La Gazette de Berthier, 17 novembre 1893, vendredi 17 novembre 1893
[" MAL Autin \u2014 JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ LE a Gazette de Berthier.PUBLIEE PAR LA COMPAGNIE D'IMPRIMERIE DE BERTHIER \u2014 rer UN DOLLAR PAR AN Pa 2 AO ra re EE FEUILLETON VAE AR RAS A NRA A A AAA PPS PA M M No.39 LE MEDEOIN DES FOLLES.PREMIERE PARTIE, L'HOTEL DU GRAND CERF LIV (Suite) Le banquier s\u2019empressa d'entratner, ou plutôt d'emporter su fille hors du la gsllule qui, miintenant plus que jamais, lui Faisait l'effet d'une | tombe.Frantz les suivit et l'infirmière, impussible et docile, referma silen- | cieusement Ja porte ct le guichet, Nos quatre parsosanagas regu gutrent le salon d'attente à pas lents et sans cchangar une parole.Edmée, pile comme une morte, soutenait à peine &t de grosses larmes coulnivnt Une à une sur ses joues, \u2014 Mademoiselle est très cbranléz vo\u20141it le do:tgur,\u2014je vais lui prépirer un cordial qui ia remettra sur-le-champ.TI entra dans un petit laboratoire.attenant au cabinet du médecin adjoint et il en ressortit presque aussitôt, portant sur un plateau de mêtal un verre rempli d'an liquide transparentet faiblement rosé qu\u2019elle préseuta à la jeune fille, Edmée but ce liquide jusqu\u2019à la dernière goutte ct fut aussitôt soulagée.\u2014Tlle respira librement ; les couleurs revinrent à ses joues.\u2014Ne vous alarmez point outre mesure, mademoiselle, \u2014reprit Rittuer ; \u2014la crise dont vous venez d'être témoin, crise provoquée par votre imprudence et par ln mienne, est la conséquence naturelle de l\u2019état de votre chore malade.\u2014I(1 w'en faut rien conclure de funeste.\u2014La situation reste ln méme et ne s'est point aggravée.\u2014Ainsi,\u2014demanda le banquier d'une voix émuc\u2014l'espoir est encore permis ?\u2014Sans douto \u2026 \u2014Et vous croyez toujours In guérison possible ?\u2014Cu que je pensais hier, je le pense aujourd\u2019hui.\u2014Ah ! que vous me faites de bien en me parlaut aingi !\u2014s'écria le vieillard ;\u2014tout me semblait perdu.Frantz Rittner prit M.Delarivière par le bras, l'emmena dans l'embrasure d\u2019une fenêtre, de manière à n'être entendu que de lui seul, et répliqua : \u2014Rien n\u2019est perdu, je vous en donne ma parole ; mais je vous dois l'entière vérité sur un autre sujet.\u2014 Mademoiselle votre fille me cause une sérieuse inquiétude.\u2014Sa na- i ture impressionnsble et nerveuse, ressemble à celle de sa mère.\u2014 Cette enfant vient de recevoir un coup dont l'impression persistante deviendrait bientôt dangereuse.\u2014Oh ! mon Dieu, \u2014balbutia le vieillard avec effaremeut \u2014 Faut-il trembler aussi pour ldmeé 2.Le médecin des folles secoua la ! tête, \u2014Ne vous alarmez point sans raison.\u2014dit-il ;\u2014un mal de cette nature pris dès son origine, vaiueu d\u2019avance.\u2026\u2014combattez l'i- déc fixe ct tout ira bien.\u2014Ta combattre ?\u2014répéta M.De- * larivière.\u2014lt comment ?se \u2014l\u2019'ar le plus simple de tous les moyens.\u2014 Lequel ?\u2014 La distraction.\u2014Je vous comprends.\u2014mur- | mura le banquier ;\u2014muis ce moyen, si simple en apparence, est en réalité d\u2019une application bien diffi- cle.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Après lu scène désolante dont nous venons d'être témoins, et dans la disposition d\u2019esprit où se trouve la pauvre enfant, voudra-t-clle se distraire ?\u2014 TI faut l\u2019y contraindre\u2026 \u2014Eh ! monsienr, puis-je offrir à ma fille des plaisirs bruyants, puis- je l'accompagner à des réunions joyeuses, quand nous portons dans notre cœur le deuil de sa mère vivante ?.\u2026.\u2014Je ue vous parle point de fêtes mondaines.