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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 19 août 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Gazette de Berthier, 1892-08-19, Collections de BAnQ.

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[" {a UN DOLLAR PAR AN PUBLIEE \" FEUILLETON No.47 LE CHEMIN DES LARMES UH AHOUR DECU, XXXIII UNE VIEILLE CONNAISSANCE (Swite.) Ayant ainsi raisonné, don Stéphano dit à un de ses hommes de l'aider à enlever le corps et la comtesse l\u2019aule fut transportée à la maison roulante dus femmes et confiée à leurs suins.\u2014Vousallez lui céder votre chambre, dit le maître à Mile Claire, sa caissière, et vous et Mme Auguste vous serez jusqu\u2019à nouvel ordre ses gardes-malude.\u2014ËEt si elle est morte ?objecta la jeune fille.- \u2014 Vous screz les veilleuses de la morte, Le maître avait parlé, il n\u2019y avuit plus rien à dire, Le convoi s'était remis en marche ct les hommes avaient regagné leur voiture.La comtesse fut déshabilléeu, oun lui lava les mains et le visage, et après avoir séché son corps dans une couverture de laine, on lui mit une chemise de Mlle Claire, et elle fut ensuite couchée dans le lit de cette dernière, comme l'avait ordon- dé le maître.Le maître avait dit aussi : \u2014On donnera les soins à cette jeune femme comme si celle n\u2019était qu'évanouie.Se conformant aux désirs de don Stéphano, bien qu\u2019elles n\u2019en vissent guère l'utilité, les deux femmes unirent leurs efforts pour ranimer la malheureuse ; clles la frictionnèrent avec de la flanelle, lui versèreut dans la bouche, à plusieurs reprises» qnelques gouttes d'une liquour ayant la propriété de retablir la circulation du sang, de réchauffer.Au bout d\u2019une houre, Mlle Claire et Mdo Auguste s'aperçgurent qu\u2019ün peu dechaleur était revenue au corps ct que les membres avaient moins de roideur.Mais In jeune femme - était tonjours sans mouvement, ses yeux reatnient fermés, su figure et ses lèvres conservaient la même pâ- Tour de cire ctl'on no pouvait point voir si elle respirait ; enfin si son cœur battait, il fallait que ce fut bien faiblument puisqu'on ne lo sentait pas.Don Stéphanonasis sur \u201cl'unique.chaise de sa cabine, attondait des pese mn été.Il ne suvait pas qui était cette malheureuse qu\u2019il venait de ramasser sur la route; c'était une pauvresse, une vagabonde, sans doute ; n'importe, sans savoir pourquoi -il s\u2019intéressait à cette jeune femme et beaucoup plus qu'il ne l'aurait voulu, Uu coup de sifilet aigu retentit au milieu du bruit des sonnettes et des grelots.C'était un signal Mlle Claire appelait le patron, Don Stépoano se dressa comme in par un ressort ; sans faire arrêter les chevaux, il descendit desa voiture par un escalier semblable.\u2014Nous sommes parvenues à la réchauffer un peu et les membres sont moins raides, lui dit Claire\u2014 Alors, j'avais done raison, elle n'est pas morte ! Il pénétra dans la cabine et examina longuement la comtesse.\u2014Oui, murmura-t-il, elle vit.Se tournant vers les femmes, il reprit : * \u2014 Vous avez bien travaillé, je suis content de vous.Courage.courage, nous sauverons cette pauvre femme ! Elle dort et son sommeil est léthargique ; mais duns quelques heures, soyez-en sûres, elle se réveillera.Vous lui avez fait avaler de ma liqueur, de mon spécifique ?\u2014Oui, mottzo, \u2014 Il faut continuer ; trois ou quatre gouttes de quart d'heure en quart d'heure.Si grâce à vos soins, la vie est rendue à cette femine, vous aurez - chacune une gratification de cinquante francs.Alme Auguste, vous allez allumer votre fuurneau pour faire chauffer des pièces de lnine, de flauelle, ct toutes deux, vons ferez tout ce qui dépendra de vous pour réchauffer complètement votrs mu- lade.Mettez-lui aux pieds une brique brûlante.\u2014Muître, tout cc que vous ordonnez sera fait, \u2014C'est bien.A propos, ou sont sus effets ?