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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 8 août 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Gazette de Berthier, 1890-08-08, Collections de BAnQ.

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[" 1 0 EC LE Pr TS UT BR UN DOLLAR PAR AN Ee ener PUBLIEE PAR LA COMPAGNIE PERTIIMER, 6 AOÛT 1890 +, A att TN, se Z y, \u2014\u2014 \u201c rates rane me Sa TA = ivanell D'IMPRIMERIE DE BERTHIER EEE fy.C.A.CHENEVERT, DIRECTEUR DE LA REpacTion FEUILLETON LBS DEUX SEURS.TROISIÈME PARTIE XIII {Suile.) La lettre de Maurice adressée à Jacques Sarrue était dans sa poche ; mais clle pensa qu\u2019au lieu de la remettre elle-même à Ja concierge, il était préférable de la faire parvenir par la poste à son destinataire.Le soir même celle donna et fit accepter le congé de sa chambre.Ce fait inattendu étonna tout le monde de la maison.Les comumères passèrent l\u2019une après l\u2019autre dans la loge afin de faire avec la concierge toutes Or, pour vivie honnêtement et pauvrement comme elle le voulait, il fallait travailler.Sachant qu\u2019elle venait de dépenser sa dernière pièce de monnaie, Albertine lui offrit obligeamment de puiser dans sa bourse.\u2014Je vous remercie, répondit-elle, mais je ne veux contracter auçune dette.\u2014 Entre amies, on ne doit pas se gêner, vous me rendrez cela plus tard.\u2014Non, le pauvre qui emprunte s\u2019appauvrit d'avantage.N\u2019insistez pas, Albertine, je reconnais la générosité de votre cœur; mais je ne Je suis rester trop longtemps sans tra- veux pas accepter votre offre.vailler ; dés demain, je vais me remettre sérieusement A l'ouvrage ge.Pourtant, si cela ne vous est pas désagréable, je profiterai de votre complaisance.\u2014Vous savez bien que je serais heureuse de faire quelque chose pour vous.\u2014Eh bien, nons allons sortir en- sortes de suppositions plus ou moins malveillautes.Georgette n'eut point l'air de s'apercevoir qu'elle causait dans l'immeuble, à tous les étages, une espèce de révolution.Le surlendemain, des hommes chargèrent son petit mobilier sur une voiture de déménagement et clle partit, oubliant, avec intention sans doute, de donner sa nouvelle adresse.Jusque-là elle avait dû sa force à une grande surexcitation nerveuse, mais quand elle se fut installée rue de Meaux, elle tomba dans un grand abattement; elle se sentait brisée, anéantie, profondément découragée.Sa chambre lui parut triste, sans clarté, et, malgré d\u2019Albertine, trouva absolument isolée.Sa têto le voisinage elle se se remplit de nouveau des plus sombres pensées.Ello ne pouvait regarder en arrière sans frissonner, et si, pleine d\u2019anxiété, elle interrogeait l'avenir, elle était srisie d\u2019épouvante, car elle ne voyait devant elle que la douleur, le désespoir, les terreurs d\u2019une nuit sans fin.Albertine cssayait de l'égayer ; mais ne connaissant point la cause de l\u2019étrange tristesse de son amie, elle parvenaib avec peine à amener sur ses lèvres un sourire forcé, Georgette était toujours extrêmement réservée et prudemment, elle cachait tous ses chuagrins, tous 308 secrets à Albertine.Celle-ci redoublait en vain ses prévenances et ses démonstrations affectueuses, elle ne pouvait vaincre chez Georgette une sorte de défiance instinctive.Cependant, au bout de quelques jours, ayant épuisé co qui lui restait de ses petites économies, Georgette se dit qu\u2019il était graudement temps qu\u2019elle so remit au travail.Cortes, elle n\u2019était pas consolée, mais elle sentait la nécessité de concentrer sa douletïr et de dévorer ses larmes Si-elle eQt voulu mourir, elle n\u2019avait qu\u2019à s'enfermer dans sa cham- bro et y attendro la mort.Mais Georgette n'avait plus cette funeste ponsée.Uuc voix intérieure, qui parlait avec autorité à son cœur, à son fime, à sn conscience, lui disait qu'elle devait vivre, vivre pour souffrir, puisque telle était sa dostinée, semlle ct vous me ménerez dans ; Une des maisons que vous connaissez, où vous pensez qu\u2019on ne refu- \"sera pas de me donner du travail.Cette proposition n\u2019était pas précisément du goût d\u2019AlLertine, qui i pouvait avoir à redouter les remarques peu flatteuses pour elle de certains fabricants ; mais elle fit contre fortune Lon cœur ct se décida à conduire Georgette dans une importante maison de passementerie, où elle savait que les bonnes ouvrières sont toujours bien accueillies.En effet, après avoir causé quelques minutes avee le chef de In : maison, Georgette obtint iminédia- tement du travail.Elle emporta en outre la promesse qu\u2019elle n\u2019en manquerais jamais, si elle était exacte à livrer son ouvrage.Dès lors, sous le rapport des exigences matérielles, clle se trouva à peu près sûre de l'avenir, et pouvait espérer qu\u2019avec le temps elle retrouverait une tran- quilité relative.Trois mois s'étaient écoulés depuis que Georgette demeurait rue de Mcaux.Le printemps avait ramené les beaux jours: mais la douleur restait aussi vive, aussi profonde dans le cœur de la jeune fille.Un dimanche qu\u2019elle se promenait avec Albertine dans cc magnifique jardin des Buttes-Chaumont, olle se trouva tout a coup en face d\u2019un jeune homme d\u2019une trentaine d'années, mis avec une certaine prétention à l'élégance, qui feiguit d\u2019éprouver une grande surprise en la voyant, Georgette, évidemment très contrariée, ne chercha pas à cacher son déplaisir; le regard dédaigneux qu\u2019elle lança à l\u2019individa ne pou- vnit lui laisser aucun doute sur le sentiment qu'il Ini inspirait.Mais il n\u2019eut point l'air de remarquer l'attitude hostilo \u2018de la jeuno fille.Il s'était brusquement arrêté devant elle, et, son chapeau i la main, un souriro singulier sur les lèvres : \u2014Madomoiselle, lui dit-il, je ne m'attendais prs au plaisir de vous rencontrer ivi.Georgette eut un mouvement d'impatience et de colère ; colle suisit le bras d\u2019Albertine ot l\u2019entraîna rapi- dement.Elle ne sapergnt point que le jeune homme et Albertine avaient ¢changé un regard d'intelligence, \u2014Savez-vous que je suis très étonnée, dit Albertine 4 Georgette, quand elles curent fait une vingtaine de pas.