\u2014tépliqua le docteur, \u2014 votre présence en ce moment y serait choquante, j'en conviens.\u2026.\u2014 Il suffira d'éviter l\u2019isolement, d\u2019entretenir des relntionsfréquentes avec quelques amis, et d\u2019occuper l'esprit de Mademoiselle Elmée des choses brillantes etfutiles qui plnisent tant aux jeune filles, les modes, les chevaux, la musique et les arts.\u2014 Votre grande fortune rend tout cela facile.\u2026 \u2014 Merci do ces conseils, mon- esl RERTHIER, 17 NOVEMBRE sieur.je vous promets de les suivre docilement.\u2014Envoyez-moi votre neveu chaque jour.\u2014\u2014continua Frantz.\u2014Il vous donnera des nouvelles de votre chère ne revenez malade ; mais vous-même que sur mon invitation formelle.\u2014-les résultats d'une imprudence peuvent étre désastreux.\u2014vous en avez eu Ja preuve au- aujourd'hui.M.Delarivière promit de se soumettre, et les trois visiteurs quitte- rent la maison de santé.\u2014Où allons-nous maintenant, mon oncle ?\u2014demanda Fabrice en remontant en voiture.\u2014 Mais d'abord, \u2014répliqua le vieillard, \u2014chez quelque couturière en vogue.\u2014Tu dois en connaltie.\u2014De réputation, oui, mon oncle.\u2014Couduis-nous chez la plus céle- bre.\u2014ta cousine à besoin d'une demi-douzaine de costumes plus coquets les uns que les autres.1893 aurait nommés jadis : Le temple de la mode, Edmée était un peu moins triste.Frantz Rittner avait eu raison.La coquetterie chez les filles d\u2019Éve est une passion innée qui, lorsqu\u2019elle trouve à se satisfaire, triomphe de tout, même du chagrin.\u2014 Les exceptions ne font que confirmer la règle.Plus d\u2019une jeune femme, pleurant sincèrement un nari trés aimé, s\u2019est avoué mentalement que le noir ne l\u2019enlaidissait pas, et n\u2019a pu s\u2019empêcher de sourire à sa gracieuse image habillée de grand deuil.Pour la secoude fuis Fabrice demanda : \u2014Où allons-nous, mon oncle ?\u2014Chez mon banquier, qui est en méme temps mon vieil ami.\u2014répoudit M.Delarivière \u20141l te faut de l'argent pour payer aujourd\u2019hui même, entre les mains du notaire, l'acquisition de Neuilly.\u2014TPère, \u2014murmura timidement Edmée,\u2014si tu voulais me faire un grand plaisir, nous remettrions à plus tard.\u2026.\u2014Le moment est-il bien choisi pour nous occuper de toilettes ?\u2014Mais oui, mignonne.\u2026.\u2014Oh ! je devine ta peusée et voici ce que | \u201cj'y réponds : \u2014je veux, quand ta | mère bien-aimée reviendra près de nous, ce qui ne tardera guère, qu\u2019elle puisse être orgueilleuse non seulement de ta grâce et de ta beauté mais de ton ¢légance.\u2014Ai-je rai- sou 2.\u2014 Oui père, et puisque tu le désires, commandons des costumes.Mais je n'aurai de plaisir à les porter que quand ma mère pourra les voir.La séance chez la grande couturière dura près d\u2019uuve heure.ll s'agissait de choisir les étoffes, les nuances et les façons, ce qui n\u2019était point une affaire de peu d'importance : \u2014toutes mes jolies lectrices seront de cet avis.Edmée, prosque à son insu, oublin momentanément sa préoccupation douloureuse, et cette pensionnaire à peine émancipée fit preuve du goût le plus sûr et du tact lo plus exquis.La grande couturière duigna s'é- ctier : \u2014Je serai vraiment heureuse d\u2019habiller mademoiselle i.\u2014 Mademoiselle est une cliente qui me fora beaucoup d'honneur ! ! En quittant les salons installés avec un luxe princier, et qu'on \u2014Tourquoi remettre, ma chérie ?! i \u2014C\u2019est juste.