La Gazette de Berthier, 14 août 1891, vendredi 14 août 1891
[" PE rt at ts cm oven mand\u201d £a Gazett JOURNAI irihoo ALAIRE PUBLIÉ-LE VENDREDT = : \u201ctw LS tm À ce Berthier.= D'IMPRIMERIE.DE BERTHIER lac = UN DOLLAR PAR AN FÉUILLETON No.3 Ui BRAUER Grotte d'Azur VII A BORD (Suite.) Je passai par Zouzol, Thomas-S- Pietro et autres petits hameaux perdus sur le rivage, et j'étuis en train du dessiner une charmante baie, tout au fond du golfe de Marsa Scirocco\u2014quand je m'entendis tout à coup héler à grand cris.\u2014\u2014Holà ! Monsieur le marin, venez donc ici !\u2026.Vous nous feriez un vrai plaisir en voulant bien partager avec nous un modeste diner.Je levai les yeux.Trois jeunes gens du pays, \u2014mais parlant adumi- rablement l'anglais, \u2014se trouvaient à cheval devant moi, \u2014Pardon, Monsieur l'officier, me dit un d'eux, en se découvrant, si nous vous avons parlé si busquement je n'avais pas vu que vous étiez de lu marine de guerre\u2026 Voudriez-vous avoir l\u2019obligeance de venir diner avec nous ?Nous demeurons tout près d'ici, dans le château de notre mère.On avait invité quatorze convives ; l\u2019un deux vient d\u2019envoyer dire qu\u2019il ne peut se rendre à notre invitation.Notre mére est superstitieuse.Treize convives lui sernieut désagréables à table.Nous nous sommes donc mis en route pour trouver un quatorzième,.voulez-vous l'être ?Narurellement.j'acceptai avec plaisir, comme un homme qui n'avait plus diné depuis Città Valetta.Ces Messieurs firent avancer un cheval tenu en luisse par un domestique, je l\u2019enfourchai lestement ; et en route la cavalcade !.\u2026 °° La route ne fut pas longue.Dix minutes à peine s'étaient écoulées, que nous franchissions vne petite shontagne sur le revers de laquelle se trouvait un château, assez détérioré, mais ayant encore des restes de graudeur.Cinq minutes après, nous déscendions de cheval.\u2014Ma mère, dit gaiement le frère aîné, voici un quatorzièime\u2026 on no pouvait pas micux trouver.c'est! un officier de marine militaire, Chacun s'inclina et s'approcha ou- ricusement.Pour bien comprendre ma position, iltfaut se rappeler quo je n'avais que dix-sept ans, aucun usage du monde ct une timidité phénoménale.: venir l\u2019objet, le pivot de la curiosité universelle, voir tous les yeux braqués sur moi,\u2014oh quel supplice !\u2026 J'aurais voulu rentrer sous terre.Je me mouchais, je me grattais la téte, j'essuyais ma casquette avec un enthousiasme des plus louables, j'ar- rangeuis ma cravate, je raffermissais mon col, je tirais et retirais mes gants à les déchirer\u2026bref, aujour- d\u2019hui encore je ne puis m'empêcher de rire de bon cœur, en pensant à la inine que je devais faire alors.Qu\u2019on est donc bête à dix-sept ans, qu'on est donc bête ! VIII IDA La maîtresse de la maison eût pitié de mon embarras.Après les premières salutations, elle me prit aussitôt à part, et avec l'aisance d\u2019uue femme du monde, joiute au sans-fucon d'une campagnarde, elle welt bieutdt calmé et rassuré un peu.\u2014Quel est le nom de votre vaisseau ?\u2014Y a-t-il longtemps que vous êtes à Malte ?\u2014Et dans la carrière ?\u2014Avez-vous vos pareuts ?\u2014 Quel Âge ?\u2014 Vous plaisez-vous dans la marine ?Tulles furent 1cs questivus qu'elle m'adressa tout d'abord.J\u2019y répondis de mon mieux, mais bien mal néanmoins, car si mon trouble était passé, il y avait maintenant un autre point de mire qui absorbait toutes mes facultés.C'était une toute jeune fille, assise nonchalamment duns un coin, non loin de moi, et qui semblait absorbée par la contemplation d\u2019un album de gravures.À peine l\u2019eus-je regardée par hasard, que j'éprouvai comme un Elle était belle comme un rêve, cette jeune fille, éblouissement.gracieuse, souriante, poétique, à faire éclore des sonnets dans le cerveau d'un agent de change.Elle avait des cheveux d\u2019un châtain brillant de reflets à faire mourir de jalousie la plus belle des Vétiennes.Son regard pétillait de malice et d'esprit; njoutez-y des yeux blou-foncé, des lèvres un peu épais- 3es, \u2018mais roses, et sous lesquelles on entrevoyait des dents blanches et fines, quoiqu\u2019un peu irrégulières ;\u2026 avec cela une oreille, un pied !.Enfin, une vraie déesse, quoi, uno nymphe, si vous aimez mieux.ct le plus adorable -petit-nez à la Roxclane qui jamais fut conçu par l\u2019imagination ardente d\u2019un statuniro !.Je l'avais à-peine entrevue, que je ne savais déjà plus m'en détacher.Qui pouvait-olle bien être ?.Pourquoi se tenait-elle dins un coin 1.la maison, quand celle-ci : x Eatrer dans oé salon inconnnzde-\" J'allsis:interroger la malticssordd\u2019 BERTHIER, 14 AOUT 1891 re ee 2+ tn ebm © re ee EE \u2014 donc voir si nous somme servics\u2026 Et ensuite à moi : \u2014C'\u2019est ma fille, Monsieur, cette enfunt-là, c'est mon Benjamin.Elle à dix-sept ans, depuis hier.Elle vient de sortir du couvent.En ce moment, on annonçait le diner.Mon embarras revint au galop.Ët il atteignit presque aussitôt son paroxisme.Pensez dons ! je me trouvais à tuble entre la maîtresse de la maison ct ea belle Ida! Puuvre molheureux !: Que dire Comment eutamer le discours ?Quel sujet de conversation entreprendre ?J'enavais le frisson rien que d'y pen- seri.Mais, chose curieuse, clle paraissait tout aussi émue que moi.Nous étions-deux vrais débutants.Oh! que c\u2019est donc sot d'être timide : Ce fut cependant Ida qui, la première, prit la parole, et, selon l\u2019inévitable coutume de tous les gens embarrassés, elle commença par un : \u2014 Il fuit bien chaud !.\u2014Oui, Mademoiselle, mais il La glace était rompue.J'en suais sang Quelle voix, mon cher docteur ! et comme pourrait faire plus chaud ! \u2026 et cau ! On se mit À causer.sous çe maisoua timide se révélair une intelligence précoce ; Elle n\u2019avait que dix-sept ans, comme moi, elle venait de sortir de la pension, et pourtant que d\u2019aisance, que de gentillesse : J'étais comme ébloui ! Je ne vcy- ais plus qu\u2019elle ! Ce fut mon soleil, dès le premier jour, dès la première heure, En me levant de table, j'en étais fou, et je le devins chaque jour davantage.® En allant au jardin, j'appris le nom de la noble famille qui m\u2019hé- C'était les Castro della Riviera, une des plus illustres de I'tle.une hospitalité franche et ouverte.bergeait.On y recevait souvent, avec Tous nos officiers y avaient passé.Tout uniforme\u2014et celui de la marine surtout\u2014 y était toujours bien accueilli.Aussi, quand la nuit vint, et que je parlai de continuer ma roure, .