\u2014Dans un coin de la salle, mais dans un état.\u2014Ou\u2019les lavera, on les fera sécher.Avait-elle quelques objets sur elle ?-\u2014Nons ne savous pas.\u2014 Je comprends, vous n'avez pas eu le temps de chercher ; moi, jo vais voir.Don Stéphano revint dans la salle à manger assez bien éclairée par uno lanterne solidement attachée à Il trouva l'habillement de la comtesse un des montants de la voiture.on un tas, les bas, les bottines, le chapeau, la robe, les jupons, la chemise, le tout ensemble, pêle-môle, T1 inspecta d'abord la chemise dont il trouva la marque brodée par une main habile : un V surmonté d'une couronne do blason.\u2014Tiens, tions, tiens, fit-il.Ilsprit ensuito les bas sur lesquels so trouvait le V sans la couronue ct nouvelles avec impationce et anxi- N tracé.:au-point de marque ordinaire.6 us _JOURNALHHEBDOMADAIRE zette de D erthi PAR LA COMPAGNIE D'IMPRIMERIE DE BERTHIER BERTHIER, 19 AOUT 1892 \u2014Iuitiale d'un prénom ou d'un nom de famille, murmura don Stéphano, mais cela ne comprend pas grand\u2019chose.Voyons la robe, .La robe avait deux poches, une à droite, une à gauche.Dans la poche de droite, don Stéphano trouva un mouchoir de fine batiste assez propre, \u2018car la comtesge l'avait lavé elle-même plusieurs fois dans l\u2019eau clair d\u2019un ruisseau.Le mouchoir était aussi marqué d\u2019un grand V accompagné de la couronne, l\u2019un et l'autre brodés par la même main qui avait marqué la chemise, \u2014Hum, hum, fit Don Stéphano, je ne me connais guère en blason, mais cette couronne me paraît être celle d\u2019un duc ou d\u2019un marquis.De la poche gauche, le saltim- banquo tira un chiffon de pupier mouillé, ayant presque la forme d\u2019une petite boule ; se rapprochant de la lumière et remarquant qu'il y avait quelque chose d\u2019écrit sur ce papier : \u2014Une lettre, peut-être pensa-t-il \u2014 Oui, c'était une lettre, cette lettre que l\u2019aule avait écrite à ses parents, qu\u2019elle n'avait pasachevée qu\u2019elle avait froissée et mise dans sa poche, renonçant à l'envoyer, Don Stéphano chercha encore et ne trouva plus rien.\u2014Enfin, se dit-il, j'ai toujours à espérer que ce papier m\u2019apprendra quelque chose.Mine Auguste avait allumé son fourneau et laine, flauelle ct brique chauffaient.\u2014Je vous gêne, mère Auguste, Lui dit don Stéphano ; mais c'est bien j'ai fini et je w\u2019en vais.Je ne me coucherai pas ; ct si vous avez besoin de moi, vite un coup de sifflet ; du reste le jour ne tardera pas à pa- raitre.Sur ces mots le patron regagna sa cabine, emportant le mouchoir et le papier roulé.XXX1V LA MALADE La première chose que fit don Stéphauo, ce fut- de dérouler les feuilles de papier avec les plus grandes précautions et de les étendre, pour qu'elles se séchassent plus vite, chacune entre deux feuilies de papier buvard, \u2014Lire maintenant serait fort difficile, se disait-il, et je risquerais fort de déchirer le papier on beaucoup d'endroits,.et ce serait fâcheux si cet écritest un document de quelques heurés, après uu bon coup de soleil qui aura remis le papier- ou état; je pourrai lire, Vors huit heures du matin, la dormeuse fit un premier mouvement elle commengait i se ranimer ; on voyait maintonant qu\u2019elle respirait ; une légère teinte rose reparaissait sur-son visage ct sur ses lèvres, ct Claire pouvait sentir sous sa main les fuibles battements du ceeur.Elle vivait ! Mais clle- était sauvée | Hélas ! dans l\u2019état où elle se trouvait, il y avait beaucoup, beaucoup a redouter.Don Stéphano, le montreur du bêtzs, venuit de Lyon et se rendait à Celly, département de l\u2019Ain, où y allait avoir une fête qui durerait quinze jours.Ou marchait donc à peu près en droite ligne dont la direction de Beiley, A neuf heures on s'arrêta à I'extrémité d\u2019un village assez important que l'on avait traversé où il y avait un boucher et un boulanger.C'était une halte qui alluit