\u2014fit le jeune hom- «me, et il donna l'adresse au cocher.i ! La maisen de banque Jacques Lefebvre était située rue Saint-La- zare dans un vaste Lotel dont les bureaux occupaient le rez-de-chaussée tout entier \u2014 M, Delarivière descendit de voiture avec sa fille et son neveu.Sous le vestibule un : huissier en habit noir et en souliers \u2018à Doucles d'argent lui posa cetto question : \u2014AÀ qui monsieur a t-il affaire ?au caissier ?au foudé de pouvoirs ?ou à M.Lefebvre lui-méme, \u2014 À M.Lefebvre lui-même.\u2026.\u2014 répondit le visiteur, \u2014remettez-lui : je vous prie, ma carte.Le patron de la grande maison connue du monde entier travaillait dans son cabinet.En lisant le nom tracé sur cette carte il s\u2019écria, rayonnant de joie : \u2014 Maurice Delariviére !.-Ame- nez:le sans perdre une minute.Et, quittant son siège, il attendit le uouveau venu sur le seuil du cabinet, lui saisit les tanins, et les serrant à les briser balbutia avec émotion.\u2014Comment, c\u2019esf toi, mon cher vieux camarade ! Al ! quelle bonne surprise et que je suis heureux de : Eutre Il s\u2019interrompit pour saluer Edte voir ! vito ! mde.\u2014Mudemoiselle Delarivière, saus doute ?\u2014reprit-il, \u2014Oui, cher ami\u2026.ma fille.3 \u2014Adorable ! une fleur à peine ¢close ! un bouton de rose! Mes compliments {.Oh ce joli petit ange-là sera facile do marier\u2026Si tu veux, je-m\u2019en charge\u2026 C.A.CHENEVE Edinée devint pourpre.\u2014Rien ne presse\u2026\u2014répondit son père en souriant.\u2014 Quand tu voudras.\u2014poursuivit Jacques Lefebvre.\u2014 Dispose de moi à ton heure, tu me feras plaisir\u2026\u2014Ah ! voilà Fabrice.\u2026\u2014 Bonjour, Fabrice.\u2014\u2014Une poignée de mains, neveu de mon ami.\u2014 Mais ou est madame Delariviére ?Comment va-t-clle ?L'as-tu laisse, cette fois, 4 New York 2.à Le vieillard s'attendait à cette question, aussi put-il répondre sans trop d\u2019embarras : \u2014Ma femme est venue en Franpagner jusqu\u2019à Paris.Je l\u2019ai laissée chez des amis, dans le midi.\u2014 Elle est un peu souffrante.\u2014 Rien de sérieux.au moins ?\u2014Je l'espére.\u2014Maudite soit l'indisposition qui me prive du plaisir de lui faire ma cour, car j= lui fais la cour à ta i charmante {vmme.\u2014DPrends garde à toi, mon vieil ami ! Jacques Lefebvre ent un éclat de rire bon enfant et poursuivit : -\u2014Est-ce que tu es souffrant, aussi, toi, Maurice ?\u2014Je te trouve pile.\u2014Souflrant, non.\u2014fatigué, oui .\u2014Le voyage à été pénible.\u2014 Deux ou trois jours de repos et il v\u2019y paraîtra plus.\u2014Sais-tu bien que je n'aurais point reconnu ta ffile Edmée, quoiqu\u2019elle ressemble beaucoup à sax mère ! \u2014Com- ment cette belle demoiselle est In petite espiègle qui pictinait dans mes plate-bandes et fourrageait mes roses il y a quatre ans 2.\u2014Oui, mademoiselle, oui, vous étiez la terreur de mon jardinier, et aujourd\u2019hui vous voilà bonne à marier.Edmée rougit de nouveau.\u2014 Ah çà ! \u2014demanda M.Delarivière \u2014tu es douc encore le ma- tieur infatigable que j'ai connu jadis 7.\u2014Plus que jamais !.J aurais dû me mettro à la tête d'une agence matrimoniale.\u2014C'était ma vocation ! .\u2014Gagner des millions et marier ses amis, les enfants de ses amis, les pareuts de ses amis, et les amis de ses aumis, voilà le Lut de la vie!.Jacques Lefebvre eut une nouvel accès de son bon rire jovial, et Fabrice fit écho.\u2014TPrenez gardo à vous Fabrice ! lui dit le banquier en le menaçant du doigt.\u2014 Vous y passerez aussi.\u2014 Vous screz murié de ma main\u2026 \u2014-Que voulez-vous, mes chers amis je suis si heureux en ménage que ce avec moi, mais n'a pu um'uccom- IT, DIRECTEUR DE LA REDACTION T_T Pr re pe ter je voudrais donner à l\u2019univers entier un bonheur pareil au mien.\u2014Eh bien , mais \u2014répliqua Fabrice,\u2014mariez votre_fils, \u2014Je le voudrais! Ah ! je le voudrais ! mais il met une étonnante mauvaise volonté à se laisser faire.