La tribune, 3 mai 1988, Cahier 2
[" FORUM la tribune SHERBROOKE MARDI 3 MAI 1988 Des ministres conservateurs signant l'accord du lac Meedi piquent Turner à leur tour ¦ par Guy TAILLEFER OTTAW A (PC) - La Ca nadian Coalition on the Constitution a intenté hier en Cour fédérale une poursuite contre le premier ministre Brian Mulroney et son gouvernement pour avoir commis un abus de pouvoir en signant avec les provinces l\u2019Accord du lac Meech.L\u2019accord est à tous égards inconstitutionnel et \u201ccontraire à la loi\u201d, soutient la coalition, qui est basée à Toronto.Le premier ministre Mulroney se conduit en usurpateur, a soutenu en conférence de presse le président de l\u2019organisme George Radwanski, parce qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019autorité nécessaire pour transférer aux provinces certains des pouvoirs fédéraux.La coalition demande en conséquence à la cour de déclarer \u201cnulle et non avenue l\u2019Accord constitutionnel de 1987 parce qu\u2019il est si imprécis, si ambigu et si vaste\u201d qu\u2019il menace de faire éclater le système politique canadien.Le gouvernement fédéral dispose maintenant de 30 jours pour présenter son point de vue à la cour.Mais il pourrait s\u2019écouler plusieurs années avant que les tribunaux ne prononcent un jugement sur cette cause.M.Radwanski espère que, dans l\u2019intervalle, les législatures provinciales qui n'ont pas encore voté sur l\u2019entente suspendront le processus de ratification de l\u2019accord, qui doit en principe avoir été complété partout au pays à l\u2019été 1990.Seuls le Québec, la Saskatchewan et l'Alberta ont ratifié l\u2019entente jusqu\u2019à maintenant.C\u2019est la deuxième fois que les tribunaux sont saisis de l\u2019Accord du lac Meech, depuis sa signature en avril 1987.Le mois dernier, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest soumettaient à la Cour suprême une motion dénonçant Ottawa et les provinces pour ne pas les avoir consulté pendant les négociations qui ont conduit à la conclusion de l\u2019Accord du lac Meech.La cour a pris la motion en délibéré.Les accusations portées hier à Toronto par la coalition ont cependant une portée plus vaste.M.Radwanski a indiqué que l\u2019organisme avait décidé de se tourner vers les tribunaux \u201cdans l\u2019espoir que les Canadiens puissent se réapproprier une constitution usurpée par le gouvernement fédérai\u201d.Sous tutelle L\u2019Accord du Lac Meech place selon lui le gouvernement central \u2019\u2019sous tutelle provinciale\u201d.L\u2019un des trois constitutionalis-tes chargés de défendre le point de vue de la coalition devant la Cour fédérale, Me Tim Danson, pense qu\u2019Ottawa a cédé des pouvoirs qui sont indispensables à l\u2019exercice de son autorité.L\u2019entente constitutionnelle, a-t-il dit, procède d\u2019une \u2019\u2019conception balkanisée du Canada\u201d.En témoignent, selon Me Dan- Bouchard n'aura pas l'appui du PQ ¦ ROBERVAL (PC) \u2014 Le candidat conservateur Lucien Bouchard ne doit pas s\u2019attendre à ce que les dirigeants péquistes de la circonscription de Lac-St-Jean lance un mot d\u2019ordre d\u2019appui en sa faveur.C\u2019est du moins ce qu\u2019a indiqué, hier, le député de cette circonscription à l\u2019Assemblée nationale, M.Jacques Brassard.Lors de l\u2019annonce de sa candidature, le secrétaire d'État avait affirmé qu\u2019il comptait franchir l\u2019étape du scrutin avec l\u2019appui de tous ses amis, incluant les péquistes avec lesquels il a travaillé dans le passé.Tout en reconnaissant à M.Bouchard une forte personnalité et des qualités remarquables, M Brassard a déclaré qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de se mêler de la campagne électorale.Selon lui, le PQ n\u2019émettra pas de ligne de conduite d'appui à l\u2019égard de M Bouchard.Par contre, estime-t-il, les militants péquistes qui voudront à titre personnel s\u2019engager dans le camp de M.Bouchard pourront le faire.A l\u2019intérieur Vivre en 88 p.4 De tout et de tous p.5 Informations générales pp.6 et 8 son, le nouveau mode de sélection des membres du Sénat et des juges de la Cour suprême, contenu dans l\u2019entente.En donnant aux provinces leur mot à dire dans le choix des sénateurs, le gouvernement fédéral accorde par la bande aux gouvernements provinciaux un droit de veto absolu sur les lois adoptées par les Communes dans des domaines de juridiction exclusivement fédérale.Cour suprême Quant à la Cour suprême, Me Danson ose à peine \"imaginer ce qui se serait produit si 1 Accord du lac Meech avait été en vigueur à l\u2019époque où le Parti québécois, voué à la destruction du Canada, était au pouvoir\u201d.En vertu de l\u2019entente, la Cour suprême devra compter trois juges provenant du Québec, choisis par Ottawa sur proposition du gouvernement québécois.Me Danson a mentionné que l\u2019accord ne prévoyait aucun recours dans le cas où Ottawa et Québec ne parviendraient pas à s\u2019entendre sur la sélection d\u2019un juge.Une telle situation jetterait le Canada, d\u2019après lui, dans une insoluble impasse constitutionnelle.C\u2019est aussi la catastrophe au chapitre du statut de ^société distincte\u201d accordé au Québec, estime la coalition qui dit compter des milliers de membres partout au Canada.par Marie TISON ¦ OTTAWA (PC) - Après avoir passé la semaine dernière à parer les couteaux lancés par des dissidents libéraux, le chef libéral John Turner a été la cible hier de flèches de la part de ministres conservateurs.Au cours de la