\u2014Pourquoi cela ?\u2014Tarce que vous n\u2019avez pas répondu à ce monsieur qui vient de saluer et de vous parler.\u2014Je ne réponds pas à tont le monde, répondit Georgette.\u2014Habituellement on est plus aimables avec les personnes qu'on connaît.\u2014 Mais je ne le connais pas du tout ce monsieur.\u2014lar exemple, ce que vous me dites là me surpaend encore davantage ; je croyais, au contraire, que vous le conmaissicz depuis long- teinps.Georgette secoua la tête.\u2014Je comprends, reprit Albertine, il vous a prise pour une autre : cela arrive quelquefois, car il y a d'¢- tranges ressemblances.Ainsi, vous ne l'aviez jamais vu ?\u2014Je ne dis pas cela; mais je vous assure que je ne sais ni son cuviron, chaque fois que je sors pour reporter mon ouvrage au magasin, je le trouve sur mon passage ; il mo ouit malgré moi et il a mème la hardiesse de m'adresser la parole.Deux ou trois fois j'ai cru devoir lui faire comprendre qu\u2019il m\u2019était on ne peut plus désagréable et pénible d\u2019être suivie ainsi, je n'ai pu me débarrasser de son importu- uité, qui devient une tyrannie.\u2014 Mais alors, Georgette, ce jeune homme vous aime! s'éerin Albertine, \u2014 Cela m'est fort indiflérent, répliqua la jeune fille ; je ne lui demande qu'une chose, c'est de me laisser tranquille.\u2014Oh ! Georgette, permettez-moi de vous vous êtes trop sévère, le dire.D'abord, vous ignorez quelles sont les intentions de ce jeune homme ; elles peuvent être bonnes.J'ai eu le temps de le regarder: il n\u2019a paru très bien et je lui ai trouvé un air honnête et distingué \u2014Je n\u2019ai pas À savoir si ses intentions sont bonnes ou mauvaises.Je trouve son obsession offensaute, et je ferai en sorte de m\u2019y soustraire Je ne m\u2019explique pas ce que j'éprouve à sa vue, c\u2019est comme un sentiment de répulsion ; enfin il me déplait, il me fait peur ! \u2014Pourtant ma chère, reprit Al- 2 bertine, vous étes à l'âga où l\u2019on aime; vous avez beau défendre votre cœur, l'amour y entrera.\u2014Jamnis ! s\u2019écria la jeune fille avec un accent singulier, Elle baissa la tête pour cacher deux larmes qui roulaient dans ses yeux, \u2014 Tiens, tiens, se dit Albertinc, voilà uu mot qui vaut toute uno une confidence.Elles se trouvaient à la porte du pare.\u2014 Oi allons-nous maintenaut ?demande Albertine, \u2014Je vais rentrer chos moi, répondit'Georgotte.\u2014Déjà ?non ni ce qu\u2019il fait.Depuis un mois ; \u2014Je me sous un peu-fatiguée, ot re TT TTI IIe ITI puis j'ai quelques raccommodages à faire, \u2014Alors je vais vous accompagner jusqu\u2019à la rue de Meaux ; ensuite je prendrai l\u2019omnibus et j'irai voir ma mère.À propos, vous savez que je lui ai promis votre visite ; quel jour irons-nous ensemble ?\u2014Je ne sais pas, Albertine, nous déciderons cela duns la semaine, Elles se séparèrent.Au lieu d'aller prendre l\u2019oinnibus ainsi qu\u2019elle venait de le dire à Georgette, Albertine se dirigea de nouveau vers le jardin des Buttes- Clttumont.Elle ne tarda pas à retrouver, se promenant dans une allée, le jeune homme si peu sympathique à Georgette.\u2014Je vous attendais avec impatience, lui dit-il.En vérité, ma chè- ré, vous faites bien mal mes affaires.Albertine haussa les épaules.\u2014 Ah! vous croyez que c\u2019est facile, vous! fit-elle.Puis coupant la parole & Yinconnu, qui allait répondre, elle reprit vivement : \u2014 I] y a trop de moude autonr de nous pour que nous puissions causer librement et longuement ; nous nous reverrous ce soir si vous voulez.\u2014Où celn ?Albertine s'approcha tout près de lui.Tls causèrent un instant à voix basse, puis elle le quitta en lui disant : \u2014À ce soir.XIV Jacques Sarrue avait l'esprit méthodique et était en toute chose avoir dit : * Pendant quinze jours je ue reutrerai pas chez moi, \u201d il se serait fait hacher en morceaux, plutôt que de revenir rue Berthe avant que le délai ne fut expire.Or, le quinzième jour, à 9 heures du matin, il entra dans la loge de In concierge pour lui dire bonjour, d\u2019abord, et lui demander ensuite si quelqu'un était venu pour le voir en son absence.La concierge avait pour Sarrue beaucoup de considération, non parce qu\u2019il était honnne de lettres, professeur et poête, cela lui était bien égal, mais parce qu\u2019il avait toujours d\u2019une ponctualité rigoureuse.Après ! douceurs qu\u2019on peut se donner de temps en temps, \u2014Je suis de votre avis.\u2014A propos, monsieur Jucques, vous allez être bien étonné ! \u2014 Pourquoi cela ?\u201411 y a du uouveau dans la maison.\u2014Ah ! quoi done ?\u2014 Mademoiselle Georgette, votre protégée a déménagé.\u201411 faut croire, madame Durut, qu'elle ne se plaisait plus dans la maison.\u2014Tiens, comme vous prenez la chose.Et moi qui croyais que cela allait vous faire un effet.Tout de même c\u2019est drôle.\u2014Je dois vous dire, madame Durut, que mademoiselle Georgette m'avait fait part de son intention d'aller demeurer nilleurs.-Oh ! alors, c\u2019est différent, et je compren:is.\u2026.\u2014Depuis quand mademoiselle Georgette a-t-clle déménagé ?re LE EE EE EE Eee rice.Aussitôt un pli se creusa sur son front.