\u2014 Pourquoi nous quitter si tot?me dit la mère d'Ida ; êtes-vous donc si pressé ?.\u2026 Restez cette nuit.Reposez-vous.Demain vous serez bien plus dispos pour continuer votre route.On ne pouvait m'ètre plus agréable.Rester près do mon- idole ?Mais c'était le paradis ! | Maintenant peut-&tre nie trouve- rez-vous uu peu ardent pour un froid habitant du Nord ! Mais j\u2019avais dix-sept ans d\u2019abord, et puis n\u2019on étais-je pas à mon - premier amour.| AX EA DÉCLARATION \u2014 Idajdivielle tout::coppy va La.soiiéo:seipassa conime, un+rôve .On fut au lendemain avant de s'en apercevoir, Et l\u2019heure de la séparation sonna sans que je me rendisse bien compte de ce qui m'arrivait.Ce ne fut que sur la grand'route, seul, une rose à la boutonnière, rose attachée par Ida, que je compris enfin ma situation.J'aimais Ida, je l\u2019aimais déjà avec Loute ma force, ma vie, ma passion, et je sentais comme un jene sais quoi d'étrange qui me pron- vait que sans avoir jamais parcouru les sentiers de l\u2019amour, j'en avais d\u2019un bond atteint les sommets.On m'avait invité à retourner au château.Les convenances exigeaient que j'attendisse au moins huit jours.C\u2019est pourquoi dès le surlendemain j'y étais déjà.Que vou- lez-vons ?quand on aime ! #2 Ida rougit à mon entrée.Sa main tremblante sera la mienne qui n\u2019était guère plus ferme.Aussi m\u2019en re- tournai-je ce jour-là plus heureux qu\u2019un foi.Je revins souvent, aussi souvent: que mon service le permettait, et chaque fois je découvrais de nou velles perfections, des qualités admirables.Car ce n\u2019était pas seulement une beauté parfaite que possédait Ida.Elle était pieuse, naïve, tendre, passionnée, gaie, de cette gaieté folle et enfantine qui rayonne comme un sourire du bon Dieu, simple, de cette douce simplicité qui séduit et charme les cœurs les plus pervers.Et avec cela un peu de mystère.Une petite cachotterie de bon goût.Des airs malins parfois et spirituels tou jours,le tout dans un de ces cœurs qui constituent un trésor, un de ces curs qui aiment noblement, selon Dieu, qui sont d\u2019une sensibilité, d'une générosité quelquefois ridi- Un qui ne peuvent cule, mais toujours admirable.de ces cœurs enfin, voir souffrir les autres et dont la Lonté égale l\u2019indulgence.#45 Oh ! que de belles soirées nous passimes ensemble ! Quelle vie! Quel bonheur : Quelle insouciance de l'avenir! Mnlbeureux celui dont les passions brutales ont flétri, à peine nées, ces fleurs du printemps de l'amour :\u2014Ceux-là n\u2019ont jamais au ce que c\u2019est qu\u2019aimer, ceux-là ne comprendront jamais les aspirations de l'amour vrai,\u2014 qui n\u2019ont pas bu À cette source de tout ce qui est légitime i.Mais notre bonheur fut de courte durée, au:capitaine de notre navire de pou- Un soir que je demandais voir.passer la nuit à terre : \u2014 Allez, amusez-vous bien, dit-il, ct faites vos adieux à vos amis ct amies, Car demain nous appareillons, Nous partons par I'Archipel.C&*fut four moi un coup de foudre ! Quitter Ida?.pôusstolijours peut-être ?.\u2026 Il me La quitter mr 0 pe me vo arr \u2014\u2014\u2014= PE emblait rêver.Les idées lus plus extravagantes me passaient par la tête.N'étnit-ce pas un affreux cauchemar,?Comment jamais me résigner à parcille séparation 2.xx Je voulus d\u2019abord regimber, je demandai en grâce qu'on me chan- geût de bâtiment.Mais on me répondit que notre état-major n\u2019était que trop iusuffisant, et que du reste 1l n\u2019y avait aucun navire de station à Malte qui eût pu me recevoir.Il fallut donc se résigner à partir.Je devais aller chez les Castra della Riviera fuire ma visite d\u2019adieux Je m\u2019y reudis aussitot, C'était justement le soir d\u2019un bal.Quelle fatalité !\u2026 Toute la société de l\u2019île s\u2019y trouvait réunie.On dan- suit dans le jardin.Partout, avec un luxe vraiment oriental, pendaient des lanternes, des lustres, qui formaient des guirlandes, rattachées par des flots de mousseline ; des déluges de fleurs, des océans d'harmonie, vu tohu-bohu élégant, splendides toilettes, sur lesquelles tranchaient Friant; de belles da nes en les costumes écarlates dus officiciers de la ligne et les broderies sévères de nos marins, Ida était la reine de la fête.kn- cadrée dans une toilette adorable, elle avait l\u2019Œœil à tout, entraînait tout le monde, et langait dans tous les groupes quelques étincelles de sa verve ct de son entrain.+ #* * Quel moment pour moi! Je la contemplais de loin,n\u2019osant m'approcher de cette fée, de cette idole que dans quelques heures je devais perdre !.traversant les groupes serrés des dan- Mais elle m'avais aperçu\u2026et seurs : \u2014T\u2019ourquoi ne venez-vous pas prendre part à la fête, monsieur Maurice.me dit-elle.Pourquoi cet air sombre aujourd\u2019hui 2.Y a-t-il quelque chose qui vous tourmente ?.Ma voix tremblait d'¢motion en lui répondant :\u2014Hélas ! Mademoiselle, je viens vous faire mes adieux.Demain je pars, mou vaisseau quitte l'île de Malte\u2026Je m'\u2019éloigne pour toujours de vous peut-être.Et vous me demandez pourquoi je suis triste ?Je ne pus en dire davantage.Une pâleur mortelle envahit Ida tout-à- coup.Elle se trouve presque mal.Sa gaité s'éteint.Son entrain est mort ! Elle quitte le cercle tumultueux et prenant mon bras, elle m'entraine loin du bruit.\u2014Eh quoi, Maurice, me dit-elle alors, cn me tutoyant pour la pre- quittes ?.\u2014Que faire ?Mon navire lève: l'ancre demain.On ne veut ou l\u2019on no peut pas me changer de na- viro\u2026 Puis-je déserter la marine ?\u2014Mais Maurice, ton départ c\u2019est C.A.CHÈNEVELT, DirECrEUR DE pA REDACTION ae ma mort : Comment me tésigner à ne plus te voir ?\u2014Et moi, mw bien-nimée, que faire sans toi, que devenir ?\u2026 te .Nous parlimes longtemps ainsi.Mais tout-d-coup Ida se dressa de toute son énergie et me prenant la main : \u2014Je t'aime, Maurice, dit-elle, viens, suis-moi, et que tu trouves au moins une consolation suprême en fuisant c> que le devoir exige\u2026 Je lu suivis.Elle me conduisit près de sn mère qui causnait à l'écart.\u2014 Viens, mère, dit-elle à la respectable matrone, viens vite avec moi j'ai quelque chose a te dire, Cette dernidre, passablement intriguée, se leva aussitôt, Alors hous primes à trois une allée reculée, eu quand nous fûmes hors de portée des regards et des oreilles curieuses : \u2014 Mère, dit Ida, tu le sais, je te l\u2019ai confié du premier jour, jaime Maurice.Un ordre cruel nous sépare avaut que nous ayuns att-int I'ige ol nous puissions nous uuir.Nous ne sommes que des enfants, tous denx.Eh bien! mére, puisque tu avais consenti en principe à cette union ; puisque tu étais heu- rauso do voir Maurice auprès de moi\u2014lnisse-moi lui jurer, devant toi fidélité etamour.Maurice, pars les Océaus, parcours les terres lointaines, nu maintenant, traverse revient s\u2019il le faut que dans deux, dans cinq, dans dix ans : \u2014 tu retrouveras toujours ton Ida, qui t\u2019aimeru comme le premier jour i.