période des questions, le ministre des Finances Michael Wilson et le ministre de la Justice Ray Hnatyshyn n\u2019ont pu résister à la tentation de faire allusion au leadership contesté de M.Turner.M.Wilson, habituellement calme et courtois en Chambre, s\u2019est fait particulièrement incisif lorsque que le chef libéral a clamé que les Canadiens payeraient cette année 26,7 milliards $ de plus en impôts qu\u2019en 1984, lors de l\u2019arrivée au pouvoir des conservateurs, en raison des hausses de taxes.Le ministre a déclaré que M.Turner serait davantage respecté par la population canadienne et par son propre caucus s\u2019il cessait de déformer les faits et les chiffres à la Chambre des communes.M.Wilson a ajouté que lui-même aurait un petit peu plus de respect pour le chef libéral s'il ne déformait pas la réalité.Le ministre des Finances a expliqué que les revenus du gouvernement fédéral avaient augmenté parce que l\u2019économie se portait mieux.Il a indiqué que le revenu des Canadiens augmentait, et qu\u2019en raison de la croissance de 1 emploi, davantage de citovens payaient des impôts.Il a admis avoir haussé les impôts, mais uniquement en raison du piètre état des finances du pays au départ du gouvernement libéral.John Turner a répliqué que les conservateurs avaient promis de ne pas augmenter les impôts.Il a ajouté qu\u2019il comprenait pourquoi le ministre était un peu nerveux hier, cette journée constituant la date-limite pour la remise des déclarations d\u2019impôt sur le revenu des particuliers Narquoisement Le ministre Hnatyshyn a également nargué les libéraux hier, alors qu\u2019il répondait à une question du critique libéral en matière de justice Bob Kaplan au sujet du projet de loi sur la pornographie.\"A voir le type de question que pose le député, le caucus libéral est dans un état bien pire que tout ce qu\u2019on pouvait suspecter\", a lancé narquoisement le ministre de la Justice.M.Hnatyshyn a soutenu que, contrairement à ce qu\u2019avait affirmé le député libéral, jamais U n\u2019avait dit que le projet de loi sur la pornographie n\u2019était pas prioritaire pour le gouvernement.Il a dit espérer que le Parti libéral appuie ce projet de loi, et surtout, qu\u2019il ne change pas d'idée après coup.iLaserphoto PC) Le ministre Michael Wilson, habituellement calme et courtois en Chambre, s'est fait particulièrement incisif hier à l'endroit du chef libéral John Turner.m PTK 78: ) L\u2019excellence dans votre vie de couple Excellez avec Excel!\tL'anxiété qui accompagne parfois L'égalité des sexes, en matière de la vie de couple peut être diminuée grâce à la voitures, va de soi avec la Hvundai Excel.\tgarantie de 2 ans/40 0(X) km sur la voiture Les 7 modèles Excel se vendent tous à moins de 10 000 S (Les prix commencent à \" 295 S *.) Donc la vie à deux ne coûte pratiquement pas plus cher que la vie de célibataire.Finies les discussions au sujet des options qu'on devrait acheter ou pas: l'Excel comporte plus de caractéristiques standard que toute autre voiture de sa catégorie.entière et de 5 ans/KX) 000 km sur les éléments principaux.Consultez l\u2019expert, votre concessionnaire Hyundai.Il se fera un plaisir de vous conseiller sur les berlines, les voitures à havon et la façon de les appareiller.HYUnDHI Des voitures bien pensées.\u2022Prix de détail suggên- par lt fabricant Taxe ICupan\tMT KtQIMMi Hyundai de l'Est rie 4500.boul.Bourque Sherbrooke (Rock Forest) 564-0777 - Hyundai s implante chez nous pour mieux nous servir Bouchard Automobiles 1275.boul, St-Joseph Drummondville 477-0673 Hvundai Coaticook 4 Route 147 Coaticook 849-4166 B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 3 MAI 1988 EDITORIAL L\u2019homme à deux têtes Si le CRTC est autre chose qu\u2019un organisme de façade, si ce n est pas qu\u2019une distributrice aveugle de permis de télévision et de radio, renouvelés quasi automatiquement, il examinera attentivement le refus de Vidéotron de distribuer à ses abonnés cinq nouveaux canaux.En effet, le président de Vidéotron, M.André Chagnon, prétextant que la hausse de 2.40$ qui serait nécessaire, ferait fuir des milliers d\u2019abonnés, a décidé que TV5, Canal Famille, Musique Plus, Météo Media et Réseau des Sports, ne seraient pas offerts.D\u2019abord ce n\u2019est pas prouvé qu\u2019une saignée d\u2019abonnés suivrait forcément une hausse des tarifs.Les tarifs de Vidéotron sont déjà fort élevés, sont augmentés régulièrement et les baisses d\u2019abonnés ne semblent pas si terribles.La vérité, c\u2019est que M.Chagnon protège entre autres Télé-Métropole, dont comme par hasard, il est aussi président.M.Chagnon ajoute même que surtout les abonnés anglophones accepteraient difficilement une hausse pour des canaux français.La belle affaire s\u2019il faut qu\u2019une minorité d\u2019abonnés dictent les choix de le majorité! Pour le commun des mortels, le con- flit d\u2019intérêts est évident, M.Chagnon se sert d\u2019un de ses chapeaux pour protéger une de ses compagnies et par la bande d\u2019autres compagnies qui ne souhaitent absolument pas voir de concurrents dans le décor.Nous sommes pourtant dans un domaine public, celui des ondes et il serait normal que ce ne soit pas le président d\u2019une compagnie privée qui décide de la programmation de toute une population.Si le CRTC a du muscle, si son pouvoir n\u2019est pas celui d\u2019une poupée de chiffon, il interviendra et pas seulement dans un an.La question n\u2019est pas de savoir s\u2019il y a trop de canaux de télévision en fonction