\u2014Je ne l'ai pas encore demandé i des nouvelles de madame Lefebvre et de Raoul.mais ta gaicté me prouve que les nouvelles sont bonnes.\u2014 Excellentes, grâce à Dieu ! Ma femme cest toujours vive, toujours alerte, toujours joyeuse.Elle no change pas.Elle ne] vieillit pas.Tu le verras !\u2026.\u2014Je ne sais si je me trompe, mais telle elle était la lendemain de notre mariage, telle la chère ercature,est encore aujourd\u2019hui Quant à mon fils, Cest un mauvais sujet ! il est en cc moment en Russie, pour nos affuires.\u201411 travaille comune un cheval.autant que moi.Ce qui west pas peu dire.\u2014Et tu l\u2019appellet mauvais sujet ?C\u2019est un mot d'amitié! et puis pourquoi ne veut-il pas se marier ?\u2014 Ce qurcon est étonnant.Tl est aussi malin que moi en affaires, et \u2014Ah il n'a que vingt-quatre ans\u2026 il ira loin : \u2014 Ah ca! vous dinez avec nous.\u2014C\u2019est eutendu, je n'admets aucune fin de non-recevoir.\u2014Cependant.\u2014commenga l'onde Fabrice.\u2014I n\u2019y a pas de cependant !\u2014 interrompit Jacques Lefebvre \u2014 Si tu refuses, nous nous brouillons ! Voila mon ultimatum !.(A continuer.) LES FEMMES PARLENT.Et voici ce qu\u2019elles disent : Nous connaissons toutes (plus ou moins) les misères et les souffrances attachées à notre sexe et si nous nous plaignons quelquefois de ce que nous appelons Vinjustice de la punition infligée à la femme au paradis terrestre, nous admettons que nous avons un remède efficace à toutes nos douleurs et nous recommandons le \u201c Régulateur de la Santé de la ferume \u201d et les \u201c Female Plasters \u201d du Dr Larivière à toute femme ou fille affectée du \u201c Beau mal \u201d sous quelque forme qu\u2019il se présente.On l'emploic aux Etats-Unis dans les communautés religieuses et les hôpitaux, Les médecins du Boston Electric Hospital certitient qu\u2019ils emploient le Régulateur pour fortifier les nerfs et le sang, relever les forces, douner appétit et faciliter lu digestion et dans tous les cas de maladies communes aux femmes.Pour toute information, écrivez nu Dr, J.Larivière, Manville, RR.I.Euvoyez 25 cents pour un plaster.MM, Evans & Sons, Montréal, P.Q., :gents généraux pour le Canada, +4 Mars 1892 + EN VENTE.Nous avons on vonto à notro bu- rean un grand nombre do volumes do In Biblioteque Jrangaise.Los amatours do littérature, de roman ot do scènes émouvantos pourront se regaler, on venant: achotor tn du ces volumes pour Ia medique som.mo do 15 cts.16 Décoaibre: 1892, 2 AE blics prépands sous la surveillance TEES 1 RAS) s Koillour comme suit (page 20) : Dette consolidée\u2026\u2026\u2026.S22,3534,353 Dette flottante.4458,694 Total.826,813,047 Entre u ire dute et le 7 septembre, (x AZETTE DE RRERTHIER BERTIER, 20 NOVEMBRE 1888.où cesse la responsabilité de M.Mercier, \u2014 parceque, de ce moment, on s\u2019en rappelle, le czar Anvers l'a ?> LES FINANCES Di LA PROVINCE \u2014 Le Gouvernement a-t-il tenu ses promesses ?se vem cna} \u201cmis eu tutelle, \u2014la dette consolidée a été augmentée du montant de l'emprunt fait à Paris, c\u2019est à-dire $-L,0I0,000 ; emprunt a servid payer un mon- \"tant égal de cette dette flottante, il Wa pas augmenté le chiffre de la mais, comme cet ! .* .