La Gazette de Berthier, 16 octobre 1891, vendredi 16 octobre 1891
[" CT Te, tint SP © Sen TV Ro 11.ASE EE a rps ieee JOURNAT: ; JOMADAIRR tte de Berthier._PUBLIEE PAR LA COMPAGNIE \u2018D'IMPRIMERIE DE BERTHIER = as es = \u2019 IE EY pr - = UN DOLTAR PAR AN BERTHIER, 16 OCTOBRE 1891 TC) A.CHÉNEVERT, DirkcTEUR DE LA RÉDACTION FEUILLETON \u2014Tiche de ne.jamais êtr: fou | vent, détruisent en moins d\u2019une | caraco de toile grise ct d\u2019une jupe No.5 CHEMIN DES LARMES \u2014\u2014\u2014\u2014 J VX AMOUR DESY.(Suite.) Vv ETIENNE DENIZOT Elle souffrait de cela dans son affection pour l\u2019aule ct elle s\u2019effrayait de l\u2019avenir ; elle ne pouvait voir que des conséquences funestes.\u2014Oui, sans doute, disait-elle à son frère, ta petite-fille est charmante, sa nature est pleine de distinction et de charme, elle est élégante dans Loute sa personne, et je convicns voloutiers que son éducu- tion et son instruction la mettent au-dessus due toutes nos paysannes.\u2014Eh bien, répoudait l'ierre Rouget, puisque de ton avis elle est au- dessus de sa condition, pourquoi ne chercherait-clle pas à en sortir ?l'ourquoi ne serait-elle pas aiméo rien que pour elle-même par un homme du grand monde ?\u2014 Paule est merveilleusemezt belle, trop belle, hélas ! pour la fille d'un vigneron.Oui, elle peut inspirer une passion, une grande passion, 4 un homme de cc monde ol tu vas, dans ton réve, lui chercher un mari.Munis Dieu veuille que cela n\u2019urrive point.\u2014 Pourquoi cela, s'il te plaît ?\u2014 Parce que ce serait un grand malheur.\u2014Un grand malheur, dis-tu ?.\u2014Oui.\u2014Explique-moi cela.\u2014Si un homme du monde, un richard, un noble commettait la faute d'épouser l\u2019aule, ils seraient bientôt malheureux tous lus deux, \u2014Tu ne sais ce que tu dis, ma pauvre sœur, dit le grand\u2019père en haussant les épaules, ot \u2014C'est toi qui ne veut pas comprendre, mon frère.Paule très-malheu- Oui, encore une fois, oui, scrait malheureuse, reuse, parce qu'elle n\u2019est pas de ce monde où toi, ta fille ct ton gendre voudricz la faire entrer ; parce que, pour n\u2019être pas celles de nos paysannes, ses habibudes, son éducation sont encore à ceut lieues de celles dus jeunes filles riches élevées à la ville.\u2014Allons donc, elle so formera ?\u2014Elle sera ridicule ! \u2014Ridicule ! Paule, la petite-fille.do Picrre Rouget ! \u2014Oui,.cent fois oui, \u2014Fiänçoise, tu es fille! \u2018était dans les champs.plus que je ne suis folle.Supposons que Paule se marie selon votre désir à tous; eh bien, une fuis que les premières vapeurs de Yamour scronb passées, son mari s'apercevra bien vite que sa femme n'est pas de son monde ; elle scra au-dessous de sa position auprès de lui comme elle semble être au-dessus de celle qu\u2019elle occupe ici ; le mari, alors regrettera la sottise qu\u2019ilaura faite ct je te laisse à examiner ce qui s\u2019ensuivra.Ecoute, mon fière, écoute-moi : En épousant un brave garçon de sa classe, de sn condition, Paule souffrira peut-être un peu d\u2019abord, mais elle conservera sa supériorité ct aura la tranquillité d\u2019espiit et des satisfactions d\u2019an:our-propre au lieu des humiliations, des déboires de toutes sortes qui l\u2019attendent daus un monde qui n'est pas le sien.Mais, au fait, je suis vraiment bien bonne de te parler de cela.Il ne viendra pas, le priuce que vous rêvez, il ne viendra pas, heureusement, ct ma filleule sera très heureuse de devenir la femme d'un brave garçon qui l\u2019'adorera, tiens, comme.\u2014Comme Étienne Denizot, n\u2019est- ce pas ?\u2014Oui, mon frère, comme Étienne Denizot.\u2014On sait qu\u2019il est ton pretégé.\u2014Mais je ne m\u2019en cache point, mon frère ; Etienne Denizot est le mari qu\u2019il faut à Peule, le mari qui lui convient, et_je donnerais de grand cœur le peu de jours qui me restent à vivre pour voir ma filleule mariée à ce bon et hotinête garçon dunt vous êtes assez avengles tous pour ne pas vouloir.Muis la tante Françoise perdait son temps et sa peine et était navrée de voir qu\u2019elle préchait dans le désert.Tous ses raisonnements marqués au coin de la sagesse étaient traités comme radotages de vieille fille par son frère et les époux Pérard.La tante Françoise avait eu toujours un faible pour Etienne et, comme nous venons do le voir, elle ge déclarait ouvertement sa protectrice.Une circonstance devait encore se produire pour rendre plus cher à la vicille fille ce prétendant évincé, mais que rien ne décourageait, VI L'INCENDIE, On était alrivé au mois d'août.Sans néglige: le travail des vignes où de nombreuses ct superbes grap- | pes prêtes à murir pendaient aux | caps, les habitants de Snint-Amand se prossaient de fairo la moisson, Ce jour;là, presque tout le-mondo La chaleur était accablante, l'atmosphère char- géo d'électricité et l\u2019on redoutait un \u2018Ae-ces torribles orages qui, trop sou- heure le fruit des labeurs d\u2019une année.On voulait que, le soir, les épis coupés fussent liés en gerbes et celles-ci, autant que possible, entassées dans les greniers.Derrière les faucheurs et les moissonneurs, les femmes, les jeunes filles, les vieillards, et jusqu'aux enfants levaient les javelles qu'ils pia- çaient sur les liens de paille de seigle.On liait, on réuvissait les gerbes par douzaine ; les grands chars à quatre roues arrivaient de tous côtés ; aussitôt chargés ils retournaient au village et revenaient vite prendre un nouveau chargement.Vers trois heures de l\u2019aj-r:s-midi, un être humain se glissant derrière les jardins, longeant les murs, les haies, les palissades, jetant autour de lui des regards inquiets, sournuis et méchants, se dirigeait vers la demeure de Jacques Pérard.Cette demeure, une des plus belles de lu commune, avait, comme nous l'avons dit, un étage au-dessus du rez-de-chauesée.Au-dessus de l\u2019é- lage, se trouvait le grenier à grains et un autre grenier où étaient entassés des fagots, de planches et beaucoup d'objets de ménage ou de bassc-cour devenus inutiles ou encombrants : baquets pour le savonnage, vieilles futailles, etc.Ces greniers se trouvaient séparées par une muraille, dans laquelle une poite était percée, d\u2019un autre grenier beaucoup plus vaste, qui recevaient les fourrages, les céréales en gerbes, et qui sc trouvait au-dessus de la grange, de l\u2019écurie et d\u2019une remise.La tante Françoise était seule à la maison.Ayant besoin d\u2019un fagot, elle était inontée au grenier auquel on arrivait en grimpant une échelle et en ouvrant une trappe.La bonne vieille fille se trouvait subitement incommodée par la chaleur étouffanto, s'était reposée sur une botte de paille de seigle destinée à faire des liens, puis s'était endormie d\u2019un lourd et profond sommeil.Le corps du logis avait deux issues, l\u2019une sur la rue, l\u2019autre sur le jardin.Avant de monter au grenier, In tante Françoise avait poussé le verrou de la porte de derrière.