de l\u2019assiette de revenus publicitaires et en fonction de nos capacités de production.Ce qui est en cause, c\u2019est que le CRTC n\u2019ait pas encore dénoncé cette incongruité par laquelle un président d\u2019un puissant canal de télévision puisse en même temps avoir droit de vie ou de mort sur le transport par câble de ses concurrents.C\u2019est comme si on laissait à l\u2019école privée le soin de décider de l\u2019ouverture d\u2019un école publique sur son territoire.Il faut être naïf pour avaler ça! Jean Vigneault Traitement de faveur pour des athlètes?Trois joueurs du Canadien auraient brisé un couvre-feu et voilà le public québécois en émoi.Pour diverses raisons.Premièrement parce que le Canadien a perdu.Si la parade de la coupe Stanley avait eu lieu rue Ste-Cathe-rine au début de juin, cet incident n\u2019aurait jamais été mentionné ou n\u2019aurait pas pris de telles proportions.Mais l\u2019amertume de la défaite porte à chercher des coupables et on pointe plus facilement du doigt ceux qui ont osé sortir d\u2019Alcatraz.Deuxièmement parce que les trois garnements ont manqué à la discipline.Mais finalement pourquoi un couvre-feu quand il suffirait d\u2019instaurer une pratique à six heures du matin quand la direction apprend qu\u2019il y a eu manquement aux règlements?On n\u2019enferme tout de même pas des jeunes de 25 ans en les soumettant à des règlements de pensionnat.Il existe d\u2019autres moyens pour leur faire entendre que le bien de l\u2019équipe passe avant les fantaisies personnelles.Troisièmement, on rapporte que la police a caché un événement aux journalistes.Si c\u2019était vai, ce serait plus grave, car les athlètes n\u2019ont pas à recevoir un traitement de faveur de la part des gardiens de l\u2019ordre.Ce n\u2019est pas un scandale que les noms des joueurs du Canadien n\u2019aient pas figuré au rapport de police.Il s\u2019agissait d\u2019un simple accident, pourquoi révéler le nom des passagers quand il n\u2019y a pas inconduite?L\u2019événement était banal, il a été exagéré parce que les partisans du Canadien ne sont pas que des amateurs de hockey, ils sont les fidèles d\u2019un culte.Quand les dieux tombent, on cherche à savoir pourquoi.Mais il n\u2019y a pas eu scandale ou traitement de faveur.J.V.MEICH 5 OPINION DES LECTEURS L\u2019absolutisme doctrinaire de Gilles Rhéaume Lors du Congrès du parti indépendantiste tenu récemment à Montréal, le chef de cette formation politique, Gilles Rhéaume, dans son discours d\u2019ouverture a fait preuve d\u2019une intransigeance qui frise l\u2019absolutisme doctrinaire d\u2019une époque révolue.En effet, Gilles Rhéaume fustigeant ce qu\u2019il appelle le nouvel étapisme de Jacques Parizeau, chef du parti québécois, a tout simplement invité ceux et celles qui voudraient appuyer ce dernier à quitter le parti indépendantiste.C\u2019est à la suite de la décision de Denis Monière, ex-fon dateur du PI de joindre le parti québécois actuellement dirigé par Jacques Parizeau, que Gilles Rhéaume aurait fait son éclatante sortie en disant: \u201cpeu importe les amitiés, peu importe les compétences, nous ne laisserons rien passer.\u201d A ce rythme là, il n\u2019eut pas été étonnant d\u2019entendre Gilles Rhéaume poursuivre en disant, peu importe l\u2019opinion générale de la population, etc., etc.nous poursuivrons notre attitude envers et contre tous.Voilà ce que j\u2019appelle de l\u2019intransigeance ou-trancière dont le coût à plus ou moins long terme pourrait devenir une marginalité perpétuelle pour le parti indépendantiste qui ne constitue qu\u2019une fraction de 1% dans l\u2019intention de vote, attribuée aux tiers partis alors que le parti québécois recueille un solide 33% d\u2019intentions de votes.Accuser Jacques Parizeau d\u2019é-tapisme, passe encore, car c\u2019est reconnaître son intelligence dans la gouverne du PQ pour atteindre le but ultime, mais prétendre comme l'a fait Gilles Rhéaume que Jacques Parizeau oeuvrera dans le mensonge en agissant ainsi, c\u2019est vraiment méconnaî- Gilles Rhéaume, un langage exalté tre injustement les convictions profondes, la renommée et les qualités exceptionnelles du nouveau chef du PQ.Mais ces deux hommes sont tellement différents: Jacques Parizeau tient un langage simple, clair, logique, pondéré et déterminé tandis que Gilles Rhéaume tient un langage exalté, quelque peu irréaliste ou simplement trop idéaliste.Jacques Parizeau a l\u2019expérience de la politique, il en a connu les contraintes et les dures exigences.Gilles Rhéaume a été plutôt le prêcheur des mouvements nationalistes même s\u2019il fut à l\u2019occasion \u201cl\u2019intrépide marcheur\u201d d\u2019un idéal à poursuivre.Quand le chef du PI se rendra compte que le chef du PQ est aussi indépendantiste que lui-même, il aura peut-être hélas retardé de plusieurs mois ou plusieurs années l\u2019unification des forces souverainistes du Québec.Ce sera le coût de son intransigeance.Ne serait-il pas préférable pour Gilles Rhéaume d\u2019inviter ses troupes (à peine 2,200 membres) à joindre le parti québécois (plus de 70,000 membres) imitant ainsi le geste courageux d\u2019un Pierre Bourgault qui dans les années 60 fit preuve d\u2019une lucide intelligence en sabordant le RIN en faveur du PQ.Guy Milot - \\ iVIulroney devrait déclencher des élections tout de suite.Pendant que Turner est au tapis?fTT7 X Pendant que les scandales ont l\u2019air au point mort dans son gouvernement! OPINION DES AUTRES Jean Lapierre dans une position inconfortable