- | dette telle qu'elle était au ler juil- | let, Lors des élections de mars 1892, A combien s'élevait cette 1uème le gouvernement avait promis quatre \u2018dette le ler juillet dernier 2 Voici choses aux d'ectenrs de la province : les chiffres que nous trouvons dans | Lo Qu'il n\u2019imposerait pas de taxes.les comptes publics de l'exercice 2o Qu'il ne ferait pus d'emprunt, 1892-93, qui viennent d'être mis de M.Hall, et signée par lui, était et n'angmenterait pas la dette de la provisee.du Qu'il réduirait les dé- venses.do Qu'il mettrait fin aux déficits, Il n\u2019y a pas une seule de ces promssses qu\u2019il ais remplic.Voyons plutêt.I.A-L-il imposé des taxes.Lors des élections, tous ceux qui cambuttaient les candidats mivisté- riels mettaient les électeurs en garde coutre le gouvernement, leur disaient : \u201c si vous ce gouvernement au pouvoir, vous pouvez vous attendre à payer des taxes, cur il est inspire par M.Angers, et dirigé par M.de Boucherville, les deux même hommes qui, ,Ç pour la première fois dans cette proviner, ont essaye d'établir la taxe directe.Que réponduient à cela, non seulement les partisans du gouvernement, mais les ministreseuxmêmes ?Lis disaient que c'était une calomnie des libéraux, et que, si le ministère obtenait la majorité aux élections, il n\u2019imposerait aucun nouveau fardeau au peuple de cette province.Qu'est-il arrivé ?maines après les clections, une ses- sfon de la Lévisliture avait lieu, et l\u2019une des premières mesures prope- sdes par le gouvernement éteit un Lill pour imposer des taxes directes.Non-seulement on imposait des taxes directes, mais on rétablissait ces odieux lods et ventes que le parti libéral avait autrefuis réussi à abolir, après une Intte d\u2019un demi-siècle.M.de Buuchervilie qui, en sa qualité de seigneur, regrettait sans doute les droits seigneuriaux, profitait de ce que le peuple, dans un moment d'uffolement, lui avait donné le pouvoir, pour établir le plus odieux de tousces droits, ainsi abulis depuis longtemps.En même temps que le gouvernement tamanuit ainsi les lods el ventes, il établissait ces taxes si, inégales, si iniqnes, qui frappent le commerce et les métiers, taxes que personue, aujourd'hui, ne ch-rche à défendre, H.Le a-t-il gouvernement augmenté la dette ?Nous venons de voir comment le gouvernement a tenu la première de ss promesses, celle de ne pas impo- poser de taxes, Voyens, maintenant, comment il a rempli celle de ue pas augmenter lu dette, et de ne ; bas contracter d2 nouveaux emprunts, Au ler Juillet 1891, In delte de la province, d'après les comptes pu- Is | + Imaintenez Quelques se-, devant les chambres (page 19) : Dette consolidée.826,21.4,333 Dette flottante.3,469,946 | Total,.329 i ! ,084,209 Cette dette ne comprend pas le \"dernier emprunt fuit & Paris ; parce \u201cque, comme il a servi à éteindre une partie de la dette, nous faisons 1 \u2018comme nous avons fait pour em.\u2019 prunt de 1391, et nous n2 le don- : dette publique.Comme on le voit, en 18 mois de \u2018pouvoir, le gouvernement actuel a 82,871 c'est-à-dire qu\u2019il l\u2019a augmentée à rai- 959 god augmenté la dette de \u201cson de 81,914,108 jar année.Voilà comment a été tenue cette solennelle promesse de ne point aug- : menter la dette publique, Et, si ce- | la eût dépeudu de M, Mall, ce n\u2019est { pas de 82,871,252 qu\u2019elle aurait été \u2018augmentée, mais de 20,871,252 ; car \u2018 on sait qu\u2019il aurait voulu emprunter ; Quatre millions de plus qu\u2019il a oh- | tenu, et c'est son incapacité seule | qui a sauvé la province de ce malheur, Si, à force de maladresses, il | n'avait pas réussi à se faire mettre à ' la porte par les capitalistes euro- \u2018 péens, ce gouvernement qui avait promis de ne pas angmenter la dette i publique l'aurait augmentée au taux | \"de $4,380,834, par anude, M.Mer- \u2018 cier, cet homme si extravagant, ne l'avait, lui, augmentée qu\u2019au taux d'un peu plus d'un demi-million par \u2018année, | Nous verrons dans un prochain article comment le gouvernement a | rempli ces deux autres promesses à | l'électorat.