À partir d'aujourd'hui, je suis ta femme, Maurice, je t'aime ! e + L Un sanglot Ini coupa la parole.La mère étendit ses bras sur nous Et la musique répé- les derniers accents et nous bénit\u2026 tait au loin d\u2019une valse plaintive qui semblait mourir.Oh ! ce moment-là, docteur, je ne l'oublierai jamais, dussé-je vivre Qu'elle était b:lle ainsi, le regard brillant, les cheveux épars, dans cette toilette blanche qui mille années !.\u2026 lui drapait le corps comme uue stu- tue antique !.Je ne vous raconterai pas comment nous dâmes nous séparer quelques heures après, Tout sepassa oom- me dans un rêve.J'étais ivre, j'étais fou d\u2019amour et de désespoir! \"Jo sais seulement que moi aussi je lui jurai un amour éternel et.que nos dornières paroles, confondues dans nos derniers embrassem tilts furent : Jo t'aime 1 Jo t'aimorai tou- mitre fois, quoi ?C\u2019est vrai, tu nous | jours ! (d-continuenr.): FAT CE 0 A4 SE SA #4 Le Meilleur Remèda pour la toux M En vente dans toutealos OT RERO ER ETSY - & 5 (XAZETTE Dé Bent BERTUIER, 14 AOUT 1891 TE \u2014\u2014 1.A DEFENSE DFE SIR HECTOR.Sir Hector Langevin a présenté mardi dernier sa défense devant le comité des Privilèges à Ottawa, sous In forme d'un long mémoire dont il a fait la lecture.Tout ce fatras, composé avec soin et à loisir, après que tous les témoi- guages ont été entendus, est basé sur les principes suivants : lo Déndgution pure et simple des faits qui sont établis à son désavantage par un seul témoin, et qu\u2019il peut nier sans danger ; 20 Ignorance de tons les faits criminels prouvés par les témoins et par les documents publics ou privés, savoir dans tous les cas où le parjure aurait été inutile ou dangereux : 3o Rojet sur l'ingénieur du Département de la responsabilité pour toutes les manipulations qui ont fait perdre au Trésor deux millions; de toutes les fraudes qui ont permis A Larkin, Connolly & Co &e monopoliser tous les contrats au détriment des autres entrepreneurs, de voier au peuple deux millions et de les partager avec leurs complices, les McGreevy, ainsi, il ignorait que JesMceQrcevy fussent intéressés avec Larkin, Connolly & Co; Que c'était avec l\u2019argent de ceux- ci que Thomas McGreevy avait yayé trente-cing wville piastres wane anhator of.maintenir le Monde; Que son ingéuieur M.Perley avait regu des présents de Larkin, Connolly & Co; Que les mesurages fussent faux et basés sur des rapports d\u2019inspecteurs corrompus ; Que les travaux coûtaient énormément d'argent et n\u2019avançaient pas ; Que les soumissions avaient été | manipulées par l'ingénieur et par Thomas McGreevy, bien que tout se fit dans sa maison ; Que les McGreevy avaient reçu quarante mille piastres du subside du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, bien qu\u2019il fût lui-même dépositaire des papiers contenant les arrangements ; Quels étaient les souscripteurs du fonds de $22,000 qui lui fut préseu- té en 1883 et qu\u2019il les a iguorés jusqu'ici il y a quelques jours, lorsque ln liste à été publiée.En un mot.Sir Hector a cru présenter la meilleure défense possible en se repiéséntant comme le plus ignorant des hommes de tout co qui se passait sous ses ycux,dans sa propre maison où M.Thomas McGreevy logeait depuis 1878, et dans son propre département dont il connaissait les moindres détails.U a néanmoins admis un fait qui avait été révélé par les comptables.C'est que depuis 1878* M.McGree- vy faisait flotter ses billets pour (810,000.00) dix mille piastres ; qu\u2019il en payait Uintérét depuis cette date et avait promis d'en payer le capital, sans qu'i il-en ait jamais coû- ten sou à Sir Hector.\u201d D'äilfeurs pas un mot de dénégation do toutes les fraudes, de tous los: Vols qui\u201cont été prouvées ; i Das un! not de regret non.\u2018plu, oF\u2019 trds grande partie du mémoire se compose \u20ac de pièces officielles ar- que pour grossir le document, lui donner une apparance formidable, embrouiller la question et jeter de la poudre aux yeux comme justification, le document est d\u2019une nullité déplorable, Sir Hector a commencé et termi- nl dit qu\u2019il aurait résigné plustôt si M.Tarte avait porté contre lui une acné sa défense par une fausseté, cusation directe, Or M.Tarte avait directement accusé Sir Hector d'avoir reçu de l'argent de Larkin, Connolly & Co ct affirmé que ces paiements étaient portés aux livres de la société.Mis en demeure de s'expliquer sur ce point comme sur beaucoup d'autres.Sir Hector n\u2019a fait que balbatier, hésiter et cnfin se taire.I n'est pas surprenant qu\u2019après avoir lu ce Mémoire en Conseil, les autres ministres aient forcé Sir Hector à se retirer du Cabinet qu'il conduisait rapidement à une chute des- honorante.Reste à savoir ce que fera la cham- des communes, 11 est probable que d'ici A trois semaines cette disgracieuse épisode de notre histoire parlementaire sera close.\u2014\u2014 CEE EE re UN AUTRE SCANDALE DE CINQ CENT MILLE l'IASTRES ! Mercredi.M.Cameron (député de Huron) & attiré l'attention de la chambre sur un nouveau scandale.Il s\u2019agit cette fois-ci du maître-gé- Mpour le bénéfice de qui le gouverne- néral des Postes.Haggart, mant à Saté à l'ean l'Enarmeo ecnmma de cinq ceut mille piastres.Le prétexte était de relier la ville de Perth au Canal Rideau par un canal de six milles, mais -en réalité pour créer un pouvoir d\u2019eau destiné au moulin que M, Hngeart possède & Perth.Ce canal était si peu nécessaire au commerce que depuis le 1 Juillet 1890 qu\u2019il est ouvert, il n\u2019a servi qu\u2019à trois ou quatre goëluttes, et que tout le revenu collecté a été de |' cinquante huit piastres et quatre vingt un centins.Voici les avantages qui résultent de ce canal : Capital dépensé.2500,000.00 Frais d\u2019udministration.50.00 Revenu .ee.ee ee coe 58.81 M.Cameron a propos¢ une 1eso- lution blâmant le gouvernement qui a été rejetée par cent voix contre quatre-vingt deux, réduisant la majorité du gouvernement à dix-huit.