\u2014 Pourquoi m'\u2019écrit-il ?Que me veut-il encore ?prononça-t-il d\u2019une voix creuse.Nu lui ai-je pas dit que tout était fini entre nous, qu\u2019il était devenu pour mai un étranger ?Il eut la tentation de déchirer la lettre sans l\u2019avoir lue, mais il se res tint.\u2014 Après tout, pourquoi ne la li- rais-je pas ?se dit-il; voyons ce qu\u2019il à l'audace de m'écrire.Dès les premières lignes ses lèvres pâlirent et nn frisson passa dans tous ses membres.Quand il eut tout lu, il tomba lourdement sur so siège.Ses yeux démesutément ouverts restaient fixés sur le papier comme s'ils ne pouvaient plus s\u2019en détacher.Sans monvement, la tête inclinée, cherchant à saisir la pensée qui lui échappait, il ressemblait à un être pétrifié.Cela dura + d'heure.Tout à coup il bondit sur ses jambes et se mit à marcher en sè secou- \u2014 Depuis huit jours, mousieur Jacques; ca c'est fait tout d\u2019un coup, du jour au lendemain, prout\u2026 Et elle est partie sans me lnisser sa nouvelle adresse, sans dire a personne où elle allait ; elle n\u2019a pas même dit adieu à madame Simon, sa voi- pour elle., \u2014 Mademoiselle Georgette a en ses raisons pour aller demeurer ailleurs, dit Sarrue; mais vos suppositions, na chère madame Durut, me paraissent absolument fausses, Dans tous les cas, mademoiselle Guorgette v'ctant plus locataire dans la maison, qu\u2019elle fasse ceci ou qu'ulle fasse cels, vous l'avez plus à Vous occupez d\u2019ulle, \u2014 Quant à ça, monsieur Jacques, Cest vrai.\u2014 Maintenant, 1eprit Sarrue, je m'en vais dire bonjour à mes vieux livres, mes vieux amis.il'sortit de la loge.Il était déjà le rappela : \u2014 Monsieur Jacques, monsieur Jacques ! \u2014Qu\u2019y a-t-i1?demanda Sarrue en se retournant.\u2014C\u2019est une lettre pour vous; il y à plusieurs jours que je I'ni regue et j'allais oublier de vous la remet- été poli envers elle, et qu\u2019il était un des plus anciens locataires de lu maison, Après avoir répondu à ses questions, elle crut devoir lui témoigner combien elle était heureuse de le revoir.\u2014 Vraiement, monsieur Sarrue, dit-elle, n'avoir plus le métin et lu soir vos \u201c bonjour, bonsoïr, \u201d ça me faisait un vide.Voyons, êtes-vous content de votre séjour à la campagne ?Vous Êtes-vous bien promené, bien amusé ?\u2014Mais oui, madame Durut, je suis très satisfait, je me suis donné beaucoup de plaisir, Pour un peu, Sarrue mentait avec un magnifique applomb.Tant il est vrai qu\u2019il n'y a que le premier mensonge qui coûto.\u2014Et vous nvez bien fait, monsieur Jacques, reptit madame Du- \u2018Tut; voyez-vous, il n'y a vraiment de bon dans ln vio que les petites tre ; je ne sais vraiment pas où j'ai la tête.\u2014 Donnez, fit Surue en allou- geaut le bras.La lettre passa de la main de lu concierge dans celle du poète.\u2014En se retrouvant dans sn chambre, au milieu de ce grand désordre qui lui plaisait, son premier soin fut de saluer d\u2019un sourire ses livres, Il en toucha et en ouvrit quelques qu\u2019il appelait ses vieux anis.uns avec une sorte de tendresse.\u2014Îls ne trompent pas cux, mur- murn-t-il ; toujours fidèles, voilà les véritables, les seuls amis ; plus que jamais, ils vont être mes consola- tours.\u2014Ah ! reprit-il, et certe lettre que j'oublie de lire.Il me seruble que je connais cette écriture, conti- zitin-t-il en rogardant la suscription, I1 déchira l\u2019enveloppe, ouvrit ln lettre, et ses yeux cherchant de suito In signature, il lut le nom de Mau- sine, qui a pourtant été très Loune dans l'escalier lorsque la concierge ; : aut comme un possede, \u2014 Ainsi s\u2019écria-t-il, je suis bien éveillé, ce n\u2019est pas un épouvantable cauchemar 7.La lettre, la voilà, je la vois, je la ticns.et jai Iu, jai bien lu : Une de ses mains s'était crispée sur sa tête, et il ne sentait pas que ses ongles perçaient la pea: de son crâne.Maintenant un tremblement convulsif secouaient tout ses membres, \u2014Muis non, réprit-il d\u2019une voix pleine d\u2019unxiété, c\u2019est impossible, Maurice n\u2019a pas fait cela; non, il v\u2019a pas fait celu :.\u2026.Muis cette lettre, pourquoi me l\u2019a-t-il écrite ?Pourquoi me dit-il gue Georgette est morte ?Morte, elle, Georgette !.Et lui aussi.Morts tous les deux !.Ah! tout est confusion dans mon esprit ; il me semble que ma Léte va éclater, que je perds la raison lL.11 continuait à marcher d\u2019un pas saccadé, fiévreux, età chaque ins- taut il se frappait le front ou se portait des coups de poiug furieux dans la poitrine.Enfin il s'arrêta.Puis, s\u2019étant approché de Le fenêtre, il relut ln lettre, remarqua qu\u2019elle portait la date C'était Ia veille, le 22, qu\u2019il avait vu Georgette et Maurice.du 23 janvier, Mais, six jours après, ln jeune fille était revenue rue Berthe, pour s'occuper de son déménagement, qui avait eu lieu le 30.Si les rapprochements de ces dus tes rassuraient un peu Jucques Surrue au sujet de Georgette, par contre ils augmentaient encore l\u2019obseu- rité de la lettre ct le luissaient dans uve grande perplexité, 1] avait jeté l\u2019enveloppe dans le foyer de la cheminée ; il la ramassu, et l\u2019examen des timbres lui ft découvrir qu\u2019elle était arrivée le 31 janvier au bureau de Montmartre, huit jours après avoir été écrite.C'était pour Sarrue uno nouvelle énigme à déchiffrer.Il se fit les deux questions suis vantes : \u2014l\u2019ourquoi cetto lettre n\u2019a-t-elle été distribuée que le 31 junvier?Par qui a t-elle été mise à la poste?Plus il cherchait, plus ses idées devennient confuses.(A continuer. 