\u2014 L'Electeur\u2014\u2014 § AP \u2014\u2014 erie: L'emprunt de M.Hall.Le gouvernement paterucl de M.Taillon s\u2019est enfin décidé de convo- ; quer les députés du peuple pour \u2018leur exposer quel bien ila fait pour sa chère province.Nous allons de nouveau recueillir \u2018les fruits du travail deces grrrands hommes d'Etat que l\u2019on nomme Cusgrain, Beaubien, Nantel, etc, de ces hommes aux principes imimnua- \u201cbles Pelletier, de ce chancellier que l\u2019on nomme Flynn et de l\u2019échiquier incomparable qui a nom Jack Ifall.Tous ces personnages out bien travaillé pour leur cher pays et M.Hall surtout s'est surpassé, Parmi tous les badauds politiques que la violation de nos libertés a montés au pouvoir, ce dernier a certainement la palme, Il se croyait appelé à sauver de la ruine financière notre province et, « daus son orgucil, il a cru que ses nons pas comme ayant augmenté la LA GAZETTE l'origine entachée de son: élévation au pouvoir.riblo doit être son illusion ! Quant à l'électorat égaré qui a Inis sa confiance en lui, il doit sentir combien cher lui coûtera son aberration d'un jour.M, Mall et ses collègues ont eu le peuple pour eux, la Chambre pour eux.lls devaient faire des économies, alléger le fardeau de la province.Et aujourd\u2019hui, à leur troisième session, il leur faut annoncer qu\u2019ils l\u2019out trompé.Depuis qu\u2019ils 1guent ils ont rétabli la taxe directe.Et ce revenu, perçu par leurs fuis iniquesne, les a \u2018pas empêchés d\u2019augmeuter notre ; dette.MIG s'est plu, sur tous les \u2018théâtres où son orgueil le huchait, à tnier la nécessité des emprunts de M.| Mercier et à critiquer la manière dont ses emprunts out été faits.Qu\u2019a-t-il fait à son tour ?Il a hauts faits financiers feraiont gublior'} Si Vorgueil ne l'aveugle pas, ter-.DY BERTHIER ee EE ee Vous portez déjà le poids vengeur que vous valent vos déchainements de hutnes et de colères.\"Vous ue vous étiez jamais occupé de ce que vous pourriez fuire du pouvoir convoité ; vous n'avez jamais caleuld que vos faibles épaules ne pourrait supporter le fardeau du gouvernement, Vous ne voyiez qu\u2019une chose : la gloire, les honneurs, l'argent que vous rapporterait votre titre.leu vous importait de violer la loi, de compromettre les libertés politiques de votre pays.Vous courriez & la curée sans songer aux devoir qui vous attendaient.Vous n\u2019avivz jamais euleulé la rhonte, l'humiliation où vos calomnies haineuses plongeaient votro ! province.| Frapper vos ennemis, les jeter sur le pavé, vous revêtir de leur habit, de leur titre, vous aésocir à la Hable publique, bien manger et as- 'saisonmer le tout de vos injures | grossières à l'adresse de vos adver- snires Lerrassés, telle a été votre AFFAIRE ALLARD.Québec, 21 nov, 1893.Le comité des privilèges ot élections n siégé aujourd'hui.M.Turgeon a récusé les trois ministres impliqués en cette affuire ot qui font partie du comité, Naturellement ces Messieurs ont persisté à être juges dans leur propre cause, Une discussion intéressante s\u2019est engagée entre les meinbres du comité et définitivement ln question a .été référé à la Chambre, où après un débat des plus acrimonieux, les honorables Fiynn, Casgrain et Pelletier ont été maintenu dans leur rôle d'intéressés et de juges, On prend tous les moyens possi- sibles pour cacher les suletés poli- i liques du député compromis, Ce west certainement pas par sympa- \\thie pour M, Allard qu'onagit ainsi, .* .o, 0.* LA .| .: \u2019 * .* .* \u2019 y .cherché à eontracter un nouvel \u2018unique ambition, teis ont été vos, car il a Pair bien délaissé et Lien emprunt sans succès, et, pour payer \u201cune dette dchu, ita dd empruater \"plus quece qu\u2019il lui fallait payer.lour honorer notre dette de l'Angleterre et la France, quéman- 20,000,000 de francs, il a couru | | seuls désirs, | | Mais aujourd'hui il faut sou- table, vos convoitises il vous faut conser- \u2018tenir cette Au comble de | | ver votre prestige obtenu sous de faux prétextes, I l abandonné même par ses amis.