\"ailleurs, à quoi bon tant de précautions ?Les voleurs étaient inconnus à Saint-Amand-les-Vignes.Cependant la personne aux allures mystérieuses dont nous venons de parler, était arrivée derrière la haie de troënnes dont le jardin de la maison Pérard était clos.C'dtait une jeune fille de seize aus environ, qui ne paraissait pas en avoir plus de dix ou onze, rachitique, contrefaite, aux jambes cagneuses ct sales, un véritable avorton.Elle'étaitypauvrement-vêtue d\u2019un: souillée, déchirée, trouée, une loque.Elle avait les pieds nus; ses bras longs et maigres pendaient le long de son corps ; ses mains et sa figure étaient crasseuses ; sa tête était couverte de cheveux roux épais, ébouriffés, à travors lesquels le peigne semblait n'avoir jamais passé.Sa face était blême, avec des lèvres pâles, pincées, des yeux louches, un front déprimé, un museau de fouine.Cette espece de monstre n\u2019était autre que la petite bossue qui, jour, avait blessé Paule à la tête d\u2019un coup de pierre et que Jacques Pérard avait voulu châtier comme elle le méritait, Un sentiment d\u2019implacable haine avait germé, grandi dans le cœur Elle avait juré de se venger de Pérard et gangrené de cette déshéritée.de sa fille, et avec la patience du chat-tigre qui guette sa proie, elle avait attendu l'heure favorable, Cette heure était sonnée.Ne pouvant s'attaquer aux personnes, elle avait résolu de s\u2019en prendre aux choses.Ruiner la famille Pérard était son idée, son but.Dans son intelligeuce du mal elle s'était dit qu\u2019une fois pauvre comme elle, Fanchon la Princesse ne trouverait pas de mari, et c'était là tout ce qu\u2019elle voulait.Or, croyant ainsi arriver à son but, elle allait mettre le feu à la maison.Après être restée un instant im- sûre de n'être vue par personne, clle fran- mobile comme une statue, chit la haie, qui était plutôt un ornement du jardin qu\u2019une clôture et a pas de loup, marcha vers I'habitation.Elle regarda à travers les vitres de la fenêtre et ne vit personne, Elle tendit l'oreille et ne perçut pas le moindre bruit à l\u2019intérieur de la mai- som.Alors, pour rentrer, elle n\u2019a qu\u2019à faire jouer la clanche et a pousser légèrement la porte, Au milieu de la pièce elle s'arré- ta et de nouveau se mit aux éeoutes.Un silence profond régnait autour d'elle.\u2014Persoune, murmura-t-clle, il n'y a personne.Devenue hardie, ne redoutant plus rien, elle se dirigea vers l'escalicr du premier étage qu\u2019elle grimpa avec la légèreté d\u2019un chat, de même que l'échelle de meunier conduisant aux greniers.Son intention était d'allumer le feu dans un tas de paille ou de foin ; mais soit qu\u2019elle manquât de force ou \u2018d'adresse, elle ne parvint pas à ouvrir la porte en bois de chêne qui fermait le grenier à fourragces.Cet obstacle ne le fit point renon- 7 cer à accomplir son œuvre terrible.Elle enflimma successivement plu- sicurs: allmettes et-les jeta duns les un |.fagots et les bourrées, Elle en avait encore trois dans sa mnain à allumer lorsqu'elle aperçut la vieille tante couchéa sur la botte de paille de seigle.Elle tressaillit violement, puis resta un instant comme paraly - sée par l'épouvante.Mais la vieille Françoise avait les yeux fermés et ne faisait pas un mouvement.La misérable bossue comprit que la sœur de Pierre Rouget était profondément endormie ; elle se rassura et se hâta de s\u2019éloigner.Par une précaution diabolique elle abaissa la trappe avaut de descendre l'échelle.Un instant après, elle était hors Personne ne l'avait Par des chemins détour- de la maison, aperçne.nés, elle se rendit dans les champs afin d\u2019y faire constater sa présence.Le feu couva pendant plus d\u2019une demi-heure ; enfin il éclata.La mais à demi asphyxiée ; elle se trat- tante Françoise se réveilla, pas la force d'ouvrir.Alors, folle de terreur, elle se mit à appeler dé- Les flam- mnes ayant percé la toiture commen- sespérément au secours.çaient à se déployer dans l'air au milieu d'une énorme colonne de fumée noire ct épaisse.Presque aussitôt dans la rue retentirens ces cris : \u2014 Au feu ! au feu ! Etienne Denizot arrivait avec un I abandonna son attelage dans la rue et se charriot chargé de gerbes.précipita vers la maison de Jacques Pérard devant laquelle se trouvaient une dizaine de personnes, des vieillards qui ne pouvaient rieu faire.Mais des hommes valides ne tarderaient pas à arriver, car le curé avait couru an clocher et sounait le tocsin.On dit à Etienne : \u2014La mère Françoise est dans la maison, elle appelle au secours ; elle doit se trouver dans le grenier, au milieu des flammes.\u2014Oh :! fit le jeune homme.Ne pouvant ouvrir la porte, verrouillée, comme uous l\u2019avons dit, il enfouça l\u2019œil-de-bœuf qui éclairait l\u2019évier, et se glissant par cette ouverture il pénétra dans la maison.\u2014Mère Françoise, mère Françoie ! appela-t-il.Tas de réponse.Muis il crut entendre, venant d\u2019en haut, une plainte étouffée.Alors, au risque d'être asphyxié par la fumée qui remplissaitla maison, Etienne s\u2019élança vers les greniers où il parvint après avoir poussé la trappe d\u2019an bras vigoureux.Trois fois les Gammes lui barrèrent le passage.Mais il entendait les plaintes, les gémissements de la tante Françoise.Enfin il s\u2019avanea et.à la lueur de l\u2019inceudie, à travers des tourments de fumée, il découvrit celle qu\u2019il vou- lnit sauver, étonduo en travers de na jusqu\u2019à la trappe qu'elle n\u2019eût la porte du grenier À fourrages et s'attendant à être brulée vive.Le second corps du hitiment venait d'être envahi par les flunmes ct, dans un instant, l\u2019incendit allait redoubler de violence.Durrière Etienne, nne partie du plancher s'effondra tout à coup et l\u2019étage fut en feu.La retraite n\u2019était plus possible de ce côté ; ct il n\u2019y avait une minute à perdre s\u2019il voulait sauver la tante Françoise et ne pas périr lui-même au milieu des flammes.Il ouvrit la porte qui était devant lui, prit dans ses brus la vicille lille, qui avait perdu connaissance, et marcha rapidement jusqu\u2019à la lucarne du grcnier à fourrage qui était ouverte ct par laquelle s\u2019échappaient des nuages de fumée.La foule s\u2019amassait devant la maison incendiée ; de tous les côtés accouraient les travailleurs des champs hommes et femmes affullés, poussant le cri sinistre : \u2014Au feu! L'oflicier des pompiers, accompa On l\u2019attendait ; mais il était à craindre