La tribune, 30 juillet 1988, Cahier 2
[" cr>s:coïoo° e?lftO s» * c>.-.**¦»»»» »Af Turner fort satisfait de l'appui de 58% des Canadiens à sa stratégie Mission accomplie, annonce Reisman en démissionnant OTTAWA (PC) - Le lea der libéral John Turner a appris avec satisfaction, vendredi, que 58 pour cent des personnes interrogées dans un sondage appuyaient sa stratégie de se servir de sa majorité au Sénat pour bloquer le projet de loi sur le libre-échange jusqu\u2019au déclenchement d\u2019une élection fédérale.Trente-quatre pour cent se disaient cependant contre et huit pour cent étaient indécis.Au terme d\u2019une tournée de trois jours dans l\u2019Ouest, M.Turner, mis au courant des résultats du sondage de la firme Angus Reid, est allé jusqu\u2019à soutenir que l\u2019appui avait grandi au cours des derniers jours, de sorte que le pourcentage des personnes favorables était \u201cprobablement plus élevé que cela\u201d.\u201cJe crois, a-t-il déclaré, qu\u2019une forte majorité de Canadiens, qu\u2019ils soient pour ou contre cette entente avec les Etats-Unis, désirent une élection et je pense qu\u2019on comprend le message.\u201d Au cours du même sondage, cependant, les personnes interrogées ont répondu à 40 pour cent qu\u2019elles voteraient pour le Parti conservateur, si une élection était déclenchée, contre .39 pour cent pour les libéraux et 20 pour cent pour les néo-démocrate.Le NPD Selon le sondeur Angus Reid, c\u2019est le NPD qui a été le plus grand perdant de la stratégie de M.Turner, puisque le leader libéral apparaît maintenant com- Le chef libéral John Turner croit que probablement plus de 58% des Canadiens approuvent sa stratégie de recourir au Sénat pour retarder l'adoption de l'accord de libre-échange.\tnase-photo pci me le chef des forces d\u2019opposition au libre-échange avec les Etats-Unis, éclipsant M.Ed Broadbent, pourtant également opposé à l\u2019accord.D\u2019un autre côté, a fait remarquer M.Reid, les personnes interrogées ont dit majoritairement que M.Broadbent ferait un meilleur premier ministre que M.Turner.Au cours de sa tournée dans l\u2019Ouest, M.Turner a été forte-ment critiqué à Lethbridge, en Alberta, où les dirigeants locaux ne se sont pas gênés pour lui dire qu\u2019ils approuvaient le libre-échange.¦ OTTAWA (PC) - Mission accomplie, a annoncé M.Simon Reisman, qui a remis vendredi sa démission comme chef négociateur de l\u2019accord de libre-échange avec les Etats-Unis.Maintenant que la législation devant assurer la mise en oeuvre de l\u2019accord se trouve aujourd\u2019hui devant le Parlement canadien et le Congrès américain, ma tâche est terminée, écrit M.Reisman dans sa lettre au premier ministre Brian Mulroney.M.Reisman mettait ainsi officiellement le point final à trois années de négociations complexes avec les Etats-Unis Confortablement installé dans sa suite au 17e étage du Bureau des négociations corn merciales, à Ottawa, le fougueux négociateur, âgé de 68 ans, a souhaité bonne chance au premier ministre Mulroney dans son effort pour faire adopter l\u2019accord, que les sénateurs libéraux disent vouloir bloquer jusqu\u2019à la tenue d\u2019une élection, et s'est dit assuré que l\u2019accord qu\u2019il a contribué à élaborer régira pendant longtemps les relations commerciales entre les deux pays.