2m, rer (CÉZETTE DE ISERTHIER | plus reconnu, tant la campagne lui a paru désolée, tant ln pauvreté avait BERTIULER, S AOÛT 1890, NOTRE JOURNAL, À vec le présent numéro la Gazelle de Berthier entre dans sa Uvisième nnuée d'existence, POURQUOI LE PEUPLE EST- IL EN MASSE POUR UN CHANGEMENT DE REGIME ?Quel est cet engouement nouveau qui s'empare de la population?se demande avec inquiétude la presse tory.On parle de libre-échange avec les Etats-Unis, ajoute-t-elle, mais ne sait-on pas que la protection est le seul système qui convienne à un jeune pays comme le nôtre ?Nous ne discuterons pas cette question purement théorique.Il nous suffit de répondre que la pro- tectiou a fuit ses preuves chez nous.11 y a douze ans, le Canada a voulu en tâter, de la protection, et où en est-il?Quelles sont les nouvelles industries que le haut tarif a fait naître ?Où sout les hautes cheminées qui devaient surgir partout, comme par enchantement ?Au contraire, la protection est en train de fermer les quelques manufactures que nous possédons.Québec vient de perdre sa corderie.Combien d'argent nos capitalistes n\u2019ont-ils jas engouffié dans la filature de ktine qui végète en troisième main sur les bords de la rivière Lairet ! 11 est doue inutile de perdre son temps à discuter des points techniques.Le grand poiut,c\u2019est qu'avec la Ce fait tt or le peuple de prot-ction, cela ne va plus.8 fit pour dég cette amere janncée.Dies hypothèses, des calculs sur le papier, on Ch a assez.Ce qu\u2019il faut, ce sont des attitudes, et une chose trop certaine, malheureusement, c'est que quelque (kos?va mal quelque part.Qu'est-ce qu'on entend dire de toutes parts ?Iln\u2019ya pas d'argent; les temps sont durs; le commerce ne va jas; les gens wont ras ie moyen de dépenser ; la consomination diminue; tout le monde riénage, les riches mêmes serrent les cordons de leur bourse.La classe riche cxiste-t-elle même chez nous, si l\u2019on compare les fortunes d\u2019ici avec celles de nos voisins les Américains ?Combien y a-t-il de millionnaires au Canada ?On les comptes sur les doigts.Un homme qui vant $50,000 ici se croit un Crésus, Qu'entend-on Grand-Tronc a charrié pendant plus dire encore?Le de denx mois, le printemps dernier, les émigrants aux Etats-Uuis au taux de quinze à vingt wagons bondés tous les jours.Autant qui partent pour ne plus revenir.Tous ceux à qui nous en parlons nous disent la méme chose: Clest affreux ; les paroisses se dépeuplent à vue d'œil ; la moitié des terres est aban- donuée.La culture re paie.plus; l\u2019élevage encore moins; il ne reste plus à vrai dire debout que le jardinage autour des villes où il y a marché public deux fois la semaine.Dans le district de Québec, ces faits crèvent les yeux.Nous pourrions citer une foule de nos vicilles paroisses, flurissantes il y a dix ans aujourd\u2019hui en pleine décadence.Un de uos amis, en villégiature dans un chef-lieu de comté, oû il \u201c n'était pas allé depuis plusieurs an- dées, nôus-rapporte-qu'ilyne s\u2019y est 7 fait place à l'abondance.son et payer ses vicaires.inutile de nommer l'endroit ; les cas analogues sont en grand nombre, Dans les villes, la situation n\u2019ust guère meilleure.A force de travail, avec peine ct misère, on crée par- fuis une activité spasmodique, qui ue dure pas.Mais il n\u2019y a pas de progrès, en dehors de quelques grands centres, comme Montréal et Toronto, qui sous l\u2019inpulsion facti- | ce du tarif, concentrent et accapn- rent toute l'énergie de leur province respective.Quant à Québec, il n\u2019en faut pas parler ; la corporation a dépensé $100,000 'an dernier en frais d'élargissement des rues, ce qui a jeté un peu de l'argent publie parmi les ouvriers ; mais, un an après, nou- seul ment la reconstruction du la rue St-Jean n'est pas terminée, mais le peu qu'il y a de fait est presque aussi pauvre que ce qu\u2019il y avait nu- paravant.La raison est bien simple : la propriété ne paie pas 10 p.c.de rente brute.Comment peu-ont s'attendre à du luxe avec cels ?Dans un pays avant tout agricole comme le nôtre, si l\u2019agriculture fait défaut tout le reste s\u2019en sent.Le gouvernement provincial fait bien tout son possiblepour retarderl\u2019heure de la ruine.Une seule mauvaise récolte suflit pour créer la détresse .les cultivateurs sont obligés de recourir au gouvernement pour avoir du grain pour ensemencer leurs terres.C'est sur le gouvernement qu\u2019on compte pour tous les objets.S'il y avait de l\u2019argent, des affaires, du mouvement, verrait-on tant de demandes d\u2019emploi dans les bureaux dant que les places ne paient pas ?gouvernement local fait tout son mêle ou la gelée, distribue énormé- mont d'argent pour chemins de colonisation, ponts en fer, etc., fait des | dons gratuits de terres, dépense de l'urgent pour enrayer l\u2019émigration, secoure les pauvres, les incendiés, ete, Mais tous ses cfforts resteront inutiles, tant qu\u2019il ne sera pas aidé d\u2019ailleurs.Le Lien qu\u2019il fait est neutralisé par une influence inalheureuse- ment supérieure ; celle du gouver- nemeut fédéral actuel.Voila pourquoi le peuple, qui se sent lancé à corps perdu sur la voie de la ruine, comprend qu\u2019il ne peut échapper que par un brusque changement de régime, qui ferait dispa- Que les choses aillent mal, tout le mon- raître les causes du malaise.de Yadmet ; que la protection, bonne uilleurs, eu certains cas particuliers, ait été un fiasco au Canada, c'est Dts lors, doit-on continuer à se ruiver par un princi- également admis.pe qui n\u2019a après tout rien d'absolu ! Le bon sens dit non.nus.dre ce but, le cuw de cet endroit lui a dit que sa dime ne lui rapportait plus que S250, ot qu'il lui fallait avec cola tenir mai- II est LA GAZETTE DE BEKTHIER , VENDREDI 8 AOÛT 1890.tus Wiman fait une peinturé telle- mont frappante des avantages que le Canada retireruit de In réciprocité illimitée que nous ne pouvons mieux frire que de la citer ici : \u201cP'Angleterre ferait tout au monde, dit-il, excepté le sacrifice de son honneur national, pour pouvoir commercer avec les Etats-Unis.la France guette tous les changements du tarif douanier, et échangerait volontiers ses vins et sus fruits, ses nouveautés, ses juuets et ses Lijoux, ses satins et ses soicries, pour les produits amésicaius; tandis que l'Allemagne, lAutriche, et même !l\u2019Espague, accucillerdient avec joie l\u2019heureuse nouvelle que les barrières restrictives des Etats-Unis ont été renversées pour toujours.