qu'elle ru chercher la pompe.n'arrivât trop tard.Quand Etienne parut à la lucarne, des voix dans la rue crièrent : Ah : Puis il y eut une immense cla- le voilà, le voilà ! mmeur qui indiquait qu\u2019on savait le jeune homme dans la maison et que tout le monde avait craint qu\u2019il n\u2019eût été victime de son dévouement.Au-dessus de la lucarne, s'avançant sur la rue, il y avait une poulie de fer fixée à une potence à fourche solidement scellée dans la muraille.lut.Cette poulie, c'était le sa- Mais la corde ?Etienne la trouva presque à ses pieds et laissa échapper un eri de joie.Il mit la corde dans la raînure de la poulic, la ramena à lui, lis la tante Françoise sous les bras, et toujours évanouie, la fit passer par par la lucarne ; puis tirant sur la corde pour faire contre-poids, il opéra, aux applaudissements, aux acclamations de la foule, la descente de la vieille fille que reçurent les bras de ceux qui étaient en bas.Sans rien perdre de sa présence d'esprit, rapidernent, le jeune homme attacha la corde à in potence ct cri: d\u2019une voix forte : \u2014Amis, à la corde et tenez ferme, Quatre hommes se pondirent aussitôt à l\u2019autre extrémité de In corde.Alors, avec la légèreté et In force musculaire des bras d\u2019un matelot ou d\u2019un gymnaste, Fuienne s'accrocha au cordnge et à son tour commença sa descente devenue ex trêmemenit périlleuse, car maintenant tout bri lait et la toiture du second corps.du bâtiment s\u2019englyutit comme colli premier dans la Tourtiaise, (at continitor.) gné de quelgues hommes, avait cor - i\u201d ! ie J * 4 iain Lr UN de USER US CSA SH AN rw lis 8 Lends aires contre pale cat du 20 3: Lids soi MToliecltle Warne, Do Ll Usd Pa.= mme À CZAZETIE DÉ ÉSERTHIER BERTULIER, 16 OCTOBRE 1801.LA COMMISSION ROYALE Les Commissaires ont fuit connaître mercredi dernier, leur décision sur les motions de MM.Hall, Cusgrain et Cuuk, avocats de MM, Viiloneuve et Murphy et de MM.Béïqne ot Amyot, avocals du gouvernemeiit.Ils ont rejetté la demande, bien extraordinaire aussi, de M all, ct ac cepté la promitre partie de lu propu- sition des avoeats dn gouvernement, Les commisstires auront cux-mémes La direttion de l\u2019enquête ; ils feront l'examen des témoins, ktissant ensuite aux avocats des différentes parties ie droit de suggérer les transquestions qui devront être posées aux témoins.C'est uno décision très sage ; colle est conforme à tous les =.évédunts.T1 ne pouvait être sérieusement question d'ubandonner à l'avocat du premier venu ia direction de l\u2019enquête.La première séance a êté consacrée à la production de tous les documents, ainsi qu\u2019à l'examen de M.\u20ac, Grenior, Groffier du Conseil Exécutit et de M.Armstrong le fameux entroprenenr du ehemin de fer de la Baie des Chaleurs.- Nous donnerons dans notre prochain numéro un résumé de toutes les dépositions importantes qui auront été prises.Avec lu manière de procéder qui a été aloptée par les juges composant la commission, il est probable que l'enquête se terminera dans une couple de semaines.ANGERS OU CHAPLEAU ?De la Putrie.La question en ce moment, à Ottawa, est de savoir qui,de M, Angers on de M.Chapleau, recueillera ln succession politique de sir Hector Langevin ?Lequel des deux recevra un portefeuille important au plantureux patronage ?Lequel des deux sera le chef reconnu des con- ervateurs de la Province ?Les paris sont ouverts.Déjà l'Etendard s\u2019est prononcé peur le premier de ces deux chefs ; le Monde, le Courrier du Canada et le T rifluvien ne vont pas tarder, sans doute, à le suivre.à la Presse, il va sans dire qu\u2019elle reste chapliste.- Quel parti va prendre M.Chapleau, s\u2019il perd la partie ?Point n\u2019est besoin de parier là- dessus.Le passénous permet de prévoir l'avenir, presqu\u2019à coup sûr.M.Chapleau soufflera la tem- ptte.quos ego ! s'écriera-t-il de sa plus grosse voix, et puis ?Et puis, reprenant son aimable sourire, il dira à M.Abbott, de sa voix la plus mielleuse : \u201c Par dévouement pour le parti conservateur, pour l'amour de ma race et de mon pays, je veux bieu rester Suerétaire d'Etat.\u201d Tout est donc bien qui finit bien.Quant au sort du combat, il nous semble à pen près hors de doute, N.Angers-vient de rendre un signalé service à M.Abbott, ou du moins il a faitde son mieux pour cela.Le chef du cabinet fédéral tient enorimément à se débarrasser de M Mercier qui, avec un dévonement que les libéraux sincères n\u2019oublieront jamais, a travaillé avec son énergie ordinaire pour assurer au parti libéral cette majorité de quinze voix que, pour la première fois dans l\u2019histoire du pays, ce parti a à présent dans lu province de Québec.Ce: sont là de ces coups que les ; conservateurs ne peuvent -pas lui Avant de songer à pardonner.avoir de nouvellés élections générales, M.Abbott a compris qu'il devait tout d'abordérenidre M.Mercier iipuissaut, > q pEtmssrha 2 Fr Quant zone LA GAZKITE DE BERTIER: JENDREDI, 16, OCTOBLE 1801.M.Angors s\u2019est trouvé là fort à propos, qui a consenti À se faire l'instrument de la vengeance de M.Abbott et qui n\u2019a pas reculé devant un coup d'état pour arriver à ses fins.Lo Lientenant-gouverneur y à perdu le prestige dont il jouissait.Hier, il était respecté de tous, même de scs adversaires politiques ; au- jourd'hni chacun snit\u2014amis et ennemis,\u2014que pour satisfaire son ambition, cet homme est capable de faire un acte, de créer un précédent qui se retournera un jour contre les plus chers intérêts de sa race.A propos de ce coup d'Etat, on ; rappelle volontiers celui de M.Leltellier, Ces deux cas ne sont nulle- mnt pareils.En dehors de la question de cons- titutionalité, que nous ne voulons pas aborder aujourd'hui, il reste un fait éclatant qui surmonte tout.M.Letellier agit de son propre ministres.En avait-il le droit ?eut- il tort 7 On sait opinion de la Patrie à ce sujet.Puisqu\u2019il faut sans cesse que nous traversions les mers, que nous frappions à la porte de l\u2019Angleterre pour savoir quelle est aujourd\u2019hui l'étendue des droits des communes anglaises, nous dirons que si l\u2019on s'adresse à ces dernières, il n\u2019y aura pas un seul membre qui ose prétendre que la Reine ait le droit de renvoyer lord Saljsbury, tant qu\u2019il est soutenu par la majorité, même si ce Premier ministre on un de ses collègues du cabinet avait commis des actes qui, dans l\u2019opinion de la souveraine, seraient coupables.Ils nous répondraient tous que c'est aux Communes à juger et que c'est ensuite à l'électorat à tatifier ce jugement ou à le casser.D'ailleurs, nous l'avons fait remarquer déjà, un petit lieutenant-gou- verneur, hier homme politique dans sa province, et qui redeviendra homme politique demain, n\u2019est point placé comme l\u2019est la Reine, à ces hauteurs sercines où l'esprit n\u2019a pas besoin de sc dégager de passions et et de préventions politiques, pour juger sainement les actes d'adversaires politiques.La Reine n'a jamais été politiqueuse, le prince de Galles non plus et quand il montera sur le trône, il n\u2019y apportera aucune rancune de parti; tandis que M.Angers était un des chefs politiques, il y a quelques années encore, et il le redeviendra demain.11 ne peut pas avoir oublié qu\u2019étant ministre provincial, il y a treize ans, il fut mis à la porte par un licuteuant-gouverneur libéral, et il cat assez naturel qu\u2019il veuille rendre la pareille aux libéraux.