+ P Plusieurs députés conservateurs que nous avons rencontrés à Québec, | nous ont déclaré qu'ils entretenaient beaucoup de répugnance à son en- t \u2019 .it is 3 lus *tsatt 5 dant sur tous les marchés un peu ! La tache est trop rude paur vos droit, depuis que les accusations que \u2018 \\ os , ou \u20181 : \u2018té portées contre ; d'argent, jouant le rôle humiliant : falbles ressources.Vous allez trou- l\u2019on connaît out été portées contre des hommes d'Etat italiens, {Et tout le suceès qu'il a eu, ça \u2018été un renouvellement des 20,000,000 du francs.| Ces 20,000,000 de franes avaient été empruntés à dojo et à 98 par ; M.Shehyn.| Pour payer, M, Hall a dû ! | i i ; en- prunter à 4570, à 94, et son emprunt :v\u2019est que pour 2 ans.Emprunter pour 2 ans, ne recevoir que 94 , plastres pour 100, payer 4opo d\u2019intérêt, cela fait un intérêt de sept \u2018pour cent par année, | Et le résultat net de ce Le! échan- itillon de transaction financière, c\u2019est \u2018que dws deux ans au lieu de : 20,090,500 de francs, nous aurons à piyer 21,200,00u franes.Etnous n'avons pas retiré un centin de plus de cs que nous avait fait avoir M.Mercier.oo | Ainsi, du premier moment que * M.Mail met enbranle ses hautes qua - ; lités financières, il a augmenté notre , dette de 1,200,000 fraucs.Jugez de ce qu\u2019il fera lorsque son génie finaucier prendra tout son essor.Naturellement si ce brave homme à fait un tel fiasco, M.Taillon crie que c'est la faute à M, Mercier, Criez sur tous les tons, antiphonez sans cesse, le public comprend com- ; ment et pourquoi vous êtes dans le pétrin, Cumme des énergumènes, vous avez crié sur tous les hustings que Mercier avait ruiné la province.Vous avez laissé imprimer dans vos Statuts que nous allions à la banqueroute.Vous récoltez le fruit de vos calomnies.Vus hurlements de bêtes fauves ont pu effrayer les électeurs ils ont aussi mis en défiance les capitalistes de l\u2019Europe, Que diriez-vous d'un marchand qui se lamente, crie à la ruine ct veut passer son papier aux banques, C'est un imbécile, un homme qui ouvre ses portes à la fuillite ou à l\u2019usure.C'est ce que vous avez fait.Lt voilà pourquoi vous avez erré sur le marché européen, cherchant à placer vos débentures en vain et compromettant le crédit de votre pays.ver votre chitiment en vous-mdmes.Ce peuple que vous avez trompé malhèureux .en ui criant au vol, i la ruine, vous , demande aujourd'hui ce que vous : avez fait de ses libertés politiques et de son crédit national.Vous l'accablez de taxes, vous augmentez la dette publique, vous | n'économisez pas, pourquoi restez- ! vous donc-là ?Ce n\u2019est pas pour vous pavaner : daus vos fauteuils ministriels, pour promener vos lugubres personnes à travers la province aux dépens de la caisse publique que la nation vous a placé où vous êtes.C'est pour gouverner ct bien gouverner, nez d'où vous a fait soitir l'imposture.Nous avions des écoles du soir prospères, des bibliothèques publi- {ques ; nous avions des espérances de Lien être, Nos campagnes entrevoyaient une ère nouvelle ; notre furdeau diminuait\u2014notre crédit public était solide, Vous neus avez ôté tout cela et des taxes injustes et vexatoires, un million deux cent mil franes d'une mis notre crédit.Votre bilan n\u2019est-il pas assez au peuple ce qui est au peuple, le pouvoir.ll saura choisir ailleurs des hommes de cæœnr pour réparer les brèches que vous avez ouvertes.\u2014 ERO
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