\u2014 MM Allan, Allison, Amyot, Armstrong, Bain, Beausoleil, Béchard, Beith, Bernier, Bourassa, Bowers, Bowman, Brown, (Chateauguy) Brown (Monk) Cameron (Huron), Campbell, Carroll, Cartwright, Casey, Charlton, Choquette, Christie, Colter, Davidson, Davies, Delisle, Devlin, Edgar, Edwards, Featherson, Flint, Fraser, Frémont, Gauthier, Geoffrion, Gibson, Gilmore, Godbout,Grieve, Guay, Hargraft, Harwood, Hyman, Innes, King, Landerkin, Langelier Laurier, Lavergne, Leduc, Legris, Lister, Livingston, MacDonald (Huron, Me- Gregor, McMillan, McMullen, Mignault, Mills (Botwell), Monèt, Mousseau, Mulock, Murray, Paterson, (Brant) Perry, Préfontaine, Proux; Rider, Rinfret, Rowand, San- Pour la motion : | born, Savard, Seriver, Semple, Simard, Somerville, Spohn, Sutherland, Trow, Truax, Vaillincoust, i] Watdon.\u201482 LA GAZETTE DE BENTHIX Contre :\u2014MM.Adems, Baker, Bergeron, Bergin, Bowell; Burnham Cumeron (Invorness), Catrignan, Carpenter, Caron, Chapleau, Cleves land, Contsworth, Cochrane, Goekburne, Corbould, Corby, Costigan, Curran, Daly, Daoust, Davin, Dennisson, Desaulniers, Desjardins, (Iochelaga), Desjardins (L'Islet), Dewdney, Dickey, Dugas, Dupont, Dyer, Fairbairn, Ferguson, (Leeds), Ferguson, (Reufrew), Foster, Fiéchette, Gillies, Girouard, Gordon, Grandbois, Haggart, Hazen, Henderson, Hutchins, Ingram, Ines, Jameison, Joncas, Kaulback, Kirk patrick, Langevin, Larivière, Léger, Lippé, McDonald (Kings), MeDo- nald (Winipeg), MuDounell, Muc- Dowall, MacKintosh, McDonald (Victoria), McDougall (Pictou).Mc- Kay, McLennan, McLeod, McNeil, Madill, Mara, Marshall, Masson, Miller, Mills (Anapolis), Moncrieff, Moutague, O\u2019Brien, Oaimet, Patterson (Colchester) Pelletier, Pope, Prior, Reid, XIlobillard; Roome, Ross (Dundas), Rickman, Putnam, Sproule, Stairs, Stevenson, Taylor, Temple, Thompson, Tisdale.Tupper, Tirwhitt, Wallace, Weldon, White (Cardwell) Wilmot, Wood (Brock-; ville), Wood (Westmoreland)\u2014100.Les électeurs des comtés de Jolitte et Laprairie ne manquerobti pas de remarquer comment MM.Lippé et Pelletier entendant vinidé pendance.Ils n\u2019ont pas une seule\u2019 fois condamné les fautes, les extravagances et les pillages du gouvernement.lls ne montrent qu\u2019une seule indépeudance.C'est à l\u2019égard des électeurs qu\u2019ils ont trompé par des promesses qu\u2019ils v\u2019eurent jamais l'intention de tenir.Coe .1 .a pe NN \u2014e 7 INSULTE AU CLERGÉ On les connaissait ces prétendus conservateurs, ces prétendus grands catholiques.On les avait vus-à l\u2019œuvre, exploitant tous les mioil- leurs instincts de notre religieuse population, représentant comme.- \u201cde mauvais catholiques tous ceux: qui ue courbaient pas l'échine,.et Hd: prouvaient pas leurs infamies .gôû- vernementales.Quand ils ne pou- vaieut plus répondre, quand la preu- } ve de leurs méfaits était trop évidente, ils criaient au rougisme, ai- saient du zèle pour le clergé nes tout le monde respectait, pour In.re-1 ligion que tous pratiquaient ayec une égale ferveur.Pendant vingt-cinq ans ils.ont gouverné avec le cri de religion ; ils ont créé des préjugés qu\u2019il arété.bien difficile de déraciner,.Il n'a fallu rien mcins que l'intervention du Saint-lère, qui après avoir \u201cenvoyé deux délégués an Canada, rendit un Décret déclarant qu\u2019au point devue religieux, les deux partis au Canada sont égaux et peuvent être adoptés sans faute par les catholiques: pour faire cesser .ces abus.Cette décision souveraine de Notre Saint Pére le Pape rendit la.\u201cpaix aux consciences et permit a: pétiple de choisit librement: ses foprésen- tants, si Le temps n\u2019a pas: tarda protiver !' : combien le Saint Pre: avait bienju- gé la situation, : Dix ans après la proclomiltigh du Décret, I'Hon, M., Mercier, chef du parti national- libéral, arrivait au pouvoir et justifiait, et au dela: Jadéclaration Pontificale, En cffut, l\u2019un do ses premiers actes fut de réparer une injustice.: qu dataicay \u2018d'un sciècle, de rendre a YÉNDE EDT 14 AOÛT 1351.l\u2019église les biens dont elle avait ais spoliée après la conquête, de donner d\u2019existeuce légale A un ordre religieux qui avait été proscrit, de rè- -gler, aux conditions convenues avee Te: St-Père, la grande question des biens des Jésuites devant Inquelle tous les gouvernements \u2018conservateurs avaient reculé.Cette grande œuvre fut suivie peu après du règlement non moins important de la question universitaire qui troublait l\u2019Église du Canada depuis longtemps, ct qui avait dérouté tous les esprits sérieux de la Province.Le Snint-Père, qui embrasse d'un coup-d'œil l\u2019univers entholique ; qui voit l'Eglise perséeutée en France, en Allemagne, en Italie, en Russie; qui voit partout les gouvernements indifférents ou hostiles, à voulu témoigner à M.Mercier toute su bien- 11 l'a d\u2019abord nominé Grand'Croix de l'Ordre de veillance paternelle.St-Grégoire le Grand, puis comte palstin et membre de Sa Cour Royale.Tout bon catholique aurait du se réjouir de ces marques d'intérêt et de satisfaction données par lo Saint- Père au peuple de In Province de Québec.Tel a été, en effet, le sentiment de la grande majorité.Il faut reconnaître que certains \u2018esprits mal faits parmi lesquels il faut compter les rainistres fédéraux, MM.Langevin, Caron et Chapleau, se sont trouvés révoltés.Non seulement ils ont fuit injurier le Saint-Père par leurs journaux, tourner en ridicula les faveurs pontificales, mais ils ont encore osé se plaindre au Pape lui-même des rÉcUs.ap==ocs sancndbse - SA AL, Mow cier ! Dans un mémoire secret, expédié à Rome,et signé par ces trois grands catholiques Langevin, Chapleau et Caron ils accusent certains membres du clergé catholique de s\u2019être vendus à M.Mercier dans les termes suivants : \u201c Il semblerait que, grâce à la Protection de certains prêtres de nolre pays que ce parti national gest rendu propice par la conces- l\u2019E- | glise toute entière, d'après lesaflir- mations constantes de ce parti, met sion d'avantages matériels.en suspicion notre fidélité à la religion ct notre dévouement à ses ministres.\u201d « Ces représentations activement propagées parmi un peuple de joi -ardente comme le métre, colpor- téts sous le nom des prétres que M.Mercier a su s'attacher en les comblunt de fuveurs que, d'accord avec nos évêques, mous croyons de prudente neutralité entre les par- lis, imposée au clergé inférieur par l'épiscopat canadien-français et _mos\u2019 conciles provincisux, ces Jausses représentations ont fait que li lutte s\u2019est poursuivie et se poursuit encore contre notre parti au moyen de la religion et de l\u2019influence considérable dont jouissent ses ministres.Celle tactique insidieuse n causé au parti conservateur un détriment considérable et ne peut servir aux \u2018intérêts religieux de- ce pus, car, nous ne Foublions pas, la Sucrég Congrégation de la Propagande a dé- crêté qu'ici, au Canada, les partis politiques n\u2019étant pns hostiles à la xelgion catholique, ne sont pas ré- oC |'prouvés par I'Eglise ne doivent pas être: ;combattus par le clergé.