être, comme d'habitude, de trois heures.Pendant ce temys, les fauves, les chevauxet les gens mangeraient.C'étuient les trois premières heures de repos de la journée.Leschevanx et l'éléphant, habitués à de longues marches, souvent forcées, n\u2019exigeaient pas un plus long repos.Quant au chameau, il était infativa- ble et aurait marché des jours et des nuits sans s'arrêter, La comtesse Paule était plongée dans son étrange sommeil.Cone fut qu\u2019un peu avuut midi, alors que les saltimbanques se préparaient à se remettre en route, que la malade sortit enfin de sa crise cataleptique.Elle ouvrit les yeux, se dressa à demi, regarda avec effarement Claire qui lui souriait, laissa échapper uu long soupir, puis une plainte et balbutia d'une voix sourda : \u2014Oh ! quel horrible rêve ! Mais il y avait aucune lucidité dans son cerveau où tout était confusion ; elle ne se rappelait pns qu'elle était la comtesse de Verdraine et avait des enfants.Elle ne se souvenait de rien.Sa tête retomba sur le traversin et elle se rendormit, Claire secoua tristement la tête ct murmura ; \u2014Cela n\u2019est pas naturel, Bien qu\u2019il eut eu soin de faire su- cher la lettre au soleil, tout en la laissant entre les fenilles de papier buvard, don Stéphano ne l'avait pas encore lue ; il avait eu à conférer avec ses hommes, à visiter ses voitures ; ses animaux, enfin a s\u2019occuper de beaucoup de choses.Don Stéphano était de ceux qui pensent que jour être servi, un mai- tre doit faire souvent lui-même ot tout voir de ses yeux.Mais dès que les voitures se furent remises en marche, Stéphano se retira:dans sa cabine et se mit aussitôt on devoir de lire la lettre qui avait fortement excité sa curiosité, il la lut lentement, avec une grande attention, sans s'interrompre, sans exclamation, mais non sans dire singulièrement ému.?> C\u2019est que cette lettre lui révélait d\u2019étranges choses, et lui causait une surprise à laquelle il ne s'uttendait pas.Quoi, cette jeune femme, qu'il avait prise d\u2019abord pour une pauvresse une vagabunde, et à qui plus que jamais il voulait rendre la vie, celte jeune fenune était la comtesse du Verdraine, la femme de cet homme odieux, de ce misérable dont lu danseuse Flora s'était emparé, qu\u2019elie torturait ct poussait vers un sbime sans fond pour venger sa sœur de douleur et de désespoir.Et, surprise plus grande, encore la malheureuse conitesse de Verdraine était cette charmante jolie personne qu\u2019on appeluit autrefois la belle Paule et qu\u2019il avait vue un jour, à Saint-Amand-les- Vignes, sur Ia place pulliyue.Mais comment ne lavait-il pas reconnue ?Il s'en étonnait, car il avait une prodigieuse mémoire.\u2014Oh : s\u2019écria-t-il, comme il y a des choses étounantes dans la vie! Comme certaines destinées sont étranges ! Comme il y a d'incioya- bles fatalités : \u2014Si le saltimbanque savait que la danseuse Flora frappait sans pitié le comte de Verdmine et avait juré Du PUILG PUM SLaue vus ve a vey rès, il n\u2019ignorait pas combien était grande et même éxagérée la recou- naissance du Mercédès d\u2019Argélias envers l'ancien sergent Pierre Rouget et les siens, pour un service rendu en Espagne, en temps de guerre, à la senora Inès Ramon, \u2014 Je connais Mercédès, se disait il, je la conuais comme je me con- nuis moi-même, comme siclle était née de mon srng et ne m\u2019eût jamais quitté, Elle est fanatique de son devoir et même de ce qu'elle s'itmna- Sa Il existe un francais ap- gine être son devoir.mère lui a dit : pelé Pierre Rouget, qui a pris part aux combats du Trocadero, aie pour ce vieux soldat la reconnaissance et Te respect que tu dois & un homme qui a sauvé ta mere, et si Pierre Rouget a des descendants, que ta reconnaissance et tou respect se reportent sur eux Or, poursuivit Stéphano, il me parait certain que Mercédès ignore que le comte de Verdraine est marié, et si elle est instruite de la chose, elle