Le député Jean Lapierre appartient de toute évidence au groupe des libéraux fédéraux qui viennent de secouer John Turner.Et son chef, d'après les informations qui continuent de filtrer, n\u2019est pas aussi solidement en selle que les deux hommes ont bien voulu le laisser croire au soir de l\u2019orage.Le représentant de Shefford aux Communes voulait-il vraiment la tête de son chef\u2019 C\u2019est difficile à dire maintenant que la tentative de putsch a avorté et que personne ne veut perdre la face.Pour sûr, cependant.M.Lapierre se trouve dans une situation délicate, autant dire dans l\u2019eau bouillante.Comme pilier de l\u2019équipe Turner, il se doit de supporter et défendre son chef contre vents et marées.On comprend donc qu\u2019il ait par le passé toujours combattu ceux qui ont cherché à déloger Turner et qu\u2019il ne veuille pas aujourd'hui, lui seul en tout cas, être pris en flagrant délit de déloyauté.Mais à partir du moment où la contestation déborde les rangs habituels pour se propager à d'autres et semer l\u2019inquiétude jusque dans l\u2019entourage du chef, les proches de celui-ci se doivent-de tirer la sonnette d\u2019alarme.Surtour lorsque les risques sont aussi sérieux que ceux évoqués au cours des derniers jours.Autrement dit, s\u2019il est vrai que plusieurs pro-Turner ont maintenant perdu confiance dans leur chef, que plus de la moitié du caucus en souhaite le départ et qu\u2019il suffirait de quelques démissions pour faire glisser les libéraux derrière le NPD comme opposition avec tout ce que cela peut avoir de conséquences pour le chef et le parti, on comprend que Jean Lapierre se soit agité.S\u2019il ne tient pas à passer pour le fossoyeur de John Turner, le député de Shefford ne tient certes pas non plus à se brûler lui-même pour toujours.Plus concrètement, s\u2019il compte rester en politique et y jouer un important rôle, il doit témoigner de réalisme face à ceux qui ont perdu confiance en Turner et qui sont prêts à le passer par-dessus bord.Le moins que l\u2019on puisse en consequence dire, c'est aue le député fédéral de Shefford se trouve en bien inconfortable position.Car s\u2019il ne peut abandonner le chef pour lequel il s\u2019est toujours battu, il ne peut non plus, uste par loyauté envers le chef, aisser dériver encore davantage la barque libérale et couler lui-même avec.Une affaire qui l\u2019a contraint, vu qu'elle a été étalée publiquement, à \u201cpatiner\" pour se justifier.Valère Audy.La Voix de l'Est Le message sur le français à Radio-Canada M.Franklin Delaney Vice-président de la télévision française Société Radio-Canada Il m\u2019est bien agréable de vous résumer par écrit notre point de vue face au refus (temporaire, souhaitons-le) de votre Chef du code publicitaire de diffuser notre message publicitaire intitulé \"Hommage à la langue\u201d, et mettant en vedette M.Pierre Bourgault.Puisque vous me dites que le recours à monsieur Bourgault n\u2019est pas en soi la source du problème, regardons le fond du message même.Qu\u2019il y ait des opinions diverses, voire opposées sur la question du français parlé par les jeunes et sur le rôle de l\u2019école à cet égard, voilà, semble-t-il, la base de votre refus.Tout d\u2019abord, il n\u2019est nullement question du \"rôle de l\u2019école\u201d face à cette question de la qualité du français.Quant à la qualité du français parlé par les jeunes, certes les opinions peuvent différer quelque peu.Mais je vous ferai remarquer que \u201cla controverse\u201d qui dure depuis une couple d\u2019années porte d\u2019abord et avant tout sur la qualité du français écrit, et plus particulièrement sur les aspects normatifs (orthographe, grammaire, syntaxe) de la langue écrite.A preuve le grand nombre d\u2019émissions et d'articles faisant état de résultats en dictée, etc.Cependant, ces mêmes reportages ont constamment souligné que le niveau d\u2019expression, tant écrite que parlée, s'était amélioré à travers les années.Il y a consensus sur cette question chez les spécialistes et les praticiens de l'enseignement de la langue, comme nous l\u2019avons constaté lors de no\u2019tre récent colloque (1500 participants) sur l\u2019enseignement du français.D\u2019ailleurs ce constat a été repris par le ministre Ryan lui-même dans le Plan d\u2019action qu\u2019il vient de rendre public (voir l\u2019extrait de la page 9 ci-joint).Il n\u2019y a pas de controverse là-dessus, à moins que quelqu\u2019un cherche à en créer une.Quant à nous, nous avons choisi ce type de publicité \u201csociétale\u201d, parce qu\u2019à travers ce message \u2014 comme à travers le message de Monsieur Seguin \u2014 nous croyons important de nous remonter le moral face aux questions de l\u2019éducation et de la langue.Il est vrai que nous avons eu et que nous avons encore des problèmes.Mais il se fait tout de même quelque chose de positif.Le progrès (relatif, il est vrai, mais néanmoins réel) que font les jeunes au plan de l'expression verbale est une réalité indéniable.C\u2019est ce que nous mettons en lumière, car nous croyons important de travailler à améliorer la situation, en prenant appui sur du positif.J\u2019ajouterai que la cause du L\u2019avortement M.Georges Vaillancourt, Je n\u2019aurais jamais imaginé qu\u2019un jour je devrais écrire à mon député pour attirer son attention sur un sujet comme celui-ci: l\u2019avortement légalisé.On fait tout en notre pouvoir pour réhabiliter nos criminels, faisons des recherches sur le cancer, le sida, les maladies infantiles, du coeur, du rein, etc.et c\u2019est tout en notre honneur; cependant, nos médecins qui ont fait serment de préserver la vie, sont contraints de devenir des bouchers dignes de films d'horreur.Parlez aux petits enfants de l\u2019avortement et de ses conséquences, regardez-les dans les yeux et vous en verrez plusieurs pleurer en vous demandant \u201cPourquoi ces madames font tuer leurs petits bébés?