\u201d Aïusi, \u2018voilà qui est bien compris.LE | CLENGE g gagné pur des.avan- mature à porter atteinte à celle EE EE EE Or EE ee tages maléricls, fuit à MM.T angevin, Caron et Chapleau une \u201cguerre.insidieuse en colportunt In nouvelle des bénédictions papales et des Mercier par le Snint-Pète en com pense des services rendus\u2019 à r Elise ! autres faveurs accordées à M.Cette odicuse assertion de la vénalité du clergé revient à plusieurs roprises dans le manifeste des ministres fédéraux avec unc'insulence du plus en plus caractérisée.M.Chapleanu ne pouvait manquer cette occasion de se faire une réclame.Et pour mieux montrer les grands services rendus par lui, il ne trouve rien de mieux que d\u2019insulter In masse du clergé du diocèse de Montréal en l'accusant de révolte.Ecoutez-le bien : \u2018 \u201c En 1881, est venue la graude question dite la succursale Laval A Montréal, où notre Episcopat, à la demande expresse du Saint-Siège, transmise par l\u2019illustrime cardinal Siméoni, Préfet de la Propagande, demanda aux législateurs de Québec d'approuver et de donner force de loi au règlement agrée par l\u2019autorité religieuse et les membres de Ia nouvelle succursale, Le clergé inférieur du diocèse de Montréul grande mujorité contre cet argument et signifia à l'honorable M.Chapleau, alors premier ministre, de ne tenir aucun compte de la volonté de notre Episcoput et des se prononça en hes congréyations romaines approuvées par Su Sainteté même.L'honorable M.Chaplcau, un des signataires du présent mémoire, fut menacé de se voir abandonné ct cumbattu s'il ne se couformait pas aux exigences de la majorite des pretures, curés du diocèse de Montraal, le plus important de tous par sa population ct ses richesses.Il n'hésita pas cependant, et malgré ces menaces, il fit adopter lu loi de la Succursale Laval, en risquant par là sa situation politique ct l'avenir de son parti.En effet, ces prêtres, curés qui jouissent de revenus considérubles el de positions influentes, forme- rent un purli de dissidents, ct, sous le prétexte de protéyer-les in- téréts de l'on disuit avoir été vendus à Rome par le méme M.Chapleau, ils fondèreut en 1883 un jourual appelé l\u2019Etendard qui divisa profondément le parti conservateur, l'amoindrit et l\u2019uffaiblit au point de lui faire perdre l'administration des affaires de In province en 1887, au bénéfice de M, Mercier, Cela est fort clair, n'est-ce pas.Nous voyons d\u2019un côté le clergé en révolte contre l\u2019autorité de Rome, menaçant M, Chapleau, qui ferme comma un roc, se tient dans les limites de l'obéissance.Ces prêtres qui jouissent de grands revenus et de- beaucoup d'influence, persistent dans leur révolte et fondent l'Elendard qui tue le parti conservateur.Etait-il possible d\u2019être à la fois plus-insolent et-plus; éloigné +de \u2018la vérité ! On ne sait-ce qu\u2019il \u2018faut admirer d'avantage.\u2018L\u2019audace ou l\u2019insolence de.lindi- vidi, ou sa bhsse julousie qui se trahit à chaque ligne:ét qui- finit.par ce cri\u2019de rago : \u201c Ayant tout à perdre, les con- servuleurs sont \u2018demeunds fiddles à l'Eglise el courageux dans les combats.r Ayantlout dy \u2018gagner politique- mentigour onsslidér inipouvoin.Montréal.que chancelant et suspect, M.Merciër, \u2018aidé des conservateurs, a fuit du bien à l'Eglise duns le cas des Jésuites, mais s\u2019ensuit-il que son dévouement, remontant à trois \u201ceme nées en drrière, doivent lui méri- le défenseur naturel de l'Eylise comme nous ?.\" ; Non, MM.Langevin, Caron -ct Chaplean, vous mentez à l\u2019histoire.Votre chute à Québec n\u2019est pas due, .M.Chapleau, à votre conduite duns la question universitaire, Les causes Vous CN sont CONUUCS.Faut-il vous rappeler que votre chute est due à votre honteuse domination achetée par là trahison\u2019 de 1879 au règne honteux de vols ct.de gaspillages de votre ami Sunécal ; à la vente frauduleuse que vous lui avez faite du chemin de fer du Nord, vente qui a pour jamais divi< sé votre parti, et vous a fait perdre l\u2019appui de tout ce qui restait d\u2019hon- uête dans les laAngs conservateurs, et vous n même forcé de vous refu- gier & Ottawa ?ile est duc en outre à votre trahison national de 1885, au sang innocent que \u2018 vous avez laissé couler, au Nord-Ouest, au sacrifice que\u201d vous avez fait de toute votre race & la rage des orangistes.N'outragez pas l'histoire, vons ne pourrez ni la changer ni Ia corrompre,votre sentence est écrite, le peuple de la Province de Québec ne l\u2019oubliera pas.MM.Langevin,Caron ct Chaplean nous disent qu'ayant tout à perdre, \u201c ils sont restés fidèles à l\u2019Eglise ct courageux dans les combats :\u201d Voudraient-ils Lien nous dire en quelles circonstances ils.sont restés- fidèles et courageux au combat 7.Est-ce en 1872 et 1873, lorsqu ils votaient contre le désaveu des lois qui Nouveau-Brunswick de leurs écoles que tous les libéraux voulaient leur rendre ?Est-ce cn 1855 qnand ils sncri- fiaient à la fureur de la secte orangiste la population catholique du Nord-Ouest, et appluudissaient au, pied de l'échafaud de Louis Rk iel ?Est-ce en 1890, - quand ils Inisde la province de Manitoba ; quand ils refusaient, à la demande des évêques, de désavouer cette loi inique ?Comment M.Chaplèau a-t-il répondu à la prière de Mer Laflêche d'exiger le désaveu ou de résigner 7 Oh ! Coinbiën ce sait prélat con- naissnit peu son homme s'il le croyait capable d\u2019une \u2018noble d\u2019une minute de désintéressement ou de dévouement ! ousent le clergé de vénalité;de Lromper le peuple qui se posent en .