ne sait pas que le comte a pris pour femme une paysanne de Saint- Amand-les-Vignes et que la cem- tesse de Verdraine n\u2019est autre que la belle paule, la petite-fille de l\u2019ancien soldat Pierre Rouget.Don Stéphano se mit gravement à réfléchir encore, ct la conculsion de ses dernières réflexions fut qu\u2019il devait écriro à Mercédès d\u2019Argelias sinon immédiatement, mais pas plus tard que le leudemain ; car il était important d\u2019instruire la danseuse des choses dont il supposait qu\u2019elle w'uvait poiut conunissauce ct de C.A.CHÉNEVERT, Ditkcreur ve 1a REDACTION EL 1 DRE CT.3 Bt 2 à (WAOE URL = GRAND REMÈDÉ CONTRE LA DOULEUR GUERIT : RHUMATISME NEVRALGIE.SC:ATIQUE LUMBASO, QUULEUR DORSALE.TIC DoULOUREUX MAL DE TÊTE.MALoeDERTS MAUX be GORGE ENROUEMENT.ENGELURES.ENTORSES, FOULURES, CoNTUSIONS, BRÛLURES ETC: En vente chez tons les pharmacï marchands généraux, Prix, Soin, In ee Envoyé par la malle sur réreption du prix.THE CHARLES A.VOGELER CO.Baltimore, Mde Dépôt pour le Canudu à Torunto, Ont, 20 mars 1891.lui apprendre comment il avait re- cucilli la comtesse, après l\u2019avoir trouvée sur un chemin presque morte.Muis Stephano était an homme prudent, qui ne se serait point pardonné de commettre une erreur, mé- Il fallait avant tout qu\u2019il s'assurât que me trompé pur les apparenoes.la malade était bien réellement la comtesse de Verdraiue la belle Paule, c'est-à-dire la personne qui avait écrit ce qu\u2019il venait de lire, la lettre da Ja comtesse avant nu.en-affits sa trouver dans lu poche d\u2019une étrangère.\u2014Si c\u2019est elle, je la counaitrai, so dit le saltimbangue, Ft il se rendit duns la cabine où la comtesse durmait toujoure, mais d\u2019un sommeil qui n\u2019avait plus rien de léthargique, d\u2019un sommeil causé par l'épuisement des forces et qui semblait promettre un bou réveil.\u2014C'est elle, prononça tout bas don Stéphano, oui, voilà bien la belle Paule que Marcédès a embrassée sur la place de Saint-Amand ; cominent ne l\u2019ai-je pas tout de suite reconnue ?Il est vrai que c'était la nuit ; et puis elle était si pile.elle l\u2019est encore, du reste.Enfin, maintenant je ne doute plus, c\u2019est elle.Une idée vint au saltimbanque et elle fut aussitôt suivie d\u2019une résolution.Il ne déclarerait point à l'autorité qu'il avait trouvé sur lu route une femme mourante, ct Vavait rocueil- lie ; et, jusqu,à nouvel ordre, personne ne saurait que cette malheureuse était la comtesse de Verdraine.Avant de prendre une détermination sur ces deux points, il attendrait les instructions seraient donuées par Mercéiès, En conséquence, il n\u2019emmèêne- rait pas In comtesse jusqu\u2019à Belly pour la faire entrer dans un hépital ou un hospice, comme il enavaitou d\u2019abord l\u2019intention ; il la Inissorait en passaut au village de Bellombo, à quatre lieues de Dulley, où il avait un ami, un ancien saltin- banque retiré.du.métier, sur quil pouvait en tite\u2019 sûreté \u2018coùfier malade.(A continuer.) Te remède de Pike pone In raterrhe ©: to tovilteur, fr plua agteasiv à te, ntle meitienr archi, re 5 arr R Nr yr ST ba Xn En vante chers tour les pharmaciens, où ra ceutie M MTtanchiN touts adroses entre patent de 20 sous LT.Haseltine W'arieus d'a, En Un del.Ng?TNT pe a tr meme ort are ro Sem (XAZETTE DE 13ERTHIER BERTIER, 19 AOUT 1802, \u2014_\u2014 ELECTION FÉDÉRALE DE CHICOUTIMI.| ! Contrairement aux prévisions d'un \u2018 grand nombre de personnes bien renseiguées sur les viforts faits par, le Guuvernement féléral en faveur de M.Belley, M.+ Savard a été rid.| lu dans Chicoutimi et Sinenay.C\u2019est une dufaite en règle pour\u2019 Sir A, P.Caron.M.Savar.l s'est présenté comme indépendant.ee ee ee i La Betterave a Sucre.Nous sommes bien aise, d'informer les cultivateurs que les con- | trats de betteraves pour 1892, ant ête rachetés, dans la faillite de M.