| Une autre fois, duns un prochain avenir pent-être, ce sera tin nouveau lieu.tenant-gouverneur qui imaginera un prétexte pour renvoyer un cabinet try.Cela deviendra une ignoble farec, Ainsi, lors méme que la Reine anrait ie pouvoir de renvoyer ses ininistres, même s'ils sont soutenus j'ar une écrasante majorité \u2014prétentions que uous n\u2019admettons nullement,\u2014il ne faudrait pas se hâter d'en corc'ure que Je lieutenant-gou- verneur doive pouvoir exercer ce même droit redoutable.se trompn, il le fit de bonne foi; tandis que M.Angers, qui écrivit en 1878 de si profondes études politiques pour prouver que la Couronne n\u2019a pas le drvit d'intervenir entre la Chambre et les ministres que celle:ci \u2018s\u2019est choisis, et sans ex- Er a EE mouvement quand il renvoya ses, Dans tous les cas, si M.Letellier du public, Muis, répétons-nous, mettant- de côté cette question brûlante de constitutionnalité, il y a entre M.Le tellier ct M, Angers, cette différence immense que le premier a .ngi de son propre mouvement et que l'au- tro s'est fait l\u2019instrument du gouvernement pour accompir un ncte que notre autonomic ale plus à redouter, Qu\u2019on se rappelle la loi de la\u2019 franchise électorale, qu\u2019on se rappelle la loi contre l\u2019emploi de lw langue française dans les Turritoires du Nord-Ouest, et l\u2019on sera cou- vaineu que c\u2019est du parlement fédéral que viendront tous les dangers par lesquels notre nationalité frau- Çaise est destinée à passer, \u2019 Sachant cela, M.Angers ua pas craint d'aider ce gonvernement fé- la province.Loin de protester contre la tournure inconstitutionnelle que le sénat avait donnée à une de ses enquêtes, M.Angers s\u2019est fait une arme, au ccntraire, de cette on-.quête, pour se lancer en plein dans l\u2019incoustitutionnalité, espérant par 13 d\u2019écraser les minisires que la Chambre s\u2019est donués, rE Le lieutenant-gouverneur a trahi sa nationalité ; il est donc juste qu\u2019il reçoive ses trente deniers et, qu\u2019on lui donne ce commandement.des tories de la province que M., Chapleau convoite en vain depuis tant d'années.LA TOUR DE BABEL.\" (Du National.) La reconstruction du cabinet Abbott est commencée, mais ce grand travail se fait lentement et péuible- ment.L'on sent plus que jamais que le héros du scandale du Pacifique, qui préside aux destinées des bleus à Ottawa, n\u2019a plus l\u2019audace et l\u2019énergie cyniques qu\u2019il déployait en 1872.Il n\u2019est plus la vraie cheville ouvrière des 11 ne conduit plus.conspirations qui s'ourdissent partout dans le but de faire sauter- le coffis public.Il ne sert aujourd\u2019hui que de paravent A d'autres faiséurs, à d\u2019autres tripoteurs, à d'autres\u201d fa- uatiques qui,plus jeunes que lui, sont plus vigoureux ct plus audacieux.Qu\u2019adviendra-t-il de tout cela, ?Le Monde verra-t-il sir Heetor, appuyé par sa bande de voleurs, reprendre son poste et le nourrir comme ci-devaut de l'argent volé \u201cau public ?> La Minerve verra-telle l'homme de guerre du Sénat, si bien connu par ses exploits au Témiscamingue, guider, au nom des vieux impotents de la chambre hante, la barque de la Province de Québec ?SET La Presse verra-t-elle M.Chaplenu ministre des chemins defers Telles sont les questions que \u2018se pose le public peu renseigné sur les hommes et les choses, ti La presse bleue est dans l\u2019embarras au sujet de tous ces remaniements ministériels, devenus néces- La Montreal Gazeite, l\u2019organe personnel du premier minis.0e, tre Abbott, et le dispendicux saires.ngur- risson de la plus dispendieuse .des compagnicse\u2014la compagnie.dy, Pa cifique, qui coûte des millions et des millions à la Province,: \u2014: parle haut et ferme.A Ventendre,: c'est aux anglais à choisir les représentants des canadiens-français de \u2018la Province de Québec dans le cabinet fédéral, Langevin, Chapleau, Éd ron, peut-être, devraient être élimi- -nés et remplacés par des hommes ense À sesspropres youx et Aicouxt =\" Notre confrère anglais perd son déral à empiétér sur l'autonomie de za} dre que cette fois M.Chapleau va (l\u2019indom;-table champion de son au- {l'honorable M.Mercier.Mlle peut.L'élément fanatique d\u2019On- | tario sera représenté duns le eabiuet pins konorubles, plus coufurines au type anglais,\u2014 par des homm:s purs duns le geure Haggurt, Perly, Burgrss, et tant d\u2019autres parfaits échan- \u2018tiilons-de In race supérieure.Matin, Il cherchera en vain des hommes de cet acabit parmi rous.Les canad iens-français ont leurs défauts et leurs faiblesses, mais ils sont gentilshommes, Il est inutile de chercher jarmi eux un individu qui, par son silence ou autrement, compromettrait une femme à son emploi.Mais malheurement nos cunemis trouveront, dans les chefs turies canadiens-français, des hommes, qui mettront tout sentiment de dignité ct de patriotisme de côté pour arriver à leurs fins.Tl ne peut être question de sir Hector : les morts politiques ne rossussitent pas.Le lientenant-gouverneur Angers sera-t-il appelé à recueillir la succes- \u2018sion de ce pauvre déchu?La presse anglaise de la Province l'annonce en termes À demi voilés, mais l\u2019ur- \u2018gane de M.Chaplean, la Presse, lui réplique sèchement : Go slow.Tous les amis du Secrétaire d\u2019Etat proclament à qui veut I'enten- regimber pour de bon, et que s\u2019il n\u2019obtient pas le commandement et le ministère des chemins de fer, il va tout briser et devenir le champion de l'autonomie de la Province de Québec.La Province de Québec a trouvé tonomic et va le maintenir : c\u2019est Et nous ne craignons pas de proclamer d\u2019avance que M.Chapleau va encore donner, toujours aux dépens de son \u2018manque de courage et de- désintéressement, M.Chapleau ne sera pas ministre des cheinins de fer; il n\u2019aura peut-être même pas d'avancement.Nous sommes portés à croire que M.Abbott le luissera à l'ombre de la cheminée de l\u2019Iinprimerie Nationale, que le