\u201d français, parlé et écrit, n\u2019est pas et ne doit pas devenir un domaine de controverse, mais plutôt l\u2019objet d\u2019une action concertée au sein des institutions d\u2019enseignement certes, mais bien plus largement dans la société et dans les médias.Il me semble, Monsieur le vice-président, qu\u2019à travers ce message la CEQ contribue de façon positive à dépasser l\u2019étape \u201coù l\u2019on broie du noir sur une situation\u201d.Ce que nous voulons, c\u2019est bâtir l\u2019avenir en valorisant nos acquis et nos consensus en la matière.Espérant, cher Monsieur Delaney, qu\u2019il vous sera possible de dénouer cette impasse dans le sens \u201cdu bon sens\u201d, je vous prie de recevoir mes salutations distinguées.Le président Yvon CHARBONNEAU CEQ est un crime On encourage les couples à avoir des enfants en leur promettant de l\u2019argent, une récompense; comme si un enfant était devenu un fardeau.Peut-être l\u2019est-il devenu?Le crime est maintenant légalisé.Mort aux innocents et longue vie aux assassins.Ca fait pitié comme raisonnement.Je vous supplie de faire tout en votre pouvoir pour intervenir, en votre qualité de notre représentant auprès de votre gouvernement et du nôtre.Le foetus est un être humain à part entière et l\u2019avortement est un crime selon la parole de Dieu.Je vous remercie de l'attention que vous porterez à la majorité, souvent silencieuse, de vos électeurs.André Roberge Rock Forest la tribune 1BS0, ru* Roy, Sh*rbrook*.Qué , Tél.: 584-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petit** armorie**: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonn*m*nt*: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Présidât et Editeur JEAN-GUY FARAH AdiO'nt tu président («dm ) et S®Crêt«ir#-trèK>ri«r LIONEL DALPÊ Ad|Oint tu pré»'d«nt (prod ) \u2022t Editeur adiomt RÉDACTION JEAN VIGNEAULT PêdiCteur en c*«t JEAN ROY Dateur de nntormition PIERRE-YVON BÉGIN Cr>e* des nouvelles ROCH BILODEAU Oe* ed'toneiiste-adiomt JEAN-PASCAL BEAUPRE Oe» de pupltr® DENIS MESSIER Directeur des pages sportives PUBLICITÉ FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de >\u2022 oub' c-tê ALAIN TtTREAULT Adiomt au directeur PAUL ALLARD Chat da bu-eau PRODUCTION J JACQUES DELORME O»' 0« ODA'II ont GERARD PÉPIN Adiomt GASTON GRENIER Adiomt CHARLES-ÉMILE CHARRON Ont» »'\u2022»> \u2022\u2022 EXPÉDITION MICHEL DOYON Q*r«rt COMPTABILITÉ ANORE CORRIVEAU Oe* comptable JULIENNE POULIN Q«r*nt» Ou cr*OH BÂTISSE ANDRE JACQUES «\u2022SPOnttbtt TIRAGE GASTON GAGNÉ Directeur au tirage ANDRÉ CUSTEAU Adiomt au directeur Gérants de district: JACQUES FAUCHER MICHÉLE FOURNIER JULIE LACHANCE MICHEL LAVOIE SERGE NADEAU CLAUDE OUELLET JEAN MARC PÉPIN GASTON PINARD JEAN-LUC PINEAULT JEAN CHARLES POULIN FORUM U TRIBUNE SHERBROOKE.MARDI 3 MAI 1986\t1 3 La création d'une communauté dans les bidonvilles de LIMA (par Susan Taylor Meehan) IIm traité»: \"Oéualaepumani ) \"Du » .oppumunt utt una guélltation du I Agumu canadienne du dé VU lappemen t International Dans la lumière pâle d\u2019une pleine lune d\u2019hiver, des ombres convergent lentement vers le lieu choisi par leurs leaders, sur un flanc de colline désolé et poussiéreux au sud de Lima.Quelqu'un dresse un drapeau du Pérou et tous s\u2019asseoient autour, avec leurs maigres possessions.Une heure passe, puis une autre Bientôt, le jour va se lever et le brouillard commencera à se dissiper.Sous peu, cette avant-garde de femmes et d\u2019enfants saura si son \"invasion\u201d a réussi.Si tel est le cas, les hommes les rejoindront et, en quelques heures, un nouveau village de squatters naîtra.À moins que les autorités locales ne les chassent: ils devront alors se rassembler, se joindre à un groupe plus important et tenter leur chance à nouveau.Entretemps, dans l\u2019aube qui pointe, les gens s\u2019encouragent à mesure que le temps s\u2019écoule et ils commencent à caresser l\u2019espoir d\u2019une vie meilleure.L'Intervention Mais le matin venu, la police intervient et le groupe est dispersé, avec ses enfants, ses possessions et ses rêves.Ils n\u2019abandonneront cependant pas la partie: originaires de petits villages isolés des campagnes ou des montagnes, ils sont venus de trop loin pour rebrousser chemin.Ils ont laissé derrière eux, pour toujours, la pauvreté croissante des campagnes, une terre qui ne cesse de se dégrader et une guérilla qui s\u2019envenime.Ils se sont dirigés vers la ville, confiants d\u2019y trouver au moins un peu de travail et des services d'éducation et de santé qui assureront un avenir meilleur à leurs enfants.Les pueblos iovenes Les nouveaux arrivants s\u2019établissent dans des quartiers de squatters appelés pueblos jovenes, jeunes villes.Il existe autour de Lima un millier de ces bidonvilles tentaculaires de plus ou moins grande importance dont la plupart sont sans eau, sans électricité et sans services sanitaires.Ils abritent environ la moitié de la population de la ville et ne cessent de s\u2019accroître en nombre et en étendue Ils s\u2019étalent au nord et au sud de la capitale côtière et s\u2019agrippent aux flancs sablonneux des collines