| Musy, par M.Gault, de Montréal.Malgré notre regret de voir l'usine de Berthier inactive cette année, nous ne pouvons nous plaindre «le ce rachat, qui donne À res culti- \\vateurs un atheteur respousable, «d'une honorabilité et d'une soivabili- glisv, et nous voyons dans nos évé- auntorité de Notre Saint Pore le Pape Vicnire de Jusus-Clirist sur ln terre, nous proclamons notre entière soumission aux cuseignements du Souverain Pontife, chef visible de l\u2019é- ques les patrons établis parle Saint- Esprit pour gouverner l\u2019Eglise de Dieu ; nous donnons à ces ensei- gnemonts notre adhésion libre, volontaire, appuyée sur la raison et l'expérience des siècles, convaineus |- des inappréciables services rendus à l'humanité, dans tous les temps par l\u2019Eglise catholique, en contribuant à remlre les hommes muilleurs par ln prédiention des plus pùrs préceptes de lu morale évangélique, eu pourvoyant au bien-être matériel et au développ-ment intelleetuel dez po- LA G\\ZETTE DE BERTHITIER; VENDREDI, 19 AOÛT 1392.tance.nion qu\u2019il est du devoir du tous les | évêque de Tamilton ; J.N.Lemcitoyens catholiques de procurer à leurs enfants un enseignement religieux dans les écoles, et elle expri- ee 4 OE me solennellement sa fërme déter-i 1 i.ya , so n {tit d'Feina ; J.Thomas, évêque d\u2019Otmination de s\u2019impuser tous lus sacrifices nécessaires pour contiuner à, : à .t .faire donner à la jeunesse un tel en- | du diocese de kingston ; J.Sweeny, seignemeut.\u201d évêque de St-Jean : Isidore Clut, O.M.1, évèque de Eudodie ; Antoine, mens.Évêque do Vancouver ; André Albert, évêque de St-Germain de Rimouski ; J.C.Medonald, éviyue, fawa ; J.Farrally, administrateur, LA VOIX DE L\u2019EPISCOPAT.évêque de Sherbrooke ; TL.2, évêque de St-lyacinthe ; N.Séraphin, évêque de Cithère, vie.apost.de N var voit n » a la , .A .Nous croyons devoir porter à Pontiac .Elphège, évêque de l\u2019eter- connaissarice de nos lecteurs un do- boru ; Aluxañdre Macdonell, évêque cument de la plus haute impor-; d'Mlexendria ; Dennis O'connor, évêque de London ; N, Doucet, prêtre philations et des individus par la fondation de oc alniradi tions de charité, de bLienfuisanes ct d'enseignement qui ont fleuii dans > ¢ mstitae- a été necepté vu tolérd ; en conservant tous les pays oft le eatholiscisme \"dans les temps difticiles et en proté- goant «t eutouragaant toujours les arts, tes lettres et les sciences, quoi- qu'en disent ceux qui, par ignorance où mauvaise foi, su refusent à l'évidence des faits historiques ; et nous resseutins adressées à nous mdémes, les injures méprisables lancées à lu hiérarchie de notre Égliss par ceux qui s\u2019attaquent 4 nos institutions.Proposé par M, J.E.l\u2019render- gast, M.P, P., appuyé par M.T.Joau : \u201c Que couscients de leurs préro- | gatives comme chefs de famille ; \u201c Nourris de la doctrine de l'Eglise sur l\u2019éducation de la jeunesse ; | \u201c Spectateurs émus des maux incalculables dont une éducation la- ique ravage la société moderne; * Les citoyens de St-Boniface, justement alarmés de la décision récente du conseil privé sur lu question des écoles, protestent hautnnent .! vivement, comme C'est une pétition des évêques V.Gcanadiens au gouvernement fédéral, rss ads ue 8 re mmm s réclamant justice pour nos coreligi- .Co I \u2026 \u201cbent ire | SOLE DÉPEUPLEMENT DES.onnaires du Manitoba.\u2018 ee CAMPAGNES, A Sun Exedlicnce ie gouverneur * général en consuil.