Canada vient d\u2019illustrer, Le lieutenant-gouverneur Angers sera ministre et chef s\u2019il le dé- sire- M.Oui:mnet sera ministre s\u2019il par Méredith, MeCarthy ou Clarke Wallace, mais, nous le répétons, M.Chapleau en sera quitte pour ses Il vidura jusqu'à là lie cette nouvelle coupe d\u2019'humiliation et rentrera tranquillement dans son coin, sous les coups de fouet mérités d\u2019Abbott et les siens.bravades de poseur incorrigible.L'homme a donué sa mesure et il est aujourd\u2019hui trop vieux pour grandir, ! Cm eve LE TAUT COMMERCE TORY DEMANDE LA RETRAITE DR M.CHAPLEAU.Le Monetary Times, organedu haut commerce de Toronto, publie ce qui suit : \u201c La réorgunisation du cabinet d'Ottawa est sur le point de commen- cor ot sora probablement un évène- ment critique pour l'administrafion.L\u2019onscignemont des révélations nan- sénbondes do lu dernière session est que l\u2019on ne doit se servir pour cotte œuvre quo de matériaux sains ; tout Ce qui est pourri ou gâté doit être re- joté.Le soupçon est allé parfois au- dela do la preuve positive ot des témoignages ont parfois été contradic.toirea, 1 Il pout 8tre difficile de distinguor entire co qui est admirable ot co qui no l'est pas, mais il vault mieux 50 tromper par trop de prudence.Le pays demande à M.Abbott de ne pus choisir un homme soupgnnné, contre lequel la prouve cet douteuso, pour dinposte ou il-lui sera possible do fairo beaucoup de mal.11 est nécessaire quo tout le monde puisse comprondre en an a rer mare re EE \u2014\u2014 YALRICATION DES VINS, Nous donnons aujourd'hui des renseignements pratiques nuesi coni- plets que possible sir la fubrien- \u2018tion des vins, vins de groseilles, vins de raisins.| \u2018 Tous les fruits acides éontiennent une\u201d certaine proportion de suere, les uns plus les autres moins, ct à cause de cela, leur jus peut être transformé en vin par la fermentation spontanée.Ce qui fuit ln force, et en partic aussi, la qualité du vin, c\u2019est la quantité d'alcool qu\u2019il renferme ct c\u2019est aussi la présence de cet alcool qui permet sa conservu- tion, Les bous vins crdinaires, c\u2019est-à-dire ceux qui ne sont pas ce qu\u2019on appelle liquoreux, contiennent de 10 à 12 pour cent d\u2019ulcool.Pas la fermentation du jus, le sucre qu\u2019il renferme se décompose etdonna unissance à deux substances, l\u2019une gazeuse, l\u2019acide carbolique qui remonte en petites bulles à Ia surface pour former la mousse, et qui s'échappe dans l\u2019air; le pétillement qu\u2019on enteud est occasionné par les bulles qui crèvent en sortant du liquide, l\u2019autre substance est l\u2019alcool qui demeure dissous dans le liquide.| Un poids donné de sucre de fruit donne à très peu près la moitié de son poids de chacune des doux substances (environ 49 d\u2019acide carbolique et 51 d'alcool).Si donc le jus des fruits contient 20 à 25 pour cent de sucre, comme c\u2019est le cas pour les raisins, le vin qui en proviendra, après fermentation complète, aura une force de 10 à 12.5 en alcool ; mais si ce jus d\u2019abord ne contient que 8 pour cent de sucre, on n'aura plus qu\u2019une force de 4 pour cent en alcool, ce qui n\u2019est pas suffisant.Alors, il faut suppléer par l'addition d\u2019une certaine quantité de sucre au jus avant la fermentation ou bien en ajoutant de l\u2019alcool quand la fermentation est terminée, Voici la contenance en sucre de quelques fruits dont on peut faire du vin : Cerises.8à 10 Emises.we 122 14 Framboises.72 8 Croseilles\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Ta 8 Raisins.\u2026.\u2026.\u2026.».20ùà 25 Pommes.124 16 Sureau.we.TA 8 Myrtiles (bluets).732 8 D'après ce tableau, le raisin peut donuer de bon vin sans addition de sucre.Il en est de même pour les pommes ; le bon cidro a de Gà 8 pour cent d'alcool.l\u2019on emploie les autres fruits, framboises, Mais si groseilles, baies de surcau, bluets, il faut nécessairement ajouter une quantité assez forte de sucre ou jus, soit 8,10 et même 13 livres par cent livres ou 10 gallous, ou en moyenue une livre par\u2019 gallon.Si maintenant on emploie de l'eau en outre de la quantité de sucre à ujouter au jus pur, il faudra mettre deux livres de sucre par gallon d\u2019enu employée, On peut employer n'importe quel sucre, mais si l\u2019on veut obtenir un goût plus pur, il est préféruble de choisir le sucre blunc granulé on les stores en pain.Jl sora peut- être un peu plus lent à entrer en |- fermentation, mais c\u2019est là'un mince inconvénient.Nous avons cru devoir entrer dans ces quelques détails afin que coux qui voudront faire du vin après avoir lu cet article puissent se ren- qu'on a mis les chaiges importantes hors:des atwintes du lu corruption.\u201d AE dre exactement compte do lu mar- \u2018 GgACuES CONTRE LA DOULEUR GUERIT: RHUMATISME NEVRALGIE.SCIATIQUE LUMBAGO, DoutEuR Donsate Tic Doutoureux MAL ne TÊTE .MALo:DENTS MAUX oe GORGE ENROUEMENT, ENGELURES, ENTORSES.FOULURES, CoNTUSIONS, BRÛLURES ETC En vente chez tous Ics pharmaciens, et marchands généraux.Prix, 60cts.]n boutefile.Envoyé par la malle sur réception du prix.THE CHARLES A.VOGELER CO,, Baltimore, Md.Dépôt pour 1o Canada à Toronto, Ont.20 mars 1891.SEE EE A EEE tat satisfaisant.| Sans sucre, pns d'alcool possible ; sans alcool pas de viu ; donc, sans sucre, et même sans une dose convenable de sucre dans le jus, qu\u2019il y soit en totalité ou en partie préexistant, il n\u2019y a pas a faire de vin.\u2014m NOTES LOGALES M.Bonin, avocat de Montréals était en cette ville dimanche der- nicer, 1 * M.Paul Goudron est parti hier avec sa famille pour la Colombis Anglaise, * M.Ludger Cadieux a fuit cetto semame l'acquisition du stock de feu M.E:!3 Pellerin.| * Le terme de la Cour de Circuit s'ouvrira demain sous la présidence de Son Honneur le Juge Ouimet, * Mademoiselle C.Beausoleil fille de M.C.Beausoleil, M.P., est en cette ville en promenade chez M.W.W.G.McConnel, % L'eau est extrémement basse.Le Trois-Rivières n'a pu venir à Berthier depuis trois semaines.Jamais on l\u2019a vue au niveau de cette année.* M.Eugène Goudron a fait hier une heureuse chasse.Il a tué au- delà de 30 perdrix de le bois de M., \u2026 Omer Dostaler près de la ville.0 * La révision finale des listes est terminée dans le Las du Comté.Nous n'avons que des éloges à faire à M.P.Tellier, réviseur sur son impartialité et sa manière de procéder.: * M.Magloire Champagne de Joliette a acheté la propriété de M.Désiré Gervais à la petite rivière do Berthier, M.Champagne continuera A faire - le commerce que M.Gervais faisnit.3 À cet endroit.