comme dincre et sous- diacre.Nous offrons nos plus sincères condoléances à M.lo Docteur Fleury et sa famille, dans le malhour qui vient de les frapper.N'importe quél rhume pout être vite guéri par lo Shiloh\u2019s Curo,qui ost en vonte À la pharmacie du : Doctour C.Lafontaine.CHANCR!S & CANCERS Le Dr Fleury de Lanornie possède à l'houre qu\u2019il est, un remède qui guérit infailliblement tous chancres et cancers.Le Docteur grrantis de guérir, sans celn il s'ongage:à niairion charger du tout pour ses.méllieu- ments.18 Juillet 90, 7e me \u2014 (NOTES LOGALES M.J, O.Pelland avocat de Montél, était mardi dernier en cette ville.+ M.S.Sylvestra.employé au département, de l\u2019agriculture et de ln Colonisation était à Berthier dimanche et lundi derniers, * On est de ce temps-ci à organiser de grandes courses au trot, qui auront lieu vers le milieu d'août sur le rond de M.Charles Olivier, + ON DEMANDE.\u2014Un jeune homme sachant lire et écrire comme apprenti typographe aux ateliers de la Guzette de Berthier, * On parle de faire la semaine prochaine un magnifique.voyage de pêche dans les Iles de Berthier et de Sorel.Ce voyage se ferait À bord de la Mouche-à-Feu, + Le pont entre I'lle Madame ct I'lle St-Ignace pour lequel on a demandé de l\u2019aide au gouvernement cst déjà terminé et est la cause d\u2019une grande satisfaction pour tous les intéressés, * On est dans le moment dans la paroisse de Lanoraie à mméliorer la route qu\u2019on appelle la \u201c route de la pompe \u201d, partant du rang St-Heuri jusqu\u2019au chemin de fer et pour lesquels travaux le gouvernement a accordé cette année la somme de cent piastres.* Lundi dernier le 14 juillet était la fête des français.Aussi les Messieurs français que nous avons en cette ville s\u2019en sont ils donné à cœur joie.En journée s\u2019est passée dans divers amusements, Nous avons cu le plaisir de participer en grande partie à leur fête.Le concours des fermes les mieux tenues et des récoles sur pieds, pour le comté de Berthier a eu lieu le 9 juillet courant.Il y avait S entrés et les prix ont été décernés comme suit : ler prix, Arsène Denis, St-Nor- bert ; 2me prix, Pierre Gervais, St-Cuth- bert ; 3me prix, J.-Bte Farlardeau, Berthier; time prix, Alfred Roch, St-Nor- bert ; 5me prix, Dieudonné Denis, St- Cuthbert.+ \u201cOPÉRA COMIQUE À SOREL On jouera à l'académie de musique de la cité de Sorel, mardi pro- chnin, le 23 juillet, le magnifique opéra comique \u201c Les cloches de Corneville\u201d.et afin de donner l\u2019avantage au public de Berthier d'aller apprécier les grandes beautés de cette opéra, et de ln représentation même, la Compagnie dw Richelieu a bien voulu réduire le prix de passage, de Berthier à Sorel, de moitié, et mettre à la disposition des passagers ün bateau qui les ra- - ménera après l'Opéra.* De plus, \u2018pour leur permettre de pouvoir choisir, à lour maison mêmo, leurs-sièges, deux jeunes demoiselles de Sorel seront ici, samedi ct vendront les billets à domicile.Espérons done, qu'avec autant de facilité et d'avantage, le publie de Berthier 1épondra à l'appel généreux qui lui est fait cb tiendra compte de di ten pe TA A Siri hel Fe tention:qu'on-lüi porte.NAISSANCE, \u2018A Montréal, le 15 courant, l\u2019é- pguse.de C.Beausoleil, Eer., M.Iun fils.C'est honorable M.Mercier ct Madame Mercior qui ont porté l\u2019en- faut sur-les fonds Laptisiniux.Nos moilleures félicititions à qui deldroit.SERIE DE MIRACLES Orfnés À STE-ANNE DE Bravrenk Nous lisons dans ln Presse de mardi : \"Ie pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré, organisé par M.l\u2019ablé Lesage, du Mile-End, a obtenu un succès presque sans précédent.Le vapeur \u201c Trois-Rivières\u201d, qui portait les pèlerins, au nombre dé 1,300, est revenu à Montréal il y n° quelques jours.Durant