| La pétition da Cardinal Arche- (CIRCULAIRE OFFICIEL.) ) ' \u2018 véque de Québee, et des wchevé-\u2019 Le mouvement d\u2019émigration qui + queset évêques de l'Eglise catholique\u2019 se produit parmi notre population | dans la Puissance du Canada, sujets rurale, en certaines parties da pays, de Sa Majesté la leine, \u2014Soumet menace d: prendre le caractère d\u2019un humblement : que a septième le- véritable fléau vational.gislature du Manitoba, dans =a troisième session assemblée, à passé un acte intitulé : * Un acte concernant pris en considération par les mem- le département de l\u2019édlucation, \u201d et bres de Ia députation provinciale.uug autre loi, citée sous le nom de : | Sur proposition de M.Chicoyne « Acte des éealos publignes, \u201d qui | il fut nomme un comits spécial pour privent la minorité de la province des droirs et privilèges dont elle! d'émiyration qui se produit dans jonissait à propos de l\u2019education ; | certaines parties de nos campre- Que duraut la même session du gies au profit des villes, la con- ; méme parlement, il fut passé une dition économique de nos compa- \u2018autre loi étant la 53me Victoria, triotes qui out uinsi quitté la | chapitre XIV à l'effet d\u2019abolir l\u2019usage currière agricole ct se sont jJaits ! officiel de la langue francaise en juir- | ouvriers durs les contres lndus- ; lement et daus les cours de justice ; de la dite province ; rapport, de temps & autre, sur les Que ces dites lois sunt contraires A la Chambre d'Assemblée, du 22 ; juin dernier, ce grave désordre fut ; _ nient abaudoné leur profession«pour hubiter-in ville ?; 2.Qu'ello est ln localité-où vos observations ont pu surtout.s'exercer ?Mentionnez le nom de la mn- nicipalité locals et celui du comté, 3 Veuillez donner un aperçu du nombre approximatif de ceux qui ont ainsi quitté cette municipalité duraud les cinq dernières années ?4.Combien, sur ce nombre, sont venus reprondre leur première occupation ?5, Parmi ces cultivateurs qui ont définitivement abandonné la charrue, veuillez nous tracer l'histoire de ciny d'entre eux, cn les nommant ou en taisant leurs noms selon que vous jugerez, | Prenez les parmi la movenne des émigrants et notez les causes particulières du départ de chacun d'eux, Etrient-ils sobres ?Étaient-ils rangés dans leur culture ?[ours dépenses étaient-elles basées revenus ?Étaient-ils dettés envers le marchand de l\u2019endroit où autrement ?Quelle étiit la nature des charges et impôts qu'ils avaient à supporter pour soutenir le système scoluire, les répartitions etc, ete.?Et quelle est suivant vous, la cause i laquelle il convient d'attribuer leur départ 7 Autant que possible, veuillez nous indiquer si ces sur leurs on- sort en allant habiter la ville, Donmz autant du détails que vous pourrez À ce sujet et si vos ren- seigneimmunts ne vous perinetlent pis étudier les causes du mouvement, | vidus, * CAUSUS triels, le dit comité devant faire! d'esquisser la carrière de city indi- bornez-vous à un nombre \u201cmoindre.6.Quell-Ÿsont, à votre avis, les uénérales qui porssenn faut 1 du cultivateurs à s'éloigeer d campagne ?Quetles 7.mesures législatives ou adininistratives la province de 11?Avez-vous remédier au nk des cing cultivateurs ont amélioré leur Québec pourrait-elle adopter pour suggestions | électorinx.vient de faire une nouvelle et jolio toilette.| Le titre du journal se détache d'une vue à vol d'oiscan très bien fuite de ln villo de Saint-Hyu- cinthe.Le fauchage du blé au Manitoba est actuellement général.On estime que le rendement sera de 20 minots par arpent dans toute ln province, \u201cn quelques districts on compte sur 30 minots pui acre.Une dépêche spéciale de Londres au JFitness déclare que la reine Yictovia a accueilli M, Cladstane à Osborne House avec nue curdialité inaccoutuimée.Lord Sulisbury n\u2019au- ait jomais regu autant d\u2019écards.Le Canada produit 12,000,000 de gnllons d'licile raffiné de pétrole.Notre importation comprend en huile de napthe de pétrole, de charbon, cte, 5,050,000 de gallons pour lesquels on a payé 5375,000 de droits.La Guzetle de Voss annonce gue l\u2019un a décidé de supprimer tous les chevaux blancs de l'arméé allemande parce que, vu Padoption de la pondre sans fumde, leur couleur serait visible de très loin, sur le champs du bataille, et servirait de but à l\u2019ennemi, La France dépense 53,000,000 du francs par an pour ses écoles.Mais on prétend que les