- Et cependant le Canada, enrichi par in nature, mais appauvri par sa politique d'exclusion, hésite à accepter ces avantages, qui pourraient lui être accordés en moins de deux années, si les deux législatures s'entendaient, ce qui, pour lui, voudrait dire vue parfaite liberté d'accès à un marché de soixante millions d\u2019habitants, vivant côte à côte avec ses habitants sur une distauce de quatre mille milles, s\u2019entremélaut avec les siens, ct possédant la même lignée, la même langue, le mème code de lois, et la même littérature\u2014un peuple semblable aux Canadiens, ayant I-s mèmes besoins, reguéraut les mêmes approvisionnements.Cela donnerait une telle addition à son | territoire, donnerait tant d\u2019opportunités à ses jeunes gens que le génie humain hésite à saisirtous les avantages faturs qui en résulteraient.Je Je dis encore une fois, quelque gran- \u2018de que soit l'étendue géographique son territoire susceptible de culture, quelque riches que soiznt ses mines, ses forêts illimitées, ses immenses pêcheries et toutes les ressources qui contribuent à le rendre l\u2019un des plus grands empires, ce qu\u2019il lui faut, le plus grand desideratum dans les conditions où elle se trouve, c'est l\u2019accès libre, et à sa portée, du publics, où il est Lien connu cepen- ! possible : il distribue des grains de ; Le C >vrait sumuiléer ces nro- semence, indemnise les cultivateurs Le Canada devrait suppzéur ces pro pour la perte de leurs récoltes par la ; Nous avons à nos portes un mar- ; ché immense, le plus grand marché du monde entier, un marché libre, sillonné dans toute son étendue par des chemins de fer, oû tous les perfectionnements modernes sont con- Si nous avons quelque chance d\u2019y trouver accés, nous sommes des sots de ne pus employer tous les moycus honorables pour attein- Daus uiisde ses discours/M.Eraplus grand marché du monde entier.\u201cContemplez les prairies de l\u2019Ouest, les miliers de milles carrés où l'on Kéammoius, nous le répétons, le pe rencontre pas un arbre, et dites- nous si les produits des forêts du Canada sont nécessaires au Nordduits sans étre obligé de payer tri- privilege ; caleulez la valeur du bois commun qui depuis vingt ans, a été pourriture, parceque ce bois n\u2019était pas clair et qu\u2019il aurait fallu payer des droits pour l'exporter; énumérez les énormes centres de population dans les grandes villes et Etats de l\u2019intérieur, qui ont Lesoin non- seulement d'habitations, qui pourraient être construites avec les bois du Canada, mais encore du poisson que le Canada pent fournir en plus grande abondance que tout autre pays, avec ses cinq milles de rivages \u2014 chaque acre d\u2019eau poissonnière équivalant à huit acres de terrain comme rendement \u2014 cf dites- nous quels avantages énormes le Canada ne rejette-t-il pas tous les jours, parce qu\u2019il ne peut pas développer les produits de ses pêcheries.La ligne de côte de la Colombie Anaussi longue que celle qui s'étend de baie d'Hudson, d\u2019une longueur de mille milles, toutes ces immenses étendues ne demandant que lu développement et le transport de leurs produits aux grandes villes étagées le long du chemin de fer du pacifique nord et des autres chemins du Colorado, de l'Illinois, du Missouri, et des grands Etats du Sud.Songez aux minerais de fer Bessemer, ne contenant pas de phosphore, que l\u2019on trouve dans toutes lus parties do cette belle province de Québec.* Rappelez-vous que le.commer- du Cunada, quelque vaste que soit but à un pouvoir étranger pour cel détruit, brûlé, ou s'est perdu par la\u2019 glaise, de trois mille milles d\u2019éten- due\u2014c'est-à-dire une ligne côtière de la Tloaide au Maine,~sans compter les baies et les rivières teibu- taires remplies de poissons, la gran- cg OAR, i co:de grain,\u2018do fer ct de charbon | transporté par le canal du Sault Ste- ; Marie l'année dernière, a été aussi grand que le commerce du canal de Suez, eb consilérez jusqu\u2019à quel point le contimneree intérieur des létats-Unis ponrrait être développé et contribuer à l\u2019agrandissement ct ä la prospérité du Canadn.Considérez le développement des mines Culumet et Hécla, sur ln rive sud du lae Supérieur, où, dans l\u2019espace de trente ans, avec un capital de trois millions, on'a payé trente millions de dividende ; voyez la ville de Cleveland, qui a réalisé annuellement de quinze à vingt millions de pins- tres de bénéfices avec les produits des mines de fer de ln rive sud du ie Supérieur.Supputez les produits des mines de charbon de la lennsylvanie envoyés par chemins {de fer à une distance de trois cents ! ruilles, et de là à 500 milles plus loin par bateaux, de Buifalo à Duluth, et transportés de nouveau par voie ferrée à 500 milles pour l'existence possible dans les prairies du Nord, Rappelez-vous alors que le Canada posséde 97,000 nulles car- rds de terrains où l\u2019un trouve des miues de charbon, et qu'à l\u2019exception de ce qu\u2019il fournit à quelques villes, pas une tonne de ce charbon ne profite au genre humain.Seul pays qui ait du charbon sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique, il