* Nous apprenons avec plaisir\u2019que parmi les étudiants qui ont été admis à la pratique du notoriat, la semaine dernière, ce sont MM.Joseph Antoine Aubin de Ste-Eliza- beth et Joseph Henri Olivier de Berthier qui ont obtenu le plus grandinombre de points ct qui oii passé les meilleurs examens.| Nos meilleures félicitätions à ces messieurs.® .Lundi:dernier,\"MM.-Bornatohez; de M.P.P., Ness et Baral qui ont fit partie de la commission Letteravière, sont venus visiter lusinoe de Berthier et les différentes propriétés ou l\u2019on a semé de la betterave afin\u2019do faire rapport au gouvernement, che à suivre pour-obtenir un résul- os fi Ces messicurs ont été -enchantés ?i TOI ANP OL CE & po è \u201cfavorables pour lu eulture de lu bet- \u201cl'amour de Dieu ct la crainte du pé- Sr Sehr ups SoS TY Oa né de lour voyage et.onb trouvé que les terres de St-barthélemy, de St-Cuth- bert et de Berthier étaient les plus terave à sucre, 1 | Ces messitiite\"Spnt>repartis mardi .REBEL rive have Ra soir pour dllé Hridite lUhiie\u201d de eg, JR .J Farnham,\u201d °° .: 202 oo + _ ; M.George Sylvestre, enltivateur de la paroisse de St-Barthélemy, a récolté cette année 100 tonnes de betterave dans ci nq arpents de terrain.ll a retiré par conséquent 5500.00 soit $100,00 de l'arpent, Madame Mandevillo de la paroisse de St-Cuthbert a cu le même résultat.ut le monde est satisfait, et, les cultivateurs sont décidés plus que jamuis & adopter cette En somme, culture, + Vendredi dernier, les experts chargés'de surveiller la construction du pont Baril, ont reçu le dit pont et déchargé l\u2019eutrepreneur et ses On nous dit que c'est un des plus beaux ponts qui ait jamais été fait dans la paroisse de St-Cuthbert.À l'occasion de la réception de ce cautions de leurs obligations.pont, M.Joseph Payette l\u2019entrepreneur a donné une petite fête à laquelle ont pris part plus de deux On s'est fort bien Toutes se sont déclarées cents personnes, amuse, satisfaitus de la construction du pont.; ll plaignards qui sout restés en ar- n'y a que trois ou quatre ridre comme d\u2019habitude\u2014mais ils ont servi à amnser les autres.ë ME EEE RE ES OBITUAIRE A Berthier, Dimanche, 11 octobre, à 3 heures a.m.expirait dans le Soignenr Joseph Edouard âgé de 14 ans, enfaut bien aimé de Paul Sylvestre.Tel il a vécu, tel il est mort.La mort ne change point l\u2019homme mais lc montré tel qu\u2019il est.Sa courte vie passée sous le toit paternel et à l\u2019école, ressemblait à l'enfance de Jésus, par an bonté, sa piété exemplaire et son obcissance & ses bons parents qui avaient su lui inspirer ché.Depuis un mois à peine il était an collège de Derthier, déjà il avait su s'attirer l\u2019estime de ses supérieurs et de ses maltres qui ne le reconnaissaient.encore que par ses remarquables vertus, quand vint l\u2019at- teindfé la terrible maladie qui l\u2019eu- leva en quelques jours à l'amour de ses parents.C'était avec bonheur disait le R:v l\u2019ère chaplain du collège qu\u2019il venait s'édifier auprès du lit de douleur de cet ange de la terre qui allait bientôt prendre son vol vers le ciel.Parents chrétiens, consolez-vous, vous l'avez élevé pour Dicn, vous avez votre récompense ; au paradis Un ange protecteur veille sur vous.Pourquoi O mère ! pleurer ton fils Ne sais-tu pas qu\u2019il jouit an ciel Son fine blanche comme un lys S'ost envolée vers l'Eternel.Jésus dans sa bonté suprême Penche vers l'ange de pureté Lui-dit : Viens'enfants, viens je t'aime Viens de t'enivrer de ma benuté.Sur ta dépouille fanéo En deuil ton père viendra pleurer Ta mère an larmes prosteruée An champ des morts devra prier.Qu'importe dans la sainte patrie Je vaiu bientôt te rappeler En les quittant, de ta voix flétric Tu leur diras : Pourquoi plourer.Consoloz -vous mère chérie Sur la terre tout n\u2019est que chagrin Les plnisirs empoisonnent la vie Au paradis tout est divin Auprès de vous dans Viunoconce J'ai coulé ma vie : Inconnu Anjourdthui jai ma récompense Loin d\u2019un monde corrompu.Pourquoi O mère ! pleurer ton fils Ne sais tu pus qu\u2019il jouit au ciel Son âme blanche comme un lys S'est envoléo vers l'Iternel.UN amr bu Coutkar Sr-Joskrn, A M.et Mde PaulySylvestre.trous cure CHRONIQUE.L'EXPOSITION, ETC, ETC.ee VE 2 À neuf heurs précises, Jes Portes du teriain.de l\u2019Éxposition sont, ouvertes; les employés sont là qui en- lédissent l\u2019argent avec un air sou- \u2018Tiant mais qui annonce rien de bon, Plusieurs voyous rôdent autour de vous et vous pluntent sous le nez leurs journaux : le Monde, VElen- dard, la Putrie, le Witness et autres feuilles de même farine.Aussitôt que vous entrez sur le terrain de l\u2019exposition, vous vous trouvez immédiatement devant un comptoir où des hommes, affublés tablier vous crient : Lunch, messieurs et dames > chacun d'un Llane, Ces messieurs ou ces dames désirent- ils prendre quelque chose ?Une douzaine environ répondent à l'appel : ponr tenter l'appétit, gi- teaux assortis avec une bouteille de cidre qui clique et tonne avec une sément chez un individu de sa taille ct de sa dimension, Vraiment, le touta un airétrange : je veux dire les gens qui y sont.Les mères, les vieux maris, les enfants y dominent naturellement.Ce sont là des marques distinctives auxghelles l\u2019on reconnaît géuérale- ment tin canadien de 40 à 45 aus: les enfants ue manquent jamais, 11 y a aussi un certain nombre de jeunes gens ; trois ou quatre d'entre eux laissent pousser lear moustache depuis la semaine dernière pour aller \u201c à l\u2019Exposition.\u201d Voici le Rev.M, Suarou avec quelqnes-uns de ses élèves, qui viennent eux aussi visiter l'Exposition Proviuciale de 1891.Ce monsicur tient un établissement non loin de * * * ou, en plus d'une éducation classique et mathématique (blanchissage à part) les jeunes messieurs ont l\u2019occasion d'apprendre l'anglais au milieu d'Angluis eux-mêmes, c\u2019est pourgnoi les dits jeunes messieurs sont enfermés dans une grande maison à môitié ruine, et ue voient persoune que le portier angluis et la cuisinière, Naturellement on y voit aussi quelques juifs, Quel est l\u2019homme qui a été au pare Solhmner, au Théâtre Royal, à l'Académie de Musique, même aux.petits nusé ums de la rue St-Laurent, qui a voyagé en bateau à vapeur, en coche, à dos de mule ou en eilwa- gen, sans avoir rencontré un individu de In race errante ?