écoles laïques, gouvernementales ou indépendantes, ont perdu, dans l'annee, 46-962 élèves, tandis que las écoles congréganistes, soutenues par la charité pri- | véc où iniépeudantes, en out gagné ou om 3 80,128, Les Nancais seut Lien en retard { sur leurs voisins d\u2019outre-Manche au puiut de vue du montant des frais En IST4, les élections , .proyrés de sa mission.particulières à faire ou des rensei- !ne coûtérent, pas extraordinaire, que té au-dessus de tout seupçon.' stème d'instruction at- \\ : re gnemeonts à donner pour aider le co- | tentatoire aux privilèges sacrés de l'autorité patertelle, ct affirment ates 0e 6 GUAM AU GLLGURICITILZIIL A une doctrine qui, outre sa source divine, récolte et seront bien payés, et l\u2019in- ; s'impose encore aux intelligences EU ux plus cher: intéréts d'une large T millions de francs ; c'etait Inaigre ; Ce comité est composé de MM.1&7 J .20 mitt duns son œuvre ?Veuillez, en | mais, en 188%, on arrive à 46 mil- Que M.Gault, maintenant, fusse ; ; \u2018 : Hh portion des loyaux sujets de Sa Ma- Joctd ; Pornataher Chiseges, Chaud [LUS ou non marcher son Usine de Farn.St-Jean), Fitzpatrick, Parizeau, Steqéuéral, tatre connaître vos vues et.lions pour atteindre ensuite, en 1836 ham, les cukdvateurs livreront leur les vues de votre entourage sur tout | pres de 54 millions.Que les dites luis ne peuvent manquer de blesser, ct en effet, af- Fe coiles qui shens et Tétreau se qui he à le ti 3.| vi .; p au, ce qui touche a ia question agei- | viennent de se terininer par le ari- dustri> sucrière, au moins quant à : culture, n'aura pas à souffrir.C'est ce que nous voulious avant tout.~~ Cr B= AU MANITODA.UNE SÉRIE LE RÉSOLUTIONS Voici les résolutions qui ont été adoptées récemment à St-Doniface, à propos de la question des écoles | catholiques : L'honorable sénateur Girard, appuyé par M.F, Gingras, a proposé : « Lorsque la patrie est en danger, tous les enfauts encossent sa livrée ct courent à sa défense, disposés à lui donner leur vie.Il est nue par les leçons constantes de Vhiswire et la triste expérience du siècle.Preposé par M.T.A.Dernier, avocat, appuyé par le Dr J.11 O.Lambert : \u201c Que les catholiques de la ville de St-Boniface, réunis en assemblée publique à l\u2019hôtel de vilie, ont appris avec le plus grand étonnement et le plus profond regret le rejet de leur cause par le conseil privé de Sa Majesté, en Angleterre.\u201c Ce document judiciaire leur impose l'obligation de protester de nouveau contre la législation scolaire du gouvernement de cette province du Manitoba.\u201c Parce que dans leur opinion, indépendamment de toute interprétation judiciaire quant aux droits constitutionnels de la province, cette le- autre patrie qui nous appelle, nous eb nos enfants.Pour détourner les populations de la voie qui y conduit, : l\u2019on propose, dans notre pays même | de refuser à la jeunesse les avantages de l'enseignemant religieux dans les écoles.C'est une profession publique d'athéismne ct nous y | opposons notre foi en Dicu et en son Eglise.C'est pourquoi, à ceux qui nous demandent: Qui êtes-vous ?Nous répondons fièrement, comme dans les premiers temps: Nous somines chrétiens cuthuliques dans toute l'intégrité de ce terme, et nous ne nous lasserons point de maiînte- nir nos croyances sans ancuue diminution de nos libertés ou de nos droits.\u201d Proposé -par M.A.A, C.LaRi- v.ère, M.l\u2019., appuyé par M.M.À; Kéronck, président de l\u2019ussocintion St-Jeau-Baptiste de Manitoba.