tout le temps du voyage le plus grand ordre n\u2019a cessé de régner.Il faut dire que les pèlerins s'étaient préparés par une neuvaine à Sainte-Anne et par un jeûne ; aussi la grande thaumaturge leur a-t-elle accordé un grand nombre de faveurs.Nous signalerons surtout la guérison miraculeuse de Milles Hogue et Marie-Louise Larin et celle de Mme Périault, Afin de se renseigner aux meilleures sources, un reporter de la Presse a interviewé les deux premières et a pu se convaincre de la véracité des faits qui lui étaient signalés.Melle Hogue est la fille de M.Alphonse Hogue, épicier de la rue Saint-Christophe.A la suite d\u2019un accident, elle était devenue .infirme.ll lui était impossible de marcher sans Léquilles, Dans la chapelle de Sainte-Anne, elle eut beaucoup de pcine à se rendre à la sainte table.S'étant agenouillée, elle plaça ses béquilles contre le mur et, dès qu\u2019elle eut reçu la sainte communion, elle se leva sans aide et se mit à marcher avec facilité.Presque au même moment ses compagnes de pensionuat comimu- niuient ici pour clle.Pas n\u2019est besoin de décrire la joie : qui, à son retour en parfaite santé éclata parmi ses parents et ses amis.La seconde personne guérie est Marie-Louise Larin, âgée de 33 ans, qui demeure au No 350 de la rue Logan.Depuis douze ans atteinte de parulysie elle ne pouvait franchir le seuil de sa chambre.Trois semaines avant le pèlerinage elle avait regu les derniers sacrements, car on pensait que sa mort était proche.Elle fut transportée à bord du \u201cTrois-Rivières \u201d, sur une chaise longue.Dans le sanctuaire de Sainte Anne, on la porta à la suinte table; où elle communia avec une piété des plus édifinntes, et tout à coup elle se leva, refusant le secours de ses amies ; puis fit le tour de l\u2019église d\u2019un pas ferme, au milieu de la foule des fidèles qui criaient au miracle.Ce matin la demoiselle a écrit d'une main assurée, dont elle ne s\u2019était pas servie depuis si longtemps, son-nom sur le carnet de notre reporter.\u201c Au moment de la communion, dit-elle, il me semblait que Sainte- Anne me regardait et me-disait marche ! marche ! \u201d Sa mère et ses voisins ont été naturellement transportés de: juie en ln voyant gravir alertement l\u2019escalier de sa maison.Notre reporter s\u2019est rendu également chez Madume Cavalho, 581 rue Sangrinet.Cette dume a nc- compagné à Sainte-Anne de Beau- | pré la jeune Marie-Louise Lafortune, de Saint-Paul de Joliette, âgée de 14 ans.À l\u2019âge de 2 ans, cette dernière avait été atteinte de ln variole, et sn vuc en était restéo très affectée, au point que ne pouvant .supporter\u2019la mpiidic clarts ello était lobligée de gardor constaniment.un épais bandeau sur ses yeux.Cette jeune fille est revenue ici parfaitement guérie.Mmc Périault, de l\u2019île Perrot, ;pa- vente du.R.Frère Périault, chefs des ateliers des sourds-muets du Mile-End, et qui:depuis doux \u2018añs ne:pouvait.se mouvoir que sur une chinisc\u2018qu'elle traînait-sur le plan- chier.- été également guérie après avoir cominunié, Une de ses jum?bes qui était de deux pouces\u2019 plus ; courte que l\u2019autre à repris sa lon- | gueur normale.Aujourd'hui, Mme Périnult marche sans difficuité, Sigrizlons encore lu guérison \u2018de M.Cyrille Lubelle, demeurant rue 3t-Dominique, Mile-End, et qui atteint de sciatique depuis deux ans ne pouvait plus travailler, ainsi que l\u2019amélioration notable survenue dans la santé de M.J.Bernier, demeurant au coin des rues Saint-Domi- nique et Mignonne.Ce dernier était atteiut de la carie des os, 1! se rétablit de jour en jour.Dimanche dernier toutes les personnes qui ont bénéficié des faveurs de Sainte-Anue ont assisté au ser- M.le curé Lesage a donné des instructions spéciales à un grand nombre de fidèles dans la matinée