grisâtres.Ces pueblos jovenes ont vu le jour à l\u2019issue de la Deuxième Guerre mondiale, alors que l\u2019industrialisation rapide des villes attirait les gens en quête de travail.Les premières collectivités, installées il y a une génération, ont créé de véritables quartiers, avec des rues pavées, des maisons de briques, des etits magasins et des services pu- lics.Par contre, les dernières excroissances urbaines sont plutôt un fouillis de cabanes délabrées, de sentiers tortueux et poussiéreux, d\u2019escarpements rocheux et d\u2019égouts à ciel ouvert.Il faut du temps pour qu\u2019une colonie devienne une partie de la municipalité et, dans un pays pauvre, les squatters doivent se débrouiller tout seuls.Le combat Le nouvel arrivant doit d\u2019abord se construire un abri.Des nattes de rotin tressé, rattachées à des perches de bambou, c'est souvent tout ce qui compose les quatre murs et le toit de ce premier domicile.Pour dormir, une simple natte étendue sur le sol poussiéreux; dans un coin, quelques objets représentant tous les biens de la famille.Plus tard, les murs s\u2019orneront de photos découpées dans des magazines On allume le feu en plein air pour la cuisson des aliments, dans un paysage maculé par les égouts et les dépotoirs à ciel ouvert.La vie est dure pour ces nouveaux colons.Les emplois sont rares et mal payés.Sans services publics, leur santé se détériore.La tuberculose fait des ravages et les enfants sont particulièrement affligés d\u2019infections respiratoires et gastro-intestinales.Déracinés, beaucoup de squatters perdent leurs traditions ancestrales et se retrouvent isolés et déprimés.Jour après jour, leurs forces s\u2019épuisent à lutter pour la survie: ils n\u2019ont que peu de temps pour améliorer leurs conditions de vie.Participation Pourtant, malgré leur pauvreté, leur mauvais état de santé et leur manque de ressources, ces gens prennent leur sort en mains.Des groupes s\u2019organisent, souvent avec l\u2019aide d\u2019un prêtre, d\u2019une religieuse, d\u2019un travailleur communautaire: ils précisent la nature de leurs besoins et se fixent des objectifs et des plans d\u2019action.Le système communal de démocratie de participation qui a prévalu au Pérou depuis la période précolombienne s\u2019est adapté tout naturellement à la vie urbaine.En édifiant leurs écoles, leurs centres communautaires, leurs cliniques et leurs centres récréatifs, les gens oeuvrent ensemble à des projets communs et resserrent leurs liens: c\u2019est le départ d\u2019une vague de fond qui porte en elle le pouvoir de vaincre les pires problèmes de la pauvreté au Pérou.\"On est capable\": Les femmes à l'oeuvre.Eisa Hutos fait partie du groupe de femmes Micaela Bastida de Huas-car, de Lima.À 34 ans, avec huit enfants âgés de 5 à 19 ans, Eisa doit aussi s\u2019occuper de sa vieille mère et de son mari trop malade pour travailler.Sa petite maison loge 11 personnes et le revenu de ses deux aînés est loin de suffire à les faire tous vivre.\u201cAu début, mon mari était contre, avoue Eisa en parlant de son rôle dans le groupe des femmes.Il croyait que je passerais trop de temps ici et que je le négligerais, lui et les enfants\u201d.Mais la nécessité de survivre, ainsi que la solidarité et l\u2019appui des autres femmes lui ont donné le courage de défier son mari.\u201cAprès tout, sou-ligne-t-elle, il fallait que je gagne ma vie\u201d.Aujourd\u2019hui, Eisa est en poste de 6h à llh.Elle et ses cinq compagnes font cuire la soupe dans d\u2019énormes marmites sur un réchaud au kérosène; elles préparent les légumes, pèlent les pommes de terre et découpent la viande.Dans une cuisine propre et bien rangée, les femmes s\u2019affairent tout en jasant dans une ambiance de camaraderie ponctuée d\u2019éclats de rire.Dehors, les enfants font la queue avec les pots, les casseroles et les marmites: ils attendent le repas de la journée qu\u2019ils rapporteront à leur famille.Centre communautaire En plus de servir quelque 180 repas par jour, le groupe Micaela Bastida s\u2019occupe d\u2019un petit centre de santé communautaire, d\u2019une garderie et d\u2019un atelier où Eisa va tricoter les après-midi.À ses débuts, il y a six ans, le groupe recueillait des fonds en organisant des tombolas et des barbecues.Grâce à une aide du Canada, elles ont fait l\u2019acquisition d\u2019un réfrigérateur qui a permis l\u2019achat de produits périssables en grandes quantités.De son côté, CANSAVE, une société canadienne de secours aux enfants a payé le salaire d\u2019un organisateur communautaire pour faciliter l\u2019implantation du groupe.Des cours Eisa n\u2019est pas la seule femme qui s\u2019est épanouie grâce à son expérience dans le groupe de femmes Micaela Bastida.Mariza Alva, l\u2019organisatrice communautaire d\u2019INCAFEM qui a oeuvré avec ce groupe explique: \u201cLe rôle de ces femmes est en train de changer.Elles prennent leur vie en mains.Elles travaillent ensemble et se supportent mutuellement.Elles apprennent à résoudre des problèmes, à gérer une petite entreprise.Les rapports évoluent aussi à l\u2019intérieur des familles\u201d.Les cours dispensés par Mariza touchent aux deux principaux aspects de la formation des femmes: l\u2019un technique où elles apprennent la gestion et la production, l\u2019autre per- sonnel, qui renforce leur confiance et leur affirmation de soi.Ajoutés au succès quotidien de leur cuisine communautaire, ces cours ont ouvert aux femmes des horizons nouveaux.