est très important que le Canada contribue aux forers productives et manufacturières des Etats-Unis sur les rivages des deux océans, et les possibilités de l\u2019avenir sont simplement immenses.Le tempsme manque pour énumérer Lvaucoup d'autres avantages; par exemple: les produits agricoles et les fruits de la Nouvelle-Teosse ; les fruits, l\u2019avoine, les putates, le Leurre et le fromage du Nouvenu-Brunswick, de l\u2019He du l\u2019rince-Edouard et de Québee, pour les marchés de la Nou- velle-Angleterre ; les vastes plaines de la province de Québec va Yun pourrait élever des moutons pour la laine, et engraisser les bestiaux, ce qui serait très profitable ; les milliers de chevaux que les Canadiens-français pourraient élever; les montons» les veaux, le bétail et les produits du jardin et de la ferme que le grand peuple américain achèterait ; et pardessus tout l'avenir possible que Québec se procurerail par les avantages manufacturiers qu\u2019elle posséde, si seulement elle pouvait atteindre le marché que j'ui essayé à vous décrire.\u201d ! C'est pour avoir au plus tôt accès à ce marché dont tant d\u2019autres pays nous envient le voisinage, que le peuple canadien est aujourd'hui en faveur d\u2019un changement radical de régime \u2014 L'Electeur, NOTES DIVERSES Un congrès des inspecteurs d\u2019écoles de la province aura lieu à Québec le 19 du courant.C'est M.le notaire Blain, de Suint-Edouard, qui sera le candidat libéral dans Napierville.M, J, A.Massüe, député du com- à l'extrémité.Tl a reçu hier après- midi les derniers sacrements.tion de la Sainte Vierge, Parleinent fédéral aura lien bientôt.s'il faut en croite la rumeur, te pour la consommation locale.L'hiver s'offre bien sombre pour \u2014 11 est: fortemenit rumeur- que M.\u2014\u2014 ee om _ mr té de Richelieu aux Communes, est S'il faut en croire les dépêches, le Saint Office aurait émis un indult permettant l\u2019asage de la viande, le vendredi, 15 août, fête de l\u2019Aasom p- Des politiciens bien renseignés disent que la prochaine session du + Ce pourrait bien être la dernière, La pêche dans le golfe, sur les côtes ouest et nord, est très pauvre, Elle a été jusqu'ici à peine suflisan- les pauvres pêcheurs de cette région.rate ne Pres L.O.Duvid sera nommé protono- notaite'ên remplacement de feu M, Longpré.Le gouvernement ne pourrait car- triuement' j=nnis faire une meilleure nomination.T1 est rumeur que M.le docteur Grenier, le nouveau député du comté de Champlain, n décidé de résigner le mandat qu\u2019il vient d'obtenir sous de faux prétextes.I craint avec raison que l'action en coules- tation qui vient de lui être signifiée, le porte à dévoiler des choses qu\u2019il tient à tenir cachées, Les soumissions pour l'extention du Palais de Justice de Montréal viennent d'être ouvertes aux bureaux du gouvernement devant les honorables MM.Robidoux ct Boyer et M.Taché, sous-ministre des Travaux publics.Ces derniers out demandé jusqu'au 10 courant pour examiner ces soumissions, Les soumissionnaires sont MM.l\u2019ex-échevin Laurier, Benoit Bastien, Jos, Brunet, Daniel Ford et H.J.Dceemer, Le gouvernement a l'intention de construire un étage additionnel ct un dôme nouveau, A la dernière session, la législn- ture a voté un crédit de 5200,000 à cet effet, Dans le courant des vingt deux dernières années, le gouvernement américain a réduit sa dette du chiffre de S2,480,853,413 à celui de S988,165,172.Dans le même espace de temps, le gouvernément d'Ottawa, augmentait la sienne de la somme de 875, TH7,134 à celle de S233,749,336.En d\u2019autres termes, la dette publique des Etats-Unis est aujour- d\u2019hui à peu près le tiers de ce qu'\u2019elle était en 1868 tandis que celle du Canada est à présent trois fois plus clevée qu\u2019elle n\u2019était il y a 22 ans.Ces changements dans les proportions des dettes équivalent à la différence entre neuf et un.Le Monde Illustré publie une excellente photographie de M.Joseph Boivin, assistant-secrétaire de la province, en l'accompagnant de la note suivante: \u201cM.Joseph Doivin, qui vient d\u2019être nomiué assistant-secrétaire de la Province occupait, depuis 1887, la charge de secrétaire particulier de l'hon.M.Mercier, premier ministre.\u201cM.Boivin est un enfant de Saiut-Hyacinthe, où il a fait ses études classiques et legales.Appelé par M.Mercier en 1887, lors de l\u2019arrivée de ce dernier au pouvoir, à un poste de confiance et de travail, il a su le remplir à la satisfaction de son chef.Comme secrétaire du premier ministre, M.Boivin a su s\u2019uttirer l'estime de tous ceux qui ont Été en contact avec lui ; adversaires comme amis politiques ont toujours trouvé en lui un gentilhomme en tout temps prêt à rendre service.\u201cM.Boivin est un fort joli grand garçon, courtois, poli,\u2018 affable, et qui ne compte que des amis à Québec et dans In province.Sa nomination, récompense d\u2019un travail intelligent au bureau du premier ministre, et d'aptitudes hors lignes, a été bien vue de tous.\u201d On lit dans le Courrier» du Canada : \u201c En 1880, l\u2019avistocratie unglaise (comptait 38 pairs catholiques, 24 lor:ls, 6 membres du Conseil privé, le vice-roi des Indes, les gouverneurs de Hong-Kong, de Singapour ct de Maurice, 22 baronnets, 55 membres des Communes, sans compter un grand nombre d'officiers supérieurs, de magistrats, de publicistes et d'hommes éminents dans toutes les positions.Quoique le mouvement des con- vorsions ne se restreigne pas à la | classe supérieure, il fant cependant reconnaître que jusqu'ici le reste de la nation lui est resté passabloment EE EEE Pour résumer, voici le chiffre de la population catholique emprunté aux documents officiels : En 1790, Angleterre.90,000 Ecosse ven.30,000 Total.120,000 En 1890, Angleterre.1,253,455 ÉCOSSC .