~ Pendant que jo fais ces remarques, nous sommes cutrés dans le palais de cristal qui n\u2019est pas plus en cristal que la plume avec laquelle j'écris en ce moment.Quel amoñcellement d'êtres humains ! Il faut se faire un chemin à plus respirer ! Les dames poussent des soupirs A fondre l'âme.Contemplez-les abattues, abbattues,\u2014 sans force pour parler,\u2014elles souffrent et se débattent.Au milieu do toutes ces angois- Ses, un seul homme vous a regardée d'un œil compatissant, C'est un anglais, il vous prend par.Je bras, vous tire adroitement du tumiulte et vous mène autre part où l\u2019on peut | voir sans risquer de se faire étouffer.Nuturellement, la conversa.diby s'engage.Il occupe une place très lucrative, ct, néanmoins, il est sensé, modeste, ct donne d'excellents renseignements.En vérité, il parle de.ses compatriotes presque nvec mé pris et admet voloutiors In supériorité.de Ja Canadienne sur l\u2019An- 11 Octobre-1891, glaise.On ainie.à trouver \u2018chez un force qu\u2019on ne soupçonnerait pas ni- coups de coudes.Ouf ! on ne peut ; Mée ; LA GAZETTE DE BERTH.EK: étranger des idées aussi libéralos -et aussi sincères ; on respecte l\u2019homme.qui sait sacrifier l\u2019amour-propre à se .en lui, vous vous lnissez guider par lui.Mais, bout i-coup, le noble inconnu.\u201cdisparait, Vous regardez autour de vous ; rien.; Vous mettez par hasard Ja main dans la poche de votre TObE.\u2026.\u2026.\u2026.ouais ! plus de bourse ! Au diable l'inconnu, l'animal, le voleur, la canoille d\u2019Anglais.Vraiment, il n\u2019y a pas sous la calotte des cieux de voyous plus abominables que ces bandits de gentlemen.ah!ah! vous voilà en colère, je crois ; prenez les choses plus froidement, calmez-vous ct ne contez ricn à personne, on rira de vous.\u2018Mais, s'écrie le lecteur albionnais, pour-° quoi insulter mes compatriotes ?continuez plutôt dans ce style descriptif, spirituel et facétieux qui nous charmait au début de votre chronique.Votre remarque, cher monsieur, est parfaitement exacte et fait honneur à votre intelligence autant qu'à la bonté de votre cœur.Lt Ah! il faut bien manger, car voir tant de Le grand monde, les capitalistes, les fi- Mais voilà que midi sonne.merveilles, ça donne l\u2019appétit.nanciersy les hommes de lettres vont tous chez la Duy-érouzel.\u2014 Faisons les enrichis, ctentrons avec eux.On nous fait attendre longtemps, trop longtemps, si longtemps qu\u2019un gros anglais se lève impatienté, va trouver le garçon et lui dit en -serrant les poings : \u201c Di-dong, garsong, vou- ly-vou me dônny lo cho ou vouly- vou pâh ?\u201d Cet appel évergique est couronné de succès et- bientôt, le garçon arrive avec trois petits -pains et deux petits gâteaux.En deux minutes, il n\u2019y a plus rien sur la table, à peine distingue- t-on sur la nappe quelques micttes de pain.\u201d Vite, on nous upporte la, note.Ah! soixunte-quinze cen- tins, mais nous n\u2019avons encore pris qu'une bouchée.NO, dit le gros anglais, mod ni encdr rian menngé, lez cheurcher quatre biftecks aux pomes, garsdug '\u2014Mais il ne put rien avoir de plus si ce n\u2019est qu\u2019en payant fw extra, Nom dlun nom, il fallut payer et c\u2019est avec In rage dans le cur gue nous surtimes de ce pavillon magnifique où l\u2019on paie deux fois ce que l\u2019on ne mange qu\u2019une fois.Eh bien! lectenrs, il se fuit tard, deux heures du matin viennent de souner, lais- sez-moi terminer ici pour donner le temps à la digestion d'opérer chez ceux qui viennent de prendre un si bon diner et surtout pour que je dorme au moins jusqu\u2019au lever du jour.À bientôt lecteurs !- Z P.QUARTIER MALCRE GÉNÉRAL, Le proverbo familier qui dit que.\u201c Ce qui est bon pour l\u2019homme doit être bon pour les animaux\u201d est par- fnitement compris par tous les sportsmen qui s'occupent du cheval, le turfiste comme le fermier, le garçon d\u2019écurie, comme le piqueur.Les hommes qui font autorité en matière de traitement des maladies des chevaux et du bétail, partagent l'opinion du Général Rufus Ingalls, l\u2019ancten quartier maître de l\u2019arinée des E, U.qui dit: l\u2019Iuile Saint Jicob est le meil; lotir remède quo nous ayons jamais employé.T1 dompté la \u201cdonléur.C'est cu département qui est chargé | de l'inspeution et dn traitement des chevaux eb des mules affoctés à l\u2019ur- c\u2019est - par millions qu\u2019on y traite les chèvaux vu in vérité.Pan ! vousnvez confiance | chauds, du jambon grillé, du poulet.VEN MEDI 16: OCTOBRE 1891.orme re SE A Em NOTES DIVERSES ES .To, Canada, organo des.conserva.tours français d'Ottawa, porsisto à \u2018prédire, malgré les dénégations dos of arias dfficioux, la chute prochaine dû gouvérhement fédérni.Nous Tisons dans ce journal sous le titre: LA CRISE MINISTERIELLE : \u201c Les difficultés survenues dans le cabinet.relativement à la distribu- \u2018tion dés portefeuilles des ministres, o- sont pis encore aplanies, : \u201c M.Chaplean- wacceplera pas d'autre poste quo celui de ministre des chemins de fer et canaux} Avant la clôture de la session, les tories d'Ontario ont ciairement fait dire à M.Abbott quo co portefeuille ne devait pas être necordé à un éanadien français.: 1 \u201c Ties amis do M.Chapleau affi- men qu'il résignern, à moins que lo district de Montréal soit reconnu.\u2018 \u201cComme nous le disions, la rési- nation de M.Chapleau entrainera la chute du gouvernement.\u201c.M: Abbott va temporiser autant qu'ililii sera possible, mais il lui faudra arriver à faire face à l\u2019ultimatum de M.Chapleau.\u201d on maande de St-Petershourg qu'il y à aujourd'hui en Russie 32,000,000 do ppysans dans la plus complète des mikères.TEE.1 nn, , H.sc signe en co moment des requête#\"parini les électeurs de Québce- evra re pm nr rar re EE re me \u2014 AGENCE GÉNÉRALE FRANÇAISE \u2014 a ALFRED CHOVILLOD, onu 12 & 14 RUE ST-JEAN, Seul agent au Canada pour le Baa le meilleur de Frontern, pour les Eiq & Cig, Grasse Spécialité de Vins ne les AUTorITÉS Tc Spécialité de REMEDES FR Avril 1891.9 & 11 RUE ST-ALEXIS, MONTREAL.NDY BOULESTIN, reconnu tous les cognacs au Canada, pour les vins de PORTO +4 SHERRIF S, de la maison A.R.VALDESPINO, Porto et Jerès de Ia pour le Blain S{-Fames.Teurs francaises fines.pour les Clarets et Sauternes, de l\u2019impor- taute maison A.LALANDE & Cik, Bordeauxpour les CONSERVES ALIMENTAIRES, des célèbres maisons FÊLIX l\u2019oris, Paris, R.Roserry et Paris, L.FONTAINE, Paris, Cuon:- prenant les HULLES d\u2019OLIVES SUTERFIN ES, MESSE approuvés \u2018par CLÉSIASTIQUES, de L'ÉTRANGER ct du Pars.GINS, WIlISIKEIES, Ete, Fite, Ete.ANÇAIS.Toujours en stick.M.Thompson, administrateur de l'Æleeteur et de la Justice, à porté cette semaime plainte contre le député L.P.Pelletier, l'accusant d'avoir obtenu de l'argent sous de faux prétextes.TI! parait, d\u2019après les explications du prévenu, qne lorsque M.Rémi de la Justice, M.Puiletier fit payer à Ouest \u201cPour \u2018demander à M.Owen cription \u2018électorale, de remettro son mandat.Le conseil de ville de Mentaénl s'occupe eéricusement de la question des chars urbains mûs pur l\u2019électricité, on ne tardora pas bien certaine- mont à la règler favorablement.Bei fiiérailles du grand chef do l'Irlande, \u2018Charles Stuart Parne:l, ont 616 los plus imposantes dont on sv rappelle dans la Grande Bretagne toute entière.On porte à 200,000 le nombre de personnes qui ont pris part\u2018au cortège.11 n\u2019y a pas cu de troubles sérieux, sauf l\u2019effroyable bouscuinde qui a du se produire dans uno foulo aussi nombrense.Les paroles de M.Chapleau afir- mant que nous aurons bientôt des élections provineiales, signifient, si dec int.: elles signifient quelque chose, quo le gouvertiement fédéral s'est arrangé avec M\u2019Angers, pour forcer le ministère\u201dMorcier à résigner, quelque soit lo résultat de la commission royale.