ct, dans l'après-midi, M.Callaghan a prononcé un magnifique sermon, - L'AGRICULTURE ET LA FAMILLE Plus l\u2019agriculture grandit, se perfectionne et devient scientifique, plus le cultivateur s'élève dans Pordre social, dans la considération publique, et plus aussi s'élève et s\u2019agrandit le rôle de sa compague.La vie rurale a cela d\u2019aimable, qu\u2019elle resserre plus que tout autre et a tous les dégrés, les hens de la famille.Là, la femme est à la fois l\u2019associée ct la providence de son mari.Le domaine du cultivateur est un petit gouvernement constitutionnel où tout se pondère, tif ; la femme le pouvoir adminis- 4% .! tratif ; tous les deux ensemble le Etat, gouvernementales, il n\u2019y a souvent qu\u2019une chambre et les choses n\u2019en vont pas plus mal.contrairement aux théories MARIAGE A St-Cuthbert, le 14 courant, M.Joseph Lebeau de Montréal, con duisait à l\u2019autel Demoiselle Elizabeth Comartin fille de feu Tsaac Comartin en son vivant cultivaveur.La bénédiction nuptiale nété don: née par le Révérend Messire Brien curé de la place.Les heureux époux sont partis immédiatement après le maringe pour un voyage de noces, AVIS.Le président des commissaires d'école de la paroisse de St Gabriel de Brandon, M.Norbert Provost, demande cinq maîtresses d\u2019école diplômées pour l'ouverture des écoles au commencement de Septembre prochain, Quon fasse immédiatement application.Le prix sera de \"$100.00 par année, St-Gabriel, 20 Juin 1890.LA PREVOYANCE GAS NIER, MONTRÉAL.Vento et achat de FOND DECOM- MERCE.Nous avons toujours à vons dro.ou à louer, hôtels, restaurants, confisories, magnsins de tabac et do fruits eto., A tous prix et dans tous los quartiers de Montréal, - et:la : pro- vinco.Les porsonnes ayant dos, gta blissemonts à vondre, à ln ville \u2018ou À la campagno, peuvont s'adressei\u201d en oA Notre-Dame;burean de la Prévayance.11 juillot 1890.N _RANDE CHANCE\u2014) von- =A dro à Montréal à moitié prix de sa valeur, un rostaurant do lère classy, licencié, contre de ln ville.S'adresser à A.Gasnior, bureau do la Montrail, Préyoyanco 1639 ruc-Notre-Dame Cu vice divin à l'église du Mile-End.Le mari y exerce le pouvoir exécu- | pouvoir législatif.Dans ce petit toute confiance an No 1639, rue{ LA GRANDE MERVEILLE MUSICALE, QU'EST-CE QU'UN ORGUE EQLIEN ?C\u2019est d'abord un orgue avec clavier à cinq octaves, complet et parfait dans Lous sos détails, qui se jone avec les doigts comme un orgue ordinaire, et en a toute l'apparence.A l\u2019intérieur de cot instrument se trouve un méchanisme automatique que l'on met en opération par Je simplo tirage.Toute personne alors pout jour CORRECTEMENT les morceaux les plus difficiles, mais le GRAND POINT surtout C\u2019est-qu\u2019un musicien du une personne de goût qui ne peut exécuter elle- méme, peut rendre, non seulement correctement, mais ARTISTIQUEMENT, les compositions des grands maîtres, observant tous les changements de temps et les nuances de son les plus délicats.On ne peut se faire une juste idée de cet orgue merveilleux sans l'avoir Pour 1'été ou pour Pannée, deux: magnifiques logements répurés à Teuf et nitués dans le plus hel endroit de ln ville, sur lu vue Edouard, en face du fleuve, Bain, closet et toutes les autres commioilités dans la maison, 7 S'aulressor immédiatement À ce bu- renu, DLCOUVYERTE?DECOUVERTE?DEL OUVERT.2! ?Un remôde enfin trouvé pour Ia nérinon des Æparvins, Formes, Mollettes Jardons, Vessigons Capelets, Arthrites, Luxations, Contusions, eic., ete.Le LINIMENT RESOLUTIF de BIBISAU est en effet le meilleur curatif connu d\u2019après le témoignage des meilleurs Médecins Vétérinaires du Canada et des Etats-Unis pour la guérison des muludies plus haut mon- tionnées.Decouverte ?Decouverte ! 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