\"Je crois que l\u2019accord sera ap pliquéet qu'il sera à l\u2019avantage de ce pays\", a déclaré M Rois man.Il a ajouté qu'il caressait l\u2019es poir d'écrire un livre sur les négociations et qu'il pourrait se chercher un emploi dans le secteur privé, mais que rien ne pressait.FORUM SHERBROOKE SAMEDI 30 JUILLET 1988 Espionnage d'un groupe favorisant l'avortement; enquête de l'ombudsman de Colombie-Britannique ¦ VANCOUVER (PC) \u2014 L\u2019ombudsman de Colombie-Britannique a ouvert hier une enquête sur l\u2019embauche, par le ministère de la Justice, en 1987, d\u2019un cabinet d\u2019avocats qui s\u2019est servi de détectives privés pour espionner un groupe pro-choix en matière d\u2019avortement.M.Stephen Owen a indiqué que l\u2019examen servira a détermi ner s\u2019il y a eu \u201catteinte à la vie privée et abus des pouvoirs pu blics\".La révélation de l\u2019espionnage pratiqué par le gouvernement de Colombie-Britannique aux dépens de ses opposants politiques a fait les manchettes, plus tôt cet te semaine.On a su que l\u2019ex-At torney général Brian Smith avait, l\u2019an dernier, engagé un cabinet d\u2019avocats de Vancouver, Farris, Vaughan, Wills and Murphy, qui à son tour, a fait appel à des détectives privés pour recueillir des informations sur l\u2019organisation \u201cConcerned Citizens for Choice on Abortion\u201d.Ce groupe prévoyait ouvrir une clinique indépendante (illégale) d\u2019avortement à Vancouver.L\u2019ombudsman a précisé que l\u2019enquête avait été déclenchée à la demande de cette organisation et de l\u2019Association des droits et libertés de la province.Par ailleurs, la compagnie Newcombe and Associates, pour qui travaillaient les détectives privés embauchés par l\u2019étude Farris, fera bientôt elle-même l\u2019objet d\u2019un examen de son statut légal.Détectives sans permis A Victoria, Lome Newson, de qui relève l\u2019application de la Loi sur les détectives privés et les agences de sécurité, a déclaré que cette compagnie ne détenait pas de permis, contrairement aux exigences de la loi.Une telle infraction est passible d\u2019une amende de ÎO.OOU $ et même de peines de prison.L\u2019ex-Attorney général Brian Smith a lui-même émis le souhait que le gouvernement apporte des éclaircissements sur le genre de renseignements qui ont été recueillis par les détectives privés.11 a affirmé qu\u2019il n\u2019était pas au courant, jusqu'à cette semaine, que des détectives avaient secrètement enregistré des conversations, tenté de photographier des membres de la coalition et même assisté au congrès du Nouveau Parti démocratique provincial.Le premier ministre Bill Valider Zalm a déclaré hier qu\u2019il n\u2019était absolument pas au courant de l\u2019embauche du cabinet et des détectives privés.Mais Brian Smith soutient qu'à l\u2019épociue, il a pris la décision d\u2019embaucher l\u2019étude Farris après une discussion avec M.Vander Zalm et son secrétaire principal, David Poole, sur la nécessité d\u2019éviter l'ouverture de la clinique d\u2019avortement.Considérant que sa tâche était maintenant terminée, Simon Reisman a remis sa démission comme chef négoc iateur canadien de l'accord de libre-éc hange avec les Etats-Unis.\til.w-pnhopc VIVRE - SCIENCE - ARTS ( B ) Enquête de la Régie de l'assurance-maladie sur la facturation des avortements Le Conseil du staful de la DU 12 AU 21 AOUT PLATEAU PARC Hj9( s un* K90° - ?*** \u2022r,-' < mm W1.1 j lu tribune ) S femme veillera ram par Lia LÉVESQUE MONTREAL (PC) Le Conseil du statut de la femme promet d\u2019etre vigilant face à l'enquête que compte entreprendre la Régie de P assurance-maladie, afin de vérifier la méthode de facturation de certains avortements.La nouvelle de cette enquête a été rendue publique jeudi par Ra dio-Canada.Depuis, le président de la RAMQ, M Auguste Mock le.a confirmé l\u2019existence d\u2019une telle enquête auprès d\u2019un échantillon nage de femmes ayant subi un avortement.Il s\u2019agit de vérifier s\u2019il n\u2019y a pas eu surfacturation, c\u2019est-à-dire des frais supplémentaires exigés de la patiente, en plus du remboursement versé au médecin par la régie.La Presse Canadienne a vai nement tenté de rejoindre plu sieurs groupes intéressés, vendredi.Vu la période des vacan ces, seul le Conseil du statut de la femme et le ministère de la Santé et des Services sociaux étaient en mesure d\u2019émettre des commen taires officiels.La directrice des communica tions par intérim au Conseil du statut de la femme, Mme Johanne Tremblay, a indiqué que le CSF gardait l\u2019oeil ouvert pour s\u2019assurer que l\u2019enquête \u201cse fasse dans la discrétion et la confiden tialité\".tel que requis dans un dossier aussi délicat que Favor tement La regie effectue occasionnel lement do telles vérifications, pour s\u2019assurer que les examens, les actes médicaux réclamés par les médecins ont bel et bien été posés.