| champions des intérêts catholiques et reprochent au Saint-l'ère les fu- veurs qu\u2019il accorde à l\u2019Hon M.Mercier ! Allons donc ! ze serait ridicule si ce n'était pas si odieux ! ere LE COMMENCEMENT -DELA FIN, La dégringoläde est confiée! Sir Hector Langevin\u2018 n résigné ( comme ministre des Travaux Publics, ceptée, car:'Hon, Frank Smith, 1 mi-, nistro sans portefcuille, cst chargé d\u2019administrer ce département, Ainsi disparaît: de la scène politi- que, Mhommesqi a fatv-plisrique ter de se voir acclamer i ici comme.privaient les catholiques du \u2018 + saient abolir les écoles eutholiques:\u2018 La pensée, Et ce sont là les hommes qui ac- \u20ac \u2018 wing : 45 \u201c+ Sa résignation ost virtuellement ac- - ma. La GAZETTE [DE BERTILEER, \u201cVENDREDI 14 AOÛT 1891, tout antic, avec et comme Sir John A.MacDonald pour introduire daus le corpspolitique le poison de.la corruption, du brigandage, de -la- spéculation éhonitée, de la démoralisation à tons les degrés.Le gouvernement conservateur est tombé en 1873 à Ja suite du plus grand\u2019 scandale .politique qui eut déshonoré notre histoire, Rétablis en 1878 à la suite d\u2019une crise financière et du cri de protection, les anciens ministres n\u2019ont pas hésité un seul iustant à reprendre le fil de leurs honteuses manœuvres.Sir Hector Langevin fut appelé au ministère des travaux publics ; Sir Charles Tupper au ministère des chemins de fer, tandis que Sir John A MacDonald, le grand-prêtre de la corruption, dirigeait toute le manœuvre.Ce règne néfaste n'a été qu\u2019une longue suite d\u2019agiotages, de spécu- Jutions honteuses, de ventes de contrats publics, de fraudes et de vols qui jettent dans l\u2019ombre le scandale du Pacifique de 1873.L'enquête qui achève devaut le comité des Privileges et dont le premier résultat est la chute de Sir Hector Langevin a démontré que depuis: 1882 le département des Travaux Publics a été sous le contrôle et à la discrétion d'une bande de voleurs, importés en partie de l'étranger, qui ont frauduleusement obtenu tous les contrats, et pillé le trésor Public d'au moins deux mil- Jions de piastres.Devant le comité des comptes Publics, il a été prouvé que les départements de l'Intérieur et des Postes étaient des sentines de voleurs ct d'immoralités.La gangrène est partout.Elle est rentrée en 1878 avec Sir John et ello n'en sortira qua le jour ou les voleurs seront honteusement chassés comue ils le méritent et dispersés par le souffle de l'indignation \u2018publique NOTES LOCALES MM.Turcorte et Martin avocats de Québec étaient de passage en cette ville mercredi dernier.ES MM.J.O.Pelland, Louis Pélland et Joseph Riendeau de Montréal, étaient de passage en cette ville au- ard\u2019hui.- jourd'hu .M.C.A.Chênevert, M.P.Técrit: qu\u2019il s\u2019embarquera le 29 courant à bord du bateau la Tourcine pour revenir au pays,il sera ici vers le dix septembre prochain.Plusieurs personnes de cette ville sont embarquées vers les sept heures hier matin à bord du yatch à vapeur le Cunadien, pour un voyage de pê- che.Après avoir passé la journée.le plus agréablement possible dans les Tsles, nos excufsionnistes revinrent, enchantes de leur voyage.Cependant les plus\u2019 \u2018grands.et-lés plus: \u2018beaux \u2018poissons ont été pris par; MM; \u2018McConnell, Demers, Tafon-, taine ct M.AL Aubin qui n'ont été à à Ia pêche qu'à cinq arpents de \u2018Berthier, Tin 'y a eu qu\u2019un Eturgeon de pris et il a été capturé par de Dr Lufontaine,il pesait 25 livres.A leur rétour M, le Dr.Lafontaine en fil unie part à cliacun de ses amis.LES EMPLOYÉS PUBLICS.De l\u2019Union\u2019de St-Hyaci nthe : Les lecteurs de L'Union connaissent lessnletés qui se déeouvrentdans les\\dépurtements.publics à Ottawa.L'enquête, qui se poursuit devant le comité des comyjrtes publics, dévoile un état de choses bien déplorable, Des vols et des délapilations se commettaient depuis des années ut des années avec une impunité inex plica- ble.On reste terrifié quand on lit les témoignages qui mettent à nu ces tristes fuits.Savez-vous que le presse conservatrice aété'touté prête de passer l\u2019é- pong csur ces turpitudes,au début des divulgations.Il a fullu les admissions des employés défaicatuires eux-mêmes pour rappeler à la pudeur ces bons torys.Ils ont bien été obligés d'admettre la véracité des faits.Maintenant, ils essaient de donner le change, en criant bieu fort, qu\u2019à la prochaine session, à Québec, ils feront faire enquête sur enquête contre I'ndmistration actuelle, et ils cherchent i se donner une pose, au milieu de la déveine qui leur arrive, en proinettant des scaudales à lu brasse.Ce sera peine perdue, assurément, pour cux, car leurs anciennes déconfitures, \u2018au sujet d'enquêtes qu'ils ont demandées, devraient les induire à être plus prudents.Mais cette considération, nous supposons, les touchera peu, car, ce qu'ils désirent surtout, c\u2019est de donner le change à l'opinion publique.Les départements publics, à Québee, comptent un grand nombre d\u2019employds conservateurs, et beaucoup d\u2019entre eux ne cachent nullement leurs préférences politiques et seraient heureux, en tout tem;s, d'aider leurs amis, les membres du l'opposition.Dans les années passées, il n\u2019y a pas eu, croyons-nous, de reproches bien forts à düresser à ce sujet, d\u2019une manière géuérale, aux employés publics conservateurs.Ils se sont généralement abstenus de semé- ler trop activement de la politique» inais ilparaîtrait que maintenant,oLé- issant, sans aucun doute, à une direction de leurs amis politiques quelques-uns de ces employés com- meucent à se remuer.Ils ont mis- ion parait-il, de faire œuvre d'espion de fureter partout, afin de dénicher quelque chose devant servir de prétexte aux clameurs que doit pousser l'opposition, à la prochaine session.On dit qu\u2019ils sont à l\u2019œuvre de haut en bas.Il est bon que ces bons bleus soient avertis que leurs trémoussements sont connus, et notés au jour le jour.Plusieurs déjà ont été sur- pais sans qu\u2019ils s'en doutent, dans leur espionnage.Les ministres et leurs amis ont l'œil ouvert, ct sont informés de chaque fait, et de chaque pas, de l'espion de opposition, dans son œuvre méprisable.Les preuves sont mises aux dossiers de ces messieurs, et, quand le produit de leur espionnage, accumulé au profit de l\u2019opposition, aura été mis à néant, sous .la Tumitre des fuits, ils seront, eux, A leur tour, appelés A rendre compte : il est bon que lc ministère fasse des exemples, pour enseigner à ces employés qu\u2019ils sont payés pour travailler à leur besogne, et non pour faire œuvrs d'écornifleurs au -détriment de ceux qui les emploient.Des amis, bien au fait de ce, qui : se-passe \u2018dans \u2018le milieu - ministritls, nous informaient, l\u2019autre jour, de la détermination sérieuse qu'ont les membres du cabinet dè servirâce sn jet, et certes ils ont grandement rai-' son ; personne ne peut les cn blñ- mer, Ils devront être sans merci, sans miséricorde pour les espions dont lo dossiers sera bien prouvé, Quelque soit l'employé et la Place qu il occupe, ui il soit puni, si des faite à leur endroit.assez complet, notre purti espère que justice sera lations fausses et tnonsongères sou | À cause que.des enquêtes longues et ennuyeuses sont faites dans le sim- | ple but, pour le seul motif de taquiner nos amis, et de jeter de la poudre aux yeux du public, ils \u2018 devront en subir les conséquences.Que le ministère protège ses amis de cette manière, si ces enquêtes ridicules sont amenées par l\u2019opposition, Le ministère a été peut-être un peu trop indulgent à-tolérer certaines gens.a Les espions être mérité un châtiment plus décisif.ler en tout temps, et au moment ou on le sait à l\u2019œuvre, la surveillance devient plus facile aux ministres, qui l\u2019exercent, nous dit-on, d'une manière complète.Daus tous les cas nos amis ont droit À la protection du ministère.