\u201c Que nous, catholiques, déclarons que nous recounnissons, on mutière dé foi, de ductrine ct do discipline dans l\u2019ordre religieux, la suprême tions manifestées et déclarées des auteurs de la constitution, et viole : des droits acquis reconuus pendunt ; 20 ans ; \u201c Parce qu\u2019elle porte atteinte à la liberté de l\u2019enseisnement, à l'autori- ; té des parents, aux droits de la conscience ; \u201c Parce qu\u2019elle établit entre les citoyens d\u2019un même pays des inéguli- tés arbitaires au point de vue de leurs obligations et de lours droits civils ; « Parce que ses effets iurmédiats seraient de priver Ju jeunesse catho- tique des bienfaits de l\u2019édlucalion, où de forcer les pareuts à confier leurs enfants à des écoles réprouvées par leur concicnce ; \u2018* Parce qu\u2019elle est en conséquence l'expression suprême à.l'égard d\u2019une classe nombreuse et loynle des sujets de Sa Majesté.\u201d Proposé par M.Thévphane Bertrand, avocat, appuyé par le Dr A F D'Eschambault ; Que cette assemblée vst d\u2019opi- gislation va à l'encontre des inten- ; fligent au moins la moitié des dé-\\neimbres de présenter un premier vouts sujets du Sa majesté ; rapport à la Chambre, à l'ouverture Que les dites lois sont contraires | qe sa prochaine session, ils veulent aux garanties données, au nom de utiliser la Vacance pour se rensei- Sa Majesté, à la population du Ma- guer sur l'objet de leur mission et, à nituba durant les négociations qui | cette fin, ils fout appel à tous les \u2018 anim: 1 Ae .pe, ! .ont déterminé l'entrée de la pro-' hommes de bonne vulonti.1 ne la Confidération - .vince dans la Confedération ; Les personnes qui auront connuls- Que les dites lois sont en viola- > sance du cuite cireulaire par voie tion flagrante de l'Acte de l\u2019Amé- {des journaux ou autrement, sont rique Dritaunique du Nord, 1867, à l\u2019acte du Manitoba, 1570, et de l\u2019Asnérique Lritannique du Nord 1871; Que vos pétitionnaires sont jus- réspectueusement prices de 1épon- pre aux questions ci-dessous postes, ou du moins à quelques-unes en particulier si elles ne peuvent pas 1épondre à toutes.tement alarmés par les désavantages | Le comité compte sur le zèle et le et même les dangers qui résulte- patriotisme de tous les canadiens sans ruiunt d\u2019une législation forçant.ses exception, pour lui prêter leur con- { victimes à croire que la fui publique | cours dans l\u2019accomplissement de la ti est violée pour eux, et avantage est | che qui lui est confiée.pris de leur faiblesse numérique, 11 s'agit d\u2019une question vitale pour pour frapper sur lu constitution sous l\u2019avenir de notre chère province de Québec et c'ust le devoir d\u2019un cha- eun de chercher à la résourdre dans laquelle ils sont si heureux de vivre.Eu conséquence, vos pétitionnaires prienthumblement votre Excel- | a mesure de ses forces.lence d'apporter remède à la législa-| Ou est prié de repondre à cha- tion pernicicuse sus-mentionnée, et que question en y référant par nu- celu de la manière la plus juste et} néro d'ordre.la plus efficace.| et ; Toutes communications doivent être transmises, le plus tôt possible, & a Lt vos pétitionuaires, comme leur devoir les y oblige, ne cesseront de M, J.A, Chicoyne, président pro- prier.vigvire du comité ou à aucun de ses F.À.Card, Taschereau, Archevêque de Québec ; Alex.Arch, de St-Doniface ; C.O'Brien, Arch.Halifax ; Edouard Ch,, Arch, Moutréui ; John Walsh, Arch, de Toronto ; Jean, Arch, de Léontopolis ; Vital, J., évêque, de St-Albert ; Peter Melutyre, évêque de Charlottetown ; L.F., évêque des Trois-Rivières ; J.Cumeron évêque de Antigonish ; Paul Durieu, O.M.T., évêque de New-Westminster ; Thomas Juseph,- coilègues.Voici lewrs adresses : J.A.Chi- | coyne, Sherbrooke ; N.Ternatchez, St-Thomus de montmagny ;J.Girard, St-CGédéon, lac St-Jean ; Chas, Fitzpatrick, Québue ; D.Parizean, Montréal ; G.W.Stephens, Montéréals; N.Tétreau, Hull, QUESTIONS.1, Rst-il à votre connaissance personnelle que des cultivatours + Comme c'est l\u2019intention de ses ; cole en cette Province.| re à rs Ume dame écrit lu simple vérité, .commu suit : Te Bartie, Ont, j'ai ; beaucoup souffert de Ja névralgie, \u2018depuis neuf ans.On m'a conseillé \u2018d'usage de l\u2019'Huile St-Jacobet je puis anjond'inir
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