\u201cOn a déjà eu vent de cas de surfacturation pour des vasoc tomies mais pas pour des avor tements.c'est la première fois qu'on en entend parler\u201d, affir niait Mme Tremblay Quant au principe même d'en queter auprès des femmes pour savoir si les médecins ont surfae tu ré la régie, le CSF pose îles questions et attend d'obtenir des réponses plus élaborées \u201cEst ce vraiment la seule façon d'obtenir l\u2019information qu\u2019on veut avoii on interrogeant les femmes si demande Mme Tremblay Avant de prendre une position définitive, le Conseil attend no tamment de savoir si des femmes seront effectivement interrogées ce qui n'est pas encore coin mence , comment seront con duites ees entrevue .et si des femmes accepteront de témoigner, le cas échéant L'attitude du CSF se limite pou r\tlu morne\tut a\tvqplancu\t \"On\tsu rviM 1 lu\t( )n attumi les\tciû Du cote du in\t\tînistut* tiu ta b\tîun tu ut\tdes Servie\t¦us sociaux.la\tmi mst r\te Thé t é\tLavoir K piv .«*r\\ o.\t Droits du père sur le foetus: un écheveau de problèmes légaux ¦ EDMONTON (PC) Un professeur d\u2019université estime que la décision d'un résidant d'Alberta de poursuivre son ex-ne tite amie pour s'être fait avorter est susceptible de créer un écheveau inextricable de problèmes légaux.Pour le professeur Len Pol lock, qui est spécialisé en droit de la famille, cela revient a mettre un prix sur un foetus et à considérer les femmes comme une simple possession.\u201cIl est impossible de donner une valeur monétaire à un enfant non encore né\u201d, a-t il fait valoir jeu di.Randy Mock, d\u2019Edmonton, a déclaré cette semaine qu\u2019il avait l\u2019intention d\u2019aller en cour pour obtenir un jugement sur les droits d\u2019un père à l\u2019égard du foetus.Le jeune homme de 25 ans avait obtenu une injonction de 48 heures la semaine dernière dans le but d\u2019empêcher son ex amie de se faire avorter.Mais la juge Joanne Veit, de la Cour du banc de la reine, devait rejeter la demande de prolongation de l\u2019injonction de Mock.Randy Mock a appris que l'a vortement avait été pratiqué la veille de la décision de la juge Voit L\u2019avocate de Randy Mock, Rosanna Saccomani, a annoncé mercredi que son client avait l\u2019intention d\u2019intenter une pour suite au civil et fera valoir que lui et son ex-amie avaient con clu un contrat en vue d'avoir un enfant Pas beaucoup de chance Mais le professeur Pollock ne lui donne pas beaucoup de chance de gagner sa cause Si l\u2019argument avancé par Mock était mené jusqu'à son tunm\t' logique.\t\t\tlus ru\tnus poun\taient pay «\ti * r\tdi\t\u2018s tum\tmus pauv\tivs pour q\tUt'\tt u\tlies Ct\tpor tunt 1\tleurs unfan\t\ta 1\tt 11 ava\tneu 11 lust\trant son pi\t\u2022t.j\t)ON\t\tut vu uxum\tplu.Luim «\t\u2022rs\t\ti ru a a\ttou tu qu\tu si un tel\t\tnt r\tat ut ait\t! U connu par la ci\t\t*U !\t\tin pout\tTait a lors\tpoursuit-\tru\tu\tn hon\tiimu pour\trefus ti\u2019a\\ >\t\t\tlu* rida\tt ion suxut\t-lie si lui\ti \u2022 i\t\tmu fun\tune avaiu\tlit decide\td\u2018\ta \\t\t>ir un\tun faut\tA ce mome\tnt\t.di\t!\u2022 quel 1«\t\u2022 fa çon -\tévaluerait -t\t>n\tlu\ts doni\tma ges ' :\tt t il deman\tdi\t\t\t Une première Pour sa part Michael (\u2019.
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