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.338,043 Total .1,692,098 A Theure qu'il est, le Catholicismo occupe «one le second rang en importance numérique, et vient immédiatement après l\u2019église officielle.Grâce à sa puissante hiérarchie et et au inouvesment \u2018des convertions qui est en moyenne de 10,000 par année il est probable que l\u2019Angleterre et l\u2019Ecosse compteront, en 1900, deux millions de fidèles.Jolie Excursion.Lundi dernier, M.J.O.Pelland avocat de Montréal et l\u2019un des membres du club de chasse et de pêche des fles du chenal du moine, avait eu l\u2019obligeance de nous inviter ainsi que plusieurs amis à aller passer quelques jours à leur campement à Pile Gill, Les messicurs suivants aceepté- rent l\u2019aimable invitation de M.Pelland et se rendirent dans les tles : MM.L.Baziact, député du comté de Joliette, C.A.Chénevert député de Berthier, J Ol'elland, avocat de Montréal, Geo.Champagne, avocat de Joliette, Alphonse Granger, gérant de ln maison J.B.Rolland & fils de Montréal, Jos.Riendean, propri¢taire de I'hd- tel St Nicholas & Montiéal, L.A.W.J'roulx, comptable de Montréal ct plusieurs autres.Pour pouvoir apprécier les îles de Sorel comme elles doivent l\u2019être, il faut nécessairement y séjourner quelques jours ; parcourir les difté- rentes Îles, dont chacune n sa spécialité; visiter une foule de petits chenaux dont chacun fournit sa qualité de puisson, ct qui aboutissent tous à la bnie St-lrançois, cette baie que tous les pécheurs recherchent et fréquentent si souvent parcequ'elle semble être le rendez-vous général des poissons de toutes sortes.La semaine nous a à peine suffit ; pour visiter toutes ces Îles, pour en admirer toutes les beautés et pour en goûter tous les charmes, Aussi, tout nous portait à nous andre ce séjour des les bien agréable.D'abord, la réception que nous fit M.Pelland dans la nouvelle maison du club, qui cst une belle et grande inaison à trois étages et fournie de toutes les commodités possible, a été pour ainsi dire un banquet continuel et on se serait cru tout le temps dans un des meilleurs hôtels de Montréal.Ensuite nous avions dans les per sommes de MM.Bazinet, Pelland, Champagne, Riendeau et Granger les plus aimables et les plus juyeux compagnons de voyage qu\u2019on puisse trouver.M.Bazinet surtout a été charmant dans ses discours ct a été pour ainsi dire l'imo des amusements.Il s'est prodigué de toutes les manières pour faire trouver à chacun le séjour très neréable et il y à réussit parfaitement.Durant toute la semaine, nous avons eu un grand nombro:do visi- tours qui n\u2019ont pas peu contribué: à nos divertissements.M.et Madame A.Germain do Sorol avec leur famille, M.et Madamo- Jobin de Montréal, M.Jos.Proulx ex-échevin de lu ville de Sorel, MM étranger, L.A.W.Proulx de Montréal, Moï- AT 3 rg SCRA Nous pouvons signaler entr\u2019autres: A.P.Vanasse rédacteur du Sorelois,.AAAI Crd SINT ace ARTS == ey me 4 D rt se Forget de Sorel, ct un grand nombre d'autres, Il nous a fallu à notre grand regret laisser les Îles hier après-midi.A deux heures le sifflet du yacht de M.St Jacques annonça le départ et nous partimes tous ensemble pour revenir.\u2019 En passant à Sorel M.A.Germain avocat, nous invitit à nous rendre chez lui où il nous fit une jolie réception.Plusieurs amis vinrent ensuite nous reconduire au quai et MM.le Dr Latraverse, J.O.Dauphinais, échevin, Jos Proulx, ex-échevin, L.A.W.Proulx, Nap, Latraverse, nous accompagnèrent même à bord du yacht jusqu\u2019à Berthier, Les amis de Montréal et de Joliette prirent ensuite les chars, et nous nous sommes séparés en se promettant bien tous de retourner encore avant longtemps dans les Îles.En notre nom et au nom des -amis iuvités nous remercions infini- meut M, Pelland de son aimable invitation ct nous le félicitons surtout pour la manière dont il a fait les choses.NOTES LOGALES Un léger dérangement dans nos presses, nous a forcé à publier le Journal un peu plus tard qu\u2019à l\u2019ordinaire.* M.C.Beausoleil M.P.a passé toute la semaine dans sa famille à St Gabriel de Brandon.* M.N.H.Geary, représentant la maison Bourgenau & Tervron, de Montréal, était de passage en cette ville mardi dernier.+ Beaucoup de cultivateurs ont déjà vendu leur foin nouveau et on est à faire le chargement de plusieurs bâteaux.# Madame Vve Théophile Chénevert, mère de M, C.À.Chênevert, M, P.P, et Mudame Vve C.O.Trauchemontagne sa sœur, sont de ce temps-ci en promenade chez lui, à Berthier.+ M.Louis Bazinet, député du comté de Joliette, M.George Champagne, avocat de Joliette et M, Alphonse Granger de Montréal, étaient lundi en cette ville les hôtes de M.C.A.Chénevert, M.P.P.M.A.À.Taillou, maire de la Cité de Sorel, était en cette ville hier après-midi accompagné de M.L.II.Comeau, avocat.Tous deux revenaient des sources de St Léon -où ils avaient passé quelques jours.2 M.le Notaire Comeau, de St- David, Yumaska, le Revd Père Martin, d\u2019Ottawa et M.Joseph Martin, avocat de Québec, étaient hier en cette ville.Ces messieurs revenaient de Louiseville ol ils ont assisté aux cérémonies des noces de diamant du Rév.M.Boucher.M.Philippe Daviault fils de M.Jos.Davinult, cordonnier, qui était en promenade ici depuis quelque temps part demain pour Lowell, Etats-Unis.* On commencera sous peu dans lu ville de Berthier les travaux pour la prochaine exposition régionale.C\u2019est M, Evangéliste Beausoleil de St Gabriel qui n contracté pour le bois devant servir aux bâtisses et à In clôture du terrain.Dimanche dernier, une magnif- que chaloupe à voile a été lancée sur le lnc Maskinongé.Cotte chaloupe pout contenir de 40 à 50 personnes ct sera à là disposition des amateurs.A cette occasion;il y a eu grand pique-nique auquel prirent part plusieurs invités de Joliette, ainsi que l'élite de lu société de celle paroisse, =» ON DEMANDE \u2014Un jeune homme sachant lire et Cerire comme apprenti typographe aux ateliers de la Guzelle de Berthier.