\u2019 Dans les remarques que nous venons de faire, nous n'entendons pas conservateurs, comme nous l'avons déjà dit plus paut.La conscience bonnet lui fait.Loin de nous l\u2019idée de prévenir les investigations sur des faits re- piéhensibles et réels Les amis comme les membres de l'opposition ont non seulement le droit de provoquer une enquête que requiert l\u2019intérêt public, mais il est même de leur devoir de le faire, Ce que nous ne voulons pas, c\u2019est que le ministère de Québec soit traîné sur le même banc que celui d\u2019Ottawa, sans qu\u2019il y aitpour-cela des raisons idén: Liquêstraver la justice,mais gare aux têtes cliaudes et aux iuventeurs ! © memes LE CIRQUE ROBINSON: - UxX MONOPOLE GÉNÉREUX Les monopoles sont presque exclu- sivemeut organisés daus le but de douner le moins possible et de faire payer le plus possible.En mots propres, c'est de la tromperie.Des-nullités ambiticuses-disènt quelquefois que ce cirque, le plus grand-de tout l\u2019univers, est un monopole.Et bien cela est vrai ; mais reuintquez dans quel sens et d\u2019après quel principe ocla est vrai.Il donne au public \u2018beaucoup plus, ct de meilleure qualité pour le plus bas prix possible, que ce qui a jamais -été donné, .ou peut être donné par qui que ce soit.\u2019 Cela est une base large, hounéte et généreuse sur laquelle nous monopo- gours, Que | les Suites fassent de méê- me s fils le vèulent, ou le \u2018peuvent, Une visite à ce grand cirque, grandement augmenté'par l\u2019addition de savoir ; Le roi Solomon, son temple, et'la \"Reine de Saba, roproduits avec un réilisnio sacré, les\u2019 événements bibliques, lus bullots de fécs, les cérémonies des sacrifices,les splendou urs J'et Tos gléitesilo\u2019s Coür \"adiSlomou, Quand arrivera In | déconfiture de leurs amis politiques; ° | dans les enquêtes qu'ils pr onnotteht, Si leurs réfé- © ont éé survelliés: sans doute, mais ils auraient peut- On a bien fait de les surveil - parler de tous les employés publics \u2018 de chacun dira au coupable si le: lisons les affaires des cirques voya-\"| chefs d'æuvros d\u2019artistes américains 16 wg 5 STI EA le meilleur Ge Co Frontera, | Spécialité de \u2018Vins DE : GINS, Ayril 1891.\u2014 Lge > le \u2018sage, le patriarche, le plus grand des anciens rois,- Sa visite, disons- | hous; sera un dés événements des | plus ilitéressants, Dr 4 -ol pry: do somdde de;Piso pour le eatartho 72 72 eat ls weiliour, lc plus ægrecble à @ 2 Ioudre, ce lo meilleur mesché.3 : Ya à vente cher tous lesgphiannaclens, oo ox Bs adrrocki 8 tuute adresse contra paleineit de ie = Bd écte NL T.ilazaltize,iVaeren, Fo BE U.cel'A.Ma api! A VENDRE 6 ruches d'ubeilles, trés foites, avec tout le miel de la suiscn, Aussi :\u201412 ruches vides, toutes ces 1u hes sont d\u2019après les meilleurs aniélirations modernes.S'adresser de suite à P.GOUDRON.Berthier, 14 Août 1891, FOR OVER FIFTY YEARS Mrs WINSLOWS SOOTHING 4YRUP has been .| usiad by millions of mothe, for thar chidrengvhile Nous ne voulons aucunement en- tecthiig.If disturbed at alght and borkeu of your rest bY a sick child sutf-ring ard ceying witn pain of Cutting Teeth seul at once aud get a bottle of \u201cMrs.Winslow's Soothing Syrup\u201d for Children Teething.Tt will reliove the poor little sufferer ime dintely Sepond upon itt mothers, ther 1a no mistake about ft.It curck Diarrhaea, regulates the Stomach and Boywely, cures Wind Colic, sof ens the Gums and rddubes Inflammation, and gives timo and cuer.1 RY to thie whole system.\u201cMrs.Winslow's 3 soothing | - Sv rou § children teething is pleasant to the taste aud {s'thé prescription of one of the oldest ant beat farm ale physicians and nurses in the United State.Price titvaty-fivts conte a bot{le.S414 by alt drugs: ta througnout the world.Bo sure and asi for \u201cNR3 WINSLOW'S SOOTHING SYRUL.» LE A VENDRE.ASE Gira \u2018de Brandon, Comte de Berthier.I ma Ur Viagnifiqne hôtel.Ifôtel Bellemare, situé au village St-Gabriel de Brandon, bonne maison, contenant douzo5 chambr es, vaste écurie, bons hangars, remises ct autres bâtiments, jardin, ote, ete.Lo-sito cst le meilleur de la paroisse, à proximité des Chars et à deux pas du lic; au contre dos affaires.S'adressei à , JOUN BELLEMARE, Propr iétaire.ou à J.I ARCHAMBAULT N.P : |St-Gabriel de Brandon 25 juix 1 SOL.1 of \"er.: .La Consomption Guerie.Un vioux médécin rotiré, ayant re- quid'un missionnaire des Indes Orion- Aales În formule d\u2019un remède simple ot végétal pour la guérison rapide ot ermanento, de la Consomption, la ronchito, le Catarrho, I'Asthme ot toutos:les affections des Poumons ot do Ia Gorge, et qui guérit radicalo- mont In Débilité Norvouse ot toutes log Malyglios Norveuses ; après, avoir.| éprouvé ses remarquables effots cura- tifh- dijnsides-.milliors de cas, trouve quo c'ost son dovoir de lo fairo connaître aux malades.Poussé par le d- sir do: soulager les souffrancos do l'hu- mânité j'envorrai gratis à coux qui lo désiränt,\u201ccetto rocotie on Allemand, Français.ou.Anglais, avec instruc.i jour la préparor ot l'employor.Euvoygr par a poste un timbre ot volvo adrosso, - nal, Montionuer ce jour- _ W-.A.Nores, ook Roalios(or; N.Y.\u2014 AGENCE GÉNÉ RALE FRANÇAISE \u2014 ALFRED CHOUILLO \"MON TREAL.Seul agent: au Ganada pour le BRANDY BOUS, ESTIN, reconnu pour les vins de PORTO et SHERRIES, de la LE maison A.R.VALDESPINO, Porto et Jerès de Ja pour lc Rhum SteJames.pour les Liqueurs francaises fines.pour les Clarets ef Sauternes, de I'importante maison A.LALANDE & CIE, pour les CONSERVES ALIMENTAIRES, célèbres maisons F£LIX l\u2019OTIN, Paris, R.& CIE, Grasse et Paris, L.FONTAINE, Paris, prenant \u201cles HUILES d\u2019OL1 VES SUPERF INES.