\u201cElles m\u2019ont beaucoup appris, nous confie Mariza.J\u2019ai appris que\u2019elles pouvaient se battre\u201d.Et, enfin une école À mesure que le groupe voit augmenter sa confiance et ses connaissances, les gens pensent en termes d\u2019avenir.\u201cNous voudrions commencer une bibliothèque, à l\u2019étage où nos enfants pourraient aller étudier.Nous vou- drions aussi construire une école, et démarrer une nouvelle affaire\u201d.Puis le sourire Elle jette un coup d\u2019oeil complice aux femmes qui l\u2019entourent: celles-ci acquiescent en souriant.\u201cAu début, les hommes ne pensaient pas que nous pourrions faire quelque chose\u201d, poursuit-elle avec fierté.\u201cIls s\u2019imaginaient que nous perdions notre temps et que nous nous réunissions juste pour bavarder.Mais nous leur avons prouvé qu\u2019ils se trompaient.Nous leur avons démontré que nous étions capables de faire quelque chose\u201d.m\\ ***%- 7*$*\"** a j \\ ¦ y i En exploitant des cuisines populaires et des garderies, les groupes de femmes aident à résoudre les problèmes des bidonvilles, et préparent la voie au lendemain.(Photo ACDI: S.Taylor Meehan, Pérou) Il incombe aux nouveaux arrivants des pueblos jovenes de Lima de combler eux-mêmes leurs besoins.Ils ont creusé de leurs mains une tranchée prête à recevoir les égouts, (Photo ACDI: S.Taylor Meehan, Pérou) W -C La soupe populaire dans un abri de paille tressée â# A* t \u2022*¦7 M .m-M Dans les bidonvilles de Lima, les nouveaux arrivants se construisent généralement des abris en paille tressée.(Photo ACDI: P.Monow, Pérou) Un exemple Un exemple éloquent de ce genre de mouvement a débuté il y a quelques années, alors que quatre ou cinq femmes du district de Comas, révoltées par le prix élevé et la mauvaise qualité des aliments, décidaient d\u2019unir leurs forces.Faisant bourse commune, elles ont acheté de la nourriture en gros, partagé leurs installations et ustensiles de cuisine et se sont occupées tour à tour de cuire des repas et de les servir à la population.Au service de plusieurs familles à la fois, leur petite cuisine communautaire a connu un succès éclatant: le mouvement du comedor popular (soupe populaire) était né.Il s\u2019est répandu dans les bidonvilles.À l\u2019heure actuelle, un peu partout dans la ville, les gens font quotidiennement la file pour se procurer des billets de repas avant de se rendre au travail.Au Pérou, le repas principal se prend le midi et, pour l\u2019équivalent d\u2019environ 20 cents, on reçoit une soupe, des légumes, des féculents et des protéines Les service* Les gens des pueblos jovenes s\u2019organisent également pour exiger les services essentiels.Les terrains nouvellement bâtis en sont dépourvus.Il y a un piratage considérable des services municipaux d\u2019électricité et d\u2019eau, mais ces installations de fortune sont peu fiables et rarement sécuritaires.Dans la plupart des collectivités, l\u2019eau est distribuée par des firmes privées dans des camions-citernes que l\u2019on arrête au passage.Les gens peuvent en acheter pour quelque 25 cents les 100 litres, mais le système n\u2019est pas plus fiable qu\u2019il n\u2019est inoffensif.L\u2019eau est en ef fet conservée dans des réservoirs extérieurs découverts, des fûts rouillés et d\u2019autres récipients de fortune.La SEDAPAL, organisme responsable de l\u2019infrastructure des services d\u2019eau et d\u2019égout à Lima, est une société privée à but lucratif: elle ne peut espérer répondre aux besoins d\u2019un si grand nombre de collectivités pauvres sans financement public.De son côté, le gouvernement, avec des ressources insuffisantes, n\u2019est pas en mesure de répondre à la forte demande.Pourtant, grâce à une combinaison astucieuse du sens de l\u2019organisation et de la pression politique, plusieurs pueblos jovenes de Lima ont réussi a se brancher sur le réseau municipal de services publics avec l\u2019aide d\u2019organismes extérieurs de développement et des prêts accordés par des banques nationales.\"L\u2019eau; un droit, non un Bri.Yfiiasll Les habitants du district de Carabayllo à Lima comptent parmi les plus pauvres de la ville.Ils sont journaliers dans des petites entreprises, travailleurs autonomes ou chômeurs En général, ils ne gagnent que le tiers du revenu nécessaire à leur subsistance Moins du quart des maisons du quartier, qui compte 75 000 habitants, sont reliées au système d\u2019eau ou d\u2019égout, même si la communauté existe depuis 25 ans déjà.Au début des années 1980, les gens ont corn mencé à s\u2019organiser.Il s'est formé 74 comités de voisinage, représentant quelque 8 000 familles, qui ont tenu des ateliers d\u2019information et mobilisé la collectivité dans une tentative générale d\u2019accès au réseau d\u2019eau et d\u2019égout qui dessert le reste de la ville.\u201cNous avons dû nous battre pour tout\u201d déclare José Ramirez, leader communautaire de La Flor, l\u2019un des pueblos jovenes.Le district a finalement obtenu un prêt d'une banque nationale.Il a présenté à la SEDAPAL un projet, appuyé par une étude de faisabilité, mais à chaque étape, il a dû affronter l\u2019obstruction et la résistance des autorités qui ont tenté à maintes reprises de se retirer du projet.Confrontation Devant l\u2019échec de leurs tentatives, les gens sont descendus dans la rue.Désespérées d\u2019avoir vu, pendant des années, leurs enfants mourir de déshydratation suite aux diarrhées provoquées par l\u2019eau contaminée, les femmes ont défilé à neuf reprises avec leurs enfants.La confrontation la plus digne de mémoire eut lieu devant le palais présidentiel: malgré les gaz lacrymogènes et la menace des fusils, les gens n\u2019ont pas re noncé.Leur cri de bataille, \u201c1 eau, un droit et non un privilège\u201d, a rallié l\u2019opinion publique à leur cause et les autorités ont dû céder.Vlttolro Les gens de Carabayllo ont remporté une victoire.D\u2019ici quelques mois, la plupart de leurs maisons seront reliées aux réseaux d\u2019eau et d\u2019é- f;out, grâce à l\u2019obtention d\u2019un prêt bancaire, à eur patiente organisation commuantaire et à une légère contribution du Canada qui aidera à compléter les branchements.Leur bataille aura duré sept ans, mais la plupart des communautés peuvent attendre jusqu\u2019à 12 ans avant d\u2019avoir les mêmes services.