* Les 17 ct 18 Septembre prochain aura lieu à Berthier l'exposition ré- Joliette, Montcalm, Berthier et l'Assomption.À cette occasion il y aura de gionale des comtés de grandes courses au trot sur le roud de M.Charles Olivier.T1 y aura aussi sur le terrain de l'exposition plusieurs jeux ct divers amusements.Chaque soir, il y aura feu d'arli- fice et ascension de ballon cte ete.+ - I] y aura lundi prechaiu dans les fles de Sorel un grand tournoi provincial de tirau vol sur pigeons vivants, organisé par le club de chasse ct de pêche des îles du chenal nu moine.L\u2019inauguration de ce tir provincial aura lieu duns la plus belle localité de chasse de la Province, sur l\u2019île Gill, propriété du club.Il y aura aussi concours de pêche et plusieurs autres amusements.Le vapeur Berthier nolisé pour le voyage; partira de Montréal à huit heures lundi matin.\u201d + La grippe, le croup, et les bronchites seront vite guéris avec leShiloh's Cure.En vente chez le Docteur C.Lafontaine.Gorrespondance.Monsieur le Rédacteur de la Gusctte de Berthier, Monsieur, Dans votre No du ler courant, vous publiez un article au sujet de l'expulsion de trois sulpiciens de Metz, et vous en rejetez le blime sur la République Française.C\u2019est un peu l\u2019habivude ici de dénigrer la République Française, chaque fois que l\u2019occasion s\u2019en présente.Mais Mariaun?a bon dos et elle ne s\u2019en porte pas plus mal pour celn ; donc, si je prends la liberté de demander de bien vouloir rectifier votre article, ce n\u2019est pas pour défendre la République Française, mais je considère qu\u2019un journal n\u2019a pas le droit de ses lecteurs des nouvelles fausses et à sen- donner à sation de cette espèce, Ce n\u2019est pas la République Frangaise pui a expulsé de Metz ces 3 sulpiciens et pour la bonne ou plutôt la funeste raison que Metz, la pucelle, Metz, qu'aucune armée du monde n\u2019avait jamais pû prendre d'assaut, pas même les Allemands, n'appartient plus à la France, depuis In trahison du misérable Bazuine, qui l\u2019a vendue et livrée aux Allemands en 1870.C\u2019est depuis cette date néfaste que Metz a cessé d\u2019être Française de fait, mais non de cœur, ct pour cette fois mon cher rédacteur, vous voudrez bien fulminer contre Messieurs les Allemands qui expulsent les Sulpiciens, ct non contre ln République Fran- Çaise.Ce qui vous'a fuit commettre catte erreur c\u2019est que sur les dépêches d'Europe, il était dit que les Sulpiciens avaient été expulsés de Metz en vertu de l\u2019article 32 du concordat et du Code Napoléon.En effet, dans toutes les provinces Rhenanes c\u2019est-d-dive I'Allemagne, malgré leur haine do tout ce qui a rapport à la France, ces bons Allemands so servent uniquement:du Code Napoléon, comme ici nous avons \u2018le \u2014i 1A Code Français et le Code Anglais côte à côte.Les allemands ont profité -d'une.vieille loi qu\u2019ils ont trouvée duns ce Code pour expnlser les Sulpiciens.C\u2019est leur affaire et non cellu de Ja France, cb si vous pouviez le décider, Monsieur le rédacteur, À nous | les provinces qu\u2019ils nous out enlevées en 1870, vous feriez beaucoup de plaisir à UX FRANÇAIS, ~~ © æ TESTAMENT Au mois de décembre 1888, mourait à Nice un vieux rentier de 91 ans, M, Edonard Gasselin, laissant un testament olographe aux termes duquel il instituait sa domestique» Annette Henrion, comme légutuire universelle.M.Casselin avait amassé dans la fabrication des pipes Gambier une fortune de plus d\u2019un million, Naturellement, les héritiers naturels, évincés de leurs espérances, attaquèrent les dernières volontés du défunt pour cause de captation ; les experts en écriture allaient jusqu\u2019à affirmer que le testament incri- | miné n\u2019était pas l\u2019œuvre de M.Gasselin.Ce procès était, en somme, vue seconde édition de l\u2019affaire du testament Tiercelin, jugée il y à quelques années par la cour d\u2019assises de la Seine, Il s'agissait d\u2019une vieille dame, Mine Thiercelin, qui avait légué toute sa fortune à sa servante, Julie Rouquet.Cette servante fidèle ga- gua sa cause devant toutes les juridictions et vit actuellement daus un château de l\u2019Orléanais avec 150,000 francs de rente.C'était un bon précédent pour Mile Henrion, la légataire universelle de M, Gasselin.Le tribunal lui a donné également gain de cause contre les héditiers de l\u2019ancien fabricant de pipes.Le jugement dit que le testament est bien l\u2019œuvre rendre notre Code Napoléon avec: a GAZEITF DE DERTHIEF VENDREDI 8 AOUT 1690 N'importe quel rhume pout être vite guéri par le Shiloh's Cure,gui est on vonte } la pharmacie du Docteur C.Lafontaine- LA GRANDE MERVEILLE MUSICALE, QU'EST-CE QU'UN ORGUE ÉOLIEN ?C'est d'abord un orgue avec clavier 2 cinq octaves, complet ot parfait dans tous ses détails, qui se joue avec les doigts comme un orgue ordinaire, et en a toute l'apparence.À l\u2019intérieur \u2018do cet instrument se trouve un méchanisme automatique que Von met en opération par le simple tirage, | et du foie ?Le Shiloh\u2019s Vitalizer est CHIANORYS & CANCERS Le Dr Fleury de Lanoraie possède à l'heure qu\u2019il est, un remède qui guérit infailliblement tous chancres et cancers.Le Docteur grrantit de guérir, sans cela il s'engage à ne rien charger du tout pour ses médicu- ments.18 Juillet 90, A LOUER Pour l\u2019été 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