\u2018les AUTORITÉS ECCLÉSIASTIQUES, de L'ETRANGER et du Parsw MISKEES, Spécialité d REMÈDES FRANÇAIS.Toujours en stock.Cetera g\u2014 rte EE 0&1 RUE ST- \u201cALEXIS, tous les cognacs au Canada, Bordeauxdes LOSERTY MESSE approuves par Ete, Ete, Etc.Com- | ADRESSES.TRS ?A, DEMERLS,.AVOCAT, , Rue Epovarn, Brrrmies, 4 (GERMAIN & CHF.NEVE EIT, AVOCATSB.Bureau ve La Gazette de Berthier, BERTBIER, Q.Dr C.LAFONTAINE, | \"MÉDECIN et PHARMACIEN, RUE EDOUARD - - BERTIIER E.J.A, DEME.BS, HorLoGER Er BuouTiEn, PLACEDU MARCHÉ\u201d BERTUIERVILLE., ETABLI EN 1857.- «tL J 0.Agent d'Affaires et Encanteur POUR LE DISTRICT de RICHELIEU.Ce monsievr porte une attention touts, spéciale pour affaires de Collections de compte, Le seul Grand Cirque qui visitera le Canada, CET ETE.SOREL:, 26 AOÛ! T 91 Pas un jour avant ! Pas un jour après?LE CIRQUE JOHN ROBINSON LA PLUS GRANDE JS HIRITION DU 1 GRANDES TROCPES RELNIES.10 Grandement augment\u201ce du spectacle biblique, nouveau, historique, tri mph: iJ, colossal, scenégra- phique, torpsiclorien, dramatique et musical, du Solomon, Son Temple et la Reine de Sabat Unie création titanesque et colcssale, dû à l'esprit fertile et génial de M.JOUN RETTIG, le pre, originateur, inveutenr, poiutre, dessinateur CL constructeur dus spectacles enon.mès et à sensation, ROME SOUS NERON, LA CHUTTE DE BABY- LONE, MUNTE ZUMA GU LA CONQUETE DU MEXIQUE, ET L'ESCLAVAGE EN EUYPTE.D GRAND DALLET \u20ac \u2014 er plus du cent danseuses \u2014 4 Trains Mongtres ! 60 Chars en Acier de Doubte Tongueur ! requis pour le transport plus de 1,- ces Henunes, Femmes et Chevaux.QUA RE CYRQUES EN OPÉRATION SIMULTA- EMFNT iminonge piste d'hippodroie les .entourant tous w 30 - Menageric en Cage - 50 La incilleure, la mieux choisie ct la plus intéressante eu existance, surpassant la plus grande collection géulogique du woude cutier.Resurreetion reclle des jeux, Amusements ef Luttes de l'ancien 1 Hyppodrome romain.60 Chevaux domptée, 60 » Ponics minuscules, 60 Juekey hommes et sommes, 60 Juckies, garçons ot filles La pantamine naiversellemont connue ot tonjours si amusante de MHumty -Dumpty ! ses avo - tires, mosavontures et deceptions.Le plus amusaut of tle plug agefable (vanement do ly vin sera de voir notre Magnifique Parade Triomplale dans les rues! Le plus amu.saut, le plus excitant le plus délicieux, le plus grand spectaple gratuit qui ait jamais oto don\u2019 ADMISSION : socts quelques vièges réservés à quelques ceutins do plus.Chaque représentation commencera par lo Spectacle Bibliquo de Solomon, l'urtes ouvertes À 1 et 7 heures P.M, Roprésentation 1 houro plus tard.EXCURSIONS SUR TOUTES LES'LIGNES DE CHEMIN DE FER.A VENDRE.Une magnifique résidence très bion finie, bâtic depuis 2 ans seulement.et située sur le bord du.fleuve au centre de Berthier, avec jardin, plaute de vigues, fraisiers, atc.Bonnes conditions, S'adresser à P.GOUDRON.\u201cDéiulier; 19#juin.1891, mibrére ruñoo#1672 fi billets, ete,\u2014Affaires de faillite\u2014Inventaire, Achat de Livres de crédits \u2014 Marchand À Commission\u2014 Vente privée ou à l'encan de propriétés ou fonds de commerce et pest vurnir les meilleurs références.Poste BOITE 415\u2014SOREL.gaoût IS£g.A VENDRE- furge avec tous les outillages, dans.le village de St-Gabriel de Druudon, Le tout est en parfait ordre et, tout à fait neuf, tions bien faciles S'adresser à DAVID PROVOST, St-Gabriel, 17 Oct.1890.CHIRERGIENS-DENTISTES, ge 1592, Ré HOP0A-D4MP-.Pres du Palais de Justice \u2014HONTBEAC.L'extractisa des dents se fait sous l'influ- enc - de l'êther, du chloroforme, du gaz hila- riunt, Au gaz végétil, ou sans agents, nu choix de la pratique.Les personnes qui arrivent lematin par vapeur » Om J AAAS ATA AAA ATT A BR A SS RR A I Sn wr = ) ) SOISSEAU FHÈRES, 235 & 237, RUE ST-LAURENT, MONTREAL.Nos importations du Printemps sont maintonant an complet ot nous pouvons offrir toutes nos marchandises à meilleur marché que n'importe quelle autre maison, Nous mettons en vente comme occasion exceptionnelle: fique de GANTS de KID seulement 25 cents la PAIRE.AUSSI :\u2014Satin coulour, seulement 29 ets; Satin Aurah, seulement 69 c.; Soie pongéc unie, seulement 50 ets ; Soie pongée imprimée.seulement 75c.: Satin sublime, toujours vendu $1.00 à 69 ets; Serge française, toujours ven- duc G5 cts à 41 cla ; Etotte à robe depuis 10 cents la verge; Doublure pour robe à 5 cents la vergo.N'out jamais été à aussi bon marché :\u2014Dentolles de tout choix, valeur 25 cents, vendues seulement 5 ets la verge ; Bas cachemire, valeur 40 cts pour 25 ets, Nous recommandons comme extrême bas prix :\u2014 Nos ITabillements drap faits sur mesure depuis $8.00, ct nos Pantalons a 225,275 3.00.Un lot magni- Boisseau Freres, 233 & 237, Rue St-Laurent \u2014 RONTREA L.6 avril 1889, IL EST T' LAURENT, LAFORCE & BOURDEAU, Y que les pianos qu\u2019ils vendent sont en usage dans le pays depuis nombre d'années.Tel que le célebre piano HARDMAN, New-York, que nous vendons depuis 20 ans, MARSHALL & WENDELL, Albany, N.Y., depuis 50 ans ct STEVENSON & CIE., depuis l\u2019existence de la fabrique.Les instruments sont beaucoup répandus dans les commurautés religieuses, et dans l'élite de la société de la province de Québec, Comme par le passé nous vendo\"s à termes faciles.Nous prenons les vieux instruments en échange.Ces pianos sont re mis à neuf à notre atelier auquel sont employés les ouvriers les plus habiles.Catalogues fournis sur demande.Téléphone No.1297, Laurent, Laforce & Bourdeau, 1637\u2014Rue Notre-Dame\u20141 637 MONTREAL.20 SEPTEMBRE 1889, Lieuses, Somoirs, Räteaux, Arra- Romeo Roch, VILLE DE BERTHIER, AGENT DE cheurs ot renchausseurs do patates ; Voitures d'été ot d'hiver, otc, otc.Le tout à do bonnes conditions ot à dos prix oxcessivement.bas, venant de la célèbre manufacture - MASSEY de TORONTO.los morcoaux nécossairos pour répa- A a mer IR Se 1 .sus Châtruce;Fdüchouses;Müissoïneuses Aura toujours en mains : rer les intrumonts vendus.Eee \u2014\u2014 = eee MEY et an tat alata tet i at ats and IMPRIMERIE de la GAZETTE de Berthier.M.Roch aura aussi on mains lous:| Berthier, 13 fév.18D1.\u2014jno * \\ i On se chargera de faire toutes sortes d'impressions, telles que Recus.Notices, ciale aux FACTUMS.Cn * Livres, Pamphlets, Blancs.pour Notaires et pour Avocats, Lettres Funeraires, Cartes de Visite, Billets, Cartes d'Affaires, Entétes de Comptes, laires, Le tout-fait dans les derniers goats et au plus bas prix.yIrcu | 7 2 spe @
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.