ÉMi' *.\t >.s'.ne présentation classique Si Chrysler semblait avoir succombé à la mode des formes rondes et douces avec ses Le Baron GTS et Coupé lancées dernièrement.l\u2019avènement de la New Yorker constitue une volte-face complète.En effet, cette dernière propose une ligne aux angles vifs pour le moins classique qui.incidemment.rappelle fortement les voitures de luxe de General Motors dans sa partie arrière.Si certains peuvent y voir un recul, il faut avouer que ces formes sont chères à une clientèle bien définie et tout de même assez nombreuse si l\u2019on porte un coup d\u2019oeil aux chiffres de ventes de la New Yorker.Le modèle Landau haut de gamme se pare d\u2019un tout aussi classique quart de toit en vi-nyle tandis que, chez tous les modèles, on retrouve des phares escamotables Un premier coup d\u2019oeil à l\u2019intérieur de la version Landau nous assure qu\u2019il s\u2019agit véritablement d\u2019une voiture de luxe Les sièges de velours ou recouverts de cuir en option ne cachent pas leur jeu et se marient bien avec les différents matériaux constituant l\u2019habitacle.En revanche on peut noter une grande présence d\u2019imitation de bois qui se révèle plus ou moins réaliste.Le tableau de bord est de type digital, donc moyennement précis, et chose intrigante pour une voiture de luxe, on n\u2019y retrouve pas de compte-tours.Le conducteur a accès facilement aux principales commandes, dont le centre de climatisation électronique et la chaîne stéréophonique Infinity, mais il devra se contenter du coffre à gant comme seul espace de rangement.Fait à noter, l\u2019ordinateur de bord se situe sur une console au plafond, contrairement à celui beaucoup trop bas des Le Baron GTS.Cette position ainsi qu\u2019un fonctionnement simplifié lui assurent enfin un bon agrément d\u2019utilisation.Toutefois, un point faible de cet habitacle réside dans une visibilité limitée vers l\u2019arrière, à cause de la lunette sous-dimensionnée et des larges piliers latéraux.Recouverts de velours dans la voiture d\u2019essai, les sièges sont moelleux à souhait et assurent un bon confort, tout en offrant de nombreuses possibilités de réglage Toutefois on peut dénoter un soutien latéral qui laisse à désirer, et même si elle possède trois ceintures de sécurité, la banquette avant est avant tout conçue pour accueillir deux personnes, la New Yorker étant légèrement moins large que ses concurrentes directes.Quant à eux.les passagers arrière bénéficient eux aussi d\u2019une assise confortable et d\u2019un dégagement adéquat pour les jambes et la tête.Finalement, mentionnons qu\u2019en dépit de son relief tortueux, le coffre arrière propose de bonnes dimensions ainsi qu\u2019un accès aisé.Priorité confort Comme on peut s\u2019y attendre, le moteur V6 propose une souplesse accrue par rapport aux 4 cylindres de Chrysler.Dans la New Yorker, cela se traduit par une douceur de fonctionnement intéressante et digne d\u2019une telle voiture à laquelle manque cependant une certaine vigueur.En effet, si ce groupe propulseur permet d\u2019atteindre et de se déplacer à des vitesses régulières sans problème, ses temps d\u2019accélération laissent quelque peu à désirer.La transmission automatique à trois rapports effectue bien son travail en permettant des changements de vitesse doux, mais un rapport supplémentaire lui serait fort utile sur la grand-route.C\u2019est d\u2019ailleurs sur ce type de terrain que la New Yorker se sent le plus à l\u2019aise où elle offre une douceur de roulement et une \u201cportée\u201d digne d\u2019une voiture de cette catégorie.En revanche, des secousses désagréables rappellent la présence de l\u2019essieu arrière rigide au passage des petits cahots et des joints d\u2019expansion.Si son comportement routier ne montre pas l\u2019aplomb de ses concurrentes européennes, il fait néanmoins preuve d\u2019une certaine compétence en virages de toute sortes, ce qui rend la New Yorker exempte de mauvaises surprises Cependant, la suspension souple fait que les virages abordés à haute vitesse sont l\u2019origine d\u2019un roulis important et, d\u2019autre part, les chaussées bosselées sont génératrices de sautillements désagréables.De son côté, le freinage doté d\u2019un système antiblocage joue bien son rôle en arrêt d\u2019urgence mais, curieusement, les pneus de la voiture d\u2019essai avaient quelquefois tendance à bloquer pendant de bref moments Enfin, mentionnons que la direction s\u2019avère précise, mais qu\u2019elle fait preuve d\u2019une trop grande légèreté .¦Y J Conclusion: un Comme le P-ou.en.les bons\ti«.n.»7Z *\u201c«\u2022 :rr-e\tch\u201cun*,,uo donc houreu».ton.comme la P\t.\t.\t\u201e New York.\u2019IT comme la douceu, -\t\u2022\u2022
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.