- People! en garde contre les Jarnacs blous.M.Chaplean fait dire par ses or- TELE Lea Le .ganes que s\u2019il n\u2019a pas le portefeuille dos chéthins do fer, il se démottra.Eh biéf-18\"il y a une chose dont nous sommes-fconvaineus, c'est cclle-ci : jM.Chupleau n'aura pas lo porte- fouilig; dos themirs do fer ct ne so dé- mottra.pas.Il fora comme dans le passé, il s'aplatira.On pout les compter les démissions de M.Chapleau.11 n'y apis un homme dans tout le pays qui s'est aguatr'patissé plus que lai, Botiticoup do corvello, mais pas de courazo.: La Justice annonce quo le licute- nant-gouverneur Angors rofuse ac- inollemiont de signer los ordres on consoil.Les affaires sont arrêtées, dit notre confrère, et los créanciers du In protifice\u2019 préparont dos pétitions de:droÿt-contre lo trésor public.J usqu\u2019à-plus amplo informé nous nous rofisons à croire à co renscigno- ment.«Car s\u2019il était vrai, il n\u2019y aurait, pag, d'épithètes assez vigourau- ses pour qualifior M.Angors qui au- vait.fait de Qiébec uno Syracuse mo- | dorio.Murphy, le député de cette circons- | M.Gosselin, son stépogrphe, le trai- itement hobdomadaire de $S15.M.Thompson prétend que M.Pelletier retenait sur cette somme 810 par semaine.De son côté, M.Pelletier déclare qu\u2019il y avait droit en sa qualité de rédacteur, Ces explications sont passablement embrouillées.M.Amyot, représentant de Bellechasse, a également porté plainte contre M.Pelletier, devant le juge Bossé, demandant à ce que le député de Dorchester soit envoyé devant le Grand Jury.Le télégraphe ne nous dit pas quelle cst la naturo de l'accusation de M.Amyot.T] est remarquabio que tandis que M.Chap'eau entre en campagne contre le clergé protestant qui ose dé noncer les malversations d'Ottawa, son organe la Presse et autres jour naux bleus demandent au elorgé catholique de dénoncer iL.Mercier.TI nous fait plaisir d'apprendre que l'honorable M Robidoux, procureur général, est beaucoup mieux.Par une proclamation du gouver- neur-génétal, en date du 6 courant, lo jeud+, 12 novembre, à été choisi pour que le peuple canadiens rende à Dieu dos nctions de grâce.Le Star annonce ce soir que Mme Maggart, femme du maître général des Postes, vient d\u2019intenter un procès do divorce allégnant U'ndultére contre son mari à New-York.C'était lo 12 octobre quo devaient commencer les négociations de réciprocité tant promises aux cültivateurs du Canada, Copendant nous ne sommes gucre plus avancés sous co rapport qu'il y a douze mois.En attendant le gouvernoment tory poursnit une politique dont les effets funestes sont démontrés par les rapports du consul} des Etats-Unis à Windsor,Ont, au seérétairo d'Etat à Washinglon sur l'émigration aux Istats-Unis de ce dis- triet.Pendant lo mois d\u2019oclobre 1890 il est parti de co seul district pour les.Etats-Unis 1.18 personnes de plus que | l\u2019annéo dornière, ot depuis 1881 lof\u2019 nombre dos émigrants augmonte chaque année, Au moins 10 p.c, de cos personnes avaient des familles et des biens d\u2019uvo valeur de $30,691.Le consul ajouto quo ls plupart de ces émigrants sont des formiors intolli- gonts ; ils n'auvaiont cortainemontpas quitté leur pays si un gouvernement ouvrir le marché do In république américaino.Tremblay so sépara de ki rédaction | libéral avait été an pouvoir pour leur Jours gro AVIS.Toutes personnes endetlées envers In succession de feu Elie Peilorin sont notifiées d'avoir à s'acquitter sous un mois de cette date, entre les mains de O.Lavallée, notaire, de ln ville de Berthie , sous peine d'être poursuivies en justice.G.G.GAUCHER, Exécuteur testementaire.Berthier, 16 Octobre 1291.A VOUS MESDAMES.Si une femme veut engraisser vite, se guérir de là maladie si commune.à son sexe, jouir d'unc bonne santé et animer je vie, nous lui conseillons d'essayer une beuteille de \u201c\u201c Régulateur de la Sauté de la femme \u201d du Dr J, Larivière.C\u2019est le Tonique des nerfs par excellence, stimulant sans égal qui dispose à la gaicté, et chasse les voiles sombres de la mé- Inncolie.Une cuillérée à soupe dt \u201c Régulateur \u201d pris avant chaque repas relève les forces, arrête tonte- douleur, donne appétit et facilite la dig\u2018stion.En envoyant 25 cents en timbres-poste pour un \u201c Female Porous Plaster\u201d du Dr J.Larivière (le meilleur cmplâtre pourles femmes), vous aurez tous lus renseignements et certificats concernant ce mes voil- leux remèle, Pour toutes informa- tionscerivez an propidtaire, Dr J.Larivière Manville R I.MM.EVANS & Sons, Montréal P.Q sont les Agents généraux pour le Canada, pour fourair mes remèdes aux pharmaciens ct marchands, FOR OVER FIFTY YEARS Mrs WINSLAOWS SOOTHINGSYRUP lias been usied by millions of mothe, tor tieir eatdran watle teething.If disturbed at nlght and borken of your rest by a sick child suffering snd crying wite vain of Cnttis.g Teeth send a: vuee and get a )ottw of \u201cMrs.Winslow's Sootiving Syeap't for (billrea Teething.1t will ralicve the poor little sufferer imme diately.Dupend upon it mutliers, tuer Is no mistake about it.It cures Diarrhary, reguintes the Stomnen and Bowls, cures Wind Colie, » ftens the Gume and reduces Inttamination, nad gives tone and enet- Ry to the whole systoin.\u201cMrs.Winslow's Saothing Sy rop* for children seething is plen-ant to the iaste ad is tie prescription of vus of the vldest sus beat fermale physicinus and nurses in the United States.Price twenty-five cente uo buttle.Sold by ul drusaiss ta througnout the world.Bo sure and asa for \u201cMES WIMSLOW's SOOTHING SYRUP.La \u20aconsompiion Guerie.Un vieax médecin retiré, ayant ro- çu d\u2019un missiommire des Indes Orientales la formule d'un remide simple ut végétal pour lu guérison rapide ot permanente de la Consomption, la Brouchite, lo Catavrhe, l\u2019Asthme.et toutes les affections des Puumous ot de lu Gorge, et qui guérit radicule- ment la Débilité Nerveuse et toutes tes Maladies Norveuses ; 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